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Il y a un avenir pour les partis politiques (Hollande) ….et pour lui ?

Il y a un avenir pour  les partis politiques (Hollande) ….et pour lui ?

 

A coup de truismes Hollande s’est efforcée de démontrer qu’il y avait un avenir pour les parties politiques. Exemple « pour que les  parties aient un avenir, il faut qu’ils démontrent leur utilité »! La vérité c’est que François Hollande recherche désespérément un espace pour occuper  un rôle officiel dans la politique française. Du coup,  il ne cesse de multiplier les interventions sur tous les sujets y compris sur celui de la recomposition du parti socialiste. Malheureusement pour lui, au PS  aucun leader ne souhaite sa bénédiction tellement son image tellement l’image de l’ancien président de la république est dégradée. On se rappelle notamment de sa fameuse phrase du meeting du Bourget avant les élections : » l’ennemi c’est la finance «  ou encore l’anaphore célèbre devant Sarkozy : « moi président, moi, président ».  Autant de promesses qui n’ont pas été tenues parce qu’elles visaient uniquement à faire plaisir aux gogos. Dans la pratique, Hollande a fait à peu près le contraire de ce qu’il avait annoncé. Le problème pour lui c’est qu’il ne sait rien faire d’autre que de la politique. Il n’a même pas pris le recul nécessaire après. Bref il n’a rien compris mais il persiste. D’une certaine manière à travers Hollande c’est tout le drame du parti socialiste. “Je pense qu‘il y a encore un avenir pour les partis politiques mais à plusieurs conditions”, a-t-il dit lors d‘un colloque à l‘Assemblée nationale consacré à l‘ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy. Pour l‘ancien président de la République, qui a longuement vanté les mérites de la social-démocratie prônée par Pierre Mauroy, il faut d‘abord que les partis montrent “leur légitimité”. Ils doivent pouvoir “démontrer leur utilité”, qui n‘est pas de se substituer aux organisations caritatives ou aux associations, chacun devant “être dans son rôle et à sa place”. Les partis doivent également, selon lui, produire des idées, faire des propositions “pour que les choses avancent” et enfin démontrer “leur efficacité”.

Un parti politique, selon François Hollande, ne doit pas être seulement “un outil de conquête” mais “un lieu de formation, de réflexion, d‘explication et d’éducation”. Il doit être “un outil de renouvellement, de promotion, de diversité” et doit “montrer de la clarté et de la visibilité”. “Ça ne veut pas dire qu‘il ne puisse pas y avoir de débat, qu‘il n‘y ait pas plusieurs sensibilités, mais il ne peut pas y avoir de cacophonie. C‘est déjà tellement difficile de faire passer son message (…) de faire passer une idée, que si elle est contredite au sein même de l‘organisation, l‘objet même de la politique tombe”. François Hollande a fait face à la contestation permanente des “frondeurs” au sein du Parti socialiste et au sein du groupe PS de l‘Assemblée, sous la précédente législature, accélérant la chute de la formation socialiste.

« Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes » (Hamon)

« Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes » (Hamon)

Intox ou information, Benoît Hamon a affirmé dimanche qu’il pensait que le projet de Notre-Dame des Landes ne se ferait pas. Invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, Benoît Hamon estime sans concession qu’il « n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Les hypocrites au gouvernement veulent dire le contraire mais Emmanuel Macron ne le fera pas ». La question qui se pose est peut-être pas tant celle de la création de l’aéroport que celle du maintien de Nicolas Hulot au gouvernement. Pour l’instant il semble bien que la question ne soit pas encore tranchée concernant l’avenir de l’infrastructure en cause. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a annoncé qu’un rapport serait remis le 13 décembre prochain à Édouard Philippe. « Attendons le 13 pour savoir s’il est possible d’avoir une solution différente de la réalisation de l’aéroport ou de l’annulation du projet. Le gouvernement tranchera sur la base de ce rapport », a-t-il ajouté.  Si Emmanuel Macon hésite encore c’est sans doute parce que la décision favorable pour la création d’un nouvel aéroport serait de nature à affaiblir de manière très sensible la crédibilité de Nicolas Hulot. Nicolas Hulot qui est un peu la caution écologique de Macon serait beaucoup moins utile. Or sur les principaux dossiers, Nicolas Hulot a dû avaler pas mal de couleuvres mêmes sur le dossier du glyphosate où le gouvernement a dû se rattraper aux branches en affirmant que l’interdiction ne se ferait pas d’ici cinq ans comme décidée par l’union européenne mais d’ ici trois ans, si on trouve les alternatives d’ici cette échéance. Des alternatives qui seront difficiles à trouver dans ce délai. Du coup, on n’interdira sans doute partiellement l’utilisation du désherbant chimique pour faire semblant de respecter l’engagement soutenu par Nicolas Hulot. Nicolas Hulot qui comme tout  ministre de l’environnement ne sert pas à grand-chose. On objectera à juste titre qu’il n’est pas le premier dans ce champ ministériel. Un champ ministériel d’ailleurs très virtuel puisque le ministre ne dispose d’aucune administration et d’aucun vrai moyen. C’est le ministère de la parole  qui veut se donner l’illusion de servir la cause de l’environnement mais qui ne fait qu’accroître les contradictions entre les problématiques économiques, sociétales et  écologiques. La vérité aussi c’est que Nicolas Hulot n’a aucune culture ni environnementale, ni politique. C’est un pur produit des médias. Sorte de Michel Drucker ou Mimi Matisse qui a utilisé sa notoriété télévisuelle pour se construire une pseudo autorité politique. Certes il a réalisé quelques reportages intéressants sur la dégradation des écosystèmes mais cela ne suffit pas pour lui délivrer un brevet de compétence. Une compétence qu’il a d’ailleurs surtout utilisée pour se constituer une fortune de 200 millions grâce à son business écologique. Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.   Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa Fondation, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien. . Pour autant, hors de question pour l’écologiste de quitter le navire. «Il faut qu’on arrête cette petite musique de savoir si je vais arrêter. Je suis là pour faire et je suis là pour durer», a-t-il déclaré…durer un certain temps ….comme le fût du canon de Fernand Reynaud !

 

 

Prospective Météo : L’hiver, il fait froid ! (Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste)

Prospective Météo : L’hiver, il fait froid ! (Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste)

Ce que dit en substance, Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste à Météo France interrogé sur France indo. En résumé l’hiver, il fait froid et il pourrait tomber de la neige même prochainement. Comme disait l’humoriste Pierre Dac, la difficulté en prospective, c’est de prévoir l’avenir ! Extrait de l’interview qui n’apprend pas grand-chose

 

 

Franceinfo : A quoi devons-nous nous attendre la semaine prochaine ?

Etienne Kapikian : On va avoir un léger redoux lundi et mardi, mais un froid polaire maritime, qui vient du nord et qui est chargé en humidité, arrive dans les prochains jours, notamment à partir de jeudi et jusqu’au week-end du 4-5 décembre. Le vent sensible va renforcer la sensation de froid. Les températures seront plutôt des températures proches des moyennes de janvier. Les maximales seront de 2°C sur le plateau de Lens, de 4 à 6°C à Paris, de 6°C à Toulouse, de 7 à 8°C à Bordeaux. Sur le pourtour méditerranéen, on dépassera à peine les 10°C. Par ailleurs, on va avoir des gelées matinales mais pas extrêmes. Les précipitations attendues vont apporter de la neige, même en plaine, dans l’est de la France, mais aussi à Paris ou en Normandie. En revanche, plus on s’approche de la côte Atlantique, notamment à Nantes ou Bordeaux, moins il y a de risques de neige car les températures seront plus douces.

La neige va-t-elle tenir ?

Dans les massifs, la neige devrait tenir de manière durable. En plaine, c’est plus délicat à prévoir. Néanmoins, plus on va vers l’Est, plus la neige risque de tenir au sol, notamment dans des villes comme Nancy et Besançon.

Cette situation est-elle normale pour la saison ?

Ce n’est pas anormal d’avoir un épisode de froid à cette saison. Le 1er décembre, c’est le début de l’hiver météorologique. Par le passé, nous avons d’ailleurs connu des épisodes bien plus froids. C’était le cas en 2010 avec des neiges à la fin du mois de novembre et des gelées sévères. L’épisode avait d’ailleurs duré jusqu’à Noël. L’hiver 1963 fut le plus long, car il s’était installé précocement. Et si on remonte encore plus loin, on a eu un record à Paris le 28 novembre 1890 avec une température de -14°C.

Cette arrivée brutale du froid est-elle l’une des manifestations du changement climatique ?

Non, nous sommes dans un climat où l’on peut avoir des retournements de situations importantes d’une semaine à l’autre sous les influences des différentes masses d’air. Depuis toujours on a eu un climat changeant dans le temps et l’espace.

Le froid est-il parti pour s’installer dans les prochaines semaines ?

Dans nos projections sur les dix prochains jours, on ne devrait pas avoir de redoux significatif. La première décade de décembre devrait donc être froide, mais on peut très bien avoir une fin décembre plus douce. D’ailleurs, les prévisions saisonnières, même si elles sont à prendre avec des pincettes, prévoyaient un trimestre novembre-décembre-janvier dans l’ensemble doux

« Il faut stopper l’étalement urbain » (Manuelle Gautrand)…pour faire des tours encore plus hautes?

« Il faut stopper l’étalement urbain » (Manuelle Gautrand)…pour faire des tours encore plus hautes?

La vision caractéristique d’une  architecte qui prône la surconcentration urbaine en élevant encore la hauteur des bâtiments et en construisant des tours …. Avec un peu de lien social. Comme si la supercontration urbaine constituait le seul projet urbanistique et la seule vision de l’aménagement du territoire. Certes on peut comprendre que l’étalement urbain pose des problèmes mais villes moyennes et petites, territoires ruraux sont loin d’être saturées et peuvent accueillir des populations tassées dans des villes de plus en plus inhumaines. Extrait de l’interview dans la Tribune :

 

MANUELLE GAUTRAND - Les villes doivent tout d’abord appréhender leur pouvoir : se rendre compte qu’elles attirent, de plus en plus, et qu’elles ne vont cesser de grandir. Certaines métropoles sont souvent, déjà aujourd’hui, plus fortes et plus puissantes que des États.

En France, les projections statistiques expriment que le territoire de la France métropolitaine doit se préparer à accueillir 11,5 millions d’habitants nouveaux d’ici à 2050, dans ses grandes villes et ses métropoles, dont environ 3 millions supplémentaires en région parisienne. Les villes doivent en premier lieu apprendre à accueillir, et à le faire bien, en apportant la dignité et le confort nécessaires aux personnes qui arrivent.

Ce flux vers les grandes villes est-il à l’origine de nouvelles contraintes pour la ville ?

Cette « nouvelle donne » est génératrice de nouvelles contraintes, certes, mais également de grandes opportunités, pour penser et construire un cadre de vie plus humain, adapté à nos nouveaux besoins.

Pour cela, les villes doivent apprendre à être réactives et agiles. Elles doivent être plus inclusives, plus généreuses. Elles doivent mettre l’humain, l’usager, son confort et son bien-être, au coeur de leur développement, et les architectes peuvent, à travers leurs projets, favoriser cette évolution.

Une « ville plus humaine » signifie une ville aménagée et construite de manière à ce que ses habitants soient proches des services essentiels, le plus proche possible des lieux de travail, dans un cadre de vie agréable et accueillant. Cela signifie également une ville qui intègre les initiatives individuelles et collectives, qui rende le dialogue entre gouvernance territoriale, opérateurs privés et suggestions citoyennes plus facile et constructif, car je sais qu’il peut être très constructif.

Comment imaginez-vous les villes de demain ? Horizontales et tentaculaires ou comme les représente le film Blade Runner, verticales et massives ?

Une métropole doit forcément être « polycentrique » : un seul coeur ne peut satisfaire, avec le même degré de qualité, tous les habitants. Mettre en valeur et développer plusieurs polarités est une nécessité presque vitale. Ces polarités doivent s’articuler et se répondre entre elles. Chacune doit cultiver sa spécificité et sa différence, ses symboles et ses monuments, et en même temps son lien unique avec les autres. Une ville est un fantastique espace de flux qu’il faut ordonnancer. Il est essentiel de stopper l’étalement urbain et de revenir en quelque sorte sur l’existant, le magnifier, le retravailler, le déconstruire si besoin ou le faire évoluer. Une ville plus compacte est ainsi une ville qui rationalise son utilisation de l’espace et qui organise différemment les programmes qu’elle abrite : non seulement à l’horizontale, mais également à la verticale. Il s’agit d’un grand avantage pour les habitants, car elle favorise la proximité et la mixité, programmatiques comme humaines. Elle permet ainsi de penser davantage par « polarités » qui cumulent plusieurs espaces et fonctions.

Avez-vous quelques exemples qui proposent des schémas à suivre ?

Le projet que nous menons actuellement à Stockholm illustre parfaitement cette idée de renouvellement et presque de « construction de la ville sur la ville ». Nous travaillons pour les investisseurs Areim/SEB sur la restructuration d’un très beau bâtiment historique et classé situé en plein centre de la ville, projet dont la livraison est prévue en 2021. Nous le faisons « la main dans la main » avec la ville de Stockholm et les élus, qui participent à nos travaux et nous encouragent à redonner vie à ce « navire urbain » magnifique mais devenu partiellement obsolète. Redonner vie à cet ensemble monofonctionnel de bureaux implique de travailler sur le fond : modifier les usages, intégrer de nouveaux programmes, rendre son rapport à la ville plus ouvert et moins monumental, fluidifier les relations de ce patrimoine avec le quartier. C’est un travail urbain, programmatique et très sensible.

Outre cette restructuration, le projet prévoit une surélévation de plusieurs niveaux qui vient se poser délicatement sur les toitures, et qui s’articule pour se glisser, comme une pièce de puzzle manquante, dans la magnifique silhouette de la vieille ville. Car, à l’inverse de la plupart des bâtiments du centre-ville, le bâtiment existant des années 1970, un fleuron de l’architecture brutaliste suédoise, ne possède qu’une toiture plate : en réalité, cette longue volumétrie plissée que nous créons vient finalement compléter le bâtiment existant et lui ajoute la toiture qui lui manquait.

Comment votre démarche créative a-t-elle fait germer ce projet ?

J’ai été impressionnée par la silhouette de Stockholm, faite d’une sculpture de toitures souvent ornementées dans une magnifique palette de couleurs. Ce grand paysage m’a inspirée et j’ai souhaité créer une surélévation qui réinterprète en quelque sorte cette silhouette suédoise si exceptionnelle. Le pliage de toiture est aussi l’opportunité de glisser entre existant et surélévation un magnifique espace de respiration, constitué d’un jardin en belvédère donnant sur le paysage alentour. En partie dédié aux bureaux, il est également destiné à un restaurant et à des programmes publics : ce jardin donne un accès aux Suédois qui peuvent désormais admirer leur ville. Il devient un lieu destination et un point de repère dans la ville.

Ainsi de la même manière que le projet s’accapare le haut du bâtiment pour le réveiller et lui adjoindre cette extension remarquable, le projet s’attèle à restaurer des liaisons généreuses en partie basse avec les espaces publics et le quartier : le jardin est ouvert, le pavillon investi d’un restaurant, le sous-sol transformé en espace commercial relié par un patio vers le jardin en surplomb.

15 ministres pas plus (promesse de Macron)…il y en a 31

15    ministres pas plus (promesse de Macron)…il y en a 31

 

Pendant sa campagne Macron avait annoncé qu’il voulait limiter le nombre de ministres en vue d’assurer une plus grande cohérence dans la conduite des affaires du pays. 15 ministres avait-il dit. Aujourd’hui on  compte 31 ministres et secrétaires d’État, autant dire autant que dans certains gouvernements antérieurs. 31 ministres c’est évidemment deux fois de trop d’autant plus que certains secrétaires d’Etat dont double emploi  avec la responsabilité d’un ministre. « Je constituerai un gouvernement de 15 membres maximum, très ramassé, avec des personnes de la société civile et des personnes du monde politique venant de la gauche, du centre, de la droite. » La promesse d’Emmanuel Macron, faite le 12 mars 2017 sur le plateau de TF1, semble aujourd’hui lointaine : s’il fait effectivement toujours la part belle à la société civile et dépasse les clivages traditionnels, le nouveau gouvernement nommé vendredi compte aujourd’hui 31 membres, 19 ministres (dont trois ministres délégués) et 12 secrétaires d’Etat. Deux nouveaux membres viennent ainsi s’ajouter à l’équipe nommée en juin après les législatives. Le gouvernement Philippe I, resté en place un mois entre la présidentielle et le scrutin de juin, comptait pour sa part 18 ministres et 4 secrétaires d’Etat. Au fil du temps, l’exécutif s’est donc fait de moins en moins « ramassé »…

Macron, le très méchant Dark Vador » (Vauquiez… mais qu’il est con !)

Macron, le très méchant Dark Vador » (Vauquiez… mais qu’il est con !)

Il n’est pas d’usage sur ce site d’être grossier encore moins vulgaire, outefois  la dernière sortie verbale de Wauquiez mérite vraiment le Nobel de la nullité politique et de faire une exception sémantique En effet pour tout argument, Laurent Wauquiez , probable futur président  des Républicains  a comparé Emmanuel Macron au méchant Dark Vador (de la série Star Wars ). La référence culturelle de Laurent Wauquiez est sans doute à l’image du contenu de sa ligne politique : proche de la nullité. Pourtant Laurent Wauquiez comme bien d’autres, Macron y compris,  est un ancien élève de l’ENA. Cela démontre à l’évidence qu’il y a à peu près le même pourcentage d’idiots dans les différentes catégories sociologiques de Français. Cela confirme que Laurent Wauquiez ne respire vraiment pas l’intelligence sans parler de son charisme comparable à celui d’une planche à repasser. On se demande vraiment comment un responsable politique national au surplus qui envisage un jour d’être président de la république, peut être con à ce point là.  Le candidat favori à la présidence des Républicains se réfère à la saga de George Lucas dans une interview au Parisien Magazine qui paraît ce vendredi 17 novembre. Laurent Wauquiez se voit en héros jedi en lutte contre le méchant Emmanuel Macron qu’il compare à « Dark Vador ».  « Il y a un très méchant Dark Vador qui essaie d’étouffer tout espoir dans la galaxie. Mais une flamme renaît, qui va permettre de battre le méchant empire En Marche. Et cette flamme, c’est celle que je porte », argumente le patron de la région Auvergne-Rhône.

 

PS : « pas d’avenir, il est temps qu’il disparaisse » (Strauss-Kahn)

PS : «  pas d’avenir, il est temps qu’il disparaisse »  (Strauss-Kahn)

 

 

« Le PS n’a pas d’avenir et c’est une bonne chose. Il est temps qu’il disparaisse », affirmé Strauss-Kahn à Marrakech en mage d’un colloque international (World Policy Conference)   . Avant de donner un satisfecit au nouveau président Français, Strauss-Kahn a insisté sur le nécessaire équilibre entre mesures économiques et mesures sociales. Tout en estimant  que Macron  pourrait aller encore plus vite dans la mise en œuvre des réformes.

 

Il faut augmenter les taux d’intérêt (Deutsche Bank)

Un peu gonflé le patron de la Deutsche Bank qui avait tripoté- avec d’autres- sur les taux de change et qui réclame maintenant une hausse des taux de pour améliorer la rentabilité des banques Le patron de Deutsche Bank, John Cryan, a appelé, mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) à mettre fin à l’ère de l’argent très bon marché qui conduit à la création de bulles et handicape les banques européennes. La politique des taux d’intérêt au plus bas a un autre effet indésirable, en ayant « contribué à une baisse de l’activité des banques européennes » de 23% par rapport à avant la crise, selon le banquier. Un processus qui se poursuit car des prêts contractés dans le passé à des taux plus élevés viennent chaque jour à échéance. Ceci étant, on  voit mal pourquoi la BCE remonterait  ses taux puisque l’inflation est encore très loin de son objectif de 2 % et que par ailleurs la reprise de la croissance en Europe est encore relativement fragile. Enfin un relèvement des taux serait susceptible de faire encore remonter l’euro. Finalement ce discours de certaines banques allemandes est assez contradictoire.

 

Il n’y aura pas de statut pour la « première dame »

Il n’y aura pas de statut pour la « première dame »

Une pétition « contre le statut de première dame pour Brigitte Macron » lancée il y a deux semaines sur Internet a d’ores et déjà réuni plus de 238.000 signatures, selon un décompte effectué lundi en début de soirée. Peut-être en réaction à cet appel, l’Elysée a avancé le calendrier de l’annonce, selon BFMTV, d’une « charte de transparence » pour encadrer le rôle de la première dame, et non pas un statut officiel, comme Emmanuel Macron l’avait affirmé le 3 mars dernier sur RTL lorsqu’il était candidat. Le chef de l’Etat annonçait alors mettre fin à une « hypocrisie française ». Si on ignore toujours le contenu de la charte – qui sera précisé dans les prochains jours -, l’entourage de Brigitte Macron a indiqué à l’AFP qu’il n’y a pas de budget spécifique attribué à Mme Macron, qu’elle ne sera pas rémunérée et qu’aucune modification de la Constitution n’est envisagée. Contre cette mesure impopulaire, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post,  Thierry Paul Valette, auteur de la pétition, précisait dans son texte qu’il n’y a « aucune raison pour que l’épouse du chef de l’Etat puisse obtenir un budget sur les fonds publics. » Et d’ajouter que Brigitte Macron dispose déjà « de deux à trois collaborateurs, ainsi que de deux secrétaires et deux agents de sécurité et cela est suffisant ». Jointe par le JDD, Armelle Le Bras-Chopard, professeure de sciences politiques et auteure de l’ouvrage Première dame, second rôle, se réjouit de l’abandon du statut : « Cela me satisfait, mais je ne vois pas à quoi sert la charte, en attendant de voir ce qu’elle contient. » Pour la politologue, « non seulement il n’y a pas d’hypocrisie en France [sur le rôle de première dame, NDLR], mais il y a surtout d’autres chats à fouetter. » Selon elle, créer un statut spécifique serait de toute façon « archaïque », « anti-démocratique », « contraignant », « priverait le conjoint de sa liberté », serait digne d’une « femme au foyer non rémunérée ».

« Pour la performance économique, il faut de la performance sociale »(CFDT)…..et réciproquement !

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A juste titre que la CFDT considère qu’il faut de la performance sociale pour atteindre la performance économique mais la CFDT devrait aussi insister sur la réciprocité à savoir qu’il n’y aurait y avoir de progrès social sans progrès économique. D’une certaine manière, c’est la grande maladie française qui consiste à traiter séparément les problématiques sociales et économiques. À cet égard on peut se réjouir que la nouvelle ministre du travail, ancienne DRH, ait proposé ce dialogue à la fois social et économique avec les partenaires sociaux. Le travail de compréhension et d’appropriation de la problématique économique est immense car les Français manifestent une sous-culture dans ce domaine. Une étude d’Allianz montrait que la France occupe la dernière place sur 19 pays européens étudiés dans ce domaine de connaissance. Pour être clair, la plupart des Français ne comprenne rien à l’économie ce qui explique largement la montée du gauchisme et des extrémistes qui peuvent caricaturer les enjeux économiques au service de leur idéologie. L’urgence est donc d’engager un vaste débat et pas seulement au niveau national pour permettre au plus grand nombre de comprendre la nature, l’ampleur et le rythme des mutations en cours ;  faute de cela la France retombera dans ses vieux travers à savoir le gauchisme, le corporatisme et l’étatisme  qui plombent le progrès social et le progrès économique.  Pour Laurent Berger, plusieurs points sont indispensables, « il faut qu’on aille vers une forme de codétermination à la française. Il faut plus de poids pour que les salariés puissent s’exprimer dans l’entreprise, aient des espaces de parole par le biais de leurs représentants mais aussi en propre ». Ensuite, pour Laurent Berger, « ce qui se joue c’est une articulation intelligente entre un code du travail – un socle de droits important – des négociations de branches et de la liberté de négociations dans les entreprises ». Et sur ce dernier point, il précise: « À la seule condition que le fait syndical soit reconnu plus fortement qu’aujourd’hui ».

Asselineau s’énerve à la télé car il ignore le prix d’un porte avion !

Asselineau s’énerve à la télé car  il ignore  le prix d’un porte avion !

 

 

 

Comme tout énarque bien constitué, Asselineau peut débiter son discours avec force précisions juridiques ou administratives. Par contre, il est incapable de connaître le prix d’un porte-avions. Dommage car dans son programme il demande que la France commende un second porte-avions. Sur CNews il est tombé dans le piège de l’incompétence car il était incapable d’indiquer le prix d’un porte-avions dont pourtant il demande l’achat. Du coup il s’est fortement énervé et a reproché au journaliste de lui poser des questions trop pointues.  Il est ensuite parti dans une colère froide. «Est-ce que vous avez demandé comment MM. Macron et Fillon sont en train de préparer, eux, le programme des Français? Arrêtez de poser ce genre de questions pointues!», s’est-il emporté. Alors que le journaliste s’étonnait de constater que le candidat ne maîtrisait pas son propre programme, il s’est à nouveau énervé. «Non, c’est pas vrai, ça coûte pas 3 à 4 milliards», a-t-il affirmé, à tort – un porte-avion coût bien 4 à 7 milliards. «Vous voulez que je fasse du Macron?», a-t-il enfin interrogé, avant de chantonner «“Pensez printemps les amis”» tout en mimant une danse.

 

« Appel à l’intelligence des Français »(Hollande). ….. il serait temps

« Appel à l’intelligence des Français »(Hollande). ….. il serait temps

 

 

 

François Hollande lance un appel à l’intelligence des Français en vue de l’élection de 2017. Appel  utile sans doute mais qui aurait été plus crédible si le même appel avait été lancé au début de son mandat.  En effet, ce qui caractérise son bilan ce sont des résultats médiocres dus essentiellement à une incompréhension des acteurs économiques et des Français. En même temps Hollande  condamne le principe des primaires qui ont conduit à choisir les candidats les plus radicaux et qui risquent  d’aboutir à l’absence d’une majorité gouvernementale à l’assemblée nationale.  Au terme d’une campagne marquée par de multiples rebondissements, dont les victoires surprises de François Fillon et Benoît Hamon aux primaires de la droite et de la gauche, le chef de l’Etat considère que ces scrutins internes n’ont plus lieu d’être. « Il ne doit plus y avoir de primaires dans des partis de gouvernement », estime le vainqueur de la primaire de 2011 du Parti socialiste. « Sinon, il n’y aura bientôt plus de parti de gouvernement dans ce pays. Ils sont devenus fragiles et doivent retrouver une légitimité par eux-mêmes, pas en choisissant leurs candidats à vau-l’eau, comme aurait dit le général de Gaulle ». Le président, qui a renoncé à briguer un second mandat le 1er décembre, juge en outre qu’une primaire « est totalement antinomique de la fonction présidentielle ». « Il est impossible d’être président et en même temps candidat à une primaire, dans les formes que nous avons connues », ajoute-t-il. Revenant dans Le Point sur le paysage politique actuel, François Hollande déplore un climat de « suspicion » qui « mine la démocratie » et « fait le jeu du Front national ». « Et il y a péril face aux simplifications et aux falsifications qui font que l’on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte, dit-il. François Hollande ne fait quasiment aucun commentaire sur le candidat socialiste, l’ancien « frondeur » Benoît Hamon, dont il se contente de rappeler la victoire à la primaire.

 

Faut-il sauver le soldat Hamon

Faut-il sauver le soldat Hamon

Plombé dans les sondages, Hamon  se présente en combattant pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. En réalité il risque d’être le fossoyeur du parti socialiste dont  l’unité ne résistera pas aux résultats des présidentielles. Le parti socialiste depuis Épinay avait réussi dans une synthèse ambiguë à réunir gauchistes et réformateurs, plus précisément marxiste et sociaux démocrates. Mais cette unité de façade va nécessairement éclater avec Hamon qui se réfère clairement à l’idéologie obsolète et ringard du socialisme révolutionnaire, bref du gauchisme. Jusque-là la synthèse molle et trouble avait permis d’entretenir l’illusion d’une vision commune. Cette fois Benoît Hamon ne recherche même pas cette synthèse ambiguë et se positionne clairement à l’extrême gauche. Malheureusement le terrain est déjà occupé par Mélenchon ;  du coup,  deux candidats doivent  se partager les dépouilles des anciens électeurs du parti socialiste. La vérité c’est que Benoît Hamon se situe clairement dans une stratégie d’opposition et non dans une perspective de gouvernement. C’est évidemment un tournant historique pour le parti socialiste renvoyé au statut d’un groupuscule gauchiste dans le poids électoral dépassera à peine 10 % et qui risque même de n’avoir plus aucun député s’il ne trouve pas d’accord avec Emmanuel Macron. On se demande bien pourquoi le Premier ministre s’est rendu au siège du candidat socialiste pour lui rappeler son devoir d’unité. Peut-être pour gagner encore un peu de temps et pour  condamner un peu plus tard définitivement et Benoît Hamon et le parti socialiste. Le soldat Hamon en dépit de ses velléités guerrières à perdu la guerre électorale.  Déterminé à « tourner la page avec des recettes qui ont échoué », Benoît Hamon s’est pourtant présenté jeudi soir en « combattant » déterminé à rassembler sa famille politique malgré les doutes et les critiques d’une partie des socialistes sur sa campagne. Dans l’Émission politique, sur France 2, le candidat à l’élection présidentielle a rappelé à ses détracteurs la « légitimité » tirée de sa victoire à la primaire organisée en janvier par le PS. »Si, à la première salve, quelques-uns se dispersent, déguerpissent, soit. Mais moi aujourd’hui ma responsabilité, elle est d’abord vis-à-vis du peuple de gauche qui m’a confié le devoir d’être au second tour de l’élection présidentielle et de l’emporter », a-t-il déclaré. Des ministres comme Patrick Kanner et des ténors du PS comme le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, ont dit ne pas « se retrouver » dans la ligne défendue par l’ancien « frondeur ». Certains, comme l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë, ont même déjà fait le choix de rejoindre l’ancien ministre Emmanuel Macron, bien mieux placé que Benoît Hamon dans les sondages d’opinion. »Je ne suis pas là pour couper les têtes, quel sens cela aurait-il ? Je veux rassembler toute ma famille, je suis un combattant. De là où je viens j’ai appris à me battre, y compris quand le vent est mauvais », a dit le candidat socialiste sur France 2, oubliant sans doute de préciser qu’il vient du parti socialiste où il est né politiquement et où il vit de la politique depuis 25 ans comme oligarque. On fait mieux comme profil de combattant pour gagner une guerre !

Il ne faut plus parler de l’affaire Fillon ! (Marine Le Pen)

 Il ne faut plus parler de l’affaire Fillon (Marine Le Pen)

Gonflée Marine Le Pen  qui propose qu’on ne parle plus de l’affaire Fillon. Et pour cause, elle souhaiterait bien aussi qu’on ne parle plus des affaires du Front national dans lesquels elle est impliquée et qui d’ailleurs a fait l’objet de plusieurs mises en examen.  Marine Le Pen  a d’ailleurs refusé d’être entendue par la justice invoquant une bien curieuse trêve judiciaire. Pour Marine Le Pen, « il est temps qu’on en revienne aux problèmes qui intéressent les Français ». La présidente du FN, elle-même aux prises avec la justice, s’est exprimée sur le sujet dans une interview accordée au quotidien La Provence, à paraître dimanche 26 février. « Je n’ai pas de conseil à donner à M. Fillon, c’est un grand garçon. J’ai déjà dit que je considérais que cette affaire a rompu le lien de confiance entre François Fillon et une grande partie des Français, parce que les accusations visent un enrichissement personnel et familial », a expliqué la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle. « Pour le reste, c’est à lui de voir ce qu’il doit faire. Et je le répète, il est urgent que nous puissions en revenir à un débat de fond », a-t-elle estimé, moins de 24 heures après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet national financier sur les soupçons d’emplois fictifs visant la famille du candidat LR à la présidentielle. La candidate du Front national, qui apparaît régulièrement en tête dans les sondages sur les intentions de vote au premier tour de la présidentielle, est également dans le collimateur de la justice. Plusieurs de ses proches ont été mis en examen ces derniers jours dans plusieurs affaires financières. Frédéric Chatillon, pilier de la communication du Front national à travers sa société Riwal, a été mis en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du parti frontiste en 2014 et 2015 pour abus de biens sociaux. Une autre enquête, sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés FN au Parlement européen, a conduit à la mise en examen de la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset et le siège du FN à Nanterre (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné la semaine dernière. Convoquée mercredi par les enquêteurs, la présidente du Front national, qui bénéficie de l’immunité parlementaire en tant que députée européenne, a refusé de s’y rendre, justifiant son refus par la période électorale qui ne permet, selon elle, « ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice ».

 

Il faut des primaires à la télé pour Cheminade

Il faut des primaires à la télé pour Cheminade

Dans une campagne électorale de plus en plus surréaliste ou le choix pourrait se résumer  à voter soit pour un réactionnaire corrompu ou une démagogue raciste ( tout aussi corrompue) , peut-être pourrait-on redonner un peu de hauteur au débat en organisant des primaires pour Cheminade, le fonctionnaire qui s’ennuyait. Les primaires aussi bien de la gauche que de la droite  ont en effet abouti à un véritable fiasco. Le PS a choisi un oligarque gauchiste qui a décrété la fin du travail et un revenu universel d’un coût de 300 à 700 milliards.  La droite, elle,  a préféré un autre oligarque mais réactionnaire et corrompu. On se demande pourquoi la télévision a accordé autant de temps à ce simulacre de démocratie qui ressemble davantage à un concours de beauté qu’à une sélection politique. Du coup,  on pourrait ajouter du ridicule au ridicule en organisant aussi des primaires pour Cheminade auquel les sondages donnent aujourd’hui moins de 1 %. Une nouvelle candidature de Cheminade le fonctionnaire serait sans doute susceptible d’apporter encore un peu du piment au cirque médiatique des présidentielles. On trouvera bien cinq ou six pèlerins pour faire semblant de s’opposer à Cheminade lors  de la primaire proposée.  Il suffirait d’en  choisir quelques-uns parmi la  trentaine de prétendants à la magistrature suprême. Car Jacques Cheminade, l’ancien fonctionnaire qui s’ennuyait au ministère des affaires étrangères, a au  moins le mérite par  ses déclarations anachroniques de mettre un peu burlesque et de rire dans un système un peu tristounet. On objectera que la démocratie française ne se grandit pas en laissant des hurluberlus se présenter aux présidentielles. Cheminade qui a comparé Obama à Hitler et qui développent les thèses les plus tordues dans tous les domaines s’est qualifié lui-même de gaulliste de gauche. Comme beaucoup d’énarques qui s’ennuient dans les ministères, Cheminade, aujourd’hui en retraite avaient mis un peu de diversité dans sa vie de fonctionnaire. Facile quand c’est l’Etat qui paye la note. Il n’est pas le seul ainsi à faire de la politique.  Raymond Barre en son temps avait souhaité que les fonctionnaires choisissent le service de l’Etat ou la politique mais pas les deux. Il n’a pas été entendu puisque la plupart des politiques sont eux-mêmes fonctionnaires. Du coup,  la société politique n’est pas du tout représentative de la sociologie française et nos politiques ont bien du mal à comprendre ce qu’est l’économie réelle et les problèmes sociaux qui en découlent. Le candidat de Solidarité et Progrès (pas vraiment un micro-parti plutôt un nano-parti) à l’élection présidentielle s’était  qualifié de « gaulliste de gauche » 1, une voie que Jacques Cheminade a lui-même estimé « difficile ». « Je n’ai pas de modèle en tant que tel, mais je me considère comme un mélange de De Gaulle et Mendès-France (tu parles !!!), deux hommes politiques qui ne se sont jamais entendus », a-t-il répété. Jacques Cheminade, énarque « comme d’autres » souhaite « faire sauter le verrou financier » et réduire l’influence de Wall Street et la City. Dans son programme figure également le souhait de coloniser la Lune et Mars. « C’est une entreprise sérieuse à long terme », a dit  le candidat. « C’est l’affaire de deux générations. S’il n’y avait pas d’espace, il n’y aurait pas de cœur artificiel, pas de téléphone portable ni d’ordinateur », a-t-il développé.  À 75 ans, serait le doyen des prétendants, jure être en passe de réitérer son exploit. «Je suis très au-dessus des 400 promesses écrites de parrainages ». Bon dernier de la présidentielle de 1995 avec 0,28 % des voix, il réitère 17 ans plus tard avec un score de 0,25%. Pas de quoi décourager le fondateur de Solidarité et Progrès, groupuscule qui revendique «200 militants mobilisables», tant il est persuadé que la conjoncture peut lui être favorable. « Je veux éclairer l’aquarium obscur du monde politique. Personne n’a véritablement le sens de l’horizon devant la révolution scientifique actuelle», assure ce retraité diplômé de l’ENA. On notera que fait vraiment dans l’innovation politique avec des propositions surprenantes comme la généralisation de la pratique du chant en chorale. «C’est essentiel. C’est une petite société, la chorale, ou l’effort individuel se fond dans la réalisation collective». Il se fait également l’adversaire résolu de la violence sur les écrans, dans les jeux vidéos comme au cinéma. Dans son viseur notamment du jeu «Pokemon Go», afin «d’arrêter l’exode vers le virtuel et la violence». Peut-être pour donner du crédit à sa contestation de la réalité des attentats du 11 septembre aux États-Unis ! D’une certaine manière Cheminade prend la place de Coluche mais avec l’humour en moins car le clown est plus triste.

 

Fonctionnaires : grève le 7 mars, il y avait longtemps !

Fonctionnaires : grève le 7 mars, il y avait longtemps !

 

 

En France, c’est un peu le rituel avec la perspective des beaux jours en tout cas d’un climat moins rigoureux, les syndicats de fonctionnaires relancent la mobilisation. Essentiellement les syndicats gauchistes avec des mots d’ordre qui amalgame la défense du service public et les revendications des personnels. On voudrait discréditer le service public qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Certes des problèmes existent évidemment dans certains secteurs, dans certains services, dans certains métiers mais globaliser le mécontentement constitue une erreur stratégique qui discrédite tout autant le service public que le syndicalisme. Ce syndicalisme, contestataire par principe et corporatiste par vocation, ne sert pas les intérêts des salariés concernés. Pas étonnant si l’image du syndicalisme est aussi si dégradée en France. Les fédérations de fonctionnaires CGT, FO, Solidaires et FA-FP appellent donc, lundi 13 février, à participer à la mobilisation du 7 mars lancée par le secteur de la santé, pour « défendre le service public »« Actions et grèves » sont donc prévues le jour annoncé, indiquent les syndicats dans un communiqué commun. Initiée par le secteur de la santé, cette journée de mobilisation nationale également annoncée dans la fonction publique territoriale, sera « l’occasion de porter nos revendications en matière de défense du service public hospitalier et de la sécurité sociale », ajoutent-ils. Les syndicats dénoncent un secteur de la santé « en péril en termes d’égalité d’accès aux soins », « asphyxié par les déremboursements, les dérégulations, les suppressions de postes et les réorganisations permanentes, auxquels s’ajoutent les regroupements d’hôpitaux imposés par la loi Touraine« . Ils s’en prennent également à la « réforme territoriale et ses conséquences: fusion de communes, de conseils régionaux, création de métropoles », qui « entrainent des mobilités forcées et des inquiétudes grandissantes chez les agents et dégradent le service public ». « La fonction publique de l’Etat n’est pas épargnée », soulignent encore les syndicats qui rappellent que plusieurs secteurs ministériels (enseignement, environnement, culture…) ont déjà annoncé leur participation à cette grève.

Trump bloque les frontières sauf pour les pays où il fait du business !

Trump bloque les frontières sauf pour les pays où il fait du business !

L’interdiction vise les réfugiés et les  visiteurs de sept pays à la population majoritairement musulmane : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen. Mais trois pays font l’objet d’une exception: la Turquie, l’Egypte et l’Arabie Saoudite, trois pays avec lesquels le groupe Trump entretien de fortes relations économiques. En clair il y fait du business. Curieux comme décision notamment concernant la Turquie où transitent la plupart des terroristes. L’interdiction comme les exceptions pour motif de business montrent la dérive autoritaire de Trump ; un président des États-Unis qui se soucie peu du caractère réaliste ou illégal de ses décisions et dont  la politique consiste pour ses premières mesures a surtout mettre en scène la signature de décrets sur lesquels risquent de revenir la justice américaine et le congrès. Pour importe pour le nouveau président américain : seul compte l’effet médiatique si des institutions remettent  en cause certaines orientations, il pourra toujours imputer la faute  aux représentants de l’establishment. Bref du populisme teinté d’autoritarisme qui met en cause les principes démocratiques des États-Unis. Avec en plus une forte dose d’hypocrisie pour protéger les intérêts financiers du groupe Trump. Un groupe dont il a conservé la propriété contrairement à l’usage et au droit américain.

« Je mets en place de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir les terroristes islamiques radicaux hors des Etats-Unis d’Amérique. Nous ne voulons laisser entrer dans notre pays que ceux qui soutiendront notre pays et aiment profondément notre peuple », a déclaré Donald Trump lors d’une cérémonie au Pentagone. Ces mesures sont évidemment critiquables et même condamnables mais elles sont surtout illégales. L’ACLU et les associations américaines de défense des droits civiques  soulignent que leur interpellation dont ont été victimes nombre de ressortissants des pays visés sur la seule base du décret violent le 5e amendement de la Constitution américaine, qui protège contre les abus gouvernementaux et garantit la sécurité juridique de tout individu. Selon Stephen Legomsky, ancien conseiller juridique des services d’immigration et de la citoyenneté américaine au sein de l’administration Obama, cette disposition pourrait être inconstitutionnelle. Dans une tribune publiée par le New York Times (en anglais), David J. Bier estime aussi que cette disposition est illégale. Pour lui, le décret n’est pas conforme les « Immigration and nationality acts of 1965″, une série de lois adoptées qui a notamment aboli les quotas basés sur la nationalité. Ces textes prévoient qu’aucune personne ne peut être « discriminée dans la délivrance de son visa d’immigrant en raison de sa race, de son sexe, de sa nationalité, de son lieu de naissance ou de son lieu de résidence » et ils encadrent strictement les exceptions. David J. Bier cite par exemple le cas d’Iraniens interdits d’entrés aux Etats-Unis, en 1980, par le président Jimmy Carter, pendant la crise des otages américains en Iran. Il s’agissait d’étudiants, de touristes et de visiteurs temporaires mais il existait de nombreuses exceptions. A plusieurs reprises, les tribunaux américains ont ainsi rappelé l’interdiction de la discrimination en matière d’immigration. En 1996, le Congrès a par ailleurs adopté un amendement pour signifier que le lieu de la demande d’immigration ne peut pas être un facteur discriminant.

Foot- PSG : Patrick Kluivert « recherche un buteur, il serait temps !

Foot-  PSG : Patrick Kluivert « recherche un buteur, il serait temps !

 

Dans une interview au JDD le directeur du PSG annonce qu’il recherche un buteur. Il serait temps car ce qui caractérise le PSG c’est la qualité de son jeu et sa maîtrise. Le plus souvent le PSG contrôle le ballon pendant 60 à 70 % mais se montre incapable de concrétiser du fait d’une attaque impuissante. En cause notamment un avant-centre qui passe son temps à arroser autour de la cage. Cavani est certes un joueur très généreux en attaque comme en défense mais il est beaucoup trop maladroit. En outre il doit être épaulé. Or Cavani n’a pas de doublure. En clair le PSG dispose d’une équipe aux exceptionnelles qualités techniques mais n’a pas d’avant-centre digne de ce nom et même pas un remplaçant. On ne peut donc que se réjouir que la direction du PSG prenne enfin conscience de cette déficience dramatique pour un club qui envisage la plus haute marche en Europe. À un mois de l’ouverture du Mercato, Patrick Kluivert laisse entendre qu’il y aura du mouvement à Paris. S’il ne veut pas confirmer la piste de l’Argentin Lucas Alario (River Plate), le directeur du football du PSG admet qu’il aimerait trouver une doublure à Edinson Cavani. « Je recherche un buteur. On analyse la situation pour faire le meilleur choix », confie l’ancien international néerlandais de 40 ans au JDD. Idem en défense centrale où il manque un élément depuis le départ de David Luiz à la dernière minute cet été. Patrick Kluivert fait aussi le point sur les prolongations actuellement en négociations, celles de Thiago Silva, Marquinhos, Cavani et Matuidi. « On veut prolonger tous ces joueurs. Mais pas seulement eux. Je pense notamment à Rabiot. Un jeune talent comme Adrien, à l’image également de Marquinhos, incarne le futur du club. Ils sont extrêmement importants dans notre projet. Avec tous ces joueurs, les jeunes comme les expérimentés, on aimerait finaliser aussi vite que possible. Je suis optimiste de nature, je pense qu’ils vont signer. » Concernant Thiago Motta, qui a annoncé qu’il disputait sa dernière saison à Paris, Kluivert se montre très élogieux. « Mais c’est sa décision, il faut la respecter. On doit d’ores et déjà plancher sur sa succession. »

Chômage : « Sur le quinquennat, il n’y a pas d’inversion » de la courbe

Chômage : « Sur le quinquennat, il n’y a pas d’inversion » de la courbe

 

« Sur le quinquennat, il n’y a pas d’inversion du chômage, on est à un niveau supérieur à celui de 2012″, a indiqué jeudi 24 novembre sur franceinfo Mathieu Plane, directeur-adjoint du département analyse et prévision à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits dans la catégorie A a diminué de 11 700 en octobre, soit une baisse de 0,3%, selon les chiffres de Pôle emploi publiés aujourd’hui. Sur un an, ce nombre a reculé de 2,8%, « la plus forte baisse annuelle depuis mai 2008″, a déclaré le ministère du Travail. « Depuis un an, effectivement, on a une tendance baissière du chômage », a confirmé Mathieu Plane. « En revanche, quelle que soit la statistique que vous prenez, depuis 2012, vous avez une augmentation significative du chômage », a poursuivi Mathieu Plane. Pas d’inversion de la courbe, mais « le plus dur est derrière nous », selon l’économiste, car « le point haut a été atteint au second semestre 2015″.

(FRANCEINFO)

 

BCE : il est urgent d’attendre

BCE : il est urgent d’attendre

C’est en substance ce que dit la BCE après sa dernière réunion. Certes la banque centrale européenne constate bien des risques importants de ralentissement économique mais en même temps mesure tout autant les limites d’une politique monétaire. Pour parler plus clair les experts de la banque centrale européenne sont dans le potage et ne savent plus quel moyen employé pour tenter d’influencer à la fois l’inflation et la croissance La Banque centrale européenne a donc jugé prématuré d’agir lors de sa réunion de politique monétaire de juillet, la première après le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne, montre le compte-rendu de cette réunion publié jeudi. En dépit de la politique accommodante de la banque centrale européenne, l’union économique ne parvient pas à relancer la croissance et l’inflation. Pour la croissance,  il faudra sans doute s’habituer à une croissance molle pendant de nombreux mois voir plusieurs années, sans doute autour de à 1,3 % pour la croissance et de 0,3 % pour l’inflation annuelle. Cela démontre à l’évidence les limites d’une politique monétaire qui n’est pas articulée avec une politique budgétaire dynamique et avec des réformes structurelles. Toute la problématique tourne autour de la faiblesse de la demande. La banque centrale européenne a beau se montrer accommodante cela ne relance pas pour autant la demande de crédit destiné au seul investissement. Aussi bien des entreprises que des ménages.  La Banque centrale européenne semble donc avoir épuisé son arsenal pour relancer l’inflation dans la zone euro, montre une enquête Reuters publiée jeudi. La BCE a gonflé ses achats d’actifs pour les porter à 80 milliards d’euros mensuels, a offert aux banques des refinancements à bas coûts et a réduit son taux de facilité de dépôt à -0,4%. Malgré tout cela, les 60 économistes interrogés par Reuters s’attendent à voir l’inflation dans l’union monétaire plafonner à 0,3% cette année et 1,3% l’an prochain. L’objectif de la BCE d’une hausse des prix très légèrement inférieure à 2% ne devrait pas, selon eux, être atteint avant 2019, au plus tôt. Après un bon début d’année, la croissance en zone euro ralentit et devrait, selon l’enquête Reuters, se situer autour de 0,3% par trimestre jusqu’à la fin de l’année et de 0,4%, toujours par trimestre, l’an prochain. « Nos prévisions indiquent que la morosité de l’économie de la zone euro, qui paraissait s’estomper, va persister plus longtemps que ce à quoi nous nous attendions, ainsi que la BCE », écrit dans une note Paul Mortimer-Lee, économiste de marché chez BNP Paribas. « Plutôt qu’au Brexit, cela est dû à l’érosion de certains des facteurs temporaires qui ont stimulé la croissance cette année », ajoute-t-il. Face à cette situation la banque centrale a décidé qu’il était urgent d’attendre :

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