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L’UE : accord d’économie d’énergie après 2021

L’UE : accord d’économie d’énergie après 2021

 

Un accord qui fixe à peu près 30 % d’économie à réaliser d’ici 2030. Les ministres de l’Union européenne ont trouvé lundi un compromis sur les objectifs d’économie d’énergie après 2021 proposés par la Commission européenne, un premier pas en direction de la mise en oeuvre de l’Accord de Paris sur le climat de novembre 2016. Deux visions s’affrontaient lundi lors des longues discussions des ministres de l’énergie réunis à Luxembourg pour trouver un accord : celles de ceux qui voulaient des objectifs plus ambitieux et celles de ceux souhaitaient plus de flexibilité sur l’économie d’énergie. « Nous aurions envoyé un mauvais signal si nous n’avions pas trouvé d’accord aujourd’hui après les récents événements en matière de politique climatique », a dit Miguel Arias Canete, commissaire européen au Climat et à l’Énergie, faisant implicitement référence à l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris faite par le président américain Donald Trump. En décembre 2016, la Commission européenne avait proposé un objectif contraignant d’efficacité énergétique de 30% et des économies d’énergie de 1,5% par an jusqu’en 2030.De manière générale, l’efficacité énergétique ou efficience énergétique désigne l’état de fonctionnement d’un système pour lequel la consommation d’énergie est minimisée pour un service rendu identique. C’est un cas particulier de la notion d’efficience. Depuis quelques années on lui associe souvent le concept d’énergie intelligente ou de réseau intelligent. Elle concerne notamment les transports motorisés, mais aussi les métiers du bâtiment (responsables de 40 % environ de la consommation énergétique totale de l’Union européenne). L’efficacité énergétique s’appuie généralement sur l’optimisation des consommations, qui passe par la recherche de la moindre intensité énergétique (à service égal), une « utilisation rationnelle de l’énergie », des processus et outils plus efficaces. Le volet économies d’énergie cherche à réduire les gaspillages et les consommations inutiles. C’est donc aussi un élément important de la performance environnementale. La Commission européenne avait estimé que cet objectif de 30% allait permettre de créer 400.000 emplois, contribuer à augmenter de 70 milliards d’euros l’économie de l’UE et réduire de 12% les importations de gaz. Après les discussions des ministres de l’Energie, le mot « contraignant » a été ôté du compromis, auquel s’opposent toujours le Royaume-Uni et certains pays d’Europe centrale et orientale.

Brexit : les Britanniques dans l’expectative

Brexit : les Britanniques  dans l’expectative

 

Le 23 juin 2016, c’est extrême justesse que le brexit a été décidé par les Britanniques avec un score étriqué de 51,9 %. Depuis les positions ont un peu changé mais la société du Royaume-Uni reste toujours relativement divisée avec 48 % contre le brexit  et 44 % toujours pour. Il semblerait toutefois qu’aujourd’hui une majorité se dégage pour un brexit doux. Mais pour l’instant c’est le grand flou du côté de la première ministre Teresa May affaiblie après la perte de majorité par les conservateurs. De ce point de vue,  les propositions britanniques exprimées lors  du dernier conseil européen n’ont guère éclairé la q question et ont été assez mal reçues par les autres Etats de l’Europe. Teresa May  se trouve  de fait dans une position politique très difficile pour négocier le brexit ensuite c’est surtout l’impréparation du gouvernement britannique qui caractérise l’environnement des négociations. Du coup les négociations pourraient bien aller au-delà des deux années prévues et s’étaler sur 5 as ou 10 ans. Le temps nécessaire à faire oublier un vote désastreux tant pour l’union économique que pour le Royaume-Uni. Avec le temps il sera peut-être possible d’habiller politiquement la renonciation au brexit.  La proportion de Britanniques pensant que le gouvernement adopte le bon comportement vis-à-vis du Brexit est descendue de 40% en avril à 22%, selon Yougov. La manière de mener à bien le Brexit est controversée puisque, 43% des Britanniques estiment que le gouvernement devrait continuer sur sa lancée tandis que 23% des Britanniques souhaiteraient que l’Etat reconsidère les termes des négociations avec l’UE et choisiraient plutôt un « soft brexit », 17% souhaiteraient un nouveau référendum et 7% pensent qu’il faudrait tout bonnement abandonner le Brexit (10% d’abstention sur la question). Selon Survation, lorsqu’il s’agit de ne choisir qu’entre deux propositions: un hard Brexit et un soft Brexit, 55% des Britanniques interrogés affirmeraient être en faveur d’un divorce « en douceur ».

Le PS : retour à l’idéologie de l’opposition des années 70

Le PS : retour à l’idéologie de l’opposition des années 70

 

 

 

 

Retour aux années 70 pour le PS qui fait de la posture d’opposition le ciment idéologique. Le parti socialiste réduit à pas grand-chose à l’assemblée nationale choisit donc une nouvelle fois la fuite en avant pour ne pas avoir à trancher entre des lignes politiques de plus en plus contradictoires. On objectera queces oppositions  ne sont pas nouvelles mais elles ont pris cette fois des proportions qui rendent inconciliables  la ligne progressiste et la ligne crypto marxiste. ¨Etre dans l’opposition devrait être un critère pour se dire socialiste ! On ne sait pas  sur quoi on est pour mais on sait au moins sur quoi on est contre ! Une nouvelle synthèse à la mode de François Hollande qui fait encore reculer la grande confrontation nécessaire pour sauver un parti menacé à sa gauche par Mélenchon et à sa droite par Macron. . Clairement dans l’opposition, le Conseil national – qui correspond au parlement du parti – a entamé le long processus de la clarification. Les 200 membres présents à la Maison de la Chimie (Paris, VIIe arrondissement) sur 309 ont affirmé que le PS ne voterait pas la confiance. «Le PS est clairement dans l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe. Il ne votera pas la confiance», a confirmé Rachid Temal, secrétaire national, lors de la conférence de presse finale de la journée. Concrètement, selon les statuts du parti, cette décision devrait contraindre les trente députés PS à voter contre dans l’hémicycle le 4 juillet, ou a minima, s’abstenir. Sauf qu’en dépit de la position collective du groupe, chacun pourra exercer sa liberté de vote. Des sanctions seront-elles prises contre les parlementaires qui voteront pour la confiance au gouvernement? «Nous serons clairement dans l’opposition, mais nous allons voir, je ne veux pas commencer par des mesures de caporalisation, ce sera à chacun de s’auto-discipliner», a déclaré Olivier Faure, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, à son arrivée rue Saint-Dominique. Pour l’heure, au moins trois députés socialistes ont exprimé leur volonté de voter pour la confiance: Olivier Dussopt, David Habib et Guillaume Garot, absents samedi de la réunion. Olivier Faure, sur une ligne plutôt conciliante, veut convaincre son groupe de ne pas voter pour. Mais sans contraindre, au risque de perdre quelques députés dans un groupe déjà réduit à peau de chagrin.

Ferrand président du groupe LREM à l’Assemblée

Ferrand président  du groupe LREM à l’Assemblée

A 54 ans, Richard Ferrand prend la tête d’une formation de 308 membres composée en grande partie de députés issus de la société civile n’ayant souvent jamais fait de politique. Éphémère ministre de la Cohésion des territoires, il a quitté l’équipe d’Edouard Philippe à la demande d’Emmanuel Macron pour briguer ce poste de président de groupe. Son mois de présence au gouvernement a été troublé par l’ouverture d’une enquête judiciaire relative à ses anciennes fonctions aux Mutuelles de Bretagne. Le Canard enchaîné a révélé fin mai que ces dernières louaient des locaux appartenant à la compagne de Richard Ferrand, faisant naître un soupçon de favoritisme. « Président de groupe c’est un rôle ingrat, ombrageux. Il faut avoir le sens de l’autorité et aussi ‘cocooner’ les élus », a ajouté ce proche d’Emmanuel Macron, saluant la discrétion de Richard Ferrand, « qui ne disait rien quand il présidait En Marche! » Pour la députée LREM Barbara Pompili, les ennuis judiciaires de Richard Ferrand ne sauraient entacher ses qualités de meneur. « Je préférerais qu’il n’y ait pas cette question-là qui brouille un peu les cartes mais en même temps est-ce qu’on réussira à trouver une personne parfaite ? Je ne le crois pas et, à un moment, il faut que notre groupe soit capable de fonctionner », a-t-elle dit cette semaine à Reuters.

« Pacte mondial pour l’environnement » pour quoi faire ?

« Pacte mondial pour l’environnement » pour quoi faire ?

 

On peut légitimement s’interroger sur l’intérêt politique et juridique d’un pacte mondial pour l’environnement qui sera proposé par Macron aux Nations Unies. On sait en effet que l’accord climat de Paris a déjà été arraché au forceps même si son caractère contraignant demeure très virtuel. Par ailleurs nombre d’Etats n’ont pas encore ratifié formellement cet accord. Pire,  les États-Unis se sont retirés. Compte tenu déjà des difficultés de la négociation et surtout de la mise en œuvre de l’accord de Paris, on voit mal l’intérêt d’engager de nouvelles discussions dans le cadre des Nations unies. On objectera qu’il s’agit d’établir  un   droit  international de l’environnement opposable à tous après celui relatif aux droits civils et politiques, et celui  relatif aux droits économiques, sociaux et culturels .  Des discussions qui pourraient bien durer 10 ou 20 ans.   À moins que Macron ne cherche à mettre en difficulté le président des États-Unis, à le mettre en quelque sorte au banc des accusés anti écologiques. Emmanuel Macron, qui s’efforce de porter l’étendard de la cause écologique face à Donald Trump, a donc promis samedi de défendre un « pacte mondial pour l’environnement » destiné à servir de pierre angulaire du droit international en la matière. « La France se mobilisera », a déclaré le chef de l’Etat, à qui l’ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et l’ancien président de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) Laurent Fabius ont remis une ébauche en 26 articles, promue par le Club des juristes, un think-tank français. « Sur la base de cet avant-projet de pacte mondial pour l’environnement, je m’engage (…) à agir et donc (…) aboutir à un texte, de convaincre nos partenaires et de placer ces efforts sous l’égide de l’Organisation des Nations unies », a ajouté le président français lors d’un discours à la Sorbonne. Il a dit vouloir « dès septembre prochain porter les bases de ce qui ne sera pas l’avant-projet mais bien un pacte mondial pour l’environnement que la France portera ». « Le processus qui nous attend pour faire ratifier ce pacte mondial, si j’écoute tous les experts, sera lent, difficile. Mais par le passé, on m’a déjà beaucoup dit cela », a encore déclaré Emmanuel Macron, pour qui il ne faut « pas attendre ». Le chef de l’Etat a lancé une offensive diplomatique sur le climat après le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris décidé par Donald Trump. L’exécutif doit présenter d’ici la fin du mois de juillet un calendrier de mesures à mettre en oeuvre dans les cinq années à venir pour lutter contre le changement climatique, avec l’ambition de dépasser les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. Ce texte vise à contenir la hausse de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2°C » en 2100.

Macron et Merkel pour un pacte très vague sur l’Europe à Bruxelles

Macron et Merkel pour  un pacte très vague sur  l’Europe à Bruxelles

 

Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont félicités de leur vision commune concernant l’avenir de l’Europe et de leur volonté de construire ensemble  de l’Union européenne dans les prochaines années, ce qui supposera d’intensifier la coopération franco-allemande. Pour autant ces déclarations d’intention n’ont pas été marquées par des décisions très importantes hormis la création d’un fonds pour la défense. Une mesure sans doute voulu par les  pays et surtout par la France mais une orientation également pour répondre aux critiques du président américain sur la faiblesse de la politique européenne dans ce domaine. Il ne fallait sans doute pas s’attendre à des avancées significatives après le conseil européen car rien de fondamental ne pourra être décidé sans que les élections législatives allemandes prévues en septembre ne se seront pas déroulées. Rien de précis sur l’évolution du fonctionnement de l’Europe, rien de précis sur la relance économique et pour le moins des contradictions sur la politique d’immigration. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont cependant acté plusieurs avancées pour l’Europe de la Défense, dont la création d’un fonds, un cadre permettant aux Etats qui le veulent de coopérer davantage et une généralisation de financements communs pour des opérations conjointes. Le président français et la chancelière allemande ont estimé lors d’une conférence de presse commune que leurs travaux conjoints avaient contribué au succès du Conseil. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont exprimé des positions convergentes sur les réponses à apporter aux migrations vers l’Europe et la nécessité de mieux adapter l’Union européenne à la mondialisation, notamment à travers la politique commerciale, orientations que reflètent les conclusions du Conseil. Les Européens ont également travaillé jeudi sur les mesures visant à lutter contre le terrorisme, notamment le contrôle aux frontières extérieures, le fichier des passagers aériens (PNR) et le combat contre la propagande sur Internet.  « Globalement, le Conseil européen a consolidé les fondations et l’avenir de l’Union européenne », a dit la chancelière.

Elections : l’arnaque des partis antisystème

Elections : l’arnaque des partis antisystème

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les partis  de se présenter avec des vertus anti systèmes. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ?  Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement socialiste  soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés.  Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Avec Macron, nombre de candidats ne sont pas des professionnels de la politique (environ une moitié), reste à savoir s’ils conserveront leur indépendance longtemps et si la logique d’appareil  ne les transformera pas en apparatchiks au bout d’un certain nombre d’années. Il sera intéressant de vérifier si ces élus, issus de la  socité civiles,  résistent mieux que les caciques à la logique de professionnalisation de la politique.

 

L’ordinateur français dématérialisé a le vent en poupe

L’ordinateur français dématérialisé a le vent en poupe

 

La startup parisienne, connue pour le PC dématérialisé dans le cloud Shadow, lève 51 millions d’euros en Série C auprès de ses investisseurs historiques, dont les prestigieux business angels Pierre Kosciusko-Morizet, le fondateur de PriceMinister, et Michaël Benabou, celui de vente-privee.com. Depuis sa création en 2014, Blade se présente comme la startup qui va populariser « le PC de demain » : puissant, sécurisé et accessible partout, sur tous les écrans, dans le cloud. Ce mercredi 14 juin, la pépite parisienne s’est vraiment dotée des moyens de ses ambitions. En début d’après-midi, son cofondateur et Pdg, Emmanuel Freund, a annoncé à ses salariés médusés la réussite d’une levée de fonds massive de 51 millions d’euros. La troisième après 3 millions d’euros en 2015 et 10 millions d’euros en 2016. Shadow est un ordinateur complet, haut de gamme et doté en permanence des meilleures performances techniques grâce à des mises à jour régulières pour suivre les avancées technologiques. Il est virtuel, car il est hébergé dans le cloud. Il suffit de posséder une connexion internet à très haut débit pour pouvoir y accéder via un petit boîtier, qui peut être branché à un PC portable de base, à un simple écran ou à une TV connectée, voire via une application qu’on télécharge sur son smartphone ou sa tablette. Contrairement aux autres fabricants de PC, Blade ne vend donc pas un ordinateur physique, mais loue un ordinateur virtuel, créant le « PC as a service« . Tous les composants (carte mémoire, carte graphique, capacité de stockage…) sont hébergés dans les data centers de l’entreprise. Pour en profiter, les utilisateurs paient, comme pour Netflix, un abonnement mensuel compris entre 29,95 et 44,95 euros.

 

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avaient  dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système. Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricature  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec Macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisait  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du Front national concernant la position à prendre  à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les divisions internes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du Front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

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François Bayrou, l’ingérable

Bayrou, l’ingérable

 

On peut sans doute d’ores et déjà  pronostiquer que Bayrou quittera le  gouvernement avant la fin de la mandature de Macron. En cause, la personnalité de l’intéressé trop indépendant pour se fondre dans un collectif fut-il  gouvernemental. Bayrou ne veut pas de concurrence, pas même de son propre parti où il a fait régulièrement le ménage pour ne pas être encombré d’opposants ou de personnalités trop fortes. Bayrou a toujours cru dans son destin de futur présidentiable, malheureusement les vents ont  contrariée cette vocation. L’appui qu’il a apporté à Macron a joué jouer un rôle très important mais du coup Bayrou se  considère comme le mentor nouveau du président  de la république et veut jouir d’un statut à part dans le gouvernement. L’ennui c’est que lui aussi a  la main dans le sac des turpitudes de financement des partis. L’ennui, c’est qu’il réagit sur cette affaire en oubliant qu’il est aussi le Garde des Sceaux donc garant de l’indépendance de la justice. L’ennui c’est que Bayrou se console difficilement de ne pas avoir été choisi comme Premier ministre et qu’il n’entend pas se soumettre à l’autorité de ce dernier. Bref Bayrou se révélera rapidement ingérable et devra être évincé du gouvernement. En attendant cette séquence le gouvernement fait le dos rond en donnant  l’impression d’une pacification des rapports entre Édouard Philippe et François Bayrou. Le Gouvernement s’est efforcé mercredi de clore la polémique soulevée par le recadrage du ministre de la Justice François Bayrou par le Premier ministre Edouard Philippe, en assurant que la situation était « pacifiée » et semblant exclure tout « lâchage » du garde des Sceaux après les élections législatives. Signe de cette volonté de tourner la page de ce premier couac gouvernemental, les deux hommes ont échangé une longue poignée de mains devant les journalistes, à l’issue d’un conseil des ministres de plus de trois heures, un record. « Aujourd’hui la situation est à mon sens totalement pacifiée, il n’y a pas de tensions particulières à l’heure qu’il est », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. François Bayrou ferait bien cependant d’en rabattre un peu quant à son influence vis-à-vis de Macron car elle  se tarit face à l’hégémonie de La République en Marche, qui devrait disposer de la majorité absolue à l’Assemblée dimanche sans l’appoint du MoDem, si l’on en croit les projections en sièges des instituts de sondage.

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avait dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système . Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricatureront  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisaient  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du front national relativement opposition à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les division intrenes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

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Travailleurs détachés : la France contre les pays de l’Est

Travailleurs détachés : la France contre les pays de l’Est

 

la France va batailler dur pour remettre en cause la directive européenne concernant Encadré par une directive européenne datant de 1996, le détachement permet à une entreprise de l’UE d’envoyer temporairement en mission dans d’autres pays de l’Union ses salariés, en payant les cotisations sociales dans le pays d’origine. Or, ce système a conduit à des abus, notamment dans le transport routier. Il est accusé d’encourager le « dumping social » entre entreprises. En mars 2016, la Commission européenne avait par conséquent proposé de réformer les règles, jugées d’autant plus obsolètes qu’elles avaient été formulées huit ans avant l’élargissement à l’Est de l’UE de 2004. Cette proposition de révision a dès le départ rencontré une forte résistance de dix pays est-européens (Bulgarie, Hongrie, Croatie, République tchèque, Pologne, Estonie, Roumanie, Lituanie, Lettonie et Slovaquie). Projet de l’exécutif européen prévoit d’aligner les rémunérations des travailleurs détachés — souvent employés dans le bâtiment, les abattoirs et les travaux agricoles — sur ceux de la main-d’oeuvre locale. Alors que la directive de 1996 obligeait simplement les employeurs à leurs verser le salaire minimum du pays où ils exercent, le texte de 2016 stipule qu’ils doivent toucher les mêmes avantages que leurs collègues du pays d’accueil, tels que le treizième mois, les primes de Noël, d’ancienneté, la majoration des heures supplémentaires, etc. La Commission prévoit aussi de limiter à deux ans leurs missions.

 

Taubira et Hidalgo au secours de Najat Vallaud-Belkacem… pour l’enfoncer ?

Taubira et Hidalgo au secours de Najat Vallaud-Belkacem… pour l’enfoncer ?

 

La gauche voudrait enfoncer Najat Vallaud-Belkacem qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Taubira et Hidalgo sont venues soutenir en effet l’ancienne ministre de l’éducation, un soutien qui ressemble à celui d’un pendu tellement ces deux femmes  de gauche symbolisent  la ringardise des bobos gauchos du PS.  Face au candidat de La République en marche, Bruno Bonnell. Najat Vallaud-Belkacem, la pretresse du pédagogisme laisse l’éducation nationale dans un état encore plus pitoyable que précédemment. Les chiffres sont toujours accablants surtout dans le primaire avec 20 à 30% des élèves qui ne maîtrisent pas les fondamentaux mais qui auront appris à faire de la pâte à modeler dans le cadre des travaux périscolaires surtout dans les zones rurales où les TAP ressemble à des garderies. Dans un village du Maine et Loire, le site municipal informait récemment que les enfants avaient réalisé des maracas en collant deux pots de yaourt. De quoi évidemment ouvrir leur esprit à l’art musical !  Il faut noter la pauvreté de l’argumentaire de Taubira « l’enjeu démocratique colossal pour éviter la concentration des pouvoirs de cette élection », l’angle d’attaque de Najat Vallaud-Belkacem qui a mis en garde contre une majorité trop écrasante pour LREM. Un argumentaire de perdants. La candidate du PS, l’une des rares à avoir réussi à passer la barre du premier tour, se présente comme « l’unique candidate de gauche » et a salué le soutien reçu de la candidate écologiste ainsi que celui du candidat communiste au niveau national. De quoi sans doute l’enfoncer encore uen peu plus.  Elle a vivement regretté en revanche, la position du candidat de la France Insoumise, Laurent Legendre, qui refuse de prendre parti pour l’un des deux candidats restants. Croyant à ses chances de victoire, elle promet une opposition de gauche « constructive et exigeante », contrairement, selon elle, à son adversaire, « qui sera peut-être le 450e député d’En Marche et votera comme un robot». Mais mieux vaut un robot qu’un bobo hors sol  à l’intelligence molle.  « Je n’ai aucune intention d’être un godillot, mais au contraire d’être solidaire dans la transformation de la France », rétorque pourtant Bruno Bonnell, qui entrepreneur qui aborde le second tour en favori en sillonnant les rues et les quartiers de Villeurbanne au volant de sa BrunoMobile, un utilitaire habillé aux couleurs du parti macroniste.  Le 11 juin, le candidat de la République En Marche, l’entrepreneur Bruno Bonnell qui réalise ses premiers pas en politique, est arrivé en tête avec 36,69%. Najat Vallaud-Belkacem a rassemblé 16,54% pour le parti socialiste et Laurent Legendre 14,7% pour la France Insoumise.

La loi de moralisation : de l’agitation médiatique

La loi de moralisation : de l’agitation médiatique

 

D’une certaine manière la loi de moralisation de la vie publique ne mange pas de pain. Certaines dispositions sont par ailleurs pertinentes comme celle de la suppression de la justice d’exception que constitue la cour de justice de la république. Pour le reste,  la loi ne parviendra certainement pas à une seule à empêcher les conflits d’intérêts et les petits arrangements familiaux type Fillon. Il suffira d’ailleurs de faire embaucher un membre de sa famille par un collègue. Dès ce point de vue,  on ne peut évidemment réaliser la moralisation politique par la loi. Il s’agit essentiellement d’une question de conviction et de pratique. Bon nombre d’élus en se présentant ne cherche qu’à trouver un job et sont dépourvus de conscience collective ou de pratiques sociales. Le mode même de désignation des candidats mérite sans doute réflexion et remise en cause. Aujourd’hui deux modes de désignation prévalent, soit la désignation par les appareils, soit l’auto désignation éventuellement sur CV. On a vu ce que donnait la désignation par les appareils lors  des primaires : une véritable catastrophe tant pour le parti socialiste que pour les Républicains. L’auto désignation elle pose le problème des compétences mais aussi des convictions citoyennes. De ce point de vue la démocratie est sans doute encore à l’ère Néandertalienne. Bayrou voudra sans doute faire le maximum de bruit avec sa loi de moralisation qui pourtant ne soulèvera guère d’opposition ni dans l’opinion, ni chez les élus. Quant au débat public que souhaite Bayrou c’est évidemment de l’agitation médiatique car on ne retiendra rien des éventuelles contributions. Surtout de la principale qui consisterait à diviser par 5 le nombre d’élus à tous les niveaux. Les Etats-Unis comptent seulement 535 Congressmen. A la Chambre des représentants, on trouve 435 représentants et au Sénat, 100 sénateurs. En France, entre l’Assemblée nationale et le Sénat, on arrive à 925 parlementaires, soit 1,7 fois plus qu’aux Etats-Unis. On objectera qu’il s’agit aux États-Unis d’un État fédéral avec des structures politiques dans chaque État. Mais d’une certaine manière ceci vaut aussi en France avec les compétences en moins des régions.  Le gouvernement a annoncé mercredi son intention de lancer une consultation publique auprès des Français sur la loi de moralisation de la vie publique, premier texte emblématique du quinquennat d’Emmanuel Macron. Le ministre de la Justice, François Bayrou, a présenté dans un climat troublé par une série d’enquêtes judiciaires deux projets de loi, l’un organique, l’autre ordinaire, qui seront soumis fin juin au Sénat et à l’Assemblée nationale. « La décision a été prise ce matin qu’en parallèle du process législatif, peut-être même pour éclairer le process législatif, va être mise en place une consultation publique pour entendre les remarques des Français », a aussi dit Christophe Castaner. L’idée est d’ »avoir des contributions qui remontent de nos concitoyens sur ce sujet-là et qui permettront, je n’en doute pas, d’éclairer aussi la réflexion, les amendements, les discussions qui seront conduites par les parlementaires », a-t-il ajouté, lors du compte rendu du conseil des ministres. La présentation de ce projet a priori consensuel a cependant été troublée par les soupçons d’emplois fictifs concernant des assistants parlementaires d’eurodéputés du MoDem, parti présidé par François Bayrou, et par des tensions avec la presse.

Bayrou, l’ingérable

Bayrou, l’ingérable

 

On peut sans doute d’ores pronostiquer que Bayrou quittera le  gouvernement avant la fin de la mandature de Macron. En cause, la personnalité de l’intéressé trop indépendant pour se fondre dans un collectif fut-il  gouvernemental. Bayrou ne veut de personnes pas même de son propre parti où il a fait régulièrement le ménage pour ne pas être encombré d’opposants ou de personnalités trop fortes. Bayrou a toujours cru dans son destin de futur présidentiable, malheureusement les vents ont  contrariée cette vocation. L’appui qu’il a apporté à Macron a joué jouer un rôle très important mais du coup Bayrou se  considère comme le mentor nouveau présidant e de la république et veut jouir d’un statut à part dans le gouvernement. L’ennui c’est que lui aussi a  la main dans le sac des turpitudes de financement des partis. L’ennui, c’est qu’il réagit sur cette affaire en oubliant qu’il est aussi le Garde des Sceaux donc garant de l’indépendance de la justice. L’ennui c’est que Bayrou se console difficilement de ne pas avoir été choisi comme Premier ministre et qu’il n’entend pas se soumettre à l’autorité de ce dernier. Bref Bayrou se révélera rapidement ingérable et devra être évincé du gouvernement. En attendant cette séquence le gouvernement fait le dos rond en donnant  l’impression d’une pacification des rapports entre Édouard Philippe et François Bayrou. Le Gouvernement s’est efforcé mercredi de clore la polémique soulevée par le recadrage du ministre de la Justice François Bayrou par le Premier ministre Edouard Philippe, en assurant que la situation était « pacifiée » et semblant exclure tout « lâchage » du garde des Sceaux après les élections législatives. Signe de cette volonté de tourner la page de ce premier couac gouvernemental, les deux hommes ont échangé une longue poignée de mains devant les journalistes, à l’issue d’un conseil des ministres de plus de trois heures, un record. « Aujourd’hui la situation est à mon sens totalement pacifiée, il n’y a pas de tensions particulières à l’heure qu’il est », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. François Bayrou ferait bien cependant d’en rabattre un peu quant à son influence vis-à-vis de Macon car elle  se tarit face à l’hégémonie de La République en Marche, qui devrait disposer de la majorité absolue à l’Assemblée dimanche sans l’appoint du MoDem, si l’on en croit les projections en sièges des instituts de sondage.

Jeunes diplômés : l’emploi s’améliore

Jeunes diplômés : l’emploi s’améliore

 

Les jeunes diplômés des grandes écoles (de commerce ou d’ingénieurs) connaissent de moins en moins la crise, à en croire l’enquête publiée ce mardi 13 juin par la Conférence des grandes écoles. Tous les indicateurs sont à nouveau au vert, après un creux atteint il y a trois ans. « Ce sont les meilleurs résultats depuis la crise financière », s’est félicité Peter Todd, directeur général d’HEC. Seuls 11,6% des diplômés de 2016 cherchaient encore un emploi début 2017, un taux en recul de trois points en un an, et de 5 points en deux ans. Inversement, 86,5% disposaient d’un emploi ou d’un volontariat, un pourcentage en hausse de 3,4 points en un an, et de six points en deux ans. La précarité recule aussi: parmi ceux qui ont un emploi, 79,1% sont en CDI, une proportion en hausse de 2 points en un an, et de 5,3 points en deux ans.

Pour Trump, son business continue même avec l’étranger

Pour Trump, son business continue même avec l’étranger

Trump a conservé toutes ses parts dans son holding et continu de faire du business y compris avec l’étranger. Du coup les procureurs américains du Maryland et de Washington ont assigné lundi en justice le président américain, lui reprochant d’accepter des paiements de gouvernements étrangers via son empire immobilier d’après une info des échos. La plainte déposée lundi se fonde sur la « clause sur les émoluments », une disposition de la Constitution américaine interdisant à toute personne occupant une fonction publique d’ »accepter cadeau, émoluments, fonction ou titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un Etat étranger » sans accord du Congrès. Pour les personnes à l’initiative de cette action judiciaire, le président Trump est coupable de conflits d’intérêt permanents, en n’ayant pas pris suffisamment de distance avec son groupe économique géré par ses fils. En janvier, l’ONG anti-corruption Citizens for Responsibility and Ethics in Washington avait déposé une plainte similaire devant un tribunal fédéral de New York. Mais cette nouvelle plainte est la première présentée par des entités gouvernementales.

Les progrès réels pour toute l’humanité (Johan Norberg)

Les progrès réels pour toute l’humanité  (Johan Norberg)

« Contrairement à ce qu’on croit, le monde ne s’est jamais aussi bien porté » Dans une  Interview sur BFM  Johan Norberg affirme que les progrès ont profité à toute l’humanité. Voir son livre  « Non ce n’était pas mieux avant » (Ed. Plon)

Selon la Banque mondiale, entre 1981 et 2015, la part de la population mondiale vivant avec moins de 1,90 dollar par jour (en tenant compte de l’inflation) est passée de 44,3% à 9,6%.  L’auteur suédois, membre du think tank américain Cato Institute et auteur de nombreux documentaires dans le monde, a décidé voilà quelques années de s’attaquer au pessimisme ambiant.  Interview BFM :

 

BFM Business: Comment va le monde?

Johan Norberg: C’est une question difficile. Il y a dans le monde plein de problèmes à plein d’endroits. Mais il y a toujours eu plein de problèmes à plein d’endroits. La nouveauté c’est qu’il y en a en fait de moins en moins. Lorsqu’on regarde les données et les faits, que ce soit au niveau de la richesse, de la santé, de l’espérance de vie et même de la sécurité, le monde ne s’est jamais au total aussi bien porté. Je me suis attelé à ce livre car je trouvais que notre perception était complètement faussée.

 

BFM Business: Quand vous étiez étudiant, vous faisiez partie d’un front anarchiste. Comment voyiez-vous le monde à l’époque? Et qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis?

J.N.: Je pensais comme beaucoup de gens que le monde allait de mal en pis. Qu’il y avait de plus en plus de misère, que les États et les entreprises étaient en train de ravager la planète… Et puis j’ai commencé à étudier l’Histoire. Et je me suis aperçu en lisant notamment des auteurs comme Fernand Braudel que le bon vieux temps était un mythe. Les famines atroces où les gens étaient obligés de manger des écorces d’arbres, les épidémies qui tuaient des millions de gens, les enfants qui mouraient massivement en bas âge (30 à 40% des enfants suédois n’atteignaient pas leur cinquième anniversaire au XIXème siècle, 15% au début du XXème, 0,3% aujourd’hui), voire plus récemment les nuages de pollution comme le smog londonien qui tuaient des milliers de gens chaque année. C’était ça le bon vieux temps…

BFM Business: Pourquoi n’avons-nous pas conscience de cette réalité?

J.N.: Parce qu’il y a un décalage énorme entre la perception et les faits. Nous avons tendance à juger l’état du monde à travers les événements terribles et dramatiques. Du fait des médias bien sûr mais aussi parce que nous avons tendance à retenir ce qui nous marque. Or, ce sont les événements négatifs dont on se souvient le plus. Un sentiment qui s’est renforcé avec internet et les réseaux sociaux. Avant les gens devaient allumer la télé pour accéder à ces nouvelles, aujourd’hui nous sommes en permanence en contact avec elle. On a tendance en plus à ne partager que les mauvaises nouvelles sur Twitter. Nous sommes au courant de choses qu’on ignorait auparavant. De plus, aujourd’hui, tout le monde produit de l’information. On partage tous des images choquantes mais sans le travail de remise en contexte et en perspective.

BFM Business: Sur la pauvreté par exemple, vous dites qu’elle n’a cessé de reculer ces 200 dernières années. Comment l’expliquez-vous?

J.N.: Il faut savoir que la pauvreté est l’état naturel de l’humanité. C’est la richesse qui est l’exception. Pendant des millénaires, les Hommes ont été pauvres et la production mondiale n’a pas quasiment pas évolué. Et puis elle s’est subitement envolée au début du XIXème siècle. Elle est partie d’Europe où le savoir et la technologie ont permis la révolution industrielle. Entre 1820 et 1850, la population anglaise a augmenté d’un tiers et le revenu réel des travailleurs de 100%. Si la tendance antérieure s’était maintenue, il aurait fallu 2000 ans aux Anglais pour accomplir une telle performance. Et depuis quelques décennies maintenant, c’est la mondialisation qui permet aux économies émergentes de suivre le même chemin. A une différence près, la mondialisation est encore plus puissante que la révolution industrielle pour lutter contre la pauvreté. Avec la révolution industrielle, ce sont 200 millions de personnes qui ont doublé leur revenu en 50 ans. La mondialisation a elle permis à 2 milliards d’individus de doubler leur revenu en 10 ans. On peut donc dire que la mondialisation est 50 fois plus efficace!

BFM Business: Mais on a pourtant l’impression que la mondialisation ne profite qu’à quelques pays comme la Chine ou l’Inde.

J.N.: C’est parce que nos raisonnements sont faussés. Nous pensons que si quelqu’un gagne, l’autre doit perdre. Avant c’était les pays occidentaux qui gagnaient, maintenant ce sont eux qui perdent. Mais tout ceci est faux. Aujourd’hui 40 à 50% des richesses en occident proviennent du commerce mondial et de la mondialisation. Le problème c’est que ce n’est pas visible. Nous avons tendance à ne regarder seulement que ce qu’il y a dans notre porte-monnaie et pas ce que l’on peut acheter avec. Or aujourd’hui quantité de produits et de services sont de plus en plus accessibles. Le commerce mondial permet au plus grand nombre d’accéder aux technologies par exemple. On n’invente pas internet et un vaccin tous les jours. En revanche, une fois qu’il a été inventé il se diffuse partout dans le monde.

BFM Business: Il y a pourtant des inégalités de revenus et même de patrimoine comme l’a montré Thomas Piketty qui exaspèrent les gens. N’est-ce pas une conséquence de la mondialisation?

J.N.: Oui c’est lié en partie à ça. Beaucoup de gens encore aujourd’hui ont une formation limitée. Sauf que maintenant ils sont en compétition avec 2 milliards de gens de plus. Dans le même temps, des gens formés aux nouvelles technologies sont de plus en plus recherchés par les entreprises. Et comme ils ne sont pas assez nombreux, les salaires ont tendance à fortement monter. Ce qui explique ces inégalités.  Mais encore une fois, on se focalise trop sur ce qu’on a dans le porte-monnaie. Moi personnellement, si je me compare à Bill Gates, l’inégalité sera colossale en terme monétaire. Mais si on compare nos standards de vie, ce sera déjà moins le cas. Certes il voyage en jet privé, mais moi je peux aujourd’hui me payer un billet d’avion pour pas grand chose. Bill Gates utilise un smartphone comme le mien et a accès à la même quantité d’informations que moi. Ce qui est une première dans l’Histoire de l’humanité où l’accès à l’information a toujours été réservé à une élite. Et encore quand celle-ci savait lire. Pareil sur la santé. Si mes enfants sont malades ils auront accès aux mêmes technologies de soin que ceux de Bill Gates. Bref, qu’il y ait des super-riches de plus en plus riche n’ôte rien à mon standard de vie. Et si on raisonne au niveau mondial, les inégalités n’ont jamais été aussi faibles entre les nations et on voit dans de nombreux pays, notamment en Asie, l’émergence d’une classe moyenne qui n’avait jamais existé. Alors certes au sein de la Chine il y avait moins inégalités, moins de super-riches il y a 30 ans mais plus de la moitié de la population vivait dans une extrême pauvreté contre 13% aujourd’hui. Qu’est-ce qui est le mieux?

BFM Business: Il y a tout de même des pays qui n’ont pas pu enrayer la pauvreté et qui sont même davantage pauvres qu’il y a 50 ans.

J.N.: Effectivement, plus de 700 millions d’individus vivent encore dans une extrême pauvreté mais je vous rappelle qu’ils étaient 2 milliards au début des années 1980. Mais oui il y a encore 26 pays dans le monde où le taux d’extrême pauvreté (moins de 1,90 dollar par jour) est supérieur à 40%. Mais à part le Bangladesh et Haïti, tous se situent en Afrique subsaharienne. Ces pays ne sont pas victimes de la mondialisation, ils sont au contraire victimes de ne pas en être. En Afrique, de nombreux nouveaux États ont utilisé les structures et les modèles de la colonisation (en gros le commerce de matières premières) plutôt que de développer leur économie. Résultat, ils ne se sont pas enrichis. Il y a 50 ans par exemple, la Zambie et la Corée du Sud étaient aussi pauvres. Aujourd’hui la Corée est 40 fois plus riche.

BFM Business: Dans votre livre vous répertoriez de nombreux progrès réalisés sur plein de thématiques différentes. Lequel vous a le plus surpris?

J.N.: Le plus spectaculaire c’est peut-être l’évolution de l’espérance de vie qui a progressé jusqu’à plus de 70 ans dans le monde. Il y a 200 ans aucun pays au monde -même les plus riches- n’avait une espérance de vie supérieure à 40 ans. Aujourd’hui, aucun pays n’a une espérance de vie inférieure à 40 ans, même les plus pauvres. C’est sans doute ça le plus incroyable. Et c’est principalement dû à la chute de la mortalité infantile du fait des meilleures conditions d’hygiène, des progrès réalisés par la médecine, d’une meilleure nutrition…

Climat : alliance entre l’Allemagne et la Californie

Climat : alliance entre l’Allemagne et la Californie 

 

Une réponse au retrait de Trump de l’accord de Paris. Un retrait qui avait fortement mécontent Merkel d’autant que le président américain avait attaqué l’Allemagne sur sa politique de production automobile.  L’Allemagne et l’Etat de Californie ont décidé de coopérer pour lutter contre le réchauffement climatique après la décision des Etats-Unis de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat, annonce samedi la ministre allemande de l’Environnement Barbara Hendricks. La première puissance économique européenne et le premier Etat américain en terme de poids économique soutiendront les travaux de la « Under 2 Coalition », accord signé en mai 2015 à Sacramento en Californie et qui regroupe diverses entités régionales. « Nous ne pouvons parvenir à nos objectifs climatiques sans d’engagement des communautés locales et régionales. Cela est devenu encore plus clair après le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat », a déclaré Barbara Hendricks après s’être mise d’accord sur cette approche conjointe avec le gouverneur de Californie, le démocrate Edmund Gerald (« Jerry ») Brown, à San Francisco. « La Californie et l’Allemagne unissent les dirigeants mondiaux dans la lutte contre le changement climatique, la menace existentielle de notre époque », a déclaré Jerry Brown dans un communiqué publié par le ministère allemand de l’Environnement. Le gouvernement allemand, a précisé Barbara Hendricks, fera en sorte que les villes, les diverses communautés et diverses régions, jouent un rôle important dans la conférence de Bonn sur le climat en novembre.

Boeing condamné par l’OMC… comme Airbus !

Boeing condamné par l’OMC… comme Airbus !

 

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a dénoncé le versement illégal par les États-Unis de subventions à Boeing, en violation de la décision imposée en 2012 par l’organe de règlement des différends commerciaux.   Dans une décision publiée vendredi à Genève, l’OMC indique avoir examiné la plainte déposée par l’Union Européenne et en a conclu que Boeing avait bénéficié d’une exemption fiscale entre 2013 et 2015, malgré les promesses faites par le gouvernement américain de mettre fin à toute subvention.  L’OMC a établi que Boeing avait bénéficié de 325 millions de dollars d’exemption fiscale de la part de l’État de Washington entre 2013 et 2015, « ce qui a causé des effets négatifs pour l’UE en matière de ventes perdues » d’avions Airbus. « Étant donné que les États-Unis n’ont pas réussi à se conformer aux recommandations et aux décisions (de l’OMC), ces recommandations et décisions restent exécutoires », conclut l’OMC dans sa décision. Selon les règles de l’OMC, chaque partie dispose d’un délai de 60 jours pour faire appel de cette décision. Boeing et Airbus s’affrontent depuis 2004 devant l’OMC à propos de leurs subventions réciproques. Ce conflit commercial, dont l’enjeu s’élève à des milliards d’euros ou de dollars, est le plus long et aussi le plus compliqué traité par l’OMC.        En septembre 2016, c’était au tour de l’UE et de certains de ses Etats membres d’être rappelés à l’ordre par l’OMC à propos de subventions au profit d’Airbus, à la suite d’une plainte de Washington. La concurrence set rude entre les deux avionneurs mais les perspectives du marché sont rassurantes. Airbus (comme Boeing) Boeing  table sur une hausse de 4,4 % par an de la flotte mondiale d’avions pour la période 2017-2036, évaluant le besoin à 34.170 avions passagers et 730 avions-cargos, pour une valeur globale de 5.300 milliards de dollars. Plus de 70 % des appareils neufs seront des monocouloirs. Sur ce total, 60 % permettront de répondre aux besoins de croissance du marché et 40 % viendront remplacer des appareils trop gourmands en consommation de carburants.

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