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Zone euro: baisse de l’industrie, danger pour la croissance

Zone euro: baisse de l’industrie, danger pour la croissance

 

La croissance est clairement menacée en zone euro par la baisse de la production industrielle pour le deuxième mois consécutif. Un indicateur amont de la croissance future pour le second semestre. À noter en particulier la baisse consommation de biens de consommation durables.  La production industrielle s’est en effet contractée de 0,8% par rapport à juin et de 0,1% sur un an, a précisé Eurostat. Eurostat a en outre revu à la baisse le chiffre de juin à -0,8% contre -0,7% annoncé initialement, et la hausse sur un an a été revue à 2,3% au lieu de 2,5%. L’Allemagne comme l’Italie, la troisième économie du bloc, ont fait état d’un recul de 1,8% de leur production industrielle que n’a que partiellement compensé la hausse de 0,7% de celle de la France. Par rapport à juin, la baisse a été de 1,9% pour la production de biens de consommation durables et de 1,3% pour les biens de consommation non durables, comme l’habillement. La production de biens intermédiaires a reculé de 0,8%.La production de biens d’équipement a augmenté en revanche de 0,8%, un signe encourageant pour l’investissement, et la production d’énergie a progressé de 0,7%.

 » Non-assistance à nature en danger »

  »Non-assistance à nature en danger » 

Deux chercheurs du CNRS, Vincent Devictor et Laurent Godet dénoncent l’hypocrisie politique vis-à-vis de environnement et de la biodiversité. Dans une tribune sur France Info :

« Hécatombe, annihilation. C’est ainsi que les chercheurs qualifient la trajectoire de la diversité biologique. Non seulement des espèces disparaissent à jamais, mais les populations d’oiseaux, de poissons ou d’insectes s’effondrent. Aucun doute : notre mode de développement destructeur est responsable. La solution à la crise environnementale viendra-t-elle de la science ? La réponse est non. Nous avons étudié 12 971 publications scientifiques consacrées au sujet depuis 15 ans. Le constat est sans appel. Depuis près d’un siècle, nous connaissons les causes de la crise de la biodiversité : destructions d’habitat, surexploitation, introductions d’espèces invasives dans les îles et les milieux fermés, extinctions en chaînes, changement climatique. Nous ne pouvons plus nous cacher derrière l’ignorance ou la complexité de la situation. Faut-il toujours plus de compromis entre protection de la nature et développement économique ? La réponse est non. Le modèle du développement durable cache des incompatibilités fondamentales. Il faut être capable d’engager des mesures de protection fortes, qui n’ont pas pour objectif de faire, en même temps, une chose et son contraire. On ne peut protéger les habitats et favoriser l’urbanisation. On ne peut protéger des espèces et encourager leur chasse. Tout n’est pas toujours possible quand il est question d’écologie. Des espèces et des espaces imposent des contraintes à nos activités. Le retour spontané du loup est un bon exemple. Il signe la dynamique positive d’une espèce protégée mais que l’on s’empresse de détruire en autorisant les « prélèvements ». Penser que tout est compatible est infantilisant. Cela ignore plusieurs décennies de recherches scientifiques dans le domaine. Les dynamiques écologiques ne s’alignent pas sur les projets d’aménagements.  La recherche sur la crise de la biodiversité est-elle condamnée à apporter des mauvaises nouvelles ? La réponse est non. Des tendances très positives d’amélioration de la qualité de certains milieux ou d’effectifs de certaines espèces sont observées, dès lors que des mesures de bon sens sont appliquées : certains carnivores reviennent alors spontanément en Europe, la création d’aires protégées dans les milieux marins sur les poissons a des effets spectaculaires. La recherche est avide de bonnes nouvelles de ce type. Elle n’a pas vocation à être optimiste ou pessimiste. Elle est tout simplement réaliste. L’écologie est-elle seulement préoccupée par des pays lointains et les animaux dignes d’apparaître dans les albums photos ? La réponse est non. Tous les pays sont désormais scrutés de près par les chercheurs et font l’objet des mêmes constats alarmants sur la biodiversité, les causes de son déclin et les solutions à sa protection. Le diagnostic est clair. L’écologie n’est plus un luxe ou une opportunité, c’est une nécessité qui porte sur un état de fait. Les décisions politiques en matière d’écologie sont-elles suffisantes ? La réponse est non. Le modèle utilitariste d’exploitation de la nature est la cause de la crise de la biodiversité, pas la solution. Notre étude sur ce que la science propose dans le domaine montre ce que nous savons déjà : il y a une limite écologique fondamentale à la croissance effrénée. Les décisions politiques sont reportées, amendées, ou contrées par des lobbys qui ne représentent ni l’intérêt général ni des solutions concrètes à la crise de la biodiversité. Le modèle agricole dominant est devenu industriel, hors-sol. Il ne correspond plus à un savoir-faire mais à l’expression d’intérêts qui écrasent les alternatives écologiques, moins destructrices, moins polluantes et tout aussi efficaces. Il est devenu irresponsable de ne pas prendre la mesure des problèmes écologiques. C’est une non-assistance à nature en danger. «

«Le danger de l’inflation non vertueuses » (Jean-Paul Betbèze)

«Le danger de l’inflation non vertueuses »  (Jean-Paul Betbèze)

 

L’économiste attire l’attention sur BFM  sur les dangers d’une inflation qui reprend tandis que la croissance, elle se tasse°

« Nous voici, en France, avec plus d’inflation pour moins de croissance ! Nous avons 2,3 % d’inflation en juillet en France et allons vers 1,7 % de croissance. L’an dernier à pareille époque, l’inflation était de 0,7 % et la croissance allait dépasser 2 %. Comment expliquer ce croisement ?

En France, les prix de l’énergie ont explosé, +14 % en un an (pour un poids dans la consommation des ménages de 8 %), puis ceux du tabac (+16,8 % sur un an, pour un poids de 2 %). Les prix de l’alimentation ont accéléré à 2 % sur un an et ceux des services à 1,3 %. L’accélération de l’inflation est donc pétrolière et tabagique en France. En même temps, la croissance a décéléré : ces hausses ont pesé sur la demande des ménages, d’autant plus que l’augmentation de la CSG sur les retraités fait baisser leur revenu. Mais la France n’est pas isolée. L’inflation en zone euro atteint 2,1 % avec une décélération de la croissance à 0,3 % au deuxième trimestre. Alors, mauvaise passe ou changement ?

Mario Draghi ne dit pas tout : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer

Mauvaise passe, sauf si nous nous trompons ! Car cette accélération de l’inflation est l’inverse de ce que veut Mario Draghi : plus d’inflation mais pour plus de croissance, graduellement, et surtout à sa manière. Son rêve est une inflation vers 2 %, pour monter avec retard ses taux d’intérêt, les hausses de salaires suivant ensuite. Cette inflation est importée, avec un pétrole plus cher et un euro plus faible. Ceci permet plus de croissance par l’export, en attendant que la demande interne prenne le relais. La BCE pourra alors en profiter pour se montrer sous son bon jour : plus d’inflation par plus de salaire !

Euthanasie des rentiers. Mais Mario Draghi ne dit pas tout. Premier secret : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer. Deuxième secret : monter lentement les taux déprécie l’euro par rapport au dollar. Troisième secret : si les salaires réels baissent, ceci permet de demander sans peine qu’ils augmentent à terme, en échange de plus de réformes pour les flexibiliser !

Autrement, quand ils monteront ici, ce qui commence, il sera très compliqué de les freiner. C’est le secret américain : croissance à 4,1 %, chômage à 4 %, inflation à 2,9 % et salaires à 3 % ! Justement, maintenant que l’inflation se réveille, Mario Draghi répète qu’il veut monter ses taux le plus tard possible, et essaie d’y contraindre son successeur. En France, peut-on profiter de cette montée de l’inflation ? Oui, en expliquant d’où elle vient : pétrole et tabac. Ce n’est donc pas une raison pour monter les salaires et renouer avec une politique d’indexation, même si des tensions apparaissent dans quelques PME, en quête de profils spécialisés. Nous avons un taux de chômage de 8,9 %, avec 1,1 million de personnes en recherche depuis plus d’un an. Pour les chômeurs, c’est de formation supplémentaire qu’il s’agit, et pour les salariés, de primes et d’intéressement, avec la montée des résultats. La solution Draghi, « plus d’inflation pour plus de croissance », doit donc être définie, Mario est malin ! Il s’agit d’une inflation importée, donc d’une euthanasie des rentiers couplée à une baisse des salaires réels. Horreur ! Mais elle a marché aux États-Unis. Laissons passer cette inflation temporaire et monter le dollar, formons et réformons surtout. Autrement la croissance, ici, faiblira de nouveau. »

Jean-Paul Betbeze est économiste, président de Betbeze conseil

Grande Bretagne: Danger pour l’industrie automobile

Grande Bretagne: Danger pour l’industrie automobile

L’organisation professionnelle de l’industrie automobile SMMT lance un cri d’alerte sur les conséquences dramatiques d’un Brexit dur. Des conséquences qui se traduiraient par une hausse des pièces (nombreuses dans le processus de production automobile), par une hausse des coûts et une grosse perte de compétitivité en particulier à l’exportation. L’industrie automobile britannique, en bonne partie contrôlée par des groupes étrangers, emploie plus de 850.000 personnes et génère des ventes annuelles de près de 100 milliards d’euros. D’importants constructeurs étrangers comme Toyota, BMW ou Ford ont exhorté le gouvernement britannique à maintenir des liens commerciaux étroits avec l’Union européenne leur permettant de continuer à importer et exporter sans entrave après la date butoir de mars 2019. La production automobile britannique a baissé de 3,3% sur les six premiers mois de 2018 par rapport à la même période de 2017, à 834.402 unités, une demande décevante sur le marché intérieur ayant contrebalancé des exportations vigoureuses, a déclaré la SMMT.

G20 Agriculture, danger du protectionnisme

G20 Agriculture, danger du protectionnisme

 

Les ministres de l’Agriculture s’inquiètent à juste titre des dérèglements de certains marchés agricoles. Il faut dire que la période de sécheresse, un protectionnisme rampant,  sans parler des menaces globales de guerre commerciale sont inquiétants  Bref les mois à venir les marchés pourraient connaître une évolution erratique des prix avec notamment des mouvements haussiers significatifs. Des pays du G20, réunis à Buenos Aires en Argentine, se sont donc déclarés samedi préoccupés par le recours de plus en plus fréquent à des mesures de protectionnisme incompatibles avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les ministres, parmi lesquels ceux des Etats-Unis et de la Chine, ont dans un communiqué commun affirmé leur volonté de ne pas dresser des “obstacles inutiles” au commerce et souligné les droits et les obligations découlant des accords conclus dans le cadre de l’OMC. Cette réunion ministérielle du G20 se déroulait sur fond de tensions commerciales qui troublent les marchés des produits agricoles. La Chine et d’autres importants partenaires commerciaux des Etats-Unis ont imposé des droits de douane aux agriculteurs américains, mesure de rétorsion face aux tarifs douaniers décidés par l’administration Trump sur des produits chinois ainsi que sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union européenne, du Canada et du Mexique. La semaine dernière, l’administration Trump a annoncé qu’elle verserait jusqu’à 12 milliards de dollars d’aides aux agriculteurs américains pour faire face à cette guerre commerciale.

L’envol du pétrole : un vrai danger pour la croissance

L’envol du pétrole : un vrai danger pour la croissance

 

 

 

La montée des cours constitue évidemment un danger pour la croissance car comme les autres matières premières, elle va affecter la compétitivité. Cette hausse va aussi plomber le pouvoir d’achat des ménages et de la consommation. Discrètement mais sûrement les prix du pétrole ne cessent en effet de grimper. Il y a à peine dix jours les spécialistes craignaient que les cours atteignent pour le Brent les 80 dollars dans les mois à venir. En fait c’est déjà presque fait ;  le  baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 78,23 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,11 dollar par rapport à la clôture de vendredi et à nouveau à un plus haut depuis la fin 2014. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de juin a pris 26 cents à 70,96 dollars. Les producteurs profitent d’autant plus de cette hausse qu’ils produisent moins que l’accord de modération qu’ils ont conclus (qui se termine fin 2018 et dont on ne sait pas s’il sera reconduit) quand les cours étaient bas. En outre la crise au Venezuela, les tensions avec l’Iran qui se répercutent aussi au moyen orient nourrissent les inquiétudes de sorte qu’on pourraiat bien s’orienter vers un baril à 100 dollars d’ici quelques semaines.

 

 

Danger pour la Croissance ?

Danger pour la Croissance ?

 

 Après les bons résultats de 2017, plus 2% pour le PIB, on s’attendait normalement à une poursuite de la dynamique. Pourtant les résultats du premier trimestre 2018 ne sont pas au rendez-vous (0,3% contre 0,7% au dernier trimestre 2017). En outre, les conflits sociaux pourraient – en plus de toutes les fêtes et tous les ponts de mai-affecter les résultats du second trimestre. Cela d’autant plus qu’on constate un certain tassement l’activité internationale depuis quelques mois. La croissance de 2017doit pour une partie à l’effet Hollande et à un bon alignement des planètes avec un pétrole pas cher, un euro compétitif, une politique accommodante qui s’est traduit par un accès par cher au crédit. Autant d’éléments qui pourraient se retourner en 2018. Sans parler évidemment des conséquences géopolitiques liées à l Iran mais aussi à l’augmentation des tarifs douaniers. Une augmentation des taxes qui en retour va en retour encourager d’autres mesures protectionnistes. Globalement l’inflation est sur une tendance haussière et si le pouvoir d’achat n’évolue pas, cela affectera la consommation principal moteur de la croissance. Du coup la France pourrait avoir du mal à faire mieux qu’en 2017 en matière de croissance et connaîtrait même un tassement de cette croissance en 2019.

Hausse du pétrole : danger pour la croissance

Hausse du pétrole : danger pour la croissance

 

 

 

 

Plus de 70 dollars à New York, 76 pour le Brent à Londres.  Record pour le pétrole depuis 2014, une hausse qui pourrait menacer la croissance. Les industriels vont payer plus cher leurs métaux, et les automobilistes plus cher leur essence. En cause les fondamentaux qui ont bougé depuis 2016, passant d’une surproduction chronique à une situation plus équilibrée. Par ailleurs le fort possible retrait américain de l’accord nucléaire iranien va accroitre les tensions sur l’offre.  Or toute menace sur l’offre risque de précipiter le mouvement vers un marché déficitaire, car de son côté la demande est en hausse en liaison avec l’accélération de la croissance mondiale.  Le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en juin, s’est pour la première fois depuis fin novembre 2014 hissé au-dessus de la barre des 70 dollars. Il a finalement terminé à 70,73 dollars, en hausse de 1,01 dollar ou 1,45% par rapport à sa clôture de vendredi. Les marchés financiers londoniens étaient fermés aujourd’hui mais le baril de Brent pour livraison en juillet a gagné 1,30 dollar ou 1,74% pour terminer à 76,17 dollars, là aussi son plus haut niveau depuis fin 2014, dans les échanges électroniques. « Que le baril de WTI atteigne le seuil des 70 dollars est important psychologiquement mais les cours ne cessent de grimper au fur et à mesure que se rapproche la date limite à laquelle Donald Trump doit donner sa décision sur les sanctions contre l’Iran », souligne Andy Lipow du cabinet Lipow Oil Associates.

 

Le Medef est en danger (Frédéric Motte)

 Le Medef est en danger (Frédéric Motte)

Frédéric Motte, patron dune société  (400 salariés sur 16 sites), Président du syndicat patronal dans les Hauts-de-France estime qu’il est urgent de réformer le MEDEF. Il est candidat au poste de président national (interview la Tribune)

 

 

Dépôt des candidatures le 3 mai, êtes-vous toujours sûr de vouloir y aller ?

FRÉDÉRIC MOTTE - Je ne vais pas reculer, je vais même aller jusqu’au bout ! Je crois dur comme fer à mon positionnement. C’est vrai que, sur le papier, certains candidats sont peut-être plus connus médiatiquement, mais je pense qu’un élément de différenciation me semble important dans ma candidature : si on veut réhabiliter l’entreprise, l’entrepreneur et le Medef – soyons réaliste, nous ne bénéficions pas d’une bonne image -, il faut absolument que les chefs d’entreprise puissent s’identifier dans le président du Medef.

Élire à ce poste un dirigeant d’une très grosse boîte, ça ne va pas le faire, je pense. Premièrement, parce que ce n’est plus dans l’air du temps. Nous l’avons vu avec les dernières élections présidentielles, qui sont allées à contre-courant des habitudes : Emmanuel Macron est un jeune, sans parti politique, qui n’avait pas labouré la France de haut en bas comme ses prédécesseurs… Il a mis en place une démarche plus « bottom up » avec ses réseaux et non plus « top down », confiée par le parti d’en haut.
Cette tendance est en train de fondamentalement transformer la société, que ce soit via les réseaux sociaux qui permettent à chacun de diffuser des informations, que ce soit sur l’aspiration du citoyen à vouloir participer, d’être associé à l’action collective.

C’est pour ça que je crois à ma candidature. Je suis un entrepreneur de terrain, employant plusieurs centaines de salariés. Je suis un vrai créateur car je n’ai pas hérité de Cèdres Industries, j’ai racheté cette entreprise pour la développer. Comment aborder les questions de réforme de la formation professionnelle quand vous n’avez pas vous-même de salariés ? Je veux être le candidat du rassemblement, je ne suis pas le candidat des territoires ou d’une branche.

Les cartes de cette élection sont-elles déjà distribuées à votre avis ?

Non, ce n’est pas déjà joué. Néanmoins, il faut être réaliste : le mode électoral au Medef a plutôt tendance à favoriser une démarche « top down ». Mon challenge est aujourd’hui à la fois d’aller convaincre le « top » mais aussi de présenter ma démarche au « down ». Nous menons une campagne par ces deux bouts. J’enchaîne un nombre absolument délirants de rendez-vous parisiens, pour aller voir tous les grands acteurs de l’écosystème économique, social, paritaire, public, etc. Je suis au minimum trois jours par semaine à Paris, j’enchaîne six à sept rendez-vous par jour pour aller voir les présidents des branches professionnelles, les grands acteurs économiques, la haute fonction publique, les syndicats, etc. Je les écoute d’abord, et je me présente aussi. Incontestablement, je sens que mon discours a un réel écho. C’est ce qui me motive à ne surtout pas baisser le rythme. Je ne regrette pas d’être parti tôt, dès décembre dernier, dans cette campagne.

Maintenant, il faut être honnête : notre monde patronal n’est pas un monde de militants. Tout se joue plutôt en off et à fleuret moucheté. Dans un premier temps, ceux qui vont voter, ce sont les 45 du conseil exécutif. Pour l’instant, personne ne se prononce : d’abord, parce que tout le monde n’a pas sorti son programme, ensuite, parce que tout le monde va logiquement se rallier au vainqueur potentiel en dernière minute. Je suis peut-être un peu moins connu que les deux principaux challengers, mais je souhaite mener ma campagne du mieux que je peux, en montant ma capacité à porter la transformation du Medef. Je crois résolument à mes chances.

Mon challenge, c’est que la bascule se fasse avant le 11 juin, date où le conseil exécutif va voter à titre consultatif. Il faut donc que d’ici là, toutes les personnes qui ont acquiescé à mon projet et à mon profil, osent se mouiller pour me soutenir. Je suis à la fois très serein car ma famille et mon entreprise vont bien (nous discutons actuellement de croissance externe). Je connais bien le Medef. Je possède un bon ressenti des aspirations des chefs d’entreprise.

Alors, justement, quels sont les grands axes de votre programme ?

Le premier challenge, c’est rassembler. Nous devons nous rassembler en interne pour nous transformer.  Au Medef, nous avons trop de querelles autour des branches ou des territoires. Mon entreprise en est le parfait exemple : certaines unités sont dans le service, d’autres dans l’industrie, bref mon activité est transversale.

Nous devons également nous rassembler en externe, avec tous les acteurs du territoire. C’est ce qu’on fait déjà dans les Hauts-de-France : je mets en avant les rassemblements déjà opéré dans la région, quand j’étais maire de ma commune, quand j’étais président du CESER (conseil économique et social régional) et actuellement au sein du Medef Hauts-de-France.

J’ai réuni récemment entre 80 à 100 acteurs du territoire : syndicalistes, élus, anciens élus, fonctionnaires, universitaires, chefs de petites ou grandes entreprises, de coopératives, etc. Tout le monde était même un peu bluffé car il y avait vraiment des personnes de tous les horizons, ce n’était pas qu’une réunion entre quelques patrons.
Tous sont venus à titre privé pour réfléchir avec moi à un certains enjeux dans le cadre de cette élection : conforter certains aspects, en infirmer d’autres, livrer leurs conseils, etc. en France. L’exercice a été très formateur, très enrichissant pour eux comme pour moi. Je réfléchis à faire la même chose à Paris et ailleurs en France.

Le deuxième challenge, c’est transformer. Notamment les corps intermédiaires, qu’ils soient patronaux, salariés ou syndicaux. Nous devons nous réinventer, comme les partis politiques : on n’y échappera pas. Nous devons donc nous poser la question de notre utilité, de notre valeur ajoutée, de nos missions et de l’organisation qui va en découler.

Le troisième challenge, c’est s’engager. Je crois beaucoup au militantisme patronal : nous devons être des acteurs engagés dans le territoire, nous devons faire venir à nous de nouveaux chefs d’entreprises (et notamment des jeunes, des femmes, issu de toutes les diversités). Pour moi, en tant que citoyen engagé, l’entreprise est une partie prenante du territoire. Ce qui crée de l’emploi et de la richesse, c’est l’entreprise. L’Etat s’occupe ensuite de la solidarité mais l’un n’existe pas sans l’autre. Et je crois que tout le monde l’a bien compris.

Au sein des entreprises, la diversité est une source d’enrichissement. J’ai deux exemples en tête. Mon usine de Lens emploie une femme dans l’atelier, ça change tout : dans l’état d’esprit, dans la fierté des gens, dans le rapport au travail, etc. Sur le site de Dunkerque, où nous avons beaucoup de personnel ouvrier avec une vision assez dure des rapports humains, nous avons embauché momentanément deux migrants, avec le concours d’une association. Je n’ai pas la prétention de révolutionner le monde mais si chacun apporte sa petite pierre, nous réussirons à faire bouger les lignes.

Et quel est pour vous l’axe le plus important de votre programme ?

Dans mon programme, les quatre angles me semblent importants. Mais j’attache une attention toute particulière à la mission de l’entreprise : je crois résolument en l’économie de marché et dans le capitalisme car il stimule l’esprit d’entreprendre, l’innovation, la concurrence saine – dans la mesure où elle est bien encadrée. Pour autant, nos projets d’entreprise doivent aussi apporter du sens, du lien, des valeurs : promouvoir la responsabilité sociale et sociétale des dirigeants me semble extrêmement important. Notamment dans le cadre de l’égalité hommes-femmes : plutôt que de pointer du doigt les mauvais (name and shame), je préfère la valorisation des bonnes pratiques (name and praise). Dans le rapport Notat-Senard sur « Entreprise et intérêt général », plutôt que de faire évoluer l’objet social de l’entreprise, je préconise de faire confiance aux chefs d’entreprises : ne pas modifier le code du travail mais ajouter un petit bout de phrase pour offrir la possibilité juridique à celui qui le souhaite d’aller plus loin. Les entreprises ont déjà bien assez à faire avec les règles et les contraintes.

Le vrai défi des quelques années à venir ne sera, à mon sens, ni la fiscalité locale, ni la réglementation mais les ressources humaines : comment capter les talents ? Et surtout comment les garder et les faire évoluer ensuite ? Le rapport de force patron-employé est en train de s’inverser, à l’exemple de la Belgique : quand il y a 13% de chômage, les salariés ont intérêt à rester là où ils sont mais, aujourd’hui, avec la reprise de la croissance, les entreprises ont bien du mal à recruter. Le patron qui néglige la qualité de vie au travail et le sens donné au projet de l’entreprise voit ses recrues aller à la concurrence. Le projet de l’entreprise est fondamental pour donner du sens à l’action.

Comment définissez-vous aujourd’hui les missions du Medef ?

Un certain nombre de candidats à la présidence du Medef sont d’accord sur le fait qu’il faille réconcilier les Français avec l’entreprise. Il faudrait idéalement aussi les réconcilier avec l’entrepreneur et avec le Medef. Si notre syndicat n’a aucun pouvoir sur le chef d’entreprise, il peut afficher une vision, pour promouvoir notamment les pratiques de responsabilité sociétale et environnementale. Rien que de tenir un discours pro-RSE nous engage déjà un peu. Le rôle du Medef serait alors de savoir accompagner le dirigeant sur ces questions. Il a également une mission de paritarisme. Je crois résolument en l’utilité de du paritarisme, qui permet de représenter les salariés et les patrons : nous avons une place à prendre au sein des corps intermédiaires mais il faut moderniser ce « paritarisme » et revenir à nos fondamentaux.

Pour moi, le paritarisme revient à gérer l’argent de nos entreprises : il est donc logique de s’en occuper.  Le 1% logement ou l’Agirc-Arrco pour la retraite complémentaire des salariés du secteur privé, sont deux exemples vertueux qui atteste que le paritarisme sait se prendre en main, assumer ses responsabilités et sait se réorganiser.

Par contre, je me pose des questions sur les Caisses d’allocation familiales. Les fonds proviennent de la CSG ou d’autres impôts donc c’est devenu la solidarité nationale : quelle est notre légitimité à gérer une prestation qui concerne tous les Français ? Les patrons deviennent parfois les faire-valoir et/ou les complices quand ça ne va pas. Même questionnement concernant l’Unedic : le paritarisme pourrait être vicié par l’intervention de l’Etat, qui garantit la dette mais fixe un certain nombre d’objectifs. Qui gère vraiment du coup ? Pendant sa campagne, Emmanuel Macron voulait nationaliser l’Unedic : nous pensons au contraire que le Medef gèrerait mieux le fonds. Il faudra repréciser toutes nos missions dans ces structures de sécurité sociale, de CAF, etc. Réinterrogeons-nous donc sur l’essence du paritarisme et l’intérêt pour le patronat.

Et le rôle du Medef auprès des patrons ?

J’allais y venir. Le syndicat patronal est une formidable machine, représentant tous les types d’entreprises. Nous avons un spectre couvrant toutes les catégories : c’est à la fois toute la richesse et c’est toute la difficulté de l’exercice. Gardons à l’esprit que les grandes entreprises irriguent les territoires. Si mon entreprise s’est modernisée et s’est challengée sur la qualité entre autres, c’est parce qu’un de nos grands donneurs d’ordre nous y a encouragé.

Là où j’ai une inquiétude, c’est que l’économie évolue de plus en plus vite, avec un consommateur toujours plus exigeant : un certain nombre d’entreprises ne se sont pas encore adaptées. Les sondages indiquent que plus de 80 % des entreprises n’ont pas encore commencé à appréhender les enjeux du numérique. Le Medef a un vrai rôle pour accompagner les entreprises. Il peut aussi faire comprendre au législateur que les entreprises ne sont pas toutes identiques. Une entreprise du CAC 40 n’a pas la même activité qu’un camping sur la Côte ou qu’une PME d’Ardèche. Comment en arrive-t-on à définir les critères qui permettront à ces PME à grandir et à se transformer ? Sans avoir à passer des journées à remplir des tas de papiers et d’obligations ?

Alors bien sûr, si vous faites des spécificités pour les plus petites entreprises, vous créez un effet de seuil. Nous nous battrons toujours sur cet « abominable effet de seuil », par exemple celui des 50 salariés : il faudrait alors remonter ces seuils bien plus hauts, à 250 salariés plutôt qu’à 50. La loi Pacte de Bruno Lemaire devrait faire bouger les choses en ce sens. L’Etat en est conscient.

Dans vos propos, on comprend que le Medef n’est plus à l’image des entreprises…

Le Medef doit se réinventer sinon il va mourir. Nous devons adopter  une logique de retour sur investissement : le Medef doit d’abord apporter des services mais avec cette dimension de militantisme, pour aller porter la parole de l’entreprise dans tous les mandats que le syndicat gère (URSSAF, Prud’hommes, Chambre de commerce, etc.). Les patrons ne sont en effet pas obligés d’adhérer au Medef. A nous de les convaincre ! A Lille, cette méthode mêlée de services et de militantisme fonctionne très bien. Le problème numéro 1 du chef d’entreprise, c’est d’avoir à prendre les décisions tout seul. Au Medef, vous allez rencontrer d’autres acteurs, vous faire accompagner et vous faire du réseau. Lors de notre dernière université d’été, nous avons accueilli 40% de nouveaux participants. Mais pour être militant, je reviens à mon propos du début : le Medef doit être à l’image des entrepreneurs. On en revient à mes propos du début : il faut absolument que les chefs d’entreprise puissent s’identifier dans le président du Medef.

 

Biodiversité en grave danger

Biodiversité en grave danger

 

Il y a quelques jours on prenait connaissance de rapports sur la disparition massive d’oiseaux. 30% des oiseaux disparues en 15ans et 25% des espèces menacées de disparition telles étaient les conclusions d’études du Muséum d’histoire naturelle du CNRS et de la LPO. La cause de cette catastrophe ?  Les études pointent du doigt les effets de l’agriculture intensive et de l’utilisation massive de pesticides 0 % des oiseaux en moins en 15 ans et 25%  menacés de disparation. Sur la biodiversité. La réduction des populations est en effet plus particulièrement marquée sur une période depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes ». Dune façon plus générale le declin biodiversite est constaté dans toutes ses dimensions  Les activités humaines provoquent un de la biodiversité sur Terre et menacent les ressources en nourriture, en eau potable et en énergie, souligne un vaste rapport publié vendredi par un groupe d’experts soutenus par les Nations unies. Pollution, changement climatique et déforestation constituent des menaces croissantes pour la nature, selon cette compilation de comptes rendus établis par plus de 550 experts et approuvés par 129 Etats après des discussions en Colombie. “La biodiversité, cette variété essentielle des formes de vie sur Terre, continue à se réduire dans chaque région du monde”, relèvent les auteurs du rapport établi par l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), un groupe d’experts international sur la biodiversité. “Cette tendance alarmante met en péril partout la qualité de vie des  Dans le monde entier, davantage d’espèces animales et végétales sont actuellement menacées. Plus de la moitié des oiseaux et mammifères d’Afrique pourraient disparaître en raison du changement climatique d’ici 2100. Concernant la pollution, huit des dix cours d’eau contenant le plus de déchets plastiques se trouvent en Asie. Si le rythme actuel de surpêche se poursuit, il n’y aura plus de stocks de poissons exploitable dans la région Asie-Pacifique d’ici le milieu du siècle, estime encore le rapport. La hausse des populations humaines dans de nombreux pays en développement requiert la mise en place de nouvelles politiques à la fois pour protéger la nature et réaliser les objectifs d’éradication de la pauvreté et de la faim d’ici 2030. En Europe et en Asie centrale, les marécages ont diminué de moitié depuis 1970. L’empreinte écologique moyenne – soit la surface nécessaire pour produire les ressources consommées par un individu – est de 5,1 hectares, alors que la surface disponible est de 2,2 hectares. La couverture végétale a grimpé de 22,9% en Chine et dans les autres pays de l’Asie du Nord-Est entre 1990 et 2015. Les parcs et les zones protégées s’étendent dans de nombreuses régions, comme les Amériques et l’Asie-Pacifique. Et des populations animales comme celles du lynx ibérique, du tigre de l’Amour ou du léopard d’Extrême-Orient ne sont plus sous la menace directe d’une extinction grâce aux programmes de conservation.

Sondage Macron: nouvelle chute, danger !

Sondage  Macron: nouvelle chute, danger !  

 

Macron chute depuis plusieurs mois et s’approche de la ligne rouge, celle qui met en péril la légitimité. Certes LA  légitimité juridique ne peut être contestée mais   cet affaiblissement dans l’opinion hypothèque  la pertinence des réformes sas doute nécessaires mais menées sans souci d’équilibre et un peu à la va vite. De ce point de vue la descente n’est certainement pas terminée avec la dégradation du climat social. La cote de popularité du chef de l’État baisse donc logiquement de deux points en mars, avec 57% de mécontents, selon un sondage publié dans le JDD. Le Premier ministre Édouard Philippe recule lui de trois points.  La cote de popularité d’Emmanuel Macron a chuté de deux points en mars, à 42% de satisfaits, et celle d’Édouard Philippe a reculé de trois points à 43% de satisfaits, selon le sondage mensuel d’Ifop publié par le Journal du Dimanche. A la question « êtes-vous satisfait ou mécontent d’Emmanuel Macron comme président de la République ? », 42% des sondés répondent « satisfait » (6% très satisfait et 36% plutôt satisfait), tandis que 57% se disent « mécontents » (23% très mécontents et 34% plutôt mécontents). 1% ne se prononce pas.  Pour le Premier ministre Edouard Philippe, 43% se disent satisfaits (4% très satisfaits, 39% plutôt satisfaits), alors que 54% sont mécontents (18% très mécontents, 36% plutôt mécontents). 3% ne se prononcent pas. Alors que le chef de l’Etat comptait en décembre et janvier plus de contents que de mécontents, la tendance s’est inversée en février et s’est accentuée en mars, égalant avec 57% de mécontents le plus haut niveau enregistré en août. Pour le Premier ministre, le pourcentage de mécontents (54%) atteint son plus haut niveau depuis mai 2017. 

*Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 9 au 17 mars auprès d’un échantillon de 1.946 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Le danger du nationalisme économique (Draghi)

Le danger du nationalisme  économique (Draghi)

 

“Nous sommes convaincus que les différends devraient être débattus et résolus dans un cadre multilatéral, les décisions unilatérales sont dangereuses”, a dit Mario Draghi lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire de la BCE. En clair Draghi attire l’attention sur les dérives du nationalisme qui ont nourri de nombreux conflits économiques mais aussi  des guerres en particulier en Europe. Il ya danger pour la croissance mondiale eu égard à l’interpénétration des processus de production à l’échelle internationale. Il y a au-delà de cela, danger pour la paix. Si le patriotisme économique peut se défendre (ce que pratiquent d’ailleurs notamment  la plupart des pays comme  La chine mais aussi l’Allemagne, les Etats Unis) le nationalisme conduit à un repli total, sectaire et destructeur de croissance. C’est souvent uen illusion de croire que les produits ont une  nationalité pure. Exemple dans agriculture, il faut intégrer les intrants et les matériels importés. Dans l’industrie automobile «  nationale », il faut intégrer les nombreux éléments également  importés. Dernier exemple un motoculteur français «  fabriqué en France est souvent équipé d’un moteur étranger. Au total,  c’est la croissance mondiale qui est affectée, celle de tous les Etats avec des risques de tensions sociales, politiques voire militaires. 50 ans de guerre en Europe  sont là pour démontre ces risques de nationalismes. “Nous sommes convaincus que les différends devraient être débattus et résolus dans un cadre multilatéral, les décisions unilatérales sont dangereuses”, a dit Mario Draghi lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire de la BCE.  Les décisions unilatérales en matière de commerce sont dangereuses et les différends doivent être réglés dans le cadre des instances internationales, a déclaré jeudi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). Pour le président de la BCE, une approche unilatérale sur le plan commercial renvoie une image dégradée des relations diplomatiques entre les pays concernés. “Si vous imposez des droits de douane à (ceux) qui sont vos alliés, l’on peut se demander qui sont vos ennemis”, a-t-il dit. Il a estimé que l’impact immédiat des tarifs douaniers américains ne serait probablement pas important. A long terme, les conséquences dépendront cependant d’éventuelles mesures de rétorsion, des effets sur les taux de change et également de l’impact sur la confiance, a-t-il dit. “Les conséquences sur la confiance sont très difficiles à évaluer. Mais si l’effet sur la confiance est négatif, cela sera négatif à la fois sur l’inflation et sur les perspectives (de croissance)”, a déclaré Mario Draghi.

Mesures protectionnisme de Trump: danger pour la croissance (FMI)

Mesures protectionnisme de Trump:  danger pour la croissance (FMI)

 

Deux raisons risquent d’affaiblissement de la croissance, le renchérissement de produits importés qui va peser sur les coûts, donc sur la compétitivité aussi la montée de l’aversion au risque dans les milieux financiers. Ce contexte de guerre économique inquiète les investisseurs qui pourraient  se repositionner sur des valeurs refuge avec des baisses notables du marché des actions sans parler des incertitudes sur les taux de change voire les taux d’intérêt. Le Fonds monétaire international a donc estimé vendredi que les mesures protectionnistes qu’entend prendre le président américain Donald Trump auraient pour effet de nuire aussi à l’économie américaine.    »Les restrictions à l’importation annoncées par le président américain sont de nature à causer des dégâts non seulement hors des Etats-Unis mais encore à l’économie américaine elle-même, y compris à ses secteurs manufacturier et de la construction qui sont de gros utilisateurs d’aluminium et d’acier », a indiqué le FMI dans un communiqué. L’institution, basée à Washington, redoute en outre un recours grandissant à l’argument sécurité nationale pour justifier des limitations des importations. « Nous encourageons les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux à travailler ensemble de manière constructive pour réduire les barrières commerciales et résoudre les différends commerciaux sans avoir recours à de telles mesures d’urgence », a ajouté le Fonds. Jeudi, Donald Trump a annoncé son intention d’imposer des taxes de 25% sur les importations d’acier et de 10% sur celles d’aluminium suscitant le courroux de ses partenaires commerciaux à commencer par le Canada et l’Union européenne.

Huile de palme : danger pour la sante, la faune et la flore

Huile de palme : danger pour la sante, la faune et la flore

 

 

Par  Alain Rival, correspondant pour la filière palmier à huile au Cirad.

 

Quelles sont les conséquences de sa consommation sur la santé humaine ?

A. R. : L’huile de palme est naturellement riche en acides gras saturés, c’est ce qui lui donne sa consistance solide sous nos températures tempérées. Le beurre, les produits laitiers, la charcuterie, qui participent aux 60 kg de corps gras que nous consommons annuellement par personne en France, contiennent eux aussi une forte proportion d’acides gras saturés. Pour offrir une consistance plastique intéressante lors de la transformation, une huile naturellement fluide sous nos latitudes – tournesol, colza, soja – doit être hydrogénée industriellement. Or, cette hydrogénation peut accidentellement mener à la production d’acides gras trans (AGT), qui sont extrêmement mauvais pour la santé (Morin, 2013). Quant aux acides gras saturés, l’huile de palme en contient environ 50 %. A titre de comparaison, le beurre de cacao en contient 60 % et l’huile d’olive, 15 %. On les retrouve principalement dans les produits laitiers et la charcuterie. Ces acides gras sont soupçonnés d’être la cause de maladies cardio-vasculaires, bien que les différentes études menées chez l’homme ne soient pas toutes concordantes et qu’il soit difficile de dissocier l’effet de ces seuls produits de ceux de notre régime alimentaire général et de notre style de vie (Lecerf, 2013). Les spécialistes en nutrition lipidique s’accordent à dire que tous les acides gras sont des composés naturels (on les trouve dans le lait maternel) qui ont une fonction biologique utile. Il n’y a pas de « bonne » ou « mauvaise » huile, car aucune n’est naturellement capable de fournir tout le spectre des acides gras essentiels. Cependant, c’est la dose qui fait le poison. Le consommateur doit donc veiller, quand il le peut, à varier les types d’huile végétale dans son alimentation (FFAS, 2012). En outre, les relations entre acides gras et obésité ou acides gras et maladies cardio-vasculaires sont complexes. Les résultats publiés sont souvent antagonistes et très difficilement transférables d’une espèce animale à l’autre.

Le principal défaut de l’huile de palme reste son côté un peu monolithique, car elle apporte un acide gras saturé majoritaire : l’acide palmitique. L’acide palmitique est la forme de stockage de l’énergie la plus élaborée, il a constitué un avantage évolutif considérable pour bon nombre d’espèces animales, mais c’est aussi une molécule-carrefour qui va s’accumuler dès que l’alimentation est déséquilibrée, y compris en sucres. Et l’homme moderne du Nord a conservé, malgré son mode de vie sédentaire et son alimentation trop riche, sa capacité à stocker l’énergie en prévision des mauvais jours, héritage de ses ancêtres chasseurs-cueilleurs.

La position des acides gras sur le glycérol semble aussi jouer un rôle dans leur digestibilité, même si ces résultats demandent à être confirmés chez l’homme adulte : dans l’huile de palme, les acides gras saturés ne se trouveraient pas en position digestible. Rappelons pour finir que l’huile de palme brute est le produit le plus riche que l’on connaisse en carotènes (précurseurs de la vitamine A) et en tocophérols, un antioxydant, d’où notamment l’intérêt de son utilisation en Afrique comme source naturelle de Vitamine A.

 

 

Les coupes de forêt primaire sont-elles directement liées aux plantations de palmiers à huile ?

 

Alain Rival : En Indonésie, ce sont les plantations d’essences forestières à croissance rapide (fast wood) qui sont les premiers moteurs de la déforestation, l’exploitation minière joue également un rôle considérable (Abood et al, 2015). Sur les 21 millions d’hectares de forêt primaire qui ont disparu en Indonésie entre 1990 et 2005, seulement 3 millions correspondent à la création de palmeraies. Lorsqu’elles ne sont pas replantées, les surfaces déforestées sont laissées en friche jusqu’à ce qu’elles deviennent des savanes dégradées qui seront, ou non, reconverties pour des activités agricoles. Au cours des dernières années, la déforestation s’est accélérée et concentrée sur des foyers de biodiversité comme Bornéo, l’Amazonie ou le bassin du Congo, qui demandent aujourd’hui une vigilance accrue des gouvernements, des ONG et des sociétés de plantation.

 

Comment éviter de détruire de précieux réservoirs de biodiversité ?

A. R. : Si une forêt primaire est transformée en palmeraie, la perte de biodiversité s’élève à 85 %, comme pour toute monoculture intensive, sous les tropiques comme ailleurs. Pour éviter les extensions de palmeraies dans les zones limitrophes de forêt primaire, dites à haut stock de carbone ou à haute valeur de conservation, il convient de fournir un revenu équivalent à celui issu de la coupe du bois et de déplacer le projet de création de palmeraie vers une savane dégradée ou une zone agricole à reconvertir. Des projets existent, mais ils se heurtent le plus souvent à des problèmes de droit foncier : absence de cadastre, de droits de propriété, antagonismes entre droit coutumier et droit civil, etc. D’après R.H.V. Corley (2009), si on mettait en culture toutes les terres dégradées recensées à ce jour, uniquement en Indonésie, on pourrait satisfaire les besoins en corps gras de la totalité de la population mondiale jusqu’en 2050. Il n’est donc pas inéluctable de couper de la forêt primaire pour répondre aux besoins croissants en corps gras de la population mondiale.

Il existe en outre des initiatives comme la Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO) qui visent la certification des plantations durables de palmier à huile. Il s’agit d’une démarche consensuelle liant les principaux acteurs de la filière décidés volontairement à s’entendre sur un socle de principes et critères partagés, régulièrement redéfinis en fonction des demandes des membres de la Table ronde. Au-delà de la RSPO, plusieurs groupes d’acteurs (ONG, plantations, institutions de recherche) s’associent désormais pour protéger ces forêts. Plusieurs compagnies de plantation se sont d’ailleurs engagées dans une démarche « zéro déforestation ». La filière réagit et s’organise, même si ces efforts peuvent être jugés insuffisants et trop lents par rapport à l’urgence à protéger les dernières forêts tropicales. Les gouvernements impliqués doivent eux aussi prendre leur part de responsabilité, notamment dans l’établissement d’un cadastre à jour et indiscuté et dans l’application sévère des lois (Rival & Levang, 2013).

 

Quelles sont les solutions concrètes pour concilier la préservation de la biodiversité et un développement agricole indispensable aux populations du Sud ?

 

A. R. : Tout d’abord, la planification du paysage qui consiste à identifier des forêts à « haute valeur de conservation » ou à stock élevé de carbone et à les entourer de zones tampons. Dans ces zones, des agroforêts, installées à côté des plantations, permettent une activité humaine raisonnée : cultures vivrières, fruitiers, caoutchouc, plantes médicinales ou même écotourisme. Cette pratique permet d’éviter une réduction drastique de la biodiversité consécutive à l’ouverture d’espaces agricoles en limite directe de forêt primaire. La culture du palmier à huile est alors intégrée à une planification du paysage en concertation avec les populations locales (Koh et al, 2009).

Par ailleurs, dans les zones dédiées à la monoculture du palmier à huile, il s’agit aujourd’hui de produire plus et mieux sur la base des caractéristiques naturelles exceptionnelles du palmier à huile, tout en limitant les recours aux intrants et aux pratiques non durables. Cette intensification écologique passe par la mise à disposition de tous les planteurs, familiaux ou industriels, de matériel végétal amélioré issu des programmes de sélection, par l’optimisation de l’utilisation des engrais par la valorisation de la biomasse et le recyclage des effluents d’huileries et de plantation (Rival, 2013).

Enfin, dans chaque pays producteur, les petits planteurs constituent une mosaïque hétérogène d’acteurs plus ou moins organisés. Il convient de comprendre puis d’anticiper leurs trajectoires et de les associer aux efforts en cours de certification de la durabilité de la filière. Pour cela, il s’agit de mieux connaître les systèmes de production qu’ils adoptent, leurs relations avec les pouvoirs publics, les plantations industrielles avoisinantes et les usiniers.

 

Le palmier à huile apparaît comme une culture à 100 % industrielle qui profite aux multinationales occidentales. Quelle place occupent les petits planteurs ?

A. R. : Les multinationales agroalimentaires du Nord ne contrôlent pas directement le secteur des plantations. Ce dernier est occupé soit par des sociétés nationales ou transnationales, publiques ou privées, soit par des petits planteurs, groupés ou non en coopératives. Ceux-ci fournissent près de la moitié de la production mondiale.

Les petits planteurs représentent aujourd’hui plus de 40 % de la production mondiale d’huile de palme. Ils vendent leurs fruits à des usiniers qui assurent l’extraction de l’huile. Suite aux privatisations de la filière palmier décidées dans les années 1980-1990, notamment en Afrique de l’Ouest, les petits planteurs ne sont plus encadrés par de grands programmes nationaux et les rapports entre usiniers et producteurs se sont modifiés. Le secteur villageois exploite aujourd’hui une multiplicité étonnante d’agro systèmes à base de palmier à huile.

En Indonésie, ce sont 1 000 à 2 000 dollars par an et par hectare qui sont générés par la culture du palmier à huile, un revenu qui a contribué significativement, selon McCarthy (2010) à la régression de la pauvreté et à l’émergence d’une classe moyenne rurale. Aujourd’hui, plus de 5 millions de personnes en Indonésie dépendent directement de la culture du palmier à huile.

 

Quelles sont les conséquences de la culture du palmier à huile sur l’environnement ?

A. R. : Le palmier à huile est la plante oléagineuse la plus productrice, avec des rendements moyens de l’ordre de 6 tonnes d’huile/hectare/an dans de bonnes conditions écologiques (jusqu’à 12 T/ha dans les meilleurs essais génétiques actuels). La productivité moyenne mondiale d’huile de palme est de 3,8 T/an. Pour que s’exprime le potentiel des meilleures semences, l’utilisation de fertilisants est indispensable. Il y a donc un risque réel de pollution, notamment des nappes phréatiques, lorsque ces intrants sont utilisés en excès et/ou au mauvais moment. Les engrais constituent aujourd’hui 60 % des coûts d’exploitation d’une plantation et sont de plus en plus remplacés par des apports de compost issu du recyclage des effluents, qui permettent d’économiser jusqu’à 15% de la facture globale de fertilisants.

Le Cirad et ses partenaires travaillent sur la fertilisation raisonnée des palmeraies depuis plus de 50 ans. Il s’agit d’optimiser les apports d’engrais afin qu’ils profitent au mieux à la plante au travers d’applications fractionnées et raisonnées, évitant ainsi que les résidus se retrouvent dans les nappes ou les eaux de surface. Ces besoins sont évalués au travers de prélèvements réguliers de sols et de feuilles dans les plantations. Leur analyse permet de donner des limites à l’utilisation d’engrais en fonction de la saison, de la physiologie de la plante, de la nature du sol ou de l’âge de la plantation. Cette gestion raisonnée n’est pas un concept nouveau, mais elle prend de l’ampleur depuis quelques années avec la prise de conscience que les hauts rendements doivent aller de pair avec la protection de l’environnement. De même, très tôt, le Cirad a travaillé sur le compostage des résidus d’usine afin de recycler les effluents solides et liquides issus des huileries.

Côté pesticides, en revanche, le palmier à l’huile joue la carte de la chance : il n’y a, à ce jour, pas de parasite ou ravageur majeur du palmier qui n’ait pas de solution biologique. La fusariose en Afrique a été éradiquée grâce à des semences résistantes issues de programmes de sélection variétale classique. Les recherches concernant les attaques de Ganoderma en Asie du Sud-Est suivent la même voie, avec la mise à disposition récente de semences tolérantes. Des expérimentations sont également en cours pour identifier les agents responsables de la Pourriture du Cœur en Amérique latine, en utilisant les résistances génétiques naturelles apportées par l’espèce amazonienne Elaeis oleifera. Trois continents, trois maladies qui pour l’instant restent confinées dans leur contexte d’origine. La mondialisation des échanges de semences, de pollen, appelle à la plus haute vigilance. Il ne faut pas oublier que près de 90 % de l’huile de palme mondiale est produite dans la même région du monde : l’Asie du Sud-Est.

Enfin, l’extraction de l’huile de palme à partir des fruits s’effectue en outre par pression, sans ajout d’adjuvant chimique ou de solvant, de même que pour l’huile d’olive.

Réseaux sociaux : danger pour la démocratie et l’intelligence

Réseaux sociaux : danger pour la démocratie et l’intelligence

Facebook admet que son réseau social peut véhiculer de fausses informations. Il s’engage donc à mieux réguler les contenus. Un pari impossible puisqu’il y a 2 milliards d’utilisateurs. Pour les Français c’est un peu comme à  la Samaritaine, on n’y trouve un peu tout,  le meilleur et le pire.  Pour preuve certains  sites et autres forums sont considérés comme des vecteurs d’intox. . Les réseaux sociaux sont particulièrement visés par les internautes, une critique justifiée dans la mesure où dominent souvent les avis partisans, les informations approximatives voire  la manipulation, aus si surtout des contenus indigents. Pas étonnant dans la mesure les sites constituent un véritable maquis de quelque 5 millions d’émetteurs. Sur ces 5 millions sans doute à peine quelques centaines présentent  sans doute un intérêt. Ceci étant les Français considère que globalement Internet constitue une source d’information utile.

Usage d’Internet en France

  • 85% des Français ont accès à Internet
  • 74% y accèdent tous les jours – 95% des 18-24 ans
  • En moyenne, on passe 18 heures par semaine sur Internet
  • 93% ont un mobile, 65% un smartphone, 82% un ordinateur, 40% une tablette
  • En moyenne, on passe 58 minutes par jour sur l’Internet mobile
  • 55% des Français utilisent un navigateur, 48% téléchargent des applications
  • 60% des Français ont effectué au moins un achat en ligne en 2016
  • 25% utilisent Internet pour leur recherche d’emploi
  • 56% sont inscrits sur au moins un réseau social
  • En moyenne, on passe 1h16 par jour sur les réseaux sociaux

 

Selon la 6e édition du baromètre publié lundi par l’Acsel (association de l’économie du numérique)  et La Poste, trois Français sur quatre n’ont pas confiance dans les informations qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux. Si 75% des Français disent avoir confiance dans les informations des sites de médias en ligne traditionnels, ils ne sont plus que 32% pour celles trouvées sur les forums, et ce chiffre tombe à 25% pour les informations circulant sur les réseaux sociaux. Seule une minorité de personnes estime que les informations trouvées sur Facebook, Twitter ou encore LinkedIn sont neutres (27%) et fiables (29%). Près de neuf Français sur dix (86%) estiment cependant qu’Internet leur permet d’avoir accès à une diversité de points de vue. Au total, 85% des Français utilisent désormais Internet (contre 70% en 2009), et parmi eux, près de 9 sur 10 se connectent quotidiennement.

La planète encore davantage en danger pour 15 000 scientifiques

 La planète encore davantage en danger pour 15 000 scientifiques

Manque d’eau, déforestation, pollution disparition d’animaux, réchauffement climatique autant d’éléments qui caractérisent la dégradation générale de la planète. En 1992, l’ONG « Union of Concerned Scientists » et plus de 1 700 cosignataires avaient émis « l’avertissement des scientifiques du monde à l’humanité ». Ils y argumentaient que l’impact des activités de l’homme sur la nature allait probablement aboutir « à de grandes souffrances humaines » et à « mutiler la planète de manière irrémédiable ». Un quart de siècle plus tard, 15.000 scientifiques de 184 pays scientifiques revisitent la mise en garde initiale dans une tribune qu’ils qualifient de « deuxième avertissement ».   Tous les   voyants sont dans le rouge et les réponses ne sont pas à la hauteur de l’enjeu concluent ces scientifiques dont l’appel paraît dans la revue BioScience. » Bientôt, il sera trop tard pour inverser cette tendances dangereuse », explique Thomas Newsom, professeur à l’Université Deakin en Australie, co-auteur de la déclaration. Ces scientifiques estiment que la vaste majorité des menaces précédemment identifiées subsistent et que « la plupart s’aggravent », mais qu’il est encore possible d’inverser ces tendances pour permettre aux écosystèmes de retrouver leur durabilité. Depuis 25 ans, la quantité d’eau potable disponible dans le monde par personne a diminué de 26% et le nombre des zones mortes dans les océans a augmenté de 75%. L’appel cite également la perte de près de 120,4 millions d’hectares de forêts converties pour la plus grande partie en terres agricoles et un net accroissement des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et des températures moyennes du globe. Ces scientifiques pointent aussi l’augmentation de 35% de la population mondiale et une réduction de 29% du nombre de mammifères, de reptiles, d’amphibiens, d’oiseaux et de poissons.

Infrasons : danger pour les animaux pas pour les humains ?

 

 

Infrasons : danger pour les animaux pas pour les humains ?

 

 

 

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement a publié  les résultats de son évaluation des effets sanitaires liés aux basses fréquences sonores (20 Hz à 200 Hz) et infrasons (inférieurs à 20 Hz) émis par les parcs éoliens. Dans ses conclusions, l’Agence considère  qu’aucun dépassement des seuils d’audibilité dans les domaines des infrasons et basses fréquences jusqu’à 50 Hz n’a été constaté. Mais elle observe aussi, les effets potentiels sur la santé des infrasons et basses fréquences produits par les éoliennes n’ont fait l’objet que de peu d’études scientifiques. Cependant, des connaissances acquises récemment chez l’animal montrent toutefois l’existence d’effets biologiques induits par l’exposition à des niveaux élevés d’infrasons. Ces effets n’ont pour l’heure pas été décrits chez l’être humain, En clair pour l’humain, on ne sait rien mais il y a des risques pour les animaux en particulier les vaches, les poulets et les chevaux. Rappelons que les infrasons des éoliennes sont inaudibles pur l’oreille humaine. Les infrasons, selon leur nature,  peuvent se propager sur des dizaines, des centaines voire des milliers de kms et il est impossible d’empêcher leur propagation. , seuls quelques animaux pourraient être plus sensibles que les autres. Le porc a sa limite inférieure d’audibilité à 42 à 42,  la chèvre à 78 Hz, le cheval à 55 Hz et la vache à 23 Hz. La vache est donc la plus susceptible d’être sensible aux Infrasons. Les conséquences sont biologiques avec notamment une baisse de production chez la vaches et des déformations osseuses  chez le cheval. Pour l’homme,  il n’y a aucune étude réellement scientifique mais on a constaté en particulier des troubles du sommeil, des modifications de tension artérielle, des troubles d’audition,  de concentration et de mémoire.  Bien entendu il faudrait faire des études épidémiologiques sur longue période pour vérifier l’ampleur de ces conséquences. La plupart des organismes officiels en France comme à l’étranger concluent  que faute d’existence d’études scientifiques rien ne justifie de mettre en cause les effets néfastes des infrasons. Et inversement ?

Le danger du troisième tour social des gauchistes

Le danger du troisième tour social des gauchistes

 

D’après les sondages, les courants d’extrême-gauche seront mal représentés à l’assemblée nationale en raison de la logique électorale. Mélenchon, Hamon, les trotskistes ou encore les communistes ne peuvent espérer ensemble que quelques dizaines de députés. Du coup,  la tentation est grande de faire glisser la problématique d’opposition du terrain politique au terrain social. Pour preuve la création du front social qui réunit les plus radicaux des courants évoqués ci-dessus. On y trouve ceux  qui se sont opposés à la loi travail notamment la CGT, FO et solidaires (Sud). Bref les gauchistes corpos habituels dont la stratégie est de bloquer toute évolution et de préserver les avantages acquis. Les ordonnances qui seront prises par Macron concernant le droit social leur fourniront le prétexte pour discréditer le gouvernement. Ces gauchistes ne sont pas majoritaires dans le champ social mais leur pouvoir de nuisance est particulièrement destructeur quand on ajoute des motivations corpos  pour mieux mobiliser. La CGT prépare déjà le terrain. La direction de la CGT a  en effet lancé mercredi une mise en garde à Emmanuel Macron contre la mise en oeuvre de « reculs sociaux » par le biais de son projet de réforme du marché du travail. La commission exécutive confédérale de la CGT rappelle dans une déclaration au successeur de François Hollande qu’il a été en partie élu par des Français qui s’étaient mobilisés contre sa loi sur la croissance et l’activité et contre la loi El Khomri sur le travail sous ce quinquennat finissant. « La CGT appelle solennellement Emmanuel Macron à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou 49-3. » Emmanuel Macron veut présenter dès cet été à l’Assemblée nationale qui sortira des élections législatives de juin un projet de loi d’habilitation pour amplifier par ordonnances la réforme du droit du travail engagée par la loi El Khomri. « S’il persiste dans l’idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu’il va balayer le dialogue social et la concertation. Il y aura problème d’une manière ou d’une autre », a ainsi déclaré lundi sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. Le seul moyen pour désamorcer l’agitation gauchiste consistera pour macro a sollicité un dialogue social approfondi avec les syndicats réformistes car de toute façon les membres du front social déjà opposé à la loi travail feront tout pour discréditer le nouveau gouvernement.

Macron, le danger du mythe de l’homme providentiel (CFDT)

Macron, le danger du mythe de  l’homme providentiel (CFDT)

 

La CFDT, par la voix de son secrétaire général interpelle Macron sur l’impérative nécessité du dialogue social. L’organisation syndicale prend aussi le contre-pied du front des gauchistes de la CGT, de FO et de l’UNEF qui dès lundi manifestaient à Paris contre les orientations de Macron. Devenue  la première organisation syndicale dans le privé, la CFDT se sent investie désormais d’une responsabilité particulière pour représenter les salariés. Elle rappelle au nouveau président de la république l’impérative nécessité de la concertation avec sans doute à l’esprit l’évolution du droit social qu’envisage de réaliser Macron par  ordonnance. La CFDT redoute vraisemblablement que se constitue un front anti Macron  à l’occasion d’ordonnances qui n’auraient pas fait l’objet d’une consultation suffisante. Le danger est réel car si les gauchistes ne sont pas majoritaires dans le pays,  ils disposent  cependant d’un pouvoir de nuisance certain pour démolir petit à petit la crédibilité gouvernementale. Le dialogue social approfondi peut empêcher cet affrontement  estime  la CFDT qui  invite Macron à prendre en compte les réalités sociales mais aussi politiques. En effet le score réalisé par Macron au deuxième tour ne saurait être interprété comme une adhésion totale de tous les électeurs aux orientations du nouveau président de la république. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a donc adressé mardi une mise en garde au président élu, Emmanuel Macron, contre la tentation de présider seul et de réformer sans concertation, notamment sur le marché du travail. « Je n’ai pas envie de condamner avant même qu’il ait commencé à agir », a dit Laurent Berger. « Je ne vais pas donner ni des bons points ni des mauvais points à ce stade, juste dire qu’il faut prendre en compte la réalité du pays ». Dans une lettre ouverte publiée par Le Monde, il rappelle à l’ex-ministre de l’Economie de François Hollande les « conditions particulières » de son élection, avec deux fois plus de voix que son adversaire du Front national, Marine Le Pen. Ces conditions « vous obligent certes à tenir compte de ceux qui vous ont soutenu mais aussi de ceux qui ont voté pour vous, non par adhésion à votre programme, mais par rejet du Front national », écrit Laurent Berger. « Dans les cinq ans à venir, vous serez à la tête d’un pays qui devra faire face à d’immenses défis. Et, vous le savez bien, vous ne pourrez pas les affronter seul », poursuit-il. « Le mythe de l’homme providentiel, qui décide tout d’en haut, est un mythe dangereux pour notre démocratie. » « Partagez le pouvoir ! Donnez de l’air à notre société ! Laissez de l’espace aux organisations dont la mission est de faire entendre la voix de ceux qui n’en ont pas. Faites confiance aux organisations qui permettent aux individus de s’organiser ensemble pour peser sur leur avenir ! » Le leader du premier syndicat français avertit Emmanuel Macron qu’il ne disposera d’aucun état de grâce et rappelle que l’urgence est d’abord de créer des « emplois de qualité ».

 

Macron dénonce la paresse et le danger du FN

Macron dénonce la paresse et le danger du FN

 

 

Au cours du débat Marine Le Pen a été l’auteur d’une trentaine d’approximations, d’erreurs et de contrevérités. Notamment dans le domaine économique et social en dépit des nombreuses fiches qu’elle possédait, elle s’est complètement empêtrée dans ses contradictions. Du pain béni évidemment pour Macron qui a dénoncé l’impréparation de la candidate, sa paresse et le danger des propositions farfelues du Front national. Les fiches techniques avaient sans doute été préparées par l’entourage de Marine Le Pen, des fiches aux informations erronées et constituées surtout de fausses citations ou de citations tronquées de Macron. Bref des fiches et des propos qui confirmaient la grande paresse intellectuelle du Front national dont le fond de commerce est essentiellement constitué par son aversion de tout ce qui est étranger. Bref on se serait cru davantage dans un bistrot que dans un débat télévisé mettant en jeu l’élection d’un président de la publique. Macron a eu beau jeu de dénoncer cette impréparation et ce je-m’en-foutisme du Front national. Le sommet de la nullité de Marine Le Pen est en particulier apparu lors  du débat sur le thème économique et notamment sur la sortie de l’euro.  Emmanuel Macron a fustigé mercredi le « bidouillage » de Marine Le Pen sur l’euro, qui révèle selon lui l’ »impréparation crasse » de la candidate du Front national à l’élection présidentielle. A quatre jours du second tour, Marine Le Pen a répété lors du débat télévisé d’entre-deux-tours qu’elle voulait revenir au franc et expliqué qu’existerait en parallèle un euro « panier de monnaies » qui serait utilisé comme l’a été selon elle l’ECU. « C’est n’importe quoi Mme Le Pen, ça n’a jamais existé », a répliqué Emmanuel Macron. « Votre bidouillage (…) n’a aucun sens, d’ailleurs il manifeste une impréparation crasse », a-t-il ajouté. Accusé par son adversaire de vouloir faire peur aux Français sur la sortie de l’euro, Emmanuel Macron lui a répondu : « la grande peur, qui la manipule depuis le début ? C’est vous. » Sortir de l’euro, « c’est un projet mortifère et c’est un projet dangereux », a poursuivi Emmanuel Macron. « Ce que vous proposez, c’est la guerre des monnaies ».

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