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La Grande mosquée de Paris: il faut consacrer le prêche de vendredi à Samuel Paty

La Grande mosquée de Paris: il faut consacrer le prêche de vendredi à Samuel Paty

Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris, annonce lundi 19 octobre sur Twitter qu’il a « demandé aux imams de la fédération de la mosquée de Paris de consacrer dans nos mosquées leur prêche de vendredi prochain à la dénonciation du terrorisme islamiste« .

 

Ce jour-là, cela fera alors une semaine tout juste que Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, aura été assassiné à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). « Un hommage sera organisé à la mémoire de Samuel Paty et nous prierons pour que la France soit préservée de tout danger », a posté le recteur de la Grande mosquée de Paris.

Restaurateurs: «Restons ouverts, sinon il n’y a plus de vie!» (Yves Camdeborde)

Restaurateurs: «Restons ouverts, sinon il n’y a plus de vie!» (Yves Camdeborde)

 

La rébellion de survie se fait entendre chez certains restaurateurs qui font partie des principales victimes du couvre-feu qui commence à 21 heures. D’une certaine manière, le restaurateur Yves Camdeborde appelle à la survie de la profession dans une interview au Figaro. En effet, il est probable que nombre d’établissements qui envisagent une fermeture provisoire ne rouvriront  en jamais. Certains experts que 30 % du secteur restauration hôtellerie pourraient définitivement disparaître.

Imposer un couvre-feu à 21 h, est-ce une façon cachée de fermer les restaurants?

Yves CAMDEBORDE. - Non, je ne pense pas que le gouvernement ait ce vice! Cette annonce est bien sûr dramatique pour notre corporation, mais si elle doit être salvatrice pour le pays, nous devons la comprendre et nous y plier. En France, comme dans tous les pays latins, les gens respectent difficilement les règles sans contraintes. Peut-être faut-il en passer par là.

 

Même si la survie de nombreuses entreprises est en péril?

La restauration, comme le spectacle ou l’hôtellerie, est un métier de passionnés. Nous la vivons souvent dans l’excès. Beaucoup de mes confrères sont des petits artisans, dont le restaurant est toute la vie. Les obliger à fermer, c’est retirer leur oxygène. J’ai peur en effet qu’il y ait des désastres, non seulement économiques, mais aussi humains. Que certains fassent des bêtises.

 

 

« Brexit : il faudra accord de pêche équilibré »

« Brexit : il faudra accord de pêche équilibré »

Alors que se tient un Conseil européen les 15 et 16 octobre, Pierre Karleskind, député européen et président de la Commission de la pêche, et Nathalie Loiseau, députée européenne, ainsi qu’un collectif de soixante parlementaires exhortent dans le journal Le Monde les chefs d’Etat et de gouvernement à ne pas sacrifier les pêcheurs européens lors des négociations commerciales. Et que leur soit assuré un

Tribune. Les Britanniques ont choisi démocratiquement de quitter l’Union européenne. Nous respectons ce choix souverain, même si nous croyons profondément aux atouts et aux vertus du projet européen. Quittant notre Union, les Britanniques abandonneront, le 1er janvier 2021, les droits et les devoirs, les avantages et les contraintes qui en découlent.

Parce que la moitié de leurs exportations se font vers notre marché, ils négocient avec nous un accord de commerce. Parce que nous pêchons depuis des siècles dans des eaux aujourd’hui britanniques, nous négocions avec eux un accord de pêche.

Ces négociations touchent à leur fin : Britanniques comme Européens savent qu’il ne reste que très peu de temps pour trouver un accord. Représentants de nos concitoyens européens, nous devons veiller à leurs intérêts et ne serons guidés que par cela dans le vote qui sera le nôtre à l’issue des négociations.

Simplicité et transparence

Nous avons été clairs jusqu’à présent, et nous allons le rester : il n’y aura pas de traité de libre-échange sans un accord de pêche équilibré, durable et à long terme. Rien ne saurait justifier que nous changions d’avis. Ne laissons pas s’inverser la logique de la négociation : un futur accord de partenariat n’a de sens que s’il permet de protéger les intérêts de ceux qui le signent.

Il est clair que le Royaume-Uni a à perdre de sa sortie du marché unique, mais c’est son choix. Ce n’est pas en menaçant le secteur européen de la pêche qu’il ouvrira plus grand les portes du marché unique. Pourquoi les pêcheurs européens auraient-ils à pâtir d’une décision, le Brexit, qu’ils n’ont pas prise ?

La position européenne dans la négociation est simple et transparente : protéger nos concitoyens et nos entreprises et en aucun cas les fragiliser. Le secteur de la pêche ne fait pas exception. On aimerait la même clarté du côté de Londres : sans cesse, des entreprises britanniques nous interpellent pour nous faire part de leur désarroi face aux risques d’une absence d’accord et leur souhait de conserver des standards comparables aux standards européens.

Aujourd’hui, les pêcheurs britanniques s’inquiètent des conditions d’accès de leur pêche au marché européen après le 31 décembre. Ils ont raison, mais le gouvernement britannique ne paraît pas s’en alarmer.

Nous aurions pourtant tant à gagner à nous engager à la réciprocité ! Pas plus que nous n’exigeons le sacrifice d’entreprises britanniques sur l’autel de la protection de notre marché intérieur, nous ne saurions accepter le sacrifice de nos pêcheurs ! Nous demandons la continuité de l’accès aux eaux et aux poissons britanniques de la même façon que les Britanniques demandent l’accès à notre marché intérieur.

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«  PNF: conflit d’intérêts majeurs pour Moretti « 

Eric Dupond-Moretti s’est engagé à transmettre à Jean Castex l’enquête administrative qu’il a ordonnée contre trois magistrats du PNF. Des juristes, avocats et universitaires estiment dans le Monde que le garde des sceaux est plongé dans un « conflit d’intérêts majeur ».

Tribune.

 

Les manœuvres dont fait l’objet, depuis trois mois, le Parquet national financier (PNF), méritent que chaque citoyen, chaque personne soucieuse du bien public et du bon fonctionnement de la démocratie, s’attache à comprendre, à analyser et à dénoncer l’épisode qui est en train de se jouer sous ses yeux.

Disons-le d’emblée : l’histoire de cette histoire est déjà écrite et nul n’y pourra rien. Elle est celle d’une tentative supplémentaire et désespérée de certains titulaires provisoires du pouvoir exécutif pour déstabiliser et mettre au pas une institution judiciaire dont ils n’ont jamais admis qu’elle pût, de façon indépendante, travailler et parfois, au gré des affaires, contrarier leurs intérêts immédiats.

Ceux qui s’y fourvoient en paieront tôt ou tard le prix, symbolique, devant le juge le plus intransigeant de tous : notre mémoire collective qui n’a pas oublié, plus de vingt ans après, l’hélicoptère envoyé dans l’Himalaya, ou le commissaire de police refusant de suivre un juge lors d’une perquisition.

De quoi est-il question aujourd’hui ?

Avant tout, d’un procès pour corruption qui doit se tenir en novembre devant le tribunal correctionnel de Paris, lors duquel seront jugés un ancien président de la République, son avocat et un haut magistrat. Tout est fait, depuis plusieurs mois, pour empêcher le Parquet national financier, qui doit soutenir l’accusation dans cette affaire, d’exercer normalement son office.

Ainsi, fin juin, il était révélé qu’une enquête avait été ouverte et conduite, à partir de 2014, pour débusquer la « taupe » qui aurait permis à maître Thierry Herzog d’apprendre que lui et Nicolas Sarkozy étaient tous deux placés sur écoute dans le cadre de cette affaire de corruption, et que cette enquête avait permis la collecte des relevés téléphoniques des correspondants de maître Herzog le jour des faits, majoritairement des avocats.

Entendons-nous bien, et apprécions l’habile renversement permis par cette opportune publication : la polémique qui allait naître ne découlait pas de ce que des individus placés sur écoute en aient été informés, elle consistait en la mise en œuvre, de façon pourtant tout à fait légale, de techniques d’enquête propres à identifier le mystérieux informateur.

Deux gardes des sceaux successifs ont choisi d’instrumentaliser ce vague parfum de scandale. Nicole Belloubet a diligenté une première inspection de fonctionnement, sans doute la première du genre à s’intéresser au fond d’une enquête pénale, et à permettre au pouvoir exécutif de porter une appréciation sur des investigations décidées par des magistrats. Le rapport a été remis le 15 septembre et il en est résulté que rien, dans la conduite de cette enquête, ne relevait de l’illégalité ni de la violation des droits.

 

Des euros numériques ? Il serait temps

Des euros numériques ? Il serait temps

On se demande vraiment ce qu’attend la banque centrale européenne pour autoriser des euros numériques à l’image des monnaies virtuelles comme par exemple le libra de Facebook.

La mise en œuvre ne réclame sûrement pas d’exploit technologique extraordinaire. En effet les paiements dématérialisés explosent partout et ont encore augmenté avec la crise du coronavirus. La BCE réfléchit donc à la création d’une sorte de crypto monnaie qui serait l’euro digital utilisé parallèlement aux espèces.

Le problème, c’est que l’utilisation de cette crypto monnaie européenne pourrait s’affranchir de l’intermédiation bancaire et d’une certaine manière mettrait en cause l’existence même d’une partie de ce secteur. Pour protéger les banques la BCE envisagerait donc de limiter le volume de possession de l’euro digital par chacun.

Particuliers et entreprises pourraient stocker ces devises dans un « porte-monnaie numérique ». Il est envisagé qu’ils puissent déposer directement cette monnaie auprès de la banque centrale, dont l’accès est jusqu’ici réservé aux banques commerciales.

L’avantage pour les BCE qu’il y aurait un lien direct entre l’épargnant et la banque centrale. Les opérations interbancaires seraient donc supprimées et les frais correspondants avec. On pourrait utiliser cette monnaie pour les règlements courants mais aussi les placements

 

Cet euro numérique serait également un nouveau canal pour les politiques monétaires de la banque centrale qui disposerait d’un accès direct aux citoyens et pourrait donc, notamment en fixant un taux de rémunération, « stimuler directement la consommation des ménages ou les investissements des entreprises », écrit la BCE.

Le principal risque est la fuite des épargnants vers cette nouvelle forme de monnaie, qui permet d’éviter les frais d’un compte de dépôt classique, ce qui fragiliserait les banques de la zone euro.

Un risque d’autant plus important « en période de crise », où les épargnants, défiants vis-à-vis du système bancaire, pourraient convertir leurs comptes courants, selon la BCE.

La consultation, destinée à connaître les attentes du grand public, du secteur financier et des institutions, va durer trois mois.

Des « tests » seront menés pendant six mois. La BCE décidera ensuite « vers la mi-2021″ de mettre en chantier ou pas l’euro numérique.

Mais même en cas de feu vert, il faudra ensuite compter « entre 18 mois et jusqu’à 3 ou 4 années » pour voir l’initiative se concrétiser. On se demande pourquoi un tel délai sinon pour protéger les banques.

 

« Il faut davantage de diversification dans les forêts françaises »

« Il faut davantage de diversification  dans les forêts françaises »

Alors que la filière forêt-bois s’apprête à recevoir 200 millions d’euros du plan de relance, un collectif d’une quarantaine de chercheurs estime, dans une tribune au « Monde », que les arbitrages doivent s’appuyer sur la science. Il insiste sur la nécessité de valoriser la diversité des plantations.

Al’instar de la forêt amazonienne, qualifiée par Emmanuel Macron de « bien commun pour l’humanité » devant être protégé, la forêt française métropolitaine suscite le débat entre enjeux carbone, maintien de la biodiversité et menace du changement climatique.

Pour tenir les engagements de l’accord de Paris, c’est-à-dire limiter l’augmentation de la température moyenne annuelle à un maximum de 2 °C, le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a récemment rappelé qu’il nous reste seulement dix ans pour agir. Au-delà, les « points de bascule » écologiques pourraient ouvrir la voie à un emballement climatique irréversible.

Parce qu’elle fixe environ 20 % de nos émissions annuelles de carbone, la forêt française contribue à limiter le changement climatique. Cependant, les dépérissements d’arbres en Europe sont alarmants et questionnent la pérennité du puits de carbone forestier.

Mais comment préserver les forêts de ces changements tout en favorisant leur rôle de puits de carbone ? Alors que les réflexions avancent à l’échelle européenne, en particulier avec le Green Deal 2020, deux mesures principales sont prioritairement discutées en France : d’une part l’augmentation forte des coupes et la promotion du bois énergie, d’autre part le recours massif aux plantations.

Ces mesures sont supposées augmenter la fixation de carbone dans les forêts et les « produits bois » qui en sont extraits, et éviter l’émission de carbone d’origine fossile en remplaçant charbon, pétrole ou gaz par du bois. Pourtant, de tels choix ne font pas l’objet d’un consensus scientifique, voire sont en désaccord avec les résultats les plus récents.

En tant que chercheurs étudiant la réponse des forêts au changement climatique, nous voudrions rappeler certains points essentiels sur les connaissances actuelles, en espérant qu’ils éclairent les décisions à venir.

Est-ce que couper et planter plus pour stocker plus (de carbone) est compatible avec l’accord de Paris ? Les choses ne sont en fait pas si simples. En effet, d’après plusieurs études et rapports récents qui ont comparé l’effet de différents scénarios de gestion forestière sur le bilan de carbone forestier français métropolitain, intensifier fortement les coupes réduit la fixation de carbone du secteur forêt-bois dans les prochaines décennies.

De plus, pendant les années voire les décennies qui suivent les coupes à blanc, les forêts sont émettrices nettes de carbone, du fait du relargage de carbone du sol. Un argument pourtant souvent avancé est qu’une forêt « jeune » fixerait plus de carbone qu’une forêt « âgée ». Or, les études scientifiques récentes ont montré que des forêts matures continuent de fixer du carbone à des taux similaires ou supérieurs à ceux des forêts très jeunes.

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SONDAGE Macron . Pour 53 %, il est à droite

SONDAGE Macron . Pour 53 %, il est à droite

 

Dans un sondage IFOP pour le JDD, 53% des Français estiment qu’Emmanuel Macron incarne bien la droite.

. « On a rarement vu le positionnement d’un président autant fluctuer pour les Français », analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

Inédit, ce déport à droite est aussi intégré par la propre base électorale d’Emmanuel Macron. 58% de ses électeurs le perçoivent ainsi. Les réformes menées depuis 2017 et le choix de ministres issus des rangs républicains expliquent en partie cette conversion. le Président incarne cependant bien cette tendance pour 53 % des Français (+ 11 points par rapport à mai 2019). 83% de ses sympathisants en sont convaincus. Et même 47% des proches des Républicains.

 

A 18 mois de l’élection présidentielle et malgré quelques succès aux dernières municipales, l’étiquette LR n’est plus porteuse, résume Frédéric Dabi. Après avoir cassé la gauche, Emmanuel Macron compte casser la droite. »

De là à souhaiter un soutien du parti à la candidature de Macron en 2022 comme le propose Christian Estrosi… Seuls 35% des sondés y sont favorables. Mais tout de même 72% des électeurs de Macron. Une droitisation qui épouse celle des Français, 36% se situant personnellement dans ce camp et 33% au centre. Seuls 16% avouent conserver leur coeur à gauche.  Un sondage toutefois discutable dans la mesure où les concepts de droite de gauche et du centre sont largement remis en cause et même considérée comme obsolète

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)

 

 

 

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)Le controversé professeur marseillais revient dans une interview dans La Provence sur la gestion de la crise épidémique en France. Didier Raoult estime qu’on n’ »a pas soigné les gens » provoquant « une surmortalité ».

« Depuis le début, je le dis, j’ai peur de la peur ». Didier Raoult revient dans une interview accordée au journal quotidien La Provence sur la gestion de la crise du coronavirus en France. Pour le professeur marseillais, l’épidémie a été gérée par la « peur » plus que par une « mauvaise gestion médicale ».

« Parmi ces morts, plus de la moitié l’ont été, non pas en raison de la mauvaise gestion médicale, ni du Covid, mais du bordel qu’on a foutu dans la santé, car en pratique on n’a pas soigné les gens », tranche Didier Raoult.

« Deux fois moins de morts »

Le professeur marseillais poursuit en expliquant que les autorités sanitaires n’étaient pas prêtes à l’arrivée d’une telle vague et ont été « terrifiées parce que la moyenne d’âge est importante ». « À force d’avoir peur des risques, on n’arrive plus à les gérer », estime-t-il, engendrant alors « une surmortalité ».

« Si on n’avait pas eu peur, on aurait eu deux fois moins de morts, si on m’avait écouté, on aurait eu deux fois moins de morts » pour Didier Raoult qui pense que son discours a été “inaudible”, et rappelant que la surmortalité a été “quatre fois plus à Paris que dans les Bouches-du-Rhône”.

Cette mauvaise préparation est liée également, selon Didier Raoult, à l’absence d’un « véritable programme réfléchi sur le devenir de la recherche hospitalière et médicale ».

 

“Alors que les maladies infectieuses, cela devrait être un domaine régalien, martèle encore Didier Raoult. C’est de la défense nationale. » Il appelle à la création de « sept infectiopoles en France ».

Didier Raoult s’en prend également au conseil scientifique qui selon lui n’a pas fait les bons choix dans la gestion de cette crise. « Si cela avait été un vrai conseil scientifique, on aurait fait des sondages dans quatre ou cinq endroits pour mesurer la cinétique de l’épidémie. On aurait eu des chiffres plutôt que des fantasmes », lance-t-il expliquant avoir été l’un des premiers à définir, grâce à des dépistages, que l’épidémie serait en forme « de cloche ».

La gestion de la crise a été selon lui parasitée par « les pieds nickelés » qui ont travaillé sur le Remdesivir, un antiviral envisagé comme traitement du Covid-19. “Il n’y en avait que pour le Remdesivir, s’insurge-t-il. Je n’ai jamais vu ça. La puissance de Gilead!” Didier Raoult réagit également à la polémique autour de l’étude controversée sur l’hydroxychloroquine publiée dans The Lancet. Cette publication avait entraîné l’interdiction de l’utilisation de la molécule contre le covid-19.

 

“La plus grande faute gouvernementale ne concerne pas les décisions sur la chloroquine. Ils ont été embarqués dans une histoire dont ils n’arrivaient plus à se sortir, dans l’émotion, ils étaient dans la surréaction. En revanche, on a fait tout l’inverse de ce que l’on doit faire dans le traitement des maladies infectieuses”, conclut Didier Raoult.

«il faut lever toutes les interdictions» (Professeur Antoine Flahault)

«il faut lever  toutes les interdictions» (Professeur Antoine Flahault)

Épidémiologiste, le PAntoine Flahault dirige l’Institut de santé globale à l’université de Genève. Il recommande dans le Figaro  la mise en œuvre d’une stratégie de réduction des risques pour accompagner la suppression des dernières contraintes.

- 211 cas de Covid-19 ont été rapportés en France le 8 juin. Peut-on dire que la fin de l’épidémie est proche?

Antoine FLAHAULT. - Avec un nombre de nouveaux cas qui oscille entre 200 et 500 par jour, la décrue est claire et confirmée. Mais la veille sanitaire ne voit qu’une petite partie des contaminations (une sur dix, selon une étude menée avec mon équipe à Genève). La fourchette se situe donc probablement entre 2000 et 5000 infections quotidiennes. Or cela signifie tout de même, en appliquant un taux de mortalité de 1 %, que le coronavirus causerait encore 20 à 50 morts chaque jour.

C’est plus que toutes les maladies infectieuses réunies (hors sida), beaucoup plus que les accidents de la route (8 décès par jour) .

 

Il faut des outils dévaluation pour la biodiversité

Il faut des outils dévaluation pour la  biodiversité

Le  Club des entreprises pour une biodiversité positive (Club B4B+), appellent à la mise en place de métriques quantitatives de la biodiversité, d’outils d’évaluation de l’empreinte biodiversité et d’objectifs scientifiques mesurables à tous niveaux pour faire face au déclin alarmant de la biodiversité.

 

La décennie qui s’achève se sera malheureusement soldée par l’échec tragique de la plupart des Objectifs d’Aichi pour la période 2011-2020 [adoptés par les parties à la Convention sur la diversité biologique en octobre 2010, Ndlr] et le constat sans appel de l’Evaluation mondiale de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services éco systémiques (IPBES), qui révélait en mai 2019 que le déclin de la nature se poursuit à un rythme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Le Congrès mondial de la Nature, organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Marseille, puis la COP15 de la Convention sur la diversité biologique (CDB) en Chine -tous deux reportés au premier trimestre 2021-doivent nous permettre d’entrer dans le temps de la biodiversité.

Nous sommes persuadés que le secteur privé peut et doit jouer un rôle clé dans la concrétisation à la fois de la vision 2050 de la CBD pour « vivre en harmonie avec la nature », et des Objectifs de développement durable (ODD) – en particulier des ODD 14 et 15 concernant la biodiversité. Pour ce faire, et afin qu’advienne le « New Deal » pour la nature et les hommes, il est essentiel que nous mesurions notre impact sur la biodiversité et que nos objectifs en matière de biodiversité soient en capacité de rejoindre les scénarios proposés par la communauté scientifique et retenus par la communauté internationale.

La tonne équivalent CO2 a joué un rôle déterminant dans la prise de conscience des enjeux liés au changement climatique. Cette métrique a constitué un levier incontestable dans la mise en œuvre d’actions d’atténuation du changement climatique. Des métriques comparables, autrement dit des métriques quantitatives décrivant l’état de la biodiversité, largement utilisées et accessibles à tous, consensuelles sur le plan scientifique et pouvant être agrégées ou désagrégées à de multiples niveaux de granularité, sont nécessaires pour répondre efficacement à l’enjeu de la perte de biodiversité. Associées à des analyses qualitatives, de telles métriques sont indispensables aux États, aux entreprises et aux institutions financières désirant évaluer leurs impacts, démontrer des gains de biodiversité et piloter leur action opérationnelle.

 

Coronavirus : « il faut tester tout de suite (Douste-Blazy ) »

Coronavirus : « il faut tester tout de suite (Douste-Blazy ) »

 

Invité d’Europe 1, dimanche, l’ancien ministre de la Santé, cardiologue, épidémiologiste et professeur de médecine a affirmé « qu’il y a suffisamment de tests à la seule condition de guider les équipes mobiles de dépistage » vers les territoires où l’on sait que le coronavirus sévit davantage. Mulhouse, les Hauts-de-France, Lyon, les 18e et 19e arrondissements de Paris… « C’est en ciblant la population puis en séparant vers des hôtels thérapeutiques que l’on va casser l’épidémie », ajoute-t-il.

Prenant l’exemple de la Corée du Sud, « remarquable dans le traitement de la première vague », mais commençant à faire l’expérience d’une deuxième, l’ancien ministre a affirmé la nécessité de mettre en place « une stratégie importante basée sur les tests, l’isolement et les masques. »

y qui ajoute qu’il est « extrêmement important que nous ayons suffisamment de masques le plus rapidement possible » pour que les Français ne se contaminent pas une fois déconfinés. « Il suffit de voir les résultats à Hong Kong, au Vietnam ou à Taïwan », ajoute-t-il.

«Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Crise: «Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Il s’est fait l’ardent défenseur des compétences des communes et des intercommunalités face à l’État pour prendre en charge les pénuries. «Il se trouve que l’État n’a pas la faculté de prévoir ce qui est inédit, ce qui est bouleversant, et qu’il prépare trop souvent les guerres d’autres fois. Donc il va falloir se poser la question de la société française. Est-ce qu’on doit toujours considérer que l’intervention d’une collectivité locale est bizarre ?», a-t-il interrogé alors que de plus en plus de maires prennent les devants, en fournissant des masques à leurs concitoyens.

D’ailleurs pour sa ville, le maire de Pau a assuré avoir commandé 500 000 masques. «Nous avons décidé de commander ces masques que nous faisons fabriquer par des entreprises locales qui ont assuré l’agrément biologique. Le total est pour le mois de juin. On en distribuera à tous ceux qui en ont besoin, gratuitement, mais on va demander à ceux qui le peuvent une contribution qui correspond au prix du masque», a-t-il détaillé.

Il n’a pas attendu la réponse de l’État. «Dès la première minute, j’ai réuni les personnels soignants et les spécialistes de santé. On s’est mis à la chasse aux masques et on en a trouvé beaucoup qui avait été distribués lors de la grippe H1N1. Tout le monde avait oublié qu’ils étaient là, y compris l’État», a-t-il rappelé. Par ailleurs, François Bayrou estime que les masques devraient être rendus obligatoires dans les transports en commun, tout comme Anne Hidalgo. La maire socialiste de Paris souhaite les rendre obligatoires aux heures de pointe.

Et le centriste de louer un peu plus l’organisation fédéraliste allemande : «L’organisation centrée sur l’État montre qu’elle n’est pas adaptée. En Allemagne par exemple, on voit que l’impact du virus sur la population est plus faible que chez nous. Il y a eu une anticipation plus grande et puis il y avait l’initiative locale, régionale…». Sur l’ouverture des écoles et des crèches le 11 mai notamment, le maire de Pau estime que ce doit «être la responsabilité partagée des directeurs d’école et des municipalités qui en ont la responsabilité.» Quant aux enseignants qui voudraient faire jouer leur droit de retrait, François Bayrou leur adresse sa réprobation. «Ce ne serait pas civique», a jugé l’ancien ministre de l’Éducation nationale de François Mitterrand, puis Jacques Chirac.

Emprunts massifs de la France « Il faudra cet argent » (gouverneur de la Banque de France)

Emprunts massifs de la France « Il faudra cet argent » (gouverneur de la Banque de France)

Alors que des illuminés comme Alain Minc , conseiller des princes (qui a tout dit et le contraire aussi ) propose le concept de dette illimitée et perpétuelle, le gouverneur de la Banque de France rappelle à la réalité en indiquant que les emprunts devront bien entendu être remboursés. (Interview dans le JDD)

 

Comment l’Etat pourra-t-il se désendetter?
La France va sortir de ce choc avec une dette publique accrue d’au moins 15 points de PIB, à 115%. Dans la durée, il faudra rembourser cet argent. Le retour de la croissance par notre travail y contribuera. Les précédents dans l’histoire peuvent aussi conduire à cantonner la dette liée au coronavirus, pour ne la rembourser que dans plus longtemps. Mais nous devrons également, sans freiner la reprise à court terme, traiter ensuite ce qui était déjà notre problème avant la crise : pour le même modèle social que nos voisins européens, nous dépensons beaucoup plus. Donc il faudra viser une gestion plus efficace, d’autant que les Français ne souhaitent pas payer plus d’impôts. L’Allemagne peut répondre massivement au choc actuel parce qu’elle a su diminuer sa dette quand cela allait mieux.

 

Le président de la République a fixé le début du déconfinement  au 11 mai. Les entreprises anticipent-elles cette date pour redémarrer?
Le déconfinement sera progressif, mais il devrait être une bonne nouvelle, non seulement sur le plan économique mais aussi pour le vivre ensemble de notre pays. Il y a déjà une tendance graduelle à la reprise dans l’industrie, elle va s’amplifier. Le 11 mai, nous ne passerons cependant pas d’un coup à une reprise normale. Ce sera un acte 2, où il faudra faire grandir en même temps la confiance sanitaire et la confiance économique, pour les entrepreneurs comme pour les salariés.

A-t-on atteint le point bas de la récession?
Nous sommes très prudents sur l’effet global. Actuellement, chaque quinzaine de confinement entraîne une baisse de la croissance annuelle d’environ 1,5 point et presque autant en matière de déficit budgétaire supplémentaire. Mais nous ne connaissons pas encore la durée de l’acte 2 jusqu’à la reprise complète.

Cette crise est-elle encore pire que vous ne l’imaginiez?
Personne ne l’imaginait, à vrai dire : elle est totalement inédite dans sa nature, et plus violente que les crises précédentes. La France devrait connaître en 2020 une chute du PIB d’au moins 8%. Selon le Fonds monétaire international, le choc économique est très sévère partout, y compris dans les pays moins touchés par la pandémie comme le Japon, le Canada ou l’Allemagne. Si nous gérons bien la suite, le choc peut rester temporaire. Il faut être prudent, mais le FMI prévoit que la France pourrait retrouver l’an prochain une croissance forte à + 4,5%.

Si la reprise est très lente, ne faudra-t-il pas prolonger les aides versées par l’Etat ?
Les leçons de la crise de 2008 ont été retenues : les gouvernements ont agi cette fois très vite, très fort et de façon convergente. L’Etat ne peut pas tout compenser mais joue un rôle d’amortisseur majeur : l’intervention publique massive a absorbé au moins les deux tiers du choc et réduit d’autant son impact pour les ménages et les entreprises. Son rôle protecteur devrait diminuer au fur et à mesure de la reprise dans les différents secteurs. D’autant que, bien sûr, cet amortisseur collectif devra être payé dans le futur.

Le nombre d’entreprises demandant des prêts garantis par l’Etat (PGE) augmente-t-il encore?
Selon nos derniers chiffres, les banques ont enregistré 290.000 demandes de prêts pour un montant de 55 milliards d’euros. Le succès s’amplifie : on est à 20.000 demandes supplémentaires par jour. Autre élément favorable : les bénéficiaires des PGE sont surtout des TPE de moins de 10 salariés, qui représentent près de 90% des décisions et plus de la moitié des montants. Sans surprise, les premiers secteurs concernés sont le commerce et l’hébergement-restauration.

Certaines entreprises ne manquent-elles pas de fonds propres?
Le PGE est conçu pour soulager toutes les entreprises dont les problèmes de trésorerie sont provoqués par la crise du coronavirus. Pour la petite minorité qui avait des difficultés avant, il y a d’autres dispositifs spécifiques en cours de renforcement. A l’avenir, il faudra voir si toutes les entreprises retrouvent la capacité financière pour rembourser leur prêt. On pourrait envisager, au cas par cas, notamment pour les secteurs les plus durablement touchés, que les reports de charges fiscales et sociales deviennent des abandons, voire imaginer des apports en quasi-fonds propres. Mais il faudra être pragmatique et sélectif car il s’agit d’argent public.

L’enveloppe de 110 milliards d’euros mobilisée par le gouvernement suffira-t-elle?
Il est trop tôt pour le dire. Cela dépendra de notre perte économique en PIB, et donc de la façon dont vont se dérouler les redémarrages graduels d’activité. Cela dépendra aussi de nos partenaires européens et mondiaux : si leurs économies mettent du temps à repartir, nous exporterons moins vers eux et cela augmentera le coût.

Les banques et assureurs jouent-ils pleinement leur rôle de soutien à l’économie?
Cette bataille, nous la gagnerons tous ensemble. Les banques françaises sont heureusement solides, grâce notamment aux réformes imposées depuis 2008. Nous constatons globalement qu’elles font leur travail et que les salariés de leurs agences, partout en France, sont très mobilisés. S’il reste des erreurs, la médiation du crédit de la Banque de France est alors là, dans chaque département, pour les corriger. De leur côté, les assureurs ont annoncé qu’ils augmentaient leurs efforts. En revanche, nous attendons clairement que les assureurs-crédit, qui garantissent le paiement des factures des PME, se mobilisent davantage.

Comment inciter les donneurs d’ordre à payer vite leurs fournisseurs ?
Malgré le bouclier de trésorerie mis en place par le gouvernement et la Banque centrale, certaines entreprises ont eu la tentation d’améliorer leur situation en pénalisant leurs fournisseurs. C’est une grave erreur, qui pourrait entraîner des défaillances en chaîne. Nous avons donc créé un comité de crise avec Bruno Le Maire, pour rappeler à l’ordre les acteurs aux comportements anormaux. Nous donnerons des noms s’il le faut mais, après nos craintes du mois de mars, cela semble aller mieux. Nous avons même cité jeudi l’exemple de dix entreprises solidaires.

Après la fin du chômage partiel, faut-il s’attendre à une montée du chômage?
Le choc du coronavirus frappe la France et tous les acteurs économiques. Mais les salariés sont dans l’ensemble relativement moins touchés grâce au dispositif de chômage partiel. Leur consommation baisse aujourd’hui nettement plus que leurs revenus. Ceux qui le peuvent accumulent donc une épargne qui devrait être demain un réservoir d’achats, et donc de croissance. Il faudra pour cela que les consommateurs soient rassurés sur le plan sanitaire. Il faudra parallèlement être attentifs, secteur par secteur, à la situation de chaque entreprise. Et réserver l’éventuel argent public à celles qui en auront vraiment besoin en évitant les effets d’aubaine ou les échecs coûteux.

L’immobilier a subi un coup d’arrêt. Quand et comment va-t-il repartir?
La construction est l’un des secteurs qui a le plus souffert avec une chute de 75% de son activité à la fin mars. Les dispositifs de protection négociés dans le secteur devraient permettre son redémarrage progressif. De son côté, la demande de logements des ménages sera soutenue par un facteur favorable : nous devrions garder des taux d’intérêt très bas pendant les prochaines années car l’inflation va rester faible (moins de 1% en France en 2020 comme en 2021).

Les Français épargnent-ils encore plus que d’ordinaire?
Selon nos premières estimations sur le premier trimestre 2020, leur épargne financière, nette des crédits, a déjà augmenté d’une trentaine de milliards de plus que la tendance habituelle. Ce mouvement semblerait correspondre à l’épargne supplémentaire d’environ 20% des revenus du mois de mars.

Les paiements en cash régressent-ils?
On constate une érosion progressive du recours au cash depuis plusieurs années. Mais il ne va absolument pas disparaître. Le libre choix des citoyens entretient leur confiance dans la monnaie. Au passage, je veux répondre à deux craintes : les billets de banque ne sont pas plus porteurs de virus que d’autres objets, et les distributeurs sont normalement approvisionnés et le resteront durablement. Pour autant, les paiements par carte, et notamment ceux sans contact dont le plafond vient d’être porté à 50 euros, vont continuer à augmenter.

Que doit-on faire pour accélérer la reprise?
Pour maximiser la croissance, il faut d’abord restaurer la confiance, pour que les ménages consomment et que les entreprises continuent d’investir et d’embaucher comme elles le faisaient depuis quatre ans. Un des accélérateurs de croissance passerait par des programmes d’investissement publics européens. Cela permettrait d’augmenter nos capacités de production et de renouer avec nos priorités de long terme comme la lutte contre le changement climatique.

Quel peut être le rôle de l’Europe?
Regardons nos atouts communs : un modèle social européen qui évite les 22 millions de licenciements qu’on voit aux États-Unis en trois semaines ; l’euro qui permet aux Etats dont l’Italie de financer leurs besoins actuels à bas coût. Pour la reprise, le principe d’un fonds de relance proposé par la France est acté : restera à déterminer son montant et son financement. L’Europe est frappée ensemble ; elle s’en sortira ensemble.

La BCE doit-elle faire encore plus?
Nous avons fait déjà énormément! Jusqu’à 4.000 milliards de liquidités cette année pour aider l’économie européenne à tenir le choc. Pour l’avenir, l’inflation restant au-dessous de notre cible de 2%, nous devrions maintenir des taux très bas et des liquidités très abondantes. Et s’il fallait faire plus pour remplir le mandat de stabilité des prix que nous ont confié les traités, en toute indépendance, alors nous ferons plus.

Que retenez-vous des réunions du FMI et du G20 auxquelles vous avez participé?
Ces réunions, tenues à distance, ont été empreintes de gravité. A temps exceptionnels, mesures exceptionnelles : la réaction de tous les pays avancés, dont la France, a été saluée. Les actions extraordinaires déployées par la BCE et la Federal Reserve américaine ont été les bonnes. Les organisations internationales se sont aussi mobilisées pour dégager de nouveaux crédits rapides pour les pays en développement. Il a en outre été décidé un moratoire du service de la dette des pays les plus pauvres. Mais nous ne sommes pas sortis d’affaire. Les défis et les risques restent extrêmement forts, et ils nécessitent plus de solidarité : pour dire les choses clairement, le gouvernement américain actuel a donné un mauvais signal en suspendant sa contribution à l’OMS, et en s’opposant à des droits de tirages spéciaux supplémentaires pour le FMI.

« Macron veut se réinventer » : il y aura du travail !

« Macron veut se réinventer » : il y aura du travail !

« Sachons sortir des sentiers battus, des idéologies et sachons nous réinventer, moi le premier », a déclaré Emmanuel Macron, au cours de son allocution télévisée. Notons par exemple que Macron a aussi évoqué le gros mot de » planification ». Pas étonnant quand on constate que 90 % ou presque de la production pharmaceutique française a été délocalisée en Asie. Est-ce qu’on peut demeurer dubitatif quant à la capacité de Macron de se réinventer lui le produit de la finance qui n’a cessé de favoriser l’industrie financière au détriment de l’industrie de production.

Lui qui n’a cessé d’engager des réformes inégalitaires. Macron  Ultra libéral mondialiste s’imagine peut-être maintenant un régulateur d’un système économique devenu fou. Bref, Macron tente de revêtir le manteau du socialiste éphémère qu’il fut. Éphémère et superficiel quand on sait par exemple qui est responsable de la liquidation d’Alstom énergie à General Electric qui nous rend désormais dépendant des États-Unis y compris en matière de défense.

Macron ne peut se réinventer sinon la finance le lâchera. C’est la finance qu’il a porté au pouvoir et c’est pourquoi il lui a renvoyé l’ascenseur. En outre contrairement à l’idée répandue Macon n’est nullement expert en économie, il n’a aucune formation dans ce domaine, c’est un littéraire, un bavard comme on en forme à l’ENA mais qui n’entretient que les relations approximatives avec les réalités économiques et sociales.

Bref c’est un incompétent qui pour se réinventer aurait besoin de passer une petite dizaine d’années dans le monde réel socio économique.

« Il faire des efforts pour réduire la dette » Lemaire essaye de rassurer l’Europe

« Il faire des efforts pour réduire la dette » Lemaire  essaye de rassurer l’Europe

Pour tenter de rassurer l’Europe , le ministre de l’économie Bruno Lemaire déclare qu’il faudra réduire l’endettement de la France. Exactement le contraire de ce qu’il fait dans la mesure où la France va s’endetter de manière considérable en raison d’une part de la perte de ressources fiscales liées à la diminution de l’activité d’autre part du fait des dépenses supplémentaires pour soutenir les entreprises, les ménages et financer la crise sanitaire. En fait,  la dette de la France devrait augmenter de manière assez considérable de l’ordre de 500 milliards avec une perspective d’endettement équivalent à 120 % du PIB .( les intérêts de la datte actuelle sont de 50 milliards)

Les propos du ministre de l’économie paraissent un peu décalé à moins que sa préoccupation soit seulement de satisfaire l’orthodoxie allemande et en même temps la commission économique européenne. “Entre des milliers de faillites et la dette, nous avons choisi la dette”, a déclaré sur Europe 1 le ministre de l’Economie, qui a annoncé la veille dans Les Echos que la dette publique de la France bondirait à 112% du produit intérieur brut à la fin de l’année en raison des diverses mesures de soutien à l’activité prises pour aider les entreprises et les salariés à surmonter la crise.“Cet endettement doit être provisoire et nous devons le plus rapidement possible, dès que l’économie pourra redémarrer, réduire cette dette”, a-t-il poursuivi.

“Ce choix que nous faisons du financement par la dette c’est un choix responsable, c’est un choix nécessaire (…) mais ça ne peut être qu’un choix provisoire”, a insisté Bruno Le Maire. “A la sortie de cette crise il faudra faire des efforts, le redressement sera long et il passera par le désendettement du pays.” sans doute mais pas avant une bonne dizaine d’années voire davantage.

Coronavirus : « Il n’y a eu aucun retard », l’énorme mensonge du gouvernement

Coronavirus : « Il n’y a eu aucun retard », l’énorme mensonge du gouvernement

Lors de la conférence de presse du Premier ministre, le ministre de la santé a honteusement affirmé que « L’anticipation a été absolue, dès le premier jour » . Notons d’abord que la compétence du ministre en matière d’infectiologie est relative puisque d’une part il est neurologue, d’autre part qu’il passe une grande partie de ses activités à la politique. Il a d’ailleurs grenouillé pendant une longue période avec le parti socialiste. Il connaît la dialectique du type : « plus c’est gros plus ça passe ». Comment en effet affirmer que l’anticipation a été absolue dès le premier jour.

Or précisément la veille de la décision du confinement alors que la crise était déjà patente depuis longtemps, le Premier ministre a décidé de maintenir le premier tour des élections municipales transformant ainsi les bureaux de vote en chambre de contamination supplémentaire. Dans une interview au JDD le ministre de la santé- vis-à-vis duquel d’ailleurs des plaintes ont été déposé en justice–persiste et signe dans son mensonge :

« Il n’y a eu aucun retard. L’anticipation a été absolue, dès le premier jour. Je suis dans la recherche de l’efficacité du matin au matin, car, en ce moment, il n’y a pas vraiment de nuits… Nous sommes dans une course effrénée face à un virus nouveau. Au départ, les seules informations venaient de Chine : nous avions très peu de données sur la contagiosité du virus, ou sur la capacité d’immunisation collective. Lors de mon premier Conseil européen, le 25 février, réuni à l’initiative de la France, nous n’étions que cinq pays, sur vingt-sept, à sérieusement considérer qu’il y avait une crise ! La prise de conscience a été longue. Je rappelle qu’au début on m’a expliqué que j’allais faire peur aux Français… Personne, aucun pays au monde, ne peut empêcher une épidémie. Les virus, dont la présence est antérieure à celle de l’homme sur terre, circulent avec beaucoup de force et de vitesse. La seule chose que l’on peut faire, c’est les ralentir, d’où le confinement. »

On notera que le ministre de la santé parle surtout de lui-même, de son action qu’il oublie d’évoquer l’action du gouvernement depuis le début. On aura d’ailleurs aussi observé que le ministre de la santé s’est nettement mis en valeur à côté du Premier ministre- un peu gêné- lors de l’intervention de ce dernier employant en permanence le » je, je » formule habituelle chez Macron. Indirectement le ministre de la santé avoue cependant  les atermoiements et les retards du gouvernement quand il déclare » on m’a expliqué que j’allais faire peur aux Français » ( si je déclarais la réalité de la crise). C’est qui  » on ». Curieusement ce sont aussi les mêmes propos employés par l’ancienne  ministre de la santé Agnès Buzyn qui elle aussi dénonce le fait de n’avoir pas été entendue par le gouvernement.

Sondage Coronavirus : le gouvernement ne sait pas où il va pour 80 %

Sondage Coronavirus : le gouvernement ne sait pas où il va pour 80 %

 

79 % des Français considèrent que le gouvernement ne sait pas où il va d’après un sondage  Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo. Preuve par exemple les propositions contradictoires sur le confinement, la chloroquine ou encore le maintien des marchés.

Le 12 mars dernier, à la veille du premier tour des municipales et à l’orée du confinement, dans le même sondage hebdomadaire, près des deux tiers des Français trouvaient au contraire que le gouvernement réagissait bien, voire trop, face à l’épidémie. Ils étaient 43 % à trouver qu’il prenait les précautions qu’il fallait et 20 % qu’il en prenait même «trop», contre seulement 37 % qui considéraient qu’il n’en prenait «pas assez».

Une semaine plus tard, le 19 mars dernier, deux sondages confirmaient cette grande confiance: 55 % des Français disaient «faire confiance au gouvernement pour faire face efficacement au coronavirus» (un sondage IFOP-JDD). Encore plus fort, dans un sondage Odoxa de la semaine dernière suivant l’allocution d’Emmanuel Macron, 82 % des Français estimaient qu’il avait pris la mesure de la gravité de la situation, 65 % qu’il avait été «clair» et 59 % qu’il leur disait la vérité et «savait où il allait».

Là, c’est la chute, alors qu’a explosé la polémique sur l’absence des masques et autres matériaux de protection. Selon ce sondage, 70 % des Français estiment ainsi désormais que le gouvernement ne leur dit pas la vérité et 75 % sont désormais persuadés que le gouvernement n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment et surtout parce qu’il n’a pas fait le nécessaire pour bien équiper les hôpitaux et les soignants face à l’épidémie.

Tous les Français interrogés (97 %), sont persuadés qu’il y a bien en France une pénurie de masques, et les deux tiers d’entre eux (65 %) estiment que le gouvernement actuel en est responsable. Président d’Odoxa, Gaël Sliman note en outre que les Français «attendent du gouvernement de l’audace sur un plan sanitaire». Ils sont ainsi 6 sur 10 à vouloir que le gouvernement accélère et suive l’option chloroquine proposée par le Pr Raoult, sans attendre les résultats des tests clinique en cours.

En revanche, l’adhésion aux choix de l’exécutif est totale en matière de protection. Plus de 9 Français sur 10 estiment ainsi que le confinement est une «bonne mesure», qu’ils respectent. Ils sont plus de 80 % à penser qu’il durera au moins 4 semaines. Mais là encore, la critique est présente face à l’exécutif puisque 88 % jugent qu’il aurait fallu le décider plus tôt.. Les Français sont favorables à 86 % à un durcissement global du confinement, et 87 % à un durcissement des sanctions.

Sondage crise sanitaire : le gouvernement ne sait pas où il va pour 80 %

Sondage crise sanitaire : le gouvernement ne sait pas où il va pour 80 %

 

79 % des Français considèrent que le gouvernement ne sait pas où il va d’après un sondage  Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo. Preuve par exemple les propositions contradictoires sur le confinement, la chloroquine ou encore le maintien des marchés.

Le 12 mars dernier, à la veille du premier tour des municipales et à l’orée du confinement, dans le même sondage hebdomadaire, près des deux tiers des Français trouvaient au contraire que le gouvernement réagissait bien, voire trop, face à l’épidémie. Ils étaient 43 % à trouver qu’il prenait les précautions qu’il fallait et 20 % qu’il en prenait même «trop», contre seulement 37 % qui considéraient qu’il n’en prenait «pas assez».

Une semaine plus tard, le 19 mars dernier, deux sondages confirmaient cette grande confiance: 55 % des Français disaient «faire confiance au gouvernement pour faire face efficacement au coronavirus» (un sondage IFOP-JDD). Encore plus fort, dans un sondage Odoxa de la semaine dernière suivant l’allocution d’Emmanuel Macron, 82 % des Français estimaient qu’il avait pris la mesure de la gravité de la situation, 65 % qu’il avait été «clair» et 59 % qu’il leur disait la vérité et «savait où il allait».

Là, c’est la chute, alors qu’a explosé la polémique sur l’absence des masques et autres matériaux de protection. Selon notre sondage, 70 % des Français estiment ainsi désormais que le gouvernement ne leur dit pas la vérité et 75 % sont désormais persuadés que le gouvernement n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment et surtout parce qu’il n’a pas fait le nécessaire pour bien équiper les hôpitaux et les soignants face à l’épidémie.

Tous les Français interrogés (97 %), sont persuadés qu’il y a bien en France une pénurie de masques, et les deux tiers d’entre eux (65 %) estiment que le gouvernement actuel en est responsable. Président d’Odoxa, Gaël Sliman note en outre que les Français «attendent du gouvernement de l’audace sur un plan sanitaire». Ils sont ainsi 6 sur 10 à vouloir que le gouvernement accélère et suive l’option chloroquine proposée par le Pr Raoult, sans attendre les résultats des tests clinique en cours.

En revanche, l’adhésion aux choix de l’exécutif est totale en matière de protection. Plus de 9 Français sur 10 estiment ainsi que le confinement est une «bonne mesure», qu’ils respectent. Ils sont plus de 80 % à penser qu’il durera au moins 4 semaines. Mais là encore, la critique est présente face à l’exécutif puisque 88 % jugent qu’il aurait fallu le décider plus tôt.. Les Français sont favorables à 86 % à un durcissement global du confinement, et 87 % à un durcissement des sanctions.

Macron à Mulhouse : il ferait mieux de rester confiné (Le professeur Lantieri)

Macron à Mulhouse : il ferait mieux de rester confiné (Le professeur Lantieri)

 

 D’un côté Macon ne cesse de se déplacer partout presque chaque jour et souvent pour ne pas annoncer grand chose ,  de l’autre il ne cesse de vanter les vertus du confinement. Macron  aurait mieux fait de rester chez lui à l’Élysée estime le professeur Laurent Lantieri qui a critiqué cette visite. Ce déplacement  a été critiqué par plusieurs médecins. 

« La reconnaissance du président est toujours importante, cela dit la symbolique de rester chez soi aurait été plus importante. Je ne suis pas le seul à le penser. Il est très important de respecter le confinement. C’est plus important que la reconnaissance des soignants », a jugé le chef du service de chirurgie plastique à l’hôpital Georges Pompidou de Paris, mercredi soir sur Europe 1.

Laurent Lantieri a poursuivi en estimant que « ce qui a de plus important, c’est que la population respecte strictement ce confinement ».  »Des médecins sont morts. C’est important de reconnaître l’action des soignants, qui n’ont pas toujours été reconnus à leur juste valeur. Mais ce qui a de plus important, c’est que la population respecte strictement ce confinement, jusqu’à ce qu’on trouve une solution. A Paris aussi, comme dans le Grand Est, la situation devient très compliquée », a estimé le médecin.  Le professeur Lantieri a également déploré qu’il n’y ait « pas assez de tests. Nous sommes dans l’inconnue sur l’étendue réelle de la population atteinte par le coronavirus. » Selon le dernier bilan, le coronavirus a provoqué la mort de 1.100 personnes en France, alors que 22.300 cas ont été confirmés.

Le médecin a cependant refusé de polémiquer sur le manque de protections et de tests, remettant ce débat à plus tard. « Il y aura ensuite un moment pour voir ce qui a été bien fait et mal fait durant cette crise. Mais ce que je vois c’est que les soignants ont été exemplaires, des médecins généralistes aux réanimateurs en passant par les chefs de service. Ce n’est pas une guerre, c’est une épidémie. Ce n’est pas la même chose », a-t-il conclu, une allusion aux propos du président de la République, qui avait estimé que la France « est en guerre » contre le coronavirus.

Coronavirus–Sondage gouvernement : il ne sait pas où il va pour 79 %

Coronavirus–Sondage gouvernement : il ne sait pas où il va pour 79 %

 

L’attentisme manifesté par le gouvernement et ses nombreuses contradictions sont désormais jugées avec sévérité par les pouvoirs publics. La chute de confiance est très brutale. 55 % des Français jugent que le gouvernement n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation, 69 % estiment qu’il n’est pas clair et 79 % considèrent qu’il ne sait pas où il va d’après un sondage  Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo.

Le 12 mars dernier, à la veille du premier tour des municipales et à l’orée du confinement, dans le même sondage hebdomadaire, près des deux tiers des Français trouvaient au contraire que le gouvernement réagissait bien, voire trop, face à l’épidémie. Ils étaient 43 % à trouver qu’il prenait les précautions qu’il fallait et 20 % qu’il en prenait même «trop», contre seulement 37 % qui considéraient qu’il n’en prenait «pas assez».

Une semaine plus tard, le 19 mars dernier, deux sondages confirmaient cette grande confiance: 55 % des Français disaient «faire confiance au gouvernement pour faire face efficacement au coronavirus» (un sondage IFOP-JDD). Encore plus fort, dans un sondage Odoxa de la semaine dernière suivant l’allocution d’Emmanuel Macron, 82 % des Français estimaient qu’il avait pris la mesure de la gravité de la situation, 65 % qu’il avait été «clair» et 59 % qu’il leur disait la vérité et «savait où il allait».

Là, c’est la chute, alors qu’a explosé la polémique sur l’absence des masques et autres matériaux de protection. Selon notre sondage, 70 % des Français estiment ainsi désormais que le gouvernement ne leur dit pas la vérité et 75 % sont désormais persuadés que le gouvernement n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment et surtout parce qu’il n’a pas fait le nécessaire pour bien équiper les hôpitaux et les soignants face à l’épidémie.

Tous les Français interrogés (97 %), sont persuadés qu’il y a bien en France une pénurie de masques, et les deux tiers d’entre eux (65 %) estiment que le gouvernement actuel en est responsable. Président d’Odoxa, Gaël Sliman note en outre que les Français «attendent du gouvernement de l’audace sur un plan sanitaire». Ils sont ainsi 6 sur 10 à vouloir que le gouvernement accélère et suive l’option chloroquine proposée par le Pr Raoult, sans attendre les résultats des tests clinique en cours.

En revanche, l’adhésion aux choix de l’exécutif est totale en matière de protection. Plus de 9 Français sur 10 estiment ainsi que le confinement est une «bonne mesure», qu’ils respectent. Ils sont plus de 80 % à penser qu’il durera au moins 4 semaines. Mais là encore, la critique est présente face à l’exécutif puisque 88 % jugent qu’il aurait fallu le décider plus tôt.. Les Français sont favorables à 86 % à un durcissement global du confinement, et 87 % à un durcissement des sanctions.

Coronavirus : l’OMS , le confinement ne suffit pas, il faut tester !

Coronavirus : l’OMS , le confinement ne suffit pas, il faut tester !

 

Une fois de plus l’organisation mondiale de la santé préconise un dépistage massif et considère que le confinement ne suffit pas. Exactement le contraire de ce que dit le gouvernement français qui adapte une stratégie de pénurie de moyens et tente de la justifier scientifiquement.

 

Il a fallu 67 jours pour atteindre les 100 000 cas, onze jours de plus pour atteindre les 200 000 et seulement quatre jours supplémentaires pour atteindre les 300 000 cas, déclare l’OMS. « Mais ce qui importe le plus, c’est ce que nous faisons. On ne peut pas gagner un match de football uniquement en défendant. Il faut aussi attaquer », a estimé le patron de l’OMS. « Demander aux gens de rester chez eux et [établir] d’autres mesures de distanciation physique sont un moyen important de ralentir la progression du virus et de gagner du temps, mais ce sont des mesures de défense qui ne nous aideront pas à gagner », a-t-il souligné.

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