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54 % des électeurs « insoumis « ont voté Macron

54 % des électeurs « insoumis « ont voté Macron

Selon de premières estimations de l’institut OpinionWay pour CNews et Europe 1, 54 % des électeurs insoumis de Mélenchon  se sont tournés vers le président sortant au second tour. Près d’un quart (24 %) ont voté pour Marine Le Pen et 22 % se sont abstenus ou ont glissé un bulletin blanc ou nul. Au total, 57 % des votants ont pris leur décision après le premier tour, selon OpinionWay. Ils sont même 18 % à s’être décidés « il y a quelques jours » et 12 % « aujourd’hui même ».

Le contexte électoral n’inquiète pas les patrons : ils ont tort !

 Le contexte électoral n’inquiète pas les patrons : ils ont tort !

Dans un entretien au « Monde », les économistes Eric Heyer et Jean-Marc Daniel partagent le constat d’un faible impact de la campagne sur les investissements et l’emploi, malgré un climat global très incertain lié à l’inflation et à la guerre en Ukraine.

L’avis de ces caciques de l’économie médiatique n’est cependant pas pertinent. En effet, si l’on se réfère aux différents programmes des candidats, la France va s’enfoncer encore davantage vers un déficit abyssal qui mécaniquement pèsera à terme sur les prélèvements obligatoires et sur la compétitivité.Les deux experts se fientt  au marché comme si on pouvait réduire la politique à ce seul aspect, par ailleurs ils sous-estiment  largement la crise en cours suite à la guerre en Ukraine.NDLR

interview

La campagne présidentielle passe-t-elle la porte des entreprises ? Est-elle source d’attentisme concernant leurs décisions stratégiques ? Jean-Marc Daniel, professeur émérite à l’ESCP Business School et auteur d’Histoire de l’économie mondiale (Tallandier, 2021), et Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), partagent leurs expertises sur les précédentes élections, ainsi que les paramètres spécifiques à celle de 2022.

Les périodes préélectorales ont-elles un impact sur l’activité, les décisions et les investissements des entreprises ?

Jean-Marc Daniel : Cela dépend toujours du contexte et des programmes. Certaines élections sont plus marquées, notamment celle de 1981 : François Mitterrand allait à l’encontre du capitalisme, avec un programme assez traditionnel de keynésianisme. Les élections suivantes ont toutes été construites autour du même discours « ma priorité, c’est l’emploi », mais il n’y avait pas d’enjeu idéologique ! Personne ne remettait plus en cause le capitalisme. En 2022, on est de nouveau dans une élection où l’un des deux candidats susceptibles d’être élu est sur une logique de rupture, non pas avec le capitalisme mais avec la construction européenne.

Eric Heyer : On ne sait pas toujours ce qui est lié à la présidentielle et ce qui est lié à la conjoncture économique du moment. En 1981, le climat des affaires était plutôt en baisse, était-ce pour autant lié à une peur des chars russes ? Globalement, on ne voit jamais de rupture de l’activité juste avant les élections.

Quels indicateurs permettent de confirmer ce faible impact ?

E. H. : Si on regarde les marchés financiers, c’est même plutôt l’inverse. Ils baissent pendant les six mois après les élections, alors qu’ils ont progressé les six mois les précédant ! L’incertitude n’est jamais bonne pour les affaires, mais l’incertitude juste avant les élections n’a pas trop d’incidence sur le taux d’emploi ou d’investissement. C’est étonnant, car, en ce moment, on a une incertitude mondiale, sur l’élection présidentielle, sur les législatives et, quand on essaie de mesurer cette incertitude économiquement, c’est un niveau très bas. Le rôle des banques centrales est bien plus important, le fait de savoir si elles feront plutôt de l’austérité ou de la relance…

J.-M. D. : Oui, notre banque centrale est très internationale. En 1981, quand François Mitterrand est devenu favori, il y avait des attaques sur le franc, qui se sont amplifiées une fois le président élu. Les entreprises en ont subi les conséquences, car il y a eu une hausse des taux d’intérêt après la victoire, mais cela s’est tassé après quelques semaines. Aujourd’hui, l’euro est dans un bloc suffisamment large pour qu’on amortisse le choc.

GUERRE ET UKRAINE : les Occidentaux ont la mémoire courte

GUERRE ET  UKRAINE : les Occidentaux ont la mémoire courte

 

« Nous ne voulons pas la guerre mais nous l’aurons si nous laissons [Vladimir Poutine] avancer, commettre ses atrocités insupportables et « jouer » avec la menace nucléaire, estime Bruno Guerci dans « Le Monde ». [...] Sommes-nous à ce point aveugles pour ne pas faire de rapprochement avec ce que nos parents et grands-parents ont vécu il y a quatre-vingts ans ? »

 

Je prends le temps de vous écrire devant la terreur que m’inspire la situation en Ukraine, mais aussi la douleur, l’impuissance et le sentiment de honte et de lâcheté de nos comportements d’Occidentaux au confort installé. Je ne suis pas politologue, mais un simple médecin et scientifique d’université. J’écoute les débats, les contradicteurs, le pluralisme des experts et des journalistes.

Et pendant ce temps, des hommes, des femmes et des enfants meurent sous les bombes russes, sans que nous ne décidions, Européens, Américains, OTAN ou Nations unies, d’une action forte contre le tyran Poutine, homme d’Etat – mais peut-on encore l’appeler ainsi ? -, alors que son comportement, connu de tous depuis des années, relève avant tout d’une action de dictateur expansionniste, rêvant de l’époque lointaine de la grande Russie du tsar, laquelle, faut-il le rappeler, avait vu le jour à Kiev.

Les mesures prises à ce jour par les Occidentaux sont certes inédites, comme le récent vote des Nations unies condamnant de manière quasi unanime le régime du Kremlin pour cette invasion qui est sans précédent depuis l’annexion des Sudètes par Hitler en 1938. Mais, à mes yeux, c’est une réponse bien pâle face à la monstruosité de la guerre que Poutine a déclenchée.

Nous ne voulons pas la guerre mais nous l’aurons si nous le laissons avancer, commettre ses atrocités insupportables et « jouer » avec la menace nucléaire brandie de manière irresponsable dès le début du conflit. Après l’Ukraine, les pays baltes, la Pologne ? L’absence de rationalité de son comportement laisse entrevoir le pire des scénarios.

Qu’attendons-nous pour nous réveiller, tous, peuples de liberté, pour bloquer définitivement la faculté de nuisance de ce tyran qui n’a aucune morale, qui ment à nos dirigeants, et dont on connaît le triste parcours d’agent spécial du KGB ? Sommes-nous à ce point aveugles pour ne pas faire de rapprochement historique avec ce que nos parents et grands-parents ont vécu il y a quatre-vingts ans, quand l’Europe s’était couchée devant les mensonges d’Hitler précédant l’annexion en 1939 de la Tchécoslovaquie puis de la Pologne ?

La lâcheté ne paye jamais, le compromis face à la dictature non plus. Les tristes accords de Munich de 1938, diplomatie de pacotille, n’ont retardé qu’une d’une année l’entrée en guerre des pays occidentaux.

Et puis que penser de la belle hypocrisie de notre monde occidental destinée à préserver notre confort quotidien ? Fermer le système Switch, c’est une mesure que j’approuve évidemment. Mais laisser ouvert le robinet financier grâce à quelques organismes bancaires bien choisis, pour régler les quelque 800 millions de dollars journaliers de gaz et de pétrole russes et alimenter ainsi la machine de guerre, tout cela de peur d’affronter une hausse des prix de l’énergie, j’avoue que je m’interroge…

De quoi parle-t-on ? D’une inflation qui touchera chacun d’entre nous, avec les difficultés pour ceux d’entre nous qui sont les plus précaires ? Bien sûr que cette inflation générale aura des répercussions dans notre vie quotidienne. Ne plus consommer autant qu’avant, retarder des projets de déplacements ou d’investissements personnels, en regard de la défense de nos libertés, de la lutte contre la barbarie et de la nécessité d’envoyer un signal fort à l’ensemble du monde pour dire « Plus jamais ça ». Personnellement, le fléau de la balance penche pour la sauvegarde d’un monde libre et juste que nous devons défendre corps et âme !

Faut-il attendre des dizaines de milliers de morts et de civils déplacés pour envoyer un signal fort au pouvoir russe ? Les Ukrainiens n’ont comme seul défaut que d’avoir des frontières communes avec la Russie. Ils n’aspirent qu’à vivre dans une démocratie souveraine qui vient d’être violée et piétinée. Souvenons-nous qu’il y a quatre-vingts ans, ce sont nous, Français, qui avions ce voisin agresseur.

Souvenons-nous du temps perdu en tergiversations inutiles face à l’oppresseur, n’oublions jamais les millions de morts que cette guerre a engendrés par lâcheté et retard à intervenir pour stopper le régime des dictateurs nazis, et surtout souvenons-nous de notre espoir puis de notre joie à voir surgir les libérateurs alors que nous subissions l’oppression quotidienne et la barbarie au sein même de l’Europe.

Devons-nous donc attendre encore plus longtemps pour intervenir de manière musclée contre Poutine ? Que tous les pays s’unissent pour défendre l’Ukraine, pour éviter un nouveau massacre et venir en aide aux Ukrainiens. Notre inaction nous dessert chaque jour un peu plus, chaque jour qui passe, face à l’ogre russe qui ne sera jamais rassasié dans son désir d’hégémonie et sa folie guerrière.

Bruno Guerci, Nancy

Brexit : une centaine de banquiers millionnaires ont quitté la City

Brexit : une centaine de banquiers millionnaires ont quitté la City

En 2019, le nombre de banquiers millionnaires a baissé au Royaume-Uni, selon des chiffres publiés ce mercredi par l’Autorité bancaire européenne (EBA). Ils n’étaient « plus que » 3.519 à résider outre-Manche, soit 95 de moins qu’en 2018.

Les financiers de la City ont trouvé refuge dans les grandes métropoles européennes comme Paris, Milan et Francfort, alors que de nombreux établissements implantés à Londres préparaient les transferts d’activités et donc de personnel en vue du Brexit, finalement officiel depuis le 1er janvier 2021, explique l’EBA.

La France a ainsi vu son contingent de banquiers millionnaires gonfler de 15,4 % en 2019, pour s’établir à 274 personnes. En Italie, on en dénombre 241, soit une hausse de 17 %. L’Allemagne en compte quant à elle 492, un chiffre en progression de 9,3 %.

La rémunération d’au moins un million d’euros retenue par l’EBA dans ses calculs comprend le salaire de base, les primes et bonus éventuels et les cotisations retraite.

Tous les Chinois ont été mentalement aliénés le Parti communiste

  Tous les Chinois ont été mentalement aliénés le Parti communiste 

 

L’écrivain chinois, Ma Jian,  en exil dénonce, dans une tribune au « Monde », la décrépitude des valeurs morales de son pays natal. Celles-ci, dit-il, sont mises à mal par la volonté de puissance et de contrôle total de la population par le PCC et son leader, Xi Jinping. ( Tribune dans Le Monde, extrait)

 

 

 

Tribune. 

Il y a quelques années, alors que je me trouvais à Taïwan pour participer à un festival littéraire, j’allai à un marché de nuit en quête de tangyuan – ces boulettes de riz gluant qui se mangent traditionnellement au dernier jour des festivités du Nouvel An chinois. J’avais récemment dû m’exiler de Chine continentale, et j’espérais que ces tangyuan étancheraient ma soif de revoir mon pays.

Au terme de longues recherches, je trouvai un petit stand de raviolis chinois et demandai à la vieille tenancière si elle avait des tangyuan. Elle me répondit qu’elle les avait tous vendus, mais que si j’achetais un sac de tangyuan surgelés au supermarché qui se trouvait de l’autre côté de la rue, elle pouvait me les faire cuire sur son réchaud. C’est ce que je fis. Elle me les servit dans un grand bol, me tendit une cuillère et m’invita à m’asseoir à l’une des tables bancales. Puis elle refusa catégoriquement que je la paye. En savourant ces boulettes de riz translucides et bouillantes, farcies de pâte de sésame noir sucré, je me suis senti près de chez moi, bien plus que depuis des années.

 

Ce n’étaient pas les boulettes de riz en soi, ni les souvenirs qu’elles évoquaient, qui me donnaient cette impression. C’était la gentillesse de cette vieille femme qui ne me connaissait pas. Cette bonté m’a frappé comme étant toute chinoise. Elle était empreinte de ce que nous appelons le renqing : cette émotion, ce sentiment qui pousse une personne à faire une faveur à une autre, simplement parce qu’elle le peut, sans en attendre aucune récompense.

De tels sentiments unifiaient la société chinoise traditionnelle. Ils s’enracinent dans les valeurs confucéennes de bienveillance, de droiture et de bienséance. Et en leur cœur se trouve l’idée que, pour mener une bonne vie, il faut traiter les autres avec compassion ; que tout être humain est potentiellement bon, mérite le respect et la dignité. Près de cinq siècles avant la naissance du Christ, Confucius définit sa règle d’or : « Quand tu sors de chez toi, traite chaque inconnu comme si tu recevais un invité d’honneur. Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse. »

Les mesures barrières ont volé en éclats avec la levée des restrictions ( conseil scientifique)

 

  • Les mesures barrières ont volé en éclats avec  la levée des restrictions ( conseil scientifique)

     

     

    Jean-François Delfraissy, entendu au Sénat, considère que la levée des restrictions ont fait voler en éclats les mesures barrières et son l’un des facteurs explicatifs de l’accélération des contaminations

    « La réponse à la quatrième vague, elle va s’appuyer sur une augmentation de la vaccination et elle va s’appuyer sur l’utilisation du pass sanitaire, mais elle va s’appuyer aussi sur ‘où est-ce qu’on se contamine?’, sur revenir aux gestes barrières simples, individuels, qui ont totalement explosé », a déclaré le président du Conseil scientifique devant des sénateurs.

    « Dans les semaines qui viennent, notre capacité non pas à arrêter la vague mais à limiter l’impact sur le système de soins, il est entre les mains de nos concitoyens. Et ce n’est pas seulement de dire ‘c’est le pass sanitaire c’est le vaccin’, c’est aussi les petites mesures! »

     « On a affaire à un variant qui a une capacité de transmission qui change la donne [...] on va avoir à vivre avec le variant Delta pendant plusieurs mois. »

Remboursement des prêts PGE : une majorité d’entreprises ont demandé un délai supplémentaire

Remboursement des prêts PGE : une majorité d’entreprises ont demandé un délai supplémentaire

comme c’était prévisible une grande partie des entreprises sera dans l’incapacité de rembourser les prêts garantis par l’État dans le délai initial. Pour preuve une majorité ont demandé et obtenu un étalement supplémentaire Plus de la moitié des quelque 670.000 entreprises ayant reçu un prêt garanti par l’État ont opté pour une année supplémentaire avant de commencer à rembourser leur crédit, a fait savoir mardi la Fédération bancaire française.

Ces prêts, lancés en urgence en mars 2020 et distribués à prix coûtant par les banques, ont bénéficié – à la date du 19 mars – à 669.883 entreprises, pour un montant de plus de 135,9 milliards d’euros, a indiqué la fédération dans un communiqué, précisant que l’essentiel avait été contracté entre avril et juillet 2020.

À ce stade, «les entreprises font le choix de la précaution: environ la moitié ont aujourd’hui sur leurs comptes bancaires l’intégralité de leur PGE ; pour autant, la plupart choisissent de rembourser le plus tard possible, et 55% optent pour l’année supplémentaire de décalage du remboursement en capital», est-il ajouté.

Dans le détail, selon les informations reçues au 26 mars et encore susceptibles d’évoluer, environ 12% prévoient de rembourser dès 2021: 5% devraient l’amortir entre 2022 et 2023, 9% entre 2024 et 2025 et 74% choisissent la durée la plus longue possible pour une fin du prêt en 2026.

Les prêts garantis par l’État avaient été lancés en mars 2020 pour soutenir la trésorerie des entreprises face à la crise sanitaire. Dans la plupart des cas, ils sont très majoritairement couverts par l’État, à 90%, et pour 10% à la charge des banques. Il était initialement prévu que les entreprises qui bénéficient de ce prêt garanti n’aient aucun remboursement à effectuer la première année, pour ensuite pouvoir le rembourser dans un délai de 5 ans maximum.

Mais face au prolongement de la crise sanitaire, les banques se sont engagées début janvier à accepter de manière systématique de reporter d’un an supplémentaire le début de remboursement de ces prêts pour les entreprises en faisant la demande. Durant cette année supplémentaire, seuls les intérêts et le coût de la garantie d’État sont alors payés.

Les milliardaires ont retrouvé leur fortune d’avant crise

Les milliardaires ont retrouvé leur fortune d’avant crise 

L’ONG Oxfam  s’alarme du creusement des inégalités aggravé par la pandémie.

Alors que la pandémie fait basculer des millions de personnes dans la pauvreté, les 1 000 milliardaires les plus fortunés de la planète ont retrouvé en neuf mois seulement leur niveau de richesse d’avant la crise. Tel est le constat dressé par l’ONG britannique Oxfam, dans son traditionnel rapport sur les inégalités – dont la méthodologie est discutée –, publié à l’occasion du Forum économique mondial de Davos (Suisse). Covid-19 oblige, celui-ci se tient virtuellement du 25 au 29 janvier. Cette année, plus que les autres, le creusement des écarts des richesses sera omniprésent dans les débats.

« Cette crise arrive dans un monde déjà profondément inégal où une minorité de personnes, en majorité de très riches hommes blancs, accaparent l’essentiel des richesses mondiales », dénonce Quentin Parrinello, porte-parole d’Oxfam France, dans un communiqué. Croisant plusieurs sources (Forbes, Crédit Suisse, Banque mondiale…), l’organisation estime que les dix personnes les plus riches du monde, dont le français Bernard Arnault, ont vu leur fortune augmenter de 540 milliards de dollars (369 milliards d’euros) depuis le début de la pandémie. « En 2008, il avait fallu cinq ans pour que la richesse des milliardaires retrouve son niveau d’avant la crise », souligne le rapportEn France, les 175 milliards d’euros supplémentaires qui ont gonflé le patrimoine des milliardaires entre mars et décembre 2020 pèsent deux fois le budget de l’hôpital public.

« En 2008, il avait fallu cinq ans pour que la richesse des milliardaires retrouve son niveau d’avant la crise », rapport de l’Oxfam

Cette flambée tient en partie à la politique de rachats d’actifs menée par la Banque centrale européenne (BCE), regrette l’ONG. Celle-ci permet aux Etats d’emprunter à bas coûts et de pouvoir financer leurs plans de soutien sans encombre. Mais elle contribue également à faire flamber les cours de Bourse, au profit des plus riches. Ainsi, entre la mi-mars 2020 et la fin décembre, le cours du titre LVMH s’est apprécié de plus de 25 %.

Dénonçant le « virus des inégalités », Oxfam redoute de voir celles-ci se creuser en raison du Covid, et ce, « simultanément dans la quasi-totalité des pays du monde, une situation sans précédent depuis plus d’un siècle ». Les jeunes, les personnes issues de l’immigration et les femmes sont en première ligne. Ces dernières sont en effet très présentes dans les emplois précaires et secteurs les plus touchés par la crise (services, social, économie informelle…). Si les deux sexes étaient autant représentés dans ces secteurs et jobs précaires, 112 millions de femmes ne seraient plus exposées à la perte de revenu, calcule Oxfam, en se basant sur les données de l’Organisation internationale du travail.

 

Les algorithmes ont pris le pas sur la pensée

Les algorithmes ont pris le pas sur la pensée

 

 

Les algorithmes des réseaux sociaux régissent notre façon de voir le monde. 

Il est difficile de déterminer à quel moment précis nous avons cédé le contrôle de ce que nous voyons, lisons — et même pensons — aux plus grandes sociétés de réseaux sociaux.(Article du Wall Street Journal)

Je situe le point de bascule vers 2016. C’est l’année où Twitter et Instagram ont rejoint Facebook et YouTube dans le tout-algorithmique. Dirigées par des robots programmés pour retenir notre attention le plus longtemps possible, ces plateformes ont fait la promotion de choses que nous aurions très probablement recherchées, partagées ou appréciées — et ont masqué tout le reste.

Ce fut un adieu aux flux qui montraient tout de chaque personne que nous suivions — une sorte de fleuve interminable — et, ce, ordonné de manière chronologique. A la place, nous avons réceptionné des flux gonflés par les contenus les plus cliqués.

A la même époque, Facebook — dont le fil d’actualité est piloté par des algorithmes depuis 2009 — a masqué le réglage qui permet de rétablir l’apparition des contenus en mettant d’abord le « plus récent ».

Les pires scénarios ne sont plus seulement hypothétiques. On montre aux gens les choses qui les attirent le plus. Ils cliquent, lisent et regardent. Puis, ils sont aspirés par des vortex qui renforcent leurs pensées et leurs idées et, alors, ils se connectent avec des personnes qui partagent les mêmes idées

Vous vous êtes probablement dit que ce n’était pas bien grave, ou vous n’y avez même pas pensé du tout. Le problème est que ces algorithmes opaques n’ont pas seulement maximisé les informations sur la sortie des derniers albums de Taylor Swift. Ils ont aussi accentué la portée de tout ce qui est incendiaire — les attaques, la désinformation, les théories du complot. Ils nous ont poussés plus loin dans nos propres bulles de filtres hyperpolarisés.

« Il y a de mauvaises personnes qui font de mauvaises choses sur Internet, que ce soit QAnon ou les tenants de la suprématie blanche. Le problème n’est pas uniquement que Facebook, YouTube et d’autres réseaux sociaux les permettent sur leur plateforme, mais bien qu’ils les amplifient », explique Hany Farid, professeur d’informatique à l’université de Californie, à Berkeley.

Les pires scénarios ne sont plus seulement hypothétiques. On montre aux gens les choses qui les attirent le plus. Ils cliquent, lisent et regardent. Puis, ils sont aspirés par des vortex qui renforcent leurs pensées et leurs idées et, alors, ils se connectent avec des personnes qui partagent les mêmes idées. Ils finissent par avoir une perception personnalisée de la réalité. Et terminent par envahir le Capitole.

Les réseaux sociaux ne sont certainement pas les seuls à blâmer. Et lorsque la faute incombe à ces plateformes, les robots ne sont pas les seuls coupables. La fermeture des comptes Facebook et Twitter du président Trump a même révélé le contraire : les humains qui dirigent ces entreprises ont toujours le dernier mot sur ce qui y apparaît et n’y apparaît pas. (Et aux dernières nouvelles, nous pouvons toujours refuser d’utiliser les réseaux sociaux).

Mais au cœur de tout cela, il reste toujours un problème technologique gigantesque : les ordinateurs sont responsables de ce que nous voyons et ils fonctionnent sans transparence.

D’habitude, le but de ma chronique est d’apporter des solutions aux problèmes techniques. Mais dans la situation qui nous intéresse ici, il n’en existe pas – du moins, une qui soit simple. Tout ce que je peux faire, c’est partager quelques idées.

Idée n° 1 : pas d’algorithmes, pas de publicités

Mark Weinstein, le fondateur de MeWe, un réseau social qui se présente comme l’anti-Facebook, est très clair sur le fait que la solution consiste à revenir à un flux purement chronologique sans aucune manipulation.

Sur MeWe, vous suivez des amis, des pages ou des groupes. Les messages apparaissent dans votre flux tels qu’ils ont été postés. « Aucun annonceur, aucun spécialiste du marketing, aucun stratège politique et aucun utilisateur ne peut enrichir le contenu sur le flux de quelqu’un d’autre. Nous supprimons tout concept d’amplification de choses perturbatrices et scandaleuses, assure M. Weinstein. Tout Cela ne peut pas arriver sur MeWe. »

Plus précisément, dit-il, ce système limite la diffusion des fake news. « Vous devez choisir de suivre de fausses informations. Vous ne pouvez pas être alimenté à la petite cuillère par un algorithme ou par le gouvernement russe ou chinois », ajoute-t-il.

« Les algorithmes doivent simplement décider : “Nous pensons que les journaux comme le Wall Street Journal, les sites comme Wikipédia, ou les institutions comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont plus de valeur que les grosbetas.com” »

Cependant, ces dernières semaines, des utilisateurs d’extrême droite cherchant des alternatives à Facebook, Twitter et Parler ont atterri sur MeWe, qui compte actuellement 15,5 millions d’utilisateurs. M. Weinstein explique que le réseau social a beaucoup investi dans la modération et que ses conditions d’utilisation sont claires : vous en serez expulsé notamment en cas d’incitation à la violence ou de publication de contenus illégaux.

Après la rupture de leurs liens avec Parler, MeWe a pris contact avec Apple, Google et Amazon pour s’assurer que l’application respectait leurs directives en matière de modération. Le problème avec une timeline non algorithmique, cependant, est qu’un tel flux peut noyer les utilisateurs et qu’il devient difficile de trier le contenu. C’est exactement ce que m’ont dit Twitter, Facebook et Instagram quand je leur ai demandé pourquoi ils avaient, dans un premier temps, supprimé les réglages chronologiques par défaut.

M. Weinstein explique que MeWe, qui gagne de l’argent grâce à des fonctionnalités payantes et à une option d’abonnement premium — et non via la publicité — règle ce problème grâce à des filtres et des outils qui vous permettent de gérer votre flux. Vous pouvez filtrer par contacts, groupes et pages que vous suivez. Et comme il n’y a pas de publicité ciblée, MeWe ne collecte pas constamment des données à votre sujet, poursuit M. Weinstein.

Idée n° 2 : déclasser les contenus perturbateurs

Mais concernant les grandes firmes qui dépendent de la publicité, les chances qu’ils suppriment leurs algorithmes sont aussi grandes que celles que j’apprenne à mon chien à écrire des chroniques.

Les experts suggèrent que les plateformes devraient plutôt s’attacher sérieusement à déclasser tout ce qui a un caractère scandaleux, haineux ou complotiste, et à donner priorité à ce qui est digne de confiance, pensé et de qualité — même s’ils savent que cela signifie une baisse de l’engagement.

« Les algorithmes doivent simplement décider : “Nous pensons que les journaux comme le Wall Street Journal, les sites comme Wikipédia, ou les institutions comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont plus de valeur que les grosbetas.com” », estime le professeur Farid.

Et il y a des preuves que cela peut fonctionner. Dans une étude de mars 2020, le professeur Farid et d’autres chercheurs ont découvert que YouTube avait concrètement restreint la promotion des vidéos complotistes après la modification de ses algorithmes de recommandation.

Facebook a fait de même. Dans les semaines qui ont précédé la présidentielle, Facebook et Instagram ont pris des mesures pour limiter la diffusion d’informations que leurs algorithmes classaient comme des fake news potentielles, notamment les affirmations non fondées sur la fraude électorale. Cela a débouché sur une augmentation du nombre de sources d’information fiables et sur une baisse du nombre de sites partisans.

De plus, il y a des preuves que les discours véhiculant l’idée d’une fraude électorale ont fortement diminué sur Twitter après la suspension du compte de M. Trump, selon la plateforme de services de logiciels d’intelligence multimédia Zignal Labs.

Les régulateurs pourraient également intervenir. Au-delà des diverses actions antitrust, des voix se sont spécifiquement élevées pour que les entreprises soient tenues responsables de leurs algorithmes. Les enquêtes de mes collègues ont montré que Facebook était bien conscient de la tendance de son système de recommandation à pousser les gens vers les groupes extrémistes. Un projet de loi, présenté par les représentants démocrates Tom Malinowski (New Jersey) et Anna Eshoo (Californie), vise à tenir les plateformes responsables de la « promotion algorithmique de l’extrémisme ».

Idée n° 3 : rendre le contrôle

L’idée la plus folle de toutes ? Oh, figurez-vous que ce serait juste de nous rendre un peu de contrôle.

« Et si les gens pouvaient simplement dire : “Je veux voir des informations provenant d’un large éventail de sources politiques » ou « je ne veux voir que les messages de mes amis et de ma famille” », dit Jesse Lehrich, co-fondateur de Accountable Tech, une association à but non lucratif qui lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux.

Facebook vous permet, au moins, de vous renseigner un peu sur les raisons pour lesquelles vous voyez un contenu. Cliquez sur les trois points horizontaux de n’importe quel message de votre flux, puis sur « Pourquoi est-ce que je vois cette publication ? »

Et si vous pensez que le bon vieux flux par ordre chronologique est la solution, il existe des moyens de le remettre en place, au moins temporairement, sur certains services. Les paramètres sont cependant aussi cachés que dans un Où est Charlie ?

Facebook : Dans un navigateur web, allez sur l’icône d’accueil en haut de votre flux, faites défiler le menu sur le côté gauche. Sélectionnez « Voir plus », puis « Plus récent ». Dans l’application mobile, allez sur les trois traits horizontaux en haut ou en bas à droite de votre écran et cherchez « Plus récent ». Sachez que ce choix ne sera pas sauvegardé lorsque vous fermerez le site web ou l’application.

Twitter : C’est beaucoup plus facile. Une petite étoile dans le coin supérieur droit du site web et de l’application vous permet de « Voir les derniers Tweets » au lieu de « Top Tweets ». Alors qu’il vous renvoyait auparavant au flux déterminé par l’algorithme, il vous permet maintenant de rester dans l’organisation du flux que vous avez utilisé en dernier. Je bascule souvent entre les deux possibilités.

YouTube : Vous ne pouvez pas désactiver l’ensemble des recommandations algorithmiques, mais vous pouvez passer à « Dernières vidéos » dans chaque catégorie ou requête de recherche. Vous pouvez également désactiver la lecture automatique. Dans un navigateur web, recherchez le petit bouton basculant avec un bouton de lecture au bas du lecteur vidéo. Dans l’application, recherchez le petit bouton en haut du lecteur vidéo.

TikTok : A côté de l’addictif et déterminé par un algorithme flux « Pour toi », s’en trouve un autre qui montre uniquement les personnes que vous suivez sur la plateforme. Gardez à l’esprit que TikTok utilise toujours des algorithmes ici pour vous montrer les vidéos que, selon lui, vous aurez le plus envie de regarder.

Instagram : Désolé, ici, c’est impossible de contourner les algorithmes. Une porte-parole de Facebook explique qu’avec l’ancien flux chronologique, les utilisateurs rataient 70 % des messages — presque la moitié des contenus de leurs amis et de leur famille. Après avoir modifié le flux algorithmique, la société a constaté qu’en moyenne, les utilisateurs voyaient plus de 90 % des contenus postés par leurs amis.

S’il ne s’agissait que de nous, de nos amis et de notre famille, ce serait moins grave, mais depuis des années, les réseaux sociaux ne se contentent pas de vous permettre de suivre x ou y. C’est l’entonnoir par lequel beaucoup voient le monde et se forgent leurs opinions.

Les algorithmes qui servent les intérêts financiers des Big tech vont-ils continuer à nourrir ces opinions, ou allons-nous obtenir de véritables règles et vrai contrôle ? Malheureusement, ce n’est pas à nous de décider.

Traduit à partir de la version originale en anglais

« Vaccin : les priorités ont changé »

« Vaccin : les priorités ont changé »

Un papier intéressant d’un lecteur du Monde qui évoque le changement de priorité du gouvernement

 

 

« Les premiers critères d’accès au vaccin étaient : vacciner en premier ceux et celles dont l’âge ou la comorbidité due à des maladies chroniques les mèneraient directement en réanimation puis au cimetière. Il se trouve que je fais partie de cette population (immunodéprimée par chimiothérapie pour cancer chronicisé, bronchite chronique et âge) et mène une vie normale avec/malgré ces comorbidités. Les médecins traitants étant possiblement associés, le mien disait que j’étais très prioritaire dans sa patientèle.

J’espérais donc faire partie des premiers et premières vaccinés. Aujourd’hui les choses ont changé. Le personnel médical est passé devant, et l’on voit tous ces actifs – indispensables certes et valides (ils travaillent) – de plus de cinquante ans et en pleine forme être vaccinés pour protéger les autres (!). Et d’y ajouter aujourd’hui les pompiers et aides à domicile…

Les médecins traitants, seuls à connaître vraiment les patient(e)s à risque n’ont rien reçu, pas une info, pas une consigne. C’est la CPAM qui gère ! Nous, les très fragiles vivant à domicile, n’existons plus. Nous ferons dans le meilleur des cas, si nous sommes encore en vie, partie du deuxième rideau (février ? Mars ?). Nous, les plus fragiles, devront continuer cette vie de reclus(e) quand toute sortie est un risque.

Après tout, ce n’est qu’une question de patience, de vie enfermée (depuis le mois de mars 2020) à accepter, de continuer l’éloignement des proches, d’endurer cet isolement morbide, de vivre avec ses petits et grands bobos sans rien dire, car tout le monde est devenu prioritaire.

Et chance encore d’être là, vivants. Surtout, surtout pas de panique, mais si vous sortez, c’est quand même à vos risques et périls. Alors, l’hospitalisation qui menace vous renverra chez vous. Continuez, ne baissez pas les bras, forgez-vous une santé morale de fer, dans vos solitudes et abandons.

Geneviève Blaise, Pau

Des tweets de Trump ont attaqué gravement des personnalité

Des tweets de Trump ont attaqué gravement des personnalités

 

Les tweets honteux de Trump sont légion. Le pire peut-être et le plus raciste est celui qui a été adressé à Pelosi, la chef des démocrates au Parlement .

 

Juillet 2019: «Tellement intéressant de voir des femmes du Congrès démocrates ‘progressistes’, originaires de pays dont les gouvernements sont une catastrophe complète et totale, la pire, la plus corrompue et la plus inepte du monde (si elles ont même un gouvernement qui fonctionne) , maintenant à haute voix … et en disant vicieusement au peuple des États-Unis, la nation la plus grande et la plus puissante du monde, comment notre gouvernement doit être dirigé. Pourquoi ne reviennent-ils pas pour aider à réparer les endroits totalement brisés et infestés de crimes d’où ils sont venus. Revenez ensuite et montrez-nous comment … c’est fait. Ces endroits ont grandement besoin de votre aide, vous ne pouvez pas partir assez vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi serait très heureuse de trouver rapidement des arrangements de voyage gratuits! »

 

Un autre tweet qui témoigne de sa nullité ; en Avril 2019: «Que sais-je de l’image de marque, peut-être rien (mais je suis devenu président!), Mais si j’étais Boeing, je FIXERais le Boeing 737 MAX, ajouterais quelques fonctionnalités supplémentaires et renommer l’avion avec un nouveau nom . Aucun produit n’a souffert comme celui-ci. Mais encore une fois, qu’est-ce que je sais?

Un autre tweet qui démontre l’incompétence totale de Trump vis-à-vis de la crise sanitaire en Octobre 2020: «Covid, Covid, Covid est le chant unifié du Fake News Lamestream Media. Ils ne parleront de rien d’autre jusqu’au 4 novembre, lorsque l’élection sera (espérons-le!) Terminée. Ensuite, la discussion portera sur la faiblesse du taux de mortalité, de nombreuses chambres d’hôpital et de nombreux tests sur les jeunes.

COVID de Wuhan : les Chinois ont menti

COVID de Wuhan : les Chinois ont menti

selon une étude publiée par la Chine elle-même, le nombre de Chinois contaminés par le virus a été très sous-estimé. Il faudrait multiplier les chiffres au moins par trois. De toute manière, la Chine entretient des rapports très ambigus avec les réalités statistiques.

Tous les chiffres dans tous les domaines sont truqués chaque fois qu’ils présentent des aspects politiques. C’était le cas évidemment avec le virus dont  la Chine n’a pas accepté qu’il soit d’origine chinoise.

Avec une population totale de plus de 10 millions d’habitants, des chercheurs chinois ont estimé que jusqu’à 168000 habitants de Wuhan étaient infectés par le virus, contre le nombre officiel de 50340 cas hospitalisés.

L’étude a suggéré qu’au moins les deux tiers du nombre total étaient asymptomatiques et que des milliers auraient pu être infectés après «l’élimination» des cas cliniques, augmentant la possibilité que le virus puisse exister dans une communauté pendant une longue période sans provoquer d’hospitalisations.

Une étude distincte publiée par le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (CDC) à la fin du mois dernier a mis le taux de «séroprévalence» à Wuhan, le pourcentage de la population ayant des anticorps, encore plus élevé à 4,43%, ce qui implique qu’environ un demi-million de personnes en la ville aurait pu être infectée.

La Chine essaye maintenant de prouver que le virus circulait  bien avant Wuhan en Europe notamment

Coronavirus : autour de 42% seulement ont confiance dans les médias et 37 % dans le gouvernement

Coronavirus : autour de  42% seulement ont confiance dans les médias et 37 % dans le gouvernement

 

En cette période de crise sanitaire provoquée par le coronavirus, les incertitudes sont encore très grandes concernant la nature de ce virus, sont mode  de propagation, son évolution et ses possibilités de traitement. Ce qui autorise nombre de réseaux sociaux à dire n’importe quoi comme d’ailleurs les grands médias. Il suffit de voir comment journalistes, personnalités et même représentants du corps médical échange parfois des propos complètement anachroniques voire irresponsables. Ainsi il en a-t-il été à propos du port du masque jugé inutile pour les personnes dites saines. Ainsi en est-il encore à propos du dépistage que beaucoup ne considèrent pas nécessaire alors  qu’il a été systématisé par exemple en Corée;  ainsi en est-il encore à propos des traitements et notamment à propos de la chloroquine ( nivaquine). Comme il faut bien occuper l’antenne, les chaînes d’information en particulier recrutent un peu n’importe qui et la présence d’un micro sous le nez incite les personnalités et les responsables à dire n’importent quoi y compris à mentir.

Notons en particulier l’attitude complaisante vis-à-vis du pouvoir de chapeaux à plumes du secteur médical qui se laissent  instrumentaliser pour justifier la stratégie de pénurie sanitaire des pouvoirs publics . Certains résistent mais ils sont rares. Comme l’information coûte cher et le recours à des intervenants de qualité également, curieusement on conserve une grande partie des intervenants précédents spécialisés en politique qui eux aussi échangent des propos de bistrot.

Pas étonnant que les Français doutent de l’objectivité des médias notamment vis-à-vis du pouvoir. Ainsi Seulement 42% des personnes interrogées se déclarent confiantes quant à la qualité des informations qu’elles trouvent sur le coronavirus dans les médias : c’est 5 points de moins que lundi et 10 points de moins que dimanche.

Les pouvoirs publics ne sont pas non épargnés par une méfiance croissante de la population à leur égard. Lundi, d’après la vague précédente de ce sondage, les Français étaient 45% à avoir confiance dans les informations que les préfets, le gouvernement et les autres autorités peuvent donner sur l’épidémie. Mardi, ils sont 43%, soit deux points de moins. Dans le même temps, 37% seulement des Français se déclarent confiants dans la capacité du gouvernement à gérer cette crise protéiforme. Ce chiffre était de 41% lundi, et 55% jeudi.

 

Dans l’ensemble, les Français ne sont pas très optimistes quant à l’évolution de la situation : 79% des personnes interrogées pensent que le pire est devant nous (un chiffre en recul de deux points, néanmoins) et seulement 52% des sondés ont confiance dans la capacité de leur entreprise à faire face à cette crise.

 

 

 

« Coronavirus, les politiques ont manqué de courage »

« Coronavirus, les politiques ont manqué de courage »

 

Pour Yves Sintomer, professeur de science politique, les politiques ont manqué de courage ( tribune dans le Monde)

« La gestion de cette crise est à l’image de la politique menée sur d’autres fronts : un mélange d’amateurisme, d’improvisation et d’arrogance. Les simples citoyens ont été privés des débats nécessaires sur les choix à faire, estime le politiste Yves Sintomer

L’explosion de la pandémie de Covid-19 est un révélateur : la politique est en état d’apesanteur. La soirée électorale du dimanche 15 mars en témoigne, où l’on parla davantage du coronavirus que des résultats.

Poussée par la crise sanitaire, l’abstention atteint des records historiques, passant à plus de 55,25 %. Cela accélère un déclin continu depuis 1977 (où elle n’était que de 21,1 %). La République en marche (LRM) encaisse une débâcle : elle n’enregistre que des succès de second plan, elle est en échec dans la plupart des grandes villes et va sans doute perdre Lyon, l’une des rares qu’elle tenait.

Elle fait piètre figure à Paris, qui avait plébiscité l’actuel président en 2017. Curieusement, le mardi 17 mars, en fin de journée, le ministère de l’intérieur n’avait pas encore publié les résultats nationaux agrégés. Macron a réussi à dilapider l’essentiel de son capital politique. Après Sarkozy et Hollande, il s’agit du troisième président à connaître l’impopularité peu de temps après son élection.

Comment fallait-il réagir, si cela se produisait ? En laissant faire, au prix d’une mortalité très élevée, afin d’atteindre une immunité collective rapide des populations ? En menant une politique modérée d’atténuation, visant à aplanir la courbe de diffusion du virus afin que le système de soins puisse parvenir à gérer la maladie ? En tentant d’endiguer le virus par des mesures radicales ? Les modèles se sont affinés, mais il était possible de discuter des leçons tirées des cas de la Chine et des autres pays asiatiques en passe de vaincre la pandémie, comme Hongkong, Taïwan, Singapour et la Corée du Sud. »

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude, le commerce extérieur a plombé la croissance française. Depuis de nombreuses années, bon an mal an, le déficit commercial atteint de l’ordre de 50 à 60 milliards. À l’inverse en moyenne l’Allemagne enregistre un excédent commercial de 200 à 250 milliards. Il est vrai qu’en 2019 l’Allemagne a vu ses exportations se tasser très nettement au point que la croissance n’a atteint que plus 0,6 % . Pour l’avenir le modèle allemand pourrait d’ailleurs être en question en particulier si le tassement du commerce international se confirme. Si la croissance française n’est pas catastrophique  (1,2 % en 2019), c’est en raison du fait que sa croissance repose beaucoup moins sur les exportations mais surtout sur la consommation intérieure.

La faiblesse de la capacité exportatrice de la France n’est pas nouvelle .   En cause évidemment un manque structurel de compétitivité. La balance des échanges constitue en effet le meilleur thermomètre de compétitivité d’un pays. Selon des chiffres dévoilés ce lundi 10 février dans le rapport annuel de la direction générale du Trésor (DGT), la contribution du commerce extérieur à la croissance serait négative en 2019 (-0,2 point). Ces mauvais résultats pour 2019 indiquent que, hormis comme d’habitude de quelques secteurs solides tels que l’aéronautique ou la construction navale, l’appareil exportateur demeure fragile.

L’examen sur plusieurs années des résultats enregistrés par les douanes montre que depuis 2013 le commerce extérieur a contribué de manière négative à l’activité (en moyenne de -0,1 point entre 2013 et 2017). 2018 reste avant tout une année exceptionnelle au regard de ces chiffres. Les auteurs du rapports notent que l’embellie des résultats du commerce extérieur observée en 2018 s’explique par des évolutions sectorielles spécifiques. En premier lieu, le solde des services a contribué de manière très favorable à la valeur ajoutée en 2018 (+0,4 point après -0,1 point en moyenne entre 2013 et 2017). Le secteur du tourisme a retrouvé des couleurs « après deux années de contribution négative à la suite des attentats ». L’énergie et l’agriculture ont également été des moteurs dans les résultats positifs en 2018 après des années plus moroses :  »les mauvaises récoltes de 2016 ont grevé les exportations en 2016 et 2017, et les importations d’énergie ont été modérées en 2018 du fait de températures clémentes ». En outre, la baisse de la demande intérieure a contribué à ralentir les importations comme l’expliquait l’économiste, Alexandre Mirlicourtois, du cabinet Xerfi.

« La contribution positive du commerce extérieur en 2018 ne doit pas faire illusion. C’est juste une histoire de circonstances liée à l’écrasement de la demande intérieure, ce qui a freiné les importations alors que la croissance eurolandaise restait encore assez robuste pour permettre aux exportations de progresser encore. Ce décalage conjoncturel ayant disparu, retour à la tendance de fond : celui d’un commerce extérieur qui plombe l’économie française depuis plus de 20 ans. »

Sur le front des biens manufacturés, quelques secteurs ont tiré leur épingle du jeu. La livraison de grands paquebots et Rafale ont permis à la construction navale et à l’aéronautique de connaître des résultats plus favorables.« Le secteur aéronautique avait pâti de problèmes d’approvisionnement en 2014 et 2015, qui avaient pesé sur les exportations »précise le rapport.

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux  fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Deux jours seulement après son acquittement très politique par le congrès, Trump  règle ses comptes avec deux fonctionnaires qui s’apprêtaient à témoigner contre lui. Encore une affaire qui démonte le surdimensionnement l’ego du président américain et sa brutalité.

Gordon Sondland, l’ambassadeur auprès de l’Union européenne, a publié un communiqué indiquant qu’il allait être révoqué, quelques heures après que l’avocat d’Alexander Vindman, principal conseiller sur l’Ukraine de la Maison blanche, a annoncé que son client avait été révoqué de son poste au Conseil national de sécurité (NSC).

Vindman, citoyen américain né en Ukraine et vétéran de l’armée qui a combattu en Irak, a été escorté hors de la Maison blanche vendredi, a annoncé David Pressman, ajoutant qu’il s’agissait d’une vengeance suite au témoignage de son client dans le cadre de l’enquête menée par la Chambre des représentants sur l’”affaire ukrainienne”.

“Il n’y a aucun doute dans l’esprit des Américains” sur les raisons pour lesquelles Vindman a perdu son poste, a dit l’avocat dans un communiqué. “On a demandé au colonel Vindman de partir pour avoir dit la vérité”.

En novembre dernier, durant les auditions menées par les commissions de la Chambre où les démocrates sont majoritaires, Alexander Vindman a dit avoir alerté un avocat du NSC sur une demande “inappropriée” faite par Donald Trump lors d’une conversation avec son homologue ukrainien Volodimir Zelenski.

Gordon Sondland, entendu à plusieurs reprises par les commissions de la Chambre, à huis clos puis lors d’auditions télévisées, a déclaré que Donald Trump avait conditionné le déblocage d’une aide financière à l’Ukraine à l’ouverture par Kiev d’enquêtes anticorruption qu’il réclamait.

L’entretien téléphonique de juillet dernier entre Trump et Zelenski fut au coeur de la procédure de destitution (“impeachment”) lancée en septembre dernier par la Chambre, qui a voté en décembre en séance plénière la mise en accusation du président républicain, pour abus de pouvoir et entrave au Congrès.

Un porte-parole de l’US Army a déclaré qu’Alexander Vindman ainsi que son frère Yevgeny, colonel qui travaillait lui aussi pour le NSC, ont été réaffectés dans l’armée, sans donner davantage de précisions “par respect pour leur vie privée”.

Le représentant démocrate Eliot Engel, qui préside la commission des Affaires étrangères de la Chambre – l’une des commissions ayant mené l’enquête dans l’impeachment -, a déclaré que la décision de révoquer Vindman était “honteuse”. “Le président pense que la seule loyauté qui compte est une loyauté envers sa personne”, a-t-il dit par écrit.

Interrogé plus tôt vendredi sur des informations de presse rapportant qu’il pourrait révoquer le colonel, Donald Trump a répondu qu’il n’était “pas content” de Vindman.

 

Les tarifs douaniers de Trump ont coûté 35 milliards de dollars à la Chine

Les tarifs douaniers de Trump ont coûté 35 milliards de dollars à la Chine

 

L’augmentation des tarifs douaniers décidés par Trump  pour les importations chinoises a eu pour effet de réduire de 35 milliards de dollars (31,6 milliards d’euros), soit plus d’un quart, les importations de produits chinois aux Etats-Unis au cours du premier semestre de l’année, selon une étude de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) publiée mardi.

Ce conflit engagé il y a seize mois a aussi pour effet de pousser à la hausse les prix à la consommation aux Etats-Unis, note la Cnuced, qui estime que les deux premières puissances économiques de la planète sont perdantes.

“Au total, ces résultats montrent que les droits de douane imposés par les Etats-Unis à la Chine font souffrir économiquement les deux pays”, peut-on lire dans le rapport de la Cnuced. “Les pertes pour les Etats-Unis sont largement liées à l’augmentation des prix pour les consommateurs, tandis que les pertes de la Chine sont liées à des pertes significatives d’exportation.”

Entre les mois de janvier et juin, les importations aux Etats-Unis de produits chinois frappés par des droits de douanes sont tombées à 95 milliards de dollars, contre 130 milliards sur le premier semestre 2018.

L’étude de la Cnuced montre aussi que certains pays ont mis à profit ce conflit pour augmenter leurs exportations vers les Etats-Unis. C’est particulièrement vrai pour Taiwan, dont les exportations vers le marché américain ont progressé de 4,2 milliards de dollars. Le Mexique (+3,5 milliards) et l’Union européenne (+2,7 milliards) en ont également profité.

20% ont touché la prime Macron

20% ont touché la prime Macron

Au total, 2,2 milliards d’euros de primes ont été versées par 408.000 établissements, soit 20% du secteur privé, entre le 10 décembre et le 31 mars pour un montant moyen de 400 euros. Quelque 5,5 millions de salariés ont pu en bénéficier. Et 30% des salariés ont touché le maximum autorisé, à savoir 1000 euros. Une mesure qui a eu « un impact direct sur le pouvoir d’achat », a ajouté Édouard Philippe.

S’agissant de la prime d’activité, son élargissement a permis à « 1,3 million de foyers supplémentaires » d’en bénéficier, a annoncé Édouard Philippe. Au total 4,1 millions de foyers sont désormais bénéficiaires de la prime d’activité avec, selon Matignon, « un taux de recours qui excède désormais 80% » (c’est-à-dire que plus de 8 personnes sur 10 éligibles ont fait la démarche pour en bénéficier).

Le montant de la prime d’activité, allouée aux salariés autour du Smic, a été augmenté au 1er janvier de 90 euros maximum. Parallèlement, le gouvernement a élargi l’assiette de cette prestation. Cette prime bonifiée correspondait à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter de 100 euros les personnes ayant des revenus au niveau du Smic (90 euros de prime d’activité + revalorisation automatique du Smic).

Carole Ghosn : « ils ont tous lâché Carlos » (Carole Ghosn)

Carole Ghosn : « ils ont tous   lâché Carlos » (Carole Ghosn)

 

 

L’épouse de Carlos Ghosn résume assez bien l’affaire dans une interview au JDD entre parenthèse extrait)

 

« : Il s’agit d’un coup monté par Nissan et tout le monde en France a laissé tomber Carlos Ghosn Je me suis sentie en danger. J’ai attendu de savoir si Carlos allait rester en prison ou s’il pouvait sortir vite. Quand j’ai compris et que les avocats m’ont dit que je ne pourrais plus communiquer avec lui pendant des jours, j’ai pris ma décision. Jeudi soir, j’ai dormi chez des voisins, sur un sofa. La police japonaise m’avait pris mon passeport libanais mais il me restait mon passeport américain. Vendredi soir, l’ambassadeur de France m’a accompagnée à l’aéroport, il ne m’a pas lâchée jusque dans l’avion. J’ai cru revivre la scène du film Argo, jusqu’à la dernière seconde je ne savais pas si on me laisserait décoller. C’était irréel.

Comment a réagi Carlos Ghosn?
Il est resté fier, la tête haute, digne et calme. Mais je voyais de la peine dans ses yeux. Il s’inquiétait pour moi plus que pour lui. Il est d’une force incroyable. Au moment de partir, il a voulu emporter un livre, ils ont dit non ; il a essayé de prendre du chocolat, ils ont dit non. Moi j’étais indignée, je demandais pourquoi. Ils répondaient : « This is Japan, this is our law [nous sommes au Japon, c’est la loi]. » Il m’a embrassée, il m’a dit « je t’aime » et ils l’ont emmené. Moi, j’étais paniquée, j’arrivais à peine à respirer.

Vous sentez-vous soutenue par la France?
Non. Je ne veux pas que mon mari soit au-dessus des lois mais qu’il soit jugé de façon équitable. Je sais qu’il est innocent. Je demande solennellement qu’on lui laisse la présomption d’innocence comme à tout citoyen français et j’en appelle au président de la République. Dans les médias, Carlos est déjà coupable. On oublie ce qu’il a fait pour Renault et Nissan ; il a redressé ces entreprises, sauvé des emplois, contribué à la grandeur de la France. Tout ça, on l’oublie. On ne parle plus que de son salaire, on le décrit comme un homme assoiffé d’argent. Au Liban, où je suis née, on admire les hommes d’exception. Carlos est parti de rien, sa famille n’était pas riche. Je suis choquée par les réactions en France. Tout le monde l’a laissé tomber, par lâcheté, y compris les patrons. Ça me dégoûte. »

 

 

La manifestante gilet jaune blessée à Nice : la justice et le pouvoir ont menti !

La manifestante gilet jaune blessée à Nice : la justice et le pouvoir ont menti !

Cette affaire de la blessure d’une gilet jaune Geneviève Legay, militante d’Attac, gravement blessé samedi manière samedi dernier constitue à la fois un scandale politique et juridique. En effet, toute la semaine le pouvoir politique à travers les voix de plusieurs membres du gouvernement, le ministre de l’intérieur évidemment mais  Macron aussi n’ont cessé d’affirmer que finalement l’intéressée était tombée à terre tout seule et qu’aucun contact n’avait eu lieu avec la police. Un discours repris avec une complaisance coupable par le procureur. Rappelons que si la manifestation était interdite le groupe où se trouvait la gilet jaune était parfaitement pacifique. Comme d’habitude Macron a fait preuve d’une condescendance voire d’un mépris insoutenable vis-à-vis de cette personne indiquant qu’elle n’avait rien à faire à son âge dans la rue et qu’elle manquait de sagesse. De la part d’un ado prolongé mal élevé comme Macron, il y avait de quoi être scandalisé. Mais le pouvoir politique a oublié aujourd’hui qu’on dispose d’outils de transparence pour démonter les mensonges d’État et la complaisance de la justice. Grâce aux outils numériques, à Internet, on accumule de nombreuses preuves pour rétablir la vérité. Ce qui a été le cas à Nice où finalement des documents démontrent qu’il y a bien eu agression de la part de policiers. Le procureur aurait bien fait de montrer une grande prudence est d’être moins docile vis-à-vis du pouvoir. Quand on est en charge de la justice Il faut savoir prendre le temps d’une enquête et non se précipiter sur les micros des médias pour dédouaner le pouvoir. Cette affaire témoigne en tout cas du déni de démocratie et  du déni de justice dans certaines circonstances qui arrangent le pouvoir. Le pire maintenant c’est qu’on veut faire porter le chapeau de cette bavure à  un seul policier qui en quelque sorte aurait commis une faute alors qu’évidemment le policier en question n’a fait qu’appliquer les ordres d’évacuation des manifestants. En outre, ce serait le policier visé qui aurait menti leur de sa première audience comme si la hiérarchie à la demande du pouvoir n’avait pas fait pression sur lui. »Les résultats finalisés (…) de l’exploitation de très nombreuses autres images (…) et la mise en cohérence de l’ensemble de ces éléments de preuve, m’ont conduit avec les enquêteurs à constater qu’avant l’arrivée du cordon de ses collègues au niveau où se trouvait Mme Legay, un fonctionnaire de police isolé et dépourvu de bouclier avait écarté du bras vers sa droite Mme Legay, provoquant ainsi (sa) chute », a ajouté le magistrat. « Geneviève Legay et sa famille sont extrêmement soulagées que le mensonge des autorités administratives et judiciaires soit enfin éclaboussé », a réagi Me Arié Alimi, l’avocat de Geneviève Legay, qui a salué le travail d’enquête réalisé par plusieurs médias et associations pour montrer « ce mensonge qui avait été propagé par Emmanuel Macron (…), Christian Estrosi, le procureur de la République et le préfet des Alpes-Maritimes ». Vendredi, le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, a affirmé que l’action de dispersion était « totalement légitime » et « totalement volontaire ». « Ce qui peut poser problème, c’est l’action individuelle du policier » qui l’a bousculée, a-t-il ajouté. Encore un bouc émissaire

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