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Coronavirus : « Il n’y a eu aucun retard », l’énorme mensonge du gouvernement

Coronavirus : « Il n’y a eu aucun retard », l’énorme mensonge du gouvernement

Lors de la conférence de presse du Premier ministre, le ministre de la santé a honteusement affirmé que « L’anticipation a été absolue, dès le premier jour » . Notons d’abord que la compétence du ministre en matière d’infectiologie est relative puisque d’une part il est neurologue, d’autre part qu’il passe une grande partie de ses activités à la politique. Il a d’ailleurs grenouillé pendant une longue période avec le parti socialiste. Il connaît la dialectique du type : « plus c’est gros plus ça passe ». Comment en effet affirmer que l’anticipation a été absolue dès le premier jour.

Or précisément la veille de la décision du confinement alors que la crise était déjà patente depuis longtemps, le Premier ministre a décidé de maintenir le premier tour des élections municipales transformant ainsi les bureaux de vote en chambre de contamination supplémentaire. Dans une interview au JDD le ministre de la santé- vis-à-vis duquel d’ailleurs des plaintes ont été déposé en justice–persiste et signe dans son mensonge :

« Il n’y a eu aucun retard. L’anticipation a été absolue, dès le premier jour. Je suis dans la recherche de l’efficacité du matin au matin, car, en ce moment, il n’y a pas vraiment de nuits… Nous sommes dans une course effrénée face à un virus nouveau. Au départ, les seules informations venaient de Chine : nous avions très peu de données sur la contagiosité du virus, ou sur la capacité d’immunisation collective. Lors de mon premier Conseil européen, le 25 février, réuni à l’initiative de la France, nous n’étions que cinq pays, sur vingt-sept, à sérieusement considérer qu’il y avait une crise ! La prise de conscience a été longue. Je rappelle qu’au début on m’a expliqué que j’allais faire peur aux Français… Personne, aucun pays au monde, ne peut empêcher une épidémie. Les virus, dont la présence est antérieure à celle de l’homme sur terre, circulent avec beaucoup de force et de vitesse. La seule chose que l’on peut faire, c’est les ralentir, d’où le confinement. »

On notera que le ministre de la santé parle surtout de lui-même, de son action qu’il oublie d’évoquer l’action du gouvernement depuis le début. On aura d’ailleurs aussi observé que le ministre de la santé s’est nettement mis en valeur à côté du Premier ministre- un peu gêné- lors de l’intervention de ce dernier employant en permanence le » je, je » formule habituelle chez Macron. Indirectement le ministre de la santé avoue cependant  les atermoiements et les retards du gouvernement quand il déclare » on m’a expliqué que j’allais faire peur aux Français » ( si je déclarais la réalité de la crise). C’est qui  » on ». Curieusement ce sont aussi les mêmes propos employés par l’ancienne  ministre de la santé Agnès Buzyn qui elle aussi dénonce le fait de n’avoir pas été entendue par le gouvernement.

Sondage Coronavirus : le gouvernement ne sait pas où il va pour 80 %

Sondage Coronavirus : le gouvernement ne sait pas où il va pour 80 %

 

79 % des Français considèrent que le gouvernement ne sait pas où il va d’après un sondage  Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo. Preuve par exemple les propositions contradictoires sur le confinement, la chloroquine ou encore le maintien des marchés.

Le 12 mars dernier, à la veille du premier tour des municipales et à l’orée du confinement, dans le même sondage hebdomadaire, près des deux tiers des Français trouvaient au contraire que le gouvernement réagissait bien, voire trop, face à l’épidémie. Ils étaient 43 % à trouver qu’il prenait les précautions qu’il fallait et 20 % qu’il en prenait même «trop», contre seulement 37 % qui considéraient qu’il n’en prenait «pas assez».

Une semaine plus tard, le 19 mars dernier, deux sondages confirmaient cette grande confiance: 55 % des Français disaient «faire confiance au gouvernement pour faire face efficacement au coronavirus» (un sondage IFOP-JDD). Encore plus fort, dans un sondage Odoxa de la semaine dernière suivant l’allocution d’Emmanuel Macron, 82 % des Français estimaient qu’il avait pris la mesure de la gravité de la situation, 65 % qu’il avait été «clair» et 59 % qu’il leur disait la vérité et «savait où il allait».

Là, c’est la chute, alors qu’a explosé la polémique sur l’absence des masques et autres matériaux de protection. Selon ce sondage, 70 % des Français estiment ainsi désormais que le gouvernement ne leur dit pas la vérité et 75 % sont désormais persuadés que le gouvernement n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment et surtout parce qu’il n’a pas fait le nécessaire pour bien équiper les hôpitaux et les soignants face à l’épidémie.

Tous les Français interrogés (97 %), sont persuadés qu’il y a bien en France une pénurie de masques, et les deux tiers d’entre eux (65 %) estiment que le gouvernement actuel en est responsable. Président d’Odoxa, Gaël Sliman note en outre que les Français «attendent du gouvernement de l’audace sur un plan sanitaire». Ils sont ainsi 6 sur 10 à vouloir que le gouvernement accélère et suive l’option chloroquine proposée par le Pr Raoult, sans attendre les résultats des tests clinique en cours.

En revanche, l’adhésion aux choix de l’exécutif est totale en matière de protection. Plus de 9 Français sur 10 estiment ainsi que le confinement est une «bonne mesure», qu’ils respectent. Ils sont plus de 80 % à penser qu’il durera au moins 4 semaines. Mais là encore, la critique est présente face à l’exécutif puisque 88 % jugent qu’il aurait fallu le décider plus tôt.. Les Français sont favorables à 86 % à un durcissement global du confinement, et 87 % à un durcissement des sanctions.

Sondage crise sanitaire : le gouvernement ne sait pas où il va pour 80 %

Sondage crise sanitaire : le gouvernement ne sait pas où il va pour 80 %

 

79 % des Français considèrent que le gouvernement ne sait pas où il va d’après un sondage  Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo. Preuve par exemple les propositions contradictoires sur le confinement, la chloroquine ou encore le maintien des marchés.

Le 12 mars dernier, à la veille du premier tour des municipales et à l’orée du confinement, dans le même sondage hebdomadaire, près des deux tiers des Français trouvaient au contraire que le gouvernement réagissait bien, voire trop, face à l’épidémie. Ils étaient 43 % à trouver qu’il prenait les précautions qu’il fallait et 20 % qu’il en prenait même «trop», contre seulement 37 % qui considéraient qu’il n’en prenait «pas assez».

Une semaine plus tard, le 19 mars dernier, deux sondages confirmaient cette grande confiance: 55 % des Français disaient «faire confiance au gouvernement pour faire face efficacement au coronavirus» (un sondage IFOP-JDD). Encore plus fort, dans un sondage Odoxa de la semaine dernière suivant l’allocution d’Emmanuel Macron, 82 % des Français estimaient qu’il avait pris la mesure de la gravité de la situation, 65 % qu’il avait été «clair» et 59 % qu’il leur disait la vérité et «savait où il allait».

Là, c’est la chute, alors qu’a explosé la polémique sur l’absence des masques et autres matériaux de protection. Selon notre sondage, 70 % des Français estiment ainsi désormais que le gouvernement ne leur dit pas la vérité et 75 % sont désormais persuadés que le gouvernement n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment et surtout parce qu’il n’a pas fait le nécessaire pour bien équiper les hôpitaux et les soignants face à l’épidémie.

Tous les Français interrogés (97 %), sont persuadés qu’il y a bien en France une pénurie de masques, et les deux tiers d’entre eux (65 %) estiment que le gouvernement actuel en est responsable. Président d’Odoxa, Gaël Sliman note en outre que les Français «attendent du gouvernement de l’audace sur un plan sanitaire». Ils sont ainsi 6 sur 10 à vouloir que le gouvernement accélère et suive l’option chloroquine proposée par le Pr Raoult, sans attendre les résultats des tests clinique en cours.

En revanche, l’adhésion aux choix de l’exécutif est totale en matière de protection. Plus de 9 Français sur 10 estiment ainsi que le confinement est une «bonne mesure», qu’ils respectent. Ils sont plus de 80 % à penser qu’il durera au moins 4 semaines. Mais là encore, la critique est présente face à l’exécutif puisque 88 % jugent qu’il aurait fallu le décider plus tôt.. Les Français sont favorables à 86 % à un durcissement global du confinement, et 87 % à un durcissement des sanctions.

Macron à Mulhouse : il ferait mieux de rester confiné (Le professeur Lantieri)

Macron à Mulhouse : il ferait mieux de rester confiné (Le professeur Lantieri)

 

 D’un côté Macon ne cesse de se déplacer partout presque chaque jour et souvent pour ne pas annoncer grand chose ,  de l’autre il ne cesse de vanter les vertus du confinement. Macron  aurait mieux fait de rester chez lui à l’Élysée estime le professeur Laurent Lantieri qui a critiqué cette visite. Ce déplacement  a été critiqué par plusieurs médecins. 

« La reconnaissance du président est toujours importante, cela dit la symbolique de rester chez soi aurait été plus importante. Je ne suis pas le seul à le penser. Il est très important de respecter le confinement. C’est plus important que la reconnaissance des soignants », a jugé le chef du service de chirurgie plastique à l’hôpital Georges Pompidou de Paris, mercredi soir sur Europe 1.

Laurent Lantieri a poursuivi en estimant que « ce qui a de plus important, c’est que la population respecte strictement ce confinement ».  »Des médecins sont morts. C’est important de reconnaître l’action des soignants, qui n’ont pas toujours été reconnus à leur juste valeur. Mais ce qui a de plus important, c’est que la population respecte strictement ce confinement, jusqu’à ce qu’on trouve une solution. A Paris aussi, comme dans le Grand Est, la situation devient très compliquée », a estimé le médecin.  Le professeur Lantieri a également déploré qu’il n’y ait « pas assez de tests. Nous sommes dans l’inconnue sur l’étendue réelle de la population atteinte par le coronavirus. » Selon le dernier bilan, le coronavirus a provoqué la mort de 1.100 personnes en France, alors que 22.300 cas ont été confirmés.

Le médecin a cependant refusé de polémiquer sur le manque de protections et de tests, remettant ce débat à plus tard. « Il y aura ensuite un moment pour voir ce qui a été bien fait et mal fait durant cette crise. Mais ce que je vois c’est que les soignants ont été exemplaires, des médecins généralistes aux réanimateurs en passant par les chefs de service. Ce n’est pas une guerre, c’est une épidémie. Ce n’est pas la même chose », a-t-il conclu, une allusion aux propos du président de la République, qui avait estimé que la France « est en guerre » contre le coronavirus.

Coronavirus–Sondage gouvernement : il ne sait pas où il va pour 79 %

Coronavirus–Sondage gouvernement : il ne sait pas où il va pour 79 %

 

L’attentisme manifesté par le gouvernement et ses nombreuses contradictions sont désormais jugées avec sévérité par les pouvoirs publics. La chute de confiance est très brutale. 55 % des Français jugent que le gouvernement n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation, 69 % estiment qu’il n’est pas clair et 79 % considèrent qu’il ne sait pas où il va d’après un sondage  Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo.

Le 12 mars dernier, à la veille du premier tour des municipales et à l’orée du confinement, dans le même sondage hebdomadaire, près des deux tiers des Français trouvaient au contraire que le gouvernement réagissait bien, voire trop, face à l’épidémie. Ils étaient 43 % à trouver qu’il prenait les précautions qu’il fallait et 20 % qu’il en prenait même «trop», contre seulement 37 % qui considéraient qu’il n’en prenait «pas assez».

Une semaine plus tard, le 19 mars dernier, deux sondages confirmaient cette grande confiance: 55 % des Français disaient «faire confiance au gouvernement pour faire face efficacement au coronavirus» (un sondage IFOP-JDD). Encore plus fort, dans un sondage Odoxa de la semaine dernière suivant l’allocution d’Emmanuel Macron, 82 % des Français estimaient qu’il avait pris la mesure de la gravité de la situation, 65 % qu’il avait été «clair» et 59 % qu’il leur disait la vérité et «savait où il allait».

Là, c’est la chute, alors qu’a explosé la polémique sur l’absence des masques et autres matériaux de protection. Selon notre sondage, 70 % des Français estiment ainsi désormais que le gouvernement ne leur dit pas la vérité et 75 % sont désormais persuadés que le gouvernement n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment et surtout parce qu’il n’a pas fait le nécessaire pour bien équiper les hôpitaux et les soignants face à l’épidémie.

Tous les Français interrogés (97 %), sont persuadés qu’il y a bien en France une pénurie de masques, et les deux tiers d’entre eux (65 %) estiment que le gouvernement actuel en est responsable. Président d’Odoxa, Gaël Sliman note en outre que les Français «attendent du gouvernement de l’audace sur un plan sanitaire». Ils sont ainsi 6 sur 10 à vouloir que le gouvernement accélère et suive l’option chloroquine proposée par le Pr Raoult, sans attendre les résultats des tests clinique en cours.

En revanche, l’adhésion aux choix de l’exécutif est totale en matière de protection. Plus de 9 Français sur 10 estiment ainsi que le confinement est une «bonne mesure», qu’ils respectent. Ils sont plus de 80 % à penser qu’il durera au moins 4 semaines. Mais là encore, la critique est présente face à l’exécutif puisque 88 % jugent qu’il aurait fallu le décider plus tôt.. Les Français sont favorables à 86 % à un durcissement global du confinement, et 87 % à un durcissement des sanctions.

Coronavirus : l’OMS , le confinement ne suffit pas, il faut tester !

Coronavirus : l’OMS , le confinement ne suffit pas, il faut tester !

 

Une fois de plus l’organisation mondiale de la santé préconise un dépistage massif et considère que le confinement ne suffit pas. Exactement le contraire de ce que dit le gouvernement français qui adapte une stratégie de pénurie de moyens et tente de la justifier scientifiquement.

 

Il a fallu 67 jours pour atteindre les 100 000 cas, onze jours de plus pour atteindre les 200 000 et seulement quatre jours supplémentaires pour atteindre les 300 000 cas, déclare l’OMS. « Mais ce qui importe le plus, c’est ce que nous faisons. On ne peut pas gagner un match de football uniquement en défendant. Il faut aussi attaquer », a estimé le patron de l’OMS. « Demander aux gens de rester chez eux et [établir] d’autres mesures de distanciation physique sont un moyen important de ralentir la progression du virus et de gagner du temps, mais ce sont des mesures de défense qui ne nous aideront pas à gagner », a-t-il souligné.

Coronavirus : il faut suivre l’exemple chinois » (OMS)

Coronavirus : il faut  suivre l’exemple chinois » (OMS)

 

 

Contrairement à ce qu’affirme les autorités françaises, le  modèle à suivre en matière de lutte contre le Coronavirus est celui de la Chine qui a combiné le confinement, le port de masques et les tests de dépistage. Le médecin David Nabarro, professeur en santé mondiale à l’Imperial College de Londres, spécialiste de la lutte contre Ebola, est l’envoyé spécial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargé d’analyser l’épidémie de coronavirus. Il exhorte les pays européens à imiter la Chine dans une interview JDD

 

 

La France est désormais au stade avancé de l’épidémie de coronavirus. Que faut-il faire?
Ce que nous observons, c’est que lorsqu’un pays apporte une réponse rapide et robuste dès le début, il est possible de contenir et d’éradiquer l’épidémie. Pour éviter que les foyers se multiplient, au risque d’aboutir à une surcharge des hôpitaux entraînant beaucoup de souffrances et de morts, il faut se focaliser sur deux actions. La première est d’assurer le service de santé publique en face d’une demande énorme. Dès qu’il y a un haut degré de suspicion d’infection et des symptômes, tester les gens, les isoler, remonter l’historique de leurs contacts jusqu’à deux jours avant l’apparition des symptômes, et placer aussi ceux-ci à l’isolement ou en quarantaine… La deuxième est de continuer à réduire l’intensité de l’épidémie. Donc demander aux gens de rester chez eux, soit en les forçant à se confiner, soit en mettant à l’arrêt des secteurs de l’économie. Cela a de lourdes conséquences. C’est ce qu’ont fait la Chine, la Corée du Sud, Singapour. C’est ainsi qu’on stoppe un virus. Je suis heureux de constater que la France s’attelle à ces deux aspects.

Coronavirus: il faut une réunion d’urgence de l’ONU

Coronavirus: il faut une réunion d’urgence de l’ONU

Cette réunion est indispensable compte tenu de la dimension mondiale du Coronavirus, de la nécessité de coordonner l’action de tous les pays, aussi de protéger les pays les plus fragiles. Youssef Chahed, ex-chef du gouvernement tunisien, réclame cette  réunion en « extrême urgence » du Conseil de sécurité de l’ONU pour aider les pays plus fragiles. Certes, on objectera que l’organisation mondiale de la santé, institution créée à l’initiative de l’ONU remplit cette mission. Mais force est de constater qu’elle ne dispose pas de l’autorité politique nécessaire pour décider d’une guerre coordonnée contre le virus. L’OMS est un effet surtout sorte d’organisation scientifique sans réel pouvoir politique.

Tribune dans le Monde

 

« .C’est très solennellement que je m’adresse à tous, gouvernants et décideurs. Je vous parle d’Afrique du Nord, du continent africain, je vous parle des pays du Sud, où l’heure est grave. Regardons les choses sans détour, car le temps nous est compté : le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir sans délai pour aider le monde à lutter collectivement contre la propagation du coronavirus. Si prompt à réagir aux conflits de par le monde quand les enjeux sont géostratégiques, le Conseil de sécurité ne peut rester si longtemps silencieux quand l’humanité partout dans le monde se bat soudainement pour sa survie. Un virus particulièrement sournois frappe partout, aveuglément, sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de religion.

Oui, l’humanité entière est en guerre contre, c’est suffisamment rare pour être relevé, un seul et même ennemi. Beaucoup de leaders mondiaux l’ont affirmé, je partage ce constat. Mais la guerre, c’est disposer d’armes. Tenir nos positions face à ce virus mortel, c’est effectuer les gestes barrières. Empêcher que l’ennemi ne passe. Chacun peut être touché, et s’il ne l’est pas, il peut être vecteur. Aujourd’hui, nous sommes tous les soldats de la vie. Fermer les frontières physiques quand le virus se fait trop présent fait certainement partie de l’arsenal de guerre. Mais, en parallèle, il faut ouvrir les frontières financières. Car il n’y a pas de guerre gagnée sans moyens financiers.

L’humanité ne peut décemment concevoir que, dans une partie de la planète, on puisse subvenir aux besoins essentiels jusqu’à permettre aux familles de ne plus payer leurs factures et aux entreprises d’être assistées, le tout à coup de milliards de dollars ou d’euros débloqués et, qu’ailleurs, on demande aux Etats et à leurs citoyens souvent les moins riches, souvent les plus exposés, de continuer à survivre économiquement et rembourser leurs dettes aux institutions internationales. Des dettes odieuses contractées souvent sous la contrainte et qui oblitèrent tout combat. Il est de même impensable que sur une partie de la planète, on ne paie plus son loyer pour permettre aux hommes de se consacrer au combat pour leur survie, alors que dans d’autres parties du monde, entre coronavirus et se nourrir, l’homme devra choisir de se nourrir. Et de surcroît pas toujours à sa faim. Nous ne sommes pas égaux face à cette pandémie. L’Afrique, qui commence seulement à en sentir les effets, ne pourra se battre à armes égales.

Le moratoire doit être au bénéfice de tous les êtres humains. Les Etats ne doivent plus dépenser que pour sauver les hommes et leur permettre de se battre. Le rôle de l’Etat est de montrer à ses citoyens comment se battre, mais il est aussi de leur donner les moyens de le faire. Ce combat, qui induit aujourd’hui le confinement pour ne plus être vecteur, qui dicte de ne plus sortir, de ne plus être en contact physique les uns avec les autres, est antinomique avec une vie économique normale. Il faut continuer à travailler, mais pas au péril de sa vie. Même si, dans bien des pays, des gens travaillaient au péril de leur vie avant même que ce virus-là ne fasse son apparition. C’est un autre débat, mais qu’il faudra avoir très prochainement, car cette crise sanitaire majeure, mondiale, nous amènera inéluctablement à repenser le système dans lequel nous évoluons.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit déclarer le monde en guerre, et déployer partout les moyens pour donner un sens uniforme et symétrique à cette guerre.

Le virus est arrivé chez nous en Tunisie et se répand en Afrique, là où se trouvent les pays économiquement les plus fragiles au monde. Des pays qui ne peuvent pas avoir les mêmes réponses que les autres. Des pays qui ne pourront pas payer les factures d’eau, d’électricité ou les loyers de leurs citoyens. Des pays où le revenu minimal de subsistance n’existe pas, pas plus que l’aide au chômage, parce que l’Etat n’a pas les moyens du chômage, ni même celui du travail, et parfois pas même celui de la santé publique. Mon appel part de la Tunisie mais il s’adresse, au nom de l’Afrique et de tous les pays à faible revenu, au monde entier.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en extrême urgence pour déclarer une guerre mondiale à ce virus et donner au monde les moyens de la gagner. En trois mois de crise sanitaire, les marchés ont déjà perdu ce qui aurait permis au monde entier de se confiner, de se battre plus efficacement, plus sereinement contre ce qui désormais tue aveuglément. Le Conseil de sécurité se doit d’agir au nom du droit d’ingérence humanitaire, lui qui a toujours su se dresser contre l’anarchie et les guerres en enrôlant les casques bleus pour maintenir la paix. Il doit savoir très rapidement lever des financements pour le maintien de la vie.

Il faut, pour chaque pays touché, définir urgemment un standard d’aides financières, sans contreparties, en fonction de chaque jalon franchi dans le combat contre le virus, un mode opératoire pour que ces aides arrivent aux citoyens, et un calcul solidaire pour que chaque homme sur Terre puisse ne pas mourir ni de faim ni du coronavirus. De cette solidarité entre les plus démunis et les mieux lotis, c’est la sécurité sanitaire de l’humanité tout entière qui s’en trouvera garantie.

Aujourd’hui, le Conseil de sécurité doit s’engager non pas uniquement dans le combat du maintien de la paix, mais aussi du maintien de la vie. »

Contre le réchauffement climatique, il faut un changement radical d’approche

Contre le réchauffement climatique, il faut un changement radical d’approche

 

 

Pierre Calame, Polytechnicien, ingénieur des ponts et chaussées, président honoraire de la Fondation Charles Léopold Mayer, critique par avance les travaux anecdotiques de la fameuse convention citoyenne ( 150 personnes choisies au hasard) du fait des méthodologies douteuses et prône un changement radical d’approche.

Tribune.

 

« Avertissement de la communauté scientifique ; émoi public ; engagement des pouvoirs publics à agir ; constat que rien n’a vraiment changé ; nouvel avertissement des scientifiques, etc. Comme un pas de danse bien rodé, le rituel se répète depuis 1979 date du premier avertissement scientifique, lors de la Conférence mondiale sur le climat. Jusqu’à quand ? Progressivement, le ballet se transforme en danse macabre, entraînant riches et pauvres dans la même ruine.

La récente tribune « Face à la crise écologique la rébellion est nécessaire » signée par près de 1 000 scientifiques et présentée en Une du Monde du 21 février, souligne, après des dizaines d’avertissements du même tonneau, que « depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique ». Elle en appelle à une action des citoyens eux-mêmes. On découvrira demain, bien sûr, que ces actions sont tout aussi impuissantes à engager la transformation structurelle indispensable.

Les scientifiques se prennent à espérer que les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat, dont la sixième session (sur sept) se termine le dimanche 8 mars, seront enfin à la hauteur du défi. C’est beaucoup d’illusions si l’on regarde le mandat donné à la Convention, qui invite les citoyens à lister des actions classées dans cinq domaines (se loger, se déplacer, travailler et produire, se nourrir, consommer), le faible temps laissé à des citoyens qui pour la plupart ne peuvent consacrer que leurs week-ends à la réflexion sur un sujet aussi vaste et la méthodologie de travail qui les met dans une moulinette qu’ils n’ont pas choisie.

Les mêmes causes produiront les mêmes effets. On découvrira dans deux ou trois ans que les mesures adoptées étaient malheureusement « anecdotiques », pour reprendre les critiques portées par certaines ONG à l’encontre du président de la République après sa visite le 13 février au massif du Mont-Blanc. Que dirait-on d’un médecin qui recommanderait pendant plusieurs décennies le même traitement sans résultat ? On envisagerait de changer l’un et l’autre. Mais non, dans une affaire qui concerne notre avenir à tous, on continue, on prend les mêmes et on recommence.

Encore un tour de valse : avertissement, émoi, mesures nouvelles, constat que rien n’a changé. Seuls les musiciens semblent infatigables. Où est le loup ? Il est bien visible, pas besoin d’aller le chercher dans les bois. La démarche est toujours identique. On montre par des scénarios techniques qu’il serait possible de réduire notre empreinte carbone totale, incluant l’énergie grise (celle qui a servi à fabriquer et transporter les biens et services importés). Puis on met en place des obligations de moyens pour faire advenir ces scénarios, tout en veillant à ne pas mettre en péril notre industrie, notre croissance, notre niveau de vie. Et, bien entendu, si ces moyens n’ont pas obtenu le résultat escompté, personne n’en est responsable. »

« Il faut sauver les CCI rurales  » (Françoise Cayre)

« Il faut sauver les CCI  rurales   »  (Françoise Cayre)

Françoise Cayre  présidente de la chambre de commerce de Corrèze attire l’attention du risque de disparition des  structure à caractère rural avec la diminution drastique des moyens. Certes le relais pourrait être pris par les structures politiques élues mais il n’est pas certain que l’action soit plus efficace que celle des CCi en matière d’animation économique. En outre l’idée de faire payer des prestations des CCi au bénéficiaire paraît assez illusoire dans des territoires composés très petites entreprises.

 

Quelle est la situation financière de la Chambre de commerce et d’industrie de Corrèze en ce début d’année 2020 ?

FRANÇOISE CAYRE -  On est au fond de la piscine et on doit mettre un coup de talon pour espérer remonter à la surface. Immanquablement, pour se sortir d’une telle situation, il faut avoir la foi dans notre institution et dans l’utilité de ses services auprès des entreprises du territoire ! En 2012, plus de 60 % de notre budget annuel provenait de la ressource fiscale, soit environ 5,8 M€. En 2018, la ressource fiscale est tombé à 3,3 M€ et en 2022, ce montant ne sera plus que de 1,5 M€, soit une réduction de l’ordre de 75 % en dix ans ! Le retournement de notre activité est donc particulièrement compliqué à gérer.

Quelles sont les conséquences sur les moyens matériels et humains de la CCI ?

Elles sont très importantes ! Le gouvernement nous impose un régime strict qui a entraîné la vente de plusieurs actifs immobiliers à Tulle, Brive et Ussel. Nous nous sommes désengagés des syndicats mixtes pour le développement économique (Syma) et des aéroports locaux qui étaient déficitaires et nous avons recherché des économies tous azimuts sur nos dépenses de fonctionnement. En ce qui concerne l’effectif de la CCI, nous sommes 46 personnes aujourd’hui contre 75 en 2012 avant la fusion entre les deux chambres qui existaient dans le département. On a joué sur cette fusion et sur les départs en retraite mais, aujourd’hui, on arrive au bout de la logique de réduction des effectifs si on veut pouvoir proposer des prestations premium payantes. Il faut quand même que nous conservions les compétences qui doivent nous permettre de vivre demain !

Votre objectif est désormais d’engager la chambre dans cette direction ?

Oui parce que c’est ce qu’on nous demande : facturer des prestations à nos clients. Mais ce n’est pas du tout évident pour nous sachant que plus de 90 % des entreprises que nous accompagnons sont des TPE de moins de dix salariés. Facturer des prestations en zone rurale c’est très très compliqué. On se positionne désormais sur un marché quasi-concurrentiel et cela suppose une évolution importante à la fois de nos collaborateurs et de nos interlocuteurs : collectivités locales et entreprises. Il faut aussi résorber le déficit d’image et de visibilité des CCI et de leurs offres de services.

Vous ne semble pas convaincue par cette logique de prestations payantes…

D’une part, elle est complexe à mettre en œuvre dans notre territoire et, d’autre part, il y a une certaine perversité dans ce système puisque ce sont précisément les plus petites entreprises et celles qui sont en difficultés ou en transmission qui ont le plus besoin de notre accompagnement ! Aujourd’hui, on ne leur facture pas le coût réel de notre prestation mais demain, si on leur demande de payer le vrai prix, beaucoup d’entre elles vont renoncer faute de moyens. Et si des TPE renoncent à être accompagnées pour des raisons financières, le résultat sera parfaitement contreproductif pour tout le monde !

Etes-vous inquiète pour la pérennité de la CCI de Corrèze dans les années qui viennent ?

Honnêtement, la CCI ne pourra pas rester bien longtemps dans cette situation. Je mets tout en œuvre pour sortir de l’ornière mais je n’ai pas de certitudes sur la réussite de ma démarche ni sur la survie de la chambre. Mais si ça ne fonctionne pas et que la CCI de Corrèze disparaît, quelle sera l’alternative ? Les collectivités chercheront à se saisir de nos missions et à réinventer ce que nous faisons déjà très bien ! Quel est le gain dans cette démarche ?

Il faut donc absolument convaincre le gouvernement de débloquer des ressources supplémentaires pour les CCI les plus en difficultés qui ne pourront pas s’en sortir seules.  Il faut sauver les 17 CCI hyper-rurales !

Les CCI de Nouvelle-Aquitaine affichent un discours de solidarité avec les chambres qui seraient en grande difficulté. Est-ce que cela est de nature à vous rassurer ?

Oui, les CCI de la région ont décidé de jouer solidaire même si ce n’est pas allé de soi, ce qui est parfaitement compréhensible puisque chaque chambre a ses propres engagements et a besoin de ses propres ressources. Contrairement à la CCI de Bordeaux Gironde, en Corrèze nous n’avons ni un aéroport dynamique, ni Vinexpo, ni l’attractivité naturelle de la métropole bordelaise et du littoral, c’est une réalité ! Donc la solidarité est une piste, la mutualisation en est une autre et nous partageons déjà des compétences avec la CCI de Dordogne par exemple, jusqu’à des postes de directeurs d’appui opérationnel. Mais cette logique de mutualisation touche aussi ses limites notamment parce que nous menons des missions de proximité. Et la CCI de Corrèze entend perdurer sans être dépendante de Bordeaux, de la Rochelle !

Envisagez-vous, en dernier ressort, une fusion avec une CCI voisine ?

Très profondément et très sincèrement : non ! La vie d’une CCI et de son territoire ce sont ses élus et ses équipes de proximité. Et je ne suis pas certaine qu’une fusion entre deux structures départementales entraînerait des économies ou serait plus efficace ! Le passage devant nous est très ténu mais il ne faut pas baisser les bras et il faut absolument convaincre le gouvernement d’agir. La péréquation financière doit être beaucoup plus forte entre les grosses CCI et celles qui sont moins bien dotées. Et je ne défends pas ma chambre mais bien les missions qu’elle mène auprès des entreprises corréziennes !

Financement de la campagne de Macron: enquête classée, circulez , il n’y a rien à voir !

Financement de la campagne de Macron: enquête classée, circulez , il n’y a rien à voir !

 

 

 

On sait que la justice nationale est loin d’être exemplaire notamment concernant  toutes les affaires politico-financières dont certaines durent des années voir des dizaines d’années. On attend même souvent le décès des impliqués pour fermer le dossier ! Il y a plusieurs enquête concernant Macron, celle concernant les conditions générales de financement de sa campagne électorale mais qui semble s’enliser dans les sables judiciaires. À l’inverse on a réactivé les dossiers pour utilisation frauduleuse d’assistants parlementaires pour le MoDem ( du coup Bayrou se fait très discret!)).

Sont aussi visés le Front National et la France soumise. Il ne s’agit nullement d’un enrichissement personnel mais d’assistants auxquels on reproche de ne pas s’être consacrés  totalement aux tâches européennes comme si on pouvait distinguer dans le travail des collaborateurs de députés ce qui relève de la politique locale, de la politique nationale et de la politique européenne.

Bref, une sorte de procès en sorcellerie quand il y a matière à dénoncer et à juger de vraies affaires de détournement de fonds. Le parquet de Lyon a décidé de classer sans suite une affaire locale l’enquête ouverte sur le financement de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron à Lyon, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Cette enquête faisait suite à une plainte déposée le 15 juin 2018 pour “détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, délits électoraux, recel et blanchiment” par un conseiller municipal d’opposition, Stéphane Guilland, élu Les Républicains (LR).

“Aucun détournement de fonds publics n’a été caractérisé”, a considéré le parquet de Lyon.

Dans sa plainte, Stéphane Guilland dénonçait la mise à disposition d’un certain nombre de moyens humains, matériels et financiers de la mairie de Lyon, mais également de la Métropole de Lyon, au profit d’Emmanuel Macron, dont Gérard Collomb soutenait activement la candidature.

« Il faut écouter Greta Thunberg » (PDG de Total)

« Il faut écouter Greta Thunberg » (PDG de Total)

 

 

Les  zélateurs serviteurs des grands intérêts financiers sont pris à revers par celui même qu’ils pensaient  penser servir. En effet, le patron le plus important de France à savoir Patrick Pouyanné dirigeant en plus d’une entreprise qui produit du carburant déclare qu’il faut savoir écouter la jeune militante Greta Thunberg et tous les jeunes qui manifestent pour une meilleure protection de la planète. Dans le même temps et à juste titre d’ailleurs, le président de Total insiste les délais nécessaires à la mise en œuvre d’une nouvelle politique énergétique. Il ne faut pas être naïf, bien sûr cette déclaration habile sert l’image de Total qui n’entend pas se désengager brutalement de son cœur d’activité mais qui parallèlement opère une mutation vers des énergies alternatives. Cette déclaration est toutefois beaucoup plus intelligente que la condamnation prononcée par les suppôts du productivisme sans contrainte, par les serviteurs des grands intérêts économiques aussi par le clergé négationniste des primates climatosceptiques . Sans parler des vieux cons  a prétention plus ou moins intellectuelle qui n’admettent pas les leçons de la jeunesse. Le président de Total a raison de dire que la transition énergétique doit s’inscrire dans la durée car à court et moyen terme un changement brutal est impossible aussi bien pour la production d’électricité que pour l’énergie nécessaire au transport routier. Par ailleurs de grandes inquiétudes demeurent quant à la réussite possible des voitures électriques qui pourraient être mises en cause par le développement de la filière à hydrogène. Une filière pourrait être utilisée pour produire de l’énergie dans d’autres secteurs ou de la chaleur ( comme la géothermie). Pour l’instant les énergies alternatives sont encore loin d’être compétitives tant d’un point de vue énergétique qu’  économique. Il faudra encore des progrès techniques et une diminution notable des couts de productions.

Le PDG de l’entreprise énergétique Total voit donc d’un bon œil les manifestations des jeunes pour la planète, incarnées par la militante suédoise Greta Thunberg. « Il faut les écouter », insiste même Patrick Pouyanné Interrogé à ce titre par le JDD dans son édition de ce dimanche.

Mais il nuance immédiatement: « Il ne faut pas non plus tomber dans l’alarmisme: annoncer la fin du monde ça n’incite pas à agir, ça fait peur. » Plus que de les écouter, le président de l’entreprise française propose alors un dialogue, où il dirait à ces jeunes « que ce serait une erreur de croire qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour trouver la solution ».

 Ce « bouton », le patron le chiffre à des investissements de l’ordre de trillions de dollars. « On ne change pas un système énergétique d’un coup de baguette magique. On parle d’investissements extrêmement lourds qui vont prendre du temps. »

Total dépense ainsi plus de 1,5 milliard de dollars par an dans l’électricité bas carbone, annonce Patrick Pouyanné. « C’est plus que pour l’exploration de pétrole et de gaz », fait-il remarquer. L’entreprise en vend à 4 millions de Français et de Belges, chiffre qu’elle veut doubler d’ici 2025. Elle investit également dans les centrales solaires et les éoliennes, ainsi que dans le gaz et l’hydrogène pour faire rouler les camions.

Mais, nuance l’interviewé toujours dans le JDD, « Total ne peut pas s’adapter plus vite que ses clients à moins de se mettre hors du marché », rappelant que les énergies renouvelables sont plus chères que les énergies classiques. Pour accompagner la transition du chauffage au fioul à un chauffage au gaz ou à l’électricité, Total vient par exemple de mettre en place des prêts à taux zéro. Il renvoie maintenant la balle dans le camp de l’Etat.

Objectif neutralité carbone 2050 : il faut au moins 20 milliards en plus

Objectif neutralité carbone 2050 :

il faut au moins 20 milliards en plus chaque année

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, selon un think-tank fondé par la Caisse des dépôts et l’AFD, les  «financements climat» des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont atteint 45,7 milliards d’euros en 2018, contre 35 milliards en 2011.

Secteur par secteur, la France consacre près de 20 milliards d’euros d’investissements à l’efficacité énergétique, 7,5 milliards d’euros au déploiement des énergies renouvelables, et 11 milliards d’euros à la construction d’infrastructures durables dans le secteur du transport et des réseaux.

Les investissements dans le développement et le prolongement du parc nucléaire atteignent 5 milliards d’euros. Ceux dans la forêt et les procédés industriels non-énergétiques représentent 2 milliards d’euros. Point positif, les investissements dans l’efficacité énergétique progressent de façon constante depuis 2014.

Malgré cette progression, les efforts devront s’accentuer. Les besoins annuels d’investissement sur les périodes 2019-2023 et 2023-2028 ont été évalués par I4CE: «À partir des coûts observés dans des projets similaires au cours des années récentes et de leur évolution anticipée, I4CE calcule les investissements associés au scénario des documents stratégiques», précise le rapport.

Pour déterminer l’ampleur des investissements nécessaires, certains secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou le nucléaire ont été exclus !   Après retrait de ces secteurs, l’investissement climat français en 2018 est donc estimé à 33 milliards d’euros.

À l’horizon 2023, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires par an pour respecter les engagements pris lors de la COP 21 et l’investissement devra être doublé d’ici la fin du quinquennat

D’après les calculs du groupe de réflexion parisien, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires pour suivre la trajectoire dessinée dans la SNBC. Pis, l’investissement climat devra être doublé en 5 ans, pour atteindre 70 milliards d’euros par an en moyenne sur la période 2023-2028.  Il  ne suffira pas de mettre à disposition de nouvelles sources de financement: pour déclencher ces investissements, leur rentabilité et la réglementation sont déterminantes.

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Neutralité carbone 2050 : il manque  20 milliards chaque année

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, selon un think-tank, I4CE,  fondé par la Caisse des dépôts et l’AFD, les  «financements climat» des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont atteint 45,7 milliards d’euros en 2018, contre 35 milliards en 2011.

Secteur par secteur, la France consacre près de 20 milliards d’euros d’investissements à l’efficacité énergétique, 7,5 milliards d’euros au déploiement des énergies renouvelables, et 11 milliards d’euros à la construction d’infrastructures durables dans le secteur du transport et des réseaux.

Les investissements dans le développement et le prolongement du parc nucléaire atteignent 5 milliards d’euros. Ceux dans la forêt et les procédés industriels non-énergétiques représentent 2 milliards d’euros. Point positif, les investissements dans l’efficacité énergétique progressent de façon constante depuis 2014.

Malgré cette progression, les efforts devront s’accentuer. Les besoins annuels d’investissement sur les périodes 2019-2023 et 2023-2028 ont été évalués par I4CE: «À partir des coûts observés dans des projets similaires au cours des années récentes et de leur évolution anticipée, I4CE calcule les investissements associés au scénario des documents stratégiques», précise le rapport.

Pour déterminer l’ampleur des investissements nécessaires, certains secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou le nucléaire ont été exclus !   Après retrait de ces secteurs, l’investissement climat français en 2018 est donc estimé à 33 milliards d’euros.

À l’horizon 2023, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires par an pour respecter les engagements pris lors de la COP 21 et l’investissement devra être doublé d’ici la fin du quinquennat

D’après les calculs du groupe de réflexion parisien, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires pour suivre la trajectoire dessinée dans la SNBC. Pis, l’investissement climat devra être doublé en 5 ans, pour atteindre 70 milliards d’euros par an en moyenne sur la période 2023-2028.  Il  ne suffira pas de mettre à disposition de nouvelles sources de financement: pour déclencher ces investissements, leur rentabilité et la réglementation sont déterminantes.

 

Nouvelles technologies, il n’y a pas que les start-up du numérique !

Nouvelles technologies, il n’y a pas que les start-up du numérique !

Bruno Arabian, Consultant sur le secteur des technologies de santé à l’agence Ulysse Communication constate dans la Tribune l’absence frustrante des biotechnologies et des technologies médicales de la “start-up nation

La liste des Next40 lancée le 18 septembre ne compte aucun entrepreneur de la biotech ou des technologies médicales. Comme si les start-up du numérique incarnaient à elles seules, aux yeux des politiques, l’innovation en France, dénonce Bruno Arabian, consultant en communication du secteur des « Health Techs »

Tribune.

 

 « Le 18 septembre, le président de la République a mis en scène la « start-up nation » et le lancement de Next40, la liste des quarante start-up « à fort potentiel ». La Banque publique d’investissement (BPI) va mobiliser 5 milliards d’euros pour l’innovation. Les dirigeants de start-up du numérique sont aux anges, les banquiers, investisseurs et communicants du numérique le sont tout autant. Car pour la French Tech et notre président, l’innovation en France se limite exclusivement au numérique.

Mais cette belle journée a tout d’un « frichti 3.0 » entre amis. Car pour les représentants d’autres pans entiers de l’innovation en France, cela ressemble plus à un dîner de cons auquel ils n’ont même pas été conviés. C’est notamment le cas du secteur « Health Tech » (biotechnologies et technologies médicales).

Comment accepter l’idée qu’aucune des sociétés des sciences de la vie – dont chacun des fleurons possède plus de brevets que les sélectionnés du Next40 – ne soit de la fête et ne dispose du fameux tampon « future licorne » ?

Certaines ont pourtant levé plusieurs centaines de millions d’euros – le montant des tours de table est pourtant un marqueur primordial pour le milieu de la French Tech. D’autres sont même cotées au Nasdaq, Mecque mondiale de l’innovation. Cette absence est d’autant plus frustrante que la BPI dispose de nombreuses études bien documentées sur le sujet !

 « Le secteur biotech/medtech est encore jeune en France. Il faut lui laisser du temps ! » : C’est l’explication, maintes fois entendue dans les couloirs ministériels. Mais elle est historiquement fausse : ce secteur est né en 1977 à Toulouse, avec Cayla, ou avec Transgene à Strasbourg en 1979… bien avant la naissance des américains Amgen ou Gilead, devenus entre-temps des géants de l’industrie pharmaceutique mondiale.

Pour les représentants d’autres pans entiers de l’innovation en France, cela ressemble plus à un dîner de cons auquel ils n’ont même pas été conviés. C’est notamment le cas du secteur Health Tech …… »

La neutralité carbone 2050 : il faut au moins 20 milliards en plus chaque année

La neutralité carbone 2050 : il faut au moins 20 milliards en plus chaque année

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, selon un think-tank fondé par la Caisse des dépôts et l’AFD, les  «financements climat» des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont atteint 45,7 milliards d’euros en 2018, contre 35 milliards en 2011.

Secteur par secteur, la France consacre près de 20 milliards d’euros d’investissements à l’efficacité énergétique, 7,5 milliards d’euros au déploiement des énergies renouvelables, et 11 milliards d’euros à la construction d’infrastructures durables dans le secteur du transport et des réseaux.

Les investissements dans le développement et le prolongement du parc nucléaire atteignent 5 milliards d’euros. Ceux dans la forêt et les procédés industriels non-énergétiques représentent 2 milliards d’euros. Point positif, les investissements dans l’efficacité énergétique progressent de façon constante depuis 2014.

Malgré cette progression, les efforts devront s’accentuer. Les besoins annuels d’investissement sur les périodes 2019-2023 et 2023-2028 ont été évalués par I4CE: «À partir des coûts observés dans des projets similaires au cours des années récentes et de leur évolution anticipée, I4CE calcule les investissements associés au scénario des documents stratégiques», précise le rapport.

Pour déterminer l’ampleur des investissements nécessaires, certains secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou le nucléaire ont été exclus !   Après retrait de ces secteurs, l’investissement climat français en 2018 est donc estimé à 33 milliards d’euros.

À l’horizon 2023, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires par an pour respecter les engagements pris lors de la COP 21 et l’investissement devra être doublé d’ici la fin du quinquennat

D’après les calculs du groupe de réflexion parisien, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires pour suivre la trajectoire dessinée dans la SNBC. Pis, l’investissement climat devra être doublé en 5 ans, pour atteindre 70 milliards d’euros par an en moyenne sur la période 2023-2028.  Il  ne suffira pas de mettre à disposition de nouvelles sources de financement: pour déclencher ces investissements, leur rentabilité et la réglementation sont déterminantes.

 

 

 

Urgences: Buzyn promet des mesurettes là où il faut un grenelle

Urgences: Buzyn promet des mesurettes là où il faut un grenelle

 

Environ 200 services mobilisés à la mi-août dans toute la France (195 selon le ministère, 220 selon le collectif Inter-Urgences) contre 80 deux mois plus tôt. La prime de 70 millions est évidemment une goutte d’eau pas du tout à la hauteur de l’enjeu. Rappelons par exemple que lors du dernier plan canicule c’est plus de 500 millions qui avaient été mis sur la table. Tout d’ailleurs est loin d’être résolu avec des moyens financiers. Il faut notamment une vaste négociation pour redistribuer les taches et désengorger le service des urgences devenus aujourd’hui une véritable Cour des miracles. Bref il est nécessaire d’engager une sorte de Grenelle des urgences précédées d’un audit généralisé du fonctionnement des hôpitaux publics.

 

La fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois elles  mettent même la vie des patients en danger.

Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment par l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zone rurale. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup, les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies  pathologies, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre eux  choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour.

 

La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi on  manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenue une véritable cour des miracles : des victimes de brutalité, des ivrognes, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi. En effet, ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu une sorte d’usine sans cohérence de gestion où les difficultés du personnel soignant cachent trop souvent l’improductivité de nombre d’autres services, d’autres agents.

 

Affaire Tapie : il devra rembourser : mais quand ?

Affaire Tapie : il  devra rembourser : mais quand ?

 

Sans doute un peu bousculée par les réactions négatives  suscitées par la verdict surprise du verdict concernant l’affaire Tapie, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a confirmé mercredi 10 juillet que tout sera mis en œuvre pour récupérer les millions d’euros dus par l’homme d’affaires. Le problème est de savoir quand. En effet sur le plan civil, Tapie  a été condamné à rembourser les 400 millions obtenus frauduleusement. Mais depuis cette date, il n’a cessé de multiplier les procédures pour retarder l’échéance. Il faut dire aussi que les pouvoirs publics n’ont pas manifesté un grand dynamisme pour obtenir ce remboursement.  Complices, certains tribunaux de commerce ou même estimé que ce remboursement n’était pas possible sans mettre en péril l’existence d’entreprises que possède Tapie ! Notons cependant que Tapie possède une solide fortune personnelle évaluée autour de 200 millions en plus de ces entreprises. Les obstacles procéduriers retenus par les tribunaux de commerce concernant les sociétés de Tapie ne sauraient pour autant faire obstacle à la récupération de l’autre partie de la fortune personnelle de l’intéressé. Sans doute comme dans toutes les affaires politico financières, les bénéficiaires, les complices et les intermédiaires comptent sur le temps pour enterrer le dossier. Cela d’autant plus que nombre de représentants de l’État et de politiques sont aussi mouillés dans cette affaire. Le fait que la ministre de la justice indique que l’État ne fera pas appel de la décision en correctionnelle témoigne évidemment de la complicité des pouvoirs publics qui souhaitent entendre parler le moins possible de ce dossier judiciaire pourri. On peut s’interroger quand la ministre de la justice déclare “L’État se mettra en position de récupérer ce qui lui est dû. L’affaire étant terminée, l’État mettra en œuvre les moyens”, a déclaré la Garde des Sceaux sur France 2 !

Foot-mondial Feminines : les Etats-Unis et il n’y a pas photo !

Foot-mondial Feminines : les Etats-Unis et il n’y a pas photo !

 

 

On pourra toujours ergoter sur le premier but des États-Unis obtenus face aux Pays-Bas mais sur penalty. De toute façon,  le succès 2 à 0 ne souffre aucune discussion. Surtout si l’on prend en compte la totalité de la compétition où les États-Unis ont fait étalage de leur supériorité dans tous les domaines. Une supériorité peut-être d’abord dans l’engagement physique et dans l’envie de gagner. Une supériorité aussi dans le domaine technique et l’efficacité devant le but. La France aussi avait perdu de justesse (2 à1) devant les États-Unis. En dépit de la bonne prestation des Françaises en seconde mi-temps, globalement les Américaines avaient montré qu’elles étaient supérieures dans tous les domaines. Ce fut vrai encore dans cette finale face aux Pays-Bas. Cette coupe du monde aura été un succès sur le plan de l’audience aussi de l’intérêt du jeu et du respect du corps arbitral. Une  différence avec le football masculin où parfois les joueurs se roulent par terre sans raison et discutent  toutes les décisions de l’arbitre. Le football féminin aura marqué des points. Reste cependant à solidifier son assise, notamment son implantation dans la jeunesse et la pérennité de ses clubs. Une solidité qui est loin d’être encore assurée dans le milieu professionnel compte tenu de la fragilité financière du  football féminin.

 

 

«Il faut reprendre la taxe carbone» ‘ ! (députés)

«Il faut reprendre la taxe carbone» ‘ ! (députés)

 

 

Après les banalités (et contrevérités)  habituelles sur la transition énergétique, un groupe de travail de l’Assemblée nationale présidé par Julien Dive (Les Républicains)  reprend l’idée géniale de la taxe carbone notamment sur le carburant. Une idée géniale ou presque puisque ces derniers jours le prix du carburant était remonté au niveau de celui qu’ont dénoncé les gilets jaunes. Pour autant,  le prix élevé du carburant n’a pas modifié d’un iota la répartition modale, ni  fait diminuer le volume de mobilité. Et pour cause les taxes n’ont aucun effet sur la mobilité et sur les moyens de l’assurer tant qu’il n’y a pas une alternative compétitive et de qualité aussi bien pour les transports collectifs que pour les transports individuels.  la taxe carbone est une invention des économistes fiscaliste qui n’a d’autre objet que de boucher les trous du budget. Or les taxes sur le carburant constituent l’une des principales ressources budgétaires. Pour agir réellement et significativement en matière de transition énergétique il faudrait aussi et surtout s’attaquer aux modes de production qui gaspillent l’énergie, aux modes de consommation aussi à l’urbanisme qui éloigne de plus en plus les emplois des lieux de résidence. Les députés proposent cependant de «reprendre la trajectoire de la taxe carbone avec des mesures d’accompagnement adaptées», après l’annulation de sa hausse prévue pour 2019 sous la pression du mouvement des «gilets jaunes». Ils souhaitent aussi «alourdir» la fiscalité sur le fioul lourd et le kérosène. «L’acceptation des changements passe par la construction d’une vision structurée qui manque encore aujourd’hui, par la présentation concrète des alternatives possibles et par la compensation des difficultés, prioritairement du point de vue social, liées à la transition», écrivent-ils dans leur conclusion. Une belle phrase mais vide de contenu opérationnel.

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