Archive pour le Tag 'danger'

5 G : danger pour la santé ?

5 G : danger pour la santé ?

Des  articles intéressant de scienceetavenir et du Cerfi font  le point sur la question. (Extraits)

 

« La 5G doit arriver en France début 2020 et permettre de nouveaux usages dans bien des domaines. Médias, santé, transports, entre autres, profiteront des débits jusqu’à 10 fois supérieurs à la 4G. Mais beaucoup de questions se posent quant au rayonnement magnétique que cette nouvelle technologie devrait entraîner.

Un champ magnétique apparaît lorsqu’un courant électrique circule. Son intensité varie selon la consommation d’électricité. Il existe des champs électromagnétiques partout autour de nous. Certains naissent de façon naturelle, comme lors d’un orage. D’autres sont le fruit de l’activité humaine. C’est par exemple grâce au champ électromagnétique que l’on peut observer des fractures avec les rayons X à l’hôpital.

Pour le mesurer, il faut observer sa fréquence ou sa longueur d’ondes. « On peut se représenter le rayonnement électromagnétique comme une série d’ondes très régulières qui progressent à une vitesse extrêmement élevée et plus précisément à la vitesse de la lumière. La fréquence traduit simplement le nombre d’oscillations ou de cycles par seconde, tandis que la longueur d’onde est égale à la distance entre un point d’une onde et son homologue sur l’onde suivante. Fréquence et longueur d’onde sont donc totalement indissociables : plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte« , explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’intensité d’un champ électrique se mesure en volts par mètre ( V/m) et l’intensité d’un champ magnétique se mesure en ampères par mètre (A/m) ou encore en microteslas (μT). (Sciencesetavenir

Le dangers potentiels de la 5G (CERFI extraits)  

 

La 5G représente donc la cinquième génération de standards pour la téléphonie mobile, et promet la transmission de données par seconde de l’ordre du gigabit et l’entrée définitive dans le monde de l’IoT (Internet of Things, Internet des Objets). Plus de 80 pays s’activent déjà à mettre en place l’infrastructure pour la généraliser.

 

Depuis que l’humain est conscient d’être entouré d’ondes, la crainte des conséquences néfastes d’une surexposition existe. La généralisation de la téléphonie mobile au niveau mondial a augmenté la dimension de la crainte, tandis que le tsunami de Wi-Fi de l’ère du Web n’a fait que l’accroître encore et encore.

Le problème, c’est le manque de recul.

Les conséquences sur la santé ne seront peut-être effectives qu’après 5 ou 10 ans, voire plus tard au niveau d’une éventuelle réduction de l’espérance de vie.

Faut-il avoir une confiance aveugle dans les opérateurs de téléphonie mobile et dans les acteurs du Web, dont les intérêts sont avant tout commerciaux? Faut-il se réfugier sur une île déserte loin de tout réseau de télécommunications?

Il faut plutôt faire confiance aux régulateurs (entités gouvernementales) et avoir l’œil ouvert sur les recherches scientifiques en la matière.

 

Le Wi-Fi nuit-il gravement à la santé, comme le tabac? Rien n’est moins sûr en l’état des recherches actuelles. Mais rien n’est à exclure non plus…

Côté 5G, avec une transmission de données annoncée 100 fois plus rapide qu’avec la 4G actuelle, qui mise sur des fréquences de transmissions plus hautes (3-30 GHz), c’est peu dire que nous serons submergés de données, et donc d’ondes.

Le problème majeur vient de la portée plus courte de ces nouvelles ondes. Et qui dit portée plus courte, dit besoin accru d’antennes de transmission. Selon le reportage de Nouvo (RTS), qui cite l’OFCOM (Office fédéral de la communication), ce sont plusieurs milliers d’antennes qui vont devoir être rajoutées en Suisse à l’infrastructure actuelle pour permettre la mise en place de la 5G, dont bon nombre de petites antennes-relai.

Cette prolifération d’antennes a provoqué une levée de boucliers de la part de nombreux scientifiques.

Plus de 200 scientifiques et médecins ont d’ailleurs demandé un moratoire sur la 5G. Risques élevés de cancers, dommages génétiques et désordres neurologiques sont notamment mis en avant par ces savants.

L’association Robin des Toits considère même que nous allons tous devenir des rats de laboratoire, étant donné que l’impact de la 5G n’aura pas été mesuré et que celui-ci ne peut vraiment l’être qu’au bout de plusieurs années (mesure de l’augmentation des cancers dans un environnement 5G, par exemple).

Un danger de crise financière mondiale (Roland Pérez, Professeur des universités)

Un danger de  crise financière mondiale (Roland Pérez Professeur des universités)

Pour Roland Pérez Professeur des universités (e.r.), Montpellier une nouvelle crise financière mondiale est possible ((la Tribune)

« Chaque année, la traditionnelle coupure estivale s’accompagne de commentaires plus ou moins pertinents des observateurs économiques d’astreinte sur la situation prévisible à la rentrée de septembre et sur la conjoncture prévue pour le dernier trimestre de l’année. Pour cet exercice, qui relève parfois du marronnier, les analystes scrutent les signaux faibles qui pourraient constituer autant d’indices pour étayer leurs pronostics. Cette année 2019, ils n’auront pas besoin de procéder à une telle collecte de détails signifiants, tant les événements, faits et informations observables ces dernières semaines sont nombreux et suffisamment concordants pour permettre une analyse documentée.

Les plus nombreux sont liés au flux ininterrompu de tweets du président des États-Unis Donald Trump qui, de semaine en semaine, s’en prend à tout ce qui lui parait entraver son slogan « America first » ; après l’Iran, le Mexique, le Venezuela, l’Union européenne et tant d’autres pays, il s’en prend maintenant à nouveau à la Chine, pays vis-à-vis duquel il souhaite réduire le déficit commercial structurel, via le moyen classique des taxes à l’importation. Mais la Chine n’est pas le Venezuela et elle a commencé à riposter, d’une part en réduisant une partie de ses importations en provenance des États-Unis, d’autre part en laissant filer sa monnaie sur les marchés des changes.

Ces deux événements ont de quoi inquiéter, car ils expriment les prémisses d’une guerre commerciale, via les instruments classiques que constituent la tarification douanière et le taux de change. Si on sait comment un tel conflit commence, personne ne peut préjuger ni de son ampleur, ni de son issue. S’agissant d’une confrontation entre les deux géants de l’économie mondiale, on ne peut exclure un résultat perdant-perdant pour les deux parties, avec d’importants dommages collatéraux pour le reste du monde.

Climat préélectoral aux États-Unis

Dans ce même contexte, on doit situer les événements propres aux politiques monétaires à travers les comportements des banques centrales. Depuis une douzaine d’années – pour l’essentiel pour faire face à la crise financière mondiale de 2008 – ces banques centrales (Japon, puis États-Unis et UE) ont mis en œuvre des politiques financières dites « accommodantes », se traduisant par une baisse durable des taux directeurs – allant vers des taux proches de zéro, voire négatifs – et un rachat quasi sans limites des créances bancaires (« quantitative easing »).

La bonne santé de l’économie américaine ces dernières années avait permis aux responsables de la Réserve fédérale (Fed) de commencer à revenir à une situation plus classique, se traduisant par une remontée progressive des taux directeurs. C’était sans compter avec le comportement du président Trump réclamant une nouvelle baisse de ces taux.

Cette confrontation interne s’est traduite, à ce jour, par une mini baisse (un quart de point) du principal taux, concession de l’actuel responsable de la Fed accompagnée, par ailleurs, d’une mise en garde solennelle des quatre anciens responsables exprimant leur inquiétude sur l’indépendance de cette banque centrale par rapport au pouvoir politique. Nul ne peut, à ce jour, prédire comment les positions des uns et des autres vont se traduire concrètement dans les prochains mois, surtout dans le climat préélectoral dans lequel est entré le pays concerné.

Les marchés financiers, qui exècrent ce type d’incertitudes, ont commencé à s’affoler. Les principaux indices ont perdu en quelques séances d’août une partie substantielle des gains obtenus depuis le début de la présente année. Celle-ci se situant elle-même dans une série haussière quasi ininterrompue depuis la crise financière de 2008, la véritable question que se posent les analystes est de savoir si ces récents soubresauts expriment le début d’un retournement durable d’un cycle haussier des marchés financiers ou un accident lié aux incertitudes actuelles relatives aux politiques publiques.

Trésoreries pléthoriques

Pour tenter d’y répondre sans a priori, il convient d’examiner la situation actuelle des sociétés cotées sur ces marchés. Plusieurs observations s’imposent :

  • Tout d’abord, la plupart de ces grandes firmes cotées ont largement bénéficié des politiques monétaires accommodantes leur assurant des financements (crédits bancaires ou obligations) quasiment sans restriction et à un coût très faible, diminuant leur coût moyen du capital et modifiant leurs structures de financement.
  • Pour autant, les investissements productifs effectués ces dernières années par les grandes firmes concernées n’ont pas été exceptionnels, se situant dans la fourchette moyenne des années précédentes. De ce fait, maints entreprises et groupes disposent d’une trésorerie pléthorique en attente d’investissements.
  • En revanche, on observe une montée significative des rachats d’actions de sociétés cotées par elles-mêmes, surtout aux États-Unis où ce type d’opération est moins contrôlé qu’autrefois ; ce qui se traduit par un soutien des cours boursiers et une accentuation de l’effet de levier, voire à un double effet de levier lorsque ces rachats d’actions ont été financés par le recours à un endettement supplémentaire.
  • Les facilités de financement, s’ajoutant aux largesses fiscales dispensées notamment par l’actuelle administration américaine, ont permis d’excellents résultats nets, boostant d’autant les cours en bourse.
  • Ces différents éléments se conjuguent et peuvent aboutir à un profil de grande société cotée, avec de bonnes performances comptables et boursières, et un bilan comprenant à la fois une trésorerie surabondante à l’actif et un endettement considérable au passif.

Cette situation, dont maintes firmes dans le monde se contenteraient, nous paraît préoccupante quant à la signification de ce type de situation, sa qualité intrinsèque et sa pérennité. Les performances comptables et a fortiori boursières ne sont pas directement liées au modèle économique suivi, mais aux opérations financières effectuées (recours à la dette, rachats d’actions, etc.) ; rien n’assure que ces effets favorables se retrouveront à l’avenir sauf à en prévoir le maintien, via les politiques monétaires (pour le coût de la dette) ou les manipulations du titre (pour les rachats d’actions).

Signes avant-coureurs d’une récession

Cette analyse sommaire, qu’il conviendrait évidemment d’affiner par types d’entreprises et secteurs d’activités, nous amène – s’il faut donner notre propre diagnostic – à considérer que l’économie américaine et ses marchés financiers sont bien à la fin d’un cycle haussier qui a commencé avec les mesures de sauvetage mises en œuvre après la crise de 2007-2008 pour permettre de faire face à cette crise majeure.

Des signaux à interpréter comme prémisses du retournement de la conjoncture économique mondiale et de sa traduction sur les marchés sont apparus d’une manière concordante :

  • Sur le plan de la conjoncture, si les indicateurs de l’activité économique américaine restent au vert, des inquiétudes se font jour, liées aux conséquences de la guerre commerciale entamée avec la Chine. Inquiétudes qui ont amené le président Trump, dans une volte-face dont il est coutumier, à différer de plusieurs mois les nouvelles mesures de taxation douanière qu’il avait annoncées, notamment pour protéger le consommateur inquiet d’une hausse des prix au moment de Noël… Dans le reste du monde, la situation économique est plus préoccupante, les indicateurs étant déjà dégradés (Allemagne) ou en voie de l’être (Royaume-Uni).
  • Au niveau des taux, on a assisté à « l’inversion des taux » entre les bons du trésor américain à court et long terme, signal que les analystes interprètent comme avant-coureur d’une récession.
  • Au niveau des marchés boursiers, à plusieurs reprises, sur les grandes places financières américaines, ce sont les entreprises elles-mêmes par leurs rachats d’actions qui ont constitué la contrepartie aux autres catégories d’agents (personnes, fonds d’investissement) qui étaient « net vendeurs ».

Les fonds d’investissement semblent conscients de cette situation préoccupante et, pour nombre d’entre eux, jouent l’attentisme, à l’image de l’emblématique fonds de Warren Buffett qui dispose de plus de 120 milliards de dollars de liquidités en attente d’investissement.

Ces différents effets se conjuguent, certains d’entre eux – comme cet attentisme des fonds d’investissement – étant à la fois une conséquence des autres éléments repérés et un facteur d’aggravation.

Les responsables des institutions en charge des politiques économiques et financières sont conscients de ce risque de retournement, mais ont peu de marges de manœuvre. Les banques centrales sont engluées dans leurs politiques d’assouplissement quantitatif et tarifaire qui, selon l’expression du consultant Jacques Ninet dans son essai de 2017, est un peu le « trou noir du capitalisme financier ». Le président Trump en est également conscient, mais fera tout pour qu’une nouvelle crise financière ne se déclenche pas avant les prochaines échéances politiques ou, si une telle crise survenait, pour en faire porter la responsabilité aux autres (La Fed, la Chine, etc.) et s’en exonérer.

La prochaine réunion du G7, prévue du 24 au 26 août à Biarritz, ne pourra éluder un échange, probablement « musclé » entre ces responsables. Le président de la République Emmanuel Macron qui accueillera ce sommet au nom de la France tentera certainement d’esquisser une solution qui permette aux partenaires concernés une solution acceptable a minima.

Il devrait pouvoir compter sur quelques membres du G7 et sur les nouvelles responsables nommées, avec son appui, à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), et du Fonds monétaire international (FMI). Ce n’est pas gagné, car dans le domaine financier plus que tout autre, une confiance partagée entre les acteurs en responsabilité pour mener un programme d’actions est essentielle à la réussite de ces actions.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Suréclairage de nuit : danger pour le vivant

Suréclairage  de nuit : danger pour le vivant

.L’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne (Anpcen) s’alarme de cette « pollution lumineuse Selon elle, en vingt ans, le nombre de points lumineux a bondi de près de 90% pour un total de 11 millions d’unités. Ce qui cause de nombreux troubles chez les oiseaux migrateurs, qui voyagent principalement de nuit et utilisent la lumière de la Lune et des étoiles pour s’orienter. Même problème pour les coléoptères.

Autre aspect inquiétant pour l’association: l’emploi de plus en plus fréquent de lampes à LED, plus puissantes que les ampoules classiques.

« Leur lumière est celle qui se diffuse le plus dans l’atmosphère et les longueurs d’onde bleues sont celles qui ont un impact négatif sur le plus grand nombre d’espèces animales », regrette Anne-Marie Ducroux, la présidente de l’Anpcen. Dune manière générale, recours au LED présente un danger pour le vivant.  . Moins consommatrice d’électricité, cette nouvelle technologie émet une lumière bleue plus nocive pour la biodiversité que les précédentes. « Avec des effets phototoxiques confirmés par des expertises scientifiques », alerte l’APCEN sur la foi d’une  récente étude de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) .

 

Linky, Eolienne, 5G : danger des ondes

Linky, Eolienne, 5G : danger des ondes

Le tribunal de Tours vient de donner raison à des usagers hypersensibles aux ondes électromagnétiques des compteurs Linky, des ondes émises par d’autres installations en particulier les éolienne ou la 5G.  Des champs électromagnétiques existent naturellement partout dans la nature, sous l’influence d’orages, ou du champ magnétique terrestre notamment. D’autres naissent de l’activité humaine : que ce soit au niveau des appareils électriques, ou du fait des ondes utilisées pour la transmission d’informations. C’est la longueur d’onde du rayonnement qui détermine son impact sur l’organisme. Plus l’onde est courte, plus elle véhicule d’énergie. Certaines ondes électromagnétiques véhiculent tellement d’énergie qu’elles sont capables de briser les liaisons intra- et inter-moléculaires. Ce sont les rayons dits « ionisants », tels que les rayons X, les rayons gamma émis par les substances radioactives, ou encore les rayons cosmiques.

L’OMS est formelle : « Les champs électromagnétiques d’origine humaine qui résultent, pour une part importante, de l’activité industrielle (électricité, hyperfréquences et radiofréquences) engendrent des rayonnements qui correspondent à la région du spectre électromagnétique où la fréquence est relativement basse, c’est-à-dire du côté des grandes longueurs d’onde et les quanta d’énergie qu’ils transportent sont incapables de provoquer la rupture des liaisons chimiques. »

 

L’OMS ajoute toutefois que les champs de radiofréquence produits par les antennes de TV, de radio, de radar, les portables et les fours à micro-ondes  etc « donnent naissance, dans l’organisme, à des courants induits, qui, si leur intensité est suffisante, sont capables de produire toute un gamme d’effets, tels qu’hyperthermie ou choc électrique, en fonction de leur amplitude et de leur fréquence. » 

L’exposition aux champs électromagnétiques a considérablement augmenté du fait de l’évolution de nos modes de vie. La question se pose de savoir si l’exposition prolongée à des ondes, même à des fréquences relativement faibles, n’induit pas des changements biologiques préjudiciables.

Une étude parue le 9 mars 2015 de l’Université Jacobs de Brême  aurait démontré  toutefois que les ondes électromagnétiques favoriseraient la croissance de tumeurs existantes chez les souris.

Des chercheurs de l’Institut Fraunhofer pour la toxicologie et la médecine expérimentale (ITEM, Basse-Saxe) avaient déjà mené en 2010 une étude sur la possible influence des champs de radiofréquences dites « Universal Mobile Telecommunications System » (UMTS), émis par les pylônes de téléphonie mobile sur le développement des tumeurs. Cette étude avait montré qu’une exposition prolongée aux champs UMTS stimulait la croissance des cellules cancéreuses.

L’étude de l’Université de Brême confirme donc ce résultat. L’analyse montre que le taux de tumeurs, causées par des substances cancérigènes injectées aux souris, est nettement plus élevé lorsque les souris sont exposées toute leur vie à des champs électromagnétiques. L’étude montre ainsi que les champs électromagnétiques générés par la téléphonie mobile renforcent le développement de tumeurs déjà existantes.  Le problème, comme d’habitude c’est que les études ne sont pas menées sur des périodes suffisamment longues pour mesurer réellement les effets et que surtout les personnes électrosensibles en cessent d’augmenter et les risques avec.

 

 

 

 

Pollution de l’air: le danger des particules ultra fines

Pollution de l’air: le danger des  particules ultra fines

Les conséquences sanitaires de l’exposition aux particules fines sont déjà connues. Selon l’agence Santé publique France, elle entraîne chaque année 48.000 morts prématurées dans le pays. Mais il existe aussi des particules ultra fines qui ont des effets au niveau respiratoire ou cardiovasculaire: elles vont dans l’arbre respiratoire, jusqu’aux alvéoles et elles rejoignent la circulation sanguine.  L’agence Anses recommande par conséquent de « cibler en priorité, dans les politiques publiques concernant l’air, trois indicateurs particulaires non réglementés: les particules ultra fines, le carbone suie et le carbone organique, en complément des indicateurs de particules PM2,5 et PM10 (les particules fines) actuellement en vigueur ».L’Anses recommande aussi de mieux documenter les effets d’autres sources de pollution que sont l’agriculture, le transport maritime et l’activité portuaire. L’Agence a aussi développé différents scénarios concernant la composition du parc de véhicules et son évolution à 2025. Les évolutions technologiques, comme les filtres à particules sur les véhicules diesel, « permettent une diminution des émissions de particules mais sont insuffisantes pour améliorer durablement la qualité de l’air d’après Anses

« 

La cryptomonnaie Facebook : danger «(Le Maire)

La cryptomonnaie Facebook : danger  «(Le Maire)

Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a parfaitement raison d’attirer l’attention sur le danger que représente le projet de Facebook de créer sa propre crypto monnaie. Une manière de renforcer encore la dépendance des utilisateurs de cette plate-forme, de multiplier les connexions, de tirer avantage des informations personnelles, de les vendre sans parler des revenus tirés de la publicité.  le projet est d’autant plus dangereux que le profil dominant des praticiens de cette plate-forme est plus proche de celui du beauf que d’expert financier. Bref l’opération pourrait hypothéquer encore un peu plus la liberté de penser et d’agir avec les risques évidemment liés à la spéculation (et autres hold-ups) sur les crypto monnaies

 

Le projet de Facebook de créer sa propre cryptomonnaie «Ça ne peut pas et ça ne doit pas devenir une monnaie souveraine, avec tous les attributs d’une monnaie, c’est-à-dire la capacité à émettre un titre souverain» et à servir de «réserve», a-t-il poursuivi. «L’attribut de la souveraineté des Etats doit rester aux mains des Etats, et pas des entreprises privées, qui répondent à des intérêts privés», a insisté le ministre.

Facebook doit révéler ce mardi les détails d’un projet qui devrait signer l’entrée du géant américain dans l’univers des cryptomonnaies, un événement susceptible de révolutionner l’écosystème actuel des devises virtuelles.

Adossée à un panier de monnaies, cette cryptomonnaie – qui pourrait s’appeler «Libra» – pourrait transiter à partir d’applications détenues par Facebook, notamment Messenger et Whatsapp, qui regroupent plus de deux milliards d’utilisateurs. D’après la BBC, cet instrument de transaction serait lancé au premier trimestre 2020, d’abord dans une douzaine de pays. Selon le Wall Street Journal, plusieurs entreprises comme Visa, Mastercard, PayPal et Uber ont déjà rejoint le consortium créé par Facebook.  «Cet instrument de transaction ne puisse pas être détourné, par exemple pour du financement du terrorisme ou d’activités illicites», a prévenu mardi Bruno Le Maire.

«Cet instrument de transaction va permettre à Facebook d’accumuler à nouveau des millions et des millions de données. Ça me renforce dans ma conviction de réguler les géants du numérique, de s’assurer qu’ils ne se trouvent pas dans une situation monopolistique», a-t-il conclu.

 

« Le danger du pouvoir des machines ou de la machinerie du pouvoir »

« Le danger du  pouvoir des machines ou de la machinerie du pouvoir »

Deux linguistes, Magali Guaresi et Damon Mayaffre, s’interroge sur la faisabilité d’une synthèse du grand débat. Dans une tribune au « Monde ».

«  La masse de discours et de textes que produit le grand débat interdit, à court et moyen terme, son traitement par l’humain. Dès lors, peut-on faire confiance à la machine ?

Le simple survol des millions de contributions sur le site Internet de l’Elysée, sur les blogs ou les forums spécialisés, la simple lecture des milliers de cahiers de doléances consignés dans les mairies ou des comptes rendus de réunions remontés dans les préfectures sont matériellement impossibles pour l’homme, même pour une armée d’énarques que l’exécutif pourrait diligenter en vue d’une synthèse dont la légitimité serait aussitôt remise en cause. Dès lors, faut-il pour trancher le débat recourir à la statistique des logiciels de logométrie (mesure du discours) ou aux algorithmes du deep learning (intelligence artificielle) ?

La communauté scientifique – linguistes et informaticiens – a depuis longtemps mis au point des méthodes de traitement automatique ou semi-automatique des textes, dont la validité n’est pas contestée, notamment dans le domaine de l’analyse du discours politique ou de la littérature. Par exemple, à Nice-Sophia-Antipolis, l’université et le CNRS produisent le logiciel Hyperbase qui a servi à décrypter en 2017 le flux des discours électoraux de Macron, de Le Pen, de Mélenchon ou de Fillon, ou a récemment servi à arbitrer la polémique Molière/Corneille, Ajar/Gary ou Vian/Sullivan.

Linguistique informatique

Des techniques robustes existent donc aujourd’hui pour l’extraction d’informations des big data textuelles, pour l’attribution assistée d’auteur de manuscrits anonymes, pour la classification chronologique de textes dont on a perdu l’acte de naissance. Au quotidien et pour le grand public, la praticité des moteurs de recherche tel Google ou de traducteurs automatiques sur Internet atteste des performances d’une linguistique informatique, à laquelle les politiques aujourd’hui semblent prêts à s’abandonner pour sortir de la crise sociale et démocratique que le pays connaît.

Cependant, si les techniques existent, l’usage interroge. L’analyse des discours assistée par ordinateur donne lieu en effet depuis plusieurs décennies à des débats enfiévrés, et les précautions scientifiques que les analystes ont appris à respecter risquent de ne pas résister aux besoins pratiques de l’urgence et aux fins nécessairement politiques des commanditaires. »

Huawei : le nouveau danger chinois (commissaire européen)

Huawei : le nouveau danger chinois (commissaire européen)

Le nouveau danger chinois concerne les télécoms. Plusieurs entreprises chinoises pénètrent en effet de façon un peu invasive le marché mondial. Il y a notamment Huawei le premier équipementier télécoms au monde avec un chiffre d’affaires de 93 milliards de dollars (81,7 milliards d’euros) en 2017 L’Union européenne a des raisons de s’inquiéter face à Huawei Technologies et d’autres entreprises technologiques chinoises en raison des menaces qu’elles représentent pour le secteur et la sécurité du bloc communautaire, a déclaré vendredi Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne chargé du marché unique numérique. Une inquiétude nourrie par la puissance des entreprises technologiques chinoises mais aussi par la concurrence illégale dont ils sont responsables (entreprises subventionnées d’une part et qui bénéficie d’un différentiel notable sur les sur les coûts économiques sociaux et fiscaux). Le danger n’est pas seulement économique mais se pose aussi en termes de sécurité. Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et fille du fondateur du géant chinois des télécoms, a été arrêtée le 1er décembre au Canada dans le cadre d’une enquête américaine sur un montage bancaire permettant d’échapper aux sanctions américaines contre l’Iran. Larry Kudlow, conseiller économique de la Maison blanche, a déclaré vendredi que ce dossier relevait de la sécurité nationale des Etats-Unis. A Bruxelles, lors d’une conférence de presse, Andrus Ansip a jugé que l’UE devait aussi se montrer méfiante. “Devons-nous être inquiets face à Huawei et d’autres entreprises chinoises? Oui, je pense que nous devons être inquiets face à ces entreprises”, a-t-il dit. Andrus Ansip a notamment rappelé que les sociétés technologiques chinoises pouvaient être contraintes de coopérer avec les services chinois de renseignement. Il a aussi affirmé que ces sociétés produisaient des puces susceptibles d’être utilisées “pour obtenir nos secrets”. “Comme simples citoyens, nous devons avoir peur”, a-t-il ajouté.  .” Naïvement comme d’habitude, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré vendredi que les investissements de Huawei étaient les bienvenus en France mais que le gouvernement exercerait son contrôle s’ils venaient à concerner des technologies sensibles ou la sécurité nationale. En Belgique, le Centre pour la cybersécurité envisage en revanche d’interdire Huawei de toute activité dans le pays, rapporte le journal L’Echo. Huawei est un fournisseur des opérateurs Proximus et Orange Belgique.En Asie, le Japon prévoit aussi d’interdire l’accès des équipementiers télécoms chinois Huawei et ZTE à ses marchés publics, ont dit des sources. En août dernier, la Nouvelle-Zélande et l’Australie ont demandé aux opérateurs télécoms de ne pas utiliser les équipements de Huawei dans les nouveaux réseaux de téléphonie mobile 5G.

Gilets jaunes : éviter le danger de la manipulation politique

Gilets jaunes : éviter le danger de la manipulation politique

Le  risque de manipulation politique et évident en raison de l’état de structuration du mouvement. À juste titre les gilets jaunes de base  se méfient  par dessus tout de ces leaders plus ou moins auto désignées qui profitent  de l’occasion pour s’offrir un retour médiatique voire politique. Aucune  organisation n’échappe à ce bilais démocratique. Il y en a toujours qui sont prêts à détourner à leur profit l’objet social d’un mouvement. Le gouvernement lui-même est plein de ces responsables qui ont slalomé entre différents courants associatifs et politiques pour parvenir enfin à décrocher un portefeuille ministériel. Ou un poste en vue est bien rémunéré. Mais c’est autre chose que d’être manipulé. On se demande par exemple qui sont les auteurs de ces appels à manifester à Paris à deux endroits différents alors que la majorité des gilets jaunes préfet veut rester sur  place pour des questions matérielles, d’efficacité aussi de sécurité. En interne, il est toutefois sans doute nécessaire de structurer le mouvement d’abord au niveau départemental puis au niveau national cela pour éviter que les revendications et les actions partent dans tous les sens y compris parfois de manière contradictoire. La question des délégations qui rencontrent les pouvoirs publics  est un autre problème qui peut être réglé avec des délégations tournantes ou en partie tournante. Par ailleurs,ces délégations doivent avoir un mandat clair qui consiste seulement à ,exposer les revendications et leur justification. Les propositions des pouvoirs publics ne doivent être acceptées qu’après avoir été soumise au instance décentralisées et aux groupes locaux. Le problème c’est que la plupart des responsables des gilets jaunes n’ont guère d’expérience politique voir sociale et que le risque est grand qu’il se fasse endormir ou récupérer par les marchands de discours soporifique des oligarques  du pouvoir.

Biodiversité : la vie en danger (Arnaud Gauffier)

Biodiversité : la  vie en danger (Arnaud Gauffier)

 

 

Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens : les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, a révélé le World Wildlife Fund (WWF) dans son rapport 2018.  Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation au WWF-France, a analysé ce rapport dans une intreveiw du monde .

On parle bien de sixième extinction de masse sur la planète. Il y en a donc eu cinq précédentes avec parfois une disparition de 95 % des espèces. N’est-ce pas une vision anthropocentrée que de vouloir figer la nature à instant T ?

Arnaud Gauffier : Certes, la crise Permien-Trias, il y a 250 millions d’années, a vu la disparition de 95 % des espèces. Cependant, c’est le rythme de la disparition actuelle qui est dramatique : il est cent à mille fois supérieur à celui des cinq grandes extinctions précédentes.

Question bête et qui peut paraître provocatrice : en quoi la disparition des animaux sauvages est-elle grave ?

Leur disparition pourrait remettre en cause nos modes de vie de façon profonde, tant sur le plan économique que de la sécurité. Ainsi, les services écosystémiques rendus par la nature sont évalués à 125 000 milliards de dollars par an, soit 1,5 fois le PIB mondial. Si nous devions nous mettre à polliniser les champs de colza à la main, faute d’insectes pollinisateurs, ou construire des digues de protection contre les tempêtes à la suite de la disparition des coraux autour des atolls, cela aurait de conséquences dramatiques sur l’économie mondiale.

La perte de la biodiversité combinée au changement climatique sont aussi des causes majeures de déstabilisation de certaines régions telles que le Sahel et le Moyen-Orient, et peuvent donc avoir des conséquences sur la stabilité et la sécurité mondiales.

Enfin, les espèces emblématiques (orangs-outans, éléphants, tigres, ours polaires) ne sont que la partie émergée de l’iceberg et constituent des indicateurs de la santé des écosystèmes. Lorsqu’ils disparaissent, c’est souvent le signe que tout l’écosystème dont ils dépendent disparaît lui aussi.

 

J’ai lu avec intérêt et tristesse l’article hier, mais il ne parle pas un instant de la surpopulation humaine, qui me semble être la raison numéro un de ce massacre…

Le WWF pointe la hausse de la population mondiale comme l’une des causes de la disparition des espèces. Mais c’est loin d’être la cause majeure. Un Américain moyen a par exemple une empreinte écologique six fois plus importante (cinq fois pour un Européen) qu’un habitant de l’Afrique. Ce sont donc avant tout nos modes de consommation qui sont la cause de ce déclin, bien avant la hausse de la population mondiale.

Comment peut-on mobiliser les hommes politiques et les grosses entreprises ?

Excellente question ! Montrer que la protection de l’environnement n’est pas incompatible avec une activité économique. Au niveau international, poursuivre la mobilisation pour un accord ambitieux sur la biodiversité, au même titre que celui que nous avons eu à Paris en 2015 sur le climat. Pouvoir lier les deux sujets (climat et biodiversité) dans l’esprit des dirigeants est aussi une bonne piste, certaines mesures telles que la lutte contre la déforestation étant favorables à la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.

Pour les entreprises, les aider à mesurer leurs impacts sur la biodiversité et à mettre en œuvre les mesures correctives. Les campagnes de dénonciation et de boycottage peuvent aussi être une arme redoutable pour celles qui refusent de bouger.

« TOUS LES PRODUITS ISSUS DES ANIMAUX (VIANDE, LAIT, ŒUFS, POISSONS D’ÉLEVAGE) ONT UN IMPACT IMPORTANT SUR LA DÉFORESTATION »

Quels sont les obstacles à l’augmentation du nombre et de la taille des zones protégées ?

C’est essentiellement un problème lié à l’opposition d’une partie des populations locales, qui craignent que la protection renforcée de certains territoires mette « sous cloche » leur cadre de vie et empêche toute activité économique – pensez à l’opposition au futur parc national forestier en Bourgogne par exemple. Or ce n’est pas le cas, comme le montrent les parcs nationaux français, au sein desquels des activités économiques peuvent se poursuivre, contrairement à une vision plus conservationniste en vigueur aux Etats-Unis par exemple.

En revanche, des activités économiques extrêmement destructrices de la biodiversité, comme le projet de la Montagne d’or en Guyane, ne devraient pas être possibles à proximité de ces zones protégées.

Nous avons de bons exemples récents avec la création de la plus grande zone de protection des coraux au monde au large de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait cependant voir son statut renforcé.

Quels articles de consommation des Français provoquent ce phénomène ?

Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation via les importations de soja d’Amérique du Sud pour les nourrir. Le cacao contribue aussi fortement à la déforestation, la France important 10 % de la production mondiale.

Les produits issus de la pêche ont aussi un fort impact sur le déclin des espèces – 60 % des stocks étant exploités au maximum et 30 % surexploités au niveau mondial, sans compter les prises accessoires d’espèces non commerciales telles que dauphins, tortues, requins…

Enfin, les consommateurs le savent peu, les carburants et en particulier le diesel sont un facteur majeur de déforestation. Plus de 70 % de l’huile de palme importée en France sert désormais à fabriquer du biodiesel pour les véhicules. Une raison de plus pour troquer son vieux diesel contre un véhicule moins polluant !

Existe-t-il des indicateurs qui restent positifs : changements de mentalité, nouvelles politiques… pour espérer un renversement de la tendance ?

Les mentalités commencent à changer, avec une hausse de 20 % par an de la consommation de produits bio en France, la mobilisation en faveur du climat, mais pas assez vite, en particulier au niveau des décideurs. L’une des manières de placer le déclin de la biodiversité en haut de l’agenda politique pourrait être de mettre la dette écologique au même niveau que la dette financière. Si les gouvernements européens étaient par exemple tenus à la « règle d’or » – pas plus de 3 % de déficit public par an – en matière écologique, les choses changeraient rapidement ! Il s’agit d’une demande forte du WWF.

D’autre part, nous avons aussi pour ambition d’obtenir un accord international ambitieux en 2020 lors de la COP biodiversité à Pékin. Il s’agit de réitérer le succès de la COP 21 sur le climat à Paris en 2015, mais sur la biodiversité.

Un autre indicateur positif est lié à la nature : celle-ci reprend ses droits lorsqu’on lui laisse un peu de temps. Voyez : retour du loup en France (disparu en 1939), du lynx (disparu en 1970), ou du saumon atlantique dans la Loire et l’Allier (quasi disparu) ; augmentation des populations de baleines… Mais encore faut-il au préalable préserver ces espèces de la disparition complète

Retrait US d’un traité sur les armes nucléaires : danger !

Retrait US  d’un traité sur les armes nucléaires : danger !

 

Trump continue de se désengagement des accords internationaux et veut annuler la signature des Etats-Unis de 1987 concernant  l’élimination des  missiles nucléaires et conventionnels dont la portée se situe entre 500 et 5.500 km. Le risque c’est évidemment que des fous comme Trump ou Poutine, pour des questions de politique intérieure notamment,  fassent de la surenchère en matière de développement des armes nucléaires.  “La Russie n’a malheureusement pas respecté l’accord, donc nous allons y mettre fin et nous en retirer”, a déclaré Donald Trump aux journalistes après un meeting de campagne républicain dans le Nevada. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a déclaré que ce retrait, s’il était confirmé, serait une initiative “très dangereuse” de la part de Washington et donnerait lieu à des représailles “technico-militaires”. Mikhaïl Gorbatchev, qui est âgé de 87 ans, a déclaré que ce serait une erreur de la part de Washington de se retirer du traité et que cela saperait le travail que lui et ses homologues américains ont accompli pour mettre fin à la course aux armements de la Guerre froide. “Ne comprennent-ils vraiment pas à Washington ce à quoi cela pourrait conduire?”, a déclaré l’ancien numéro un soviétique à l’agence de presse russe Interfax. Le président russe Vladimir Poutine demandera des explications lors de la rencontre qu’il doit avoir avec le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, à Moscou la semaine prochaine, a déclaré un porte-parole du Kremlin. Selon le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, la Russie a mis au point un missile, le Novator 9M729, comparable aux missiles russes mer-sol à courte portée mais capable de frapper une cible distante de 500 à 5.500 km, ce qu’interdit le traité INF. Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis se remettraient à produire des missiles si la Russie et la Chine n’acceptaient pas d’en arrêter le développement. Pékin n’est pas partie au traité et investit massivement dans les programmes de missiles. Dans des déclarations à l’agence de presse russe RIA, Sergueï Riabkov a menacé les Etats-Unis de représailles de “nature technico-militaire” sans autres précisions. Dans des propos rapportés par le Financial Times, le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, a déclaré que Londres se tenait “résolue” derrière Washington sur cette question.

Cependant, l’Allemagne, autre partenaire des États-Unis dans l’Otan, a exprimé des doutes. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a fait valoir que depuis 30 ans, le traité était un pilier de l’architecture de sécurité de l’Europe. “Nous exhortons les Etats-Unis à envisager les conséquences possibles”, a déclaré Heiko Maas

Fiscalité locale : un projet de loi, danger !

Fiscalité locale : un projet de loi, danger !

 

 

Le projet de loi sur la fiscalité locale annoncée pour le premier semestre 2019 constitue évidemment un sérieux danger pour le contribuable. Par exemple pour redonner un peu d’oxygène aux grandes villes on vient d’autoriser la mise en place d’un péage urbain. Sans doute est-il nécessaire de réguler l’usage de l’automobile surtout dans le cœur des villes mais d’une certaine manière il s’agit d’une ségrégation par l’argent. En fait,  le gouvernement cherche des moyens de compenser la suppression de la taxe d’habitation. On va notamment modifier la taxe foncière dans son niveau et sa répartition. En clair la taxe foncière verra son augmentation progressivement remplacer la suppression de la taxe habitation. On va justifier en plus la hausse de cette fiscalité par une modification de l’assiette en considérant que les critères de confort ne sont pas actualisés depuis que les logements disposent à peu près tous évidemment de l’eau, de l’électricité, d’une salle d’eau et du chauffage ! Les métropoles veulent récupérer la part de la taxe foncière et la part de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE, ex-taxe professionnelle) des départements, mais rien n’est encore tranché là-dessus. D’autre part, le bloc communal (communes, intercommunalités et donc métropoles) pourrait bénéficier de la taxe sur le foncier bâti, actuellement perçue par les conseils départementaux.

REMONTÉE DES TAUX D’INTÉRÊT : DANGER MORTEL

REMONTÉE DES TAUX D’INTÉRÊT : DANGER MORTEL

 

La remontée des taux est sans doute le danger le plus grave pour l’économie internationale et en particulier pour l’Europe. Certes les déclarations  officielles tentent de minimiser le risque. Il n’y a guère que quelques experts vraiment autonomes mais aussi  la Banque des règlements internationaux (BRI),   »la banque centrale des banques centrales », pour s’inquiéter des conséquences de la montée de l’endettement sur l’activité future. Les taux bas ont en effet fait monter la dette, créer de véritables bulles, fragiliser le secteur bancaire. Mais la remontée de l’inflation alors que la croissance se tasse va inévitablement booster les taux. Exemple  à l’heure de la clôture européenne vendredi, le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans a touché un nouveau pic de plus de sept ans, à 3,246%. Le 30 ans américain a quant à lui atteint un plus haut depuis juillet 2014, à 3,412%. Dans la foulée, le taux du Bund allemand de même échéance a dépassé 0,58%, pour la première fois depuis le 18 mai. « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehman Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrive à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans. La remontée de l’inflation, notamment dopée par le dynamisme de l’économie américaine risque de faire éclater certaines bulles. Pour parler simple, il va falloir rembourser avec des emprunts chers d’anciennes dettes consenties à des taux bas voire nuls. Ceci vaut pour les entreprises, les Etats et les particuliers. 

 

Italie et France : danger pour l’euro

Italie et France : danger pour l’euro

 

 

Si les décisions budgétaires italiennes ont un peu secoué les marchés financiers, il ne faudrait pas oublier que la dérive du déficit et de la dette française constitue aussi un danger pour la monnaie unique. , avec 2 299,8 milliards d’euros de dette publique à fin juin 2018, le pays affiche un taux en hausse d’endettement de 99 %.En cause la dérive des déficits une révision comptable qui  a modifié à la hausse ce ratio. À la demande de l’agence comptable européenne Eurostat, l’Insee a reclassé à partir de 2016 la dette de SNCF Réseau au sein de la dette des administrations publiques. Pour l’instant le phare est surtout mis sur l’Italie.  En effet l’Italie est loin d’être un pays marginal de la zone euro c’est la troisième économie. Du coup, ses dérives financières pourraient déstabiliser la monnaie unique. En cause, le fait que l’Italie laisse filer son budget avec un déficit prévu de 2,4 % pour financer sa politique démagogique. Certes pour la France c’est pire en matière de déficit budgétaire,  ce déficit devrait frôler les 3 % en 2018, loin aussi des prévisions. La différence avec l’Italie c’est que la dette française est proportionnellement moins importante. Elle frôle les 100 % du PIB en France mais atteint plus de 130 % en Italie. L’Italie sera encore contrainte de davantage emprunter pour financer ses équilibres. Des emprunts qui compte tenu des incertitudes vont faire monter les taux d’intérêt en Italie mais sans doute aussi en France car les propres dérives françaises ne vont pas conforter le sérieux de la politique financière européenne Depuis l’annonce du déficit à 2,4% jeudi, le taux d’intérêt auquel Rome emprunte sur les marchés a de nouveau bondi. Problème: plus emprunter coûte cher, moins le gouvernement pourra financer ses mesures. Si Rome se lance dans un bras de fer dur avec Bruxelles, la situation risque d’empirer. Dans un récent rapport, la Banque des règlements internationaux (BRI) s’était penchée sur la chute des valeurs bancaires européennes après les élections en Italie et sur l’exposition des banques européennes à l’Italie (dette souveraine et privée), et partant, sur le risque de contagion. Ce sont les banques italiennes, suivie des espagnoles, qui sont les plus exposées, juste avant les françaises. « Le canal direct de transmission pourrait passer par d’importantes pertes à la valeur de marché sur les avoirs en obligations d’État et autres actifs, ce qui affaiblirait le capital de base des banques. Parmi les canaux indirects potentiels, figurent des conditions de financement plus strictes, si les spreads de crédit augmentent pour les banques italiennes et les autres grandes banques de la zone euro », analysaient deux économistes de la BRI.

L’Italie et la dette française : danger pour l’euro

L’Italie et la dette française : danger pour l’euro

 

 

Si les décisions budgétaires italiennes ont un peu secoué les marchés financiers, il ne faudrait pas oublier que la dérive du déficit et de la dette française constitue aussi un danger pour la monnaie unique. , avec 2 299,8 milliards d’euros de dette publique à fin juin 2018, le pays affiche un taux en hausse d’endettement de 99 %.En cause la dérive des déficits une révision comptable qui  a modifié à la hausse ce ratio. À la demande de l’agence comptable européenne Eurostat, l’Insee a reclassé à partir de 2016 la dette de SNCF Réseau au sein de la dette des administrations publiques. Pour l’instant le phare est surtout mis sur l’Italie.  En effet l’Italie est loin d’être un pays marginal de la zone euro c’est la troisième économie. Du coup, ses dérives financières pourraient déstabiliser la monnaie unique. En cause, le fait que l’Italie laisse filer son budget avec un déficit prévu de 2,4 % pour financer sa politique démagogique. Certes pour la France c’est pire en matière de déficit budgétaire,  ce déficit devrait frôler les 3 % en 2018, loin aussi des prévisions. La différence avec l’Italie c’est que la dette française est proportionnellement moins importante. Elle frôle les 100 % du PIB en France mais atteint plus de 130 % en Italie. L’Italie sera encore contrainte de davantage emprunter pour financer ses équilibres. Des emprunts qui compte tenu des incertitudes vont faire monter les taux d’intérêt en Italie mais sans doute aussi en France car les propres dérives françaises ne vont pas conforter le sérieux de la politique financière européenne Depuis l’annonce du déficit à 2,4% jeudi, le taux d’intérêt auquel Rome emprunte sur les marchés a de nouveau bondi. Problème: plus emprunter coûte cher, moins le gouvernement pourra financer ses mesures. Si Rome se lance dans un bras de fer dur avec Bruxelles, la situation risque d’empirer. Dans un récent rapport, la Banque des règlements internationaux (BRI) s’était penchée sur la chute des valeurs bancaires européennes après les élections en Italie et sur l’exposition des banques européennes à l’Italie (dette souveraine et privée), et partant, sur le risque de contagion. Ce sont les banques italiennes, suivie des espagnoles, qui sont les plus exposées, juste avant les françaises. « Le canal direct de transmission pourrait passer par d’importantes pertes à la valeur de marché sur les avoirs en obligations d’État et autres actifs, ce qui affaiblirait le capital de base des banques. Parmi les canaux indirects potentiels, figurent des conditions de financement plus strictes, si les spreads de crédit augmentent pour les banques italiennes et les autres grandes banques de la zone euro », analysaient deux économistes de la BRI.

 

Zone euro: baisse de l’industrie, danger pour la croissance

Zone euro: baisse de l’industrie, danger pour la croissance

 

La croissance est clairement menacée en zone euro par la baisse de la production industrielle pour le deuxième mois consécutif. Un indicateur amont de la croissance future pour le second semestre. À noter en particulier la baisse consommation de biens de consommation durables.  La production industrielle s’est en effet contractée de 0,8% par rapport à juin et de 0,1% sur un an, a précisé Eurostat. Eurostat a en outre revu à la baisse le chiffre de juin à -0,8% contre -0,7% annoncé initialement, et la hausse sur un an a été revue à 2,3% au lieu de 2,5%. L’Allemagne comme l’Italie, la troisième économie du bloc, ont fait état d’un recul de 1,8% de leur production industrielle que n’a que partiellement compensé la hausse de 0,7% de celle de la France. Par rapport à juin, la baisse a été de 1,9% pour la production de biens de consommation durables et de 1,3% pour les biens de consommation non durables, comme l’habillement. La production de biens intermédiaires a reculé de 0,8%.La production de biens d’équipement a augmenté en revanche de 0,8%, un signe encourageant pour l’investissement, et la production d’énergie a progressé de 0,7%.

 » Non-assistance à nature en danger »

  »Non-assistance à nature en danger » 

Deux chercheurs du CNRS, Vincent Devictor et Laurent Godet dénoncent l’hypocrisie politique vis-à-vis de environnement et de la biodiversité. Dans une tribune sur France Info :

« Hécatombe, annihilation. C’est ainsi que les chercheurs qualifient la trajectoire de la diversité biologique. Non seulement des espèces disparaissent à jamais, mais les populations d’oiseaux, de poissons ou d’insectes s’effondrent. Aucun doute : notre mode de développement destructeur est responsable. La solution à la crise environnementale viendra-t-elle de la science ? La réponse est non. Nous avons étudié 12 971 publications scientifiques consacrées au sujet depuis 15 ans. Le constat est sans appel. Depuis près d’un siècle, nous connaissons les causes de la crise de la biodiversité : destructions d’habitat, surexploitation, introductions d’espèces invasives dans les îles et les milieux fermés, extinctions en chaînes, changement climatique. Nous ne pouvons plus nous cacher derrière l’ignorance ou la complexité de la situation. Faut-il toujours plus de compromis entre protection de la nature et développement économique ? La réponse est non. Le modèle du développement durable cache des incompatibilités fondamentales. Il faut être capable d’engager des mesures de protection fortes, qui n’ont pas pour objectif de faire, en même temps, une chose et son contraire. On ne peut protéger les habitats et favoriser l’urbanisation. On ne peut protéger des espèces et encourager leur chasse. Tout n’est pas toujours possible quand il est question d’écologie. Des espèces et des espaces imposent des contraintes à nos activités. Le retour spontané du loup est un bon exemple. Il signe la dynamique positive d’une espèce protégée mais que l’on s’empresse de détruire en autorisant les « prélèvements ». Penser que tout est compatible est infantilisant. Cela ignore plusieurs décennies de recherches scientifiques dans le domaine. Les dynamiques écologiques ne s’alignent pas sur les projets d’aménagements.  La recherche sur la crise de la biodiversité est-elle condamnée à apporter des mauvaises nouvelles ? La réponse est non. Des tendances très positives d’amélioration de la qualité de certains milieux ou d’effectifs de certaines espèces sont observées, dès lors que des mesures de bon sens sont appliquées : certains carnivores reviennent alors spontanément en Europe, la création d’aires protégées dans les milieux marins sur les poissons a des effets spectaculaires. La recherche est avide de bonnes nouvelles de ce type. Elle n’a pas vocation à être optimiste ou pessimiste. Elle est tout simplement réaliste. L’écologie est-elle seulement préoccupée par des pays lointains et les animaux dignes d’apparaître dans les albums photos ? La réponse est non. Tous les pays sont désormais scrutés de près par les chercheurs et font l’objet des mêmes constats alarmants sur la biodiversité, les causes de son déclin et les solutions à sa protection. Le diagnostic est clair. L’écologie n’est plus un luxe ou une opportunité, c’est une nécessité qui porte sur un état de fait. Les décisions politiques en matière d’écologie sont-elles suffisantes ? La réponse est non. Le modèle utilitariste d’exploitation de la nature est la cause de la crise de la biodiversité, pas la solution. Notre étude sur ce que la science propose dans le domaine montre ce que nous savons déjà : il y a une limite écologique fondamentale à la croissance effrénée. Les décisions politiques sont reportées, amendées, ou contrées par des lobbys qui ne représentent ni l’intérêt général ni des solutions concrètes à la crise de la biodiversité. Le modèle agricole dominant est devenu industriel, hors-sol. Il ne correspond plus à un savoir-faire mais à l’expression d’intérêts qui écrasent les alternatives écologiques, moins destructrices, moins polluantes et tout aussi efficaces. Il est devenu irresponsable de ne pas prendre la mesure des problèmes écologiques. C’est une non-assistance à nature en danger. «

«Le danger de l’inflation non vertueuses » (Jean-Paul Betbèze)

«Le danger de l’inflation non vertueuses »  (Jean-Paul Betbèze)

 

L’économiste attire l’attention sur BFM  sur les dangers d’une inflation qui reprend tandis que la croissance, elle se tasse°

« Nous voici, en France, avec plus d’inflation pour moins de croissance ! Nous avons 2,3 % d’inflation en juillet en France et allons vers 1,7 % de croissance. L’an dernier à pareille époque, l’inflation était de 0,7 % et la croissance allait dépasser 2 %. Comment expliquer ce croisement ?

En France, les prix de l’énergie ont explosé, +14 % en un an (pour un poids dans la consommation des ménages de 8 %), puis ceux du tabac (+16,8 % sur un an, pour un poids de 2 %). Les prix de l’alimentation ont accéléré à 2 % sur un an et ceux des services à 1,3 %. L’accélération de l’inflation est donc pétrolière et tabagique en France. En même temps, la croissance a décéléré : ces hausses ont pesé sur la demande des ménages, d’autant plus que l’augmentation de la CSG sur les retraités fait baisser leur revenu. Mais la France n’est pas isolée. L’inflation en zone euro atteint 2,1 % avec une décélération de la croissance à 0,3 % au deuxième trimestre. Alors, mauvaise passe ou changement ?

Mario Draghi ne dit pas tout : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer

Mauvaise passe, sauf si nous nous trompons ! Car cette accélération de l’inflation est l’inverse de ce que veut Mario Draghi : plus d’inflation mais pour plus de croissance, graduellement, et surtout à sa manière. Son rêve est une inflation vers 2 %, pour monter avec retard ses taux d’intérêt, les hausses de salaires suivant ensuite. Cette inflation est importée, avec un pétrole plus cher et un euro plus faible. Ceci permet plus de croissance par l’export, en attendant que la demande interne prenne le relais. La BCE pourra alors en profiter pour se montrer sous son bon jour : plus d’inflation par plus de salaire !

Euthanasie des rentiers. Mais Mario Draghi ne dit pas tout. Premier secret : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer. Deuxième secret : monter lentement les taux déprécie l’euro par rapport au dollar. Troisième secret : si les salaires réels baissent, ceci permet de demander sans peine qu’ils augmentent à terme, en échange de plus de réformes pour les flexibiliser !

Autrement, quand ils monteront ici, ce qui commence, il sera très compliqué de les freiner. C’est le secret américain : croissance à 4,1 %, chômage à 4 %, inflation à 2,9 % et salaires à 3 % ! Justement, maintenant que l’inflation se réveille, Mario Draghi répète qu’il veut monter ses taux le plus tard possible, et essaie d’y contraindre son successeur. En France, peut-on profiter de cette montée de l’inflation ? Oui, en expliquant d’où elle vient : pétrole et tabac. Ce n’est donc pas une raison pour monter les salaires et renouer avec une politique d’indexation, même si des tensions apparaissent dans quelques PME, en quête de profils spécialisés. Nous avons un taux de chômage de 8,9 %, avec 1,1 million de personnes en recherche depuis plus d’un an. Pour les chômeurs, c’est de formation supplémentaire qu’il s’agit, et pour les salariés, de primes et d’intéressement, avec la montée des résultats. La solution Draghi, « plus d’inflation pour plus de croissance », doit donc être définie, Mario est malin ! Il s’agit d’une inflation importée, donc d’une euthanasie des rentiers couplée à une baisse des salaires réels. Horreur ! Mais elle a marché aux États-Unis. Laissons passer cette inflation temporaire et monter le dollar, formons et réformons surtout. Autrement la croissance, ici, faiblira de nouveau. »

Jean-Paul Betbeze est économiste, président de Betbeze conseil

Grande Bretagne: Danger pour l’industrie automobile

Grande Bretagne: Danger pour l’industrie automobile

L’organisation professionnelle de l’industrie automobile SMMT lance un cri d’alerte sur les conséquences dramatiques d’un Brexit dur. Des conséquences qui se traduiraient par une hausse des pièces (nombreuses dans le processus de production automobile), par une hausse des coûts et une grosse perte de compétitivité en particulier à l’exportation. L’industrie automobile britannique, en bonne partie contrôlée par des groupes étrangers, emploie plus de 850.000 personnes et génère des ventes annuelles de près de 100 milliards d’euros. D’importants constructeurs étrangers comme Toyota, BMW ou Ford ont exhorté le gouvernement britannique à maintenir des liens commerciaux étroits avec l’Union européenne leur permettant de continuer à importer et exporter sans entrave après la date butoir de mars 2019. La production automobile britannique a baissé de 3,3% sur les six premiers mois de 2018 par rapport à la même période de 2017, à 834.402 unités, une demande décevante sur le marché intérieur ayant contrebalancé des exportations vigoureuses, a déclaré la SMMT.

G20 Agriculture, danger du protectionnisme

G20 Agriculture, danger du protectionnisme

 

Les ministres de l’Agriculture s’inquiètent à juste titre des dérèglements de certains marchés agricoles. Il faut dire que la période de sécheresse, un protectionnisme rampant,  sans parler des menaces globales de guerre commerciale sont inquiétants  Bref les mois à venir les marchés pourraient connaître une évolution erratique des prix avec notamment des mouvements haussiers significatifs. Des pays du G20, réunis à Buenos Aires en Argentine, se sont donc déclarés samedi préoccupés par le recours de plus en plus fréquent à des mesures de protectionnisme incompatibles avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les ministres, parmi lesquels ceux des Etats-Unis et de la Chine, ont dans un communiqué commun affirmé leur volonté de ne pas dresser des “obstacles inutiles” au commerce et souligné les droits et les obligations découlant des accords conclus dans le cadre de l’OMC. Cette réunion ministérielle du G20 se déroulait sur fond de tensions commerciales qui troublent les marchés des produits agricoles. La Chine et d’autres importants partenaires commerciaux des Etats-Unis ont imposé des droits de douane aux agriculteurs américains, mesure de rétorsion face aux tarifs douaniers décidés par l’administration Trump sur des produits chinois ainsi que sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union européenne, du Canada et du Mexique. La semaine dernière, l’administration Trump a annoncé qu’elle verserait jusqu’à 12 milliards de dollars d’aides aux agriculteurs américains pour faire face à cette guerre commerciale.

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol