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Changement d’heure : on continue le rituel idiot

Changement d’heure : on continue le rituel idiot

 

 

On a dû encore avancer cette année d’une heure les pendules en raison de l’heure d’été. Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Coronavirus : la Banque d’Angleterre suit la faible FED , on attend la BCE!

Coronavirus : la Banque d’Angleterre suit la faible FED , on attend la BCE!

 

Alors que la plupart des banques centrales ont déjà réagi avec d’ailleurs des mesures qui ne parviennent encore pas à rassurer les opérateurs économiques et financiers, la BCE, elle est encore figée sans doute par la philosophie allemande tant en matière monétaire que budgétaire. Côté britannique en tout cas on a décidé de suivre la faible la FED. La BoE emboîte le pas de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a déjà annoncé la semaine dernière une baisse des taux sans attendre sa réunion régulière, afin de soutenir l’activité et de rassurer des marchés affolés par l’avancée de l’épidémie de coronavirus.

La Banque centrale européenne (BCE) doit quant à elle dévoiler son dispositif jeudi à l’issue de sa réunion.

Dans son communiqué, la BoE s’attend à un « choc économique qui pourrait être vif et important mais devrait être temporaire », expliquant que les PME vont être particulièrement affectées, tant par les perturbations des chaînes d’approvisionnement que par une demande plus faible.

Ces mesures spectaculaires sont annoncées par la BoE quelques heures avant la présentation par le gouvernement britannique de son premier budget post-Brexit.

Le ministre des Finances Rishi Sunak, en poste depuis un mois, doit prendre la parole à 12H30 GMT devant le Parlement et devrait dévoiler des milliards de livres de dépenses supplémentaires pour soutenir l’économie.

Coronavirus: on connait mal l’immunité et la contagion

Coronavirus: on connait mal l’immunité et la contagion

Patrick Zylberman est professeur émérite d’histoire de la santé à l’Ecole des hautes études en santé publique. Il a été membre du Haut Conseil de la santé publique de 2009 à 2016. Il est notamment l’auteur de Tempêtes microbiennes (Gallimard, 2013). Il souligne qu’on connaît mal l’immunité et les conditions de contagion ( interview le monde )

La très grande majorité des personnes atteintes par le coronavirus survit. Pourquoi cette épidémie suscite-t-elle autant d’inquiétude ?

Certes, 85 % des personnes contaminées guérissent. A cette aune, le coronavirus n’est donc pas très dangereux. Mais c’est la rapidité avec laquelle le virus se propage qui est particulièrement inquiétante.

Chaque personne infectée peut transmettre la maladie à deux à trois autres individus. Comparativement, la grippe a un pouvoir contaminant d’une à deux personnes.

Il y a par ailleurs tant de choses que nous ignorons. Chez les patients qui résistent à la maladie, on connaît encore très mal l’immunité et les anticorps développés par leur organisme. C’est pourtant un élément essentiel. En outre, qu’en est-il du pouvoir de transmission des enfants ? On ne le sait pas non plus précisément.

Pour le moment, les autorités s’appuient sur le schéma utilisé pour faire face aux pandémies de grippe et considèrent les enfants comme des super transmetteurs, atteints de façon bénigne par la maladie, mais qui propagent le virus entre l’école et la maison. Mais est-ce le bon schéma ? Faudrait-il davantage se préoccuper de la santé des enfants ?

Que pensez-vous de la façon dont le gouvernement français gère la crise ?

Comparativement à ce qui avait été fait en 2009 pour faire face au virus grippal H1N1, la méthode employée aujourd’hui me semble bien plus appropriée.

Le gouvernement a placé en première ligne le directeur général de la santé, Jérôme Salomon. C’est lui qui transmet les éléments d’informations à la population et qui gère la crise dans sa dimension technique, ce qui a pour effet de la dépolitiser. Les décisions sont prises de façon plus apaisée, en évitant les mesures d’affichage : la France n’a pas fermé ses frontières. Cette manière de faire semble convenir à nos concitoyens qui, en dépit de leurs inquiétudes, ne basculent pas dans la psychose.

En 2009, le gouvernement avait plutôt choisi la méthode inverse en envoyant au front la ministre de la santé, Roselyne Bachelot. Le chef du gouvernement, François Fillon, avait même intimé l’ordre au directeur général de la santé, qui était pourtant délégué interministériel à la grippe aviaire, de ne pas s’exprimer. La gestion politique avait donc pris le pas sur la gestion technique et la population a donc réagi comme on pouvait s’y attendre, en fonction de ses opinions politiques. Si vous n’aimiez pas Nicolas Sarkozy, il y avait de bonne chance que vous rejetiez l’action du gouvernement dans ce dossier.

 

Coronavirus : incubation, transmission… : on ne connaît pas grand-chose

Coronavirus : incubation, transmission… : on ne connaît pas grand-chose

 

Sur les deux grandes questions relatives à la période d’incubation et aux conditions de transmission force est de reconnaître qu’on ne connaît pas grand-chose. Pire, que les études sont très contradictoires ainsi certains pensent que la période d’incubation du Coronavirus serait de l’ordre de cinq jours, d’autres d’une quinzaine de jours et en Chine on aurait trouvé des périodes d’incubation de près d’un mois. Deuxièmement , on ignore tout des conditions de transmission du virus compte tenu du caractère asymptomatique de certains porteurs. Certains porteurs peuvent même ne jamais s’apercevoir d’avoir été atteints.

D’autres auront quelques symptômes sans plus et guériront d’eux-mêmes. D’autres au contraire, le plus souvent seront fortement atteints notamment s’il cumulent d’autres pathologies relativement graves. Selon une étude américaine, le délai médian entre l’exposition et l’apparition des symptômes pour le Covid-19 serait de 5,1 jours et non de 14 jours. Une étude chinoise laisse en revanche penser que le nouveau coronavirus peut parfois se transmettre à plus de quatre mètres de distance. Reste enfin une autre question non négligeable la possible modification du virus et donc des conditions d’incubation et de transmission. On sait qu’il existe une grande concurrence en matière de recherche concernant le Corona virus, d’une certaine manière c’est une bonne chose mais cela grossit la porte à des déclarations un peu prématuré insuffisamment documenté.

La période d’incubation, soit le laps de temps entre la contamination et l’apparition des symptômes, restait pour sa part plus floue. D’abord estimée à 14 jours, puis à 24, elle serait en réalité plus proche des 5 jours selon une étude de l’université américaine Johns Hopkins.

En analysant 181 cas de contaminations, recensés en Chine et dans d’autres pays avant le 24 février, les chercheurs sont arrivés à estimer que la période médiane d’incubation pour le SRAS-CoV-2 est de 5,1 jours, soit la même fourchette que pour l’épidémie de SRAS en 2003. Selon eux, 97,5 % des patients qui développent des symptômes, le feront dans les 11,5 jours suivant l’exposition.

Ce chiffre accrédite la fiabilité des mesures de confinement. Les chercheurs ont ainsi estimé que pour 10.000 individus mis en quarantaine pendant 14 jours, seuls 101 développeraient des symptômes après avoir été libérés.

Un bémol toutefois : « avec cette période de confinement de 14 jours certains cas seraient manqués à long terme », certaines contaminations exceptionnelles ayant eu lieu après les 14 jours, explique l’auteur principal de l’étude Justin Lessler, professeur au département d’épidémiologie.

Dans le même temps, une étude réalisée par des épidémiologistes chinois et publiée dans la revue « Practical Preventive Medicine » vient quant à elle remettre en cause certaines certitudes sur le mode de transmission du virus. Il est, de fait, généralement conseillé de se tenir, si possible, à un ou deux mètres les uns des autres car l’infection se transmet le plus souvent par des contacts étroits avec un malade, via l’inhalation de gouttelettes émises lors d’éternuements ou de toux.

Or, avancent les épidémiologistes qui travaillent pour les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies de la province chinoise du Hunan, « dans un environnement clos et équipé d’air conditionné, la distance de transmission du nouveau coronavirus semble plus importante que la distance de sécurité généralement admise ». Elle pourrait de fait être d’au moins 4,5 m.

 

Coronavirus: on ne sait rien mais tout est sous contrôle !

Coronavirus: on ne sait rien mais tout est sous contrôle !

 

Évidemment, la plupart des médias sont pleins d’interventions et de déclarations à la fois d’autorités publiques et de responsables sanitaires. Le problème, c’est que le diagnostic est particulièrement confus et même contradictoire. En réalité, on ne sait pas grand-chose de ce virus.

 Première inconnue l’origine même de cette épidémie qu’on peut attribuer à des chauves souris et transmise à l’homme. La seule certitude, c’est l’identification de la zone géographique de départ du virus.

Les tout premiers cas de Covid-19 – nom attribué à la maladie provoquée par ce nouveau coronavirus – concernent majoritairement des personnes qui se sont rendues ou qui travaillaient sur un marché de Wuhan, où étaient vendus des fruits de mer et des animaux vivants. Concernant les symptômes il y a encore de nombreuses divergences. Les symptômes seraient proches de celui d’une grippe classique avec de la fièvre des maux de gorge, de la fatigue de la fièvre et des formes de rhume. Mais d’autres considèrent justement qu’il n’y a aucune forme de rhume dans ce virus.

Les deux autres divergences importantes concernent surtout la période d’incubation où la c’est le grand brouillard. En effet certains affirment que cette période se situe entre cinq et six jours

et dans des cas plus rares, elle serait comprise entre 1 et 14 jours. Mais on vient de découvrir en Chine un délai de 27 jours pour une personne infectée. C’est l’inconnue la plus dangereuse car pendant la période d’incubation des patients considérés comme non infectées peuvent contaminer d’autres personnes.

En outre les personnes avec des formes très légères voire asymptomatiques pourraient aussi transmettre le virus, sans que l’on ne connaisse leur niveau de contagiosité. Il conviendrait aussi d’évaluer le taux de dangerosité c’est-à-dire notamment de mortalité. Par ailleurs  ce chiffre est impossible à établir compte tenu des incertitudes totales concernant les statistiques chinoises;  le nombre d’infectées et de personnes décédées pourrait être 10 fois supérieur à celui officiellement déclaré.

On sait seulement  que la Chine voit le virus s’étendre puisque  700 millions de Chinois serait désormais confinés dans leurs lieux de résidence. Il n’y a pas de traitement spécifique pour  les symptômes par exemple les infections pulmonaires. Quant aux perspectives de vaccin pour prévenir la maladie on ne peut les envisager avant au moins. Bref ou presque ce qu’on raconte et surtout caractérisé par des incertitudes voire des contradictions inquiétantes.

 

Croissance Zone euro: on a frôlé la stagnation

Croissance Zone euro: on a frôlé la stagnation

Pendant que des discours sur la reprise économique s’étalent dans les médias qui ne veulent pas désespérer les acteurs, la réalité des chiffres vient  tempérer  cette optimisme un peu béat voire irresponsable. La vérité c’est que la croissance au quatrième trimestre 2019 dans la zone euro a frôlé la stagnation. La croissance économique dans la zone euro a en effet  ralenti au quatrième trimestre 2019 en raison d’une contraction en France et en Italie et d’une stagnation en Allemagne, montrent les chiffres du produit intérieur brut (PIB) publiés vendredi.

Le PIB des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a progressé de 0,1% sur les trois derniers mois de l’année et de 0,9% en rythme annuel, a annoncé Eurostat.

La croissance par rapport au troisième trimestre est conforme au consensus Reuters mais les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un chiffre de 1,0% sur un an, conformément à l’estimation rapide donnée fin janvier.

Au troisième trimestre, le PIB de la région avait crû de 0,3%.

Le PIB allemand est resté inchangé sur octobre-décembre , celui de la France s’est contracté de 0,1% et celui de l’Italie a reculé de 0,3%.

Eurostat, l’institut européen de la statistique, a par ailleurs fait état d’une croissance de l’emploi dans la zone euro de 0,3% au quatrième trimestre par rapport au troisième, et de 1,0% sur un an. Le consensus Reuters tablait sur une hausse de 0,1% d’un trimestre sur l’autre et de 0,8% en rythme annuel.

Il n’y a pas lieu d’être optimiste pour 2020 car la croissances européennes va encore diminuer et sera sans doute inférieur à 1 %. En cause, l’accord commercial États-Unis Chine qui aura des conséquences sur l’union européenne. Aussi les mesures des États-Unis pour taxer les produits européens ( exemples  pour l’Airbus, demain pour les voitures allemandes ,le vin, le fromage etc.). S’ajoutent évidemment des conséquences encore impossibles à évaluer du virus chinois qui vient perturber les chaînes d’approvisionnement et donc les processus de production. En outre,  il faut s attendre une baisse supplémentaire de la croissance chinoise qui va se répercuter sur les croissance nationale des pays partenaires dont l’union économique européenne.

Perspectives économiques 2020 : on s’installe dans la croissance molle durablement

Perspectives économiques 2020 : on s’installe dans la croissance molle durablement

 

L’évolution tendancielle de la croissance en zone euro s’inscrit dangereusement à la baisse. Ainsi au  dernier trimestre 2019, le PIB  devrait enregistrer une augmentation de seulement 0,1 %. ( 0.2% pour la France).  De quoi remettre en cause les modestes prévisions de 1,2 % qui étaient prévus pour l’année 2020. Notons d’ailleurs que les prévisions de 2019, avec une augmentation du PIB de 1,6 %, ont été contredites pour aboutir autour de 1,1 % sur l’ensemble de l’année. Les prévisions de croissance pour 2020 affichent 1.2% en zone euro comme pour la France. Le gouvernement français attend une croissance du PIB de 1,3% cette année et l’an prochain. De son côté, le FMI  prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. Le PIB de la zone euro devrait croître de 1,4% en 2020 et en 2021, précise un FMI un peu optimiste, qui attendait auparavant 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années. Mais pour le FMI, le PIB français devrait quant à lui progresser de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d’avril. Et le FMI n’attend qu’une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021.

Ce ralentissement est principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région, et à la stagnation de l’Italie, explique-t-il. Il table désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l’an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. Pour contrer ce ralentissement, le Fonds réaffirme son appel en faveur d’une «réponse budgétaire synchronisée» des gouvernements de la zone euro. Comme il ne faut pas désespérer les acteurs économiques, c’est prévisions paresse un peu optimiste si l’on tient compte notamment d’une part de la baisse tendancielle de l’activité enregistrée en fin d’année, par ailleurs de la baisse du moral des patrons.

 

Au plan international c’est surtout la Chine qui accuse un sérieux coup de en matière de croissance. La croissance du PIB dans la puissance asiatique devrait passer de 6,2% en 2019 à 5,7% en 2020 et 5,5% en 2020. « De nombreux facteurs conjoncturels viennent aggraver des facteurs structurels » .

Parmi les émergents, la situation devrait être encore plus critique en Argentine, avec une récession de 3% de son PIB  cette année (-0,3 point par rapport aux dernières prévisions), avant de s’améliorer quelque peu en 2020, avec un recul de 1,7% (+0,1 point), avant un retour à la croissance en 2021, à +0,7%.

D’une manière générale,, l’OCDE s’inquiète des tergiversations des gouvernements face à la réponse à apporter aux défis actuels, du changement climatique à la numérisation de leurs économies en passant par le nouvel ordre mondial qui a émergé après la chute du communisme dont notamment le président américain a détricoté la régulation..

« Ce serait une erreur politique de considérer ces changements comme des facteurs temporaires qui peuvent être résolus avec une politique monétaire ou fiscale », écrit Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE dans le rapport. « En l’absence d’orientations politiques claires » sur ces défis, « l’incertitude persistera » et les perspectives de croissance en seront affectées. Or  de ce point de vue aucune politique claire et significative  n’apparaît en matière de croissance verte (au concept très minimal même pour l’OCDE), rien d’important n’est engagé pour concurrencer  la Chine sur le plan des nouvelles technologies et l’ancienne régulation des échanges part en morceaux avec le développement d’accords particuliers et du protectionnisme.

 

 

L’emballage plastique à usage unique : on verra ça dans 20 ans… peut-être !

L’emballage plastique à usage unique : on verra ça dans 20 ans… peut -être !

Encore une promesse de coiffeur avec cette décision de l’Assemblée nationale d’envisager la fin plastique à usage unique pour les emballages d’ ici 2040. Les objectifs seront réévalués tous les cinq ans et on pourra mettre en place une taxe sur les emballages plastiques. Le problème c’est que les taxes risquent de perdurer alors que la décision d’interdire purement et simplement les plastiques d’emballage n’aura pas été prise d’ici 20 ans.

Avec ce dispositif – s’il est définitivement adopté par le Parlement –, des objectifs successifs de réduction, de réutilisation ou de recyclage des emballages plastiques à usage unique seraient fixés tous les cinq ans, jusqu’à mettre fin à leur mise sur le marché en 2040. La secrétaire d’État Brune Poirson y voit un « signal puissant » envoyé à l’industrie et un message adressé aux « partenaires européens » de la France. « L’avenir à long terme du plastique ne peut pas être celui de l’usage unique », a-t-elle insisté.

À droite, Annie Genevard (LR) y a surtout entendu de « l’incantation » et a demandé au gouvernement pourquoi soutenir, dans ces conditions, un dispositif de consigne pour recyclage des bouteilles en plastique s’il souhaite supprimer ce type d’emballages dans 20 ans. Le député Libertés et Territoires François-Michel Lambert, tout en votant l’amendement, a lui aussi demandé de la « cohérence » au gouvernement sur la lutte contre le plastique à court terme. En septembre, le Sénat s’était prononcé en faveur de l’interdiction du plastique à usage unique en 2040, avant de revenir sur son vote lors d’une seconde délibération.

Privatisation d’ADP : on verra après ! (Bruno Le Maire)

Privatisation d’ADP : on verra après !  (Bruno Le Maire)

 

Théoriquement, le nombre de signatures pour la tenue d’un référendum concernant la privatisation de l’aéroport Paris est suffisant. Le conseil constitutionnel a en effet enregistré plus d’un million de signatures. Or , en avril , Macron avait déclaré que ce seuil était suffisant pour déclencher un référendum. Le problème c’est que Bruno Lemaire, lui , ne veut pas ajouter des difficultés aux problèmes sociaux actuels. Il se réfère  donc aux dispositions législatives qui imposent près de 5 millions de signatures. Une manière de renvoyer le problème à plus tard. Notons évidemment que Macron peut appliquer ses propres critères  et décider d’un référendum sur la question. D’une certaine façon, on  retrouve là le même clivage que sur les retraites au sein du gouvernement.

 

On sait que Bruno Lemaire et Édouard Philippe transfuges des républicains ont voulu se montrer inflexibles en matière de réforme des retraites tandis que d’autres , Macron compris,  étaient prêts  à transiger ( ce qui va sans doute se faire avec le long délai accordé aux régimes spéciaux pour rejoindre la réforme universelle et qui ne sera pas réellement universelle avant 30 ou 50 ans voire jamais). Le gouvernement ne prendra aucune décision sur la privatisation d’Aéroports de Paris jusqu’à la fin de la collecte des signatures pour l’organisation d’un référendum, a déclaré dimanche Bruno Le Maire sur France 3.

Ce projet de référendum sur la privatisation d’ADP a recueilli plus d’un million de signatures, selon un décompte publié mercredi par le Conseil constitutionnel. Emmanuel Macron s’est dit favorable en avril à l’abaissement à un million de signatures du seuil nécessaire à l’organisation d’un référendum d’initiative partagée (RIP).Bruno Le Maire a néanmoins insisté dimanche sur le fait que la législation actuelle s’appliquait et que cette proposition de référendum devait recueillir la signature d’un dixième des électeurs inscrits, soit 4 ,7 millions de personnes, d’ici à la mi-mars pour aboutir.

Retraites : « on ne peut pas reporter sur des générations le fardeau de la dette »( Olivier Dussopt dit le caméléon)

Retraites : « on ne peut pas reporter sur des générations le fardeau de la dette »( Olivier Dussopt dit le caméléon)

On a un peu de mal à suivre le cheminement du secrétaire d’État aux comptes publics, Olivier Dussopt, qui hier sur Europe 1 déclarait avec aplomb qu’on ne pouvait reporter sur des générations le  fardeau de la dette et qu’il fallait donc accepter la réforme des retraites à point.  Des propos qui peuvent s’entendre mais qui sont particulièrement contradictoires dans la bouche de celui dont la spécialité est de cheminer dans les courants politiques majoritaires. On se souvient que l’intéressé s’est fait élire sur une liste du parti socialiste en 2017 pour rejoindre ensuite au dernier moment Macron. L’ennui pour le secrétaire d’État, c’est  qu’il a encore un métro idéologique de retard puisque  de son côté Darmanin annonçait hier soir sur France 2 qu’on laissait tomber les mesures dites paramétriques d’ajustement financier. Le secrétaire d’État n’avait sans doute pas été mis au courant. Il faut dire qu’il ne joue aucun rôle et que ce converti de la dernière heure au macronisme  à défendu à peu près tout et n’importe quoi quand il était parti socialiste. Bref le type même d’oligarque issu de ces fameux instituts politique qui n’apprennent rien mais qui permettent d’accéder à des postes d’attachée parlementaire ensuite à des responsabilités politiques puis au  poste de ministre. Dans l’ignorance de ce que devait annoncer Darmanin, le secrétaire d’État a dû ce contenté de rabâcher des évidences de bistrot sans pour autant éclairer en quoi que ce soit, ni le contenu de la réforme et encore moins les moyens de redresser la politique budgétaire ; une politique budgétaire dont la rigueur est même remise en cause par Macon qui a déclaré que l’objectif des 3 % était désormais obsolète. Parmi les propos de bistrot du secrétaire d’État on retiendra :

« Le gouvernement, confronté à une grève massive, est en ordre de marche pour défendre la réforme des retraites. » Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics Olivier Dussopt a déclaré jeudi sur Europe 1 « qu’on ne peut pas mentir aux Français et reporter sur des générations le fardeau de la dette ».  »On doit trouver le moyen pour avoir un système équilibré dans le temps et accepté par tous. Mais on ne peut pas mentir aux Français et reporter sur des générations le fardeau de la dette. Cela fait partie des discussions, le Premier ministre rendra des arbitrages« , a assuré le secrétaire d’État. Budgétaire.

« Le rétablissement de l’équilibre est important. Il y a deux aspects à avoir en tête : nous construisons un système universel par points, qui doit être durable pour ne pas avoir à faire tous les cinq ans une réforme des retraites, et le système actuel génère des déficits. Pour que le système à venir soit équilibré, c’est bien de ne pas partir avec un boulet au pied qui est la dette », a estimé Olivier Dussopt.

« Nous allons devoir prendre des décisions dans les prochains jours. Le Premier ministre s’exprimera bientôt à ce sujet », a certifié le secrétaire d’État. Bref, à peu près le contraire de ce qu’a dit Darmanin !

Lubrizol : on ne sait toujours rien mais on rassure

Lubrizol :  on ne sait toujours rien mais on rassure 

, regrette dans une tribune au « Monde », Olivier Blond dénonce la manque de transparence démocratique de la catastrophe de Rouen. En fait on ne sait toujours pas grand chose des conséquences de l’incendie’ des produits chimiques mais on rassure quand même.

Tribune. Emmanuel Macron est donc finalement venu à Rouen le 30 octobre. Mais ni lui ni les ministres qui étaient passés avant lui ne sont parvenus à éteindre l’incendie de méfiance qui couve depuis la catastrophe de Lubrizol. Cette méfiance a été attribuée aux maladresses de la stratégie de communication officielle. Mais il ne s’agit pas d’un problème de communication : c’est un problème politique. Le discours officiel s’évertue ainsi à rassurer la population, mais les citoyens ne sont pas des enfants craintifs qu’il faut apaiser avec de fausses promesses, ce sont des adultes rationnels qui demandent la vérité. C’est le principe sur lequel s’est construit notre démocratie, le cœur des idées des Lumières, dont Kant expliquait qu’elles visaient à sortir l’humanité de sa minorité pour enfin oser penser par elle-même. « Sapere aude »« ose savoir », écrivait-il déjà en 1784.

On peut comprendre que le préfet ait cherché à éviter une panique. Mais minorer les risques et les incertitudes amènent à limiter la réponse publique. Comme le rappelait récemment devant la commission d’enquête sénatoriale Arnaud Brennetot, professeur à l’université de Rouen Normandie, l’information des populations sur les mesures de protections, la liste des communes concernées par les mesures d’urgence, les mesures de prévention dans les écoles ou les établissements sportifs… ont toutes été minorées. Ce qui a pour conséquence d’exposer les populations à un risque qui aurait pu être évité.

Même si le courage et l’efficacité des services d’urgence ont réussi à éviter le pire, il ne reste pas moins que presque 10 000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée – soit l’équivalent d’une marée noire au cœur de la ville. Quelles seront les conséquences pour la population ? Plus d’un mois après l’incendie, la quasi-totalité des questions que l’on se posait au lendemain de l’incendie restent sans réponse. Pour ne prendre que ces deux exemples, on ne connaît toujours ni la nature chimique exacte des produits qui ont brûlé ni l’origine exacte de l’incendie.

Pourtant, dans la succession presque quotidienne de ses annonces, la préfecture répète son message lénifiant sur l’absence de risque. L’effet est contre-productif : chaque fois, cela décrédibilise la déclaration précédente, qui s’appuyait donc sur des éléments plus partiels, et donc plus incertains. Aujourd’hui, la seule chose qui est certaine, c’est que les autorités ne disposent pas des éléments qui permettent d’affirmer qu’il n’y a aucun risque. Dans ce contexte compliqué, s’appuyer sur des institutions scientifiques ne change rien. Pire, quand on les associe trop fortement à la communication officielle, la distinction entre parole politique et parole scientifique disparaît, et quand l’expert perd son indépendance, il perd sa crédibilité.

 

Pont écroulé en Haute-Garonne: on cherche un lampiste !

Pont écroulé en Haute-Garonne: on cherche un lampiste !

 

L’enquête n’a même pas commencé que les autorités  publiques s’efforcent  déjà de désigner un lampiste comme à chaque fois lors des grandes catastrophes. Le préfet ou  la justice joue ainsi un rôle de protection vis-à-vis de l’État et du gouvernement. On l’a vu dans les dernières catastrophes notamment à Rouen, les représentants de l’État s’empressent de dégager la responsabilité qui pourrait gêner les décideurs. Ainsi le procureur de la république s’est-il dépêché de déclarer que la cause apparente de l’écroulement du de Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne) est due au camion. Un  l’effondrement qui a fait deux morts, une adolescente et le chauffeur du poids-lourd, a déclaré mardi le procureur de la République de Toulouse. Évidemment il n’en sait strictement rien, on le sera peut-être dans quelques mois où jamais ( comme souvent dans les accidents d’avions par exemple). Il est quand même difficile de comprendre que le pont autorisé à la circulation des poids-lourds a cédé sous  le poids de 50 t d’un camion comme s’il n’existait pas de très larges marges de sécurité. Quand le  poids est limité à 19 t, le pont ne s’écroule pas à 20 t et même à 50 t. Cela d’autant plus que quand plusieurs véhicules peuvent emprunter en même temps le pont. La vérité c’est qu’il y a aujourd’hui de grandes insuffisances quant à la surveillance des ouvrages d’art, que les méthodes d’investigation ne sont pas forcément adaptées aux infrastructures anciennes et que d’une manière générale la France se caractérise par un  laisser-aller global en matière d’entretien de ces équipements de transport. Faut-il signaler qu’en un an, la France a dégringolé du septième rang mondial au 18e. Il est clair que dans cette affaire, comme dans la plupart du même genre qui met en cause l’État ou des grandes entreprises très stratégiques, on va essayer de faire porter le chapeau à une petite entreprise et même au chauffeur du camion qui est décédé. Ce qu’on a fait à propos du terrible accident entre Rio et Paris en 2009.Le 4 octobre 2009, le syndicat des pilotes d’Air France (Spaf) affirmait pourtant  que les sondes Pitot ont joué un rôle essentiel dans le crash du vol AF447. Son président, Gérard Arnoux affirma que l’accident aurait « sans doute pu être évité » si les capteurs avaient été changés plus tôt. Le syndicat des pilotes fait remarquer en 2015 que Thales, dès 2006, avait écrit que « la vitesse, l’incidence et l’altitude sont des paramètres vitaux pour la sécurité des vols » et que « la perte de ces paramètres pouvait être la cause de crash d’avions, particulièrement en cas de givrage des sondes » . Notons que les sondes Pitôt ont ensuite été changées sur la plupart des appareils !

Le problème c’est que nombre de ponts anciens suspendus ne sont plus aptes à la circulation des poids-lourds et que le pont particulier de Mirepoix aurait sans doute dû être réservé à la seule circulation des automobiles. Il est vraisemblable que ce type de mesure sera pris dans les mois à venir. Ce qui n’empêchera pas de faire porter le chapeau au conducteur  du camion mort lors de l’écroulement du pont.

 

Pont effondré en Haute-Garonne: on cherche un lampiste, comme d’habitude

Pont effondré en Haute-Garonne: on cherche un lampiste, comme d’habitude

 

L’enquête n’a même pas commencé que les autorités  publiques s’efforcent  déjà de désigner un lampiste comme à chaque fois lors des grandes catastrophes. Le préfet ou  la justice joue ainsi un rôle de protection vis-à-vis de l’État et du gouvernement. On l’a vu dans les dernières catastrophes notamment à Rouen, les représentants de l’État s’empressent de dégager la responsabilité qui pourrait gêner les décideurs. Ainsi le procureur de la république s’est-il dépêché de déclarer que la cause apparente de l’écroulement du de Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne) est due au camion. Un  l’effondrement qui a fait deux morts, une adolescente et le chauffeur du poids-lourd, a déclaré mardi le procureur de la République de Toulouse. Évidemment il n’en sait strictement rien, on le sera peut-être dans quelques mois où jamais ( comme souvent dans les accidents d’avions par exemple). Il est quand même difficile de comprendre que le pont autorisé à la circulation des poids-lourds a cédé sous  le poids de 50 t d’un camion comme s’il n’existait pas de très larges marges de sécurité. Quand le  poids est limité à 19 t, le pont ne s’écroule pas à 20 t et même à 50 t. Cela d’autant plus que quand plusieurs véhicules peuvent emprunter en même temps le pont. La vérité c’est qu’il y a aujourd’hui de grandes insuffisances quant à la surveillance des ouvrages d’art, que les méthodes d’investigation ne sont pas forcément adaptées aux infrastructures anciennes et que d’une manière générale la France se caractérise par un  laisser-aller global en matière d’entretien de ces équipements de transport. Faut-il signaler qu’en un an, la France a dégringolé du septième rang mondial au 18e. Il est clair que dans cette affaire, comme dans la plupart du même genre qui met en cause l’État ou des grandes entreprises très stratégiques, on va essayer de faire porter le chapeau à une petite entreprise et même au chauffeur du camion qui est décédé. Ce qu’on a fait à propos du terrible accident entre Rio et Paris en 2009.Le 4 octobre 2009, le syndicat des pilotes d’Air France (Spaf) affirmait pourtant  que les sondes Pitot ont joué un rôle essentiel dans le crash du vol AF447. Son président, Gérard Arnoux affirma que l’accident aurait « sans doute pu être évité » si les capteurs avaient été changés plus tôt. Le syndicat des pilotes fait remarquer en 2015 que Thales, dès 2006, avait écrit que « la vitesse, l’incidence et l’altitude sont des paramètres vitaux pour la sécurité des vols » et que « la perte de ces paramètres pouvait être la cause de crash d’avions, particulièrement en cas de givrage des sondes » . Notons que les sondes Pitôt ont ensuite été changées sur la plupart des appareils !

Le problème c’est que nombre de ponts anciens suspendus ne sont plus aptes à la circulation des poids-lourds et que le pont particulier de Mirepoix aurait sans doute dû être réservé à la seule circulation des automobiles. Il est vraisemblable que ce type de mesure sera pris dans les mois à venir. Ce qui n’empêchera pas de faire porter le chapeau au conducteur  du camion mort lors de l’écroulement du pont.

 

 

Lubrizol à Rouen: on sait pas grand chose !

Lubrizol à Rouen: on sait pas grand chose !

On sait surtout que  plus de 9 000 tonnes de produits ont brûlé pour le reste c’est le grand flou quant aux conséquences possibles à moyen et long terme .On ne sait même pas où a démarré l’incendie. . Le PDG de Lubrizol, Eric Schnur, a réaffirmé, mardi 22 octobre, que l’incendie s’était déclaré en dehors de l’usine.  »On a la conviction, la quasi-certitude que ça ne vient pas de chez nous ». Pour l’instant le procureur déclare lui qu’il n’en sait rien encore. Quant aux risques , c’est la grande interrogations. Pour le préfet, « tout était redevenu normal au bout de 3 jours « ! Pour le moins la communication de l’Etat a été particulièrement contradictoire. Une enquête parlementaire est en cours sur ces défaillances.

Frédéric Poitou, expert judiciaire en chimie et en pollution, évoquait récemment  les risques de toxicité après avoir examiné la liste des produits qui ont brulé à Rouen (Interview France info)

 

 

Faut-il s’inquiéter des produits qui ont brûlé dans l’usine de Lubrizol ?

 

Frédéric Poitou: Globalement, il y a des sources importantes de molécules carbonées et d’hydrocarbures, beaucoup de métaux et des acides inorganiques. Et avec la température qui s’était élevée lors de l’incendie et des explosions, ce sont les conditions requises pour former des dioxines. C’est un cocktail d’un ensemble de molécules et de constituants. Ce n’est pas la peine de chercher quelle est la toxicité de chacun puisqu’on trouve des produits inflammables, explosifs, auto-inflammables. Donc si on regarde les produits un par un, on n’a pas une vue synthétique. Globalement l’ensemble des stocks de produits qui étaient listés sont de 5 000 tonnes de produits qui en combustion génèrent des dioxines.

Pour vous, la nocivité de ces produits qui ont été mélangés et ont brûlé est évidente aujourd’hui ?

Ce serait très surprenant qu’il n’y ait pas de toxicité. Les dioxines sont formées dans les phénomènes d’incinération et on les retrouve à la sortie des incinérateurs. Comment voulez-vous qu’avec une telle source de produits chimiques et de métaux en combustion pendant plusieurs jours on n’ait pas de formation de produits toxiques. Je pense que cela va être vérifié lorsqu’on va analyser les suies, les suies de dépôts et les particules fines qui ont été émises. Maintenant, toutes les substances sont retombées puisqu’elles sont accrochées aux particules fines. Donc on peut aussi imaginer qu’à la date d’aujourd’hui, l’air prélevé n’est plus vraiment nocif, mais il est nocif par exposition à tout ce qui est retombé sur les sols de la banlieue rouennaise et dans les champs agricoles. Les dioxines ont une persistance longue, plus de 12 ans.

En tant qu’expert, que pensez-vous de la gestion de cette crise ?

Je pense que la communication préfectorale a franchement été désastreuse, à commencer par ce préfet qui disait : quand n’y a pas de traces il n’y a pas de risque. Ca n’est vraiment pas sérieux. Mais après, ce sont les stratégies du gouvernement. La communication est liée aussi aux circonstances, au site et au devoir de ne pas affoler les populations. Je connais bien Rouen, c’est une ville dont il n’est pas très facile de sortir s’il y a des alertes chimiques. Il y aurait eu des embouteillages terribles sur les ponts qui traversent la Seine. Moi je pense que le préfet était un petit peu léger.

La préfecture a aussi parlé de 160 fûts qui posaient problème, dont pouvaient émaner des vapeurs de mercaptan et d’hydrogène sulfuré. Comment peut-on détruire ces fûts ?

D’abord il peut y avoir une destruction chimique et puis une destruction par incinération. Mais ces fûts-là finalement sont ceux qui sentent très mauvais, mais ce ne sont pas nécessairement les plus toxiques en réalité. Ce sont ceux qu’on utilise pour parfumer, identifier les gaz qui eux sont inodores, on rajoute quelques doses de mercaptan pour qu’on les sente donc ça sent très mauvais. L’usine Lubrizol avait déjà été affectée par ce phénomène-là il y a quelques années, mais ce n’est pas le plus toxique.

Notons que sans doute pour rassurer, l ‘Etat va lancer une enquête un peu fourre-tout  auprès de la population qui s’est retrouvée sous la fumée de l’incendie. Son objectif est de  »mesurer les nuisances vécues par les personnes exposées, les symptômes ressentis, l’impact sur la qualité de vie, les relations sociales, familiales, professionnelles et puis les conséquences psychosociales et la santé perçue », a expliqué Anne Laporte, directrice des régions de l’agence Santé publique France, lors d’un comité de transparence sur l’incendie à Rouen. L’enquête concernera 215 communes.

On peut discuter du voile (Souâd Ayada)

On peut discuter du voile (Souâd Ayada) 

Ce qui n’est pas interdit doit néanmoins pouvoir être discuté, estime la présidente du Conseil supérieur des programmes, dans une tribune au « Monde » ( extraits).

« En France, tout est politique. La question du voile en est une excellente illustration : depuis trente ans, elle occupe de manière récurrente l’espace public et suscite des débats passionnés où les interlocuteurs ne dialoguent pas mais s’affrontent comme les tenants de camps adverses, où les opinions se crispent en un conflit dont la seule issue, hélas, est de s’intensifier. Nous avons atteint ces derniers jours un pic d’intensification du conflit qui nous fait perdre de vue la forme singulière qu’ont prise la question et la teneur des propos. Rappelons les faits et les mots.

Une affiche rend visible une réalité : les mères voilées peuvent accompagner les élèves lors des sorties scolaires. Cela suscite immédiatement deux débats qui, bien que distincts en droit, se voient de fait étroitement liés, l’un sur la laïcité, l’autre sur l’islam en France. La loi n’interdit pas à des femmes voilées de participer à des activités ayant un caractère scolaire, pourvu qu’elles se tiennent hors de l’espace scolaire entendu comme un espace physique. Une telle proposition ne peut masquer une certaine confusion ni étouffer les interrogations : peut-on accepter sans examen que les sorties scolaires se soustraient absolument à ce qui régit le cadre scolaire ? Celui-ci se réduit-il à un espace physique que nous pourrions délimiter strictement ? Tout ce que la loi n’interdit pas est-il permis sans limite et inaccessible à la discussion ? Ne pas entendre ces questions, c’est refouler l’embarras profond qu’a suscité l’affiche, c’est refuser de délibérer sur ce que l’on entend par « espace scolaire », c’est réduire la laïcité à la production de lois, et risquer de manquer sa signification.

Un des traits de notre époque, et qui témoigne de son extrême brutalité, est d’avoir congédié cet ordre du discours où, détaché de ce que prescrivent la norme et le droit, de ce qu’autorise ou interdit la loi, l’on envisage ce qui est préférable et ce qui est souhaitable, où l’on formule des propositions qui, habitées par des valeurs et des principes, relèvent de l’examen des mœurs sans pour autant se confondre avec un discours moralisateur. Nos contemporains répugnent, en effet, à cet usage de la parole qui discute et délibère sur ce qui serait le meilleur pour notre société, dans une perspective qui met en jeu la politique, mais en un sens qui ne soit pas le clivage entre des amis et des ennemis. »

Lubrizol: finalement on ne sait rien !

Lubrizol: finalement on ne sait rien !

Alors que le patron de l’usine Le PDG de l’usine, Eric Schnur, avait  déclaré précipitamment et bien imprudemment que le feu à l’origine du sinistre venait de l’extérieur de l’usine, il ressort de l’enquête de justice menée jusqu’ici que personne n’est en capacité de localiser l’origine, ni d’ailleurs d’évaluer les conséquences en termes d’émissions polluantes. Il est possible que l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen ait provoqué l’émission de dioxines, des polluants organiques toxiques persistant dans l’environnement, avait  déclaré le directeur général de l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques).“Les valeurs qui ont été mesurées en matière de dioxines sous le panache (de fumée) sont soit inférieures soit supérieures” aux valeurs dites de “bruit de fond” déjà présentes dans l’environnement, a précisé Raymond Cointe lors d’une conférence de presse. Ces valeurs, mesurées sur six points d’analyse, sont comprises entre 0,04 et 0,20 nanogrammes d’équivalent dioxine par mètre carré, a-t-il indiqué.“Des résultats complémentaires sont nécessaires pour préciser et vérifier ces données sachant qu’en matière de dioxine, la source principale et potentielle de contamination est par ingestion”, avait -t-il déclaré.

En fait les  analyses sont contrastées. L’organisme Atmo Normandie a présenté des résultats d’analyse de l’air, après l’incendie de l’usine Lubrizol. Selon France Bleu Seine-Maritime, ces résultats sont rassurants concernant certains polluants, comme le dioxyde d’azote, les particules ou le monoxyde de carbone.   Les analyses révèlent en revanche un taux « relativement élevé » de dioxines dans l’air, sur le capteur installé dans la commune de Préaux: « 12,66 picogrammes par mètres cubes d’air, pour une valeur repère régionale médiane de 3,40″, soit quatre fois plus que la normale, précise la radio.

Ces résultats appellent des « examens complémentaires », affirme Jean-François Gehanno, professeur au CHU de Rouen. « Notre échantillon ne permet pas de répondre à la question du danger à long terme », abonde Véronique Delmas, la directrice d’Atmo Normandie. « Il va permettre aux spécialistes de répondre à cette question, mais il va falloir analyser bien plus d’échantillons. »

 

 

Pour le départ de  l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen, survenu il y a près d’un mois, les enquêtes n’ont pas permis «de déterminer, à ce jour, la localisation précise du départ» du feu, a indiqué jeudi le procureur de la République de Paris dans un communiqué.

«De nombreux examens techniques, auditions, constatations et transports sur les lieux ont déjà été réalisés», a rappelé le procureur. Le pôle santé publique du parquet de Paris s’est saisi le 1er octobre de l’enquête menée jusqu’alors par le parquet de Rouen. Le procureur a par ailleurs indiqué que le parquet s’était saisi d’un rapport d’inspection de la direction régionale de l’environnement «faisant état de la commission de plusieurs infractions par la société Normandie Logistique», voisine de la société Lubrizol à Rouen.

Mercredi, le directeur régional de l’environnement, Patrick Berg, avait évoqué ce rapport d’inspection devant la mission d’information de l’Assemblée nationale sur cette catastrophe, sans toutefois préciser la nature des infractions pénales commises. «Ce procès-verbal vise huit contraventions de cinquième classe, dont six susceptibles d’avoir été commises antérieurement à l’incendie et deux pouvant avoir été commises postérieurement», a détaillé pour sa part le procureur de Paris. «Il vise également le délit d’exploitation non conforme par une personne morale d’installation classée ayant porté une atteinte grave à la santé, la sécurité ou dégradé substantiellement la faune, la flore, la qualité de l’air, du sol ou de l’eau».

Mercredi, Patrick Berg avait reproché à Normandie Logistique «une défaillance administrative». «Ils sont juridiquement une installation classée ICPE soumise à enregistrement sauf que à défaut de s’être manifesté après une modification des textes en 2010, ils sont restés connus chez nous comme ICPE soumise à déclaration», un niveau inférieur de classement, avait-il précisé.

 

Sécurité routière : on ne sait rien mais on continue

Sécurité routière : on ne sait rien mais on continue

 

 

Dans son bilan 2018, le pseudo observatoire de la sécurité routière constate, avance des chiffres mais est bien incapable comme d’habitude de faire une analyse scientifique de l’évolution de l’accidentologie. Du coup, on fait porter le chapeau aux gilets jaunes pour l’augmentation des délits de vitesse. D’abord du fait de la mise hors service des radars ensuite parce que les forces de l’ordre étaient occupés à autre chose que le contrôle routier.

La baisse du nombre d’infractions routières constatées par le biais des radars et par les forces de l’ordre est spectaculaire. 19,7 millions d’infractions ont été relevées l’an passé contre 24 millions en 2017, soit une chute de 18%. Tel est le bilan communiqué ce mercredi par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Selon la sécurité routière, il s’agit d’une baisse «mécanique» qui, dit-elle, dans son communiqué «s’explique principalement par la dégradation massive subie par les radars à la fin de l’année 2018Ces appareils de contrôle ont été pris pour cible après que le 80 km/h a remplacé le 90km/h sur une partie du réseau secondaire le 1er juillet 2018. Ces actes de vandalisme se sont poursuivis avec le mouvement des «gilets jaunes», qui a débuté le 17 novembre 2018.

Avec des centaines de radars hors service, le nombre d’automobilistes flashés a donc diminué. Ainsi, 13,6 millions d’infractions à la vitesse ont été constatées en 2018 par le contrôle automatisé contre 16,6 millions en 2017, soit une baisse de 17,6 %. Mais hors d’état de produire des messages d’infractions, ces radars vandalisés auraient  continué (combien étaient encore en état ?). à enregistrer les vitesses des véhicules. Et celles-ci ont décollé. Le nombre d’excès de vitesse a été multiplié par quatre dans ces zones.

D’une manière générale, la sécurité routière alerte sur la persistance d’une dégradation générale des comportements au volant. Pour preuve les délits routiers, qui constituent les infractions les plus graves, sont en augmentation de 5,9 % en 2018 (629 601 délits). «Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il s’agit de la quatrième année consécutive de hausse», indique-t-on. Au palmarès de ces hausses, on trouve les refus d’obtempérer et les entraves à la circulation. Ces infractions font un bond de 36,3 % (38 087 infractions relevées l’an passé). En réalité, qu’entend-on par entrave à la circulation ? Des interdictions de stationner ? On est loin de la priorité de la sécurité routière.

La conduite de véhicule après l’usage de stupéfiants est elle intéressante, elle  augmente aussi de 29 % (63 369 infractions relevées en 2018, soit 10,1 % de l’ensemble des délits). Cette hausse est toutefois liée à un plus grand nombre des contrôles, grâce à la généralisation depuis 3 ans d’une nouvelle méthode de dépistage plus facile d’usage. Quant aux délits de fuite après un accident, ces derniers augmentent de +1,3 %. En augmentation constante depuis 2012, ces délits s’élèvent à 174 422 en 2018.

Ce bilan indique par ailleurs que 14,9 millions de points ont été retirés en 2018 (-1,9 %). Ces retraits se partagent notamment entre les excès de vitesse (9 909 451 points retirés, soit -6 %) et les franchissements de feux rouges (1 417 064 points, soit +4,1 %). Des automobilistes ont également perdu des points pour un téléphone tenu en main (1 046 176 points, soit +11,1 %) et là c’est vraiment tant mieux !

Macron reprend son on one man show en province

Grand débat retraites : Macron reprend son on one man show en province

 

Devant le relatif succès médiatique  du grand débat où Macron a pu mobiliser sur sa personne les chaines télévisées notamment d’information  continue pendant des heures et des heures, le chef d’État reprend sa tournée de one-man-show. Une sorte de stand-up où Macron peut  faire valoir toutes ces capacités de diarrhée verbale en parlant de tout et de n’importe quoi. Il y aura bien sûr comme d’habitude un public sérieusement sélectionné qui servira d’alibi et auquel on fournira les questions. Le monarque républicain va se produire dans toute la France a raison d’au moins une séance par semaine en sachant que la concertation sur les retraites durera presque un an !  Emmanuel Macron va donc re lancer une autre consultation nationale sur le même format, la semaine prochaine. Comme l’a révélé L’Express , le chef de l’État se rendra à Rodez (Aveyron), le jeudi 26 septembre, pour discuter de l’ambitieuse réforme du système de retraites qu’il entend porter. Au total, cette concertation devrait durer un peu moins d’un an.

Le président de la République entend toutefois s’impliquer personnellement pour aller convaincre du bien-fondé de sa mesure. Pour l’heure, seules deux certitudes sont arrêtées: la suppression des régimes spéciaux, et la bascule sur un système de cotisation à points.

Les autres modalités de la réforme restent floues à ce stade, et pourraient être adaptées – ou simplement ajustées- en fonction de ce qui ressortira des échanges de l’exécutif avec les Français. La vérité c’est que Macon est déjà entré en campagne électorale et que la réforme des retraites qui ne s’appliquera sans doute qu’à partir de 2025 lui fournit un alibi pour une nouvelle tournée électorale.

 

«On cherche un économiste» (Alain Minc)

«On cherche un économiste» (Alain Minc)

 

Alain Minc , essayiste et conseiller des princes (‘ il  favorisé l’élection de Macron) cherche un homme (comme Diogène), un économiste moderne pour remplacer les grands anciens comme Friedman ou Keynes. Il n’a peut-être pas tort tellement la situation économique et financière est aujourd’hui complexe. Il n’est pas difficile de rendre hommage à Alain Minc  sur certaines interrogations puisque ce dernier aura tout dit et son contraire. Derrière son interrogation sur la remise en cause des théories économiques appliquées au contexte actuel se dissimule en fait l’idée  que les dérèglements actuels pourraient constituer à l’avenir la normalité. Comme par exemple le pseudo plein-emploi assuré surtout avec la précarité et les petits salaires, l’absence d’inflation avec le plein-emploi en oubliant de préciser que c’est le fruit des disparités des conditions de production sociale, sanitaire, fiscal et environnemental au plan mondial ;, comme le déficit budgétaire financé par les banques centrales en oubliant qu’on reporte à plus tard inflation et poids de la dette. Il est vrai qu’en dépit de la crise les profits n’ont jamais été aussi importants surtout en France ou encore 50 milliards de dividendes ont été distribués au cours d’un seul trimestre. Dès lors  pourquoi changer les tendances et imaginer une régulation plus juste et plus respectueuse socialement et environnementalement.  –«  Nous avons cru en des lois économiques qui se trouvent aujourd’hui invalidées par les faits. » Une affirmation de Minc  un peu rapide car la validation scientifique des faits doit prendre une période suffisamment longue et notamment la perspective d’une croissance zéro voire d’une récession en 2021. Aussi avons-nous besoin de grands penseurs à la hauteur de ces bouleversements, alerte l’essayiste.

Nous avons depuis cinquante ans été formés à respecter des tables de la loi économiques peu nombreuses mais très strictes: le plein-emploi crée l’inflation et celle-ci pousse les taux d’intérêt à la hausse. Le financement de l’État par une banque centrale est un anathème car facteur d’inflation. La création monétaire doit demeurer dans des limites raisonnables sous peine, là aussi, de nourrir l’inflation. Et enfin, plus globalement, une révolution technologique engendre des progrès de productivité qui constituent le meilleur adjuvant de la croissance. Les dix dernières années viennent de nous démontrer que ces principes fondateurs n’ont plus lieu d’être et nous sommes, dès lors, désemparés car privés de boussole macroéconomique. Nombre de pays occidentaux vivent, depuis quatre ou cinq ans, en plein-emploi – États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne en particulier.  L’avantage de Minc  que c’est que dans un an ou deux, il pourra dire exactement le contraire avec la même conviction pour  que la réalité soit conforme à ses propos.

 

Aurore Bergé, « on a été élus pas les Français » !

Aurore Bergé, « on a été élus pas les Français » !

En réponse à la vague de contestation concernant la politique économique du gouvernement et en particulier les accords commerciaux CETA  et Mercosur, la députée Aurore Bergé s’indigne. Pour l’instant on n’a pas constaté de violence physique mais il est vrai que plusieurs permanences des députés de la majorité ont été murées. Aurore Bergé conteste ces actions en ressortant l’argumentation de la légitimité juridique de ces élus. Une légitimité qui ne peut être contestée mais il faut bien convenir que pour ces élections parlementaires une chèvre aurait été élu. Cela relativise donc le concept de légitimité juridique « Nous ne sommes pas entrés par effraction, nous avons été choisis par les Français », a également expliqué l’élue. Il y a aussi de la part de la jeune élue une forme d’hystérie dation de la problématique, un peu d’ailleurs comme procède Macon. L’intéressé indique en effet que des députés auraient été victimes de tirs à l’arme réelle en pleine rue ! Un peu la même dialectique que celle qui a été utilisée pour discréditer le mouvement des gilets jaunes. Point en plus Aurore Bergé indique qu’elle a elle-même été témoin de ces attaques par arme. De toute violence la jeune députée perd son sang-froid et déraille y compris en contestant le droit à la presse de diffuser la liste des députés qui ont voté en faveur du CETA.

Pour Aurore Bergé, « on cherche à générer un sentiment de peur parmi les parlementaires », soulignant que ces violences étaient inacceptables.  Par la suite, l’élue n’a pas hésité à pointer du doigt une partie violente des manifestants gilets jaunes, mobilisés depuis novembre dernier.

« Je ne sais pas si ce mouvement violent et radical dans ses méthodes est encore un mouvement social. J’ai vu mes collègues subir des attaques, des voitures personnelles brûlées, des tirs à l’arme réelle en pleine rue, et des enfants assistent à ça. C’est dangereux pour la démocratie », analyse-t-elle.

Pendant deux ans, des parlementaires laissent croire cela et donnent des arguments, ils chauffent à blanc. Je considère qu’à partir du moment où il se passe cela contre les parlementaires, journalistes ou magistrats, il y a une responsabilité, c’est mauvais pour tout le monde. »

Également pointé du doigt, un blog de Mediapart qui reprenant une liste complète des députés qui ont voté en faveur du CETA, publiant les adresses des permanences et qui selon elle incitait à la violence.

« Rien ne légitime la violence, on a le droit de débattre mais pas de contraindre par la force. Nous avons été élus et avons travaillé sur le Ceta et nous avons le droit d’avoir des divergences en démocratie. Nous ne sommes pas entré par effraction, nous avons été choisis par les Français». En tout cas pas choisi pour faire cette politique politique la !

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