Archive pour le Tag 'danger'

Huawei : le nouveau danger chinois (commissaire européen)

Huawei : le nouveau danger chinois (commissaire européen)

Le nouveau danger chinois concerne les télécoms. Plusieurs entreprises chinoises pénètrent en effet de façon un peu invasive le marché mondial. Il y a notamment Huawei le premier équipementier télécoms au monde avec un chiffre d’affaires de 93 milliards de dollars (81,7 milliards d’euros) en 2017 L’Union européenne a des raisons de s’inquiéter face à Huawei Technologies et d’autres entreprises technologiques chinoises en raison des menaces qu’elles représentent pour le secteur et la sécurité du bloc communautaire, a déclaré vendredi Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne chargé du marché unique numérique. Une inquiétude nourrie par la puissance des entreprises technologiques chinoises mais aussi par la concurrence illégale dont ils sont responsables (entreprises subventionnées d’une part et qui bénéficie d’un différentiel notable sur les sur les coûts économiques sociaux et fiscaux). Le danger n’est pas seulement économique mais se pose aussi en termes de sécurité. Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et fille du fondateur du géant chinois des télécoms, a été arrêtée le 1er décembre au Canada dans le cadre d’une enquête américaine sur un montage bancaire permettant d’échapper aux sanctions américaines contre l’Iran. Larry Kudlow, conseiller économique de la Maison blanche, a déclaré vendredi que ce dossier relevait de la sécurité nationale des Etats-Unis. A Bruxelles, lors d’une conférence de presse, Andrus Ansip a jugé que l’UE devait aussi se montrer méfiante. “Devons-nous être inquiets face à Huawei et d’autres entreprises chinoises? Oui, je pense que nous devons être inquiets face à ces entreprises”, a-t-il dit. Andrus Ansip a notamment rappelé que les sociétés technologiques chinoises pouvaient être contraintes de coopérer avec les services chinois de renseignement. Il a aussi affirmé que ces sociétés produisaient des puces susceptibles d’être utilisées “pour obtenir nos secrets”. “Comme simples citoyens, nous devons avoir peur”, a-t-il ajouté.  .” Naïvement comme d’habitude, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré vendredi que les investissements de Huawei étaient les bienvenus en France mais que le gouvernement exercerait son contrôle s’ils venaient à concerner des technologies sensibles ou la sécurité nationale. En Belgique, le Centre pour la cybersécurité envisage en revanche d’interdire Huawei de toute activité dans le pays, rapporte le journal L’Echo. Huawei est un fournisseur des opérateurs Proximus et Orange Belgique.En Asie, le Japon prévoit aussi d’interdire l’accès des équipementiers télécoms chinois Huawei et ZTE à ses marchés publics, ont dit des sources. En août dernier, la Nouvelle-Zélande et l’Australie ont demandé aux opérateurs télécoms de ne pas utiliser les équipements de Huawei dans les nouveaux réseaux de téléphonie mobile 5G.

Gilets jaunes : éviter le danger de la manipulation politique

Gilets jaunes : éviter le danger de la manipulation politique

Le  risque de manipulation politique et évident en raison de l’état de structuration du mouvement. À juste titre les gilets jaunes de base  se méfient  par dessus tout de ces leaders plus ou moins auto désignées qui profitent  de l’occasion pour s’offrir un retour médiatique voire politique. Aucune  organisation n’échappe à ce bilais démocratique. Il y en a toujours qui sont prêts à détourner à leur profit l’objet social d’un mouvement. Le gouvernement lui-même est plein de ces responsables qui ont slalomé entre différents courants associatifs et politiques pour parvenir enfin à décrocher un portefeuille ministériel. Ou un poste en vue est bien rémunéré. Mais c’est autre chose que d’être manipulé. On se demande par exemple qui sont les auteurs de ces appels à manifester à Paris à deux endroits différents alors que la majorité des gilets jaunes préfet veut rester sur  place pour des questions matérielles, d’efficacité aussi de sécurité. En interne, il est toutefois sans doute nécessaire de structurer le mouvement d’abord au niveau départemental puis au niveau national cela pour éviter que les revendications et les actions partent dans tous les sens y compris parfois de manière contradictoire. La question des délégations qui rencontrent les pouvoirs publics  est un autre problème qui peut être réglé avec des délégations tournantes ou en partie tournante. Par ailleurs,ces délégations doivent avoir un mandat clair qui consiste seulement à ,exposer les revendications et leur justification. Les propositions des pouvoirs publics ne doivent être acceptées qu’après avoir été soumise au instance décentralisées et aux groupes locaux. Le problème c’est que la plupart des responsables des gilets jaunes n’ont guère d’expérience politique voir sociale et que le risque est grand qu’il se fasse endormir ou récupérer par les marchands de discours soporifique des oligarques  du pouvoir.

Biodiversité : la vie en danger (Arnaud Gauffier)

Biodiversité : la  vie en danger (Arnaud Gauffier)

 

 

Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens : les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, a révélé le World Wildlife Fund (WWF) dans son rapport 2018.  Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation au WWF-France, a analysé ce rapport dans une intreveiw du monde .

On parle bien de sixième extinction de masse sur la planète. Il y en a donc eu cinq précédentes avec parfois une disparition de 95 % des espèces. N’est-ce pas une vision anthropocentrée que de vouloir figer la nature à instant T ?

Arnaud Gauffier : Certes, la crise Permien-Trias, il y a 250 millions d’années, a vu la disparition de 95 % des espèces. Cependant, c’est le rythme de la disparition actuelle qui est dramatique : il est cent à mille fois supérieur à celui des cinq grandes extinctions précédentes.

Question bête et qui peut paraître provocatrice : en quoi la disparition des animaux sauvages est-elle grave ?

Leur disparition pourrait remettre en cause nos modes de vie de façon profonde, tant sur le plan économique que de la sécurité. Ainsi, les services écosystémiques rendus par la nature sont évalués à 125 000 milliards de dollars par an, soit 1,5 fois le PIB mondial. Si nous devions nous mettre à polliniser les champs de colza à la main, faute d’insectes pollinisateurs, ou construire des digues de protection contre les tempêtes à la suite de la disparition des coraux autour des atolls, cela aurait de conséquences dramatiques sur l’économie mondiale.

La perte de la biodiversité combinée au changement climatique sont aussi des causes majeures de déstabilisation de certaines régions telles que le Sahel et le Moyen-Orient, et peuvent donc avoir des conséquences sur la stabilité et la sécurité mondiales.

Enfin, les espèces emblématiques (orangs-outans, éléphants, tigres, ours polaires) ne sont que la partie émergée de l’iceberg et constituent des indicateurs de la santé des écosystèmes. Lorsqu’ils disparaissent, c’est souvent le signe que tout l’écosystème dont ils dépendent disparaît lui aussi.

 

J’ai lu avec intérêt et tristesse l’article hier, mais il ne parle pas un instant de la surpopulation humaine, qui me semble être la raison numéro un de ce massacre…

Le WWF pointe la hausse de la population mondiale comme l’une des causes de la disparition des espèces. Mais c’est loin d’être la cause majeure. Un Américain moyen a par exemple une empreinte écologique six fois plus importante (cinq fois pour un Européen) qu’un habitant de l’Afrique. Ce sont donc avant tout nos modes de consommation qui sont la cause de ce déclin, bien avant la hausse de la population mondiale.

Comment peut-on mobiliser les hommes politiques et les grosses entreprises ?

Excellente question ! Montrer que la protection de l’environnement n’est pas incompatible avec une activité économique. Au niveau international, poursuivre la mobilisation pour un accord ambitieux sur la biodiversité, au même titre que celui que nous avons eu à Paris en 2015 sur le climat. Pouvoir lier les deux sujets (climat et biodiversité) dans l’esprit des dirigeants est aussi une bonne piste, certaines mesures telles que la lutte contre la déforestation étant favorables à la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.

Pour les entreprises, les aider à mesurer leurs impacts sur la biodiversité et à mettre en œuvre les mesures correctives. Les campagnes de dénonciation et de boycottage peuvent aussi être une arme redoutable pour celles qui refusent de bouger.

« TOUS LES PRODUITS ISSUS DES ANIMAUX (VIANDE, LAIT, ŒUFS, POISSONS D’ÉLEVAGE) ONT UN IMPACT IMPORTANT SUR LA DÉFORESTATION »

Quels sont les obstacles à l’augmentation du nombre et de la taille des zones protégées ?

C’est essentiellement un problème lié à l’opposition d’une partie des populations locales, qui craignent que la protection renforcée de certains territoires mette « sous cloche » leur cadre de vie et empêche toute activité économique – pensez à l’opposition au futur parc national forestier en Bourgogne par exemple. Or ce n’est pas le cas, comme le montrent les parcs nationaux français, au sein desquels des activités économiques peuvent se poursuivre, contrairement à une vision plus conservationniste en vigueur aux Etats-Unis par exemple.

En revanche, des activités économiques extrêmement destructrices de la biodiversité, comme le projet de la Montagne d’or en Guyane, ne devraient pas être possibles à proximité de ces zones protégées.

Nous avons de bons exemples récents avec la création de la plus grande zone de protection des coraux au monde au large de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait cependant voir son statut renforcé.

Quels articles de consommation des Français provoquent ce phénomène ?

Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation via les importations de soja d’Amérique du Sud pour les nourrir. Le cacao contribue aussi fortement à la déforestation, la France important 10 % de la production mondiale.

Les produits issus de la pêche ont aussi un fort impact sur le déclin des espèces – 60 % des stocks étant exploités au maximum et 30 % surexploités au niveau mondial, sans compter les prises accessoires d’espèces non commerciales telles que dauphins, tortues, requins…

Enfin, les consommateurs le savent peu, les carburants et en particulier le diesel sont un facteur majeur de déforestation. Plus de 70 % de l’huile de palme importée en France sert désormais à fabriquer du biodiesel pour les véhicules. Une raison de plus pour troquer son vieux diesel contre un véhicule moins polluant !

Existe-t-il des indicateurs qui restent positifs : changements de mentalité, nouvelles politiques… pour espérer un renversement de la tendance ?

Les mentalités commencent à changer, avec une hausse de 20 % par an de la consommation de produits bio en France, la mobilisation en faveur du climat, mais pas assez vite, en particulier au niveau des décideurs. L’une des manières de placer le déclin de la biodiversité en haut de l’agenda politique pourrait être de mettre la dette écologique au même niveau que la dette financière. Si les gouvernements européens étaient par exemple tenus à la « règle d’or » – pas plus de 3 % de déficit public par an – en matière écologique, les choses changeraient rapidement ! Il s’agit d’une demande forte du WWF.

D’autre part, nous avons aussi pour ambition d’obtenir un accord international ambitieux en 2020 lors de la COP biodiversité à Pékin. Il s’agit de réitérer le succès de la COP 21 sur le climat à Paris en 2015, mais sur la biodiversité.

Un autre indicateur positif est lié à la nature : celle-ci reprend ses droits lorsqu’on lui laisse un peu de temps. Voyez : retour du loup en France (disparu en 1939), du lynx (disparu en 1970), ou du saumon atlantique dans la Loire et l’Allier (quasi disparu) ; augmentation des populations de baleines… Mais encore faut-il au préalable préserver ces espèces de la disparition complète

Retrait US d’un traité sur les armes nucléaires : danger !

Retrait US  d’un traité sur les armes nucléaires : danger !

 

Trump continue de se désengagement des accords internationaux et veut annuler la signature des Etats-Unis de 1987 concernant  l’élimination des  missiles nucléaires et conventionnels dont la portée se situe entre 500 et 5.500 km. Le risque c’est évidemment que des fous comme Trump ou Poutine, pour des questions de politique intérieure notamment,  fassent de la surenchère en matière de développement des armes nucléaires.  “La Russie n’a malheureusement pas respecté l’accord, donc nous allons y mettre fin et nous en retirer”, a déclaré Donald Trump aux journalistes après un meeting de campagne républicain dans le Nevada. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a déclaré que ce retrait, s’il était confirmé, serait une initiative “très dangereuse” de la part de Washington et donnerait lieu à des représailles “technico-militaires”. Mikhaïl Gorbatchev, qui est âgé de 87 ans, a déclaré que ce serait une erreur de la part de Washington de se retirer du traité et que cela saperait le travail que lui et ses homologues américains ont accompli pour mettre fin à la course aux armements de la Guerre froide. “Ne comprennent-ils vraiment pas à Washington ce à quoi cela pourrait conduire?”, a déclaré l’ancien numéro un soviétique à l’agence de presse russe Interfax. Le président russe Vladimir Poutine demandera des explications lors de la rencontre qu’il doit avoir avec le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, à Moscou la semaine prochaine, a déclaré un porte-parole du Kremlin. Selon le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, la Russie a mis au point un missile, le Novator 9M729, comparable aux missiles russes mer-sol à courte portée mais capable de frapper une cible distante de 500 à 5.500 km, ce qu’interdit le traité INF. Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis se remettraient à produire des missiles si la Russie et la Chine n’acceptaient pas d’en arrêter le développement. Pékin n’est pas partie au traité et investit massivement dans les programmes de missiles. Dans des déclarations à l’agence de presse russe RIA, Sergueï Riabkov a menacé les Etats-Unis de représailles de “nature technico-militaire” sans autres précisions. Dans des propos rapportés par le Financial Times, le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, a déclaré que Londres se tenait “résolue” derrière Washington sur cette question.

Cependant, l’Allemagne, autre partenaire des États-Unis dans l’Otan, a exprimé des doutes. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a fait valoir que depuis 30 ans, le traité était un pilier de l’architecture de sécurité de l’Europe. “Nous exhortons les Etats-Unis à envisager les conséquences possibles”, a déclaré Heiko Maas

Fiscalité locale : un projet de loi, danger !

Fiscalité locale : un projet de loi, danger !

 

 

Le projet de loi sur la fiscalité locale annoncée pour le premier semestre 2019 constitue évidemment un sérieux danger pour le contribuable. Par exemple pour redonner un peu d’oxygène aux grandes villes on vient d’autoriser la mise en place d’un péage urbain. Sans doute est-il nécessaire de réguler l’usage de l’automobile surtout dans le cœur des villes mais d’une certaine manière il s’agit d’une ségrégation par l’argent. En fait,  le gouvernement cherche des moyens de compenser la suppression de la taxe d’habitation. On va notamment modifier la taxe foncière dans son niveau et sa répartition. En clair la taxe foncière verra son augmentation progressivement remplacer la suppression de la taxe habitation. On va justifier en plus la hausse de cette fiscalité par une modification de l’assiette en considérant que les critères de confort ne sont pas actualisés depuis que les logements disposent à peu près tous évidemment de l’eau, de l’électricité, d’une salle d’eau et du chauffage ! Les métropoles veulent récupérer la part de la taxe foncière et la part de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE, ex-taxe professionnelle) des départements, mais rien n’est encore tranché là-dessus. D’autre part, le bloc communal (communes, intercommunalités et donc métropoles) pourrait bénéficier de la taxe sur le foncier bâti, actuellement perçue par les conseils départementaux.

REMONTÉE DES TAUX D’INTÉRÊT : DANGER MORTEL

REMONTÉE DES TAUX D’INTÉRÊT : DANGER MORTEL

 

La remontée des taux est sans doute le danger le plus grave pour l’économie internationale et en particulier pour l’Europe. Certes les déclarations  officielles tentent de minimiser le risque. Il n’y a guère que quelques experts vraiment autonomes mais aussi  la Banque des règlements internationaux (BRI),   »la banque centrale des banques centrales », pour s’inquiéter des conséquences de la montée de l’endettement sur l’activité future. Les taux bas ont en effet fait monter la dette, créer de véritables bulles, fragiliser le secteur bancaire. Mais la remontée de l’inflation alors que la croissance se tasse va inévitablement booster les taux. Exemple  à l’heure de la clôture européenne vendredi, le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans a touché un nouveau pic de plus de sept ans, à 3,246%. Le 30 ans américain a quant à lui atteint un plus haut depuis juillet 2014, à 3,412%. Dans la foulée, le taux du Bund allemand de même échéance a dépassé 0,58%, pour la première fois depuis le 18 mai. « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehman Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrive à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans. La remontée de l’inflation, notamment dopée par le dynamisme de l’économie américaine risque de faire éclater certaines bulles. Pour parler simple, il va falloir rembourser avec des emprunts chers d’anciennes dettes consenties à des taux bas voire nuls. Ceci vaut pour les entreprises, les Etats et les particuliers. 

 

Italie et France : danger pour l’euro

Italie et France : danger pour l’euro

 

 

Si les décisions budgétaires italiennes ont un peu secoué les marchés financiers, il ne faudrait pas oublier que la dérive du déficit et de la dette française constitue aussi un danger pour la monnaie unique. , avec 2 299,8 milliards d’euros de dette publique à fin juin 2018, le pays affiche un taux en hausse d’endettement de 99 %.En cause la dérive des déficits une révision comptable qui  a modifié à la hausse ce ratio. À la demande de l’agence comptable européenne Eurostat, l’Insee a reclassé à partir de 2016 la dette de SNCF Réseau au sein de la dette des administrations publiques. Pour l’instant le phare est surtout mis sur l’Italie.  En effet l’Italie est loin d’être un pays marginal de la zone euro c’est la troisième économie. Du coup, ses dérives financières pourraient déstabiliser la monnaie unique. En cause, le fait que l’Italie laisse filer son budget avec un déficit prévu de 2,4 % pour financer sa politique démagogique. Certes pour la France c’est pire en matière de déficit budgétaire,  ce déficit devrait frôler les 3 % en 2018, loin aussi des prévisions. La différence avec l’Italie c’est que la dette française est proportionnellement moins importante. Elle frôle les 100 % du PIB en France mais atteint plus de 130 % en Italie. L’Italie sera encore contrainte de davantage emprunter pour financer ses équilibres. Des emprunts qui compte tenu des incertitudes vont faire monter les taux d’intérêt en Italie mais sans doute aussi en France car les propres dérives françaises ne vont pas conforter le sérieux de la politique financière européenne Depuis l’annonce du déficit à 2,4% jeudi, le taux d’intérêt auquel Rome emprunte sur les marchés a de nouveau bondi. Problème: plus emprunter coûte cher, moins le gouvernement pourra financer ses mesures. Si Rome se lance dans un bras de fer dur avec Bruxelles, la situation risque d’empirer. Dans un récent rapport, la Banque des règlements internationaux (BRI) s’était penchée sur la chute des valeurs bancaires européennes après les élections en Italie et sur l’exposition des banques européennes à l’Italie (dette souveraine et privée), et partant, sur le risque de contagion. Ce sont les banques italiennes, suivie des espagnoles, qui sont les plus exposées, juste avant les françaises. « Le canal direct de transmission pourrait passer par d’importantes pertes à la valeur de marché sur les avoirs en obligations d’État et autres actifs, ce qui affaiblirait le capital de base des banques. Parmi les canaux indirects potentiels, figurent des conditions de financement plus strictes, si les spreads de crédit augmentent pour les banques italiennes et les autres grandes banques de la zone euro », analysaient deux économistes de la BRI.

L’Italie et la dette française : danger pour l’euro

L’Italie et la dette française : danger pour l’euro

 

 

Si les décisions budgétaires italiennes ont un peu secoué les marchés financiers, il ne faudrait pas oublier que la dérive du déficit et de la dette française constitue aussi un danger pour la monnaie unique. , avec 2 299,8 milliards d’euros de dette publique à fin juin 2018, le pays affiche un taux en hausse d’endettement de 99 %.En cause la dérive des déficits une révision comptable qui  a modifié à la hausse ce ratio. À la demande de l’agence comptable européenne Eurostat, l’Insee a reclassé à partir de 2016 la dette de SNCF Réseau au sein de la dette des administrations publiques. Pour l’instant le phare est surtout mis sur l’Italie.  En effet l’Italie est loin d’être un pays marginal de la zone euro c’est la troisième économie. Du coup, ses dérives financières pourraient déstabiliser la monnaie unique. En cause, le fait que l’Italie laisse filer son budget avec un déficit prévu de 2,4 % pour financer sa politique démagogique. Certes pour la France c’est pire en matière de déficit budgétaire,  ce déficit devrait frôler les 3 % en 2018, loin aussi des prévisions. La différence avec l’Italie c’est que la dette française est proportionnellement moins importante. Elle frôle les 100 % du PIB en France mais atteint plus de 130 % en Italie. L’Italie sera encore contrainte de davantage emprunter pour financer ses équilibres. Des emprunts qui compte tenu des incertitudes vont faire monter les taux d’intérêt en Italie mais sans doute aussi en France car les propres dérives françaises ne vont pas conforter le sérieux de la politique financière européenne Depuis l’annonce du déficit à 2,4% jeudi, le taux d’intérêt auquel Rome emprunte sur les marchés a de nouveau bondi. Problème: plus emprunter coûte cher, moins le gouvernement pourra financer ses mesures. Si Rome se lance dans un bras de fer dur avec Bruxelles, la situation risque d’empirer. Dans un récent rapport, la Banque des règlements internationaux (BRI) s’était penchée sur la chute des valeurs bancaires européennes après les élections en Italie et sur l’exposition des banques européennes à l’Italie (dette souveraine et privée), et partant, sur le risque de contagion. Ce sont les banques italiennes, suivie des espagnoles, qui sont les plus exposées, juste avant les françaises. « Le canal direct de transmission pourrait passer par d’importantes pertes à la valeur de marché sur les avoirs en obligations d’État et autres actifs, ce qui affaiblirait le capital de base des banques. Parmi les canaux indirects potentiels, figurent des conditions de financement plus strictes, si les spreads de crédit augmentent pour les banques italiennes et les autres grandes banques de la zone euro », analysaient deux économistes de la BRI.

 

Zone euro: baisse de l’industrie, danger pour la croissance

Zone euro: baisse de l’industrie, danger pour la croissance

 

La croissance est clairement menacée en zone euro par la baisse de la production industrielle pour le deuxième mois consécutif. Un indicateur amont de la croissance future pour le second semestre. À noter en particulier la baisse consommation de biens de consommation durables.  La production industrielle s’est en effet contractée de 0,8% par rapport à juin et de 0,1% sur un an, a précisé Eurostat. Eurostat a en outre revu à la baisse le chiffre de juin à -0,8% contre -0,7% annoncé initialement, et la hausse sur un an a été revue à 2,3% au lieu de 2,5%. L’Allemagne comme l’Italie, la troisième économie du bloc, ont fait état d’un recul de 1,8% de leur production industrielle que n’a que partiellement compensé la hausse de 0,7% de celle de la France. Par rapport à juin, la baisse a été de 1,9% pour la production de biens de consommation durables et de 1,3% pour les biens de consommation non durables, comme l’habillement. La production de biens intermédiaires a reculé de 0,8%.La production de biens d’équipement a augmenté en revanche de 0,8%, un signe encourageant pour l’investissement, et la production d’énergie a progressé de 0,7%.

 » Non-assistance à nature en danger »

  »Non-assistance à nature en danger » 

Deux chercheurs du CNRS, Vincent Devictor et Laurent Godet dénoncent l’hypocrisie politique vis-à-vis de environnement et de la biodiversité. Dans une tribune sur France Info :

« Hécatombe, annihilation. C’est ainsi que les chercheurs qualifient la trajectoire de la diversité biologique. Non seulement des espèces disparaissent à jamais, mais les populations d’oiseaux, de poissons ou d’insectes s’effondrent. Aucun doute : notre mode de développement destructeur est responsable. La solution à la crise environnementale viendra-t-elle de la science ? La réponse est non. Nous avons étudié 12 971 publications scientifiques consacrées au sujet depuis 15 ans. Le constat est sans appel. Depuis près d’un siècle, nous connaissons les causes de la crise de la biodiversité : destructions d’habitat, surexploitation, introductions d’espèces invasives dans les îles et les milieux fermés, extinctions en chaînes, changement climatique. Nous ne pouvons plus nous cacher derrière l’ignorance ou la complexité de la situation. Faut-il toujours plus de compromis entre protection de la nature et développement économique ? La réponse est non. Le modèle du développement durable cache des incompatibilités fondamentales. Il faut être capable d’engager des mesures de protection fortes, qui n’ont pas pour objectif de faire, en même temps, une chose et son contraire. On ne peut protéger les habitats et favoriser l’urbanisation. On ne peut protéger des espèces et encourager leur chasse. Tout n’est pas toujours possible quand il est question d’écologie. Des espèces et des espaces imposent des contraintes à nos activités. Le retour spontané du loup est un bon exemple. Il signe la dynamique positive d’une espèce protégée mais que l’on s’empresse de détruire en autorisant les « prélèvements ». Penser que tout est compatible est infantilisant. Cela ignore plusieurs décennies de recherches scientifiques dans le domaine. Les dynamiques écologiques ne s’alignent pas sur les projets d’aménagements.  La recherche sur la crise de la biodiversité est-elle condamnée à apporter des mauvaises nouvelles ? La réponse est non. Des tendances très positives d’amélioration de la qualité de certains milieux ou d’effectifs de certaines espèces sont observées, dès lors que des mesures de bon sens sont appliquées : certains carnivores reviennent alors spontanément en Europe, la création d’aires protégées dans les milieux marins sur les poissons a des effets spectaculaires. La recherche est avide de bonnes nouvelles de ce type. Elle n’a pas vocation à être optimiste ou pessimiste. Elle est tout simplement réaliste. L’écologie est-elle seulement préoccupée par des pays lointains et les animaux dignes d’apparaître dans les albums photos ? La réponse est non. Tous les pays sont désormais scrutés de près par les chercheurs et font l’objet des mêmes constats alarmants sur la biodiversité, les causes de son déclin et les solutions à sa protection. Le diagnostic est clair. L’écologie n’est plus un luxe ou une opportunité, c’est une nécessité qui porte sur un état de fait. Les décisions politiques en matière d’écologie sont-elles suffisantes ? La réponse est non. Le modèle utilitariste d’exploitation de la nature est la cause de la crise de la biodiversité, pas la solution. Notre étude sur ce que la science propose dans le domaine montre ce que nous savons déjà : il y a une limite écologique fondamentale à la croissance effrénée. Les décisions politiques sont reportées, amendées, ou contrées par des lobbys qui ne représentent ni l’intérêt général ni des solutions concrètes à la crise de la biodiversité. Le modèle agricole dominant est devenu industriel, hors-sol. Il ne correspond plus à un savoir-faire mais à l’expression d’intérêts qui écrasent les alternatives écologiques, moins destructrices, moins polluantes et tout aussi efficaces. Il est devenu irresponsable de ne pas prendre la mesure des problèmes écologiques. C’est une non-assistance à nature en danger. «

«Le danger de l’inflation non vertueuses » (Jean-Paul Betbèze)

«Le danger de l’inflation non vertueuses »  (Jean-Paul Betbèze)

 

L’économiste attire l’attention sur BFM  sur les dangers d’une inflation qui reprend tandis que la croissance, elle se tasse°

« Nous voici, en France, avec plus d’inflation pour moins de croissance ! Nous avons 2,3 % d’inflation en juillet en France et allons vers 1,7 % de croissance. L’an dernier à pareille époque, l’inflation était de 0,7 % et la croissance allait dépasser 2 %. Comment expliquer ce croisement ?

En France, les prix de l’énergie ont explosé, +14 % en un an (pour un poids dans la consommation des ménages de 8 %), puis ceux du tabac (+16,8 % sur un an, pour un poids de 2 %). Les prix de l’alimentation ont accéléré à 2 % sur un an et ceux des services à 1,3 %. L’accélération de l’inflation est donc pétrolière et tabagique en France. En même temps, la croissance a décéléré : ces hausses ont pesé sur la demande des ménages, d’autant plus que l’augmentation de la CSG sur les retraités fait baisser leur revenu. Mais la France n’est pas isolée. L’inflation en zone euro atteint 2,1 % avec une décélération de la croissance à 0,3 % au deuxième trimestre. Alors, mauvaise passe ou changement ?

Mario Draghi ne dit pas tout : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer

Mauvaise passe, sauf si nous nous trompons ! Car cette accélération de l’inflation est l’inverse de ce que veut Mario Draghi : plus d’inflation mais pour plus de croissance, graduellement, et surtout à sa manière. Son rêve est une inflation vers 2 %, pour monter avec retard ses taux d’intérêt, les hausses de salaires suivant ensuite. Cette inflation est importée, avec un pétrole plus cher et un euro plus faible. Ceci permet plus de croissance par l’export, en attendant que la demande interne prenne le relais. La BCE pourra alors en profiter pour se montrer sous son bon jour : plus d’inflation par plus de salaire !

Euthanasie des rentiers. Mais Mario Draghi ne dit pas tout. Premier secret : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer. Deuxième secret : monter lentement les taux déprécie l’euro par rapport au dollar. Troisième secret : si les salaires réels baissent, ceci permet de demander sans peine qu’ils augmentent à terme, en échange de plus de réformes pour les flexibiliser !

Autrement, quand ils monteront ici, ce qui commence, il sera très compliqué de les freiner. C’est le secret américain : croissance à 4,1 %, chômage à 4 %, inflation à 2,9 % et salaires à 3 % ! Justement, maintenant que l’inflation se réveille, Mario Draghi répète qu’il veut monter ses taux le plus tard possible, et essaie d’y contraindre son successeur. En France, peut-on profiter de cette montée de l’inflation ? Oui, en expliquant d’où elle vient : pétrole et tabac. Ce n’est donc pas une raison pour monter les salaires et renouer avec une politique d’indexation, même si des tensions apparaissent dans quelques PME, en quête de profils spécialisés. Nous avons un taux de chômage de 8,9 %, avec 1,1 million de personnes en recherche depuis plus d’un an. Pour les chômeurs, c’est de formation supplémentaire qu’il s’agit, et pour les salariés, de primes et d’intéressement, avec la montée des résultats. La solution Draghi, « plus d’inflation pour plus de croissance », doit donc être définie, Mario est malin ! Il s’agit d’une inflation importée, donc d’une euthanasie des rentiers couplée à une baisse des salaires réels. Horreur ! Mais elle a marché aux États-Unis. Laissons passer cette inflation temporaire et monter le dollar, formons et réformons surtout. Autrement la croissance, ici, faiblira de nouveau. »

Jean-Paul Betbeze est économiste, président de Betbeze conseil

Grande Bretagne: Danger pour l’industrie automobile

Grande Bretagne: Danger pour l’industrie automobile

L’organisation professionnelle de l’industrie automobile SMMT lance un cri d’alerte sur les conséquences dramatiques d’un Brexit dur. Des conséquences qui se traduiraient par une hausse des pièces (nombreuses dans le processus de production automobile), par une hausse des coûts et une grosse perte de compétitivité en particulier à l’exportation. L’industrie automobile britannique, en bonne partie contrôlée par des groupes étrangers, emploie plus de 850.000 personnes et génère des ventes annuelles de près de 100 milliards d’euros. D’importants constructeurs étrangers comme Toyota, BMW ou Ford ont exhorté le gouvernement britannique à maintenir des liens commerciaux étroits avec l’Union européenne leur permettant de continuer à importer et exporter sans entrave après la date butoir de mars 2019. La production automobile britannique a baissé de 3,3% sur les six premiers mois de 2018 par rapport à la même période de 2017, à 834.402 unités, une demande décevante sur le marché intérieur ayant contrebalancé des exportations vigoureuses, a déclaré la SMMT.

G20 Agriculture, danger du protectionnisme

G20 Agriculture, danger du protectionnisme

 

Les ministres de l’Agriculture s’inquiètent à juste titre des dérèglements de certains marchés agricoles. Il faut dire que la période de sécheresse, un protectionnisme rampant,  sans parler des menaces globales de guerre commerciale sont inquiétants  Bref les mois à venir les marchés pourraient connaître une évolution erratique des prix avec notamment des mouvements haussiers significatifs. Des pays du G20, réunis à Buenos Aires en Argentine, se sont donc déclarés samedi préoccupés par le recours de plus en plus fréquent à des mesures de protectionnisme incompatibles avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les ministres, parmi lesquels ceux des Etats-Unis et de la Chine, ont dans un communiqué commun affirmé leur volonté de ne pas dresser des “obstacles inutiles” au commerce et souligné les droits et les obligations découlant des accords conclus dans le cadre de l’OMC. Cette réunion ministérielle du G20 se déroulait sur fond de tensions commerciales qui troublent les marchés des produits agricoles. La Chine et d’autres importants partenaires commerciaux des Etats-Unis ont imposé des droits de douane aux agriculteurs américains, mesure de rétorsion face aux tarifs douaniers décidés par l’administration Trump sur des produits chinois ainsi que sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union européenne, du Canada et du Mexique. La semaine dernière, l’administration Trump a annoncé qu’elle verserait jusqu’à 12 milliards de dollars d’aides aux agriculteurs américains pour faire face à cette guerre commerciale.

L’envol du pétrole : un vrai danger pour la croissance

L’envol du pétrole : un vrai danger pour la croissance

 

 

 

La montée des cours constitue évidemment un danger pour la croissance car comme les autres matières premières, elle va affecter la compétitivité. Cette hausse va aussi plomber le pouvoir d’achat des ménages et de la consommation. Discrètement mais sûrement les prix du pétrole ne cessent en effet de grimper. Il y a à peine dix jours les spécialistes craignaient que les cours atteignent pour le Brent les 80 dollars dans les mois à venir. En fait c’est déjà presque fait ;  le  baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 78,23 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,11 dollar par rapport à la clôture de vendredi et à nouveau à un plus haut depuis la fin 2014. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de juin a pris 26 cents à 70,96 dollars. Les producteurs profitent d’autant plus de cette hausse qu’ils produisent moins que l’accord de modération qu’ils ont conclus (qui se termine fin 2018 et dont on ne sait pas s’il sera reconduit) quand les cours étaient bas. En outre la crise au Venezuela, les tensions avec l’Iran qui se répercutent aussi au moyen orient nourrissent les inquiétudes de sorte qu’on pourraiat bien s’orienter vers un baril à 100 dollars d’ici quelques semaines.

 

 

Danger pour la Croissance ?

Danger pour la Croissance ?

 

 Après les bons résultats de 2017, plus 2% pour le PIB, on s’attendait normalement à une poursuite de la dynamique. Pourtant les résultats du premier trimestre 2018 ne sont pas au rendez-vous (0,3% contre 0,7% au dernier trimestre 2017). En outre, les conflits sociaux pourraient – en plus de toutes les fêtes et tous les ponts de mai-affecter les résultats du second trimestre. Cela d’autant plus qu’on constate un certain tassement l’activité internationale depuis quelques mois. La croissance de 2017doit pour une partie à l’effet Hollande et à un bon alignement des planètes avec un pétrole pas cher, un euro compétitif, une politique accommodante qui s’est traduit par un accès par cher au crédit. Autant d’éléments qui pourraient se retourner en 2018. Sans parler évidemment des conséquences géopolitiques liées à l Iran mais aussi à l’augmentation des tarifs douaniers. Une augmentation des taxes qui en retour va en retour encourager d’autres mesures protectionnistes. Globalement l’inflation est sur une tendance haussière et si le pouvoir d’achat n’évolue pas, cela affectera la consommation principal moteur de la croissance. Du coup la France pourrait avoir du mal à faire mieux qu’en 2017 en matière de croissance et connaîtrait même un tassement de cette croissance en 2019.

Hausse du pétrole : danger pour la croissance

Hausse du pétrole : danger pour la croissance

 

 

 

 

Plus de 70 dollars à New York, 76 pour le Brent à Londres.  Record pour le pétrole depuis 2014, une hausse qui pourrait menacer la croissance. Les industriels vont payer plus cher leurs métaux, et les automobilistes plus cher leur essence. En cause les fondamentaux qui ont bougé depuis 2016, passant d’une surproduction chronique à une situation plus équilibrée. Par ailleurs le fort possible retrait américain de l’accord nucléaire iranien va accroitre les tensions sur l’offre.  Or toute menace sur l’offre risque de précipiter le mouvement vers un marché déficitaire, car de son côté la demande est en hausse en liaison avec l’accélération de la croissance mondiale.  Le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en juin, s’est pour la première fois depuis fin novembre 2014 hissé au-dessus de la barre des 70 dollars. Il a finalement terminé à 70,73 dollars, en hausse de 1,01 dollar ou 1,45% par rapport à sa clôture de vendredi. Les marchés financiers londoniens étaient fermés aujourd’hui mais le baril de Brent pour livraison en juillet a gagné 1,30 dollar ou 1,74% pour terminer à 76,17 dollars, là aussi son plus haut niveau depuis fin 2014, dans les échanges électroniques. « Que le baril de WTI atteigne le seuil des 70 dollars est important psychologiquement mais les cours ne cessent de grimper au fur et à mesure que se rapproche la date limite à laquelle Donald Trump doit donner sa décision sur les sanctions contre l’Iran », souligne Andy Lipow du cabinet Lipow Oil Associates.

 

Le Medef est en danger (Frédéric Motte)

 Le Medef est en danger (Frédéric Motte)

Frédéric Motte, patron dune société  (400 salariés sur 16 sites), Président du syndicat patronal dans les Hauts-de-France estime qu’il est urgent de réformer le MEDEF. Il est candidat au poste de président national (interview la Tribune)

 

 

Dépôt des candidatures le 3 mai, êtes-vous toujours sûr de vouloir y aller ?

FRÉDÉRIC MOTTE - Je ne vais pas reculer, je vais même aller jusqu’au bout ! Je crois dur comme fer à mon positionnement. C’est vrai que, sur le papier, certains candidats sont peut-être plus connus médiatiquement, mais je pense qu’un élément de différenciation me semble important dans ma candidature : si on veut réhabiliter l’entreprise, l’entrepreneur et le Medef – soyons réaliste, nous ne bénéficions pas d’une bonne image -, il faut absolument que les chefs d’entreprise puissent s’identifier dans le président du Medef.

Élire à ce poste un dirigeant d’une très grosse boîte, ça ne va pas le faire, je pense. Premièrement, parce que ce n’est plus dans l’air du temps. Nous l’avons vu avec les dernières élections présidentielles, qui sont allées à contre-courant des habitudes : Emmanuel Macron est un jeune, sans parti politique, qui n’avait pas labouré la France de haut en bas comme ses prédécesseurs… Il a mis en place une démarche plus « bottom up » avec ses réseaux et non plus « top down », confiée par le parti d’en haut.
Cette tendance est en train de fondamentalement transformer la société, que ce soit via les réseaux sociaux qui permettent à chacun de diffuser des informations, que ce soit sur l’aspiration du citoyen à vouloir participer, d’être associé à l’action collective.

C’est pour ça que je crois à ma candidature. Je suis un entrepreneur de terrain, employant plusieurs centaines de salariés. Je suis un vrai créateur car je n’ai pas hérité de Cèdres Industries, j’ai racheté cette entreprise pour la développer. Comment aborder les questions de réforme de la formation professionnelle quand vous n’avez pas vous-même de salariés ? Je veux être le candidat du rassemblement, je ne suis pas le candidat des territoires ou d’une branche.

Les cartes de cette élection sont-elles déjà distribuées à votre avis ?

Non, ce n’est pas déjà joué. Néanmoins, il faut être réaliste : le mode électoral au Medef a plutôt tendance à favoriser une démarche « top down ». Mon challenge est aujourd’hui à la fois d’aller convaincre le « top » mais aussi de présenter ma démarche au « down ». Nous menons une campagne par ces deux bouts. J’enchaîne un nombre absolument délirants de rendez-vous parisiens, pour aller voir tous les grands acteurs de l’écosystème économique, social, paritaire, public, etc. Je suis au minimum trois jours par semaine à Paris, j’enchaîne six à sept rendez-vous par jour pour aller voir les présidents des branches professionnelles, les grands acteurs économiques, la haute fonction publique, les syndicats, etc. Je les écoute d’abord, et je me présente aussi. Incontestablement, je sens que mon discours a un réel écho. C’est ce qui me motive à ne surtout pas baisser le rythme. Je ne regrette pas d’être parti tôt, dès décembre dernier, dans cette campagne.

Maintenant, il faut être honnête : notre monde patronal n’est pas un monde de militants. Tout se joue plutôt en off et à fleuret moucheté. Dans un premier temps, ceux qui vont voter, ce sont les 45 du conseil exécutif. Pour l’instant, personne ne se prononce : d’abord, parce que tout le monde n’a pas sorti son programme, ensuite, parce que tout le monde va logiquement se rallier au vainqueur potentiel en dernière minute. Je suis peut-être un peu moins connu que les deux principaux challengers, mais je souhaite mener ma campagne du mieux que je peux, en montant ma capacité à porter la transformation du Medef. Je crois résolument à mes chances.

Mon challenge, c’est que la bascule se fasse avant le 11 juin, date où le conseil exécutif va voter à titre consultatif. Il faut donc que d’ici là, toutes les personnes qui ont acquiescé à mon projet et à mon profil, osent se mouiller pour me soutenir. Je suis à la fois très serein car ma famille et mon entreprise vont bien (nous discutons actuellement de croissance externe). Je connais bien le Medef. Je possède un bon ressenti des aspirations des chefs d’entreprise.

Alors, justement, quels sont les grands axes de votre programme ?

Le premier challenge, c’est rassembler. Nous devons nous rassembler en interne pour nous transformer.  Au Medef, nous avons trop de querelles autour des branches ou des territoires. Mon entreprise en est le parfait exemple : certaines unités sont dans le service, d’autres dans l’industrie, bref mon activité est transversale.

Nous devons également nous rassembler en externe, avec tous les acteurs du territoire. C’est ce qu’on fait déjà dans les Hauts-de-France : je mets en avant les rassemblements déjà opéré dans la région, quand j’étais maire de ma commune, quand j’étais président du CESER (conseil économique et social régional) et actuellement au sein du Medef Hauts-de-France.

J’ai réuni récemment entre 80 à 100 acteurs du territoire : syndicalistes, élus, anciens élus, fonctionnaires, universitaires, chefs de petites ou grandes entreprises, de coopératives, etc. Tout le monde était même un peu bluffé car il y avait vraiment des personnes de tous les horizons, ce n’était pas qu’une réunion entre quelques patrons.
Tous sont venus à titre privé pour réfléchir avec moi à un certains enjeux dans le cadre de cette élection : conforter certains aspects, en infirmer d’autres, livrer leurs conseils, etc. en France. L’exercice a été très formateur, très enrichissant pour eux comme pour moi. Je réfléchis à faire la même chose à Paris et ailleurs en France.

Le deuxième challenge, c’est transformer. Notamment les corps intermédiaires, qu’ils soient patronaux, salariés ou syndicaux. Nous devons nous réinventer, comme les partis politiques : on n’y échappera pas. Nous devons donc nous poser la question de notre utilité, de notre valeur ajoutée, de nos missions et de l’organisation qui va en découler.

Le troisième challenge, c’est s’engager. Je crois beaucoup au militantisme patronal : nous devons être des acteurs engagés dans le territoire, nous devons faire venir à nous de nouveaux chefs d’entreprises (et notamment des jeunes, des femmes, issu de toutes les diversités). Pour moi, en tant que citoyen engagé, l’entreprise est une partie prenante du territoire. Ce qui crée de l’emploi et de la richesse, c’est l’entreprise. L’Etat s’occupe ensuite de la solidarité mais l’un n’existe pas sans l’autre. Et je crois que tout le monde l’a bien compris.

Au sein des entreprises, la diversité est une source d’enrichissement. J’ai deux exemples en tête. Mon usine de Lens emploie une femme dans l’atelier, ça change tout : dans l’état d’esprit, dans la fierté des gens, dans le rapport au travail, etc. Sur le site de Dunkerque, où nous avons beaucoup de personnel ouvrier avec une vision assez dure des rapports humains, nous avons embauché momentanément deux migrants, avec le concours d’une association. Je n’ai pas la prétention de révolutionner le monde mais si chacun apporte sa petite pierre, nous réussirons à faire bouger les lignes.

Et quel est pour vous l’axe le plus important de votre programme ?

Dans mon programme, les quatre angles me semblent importants. Mais j’attache une attention toute particulière à la mission de l’entreprise : je crois résolument en l’économie de marché et dans le capitalisme car il stimule l’esprit d’entreprendre, l’innovation, la concurrence saine – dans la mesure où elle est bien encadrée. Pour autant, nos projets d’entreprise doivent aussi apporter du sens, du lien, des valeurs : promouvoir la responsabilité sociale et sociétale des dirigeants me semble extrêmement important. Notamment dans le cadre de l’égalité hommes-femmes : plutôt que de pointer du doigt les mauvais (name and shame), je préfère la valorisation des bonnes pratiques (name and praise). Dans le rapport Notat-Senard sur « Entreprise et intérêt général », plutôt que de faire évoluer l’objet social de l’entreprise, je préconise de faire confiance aux chefs d’entreprises : ne pas modifier le code du travail mais ajouter un petit bout de phrase pour offrir la possibilité juridique à celui qui le souhaite d’aller plus loin. Les entreprises ont déjà bien assez à faire avec les règles et les contraintes.

Le vrai défi des quelques années à venir ne sera, à mon sens, ni la fiscalité locale, ni la réglementation mais les ressources humaines : comment capter les talents ? Et surtout comment les garder et les faire évoluer ensuite ? Le rapport de force patron-employé est en train de s’inverser, à l’exemple de la Belgique : quand il y a 13% de chômage, les salariés ont intérêt à rester là où ils sont mais, aujourd’hui, avec la reprise de la croissance, les entreprises ont bien du mal à recruter. Le patron qui néglige la qualité de vie au travail et le sens donné au projet de l’entreprise voit ses recrues aller à la concurrence. Le projet de l’entreprise est fondamental pour donner du sens à l’action.

Comment définissez-vous aujourd’hui les missions du Medef ?

Un certain nombre de candidats à la présidence du Medef sont d’accord sur le fait qu’il faille réconcilier les Français avec l’entreprise. Il faudrait idéalement aussi les réconcilier avec l’entrepreneur et avec le Medef. Si notre syndicat n’a aucun pouvoir sur le chef d’entreprise, il peut afficher une vision, pour promouvoir notamment les pratiques de responsabilité sociétale et environnementale. Rien que de tenir un discours pro-RSE nous engage déjà un peu. Le rôle du Medef serait alors de savoir accompagner le dirigeant sur ces questions. Il a également une mission de paritarisme. Je crois résolument en l’utilité de du paritarisme, qui permet de représenter les salariés et les patrons : nous avons une place à prendre au sein des corps intermédiaires mais il faut moderniser ce « paritarisme » et revenir à nos fondamentaux.

Pour moi, le paritarisme revient à gérer l’argent de nos entreprises : il est donc logique de s’en occuper.  Le 1% logement ou l’Agirc-Arrco pour la retraite complémentaire des salariés du secteur privé, sont deux exemples vertueux qui atteste que le paritarisme sait se prendre en main, assumer ses responsabilités et sait se réorganiser.

Par contre, je me pose des questions sur les Caisses d’allocation familiales. Les fonds proviennent de la CSG ou d’autres impôts donc c’est devenu la solidarité nationale : quelle est notre légitimité à gérer une prestation qui concerne tous les Français ? Les patrons deviennent parfois les faire-valoir et/ou les complices quand ça ne va pas. Même questionnement concernant l’Unedic : le paritarisme pourrait être vicié par l’intervention de l’Etat, qui garantit la dette mais fixe un certain nombre d’objectifs. Qui gère vraiment du coup ? Pendant sa campagne, Emmanuel Macron voulait nationaliser l’Unedic : nous pensons au contraire que le Medef gèrerait mieux le fonds. Il faudra repréciser toutes nos missions dans ces structures de sécurité sociale, de CAF, etc. Réinterrogeons-nous donc sur l’essence du paritarisme et l’intérêt pour le patronat.

Et le rôle du Medef auprès des patrons ?

J’allais y venir. Le syndicat patronal est une formidable machine, représentant tous les types d’entreprises. Nous avons un spectre couvrant toutes les catégories : c’est à la fois toute la richesse et c’est toute la difficulté de l’exercice. Gardons à l’esprit que les grandes entreprises irriguent les territoires. Si mon entreprise s’est modernisée et s’est challengée sur la qualité entre autres, c’est parce qu’un de nos grands donneurs d’ordre nous y a encouragé.

Là où j’ai une inquiétude, c’est que l’économie évolue de plus en plus vite, avec un consommateur toujours plus exigeant : un certain nombre d’entreprises ne se sont pas encore adaptées. Les sondages indiquent que plus de 80 % des entreprises n’ont pas encore commencé à appréhender les enjeux du numérique. Le Medef a un vrai rôle pour accompagner les entreprises. Il peut aussi faire comprendre au législateur que les entreprises ne sont pas toutes identiques. Une entreprise du CAC 40 n’a pas la même activité qu’un camping sur la Côte ou qu’une PME d’Ardèche. Comment en arrive-t-on à définir les critères qui permettront à ces PME à grandir et à se transformer ? Sans avoir à passer des journées à remplir des tas de papiers et d’obligations ?

Alors bien sûr, si vous faites des spécificités pour les plus petites entreprises, vous créez un effet de seuil. Nous nous battrons toujours sur cet « abominable effet de seuil », par exemple celui des 50 salariés : il faudrait alors remonter ces seuils bien plus hauts, à 250 salariés plutôt qu’à 50. La loi Pacte de Bruno Lemaire devrait faire bouger les choses en ce sens. L’Etat en est conscient.

Dans vos propos, on comprend que le Medef n’est plus à l’image des entreprises…

Le Medef doit se réinventer sinon il va mourir. Nous devons adopter  une logique de retour sur investissement : le Medef doit d’abord apporter des services mais avec cette dimension de militantisme, pour aller porter la parole de l’entreprise dans tous les mandats que le syndicat gère (URSSAF, Prud’hommes, Chambre de commerce, etc.). Les patrons ne sont en effet pas obligés d’adhérer au Medef. A nous de les convaincre ! A Lille, cette méthode mêlée de services et de militantisme fonctionne très bien. Le problème numéro 1 du chef d’entreprise, c’est d’avoir à prendre les décisions tout seul. Au Medef, vous allez rencontrer d’autres acteurs, vous faire accompagner et vous faire du réseau. Lors de notre dernière université d’été, nous avons accueilli 40% de nouveaux participants. Mais pour être militant, je reviens à mon propos du début : le Medef doit être à l’image des entrepreneurs. On en revient à mes propos du début : il faut absolument que les chefs d’entreprise puissent s’identifier dans le président du Medef.

 

Biodiversité en grave danger

Biodiversité en grave danger

 

Il y a quelques jours on prenait connaissance de rapports sur la disparition massive d’oiseaux. 30% des oiseaux disparues en 15ans et 25% des espèces menacées de disparition telles étaient les conclusions d’études du Muséum d’histoire naturelle du CNRS et de la LPO. La cause de cette catastrophe ?  Les études pointent du doigt les effets de l’agriculture intensive et de l’utilisation massive de pesticides 0 % des oiseaux en moins en 15 ans et 25%  menacés de disparation. Sur la biodiversité. La réduction des populations est en effet plus particulièrement marquée sur une période depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes ». Dune façon plus générale le declin biodiversite est constaté dans toutes ses dimensions  Les activités humaines provoquent un de la biodiversité sur Terre et menacent les ressources en nourriture, en eau potable et en énergie, souligne un vaste rapport publié vendredi par un groupe d’experts soutenus par les Nations unies. Pollution, changement climatique et déforestation constituent des menaces croissantes pour la nature, selon cette compilation de comptes rendus établis par plus de 550 experts et approuvés par 129 Etats après des discussions en Colombie. “La biodiversité, cette variété essentielle des formes de vie sur Terre, continue à se réduire dans chaque région du monde”, relèvent les auteurs du rapport établi par l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), un groupe d’experts international sur la biodiversité. “Cette tendance alarmante met en péril partout la qualité de vie des  Dans le monde entier, davantage d’espèces animales et végétales sont actuellement menacées. Plus de la moitié des oiseaux et mammifères d’Afrique pourraient disparaître en raison du changement climatique d’ici 2100. Concernant la pollution, huit des dix cours d’eau contenant le plus de déchets plastiques se trouvent en Asie. Si le rythme actuel de surpêche se poursuit, il n’y aura plus de stocks de poissons exploitable dans la région Asie-Pacifique d’ici le milieu du siècle, estime encore le rapport. La hausse des populations humaines dans de nombreux pays en développement requiert la mise en place de nouvelles politiques à la fois pour protéger la nature et réaliser les objectifs d’éradication de la pauvreté et de la faim d’ici 2030. En Europe et en Asie centrale, les marécages ont diminué de moitié depuis 1970. L’empreinte écologique moyenne – soit la surface nécessaire pour produire les ressources consommées par un individu – est de 5,1 hectares, alors que la surface disponible est de 2,2 hectares. La couverture végétale a grimpé de 22,9% en Chine et dans les autres pays de l’Asie du Nord-Est entre 1990 et 2015. Les parcs et les zones protégées s’étendent dans de nombreuses régions, comme les Amériques et l’Asie-Pacifique. Et des populations animales comme celles du lynx ibérique, du tigre de l’Amour ou du léopard d’Extrême-Orient ne sont plus sous la menace directe d’une extinction grâce aux programmes de conservation.

Sondage Macron: nouvelle chute, danger !

Sondage  Macron: nouvelle chute, danger !  

 

Macron chute depuis plusieurs mois et s’approche de la ligne rouge, celle qui met en péril la légitimité. Certes LA  légitimité juridique ne peut être contestée mais   cet affaiblissement dans l’opinion hypothèque  la pertinence des réformes sas doute nécessaires mais menées sans souci d’équilibre et un peu à la va vite. De ce point de vue la descente n’est certainement pas terminée avec la dégradation du climat social. La cote de popularité du chef de l’État baisse donc logiquement de deux points en mars, avec 57% de mécontents, selon un sondage publié dans le JDD. Le Premier ministre Édouard Philippe recule lui de trois points.  La cote de popularité d’Emmanuel Macron a chuté de deux points en mars, à 42% de satisfaits, et celle d’Édouard Philippe a reculé de trois points à 43% de satisfaits, selon le sondage mensuel d’Ifop publié par le Journal du Dimanche. A la question « êtes-vous satisfait ou mécontent d’Emmanuel Macron comme président de la République ? », 42% des sondés répondent « satisfait » (6% très satisfait et 36% plutôt satisfait), tandis que 57% se disent « mécontents » (23% très mécontents et 34% plutôt mécontents). 1% ne se prononce pas.  Pour le Premier ministre Edouard Philippe, 43% se disent satisfaits (4% très satisfaits, 39% plutôt satisfaits), alors que 54% sont mécontents (18% très mécontents, 36% plutôt mécontents). 3% ne se prononcent pas. Alors que le chef de l’Etat comptait en décembre et janvier plus de contents que de mécontents, la tendance s’est inversée en février et s’est accentuée en mars, égalant avec 57% de mécontents le plus haut niveau enregistré en août. Pour le Premier ministre, le pourcentage de mécontents (54%) atteint son plus haut niveau depuis mai 2017. 

*Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 9 au 17 mars auprès d’un échantillon de 1.946 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Le danger du nationalisme économique (Draghi)

Le danger du nationalisme  économique (Draghi)

 

“Nous sommes convaincus que les différends devraient être débattus et résolus dans un cadre multilatéral, les décisions unilatérales sont dangereuses”, a dit Mario Draghi lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire de la BCE. En clair Draghi attire l’attention sur les dérives du nationalisme qui ont nourri de nombreux conflits économiques mais aussi  des guerres en particulier en Europe. Il ya danger pour la croissance mondiale eu égard à l’interpénétration des processus de production à l’échelle internationale. Il y a au-delà de cela, danger pour la paix. Si le patriotisme économique peut se défendre (ce que pratiquent d’ailleurs notamment  la plupart des pays comme  La chine mais aussi l’Allemagne, les Etats Unis) le nationalisme conduit à un repli total, sectaire et destructeur de croissance. C’est souvent uen illusion de croire que les produits ont une  nationalité pure. Exemple dans agriculture, il faut intégrer les intrants et les matériels importés. Dans l’industrie automobile «  nationale », il faut intégrer les nombreux éléments également  importés. Dernier exemple un motoculteur français «  fabriqué en France est souvent équipé d’un moteur étranger. Au total,  c’est la croissance mondiale qui est affectée, celle de tous les Etats avec des risques de tensions sociales, politiques voire militaires. 50 ans de guerre en Europe  sont là pour démontre ces risques de nationalismes. “Nous sommes convaincus que les différends devraient être débattus et résolus dans un cadre multilatéral, les décisions unilatérales sont dangereuses”, a dit Mario Draghi lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire de la BCE.  Les décisions unilatérales en matière de commerce sont dangereuses et les différends doivent être réglés dans le cadre des instances internationales, a déclaré jeudi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). Pour le président de la BCE, une approche unilatérale sur le plan commercial renvoie une image dégradée des relations diplomatiques entre les pays concernés. “Si vous imposez des droits de douane à (ceux) qui sont vos alliés, l’on peut se demander qui sont vos ennemis”, a-t-il dit. Il a estimé que l’impact immédiat des tarifs douaniers américains ne serait probablement pas important. A long terme, les conséquences dépendront cependant d’éventuelles mesures de rétorsion, des effets sur les taux de change et également de l’impact sur la confiance, a-t-il dit. “Les conséquences sur la confiance sont très difficiles à évaluer. Mais si l’effet sur la confiance est négatif, cela sera négatif à la fois sur l’inflation et sur les perspectives (de croissance)”, a déclaré Mario Draghi.

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol