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Emploi Etats-Unis : chômage plus élevé qu’avant la crise

Emploi Etats-Unis : chômage plus élevé qu’avant la crise

 

Aux États-Unis, : le chômage reste beaucoup plus élevé qu’avant la crise pourtant – un peu comme en Europe–les entreprises ne parviennent pas à recruter. Les chiffres du département du Travail, publiés ce vendredi, montrent que l’économie américaine n’a créé que 194.000 emplois au mois de septembre, quand les économistes en attendaient 500.000. Le mois d’août avait déjà été jugé décevant.

Le rythme des créations d’emploi a nettement ralenti par rapport au début de l’année. Sur les sept premiers mois de 2021, c’est une moyenne de 636.000 emplois qui étaient créés tous les mois (et un million il y a un an).

Après Covid : une société plus molle qu’avant

Après Covid  : une société plus molle qu’avant

Jean-Claude Kaufmann, sociologue, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la vie quotidienne et des identités, publie C’est fatigant la liberté. « C’est magnifique la liberté, surtout quand on en est un petit peu privé. On la réclame », démarre le sociologue au micro de RTL.

« On est deux personnes en une de plus en plus. On est la personne qui correspond un peu à la théorie de notre époque, des individus maîtres de leur destin, libres de choisir leur moral, leur destin, leur vérité dans tous les domaines où l’on se pose des questions », poursuit le sociologue. « Mais, plus l’on s’en pose, plus ça devient fatiguant, ça nous charge la tête et on a juste envie de se poser un petit moment pour reprendre le souffle; Et ce bouton pause on a tendance à appuyer dessus un petit peu plus, car c’est fatigant cette liberté. On ne veut pas y renoncer, mais l’exercer en plein ce n’est pas aussi simple que cela », décrit-il encore.

Dans son livre, Jean-Claude Kaufmann explique que « nous sommes dans une société molle » et parle d’un laisser-aller « généralisé ». « Tout a chuté. Mais c’est ça surtout le premier confinement (…) plus ça dure, plus on voudrait retrouver la vie d’avant, la vie normale. Mais au moment du premier confinement, il s’est passé quelque chose qui a révélé l’évolution de notre société parce que cette tendance au mou, elle avait déjà commencé avant », argumente le sociologue. 

Les changements des confinements

Les nombreux confinements ont ainsi créé des moments de plongée. « Certains se sont laissé plonger de manière très passive, très négative et cela se développe aujourd’hui. Il y a une cassure intérieure. Mais d’autres se sont dit : ‘Ce n’est pas si mal que ça. À quoi ça sert de courir sans cesse dans le stress ?’ ». Cette évolution reste « positive » selon le sociologue, mais « c’est en train de nous indiquer la société de demain. Cette société un peu plus molle, peut-être un peu plus docile. On a envie d’être un peu guidé, pas par n’importe qui, par quelqu’un de bien, de clairvoyant et qui nous facilite la vie d’une certaine manière ».




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