Archive pour le Tag 'on'

Vaccination: « On a perdu beaucoup de temps » (appels de médecins)

Vaccination: « On a perdu beaucoup de temps » (appels de médecins)

Une trentaine de médecins signent une tribune dans Le Parisien mardi, afin de réclamer que la vaccination contre le Covid-19 soit décrétée grande cause nationale. Ces professionnels de santé interpellent en effet le gouvernement sur le démarrage de la campagne de vaccination jugée trop lente en France, et qui n’a selon eux aucune justification médicale, ni scientifique. 

Parmi les signataires, le docteur et chroniqueur pour Europe 1, Jimmy Mohamed. Dans cette tribune, les médecins font en effet plusieurs propositions concernant la stratégie de vaccination du pays. Car comme l’explique Jimmy Mohamed, rien ne justifie de retarder son déploiement à grande échelle.

« Se débrouiller pour avoir des vaccins quoi qu’il en coûte »

« La vaccination est une course contre la montre. On l’a débutée en vaccinant les plus fragiles, les personnes dans les Ehpad, dont on sait qu’elles représentent un tiers des décès. Mais ça veut aussi dire qu’il y a deux tiers des décès hors Ehpad. Et il faut protéger les gens en commençant par protéger les soignants et vacciner tous les volontaires, sans mettre de limite d’âge ou de comorbidité. Et ensuite, vacciner les personnes de plus de 65 ans qui sont volontaires.

On est bloqué par l’Union Européenne, mais on pourrait s’inspirer d’autres pays comme Israël par exemple, qui a fait en sorte d’en acheter suffisamment. Il faudrait activer certains réseaux et se débrouiller pour avoir des vaccins quoi qu’il en coûte, comme l’avait dit le président. Et encore une fois c’est une course contre la montre. On a perdu beaucoup de temps et le variant anglais est présent sur le territoire, Martin Hirsch le disait.

 

 

SKI à Noël : on pourra descendre mais pas remonter !

SKI : on pourra descendre mais pas remonter !

 

C’est sans doute la décision la plus incompréhensible avec celles concernant les restaurateurs. urant les fêtes de Noël, les skieurs pourront descendre à loisir les pistes, par contre ils ne pourront pas remonter puisque les remontées mécaniques seront immobilisées.. Une décision jugée « totalement incompréhensible » et qui suscite la colère des élus de la montagne et des professionnels du secteur, qui évoquent « 20 à 30% de baisse d’activité » sur l’ensemble de la saison. « C’est une aberration, car c’est une activité de plein air ! », a réagi auprès de l’AFP Alexandre Maulin, président de Domaine Skiable français (DSF), qui regroupe les opérateurs des remontées mécaniques des 250 stations de ski françaises. D’autant, souligne-t-il, que « les demandes d’annulations s’il n’est pas possible de faire du ski sont gigantesques : 85 à 90% des gens qui viennent à la montagne font du ski ».

SKI: on pourra descendre mais pas remonter !

SKI: on pourra descendre mais pas remonter !

 

C’est sans doute la décision la plus incompréhensible avec celles concernant les restaurateurs. urant les fêtes de Noël, les skieurs pourront descendre à loisir les pistes, par contre ils ne pourront pas remonter puisque les remontées mécaniques seront immobilisées.. Une décision jugée « totalement incompréhensible » et qui suscite la colère des élus de la montagne et des professionnels du secteur, qui évoquent « 20 à 30% de baisse d’activité » sur l’ensemble de la saison. « C’est une aberration, car c’est une activité de plein air ! », a réagi auprès de l’AFP Alexandre Maulin, président de Domaine Skiable français (DSF), qui regroupe les opérateurs des remontées mécaniques des 250 stations de ski françaises. D’autant, souligne-t-il, que « les demandes d’annulations s’il n’est pas possible de faire du ski sont gigantesques : 85 à 90% des gens qui viennent à la montagne font du ski ».

«On découpe Samuel Paty, sans empathie» : le RAP de l’ignominie

«On découpe Samuel Paty, sans empathie» : le RAP de l’ignominie

 

un clip de rap ignoble clamant «On découpe comme Samuel Paty, sans empathie» sur fond de machettes et de scies. Interpellé mardi à Lagny-sur-Marne, l’auteur, connu des services de police, était toujours en garde à vue mercredi après-midi pour apologie du terrorisme, recel de vol et destruction par moyen dangereux pour les personnes, a indiqué la procureure de la République de Meaux, Laureline Peyrefitte. Il sera jugé jeudi en comparution immédiate, selon une source proche de l’enquête. Évidemment cette production lamentable ne renforce pas la crédibilité artistique du rap dont une grande partie touche le caniveau autant que la vulgarité et la provocation même s’il faut reconnaître que le rap comporte aussi des productions d’excellence.

Deux jours plus tard, un adolescent de 14 ans avait repris les paroles de ce morceau en classe pour menacer une enseignante d’un collège de Savigny-le-Temple pendant un cours consacré à la liberté d’expression. Une enquête avait été ouverte pour menaces de mort sur une personne chargée d’une mission de service public par le parquet de Melun. L’adolescent, en classe de troisième, qui portait par ailleurs dans une de ses poches un pistolet à impulsion électrique Taser, a été présenté à un juge pour enfants.

Présidentielle 2022 : les mêmes et on recommence

Présidentielle 2022 : les mêmes et on recommence

La course à la candidature est engagée mais ce qui caractérise la France c’est qu’on risque de reprendre les mêmes. Ainsi il  y aura  forcément Macron mais aussi Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, De leurs côtés, François Hollande, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, s’agitent pour tenter d’occuper l’espace politique réduit qui leur reste. Il y a aussi Cambadélis, Hidalgo ou encore Jadot qui ne sont pas les perdreaux de l’année. Sans parler des quelques marginaux qui régulièrement font une apparition sur le petit écran au cours de la campagne électorale pour se rappeler régulièrement à l’opinion et disparaissent jusqu’à la prochaine échéance.

.Tout cela témoigne à l’évidence que la démocratie peine à renouveler le corps politique. On objectera juste titre qu’un candidat venu de nulle part, comme Macron , n’a pas forcément convaincu de la cohérence et de l’efficacité de ce type de candidature. Cette fois encore, on risque surtout de voter contre ceux qu’on ne souhaite pas davantage que pour un candidat.

Malheureusement ce candidat , forcément mal élu puisqu’il ne représentera que de l’ordre de 20 à 25 % des électeurs( sans compter les abstentionnistes les plus nombreux et de loin),  va se croire investi pour mettre en œuvre son programme. D’une certaine manière, c’est un peu le drame de la démocratie française depuis déjà un long moment. Mitterrand a débuté cette période historique de confusion. Sitôt élu il a mis en œuvre un programme socialiste remis en cause à peine deux ans après. Depuis, on navigue dans une espèce de théorie fumeuse de social libéralisme et surtout dans l’opportunisme politique.

On pourra légitimement reprocher ses incohérences et ses faiblesses au corps politique mais il faudrait aussi s’interroger sur les contradictions du citoyen lui-même. Ces leaders ne sont pas élus par hasard. Ils sont en quelque sorte le reflet de la population en tout cas d’une partie. C’est vrai en France comme cela a été vrai aux États-Unis. Trump a été élu parce qu’il ressemble à nombre des électeurs. En France,  on choisit souvent des leaders porteurs de lignes opportunistes qui promettent le changement mais se garde bien de le mettre en œuvre de manière significative. Finalement ce qui rassure un nombre suffisant d’électeurs qui votent pour les intéressés.

«On ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions » Jean-Marc Sauvé encore un catho qui lâche !

«On ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions » Jean-Marc Sauvé  encore un catho qui lâche !

 

 

Encore un intellectuel Catho qui lâche  sur le concept de laïcité et sur la liberté de caricature en France. En effet, l’’ancien vice-président du Conseil d’Etat, qui a été secrétaire général du gouvernement sous Jacques Chirac, président  aujourd’hui la commission d’enquête sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique critique la liberté de caricature. .( Interview dans l’Opinion)

La laïcité française est-elle un mystère à l’étranger ?

Elle est mal comprise, c’est un fait. Et pourtant elle est simple : elle implique la neutralité absolue de l’Etat et de toutes les personnes publiques à l’égard des cultes. Rien à voir, par exemple, avec les constitutions irlandaise, polonaise ou hongroise qui se réfèrent à Dieu et au catholicisme, avec la constitution grecque qui reconnaît la primauté de l’Eglise orthodoxe, ni avec le Royaume-Uni où la reine est chef de l’Eglise anglicane, ni même avec l’Allemagne où, par le Kirchensteuer, l’Etat lève l’impôt pour les Eglises. Sans oublier les Etats-Unis où un président, quel qu’il soit, ne peut omettre de parler de Dieu dans ses discours. Jean Lacouture écrivait en 1968 à propos de De Gaulle : « Il est peu question de Dieu dans le discours gaullien. Moins souvent en tout cas que chez Lyndon Johnson, à peine plus souvent que chez Nikita Khrouchtchev ». Et son chapitre « De Dieu » à propos du Général tient en deux pages !

Comment expliquer cette tradition laïque à un public étranger ?

Par la pédagogie. En 2007, nous avons reçu la Cour suprême des Etats-Unis au Conseil d’Etat. Nos collègues américains s’intéressaient à la question de la liberté religieuse en France, car le concept de laïcité (intraduisible en anglais, sauf par secularism) et notre réputation de fermeté dans la lutte contre les sectes nous créaient en Amérique une réputation d’intolérance religieuse, alimentée notamment par l’Eglise de la Scientologie et certains groupes évangéliques. Nous avons expliqué comment la liberté de conscience et de culte était garantie dans notre pays.

Avec nos voisins européens, nos traditions ne sont en réalité pas si éloignées ; leurs systèmes juridiques consacrent aussi la liberté d’opinion et d’expression religieuse. Et le principe de non-discrimination les oblige à respecter l’égalité entre les cultes, même si un seul d’entre eux est inscrit dans leur Constitution. Nous ne sommes pas identiques, mais compatibles. L’universalisme républicain nous distingue, mais il n’est pas en opposition avec le reste du monde.

Avons-nous, depuis 1905, rigidifié la notion de laïcité ?

Le principe de laïcité – c’est-à-dire de liberté de conscience, de religion et de culte – est interprété à tort comme prohibant toute expression publique de sa foi. C’est un contresens que l’on commet en France comme à l’étranger. La laïcité ne conduit pas à interdire l’exercice public des cultes. Dès 1909, par l’arrêt Abbé Olivier, le Conseil d’Etat a annulé un arrêté du maire de Sens qui interdisait les processions sur la voie publique lors des obsèques. Un souvenir personnel, au passage : élève de l’école publique, j’étais aussi enfant de chœur. Quand il avait besoin de mes services pour des enterrements, le curé demandait une autorisation de sortie à l’instituteur qui la lui donnait bien volontiers. Un arrangement typique de la laïcité à la française. Il ne peut être porté atteinte à la liberté de culte que dans les strictes limites de l’ordre public. Il y a eu des controverses sur les processions, les sonneries de cloches des églises et, récemment, les crèches de Noël, mais la jurisprudence reste sur cette ligne.

«Il ne s’agit pas d’en rabattre sur notre liberté d’expression, mais est-il besoin d’afficher les caricatures de Mahomet sur les façades des mairies ?»

N’est-ce pas la confrontation avec l’islam qui renforce les partisans d’une « laïcité de combat » ?

Que l’islam provoque des crispations, et parfois des dérives, est une réalité. Mais qui ne peut conduire à confondre laïcité avec lutte antireligieuse. On ne peut ainsi mettre en cause la présence de rayons halal ou casher dans les supermarchés. Pas plus que la laïcité n’a jamais imposé de manger gras dans les cantines scolaires le vendredi ! Certains ont tendance à rejouer aujourd’hui le combat du début du XXe siècle en pensant que Combes l’avait emporté sur Briand : c’est le contraire qui s’est passé. Briand a très justement insisté sur le fait que le principe de la loi de séparation était la liberté et que les restrictions étaient l’exception. La laïcité, ce n’est pas que le droit de pratiquer sa religion dans la sphère privée. Ce n’est pas non plus l’interdiction par principe des signes religieux extérieurs, comme le voile ou du burkini.

Mais la burqa a été interdite dans l’espace public…

Le législateur a trouvé une position d’équilibre, avec un argument de sécurité publique et l’idée que notre vie sociale implique que l’on soit à visage découvert dans l’espace public. Cette position a été validée par la CEDH.

Comment réagissez-vous aux propos de Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse, qui a assuré, après l’assassinat de Samuel Paty : « On ne se moque pas impunément des religions » ?

Je ne partage en aucun cas le terme « impunément ». La liberté d’expression comprend le droit de faire des caricatures. Y a-t-il pour autant un « droit au blasphème » ? Non. Le blasphème n’est pas un délit et il y a un droit à la liberté d’expression qui peut conduire à des paroles ou dessins qui, pour d’autres, sont des blasphèmes. Après Charlie Hebdo et l’assassinat de Samuel Paty, il est extrêmement difficile de tenir un discours « audible », mais je suis convaincu qu’on ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions. Il ne s’agit pas d’en rabattre sur notre liberté d’expression, mais est-il besoin d’afficher les caricatures de Mahomet sur les façades des mairies ? Indépendamment de la religion, nous ne cessons pas dans la vie sociale de nous abstenir de comportements licites, mais qui pourraient choquer inutilement des personnes ou des groupes sociaux. Il faut juste faire la même chose en matière religieuse, ni plus, ni moins.

Pour les tenants d’une stricte laïcité, tenir compte des sensibilités des croyants, c’est déjà renoncer à la liberté d’expression…

Dans le contexte actuel, je suis sensible aux arguments du courant laïc mais on ne peut pas vivre ensemble dans un climat de provocations perpétuelles. Ne tombons pas dans ce panneau ! Il nous faut absolument éviter de donner au monde une image d’intolérance religieuse. A vouloir surinterpréter la laïcité, on ne cesse de se fourvoyer. Et, croyez-moi, il ne s’agit nullement de déroger de manière un peu honteuse au principe de laïcité, ni d’ouvrir la voie à des « accommodements raisonnables », ni de soustraire certains de nos compatriotes à l’application de la loi commune. Là-dessus, il faut être très ferme.

« On ne peut pas opposer la liberté à la terreur »

« On ne peut pas opposer la liberté à la terreur »

Après le choc provoqué par les attentats, on a assisté à des « glissements » problématiques, comme l’idée d’empêcher l’expression d’un point de vue critique sur la publication de caricatures de la religion, s’inquiètent les juristes Manon Altwegg-Boussac et Patricia Rrapi, dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 Le choc provoqué par l’attentat est celui d’une société confrontée à un acte de terreur : la décapitation d’un enseignant. Le temps de la douleur n’est pas celui des subtilités quand face à l’horreur, amplifiée par l’attentat de Nice, chacun retrouve quelque sens dans les lieux, l’école, les principes, la liberté, l’action. Après le silence de l’émotion, quelques glissements dans la précipitation politico-médiatique nous ont paru suffisamment problématiques pour en dire quelques mots.

On oppose la liberté à la terreur

Le premier concerne la manière dont la liberté est présentée en réaction à la terreur. La liberté que l’on oppose à la terreur ne peut être placée qu’à un niveau très fondamental, celui du principe même de la liberté. La terreur n’a que faire du débat politico-juridique autour des limites de la liberté d’expression. Qu’un acte de violence extrême soit revendiqué par son auteur comme la conséquence de la présentation des caricatures du prophète Mahomet ne change rien à sa nature : l’atrocité physique neutralise toute rationalité.

Un glissement, parfois invisible, doit être évacué : celui qui pourrait laisser entendre qu’un tel acte, la décapitation, découle d’un point de vue sur les limites à la liberté d’expression, alors même que, comme toute terreur, il anéantit, par l’instigation de la peur, toute discussion. Le registre n’est pas le même.

Les notions juridiques, vecteurs de valeurs

Le deuxième concerne le débat politico-juridique autour de la liberté d’expression. La société démocratique discute en permanence des contenus et des limites de l’expression devant les instances politiques, devant les juges, les médias, dans la presse, dans les classes et amphithéâtres, et ce jusque dans le cercle familial et amical. La publication dans la presse des caricatures de la religion, tout comme la possibilité de leur critique, fait partie de cette discussion. Le choix de principe d’une société démocratique, qui est celui de la liberté d’expression, a pour idéal d’éviter d’ériger en valeur absolue des contenus. Que nous soyons convaincus que telle ou telle limite est absolue ou que tel ou tel contenu est l’essence même d’une expression libre n’y change rien. Les notions juridiques ne sont pas immuables, elles sont les vecteurs de choix politiques et de valeurs.

Environnement Climat– Convention citoyenne : on verra plus tard !

Environnement Climat– Convention citoyenne : on verra plus tard !

 

Employant une dialectique politicienneMarc Fesneau , secrétaire d’État pour les relations avec le Parlement estime que les propositions de la Convention citoyenne posent une problématique de temporalité. En clair, on verra plus tard !( Interview dans l’Opinion)

 

Le président de la République s’est engagé à reprendre 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat et, dans le même temps, à ne pas augmenter la fiscalité. Ces deux engagements sont-ils conciliables ?

Oui. Le Président s’y est engagé : les prélèvements obligatoires ne doivent pas augmenter, c’est la logique depuis 2017. Quand vous instaurez un système de bonus-malus, vous faites varier la fiscalité sans l’augmenter. Le levier fiscal en tant que tel n’est pas une fin, mais il peut être un puissant outil d’orientation pour la transition écologique. Augmenter les prélèvements obligatoires est exclu mais nous pouvons utiliser la fiscalité pour nous permettre collectivement – acteurs économiques et citoyens – d’aller vers des comportements plus vertueux. C’est notre choix.

L’objectif numéro 1 aujourd’hui du gouvernement est-il de transcrire les propositions de la Convention citoyenne ou de relancer le pays ?

L’un n’exclut pas l’autre, mais il faut s’interroger sur le moment que nous vivons. La Convention a été lancée avant la crise du Covid. Aujourd’hui, certains acteurs économiques sont fragilisés, il faut veiller à ne pas aggraver ces difficultés. La situation de février 2020 n’est pas celle d’aujourd’hui. C’est une situation qui est temporaire, sans remettre en cause telle ou telle orientation de la Convention et c’est bien pour cela que le plan de relance investit 30 milliards dans la transition écologique. La crise pose simplement la question de la temporalité, le temps de sortir de cette crise. Nous devons combiner en même temps ces deux urgences, relance et défi climatique, sans en obérer aucune.

Que demandez-vous aux 150 membres de la Convention ? De la patience, de l’indulgence, de la compréhension ?

Il faut, avec eux et les différents acteurs, que l’on pose les débats pour chercher un chemin. « La politique c’est l’art de rendre possible le nécessaire » : il faut conjuguer des choses qui a priori semblent irréconciliables et jusque-là opposées inutilement. Je prends l’exemple de l’artificialisation des sols : pour préserver la biodiversité et faire face au défi climatique, je pense qu’il faut tendre vers le zéro artificialisation mais dans ma commune dans le Loir-et-Cher (Marchenoir, 650 habitants, N.D.L.R.) cela pourrait faire baisser le nombre d’habitants. Or, je ne suis pas malthusien. Si vous ne construisez aucune habitation en milieu rural, la population décroît et dans le même temps, quand vous construisez des maisons vous perdez des terres agricoles. C’est cette équation que nous devons résoudre par exemple avec des dispositifs pour « construire le village sur le village » et requalifier des friches. Quand on en parle avec des membres de la Convention, ils comprennent très bien cela. Nous pouvons trouver ensemble des solutions pour que chacun soit gagnant.

Vous défendez une vision nuancée des choses. Pourtant, la semaine dernière, lors de l’examen du projet de loi de finances en commission, la majorité s’est retrouvée divisée entre les visions écologiste et budgétaire. Toutes les deux disaient être les garants de la parole présidentielle.

Nous marchons sur deux jambes, chacune est dans son rôle. Les commissions du Développement durable et des Finances doivent être garantes d’une chose comme nous tous : avancer concrètement pour relever le défi climatique. La Convention qui a fait un travail remarquable a abordé des sujets suscitant des débats et parfois des controverses. C’est normal. Il faut trouver l’équilibre et le compromis. Avec le PLF, cette semaine marquera une première série de réponses concrètes à la Convention, par exemple sur l’automobile où la fiscalité des déchets.

Mercredi soir, Emmanuel Macron s’est exprimé depuis les Alpes-Maritimes. Il a rappelé son attachement aux propositions de la Convention citoyenne. Était-ce un rappel nécessaire ?

Cette Convention est une proposition du président de la République à la sortie de la crise des Gilets jaunes, je le rappelle toujours. Il s’y est fortement engagé. Souvenons-nous des raisons pour lesquelles nous avons engagé cette démarche : sortir des positions caricaturales « fin du monde/fin du mois » sur la transition écologique et concilier écologie et économie. Ça ne date pas d’hier, l’écotaxe avait déclenché le mouvement des Bonnets rouges en 2013. Il est normal que sur la transition écologique, au démarrage, les points de vue s’opposent. Le rôle du politique est de trouver une solution, nous menons cet exercice inédit de traduction concrète par la convergence et le compromis.

Le 29 juin, Emmanuel Macron a utilisé trois « jokers » devant les membres de la Convention. Les ministères disposent-ils de jokers supplémentaires ?

Multiplier le nombre de ministres par trois jokers, vous imaginez ? Non, ce serait incongru. Le président de la République s’est clairement exprimé : il faut garder le sens des travaux de la Convention et sa cohérence. Quelques points posent des questions de temporalité, de formulation, de transcription concrète. C’est normal et les citoyens en sont pleinement conscients.

Ce projet de loi « climat » était annoncé pour la fin de l’été. Il doit désormais être présenté en décembre en conseil des ministres. Avez-vous la certitude qu’il débutera son examen à l’Assemblée avant les élections locales de mars 2021 ?

Le projet de loi « climat » comportera de nombreux articles et ni l’Assemblée, ni le Sénat ne le voteront en trois jours. Je rappelle que la loi Egalim était composée de 15 articles et que 4 300 amendements avaient été déposés rien qu’à l’Assemblée. Avec le projet de loi « climat », on peut imaginer et c’est bien normal que les débats seront intenses. L’examen débutera au premier trimestre 2021, je l’ai dit aux membres de la Convention : il n’y a pas de loup. L’objectif est que le projet de loi soit voté avant fin de la session, l’été prochain.

On assiste déjà à une bataille de calendrier parlementaire pour déterminer quel sera le premier texte de 2021 entre ceux sur le climat, sur le séparatisme et sur le grand âge.

Je le reconnais : je ne sais pas faire entrer un litre dans un demi-litre. Le projet de loi « climat » aura la priorité parce qu’il est en cours d’écriture. Le texte sur le grand âge n’en est pas encore à ce stade.

Ce texte sera en conseil des ministres le 9 décembre, comme l’a dit le Président. Sur le projet de loi « climat », notre objectif est qu’il soit voté dans les délais que nous nous sommes fixés

Les membres de la Convention s’accrochent à deux mots prononcés par Emmanuel Macron : « sans filtre ». Craignez-vous cette fétichisation du « sans filtre » ?

Que signifie « sans filtre » ? Ne pas dénaturer les propositions de la Convention quand le Gouvernement rédigera son projet de loi pour que les parlementaires puissent ensuite faire leur travail. La Constitution est claire : il n’existe aucun mandat impératif pour les parlementaires, cela poserait un problème démocratique. Les citoyens ont d’ailleurs dit aux parlementaires que c’est désormais à eux de travailler. Dans les travaux de la Convention, il y a des mesures précises, qui pour certaines sont même prérédigées, et des principes ou des orientations : le « sans filtre » ne signifie pas la même chose en termes de traduction législative.

Etait-ce une erreur d’employer cette expression de « sans filtre » ?

Non, c’est une question de contrat de confiance. Le Président l’a dit clairement : « sans filtre » signifie que l’on ne trie pas. Que ce sera soumis aux débats parlementaires. C’est cela le « sans filtre », nous conservons la cohérence d’ensemble. Sans éluder aucune question : ni la question agricole, ni celle de la justice sociale, ni la question énergétique des bâtiments ou celle des mobilités. Mais sans filtre ne veut pas dire sans débat, sinon quelle démocratie serions-nous ​? Si tout cela était si simple nos prédécesseurs auraient sans doute avancé beaucoup plus, l’urgence existait déjà. Les parlementaires en débattront.

Climat– Convention citoyenne : on verra plus tard !

Climat– Convention citoyenne : on verra plus tard !

 

Employant une dialectique politicienneMarc Fesneau , secrétaire d’État pour les relations avec le Parlement estime que les propositions de la Convention citoyenne posent une problématique de temporalité. En clair, on verra plus tard !( Interview dans l’Opinion)

 

Le président de la République s’est engagé à reprendre 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat et, dans le même temps, à ne pas augmenter la fiscalité. Ces deux engagements sont-ils conciliables ?

Oui. Le Président s’y est engagé : les prélèvements obligatoires ne doivent pas augmenter, c’est la logique depuis 2017. Quand vous instaurez un système de bonus-malus, vous faites varier la fiscalité sans l’augmenter. Le levier fiscal en tant que tel n’est pas une fin, mais il peut être un puissant outil d’orientation pour la transition écologique. Augmenter les prélèvements obligatoires est exclu mais nous pouvons utiliser la fiscalité pour nous permettre collectivement – acteurs économiques et citoyens – d’aller vers des comportements plus vertueux. C’est notre choix.

L’objectif numéro 1 aujourd’hui du gouvernement est-il de transcrire les propositions de la Convention citoyenne ou de relancer le pays ?

L’un n’exclut pas l’autre, mais il faut s’interroger sur le moment que nous vivons. La Convention a été lancée avant la crise du Covid. Aujourd’hui, certains acteurs économiques sont fragilisés, il faut veiller à ne pas aggraver ces difficultés. La situation de février 2020 n’est pas celle d’aujourd’hui. C’est une situation qui est temporaire, sans remettre en cause telle ou telle orientation de la Convention et c’est bien pour cela que le plan de relance investit 30 milliards dans la transition écologique. La crise pose simplement la question de la temporalité, le temps de sortir de cette crise. Nous devons combiner en même temps ces deux urgences, relance et défi climatique, sans en obérer aucune.

Que demandez-vous aux 150 membres de la Convention ? De la patience, de l’indulgence, de la compréhension ?

Il faut, avec eux et les différents acteurs, que l’on pose les débats pour chercher un chemin. « La politique c’est l’art de rendre possible le nécessaire » : il faut conjuguer des choses qui a priori semblent irréconciliables et jusque-là opposées inutilement. Je prends l’exemple de l’artificialisation des sols : pour préserver la biodiversité et faire face au défi climatique, je pense qu’il faut tendre vers le zéro artificialisation mais dans ma commune dans le Loir-et-Cher (Marchenoir, 650 habitants, N.D.L.R.) cela pourrait faire baisser le nombre d’habitants. Or, je ne suis pas malthusien. Si vous ne construisez aucune habitation en milieu rural, la population décroît et dans le même temps, quand vous construisez des maisons vous perdez des terres agricoles. C’est cette équation que nous devons résoudre par exemple avec des dispositifs pour « construire le village sur le village » et requalifier des friches. Quand on en parle avec des membres de la Convention, ils comprennent très bien cela. Nous pouvons trouver ensemble des solutions pour que chacun soit gagnant.

Vous défendez une vision nuancée des choses. Pourtant, la semaine dernière, lors de l’examen du projet de loi de finances en commission, la majorité s’est retrouvée divisée entre les visions écologiste et budgétaire. Toutes les deux disaient être les garants de la parole présidentielle.

Nous marchons sur deux jambes, chacune est dans son rôle. Les commissions du Développement durable et des Finances doivent être garantes d’une chose comme nous tous : avancer concrètement pour relever le défi climatique. La Convention qui a fait un travail remarquable a abordé des sujets suscitant des débats et parfois des controverses. C’est normal. Il faut trouver l’équilibre et le compromis. Avec le PLF, cette semaine marquera une première série de réponses concrètes à la Convention, par exemple sur l’automobile où la fiscalité des déchets.

Mercredi soir, Emmanuel Macron s’est exprimé depuis les Alpes-Maritimes. Il a rappelé son attachement aux propositions de la Convention citoyenne. Était-ce un rappel nécessaire ?

Cette Convention est une proposition du président de la République à la sortie de la crise des Gilets jaunes, je le rappelle toujours. Il s’y est fortement engagé. Souvenons-nous des raisons pour lesquelles nous avons engagé cette démarche : sortir des positions caricaturales « fin du monde/fin du mois » sur la transition écologique et concilier écologie et économie. Ça ne date pas d’hier, l’écotaxe avait déclenché le mouvement des Bonnets rouges en 2013. Il est normal que sur la transition écologique, au démarrage, les points de vue s’opposent. Le rôle du politique est de trouver une solution, nous menons cet exercice inédit de traduction concrète par la convergence et le compromis.

Le 29 juin, Emmanuel Macron a utilisé trois « jokers » devant les membres de la Convention. Les ministères disposent-ils de jokers supplémentaires ?

Multiplier le nombre de ministres par trois jokers, vous imaginez ? Non, ce serait incongru. Le président de la République s’est clairement exprimé : il faut garder le sens des travaux de la Convention et sa cohérence. Quelques points posent des questions de temporalité, de formulation, de transcription concrète. C’est normal et les citoyens en sont pleinement conscients.

Ce projet de loi « climat » était annoncé pour la fin de l’été. Il doit désormais être présenté en décembre en conseil des ministres. Avez-vous la certitude qu’il débutera son examen à l’Assemblée avant les élections locales de mars 2021 ?

Le projet de loi « climat » comportera de nombreux articles et ni l’Assemblée, ni le Sénat ne le voteront en trois jours. Je rappelle que la loi Egalim était composée de 15 articles et que 4 300 amendements avaient été déposés rien qu’à l’Assemblée. Avec le projet de loi « climat », on peut imaginer et c’est bien normal que les débats seront intenses. L’examen débutera au premier trimestre 2021, je l’ai dit aux membres de la Convention : il n’y a pas de loup. L’objectif est que le projet de loi soit voté avant fin de la session, l’été prochain.

On assiste déjà à une bataille de calendrier parlementaire pour déterminer quel sera le premier texte de 2021 entre ceux sur le climat, sur le séparatisme et sur le grand âge.

Je le reconnais : je ne sais pas faire entrer un litre dans un demi-litre. Le projet de loi « climat » aura la priorité parce qu’il est en cours d’écriture. Le texte sur le grand âge n’en est pas encore à ce stade.

Ce texte sera en conseil des ministres le 9 décembre, comme l’a dit le Président. Sur le projet de loi « climat », notre objectif est qu’il soit voté dans les délais que nous nous sommes fixés

Les membres de la Convention s’accrochent à deux mots prononcés par Emmanuel Macron : « sans filtre ». Craignez-vous cette fétichisation du « sans filtre » ?

Que signifie « sans filtre » ? Ne pas dénaturer les propositions de la Convention quand le Gouvernement rédigera son projet de loi pour que les parlementaires puissent ensuite faire leur travail. La Constitution est claire : il n’existe aucun mandat impératif pour les parlementaires, cela poserait un problème démocratique. Les citoyens ont d’ailleurs dit aux parlementaires que c’est désormais à eux de travailler. Dans les travaux de la Convention, il y a des mesures précises, qui pour certaines sont même prérédigées, et des principes ou des orientations : le « sans filtre » ne signifie pas la même chose en termes de traduction législative.

Etait-ce une erreur d’employer cette expression de « sans filtre » ?

Non, c’est une question de contrat de confiance. Le Président l’a dit clairement : « sans filtre » signifie que l’on ne trie pas. Que ce sera soumis aux débats parlementaires. C’est cela le « sans filtre », nous conservons la cohérence d’ensemble. Sans éluder aucune question : ni la question agricole, ni celle de la justice sociale, ni la question énergétique des bâtiments ou celle des mobilités. Mais sans filtre ne veut pas dire sans débat, sinon quelle démocratie serions-nous ​? Si tout cela était si simple nos prédécesseurs auraient sans doute avancé beaucoup plus, l’urgence existait déjà. Les parlementaires en débattront.

Convention citoyenne : une problématique de temporalité, en clair on verra plus tard!

Convention citoyenne : une problématique de temporalité, en clair on verra plus tard

 

Employant une dialectique politicienne, Marc Fesneau , secrétaire d’État pour les relations avec le Parlement estime que les propositions de la Convention citoyenne posent une problématique de temporalité. En clair, on verra plus tard !( Interview dans l’Opinion)

Le président de la République s’est engagé à reprendre 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat et, dans le même temps, à ne pas augmenter la fiscalité. Ces deux engagements sont-ils conciliables ?

Oui. Le Président s’y est engagé : les prélèvements obligatoires ne doivent pas augmenter, c’est la logique depuis 2017. Quand vous instaurez un système de bonus-malus, vous faites varier la fiscalité sans l’augmenter. Le levier fiscal en tant que tel n’est pas une fin, mais il peut être un puissant outil d’orientation pour la transition écologique. Augmenter les prélèvements obligatoires est exclu mais nous pouvons utiliser la fiscalité pour nous permettre collectivement – acteurs économiques et citoyens – d’aller vers des comportements plus vertueux. C’est notre choix.

L’objectif numéro 1 aujourd’hui du gouvernement est-il de transcrire les propositions de la Convention citoyenne ou de relancer le pays ?

L’un n’exclut pas l’autre, mais il faut s’interroger sur le moment que nous vivons. La Convention a été lancée avant la crise du Covid. Aujourd’hui, certains acteurs économiques sont fragilisés, il faut veiller à ne pas aggraver ces difficultés. La situation de février 2020 n’est pas celle d’aujourd’hui. C’est une situation qui est temporaire, sans remettre en cause telle ou telle orientation de la Convention et c’est bien pour cela que le plan de relance investit 30 milliards dans la transition écologique. La crise pose simplement la question de la temporalité, le temps de sortir de cette crise. Nous devons combiner en même temps ces deux urgences, relance et défi climatique, sans en obérer aucune.

Que demandez-vous aux 150 membres de la Convention ? De la patience, de l’indulgence, de la compréhension ?

Il faut, avec eux et les différents acteurs, que l’on pose les débats pour chercher un chemin. « La politique c’est l’art de rendre possible le nécessaire » : il faut conjuguer des choses qui a priori semblent irréconciliables et jusque-là opposées inutilement. Je prends l’exemple de l’artificialisation des sols : pour préserver la biodiversité et faire face au défi climatique, je pense qu’il faut tendre vers le zéro artificialisation mais dans ma commune dans le Loir-et-Cher (Marchenoir, 650 habitants, N.D.L.R.) cela pourrait faire baisser le nombre d’habitants. Or, je ne suis pas malthusien. Si vous ne construisez aucune habitation en milieu rural, la population décroît et dans le même temps, quand vous construisez des maisons vous perdez des terres agricoles. C’est cette équation que nous devons résoudre par exemple avec des dispositifs pour « construire le village sur le village » et requalifier des friches. Quand on en parle avec des membres de la Convention, ils comprennent très bien cela. Nous pouvons trouver ensemble des solutions pour que chacun soit gagnant.

Vous défendez une vision nuancée des choses. Pourtant, la semaine dernière, lors de l’examen du projet de loi de finances en commission, la majorité s’est retrouvée divisée entre les visions écologiste et budgétaire. Toutes les deux disaient être les garants de la parole présidentielle.

Nous marchons sur deux jambes, chacune est dans son rôle. Les commissions du Développement durable et des Finances doivent être garantes d’une chose comme nous tous : avancer concrètement pour relever le défi climatique. La Convention qui a fait un travail remarquable a abordé des sujets suscitant des débats et parfois des controverses. C’est normal. Il faut trouver l’équilibre et le compromis. Avec le PLF, cette semaine marquera une première série de réponses concrètes à la Convention, par exemple sur l’automobile où la fiscalité des déchets.

Mercredi soir, Emmanuel Macron s’est exprimé depuis les Alpes-Maritimes. Il a rappelé son attachement aux propositions de la Convention citoyenne. Était-ce un rappel nécessaire ?

Cette Convention est une proposition du président de la République à la sortie de la crise des Gilets jaunes, je le rappelle toujours. Il s’y est fortement engagé. Souvenons-nous des raisons pour lesquelles nous avons engagé cette démarche : sortir des positions caricaturales « fin du monde/fin du mois » sur la transition écologique et concilier écologie et économie. Ça ne date pas d’hier, l’écotaxe avait déclenché le mouvement des Bonnets rouges en 2013. Il est normal que sur la transition écologique, au démarrage, les points de vue s’opposent. Le rôle du politique est de trouver une solution, nous menons cet exercice inédit de traduction concrète par la convergence et le compromis.

Le 29 juin, Emmanuel Macron a utilisé trois « jokers » devant les membres de la Convention. Les ministères disposent-ils de jokers supplémentaires ?

Multiplier le nombre de ministres par trois jokers, vous imaginez ? Non, ce serait incongru. Le président de la République s’est clairement exprimé : il faut garder le sens des travaux de la Convention et sa cohérence. Quelques points posent des questions de temporalité, de formulation, de transcription concrète. C’est normal et les citoyens en sont pleinement conscients.

Ce projet de loi « climat » était annoncé pour la fin de l’été. Il doit désormais être présenté en décembre en conseil des ministres. Avez-vous la certitude qu’il débutera son examen à l’Assemblée avant les élections locales de mars 2021 ?

Le projet de loi « climat » comportera de nombreux articles et ni l’Assemblée, ni le Sénat ne le voteront en trois jours. Je rappelle que la loi Egalim était composée de 15 articles et que 4 300 amendements avaient été déposés rien qu’à l’Assemblée. Avec le projet de loi « climat », on peut imaginer et c’est bien normal que les débats seront intenses. L’examen débutera au premier trimestre 2021, je l’ai dit aux membres de la Convention : il n’y a pas de loup. L’objectif est que le projet de loi soit voté avant fin de la session, l’été prochain.

On assiste déjà à une bataille de calendrier parlementaire pour déterminer quel sera le premier texte de 2021 entre ceux sur le climat, sur le séparatisme et sur le grand âge.

Je le reconnais : je ne sais pas faire entrer un litre dans un demi-litre. Le projet de loi « climat » aura la priorité parce qu’il est en cours d’écriture. Le texte sur le grand âge n’en est pas encore à ce stade.

Ce texte sera en conseil des ministres le 9 décembre, comme l’a dit le Président. Sur le projet de loi « climat », notre objectif est qu’il soit voté dans les délais que nous nous sommes fixés

Les membres de la Convention s’accrochent à deux mots prononcés par Emmanuel Macron : « sans filtre ». Craignez-vous cette fétichisation du « sans filtre » ?

Que signifie « sans filtre » ? Ne pas dénaturer les propositions de la Convention quand le Gouvernement rédigera son projet de loi pour que les parlementaires puissent ensuite faire leur travail. La Constitution est claire : il n’existe aucun mandat impératif pour les parlementaires, cela poserait un problème démocratique. Les citoyens ont d’ailleurs dit aux parlementaires que c’est désormais à eux de travailler. Dans les travaux de la Convention, il y a des mesures précises, qui pour certaines sont même prérédigées, et des principes ou des orientations : le « sans filtre » ne signifie pas la même chose en termes de traduction législative.

Etait-ce une erreur d’employer cette expression de « sans filtre » ?

Non, c’est une question de contrat de confiance. Le Président l’a dit clairement : « sans filtre » signifie que l’on ne trie pas. Que ce sera soumis aux débats parlementaires. C’est cela le « sans filtre », nous conservons la cohérence d’ensemble. Sans éluder aucune question : ni la question agricole, ni celle de la justice sociale, ni la question énergétique des bâtiments ou celle des mobilités. Mais sans filtre ne veut pas dire sans débat, sinon quelle démocratie serions-nous ​? Si tout cela était si simple nos prédécesseurs auraient sans doute avancé beaucoup plus, l’urgence existait déjà. Les parlementaires en débattront.

Gestion prévisionnelle : doit-on ne plus prévoir le risque ?

Gestion prévisionnelle : doit-on ne plus prévoir le risque ?

 

Dans ce nouveau contexte de pandémie de Covid-19, acceptons de renoncer à savoir ce qui va se produire. Organisons plutôt la résilience, cette capacité non pas à cerner les risques à l’avance mais à réagir vite et bien, affirment quatre dirigeants d’entreprises du think tank Entreprise et progrès dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

La pandémie nous a appris quelque chose : en dépit des sommes colossales que nos entreprises consacrent à vouloir le maîtriser, elles ne savent plus prédire le risque. Elles échouent à réconcilier la rigidité des méthodes de gestion du risque et l’agilité indispensable pour être en capacité d’absorber les chocs imprévus. La planification traditionnelle, linéaire, ne fonctionne plus. Alors, posons la question : dans un monde marqué par la fréquence, l’imprévisibilité et la force des chocs extérieurs, doit-on encore prévoir le risque ?

Dans le nouveau contexte, acceptons de renoncer à « savoir » ce qui va se produire. Organisons plutôt la résilience, cette capacité non pas à cerner les risques à l’avance mais à réagir vite et bien, cette nouvelle qualité qui nous permettra d’adopter des comportements adaptés à un environnement changeant.

Nos entreprises doivent nécessairement installer un corpus minimum de procédures centralisées et homogènes, mais doivent tout autant imposer l’autonomie de décision nourrie de l’intelligence des situations. Cette double piste est la clé du succès, voire de la survie, de nos entreprises.

Elles devront inventer une nouvelle diversité, authentiquement opérationnelle, pour faire émerger des talents internes d’un nouveau genre, capables de poser des diagnostics et d’apporter des réponses complexes. Les femmes et les hommes de l’entreprise réclameront et devront se voir octroyer un droit renforcé à l’initiative. C’est vital. Car oui, pour se protéger du risque, l’entreprise doit encourager la prise de risque.

Il existe des spécialistes. Ce sont les militaires. Eux savent que planification stratégique et discipline stricte sont les préalables indispensables à une prise de décision rapide, autonome, pertinente

Comment faire ? Avec quels outils ? Pour remplacer la prévision traditionnelle, probabiliste, du risque, nous avons besoin de collaborations innovantes pour explorer les différents mondes dans lesquels nous risquons de nous retrouver. Il est temps de prendre nos distances avec les calculs statistiques de fréquence et de gravité pour redécouvrir la puissance du « scénario planning », et commencer à prendre conscience des options stratégiques dont on ignore absolument tout aujourd’hui. Les scénarios doivent décrire des mondes différents et pas seulement des résultats différents dans le même monde. L’impensable, et pas seulement l’inattendu.

 

Élections Présidentielles : les mêmes et on recommence

Élections Présidentielles : les mêmes et on recommence

il se confirme que le plateau des présidentielles 2022 sera assez proche de celui de 2017. Les deux têtes d’affiche seront évidemment Macron et Le Pen . Mélenchon sera encore présent mais aussi Nicolas Dupond Aignan plus quelques hurluberlus de droite et de gauche. Sans doute aussi quelques nouveaux mais avec peu de chances. Alors que dans la plupart des grandes démocraties les battus à cette élection fondamentale disparaissent du paysage politique, en France les responsables font carrière jusqu’à 70 ans, 80 ans et même plus. Il ne manque plus que Sarkozy et Hollande qui auraient pourtant grande envie de se présenter si les circonstances rendaient crédible leur candidature. Bref,  le paysage politique français est relativement sclérosé pour la simple raison qu’on a souvent transformée le mandat électoral en métier. D’ailleurs beaucoup de politiques n’hésitent pas à considérer leurs fonctions électives comme un métier. Le mal est profond car on rencontre le même phénomène au plan local avec des caciques qui commencent la politique vers 30 ou 40 ans et ne termine que vers les 80. Une sorte de clergé ou de caste qui sert d’abord ses intérêts et dont la principale préoccupation est de se faire élire et ré élire. Bilan faute de renouvellement et d’animation démocratique, les électeurs participent de moins en moins à un exercice électoral devenu très formel.

Coronavirus : on sait surtout ce qu’on ne sait pas !

Coronavirus : on sait surtout ce qu’on ne sait pas !

 

La connaissance du virus a évidemment un peu progressé mais l’essentiel reste encore à découvrir, ce qui explique notamment les polémiques entre scientifiques eux-mêmes. Pour résumer, on sait surtout ce qu’on ne sait pas.

Ainsi par exemple concernant le mode de transmission par voie aérienne. On sait que le virus peut se transmettre par les plus grosses gouttes des postillons mais on ne sait pas exactement à quelle distance, en outre on ignore les contaminations possibles par les micro gouttes véhiculées par les systèmes de ventilation.

Bien entendu, il y a toujours des affrontements entre experts à propos de l’intérêt ou de l’inutilité de certains traitements. Des affrontements qui sont liés aux intérêts financiers des grands laboratoires pharmaceutiques et aux experts qu’ils emploient.

Parmi les inconnus, il y a aussi les conséquences très diverses du Coronavirus sur le fonctionnement respiratoire, sur le système nerveux , sur le cœur ou encore sur les reins. Globalement il  se pourrait bien que le Coronavirus participe à un dérèglement général du système immunitaire.

L’autre question est de savoir si on peut être contaminé plusieurs fois. Là aussi on a découvert plusieurs cas au plan international de personnes qui ont été effectivement infectées à nouveau. On ne connaît pas réellement le temps que peut durer une protection immunitaire.

Chez les asymptomatiques on a beaucoup de difficultés à comprendre toutes les raisons de leur protection au virus.

La question se pose aussi de savoir aussi si ce virus a muté. Il semble en effet se transmettre toujours aussi facilement mais avec de moindres conséquences. Des réponses à cette problématique sont très contradictoires.

Il semble que ce virus présente des particularités très spécifiques inconnues jusque-là et qu’il y ait encore d’immenses champs de connaissance à explorer pour en faire le tour.

 

Plan européen : on peut faire mieux ! Lagarde (BCE)

Plan européen : on peut faire mieux ! Lagarde  (BCE)

 

C’est bien mais on peut faire mieux a déclaré Christine Lagarde la présidente de la banque centrale européenne à propos du plan européen de relance- Au terme d’un sommet exceptionnel de plus de quatre jours, les dirigeants de l’Union européenne ont validé mardi un fonds de relance massif de 750 milliards d’euros réparti entre 390 milliards d’euros de subventions et 360 milliards d’euros de prêts.

Une réaction qui peut surprendre. Christine Lagarde estime que l’Europe a quand même fait preuve d’ambition mais elle semble regretter qu’on n’ait  pas osé aller plus loin. Sans doute pour rappeler que la BCE, elle, ne mesure pas ses efforts. surtout à travers le rachat d’obligations, d’autre part à travers l’offre de prêt sans intérêt aux banques. Très grossièrement les rachats d’obligations pourraient atteindre pour 1000 milliards d’euros après les différentes phases LTRO. Quant à l’offre de prêt aux banques l’enveloppe pourrait situer entre 1000 et 500 milliards d’euros. Christine Lagarde sans doute veut démontrer l’action réactive et d’ampleur de la banque centrale qui n’a pas commencé hier mais s’est nettement amplifiée depuis la crise unitaire. Christine Lagarde estime que le plan européen aurait pu être plus généreux en manière de subventions par rapport à l’enveloppe de prêts.

En creux cela peut peut-être signifier que la BCE aurait pu être impliquée davantage et peut-être directement concernant les prêts et que l’union européenne devrait se concentrer sur les vrais dépenses de soutien assurées d’être financées par les subventions. Le vrai  soutien de l’union européenne c’est celui de l’enveloppe de 390 milliards de subventions. Un effort budgétaire peut-être pas tout à fait à la hauteur des enjeux une fois répartie dans l’ensemble des états constituant l’union européenne ( en moyenne une dizaine de milliards par pays avec évidemment des écarts autour de cette moyenne.

Coronavirus : on est loin de la sortie de crise ( ONU)

Coronavirus :  on est loin de la sortie de crise ( ONU)

 

L’ONU tire la sonnette d’alarme pour attirer l’attention sur l’ampleur de la crise sanitaire qui concerne de plus en plus de personnes et menace par ailleurs l’économie. L’ONU incite les pays à être plus rigoureux concernant les mesures barrière , aussi à soutenir massivement l’économie pour éviter une crise sociale ingérable. Le bilan du Coronavirus est catastrophique et l’affaire est loin d’être terminée estime institution internationale.

 En effet la pandémie a fait au moins 585.750 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP jeudi à 21 heures. Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de contaminations confirmées (137.897 décès pour 3,5 millions de cas). Viennent ensuite le Brésil (75.366 morts), le Royaume-Uni (45.119), le Mexique (36.906) et l’Italie (35.017). Mais en proportion de la population, hors micro-Etats, c’est en Belgique que la mortalité est la plus élevée (845 morts par million d’habitants), devant le Royaume-Uni (665), l’Espagne (608) et l’Italie (579).

La crise économique provoquée par la pandémie est entrée dans une nouvelle phase, mais le monde «n’est pas tiré d’affaire», affirme la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. Elle enjoint les gouvernements à poursuivre les mesures de protection sociale, dépenser l’argent public pour stimuler l’économie et profiter de cette «occasion qui ne se présente qu’une fois par siècle» de reconstruire un monde «plus équitable, plus vert (…) et surtout plus résilient». Pour l’instant dans nombre de pays, la tendance est au renforcement des mesures barrière allant y compris jusqu’à des dispositifs locaux de recompter en dans les zones à risques.

On attend quoi pour la relance ? (Bertrand)

On attend quoi pour la relance ? (Bertrand)

Le  président de la région Nord « (» les Hauts de France ») s’étonne de la lenteur du plan de relance promis par le gouvernement dans une interview au JDD.

« C’est maintenant qu’il faut un plan de relance : qu’est-ce qu’on attend?! » Dans un entretien au Journal du DimancheXavier Bertrand accuse Emmanuel Macron de trop tarder à prendre des mesures face à la crise économique. « L’urgence absolue, c’est l’emploi, l’emploi, l’emploi! » martèle le président des Hauts-de-France. La semaine dernière, il a présenté un plan de relance pour sa région d’1,3 milliard d’euros. Xavier Bertrand détaille ses propositions et défie le chef de l’Etat de les reprendre à son compte. « Au bout d’un moment, y en a marre des beaux discours! » s’emporte l’élu. Il réclame des exemptions de charges et des baisses de TVA, « quoi qu’il en coûte ».

 

Selon Emmanuel Macron, la « rentrée sera difficile ». Êtes-vous d’accord?
Qu’il dise la vérité. Ce ne sera pas seulement « difficile ». Nous n’aurons jamais connu une telle rentrée économique et sociale. Quand Bruno Le Maire parle de 800.000 demandeurs d’emploi de plus d’ici à la fin de l’année, il dit la vérité. Le combat que nous aurons à mener à partir de la rentrée, c’est contre le chômage de masse. Je ne comprends pas qu’on attende plusieurs mois pour préparer un plan de relance.

Si on attend la rentrée, nous ne serons pas prêts au moment où nous encaisserons le premier choc de la crise

Bruno Le Maire en prépare un pour la fin août…
Pourquoi attendre fin août? C’est beaucoup trop tard! On nous avait promis un plan massif pour l’emploi des jeunes pour début juillet. Il n’y a toujours rien. Une fois que des mesures sont votées, il faut toujours du temps pour qu’elles s’appliquent de façon efficace. Dans les Hauts-de-France, nous avons voté un plan de relance de 1,3 milliard d’euros la semaine dernière. Si on attend la rentrée, nous ne serons pas prêts au moment où nous encaisserons le premier choc de la crise. Il faut aller beaucoup plus vite.

Est-ce vraiment possible?
Un projet de loi de finances rectificatif [PLFR] est en cours de discussion au Parlement. Des premières mesures pour l’emploi peuvent, et doivent être votées dès ce mois de juillet. Ce n’est pas quand un tsunami arrive sur la plage qu’il faut dire « on va se préparer ». C’est maintenant qu’il faut un plan de relance : qu’est-ce qu’on attend?! L’État se doit de protéger les Français, un chef de l’État doit les rassurer et leur inspirer confiance. C’est une des clefs de la reprise.

Qu’attendez-vous de l’intervention d’Emmanuel Macron, le 14 juillet?
Qu’il dise la vérité sur les deux principales préoccupations des Français : l’emploi et la crise sanitaire. Aucun plan de relance ne tiendra s’il n’y a pas cette fois-ci une bonne anticipation d’une nouvelle vague de l’épidémie. Je veux donc que le chef de l’État soit très clair : où en est-on de la préparation face à une deuxième vague? Qu’est-ce qui est prévu cette fois-ci pour nous protéger? Quelles sont les consignes claires pour les gestes barrière et le port du masque? Quels sont les stocks actuels de masques? Aura-t-on assez de tests? A-t-on refait des stocks suffisants de médicaments en réanimation? Les règles de continuité de l’activité des entreprises et des collectivités doivent être précises. J’attends aussi que le Président nous confirme mardi que la France sera bien le premier pays au monde servi avec le vaccin de Sanofi, entreprise française. Certains pays ont déjà fait des préréservations de vaccins. Emmanuel Macron est allé le 16 juin chez Sanofi : j’espère qu’il n’a pas parlé que de la relocalisation du Doliprane…

Les gens n’attendent pas des envolées lyriques mais des mesures concrètes. L’urgence absolue, c’est l’emploi, l’emploi, l’emploi!

Emmanuel Macron a affirmé que la reconstruction économique était une priorité. En doutez-vous?
Les grands mots d’Emmanuel Macron n’intéressent plus grand monde. Les gens n’attendent pas des envolées lyriques mais des mesures concrètes. L’urgence absolue, c’est l’emploi, l’emploi, l’emploi! À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Lesquelles?
Je fais des propositions précises. Pour ne pas avoir une génération sacrifiée, mettons en place un contrat d’accès à l’emploi pour les jeunes. Jusqu’à 30 ans et un salaire de deux smics, un CDD d’au moins six mois donnerait droit pour l’employeur à une prime de 5.000 euros et à une exonération des charges patronales et salariales. Si c’est un CDI, la prime s’élèverait à 10.000 euros, avec là aussi une exonération totale de charges. Ainsi, parce qu’on aura allégé considérablement le coût du travail des jeunes, les entreprises n’attendront pas pour embaucher. Et je vais plus loin. Pour les précaires, ceux qui sont en fin d’intérim et les contrats courts, il faut mettre en place le même dispositif pour le premier CDI.

L’effondrement économique et social est un péril beaucoup plus grave et plus imminent que la dette. Le « Quoi qu’il en coûte », c’est toujours d’actualité!

Combien coûteraient ces mesures à l’échelle nationale?
Environ 10 milliards d’euros. C’est important, mais l’effondrement économique et social est un péril beaucoup plus grave et plus imminent que la dette. Le « Quoi qu’il en coûte », c’est toujours d’actualité!

Quid des commerçants et des indépendants ?
Je ne veux pas qu’ils soient les grands oubliés. Commerçants, artisans, autoentrepreneurs, professions libérales… Beaucoup n’auront plus d’activité, plus de revenu et donc rien pour vivre, manger, ou habiller leurs enfants. La pseudo-réforme de l’assurance chômage dont ils devaient bénéficier a fait pschitt. Les conditions sont telles que quasiment personne n’en bénéficiera. Pour ces indépendants sans revenus, je propose une garantie revenu-formation. Je préfère qu’ils soient en formation avec une indemnisation plutôt qu’au RSA. C’est ce que je mets en place dans les Hauts-de-France.

Comment soutenir les entreprises?
Baissons la TVA dans la restauration à 5,5%. Mais pas dans trois mois : tout de suite, dès le 1er août et pour douze mois. Il suffit d’inclure cette mesure dans le PLFR. C’est une mesure de soutien simple et massive pour sauver des emplois qui ne sont pas délocalisables. Abaissons aussi la TVA dans le bâtiment à 5,5%. Ainsi, on évitera le travail au noir et on aidera puissamment le secteur de l’artisanat et du bâtiment. Par ailleurs, je demande depuis deux mois à Bercy de transformer les PGE [prêts garantis par l'État] en fonds propres pour les PME et les ETI. Pour les TPE, la seule solution, c’est l’annulation des charges.

Tout cela coûte très cher…
Et si Bercy sortait de ses raisonnements traditionnels? Si l’économie s’effondre, l’État perdra toutes ses recettes fiscales, et pour longtemps. Il lui faudra en plus financer des dépenses sociales considérables. Sans compter le gâchis humain, la casse économique et sociale. À une époque, on nous disait que l’exonération des heures supplémentaires coûtait cher. Mais Bercy ne calculait pas ce que la consommation supplémentaire générait comme recettes de TVA en plus. Il y a des dépenses plus intelligentes que d’autres : celles qui recréent de l’activité et de la cohésion sociale.

Je m’opposerai à la mise en œuvre de la réforme de l’assurance chômage

Faut-il renoncer à la réforme de l’assurance chômage ou la reporter, comme l’envisage le gouvernement?
Je m’opposerai à la mise en œuvre de cette réforme, dont l’objectif n’est pas de ramener vers l’emploi, mais de faire des économies. Elle va précariser les chômeurs. Par temps calme, elle était vicieuse car, d’après les partenaires sociaux, 850.000 personnes allaient perdre jusqu’à 200 euros par mois. Je sais bien que la politique du Président n’est pas faite pour les Français qui ont des problèmes de fin de mois, mais appliquer aujourd’hui une telle réforme est impensable.

Faut-il réduire les impôts de production comme le prône Bruno Le Maire?
Bruno Le Maire dit cela depuis mai 2019, Emmanuel Macron depuis octobre 2019. Ils veulent le faire? Pourquoi alors avoir rejeté à l’Assemblée nationale, cette semaine, l’amendement que j’avais coécrit avec des députés des Hauts-de-France? J’y proposais que toute implantation nouvelle ou extension d’activité d’une entreprise industrielle ou artisanale donne droit à une exonération de CVAE [cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises] de la part du Conseil régional. Depuis un an que je le propose, on me dit toujours : « Il faut attendre. » Au bout d’un moment, y en a marre des beaux discours! Ça fait aussi deux ans que j’ai proposé au président de la République, qui m’avait dit « oui », de créer une zone franche à Calais pour attirer les entrepreneurs britanniques. Je lui ai fait plusieurs courriers depuis. Aucune nouvelle.

Emmanuel Macron n’aime que les grands discours!

Comment l’expliquez-vous?
Emmanuel Macron n’aime que les grands discours! À moins qu’il ne veuille pas aider les Hauts-de-France? Mais alors il faut le dire clairement! Je ne lâcherai pas cette idée, d’autant que les entrepreneurs y sont favorables. Le gouvernement a dit non à l’Assemblée, mais il peut encore dire oui au Sénat.

Vous prônez un système de prêt de main-d’œuvre. Comment ça marche?
L’idée est de pouvoir transférer beaucoup plus facilement, avec leur accord, des salariés d’un secteur d’activité à un autre pour un temps donné. Ma Région est prête à cofinancer leur formation. Un exemple : le secteur aéronautique est à la peine, alors que le ferroviaire a des carnets de commandes bien remplis. Si les salariés de sous-traitants aéronautiques vont travailler chez Bombardier et Alstom Transport, les trains seront livrés à temps et les salariés ne connaîtront pas le chômage. Je demande de la souplesse. Et qu’on nous fasse confiance.

La relance doit-elle être écologique?
Dans les Hauts-de-France, nous avons déjà mis en place Rev3, la troisième révolution industrielle, qui accélère sur la rénovation thermique ou les nouvelles énergies comme l’hydrogène et le photovoltaïque. Nous avons aussi postulé pour être Région pilote du « Green new deal » de la Commission européenne. Je suis convaincu que l’écologie sera un fer de lance de la relance économique et sociale. Portons des grands projets d’infrastructure à neutralité carbone : comme le canal Seine-Nord-Europe, faisons le Lyon-Turin et une liaison ferroviaire bassin minier-Lille.

Emmanuel Macron dit aussi qu’il faut travailler plus…
Qu’on fasse déjà travailler plus… de monde!

 

Faut-il remettre en chantier la réforme des retraites? Les partenaires sociaux y sont hostiles…
Pour une fois, Emmanuel Macron a réussi à rassembler patronat et syndicats… contre lui! C’est irresponsable de rouvrir maintenant ce dossier des retraites, surtout pour faire une réforme comme celle-là : ni claire, ni courageuse, ni juste. S’il fait cela, c’est pour faire croire qu’il est réformateur, pour avoir encore des chances d’être candidat à sa réélection en 2022. C’est au moment de la présidentielle que ce sujet devra être tranché. Risquer à nouveau un blocage complet du pays juste pour pouvoir dire « j’ai fait ma réforme », c’est irresponsable. Les priorités sont ailleurs.

Avez-vous parlé de vos propositions au nouveau Premier ministre, Jean Castex, votre ancien directeur de cabinet?
C’est quelqu’un de bien, qui révèle tout ce qu’Emmanuel Macron n’est pas. Jean Castex a un ancrage local et les pieds sur terre, quand le Président préfère les envolées lyriques… J’aimerais que mes propositions soient reprises par le président de la République et le gouvernement. Si c’est le cas, je n’hésiterai pas à le saluer, et ma Région sera partenaire. Toute la question est de savoir si, pour le chef de l’État, nous sommes un partenaire efficace ou encombrant…

Ou plutôt en opposant?
S’opposer à une politique qui n’est pas faite pour les gens aux fins de mois difficiles, alors oui, j’assume! La théorie macroniste du ruissellement, ça ne marche déjà pas par temps calme, mais en temps de crise c’est une faute. Et je ne laisserai pas à la gauche la plus radicale le monopole de la lutte contre les inégalités. C’est un gaulliste social qui vous le dit.

 

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)

 

 

 

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)Le controversé professeur marseillais revient dans une interview dans La Provence sur la gestion de la crise épidémique en France. Didier Raoult estime qu’on n’ »a pas soigné les gens » provoquant « une surmortalité ».

« Depuis le début, je le dis, j’ai peur de la peur ». Didier Raoult revient dans une interview accordée au journal quotidien La Provence sur la gestion de la crise du coronavirus en France. Pour le professeur marseillais, l’épidémie a été gérée par la « peur » plus que par une « mauvaise gestion médicale ».

« Parmi ces morts, plus de la moitié l’ont été, non pas en raison de la mauvaise gestion médicale, ni du Covid, mais du bordel qu’on a foutu dans la santé, car en pratique on n’a pas soigné les gens », tranche Didier Raoult.

« Deux fois moins de morts »

Le professeur marseillais poursuit en expliquant que les autorités sanitaires n’étaient pas prêtes à l’arrivée d’une telle vague et ont été « terrifiées parce que la moyenne d’âge est importante ». « À force d’avoir peur des risques, on n’arrive plus à les gérer », estime-t-il, engendrant alors « une surmortalité ».

« Si on n’avait pas eu peur, on aurait eu deux fois moins de morts, si on m’avait écouté, on aurait eu deux fois moins de morts » pour Didier Raoult qui pense que son discours a été “inaudible”, et rappelant que la surmortalité a été “quatre fois plus à Paris que dans les Bouches-du-Rhône”.

Cette mauvaise préparation est liée également, selon Didier Raoult, à l’absence d’un « véritable programme réfléchi sur le devenir de la recherche hospitalière et médicale ».

 

“Alors que les maladies infectieuses, cela devrait être un domaine régalien, martèle encore Didier Raoult. C’est de la défense nationale. » Il appelle à la création de « sept infectiopoles en France ».

Didier Raoult s’en prend également au conseil scientifique qui selon lui n’a pas fait les bons choix dans la gestion de cette crise. « Si cela avait été un vrai conseil scientifique, on aurait fait des sondages dans quatre ou cinq endroits pour mesurer la cinétique de l’épidémie. On aurait eu des chiffres plutôt que des fantasmes », lance-t-il expliquant avoir été l’un des premiers à définir, grâce à des dépistages, que l’épidémie serait en forme « de cloche ».

La gestion de la crise a été selon lui parasitée par « les pieds nickelés » qui ont travaillé sur le Remdesivir, un antiviral envisagé comme traitement du Covid-19. “Il n’y en avait que pour le Remdesivir, s’insurge-t-il. Je n’ai jamais vu ça. La puissance de Gilead!” Didier Raoult réagit également à la polémique autour de l’étude controversée sur l’hydroxychloroquine publiée dans The Lancet. Cette publication avait entraîné l’interdiction de l’utilisation de la molécule contre le covid-19.

 

“La plus grande faute gouvernementale ne concerne pas les décisions sur la chloroquine. Ils ont été embarqués dans une histoire dont ils n’arrivaient plus à se sortir, dans l’émotion, ils étaient dans la surréaction. En revanche, on a fait tout l’inverse de ce que l’on doit faire dans le traitement des maladies infectieuses”, conclut Didier Raoult.

Intervention Macron : le Déconfinement. . Pour la relance on verra après

 

 Intervention Macron : le Déconfinement. . Pour la relance on verra après

 

 

Il ne fallait pas s’attendre à grand-chose de cette allocution de Macron qui d’ailleurs ne tient pas une grande place dans les une des grands médias.  il faut dire que pour résumer, Macron  surtout contenté d’annoncer le confinement tellement  souhaité par beaucoup . Comme en Italie ,on aurait pu s’attendre évidemment que parallèlement se mettent en place des États généraux pour remobiliser l’économie. Mais là, l’exercice est envoyé par Macron, en juillet. La France a le temps, c’est le pays qui est le plus touché économiquement ! Encore un mois de perdus, un mois supplémentaire qui s’ajoute aux trois mois aussi perdus au début de la crise sanitaire.

 la France repeinte en vert

La parole du président de la République était très attendue par les Français. D’autant que les chantiers économiques qui s’ouvrent s’annoncent colossaux, alors que plusieurs centaines de milliers d’emplois dans presque tous les secteurs d’activité pourraient être fragilisés.

Pour résumer ,on pourrait dire que Macron s’est contenté de repeindre en vert la carte de France. En gros,  Île-de-France sort de  l’orange et le déconfinement commencera lundi. Et de brosser les attentes dans le sens du poil i. «Nous allons retrouver pour partie notre art de vivre, notre goût de la liberté. En somme, nous allons retrouver pleinement la France», a souligné le président. Malgré cette «première victoire contre le virus», Emmanuel Macron a appelé à ne pas «baisser totalement la garde», car «la lutte contre l’épidémie n’est pas terminée».

La nouvelle la plus surprenante est sans doute moins attendu et cette annonce du président de république déclarant que les crèches les écoles et les collèges devront accueillir les élèves à partir du 22 juin. Comme si l’année scolaire n’était pas déjà terminée surtout après les perturbations dues à la crise sanitaire et aux mesures baroques prises ici ou là par les collectivités. On va aussi autoriser la réouverture de l’espace Schengen encore que sur ce point chaque pays pourra faire comme on  l’entend. Les voyages hors  d’Europe, seront à nouveaux autorisés à partir du 1er juillet.

Toujours sur le mode de la compassion avec sans doute un œil sur des sondages inquiétants, Macron s’est montré humaniste en rétablissant les visites dans les EHPAD. Que restera-t-il à des confinements qui d’après le chef de l’État continueront d’être encadrés mais sans autre précision.

Évidemment Macron n’a pu s’empêcher de se soumettre à son examen d’auto satisfaction

Macon n’a pas pu faire l’impasse sur la question des violences policières qu’il  n’a pourtant pas cité en tant que tel se limitant des banalités telles que les policiers «sont exposés à des risques quotidiens, c’est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation», a-t-il soutenu, convaincu que «sans ordre républicain, il n’y a ni sécurité ni liberté».

Curieusement, on s’est demandé ce que venait faire ce curieux passage de Macron sur l’égalité des chances, lui ,qui a balayé d’un revers de main le rapport Borloo pourtant  très soutenu localement et par les élus . Pour finir évidemment un peu de démagogie avec toujours cet œil fixé sur des sondages défavorables , Macron a assuré il n’y aurait pas de hausse de fiscalité pour compenser la facture d’environ 500 milliards destinés des entreprises, aux ménages et aux financements de la crise sanitaire. Conclusion la relance économique, comme pour le financement , on verra plus tard ! Sans doute dans le cas de la programmation de la campagne électorale pour 2022

 

0 Réponses à “InterventReprise durable avec réinvention de l’offre ! (Olivier Passet, Xerfi )

La ville demain….. à la campagne !

 

« On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur » avait déclaré le célèbre humoriste Alphonse Allais. Une boutade évidemment mais pourtant qui devrait être pris en compte pour rééquilibrer de manière plus humaine et plus environnementale des villes devenues impossibles vivre . Des villes à la croissance dite endogène, c’est-à-dire qu’elle rend marchands produits et services, contraints à travailler pour se payer y compris des prestations plus ou moins utiles et ainsi contribuer à l’augmentation du PIB  : la croissance endogène. À l’inverse dans des villes moins importantes, les besoins sont plus réduits et les échanges également moins marchands.

Certes une ville doit pouvoir disposer d’un minimum d’équipement, d’infrastructures dans le domaine économique, social, culturel, sociétal ou de la santé. Pour autant, cela ne doit pas déboucher sur la nécessité par exemple de supprimer la totalité des établissements hospitaliers pour  les concentrer sur un seul lieu du département. On comprend qu’avec les   sciences et les nouvelles thérapies,  il soit nécessaire de disposer d’équipements de plus en plus sophistiqués mais toutes les pathologies ne nécessitent  pas ces  équipement aussi lourds, aussi coûteux également.

De la même manière  rien ne condamne les villes à une extension économique incontrôlée avec multiplication des bureaux, des usines, des ateliers, des services au même endroit . Là aussi tout est question d’équilibre , la cité  a besoin d’un équipement minimum et non d’une concurrence effrénée de marques qui n’ont d’autre but que d’inciter à la dépense des ménages. Au plan culturel, d’énormes efforts ont été réalisés, par beaucoup de villes, reste que le lieu central de production et de promotion demeure Paris.

Même s’il y a quelques contre-exemples, la réussite se concrétise à Paris. Le modèle culturel peut-être évidemment différent en volume, en nature et en fréquence selon les localités mais la culture peut exister aussi ailleurs qu’à Paris ou dans les grandes métropoles. Il n’y a sans doute pas de taille idéale pour la ville mais ce qui est certain c’est qu’à partir de 50 à 100 1000 habitants la vie en général devient complexes , génèrent des coûts, des pertes de temps, dégrade l’environnement et d’une façon plus générale le cadre de vie. Comment comprendre qu’avec les moyens de liaison existants aujourd’hui il ne soit pas possible d’envisager un retournement complet de cette mode de la sur urbanisation source par ailleurs d’un endettement mortel puisqu’il faut compter en moyenne à Paris pour le même logement qu’en province un cout quatre fois supérieur. Du capital mort qui n’alimente que la spéculation (pour preuve la percée d’RNB). Peut-être pas des villes à la campagne mais des villes et campagnes qui  rétablissent des liens de bio diversité et de façon générale d’équilibre favorable au développement de la vie de tous et de tous. Avec aussi des villages en réseaux non condamnés à devenir des réserves d’Indiens.

Karachi : une affaire qui dure depuis 25 ans

Des milliards d’affaires et des commissions occultes de plusieurs centaines de millions qui expliquent qu’on ait sollicité à l’excès les procédures judiciaires pour faire durer les affaires. D’ailleurs pout  pourrait se terminer en eau de boudin tellement les situations sont anciennes, parfois confuses et contradictoires

L’accusation a décrit «une véritable entreprise de prédation»: selon elle, les pots-de-vin, alors légaux, versés à des intermédiaires pour des contrats d’armement signés en 1994 avec l’Arabie Saoudite (Sawari II) et le Pakistan (Agosta) ont donné lieu à des rétrocommissions illégales qui ont contribué à financer la campagne présidentielle malheureuse d’Edouard Balladur en 1995. Si la corruption d’agents publics étrangers était alors la règle dans le jeu de la concurrence planétaire, ces négociations se sont nouées dans un contexte particulier en France, où une lutte fratricide se jouait au sein de la droite entre le maire de Paris Jacques Chirac et le Premier ministre sortant.

Pour la défense, rien ne permet d’affirmer que ce cocktail détonnant a conduit à organiser un système de financement politique illégal. Elle a plaidé la relaxe, dénonçant des poursuites «prescrites» et des accusations «sans preuve». L’enquête a pourtant conclu que le pouvoir politique avait imposé à la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI) et à la Sofresa, deux entités détenues par l’Etat qui vendaient sous-marins et frégates, des intermédiaires «inutiles» dans ces contrats, le «réseau K» (pour King en référence au roi d’Arabie).

Les contrats se chiffraient en milliards, les commissions promises frôlaient les 300 millions d’euros (400 millions en euros constants) et les sommes versées se comptaient en dizaines de millions. L’objectif poursuivi, selon l’accusation, était de faire revenir une petite partie des pots-de-vin versés au «réseau K» vers les comptes de la campagne Balladur. Les prévenus ont défendu l’utilité du «réseau K», faisant valoir la signature des contrats. Tous ont nié le moindre financement politique et l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, le seul l’ayant un temps admis, s’est rétracté à l’audience.

Contre ce dernier, également jugé pour fraude fiscale et blanchiment, cinq ans de prison avec mandat de dépôt ont été requis. Sept ans de prison assortis d’un mandat d’arrêt ont été demandés pour son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, absent du procès. Ziad Takieddine pourrait bien être le boc- émissaire et pour des faits qui éloignent de l’affaire centrale

Cinq ans, dont deux avec sursis, et une amende ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, pour avoir imposé le «réseau K».

La même peine d’emprisonnement, avec amende, a été demandée pour Nicolas Bazire, actuellement un des dirigeants du groupe de luxe LVMH: il est accusé d’avoir, en tant que directeur de la campagne d’Edouard Balladur, téléguidé l’arrivée de 10,25 millions de francs sur le compte de campagne.

Contre Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, quatre ans, dont deux ferme, et 100.000 euros d’amende ont été requis. L’accusation affirme qu’il a profité des «largesses» de son ami Takieddine, sans avoir pu «faire le lien» avec la campagne.

Enfin, le parquet a requis trois ans d’emprisonnement dont 18 mois ferme contre Dominique Castellan, alors patron de la DCNI.

Dans cette affaire, les soupçons de rétrocommissions avaient émergé au fil de l’enquête sur l’attentat de Karachi. Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la DCNI coûtait la vie à quinze personnes dont onze Français travaillant à la construction des sous-marins dans le grand port pakistanais. La justice ne se prononcera pas lundi sur un éventuel lien de causalité entre l’arrêt du versement des commissions et l’attentat de Karachi en 2002, thèse défendue par les familles de victimes: c’est l’objet d’une enquête antiterroriste toujours en cours.

Notons que les deux principaux accusés et bénéficiaires ne subiront pas cette humiliante procédure judiciaire. On leur réserve de passer devant la très spéciale cour de justice de la république .MM. Balladur et Léotard comparaîtront ultérieurement devant la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger des membres du gouvernement pour des infractions commises pendant leur mandat. Par depuis son existence, la cour de justice de la république n’a prononcé que des peines accessoires parfois même anecdotiques par exemple quand elle a fait les » gros yeux à Christine Lagarde » pour avoir imprudemment accordé 450 millions à Tapie. Pour l’exemple, on va sans doute taper sur un ou deux coupables aujourd’hui assez loin du jeu politique national et  international. Pour le reste, il faudra sans doute se contenter de peines dignes de celles d’un voleur de mobylette sans parler des recours encore possibles. En outre après 25 ans, il est possible que certains aient  complètement perdu la mémoire d’une affaire usée pour avoir traîné de tiroir en tiroir. Notons enfin qu’à l’époque il était courant sinon indispensable pour obtenir un contrat d’armement de passer par des intermédiaires moins recommandables.

Coronavirus : « 84 plaintes » déposées contre le gouvernement, … pour rien

 

84 plaintes déposées contre le gouvernement mais en fait pour rien, on sait en effet que les membres du gouvernement sont soumis à une juridiction très spéciale : la cour de justice de la république spécialement constituée pour protéger les élus des rigueurs de la justice ordinaire destinée aux citoyens; en effet; cette cour de justice n’a prononcé jusqu’à l’heure que des peines complètement anecdotiques pour ne pas dire dérisoires. Et pour cause, elle est composée de neuf élus et de trois magistrats. Autant dire qu’au pire on peut s’attendre à ce que les accusés soient punis de recopier 12 articles du code pénal tout au plus; ainsi par exemple la très appréciée Christine Lagarde a été condamnée comme ministre seulement à avoir fait preuve de légèreté en accordant 450 millions à tapie. Et c’est tout ? Même chose sans doute toutes les autres procédures en cours, on aura sans doute l’occasion de s’apercevoir que les seconds couteaux par exemple dans l’affaire Balladur seront davantage sanctionnés que les ministres en exercice qui auront à paraître est aussi le moment venu devant la cour de justice de la république. Bref l’inégalité de l’égalité .

Intervention Macron : le déconfinement. . Pour la relance on verra après

Intervention Macron : le déconfinement. . Pour la relance on verra après

 

 

Il ne fallait pas s’attendre à grand-chose de cette allocution de Macron qui d’ailleurs ne tient pas une grande place dans les une des grands médias.  il faut dire que pour résumer, Macron  surtout contenté d’annoncer le confinement tellement  souhaité par beaucoup . Comme en Italie on aurait pu s’attendre évidemment que parallèlement se mettent en place des États généraux pour remobiliser l’économie. Mais là, l’exercice est envoyé par Macron, en juillet. La France a le temps, c’est le pays qui est le plus touché économiquement ! Encore un mois de perdus, un mois supplémentaire qui s’ajoute aux trois mois aussi perdus au début de la crise sanitaire.

 la France repeinte en vert

La parole du président de la République était très attendue par les Français. D’autant que les chantiers économiques qui s’ouvrent s’annoncent colossaux, alors que plusieurs centaines de milliers d’emplois dans presque tous les secteurs d’activité pourraient être fragilisés.

Pour résumer on pourrait dire que Macon s’est contenté de repeindre en vert la carte de France. En gros,  Île-de-France sort de  l’orange et le déconfinement commencera lundi. Et de brosser les attentes dans le sens du poil i. «Nous allons retrouver pour partie notre art de vivre, notre goût de la liberté. En somme, nous allons retrouver pleinement la France», a souligné le président. Malgré cette «première victoire contre le virus», Emmanuel Macron a appelé à ne pas «baisser totalement la garde», car «la lutte contre l’épidémie n’est pas terminée».

La nouvelle la plus surprenante est sans doute moins attendu et cette annonce du président de république déclarant que les crèches les écoles et les collèges devront accueillir les élèves à partir du 22 juin. Comme si l’année scolaire n’était pas déjà terminée surtout après les perturbations dues à la crise sanitaire et aux mesures baroques prises ici ou là par les collectivités. On va aussi autoriser la réouverture de l’espace Schengen encore que sur ce point chaque pays pourra faire comme il l’entend. Les voyages hors  d’Europe, seront à nouveaux autorisés à partir du 1er juillet.

toujours sur le mode de la compassion avec sans doute un œil sur des sondages inquiétants, Macon s’est montré humaniste en rétablissant les visites dans les EHPAD. Que restera-t-il à des rassemblements qui d’après le chef de l’État continueront d’être encadrés mais sans autre précision.

Évidemment Macon n’a pu s’empêcher de se soumettre à son examen d’auto satisfaction

Macon n’a pas pu faire l’impasse sur la question des violences policières qui n’a pourtant pas cité en tant que tel se limitant des banalités telles que les policiers «sont exposés à des risques quotidiens, c’est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation», a-t-il soutenu, convaincu que «sans ordre républicain, il n’y a ni sécurité ni liberté».

Curieusement, on s’est demandé ce que venait faire ce curieux passage de Macron sur l’égalité des chances, lui ,qui a balayé d’un revers de main le rapport Borloo pourtant  très soutenu localement et par les élus . Pour finir évidemment un peu de démagogie avec toujours cet œil fixé sur des sondages défavorables , Macron a assuré il n’y aurait pas de hausse de fiscalité pour compenser la facture d’environ 500 milliards destinés des entreprises, aux ménages et aux financements de la crise sanitaire. Conclusion la relance économique, comme pour le financement , on verra plus tard ! Sans doute dans le cas de la programmation de la campagne électorale pour 2022

 

Municipales: pas d’effet du vote sur l’épidémie : du pipeau, on n’en sait rien!

  • Municipales: pas d’effet du vote sur l’épidémie : du pipeau, on n’en sait rien!
  •  
  • Une équipe de statisticiens et d’épidémiologiste aurait conclu que la décision d’organiser un premier tour des élections municipales n’aurait eu aucun impact sur la propagation de la pandémie. Une étude complètement bidon fondée sur l’évolution des cas enregistrés sur l’évolution des infectés passés dans les hôpitaux. Un échantillon nullement représentatif de la population. Que cette étude soit pertinente il aurait fallu se fonder sur un échantillon de personnes ayant participé au vote et non prendre en compte les seules victimes passées dans un hôpital. Tout cela sans l’étude faite justifiait le bien-fondé de la décision du gouvernement d’organiser le premier tour des élections alors que dès le lendemain le même gouvernement décidé du confinement. Notons évidemment que cette étude n’a pas pris en compte la diffusion chez les asymptomatiques qui ont pu ultérieurement contaminer de futurs malades est beaucoup plus tard. Rappelons-nous des études dites scientifiques considérant il n’y a pas si longtemps que le port du masque était inutile voire dangereux à la qu’il est aujourd’hui considéré comme indispensable. Même raisonnement contradictoire à propos des tests. Même sur le confinement, l’appréciation des différents scientifiques mondiaux révèle des contradictions.
12345...9



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol