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Volkswagen : 60 milliards pour l’électrique et le numérique

Volkswagen : 60 milliards pour  l’électrique et le numérique

 

Cette fois le tournant semble bien pris par l’important groupe  automobile allemand Volkswagen. Le groupe  va investir 60 milliards d’euros d’ici 2024 dans le développement de véhicules électriques et hybrides et dans les technologies numériques, a annoncé vendredi le constructeur allemand.

Le groupe de Wolfsburg prévoit de proposer 75 versions de modèles de voitures électriques et une soixantaine d’hybrides.

Il compte construire environ 26 millions de véhicules électriques d’ici 2029.

Herbert Diess, le président du directoire de Volkswagen, a déclaré lors d’une conférence de presse que le constructeur allemand n’avait aucun projet de coopération avec l’américain Tesla.

Volkswagen a en outre annoncé la nomination d’un ancien dirigeant de BMW, Markus Duesmann, à la tête de sa marque haut de gamme Audi.

Spécialiste du développement des moteurs, Markus Duesmann prendra ses fonctions le 1er avril 2020 en remplacement de Bram Schot et sera chargé de redonner du sens au slogan de la marque “Vorsprung Durch Technik”, “le progrès par la technique”.

Le logiciel de manipulation des émissions polluantes à l’origine du scandale des moteurs diesel du groupe Volkswagen en 2015 avait été conçu par des ingénieurs d’Audi.

 

Macron: l’immaturité de l’enfant gâté

Macron: l’immaturité de l’enfant gâté  (Nathalie Segaunes )

Nathalie Segaunes   dans l’OPINION dresse le portrait de cet inconnu de 2017 élu président de la république.

« En 2017, les Français ont élu un inconnu. Après trente mois de conduite du pays, la personnalité du Président se dessine peu à peu, y compris pour ceux qui l’entourent . Deux ans et demi après son entrée à l’Elysée, Emmanuel Macron exclut de « tirer le bilan » lui-même de cette première mi-temps, mais réfléchit, selon son entourage, à une prise de parole « d’ici la fin de l’année », afin de proposer une perspective aux Français.

Qui est Emmanuel Macron ? Qu’a-t-il dans le ventre ? Qu’a-t-il en tête ? Placés sous la lumière des projecteurs à l’épreuve du pouvoir, les présidents de la Ve République se révèlent, dans tous leurs défauts et leurs qualités. Energique mais irascible, pour Nicolas Sarkozy. Résilient mais impuissant, pour François Hollande. A mi-mandat, le profil de l’actuel Président est toujours aussi insaisissable. A la fois ange et démon, charpenté et déstructuré, capable de sang-froid en pleine crise des Gilets jaunes et perdant ses nerfs lorsque sa candidate à la Commission européenne est rejetée, le chef de l’Etat français est un homme complexe, que l’exercice du pouvoir découvre peu à peu.

Arrivé à l’Elysée comme le jeune taureau déboule dans l’arène, Emmanuel Macron promettait de renverser la table en mai 2017. Les banderilles des Gilets jaunes l’ont obligé depuis à « baisser le col », comme on dit en tauromachie. « Il était sûr de lui et triomphant au début du quinquennat, il est aujourd’hui prudent et aux abois, résume l’ancien député socialiste Gilles Savary. Il n’y a plus de petites phrases malencontreuses et on observe une immense prudence sur les réformes : il laisse désormais le Premier ministre et les ministres les annoncer. On est entré dans une phase un peu normalisée ». Le philosophe Marcel Gauchet va plus loin: « Il s’est déprésidentialisé, estime-t-il. Lorsqu’il a été élu, Macron avait une ligne claire, contrairement à Hollande. Aujourd’hui, il donne l’impression de n’avoir plus du tout de projet clair, mais de courir après les évènements et d’exploiter les opportunités ».

La V République concentre entre les mains du Président l’essentiel du pouvoir. Dans sa pratique quotidienne, Emmanuel Macron a accentué encore cette caractéristique. Se mêlant de tout, voulant tout contrôler – aidé par l’affaiblissement du Parlement, la défaillance des oppositions et la médiocrité de son propre parti.

Ministres aveugles. Sa toute-puissance n’est guère rééquilibrée, loin s’en faut, par son gouvernement. D’une part, parce qu’il a choisi des personnalités sans grande envergure politique. « Certains ministres de Hollande avaient une identité politique extrêmement forte, et n’étaient pas toujours d’accord avec lui », rappelle son ancien conseiller Gaspard Gantzer. Emmanuel Macron, lui, a composé ses gouvernements avec un évident souci de ne pas être challengé.

D’autre part, en limitant à 10 le nombre de collaborateurs dans les cabinets ministériels, ce qui s’est fait le plus souvent au détriment des conseillers budgétaires, « il a rendu ses ministres aveugles », souligne son biographe Marc Endeweld dans Le grand manipulateur (Stock, 2019). Et centralisé encore davantage le véritable pouvoir à l’Elysée et Matignon, où sont rendus les arbitrages.

Des ministres qui ne mouftent d’ailleurs pas sous Emmanuel Macron, comme s’ils redoutaient la foudre présidentielle. Exigeant et sans affect, le Président peut être sévère avec ses ministres ou ses conseillers. « Il respecte les ministres qui ont été élus, note l’un de ses proches. Pour les autres en revanche, ceux qui lui doivent tout, il peut avoir le plus grand mépris ».

« Avec lui, soit vous êtes loin, soit vous êtes soumis », résume un ancien ministre de François Hollande, qui s’est beaucoup demandé, avant la présidentielle de 2017, pourquoi il ne rejoignait pas Emmanuel Macron. « Il n’y aura jamais de large alliance autour de lui, car cela supposerait de vraies capacités de débat et de collectif, dont Macron n’est pas doté. Pour vous séduire, il peut parfaitement entendre des choses qui ne vont pas dans son sens. Mais il ne supporte pas qu’on lui résiste, qu’on émette une contradiction qui limite son expansion ».

Le prix de la liberté. Jean-Marc Borello, président-fondateur du groupe SOS, membre du bureau exécutif de La République en marche, est un visiteur régulier d’Emmanuel Macron, et lui dispense ses conseils. Lui n’est pas « soumis », et n’hésite pas à contredire son ancien élève à Sciences Po, ni à se moquer. « Mais il ne me paie pas, et je ne lui demande rien », précise-t-il. La liberté a un prix avec Emmanuel Macron.

« Intelligent », « rapide », « tactique à l’extrême », selon son ancien condisciple de l’ENA Gaspard Gantzer, Emmanuel Macron aurait ce côté« enfant gâté », voire « immature » que certains déplorent parfois, sous le couvert de l’anonymat, dans son entourage. Comme lorsqu’il accorde un entretien à l’hebdomadaire Valeurs actuelles sans en parler à ses principaux conseillers, dont il sait qu’ils désapprouveront l’initiative… Un entretien qui n’a pas été relu par les conseillers techniques de l’Elysée, afin d’en préserver la confidentialité, et donc parsemé d’erreurs de fond.

Premier président français à accorder un entretien à ce journal de la droite ultra-conservatrice, Emmanuel Macron a brisé les codes. Gaspard Gantzer voit dans cette initiative un « péché d’orgueil » : « Il a fait comme Hollande quand il se confiait à Davet et Lhomme. C’est une façon de dire : c’est moi qui sais, je suis le chef et je fais ce que je veux ».

Pour Marcel Gauchet, en cette mi-mandat, l’amateurisme apparaît cependant comme le « péché mortel » du macronisme : « Macron a de grandes idées, mais il lui manque le personnel compétent, et surtout la connaissance intime du pays. Il n’a pas trouvé le lien avec le pays, il est abstrait, hors sol ». La réforme des retraites est l’ultime ligne réformatrice du Président, alors que se profile, à l’horizon 2022, un nouveau duel Macron-Le Pen. »

L’enfumage de l’ électricité verte

L’enfumage  de  l’ électricité verte

 

La confirmation que l’électricité dite totalement  verte est une escroquerie commerciale puisque toutes les sources d’énergie se retrouvent  dans le même réseau par  Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics.

 

 

« Les contrats 100% électricité verte font partie des offres de la plupart des fournisseurs, des plus grands aux plus petits. C’est un argument de différenciation de produits mis en avant dans les campagnes commerciales des grands groupes énergétiques. Des fournisseurs alternatifs tels que Enercoop et Planète Oui en font leur marque de fabrique. Si vous optez pour ce type de contrat, l’équivalent de votre consommation sera produit à partir de sources d’énergie renouvelables : biomasse, éolien, hydraulique ou solaire. Cela ne veut pas dire que tous les électrons qui alimentent vos appareils proviendront de centrales utilisant ces ressources renouvelables. Le réseau par lequel transite l’électricité ne permet pas de différencier l’électricité verte de la grise. Il restitue l’électricité injectée par les sites de production aux consommateurs selon les lois de la physique. Le contrat n’y changera rien. Il ne peut modifier les lois de Kirchhoff qui régissent la circulation des électrons dans le réseau. L’électricité que vous consommerez sera la même qu’avec un contrat d’offre classique : elle viendra principalement des sites de production les plus proches, donc très probablement de centrales thermiques ou nucléaires.

Néanmoins, votre fournisseur s’engage à produire ou à participer au financement de l’équivalent de votre consommation en électricité verte.

Pour rendre crédible leurs engagements, les fournisseurs ont à leur disposition un instrument réglementaire : la garantie d’origine (GO). La GO est un certificat permettant de s’assurer du caractère renouvelable d’une production d’électricité, une GO par MWh vert produit. Elle est émise par le producteur d’énergie renouvelable et certifiée par son inscription dans un registre en application d’une ordonnance de 2011 transposant deux directives européennes. Le fournisseur peut utiliser les GOs de ses propres sites de production d’énergie renouvelable ou bien les acheter sur le marché par l’intermédiaire de la société Powernext, légalement chargée d’en tenir le registre pour la France. Pour éviter leur accumulation, les GOs ont une durée de vie de 1 an. Il n’existe pas de marché de gros : les transactions se font de gré à gré. Dès qu’elle est utilisée dans une vente au détail, la GO est annulée.

Le système de GO permet de dissocier la consommation de la rémunération de la production d’électricité verte. Même si le client ne reçoit pas l’électricité verte promise, il rémunère 100% de sa production au travers de l’achat ou de l’émission de GOs par son fournisseur. En effet, s’il ne possède pas de capacité de production renouvelable, le fournisseur doit effectuer deux transactions pour remplir ses contrats verts : produire ou acheter de l’électricité sur le marché de gros et acheter des GOs sur la plateforme Powernet. Les deux ne sont pas forcément liés : les GOs peuvent être émis n’importe où en Europe, loin des clients. En effet, Powernext est membre de l’Association of Issuing Bodies de sorte que les titulaires de compte peuvent importer (ou exporter) des GOs depuis (ou vers) d’autres pays européens. Le découplage entre le MWh vert produit et la GO associée permet aux fournisseurs dotés de capacités de production conventionnelles (thermique ou nucléaire) de verdir leur offre sans rien changer de leur mix énergétique. Il leur suffit d’acheter les GO correspondant aux contrats souscrits. Ce découplage peut conduire à une situation paradoxale où l’entreprise verte qui cède une GO à une entreprise grise ne peut pas vendre son MWh comme étant vert alors que le producteur gris qui a acheté la GO en a le droit.

Le découplage entre consommation et rémunération de l’électricité verte a aussi un impact non-trivial sur le mix énergétique du fait de l’intermittence des sources d’énergies éoliennes et solaires.

Prenons l’exemple de deux consommateurs, A et B, qui consomment chacun 24 kWh par jour, plus précisément 1 kW chaque heure de la journée. Leur électricité provient d’une centrale thermique dont ils utilisent 2 kW de capacité de production chaque heure de la journée. Ils habitent une région ensoleillée proche de l’équateur, de sorte qu’une alternative verte se présente : le producteur/fournisseur peut installer des panneaux photovoltaïques permettant de produire à pleine capacité pendant chacune des 12 heures diurnes.

Le consommateur A signe un contrat 100% électricité verte proposé par son fournisseur. Celui-ci doit alors émettre ou acheter des GO pour 24kWh par jour d’énergie solaire (la consommation de A), ce qui nécessite l’installation de 2 kW de capacité de production en panneaux photovoltaïques. Durant les heures de la journée, les 2 kW couvrent les besoins des deux clients, A mais aussi B, donc on peut se passer de la centrale thermique. Celle-ci n’est mise en route que le soir pour alimenter B, mais aussi A la nuit venue. Finalement, sans le savoir, A et B consomment la même électricité ! Elle est verte le jour et grise la nuit. Dans un sens, A finance la consommation verte de B. Le consommateur A contribue donc à la transition énergétique, mais il a fallu pour cela doubler les capacités de production, chaque type de centrale électrique n’étant utilisé que la moitié du temps.

Si A veut produire et consommer sa propre électricité 100% verte, il devra installer 2kW de capacité de production en photovoltaïque couplés à une batterie de 12kWh de capacité (en négligeant les pertes inhérentes au stockage). A devient alors un consommateur (un ‘prosumer’) qui peut se déconnecter du réseau et savourer pleinement son électricité verte. De son côté, B continuera d’utiliser l’électricité issue de la centrale thermique à hauteur de 1 kW toutes les heures. La centrale tournera toute la journée mais en dessous de sa capacité de production.

Si l’on compare les deux options, le bilan environnemental est très différent : dans les deux options vertes, 2 kW d’énergie solaire sont installés et 24kWh d’électricité grise sont produits, avec les mêmes émissions polluantes mais réparties différemment. Dans le cas où A signe un contrat vert la centrale thermique fonctionne à pleine capacité pendant la moitié du temps et, dans le cas où il installe ses propres panneaux solaires, elle fonctionne de façon ininterrompue mais à la moitié de sa capacité.[1] Le bilan carbone est le même mais la qualité de l’air est moindre avec le contrat vert car les émissions de particules fines sont concentrées lors des pics de pollution en soirée. A quoi s’ajoute un surcoût lié à la montée en charge lorsque la centrale thermique s’active en fin de journée.[2] Dans le cas d’autoconsommation, il faut investir dans le stockage de l’énergie, une technologie qui, bien qu’en progrès, reste particulièrement onéreuse.

Si, dans notre exemple, il a suffi que A signe un contrat 100% électricité verte pour que 2kW de panneaux photovoltaïques soient installés, c’est loin d’être le cas en pratique. En France, la source d’énergie renouvelable principale étant hydraulique, il y a de bonnes chances que la rémunération par la garantie d’origine finance une centrale hydraulique existante et souvent largement amortie. C’est un effet d’aubaine pour les centrales existantes, et les nouveaux barrages qui pourraient être financés sont peu nombreux à cause de l’opposition des populations riveraines. De toute façon, l’incitation financière apportée par les GO reste faible. Les montants sont négligeables au regard des tarifs d’achat réglementés de l’énergie renouvelable: de l’ordre de 0,15 à 3,6 € par MWh pour les GOs alors que le tarif d’achat du MWh solaire va de 150 à 180 €![3] Ces quelques euros de plus font peu de différence dans les décision d’investissement.

Depuis la Loi n° 2017-227, les installations bénéficiant de soutien public (obligation d’achat ou compléments de rémunération) voient leurs GOs récupérées par l’Etat et mises en vente par enchères organisées par Powernext.

La GO n’est certainement pas le levier financier de la transition énergétique ; un peu de beurre dans les épinards tout au plus. Les choses pourraient changer si les consommateurs deviennent demandeurs massifs d’électricité verte. En effet, la demande forte de GOs ferait monter leur prix et pousserait à plus d’investissement en technologies renouvelables.

Le système des GOs est un instrument ingénieux pour répondre à la demande des consommateurs qui souhaitent contribuer à la transition énergétique sans pour autant installer des panneaux solaires. En s’appuyant sur le marché, il permet de rémunérer l’offre d’énergie renouvelable où qu’elle soit. Néanmoins, le système aurait à gagner à être plus précis afin de mieux informer les consommateurs sur le produit qu’ils achètent. Peu d’entre eux savent qu’ils peuvent retrouver la trace de la source d’énergie renouvelable à laquelle ils ont contribué en reportant le numéro de la GO acquise par leur fournisseur sur le site Powernext. Certains aimeraient peut-être diriger leur contribution vers certaines installations. Les fournisseurs alternatifs en font une stratégie commerciale. Ainsi Enercoop met en avant son réseau de producteurs locaux et associatifs. Un fournisseur conventionnel pourrait aller plus loin dans la différenciation de produits lors de la signature du contrat en s’engageant à acquérir les GOs selon un cahier des charges plus précis: la source d’énergie, l’origine géographique ou l’âge des équipements. On pourrait alors souscrire à un contrat 100% électricité solaire d’Occitanie. C’est tout à fait possible avec le système des GOs actuel. On pourrait également favoriser le stockage de l’énergie en différenciant la GO selon l’heure de la journée, avec une prime lors des pics de pollutions de fin d’après-midi. De tels contrats étofferaient la gamme des produits offerts par les fournisseurs et seraient plus rémunérateurs pour les producteurs. Mais ils coûteraient plus chers. Il n’est donc pas sûr que la demande suivrait. »

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[1] A noter que les coûts d’investissement (ou de démantèlement) et de maintenance ne sont pas les mêmes avec les deux options.

 

France : le massacre de l’industrie notamment par l’euro et la fiscalité

France : le massacre de l’industrie notamment par l’euro et la fiscalité

 

 

La France a été doublement victime d’une sorte de crime contre son industrie d’une part de la part de l’euro d’autre part fait de la fiscalité. À cela s’est ajouté le manque d’offre technique. La première responsabilité en incombe sans doute à la surestimation de l’euro plus proche des préoccupations allemandes que des réalités françaises. Comme si cela n’était pas suffisant,  en interne on a poursuivi une politique fiscale assommant le reste de compétitivité. Ne parlons pas des 35 heures qui ont fait plonger la productivité surtout des entreprises à fort pourcentage de main-d’œuvre et ont surtout porté une atteinte mortifère à la valeur travail. En fait, la France a connu un véritable massacre de son industrie confirme   une note de la Fabrique de l’industrie publiée en  novembre. En même temps, cet écroulement de l’industrie a vidé nombre de territoires de leur substance économique. Une sorte de processus irréversible de désaménagement du territoire. Le résultat d’un manque général de compétitivité, d’une insuffisance de l’offre technique aussi des visions illusoires de certains experts qui pensaient que la France se transformerait complètement dans des activités de services commercialisant des productions fabriquées à l’étranger. Le problème, c’est que ces productions ont bien été délocalisées mais que les pays de production se sont réappropriés la commercialisation et la valeur ajoutée tout en progressant en technicité. Dans le même temps, la France perdait certaines compétences techniques et certaines qualifications. 4/5 des zones d’emploi que compte la France ont subi des destructions d’emploi dans le secteur industriel entre 2009 et 2015. Le déclin industriel français ne date pas d’hier.

Au niveau national, la part de l’industrie dans la valeur ajoutée entre 1980 et 2018  a clairement chuté pour passer de 29% à 16% selon de récentes données de la Banque mondiale. En parallèle, l’industrie a détruit près de 2,2 million d’emplois, réduisant ces effectifs de 43% sur la même période, selon de récents chiffres cités par l’Observatoire français des conjonctures économiques dans l’ouvrage consacrée à  »L’économie française en 2020″. En outre, le poids de l’emploi industriel dans l’emploi marchand est passé de 29,2% en 1980 à 14,6% en 2018.

Résultat, en 2017, le niveau de production de l’industrie manufacturière française est inférieur de 13% à son pic de la fin 2000. Pire, il est inférieur de 12% à celui du début des années 90, il y près de 30 ans ! Il a fallu tout ce temps pour que l’on prenne conscience de l’exigence d’une politique de l’offre.

 

L’appareil industriel a ainsi connu « sa pire chute d’activité depuis la Seconde Guerre mondiale, perdant près de 10% de sa valeur ajoutée au cours des années 2008-2009″, ajoutent les économistes de l’observatoire rattaché à Sciences-Po Paris. Outre les délocalisations massives vers des pays à bas coût, de nombreux industriels ont  externalisé une partie de leurs services chez des sous-traitants implantés dans le tertiaire. La branche des services aux entreprises a connu une expansion majeure depuis le début des années 1980.

 

« Les activités scientifiques, et techniques, services administratifs et de soutiens ont crée de plus de 2,8 millions d’emplois, soit une hausse de 181%, sous l’effet notamment du recentrage des activités industrielles sur leur coeur de métier », soulignent les auteurs de l’ouvrage précité.

 

L’un des enseignements important de cette étude est que la variation de l’emploi industriel est d’abord déterminée par des conditions macroéconomiques favorables. La composante nationale explique environ 52% des variations locales de l’emploi dans l’industrie. Les chercheurs citent entre autres la productivité dans l’industrie, la concurrence internationale ou les structures de dépenses des consommateurs.

En outre, les conditions locales peuvent également être des facteurs déterminants pour la santé de l’emploi dans des territoires fortement industrialisés. La qualité des infrastructures de transport, le prix du foncier, la disponibilité de la main d’oeuvre, le climat, la géographie, la présence d’établissements d’enseignement supérieur ou de centres de recherche sont cités par les économistes. L’effet local comme la forte spécialisation sectorielle explique des variations d’emploi dans 122 zones d’emploi (environ 40% de l’échantillon ).  »Les zones à effet local positif se retrouvent le plus souvent à l’ouest, dans le sud et en Rhône-Alpes, tandis que celles qui présentent un effet local négatif sont majoritairement localisées dans le nord et le centre de la France » expliquent les auteurs de la note.

Le gouvernement a lancé en novembre 2018 le dispositif des 144 territoires d’industrie bénéficiant d’un appui spécifique de l’Etat et des collectivités locales. Sous la coupole du Grand Palais, le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné de plusieurs ministres, avait lancé en grande pompe cette initiative au moment du salon de l’industrie du futur devant un parterre de chefs d’entreprise et de décideurs. Un an après, la conjoncture s’est fortement dégradée. La plupart des grandes économies de la zone euro frôlent les récessions techniques dans le secteur industriel. Et si la France tente de résister en raison justement d’un poids plus faible de l’industrie et d’une moindre exposition au ralentissement du commerce mondial, les dernières enquêtes de conjoncture n’annoncent pas de perspectives vraiment optimistes. La plupart des instituts de statistiques ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance de l’économie française pour 2020.

 

Le discours macronien: une diarrhée verbale

Dans un article récent, nous nous  interrogions sur la consistance idéologique du macronisme. Un courant politique dont on peine à saisir la philosophie exacte et dont l’incarnation se résume à un seul homme. Le macronisme  n’a pas d’autre porte-parole que Macron lui-même et ne réussit pas à pénétrer la culture et le système politique français. En outre, eu  égard à ses nombreuses contradictions Macron peine à donner une lecture accessible de son projet politique. Pour schématiser, on  pourrait convenir que le en même temps permet de penser et de dire tout et son contraire. On pourrait multiplier les exemples. Le plus récent concerne la laïcité. Macron a d’abord défendu  une conception assez humaniste pour maintenant hystériser le débat et se rapprocher des thèses de Le Pen. Certains supporters de Macron pourraient le contester en ressortant quelques phrases récentes prouvant le  contraire. En fait souvent des banalités, des évidences pour rééquilibrer une orientation un peu trop droitière. On pourrait prendre un autre exemple celui des retraites. Cette question devait être traitée en 2019; les décisions à ce sujet ont été habilement reportées après l’échéance des municipales. Le réformisme de Macron s’est d’abord heurté à des difficultés  méthodologiques qu’il a complètement estimées car la question est plus complexe qu’il n’y paraît. Le régime universel cherche un contenu opérationnel. Pour l’instant, il se résume à  des slogans : un euro versé aura la même valeur ou encore la retraite à points. Une retraite à points n’a guère de sens si on ne connaît pas précisément la valeur de ce point et la date à laquelle pourra prétendre à bénéficier de la pension. Pour tenter de la justifier, la majorité a d’abord considéré que c’était l’occasion de supprimer les régimes spéciaux. Or très rapidement ,on s’est aperçu que dans certaines professions ce serait impossible en regard des spécificités ( armées, police, enseignants, certains services publics) qu’en outre,  il conviendrait de tenir compte de la pénibilité dans certaines professions. Évidemment, on a aussi intégré les réticences corporatistes et le Premier ministre a pratiquement déclaré qu’il abandonnait le concept d’universalité laissant le temps nécessaire aux régimes spéciaux rejoindre le régime général. Macon lui-même, il y a quelques jours, en contradiction avec Jean-Paul Delevoye,  ministre des retraites, a déclaré qu’il adhérait au principe du droit grand-père. En clair, la réforme ne s’appliquerait qu’aux nouveaux entrants pour les régimes spéciaux. Du coup, on reporte de 45 ans les effets de cette réforme. Initialement, la réforme devait être mise en application en 2035 mais pour des considérations financières Macron voulait anticiper la mise en œuvre en 2025. Désormais, il la reporte de 45 ans. Évidemment son contenu dépendra surtout du mécontentement social et des formes que cela prend. On peut dire que dans ce domaine comme dans bien d’autres le macronisme se  réduit à un opportunisme politique de nature très électorale. Autre contradiction, celle de l’environnement où le chef de l’État veut apparaître comme l’un des grands leaders mondiaux sur ce terrain de la nouvelle modernité mais à côté des grands discours prononcés dans les cercles internationaux, la pratique ne change guère et la France est toujours accusée par l’Europe de ne pas respecter ses propres objectifs. On pourrait multiplier les exemples. Dès lors,  on peut se demander comment Macron parvient quand même à donner une apparence de cohérence à son projet politique. Tout simplement par le déversement continu d’un verbiage véhiculé par les grands médias.

Macron est le seul à pouvoir s’expliquer sur sa philosophie et son projet, il multiplie donc les déplacements, les interventions et les interviews. Mais le fleuve du verbe présidentiel ressemble surtout à une sorte de diarrhée verbale. Des propos souvent contradictoires, des mots, des phrases, des périphrases en forme de torrent qui inonde et saoule l’auditoire. Des exemples, le premier concernant le fameux débat avec les intellectuels qui avaient fini par user les intéressés vers une heure du matin au point que certains dormaient et que d’autres ont  rejoint leur lit avant la fin du monologue. Dernier exemple, l’interview fleuve dans le très droitier magazine valeurs actuelles où finalement Macon ne dit rien clairement ou plus exactement dit tout, son contraire aussi, cela noyé dans des propos d’une grande banalité et des évidences. La vérité, c’est que Macron n’a pas vraiment de philosophie ni de projet politique autre que celui de son maintien pouvoir. Il n’y a pas non plus de mouvement ni même de personnel politique susceptible d’expliquer le macronisme et encore moins de l’incarner. La seule personnalité qui lui ressemble c’est sans doute la responsable la porte parole du gouvernement Sibeth Ndiaye; elle aussi  verse dans une diarrhée verbale impossible à supporter , un flot inarrêtable de mots pour masquer le vide total de la pensée. Macron, lui a au moins l’avantage de donner une enveloppe pseudo intellectuelle à ses discours verbeux.

Le mensonge de l’ électricité verte

Le mensonge de  l’ électricité verte

 

La confirmation que l’électricité dite totalement  verte est une escroquerie commerciale puisque toutes sources d’énergie se retrouve dans le même réseau par  Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics.

 

 

« Les contrats 100% électricité verte font partie des offres de la plupart des fournisseurs, des plus grands aux plus petits. C’est un argument de différenciation de produits mis en avant dans les campagnes commerciales des grands groupes énergétiques. Des fournisseurs alternatifs tels que Enercoop et Planète Oui en font leur marque de fabrique. Si vous optez pour ce type de contrat, l’équivalent de votre consommation sera produit à partir de sources d’énergie renouvelables : biomasse, éolien, hydraulique ou solaire. Cela ne veut pas dire que tous les électrons qui alimentent vos appareils proviendront de centrales utilisant ces ressources renouvelables. Le réseau par lequel transite l’électricité ne permet pas de différencier l’électricité verte de la grise. Il restitue l’électricité injectée par les sites de production aux consommateurs selon les lois de la physique. Le contrat n’y changera rien. Il ne peut modifier les lois de Kirchhoff qui régissent la circulation des électrons dans le réseau. L’électricité que vous consommerez sera la même qu’avec un contrat d’offre classique : elle viendra principalement des sites de production les plus proches, donc très probablement de centrales thermiques ou nucléaires.

Néanmoins, votre fournisseur s’engage à produire ou à participer au financement de l’équivalent de votre consommation en électricité verte.

Pour rendre crédible leurs engagements, les fournisseurs ont à leur disposition un instrument réglementaire : la garantie d’origine (GO). La GO est un certificat permettant de s’assurer du caractère renouvelable d’une production d’électricité, une GO par MWh vert produit. Elle est émise par le producteur d’énergie renouvelable et certifiée par son inscription dans un registre en application d’une ordonnance de 2011 transposant deux directives européennes. Le fournisseur peut utiliser les GOs de ses propres sites de production d’énergie renouvelable ou bien les acheter sur le marché par l’intermédiaire de la société Powernext, légalement chargée d’en tenir le registre pour la France. Pour éviter leur accumulation, les GOs ont une durée de vie de 1 an. Il n’existe pas de marché de gros : les transactions se font de gré à gré. Dès qu’elle est utilisée dans une vente au détail, la GO est annulée.

Le système de GO permet de dissocier la consommation de la rémunération de la production d’électricité verte. Même si le client ne reçoit pas l’électricité verte promise, il rémunère 100% de sa production au travers de l’achat ou de l’émission de GOs par son fournisseur. En effet, s’il ne possède pas de capacité de production renouvelable, le fournisseur doit effectuer deux transactions pour remplir ses contrats verts : produire ou acheter de l’électricité sur le marché de gros et acheter des GOs sur la plateforme Powernet. Les deux ne sont pas forcément liés : les GOs peuvent être émis n’importe où en Europe, loin des clients. En effet, Powernext est membre de l’Association of Issuing Bodies de sorte que les titulaires de compte peuvent importer (ou exporter) des GOs depuis (ou vers) d’autres pays européens. Le découplage entre le MWh vert produit et la GO associée permet aux fournisseurs dotés de capacités de production conventionnelles (thermique ou nucléaire) de verdir leur offre sans rien changer de leur mix énergétique. Il leur suffit d’acheter les GO correspondant aux contrats souscrits. Ce découplage peut conduire à une situation paradoxale où l’entreprise verte qui cède une GO à une entreprise grise ne peut pas vendre son MWh comme étant vert alors que le producteur gris qui a acheté la GO en a le droit.

Le découplage entre consommation et rémunération de l’électricité verte a aussi un impact non-trivial sur le mix énergétique du fait de l’intermittence des sources d’énergies éoliennes et solaires.

Prenons l’exemple de deux consommateurs, A et B, qui consomment chacun 24 kWh par jour, plus précisément 1 kW chaque heure de la journée. Leur électricité provient d’une centrale thermique dont ils utilisent 2 kW de capacité de production chaque heure de la journée. Ils habitent une région ensoleillée proche de l’équateur, de sorte qu’une alternative verte se présente : le producteur/fournisseur peut installer des panneaux photovoltaïques permettant de produire à pleine capacité pendant chacune des 12 heures diurnes.

Le consommateur A signe un contrat 100% électricité verte proposé par son fournisseur. Celui-ci doit alors émettre ou acheter des GO pour 24kWh par jour d’énergie solaire (la consommation de A), ce qui nécessite l’installation de 2 kW de capacité de production en panneaux photovoltaïques. Durant les heures de la journée, les 2 kW couvrent les besoins des deux clients, A mais aussi B, donc on peut se passer de la centrale thermique. Celle-ci n’est mise en route que le soir pour alimenter B, mais aussi A la nuit venue. Finalement, sans le savoir, A et B consomment la même électricité ! Elle est verte le jour et grise la nuit. Dans un sens, A finance la consommation verte de B. Le consommateur A contribue donc à la transition énergétique, mais il a fallu pour cela doubler les capacités de production, chaque type de centrale électrique n’étant utilisé que la moitié du temps.

Si A veut produire et consommer sa propre électricité 100% verte, il devra installer 2kW de capacité de production en photovoltaïque couplés à une batterie de 12kWh de capacité (en négligeant les pertes inhérentes au stockage). A devient alors un consommateur (un ‘prosumer’) qui peut se déconnecter du réseau et savourer pleinement son électricité verte. De son côté, B continuera d’utiliser l’électricité issue de la centrale thermique à hauteur de 1 kW toutes les heures. La centrale tournera toute la journée mais en dessous de sa capacité de production.

Si l’on compare les deux options, le bilan environnemental est très différent : dans les deux options vertes, 2 kW d’énergie solaire sont installés et 24kWh d’électricité grise sont produits, avec les mêmes émissions polluantes mais réparties différemment. Dans le cas où A signe un contrat vert la centrale thermique fonctionne à pleine capacité pendant la moitié du temps et, dans le cas où il installe ses propres panneaux solaires, elle fonctionne de façon ininterrompue mais à la moitié de sa capacité.[1] Le bilan carbone est le même mais la qualité de l’air est moindre avec le contrat vert car les émissions de particules fines sont concentrées lors des pics de pollution en soirée. A quoi s’ajoute un surcoût lié à la montée en charge lorsque la centrale thermique s’active en fin de journée.[2] Dans le cas d’autoconsommation, il faut investir dans le stockage de l’énergie, une technologie qui, bien qu’en progrès, reste particulièrement onéreuse.

Si, dans notre exemple, il a suffi que A signe un contrat 100% électricité verte pour que 2kW de panneaux photovoltaïques soient installés, c’est loin d’être le cas en pratique. En France, la source d’énergie renouvelable principale étant hydraulique, il y a de bonnes chances que la rémunération par la garantie d’origine finance une centrale hydraulique existante et souvent largement amortie. C’est un effet d’aubaine pour les centrales existantes, et les nouveaux barrages qui pourraient être financés sont peu nombreux à cause de l’opposition des populations riveraines. De toute façon, l’incitation financière apportée par les GO reste faible. Les montants sont négligeables au regard des tarifs d’achat réglementés de l’énergie renouvelable: de l’ordre de 0,15 à 3,6 € par MWh pour les GOs alors que le tarif d’achat du MWh solaire va de 150 à 180 €![3] Ces quelques euros de plus font peu de différence dans les décision d’investissement.

Depuis la Loi n° 2017-227, les installations bénéficiant de soutien public (obligation d’achat ou compléments de rémunération) voient leurs GOs récupérées par l’Etat et mises en vente par enchères organisées par Powernext.

La GO n’est certainement pas le levier financier de la transition énergétique ; un peu de beurre dans les épinards tout au plus. Les choses pourraient changer si les consommateurs deviennent demandeurs massifs d’électricité verte. En effet, la demande forte de GOs ferait monter leur prix et pousserait à plus d’investissement en technologies renouvelables.

Le système des GOs est un instrument ingénieux pour répondre à la demande des consommateurs qui souhaitent contribuer à la transition énergétique sans pour autant installer des panneaux solaires. En s’appuyant sur le marché, il permet de rémunérer l’offre d’énergie renouvelable où qu’elle soit. Néanmoins, le système aurait à gagner à être plus précis afin de mieux informer les consommateurs sur le produit qu’ils achètent. Peu d’entre eux savent qu’ils peuvent retrouver la trace de la source d’énergie renouvelable à laquelle ils ont contribué en reportant le numéro de la GO acquise par leur fournisseur sur le site Powernext. Certains aimeraient peut-être diriger leur contribution vers certaines installations. Les fournisseurs alternatifs en font une stratégie commerciale. Ainsi Enercoop met en avant son réseau de producteurs locaux et associatifs. Un fournisseur conventionnel pourrait aller plus loin dans la différenciation de produits lors de la signature du contrat en s’engageant à acquérir les GOs selon un cahier des charges plus précis: la source d’énergie, l’origine géographique ou l’âge des équipements. On pourrait alors souscrire à un contrat 100% électricité solaire d’Occitanie. C’est tout à fait possible avec le système des GOs actuel. On pourrait également favoriser le stockage de l’énergie en différenciant la GO selon l’heure de la journée, avec une prime lors des pics de pollutions de fin d’après-midi. De tels contrats étofferaient la gamme des produits offerts par les fournisseurs et seraient plus rémunérateurs pour les producteurs. Mais ils coûteraient plus chers. Il n’est donc pas sûr que la demande suivrait. »

________

[1] A noter que les coûts d’investissement (ou de démantèlement) et de maintenance ne sont pas les mêmes avec les deux options.

Taxe carbone : l’arnaque fiscale qui revient à l’ordre du jour !

Taxe carbone : l’arnaque fiscale qui revient  à l’ordre du jour !

 

Plus ou moins discrètement plusieurs voix se sont déjà élevées dans les milieux du pouvoir  et les écolos-bobos pour rétablir la taxe carbone sur le carburant.. Une manière de remettre le couvert pas tellement dans une optique environnementale mais plutôt pour boucher les trous du budget. Bref la transition écologique version fiscaliste. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française, on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulée  par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touchent surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité ou encore  l’éclatement de la bulle immobilière.

La défense corporatiste de l’ENA

La  défense corporatiste de l’ENA

 

 

Dans une interview au journal l’Opinion, l’actuel directeur de l’ENA, Patrick Gérard, défend  avec vigueur cette fabrique d’élites  donc dit-il la France devrait être fière. Une Argumentation de nature très corporatiste qui ne pose absolument pas la problématique du champ et de la nature régalienne de l’État. En effet, c’est parce qu’ils sont beaucoup trop nombreux que les énarques se  reproduisent  dans des structures qu’ils pérennisent et même développent. Il n’y a même pas assez de postes pour caser de manière satisfaisante les élèves. On ajoute donc des directions aux directions, des postes de directeur adjoint à des postes de directeur, bref des structures administratives à des structures administratives quand il faudrait sans doute en réduire la moitié. L’intéressé oublie aussi d’indiquer que les énarques envahissent le monde économique et politique et que l’ENA n’a pas cette vocation première.

Interview

La suppression de l’ENA est à l’ordre du jour. Quels sont les arguments pour la défense de l’école ?

Ce sera évidemment au président de la République et au Premier ministre de prendre des décisions à l’issue du rapport Thiriez. Il m’appartient, comme directeur, de rétablir quelques vérités. Car l’image, souvent répandue, d’une institution coupée des réalités, fournissant des bataillons de hauts fonctionnaires inconscients des difficultés de leurs concitoyens, est tout simplement fausse.

Prenons le symbole des grands corps (Inspection des finances, Cour des comptes, Conseil d’État). Les jeunes gens qui les intègrent ne sont-ils pas assurés d’une belle carrière, confortée par l’entre-soi, du seul fait d’avoir été bien classés à la sortie de l’ENA ?

D’abord, contrairement aux clichés, les énarques ne sont pas de jeunes blancs-becs de 25 ans. Ils ont en moyenne 31 ans et la moitié d’entre eux ont exercé des responsabilités professionnelles avant leur entrée à l’ENA. Sur la question des corps d’inspection et de contrôle, les avis sont partagés. Certains voudraient créer un parcours où les élèves sortant de l’ENA passeraient d’abord cinq ans comme administrateur dans un ministère avant de tenter un nouveau concours, à 35-36 ans, pour intégrer un tel corps. D’autres font valoir que ces corps ont besoin de sang neuf et que dans le secteur privé les cabinets d’audit font confiance aux juniors. Je pense que l’accès direct à ces corps compte pour beaucoup dans l’attractivité de l’école. Mais il faut faire en sorte qu’il y ait davantage de brassage dans leurs effectifs, par exemple en ouvrant ces corps de façon significative aux sous-directeurs d’administration.

Le vrai sujet n’est-il pas le manque de RH dans la fonction publique ?

Sans doute peut-on améliorer la gestion des carrières, les perspectives de mobilité, valoriser davantage le travail des administrateurs civils au cours de leur carrière. On a encore trop tendance à laisser un énarque dans le même service, dans la même administration sans faire de gestion personnalisée.

Le procès en « déconnexion » de la haute fonction publique a resurgi avec la crise des Gilets jaunes…

Ce pays est fier de ses élites culturelles, sportives mais a un peu de mal avec ses élites administratives… Les Français sont-ils mécontents de leurs préfets, de leurs sous-préfets ? De leurs diplomates ? De leurs juges administratifs ? J’analyse plutôt ces critiques comme une demande supplémentaire d’Etat et, donc, un besoin de renforcer la présence des cadres de l’Etat par plus de mobilité sur le terrain.

Le manque de diversité sociale est souvent pointé du doigt. Est-ce cette image de « reproduction des élites » qui colle à l’ENA ?

Première remarque : quarante étudiants sont recrutés via le concours externe aujourd’hui. Ils étaient cent il y a quarante ans, comme à l’époque de la promotion Voltaire. En réduisant les effectifs, on diminue forcément la diversité. L’ENA accueille 26 % d’élèves qui étaient boursiers, plus que d’autres grandes écoles. Mais il faut faire mieux. C’est pourquoi nous ouvrons cette année à Strasbourg – il en existe déjà une à Paris depuis dix ans – une seconde classe prépa « égalité des chances » destinée aux étudiants d’origine modeste, très bons et, si possible, venant de province. Ces diplômés de master sont coachés par nos jeunes anciens élèves. L’idéal serait d’en créer une par région.

Pour quels résultats ?

La plupart réussissent les concours difficiles d’administrateur de l’Assemblée, de l’Institut nationale des études territoriales (INET), de la Banque de France ou de commissaire de police. En moyenne, sur dix-sept candidats de cette classe, un intègre l’ENA. Il subsiste encore une tendance chez ces étudiants, je le regrette, à penser que l’ENA « ce n’est pas pour elles ou eux »… C’est ce plafond de verre et cette autocensure qu’il faut parvenir à percer.

Parmi les pistes évoquées par Frédéric Thiriez pour « décloisonner » : la création d’un enseignement commun à tous les futurs hauts fonctionnaires (ENA, fonction publique territoriale, hospitalière, magistrats, commissaires de police) mais aussi aux quatre corps techniques (Mines, Ponts, armement, Insee). Est-ce une bonne idée ?

C’est une bonne idée d’avoir des enseignements communs. Par exemple, nos élèves travaillent sur les politiques territoriales avec ceux de l’INET et sont en scolarité avec des officiers de gendarmerie ou de l’armée de terre reçus à l’Ecole de guerre. A partir de l’an prochain, ils travailleront aussi avec l’Ecole nationale de la magistrature. En revanche, je verrais trois écueils à rallonger la scolarité d’un an. Celui de créer une sorte de « 6 année de Sciences Po » alors que les élèves, lorsqu’ils arrivent à l’ENA ou dans d’autres grandes écoles, ont envie de se préparer à leur métier. Le risque de renforcer la critique sur le mode : « Ils sont tous formatés de la même façon ». Enfin, toute année supplémentaire a un coût budgétaire… Ma préférence serait d’imaginer des travaux communs pour les élèves quand ils sont en stage.

Emmanuel Macron avait souhaité mettre en place, en début de quinquennat, un « spoil system » à la française. Près de deux tiers des directeurs d’administration centrale ont été changés depuis 2017, moins que sous ses prédécesseurs. La « technostructure » est accusée de « bloquer la France ». A juste titre ?

Les directeurs d’administration centrale ont un devoir de loyauté à l’égard du gouvernement. Quand un ministre donne des ordres, ils sont appliqués. Gérald Darmanin a instauré le prélèvement à la source, Jean-Michel Blanquer le dédoublement des classes dans les zones d’éducation prioritaires, le projet de loi pour la restauration de Notre-Dame de Paris a été écrit en quelques jours. L’image de directeurs plus puissants que les ministres qu’ils voient passer est un cliché.

L’ENA attire-t-elle toujours autant ?

Il n’y a jamais eu autant de candidatures : 1 731 cette année, record depuis 2013 ! Mais il est vrai qu’à Sciences Po comme dans les Instituts d’études politiques en région, les étudiants semblent moins attirés par le service public que par le monde des grandes entreprises, de la communication, de la finance, des start-up. Quand l’Etat, et les fonctionnaires qui le servent, sont critiqués tous les jours, ce n’est pas très engageant pour un jeune d’une vingtaine d’années… Par ailleurs, les vocations pour la politique se raréfient. Depuis la création de l’ENA en 1945, moins de 3 % des anciens élèves ont fait de la politique. Un taux encore plus bas aujourd’hui. Quant au fameux pantouflage, il concerne 20 % des élèves qui, à un moment ou un autre de leur carrière, vont dans le privé. Près de la moitié revient ensuite dans le public.

Finalement, faut-il juste changer le nom de l’ENA ?

La marque ENA bénéficie dans le monde d’un prestige considérable. Oxford, la London school of economics, le MIT n’imaginent pas changer de nom. L’administration française est admirée dans le monde entier pour l’impartialité de son recrutement, sa compétence et son intégrité. Depuis sa création, l’école a formé 3 700 élèves étrangers. Parmi ceux aujourd’hui en fonction : les ambassadeurs du Japon et de Malte en France, l’ambassadeur du Liban, qui était d’ailleurs dans la même promotion qu’Emmanuel Macron, la vice-première ministre des Pays-Bas, deux ministres belges, le directeur de cabinet du Grand-Duc du Luxembourg, le directeur du protocole de l’empereur du Japon, plusieurs dizaines de ministres africains, le secrétaire général du Tribunal constitutionnel de Karlsruhe… Au titre de la formation continue, l’ENA forme chaque année plus de 4 000 auditeurs étrangers.

« L’ENA bashing » serait donc un travers bien français ?

Peut-être… Il faut sans doute améliorer beaucoup de choses, transformer l’école mais faisons attention à ne pas se priver d’un outil précieux.

 

L’état catastrophique des routes françaises

L’état catastrophique  des  routes françaises

La France dégringole encore dans le classement des infrastructures routières. Pas étonnant, la plupart du temps, on entretient avec des rustines. Certaines grandes routes sont encore en bon état mais la plus grande partie du réseau est dans un état lamentable. Une chance, il n’y a pas eu de grands froids depuis des années et donc par de barrières de dégel. Mais au premier froid un peu rigoureux, le dégel pourra  provoquer des dégâts considérables. Paradoxe,  la fiscalité routière n’a jamais été aussi importante (avec la hausse du pétrole) et aucune ressource régulière n’est affectée à l’entretien du réseau !   Alors que la France disposait du réseau routier le plus performant au monde en 2012, le pays a reculé au classement depuis cette date. Et la chute s’est accélérée: de la 7e place l’an dernier, la France est passée à la 18e dans le rapport 2019. Or, l’infrastructure routière est un enjeu majeur de compétitivité, mais surtout de sécurité routière. Ce classement confirme un audit commandé par la direction des infrastructures et sorti au printemps 2018. Cet audit ne portait que sur les 12.000 kilomètres de routes et d’autoroutes gérés par l’Etat, mais qui supportent « plus du tiers du trafic total », explique le ministère de la Transition écologique et solidaire sur son site. Et les résultats n’étaient pas flatteurs.

La ministre Elisabeth Borne avait reconnu « l’état critique du réseau » devant les Sénateurs, comme le souligne Le Moniteur. Ce que corrobore un rapport de l’Observatoire national des routes (ONR). Sur les réseaux départementaux, « les couches de roulement […] ont un âge moyen de 13,3 ans ». Les réseaux le plus fréquemment renouvelés le sont tous les 10 à 11 ans, ce sont surtout les routes les plus structurantes, décisives au quotidien. Certaines routes, notamment locales, ne le sont en revanche que tous les 23 à 24 ans.

 

« Concernant le réseau routier national non concédé, le taux de renouvellement annuel des couches de surface a été de l’ordre de 4 à 5 % de la surface totale des chaussées, soit un renouvellement tous les 20 à 25 ans en moyenne », poursuit le rapport de l’ONR.

Brexit : l’enfumage de Johnson

Brexit : l’enfumage de Johnson

 

Difficile de comprendre l’évolution de l’UE, de Macron et de Johnson. Il y a quelques jours, quelques semaines tout au plus, c’était le Brexit sans accord qui était prévisible. Tout d’un coup en quelques jours, un nouvel accord a été rendu possible. Par quel miracle ! D’abord au sein de l’UE, l’Allemagne a mis tout son poids pour retenir le Royaume uni. A l’inverse de Macron qui n’a cesse  de jeter de huile sur le feu pour éjecter les britanniques ; Ensuite, Johnson se moque totalement du contenu de cet accord, copier coller de l’accord passé par Theresa May. Il veut apparaitre comme le sauveur et gagner les élections incontournables puisqu’il ne dispose pas de majorité stable à la chambre des communes. La seule vraie avancée concerne le régime douanier de l’Irlande du nord qui en fait sera considéré comme un territoire européen pour les questions douanière pour les marchandises à destination finale ; une disposition qui se révélera rapidement incontrôlable.

De toute manière, ce n’est pas l’enjeu pour Johnson qui veut apparaitre comme le vainqueur de la négociation dans toutes les hypothèses de gestion du Brexit. Comme l’UE ne veut pas porter le chapeau de la rupture, on se fait plus conciliant à Bruxelles. On a même précipité l’accord de l’Europe.

Merkel soutient avec enthousiasme et Macron est bien contraint de faire aussi le service après vente d’un accord contre lequel il était jusqu’à ces quelques jours. Alternativement, Boris Johnson souffle le chaud et le froid sur les perspectives du Brexit ; la vérité c’est qu’il se prépare à habiller toute solution à son profit. D’un coté, il ne cesse d’affirmer auprès de son électorat que le Brexit sans accord est le plus vraisemblable, d’un autre il fait semblant de négocier; Il veut apparaitre comme le nouveau Churchill, celui qui ne rompt pas mais acceptera un nouveau délai voire l’accord de Theresa May, à peine modifié, en le transformant en victoire.

Faute d’accord  de la chambre des communes ce samedi, une loi récemment adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Cette période verrait des élections anticipées, auxquelles tous les partis se préparent. Un «deal» de dernière minute serait une surprise mais permettrait à Boris Johnson de tenir sa promesse d’une sortie au 31 octobre. Il reste à savoir s’il obtiendrait une majorité à Westminster pour faire accepter l’accord, ses opposants n’ayant guère envie de lui faire ce cadeau. Mais comme Johnson ne peut plus faire porter le chapeau de la crise à l’Europe, il pourra alors tenter de le faire supporter par les opposants au nouvel accord UE-RU.

Auteur de l’ attentat préfecture : employé modèle ou terroriste ?

Auteur de l’  attentat préfecture : employé modèle ou terroriste ?

Après la communication ratée de l’incendie de Rouen, c’est une vraie faillite de la communication sur l’affaire de l’attentat de la préfecture. Difficile de comprendre la communication du gouvernement qui est passé du profil d’un employé modèle à celui de terroriste pour  l’auteur des attentats de la préfecture de Paris. Pour parler clair le procureur du parquet national anti terroriste a dit à peu près le contraire du ministre de l’intérieur Christophe qui Castaner avait déclaré jeudi que le suspect n’avait jamais présenté de signe d’alerte.

Le procureur du parquet national antiterroriste, Jean-François Ricard indiqué que l’auteur s’était converti à l’islam depuis une dizaine d’années. L’analyse de son téléphone a en outre permis de “faire apparaître des contacts (avec) plusieurs individus susceptibles d’appartenir à la mouvance islamiste salafiste”, a indiqué Jean-François Ricard, ajoutant que “plusieurs témoignages ont fait apparaître qu’il aurait adhéré à une vision radicale de l’islam”.

L’ensemble de ces éléments, a conclu le procureur, explique que le Parquet national antiterroriste se soit saisi vendredi de l’enquête et que les faits aient été requalifiés en “assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste” et “association de malfaiteurs terroriste criminelle”.

L’ archétype du climatosceptique, Laurent Alexandre

L’ archétype du climatosceptique, Laurent Alexandre

 

Pourfendeur de Greta Thunberg,  intellectuel auto déclaré, Laurent Alexandre qui a fait rapidement fortune dans les affaires est sans doute un des archétypes type du climato- sceptique. C’est aussi un pourfendeur très agressif de Greta Berg à qui il  reproche son pessimisme. A voir la tête de l’intéressé, on ne peut pas dire cependant qu’il respire lui-même un grand optimisme, pour tout dire il est même assez sinistre. En plus, l’intellectuel auto déclaré n’hésite pas à utiliser l’insulte comme argument sans doute pour cacher son incompétence scientifique totale non seulement en matière d’environnement mais aussi concernant les technologies du futur. Exemple de la finesse de l’argumentaire : «Les parents de Greta Thunberg sont des salauds. Sa prestation à l’ONU était terriblement flippante d’un point de vue psychiatrique », souffle le cofondateur du site doctissimo.fr, auteur d’ouvrages sur les conséquences de l’intelligence artificielle (IA) qui participe, samedi 28 septembre à Paris, à la « Convention de la droite », organisée par des proches de Marion Maréchal, après avoir animé une conférence à l’université d’été du Rassemblement national

Au lendemain du discours de l’adolescente de 16 ans aux Nations unies, ce fils de dentistes parisiens est particulièrement remonté. Il multiplie les tweets et est également intervenu à la télévision pour livrer son point de vue sur celle qu’il surnomme « sainte Greta » ou encore « la déesse de la religion collapsologique ».

 

La jeune Suédoise tient un  »discours apocalyptique démoralisant », qui « révulse » profondément cet « intellectuel optimiste ». Mais pour le médiatique millionnaire, qui se revendique anti-Greta Thunberg (jusque dans sa présentation sur Twitter), il y a pire. « Derrière ce discours, il n’y a pas l’amour des petits oiseaux, il y a la fin de l’économie moderne, estime ce farouche libéral, jugeant le programme des jeunes qui marchent pour le climat « chaveziste »« anti-progrès, liberticide, malthusien, suicidaire ». Toutefois, il assure ne pas douter du consensus scientifique sur le dérèglement climatique.

Je n’ai jamais été climatosceptique. Je suis convaincu que l’on est en phase de réchauffement. Laurent Alexandre, homme d’affaires, auteur et essayiste franceinfo

Selon Laurent Alexandre, qui n’a aucune expertise particulière en climatologie, « on ne combat pas comme il faudrait le problème climatique » et certaines solutions résident dans le développement des nouvelles technologies. Il le martèle dans ses tribunes à L’Express, dans le très droitier magazine Valeurs actuelles, lors de ses nombreuses conférences ou innombrables interviews. Ce point de vue technophile, il le défend et le partage également au sein du think tank « The Digital New Deal » présidé par son camarade de l’ENA et ami de trente ans, Olivier Sichel.

 

« L’écologie politique saborde la civilisation occidentale », « le véganisme détruirait la France »« un ouvrier de 2019 vit mieux que Louis XIV »,  »encourageons les femmes douées à avoir plus d’enfants »… Les tribunes qu’il écrit pour L’Express font bondir les lecteurs, les internautes et au sein de la rédaction de l’hebdomadaire. « Depuis deux ans, la SDJ de L’Express s’est indignée à plusieurs reprises auprès de la direction de la rédaction du contenu des chroniques de Laurent Alexandre. Nous avons même clairement posé la question de la pertinence de sa présence dans le journal », a-t-elle indiqué à franceinfo. De droite sans doute Laurent Alexandre  et même d’extrême droite et sans doute atteint de troubles psychiatriques graves pour utiliser de tels arguments et telles injures. En tout cas pas vraiment un profil de scientifique encore moins de philosophe.

 

L’ archétype du climatosceptique, Laurent Alexandre

L’ archétype du climatosceptique, Laurent Alexandre

 

Pourfendeur de Greta Thunberg,  intellectuel auto déclaré, Laurent Alexandre qui a fait rapidement fortune dans les affaires est sans doute un des archétypes type du climato- sceptique. C’est aussi un pourfendeur très agressif de Greta Berg à qui il  reproche son pessimisme. A voir la tête de l’intéressé, on ne peut pas dire cependant qu’il respire lui-même un grand optimisme, pour tout dire il est même assez sinistre. En plus, l’intellectuel auto déclaré n’hésite pas à utiliser l’insulte comme argument sans doute pour cacher son incompétence scientifique totale non seulement en matière d’environnement mais aussi concernant les technologies du futur. Exemple de la finesse de l’argumentaire : «Les parents de Greta Thunberg sont des salauds. Sa prestation à l’ONU était terriblement flippante d’un point de vue psychiatrique », souffle le cofondateur du site doctissimo.fr, auteur d’ouvrages sur les conséquences de l’intelligence artificielle (IA) qui participe, samedi 28 septembre à Paris, à la « Convention de la droite », organisée par des proches de Marion Maréchal, après avoir animé une conférence à l’université d’été du Rassemblement national

Au lendemain du discours de l’adolescente de 16 ans aux Nations unies, ce fils de dentistes parisiens est particulièrement remonté. Il multiplie les tweets et est également intervenu à la télévision pour livrer son point de vue sur celle qu’il surnomme « sainte Greta » ou encore « la déesse de la religion collapsologique ».

 

La jeune Suédoise tient un  »discours apocalyptique démoralisant », qui « révulse » profondément cet « intellectuel optimiste ». Mais pour le médiatique millionnaire, qui se revendique anti-Greta Thunberg (jusque dans sa présentation sur Twitter), il y a pire. « Derrière ce discours, il n’y a pas l’amour des petits oiseaux, il y a la fin de l’économie moderne, estime ce farouche libéral, jugeant le programme des jeunes qui marchent pour le climat « chaveziste »« anti-progrès, liberticide, malthusien, suicidaire ». Toutefois, il assure ne pas douter du consensus scientifique sur le dérèglement climatique.

Je n’ai jamais été climatosceptique. Je suis convaincu que l’on est en phase de réchauffement. Laurent Alexandre, homme d’affaires, auteur et essayiste franceinfo

Selon Laurent Alexandre, qui n’a aucune expertise particulière en climatologie, « on ne combat pas comme il faudrait le problème climatique » et certaines solutions résident dans le développement des nouvelles technologies. Il le martèle dans ses tribunes à L’Express, dans le très droitier magazine Valeurs actuelles, lors de ses nombreuses conférences ou innombrables interviews. Ce point de vue technophile, il le défend et le partage également au sein du think tank « The Digital New Deal » présidé par son camarade de l’ENA et ami de trente ans, Olivier Sichel.

 

« L’écologie politique saborde la civilisation occidentale », « le véganisme détruirait la France »« un ouvrier de 2019 vit mieux que Louis XIV »,  »encourageons les femmes douées à avoir plus d’enfants »… Les tribunes qu’il écrit pour L’Express font bondir les lecteurs, les internautes et au sein de la rédaction de l’hebdomadaire. « Depuis deux ans, la SDJ de L’Express s’est indignée à plusieurs reprises auprès de la direction de la rédaction du contenu des chroniques de Laurent Alexandre. Nous avons même clairement posé la question de la pertinence de sa présence dans le journal », a-t-elle indiqué à franceinfo. De droite sans doute Laurent Alexandre  et même d’extrême droite et sans doute atteint de troubles psychiatriques graves pour utiliser de tels arguments et telles injures. En tout cas pas vraiment un profil de scientifique encore moins de philosophe.

 

Un aveu de Rohani : »L’attaque contre l’Arabie saoudite, un avertissement » » !

Un aveu de Rohani : »L’attaque contre l’Arabie saoudite, un avertissement » » !

On ne peut pas dire que la déclaration du président iranien soit particulièrement adroite quand il affirme que l’attaque contre  l’Arabie saoudite  constitue un avertissement. C’est en quelque sorte une reconnaissance de responsabilité ou en tout cas de Co responsabilité. Dans cette affaire il apparaît que l’Iran est en effet partie prenante compte tenu de la nature du matériel employé (drones et missiles) et de la logistique nécessaire pour l’utiliser. Il est vraisemblable que le président iranien est été contraint par la pression qu’exercent les faucons iraniens sur le l’opinion locale. Des faucons qui nourrissent le nationalisme qui ne cesse de se développer depuis l’embargo décidé par les États-Unis.

L’attaque de drones contre des installations pétrolières saoudiennes, revendiquée par les rebelles chiites Houthis yéménites, est “un avertissement”, a donc  déclaré le président iranien Hassan Rohani, selon des agences de presse iraniennes. Mais sans doute pour équilibrer son propos,

Il  a souligné que l’Iran ne voulait pas déclencher un conflit dans la région et a accusé les Etats-Unis et la coalition emmenée par l’Arabie saoudite au Yémen d’être à l’origine des tensions. Jusque-là la guerre entre l’Arabie Saoudite et l’Iran se localisait  essentiellement au Yémen mais elle semble prendre désormais une autre dimension géographique. De ce point de vue, l’Arabie Saoudite attend de la communauté internationale une réaction un peu plus explicite et plus musclée.

L’attaque ce week-end des installations pétrolières saoudiennes est un “test réel de la détermination mondiale” à faire face aux actes subversifs qui menacent la stabilité internationale, a estimé mercredi le prince Mohammed ben Salman, rapporte l’agence de presse officielle SPA.

L’héritier du trône saoudien a tenu ces propos lors d’un entretien téléphonique avec le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a invité la communauté internationale à “prendre fermement position et à agir résolument” contre de tels actes, poursuit l’agence.

L’agence sud-coréenne Yonhap annonce pour sa part que Mohammed Ben Salman a sollicité l’aide de la Corée du Sud pour renforcer les défenses antiaériennes du royaume.

Santé : L’électroporation , avenir de la médecine ?

Santé : L’électroporation , avenir de la médecine ?

L’électroporation consiste à appliquer des impulsions de champ électrique ultracourtes et intenses aux cellules, qu’elles soient isolées ou organisées dans les tissus chez l’animal, chez l’humain ou chez les végétaux  pour augmenter leur perméabilité membranaire.

Cette technique permet de créer des pores dans les membranes des cellules et ainsi de faire entrer ou sortir des molécules de manière très efficace, précise et ciblée directement dans la cellule.

“Appliqué à la médecine, nous faisons des petits trous avec des électrodes dans les membranes des cellules afin d’y faire entrer des molécules d’intérêt, contrairement aux médicaments qui ont du mal à pénétrer une cellule”, explique Marie-Pierre Rols, directrice de recherche CNRS à l’Institut de pharmacologie et biologie structurale de Toulouse, qui travaille depuis 30 ans sur le sujet.

“Cette technique est très efficace car elle permet de faire pénétrer jusqu’à mille fois plus certains médicaments anticancéreux qu’une chimiothérapie classique et ceci avec très peu d’effets secondaires », précise la scientifique toulousaine, arguant que près de 150 centres hospitaliers en Europe utilisent l’électroporation qui n’est pour l’instant pas autorisée en France, faute d’avoir été examinée par la Haute autorité de santé.

Autorisée en médecine vétérinaire en France, la méthode de l’électroporation s’est généralisée et permet ainsi le traitement de tumeurs cutanées avec des résultats de guérison avoisinant les 99% chez les chevaux.

“Grâce à nos travaux pour comprendre le fonctionnement de l’électroporation, les industriels de l’agroalimentaire utilisent désormais cette technique pour stériliser les aliments et des jus de fruits, extraire le sucre de la betterave ou même cuire des aliments sans les chauffer en préservant les vitamines”, détaille Marie-Pierre Rols.

Afin d’améliorer les qualités gustatives des vins, la méthode est aussi utilisée dans les vins de Gaillac (Tarn) pour l’extraction de polyphénols des grains de raisins.

“La définition d’un vin se trouve dans les polyphénols, la pellicule de la baie de raisin”, explique Loic Royant, directeur général de la société Lery Biotech, un des leaders mondiaux dans le marché des générateurs d’impulsion, qui participe au congrès toulousain.

“En envoyant un chemin électrique dans la baie de raisin grâce à un générateur, nous libérons ce caractère spécifique du vin de manière plus qualitative et plus rapide”, assure le patron de cette PME toulousaine créée en 2015 et qui travaille également pour le traitement des tumeurs par électrochimiothérapie en clinique vétérinaire.

“C’est une méthode d’avenir qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux domaines”, plaide Marie-Pierre Rols.

 

L’avenir de l’électroporation

 

Plus de 400 scientifiques vont se réunir en congrès à Toulouse pour discuter des perspectives de développement de l’électroporation qui  consiste à appliquer des impulsions de champ électrique ultracourtes et intenses aux cellules, qu’elles soient isolées ou organisées dans les tissus chez l’animal, chez l’humain ou chez les végétaux  pour augmenter leur perméabilité membranaire.

Cette technique permet de créer des pores dans les membranes des cellules et ainsi de faire entrer ou sortir des molécules de manière très efficace, précise et ciblée directement dans la cellule.

“Appliqué à la médecine, nous faisons des petits trous avec des électrodes dans les membranes des cellules afin d’y faire entrer des molécules d’intérêt, contrairement aux médicaments qui ont du mal à pénétrer une cellule”, explique Marie-Pierre Rols, directrice de recherche CNRS à l’Institut de pharmacologie et biologie structurale de Toulouse, qui travaille depuis 30 ans sur le sujet.

“Cette technique est très efficace car elle permet de faire pénétrer jusqu’à mille fois plus certains médicaments anticancéreux qu’une chimiothérapie classique et ceci avec très peu d’effets secondaires », précise la scientifique toulousaine, arguant que près de 150 centres hospitaliers en Europe utilisent l’électroporation qui n’est pour l’instant pas autorisée en France, faute d’avoir été examinée par la Haute autorité de santé.

Autorisée en médecine vétérinaire en France, la méthode de l’électroporation s’est généralisée et permet ainsi le traitement de tumeurs cutanées avec des résultats de guérison avoisinant les 99% chez les chevaux.

“Grâce à nos travaux pour comprendre le fonctionnement de l’électroporation, les industriels de l’agroalimentaire utilisent désormais cette technique pour stériliser les aliments et des jus de fruits, extraire le sucre de la betterave ou même cuire des aliments sans les chauffer en préservant les vitamines”, détaille Marie-Pierre Rols.

Afin d’améliorer les qualités gustatives des vins, la méthode est aussi utilisée dans les vins de Gaillac (Tarn) pour l’extraction de polyphénols des grains de raisins.

“La définition d’un vin se trouve dans les polyphénols, la pellicule de la baie de raisin”, explique Loic Royant, directeur général de la société Lery Biotech, un des leaders mondiaux dans le marché des générateurs d’impulsion, qui participe au congrès toulousain.

“En envoyant un chemin électrique dans la baie de raisin grâce à un générateur, nous libérons ce caractère spécifique du vin de manière plus qualitative et plus rapide”, assure le patron de cette PME toulousaine créée en 2015 et qui travaille également pour le traitement des tumeurs par électrochimiothérapie en clinique vétérinaire.

“C’est une méthode d’avenir qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux domaines”, plaide Marie-Pierre Rols.

L’électroporation : c’est quoi

 

L’électroration  consiste à appliquer des impulsions de champ électrique ultracourtes et intenses aux cellules pour  faire entrer ou sortir des molécules de manière très efficace, précise et ciblée directement dans la cellule.

 

Une définition de Gazettelabo :

 
« L’électroporation présente de nombreux avantages sur les méthodes plus conventionnelles qu’elles soient chimiques ou biologiques. Cette méthode est facile à réaliser et ainsi parfaite ment reproductible, rapide, avec des rendements excellents, et surtout non toxique. Contrairement aux agents chimiques, I’électroporation n’altère pas ou peu la structure biologique de la cellule ciblée, ni son fonctionnement bio logique. Cette méthode permet égale ment de s’affranchir de vecteurs biologiques comme les virus qui peuvent présenter certains inconvénients.
La perméabilisation réversible de la membrane cellulaire soumise à champ électrique permet d’introduire toute sorte de molécules dans la cellule. Cette méthode s’est donc très vite développée pour la construction de vecteurs en transférant des gènes dans des bactéries, ou pour l’étude de l’activité cellulaire après introduction de métabolites, protéines, anticorps dans les cellules. L’électroporation s’est aussi révélée être une méthode de choix pour les manipulations génétiques des cellules de mammifères ou des embryons.
L’application d’un champ électrique peut également être le facteur déclenchant de phénomènes particuliers. Ainsi, la parthénogénèse peut être induite en stimulant un œuf non fécondé, et de la même façon, on peut faciliter la fécondation en appliquant un pulse au sperme (ce qui entraine une amélioration de la réaction acrosomique).

L’électrofusion
Lorsque des cellules soumises à un champ électrique sont en contact, elles peuvent fusionner, c’est l’électrofusion. Le contact cellulaire préalable peut être effectué par une manipulation mécanique ou, comme c’est en général le cas, par un champ électrique oscillatoire de haute fréquence et de basse intensité. Les possibilités offertes par l’électrofusion sont multiples. En effet, cette technique qui présente les mêmes avantages que l’électroporation est très utilisée dans l’agronomie, pour la fusion de protoplastes et la création de plantes résistantes à des maladies dûes à des champignons ou à des insectes. C’est également un outil extrêmement efficace pour la création d’hydridomes dans le cadre de la production d’anticorps monoclonaux. La production et le rendement de cellules hybridomes sont améliorés d’un facteur 100 par rapport aux techniques chimiques.

Electroporation et électrofusion sont des techniques d’une grande fiabilité et dont les applications concernent des domaines multiples. Il est également intéressant de souligner que l’électroporation ouvre la voie à de nombreuses autres possibilités. »

L’ouverture le dimanche, une aubaine pour les uns, catastrophe pour les autres

L’ouverture le dimanche, une aubaine pour les uns, catastrophe pour les autres

 

 

 

 

On se félicite de l’ouverture de la grande distribution parfois le dimanche, ce serait un facteur de développement non négligeable. De fait c’est une aubaine pour  les supermarchés qui effectivement doivent presque la moitié de la croissance à cette ouverture dominicale. Une véritable aubaine. On oublie cependant de prendre en compte les conséquences néfastes pour les commerces qui demeurent fermés. À consommation égale, il y a forcément des transferts entre les différentes formes de vente. Cela d’autant plus que la consommation globale des ménages tend à stagner voire à régresser pour les produits en cause. C’est le commerce traditionnel qui est la principale victime.  Globalement encore une fois, il n’y a pas d’augmentation du potentiel global de consommation de toute manière il est illusoire de penser que ce potentiel pourrait augmenter selon que l’on fait les courses le dimanche ou en semaine.  Pour certains consommateurs, cette ouverture constitue indiscutablement une facilité mais il est faux d’affirmer que ce changement de calendrier participe à l’augmentation de la croissance. Certes, le dimanche ne pèse que 4,5% des ventes mais il représente 41% de sa croissance en 2019 selon cette étude d’une  panéliste. « Le chiffre d’affaires réalisé par la grande distribution le dimanche progresse d’année en année, avec une croissance significative de 8,6% depuis le début 2019, soit 41% des gains totaux de la grande distribution cette année » observe l’étude, rendue publique juste après la première ouverture un dimanche après-midi d’un hypermarché Casino équipé de caisses automatiques à Angers.

Et les grandes surfaces ouvertes cet été le dimanche sont de plus en plus nombreuses. « Plus de 78% des hypermarchés et supermarchés » précise Nielsen. La loi interdit aux grandes surfaces alimentaires d’employer les salariés après 13 heures le dimanche, sauf dans les « ZTI », ou zones touristiques internationales. Mais de nombreux magasins contournent déjà la loi en ouvrant le dimanche avec des caisses automatiques et du personnel de sociétés extérieures.

Chez Casino, 82 supermarchés ouvraient déjà le dimanche avant le premier hypermarché de l’enseigne, le 25 août à Angers. Selon Nielsen, ce sont les magasins de proximité (supérettes et supermarchés des centres urbains) qui font les meilleures ventes le dimanche, avec 10% de leur chiffre d’affaires ce jour là. La clientèle est « plutôt jeune et aisée » et les produits sont surtout des produits de « dépannage » (comme les déboucheurs) et les produits festifs (saumon fumé…)

Avec 30,5% de progression le dimanche, les hypermarchés sont au premier rang des progressions observées en 2019. La grande distribution tente inlassablement d’élargir ses horaires et jours d’ouverture, arguant de la concurrence du commerce en ligne. « Les consommateurs, notamment les plus jeunes, sont désormais habitués à pouvoir acheter tout, à toute heure, via internet », indique la Fédération du commerce et de la distribution.

Dès leur quoi aussi ne pas imaginer des ouvertures de supermarchés la nuit. Il y aurait  sûrement une clientèle pour cela ; mais encore une fois ; cela n’augmenterait pas d’un iota le potentiel de consommation. À ce rythme pourquoi ne pas aussi laisser les supermarchés ouverts toute l’année, tous les jours,  toutes les nuits !

Retour de l’impôt sur la fortune……. en Allemagne ?

Retour de l’impôt sur la fortune……. en Allemagne ?

Comme les socialistes français, les sociaux démocrates allemands réclament le retour de l’impôt sur la fortune. Un impôt symbolique qu’on peut agiter en période électorale. En Allemagne on est entré dans une période électorale agitée d’une part pour prendre la tête d’un parti social démocrate, le SPD,  en perte de vitesse, d’autre part le remplacement de  Merkel chez  les conservateurs. Encore une fois cet impôt est très symbolique. Ainsi son produit en Allemagne rapporterait moins de 10 milliards, peut-être cinq seulement. En France son produit était d’un peu plus de 3 milliards alors que dans le même temps on va distribuer 200 milliards de dividendes sur un an presque le record du monde (proportionnellement). En Allemagne, le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, soutient le projet d’impôt sur la fortune que sa formation politique, le Parti social-démocrate (SPD), propose de mettre en œuvre, rapporte le quotidien économique Handelsblatt ce week-end dans son édition en ligne. Plusieurs dirigeants du SPD, partenaire minoritaire de la « Grande coalition » au pouvoir, doivent se réunir ce lundi 26 août pour discuter du projet développé par un groupe de travail dirigé par le député SPD de Hesse, Thorsten Schäfer-Gümbel.

Cette taxe pourrait rapporter 10 milliards d’euros par an, selon ses promoteurs. L’ISF allemand a été suspendu par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe par une décision de 1995. La haute juridiction allemande exigeait l’uniformisation des taux d’imposition appliqués aux biens immobiliers et mobiliers, au nom du principe d’égalité, ce que les gouvernements successifs n’ont jamais entrepris.

« J’ai travaillé étroitement avec le groupe de travail SPD et je soutiens le résultat pour suivre le modèle suisse », a déclaré au journal Olaf Scholz, qui est candidat à la direction du SPD.

La Suisse est l’un des rares pays développés à appliquer encore un impôt sur la fortune.

Selon le Handelsblatt, Andreas Jung, le vice-président du groupe CDU-CSU au Bundestag, a déclaré que la CDU de la chancelière Angela Merkel était opposée à cette initiative.

« Dans une économie en ralentissement, cela représente une charge énorme pour les moyennes entreprises et l’emploi. C’est exactement le mauvais signal », a déclaré dimanche le président de la CSU, Markus Söder, à l’agence de presse allemande DPA.

Les déclarations d’Olaf Scholz interviennent alors que l’Allemagne s’apprête à supprimer partiellement le « Soli », un impôt de solidarité introduit au moment de la réunification des deux Allemagnes en 1990 pour financer la remise à niveau économique des Länder de l’Est. Cet impôt a rapporté près de 19 milliards d’euros en 2018. Le gouvernement d’Angela Merkel a annoncé mercredi que 90% des contribuables payant actuellement le Soli en seraient exemptés à partir de 2021. Les conservateurs envisagent la suppression totale du Soli par étapes d’ici à 2026.

G7: l’Ukraine plutôt que la Russie (Donald Tusk)

G7: l’Ukraine plutôt que la Russie (Donald Tusk)

 

 

Donald Tusk , le président du conseil européen qui participe au sommet de Biarritz, réagit aux propositions de trump et de Macron concernant l’éventuelle réintégration de la Russie dans le G8. Le président du conseil européen s’oppose à ce retour et il préférait à la place inviter l’Ukraine. Une proposition qui ne manque pas de sens même si cependant l’Ukraine manque  un peu d’étoffe politiquement et économiquement. Reste qu’historiquement le G5, élargi ensuite au G7 et au G8  avait surtout pour objet de réunir les grands pays démocratiques. Certes des pays libéraux économiquement mais aussi politiquement. De ce point de vue, la Russie faisait office de mouton noirs dans ce club d’autant plus que Poutine ne se prive pas de considérer que la démocratie est obsolète. Pas étonnant, il est le responsable d’une véritable dictature en Russie avec des modes d’intervention qui vont jusqu’à liquider les opposants à les mettre en prison.

Pour le président du Conseil européen, Donald Tusk, pas question de réintégrer la Russie dans le G7 qui redeviendrait le G8 comme de 1997 à 2014. Le Polonais qui défend habituellement une ligne sans concession à l’égard de Vladimir Poutine propose en revanche d’inviter l’Ukraine.

«L’année dernière, a rappelé Donald Tusk lors d’une conférence de presse samedi à midi au casino de Biarritz reconverti en centre de presse, Donald Trump avait suggéré de réintégrer la Russie au G8, en disant que l’annexion de la Crimée était partiellement justifiée et que nous devrions l’accepter». «À aucune condition, je ne peux souscrire à cette logique», a martelé le président du Conseil européen, le cénacle qui réunit les vingt-huit chefs d’État et de gouvernement de l’UE. «Quand la Russie a été invitée au G7 (sous la présidence de Boris Eltsine), on pensait qu’elle suivrait

 

 

L’urine humaine comme engrais bio ?

L’urine humaine comme engrais bio ? 

Pour l’instant l’urine n’est pas autorisée dans la culture bio mais nombre de jardiniers s’en servent  déjà (notons qu’elle a été utilisée pendant des siècles !).  Les scientifiques s’intéressent au rôle de l’urine dans la fertilisation.  D’après un jardin bio

  • l’urine est notre déchet quotidien le plus important en poids et en volume : 2 litres/personne/jour
  • Ce déchet pollue 10 à 20 fois ce volume en eau potable
  • La totalité des minéraux contenus dans l’urine sont assimilables très rapidement par les plantes
  • Le sol amendé en compost permet de traiter efficacement l’urine, de compléter ses apports et de dégrader les résidus médicamenteux (alors que les stations de traitement de l’eau ne traitent pas ces mêmes résidus qui finalement peuvent être absorbés par les poissons)
  • En Suisse l’urine (stabilisée naturellement) est commercialisée : http://vuna.ch/aurin/index_fr.html
  • l’urine d’une personne peut fertiliser 400 m² et assurer une autonomie alimentaire à base de végétaux
  • C’est un geste écologique simple, à comprendre et mettre en œuvre.
  •  Dans un litre d’urine classique on trouve en effet, 6 g d’azote, élément essentiel à la croissance du feuillage, 1g de phosphore et 2 g de potassium, éléments qui favorisent les fleurs et la fructification. Partant de ce constat, l’urine peut effectivement constituer un excellent engrais naturel au jardin.
  • En se penchant sur le côté écologique de la chose, on constate que grâce à ce procédé, les économies d’eau potable partant avec chaque chasse d’eau sont conséquentes et qu’au passage, on évite son retraitement.
  • Unepersonne produit en moyenne 1,5 l. d’urine par jour ce qui correspond à une surface de jardin fertilisé de 2,5m².
  • En association dans le sols avec des amendements organiques (compostfumier décomposé…) qui vont favoriser sa minéralisation, l’urine constitue un excellent engrais, tout aussi efficace que la corne broyée ou le sang séché.
  • Pour détériore l’odeur, un peu de vinaigre suffit.

 

 

L’urine serait une alternative aux produits chimiques et les rendements équivalents : « entre une parcelle fertilisée à l’engrais chimique et une parcelle fertilisée à l’urine humaine, il n’y a aucune différence », explique Tristan Martin, ingénieur à l’Ecole des Ponts Paris Tech. « 

Les intérêts de cette technique sont multiples. L’utilisation d’urine permet de réduire les importations de pétrole pour fabriquer les engrais de synthèse, de réduire l’exploitation de mines de phosphate très polluantes. Egalement, alors que l’on connait des périodes de sécheresse de plus en plus longues : récupérer les urines permet de réduire la consommation d’eau potable. Bon à noter lorsque l’on sait que 30% de notre consommation d’eau potable part dans les toilettes.

Et pourquoi miser sur de l’urine humaine ? D’abord parce que la matière première est gratuite et rapidement disponible. Un être humain produit plus de 500 litres d’urine par an ! Les scientifiques expliquent également qu’elle est bien moins chargée en antibiotiques (100 à 10 000 fois moins) que l’urine des animaux d’élevage utilisée couramment dans les engrais organiques.

Mais ce n’est pas tout. Après analyse, les ingénieurs ont trouvé dans l’urine de l’azote (N), du phosphore (P), et du potassium (K) : NPK ! C’est la recette connue de tous les agriculteurs pour fertiliser leurs cultures. Avec en bonus d’autres composants nécessaires à la bonne croissance des plantes.

« Si on envoie l’urine dans les toilettes à chasse d’eau, puis dans les égouts et en station d’épuration, on envoie les nutriments dans les rivières ! C’est de la nourriture pour les plantes. Dans les rivières, ça va faire pousser les algues, et entraîner une pollution. Alors que sur les champs, ça fait pousser les cultures », expose Fabien Esculier. C’est d’ailleurs en travaillant sur la pollution de l’eau que les ingénieurs suisses se sont penchés sur l’urine.

En France, Renaud de Looze, pépiniériste en Isère utilise le produit suisse. Depuis des années, ce professionnel expérimente l’urine au jardin. « Les plantes adorent ça », affirme-t-il. Mais il a aussi sa recette maison :  »Pour un terreau gratuit, je verse l’urine dans un récipient puis 20 fois la dose de composte dessus et je laisse le produit imbiber le composte sans mélanger pendant 15 jours. » Et pour enlever l’odeur, il suffit de verser l’équivalent d’un bouchon de vinaigre dans l’urine. Ensuite, attention au dosage. « Si on prend le produit maison, on prend un verre de 25 cl et on met deux verres dans un arrosoir de 10 litres. Avec ça, on arrose les plantes tous les 15 jours. Ça suffit car tout engrais, quel qu’il soit, brûle quand il est trop concentré et trop fréquemment appliqué ! »

Pour cet ingénieur de formation, l’urine est une alternative crédible aux engrais chimiques de synthèse. Elle est d’ailleurs expérimentée à grande échelle en Suède et en Allemagne.

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