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Nouveau variant du coronavirus : « Il est possible qu’il ne soit pas plus dangereux »

Nouveau variant du coronavirus : « Il est possible qu’il ne soit pas plus dangereux »

 

 

Plus de 3000 cas du variant britannique ont déjà été identifiés au Royaume-Uni et de par le monde. Près de 300 cas d’un autre variant du coronavirus ont été enregistrés en Afrique du Sud, pour trois cas en Europe (deux au Royaume-Uni et un en Finlande) sur des personnes de retour d’Afrique du Sud.

Ce mardi 29 décembre, un cas du variant britannique du coronavirus a été détecté au Chili, le premier cas confirmé en Amérique latine, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.

En Asie, les Philippines vont fermer leurs frontières aux étrangers de vingt pays et territoires, dont la France, pour tenter d’empêcher le variant du coronavirus de pénétrer sur leur sol, ont annoncé mardi les autorités.

Economie zone euro : il faudra encore davantage de soutien financier selon le FMI

Economie  zone euro : il faudra encore davantage de soutien financier selon le FMI

Le fonds monétaire international se fondant sur la dégradation de l’économie en Europe soutient l’idée qu’il conviendra de faire des efforts encore supplémentaires tant sur le plan monétaire que budgétaire. Le fonds monétaire international a donc soutenu implicitement les déclarations récentes de la banque centrale européenne qui prévoyait une politique encore plus accommodante avec un volume supplémentaire de rachat d’actifs et où un allongement des échéances de maturité.

Le FMI encourage aussi fortement les états à engager des dépenses budgétaires supérieures à ce qui est prévu. La valeur total du soutien budgétaire et monétaire apportée, les milliards d’euros d’accès aux prêts ainsi que l’accord de plan de relance européen dépassent déjà les 10.000 milliards d’euros. Mais il est vrai qu’une grosse partie de ce plan de relance est composée de prêts dont beaucoup garantis. Des prêts qui posent problème compte tenu du risque de manque de solvabilité de certaines entreprises. Une question qui pourrait être résolue au moins pour partie par un soutien plus significatif à la croissance

Bien que la réponse européenne soit déjà impressionnante, le FMI estime qu’il faudra sans doute en faire davantage en cas de détérioration des perspectives économiques.“Les risques (…) restent clairement orientés à la baisse jusqu’au début de 2021 étant donné la deuxième vague épidémique en cours”, a déclaré le FMI lors d’un examen régulier de l’économie de la zone euro. “Avec la deuxième vague en cours, les politiques budgétaires nationales devront probablement apporter un vaste soutien plus longtemps que prévu”.

Dans une démonstration de solidarité sans précédent, les dirigeants de l’Union européenne ont accepté d’emprunter conjointement, via la Commission européenne, 750 milliards d’euros au cours des prochaines années pour financer le plan de relance.(Plan toujours bloqué à ce jour par là Hongrie et la Pologne).

Le FMI a déclaré que l’impact de ce plan dépendrait de l’ampleur, de la qualité et de l’efficacité des dépenses nationales et des réformes structurelles visant à rendre les économies plus écologiques et plus numériques.

Le Fonds a qualifié la réponse monétaire de la BCE d’audacieuse mais a ajouté qu’une aide supplémentaire serait probablement nécessaire, en incluant éventuellement davantage de facilités de crédit aux banques. “L’expansion des achats d’actifs sera la première ligne de défense mais d’autres options – y compris un assouplissement supplémentaire des conditions des opérations de refinancement ciblées à long terme (TLTRO) et une réduction des taux de dépôt – devraient également être envisagées”, a-t-il déclaré.

“Des mesures d’adaptation encore plus importantes seraient nécessaires pour contrer les risques de déflation et assurer un relais budgétaire sans heurts dans un scénario pessimiste”, selon le rapport du FMI.

Article 24 : il sera réécrit

Article 24 : il sera réécrit

 

Cet article fait polémique puisqu’il laisse supposer un contrôle des images produites par les journalistes. La rédaction de cet article 24 avait déjà été réécrite mais elle ne donne pas satisfaction à tous. Après les fortes manifestations de ce week-end, aussi certaines violences, il a fallu trouver un compromis.

 

Hier devant l’assemblée nationale, le ministre de l’intérieur a réaffirmé la nécessité de cet article. Dans l’opposition, on  souhaite sa suppression voir même l’annulation de toute la loi. Du coup, sous la pression de l’Élysée, les chefs de groupe de la majorité à l’assemblée ont décidé une réécriture complète de l’article 24.

 

Reste à savoir ce qui restera du fond initial de cet article. Finalement, le ministre de l’intérieur s’est rallié à cette proposition puisque constitutionnellement il ne pouvait mettre en place lui-même un groupe de travail de réécriture.

 

Tout le monde comprend bien que la diffusion d’images visant à nuire personnellement aux agents des forces de l’ordre est condamnable; par contre; les journalistes veulent l’assurance de pouvoir librement filmer ce qu’ils souhaitent. L’affaire du producteur de musique tabassé renforce cette demande.

“Cette nouvelle rédaction sera conduite dans le cadre d’un travail collectif aux trois groupes parlementaires de la majorité”, a indiqué l’ancien ministre de l’Intérieur.

Le débat sur l’article 24 a été relancé la semaine dernière par la diffusion des images de l’interpellation brutale d’un producteur de musique, Michel Zecler, par des policiers le 21 novembre à Paris.

Emmanuel Macron a estimé vendredi soir que la violente interpellation de Michel Zecler relevait d’une “agression” dont les images “font honte” et demandé au gouvernement de travailler à une réaffirmation du “lien de confiance” entre les Français et les forces de l’ordre.

Quatre policiers impliqués dans l’interpellation ont été mis en examen lundi, conformément aux réquisitions du parquet.

“Ces derniers jours ont mis en lumière des faits intolérables, inqualifiables. Je pense à Michel Zecler, que l’on voit se faire tabasser par des policiers, je pense aussi au policier tabassé lors des manifestations de samedi”, a déclaré lundi Christophe Castaner.

“Ces derniers jours ont illustré à quel point la liberté d’expression doit être protégée, à quel point aussi nos forces de l’ordre doivent l’être. Nous savons que des doutes persistent encore, nous devons éteindre ces doutes.”

Il y aura un match retour avec le conseil constitutionnel (Richard Ferrand)

Il y aura un match retour avec le conseil constitutionnel (Richard Ferrand)

 

Richard Ferrand revient sur certaines postures du conseil constitutionnel vis-à-vis de propositions de loi du gouvernement. Le gouvernement avait saisi le Conseil constitutionnel de la proposition de loi sur la rétention de sûreté pour les terroristes avant sa promulgation. Dans une interview au Monde ce jeudi, le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, souligne une « procédure rare » qui « laisse à penser que lui-même (Richard Ferrand) estimait que ce texte n’était pas constitutionnellement impeccable ​». Le président de l’Assemblée nationale s’explique sur ce point.

 

Plusieurs textes émanant de la majorité ont été récemment censurés par le Conseil constitutionnel. Les critiques que ces invalidations ont suscitées sont-elles justifiées ?

Peu importe la provenance des textes qui lui sont soumis, le Conseil constitutionnel exerce sa mission. La loi n’est pas infaillible et le juge constitutionnel est là pour veiller à ce que les textes législatifs respectent nos principes républicains. Son contrôle s’effectue en toute indépendance. Notons que la quasi-totalité des textes soumis sont toutefois validés.

Les propositions de loi sur la haine en ligne et sur la rétention de sûreté pour les condamnés pour terrorisme visaient à répondre à la menace terroriste. Les censurer revient-il à « désarmer » la France ?

Non, pas du tout ! Trois mécanismes assurent l’équilibre de nos institutions : le bicamérisme, la séparation des pouvoirs et le contrôle de constitutionnalité. Ce dernier veille à l’adéquation de nos textes législatifs à nos principes fondamentaux.

Des critiques se sont toujours exprimées au gré des majorités et des oppositions selon que la censure était prononcée ou que des espoirs de censure étaient déçus

Ce qui n’empêche pas les critiques sur une dérive « droit-de-l’hommiste », sur des juges imperméables à la volonté populaire…

Je ne partage pas ces points de vue. L’Etat de droit est sacré, on ne badine pas avec ses fondements. Les juges constitutionnels en sont les gardiens vigilants. Par ailleurs, des critiques se sont toujours exprimées au gré des majorités et des oppositions selon que la censure était prononcée ou que des espoirs de censure étaient déçus. Ce sont des clapotis qui n’ébranlent pas la solidité du Conseil constitutionnel.

Vous aviez vous-même saisi le Conseil constitutionnel de la proposition de loi Braun-Pivet sur la rétention de sûreté que la présidente de la Commission des lois qualifie d’« archétype parfait du travail parlementaire », voté par les deux chambres à la quasi-unanimité. Pourquoi cette saisine ?

Il valait mieux, si la question de la constitutionnalité se posait, qu’elle le soit en amont plutôt qu’à l’occasion d’une question prioritaire de constitutionnalité. Cela étant, les juges constitutionnels n’ont pas fermé la porte à des mesures de sûreté. L’ouvrage doit simplement être remis sur le métier. Quand on perd un match, rien ne sert de dire que c’est la faute de l’arbitre.

Le futur texte « confortant les principes républicains » sera présenté en conseil des ministres le 9 décembre puis débattu au Parlement. Des risques de censure ?

Compte tenu de sa vocation annoncée de protection des principes républicains, ce texte se devra d’être exemplaire. Ne préjugeons pas de la jurisprudence du Conseil constitutionnel qui appartient à lui seul. Mieux vaut garder la tête froide et légiférer avec soin.

Macron, qui se parle lui-même : « Il faut de la cohérence, de la clarté, un cap »…?

Macron, qui se parle lui-même : « Il faut de la cohérence, de la clarté, un cap »…?

Macron ne laissera sans doute pas une grande trace histoire mais ce sera sans doute le président le plus grand récupérateur d’opinions. Ainsi vient-il d’affirmer -comme s’il se parlait à  lui-même- : il faut de la cohérence, de la clarté, un cap ! Justement ce que réclame l’opinion depuis des mois et des mois. On lui reproche en effet les contradictions permanents d’un  pouvoir qui semble naviguer à vue sans savoir exactement quelle est la vision et qu’elle est l’objectif.

 

À longueur des pages, les observateurs et les médias soulignent ce qui caractérise la politique du pouvoir à savoir les contradictions, le stop and  go,  et le manque total de perspective. Ainsi on avait annoncé évidemment prématurément la fin de la crise sanitaire pour fin 2020. En réalité, on va prolonger le confinement début 2021 et sans doute même jusqu’à l’été. En clair,  l’année 2021 risque encore d’être hypothéquée par des mesures restrictives aux conséquences économiques dramatiques.

 

Macron change une nouvelle fois son fusil d’épaule en matière de communication. Cette fois, il ne promettra pas le retour des « jours heureux », comme en avril, à l’annonce du déconfinement. Emmanuel ­Macron, qui s’exprimera mardi à 20 heures, n’emploiera même pas ce dernier mot. Ce dont il parlera, c’est d’ »un allègement progressif des contraintes », selon l’Élysée, et des perspectives. À court terme : un desserrement des mesures sur les commerces, probablement dès le week-end prochain, et les lieux de culte.

 

À moyen terme, le chef de l’État évoquera longuement le volet économique. Et, à plus long terme, les données scientifiques (nouveaux tests, vaccins) permettant de se projeter un peu plus loin. « Rien n’est pire que l’incertitude et l’impression d’une morosité sans fin, déclare Macron au JDD qui reprend en fait à son compte toutes les critiques qui lui sont adressées.

Crise sanitaire : «Il faut un message d’espoir  » (Muselier)

Crise sanitaire : «Il faut un message d’espoir  » (Muselier)

 

 

Renaud Muselier,  Président LR de la Région Sud, Renaud Muselier et de l’association Régions de France, souhaite un message d’espoir et notamment un calendrier plus clair dans la gestion de la crise sanitaire (interview dans l’Opinion)

Deux semaines après la mise en place du deuxième confinement, un conseil de défense sanitaire se tient ce jeudi, suivi d’une conférence de presse de Jean Castex. Demandez-vous des aménagements ?

Je leur demande surtout de dessiner des perspectives et de porter un message d’espoir. Aujourd’hui, tout est anxiogène, infantilisant. On avance à tâtons dans un tunnel sans percevoir aucune lumière. Certains choix faits peuvent apparaître comme discutables. Le débat démocratique est parfois rejeté. L’injonction d’Olivier Véran aux députés dans l’Hémicycle a semaine dernière – « Sortez d’ici » – a renforcé chez certains le sentiment d’une « dictature sanitaire ». Cela entraîne un rejet des décisions par manque d’adhésion, même si les Français savent qu’il faut sauver des vies. Il est donc impératif de remettre de l’espoir. Je sais que le Premier ministre est capable de le faire. Il en a l’âme et l’humanité.

« Remettre de l’espoir », qu’est-ce que cela signifie ?

Cela veut dire fixer un calendrier précis des prochaines étapes, même s’il n’est pas suivi au jour près ; rappeler que Noël restera une fête et que l’on célébrera la nouvelle année, même si cela sera un peu différent ; préparer dès maintenant le déconfinement afin qu’un troisième confinement soit évité.

Que préconisez-vous pour ce futur déconfinement ?

Il faut que cette fois-ci des critères précis, qui ne changent pas en cours de route, soient fixés. Est-ce le taux d’incidence ou le taux de positivité, et ce, sur quelle population ? Le nombre de lits de réanimation ? Se base-t-on sur les chiffres des ARS ou des hôpitaux ? Mesure-t-on ces critères à l’échelle des grandes villes, des métropoles, des départements ? Si tout le monde est d’accord sur le thermomètre, il y aura moins de contestation. Je demande aussi que le conseil scientifique se taise et cesse d’angoisser les Français afin de forcer la main aux politiques. Certes, il faudra vivre avec le virus mais il faudra surtout le prendre de vitesse. Pour cela, nous disposons dans ma région du test des eaux usées, élaboré par les marins-pompiers de Marseille. C’est un outil très fiable qui permet de repérer une semaine à l’avance les futurs clusters quartier par quartier, Ehpad par Ehpad, immeuble par immeuble. Pour l’exploiter au mieux, on va créer le 20 novembre une centrale d’achats afin d’inonder la région d’un million de tests rapides.

La territorialisation, c’est-à-dire l’adaptation de la politique sanitaire à chaque territoire, a été un échec du premier déconfinement. On l’a vu en septembre à Marseille, où les élus locaux, dont vous-même, se sont opposés aux mesures préconisées par le gouvernement pour tenter d’enrayer la deuxième vague. Comment éviter que cela se reproduise ?

Cela n’a pas marché à Marseille parce que les décisions ont changé tout le temps ! Le préfet nous consultait sur certaines mesures et le gouvernement en décidait d’autres applicables une heure plus tard. Nous n’avons pas été irresponsables : nous avions proposé de limiter les mariages, les rassemblements, de fermer au-delà d’une certaine heure les plages… Les critères pour juger de la circulation du virus n’étaient pas les mêmes pour tous, donc certaines mesures ont pu paraître injustes, la maladie circulant davantage dans d’autres régions.

Faudra-t-il rouvrir les lycées normalement ?

Dès la fin du précédent confinement, j’avais proposé que les lycées soient immédiatement rouverts. Aujourd’hui, ils fonctionnent à peu près partout normalement et peu de problèmes sont à déplorer. Chaque région s’est adaptée aux choix pédagogiques qui ont été faits. Du gel, des masques, des protocoles ont été mis en place. A la région, j’ai recruté 200 personnes pour traiter les cas contacts. La jeune génération a besoin d’apprendre, de se lever le matin, d’avoir des perspectives d’avenir.

Comment les régions peuvent-elles davantage aider les commerces de proximité ?

Aujourd’hui 110 000 petits commerces, restaurants, entreprises de l’hôtellerie sont fermés dans ma région. Nous avons donc reconduit les mêmes dispositifs d’aides que lors du premier confinement. Au premier semestre, entre l’Etat et nous, cela avait représenté 760 millions d’euros. Nous avons aussi lancé une plate-forme sauvernoel.maregionsud.fr, où les cinq millions d’habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur peuvent trouver un annuaire complet afin d’acheter leurs cadeaux près de chez eux. Une aide pouvant aller de 2 000 à 5 000 euros a également été mise en place afin d’aider les commerçants à digitaliser leur activité.

Dans le rapport qu’il remettra vendredi au Premier ministre, Jean-Louis Debré devrait plaider pour le report des régionales de mars à juin. Approuverez-vous ?

Par nature, je me méfie dès que l’on touche au calendrier électoral. Je comprends que la question se pose. Comment faire campagne dans un tel contexte sanitaire, ne pas répéter le fiasco des municipales ? Mais pourquoi se précipiter pour répondre ? Passons Noël et les fêtes de fin d’année, voyons alors où nous en sommes de la situation sanitaire. Il sera temps de voir, mi-janvier, s’il est possible de voter en mars. Je m’en suis entretenu avec Jean-Louis Debré qui a échangé également avec d’autres présidents de région. Au sein de Régions de France en tout cas, nous n’accepterons pas des régionales reportées après juin.

MÉLENCHON instrumentalise l’islamhomophobie et déclare qu’il IL Y A EN FRANCE « UNE HAINE DES MUSULMANS DÉGUISÉE EN LAÏCITÉ »

MÉLENCHON instrumentalise l’islamhomophobie et déclare qu’il IL Y A EN FRANCE « UNE HAINE DES MUSULMANS DÉGUISÉE EN LAÏCITÉ »

 

Il est évident que la dernière déclaration de Mélenchon considérant que la laïcité cache en faite une haine des musulmans n’est pas de nature à renforcer la crédibilité de l’intéressé auprès de l’opinion publique. Disons le clairement Mélenchon est toujours animé de cet islamo- gauchiste qui justifiet tout même l’impensable au nom de l’égalité des droits.

 

D’une certaine manière, Mélenchon remet même en cause le concept de laïcité française en tout cas la manière dont il est mis en œuvre. De quoi évidemment déstabiliser une population déjà sous pression de l’islamisme. De quoi justifier les actes délictuels de toutes natures voire même criminels de certains candidats djihadistes .

 

Il faut noter que sur ce terrain Jean-Luc Mélenchon n’a cessé d’alterner les positions contradictoires. Souvenons-nous que récemment il avait déclaré que la population tchétchéne était un problème.

 

Cette dernière déclaration de Mélenchon est particulièrement irresponsable dans un climat aussi tendu qui incite les plus endoctrinés et les plus abrutis à commettre l’irréparable: « Je parle de haine des musulmans, parce que c’est bien de cela dont il est question. Il y a dans ce pays, fabriquée, alimentée par tout un courant d’idées, une haine des musulmans déguisée en laïcité. La laïcité, ce n’est pas la haine d’une religion. L’État laïc, ce n’est pas un athéisme d’État », a développé le député des Bouches-du-Rhône.

 

Rappelant que la France avait derrière elle « une longue histoire des guerres de religions », Jean-Luc Mélenchon dit vouloir conjurer cet avenir que préparent, selon lui, ceux qui stigmatiseraient les Français de confession musulmane. « Il faut faire France de tout bois

 

Il n’y a pas que le témoignage de Takieddine dans l’affaire Sarkozy (PNF)

Il n’y a pas que le témoignage de Takieddine dans l’affaire Sarkozy (PNF)

 

La bataille est sans doute autant médiatique que judiciaire. Pour preuve Sarkozy a immédiatement sauté sur l’occasion de la dernière déclaration de Takieddine  pour considérer qu’il était donc innocenté.  En même temps il a fait usage d’une curieuse demande juridique de démise en examen. Une pratique qui pourrait être utilisée par tous les inculpés dont  la plupart se considèrent  injustement mis en examen.

En fait, ce que demande Sarkozy c’est que les juges remettent en question leur inculpation. Du coup le parquet national financier se lance aussi dans la bataille médiatique en indiquant que le dossier du financement libyen ne comprend pas seulement les déclarations de Takieddine. Il y a aussi d’autres témoignages et notamment un transfert financier de 440 000 € sur le compte d’un proche de Sarkozy. Sans parler des nombreux voyages effectués par les très proches de Sarkozy en Libye. Des voyages que Sarkozy juge maintenant inopportuns ! Bref fait le porter le chapeau à son entourage.

Dans un communiqué publié jeudi, le procureur de la République financier, Jean-François Bohnert, souligne cependant que “les mises en examen intervenues dans ce dossier s’appuient (…) sur des indices graves ou concordants qui ne se limitent pas aux déclarations d’une seule personne”.

Face aux “accusations” de Ziad Takieddine, qui affirme que le juge Serge Tournaire lui “a fait dire des propos qui sont contraires” à ses déclarations, le procureur rappelle que l’intermédiaire a formulé ses accusations contre Nicolas Sarkozy devant plusieurs juges, en présence de son avocat et sans formuler le moindre commentaire au moment de signer les procès-verbaux.

“les accusations portées à l’encontre de M. Serge Tournaire , ayant procédé à des interrogatoires de M. Ziad Takieddine, sont dépourvues de tout fondement”, déclare Jean-François Bohnert.

Notons que l’affaire n’est pas seulement juridique et médiatique, elle est aussi très politique dans la mesure où ce jour à travers Sarkozy l’avenir du parti républicain qui attend avec impatience que Sarkozy se débarrasse de cette casserole enfin désignait son candidat, se rallier à Macon ou disparaître. En attendant Sarkozy reste mis en examen pour cette affaire mais d’autres encore.

La Grande mosquée de Paris: il faut consacrer le prêche de vendredi à Samuel Paty

La Grande mosquée de Paris: il faut consacrer le prêche de vendredi à Samuel Paty

Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris, annonce lundi 19 octobre sur Twitter qu’il a « demandé aux imams de la fédération de la mosquée de Paris de consacrer dans nos mosquées leur prêche de vendredi prochain à la dénonciation du terrorisme islamiste« .

 

Ce jour-là, cela fera alors une semaine tout juste que Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, aura été assassiné à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). « Un hommage sera organisé à la mémoire de Samuel Paty et nous prierons pour que la France soit préservée de tout danger », a posté le recteur de la Grande mosquée de Paris.

Restaurateurs: «Restons ouverts, sinon il n’y a plus de vie!» (Yves Camdeborde)

Restaurateurs: «Restons ouverts, sinon il n’y a plus de vie!» (Yves Camdeborde)

 

La rébellion de survie se fait entendre chez certains restaurateurs qui font partie des principales victimes du couvre-feu qui commence à 21 heures. D’une certaine manière, le restaurateur Yves Camdeborde appelle à la survie de la profession dans une interview au Figaro. En effet, il est probable que nombre d’établissements qui envisagent une fermeture provisoire ne rouvriront  en jamais. Certains experts que 30 % du secteur restauration hôtellerie pourraient définitivement disparaître.

Imposer un couvre-feu à 21 h, est-ce une façon cachée de fermer les restaurants?

Yves CAMDEBORDE. - Non, je ne pense pas que le gouvernement ait ce vice! Cette annonce est bien sûr dramatique pour notre corporation, mais si elle doit être salvatrice pour le pays, nous devons la comprendre et nous y plier. En France, comme dans tous les pays latins, les gens respectent difficilement les règles sans contraintes. Peut-être faut-il en passer par là.

 

Même si la survie de nombreuses entreprises est en péril?

La restauration, comme le spectacle ou l’hôtellerie, est un métier de passionnés. Nous la vivons souvent dans l’excès. Beaucoup de mes confrères sont des petits artisans, dont le restaurant est toute la vie. Les obliger à fermer, c’est retirer leur oxygène. J’ai peur en effet qu’il y ait des désastres, non seulement économiques, mais aussi humains. Que certains fassent des bêtises.

 

 

« Brexit : il faudra accord de pêche équilibré »

« Brexit : il faudra accord de pêche équilibré »

Alors que se tient un Conseil européen les 15 et 16 octobre, Pierre Karleskind, député européen et président de la Commission de la pêche, et Nathalie Loiseau, députée européenne, ainsi qu’un collectif de soixante parlementaires exhortent dans le journal Le Monde les chefs d’Etat et de gouvernement à ne pas sacrifier les pêcheurs européens lors des négociations commerciales. Et que leur soit assuré un

Tribune. Les Britanniques ont choisi démocratiquement de quitter l’Union européenne. Nous respectons ce choix souverain, même si nous croyons profondément aux atouts et aux vertus du projet européen. Quittant notre Union, les Britanniques abandonneront, le 1er janvier 2021, les droits et les devoirs, les avantages et les contraintes qui en découlent.

Parce que la moitié de leurs exportations se font vers notre marché, ils négocient avec nous un accord de commerce. Parce que nous pêchons depuis des siècles dans des eaux aujourd’hui britanniques, nous négocions avec eux un accord de pêche.

Ces négociations touchent à leur fin : Britanniques comme Européens savent qu’il ne reste que très peu de temps pour trouver un accord. Représentants de nos concitoyens européens, nous devons veiller à leurs intérêts et ne serons guidés que par cela dans le vote qui sera le nôtre à l’issue des négociations.

Simplicité et transparence

Nous avons été clairs jusqu’à présent, et nous allons le rester : il n’y aura pas de traité de libre-échange sans un accord de pêche équilibré, durable et à long terme. Rien ne saurait justifier que nous changions d’avis. Ne laissons pas s’inverser la logique de la négociation : un futur accord de partenariat n’a de sens que s’il permet de protéger les intérêts de ceux qui le signent.

Il est clair que le Royaume-Uni a à perdre de sa sortie du marché unique, mais c’est son choix. Ce n’est pas en menaçant le secteur européen de la pêche qu’il ouvrira plus grand les portes du marché unique. Pourquoi les pêcheurs européens auraient-ils à pâtir d’une décision, le Brexit, qu’ils n’ont pas prise ?

La position européenne dans la négociation est simple et transparente : protéger nos concitoyens et nos entreprises et en aucun cas les fragiliser. Le secteur de la pêche ne fait pas exception. On aimerait la même clarté du côté de Londres : sans cesse, des entreprises britanniques nous interpellent pour nous faire part de leur désarroi face aux risques d’une absence d’accord et leur souhait de conserver des standards comparables aux standards européens.

Aujourd’hui, les pêcheurs britanniques s’inquiètent des conditions d’accès de leur pêche au marché européen après le 31 décembre. Ils ont raison, mais le gouvernement britannique ne paraît pas s’en alarmer.

Nous aurions pourtant tant à gagner à nous engager à la réciprocité ! Pas plus que nous n’exigeons le sacrifice d’entreprises britanniques sur l’autel de la protection de notre marché intérieur, nous ne saurions accepter le sacrifice de nos pêcheurs ! Nous demandons la continuité de l’accès aux eaux et aux poissons britanniques de la même façon que les Britanniques demandent l’accès à notre marché intérieur.

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«  PNF: conflit d’intérêts majeurs pour Moretti « 

Eric Dupond-Moretti s’est engagé à transmettre à Jean Castex l’enquête administrative qu’il a ordonnée contre trois magistrats du PNF. Des juristes, avocats et universitaires estiment dans le Monde que le garde des sceaux est plongé dans un « conflit d’intérêts majeur ».

Tribune.

 

Les manœuvres dont fait l’objet, depuis trois mois, le Parquet national financier (PNF), méritent que chaque citoyen, chaque personne soucieuse du bien public et du bon fonctionnement de la démocratie, s’attache à comprendre, à analyser et à dénoncer l’épisode qui est en train de se jouer sous ses yeux.

Disons-le d’emblée : l’histoire de cette histoire est déjà écrite et nul n’y pourra rien. Elle est celle d’une tentative supplémentaire et désespérée de certains titulaires provisoires du pouvoir exécutif pour déstabiliser et mettre au pas une institution judiciaire dont ils n’ont jamais admis qu’elle pût, de façon indépendante, travailler et parfois, au gré des affaires, contrarier leurs intérêts immédiats.

Ceux qui s’y fourvoient en paieront tôt ou tard le prix, symbolique, devant le juge le plus intransigeant de tous : notre mémoire collective qui n’a pas oublié, plus de vingt ans après, l’hélicoptère envoyé dans l’Himalaya, ou le commissaire de police refusant de suivre un juge lors d’une perquisition.

De quoi est-il question aujourd’hui ?

Avant tout, d’un procès pour corruption qui doit se tenir en novembre devant le tribunal correctionnel de Paris, lors duquel seront jugés un ancien président de la République, son avocat et un haut magistrat. Tout est fait, depuis plusieurs mois, pour empêcher le Parquet national financier, qui doit soutenir l’accusation dans cette affaire, d’exercer normalement son office.

Ainsi, fin juin, il était révélé qu’une enquête avait été ouverte et conduite, à partir de 2014, pour débusquer la « taupe » qui aurait permis à maître Thierry Herzog d’apprendre que lui et Nicolas Sarkozy étaient tous deux placés sur écoute dans le cadre de cette affaire de corruption, et que cette enquête avait permis la collecte des relevés téléphoniques des correspondants de maître Herzog le jour des faits, majoritairement des avocats.

Entendons-nous bien, et apprécions l’habile renversement permis par cette opportune publication : la polémique qui allait naître ne découlait pas de ce que des individus placés sur écoute en aient été informés, elle consistait en la mise en œuvre, de façon pourtant tout à fait légale, de techniques d’enquête propres à identifier le mystérieux informateur.

Deux gardes des sceaux successifs ont choisi d’instrumentaliser ce vague parfum de scandale. Nicole Belloubet a diligenté une première inspection de fonctionnement, sans doute la première du genre à s’intéresser au fond d’une enquête pénale, et à permettre au pouvoir exécutif de porter une appréciation sur des investigations décidées par des magistrats. Le rapport a été remis le 15 septembre et il en est résulté que rien, dans la conduite de cette enquête, ne relevait de l’illégalité ni de la violation des droits.

 

Des euros numériques ? Il serait temps

Des euros numériques ? Il serait temps

On se demande vraiment ce qu’attend la banque centrale européenne pour autoriser des euros numériques à l’image des monnaies virtuelles comme par exemple le libra de Facebook.

La mise en œuvre ne réclame sûrement pas d’exploit technologique extraordinaire. En effet les paiements dématérialisés explosent partout et ont encore augmenté avec la crise du coronavirus. La BCE réfléchit donc à la création d’une sorte de crypto monnaie qui serait l’euro digital utilisé parallèlement aux espèces.

Le problème, c’est que l’utilisation de cette crypto monnaie européenne pourrait s’affranchir de l’intermédiation bancaire et d’une certaine manière mettrait en cause l’existence même d’une partie de ce secteur. Pour protéger les banques la BCE envisagerait donc de limiter le volume de possession de l’euro digital par chacun.

Particuliers et entreprises pourraient stocker ces devises dans un « porte-monnaie numérique ». Il est envisagé qu’ils puissent déposer directement cette monnaie auprès de la banque centrale, dont l’accès est jusqu’ici réservé aux banques commerciales.

L’avantage pour les BCE qu’il y aurait un lien direct entre l’épargnant et la banque centrale. Les opérations interbancaires seraient donc supprimées et les frais correspondants avec. On pourrait utiliser cette monnaie pour les règlements courants mais aussi les placements

 

Cet euro numérique serait également un nouveau canal pour les politiques monétaires de la banque centrale qui disposerait d’un accès direct aux citoyens et pourrait donc, notamment en fixant un taux de rémunération, « stimuler directement la consommation des ménages ou les investissements des entreprises », écrit la BCE.

Le principal risque est la fuite des épargnants vers cette nouvelle forme de monnaie, qui permet d’éviter les frais d’un compte de dépôt classique, ce qui fragiliserait les banques de la zone euro.

Un risque d’autant plus important « en période de crise », où les épargnants, défiants vis-à-vis du système bancaire, pourraient convertir leurs comptes courants, selon la BCE.

La consultation, destinée à connaître les attentes du grand public, du secteur financier et des institutions, va durer trois mois.

Des « tests » seront menés pendant six mois. La BCE décidera ensuite « vers la mi-2021″ de mettre en chantier ou pas l’euro numérique.

Mais même en cas de feu vert, il faudra ensuite compter « entre 18 mois et jusqu’à 3 ou 4 années » pour voir l’initiative se concrétiser. On se demande pourquoi un tel délai sinon pour protéger les banques.

 

« Il faut davantage de diversification dans les forêts françaises »

« Il faut davantage de diversification  dans les forêts françaises »

Alors que la filière forêt-bois s’apprête à recevoir 200 millions d’euros du plan de relance, un collectif d’une quarantaine de chercheurs estime, dans une tribune au « Monde », que les arbitrages doivent s’appuyer sur la science. Il insiste sur la nécessité de valoriser la diversité des plantations.

Al’instar de la forêt amazonienne, qualifiée par Emmanuel Macron de « bien commun pour l’humanité » devant être protégé, la forêt française métropolitaine suscite le débat entre enjeux carbone, maintien de la biodiversité et menace du changement climatique.

Pour tenir les engagements de l’accord de Paris, c’est-à-dire limiter l’augmentation de la température moyenne annuelle à un maximum de 2 °C, le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a récemment rappelé qu’il nous reste seulement dix ans pour agir. Au-delà, les « points de bascule » écologiques pourraient ouvrir la voie à un emballement climatique irréversible.

Parce qu’elle fixe environ 20 % de nos émissions annuelles de carbone, la forêt française contribue à limiter le changement climatique. Cependant, les dépérissements d’arbres en Europe sont alarmants et questionnent la pérennité du puits de carbone forestier.

Mais comment préserver les forêts de ces changements tout en favorisant leur rôle de puits de carbone ? Alors que les réflexions avancent à l’échelle européenne, en particulier avec le Green Deal 2020, deux mesures principales sont prioritairement discutées en France : d’une part l’augmentation forte des coupes et la promotion du bois énergie, d’autre part le recours massif aux plantations.

Ces mesures sont supposées augmenter la fixation de carbone dans les forêts et les « produits bois » qui en sont extraits, et éviter l’émission de carbone d’origine fossile en remplaçant charbon, pétrole ou gaz par du bois. Pourtant, de tels choix ne font pas l’objet d’un consensus scientifique, voire sont en désaccord avec les résultats les plus récents.

En tant que chercheurs étudiant la réponse des forêts au changement climatique, nous voudrions rappeler certains points essentiels sur les connaissances actuelles, en espérant qu’ils éclairent les décisions à venir.

Est-ce que couper et planter plus pour stocker plus (de carbone) est compatible avec l’accord de Paris ? Les choses ne sont en fait pas si simples. En effet, d’après plusieurs études et rapports récents qui ont comparé l’effet de différents scénarios de gestion forestière sur le bilan de carbone forestier français métropolitain, intensifier fortement les coupes réduit la fixation de carbone du secteur forêt-bois dans les prochaines décennies.

De plus, pendant les années voire les décennies qui suivent les coupes à blanc, les forêts sont émettrices nettes de carbone, du fait du relargage de carbone du sol. Un argument pourtant souvent avancé est qu’une forêt « jeune » fixerait plus de carbone qu’une forêt « âgée ». Or, les études scientifiques récentes ont montré que des forêts matures continuent de fixer du carbone à des taux similaires ou supérieurs à ceux des forêts très jeunes.

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SONDAGE Macron . Pour 53 %, il est à droite

SONDAGE Macron . Pour 53 %, il est à droite

 

Dans un sondage IFOP pour le JDD, 53% des Français estiment qu’Emmanuel Macron incarne bien la droite.

. « On a rarement vu le positionnement d’un président autant fluctuer pour les Français », analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

Inédit, ce déport à droite est aussi intégré par la propre base électorale d’Emmanuel Macron. 58% de ses électeurs le perçoivent ainsi. Les réformes menées depuis 2017 et le choix de ministres issus des rangs républicains expliquent en partie cette conversion. le Président incarne cependant bien cette tendance pour 53 % des Français (+ 11 points par rapport à mai 2019). 83% de ses sympathisants en sont convaincus. Et même 47% des proches des Républicains.

 

A 18 mois de l’élection présidentielle et malgré quelques succès aux dernières municipales, l’étiquette LR n’est plus porteuse, résume Frédéric Dabi. Après avoir cassé la gauche, Emmanuel Macron compte casser la droite. »

De là à souhaiter un soutien du parti à la candidature de Macron en 2022 comme le propose Christian Estrosi… Seuls 35% des sondés y sont favorables. Mais tout de même 72% des électeurs de Macron. Une droitisation qui épouse celle des Français, 36% se situant personnellement dans ce camp et 33% au centre. Seuls 16% avouent conserver leur coeur à gauche.  Un sondage toutefois discutable dans la mesure où les concepts de droite de gauche et du centre sont largement remis en cause et même considérée comme obsolète

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)

 

 

 

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)Le controversé professeur marseillais revient dans une interview dans La Provence sur la gestion de la crise épidémique en France. Didier Raoult estime qu’on n’ »a pas soigné les gens » provoquant « une surmortalité ».

« Depuis le début, je le dis, j’ai peur de la peur ». Didier Raoult revient dans une interview accordée au journal quotidien La Provence sur la gestion de la crise du coronavirus en France. Pour le professeur marseillais, l’épidémie a été gérée par la « peur » plus que par une « mauvaise gestion médicale ».

« Parmi ces morts, plus de la moitié l’ont été, non pas en raison de la mauvaise gestion médicale, ni du Covid, mais du bordel qu’on a foutu dans la santé, car en pratique on n’a pas soigné les gens », tranche Didier Raoult.

« Deux fois moins de morts »

Le professeur marseillais poursuit en expliquant que les autorités sanitaires n’étaient pas prêtes à l’arrivée d’une telle vague et ont été « terrifiées parce que la moyenne d’âge est importante ». « À force d’avoir peur des risques, on n’arrive plus à les gérer », estime-t-il, engendrant alors « une surmortalité ».

« Si on n’avait pas eu peur, on aurait eu deux fois moins de morts, si on m’avait écouté, on aurait eu deux fois moins de morts » pour Didier Raoult qui pense que son discours a été “inaudible”, et rappelant que la surmortalité a été “quatre fois plus à Paris que dans les Bouches-du-Rhône”.

Cette mauvaise préparation est liée également, selon Didier Raoult, à l’absence d’un « véritable programme réfléchi sur le devenir de la recherche hospitalière et médicale ».

 

“Alors que les maladies infectieuses, cela devrait être un domaine régalien, martèle encore Didier Raoult. C’est de la défense nationale. » Il appelle à la création de « sept infectiopoles en France ».

Didier Raoult s’en prend également au conseil scientifique qui selon lui n’a pas fait les bons choix dans la gestion de cette crise. « Si cela avait été un vrai conseil scientifique, on aurait fait des sondages dans quatre ou cinq endroits pour mesurer la cinétique de l’épidémie. On aurait eu des chiffres plutôt que des fantasmes », lance-t-il expliquant avoir été l’un des premiers à définir, grâce à des dépistages, que l’épidémie serait en forme « de cloche ».

La gestion de la crise a été selon lui parasitée par « les pieds nickelés » qui ont travaillé sur le Remdesivir, un antiviral envisagé comme traitement du Covid-19. “Il n’y en avait que pour le Remdesivir, s’insurge-t-il. Je n’ai jamais vu ça. La puissance de Gilead!” Didier Raoult réagit également à la polémique autour de l’étude controversée sur l’hydroxychloroquine publiée dans The Lancet. Cette publication avait entraîné l’interdiction de l’utilisation de la molécule contre le covid-19.

 

“La plus grande faute gouvernementale ne concerne pas les décisions sur la chloroquine. Ils ont été embarqués dans une histoire dont ils n’arrivaient plus à se sortir, dans l’émotion, ils étaient dans la surréaction. En revanche, on a fait tout l’inverse de ce que l’on doit faire dans le traitement des maladies infectieuses”, conclut Didier Raoult.

«il faut lever toutes les interdictions» (Professeur Antoine Flahault)

«il faut lever  toutes les interdictions» (Professeur Antoine Flahault)

Épidémiologiste, le PAntoine Flahault dirige l’Institut de santé globale à l’université de Genève. Il recommande dans le Figaro  la mise en œuvre d’une stratégie de réduction des risques pour accompagner la suppression des dernières contraintes.

- 211 cas de Covid-19 ont été rapportés en France le 8 juin. Peut-on dire que la fin de l’épidémie est proche?

Antoine FLAHAULT. - Avec un nombre de nouveaux cas qui oscille entre 200 et 500 par jour, la décrue est claire et confirmée. Mais la veille sanitaire ne voit qu’une petite partie des contaminations (une sur dix, selon une étude menée avec mon équipe à Genève). La fourchette se situe donc probablement entre 2000 et 5000 infections quotidiennes. Or cela signifie tout de même, en appliquant un taux de mortalité de 1 %, que le coronavirus causerait encore 20 à 50 morts chaque jour.

C’est plus que toutes les maladies infectieuses réunies (hors sida), beaucoup plus que les accidents de la route (8 décès par jour) .

 

Il faut des outils dévaluation pour la biodiversité

Il faut des outils dévaluation pour la  biodiversité

Le  Club des entreprises pour une biodiversité positive (Club B4B+), appellent à la mise en place de métriques quantitatives de la biodiversité, d’outils d’évaluation de l’empreinte biodiversité et d’objectifs scientifiques mesurables à tous niveaux pour faire face au déclin alarmant de la biodiversité.

 

La décennie qui s’achève se sera malheureusement soldée par l’échec tragique de la plupart des Objectifs d’Aichi pour la période 2011-2020 [adoptés par les parties à la Convention sur la diversité biologique en octobre 2010, Ndlr] et le constat sans appel de l’Evaluation mondiale de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services éco systémiques (IPBES), qui révélait en mai 2019 que le déclin de la nature se poursuit à un rythme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Le Congrès mondial de la Nature, organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Marseille, puis la COP15 de la Convention sur la diversité biologique (CDB) en Chine -tous deux reportés au premier trimestre 2021-doivent nous permettre d’entrer dans le temps de la biodiversité.

Nous sommes persuadés que le secteur privé peut et doit jouer un rôle clé dans la concrétisation à la fois de la vision 2050 de la CBD pour « vivre en harmonie avec la nature », et des Objectifs de développement durable (ODD) – en particulier des ODD 14 et 15 concernant la biodiversité. Pour ce faire, et afin qu’advienne le « New Deal » pour la nature et les hommes, il est essentiel que nous mesurions notre impact sur la biodiversité et que nos objectifs en matière de biodiversité soient en capacité de rejoindre les scénarios proposés par la communauté scientifique et retenus par la communauté internationale.

La tonne équivalent CO2 a joué un rôle déterminant dans la prise de conscience des enjeux liés au changement climatique. Cette métrique a constitué un levier incontestable dans la mise en œuvre d’actions d’atténuation du changement climatique. Des métriques comparables, autrement dit des métriques quantitatives décrivant l’état de la biodiversité, largement utilisées et accessibles à tous, consensuelles sur le plan scientifique et pouvant être agrégées ou désagrégées à de multiples niveaux de granularité, sont nécessaires pour répondre efficacement à l’enjeu de la perte de biodiversité. Associées à des analyses qualitatives, de telles métriques sont indispensables aux États, aux entreprises et aux institutions financières désirant évaluer leurs impacts, démontrer des gains de biodiversité et piloter leur action opérationnelle.

 

Coronavirus : « il faut tester tout de suite (Douste-Blazy ) »

Coronavirus : « il faut tester tout de suite (Douste-Blazy ) »

 

Invité d’Europe 1, dimanche, l’ancien ministre de la Santé, cardiologue, épidémiologiste et professeur de médecine a affirmé « qu’il y a suffisamment de tests à la seule condition de guider les équipes mobiles de dépistage » vers les territoires où l’on sait que le coronavirus sévit davantage. Mulhouse, les Hauts-de-France, Lyon, les 18e et 19e arrondissements de Paris… « C’est en ciblant la population puis en séparant vers des hôtels thérapeutiques que l’on va casser l’épidémie », ajoute-t-il.

Prenant l’exemple de la Corée du Sud, « remarquable dans le traitement de la première vague », mais commençant à faire l’expérience d’une deuxième, l’ancien ministre a affirmé la nécessité de mettre en place « une stratégie importante basée sur les tests, l’isolement et les masques. »

y qui ajoute qu’il est « extrêmement important que nous ayons suffisamment de masques le plus rapidement possible » pour que les Français ne se contaminent pas une fois déconfinés. « Il suffit de voir les résultats à Hong Kong, au Vietnam ou à Taïwan », ajoute-t-il.

«Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Crise: «Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Il s’est fait l’ardent défenseur des compétences des communes et des intercommunalités face à l’État pour prendre en charge les pénuries. «Il se trouve que l’État n’a pas la faculté de prévoir ce qui est inédit, ce qui est bouleversant, et qu’il prépare trop souvent les guerres d’autres fois. Donc il va falloir se poser la question de la société française. Est-ce qu’on doit toujours considérer que l’intervention d’une collectivité locale est bizarre ?», a-t-il interrogé alors que de plus en plus de maires prennent les devants, en fournissant des masques à leurs concitoyens.

D’ailleurs pour sa ville, le maire de Pau a assuré avoir commandé 500 000 masques. «Nous avons décidé de commander ces masques que nous faisons fabriquer par des entreprises locales qui ont assuré l’agrément biologique. Le total est pour le mois de juin. On en distribuera à tous ceux qui en ont besoin, gratuitement, mais on va demander à ceux qui le peuvent une contribution qui correspond au prix du masque», a-t-il détaillé.

Il n’a pas attendu la réponse de l’État. «Dès la première minute, j’ai réuni les personnels soignants et les spécialistes de santé. On s’est mis à la chasse aux masques et on en a trouvé beaucoup qui avait été distribués lors de la grippe H1N1. Tout le monde avait oublié qu’ils étaient là, y compris l’État», a-t-il rappelé. Par ailleurs, François Bayrou estime que les masques devraient être rendus obligatoires dans les transports en commun, tout comme Anne Hidalgo. La maire socialiste de Paris souhaite les rendre obligatoires aux heures de pointe.

Et le centriste de louer un peu plus l’organisation fédéraliste allemande : «L’organisation centrée sur l’État montre qu’elle n’est pas adaptée. En Allemagne par exemple, on voit que l’impact du virus sur la population est plus faible que chez nous. Il y a eu une anticipation plus grande et puis il y avait l’initiative locale, régionale…». Sur l’ouverture des écoles et des crèches le 11 mai notamment, le maire de Pau estime que ce doit «être la responsabilité partagée des directeurs d’école et des municipalités qui en ont la responsabilité.» Quant aux enseignants qui voudraient faire jouer leur droit de retrait, François Bayrou leur adresse sa réprobation. «Ce ne serait pas civique», a jugé l’ancien ministre de l’Éducation nationale de François Mitterrand, puis Jacques Chirac.

Emprunts massifs de la France « Il faudra cet argent » (gouverneur de la Banque de France)

Emprunts massifs de la France « Il faudra cet argent » (gouverneur de la Banque de France)

Alors que des illuminés comme Alain Minc , conseiller des princes (qui a tout dit et le contraire aussi ) propose le concept de dette illimitée et perpétuelle, le gouverneur de la Banque de France rappelle à la réalité en indiquant que les emprunts devront bien entendu être remboursés. (Interview dans le JDD)

 

Comment l’Etat pourra-t-il se désendetter?
La France va sortir de ce choc avec une dette publique accrue d’au moins 15 points de PIB, à 115%. Dans la durée, il faudra rembourser cet argent. Le retour de la croissance par notre travail y contribuera. Les précédents dans l’histoire peuvent aussi conduire à cantonner la dette liée au coronavirus, pour ne la rembourser que dans plus longtemps. Mais nous devrons également, sans freiner la reprise à court terme, traiter ensuite ce qui était déjà notre problème avant la crise : pour le même modèle social que nos voisins européens, nous dépensons beaucoup plus. Donc il faudra viser une gestion plus efficace, d’autant que les Français ne souhaitent pas payer plus d’impôts. L’Allemagne peut répondre massivement au choc actuel parce qu’elle a su diminuer sa dette quand cela allait mieux.

 

Le président de la République a fixé le début du déconfinement  au 11 mai. Les entreprises anticipent-elles cette date pour redémarrer?
Le déconfinement sera progressif, mais il devrait être une bonne nouvelle, non seulement sur le plan économique mais aussi pour le vivre ensemble de notre pays. Il y a déjà une tendance graduelle à la reprise dans l’industrie, elle va s’amplifier. Le 11 mai, nous ne passerons cependant pas d’un coup à une reprise normale. Ce sera un acte 2, où il faudra faire grandir en même temps la confiance sanitaire et la confiance économique, pour les entrepreneurs comme pour les salariés.

A-t-on atteint le point bas de la récession?
Nous sommes très prudents sur l’effet global. Actuellement, chaque quinzaine de confinement entraîne une baisse de la croissance annuelle d’environ 1,5 point et presque autant en matière de déficit budgétaire supplémentaire. Mais nous ne connaissons pas encore la durée de l’acte 2 jusqu’à la reprise complète.

Cette crise est-elle encore pire que vous ne l’imaginiez?
Personne ne l’imaginait, à vrai dire : elle est totalement inédite dans sa nature, et plus violente que les crises précédentes. La France devrait connaître en 2020 une chute du PIB d’au moins 8%. Selon le Fonds monétaire international, le choc économique est très sévère partout, y compris dans les pays moins touchés par la pandémie comme le Japon, le Canada ou l’Allemagne. Si nous gérons bien la suite, le choc peut rester temporaire. Il faut être prudent, mais le FMI prévoit que la France pourrait retrouver l’an prochain une croissance forte à + 4,5%.

Si la reprise est très lente, ne faudra-t-il pas prolonger les aides versées par l’Etat ?
Les leçons de la crise de 2008 ont été retenues : les gouvernements ont agi cette fois très vite, très fort et de façon convergente. L’Etat ne peut pas tout compenser mais joue un rôle d’amortisseur majeur : l’intervention publique massive a absorbé au moins les deux tiers du choc et réduit d’autant son impact pour les ménages et les entreprises. Son rôle protecteur devrait diminuer au fur et à mesure de la reprise dans les différents secteurs. D’autant que, bien sûr, cet amortisseur collectif devra être payé dans le futur.

Le nombre d’entreprises demandant des prêts garantis par l’Etat (PGE) augmente-t-il encore?
Selon nos derniers chiffres, les banques ont enregistré 290.000 demandes de prêts pour un montant de 55 milliards d’euros. Le succès s’amplifie : on est à 20.000 demandes supplémentaires par jour. Autre élément favorable : les bénéficiaires des PGE sont surtout des TPE de moins de 10 salariés, qui représentent près de 90% des décisions et plus de la moitié des montants. Sans surprise, les premiers secteurs concernés sont le commerce et l’hébergement-restauration.

Certaines entreprises ne manquent-elles pas de fonds propres?
Le PGE est conçu pour soulager toutes les entreprises dont les problèmes de trésorerie sont provoqués par la crise du coronavirus. Pour la petite minorité qui avait des difficultés avant, il y a d’autres dispositifs spécifiques en cours de renforcement. A l’avenir, il faudra voir si toutes les entreprises retrouvent la capacité financière pour rembourser leur prêt. On pourrait envisager, au cas par cas, notamment pour les secteurs les plus durablement touchés, que les reports de charges fiscales et sociales deviennent des abandons, voire imaginer des apports en quasi-fonds propres. Mais il faudra être pragmatique et sélectif car il s’agit d’argent public.

L’enveloppe de 110 milliards d’euros mobilisée par le gouvernement suffira-t-elle?
Il est trop tôt pour le dire. Cela dépendra de notre perte économique en PIB, et donc de la façon dont vont se dérouler les redémarrages graduels d’activité. Cela dépendra aussi de nos partenaires européens et mondiaux : si leurs économies mettent du temps à repartir, nous exporterons moins vers eux et cela augmentera le coût.

Les banques et assureurs jouent-ils pleinement leur rôle de soutien à l’économie?
Cette bataille, nous la gagnerons tous ensemble. Les banques françaises sont heureusement solides, grâce notamment aux réformes imposées depuis 2008. Nous constatons globalement qu’elles font leur travail et que les salariés de leurs agences, partout en France, sont très mobilisés. S’il reste des erreurs, la médiation du crédit de la Banque de France est alors là, dans chaque département, pour les corriger. De leur côté, les assureurs ont annoncé qu’ils augmentaient leurs efforts. En revanche, nous attendons clairement que les assureurs-crédit, qui garantissent le paiement des factures des PME, se mobilisent davantage.

Comment inciter les donneurs d’ordre à payer vite leurs fournisseurs ?
Malgré le bouclier de trésorerie mis en place par le gouvernement et la Banque centrale, certaines entreprises ont eu la tentation d’améliorer leur situation en pénalisant leurs fournisseurs. C’est une grave erreur, qui pourrait entraîner des défaillances en chaîne. Nous avons donc créé un comité de crise avec Bruno Le Maire, pour rappeler à l’ordre les acteurs aux comportements anormaux. Nous donnerons des noms s’il le faut mais, après nos craintes du mois de mars, cela semble aller mieux. Nous avons même cité jeudi l’exemple de dix entreprises solidaires.

Après la fin du chômage partiel, faut-il s’attendre à une montée du chômage?
Le choc du coronavirus frappe la France et tous les acteurs économiques. Mais les salariés sont dans l’ensemble relativement moins touchés grâce au dispositif de chômage partiel. Leur consommation baisse aujourd’hui nettement plus que leurs revenus. Ceux qui le peuvent accumulent donc une épargne qui devrait être demain un réservoir d’achats, et donc de croissance. Il faudra pour cela que les consommateurs soient rassurés sur le plan sanitaire. Il faudra parallèlement être attentifs, secteur par secteur, à la situation de chaque entreprise. Et réserver l’éventuel argent public à celles qui en auront vraiment besoin en évitant les effets d’aubaine ou les échecs coûteux.

L’immobilier a subi un coup d’arrêt. Quand et comment va-t-il repartir?
La construction est l’un des secteurs qui a le plus souffert avec une chute de 75% de son activité à la fin mars. Les dispositifs de protection négociés dans le secteur devraient permettre son redémarrage progressif. De son côté, la demande de logements des ménages sera soutenue par un facteur favorable : nous devrions garder des taux d’intérêt très bas pendant les prochaines années car l’inflation va rester faible (moins de 1% en France en 2020 comme en 2021).

Les Français épargnent-ils encore plus que d’ordinaire?
Selon nos premières estimations sur le premier trimestre 2020, leur épargne financière, nette des crédits, a déjà augmenté d’une trentaine de milliards de plus que la tendance habituelle. Ce mouvement semblerait correspondre à l’épargne supplémentaire d’environ 20% des revenus du mois de mars.

Les paiements en cash régressent-ils?
On constate une érosion progressive du recours au cash depuis plusieurs années. Mais il ne va absolument pas disparaître. Le libre choix des citoyens entretient leur confiance dans la monnaie. Au passage, je veux répondre à deux craintes : les billets de banque ne sont pas plus porteurs de virus que d’autres objets, et les distributeurs sont normalement approvisionnés et le resteront durablement. Pour autant, les paiements par carte, et notamment ceux sans contact dont le plafond vient d’être porté à 50 euros, vont continuer à augmenter.

Que doit-on faire pour accélérer la reprise?
Pour maximiser la croissance, il faut d’abord restaurer la confiance, pour que les ménages consomment et que les entreprises continuent d’investir et d’embaucher comme elles le faisaient depuis quatre ans. Un des accélérateurs de croissance passerait par des programmes d’investissement publics européens. Cela permettrait d’augmenter nos capacités de production et de renouer avec nos priorités de long terme comme la lutte contre le changement climatique.

Quel peut être le rôle de l’Europe?
Regardons nos atouts communs : un modèle social européen qui évite les 22 millions de licenciements qu’on voit aux États-Unis en trois semaines ; l’euro qui permet aux Etats dont l’Italie de financer leurs besoins actuels à bas coût. Pour la reprise, le principe d’un fonds de relance proposé par la France est acté : restera à déterminer son montant et son financement. L’Europe est frappée ensemble ; elle s’en sortira ensemble.

La BCE doit-elle faire encore plus?
Nous avons fait déjà énormément! Jusqu’à 4.000 milliards de liquidités cette année pour aider l’économie européenne à tenir le choc. Pour l’avenir, l’inflation restant au-dessous de notre cible de 2%, nous devrions maintenir des taux très bas et des liquidités très abondantes. Et s’il fallait faire plus pour remplir le mandat de stabilité des prix que nous ont confié les traités, en toute indépendance, alors nous ferons plus.

Que retenez-vous des réunions du FMI et du G20 auxquelles vous avez participé?
Ces réunions, tenues à distance, ont été empreintes de gravité. A temps exceptionnels, mesures exceptionnelles : la réaction de tous les pays avancés, dont la France, a été saluée. Les actions extraordinaires déployées par la BCE et la Federal Reserve américaine ont été les bonnes. Les organisations internationales se sont aussi mobilisées pour dégager de nouveaux crédits rapides pour les pays en développement. Il a en outre été décidé un moratoire du service de la dette des pays les plus pauvres. Mais nous ne sommes pas sortis d’affaire. Les défis et les risques restent extrêmement forts, et ils nécessitent plus de solidarité : pour dire les choses clairement, le gouvernement américain actuel a donné un mauvais signal en suspendant sa contribution à l’OMS, et en s’opposant à des droits de tirages spéciaux supplémentaires pour le FMI.

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