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Présidentielle: Pécresse pour l’exclusion de Boutin

Présidentielle: Pécresse pour l’exclusion de Boutin

 

Après Christian Estrosi, mardi, qui, dans une « lettre ouverte à Laurent Wauquiez, François Baroin et Christian Jacob » réclamait l’exclusion de tous ceux qui appelleraient à voter pour Marine Le Pen, c’est au tour de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, de condamner publiquement la prise de position de Christine Boutin en faveur de Marine Le Pen  dans un entretien donné au Figaro vendredi. « Les Républicains doivent exclure tous ceux qui comme Christine Boutin appellent à voter pour le FN. C’est le pacte fondateur du parti. C’est une ligne rouge que l’on ne peut pas franchir », explique-t-elle. Valérie Pécresse réaffirme également son intention de voter Macron au second tour. « Au second tour, on ne choisit pas, on élimine ! » a-t-elle conclu. C’est sur Twitter que l’ex-présidente du Parti Chrétien-démocrate (PCD), formation associée aux Républicains, avait commencé à prôner un « vote révolutionnaire » lundi soir. Puis, Christine Boutin avait réitéré ses propos dans le Figaro en affirmant vouloir « faire comprendre aux Français de droite que voter Le Pen, ce n’est pas adhérer au Front national », parti qu’elle assure avoir « combattu toute (s) a vie », « c’est simplement un vote contre Emmanuel Macron », a-t-elle argumenté.  Des arguments, loin de convaincre les ténors du parti LR.

Le « peuple » contre l’ « oligarchie » ou l’escroquerie intellectuelle de Le Pen


Le « peuple » contre l’ « oligarchie » ou l’escroquerie intellectuelle de Le Pen

 

En se revendiquant candidate du peuple Marine Le Pen commet une double escroquerie. D’abord parce que cette riche héritière qui n’a pratiquement jamais travaillé, ne peut sociologiquement s’identifier aux couches sociales moyennes et encore moins défavorisées. Ensuite parce qu’elle instrumentalise la misère et l’ignorance pour donner une légitimité à un programme démagogique et illusoire qui conduirait le pays à la ruine. Pour résumer le programme de Marine Le Pen c’est : « il faut empêcher la fermeture d’usine. Il faut empêcher les importations. Il faut protéger les pêcheurs.  évidemment tous ceux qui ont un travail difficile et qui aujourd’hui ne touche pas les fruits auquel il aurait droit ». Bref le summum de la démagogie. Un cocktail de corporatisme, d’illusions de nationalisme aussi de rejet de tout ce qui n’est pas français. Marine Le Pen a effectué jeudi un nouveau déplacement, cette fois auprès de pêcheurs du Gard, conçu pour mettre en scène l’opposition entre le « peuple », dont elle se veut l’avocate, et une « oligarchie » acquise à Emmanuel Macron selon la rhétorique de la candidate du Front national. « Il faut protéger (les pêcheurs-NDLR) de la concurrence déloyale, il faut arrêter de démultiplier les normes qui sont juste inapplicables », a ajouté Marine Le Pen, qui s’est présentée comme petite-fille de marin pêcheur. « Cette stratégie consiste à « aller vers la France qui travaille et la France qui souffre », déclare le dirigeant frontiste « très peuple aussi  » Wallerand de Saint Just à Reuters.

Climat : Les Etats-Unis pourraient rester dans l’accord de Paris

Climat : Les Etats-Unis pourraient rester dans l’accord de Paris

Finalement sous la pression de l’opinion et surtout des grands groupes internationaux, le président américain pourrait être amené à revoir sa position concernant l’accord de Paris sur le climat. Il ne s’agirait plus de se retirer de cet accord mais d’en rediscuter certains aspects et notamment de retenir des objectifs de réduction d’émissions polluantes  en moins contraignant pour les États-Unis. L’administration du président Donald Trump semble en effet envisager de plus en plus sérieusement de maintenir les Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat, sous la pression des grandes entreprises et au prix d’un nouveau retournement politique. Le principal élément nouveau sur ce dossier réside dans les déclarations faites mardi par le secrétaire à l’Energie, Rick Perry.   »Je ne vais pas dire au président des Etats-Unis de quitter l’accord de Paris sur le climat (…). Je vais lui dire que nous devons le renégocier », a-t-il déclaré, se disant aussi favorable à la promotion de toutes les formes d’énergie. L’ancien gouverneur du Texas rejoint ainsi la position du secrétaire d’Etat Rex Tillerson, ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil, lui aussi partisan du maintien dans l’accord, ou de la fille du président, Ivanka et son mari Jared Kushner. Mercredi, treize grands groupes internationaux ont pressé Donald Trump de maintenir les Etats-Unis dans l’accord de Paris, conclu en décembre 2015 par 195 pays et visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement climatique. S’il choisissait cette option, Donald Trump se mettrait en contradiction avec son discours de campagne sur l’environnement, fortement climato-sceptique. « Je suis très hésitant à avancer une prédiction étant donné l’imprévisibilité du processus de décision de cette administration », a expliqué Elliot Diringer, directeur général du « Center for Climate and Energy Solutions », influente ONG de Washington. Toutefois, « il semble qu’il y ait une convergence grandissante à la Maison Blanche en faveur d’une stratégie de maintien dans l’accord de Paris, mais en révisant à la baisse les objectifs de réduction des émissions de carbone des Etats-Unis ».

Alitalia, l’exemple à ne pas suivre pour Air France

Alitalia, l’exemple à ne pas suivre pour Air France

 

Le corporatisme qui caractérise le personnel d’Alitalia risque d’aboutir à une restructuration sévère voir à une liquidation. Un exemple qui devrait faire réfléchir les salariés d’Air France et surtout leurs syndicats qui ne cessent de s’opposer à la modernisation de leur compagnie. Comme Air France, Alitalia est rarement parvenu à dégager des bénéfices ou alors de manière insignifiante. Cela en dépit des recapitalisations et des ventes d’actifs. Certes la situation d’Air France est moins préoccupante pour l’instant mais l’immobilisme des syndicats corporatistes pourrait bien conduire un jour cette entreprise sur le chemin de la compagnie italienne. Cette compagnie  se prépare à être placée sous un régime d’administration judiciaire après le rejet de son tout dernier plan de sauvetage par ses salariés, ce qui prive la compagnie aérienne italienne de toute nouvelle aide financière indispensable à la poursuite de son activité. Malgré un accord provisoire prévoyant des réductions de postes et de salaires conclu avec les syndicats le 14 avril, Alitalia n’est pas parvenue lundi à obtenir l’aval indispensable du personnel à l’octroi d’une aide d’environ deux milliards d’euros. Alitalia a été renflouée par l’Etat et des investisseurs privés à plusieurs reprises et pendant des années. Le ministre italien de l’Industrie Carlo Calenda a exclu mardi une renationalisation de la compagnie aérienne et a jugé qu’une nouvelle injection de deniers publics était une « option non viable » mais certains salariés espèrent toujours que le gouvernement ne laissera pas tomber une telle entreprise. Détenue à 49% par Etihad Airways, Alitalia n’est parvenue à dégager un bénéfice annuel qu’à de rares occasions durant ses 70 ans d’existence. Le transporteur, qui emploie quelque 12.500 personnes, perd au moins 500.000 euros par jour. Alitalia a dit qu’elle « commencerait à préparer les procédures prévues par la loi » et une source proche de la compagnie aérienne a précisé que le conseil d’administration solliciterait l’approbation des actionnaires avant de demander la nomination d’un administrateur judiciaire. Cet administrateur devra déterminer si le transporteur peut être restructuré ou doit être liquidé. La restructuration devra être faite avec célérité, soit qu’Alitalia reste une entité autonome soit qu’elle soit vendue en tout ou partie. Sinon, une procédure de liquidation sera enclenchée. Les actionnaires se prononceront sur les prochaines étapes au cours d’une assemblée générale qui se tiendra, selon deux sources proches du dossier, le 2 mai.

Pour l’exclusion des élus LR qui votent FN (Estrosi)

Pour  l’exclusion des élus LR qui votent FN (Estrosi)

 

 

Le président de Provence-Alpes-Côte d’Azur souhaite qu’ »aucune voix républicaine » ne doit manquer à Emmanuel Macron, qui affrontera la candidate du Front national. Il déplore un deux poids deux mesures au sein de LR envers les élus qui s’engageraient pour le chef de file d’En Marche! dans la campagne de l’entre-deux-tours et ceux qui refusent le front républicain contre l’extrême droite. Selon l’ex-maire de Nice, les soutiens de Nicolas Sarkozy ont indiqué mardi matin lors de leur petit-déjeuner habituel leur volonté d’exclure « celles et ceux qui engageraient des discussions avec Emmanuel Macron ou même qui feraient publiquement campagne en sa faveur ». « Cette propension à sanctionner les uns ne s’applique pas à ceux qui, dans notre famille, se rapprochent de l’extrême droite », poursuit-il dans une lettre ouverte publiée sur son compte Twitter. Christine Boutin, présidente d’honneur du Parti démocrate-chrétien (PDC), associé aux Républicains, et l’ex-députée LR du Nord François Hostalier ont annoncé qu’elles voteraient pour Marine Le Pen pour « faire battre Macron ». « Sens commun », émanation de La Manif pour tous qui a fait campagne activement pour François Fillon, a refusé par ailleurs de donner des consignes de vote, jugeant « délétères » les deux « options » du second tour. Christian Estrosi, qui avait fait polémique à droite en recevant début avril Emmanuel Macron au siège de la région Paca, assure que son soutien vaut seulement pour le second tour de la présidentielle et qu’il fera campagne aux côtés des candidats LR pour les législatives. Mardi, plusieurs élus LR se sont interrogés sur les arrière-pensées de l’ex-maire de Nice. « Il n’est pas concevable de laisser s’installer la moindre porosité avec le Front national. Nous risquons d’avoir un second tour difficile aux législatives, les risques de triangulaire sont importants. Il est important que nous soyons très clairs pendant la présidentielle pour que des retraits républicains puissent s’opérer », déclare-t-il dans Le Monde.

La Turquie se prépare à renoncer à l’Europe

La Turquie se prépare à renoncer à l’Europe

 

 

Il est clair que la dérive dictatoriale du président turc rend l’adhésion de la Turquie encore plus incompatible avec les valeurs de l’Europe. Du coup, Erdogan prend les. Il envisage d’organiser un référendum. Ce qui lui permettrait de sortir la tête haute au lieu d’essuyer un refus de la part de l’union européenne. De toute manière, cette adhésion qui traîne depuis aussi longtemps devenait de plus en plus hypothétique et elle devient inconcevable depuis que le président de la Turquie s’est attribué pratiquement tous les pouvoirs. Le problème pour Erdogan c’est que la société est très divisée entre des partisans d’un régime laïc moderne et partisan d’un nationalisme islamiste rétrograde. Erdogan qui veut laisser son nom dans l’histoire en se donnant la possibilité d’être élus jusqu’en 2030 veut arbitrer ce conflit de manière dictatoriale. Dès lors  l’adhésion éventuelle de la Turquie devient une chimère dont Erdogan veut reporter la responsabilité sur l’union européenne. Le président Recep Tayyip Erdogan a donc prévenu mardi que la Turquie reverrait sa position sur sa candidature à l’Union européenne si elle doit encore patienter et si la mentalité hostile de certains Etats membres perdure à son égard. Il a fustigé une décision prise mardi par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui a ouvert une procédure de suivi sur la Turquie en raison des nombreuses violations de l’Etat de droit et des droits de l’homme constatées dans le pays. Erdogan a qualifié cette décision, non reconnue par Ankara, de « totalement politique ». Le président turc s’est de nouveau dit prêt à soumettre à référendum la question de l’adhésion de la Turquie à l’UE, ajoutant que son pays ne pourrait attendre indéfiniment, après 54 ans à la porte de l’Europe. « S’ils n’agissent pas avec sincérité, nous devrons trouver une issue. Pourquoi voulez-vous qu’on attende plus longtemps? Ça fait 54 ans qu’on en parle », a déclaré Erdogan. « Le Royaume-Uni a demandé à son peuple et il a choisi le Brexit (..) Ils ont l’esprit en paix, ils avancent vers un nouvel avenir (…) et la même chose peut s’appliquer aussi à la Turquie

Ilie Nastase, grand champion mais triste individu après l’insulte contre Serena Williams

Ilie Nastase, grand champion mais triste individu après l’insulte contre Serena Williams

 

 

Nastase un grand champion aux facéties amusantes parfois mais qui en insultant de manière raciste Serena Williams  ne mérite que condamnation et mépris.  Après les propos racistes et sexistes  de l’ancien champion de tennis Ilie Nastase, tenus ce week-end en Fed Cup, Serena Williams répond sur Instagram. « Cela me déçoit de savoir qu’on vit dans une société où des personnes comme Ilie Nastase peuvent faire des commentaires aussi racistes envers moi et mon enfant à naître, et des remarques aussi sexistes envers mes pairs », écrit la championne américaine, vainqueur de 23 Grands Chelems. Ilie Nastase, capitaine de l’équipe de Fed Cup et icône du sport en Roumanie, a été suspendu par la fédération internationale (ITF) pour son attitude grossière et insultante lors de la rencontre de son pays contre la Grande-Bretagne le week-end dernier. Lors de la conférence de presse d’avant-match, Nastase avait tenu des propos plus que déplacés au sujet de la grossesse de C, qui a annoncé mercredi attendre son premier enfant. Les journalistes ont pu l’entendre dire à un membre de son équipe : « On va voir de quel couleur il est. Chocolat au lait ? » L’ancien vainqueur de Roland-Garros en 1973, aujourd’hui âgé de 70 ans, avait ensuite copieusement insulté une journaliste, un arbitre, la capitaine britannique Anne Keothavong et la joueuse Johanna Konta, traitant ces dernières de « put… de s… pes ». « Je remercie humblement l’ITF pour l’intérêt donné aux faits dans cette affaire. Ils auront mon total soutien », a ajouté Serena Williams. Ilie Nastase, qui est une icône du sport en Roumanie, a également été critiqué par l’autre légende du pays Nadia Comaneci. L’ancienne gymnaste a accablé son compatriote pour son comportement « injurieux ».

L’Europe et les marchés rassurés

L’Europe et les marchés rassurés

 

 

 

On a échappé un scénario noir avec notamment la perspective d’un duel Mélenchon Le Pen au second tour. Une possibilité qui était susceptible de faire éclater l’Europe. En outre cela permet de mettre un peu la pédale douce sur scepticisme qui sévit actuellement dans l’union européenne. Les résultats électoraux français sont donc de nature à rassurer les observateurs économiques et les marchés mêmes s’il convient de faire preuve de la plus grande prudence en matière d’évolution européenne. Il reste encore le brexit à négocier et l’euro scepticisme, un peu ralenti par les résultats des élections françaises, constitue encore une menace sérieuse pour l’avenir de l’union. Une nouvelle qui va un peu à l’encontre des replis constatés tant au États-Unis qu’au Royaume-Uni et ailleurs lors des consultations électorales. « Les marchés sont rassurés d’échapper au redouté duel Le Pen-Mélenchon », a confirmé dans un commentaire Diego Iscaro, économiste chez IHS Markit. « Cependant, beaucoup de choses peuvent se produire en deux semaines ». M. Saito a lui aussi appelé à la vigilance. « Que va-t-il se passer entre aujourd’hui et le second tour? »: scandale, attaques terroristes, tout est possible », avertit-il. « Nous ne sommes certainement pas en position de tomber dans l’euphorie ». Les marchés financiers affichaient un soulagement prudent ce lundi en Asie après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle française, pariant sur une victoire du pro-européen Emmanuel Macron. Arrivé en tête, l’ancien ministre de l’Economie devance légèrement, avec 23,86% des voix, la candidate FN Marine Le Pen (21,43%), selon les derniers résultats du ministère de l’Intérieur. « C’est le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément », a commenté pour l’agence Bloomberg News Sebastien Galy, analyste chez Deutsche Bank AG à New York, après le vote du Brexit en juin dernier au Royaume-Uni et l’accession du protectionniste Donald Trump à la Maison Blanche outre-Atlantique. Aussitôt les premières estimations connues, alors que Sydney se réveillait, l’euro a bondi de 2% par rapport à vendredi, jusqu’à 1,0937 dollar, son plus haut niveau depuis novembre 2016, après la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis. Il retombait plus tard autour de 1,0840 dollar. Vis-à-vis de la devise nippone, délaissée quand les incertitudes se dissipent, la monnaie unique est montée à 120,91 yens, contre 117,07 yens en fin de semaine dernière, avant de repasser sous la barre des 120 yens. Le dollar a lui aussi grimpé, à 110,64 yens (contre 109,15 yens). « La réaction initiale des marchés a été plus forte que prévu, signe qu’ils étaient sur leurs gardes », a réagi auprès de l’AFP Yuji Saito, analyste des changes au Credit Agricole, basé à Tokyo. « Il y avait de quoi être prudent. C’était une course serrée entre quatre candidats à l’issue difficile à prédire ». A la Bourse de Tokyo, première grande place financière à ouvrir dans la foulée du scrutin français, le Nikkei gagnait 1,34% à la mi-journée, tandis que Sydney comme Séoul évoluaient en hausse. Hong Kong démarrait dans le vert mais fléchissait peu après. M. Saito a lui aussi appelé à la vigilance. « Que va-t-il se passer entre aujourd’hui et le second tour? »: scandale, attaques terroristes, tout est possible », avertit-il. « Nous ne sommes certainement pas en position de tomber dans l’euphorie ».

Hamon balayé, vers l’explosion du PS ?

Hamon  balayé, vers l’explosion du PS ?

 

 

Au parti socialiste on ne se faisait guère d’illusions sur une possible qualification du candidat pour le second tour des élections. On savait par avance qu’il fallait s’attendre à une défaite plus ou moins catastrophique. Avec Hamon,  le parti socialiste aura connu un cataclysme. On pouvait s’attendre à un score de 10 % voir légèrement plus mais certainement pas à des résultats aussi insignifiants qui font du parti socialiste une organisation marginale. En cause évidemment,  cette logique des primaires qui a fait émerger le candidat le plus radical mais aussi l’entêtement de Hamon  à ce positionner sur les positions gauchistes des frondeurs. Le PS, dont la blessure de 2002 – avec l’élimination de Lionel Jospin au premier tour – était à peine cicatrisée, a subi la plus cuisante des débâcles depuis la présidentielle de 1969 (Gaston Defferre, 5%, et Michel Rocard, 3,6%). La question qui se pose est de savoir si le parti socialiste pourra ce relevé après des résultats aussi lamentables. Pourra ce relevé après des résultats aussi lamentables. Certes des résultats qui sanctionnent en grande partie la gestion de François Hollande mais aussi le choix délibéré de Benoît Hamon de se rabougrir sur des positions les plus radicales voir les plus surréalistes en particulier avec son fameux revenu universel. Pour sauver sa peau, le parti socialiste n’a plus d’autre choix que de tenter des alliances avec le mouvement en marche sinon il pourrait presque disparaître totalement de l’assemblée nationale.  D’une certaine manière, c’est la conclusion de contradictions impossibles à gérer depuis des années au parti socialiste avec des orientations d’un côté de crypto marxistes et de l’autre de socio démocrates voire de socio libéraux. Des contradictions jusque-là masquées par des synthèses confuses réalisées aussi bien par Mitterrand que par Hollande.

 

L’économie allemande en hausse

 

Une croissance sans doute de l’ordre de 0, 5 % pour le premier trimestre en Allemagne tandis qu’en France on attend 0,3 %. L’économie allemande devrait poursuivre son accélération au cours du premier trimestre de l’année, ce qui va augmenter les recettes fiscales plus que prévu, a dit vendredi le ministère des Finances du pays. « L’économie allemande continue d’être sur une pente ascendante », poursuit le ministère, se référent aux dernières données en matière de production, d’entrées de commandes et de niveaux d’emploi. Le ministère a toutefois ajouté que les perspectives de croissance restaient incertaines du fait des menaces protectionnistes de l’administration Trump, des incertitudes liées aux différentes échéances électorales en Europe et des négociations liées aux Brexit. En 2016, le produit intérieur brut (PIB) allemand a aumgenté de 1,9%, soit la croissance la plus marquée en cinq ans. Sur les trois derniers mois de 2016, la hausse du PIB a été de 0,4% et les économistes tablent sur un rythme de croissance plus soutenu sur le premier trimestre de l’année. Pour la France, La Banque de France  estime à 0,3 % la hausse du PIB, en raison notamment d’une production industrielle moins dynamique en mars qu’au mois de février. Cette estimation, établie à partir de son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, est en recul de 0,1 point par rapport à la dernière évaluation publiée le 9 mars. L’institution monétaire avait alors relevé de 0,3 % à 0,4 % son estimation initiale.  La banque centrale française prévoit 1,3 % de croissance en 2017 après 1,1 % l’an dernier. Sa prévision est plus pessimiste que celle du gouvernement, qui anticipe une hausse du PIB de 1,5 %. 

Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme «

Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme « 

Dans une  interview à 20 minutes Emmanuel Macon s’explique notamment sur le clivage patriote nationaliste.

 

Marine Le Pen préférerait vous affronter, car vous seriez « un mondialiste décomplexé ». Êtes-vous le candidat de la mondialisation ?

Je suis le candidat d’une France ouverte, ce qui me paraît être la définition même du patriotisme. Je suis l’ennemi du nationalisme, dont Madame Le Pen est la candidate. Monsieur Fillon la poursuit dans ses dérives. Je suis le candidat d’une France qui a des intérêts – sa sécurité, ses intérêts économiques et sociaux –, qui veut les protéger et les défendre, mais qui opère dans un monde ouvert. Parce que nous avons aujourd’hui 2 millions de concitoyens qui travaillent dans des entreprises étrangères opérant en France et que plusieurs millions de Français vivent de nos exportations. Parce que nous sommes une culture qui a toujours rayonné dans le monde et que nous avons une langue qui a plus de locuteurs en dehors de ses frontières que sur notre sol. Avoir peur de l’avenir, c’est trahir notre histoire. Je défends une France forte dans un monde ouvert où les valeurs de la démocratie l’emportent. Pour autant, je ne suis pas le candidat de la mondialisation heureuse.

Vous estimez que le clivage « patriotes-nationalistes » a remplacé l’ancien clivage gauche-droite. Qu’entendez-vous par là ?

Sur de nombreux sujets, – la laïcité, l’Europe, le rapport au monde, la réforme économique et sociale –, le clivage n’est plus entre la droite et la gauche, car chacun de ces camps est divisé en son sein. Aujourd’hui, les candidats de la droite et de la gauche traditionnelles ne pourraient gouverner sérieusement s’ils étaient élus, car ils n’auraient pas la majorité en leur sein. Alain Juppé a dit ce matin [selon le Canard enchaîné] : « Si Sens commun est au gouvernement, je serai dans l’opposition. » C’est la démonstration que, si François Fillon est élu, ce sera la chienlit. Quant à Benoît Hamon, trois quarts des gens investis par le PS pour les législatives déclarent ne pas ou ne plus le soutenir. Ces divisions révèlent de vraies fractures. La recomposition profonde de notre vie politique est en cours, sinon je ne serais pas là. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et moi-même sommes des expressions de ces dysfonctionnements. Aujourd’hui, la vraie tension est entre la volonté de rétrécissement du pays, représentée par Madame Le Pen, et l’ouverture au monde et à l’Europe, que je représente. Le patriote, c’est celui qui défend les siens dans un monde ouvert. Le nationaliste, c’est celui qui défend les siens en combattant l’autre, ce qui conduit au protectionnisme au niveau économique, et à la guerre.

Dans une interview au Point, le géographe Christophe Guilluy reconnaît que votre modèle économique « crée de la richesse ». Mais, selon lui, hors des grandes métropoles mondialisées, une partie de la classe moyenne et les catégories populaires ne sont plus intégrées au modèle économique. Comment faites-vous pour intégrer cette France périphérique ?

Je suis favorable à ce que la France des métropoles, des gens bien formés, des entrepreneurs, puisse réussir et aller plus vite car elle tire tout le pays. Mais ça ne peut pas être un projet de société. On a besoin que toute la France soit embarquée dans un projet de réussite et d’émancipation économique et sociale. Sinon, on a une fracture comme en Grande-Bretagne. Je veux permettre à chacun de réussir, par l’éducation, en ramenant à 12 élèves les classes de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaire et en donnant plus d’autonomie pédagogique aux écoles. Par le rattrapage économique avec les emplois francs : 15 000 euros pour les entreprises embauchant en CDI un habitant issu des quartiers prioritaires de la politique de la ville. J’investirai également 15 milliards d’euros dans la formation continue. J’ai aussi un projet de lutte contre l’isolement de l’hyper-ruralité, à travers le doublement des maisons de santé pour faire reculer les déserts médicaux et le développement de l’Internet haut débit. Enfin, pour cette France périphérique, ma principale mesure est la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de nos concitoyens. Cet impôt est injuste car il est plus élevé dans les villes de province ou les petites villes que dans les métropoles.

Votre projet économique vise à réduire le coût du travail et donner plus de marge de manœuvre aux entreprises. Il s’agit donc d’approfondir ce qui a été fait pendant ce quinquennat ?

Une politique en faveur de la compétitivité a été commencée dans ce quinquennat mais trop tardivement et trop modestement. Il faut aller plus loin, plus clair, plus fort. Donc en 2018, non seulement je verserai le CICE au titre de l’année 2017, mais je ferai un allégement de charge de six points, qui remplacera le CICE. Ce sera un vrai choc de compétitivité pour les entreprises. Il faut aussi aller plus loin en termes de simplification du droit du travail, en ne gardant que les principes et les règles fondamentales dans la loi et en donnant beaucoup plus de possibilités de changer les choses par l’accord majoritaire des salariés au sein des entreprises ou des branches. Dans le même temps, j’ai une politique pour le pouvoir d’achat des travailleurs. S’il y a un accord dans l’entreprise, il faut qu’on puisse travailler plus et gagner vraiment plus. C’est pourquoi je baisserai les cotisations sociales et salariales et j’exonérerai les heures supplémentaires de charges patronales et salariales.

Si l’Etat baisse les charges salariales et patronales, quelle est la responsabilité des entreprises ? Est-ce que les créations d’emplois ont été à la hauteur de ce qui était espéré avec le pacte de responsabilité ?

Les créations d’emploi, ce n’est pas la physique du piston. Aller vers une politique de compétitivité, continuer à améliorer la marge des entreprises, c’est améliorer leur capacité à investir et embaucher. Ensuite, vous avez toujours des gens qui se comportent mal, il faut les contrôler, les sanctionner, et essayer de les poursuivre. Certaines entreprises, qui ont bénéficié d’aides et n’allaient peut-être pas licencier, ont pu investir sur d’autres projets et mieux se porter. Je ne suis pas pour une économie administrée, je suis pour une économie qui permet d’encourager ceux qui se comportent bien, qui investissent et qui embauchent.

Vous avez déclaré : « la vie économique est faite de créations et de destructions. » On ne peut donc rien faire contre les délocalisations ?

Dans la vie économique, il y a des cycles où des entreprises naissent et disparaissent. Quand une entreprise n’est plus rentable, parce qu’elle n’a plus de marché ou qu’elle n’a pas pris un virage technologique, il ne faut pas chercher à la maintenir artificiellement. On ne rend pas service aux salariés. Pendant des décennies, on a voulu protéger les emplois en prétendant protéger les gens : on a vu le résultat. Moi je ne veux pas protéger les emplois qui ne sont plus d’aujourd’hui, ni de demain. Je préfère protéger vraiment les gens, en donnant plus de souplesse aux entreprises et en formant les chômeurs aux emplois d’avenir, dans la silver economy, la domotique, la chaudronnerie, les énergies nouvelles… Vous protégez beaucoup plus un travailleur en faisant ça qu’en biberonnant une entreprise pour qu’elle maintienne des emplois voués à disparaître.

Vous dites que l’auto-entrepreneuriat ouvre des « perspectives de mobilité ». Cette opportunité doit-elle l’emporter sur la protection du travailleur « ubérisé » ?

Je ne suis pas pour l’hyper précarité mais je suis contre cette volonté de bloquer la création d’emplois pour protéger de manière indue des secteurs. J’étais pour le développement de la plateforme Uber, je l’ai aidée parce qu’elle a permis de créer des dizaines de milliers d’emplois en France et en particulier en banlieue. Mais je suis défavorable à ce qu’elle use aujourd’hui de sa position dominante pour baisser les prix. Donc je soutiens les chauffeurs d’Uber dans leur combat pour une négociation avec la plateforme. Il faut imposer un tarif minimum à ces plateformes et protéger les droits de celles et ceux qu’elles emploient.

Question qui fâche, d’un internaute : @Tanatiel « Dans votre programme vous évoquez le fait de supprimer les allocations-chômage à tout demandeur d’emploi qui refuse deux offres “décentes”. Pourriez-vous préciser ? »

Je veux réformer l’assurance chômage pour que tout le monde y ait droit : les démissionnaires une fois tous les cinq ans, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les entrepreneurs et les salariés. Mais personne n’aura sans contrepartie un droit durable au chômage. Après un bilan de compétences, vous ne pourrez pas refuser plus de deux offres décentes, c’est-à-dire des offres qui correspondent à vos qualifications et payées jusqu’à moins 20 à 25 % de votre dernière rémunération, ce sera à définir dans la négociation. Et si vous ne voulez pas être formé, mais que vous préférez répondre à une offre à 300 km de chez vous, on vous aidera à la mobilité.

Vous avez évoqué en février « une culture diverse et multiple » en France. En avril, vous avez déclaré à Causeur que la France « n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle ». Distinguez-vous le projet politique du brassage culturel ?

Je crois dans la diversité, mais pas dans le multiculturalisme. Le multiculturalisme, ce n’est pas la France. La France est avant tout un peuple indivisible, par ses valeurs, par son histoire. Nous avons une culture faite de multiples autres cultures. La langue française est la seule officielle mais je suis pour qu’on puisse enseigner les langues régionales dans les écoles de la République, c’est notre richesse. Je crois à l’indivisibilité du peuple français, mais dans sa diversité. Cette diversité n’est pas la haine de ce que nous sommes. L’identité, ce n’est pas la réduction au même. C’est un projet.

Vous souhaitez réformer le Code du travail dès l’été par ordonnances. Vous ne rejetez pas le 49.3. Assumez-vous une verticalité du pouvoir présidentiel ?

J’assume de l’efficacité et des débats bien proportionnés. La réforme du droit du travail que je propose a été préparée, il y a eu plusieurs rapports et je m’en suis expliqué pendant la campagne, dès le mois de décembre, donc il faut aller vite. Je suis pragmatique. La Ve République offre les instruments du parlementarisme rationalisé, il faut les utiliser, l’ordonnance comme le 49.3. Mais pas à tout bout de champ. Sur d’autres sujets plus complexes, l’assurance chômage, la formation continue, les retraites, il faut prendre le temps du débat.

Marine Le Pen pour l’insurrection nationale !!!

Marine Le Pen pour l’insurrection nationale ! !!

 

 

Marine Le Pen appelle à l’insurrection pour rendre la France à son peuple. Il y aurait sans doute de quoi en rire si ce n’était pas aussi pathétique. Marine héritière d’un nom, de la fortune de son père et du parti qui ce travestit  en candidate du peuple ! Il faut vraiment qu’elle s’adresse au moins éduqués pour donner un semblant de vérité à ses propos outranciers et ridicules. Le tout évidemment sur fond de racisme. Marine Le Pen se recentre évidemment sur ce qui a fait depuis toujours le fonds de commerce du front national : le repli, la haine et la xénophobie. Pas étonnant, ses  propositions dans le domaine socio économique ont été condamnées pour leur incohérence (  exemple la sortie de l’euro). Du coup, Marine Le Pen réinvestit les vieux slogans du parti des aigris, des incultes et des racistes ;  pour cela, peu importe la rationalité des mesures qu’elle propose. Heureusement 80 % des opposants au FN jugent que ce parti est raciste. Selon un sondage IFOP diffusé dimanche seulement 17 % des Français considèrent Marine Le Pen comme honnête et seulement 20 % la trouvent compétent. . Parmi les sympathisants du FN, Marine Le Pen ne recueille là encore qu’une approbation relative : une très courte majorité estime la présidente du parti « compétente » (48%) et « honnête » (40%). De plus, 54% des sympathisants frontistes pensent que Marine Le Pen appliquerait son programme si elle était élue présidente. Enfin, moins d’un électeur FN sur 10 (9%) dit « apprécier la personnalité » de Marine Le Pen. L’étude révèle également que le Front national garde une image trouble : 80% des opposants au FN jugent le parti « raciste », et 75% « dangereux pour la démocratie ». Parmi les sympathisants frontistes, ce sentiment est moins partagé mais ils sont tout de même 38% à juger le parti « raciste » et 30% à le dire « dangereux pour la démocratie ». La preuve encore avec cet appel à l’insurrection nationale lancée lors de son dernier meeting à Marseille où  durant plus d’une heure, Marine Le Pen a décliné les thèmes chers à son parti, la préférence française, la priorité nationale à l’emploi et le patriotisme économique, édictant les mesures d’économies qu’elle préconise pour sauvegarder la protection sociale. Autant de slogans creux, dangereux et incohérent.

Allègement dette Grèce : Lagarde entonne encore l’ Arlésienne

Allègement  dette Grèce : Lagarde entonne encore l’ Arlésienne

Une nouvelle fois la garde la présidente du FMI entonne la chanson de l’Arlésienne concernant l’allégement de la dette grecque  » la soutenabilité de la dette de la Grèce devra être discutée et nous savons (…) qu’un allègement de la dette sera nécessaire », a-t-elle indiqué. Pour l’instant le gouvernement grec n’a obtenu qu’un accord de principe qui d’ailleurs ne reprend pas clairement et proposition du FMI. Le gouvernement  grec a promis de mesures économiques à mettre en œuvre en 2019 et 2020 pour continuer de bénéficier du plan d’aide de 86 milliards d’euros consenti en 2015 Depuis des mois, les discussions piétinaient entre Athènes et ces bailleurs de fonds (zone euro et FMI) ce qui bloquait la poursuite du troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros consenti en juillet 2015, qui court jusqu’en juillet 2018. Parmi les mesures réclamées à la Grèce visant à rendre son économie plus compétitive: des coupes supplémentaires dans les retraites, un abaissement du seuil d’exonération fiscale et de nouvelles déréglementations des marchés de l’énergie et du travail. C’est la énième négociation avec l’union européenne ;  un véritable serpent de mer d’autant plus qu’on s’était très bien que la Grèce est complètement incapable de rembourser cet immense dette de 200 milliards. Même le FMI dirigé par l’incompétente Christine Lagarde s’est complètement planté et a dû faire son mea culpa. Un FMI qui a failli torpiller la Grèce en la menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. ». En attendant les élections françaises et allemandes on se contenter sans doute d’uen aide à court terme sur l’allègement à court terme de la dette, qui se fera essentiellement par la prolongation de prêts à faible taux d’intérêt, tout en remettant le reste à plus tard, après les élections législatives prévues en France et en Allemagne

 

Turquie : victoire relative qui exclut de l’Union européenne

Turquie : victoire relative qui exclut de l’Union européenne

C’est une victoire à la Pyrrhus qu’à obtenu Erdogan. Une victoire par ailleurs très contesté par l’opposition qui a constaté de nombreuses irrégularités. Une victoire autour de 51 % qui relativise le succès d’Erdogan. Une certitude toutefois avec le résultat de ce référendum toute adhésion de la Turquie à l’union européenne est désormais exclue. En cause évidemment la mise sous tutelle de la démocratie puisque le président aura désormais tous les pouvoirs aussi l’orientation de plus en plus intégriste des autorités turques. Cette victoire plus étroite laissera un goût amer à Erdogan d’autant que les opposants contestent les résultats Ces derniers fustigent notamment une mesure annoncée à la dernière minute par le Haut-Conseil électoral considérant comme valides les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote dans lequel ils ont été glissés dans l’urne. Quelques milliers de manifestants contestant la victoire du oui ont scandé des slogans hostiles à M. Erdogan dans les quartiers de Besiktas et Kadiköy à Istanbul, selon des photographes de l’AFP. Aucun incident n’a été signalé lors de ces manifestations.S’exprimant devant la presse en son palais présidentiel dimanche soir, le président Erdogan a salué le résultat du référendum : « C’est un moment historique, un changement très sérieux pour l’avenir de la Turquie. » « C’est toujours difficile de choisir quelque chose de nouveau », a convenu le chef de l’Etat, comme pour justifier l’étroitesse de sa victoire.  Les derniers résultats provisoires publiés par l’agence de presse Anatolie, sur 99,45 % des bulletins dépouillés, donnent une courte avance au oui, avec 51,37 % des suffrages. Loin du plébiscite espéré par le président Erdogan, ce résultat est par ailleurs marqué par des scores défavorables au chef de l’Etat dans les grandes villes, comme Ankara et Istanbul, qui ont voté non à une très courte majorité. Dans les bastions du mouvement kurde du sud-est de la Turquie, le non l’a également emporté, sans surprise. « Une telle réforme ne peut passer avec une majorité aussi étriquée », affirme Murat Yetkin, directeur du Hurriyet Daily News, sur CNN-Turk. Grâce à ce référendum Erdogan se donne la possibilité de gouverner jusqu’en 2030 ! Il supprime le poste de premier ministre, met  le parlement sous l’éteignoir sans parler des états d’urgence qu’il peut décréter à tout moment. La purge et les répressions pourront donc continuer. Le vrai résultat c’est que la société est très divisée entre intégristes d’une part et modernistes  d’autre part avec des perspectives d’opposition sur la laïcité qui pourrait prendre des formes conflictuelles dures.

Le Pen : levée de l’immunité parlementaire avant le 7 mai ?

Le Pen : levée de l’immunité parlementaire avant le 7 mai ?

 

 

Marine Le Pen  pourrait être convoquée d’ici le 7 mai par le Parlement européen dans le cadre du processus conduisant à la levée de son immunité parlementaire.  Les juges français chargés de cette enquête ont demandé la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, ainsi que d’une autre représentante du FN au Parlement européen, Marie-Christine Boutonnet, qui sont soupçonnées d’avoir fait salarier par le Parlement européen des assistants qui travaillaient en réalité pour le FN. « La commission des affaires juridiques du Parlement européen a convenu que (Marine) Le Pen soit convoquée pour une audition à la première date possible en mai », a déclaré à Reuters Laura Ferrara, vice-présidente de cette commission. Elle a précisé que cette audition pourrait se tenir dès la première semaine de mai, soit avant le second tour prévu le dimanche 7 mai. Marine Le Pen a fait valoir son immunité parlementaire et refusé de se rendre aux convocations de la police en février et des juges d’instruction en mars, expliquant qu’elle ne souhaitait pas s’exprimer devant les enquêteurs avant les législatives du mois de juin. Le Parlement européen a déjà sanctionné Marine Le Pen pour avoir rémunéré comme assistante parlementaire européenne Catherine Griset, à une époque où cette dernière était la secrétaire, puis la chef de cabinet de la dirigeante du Front national. Faute de s’être acquittée de la somme de près de 300.000 euros réclamée par le Parlement à ce titre, la candidate du FN à la présidentielle a vu depuis février son salaire d’eurodéputée être réduit de moitié, à environ 3.000 euros et ses autres indemnités lui ont été retirées. Dans ce dossier, deux assistants parlementaires FN ont été mis en examen pour recel d’abus de confiance, dont la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset. La procédure de levée de l’immunité parlementaire d’un eurodéputé, qui s’étale généralement sur quelques mois, passe par un examen en commission puis en séance plénière. Cependant marine peine pourrait décider de ne pas répondre à la vocation de la commission du parlement européen.

« Alliance bolivarienne » Mélenchon patauge dans l’ubuesque

« Alliance bolivarienne » Mélenchon patauge dans l’ubuesque

 

Mélenchon est sans conteste le meilleur tribun de cette campagne électorale, sans doute aussi le plus cultivé mais son programme est néandertalien. Un issu de contradictions qui mèneraient le pays à la ruine. Sa référence à l’alliance bolivarienne est évidemment surprenante quand on sait que les rares pays qui font encore parti de cette alliance (Cuba, Venezuela notamment) sont des champs de ruine économique et sociale avec souvent la dictature en plus. Attaqué sur cette alliance bolivarienne, Mélenchon reprécise qu’elle ne concernerait que les territoires d’outre-mer français. Pour autant il ne renie pas son admiration pour le bolivarienne, pour Cuba, Castro et pour Chavez dont il a dit : « c’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste, de la révolution ». Bref un candidat des années 60 qui se réfère à un à une idéologie communiste complètement obsolète. Heureusement il précise qu’il ne veut pas transformer la France en Cuba  Sur l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba), créée en 2004 par Hugo Chavez et Fidel Castro, le cofondateur du Parti de gauche a précisé qu’il s’agissait de permettre aux « territoires d’outre-mer français, en particulier ceux des Caraïbes et la Guyane, de s’insérer(r) dans l’économie de leur région. » « Par cohérence intellectuelle, je ne vais pas leur demander d’aller se mettre dans le Mercosur (bloc commercial de plusieurs pays d’Amérique latine, ndlr) qui est une espèce de super-Union européenne et qui est en compétition avec nous les Français », a ajouté Jean-Luc Mélenchon, qui prône une sortie de l’Otan. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, s’est inquiété jeudi sur France Inter d’un programme de Mélenchon qu’il juge « dangereux » et « guerrier ». L’auteur de bandes dessinées à succès Joann Sfar, qui se disait prêt à voter pour Jean-Luc Mélenchon il y a 48 heures, a publié vendredi sur Facebook un texte en forme de mea culpa. « Pour de vrai, et j’en ai honte, je n’avais jamais lu son programme. Je m’en tenais au talent du bonhomme, et à la sympathie qu’il m’inspire », a-t-il écrit. « Finalement aujourd’hui, autour de Mélenchon, on trouve des germanophobes, des gens qui disent ‘la France d’abord’, qui agitent des drapeaux tricolores et qui prônent le protectionnisme et l’alliance militaire avec des dictatures et le non interventionnisme face à des crimes comme ceux d’Assad. » Cependant, Jean-Luc Mélenchon salue dans les colonnes de « Ouest-France » la « politique de social-démocrate » qui a été menée par Hugo Chavez au Venezuela, jugeant que les difficultés actuelles du pays exportateur de pétrole sont liées à la baisse des cours du brut. Une analyse évidemment caricaturale de la situation du Venezuela en pleine décomposition économique et sociale avec en plus la dictature et la corruption généralisée.

Le Pen contre l’ISF « spécial immenses fortunes » de Macron

Le Pen contre  l’ISF « spécial immenses fortunes » de Macron

Marine Le Pen a exprimé son opposition à la proposition de macro visant à transformer l’ISF en   »Impôt sur la fortune immobilière ». On ne peut évidemment s’empêcher de penser qu’elle se protège aussi compte tenu de l’énorme héritage immobilier de son père qui  faiat d’ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire en raison d’une sous-évaluation présumée. Marine Le Pen défendons la transmission du patrimoine immobilier sans fiscalité supplémentaire. « M. Macron, va taper que sur les propriétaires immobiliers, c’est-à-dire ce qu’on appelle les petits ISF, ceux qui héritent d’une résidence principale qui est au-dessus de 1,2 million ». Déclare Marine Payne qui ajoute  « Je maintiens l’ISF, mais je pense effectivement qu’il faut aujourd’hui alléger la possibilité de transmission entre les parents et les enfants, entre les grands-parents et les enfants, particulièrement dans la situation de crise actuelle. » Dans son projet présidentiel, la présidente du FN indique vouloir permettre à « chaque parent de transmettre sans taxation 100.000 euros à chaque enfant tous les cinq ans (au lieu de quinze ans actuellement) » et d’augmenter « le plafond des donations sans taxation aux petits-enfants à 50.000 euros, également tous les cinq ans ».

L’Alliance bolivarienne : la référence internationale de Mélenchon

L’Alliance bolivarienne : la référence  internationale de Mélenchon

 

 

 

Retour aux années 50 avec les références communistes (ou ce qui en reste) :   de Mélenchon : l’alliance bolivarienne qui ne regroupe plus que quelques pays en ruine économique et sociale est en situation de quasi dictature. Des modèles qui ont totalement échoué tant sur le plan économique que social ou démocratique. Ce qui n’empêche pas Mélenchon d’en faire  des références avec à l’appui des citations de Robespierre, Lénine ou Trotsky. Normal chez cet ancien triskiste, toujours communiste,  et qui propose un modèle étatiste et finalement dictatorial.  Jean-Luc Mélenchon n’a jamais caché son admiration pour « El Comandante », ni son tropisme sud-américain, hérité de ses premières années d’élu à Massy à la fin des années 1970, une commune qui recevait alors de nombreux réfugiés chiliens. De ses passions bolivariennes, Jean-Luc Mélenchon, hispanophone, avait d’ailleurs tiré son concept de « révolution citoyenne », le leitmotiv de sa campagne de 2012, piqué au président équatorien Rafael Correa.  S’il est élu président, le candidat de gauche veut rejoindre cette union créée par le Venezuela en 2004. Liée à l’Iran, la Syrie et la Russie, elle ne représente plus grand-chose aujourd’hui. L’Alliance bolivarienne ne vous évoque pas grand-chose ? Cela semble aussi être le cas de Clémentine Autain. Porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, elle a été prise en flagrant délit d’ignorance du programme de son leader sur le plateau de France Info où elle était invitée jeudi matin. En particulier de ses points 15 et 62. Le candidat de la France insoumise, poussé par des sondages favorables, y annonce vouloir rejoindre l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba), alors qu’il entend voir la France quitter l’Otan s’il accède à l’Elysée. Cette union interétatique qui avait déjà valu un accrochage entre un autre porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, et le journaliste Patrick Cohen lundi dans «C à vous», est assez peu connue, mais n’est pas très jeune. Fondée en 2004 par le Venezuela, dirigé alors par Hugo Chavez, et le Cuba de Fidel Castro, elle tire son nom de Simon Bolivar, homme à l’origine de l’émancipation de l’Amérique du Sud de l’influence espagnole, régulièrement évoqué par le candidat de gauche. Toujours sur le plan du symbole, son acronyme signifie «aube» en espagnol. Dans les faits, on trouve aujourd’hui une organisation moribonde, constituée de onze Etats membres.  «Elle est fondamentalement liée au Venezuela et a connu son zénith de 2008 à 2010, lorsque le prix du pétrole était au plus haut, explique Jean-Jacques Kourliandsky, spécialiste de l’Amérique latine à l’Iris. Aujourd’hui, ça n’est plus le cas, le pays a des difficultés économiques et l’Alba ne fonctionne plus vraiment, hormis par les communiqués. Elle sert de tribune à ses états membres.» Outre le Venezuela et Cuba, on trouve parmi les onze états membres l’Equateur, la Bolivie et plusieurs îles des Caraïbes. Mais si on regarde dans la liste des pays observateurs, on trouve l’Iran, la Syrie, alors que la Russie avait été invitée à son congrès de 2009. «

 

Fillon a peur de jean -Jacques Bourdin et refuse l’interview

Fillon  a peur de jean -Jacques Bourdin et refuse l’interview

 

À peine faux-cul, Fillon refuse l’«entretien d’embauche» auquel l’avait convié Jean-Jacques Bourdin. En fait,  François Fillon a été très chahuté par Jean-Jacques Bourdin lors  de son dernier passage sur BFM. Interrogé sur ses revenus (en moyenne de 25 000 € par mois depuis plusieurs années)  l’ancien ministre avait déclaré qu’il ne parvenait même pas à économiser. Une déclaration qui avait suscité la surprise et la moquerie des réseaux sociaux. Du coup,  il se méfie et ne veut pas être interviewé par Jean-Jacques Bourdin au motif qu’il aurait été insulté. Ce que contestait hier mais B FM. Fillon avance un autre un autre argument : celui du calendrier. Il indique que la date prévue pour ce nouvel entretien ne lui convenait pas et qu’il a proposé d’autres dates ; ce qui d’après BFM est encore complètement faux.  Sur RMC, le matinale a déploré le refus de François Fillon: «Vous savez que tous les candidats viennent répondre à mes questions, ça marche très fort, j’ai vu les audiences qui sont très importantes sur RMC et BFM-TV. Tous, sauf un, parce que François Fillon a décliné l’invitation». Jean-Jacques Bourdin a expliqué que le candidat de la droite «ne veut plus parler des affaires, donc il estime que l’on ne peut plus l’interroger». «Il y a quelques mois, il souhaitait absolument que l’on parle des affaires (…) mais c’était à l’époque de la primaire, quand on parlait de Nicolas Sarkozy! Là, il voulait qu’on parle des affaires! Aujourd’hui, terminé, il n’en veut plus!». «Vous savez les absents ont toujours tort dans la vie», a-t-il ajouté. Invité de BFMTV jeudi soir, François Fillon a tenu à justifier son absence: «Quant aux rendez-vous que je n’honore pas, je vais m’expliquer. C’est un véritable mensonge. C’est malhonnête de dire ça. J’ai jamais dit que je ne voulais pas aller chez M. Bourdin, je lui ai proposé deux dates. On était même en train d’en négocier une troisième. Et je me fais insulter en direct sur l’antenne de BFM. J’ai écouté. Je n’irai pas à ce rendez-vous-là dans des conditions comme celles-là.» Et d’ajouter: «Je ne suis pas aux ordres de M. Bourdin! S’il veut revenir sur les propos qu’il a tenus et qu’on trouve une date, je serai ravi d’y aller comme j’y suis très allé très souvent». Le journaliste n’a pas tardé à réagir aux propos du candidat. «F.Fillon ment. Je ne l’ai jamais insulté. Il a annulé. Il n’a jamais proposé trois autres dates. Ou est l’autorité morale? Rendez-vous demain matin», a-t-il tweeté.

Le Pen en conflit avec l’Eglise ! Pathétique

Le Pen en conflit avec l’Eglise ! Pathétique

 

Une drôle de citoyenne mais aussi une drôle de chrétienne Marine Le Pen qui intervient sur tout à tort et à travers. A travers surtout. On en vient presque à regretter le père Jean Marie Le Pen qui, lui au moins,  avait une  culture quand sa fille héritière par défaut (c’est la sœur ainée qui devait hériter mais un conflit familial l’a privé de succession !) se caractérise par sa stupidité. Stupidité qu’elle compense par un bagout de marchande poissons  en débitant âneries, énormités ou au mieux banalités. Pas étonnant qu’elle soit aussi en froid avec la nièce ;  elle aussi, comme son grand père très cultivée même si sur le fond elle est encore plus radicale que Marine. Cette fois Marine Le Pen recadre l’église.   Elle  se déclare « fâchée avec l’Eglise » qui aurait le tort de se mêler « de tout sauf de ce qui la concerne » et taxe le pape François d’ »ingérence » dans une interview à paraître vendredi dans le quotidien catholique La Croix. Dommage qu’elle ne développe pas ce qui doit concerner l’église. Pas étonnant i faudrait qu’elle ait un minimum de formation théologique là où elle se contente sur ce sujet comme sur d’autres de la rhétorique de bistrot  pour convaincre après 5 tournées d’apéros. Bref Marine Le Pen, après le pathétique, le scandaleux, touche au ridicule en parlant d’un sujet dont elle ignore tout.  Au cours de ce même entretien, la présidente du Front national, candidate à l’élection présidentielle, se dit croyante et assure éprouver du respect « pour certains religieux qu’(elle) rencontre ». « Mais c’est vrai, je suis fâchée avec l’Église dont je pense qu’elle se mêle de tout sauf de ce qui la concerne. J’ai trouvé que dans certaines circonstances personnelles, elle avait manqué de compassion », ajoute-t-elle, sans autre précision sur les circonstances personnelles auxquelles elle fait allusion. Elle se déclare par ailleurs prête à accueillir le souverain pontife, si elle devait être élue en mai, mais précise qu’elle aborderait le cas échéant ses points de divergences, en particulier concernant la politique d’accueil des réfugiés. « Qu’il exige des États qu’ils aillent à l’encontre de l’intérêt des peuples en ne mettant pas des conditions à l’accueil d’une migration importante relève pour moi de la politique et même de l’ingérence », juge Marine Le Pen. La présidente du parti d’extrême droite s’en prend également à la Conférence des évêques de France, coupable à ses yeux de se mêler « parfois de ce qui ne la regarde pas, notamment en donnant des instructions politiques ». Fin mars, le président de la Conférence des évêques, Georges Pontier, a évoqué, lors d’un discours prononcé à Lourdes, un « devoir de solidarité » et d’hospitalité » des chrétiens et déploré un « dangereux regard de méfiance » à l’encontre des musulmans, sans se prononcer directement sur la présidentielle.

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