Archive pour le Tag 'l’école'

Covid: Taux d’incidence record surtout à l’école

Covid: Taux d’incidence record surtout à l’école

 

Le nombre des contaminations continue sa hausse en France. Selon le bilan quotidien de Santé publique France, 47 177 nouveaux cas du Covid-19 ont été enregistrés ce mardi, contre 30 454 cas mardi dernier. Avec ces nouvelles contaminations, la moyenne des cas sur sept jours grimpe à 32 116 cas par jour, soit en hausse de 61 % en une semaine. Le dernier niveau similaire monte à avril dernier, où le pays était en pleine troisième vague de l’épidémie.

Le taux d’incidence national dépasse désormais le seuil symbolique de 300, avec précisément 306,9 cas pour 100 000 habitants. L’indicateur est en hausse de 58 % par rapport à la semaine passée.

 

« Depuis quelques semaines, l’épidémie (…) connaît une reprise très rapide, avec un taux d’incidence en forte augmentation dans toutes les classes d’âge, y compris chez les enfants », note la Haute autorité de Santé dans un avis publié ce mardi.

À l’école « Du fait de la vaccination des enfants âgés de 12 à 17 ans, la classe d’âge des 6 à 11 ans est désormais celle, parmi les enfants scolarisés, qui enregistre le taux d’incidence le plus élevé », poursuit l’instance.

En effet, si l’incidence progresse au sein de toutes les classes d’âge, elle augmente particulièrement chez les 6-10 ans, où elle culmine désormais à 617,7, selon les dernières données officielles disponibles. Face à cette montée des contaminations chez les jeunes, les fermetures de classe s’étaient multipliés - jusqu’à 8500 classes fermées en simultané, avant que le ministère de l’Éducation n’abandonne cette règle et ne modifie le protocole sanitaire.

Cette croissance des contaminations détectées est également portée par la multiplication des dépistages dans cette tranche d’âge. Là encore, les jeunes entre 6 et 10 ans ont été plus nombreux a avoit été testés sur la semaine écoulée (plus de 12.000 tests pour 100.000 personnes).

Le Covid-19 circule donc bien chez les jeunes, mais avec une intensité différente selon les régions. Le taux d’incidence chez les 6-10 ans n’est inférieur à 50 – l’ancien seuil d’alerte défini par les autorités – que dans trois départements ultramarins. À l’inverse, dans trois départements métropolitains, l’incidence dépasse même les 1200 dans cette classe d’âge: le Jura (1240), les Hautes-Pyrénées (1323) et enfin l’Ardèche (1470).

Face à cette progression du virus chez les plus jeunes, la Haute autorité de Santé insiste sur l’importance de « renforcer la prévention de la transmission en millieu scolaire par le maintien des gestes barrières ». Elle recommande en parallèle l’ouverture de la vaccination aux 5-11 ans susceptibles de contracter des formes graves et tout ceux « vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées ou vulnérables non protégée par la vaccination et n’ayant pas pu être vaccinée« .

Sauver l’école de la “cancel culture”

Sauver l’école de la “cancel culture”

Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, se mobilise avec son homologue québécois, Jean-François Roberge, contre la «culture de l’annulation» (cancel culture)

 

 

TRIBUNE –

 

Pour les ministres de l’Éducation français et québécois, il est crucial que l’école soit préservée des activistes qui dressent un réquisitoire permanent contre l’héritage occidental au sein de l’institution scolaire, recourent à l’intimidation et bafouent les libertés.

Comme l’ont rappelé récemment plusieurs médias à travers le monde, des livres pour la jeunesse, notamment Tintin et Lucky Lukeont été brûlés puis enterrés en Ontario, au Canada, au cours d’une «cérémonie de purification par la flamme» parce qu’ils véhiculaient une image jugée négative et erronée des peuples autochtones.

Nous assistons depuis trop longtemps aux dérives liées à la «culture de l’annulation» (cancel culture), une idéologie et des méthodes directement importées de certains campus universitaires américains et qui sont à mille lieues des valeurs de respect et de tolérance sur lesquelles se fondent nos démocraties. Le bannissement de personnalités, de spectacles et de conférences, le harcèlement sur les médias sociaux, la censure, l’assujettissement de la science à l’idéologie, l’effacement de l’Histoire jusqu’à l’autodafé de livres constituent autant d’assauts portés contre la liberté d’expression et le sens civique, qui nous ramènent aux temps les plus obscurantistes .

Campagne présidentielle : l’école instrumentalisée ?

Un édito du Monde explique que l’école actuellement en grande souffrance est instrumentalisée pour servir les batailles idéologiques des candidats aux présidentielles.

Un papier intéressant mais cependant qui ne saurait faire l’impasse sur le rôle des pédagogies fumeuses qui ont permis de tirer le niveau faire le bas. Une approche systémique de la crise de l’école doit aussi prendre en compte cet aspect-là.

 

Tout se passe comme si l’école servait de prétexte pour aborder des thèmes comme le « déclin de la France ». Or les maux dont elle souffre ne sont pas solubles dans des batailles idéologiques.

 

Dans un pays où la République s’est construite par et autour de l’école, il n’est guère étonnant que la campagne pour l’élection présidentielle de 2022 hisse l’institution scolaire parmi ses principaux thèmes de débat. Après tout, l’école est à la fois une des premières préoccupations quotidiennes des Français et le creuset où se jouent l’avenir économique et intellectuel du pays ainsi que la capacité de ses citoyens à vivre ensemble. L’école est aussi l’une des premières cibles des attaques qui visent la République, dont elle est le cœur battant, comme l’anniversaire de l’assassinat de Samuel Paty l’a tragiquement rappelé.

On pourrait se réjouir de voir un sujet crucial s’inviter si précocement dans l’élection qui mobilise le plus les Français. Logiquement, la gauche insiste sur la nécessité de revaloriser les salaires et, dans le sillage de syndicats d’enseignants, critique la réforme du lycée et du baccalauréat. De son côté, la droite défend le rétablissement de l’autorité, le retour aux « savoirs fondamentaux ». A l’extrême droite, on cultive la caricature présentant des enseignants abandonnés par l’institution et livrés à des élèves hostiles.

 

Mais les candidats parlent-ils de la réalité vécue dans les établissements scolaires ? Ont-ils en tête la complexité de ce qui se passe dans chaque classe, entre professeur et élèves ? De ce qui se joue entre les établissements scolaires et un monde aux prises avec le clanisme et les manipulations des réseaux sociaux ? S’intéressent-ils au casse-tête des parents en matière d’orientation ? S’agit-il pour eux de s’attaquer aux faiblesses de notre système scolaire qui, dans les classements internationaux, est l’un des moins efficaces des grands pays développés pour compenser l’origine sociale dans les performances et les trajectoires ?

En réalité, tout se passe comme si l’école servait de prétexte pour aborder des thèmes comme le « déclin de la France », la remise en cause de son identité ou le recul de l’autorité. Comme si l’institution scolaire était prise en otage par la surenchère identitaire qui alimente une féroce bataille de personnes à droite et que la gauche, elle aussi en pleine querelle d’ego, peine à dépasser.

Or les maux dont souffre l’école ne sont pas solubles dans des batailles idéologiques. Ils sont réels, systémiques. Ils se nomment inégalité entre établissements, affectation des professeurs les moins expérimentés dans les établissements les plus difficiles, salaires trop bas, priorités budgétaires favorisant les formations d’élite, mécanisme de répartition des élèves qui contourne l’exigence de mixité.

 

Pour lutter contre le « darwinisme social » dénoncé par le sociologue François Dubet, il faut réformer la carte scolaire afin de limiter l’« entre-soi », changer le mécanisme d’affectation des enseignants, faciliter le dialogue entre établissements et familles, démocratiser l’information des parents sur l’orientation et l’accès aux meilleures filières.

Pour changer l’école, des points d’appui existent : le rapprochement parents-professeurs consécutif à la pandémie de Covid-19, le consensus sur l’indigence des salaires des enseignants, les comparaisons internationales inquiétantes.

Il reste aux candidats à la présidentielle à cesser d’instrumentaliser l’institution scolaire et à mettre élèves, familles et enseignants, et non leur stratégie présidentielle, au centre de leurs discours. Eux qui promettent d’« élever le niveau scolaire » devraient commencer par donner l’exemple en élevant le niveau de la campagne.

Après l’Assassinat de Samuel Paty , reconstruire l’école

Après l’Assassinat de Samuel Paty , reconstruire l’école

Pour les enseignants, le traumatisme de l’attentat de Conflans est profond et durable, mais ils ont repris leur mission de reconstruire cette maison commune qu’est l’école, rappelle, dans une tribune au « Monde », Iannis Roder, professeur d’histoire-géographie.

 

Tribune. 

Quand se diffusa, le 16 octobre 2020 en fin d’après-midi, au soir même des vacances scolaires, la nouvelle de l’assassinat de Samuel Paty à la sortie de son collège, le choc fut immense. La sidération, face à cet événement d’une violence extrême, s’empara des salles de professeurs. Le monde enseignant en fut abasourdi, et au-delà, tout le pays. Toutefois, il est des professeurs qui ont sans doute, davantage encore, ressenti ce drame. Ils l’ont reçu comme on prend un coup de poing en plein visage, comme on encaisse une onde de choc qui vous fait vaciller sur vos jambes. Ils ne sont plus aujourd’hui les professeurs d’histoire-géographie qu’ils étaient avant la mort atroce, par décapitation, de leur collègue.

Le traumatisme est là et il est inscrit pour longtemps dans les esprits de tant de ces enseignants dont beaucoup ont été dévastés. C’est leur alter ego qui a été assassiné, mais c’est évidemment plus que cela. C’est le sens même de leur mission, de leur métier dans toute sa profondeur et sa nécessité, qui ont été attaqués. Ce qui est advenu ce soir-là, c’est la négation même de leur raison d’être, de ce pourquoi ils enseignent au quotidien, c’est la volonté d’anéantir la République et son école, d’imposer l’obscurantisme le plus bête, l’ignorance la plus crasse, la violence la plus crue.(Le Monde)


Des professeurs d’histoire-géographie se sont sentis envahis par une forme de désespoir et ne cessent, depuis, de s’interroger sur le sens de leur engagement. Le sentiment d’impuissance face à ces forces mortifères a suscité nombre de questionnements chez ces éclaireurs du temps. Le professeur d’histoire est celui qui donne à comprendre la complexité du monde dans lequel nous vivons, qui donne du sens à ses évolutions et aux processus historiques par les mises en perspective qu’il propose à ses élèves.

Il est aussi celui vers lequel les collègues se sont massivement tournés après les assassinats perpétrés par des djihadistes à Toulouse en mars 2012, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) en octobre 2020, à Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher et le Bataclan en janvier et novembre 2015. C’est souvent le professeur d’histoire qui a œuvré quand l’école a dû expliquer aux enfants de France la portée de chacun des événements traversés, et ce d’autant plus que l’institution a été parfois bien en peine de faire saisir à tous les enseignants que la République c’est l’affaire de tous et de chacun, quelle que soit la discipline enseignée. C’est le professeur d’histoire qui s’est chargé des réflexions, des discours, des présentations, avec d’autres bien sûr, mais il s’est toujours trouvé en première ligne et plus encore en ce triste automne 2020.

Une absence de culture de la gagne à l’école » (Kevin Mayer )

Une absence de culture de la gagne à l’école » (Kevin Mayer )

 

Comme bien d’autres champions, Kevin Meyer a regretté l’insignifiance du sport à l’école et constatél’absence de culture de la gagne dans notre pays. Rien d’étonnant à ce que la France dégringole dans les classements mondiaux en particulier en athlétisme.

 

Le problème évidemment est que ce désintérêt pour le sport se cumule la place dans les classements internationaux de la France pour les matières fondamentales.

 

Enfin ne parlons pas de la culture économique complètement absente des programmes. Une étude conduite par un cabinet d’assurance avait d’ailleurs démontré que sur 19 pays en Europe, la France située en 19e position.

De toute évidence il y a sans doute une urgence à organiser des sortes d’États généraux de l’école dont le niveau dans tous les domaines ne cesse de s’effondrer.

Réparer l’école, la priorité (Michel Barnier)

 Réparer l’école, la priorité (Michel Barnier)

 

L’ancien ministre, candidat à la primaire de la droite, estime, dans une tribune au « Monde » (extrait) , qu’il est urgent de réparer l’école face aux résultats inquiétants qu’enregistrent les élèves français dans les classements internationaux.

 

Tribune.

Rendons-nous à cette triste évidence : notre école est en crise. Tant de parents et d’élèves en souffrent, tant d’enseignants aussi. Nous subissons un inexorable glissement dans les classements internationaux, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) donne des résultats inquiétants en sciences, en compréhension de l’écrit, en mathématiques. Nous étions naguère dans les tout premiers ; nous pointons désormais entre la 20e et la 26e place.

En mathématiques, fleuron de notre monde académique, le niveau de nos jeunes s’est en moyenne effondré. Nous nous flattons à raison de nos nombreuses médailles Fields mais, pour la première fois depuis trente ans, le dernier palmarès de ce prix prestigieux, décerné en 2018, ne comprenait aucun Français. Tout un symbole. Dans un monde de plus en plus dur, nos jeunes sont de plus en plus désarmés.

Et pourtant : nos élèves ne sont pas moins doués et la France a produit plus de lettrés, plus de savants, plus de créateurs que bien d’autres pays ! C’est le système qui a failli. Au lieu de se consacrer à son devoir de transmission du savoir et d’émancipation de chacun, l’éducation nationale, singulièrement depuis 1968, s’est mêlée de vouloir transformer la société. La vocation première de l’éducation qui est d’« élever » (quel beau mot !) nos enfants vers le meilleur d’eux-mêmes, a été dévoyée. Enseigner, c’est transmettre et élever. Pour l’avoir oublié, notre système a contribué à aggraver les inégalités et à enfermer tant d’élèves dans leur catégorie sociale ou leur communauté d’appartenance supposée.

 

A la déroute pédagogique et morale s’ajoute – disons-le ! – une faillite matérielle. Alors que dans les pays de l’OCDE la dépense moyenne par élève augmentait de 8 % entre 2010 et 2016, elle baissait de 5 % en France. Chaque pays exprime ses priorités par des actes : en France, la priorité n’est clairement pas la jeunesse ! L’avenir ne fait plus recette.

Pour preuve, la fonction enseignante, naguère si valorisée, connaît une crise de recrutement sans précédent. Le nombre des candidats au Capes s’est effondré. Celui des élèves sortis du système scolaire sans formation s’est fortement accru, pour dépasser 10 % d’une classe d’âge. Nous avons 80 % de bacheliers, mais le bac a perdu de sa valeur. Les recalés sont devenus des relégués. Le bac pour tous, totem des années Lang, est devenu une machine à exclure. Les mots entendus au début du quinquennat du président sortant avaient pu paraître encourageants : le moins que l’on puisse dire est que les actes n’ont pas suivi.

Retour de l’uniforme à l’école ?

Retour de l’uniforme à l’école ?

C’est en tout cas la proposition du député de la majorité François Jolivet, considère qu’une tenue scolaire identique consacrerait l’école comme un espace neutre et laïque. (dans le Figaro)

 

Selon des statistiques ministérielles, 700 000 jeunes disent avoir déjà subi des attaques répétées notamment en raison d’une prétendue « particularité » vestimentaire ou accessoire qui n’appartiendrait pas à une « normalité » dictée par la tendance. La tenue scolaire fait précisément tomber tout ce qui pourrait détruire moralement un jeune qui n’aurait pas les attributs à la mode. L’école doit épargner ces élèves des insultes et des violences.

Aussi, la tenue scolaire renforce la valeur « travail » puisqu’elle découpe le temps de vie entre le temps du travail en collectif, le temps de travail individuel et le temps familial. En d’autres termes : « pour aller à l’école, je m’habille comme les autres ». Elle sort donc de la banalité le temps scolaire en lui conférant un caractère solennel.

 

Selon un sondage BVA réalisé le 25 septembre 2020 pour RTL, 63% des Français se disent favorables à une tenue obligatoire. La France d’Outre-mer l’a déjà adopté, et doit être un exemple pour la métropole. À Bourail, en Nouvelle-Calédonie, deux écoles primaires sur trois ont une tenue commune depuis des années. En Martinique, plus d’un tiers des écoles publiques ont fait ce choix sans le regretter.

Dans ce contexte de précampagne présidentielle, je souhaite que le débat puisse s’ouvrir. La tenue scolaire est une réponse à des problématiques multiples : sociales, idéologiques et territoriales. Nous pourrions envisager, dès la rentrée 2022, de donner la possibilité aux collectivités territoriales d’instaurer une tenue scolaire identique dans les établissements dont ils ont la charge.

L’école a besoin de ce souffle républicain et nous aurions tort de nous priver d’une expérimentation à grande échelle. Alors que l’unité de la société s’effrite, la tenue scolaire est un projet positif. Elle n’entrave en aucun cas le développement de l’identité personnelle, et permet même de découvrir l’autre au-delà du paraître.

La tenue scolaire est un immense progrès au service de la laïcité, de la réussite et du respect.

Pour une vraie politique du sport à l’école (Evan Fournier)

 

Pour une vraie politique du sport à l’école (Evan Fournier)

Le vice-champion olympique de basket Evan Fournier demande une vraie politique du sport à l’école. ( Huff Post, extrait)

Jean-Michel Blanquer avait vanté sur son compte officiel les mérites du sport à l’école, à l’origine, selon lui, de ces médailles olympiques. Un message qui a fait réagir de nombreux athlètes, maniant souvent l’ironie.

Parmi eux, Evan Fournier, vice-champion olympique avec l’équipe de France de basket

 

 

Pour le meilleur marqueur français à Tokyo, « comme le volley ou le handball, si ces sports collectifs sont parfois pratiqués, ce n’est non pas pour inciter les jeunes à faire du sport, mais par simple commodité ». S’il comprend « qu’un gymnase permet de pratiquer plusieurs activités », il permet « surtout de combler le manque de budget alloué au sport, et propose, par défaut, certaines activités aux élèves. »

« Ce ne sont pas les deux minuscules heures d’EPS par semaine de mon emploi du temps de collégien qui m’ont insufflé l’envie de jouer au basket, pour devenir le sportif que je suis aujourd’hui. »

 

« Le cheminement intellectuel insinuant qu’il s’agit d’une stratégie de l’éducation nationale pour former les champions de demain me paraît simpliste », poursuit celui qui dénonce au contraire des inégalités dans l’accès au sport entre les « établissements disposant de moyens, et ceux se trouvant dans des situations plus compliquées ». Un manque de moyens, mais aussi de temps dédié au sport dans les programmes scolaires. « Ce ne sont pas les deux minuscules heures d’EPS par semaine de mon emploi du temps de collégien qui m’ont insufflé l’envie de jouer au basket, pour devenir le sportif que je suis aujourd’hui. »

Après ces critiques, l’arrière des Knicks, « fils de professeur d’EPS et de sportif de haut niveau« , a estimé qu’il est « de son devoir de vous tendre la main pour améliorer la considération et l’accès au sport dans nos écoles. [...] Ne nous y trompons pas, la place du sport à l’école est dérisoire ». Fournier a donc avancé quelques propositions comme celle d’associer le travail des enseignants et éducateurs à celui des clubs amateurs et de ses bénévoles « sans qui le sport français n’existerait pas ».

 

« La France dispose de grandes universités, pourquoi nos grands champions de demain ne pourraient-ils pas y côtoyer nos futurs chercheurs ? »

 

Pour le joueur des Knicks, les Jeux de Paris 2024 représentent  »une formidable opportunité pour réformer le système français en proposant un accès plus important à la culture et au sport ». « Pourquoi ne pas offrir aux jeunes de réelles plages horaires dédiées au sport dans leur emploi du temps« , propose ainsi le basketteur. « Il n’est pas trop tard pour reconsidérer la place des activités sportives, pour trouver du budget et proposer un accès et une place plus importante à nos jeunes sportifs », interpelle encore Fournier.

Expatrié aux États-Unis en NBA depuis 2012, à Denver, Orlando, Boston et désormais New York, Fournier a également vanté les mérites du système américain, « un modèle en matière sportive« .  »Aux États-Unis, le système scolaire offre un accès privilégié au sport avec une réelle reconnaissance pour ses athlètes dès le plus jeune âge ! Bien qu’étant imparfait, il permet à de jeunes sportifs ambitieux de poursuivre leurs études, avec l’octroi de bourses dans les plus prestigieuses universités du pays. (…) Il fait du sport un réel vecteur social et éducatif », argumente-t-il. « La France dispose de grandes universités, pourquoi nos grands champions de demain ne pourraient-ils pas y côtoyer nos futurs chercheurs ? », insiste-t-il.

Au contraire monsieur le ministre @jmblanquer Notre culture sportive à l’école est désastreuse. Si mes coéquipiers et moi même sommes arrivés à l’élite de notre sport c’est grâce aux associations sportives, aux clubs, aux bénévoles mais en aucun cas grâce à l’école. 

« Féliciter nos athlètes tous les quatre ans n’est plus suffisant« , a conclu Fournier avant de terminer sa lettre ouverte par une invitation à Jean-Michel Blanquer. « Je suis prêt, monsieur le ministre, à vous accueillir à New York durant la saison pour poursuivre cet échange. Cela serait pour vous l’occasion de rencontrer vos homologues américains et de constater par vous-même que le sport peut occuper une place plus importante dans le système éducatif. »

Reste maintenant à savoir si le ministre jouera ou non le jeu. S’il n’a pas formellement réagi, le ministère de l’Éducation nationale a répondu à l’AFP, en soulignant que « l’EPS n’(avait) pas pour but de former des sportifs de haut niveau mais de former le plus grand nombre au sport », et rappelé « l’importance des cursus sportifs de haut niveau à l’école »

Ecriture inclusive : interdite à l’école

Ecriture inclusive : interdite à l’école

 «Il convient de proscrire le recours à l’écriture dite ‘‘inclusive’’, qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d’un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique.» Indique le ministre de l’éducation dans une circulaire officielle.

 

Cette écriture, avance-t-il, «constitue un obstacle à la lecture et à la compréhension de l’écrit».«L’impossibilité de transcrire à l’oral les textes recourant à ce type de graphie gêne la lecture à voix haute comme la prononciation, et par conséquent les apprentissages, notamment des plus jeunes.» Enfin, lit-on, cette graphie peut empêcher les enfants souffrant de certains «handicaps ou troubles des apprentissages» d’accéder au français.

La circulaire encourage néanmoins la féminisation des métiers et des fonctions. «Le choix des exemples ou des énoncés en situation d’enseignement doit respecter l’égalité entre les filles et les garçons, tant par la féminisation des termes que par la lutte contre les représentations stéréotypées.» Jean-Michel Blanquer conclut ainsi: «Je vous remercie de veiller au respect de ces règles communes, qui participent de la promotion et de la garantie de l’égalité entre les filles et les garçons (…) mais aussi des enjeux fondamentaux de transmission de notre langue.»

Ecriture inclusive : interdite à l’école

Ecriture inclusive : interdite à l’école

 «Il convient de proscrire le recours à l’écriture dite ‘‘inclusive’’, qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d’un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique.» Indique le ministre de l’éducation dans une circulaire officielle.

 

Cette écriture, avance-t-il, «constitue un obstacle à la lecture et à la compréhension de l’écrit».«L’impossibilité de transcrire à l’oral les textes recourant à ce type de graphie gêne la lecture à voix haute comme la prononciation, et par conséquent les apprentissages, notamment des plus jeunes.» Enfin, lit-on, cette graphie peut empêcher les enfants souffrant de certains «handicaps ou troubles des apprentissages» d’accéder au français.

La circulaire encourage néanmoins la féminisation des métiers et des fonctions. «Le choix des exemples ou des énoncés en situation d’enseignement doit respecter l’égalité entre les filles et les garçons, tant par la féminisation des termes que par la lutte contre les représentations stéréotypées.» Jean-Michel Blanquer conclut ainsi: «Je vous remercie de veiller au respect de ces règles communes, qui participent de la promotion et de la garantie de l’égalité entre les filles et les garçons (…) mais aussi des enjeux fondamentaux de transmission de notre langue.»

L’écriture inclusive interdite à l’école

L’écriture inclusive interdite à l’école

 

Dans une interview accordée au JDD, Jean-Michel Blanquer a de nouveau pris position contre l’écriture inclusive.

 

Le ministre de l’Éducation nationale estime  que la langue française «ne doit pas être triturée ou abîmée». Si la féminisation des métiers et des fonctions «est un progrès», estime-t-il, «mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques».

Jean-Michel Blanquer a par ailleurs rappelé l’existence de la circulaire d’Edouard Philippe qui, en 2017, interdisait l’usage administratif de l’écriture dite «épicène». Avant d’ajouter: «nous allons clarifier le fait que c’est vrai aussi dans nos usages pédagogiques ».

, Sophie Audugé, déléguée générale de l’association SOS Education, dont l’association «Non à l’écriture inclusive» a récolté plus de 50.000 signatures, explique : 

«Il nous apparaît aujourd’hui que l’écriture inclusive est discriminante pour les enfants qui souffrent d’un handicap cognitif, auditif ou visuel. De fait, elle exclut plus qu’elle n’inclut.»

 

L’école musulmane turque interdite à Albertville ?

L’école musulmane turque interdite à Albertville ?

Quelques jours après l’affaire du financement de la mosquée dturque de Strasbourg c’est le projet d’une école privée musulmane à Albertville, en Savoie, qui soulève la controverse.

Mardi dernier, le tribunal administratif de Grenoble a annulé le refus du permis de construire formulé en 2019 par le maire d’Albertville, Frédéric Burnier-Framboret.

 

Gérald Darmanin a par ailleurs annoncé ce lundi l’introduction par le gouvernement d’un amendement au projet de loi séparatisme, actuellement examiné par les sénateurs. Ce nouveau texte vise à permettre aux préfets de s’opposer à l’ouverture d’établissements scolaires hors contrats et témoignant d’une tentative d’ingérence étrangère.

 

Laurent Wauquiez, président du Conseil régional de l’Auvergne-Rhône-Alpes a déclaré

« Le projet est de construire une école hors contrat dont l’objectif affiché est de soustraire les familles turques à l’influence de la France. On a payé suffisamment cher nos lâchetés, nos aveuglements, notre absence de lucidité par rapport à l’islamisme politique pour ne pas accepter en plus des projets comme celui-là. »

Fatih Sarikir a rétorqué: « Nous sommes inspectés chaque année de manière inopinée. Nous suivons scrupuleusement le programme de l’Éducation nationale. Dans certains de nos écoles, dont une que je dirige, on n’enseigne même pas la langue turque. » « Sur 28 heures en moyenne de cours dispensés, il y a deux à trois heures d’enseignement religieux à proprement parler, un enseignement d’ailleurs optionnel », a-t-il ajouté.

Lycées: l’école un jour sur deux !

Lycées: l’école un jour sur deux !

 

 

Sans doute pris dans le piège de ses contradictions, le premier ministre a précisé que la demi jauge  (c’est-à-dire la moitié de l’effectif,) serait confinée mais de manière globale. En clair, les classes ne seront pas divisées en deux mais elles auront lieu en moyenne un jour sur deux. On mesure évidemment les conséquences de cette scolarisation à mi-temps.

 

 Pour le bac de toute façon, cela ne changera pas grand-chose puisque nous allons sans doute encore dépasser le taux de réussite exceptionnel de 2020. En 2020, on a atteint un taux de réussite de 95 %, 99 % par exemple dans le département de l’Indre-et-Loire. En 2021, on fera sans doute mieux. On peut même faire l’hypothèse d’un taux de réussite de 100 % voire même de 110 % en incluant y compris ceux qui ne se présentent pas. De toute manière,  le bac est mort et c’est tout le système d’orientation qui sera à remettre à plat avec les scores ridicules au bac complètement en contradiction avec l’abaissement général du niveau des élèves français.

Le déni de la pandémie à l’école

 

Le déni de la pandémie à l’école 

Malgré la convergence des données scientifiques démontrant que les écoles jouent un rôle dans la diffusion du virus, le gouvernement a choisi de les maintenir ouvertes. Or, cette décision ne s’accompagne pas d’une stratégie globale de prévention des risques, déplorent, dans une tribune au « Monde », l’ancien directeur de Santé publique France, François Bourdillon, et la politiste Mélanie Heard.

Les connaissances scientifiques ne laissent aucun doute sur le fait que les enfants sont, autant que les adultes, un vecteur de transmission de l’épidémie de Covid-19 et que l’école est donc impliquée dans sa diffusion.

Les données virologiques établissent, par exemple, que la charge virale excrétée par les enfants, même asymptomatiques, est comparable à ce qui est observé chez les adultes. Les données britanniques tirées d’un échantillon aléatoire montrent que les classes d’âge scolaire ont des taux de prévalence supérieurs à ceux des adultes. En France, à partir des seules données de dépistage cette fois, la réalité de la circulation du virus chez les enfants est désormais soulignée à chaque point hebdomadaire de l’agence de sécurité sanitaire Santé publique France.

Les enfants sont un point d’entrée du virus dans les familles ; les données en ce sens sont désormais nombreuses. Une très grande étude rétrospective chinoise portant sur les chaînes de contaminations au sein de 27 000 foyers de la ville de Wuhan souligne une contagiosité forte chez les enfants dans les foyers. Enfin, une étude parue en novembre 2020 dans Nature visant à établir l’impact sur le taux de reproduction du virus de différentes interventions dans plus de 200 pays montre que « fermer les lieux d’éducation » est la deuxième mesure la plus efficace, quel que soit le niveau concerné.

D’une semaine sur l’autre, le nombre de classes fermées en France est en très nette hausse. La situation actuelle est, en outre, profondément modifiée par la diffusion de nouveaux variants bien plus contagieux, y compris chez les enfants. Et tous les modèles disponibles s’accordent pour les décrire comme capables de provoquer une vague d’infections dramatique à l’échéance de moins d’un mois dans notre pays.

Devant cette convergence d’informations scientifiques, bien des pays européens ont décidé de fermer leurs écoles : le débat porte alors sur la stratégie de prévention qui permettrait de les rouvrir sans alimenter une reprise de l’épidémie. Mais, dans notre pays, il existe un déni de la réalité du risque et l’« arbitrage » en faveur de la continuité scolaire est tenu pour intangible.

Comment comprendre pareille décision ? Il semble qu’il y a là une situation de dilemme : deux objectifs de même valeur sont réputés inconciliables. D’un côté, un risque majeur pour la lutte contre l’épidémie. De l’autre, des motifs d’inquiétude à l’égard de l’enseignement à distance : impact psychologique de la désocialisation, impact pédagogique de la classe à la maison et risque de décrochage ; impact social pour les élèves désavantagés par des conditions de vie difficiles ; impact économique aussi lorsque la classe à distance empiète sur le temps de travail des parents. Ces arguments des deux côtés étant posés, comment comprendre le mode de raisonnement des autorités ?

« Seine-Saint-Denis : l’écroulement de l’école publique»

« Seine-Saint-Denis : l’écroulement de l’école publique»

 

Dans ce département, a besoin de réels moyens pour rétablir l’égalité, la situation ne cesse de se dégrader, alerte, dans une tribune au « Monde », le collectif Christine Renon, constitué après le suicide en septembre 2019 de cette directrice d’école maternelle. Le « déni » doit cesser.

Tribune. 

 

« Aujourd’hui samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée, après seulement trois semaines de rentrée. Les soucis depuis bien avant la rentrée se sont accumulés, c’est le sort de tous les directeurs malheureusement. » Ces mots sont ceux de Christine Renon. Le 21 septembre 2019, cette directrice d’école se suicidait dans son école maternelle, à Pantin (Seine-Saint-Denis).

Dans une lettre accablante accompagnant son geste, elle dressait un constat dramatique de la charge qui pesait sur ses épaules et continue de peser sur celles de ses collègues. Elle s’y inquiétait de ces contraintes, nombreuses, qui entravent le sens que tous les professionnels de l’éducation donnent à leur métier. Entre 2018 et 2019, cinquante-huit suicides ont endeuillé l’éducation nationale. Et d’autres ont eu lieu depuis. C’est inacceptable.

Notre collectif « a-partisan », qui rassemble des parents et des enseignants du primaire comme du secondaire, s’est constitué quelques jours après ce drame. Depuis, nous n’avons eu de cesse de nous battre pour que les mots de Christine Renon soient entendus et que son geste ne soit pas vain.

Nous avons aussi échangé, depuis, avec les enseignants, les parents, les familles des villes voisines de Seine-Saint-Denis et des quartiers nord-est de Paris, endeuillés par l’assassinat de plusieurs élèves. Il y a des éléments communs dans ces différentes formes de violence et de souffrance.

Une fin de non-recevoir

Un an plus tard, dans un contexte sanitaire incertain, plus de 450 personnes se sont rassemblées et ont marché ensemble, le 26 septembre 2020, entre Aubervilliers et Pantin. A l’issue de cette marche, notre collectif a de nouveau demandé à être reçu par le ministre de l’éducation nationale. Jusqu’à présent, nous nous sommes heurtés à une fin de non-recevoir.

Dans un rapport de l’inspection générale du 11 décembre 2019, le suicide de Christine Renon a été considéré comme imputable au service. Une enquête du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), demandée par les syndicats, a finalement eu lieu, plus d’un an après. Les syndicats ont dû lutter pour que cette enquête ait lieu dans de bonnes conditions.

Ce silence – ce déni ? – interroge plus largement. Quelles réponses politiques ont été apportées par le ministère depuis plus d’un an ? Nous n’avons pour le moment vu advenir qu’un projet de réforme du statut des directeurs d’écoles du premier degré pour en faire des mini-proviseurs dotés de pouvoir hiérarchique alors que ce qui est demandé, c’est plus de coopération. Camouflée derrière le recrutement de jeunes en service civique, la fin des aides administratives à la direction d’école a entraîné des surcharges de travail énormes pour le personnel. Et puis est arrivée la pandémie de Covid-19…

Pour une désintoxication numérique à l’école

Pour une désintoxication numérique à l’école

 

Si elle fut un recours pour les enseignants lors du confinement, la tablette numérique est « une trappe à inapprentissage » pour des collégiens déjà saturés d’écrans, estime, dans une tribune au « Monde », l’économiste Jean-Pascal Gayant.

Tribune

 

Depuis plusieurs années, des présidents de conseil départementaux s’achètent une image de modernité et une bonne conscience éducative en dotant les collégiens de tablettes numériques. Dans les cénacles des collectivités territoriales, comme dans les couloirs du ministère de l’éducation, il serait incongru de remettre en cause le bien-fondé de cette option éducative : les tablettes sont un outil ludique qui ne peut – c’est une évidence – qu’accroître l’efficacité des apprentissages.

Dans le même temps, la France s’effondre dans les classements internationaux de compétences en mathématiques à l’entrée et pendant les années collèges. A priori, il n’y a aucun lien entre ces deux faits : les cohortes de collégiens dotés des outils numériques ont fait leur entrée dans le système éducatif avant les réformes Blanquer-Macron, et il est trop tôt pour juger à la fois de l’introduction des outils numériques et de l’efficacité des réformes.

Une intuition confortée

En revanche, les praticiens de l’enseignement ont désormais un certain recul pour évaluer les conséquences du recours aux outils numériques pour les apprentissages. Depuis plus de vingt ans maintenant, il est possible d’utiliser le logiciel PowerPoint (ou d’autres logiciels faisant apparaître des « slides » sur un écran) comme support des enseignements.

Pour ceux qui ont expérimenté la pédagogie avant et après cette évolution, les enseignements à tirer sont très nuancés : certes la vidéo-projection est un outil formidable pour illustrer certains savoirs (à l’aide de cartes, de photographies, de dessins ou tableaux, de films ou même de musiques), mais elle n’est que d’un piètre secours pour l’enseignement des mathématiques ou de disciplines ayant recours à sa formalisation.

En d’autres termes, le recours à une projection d’informations et de données pré-écrites est plutôt moins bénéfique que l’usage de la craie (ou du feutre) pour écrire les hypothèses, résoudre les équations et illustrer graphiquement les formes fonctionnelles et les ensembles (et leurs interactions).

Les périodes de confinement et le recours massif à l’enseignement à distance ont conforté de façon éclatante cette intuition : même pour les enseignements formalisés, il a souvent fallu abandonner la craie pour des « diapositives » numériques prémâchées, rendant le travail des enseignants frustrant (et fastidieux), et la transmission des savoirs aux étudiants dégradée.

Ni conservatisme, ni technophobie

Ceux des enseignants qui pouvaient s’appuyer sur des tablettes numériques depuis le lieu où ils télétravaillaient l’ont spontanément fait puisqu’il s’agissait de la meilleure option pour se rapprocher du mode de transmission irremplaçable que permet l’usage de la craie sur le tableau noir.

« Cadrage à l’école » les gauchistes du SNES-FSU contre

« Cadrage à l’école » les gauchistes du SNES-FSU contre

 

 

Sous des prétextes pédagogiques une fois de plus le SNES  FSU trahit ses positions gauchistes. Les professeurs « attendent de voir ce que vont dire aussi les élèves. Si certains posent des questions, il faudra effectivement en parler avec eux mais pas forcément en leur assénant une leçon sur les valeurs de la République ou la laïcité, ce qui est un travail de longue haleine que l’on doit faire tout au cours de l’année dans toutes les disciplines. »

 

Et c’est aussi un travail qu’on fait désormais avec des pincettes parfois et même avec réticence ou pas du tout pour ceux qui  adhèrent à l’islamo- gauchisme

La pauvreté de l’école

La pauvreté de l’école
Dans une tribune au « Monde », Cloé Korman, écrivaine et professeure de français en Seine-Saint-Denis, estime que le débat sur la liberté d’expression est trop éloigné de la nécessaire réflexion qu’il faut mener sur la pauvreté de l’école.
 

Conflans-Sainte-Honorine, 78, ce contexte précis : il y a une ironie redoublée dans l’horreur de ce qui s’est produit, qui tient à la sociologie de l’endroit, puis à son traitement médiatique. Le nom de cette ville, je l’ai vu apparaître des dizaines de fois dans les phares de ma voiture, vers 7 h 30 du matin, en allant enseigner juste à côté, dans le lycée d’Herblay (Val-d’Oise) où je faisais mon stage de professeure de français. J’ai rarement vu un lieu, en France, aussi équilibré sur le plan social et ethnique que ce petit lycée de région parisienne.

 

L’équilibre entre les origines de mes élèves, les professions des parents, les couleurs de peau : quiconque veut contempler le visage idéal, et quand même assez rare de la République, devrait se précipiter avec sa voiture, ou la ligne J, en direction de la Patte-d’Oie d’Herblay, et rencontrer les élèves de mon ancien lycée. Ou ceux du collège du Bois-d’Aulne de Conflans – les visages des élèves de Samuel Paty. 

Constater que le terrorisme a pu y trouver des complices, trouver ici un parent suffisamment fanatisé pour faire alliance, met au désespoir. Depuis ce 16 octobre, il y aura donc une preuve que « même là » et qu’« ici aussi », l’islamisme aura pu faire la publicité de son emprise avec sa signature, celle de caricaturer l’islam.

La séduction du cours

En outre, si je n’étais moi-même si mécréante, j’aurais l’impression d’entendre une deuxième fois le rire du diable en voyant le glissement qui se produit entre Conflans, « une banlieue », et bien d’autres banlieues. C’est un bord de Seine arboré et tranquille, où les enseignants vivent presque tous (ce qui est loin d’être le cas ailleurs) dans le voisinage de leurs élèves, et où ils se retrouvent le week-end pour le club de randonnée. Il n’a pas grand-chose à voir avec les cités à forte immigration où certains médias semblent situer les faits, ajoutant une nouvelle fois, pour leurs habitants, les stigmates aux stigmates.

« Je crois qu’il serait bon de créer les conditions pour que les élèves expliquent ce qu’ils pensent »

Je n’enseigne plus à Herblay, mais dans un de ces quartiers de Seine-Saint-Denis où la violence est monnaie courante. Je sais qu’ici, j’ai beaucoup plus d’élèves qui se sentent légitimement marginalisés et déconsidérés, et combien il faut réfléchir pour qu’un cours sur la religion, sur la liberté d’expression ou sur le racisme soit perçu comme l’occasion d’un dialogue et non un moment de violence symbolique.

Critique de l’école obligatoire à trois ans

 Critique de l’école obligatoire à trois ans

L’école obligatoire à trois ans est déjà critiquée par certains au motif pour Claude Lelièvre Historien, spécialiste de l’éducation qu’elle correspond notamment davantage un motif de laïcité qu’à un motif d’instruction. Un point de vue qu’on peut discuter quand on sait que la structure mentale et les capacités cognitives sont largement déterminées dès les premières années.(Tribune dans le Monde)

En évoquant l’instauration de la mixité pour présenter sa décision de mettre fin à « l’école à la maison », Emmanuel Macron se trompe. En revanche, la référence aux lois de Jules Ferry dénote une radicalité au moins dans l’esprit, souligne, dans une tribune au « Monde », l’historien de l’école Claude Lelièvre.

Tribune. Annonçant, le 2 octobre, son intention de rendre obligatoire l’instruction à l’école, donc d’interdire l’école à la maison sauf impératifs de santé, le président de la République a affirmé en préambule que cette « décision est sans doute l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 [les lois de Jules Ferry de 1881 et 1882 sur l’instruction primaire obligatoire, gratuite et laïque] et celle assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969 ».

La référence à la « décision » ou à la « loi » « assurant la mixité scolaire en 1969 » laisse perplexe comme précédent historique « radical », car il n’y a eu ni loi ni décision majeure en 1969. Certes, l’historien Antoine Prost a déjà souligné que « l’école primaire actuelle se structure de façon très différente de celle de Jules Ferry : il y a un siècle, on mélangeait les âges mais on séparait les sexes ; aujourd’hui, on mélange les sexes, mais on distingue soigneusement les âges » (dans la revue Histoire de l’éducation, avril 1982, n°4).

 

Mais la « mise en mixité » s’est essentiellement effectuée durant la décennie des années 1960 pour l’école primaire et le collège, et durant celle des années 1970 pour les lycées, par de simples mesures administratives et circulaires, au nom d’objectifs gestionnaires et pédagogiques Tout juste peut-on mentionner la circulaire aux recteurs du 15 juin 1969, qui marque une simple inflexion d’un processus déjà bien engagé : « Si, en matière de mixité, l’arbitrage de l’administration centrale avait longtemps semblé nécessaire, il apparaît aujourd’hui que la mixité ne semble guère rencontrer d’opposition. La délégation de pouvoirs qui vous est donnée devrait en conséquence permettre d’accélérer l’extension de la mixité partout où elle présente des avantages certains sur le plan pédagogique. » Exit donc ce précédent d’une « décision radicale ». 

En revanche, Emmanuel Macron peut avoir des raisons de mentionner le précédent historique « radical » « des lois de 1882 » ou plutôt des deux aspects de la loi du 28 mars 1882, et sans doute davantage leur aspect « laïcité » que la dimension « obligation d’instruction ». Jules Ferry lui-même n’a jamais mis en avant dans son œuvre scolaire « l’obligation d’instruction » dans laquelle il voyait surtout l’achèvement d’un long processus (la fréquentation scolaire des filles comme des garçons étant déjà bien avancée dans les faits lorsqu’il a légiféré).

Le curieux concept de tenue républicaine à l’école

Le curieux concept de tenue républicaine à l’école

 

 

 

Cette fois encore les valeurs républicaines sont sollicitées dans un domaine bien peu régalien à savoir celui de la mode en vigueur chez les élèves. On peine évidemment à identifier une valeur qui constituerait un critère esthétique ou  moral dans les valeurs républicaines. La question est plutôt celle de la décence en public. Elle relève de l’autorité des familles et non d’une quelconque intervention étatique. On  objectera que cette autorité des familles est bien affectée et que globalement ni les familles, ni l’État, ni même la société n’assurent  leur responsabilité dans ce domaine. On notera que dans nombre de pays d’Afrique et ailleurs,  l’uniforme est obligatoire et constitue en quelque sorte une manière de niveler les différences de niveau social. En France on a renoncé depuis longtemps à cette tenue unique dans le primaire. De la même manière qu’on a renoncé à l’éducation civique.  Le rappel à la décence du ministre de l’éducation nationale est largement justifié mais sa référence à la république est beaucoup plus douteuse.

 

«L’école n’est pas un lieu comme les autres. Vous n’allez pas à l’école comme vous allez à la plage ou en boîte de nuit [...]. Chacun peut comprendre qu’on vient à l’école habillé d’une façon républicaine», a déclaré le ministre de l’Éducation nationale. Ces propos confirment ceux qu’il tenait la semaine dernière lorsqu’il affirmait qu’il «suffi[sait] de s’habiller normalement».

Jean-Michel Blanquer a ajouté que le choix d’une tenue vestimentaire sobre était un «enjeu d’égalité sociale puis de protection», tout en précisant qu’il s’agissait d’une question qui concernait «les filles et les garçons». Il a ainsi affirmé qu’on «ne vient pas au collège en short, sauf pour faire de l’éducation physique et sportive».

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