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Alerte sur l’endettement des entreprises (Bercy)

Alerte sur l’endettement des entreprises (Bercy)

Environ 1000 milliards d’encours d’endettement des entreprises, c’est beaucoup s’alerte la Banque de France et le rythme de croissance des crédits à l’équipement des entreprises a de nouveau accéléré le mois dernier en France, atteignant son plus haut niveau depuis mars 2009, selon des données publiées mardi par la Banque de France. A fin octobre, leur encours affichait une hausse de 8,3% sur les douze derniers mois, contre 7,7% à fin septembre et 7,4% à fin août. Pour l’ensemble des crédits à l’investissement des entreprises, en incluant les crédits immobiliers, le rythme de croissance des encours a également accéléré en octobre, s’élevant à 6,6%, contre 6,1% fin septembre. La progression de l’encours des crédits de trésorerie a aussi accéléré sur la période, avec une hausse de 5,1%, après +4,4% en septembre). Au total, les encours de crédits aux entreprises affichent une progression de 6,0% sur un an à fin octobre, après + 5,5% un mois plus tôt. Fin octobre, l’encours total des crédits bancaires aux entreprises s’élevait à 954 milliards d’euros – dont 670 milliards pour l’investissement et 226 milliards pour la trésorerie – contre 904 milliards un an plus tôt. Pour Bercy,   « La dynamique d’endettement est préoccupante, mais il n’y a pas de risque de crédit à brève échéance » insiste-ton au ministère. « Il s’agit d’éviter que des banques déjà exposées à des entreprises endettées le soient davantage demain. ».  La dette brute des grandes entreprises françaises a augmenté de 7% par an en moyenne entre 2011 et 2016 contre 1% seulement pour les PME. Dans son communiqué, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) souligne :

« S’agissant des sociétés non financières, leur endettement rapporté au PIB est caractérisé par une hausse presque continue depuis 2005. Cette évolution contraste avec celles des autres grands pays européens. Sur la période la plus récente, la dynamique de l’endettement des sociétés non financières repose aussi bien sur la progression des crédits bancaires que sur celle des titres de dette. »

Il y a deux mois, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau pointait dans une interview au Figaro : « Nous devons nous soucier de la croissance rapide de l’endettement des ménages et surtout des grandes entreprises, à près de 8 % de hausse.» Il prévenait déjà que « Si nécessaire, nous prendrons des mesures macro-prudentielles. Le crédit va bien en France, et c’est une bonne nouvelle, mais il ne doit pas être durablement hors de proportion avec la situation économique. Le redémarrage des investissements est très encourageant. Mais on observe aussi un fort rebond des acquisitions des grandes entreprises, financé par l’endettement : c’est un des points à surveiller. » Dans sa lettre introductive au rapport annuel 2016, publiée en juillet dernier, la Banque de France expliquait ainsi : « Les crédits accordés à l’économie sont abondants. Ce dynamisme est même un sujet de vigilance aujourd’hui : les crédits progressent en France (+ 5,6 % en rythme annuel en avril 2017), plus de deux fois plus vite que la moyenne de la zone euro, beaucoup plus vite que le PIB nominal. La dette privée, des ménages et des entreprises, dépasse désormais en France celle de la zone euro. Nous devons veiller, comme vient de le marquer le Haut Conseil de stabilité financière, à ce que n’apparaissent pas de nouvelles bulles, sur l’immobilier ou sur les acquisitions d’entreprise. »

 

Pas d’amélioration de l’emploi en 2018 (Banque de France)

Pas d’amélioration de l’emploi en 2018 (Banque de France)

 

Si effectivement la croissance devrait encore un tout petit peu s’améliorer en 2018 par contre il ne faut guère envisager de progrès pour  le chômage qui selon la Banque de France devrait toujours être proche de 10 % (exactement 9,6 %). La Banque de France reprend les hypothèses économiques qui semblent faire consensus avec une perspective de croissance pour 2018 qui pourraient tutoyer les 2 % (1,8 %). Ceci étant,  cette croissance ne sera pas suffisante pour absorber un nombre significatif de chômeurs et réduire le taux d’inactivité. Certes le petit regain de croissance permettra sans doute de créer encore de l’ordre de 150 à 200 000 emplois nets par an mais parallèlement il y aura une nette diminution des emplois aidés et la démographie fera gonfler le nombre de demandeurs d’emploi. Sans parler des dispositions de la loi travail qui dans un premier temps vont favoriser la  suppression d’emploi. Ce n’est sans doute qu’à partir de 2019 et 2020 que la loi pourra générer des effets bénéfiques. Dans un premier temps, on  va adapter un peu mieux les effectifs ce qui permettra d’obtenir une meilleure compétitivité et d’augmenter chiffre d’affaires et profits. Ensuite seulement les capacités de production et l’emploi suivront. Pour la banque de France « Après trois années de croissance modérée », l’activité devrait « accélérer » fortement cette année pour atteindre 1,8%, soit son plus haut niveau depuis 2011 (La Banque de France tablait jusqu’à présent sur une hausse du produit intérieur brut de 1,6% pour 2017, 2018 et 2019), s les bons résultats en matière d’investissement des entreprises, ajoutés au « dynamisme de la demande mondiale et à la baisse des taux d’intérêts justifient faire preuve d’un peu  plus d’optimisme tant pour les entreprises que pour l’emploi. « Après plusieurs années exceptionnellement négatives », l’activité ne devrait plus être « freinée par le commerce extérieur », estime ainsi l’institution monétaire, qui anticipe un « rattrapage des performances décevantes observées jusqu’au début 2017 ». Selon ce scénario, les exportations devraient repartir de l’avant, en particulier en 2018 (+5,9%). Les parts de marchés de la France devraient ainsi se redresser, et le commerce extérieur cesser de pénaliser l’économie tricolore. Les mesures fiscales annoncées par le gouvernement, comme la baisse de la taxe d’habitation, et surtout les perspectives plus favorables sur le front de l’emploi privé, devraient par ailleurs soutenir le revenu des ménages, permettant à la consommation de rester « robuste ». Selon la Banque de France, le taux de chômage ne devrait pas diminuer en 2018 (9,6% de la population active), en raison de la baisse des emplois aidés. Mais il devrait bel et bien reculer en 2019 et 2020, de l’ordre de 0,4 point par an.

Hollande : l’incontinence verbale pathologique

Hollande : l’incontinence verbale pathologique

Il y a plusieurs sortes d’incontinence, celle de François Hollande est de nature verbale. Il ne peut s’empêcher de parler, à tous et en permanence. Une discipline qu’il a pratiquée lorsqu’il était président de la république et qui s’est caractérisée par le faite qu’il était davantage commentateur qu’acteur. Une manie, une obsession qui ne l’a pas quitté depuis qu’il n’est plus président de la république. Derrière ce délire verbal se dissimule sans doute un problème existentiel. Il s’agit pour lui d’occuper un espace politique qui lui laisse espérer qu’il pourra encore jouer un rôle. D’ordinaire les présidents de la république ont respecté un délai de bienséance et de discrétion pour prendre du recul et ne pas gêner leurs successeurs. Hollande, lui, s’est relancée immédiatement dans l’arène, il multiplie les interviews, les apparitions et les conférences y compris rémunérées. Il a un avis sur tout, un commentaire sur n’importe quoi. La vérité, ce n’est pas tellement qu’il a des idées, des convictions, des projets mais qu’il ne sait  rien faire d’autre que de la politique et qu’il réinvestit dans un éventuel come-back par ailleurs par ailleurs hypothétique. Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Notre-Dame-des-Landes, la gauche et el parti socialiste, le bilan de son quinquennat… L’ancien président de la République François Hollande s’est exprimé sur de nombreux sujets, jeudi soir, à l’occasion d’une grande interview accordée à RTL.  L’ancien président de la République François Hollande a estimé jeudi sur RTL que le Parti socialiste avait « un avenir », le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon ne pouvant à ses yeux prétendre incarner la gauche. Interrogé sur les prétendants au poste de premier secrétaire, M. Hollande n’a pas souhaité « faire un palmarès », mais a souhaité leur délivrer un conseil : « Ils doivent être sur une ligne qui doit être crédible sur le plan économique. Qui doit mettre la justice et la lutte contre les inégalités au premier rang. Et qui doit être ouverte à la construction européenne, parce que la France a un rôle majeur à jouer dans cette période. Et enfin ils doivent avoir vis-à-vis du monde une volonté de régulation, l’écologie étant une de ses dimensions », a-t-il expliqué. La gauche est-elle incarnée aujourd’hui par Jean-Luc Mélenchon ? « Vous vous trompez », a répondu M. Hollande. Alors que Jean-Luc Mélenchon avait pendant la campagne « entraîné, mobilisé, notamment la jeunesse », et qu’il « pouvait jouer un rôle de rassemblement », il « s’est installé dans le rôle de convocation de manifestations qui ont été autant d’échecs que d’objectifs qui avaient été de manière présomptueuse annoncés ». « Il devait y avoir 1,5 million (de manifestants) sur les Champs-Élysées, vous les avez vus vous ? […] Cette stratégie qui a consisté à vouloir s’opposer par la rue a été finalement une bénédiction pour le gouvernement et le président […]. Je pense qu’avec un opposant comme celui-là les pouvoirs ont de beaux jours devant eux », a raillé l’ex-président. Interrogé sur son discours du Bourget de 2012, M. Hollande a dit qu’il le prononcerait aujourd’hui « de la même manière »« Je pense que la finance prédatrice, spéculative reste un danger pour le monde. Le creusement des inégalités que nous voyons. Le fait qu’une partie de la richesse soit captée, capturée même par une toute petite minorité de privilégiés […] est un risque pour la stabilité du monde », a-t-il estimé. Louant l’action de son gouvernement pour une juste imposition des multinationales, il a estimé qu’il y avait « encore beaucoup à faire quand on voit l’optimisation fiscale d’un certain nombre de groupes »« Je suis de gauche et j’ai fait une politique de gauche », a-t-il revendiqué. Le retrouvera-t-on en 2022 ? « On me retrouvera avant 2022 pour déterminer les choix qui me paraîtront les meilleurs et avec le grand respect que j’accorde au président de la République et à sa politique, parce que je considère que la France doit réussir », a-t-il répondu. Bref Hollande n’a pas renoncé à 2022 !

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Lentement mais sûrement Édouard Philippe fait son trou dans l’opinion publique. Certes il ne procède pas comme Macron à coups de conférences, de réunions internationales ou de déclarations tapageuses qui occupent presque chaque jour les médias mais il creuse son sillon à la fois de manière discrète et relativement efficace. Les Français apprécient surtout cette discrétion tout autant que sa compétence et sa personnalité non clivante. Un changement assez radical par rapport à d’autres premiers ministres comme Valls par exemple. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo les Français se disent satisfaits à hauteur de 50 % concernant le premier ministre de 56%, en hausse de 10 points sur 3 mois, selon les résultats d’un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo. Point positif pour Édouard Philippe, cette forte progression est principalement due à une hausse conjointe de la satisfaction tant auprès des électeurs de gauche (+17%) que de droite (+13%). Un premier ministre «et de droite et de gauche» en somme qui bénéficie en outre d’un score de dictateur africain auprès des sympathisants LREM qui jugent son action satisfaisante à 99%. Il n’y a guère que chez les frontistes que l’on n’apprécie pas Édouard Philippe. Et encore. Ils sont 33% des sympathisants du FN à approuver son action.  Les Français le jugent ainsi majoritairement «sympathique» et «compétent» (60% et 58%). À titre de comparaison, Jean-Marc Ayrault n’enregistrait sur ces deux critères que 39% et 40% à la même période après sa nomination. Comparé à ce prédécesseur, premier ministre de François Hollande au début de son quinquennat, Édouard Philippe réalise même une performance sur le critère du charisme. 41% des Français le jugent ainsi «charismatique» quand ils n’étaient que 15% à porter le même jugement sur Jean-Marc Ayrault. Quant aux relations entre Emmanuel Macron et son premier ministre, les Français la jugent plutôt bien équilibrée puisqu’ils sont 60% à assurer que «chacun des deux occupe l’espace politique qu’il faut». Un score étonnant pour Édouard Philippe. Chef de la majorité par fonction, il n’est pourtant affilié à aucun parti, pas même celui du président de la République.

 

 

Le gouvernement prépare l’abandon de Notre-Dame des Landes

Le gouvernement prépare l’abandon de Notre-Dame des Landes

 

En laissant filtrer des informations depuis plus d’une semaine,  le gouvernement teste en fait l’opinion à propos du projet de Notre-Dame des Landes. On semble s’orienter vers un réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes. Cependant pour faire passer la pilule auprès des partisans de Notre-Dame des Landes, on promet en même temps de faire évacuer la ZAD pour Emmanuel macro il s’agit de ne pas se couper des écolos et notamment de Nicolas Hulot dont la présence est si précieuse au gouvernement pour faire avaler le maintien du nucléaire mais il faut montrer en même temps l’autorité de l’État par une grande opération de police. Une opération de police qui n’a plus grand intérêt si le projet de Notre-Dame des Landes est abandonné. En effet avec le temps la ZAD  va se vider progressivement de la plupart de ses occupants dans la mesure où le motif de mobilisation aura disparu. Du coup, le gouvernement accumule truismes et fanfaronnades pour satisfaire les partisans des deux camps. Pour preuve les déclarations du  Premier ministre Edouard Philippe  “Les besoins liés au développement du transport aérien dans le Grand Ouest justifient la réalisation d‘une plate-forme qui sera dimensionnée sur les hypothèses connues, c‘est-à-dire le doublement du trafic aérien d‘ici 2040”, a déclaré le Premier ministre lors d‘une déclaration à la presse. “Il existe deux façons de répondre à ce besoin”, a-t-il poursuivi. “La première serait de réaliser Notre-Dame-des-Landes tel qu‘il a été conçu, la seconde, et c‘est un élément nouveau, serait de procéder a un réaménagement complet de l‘aéroport existant de Nantes Atlantique”. Les deux présentent des avantages et des inconvénients, a déclaré le Premier ministre sur la base du rapport. Réfutant l‘idée de “Notre-Dame-des-Landes ou rien”, Edouard Philippe a ajouté: “Le rapport nous invite à réfléchir sur un choix qui se formaliserait plutôt de la façon suivante: ‘Notre-Dame-des-Landes ou un réaménagement de l‘aéroport de Nantes Atlantique’.” Le président de la République rendra une décision d‘ici fin janvier. “Cette décision sera claire, sera assumée par le gouvernement et elle doit nous permettre de répondre aux besoins identifiés” et de “de garantir un retour à la normale notamment sur les questions d‘ordre public». Bref, c’est parler pour ne rien dire !

Entrée à l’université : orientation …et sélection

Entrée à l’université : orientation …et sélection

Pas étonnant que le projet de loi relatif à l’entrée à l’université actuellement en discussion à l’Assemblée nationale soit contesté par plusieurs syndicats de lycéens et d’étudiants comme l‘UNEF et d‘enseignants comme le Snesup-FSU. Le texte prévoit en effet une sorte d’évaluation et d’accompagnement pédagogique pour vérifier que le candidat possède les connaissances requises pour réussir alors qu’aujourd’hui 60 % des étudiants échouent dès les premières années de licence. À cela s’ajoute un dispositif d’orientation au niveau du lycée pour éviter qu’une grande partie des  étudiants ne se précipitent  vers les universités alors qu’ils n’ont que peu de chances de réussir. D’une certaine façon, c’est évidemment la remise en cause de l’accès automatique des bacheliers à l’université. Une réforme qui évidemment s’imposait compte tenu du taux d’échec lors du parcours universitaire mais aussi de la nécessité de réorienter nombreux d’étudiants vers des filières professionnelles et techniques dont l’économie a besoin et susceptibles de déboucher sur des emplois alors qu’aujourd’hui nombreux d’étudiants en sciences sociales non d’autres débouchés que l’administration. Le texte précise que l‘inscription dans une formation en licence générale pourra être “subordonnée à l‘acceptation, par le candidat, du bénéfice des dispositifs d‘accompagnement pédagogiques ou du parcours de formation personnalisé proposés par l’établissement pour favoriser sa réussite”. Il prévoit la mise en place d‘une nouvelle plateforme Parcoursup qui remplacera l‘APB -l‘admission post-bac- qui a connu ces derniers mois de nombreux dysfonctionnements. Le candidat pourra recevoir la réponse “oui”, ou la réponse “oui si” ou “en attente”. En cas de nombre de candidats supérieur à celui de places dans une filière, l‘université pourra ne pas l‘accepter mais devra lui proposer une formation proche de sa demande. Enfin, le projet de loi prévoit la suppression du régime de Sécurité sociale applicable aux étudiants et leur rattachement au régime général. La cotisation “Sécu” des étudiants sera remplacée par une contribution dont le montant ira croissant de la licence au doctorat.

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action ! (Yannick Jadot)

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action !  (Yannick Jadot)

« Les discours de repentance climatique, j’en ai un peu assez ». Invité sur franceinfo pour évoquer le sommet pour le climat qui s’est tenu mardi 12 décembre, à Paris, Yannick Jadot a déploré que l’on fasse  »des sommets d’autoaccusation pour masquer l’inaction. » Le député européen Europe Ecologie – Les Verts a affirmé qu’il n’y avait pas eu  »d’annonces sérieuses » à l’occasion de cette journée organisée presque deux ans jour pour jour après l’accord de Paris, conclu à l’issue de la COP21. « Moi je veux que la France soit gardienne de l’accord de Paris, leader du climat. Mais pour cela, il faut que l’on agisse. Il faut arrêter de dire : nous n’en faisons pas assez. »« Les Etats ne sont pas dans le bon tempo de l’action climatique », a encore martelé Yannick Jadot, donnant ainsi raison à Emmanuel Macron quand il affirme que l’on est « en train de perdre la bataille »« Qu’Emmanuel Macron prenne un leadership mondial sur le climat, tant mieux. Qu’à ce sommet, tout le monde ait mis un taquet à Donald Trump, cela nous fait tous plaisir. Moi, les discours de repentance climatique j’en ai un peu assez. Moi, je veux de l’action. » Yannick Jadot a également salué les engagements pris par les entreprises. « Tant mieux si elles le font. C’est une responsabilité morale. Mais la responsabilité des Etats, c’est de ne plus donner un euro aux énergies fossiles, sinon on n’est pas cohérent. » Le député a ainsi rappelé que les pays européens doivent encore augmenter leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter à au moins deux degrés le réchauffement climatique  à l’échelle mondiale d’ici 2100.  Et d’inviter le président Emmanuel Macron à engager l’action « à l’échelle française et européenne pour que l’on puisse assumer ce leadership par l’exemple. Mais c’est le seul président français qui utilise les enceintes des Nations Unies ou ce type de sommet pour vanter le nucléaire. Ce qui totalement aberrant.’

Pollution- Gaz à effet de serre : l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient a publié à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

 

« L’ hôpital, à bout de souffle » (Agnès Buzyn)

 « L’ hôpital, à bout de souffle » (Agnès Buzyn)

 

Le rôle de l’hôpital dans le parcours de soins, l’organisation et le fonctionnement tout dit être remis à plat pour la ministre qui s’est exprimée dans une interview à Libération. (Extraits)

 

Quand vous êtes arrivée au ministère, vous avez dit que vous n’étiez pas là pour faire carrière, mais pour essayer de faire bouger les choses. Y arrivez-vous ?

Oui. Nous avons d’ores et déjà fait des choses dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui marque la priorité donnée à la prévention, et on a pu orienter l’action sur des thématiques qui me tiennent à cœur. Par exemple, pour l’accès aux soins dans les territoires, j’ai proposé une approche radicalement différente, concrète, pragmatique qui se fonde notamment sur les moyens que nous donnons aux acteurs sur le terrain d’agir pour construire leurs solutions. Je ne plaque pas le même modèle partout. Pour autant, j’ai le sentiment qu’il n’y a pas eu assez de choix courageux qui ont été faits par le passé, et on va devoir transformer les choses en profondeur.

C’est-à-dire ?

De vrais défis nous attendent, notamment sur la pertinence des soins, et une restructuration de nos hôpitaux est indispensable. Il va falloir recentrer leur activité sur leur valeur ajoutée et la médecine de recours, en renforçant leur capacité à accueillir tout le monde. Il faut surtout redonner confiance aux équipes de l’hôpital et du sens à leur mission. Par ailleurs, nous allons mener la réforme structurelle des retraites, pour qu’enfin on ait confiance dans notre système. Aujourd’hui, celui-ci est illisible, au point que les jeunes ont le sentiment qu’ils n’en bénéficieront pas. Globalement, nous devons repenser l’ensemble. Le système est à bout de souffle.

Dans sa campagne, Emmanuel Macron avait promis de l’argent aux hôpitaux, étouffés par vingt ans de rigueur financière. Une promesse oubliée ?

On réduit souvent le problème à des questions financières et budgétaires. Parfois, ce sont des choix stratégiques et organisationnels qu’il faut faire. Sur la santé et l’hôpital, je ne dis pas qu’il n’y a pas besoin d’argent, mais nous sommes arrivés au bout d’une histoire et d’un système. Par exemple, avec la tarification à l’activité, la T2A : ce système a fait croire à l’hôpital public qu’il devait se concentrer sur des activités rentables, qu’il devait se sentir une âme d’entreprise…

L’hôpital n’est donc pas une entreprise ?

Non. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas faire attention à ses budgets, mais l’hôpital apporte aussi autre chose, en termes de service public, d’accueil, de compétence. Nous avons risqué de faire perdre le sens de la mission de l’hôpital aux équipes en leur faisant croire qu’elles ne devaient faire que la rentabilité. Les équipes hospitalières ont été malheureuses de ce virage. Et cette logique est arrivée à son terme.

D’accord, mais que faire ?

Il faut changer la place de l’hôpital public dans notre système. C’est une urgence. Nous allons nous y atteler dès l’année prochaine avec tous les acteurs concernés, y compris pour traiter de la bonne articulation entre la ville, la médecine de ville, et l’hôpital.

Allez-vous poursuivre l’application de la loi santé, notamment avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT) ?

Créer les GHT était une bonne idée. Il faut poursuivre, car cela va nous permettre de mieux organiser les filières de soins, en faisant en sorte que les établissements ne soient pas en concurrence mais complémentaires les uns des autres. Aujourd’hui, il faut qu’ils se répartissent les tâches, regrouper les plateaux techniques plutôt que de les disperser.

Vous faites de la pertinence des soins une priorité, disant que 25 % des actes sont inutiles…

20, 25, 30 % d’actes non pertinents : les taux varient, mais interrogez n’importe quel médecin, il sait qu’un certain nombre ont inutiles, redondants, et pourtant facturés et remboursés. Nous ne pouvons plus nous le permettre. Des opérations chirurgicales ne devraient pas avoir lieu. Quand vous regardez les pratiques en cardiologie, vous voyez des différences entre certaines villes, entre certains départements, qui n’ont pas de sens. En 2012, à l’Institut national du cancer, nous avons analysé les prises en charge de cancers du sein et nous avons noté des pratiques très hétérogènes et problématiques.

Que proposez-vous ?

C’est une responsabilité collective, il faut mieux informer les patients et sensibiliser les professionnels de santé, qu’ils aient des guides de bonnes pratiques, et que la Haute Autorité de santé (HAS) définisse ce qui est pertinent ou pas. Je sais, c’est un travail à long terme, mais nous allons lancer des grands chantiers sur des pathologies de référence. La HAS donnera des indicateurs de qualité, et ensuite il s’agira d’embarquer professionnels de santé et malades autour de ces parcours de santé très efficients.

Un vœu pieux ?

Tout le monde arrive à ce constat, mais il y a un non-dit. L’assurance maladie a été construite à une période où les personnes avaient essentiellement des maladies aiguës ou des accidents, et ne vivaient pas très âgées. Notre système n’est pas adapté à une population vieillissante, qui a de multiples pathologies, nécessitant des prises en charge chroniques. On doit rééquilibrer l’activité vers ces parcours, où plusieurs professionnels se retrouvent et se coordonnent. Et d’ailleurs, nous allons avoir besoin de beaucoup plus de personnels non-médecins. Tout cela nécessite de repenser notre système de tarification.

Avez-vous le sentiment d’avoir réussi à réconcilier votre ministère avec le monde de la santé, tant le rapport était devenu tendu sous le précédent quinquennat ?

C’est vrai que j’avais face à moi des professionnels de tous bords très en attente et très tendus par le poids des années écoulées. Je connais leur métier, je suis à l’écoute. Mais je leur dis aussi ce que je pense et ce que l’intérêt général nous conduit à mettre en œuvre.

Leur avez-vous dit ce que vous pensez, par exemple sur le tiers payant ? Et quand sera-t-il généralisé ?

Nous avons pris une décision pragmatique. Le dispositif prévu par la loi n’était ni applicable ni faisable à très court terme. Un rapport me sera rendu le 31 mars pour un calendrier de faisabilité. Et surtout pour identifier les populations qui ont besoin en priorité du tiers payant. Car c’est mon objectif : que personne ne renonce aux soins pour des raisons d’avance de frais. Les jeunes, par exemple, y renoncent trop souvent. Ma politique, en tout cas, est de prendre pour modèle ce qui s’est passé avec les pharmaciens, qui ont réussi à mettre en place un outil fonctionnel, avec un tiers payant réalisé dans 99 % des cas, sans obligation légale. Quand la technique est au rendez-vous et qu’elle est simple, tout le monde l’adopte. J’ai bon espoir que les médecins fassent de même.

Quid du dossier médical partagé ?

Il existe, l’assurance maladie l’expérimente, et il va se déployer. L’outil est aujourd’hui facile, disponible sur smartphone. Et quand un outil est bien pensé, il se déploie.

Interdiction des portables à l’école : la surprise !

Interdiction des portables à l’école : la surprise !

L’interdiction des portables à l’école constitue une double surprise. C’est pourtant ce qu’a indiqué le ministre de l’éducation nationale lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. La surprise est d’abord pour ceux qui ignoraient que ces portables étaient autorisés depuis longtemps et que certains élèves passaient davantage de temps à adresser des SMS qu’à apprendre à lire, à écrire et à compter. Notons qu’aux États-Unis ces portables sont interdits dans les écoles haut de gamme fréquentées par les cadres de Google. La seconde surprise sera évidemment les élèves qui témoignent d’une addiction maladive à l’égard les plus huppées. Des portables qui ne les quittent jamais même la nuit pour échanger des messages au contenu pathétique. Sans doute l’une des raisons pour laquelle la France est aussi mal classée au palmarès mondial de l’enseignement. Pas la seule raison évidemment car il faudrait y ajouter les dégâts du pédagogisme et du contenu surréaliste de certains programmes y compris et peut-être surtout dans les classes primaires. Le ministre de l‘Education nationale avait déjà indiqué en septembre qu‘il souhaitait interdire les portables à l’école, une mesure qui figurait dans le programme électoral d‘Emmanuel Macron, évoquant alors la possibilité d‘installer des “casiers qui ferment” pour les déposer. ”Nous sommes en train de travailler sur cette question pour les modalités, a-t-il indiqué dimanche. “Il faut qu‘ils soient en quelque sorte confinés, ce qui d‘ailleurs au passage existe déjà, il y a des collèges qui réussissent à le faire”.

Climat : quatre ministres pour l’économie « renouvelable » : une pétition de principe !

Climat : quatre ministres pour l’économie « renouvelable » : une pétition de principe !

Curieux cette pétition de principe de seulement 4 ministres, elle aurait pu être signée par d’autres ministres tout autant intéressés. Une pétition qui n’apporte pas grand chose de nouveau sinon qu’elle insiste surtout sur  les 100 milliards plus ou moins promis aux pays en développement. En fait Hulot  veut renforcer sa posture par rapport à son objectif  de «  neutralité carbone à l’horizon 2050 », soit un objectif plus ambitieux que celui fixé par la loi de transition énergétique, adoptée en 2015. Cette loi a pour but de permettre à la France de remplir ses engagements contre le changement climatique : diminuer les gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et les diviser par 4 en 2050. Mais un objectif qui repose essentiellement sur le maintien d’uen part très importante d e la production d’électricité par le nucléaire.   . La « neutralité carbone » ne signifie pas que la France cesserait d’émettre du CO2 mais que ses émissions seraient compensées par différents moyens de lutte anti-carbone comme des nouvelles technologies, des plantations d’arbres…. Mais surtout par le maintien du nucléaire. Dont la part ne sera pas réduite à 50%en 2025 mais vers 2040 ou 2050.  « La neutralité carbone à l’horizon 2050 », soit un objectif plus ambitieux que celui fixé par la loi de transition énergétique, adoptée en 2015. Cette loi a pour but de permettre à la France de remplir ses engagements contre le changement climatique : diminuer les gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et les diviser par 4 en 2050. A quelques jours de l’ouverture d’un sommet sur le climat, à Paris, l’exécutif veut montrer qu’il fait toujours de cette question une priorité. Dans les colonnes du JDD, quatre ministres publient un texte commun « pour une économie renouvelable ». Nicolas Hulot (Transition écologique et solidaire), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères), Bruno Le Maire (Economie) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et Recherche) jugent que l’accord de Paris, adopté il y a deux ans sous François Hollande, est « la clé de voûte d’une transformation profonde du monde ».  »C’est bien de la paix dont il s’agit mais aussi de la stabilité de l’économie, qui ne saura pas prospérer dans un monde qui connaîtrait un changement climatique de l’ordre de 3 °C ou 4 °C », disent-ils.  « Deux ans exactement après l’adoption de l’accord de Paris, nous sommes donc résolus à accélérer encore notre action pour viser la neutralité carbone à l’horizon du milieu du siècle et pour apporter un appui concret à toutes celles et ceux qui sont d’ores et déjà sur la ligne de front du changement climatique », avancent les quatre membres du gouvernement Philippe. Et d’assurer qu’ils vont « amplifier le dynamisme » le 12 décembre, date du sommet à Paris. Ils prennent pour exemple les « 100 milliards de dollars par an » promis aux pays en développement : « La France a depuis mis en place une taxe sur les transactions financières qui contribue à soutenir son action pour le climat. Nous nous mobiliserons pour que cette taxe devienne européenne et ferons en sorte que chacun participe à cette solidarité. » « Nous n’avons pas le choix : pour être au rendez-vous de la lutte contre le changement climatique, nous devons opérer un changement profond sur nous-mêmes », écrivent-ils encore.

Smic : les experts condamnent l’augmentation mensuelle de 11 euros !!!

Smic : les experts condamnent l‘augmentation mensuelle de 11 euros !!!

 

 

début 2017, le SMIC a été augmenté d’environ 11 € ; une progression excessive d’après un groupe d’experts régulièrement consultés par les gouvernements. Des experts qui sans doute ignorent des conditions concrètes d’un smicard qui touche un salaire d’un peu plus de 1100 € nets par mois. Pourtant ces spécialistes estiment que le niveau du SMIC est en corrélation avec la hausse du chômage. Certes le SMIC constitue une référence dans nombre de branches et mécaniquement provoque des réajustements salariaux. Ceci étant ce n’est sans doute pas 10 € par mois qui peuvent être responsables du manque de compétitivité de l’économie française. Un manque de compétitivité indiscutable comme en témoigne à nouveau le déficit de la balance commerciale qui atteindra de l’ordre de 50 milliards en 2017 tandis que l’Allemagne enregistre, elle,  un excédent de 250 milliards. D’autres facteurs que ces fameux 10 € sans doute à prendre en compte notamment le manque d’innovation, la faiblesse de la recherche et le trop faible poids d’entreprise de taille intermédiaire. On devrait s’interroger sur les 35 heures  qui d’un coup ont  désorganisé les entreprises.  Enfin ce qui handicape le plus d’économies françaises c’est sans doute à la fois le prélèvement obligatoire et le niveau de dépenses publiques par rapport au PIB. Le fameux comité d’expert cependant  préconise aujourd’hui de revoir le calcul du Smic et de ne plus l’indexer annuellement selon l’inflation et le pouvoir d’achat des ménages. Le 1er janvier, le Smic est augmenté, automatiquement, selon ces données, revalorisation auxquelles peut éventuellement s’ajouter un “coup de pouce” supplémentaire, décidé par le gouvernement. Début 2017, le Smic avait ainsi été augmenté de 0,93%, atteignant 1.480,27 euros brut mensuels. Si les experts prônent une telle réforme du salaire minimum, c’est qu’ils jugent que les modalités actuelles du Smic sont inefficaces pour réduire le chômage et lutter contre la pauvreté

 

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

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Encore  cinq milliards d’euros de déficit, contre 4,6 milliards le mois précédent, ont annoncé jeudi les Douanes, qui expliquent cette détérioration par une forte hausse des importations. Sur douze mois, le déficit cumulé de la France a atteint 61 milliards d’euros, contre 48,2 milliards en 2016, année qui avait marqué un coup d’arrêt à l’amélioration du solde commercial tricolore entamée en 2011. Une nouvelle fois,  la France affiche un déficit commercial important de près de 50 milliards à comparer aux 250 milliards d’excédents de l’Allemagne et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants.  Avec 245 milliards de dollars, la Chine est reléguée à la deuxième place devant le Japon, selon une étude réalisée par l’institut économique IFO, en attendant les chiffres officiels des banques centrales. A l’inverse, les Etats-Unis accusent le déficit le plus important, avec un déficit courant de 478 milliards de dollars. En 2015, l’excédent de la balance des paiements courants de la Chine s’élevait à 293 milliards de dollars tandis que l’Allemagne affichait 257 milliards de dollars.  Il y a encore un peu plus de 4 ans, Nicole Bricq, alors ministre déléguée au Commerce extérieur comptait ramener le déficit commercial à zéro, hors facture énergétique, d’ici à 2017. Comme bon nombre des objectifs affichés au début du quinquennat de François Hollande, cette ambition semble désormais inatteignable Selon les Douanes, l’aggravation du déficit s’explique par le « fort dynamisme des importations », qui ont progressé de 1,1% en octobre, soit un rythme beaucoup plus élevé que les exportations, qui ont augmenté de 0,4%. Ce phénomène est « en grande partie lié à un approvisionnement exceptionnel en produits pharmaceutiques », précisent les Douanes, qui font également état d’une détérioration de la balance commerciale concernant le matériel militaire, cette fois en raison d’un reflux des ventes, et de l’industrie automobile. Dans ce secteur, les importations sont « reparties de l’avant », en raison notamment d’une hausse des « approvisionnements en véhicules depuis la Turquie, le Maroc et la Corée du Sud », indiquent le communiqué. Le déficit énergétique, de son côté, s’est à nouveau légèrement réduit, en raison d’une baisse des approvisionnements en hydrocarbures naturels. La balance des transactions courantes, dans le même temps, s’est légèrement améliorée, tout en restant déficitaire. Selon la Banque de France, elle a atteint en octobre -2,2 milliards d’euros, contre -3,3 milliards le mois précédent.

 

 

Brexit : compromis entre le Royaume-Uni et l’UE

Brexit : compromis entre le Royaume-Uni et l’UE

Accord laborieux mais accord quand même pour la première phase des négociations du Brexit. D’après un communiqué de la Commission européenne, l’accord conclu porte notamment sur les droits des citoyens européens vivant au Royaume-Uni, sur la relation entre l’Irlande et l’Irlande du Nord et sur les conditions financières. Dès la les négociations sur les futures relations commerciales entre les Britanniques et l’union européenne pourront commencer dans les semaines et mois à venir L’avenir de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord était le dernier obstacle majeur. Les gouvernements britannique et irlandais étaient parvenus en début de semaine à un compromis mais le DUP, parti unioniste nord-irlandais sur lequel Mme May s’appuie pour disposer de la majorité à la Chambre des communes, y avait mis son veto.  Le compromis conclu lundi prévoyait un « alignement réglementaire » des deux côtés de la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord. Mais le DUP refusait toute différence de réglementation entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. D’après une source au sein du parti, sa dirigeante, Arlene Foster, a négocié une bonne partie de la nuit avec Mme May et fera une déclaration plus tard dans la journée.  Le président du Conseil européen, Donald Tusk, devait lui aussi faire une déclaration à la presse dans la matinée. Le Conseil européen devra se prononcer le 15 décembre sur l’accord conclu vendredi matin.

 

Retraites : 84% des Français pour l’harmonisation

Retraites : 84% des Français pour l’harmonisation

Une étude qui n’apporte pas grand-chose et qui témoigne de la complexité de la réforme des retraites. Plus de huit Français sur dix (84%) seraient favorables à une harmonisation des régimes de retraite, mais seulement 40% se prononcent pour un régime unique, selon une étude du ministère des Solidarités rendue publique mercredi. La question première est de savoir à quel niveau se ferait l’harmonisation. Par le bas, par le haut, autour de la moyenne. Même interrogation concernant l’éventuel socle unique, quel contenu ? Le niveau d’une  pension du régime général pour uen carrière complète est d’environ 1100 euro. Mais il y a des très fortes disparités autour de cette moyenne selon les statuts.39% estiment « qu’il ne devrait y avoir qu’un seul régime de retraite avec des caractéristiques identiques pour tous». Sans aller si loin, un peu moins de la moitié (45%) se prononce pour « un socle commun de retraite (…) gardant certaines différences selon le statut professionnel». Seules 16% des personnes interrogées préfèrent ainsi « des régimes différents pour tenir compte des différences de statut professionnel». CES résultats pourraient « traduire à la fois une volonté de renforcer l’équité entre les différents régimes, et une envie de simplification et de plus grande lisibilité« , selon la Drees service statistique du ministère). . Dans le détail, les opinions divergent selon les statuts : « les inactifs, notamment les retraités, préconisent le régime unique pour 44% d’entre eux, contre 35% des actifs ». Chez ces derniers, le régime unique est davantage plébiscité par les ouvriers (49%) que par les cadres et professions libérales ou professions intermédiaires (24% dans les deux cas). Les salariés du public, sans surprise moins favorables au régime unique (26%) que les salariés du privé (36%), se positionnent pour 57% d’entre eux pour un socle commun avec des différences selon le statut. Autre enseignement, si l’ensemble des sondés « restent très majoritairement attachés à un système de retraite essentiellement public » (9 sur 10 en 2015), un peu moins de la moitié estime qu’il faudrait à l’avenir ajouter « un complément d’assurance ou d’épargne individuelle » à l’actuel système par répartition. Bref, pas vraiment de quoi éclairer le gouvernemenet qui prudemment a repoussé l’échéance de la reforme en 2019 voire plus  tard.

 

Prélèvement à la source :nouvelle cathédrale administrative (et piège à cons) votée par l’Assemblée

Prélèvement à la source :nouvelle cathédrale administrative (et piège à cons)  votée par   l’Assemblée

L’Assemblée nationale a voté donné mardi les  modalités du prélèvement à la source en 2019. En clair, pour les salariés, ce sont les entreprises qui vont jouer le rôle de l’administration fiscale. Le prélèvement  à la source est en apparence une  mesure de simplification souhaitée par tous en tout cas ceux qui payant l‘impôt sur le revenu. En fait depuis la progression de la mensualisation cette mesure perd de son intérêt ( environ70%  sont mensualisés).La vérité c’est que le prélèvement à la source va constituer uen vraie martingale fiscale pour le gouvernement ( celui-ci  et les autres). D’abord on va pouvoir élargir l’assiette en fusionnant le moment venu l’ impôt sur le revenu et CSG. Tout le monde paiera le même impôt au lieu de 50% seulement de la population actuellement. Ensuite de façon discrète et indolore on va augmenter la fiscalité pour boucher tous les trous des déficits notamment sociaux. Et la France va pouvoir conserver pendant longtemps son record du monde de prélèvement obligatoire ! Second piège à cons pour les entreprises. Les entreprises déjà collecteur d’impôts vont le devenir encore davantage avec des échanges bureaucratiques insoupçonnés avec l’administration. En cause l’évolution de la situation des foyers fiscaux ( mariage, divorce, enfant, autres personne à charge  etc.). Il est clair par ailleurs que administration mettra des mois pour mettre à jour les dossiers fiscaux , ce qui jouera à la hausse comme à la baisse avec un nombre de régularisation incalculable . Les PME principaux employeurs en France ne sont évidemment pas équipées pour répondre à ces nouvelles contraintes administratives.  Mesure phare de la fin du quinquennat Hollande, la collecte de l’impôt au versement du salaire – et non plus un an après comme actuellement – devait initialement entrer en vigueur début 2018. Mais le gouvernement avait annoncé début juin son report, le temps de commander une série d’audits sur la « robustesse » du dispositif.

Le massacre de l’école encore confirmée avec la lecture

Le massacre de l’école encore confirmée avec la lecture

Année après année, les différentes enquêtes internationales constatent la dégradation du système scolaire français. Cette déliquescence n’est pas récente, elle a  commencé il y a au moins une quarantaine d’années du fait de l’utopie pédagogiste. L’école primaire a perdu de vue que sa mission centrale était d’apprendre aux élèves à lire, à écrire et à compter. On a oublié que la lecture était le meilleur moyen d’apprendre ensuite pour se former et se cultiver.  On pourrait certes accuser la culture de limage ou du Smartphone mais dans les pays mieux classés ces outils sont autant possédés par les élèves. Pour masquer cet abandon, on a multiplié les systèmes d’évaluation douteux. Avec la suppression des notes,  il était plus facile d’ignorer la baisse générale du niveau de l’éducation ;  résultats, environ 20 % des élèves qui sortent du primaire ne maîtrisent  pas les bases fondamentales du français et des mathématiques. Environ 20 % les maîtrisent de façon approximative. Ce qui n’empêche pas de conduire qu’au bac. Un diplôme complètement dévalorisé dans plusieurs filières. Des Responsabilités multiples;  d’abord celle des pouvoirs publics qui n’ont cessé d’engranger les réformes d’éphémères ministres de l’éducation. Aussi celle des parents d’aujourd’hui voire d’hier, eux-mêmes malformés ,et qui se sont accommodés d’une fausse évaluation de leurs enfants. Sans parler de ceux qui vont même jusqu’à protester contre les enseignants quand cette évaluation leur paraît trop mauvaise. Enfin les enseignants eux-mêmes. Des  enseignants qui suivent  tant bien que mal les réformes du ministère. Des enseignants par ailleurs très mal rémunérés et bien peu respectés. Pour preuve du désastre de l’école la dernière enquête Pirls. Dans cette enquête, qui compare les systèmes éducatifs de 50 pays, les écoliers français se classent 34e en compréhension en lecture. L’étude Pirls existe depuis 2001, et en quinze ans, avec les Pays-Bas, la France est le seul pays qui a régressé dans ce classement. En termes de performances en lecture, la Russie, Singapour et Hong Kong sont en tête du classement tandis que la France n’arrive qu’en 34e place. Elle est en recul permanent depuis une quinzaine d’années. Mais la France est en mauvaise position sur tous les fondamentaux : écriture, lecture, français en général et mathématique. Malheureusement la France est mal classée partout comme en témoigne cet autre étude PISA.

  • dernier classement en date, publié en 2016, à partir des données recueillies en 2015. La France est arrivée à la 26e place sur 70 :
  Pays Score en sciences Score en compréhension de l’écrit Score en mathématiques
1 Singapour 556 535 564
2 Japon 538 516 532
3 Estonie 534 519 520
4 Taipei chinois 532 497 542
5 Finlande 531 526 511
6 Macao (Chine) 529 509 544
7 Canada 528 527 516
8 Viet Nam 525 487 495
9 Hong-Kong (Chine) 523 527 548
10 P-S-J-G (Chine) 518 494 531
11 Corée 516 517 524
12 Nouvelle-Zélande 513 509 495
12 ex. Slovénie 513 505 510
14 Australie 510 503 494
15 Royaume-Uni 509 498 492
15 ex. Allemagne 509 509 506
15 ex. Pays-Bas 509 503 512
18 Suisse 506 492 521
19 Irlande 503 521 504
20 Belgique 502 499 507
20 ex. Danemark 502 500 511
22 Pologne 501 506 504
22 ex. Portugal 501 498 492
24 Norvège 498 513 502
25 États-Unis 496 497 470
26 Autriche 495 485 497
26ex. France 495 499 493
28 Suède 493 500 494
28 ex. République tchèque 493 487 492
28 ex. Espagne 493 496 486
31 Lettonie 490 488 482
32 Russie 487 495 494
33 Luxembourg 483 481 486
34 Italie 481 485 490
35 Hongrie 477 470 477
36 Lituanie 475 472 478
36 ex. Croatie 475 487 464
36 ex. CABA (Argentine) 475 475 456
39 Islande 473 482 488
40 Israël 467 479 470
41 Malte 465 447 479
42 République slovaque 461 453 475
43 Grèce 455 467 454
44 Chili 447 459 423
45 Bulgarie 446 432 441
46 Émirats arabes unis 437 434 427
47 Uruguay 435 437 418
47 ex. Roumanie 435 434 444
49 Chypre1 433 443 437
50 Moldavie 428 416 420
51 Albanie 427 405 413
52 Turquie 425 428 420
52 ex. Trinité-et-Tobago 425 427 417
54 Thaïlande 421 409 415
55 Costa Rica 420 427 400
56 Qatar 418 402 402
57 Colombie 416 425 390
57 ex. Mexique 416 423 408
59 Monténégro 411 427 418
59 ex. Géorgie 411 401 404
61 Jordanie 409 408 380
62 Indonésie 403 397 386
63 Brésil 401 407 377
64 Pérou 397 398 387
65 Liban 386 347 396
65 ex. Tunisie 386 361 367
67 ERYM 384 352 371
68 Kosovo 378 347 362
69 Algérie 376 350 360
70 République dominicaine 332 358 328
  • PISA 2015 fournit des résultats récoltés auprès de 540 000 élèves de 15 ans au sein de 72 pays de l’OCDE et pays partenaires non-membres de l’OCDE. Un panel qui est jugé représentatif des 29 millions d’élèves de cet âge scolarisés dans ces 72 pays et économies.
  • Le classement ci-dessus est reproduit tel que le présente l’étude PISA. Il est basé sur les points acquis en sciences, le « domaine majeur » de l’étude (première colonne).

L’enquête PISA n’est pas la seule enquête éducative à donner lieu à un classement (à ce sujet, voir notre classement des lycées ou encore le célèbre classement de Shanghai spécial universités).

 

L’emploi : en hausse modeste partout en France

 L’emploi : en hausse modeste partout en France

 LINSSSE  indique dans une étude publiée ce lundi, que pour la première fois depuis 2006, l’emploi augmente dans toutes les régions. À noter surtout qu’il s’agit de l’emploi salarié puisqu’au contraire les emplois des micros entrepreneurs diminuent. À noter aussi la baisse récurrente dans l’industrie. Ces bons résultats, qui interviennent dans un contexte de croissance modérée, révèlent que 27,6 millions de personnes occupaient un emploi, salarié ou non à la fin de l’année 2016. La croissance du nombre d’emplois salariés et non salariés a été particulièrement dynamique en Occitanie (+1,6%) et Pays de la Loire (+1,5%) entre 2015 et 2016. Ces deux régions ont bénéficié « d’une croissance particulièrement soutenue de l’emploi dans le secteur tertiaire ».  L’augmentation est plus modeste en Corse, en Ile-de-France et à La Réunion mais supérieure à la moyenne nationale (+0,9%). A l’inverse,  l’emploi augmente modérément, moins qu’en moyenne nationale, en Normandie et dans le quart nord-est de l’Hexagone (Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Hauts-de-France), ainsi qu’en Guadeloupe, Martinique et Guyane. Les experts de l’Insee ont noté que cette hausse moins prononcée dans ces régions peut s’expliquer par une baisse de l’emploi dans la construction plus forte qu’en moyenne nationale. En outre,« l’industrie, qui continue de décliner, est très présente dans les quatre régions métropolitaines ». Dans les autres régions (Centre-Val-de-Loire, Nouvelle-Aquitaine, Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur), l’emploi augmente à un rythme proche de la moyenne nationale. Comme ailleurs, « il est dynamisé par le tertiaire marchand, excepté en Provence-Alpes-Côte d’Azur : dans cette région, la hausse de l’emploi dans ce secteur, plus lente qu’en moyenne nationale, est compensée par un recul moins prononcé des effectifs dans la construction et dans l’industrie. »

L’annulation de la Taxe dividendes: pour justifier le déficit

L’annulation de la Taxe dividendes: pour justifier le déficit

 

D’une certaine manière,  la  ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau,  renvoie la balle à l’UE en demandant que l’annulation de la taxe dividendes décidée par le précédent gouvernement et annulée par Bruxelles soit intégrée pour autoriser la France à dépasser 3% de déficit budgétaire. Une bataille budgétaire et  juridique qui est aussi une bataille d’incompétence. Et chacun de renvoyer la responsabilité aux différents gouvernements précédents. Reste que la facture que laisse François Hollande est dure à avaler puisque la fameuse taxe sur les dividendes été  décidée en 2012 et qu’il faut maintenant rembourser aux contribuables concernés représente  une facture de 10 milliards. Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a largement critiqué l’ardoise du gouvernement précédent. Une “ardoise” liée à “l‘amateurisme juridique” du précédent exécutif pour Christophe Castaner et “un scandale d‘Etat” pour le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire. Du coup l’ancien secrétaire budget de François Hollande se défend et renvoie la balle au gouvernement de Sarkozy. Dans un billet publié sur son blog, Christian Eckert rappelle que cette contribution avait été mise en place fin 2012 notamment pour faire face à des contentieux d‘un montant de 4,5 milliards d‘euros “laissé par le gouvernement précédent auquel Bruno Le Maire appartenait”, du fait de la censure par la justice européenne d‘un prélèvement mis en place durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il souligne que toutes les analyses effectuées en 2012 avaient conclu “à la conformité au droit communautaire” et explique que la censure de la taxe repose sur une jurisprudence datant de fin 2016 et qui était donc “inenvisageable en 2012”. Et d’accuser certains responsables d’avoir été complice de décision qu’il critique aujourd’hui. Pour Christian Eckert, la polémique vise à “faire diversion” et Bruno Le Maire et Gérald Darmanin “auraient sans doute été plus mesurés” s‘ils avaient pris en compte le fait que de nombreux membres de la majorité actuelle ont participé au vote de cette loi. “Si avant de parler de scandale et d‘amateurisme juridique ils s’étaient interrogés sur le rôle du président (Emmanuel) Macron, secrétaire général adjoint de l‘Elysée en 2012, qui s‘occupait avant tout de fiscalité des entreprises, du secrétaire général de l‘Elysée d‘aujourd‘hui, Alexis Koehler, directeur de cabinet du ministre des finances (Pierre Moscovici, ndlr) en 2012 et des parlementaires devenus ministres (Christophe) Castaner, (Gérard) Collomb, (Richard) Ferrand…, qui ont voté à l’été 2012 la loi de finances et tous ses articles, ils auraient sans doute été plus mesurés”. La réplique de Christian Hecker et notamment sa critique de Macron n’est guère étonnante car lorsqu’il était au gouvernemenet avec Macron,  Christian Hecker n’a jamais caché son opposition à l’actuel présidentes de la république. .Reste que ces affaires sont assez lamentables et démontrent surtout qu’on fait semblant de boucher des trous budgétaires avec des recettes hypothétiques. Ce qu’avait d’ailleurs dénoncé la Cour des Comptes en considérant que le budget défendu par Christian Hecker était insincère. Pour parler plus clairement bidonné ! Pour sortir partiellement de cet imbroglio, une nouvelle contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises a été adoptée le mois dernier au Parlement afin de compenser la moitié des coûts liés à l‘invalidation. Il faut évidemment espérer qu’elle ne sera pas à nouveau annulée par Bruxelles.

Christian Estrosi : non à l’opposition bête et méchante

Christian Estrosi : non à l’opposition bête et méchante

Estrosi fait son mea culpa dans un entretien accordé au Parisien Week-end, et reconnait que l’opposition bête et méchante est idiote et inopérante.    En clair, Christian Estrosi dans le  Parisien Week-end ce vendredi 1er décembre qu’il « n’aime pas l’ancien Christian Estrosi, celui qui jouait le jeu des partis, qui acceptait de défendre parfois aveuglément les positions d’un autre, sans forcément partager son point de vue. » Une confession surprenante mais qui va dans sa volonté d’émancipation de la direction des Républicains. Le maire de Nice va plus loin dans son introspection en allant même jusqu’à dire qu’il « déteste le Christian Estrosi qui a voté en 1988 un projet de loi relatif au rétablissement de la peine de mort. » L’élu semble regretter douloureusement ce passage de sa vie parlementaire.  Après ces remises en question, Christian Estrosi a continué sa distanciation vis-à-vis de son parti dans son entretien. Alors qu’il s’était déjà montré politiquement proche d’Emmanuel Macron au cours de la campagne présidentielle, le maire de Nice n’a pas manqué cette fois de complimenter Anne Hidalgo et sa politique en matière de transports à Paris. « Qui peut critiquer sa volonté de réduire à néant les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 ? Moi, je suis d’accord », a assuré Christian Estrosi.

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