Archive pour le Tag 'il'

Santé–UE : le colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

Santé--UE : le  colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

Le E171, composé de particules de dioxyde de titane sous forme de poudre, est utilisé dans de nombreux produits alimentaires -confiseries, chewing-gums, pâtisseries, soupes ou plats cuisinés- pour ses propriétés colorantes (pigment blanc) et opacifiantes. Il sera interdit par l’union économique. Le problème c’est qu’il y en a encore 300 autres qui sont autorisés sur 7à 800 possibles.

Plus de 300 additifs alimentaires sont en effet autorisés dans l’Union européenne. Tous font l’objet d’une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Pourtant, des publications scientifiques jettent régulièrement le doute sur certains d’entre eux.

Le Conseil supérieur de la Santé belge considère le dioxyde de titane comme «cancérigène possible», et la France l’avait interdit l’année dernière comme additif alimentaire pour un an. Des chercheurs avaient établi qu’il pouvait provoquer des lésions pré-cancéreuses chez des rats. En France, l’UFC-Que Choisir avait regretté que cette interdiction ne concerne pas la présence du dioxyde de titane dans les médicaments mais aussi les cosmétiques, où il est également employé.

UE : le colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

 

Le E171, composé de particules de dioxyde de titane sous forme de poudre, est utilisé dans de nombreux produits alimentaires -confiseries, chewing-gums, pâtisseries, soupes ou plats cuisinés- pour ses propriétés colorantes (pigment blanc) et opacifiantes. Il sera interdit par l’union économique. Le problème c’est qu’il y en a encore 300 autres qui sont autorisés sur 7à 800 possibles.

Plus de 300 additifs alimentaires sont en effet autorisés dans l’Union européenne. Tous font l’objet d’une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Pourtant, des publications scientifiques jettent régulièrement le doute sur certains d’entre eux.

Le Conseil supérieur de la Santé belge considère le dioxyde de titane comme «cancérigène possible», et la France l’avait interdit l’année dernière comme additif alimentaire pour un an. Des chercheurs avaient établi qu’il pouvait provoquer des lésions pré-cancéreuses chez des rats. En France, l’UFC-Que Choisir avait regretté que cette interdiction ne concerne pas la présence du dioxyde de titane dans les médicaments mais aussi les cosmétiques, où il est également employé.

Après “Pandora Papers”, il faut une imposition de l’ensemble des patrimoines (Thomas Piketty )

Après  “Pandora Papers”, il faut une imposition de l’ensemble des patrimoines (Thomas Piketty ) 

L’économiste propose  la mise en place d’un cadastre financier public et d’une imposition minimale de l’ensemble des patrimoines.( Le Monde, extrait)

Tribune

 

Après « LuxLeaks » en 2014, les « Panama Papers » en 2016, les « Paradise Papers » en 2017, les révélations des « Pandora Papers », issues d’une nouvelle fuite de 12 millions de documents provenant de la finance offshore, montrent à quel point les plus fortunés continuent d’échapper à l’impôt. Contrairement à ce qui est parfois avancé, aucun indicateur fiable ne permet de dire que la situation se soit améliorée au cours des dix dernières années. Avant l’été, le site ProPublica avait révélé que les milliardaires américains ne payaient quasiment aucun impôt par comparaison à leur enrichissement et à ce que paie le reste de la population. D’après Challenges, les 500 premières fortunes françaises ont bondi de 210 milliards d’euros, à plus de 730 milliards, entre 2010 et 2020, et tout laisse à penser que les impôts acquittés par ces grandes fortunes (information somme toute assez simple mais que les pouvoirs publics se refusent toujours à publier) ont été extrêmement faibles. Doit-on se contenter d’attendre les prochaines fuites, ou bien n’est-il pas temps que les médias et les citoyens formulent une plate-forme d’action et mettent la pression sur les gouvernements pour résoudre la question de façon systémique ?

Le problème de fond est que l’on continue, en ce début de XXIe siècle, à enregistrer et à imposer les patrimoines sur la seule base des propriétés immobilières, en utilisant les méthodes et les cadastres mis en place au début du XIXe siècle. Si l’on ne se donne pas les moyens de changer cet état de fait, alors les scandales continueront, avec, à la clé, le risque d’un lent délitement de notre pacte social et fiscal et la montée inexorable du chacun pour soi.

Capacité contributive

Le point important est que l’enregistrement et l’imposition des patrimoines ont toujours été étroitement liés. D’abord parce que le fait d’enregistrer sa propriété procure au propriétaire un avantage (celui de bénéficier de la protection du système légal), et ensuite parce que seule une imposition minimale permet de rendre l’enregistrement véritablement obligatoire et systématique. Ajoutons que la détention d’un patrimoine est aussi un indicateur de la capacité contributive des personnes, ce qui explique pourquoi l’imposition du patrimoine a toujours joué un rôle central dans les systèmes fiscaux modernes, en complément de l’imposition pesant sur le flux de revenus (flux qui peut parfois être manipulé à la baisse, en particulier pour les patrimoines très élevés, comme l’a montré ProPublica).

« Immigration » : il faut tout revoir d’après Manuel Valls

  »Immigration » : il faut tout revoir d’après Manuel Valls

 

 

À son tour Manuel Valls met les pieds dans le plat de la problématique migratoire. Il est clair que désormais Zemmour  notamment a installé le thème dans la campagne électorale de 2022. «Les républicains des deux rives» doivent proposer une réforme drastique de l’immigration, notamment la suspension du regroupement familial et du droit à l’admission sur le territoire pour les conjoints étrangers, s’ils ne veulent pas que les Français se détournent d’eux à l’élection présidentielle de 2022, argumente l’ancien premier ministre.

L’ennui c’est que cette question est largement instrumentalisée par notamment les extrêmes. À gauche on fait valoir les droits de l’homme et les principes de liberté quand au contraire à l’extrême droite on multiplie à l’excès les conséquences néfastes d’une immigration non contrôlée.

Du coup la question prend surtout une dimension idéologique et s’éloigne des vraies réalités que connaissent nombre de Français. On notera quand même que sur cette question Macron lui-même a opéré un virage avec une réduction assez sensible du nombre de visas accordés pour le Maghreb. Entre l(hystérisation   du phénomène et son ignorance il y a sans doute un chemin que les partis politiques devront emprunter pour ne pas se discréditer.

Transition écologique: il temps de passer à la phase concrète

Transition écologique: il temps de passer à la phase concrète

Philippe Mudry estime qu’il est en d’aller au-delà des approches macro environnementales pour passer au concret ( dans l’Opinion)

 

Pour illustrer l’urgence climatique, pouvait-on imaginer été plus convaincant ? Coincé sous une cloche de chaleur, l’Ouest américain n’a été plusieurs semaines qu’un vaste brasier ; et tandis que le Sud de l’Europe voyait ses forêts dévorées par les flammes, des inondations sans précédent stupéfiaient par leur ampleur l’Allemagne et le Bénélux, impuissants malgré leur richesse. Partout, l’actualité est rythmée par les événements extrêmes, révélant crûment l’impréparation des Etats comme des simples citoyens. Il ne suffit pas de couler dans le bronze de la loi européenne l’obligation de neutralité carbone d’ici 2050, et de proclamer des objectifs datés pays par pays, pour affronter efficacement le péril. Encore faut-il que la société suive. Les entreprises s’y mettent à peine ; quant aux citoyens, leur en donne-t-on les moyens ? Assurément pas !

Pour l’heure, qui sait que, comme le souligne l’économiste Jean Pisani-Ferry, « la transition écologique va être brutale, bien plus que l’on imaginait » ? Quelle publicité a-t-elle été faite du rapport Blanchard-Tirole, deux des plus éminents économistes mondiaux, sur le coût réel de la transition et ses conséquences sociales (lire notre chronique du 30 juin) ? La vérité est que, pour user de la terminologie des économistes, si les travaux macro-climatiques abondent, leurs applications « micro » manquent largement. Dès lors, chacun espère qu’il pourra s’accommoder progressivement de la contrainte climatique, à grands coups d’aides financières à une « transition verte » parée de toutes les vertus.

 

 Or comme élus grecs ou allemands l’ont constaté douloureusement, c’est toute la politique d’aménagement territoriale, de construction et d’investissements publics qui est à revoir, de fond en comble et sans délai aucun ! Pour chaque citoyen, les choix à anticiper sont tout aussi proches, radicaux et globaux. De nombreux investissements domestiques, effectués aujourd’hui sans information suffisante, seront obsolètes demain. Quel impact du climat sur ma propriété ? Quelle chaudière acheter, et à quel horizon ? Quand changer ma voiture et avec quelles caractéristiques ? Quelles modifications envisager dans mon mode de logement ? de travail ? d’assurances ? d’épargne ? Quelles augmentations à prévoir, dont personne ne parle mais auquel chacun se doute qu’il n’échappera pas : coût des grands services publics, des taxes carbone ou autres impôts-climat ?

Gageons qu’une bonne part de la persistante sur-épargne actuelle n’a d’autre cause que l’inquiétude non exprimée des Français devant la transition à financer, dont aucun politique n’a le courage de parler sérieusement, écologistes compris. S’il veut y mettre un frein, le gouvernement serait bien inspiré d’élaborer un plan d’information massif et détaillé, une feuille de route pratique et citoyenne, relevant les étapes et les investissements à prévoir, les erreurs à ne plus commettre, et sans sous-estimer les sujets fiscaux qui fâchent. Pourquoi le haut-commissariat au Plan, dont c’est la mission après tout, ne trouverait-il pas dans une « coordination prospective » des efforts nationaux matière à un travail de fond sur le combat climatique, qui brille toujours par son absence au bilan de François Bayrou ?

Climat : avec le rapport du GIEC, il est impératif d’agir dès maintenant

Climat : avec le rapport du GIEC,  il est impératif d’agir dès maintenant

 

 

Le dernier rapport du GIEC est la plus importante contribution scientifique sur le climat. C’est elle qui sera prise en compte lors du prochain grand sommet réunissant les dirigeants du monde entier. Par Eddy Pérez, Université de Montréal (*)

Le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a présenté lundi 9 août le premier des trois rapports attendus d’ici 2022 dans le cadre de son sixième cycle d’évaluation du climat. Ces textes présentent la plus importante contribution sur l’état des connaissances actuelles sur la crise climatique, ses origines, ses causes, ses impacts, et les mesures de réponse à notre disposition.

Il s’agit d’un exercice rigoureux qui se tient à tous les cinq à six ans. Le rapport publié lundi a été approuvé par 234 auteurs et 195 gouvernements. C’est la plus importante contribution scientifique sur le climat et c’est elle qui sera prise en compte lors de la COP26 — ce grand sommet climatique qui aura lieu à Glasgow en novembre 2021. En 2022, le GIEC publiera deux autres rapports qui porteront sur les impacts des changements climatiques et sur les possibilités d’atténuation.

Essentiellement, ce rapport donne raison aux militants et activistes du climat, ainsi qu’à tous ces représentants des pays du Sud qui, en 2015, ont fortement insisté pour que les États membres de la Convention climatique de l’ONU s’engagent à garder la hausse des températures bien en deçà de deux degrés Celsius et, de préférence, à 1,5 degré Celsius, tel que stipulé dans l’Accord de Paris

Je suis directeur de la diplomatie climatique internationale du Réseau action climat Canada. Chargé de cours à l’Université de Montréal, j’enseigne la justice climatique et la coopération internationale. J’analyse et je suis les négociations climatiques internationales, surtout en ce qui concerne les obligations et responsabilités climatiques du Canada à l’échelle internationale, l’implantation des plans climatiques à l’échelle domestique et la finance climatique internationale.

Bien qu’une augmentation de la température de 1,5 °Celsius ait des conséquences bien pires que celles que l’on observe aujourd’hui, une telle hausse serait bien plus désastreuse à 2 °Celsius. Et le scénario deviendrait plus dangereux — et injuste pour les populations du Sud — si la température continuait d’augmenter au-delà des deux degrés Celsius. D’ailleurs, les vagues de chaleur extrêmes que le Canada et l’Amérique du Nord ont vécues cet été sont aujourd’hui 150 fois plus probables que depuis la fin du XIXe siècle.

Les conclusions de ce rapport permettent au GIEC d’être plus clair et plus incisif sur le lien direct entre l’activité humaine et le réchauffement climatique actuel. Le GIEC montre comment l’activité humaine a provoqué l’accélération du rythme du réchauffement au cours des quatre dernières décennies par rapport aux 80 années précédentes.

Image du Sommaire des décideurs (SPM.2) : Contributions évaluées au réchauffement observé en 2010-2019 par rapport à 1850-1900. a) : Réchauffement climatique observé (augmentation de la température de la surface de la planète) et sa plage très probable {3.3.1, encadré 2.3}. b) : Preuves issues des études d’attribution, qui synthétisent les informations provenant des modèles climatiques et des observations. Le panneau montre les changements de température attribués à l’influence humaine, aux changements dans les concentrations de gaz à effet de serre, aux aérosols, à l’ozone et au changement d’affectation des terres, aux facteurs solaires et volcaniques, et à la variabilité climatique interne. c) : Preuve de l’évaluation du forçage radiatif et de la sensibilité du climat. Le panneau montre les changements de température dus aux différentes composantes de l’influence humaine, notamment les émissions de gaz à effet de serre, les aérosols et leurs précurseurs, les changements d’affectation des terres et les traînées de condensation des avions. Les estimations tiennent compte à la fois des émissions directes dans l’atmosphère et de leur effet, le cas échéant, sur d’autres facteurs climatiques. Pour les aérosols, les effets directs (par rayonnement) et indirects (par interaction avec les nuages) sont pris en compte {6.4.2, 7.3}. IPCC (2021) Figure SPM.2

Nous pouvons constater nos empreintes digitales sur le système climatique. La science est en mesure de démontrer comment le réchauffement climatique actuel a rendu plus probables les incendies, inondations, tempêtes et vagues de chaleur que nous ressentons présentement. Nous vivons donc dans une planète avec un système climatique que nous avons altéré et qui est désormais moins stable.

L’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie, une grande partie de l’Amérique latine, l’Afrique australe occidentale et orientale, la Sibérie, la Russie et toute l’Asie connaissent déjà des températures extrêmes. L’accélération des changements dans les océans, les glaciers et les niveaux de la mer sont parmi les symptômes les plus visibles et les plus dramatiques de la crise climatique. Cette accélération se poursuivra même si le réchauffement causé par nos activités s’arrête.

Chaque augmentation de température, si petite soit-elle, aura des incidences sur la fréquence et l’intensité des phénomènes extrêmes. Ces derniers sont amplifiés avec chaque augmentation supplémentaire du réchauffement planétaire.

Changements prévus dans l’intensité et la fréquence des températures extrêmes sur terre, des précipitations extrêmes sur terre, et des sécheresses agricoles et écologiques dans les régions sèches. IPCC (2021)

S’il est vrai que certains changements dans le climat sont irréversibles, nous avons toujours le choix de mettre de l’avant des solutions audacieuses et responsables afin de protéger les populations des impacts les plus dévastateurs de cette injuste crise.

C’est d’ailleurs le message principal du Secrétaire général des Nations unies à la suite de la publication du rapport : « La viabilité de nos sociétés dépend des dirigeants des gouvernements, des entreprises et de la société civile qui exigeront des politiques, des actions et des investissements qui limiteront la hausse des températures à 1,5 °Celsius. »

Les différents scénarios

En 2015, les pays membres de la convention climat de l’ONU se sont donnés comme objectif de limiter l’augmentation de la température d’ici la fin du siècle à 2 °Celsius. Ils se sont aussi engagés à faire tout ce qui est possible pour que cette limitation ne dépasse pas la barre du 1,5 °Celsius.

Dans son rapport, le GIEC présente cinq scénarios différents pour illustrer comment les émissions peuvent augmenter pendant le reste du siècle. Dans tous ces scénarios, nous pourrions atteindre 1,5 °Celsius d’ici vingt ans. Cependant, dans les scénarios où les émissions seraient plus élevées, nous dépasserons plus rapidement l’objectif du 1,5 °Celsius au cours du siècle.

Changements prévus dans l’intensité et la fréquence des températures extrêmes sur terre, des précipitations extrêmes sur terre, et des sécheresses agricoles et écologiques dans les régions sèches. IPCC (2021)

En revanche, pour le scénario d’émissions le plus faible, le GIEC suggère que les températures augmenteront d’un peu plus de 1,5 °Celsius, avant de redescendre à la fin du siècle, à mesure que le carbone sera éliminé de l’atmosphère — ce qui est compatible avec l’objectif ultime de l’Accord de Paris.

Atteindre la carboneutralité

Le GIEC a donc confirmé l’importance de réduire rapidement les émissions de CO2, ainsi que celles des autres gaz à effet de serre pendant cette décennie et de paver la voie pour atteindre la carboneutralité vers 2050. Rien ne peut remplacer la réduction des émissions de gaz à effet de serre à la source.

 

S’il est vrai que les puits de carbone naturels — des réservoirs qui captent et stockent le carbone atmosphérique, comme les puits océaniques, la biosphère, les forêts et les tourbières — sont importants pour nous aider à atteindre le reste du chemin vers la carboneutralité, la quantité de carbone pouvant être absorbé par les écosystèmes et les océans est très limitée. Le GIEC émet même des réserves sur l’utilisation des technologies d’élimination de carbone artificielles qui peuvent avoir des incidences négatives importantes sur la qualité et la quantité de l’eau, la production alimentaire et la biodiversité.

Émissions anthropiques cumulées de CO₂ absorbées par les puits terrestres et océaniques d’ici 2100 selon les cinq scénarios illustratifs. IPCC (2021)

Limiter la hausse de température à 1,5 °Celsius ne sera pas facile. Mais, plus nous dépassons ce seuil, plus nous sommes exposés à de futurs risques imprévisibles et graves avec des points de bascule qui peuvent se produire à l’échelle mondiale et régionale. Le Secrétaire général de l’ONU a déclaré qu’aucune nouvelle centrale au charbon ne doit être construite après 2021. Il va sans dire que devons éliminer progressivement le charbon existant d’ici 2030, et tous les autres pays doivent suivre d’ici 2040 et mettre fin à toute nouvelle prospection et production de combustibles fossiles.

Le rôle du Canada

Le Canada doit réviser son plan climatique afin de s’assurer qu’il soit compatible avec cet objectif de réduction. Le pays n’atteindra pas ses objectifs climatiques sans un engagement clair visant à mettre fin à toute expansion du secteur pétrolier et gazier.

En 2018, le GIEC a d’ailleurs estimé que pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °Celsius, la production pétrolière mondiale devait diminuer d’ici 2030 de 37 % sous les niveaux de 2010 et de 87 % d’ici 2050.

Malgré ces conclusions claires, le Canada prévoit toujours une production de pétrole et de gaz bien plus importante en 2050 qu’en 2019. À lui seul, le secteur pétrolier pourrait émettre jusqu’à 200 Mt de CO2 le jour où il est censé atteindre la carboneutralité.

Le Canada est responsable de 2 % des émissions mondiales en moyenne, mais selon ses projections actuelles, son expansion pétrolière et gazière devrait épuiser jusqu’à 16 % du budget carbone mondial. Tout scénario qui mène donc à l’expansion des énergies fossiles pourrait tout simplement détruire notre planète telle qu’on la connait.

Les données présentées dans ce premier rapport du GIEC sont bouleversantes. Désormais, chaque tonne d’émissions, chaque fraction de degré aura un impact direct sur notre santé et notre sécurité.

Cependant, tant et aussi longtemps qu’il le sera possible, nous devons faire tout ce qui est nécessaire pour nous protéger et protéger les gens qu’on aime des pires impacts des changements climatiques.

_____

(*) Par Eddy Pérez, Lecturer, certificat en coopération internationale, Université de Montréal

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

 

AFGHANISTAN: Le Royaume-Uni veut accueillir 20.000 réfugiés quand il en viendra plusieurs centaines de milliers !

AFGHANISTAN: Le Royaume-Uni eut accueillir 20.000 réfugiés quand il en viendra plusieurs centaines de milliers !

 

 

Boris Johnson comme d’autres dirigeants occidentaux se réveillent et se dit prêt à accueillir à long terme jusqu’à 20 000 réfugiés avec dans un premier temps 5000 la première année. Une proposition un peu surréaliste car il est vraisemblable qu’il y aura  plusieurs centaines de milliers de candidats afghans qui voudront se réfugier au Royaume-Uni (Et beaucoup se retrouveront coincés en France).

« Nous avons une dette envers tous ceux qui ont travaillé avec nous pour faire de l’Afghanistan un endroit meilleur ces vingt dernières années. Beaucoup d’entre eux, en particulier les femmes, ont maintenant un besoin urgent de notre aide », a déclaré le Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Mais l’immobilisme de Boris Johnson a été même critiqué dans les rangs des conservateurs. Comme pour se rattraper, Boris Johnson s’est entretenu avec le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, plaidant pour une « approche unifiée ». Il souhaite organiser une rencontre virtuelle des dirigeants du G7 dans les prochains jours.

JO 2024 à Paris :pour les médailles, il y a encore du travail pour la France !

JO 2024 à Paris :pour les médailles,  il y a encore du travail pour la France !

intreview sur FranceInfo ( extrait)

 

 

Pour Claude Onesta, manager de la haute performance à l’Agence nationale du sport (ANS), certaines fédérations en retrait durant les Jeux de Tokyo, comme l’athlétisme, ont une organisation qui « ne produit plus ses effets ».  »On va les accompagner de manière plus directive », a-t-il prévenu dans la perspective des JO 2024 de Paris.

Quel bilan tirez-vous de ces JO de Tokyo ?

Claude Onesta : Il y a des belles surprises et des déceptions. Il y a des choses qu’on voyait arriver. Il y a les fédérations dont les organisations liées à la performance sont opérationnelles. Il y a une deuxième population de fédérations qui réussissent, mais pourraient mieux faire. Il faut que ceux qui faisaient cinq médailles soit capables d’en faire huit ou dix, et que ceux qui en font zéro puissent en faire une ou deux. Le système sur lequel est organisé certaines autres fédérations ne produit plus ses effets. En athlétisme par exemple, le fait que le résultat soit faible va obliger à un bilan sans concessions. Pour ces dernières, on va les accompagner de manière plus directive. 

Que comptez vous mettre en place dans les trois ans qui viennent ?

Transformer la natation ou l’athlétisme en trois ans, ce n’est pas possible. Ce qui m’intéresse, c’est que ce travail débute, et ce qu’il faut, c’est qu’on ait une équipe qui travaille sur la réalisation à court terme pour les sportifs qui sont à proximité des médailles. Il ne faut pas garder les gens dans un même lot. Dans chaque fédération, je veux que des athlètes soient dans une cellule dédiée « performance 2024″ et qu’on puisse calculer des solutions pour qu’ils soient opérationnels pour les JO de Paris.

Avez-vous identifié précisément la génération 2024 susceptible de rapporter des médailles à Paris ?

Elle est là. Elle n’est pas forcément à Tokyo, elle est déjà dans les circuits de « perf » des fédérations. Si on arrive à transformer des médailles d’argent en médailles d’or, c’est qu’ils sont déjà au coeur de la performance, ce n’est pas impossible. Et il y a aussi ceux qui ont été quatrième ou cinquième, il y en a à peu près 25 aujourd’hui qui ont fini à ces places là, dont la proximité au podium est donc une réalité. Il faut qu’on arrive à les traiter de manière très spécifique pendant les trois ans à venir, pour les amener à un affinage qui va leur permettre de franchir le petit seuil supplémentaire qui pourrait permettre de comptabiliser les médailles.

«Il faut augmenter les prix de l’alimentation »

«Il faut augmenter les prix de l’alimentation »

Jérôme Foucault, cofondateur du groupe Cofigeo, ,le président d’Adepale, l’association des entreprises des produits alimentaires élaborés milite pour une augmentation des prix pour des raisons autant économiques qu’ écologiques. Une approche forcement un peu corporatiste aussi ( Interview dans l’opinion)

 

Adepale, l’association des entreprises des produits alimentaires élaborés (conserves, produits congelés, traiteur frais, salades, riz, légumes secs…) représente près de 400 établissements, 50 000 salariés directs et 70 000 salariés indirects. Des TPE, des PME, des ETI de toute nature, réparties sur 80 % du territoire français.

Adepale a quitté l’Ania, la grande association du secteur agroalimentaire, en juillet 2020. Pourquoi cette décision ?

Il y a trois ans, il y a eu une réforme des statuts de l’Ania. Plusieurs fédérations comme la nôtre ont estimé que leur point de vue était trop dilué. Ce que nous sommes, des entreprises ancrées dans les territoires, qui investissent de la valeur ajoutée localement, en maintenant centres de décision, savoir-faire, sites industriels et emplois, nous semblait disparaître derrière de grandes multinationales. Leur travail mérite le plus grand respect, mais nous promouvons une autre vision de l’industrie, plus européenne ! Or, ce qui fait la force et l’identité de notre industrie agroalimentaire, c’est sa diversité. C’est cela que nous défendons et nous ne retrouvions pas assez cette préoccupation dans l’Ania.

Quelle analyse faites-vous de la nouvelle mouture d’Egalim, portée par le député Grégory Besson-Moreau, qui vient d’être votée à l’Assemblée ?

Nous applaudissons la volonté des politiques d’améliorer les revenus des agriculteurs en général et d’impliquer les interprofessions, les organisations de producteurs, dans l’élaboration des indices de coûts. Bien sûr, cela mérite encore maturation, mais, chez nous, un élément comme le contrat triennal n’est pas une révolution ! Il est déjà largement pratiqué par nos industriels avec leur amont agricole des légumes, des fruits, du foie gras… La mise en place d’une interdiction de discrimination tarifaire entre les clients nous semble aussi positive. La proposition Besson-Moreau avait beaucoup de points insatisfaisants pour les entreprises à ses débuts, mais elle va désormais plutôt dans le bon sens avec des ajouts comme l’intangibilité des tarifs, la prise en compte des volumes dans les contrats concernant les marques de distributeurs. Il reste cependant des points à traiter, que peut-être le Sénat abordera, comme les pénalités logistiques imposées par la grande distribution. C’est devenu un centre de profit pour les distributeurs, c’est insidieux.

« Du Nutriscore aux emballages, des transitions agroécologiques aux chartes d’engagement, il y a encore beaucoup à faire »

Comment est-il possible de pacifier les relations entre les différents maillons de la chaîne alimentaire ?

Il n’y a qu’une solution : il faut accepter de voir les prix de l’alimentation augmenter. Cela resterait très relatif : dans le budget des ménages, elle ne représente qu’environ 12 %. C’est la condition d’une meilleure rémunération des agriculteurs, en maintenant le modèle de petites exploitations, près des territoires. Cela permettrait aussi de sécuriser les marges de tous les acteurs, d’investir, ce qui est la condition du dynamisme des filières, et aussi celle d’une sortie de la guerre des prix entre distributeurs qui détruit la création de valeur. C’est en fait un vrai choix de société. Pourquoi être si réticents à une inflation des produits alimentaires, alors que c’est un sujet capital, lié à la santé publique, à la souveraineté alimentaire et industrielle, et que c’est la condition de l’existence d’une pépite de la Nation ?

Comment vivez-vous l’agrobashing, pendant industriel de l’agribashing, récurrent en France ?

Le débat agroalimentaire y tourne autour de totems type « soda ou pâtes à tartiner », ce qui ne dit absolument rien de la qualité globale. Cela ne dit pas à quel point nous avons progressé ces quarante dernières années, et combien nous progressons encore. Du Nutriscore aux emballages, des transitions agroécologiques aux chartes d’engagement, il y a encore beaucoup à faire. Nous n’allons pas contre ce mouvement, mais l’accompagnons.

Culture «woke»Universités: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi aussi toutes les lettres et les sciences

Culture «woke»Universités: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi aussi toutes les lettres et les sciences

 

La culture Woke ou Cancel  culture qui vise à déconstruire ce qui nous a précédé- à la méthode maoïste bien connue -devrait aller beaucoup plus loin que ce qui est envisagé à l’université de Colombia aux États-Unis. En effet dans cette université on propose tout simplement de supprimer l’étude du latin et du grec au motif de leurs dimensions racistes et misogynes.

 

De la même manière , il faudrait évidemment supprimer la totalité de l’histoire et de la géographie qui rendent compte aussi des discriminations sociétales . Les mathématiques elles-aussi ont été mises au service d’inventions scientifiques qui ont participé à des drames dont certaines dimensions sont également sociales et sociétales.

La science en général , globalement neutre évidemment, sert le progrès mais est également utilisée  contre certaines sociétés, certaines catégories, certaines origines. Dès lors,  pourquoi ne pas chasser de l’université la totalité des sciences en France y compris;  alors on pourrait s’adonner exclusivement aux matières islamogauchistes et de contre-culture Woke. Cela n’affecterait pas totalement la qualité des diplômes décernés car nombre de Masters par exemple dans certaines disciplines sont distribués comme des petits pains et servent surtout à nourrir les effectif des futurs fonctionnaires.

Société -Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

Société -Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

La culture Woke ou Cancel  culture qui vise à déconstruire ce qui nous a précédé- à la méthode maoïste bien connue -devrait aller beaucoup plus loin que ce qui est envisagé à l’université de Colombia aux États-Unis. En effet dans cette université on propose tout simplement de supprimer l’étude du latin et du grec au motif de leurs dimensions racistes et misogynes.

 

De la même manière , il faudrait évidemment supprimer la totalité de l’histoire et de la géographie qui rendent compte aussi des discriminations sociétales . Les mathématiques elles-aussi ont été mises au service d’inventions scientifiques qui ont participé à des drames dont certaines dimensions sont également sociales et sociétales.

La science en général , globalement neutre évidemment, sert le progrès mais est également utilisée  contre certaines sociétés, certaines catégories, certaines origines. Dès lors,  pourquoi ne pas chasser de l’université la totalité des sciences en France y compris;  alors on pourrait s’adonner exclusivement aux matières islamogauchistes et de contre-culture Woke. Cela n’affecterait pas totalement la qualité des diplômes décernés car nombre de Masters par exemple dans certaines disciplines sont distribués comme des petits pains et servent surtout à nourrir les effectif des futurs fonctionnaires.

 

 

Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

La culture Woke ou Cancel  culture qui vise à déconstruire ce qui nous a précédé- à la méthode maoïste bien connue -devrait aller beaucoup plus loin que ce qui est envisagé à l’université de Colombia aux États-Unis. En effet dans cette université on propose tout simplement de supprimer l’étude du latin et du grec au motif de leurs dimensions racistes et misogynes.

 

De la même manière , il faudrait évidemment supprimer la totalité de l’histoire et de la géographie qui rendent compte aussi des discriminations sociétales . Les mathématiques elles-aussi ont été mises au service d’inventions scientifiques qui ont participé à des drames dont certaines dimensions sont également sociales et sociétales.

La science en général , globalement neutre évidemment, sert le progrès mais est également utilisée  contre certaines sociétés, certaines catégories, certaines origines. Dès lors,  pourquoi ne pas chasser de l’université la totalité des sciences en France y compris;  alors on pourrait s’adonner exclusivement aux matières islamogauchistes et de contre-culture Woke. Cela n’affecterait pas totalement la qualité des diplômes décernés car nombre de Masters par exemple dans certaines disciplines sont distribués comme des petits pains et servent surtout à nourrir les effectif des futurs fonctionnaires.

 

 

Il faut sauver le soldat Europe 1

Il faut sauver le soldat Europe 1

Cinquante anciens de la radio, parmi lesquels Philippe Alfonsi, Anne Sinclair, Ivan Levaï et Stéphane Paoli, lancent dans le Monde un cri d’alarme face au « danger grave et imminent » auquel fait face la célèbre station.

Tribune

 

Europe 1 fait face à un danger grave et imminent : l’instauration, sous la pression de Vincent Bolloré, actionnaire de Lagardère, d’une ligne éditoriale partisane en rupture totale avec la longue histoire de cette station, pionnière de la radio moderne.

Avant « l’esprit Canal », il y eut « l’esprit Europe 1 », souvent frondeur et impertinent, mais jamais partisan. Nous avons tous, à un moment ou à un autre, contribué à cette aventure. Europe 1 nous l’a bien rendu. Nous y avons parfois appris notre métier de journaliste. Et aujourd’hui encore, nous nous sentons porteurs de cet état d’esprit.

C’est pourquoi nous souhaitons témoigner de notre totale solidarité avec les salariés d’Europe 1, en grève pour la première fois en plus de soixante ans. Nous sommes particulièrement indignés par la violence faite à ceux d’entre eux qui veulent exprimer simplement et clairement leurs inquiétudes légitimes.

Nous sommes conscients que les responsabilités dans le désastre actuel de cette station, qui donnait souvent le ton aux autres médias, sont multiples.

Mais jamais son actionnaire principal n’avait tenté d’en faire un jouet politique partisan et un haut-parleur des haines qui agitent notre débat politique.

Nous sommes aux côtés des salariés qui se battent pour défendre les valeurs qui ont fait cette radio. Vive l’indépendance d’Europe 1 !

Philippe Alfonsi ; Antonin Amado ; Jean-Michel Aphatie ; Roger Arduin ; Claude Askolovitch ; Sylvain Attal ; Jean-Philippe Balasse ; Pierre-Louis Basse ; Laurent Bazin ; Brigitte Bejean ; Claude Bellei ; Brigitte Benkemoun ; Inès de Beistegui ; Emilie Bonnaud ; Bérengère Bonte ; Ariane Bouissou ; Bernard Chabbert ; Jean-Yves Chaperon ; Xavier Colin ; Paule Coudert ; Mathieu Delahousse ; Luc Evrard ; Emmanuel Faux ; Camille Girerd ; Michel Grossiord ; Jérôme Godefroy ; Damien Gourlet ; Béatrice Hadjaje ; Hélène Jouan ; Benoit Laporte ; Nathalie Leruch ; Ivan LevaÏ ; Serge Marie ; Elizabeth Martichoux ; Michel Moineau ; Jean-Pierre Montanay ; Stéphane Paoli ; Dominique Paganelli ; Nicolas Poincaré ; Jean-François Rabilloud ; Emilie Raffoul ; Brigitte Rinaldi ; Karim Rissouli ; Olivier de Rincquesen ; Anne Sinclair ; Laurence Thomas ; Jean-Noël Tournier ; Marc Tronchot ; Alba Ventura ; Edmond Zucchelli

Il faut stopper les aides ! ( Banque de France)

Il faut stopper les aides  ! ( Banque de France)

 

Comme souvent la Banque de France fait du slalom une fois pour soutenir la politique du gouvernement, une autre fois pour marcher dans les pas de Bruxelles. D’un côté hier le patron de la Banque de France a affirmé que la croissance française serait assez forte en 2021 , cela pour souffler un vent d’optimisme sur l’économie.

 Avec cependant avec deux réserves, celle concernant l’utilisation potentielle de l’épargne des Français pour l’instant relativement gelée, d’autre part celle concernant la montée de l’inflation. Après avoir soufflé le chaud , FRANÇOIS VILLEROY DE GALHAU -  indique qu’il est temps de stopper les aides financières.  

 Une déclaration assez contradictoire et même inopportune. Chacun sait que les aides ne pourront durer éternellement cependant elles doivent demeurer tant que la reprise n’est pas suffisamment significative. Autant dire qu’il faut soutenir l’économie au moins jusqu’à la fin 2021. Et non commencer  à répandre des doutes sur l’instabilité de l’environnement et l’éventualité d’une reprise brutale de la rigueur.

Il y a des moments où les responsables économiques seraient plus utiles en se taisant.

Retraites : « il faut travailler plus longtemps »!

Retraites : « il faut travailler plus longtemps »! 

 

« Soit on augmente les cotisations », « soit on baisse les pensions », « soit on travaille plus longtemps », a tranché Stanislas Guerini, le transparent responsable du parti virtuel la république en marche.

Le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, a estimé jeudi 10 juin que les Français devaient « travailler plus longtemps », estimant que le système des retraites devait être réformé, comme le souhaite l’exécutif.Une déclaration qui sans doute n’a pas tenu compte du dernier sondage dans lequel 60 % des Français refusent que cette question soit traitée avant les élections présidentielles de 2022. Une déclaration donc sans doute à contre-courant car Macron va vraisemblablement s’aligner sur l’opinion des Français

« C’est trop tôt pour dire si on va le faire avant ou après 2022″, a-t-il dit sur Sud Radio. Mais « je crois qu’il faut faire cette réforme de retraites et que, oui, il faut travailler plus longtemps », car c’est « le sens de l’Histoire ».

Selon lui, « il y a trois manières de faire si on veut pérenniser notre système : soit on augmente les cotisations, c’est-à-dire les impôts -nous on a déjà dit très clairement qu’on n’augmentera pas les impôts dans ce quinquennat-, soit on baisse les pensions -et on a dit extrêmement clairement que nous ne voulions pas faire ça-, soit on travaille plus longtemps« .

« Mais ça veut dire aussi être en capacité de faire travailler les seniors, parce qu’on ne peut pas se contenter d’une situation où on a un chômage plus important qu’ailleurs pour les plus de 55 ans », a-t-il souligné.

Bref le transparent responsable du parti virtuel la république en marge découvre la lune. Mais avec retard§

La dimension sociale se manifestait déjà il y a 400 000 années

La dimension sociale se manifestait déjà il y a 400 000 années

Deux anthropologues ont rassemblé les preuves que les sociétés « primitives » de chasseurs-cueilleurs, loin de cultiver l’entre-soi, coopéraient à grande échelle pour chasser ou faire la guerre. Un nouveau discours sur les origines qui pourrait changer notre regard sur le monde social, explique, dans sa chronique au « Monde », l’économiste Paul Seabright.

 

Chronique.

 

La pertinence de l’expérience de sociétés de chasseurs-cueilleurs pour notre compréhension de la société moderne est célébrée depuis longtemps. La connaissance de cette expérience a, certes, été souvent superficielle ; personne aujourd’hui ne partagerait la description par Jean-Jacques Rousseau des habitants du Caraïbe dans le Discours sur les origines de l’inégalité « Tel est encore aujourd’hui le degré de prévoyance du Caraïbe : il vend le matin son lit de coton, et vient pleurer le soir pour le racheter, faute d’avoir prévu qu’il en aurait besoin pour la nuit. »

Mais l’idée reste courante que la vie des chasseurs-cueilleurs les a formés pour des interactions à petite échelle, et que nous, leurs descendants, avons hérité de talents peu adaptés à la gestion de populations nombreuses, nous contraignant à bricoler les outils qu’exige la coopération moderne.

 

D’autres métaphores abondent : les grandes villes dans lesquelles vit la moitié de l’humanité sont comme des « zoos » enfermant notre espèce qui ne serait pas faite pour y vivre, selon le zoologiste Desmond Morris, par exemple. Ou « comme un voyage au large pour des gens n’ayant jamais eu à s’adapter à un environnement autre que la terre ferme » , comme je l’ai moi-même écrit ! (La Société des inconnus : histoire naturelle de la collectivité humaine, éd. Markus Haller, 2011).

Mais voilà que cette représentation est bousculée par deux anthropologues renommés qui ont rassemblé sur plusieurs continents des preuves de coopération à grande échelle entre des populations nombreuses de chasseurs-cueilleurs pour chasser, faire la guerre ou construire des infrastructures de gestion de l’environnement (« Large-Scale Cooperation in Small-Scale Foraging Societies », par Robert Boyd et Peter Richerson, EcoEvoRxiv, 17 mai 2021).

Si la majorité des cas étudiés remontent à des époques récentes, il existe des traces archéologiques de plus longue date. Dans la grotte Gran Dolina de la Sierra de Atapuerca en Espagne, les fouilles ont découvert une grande masse d’os de bisons tués en grand nombre lors d’épisodes de chasse collective à deux dates distinctes il y a quatre cent mille ans. Des chasses rassemblant jusqu’à plusieurs centaines de chasseurs sont attestées sur des sites en Allemagne (il y a cinquante-quatre mille ans), plus récemment en France et, de manière moins certaine, au Kenya.

 

Si la coopération à relativement grande échelle (entre centaines d’individus plutôt qu’entre dizaines) était plus courante que nous ne le pensions jusqu’ici, il semble probable que notre psychologie et nos habitudes sociales ont évolué pour en tenir compte. Le bricolage du début serait devenu au fil du temps un talent peaufiné par l’expérience d’interactions avec des gens inconnus : chacun aurait progressivement appris à avoir moins peur de l’autre.

Compteurs Linky: Maintenant il va falloir payer !

Compteurs Linky: Maintenant il va falloir payer !

Plus de 90 % des foyers français, soit 32 millions, ont déjà un compteur Linky installé. Le coût de l’opération a été fixé par la Cour des comptes à 5,7 milliards d’euros, soit un coût, ramené au compteur, de 130 €.

Le  remboursement de cette somme  incomberait indirectement, selon « Le Parisien », aux particuliers. . ​

​La filiale Enedis  s’est engagée à prendre à sa charge près de 5,4 milliards d’euros. Pour y parvenir, Enedis puisera dans ses fonds, à hauteur de 10 % du montant, et s’appuiera pour le reste sur un emprunt à la Banque européenne d’investissement.

 

Ce mécanisme intègre un « différé tarifaire », qui permet de décaler le remboursement de quelques années. Selon « Le Parisien », ce mécanisme permettrait à Enedis de « prélever tous les ans sur les factures des consommateurs ». Au total, ils participeraient au remboursement de près de 2 milliards d’euros d’ici à 2030. En clair, le quotidien affirme que ce n’est pas l’entreprise, mais bien le consommateur qui remboursera la somme via un mécanisme du différé tarifaire

Bref installés pour des motifs écologiques au départ, les compteurs Linky qui vont surtout permettre une augmentation de la facture maquillée par la complexité de la tarification.Une augmentation qui dépassera et de loin le seul couvent d’installation des compteurs Linky.

 

Environnement–Pour protéger les forêts, il faut un avantage fiscal

Environnement–Pour protéger les forêts, il faut un avantage fiscal

Dans un entretien à La Tribune, Alain Karsenty, économiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), qui a participé au rapport de l’OIBT, explique le fonctionnement de cet avantage fiscal.

On sait que, dans de nombreux pays tropicaux, les grandes plantations agricoles sont privilégiées car elles offrent de meilleurs et plus rapides retours sur investissement, au détriment d’une gestion durable des forêts. Comment les Etats concernés peuvent-il y remédier ?

ALAIN KARSENTY - Afin de s’attaquer à ce problème, il faudrait que les Etats sortent de la logique de séparation entre instruments privés et politiques publiques de protection des forêts, pour que ces dernières s’appuient sur des labels indépendants en la matière. Car aujourd’hui, il existe bien des certifications de gestion vertueuse des espaces boisés dont l’efficacité est reconnue, comme le PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) ou le FSC (Forest Stewardship Council), qui garantit une exploitation durable et les droits des travailleurs. On peut aussi citer d’autres outils qui se sont développés pour se conformer à la pénalisation en 2013 par l’Union européenne d’importation de bois illégal, comme Bureau Veritas et la certification OLB (Origine et Légalité des bois).

Mais tous ceux-ci s’appliquent à un champ limité – souvent les entreprises -, s’inscrivent dans une démarche volontaire du producteur, et ne vont pas toucher à la gouvernance des pays. Sans compter qu’ils font face à deux difficultés essentielles : le manque de traçabilité et de contrôle. L’idée serait donc de faire en sorte que les Etats utilisent ces instruments privés de certification pour mettre en place une fiscalité forestière sur le bois commercialisé, en fonction de ces certifications, de manière à atteindre leurs objectifs en matière de lutte contre la déforestation.

Comment cette fiscalité sur la forêt fonctionnerait-elle concrètement ?

On peut imaginer un mécanisme de « bonus-malus » selon lequel un taux de taxe plus faible serait appliqué aux opérations certifiées (le bonus). Lequel serait financé, au moins en partie, par un taux plus élevé sur les produits non certifiés (le malus). Ainsi, il s’agirait simplement de donner un avantage fiscal au bois certifié « durable ». Pour chaque entreprise, les taux de fiscalité forestière devaient donc être modulés selon l’obtention de telle certification.

Lire aussi2 mnAmazonie: 94% de la déforestation est illégale et Bolsonaro laisse faire, fustigent WWF et ONG

C’est une forme de fiscalité écologique, dans le sens où l’objectif n’est pas que les taxes augmentent in fine de manière à accroître les recettes de l’Etat, mais que la part de bois certifié grossisse pour arriver à une meilleure gestion globale des forêts, afin de protéger l’environnement. Car la taxe a vocation à s’éteindre : au fur et à mesure, si le système fonctionne, de plus en plus d’entreprises se certifieront, donc ne paieront plus de pénalités.

Mais ce phénomène réduira les recettes de l’Etat, qui a besoin de ressources pour favoriser fiscalement le bois « durable ». C’est pourquoi le système devrait être dynamique, ou progressif : année après année, en fonction du niveau précédent, il faudrait augmenter le montant des taxes sur le bois non certifié, afin de continuer de pouvoir offrir des bonus aux producteurs les plus vertueux. Et ce, jusqu’à un certain point, quand la plupart d’entre eux auront obtenu le label.

C’est un changement de paradigme, car jusqu’ici, on a eu tendance à penser qu’il valait mieux jouer sur des incitations directes, en appliquant une fiscalité sur la matière première, c’est-à-dire taxer le bois à l’entrée de l’usine plutôt que de taxer le sillage à sa sortie. Mais on s’est rendu compte que cela n’a pas été très efficace : il fallait prendre en compte trop de facteurs différents, en amont même de la production.

Dans le mécanisme que vous proposez, comment s’assurer que les certifications privées sur lesquelles s’appuierait l’Etat permettent bien la gestion durable des forêts ?

Le gouvernement devrait accréditer ces certifications, en fonction des critères qu’elles retiennent. En second lieu, l’Etat ou une autre institution publique, comme la Commission européenne par exemple, pourrait les suivre afin de s’assurer qu’elles fonctionnent bien sur le terrain, si des plaintes ont été relevées. Mais ce ne serait qu’en dernier recours : leur fonctionnement devrait d’abord être vérifié par une instance privée indépendante – comme c’est le cas aujourd’hui -, puis éventuellement contrôlé par le biais d’enquêtes, en envoyant des chercheurs indépendants sur place.

Ce système a-t-il déjà été mis en place dans certains pays ?

Le système retenu par le Gabon en milieu d’année 2020 s’en approche, et est particulièrement intéressant. En effet, le pays affiche une politique volontariste en la matière, après avoir été entaché par un scandale de trafic de bois illégal à grande échelle en 2019 (la découverte de près de 5.000 mètres cubes de kévazingo, un bois rare dont l’exploitation est interdite, dans deux sites d’entrepôt chinois de la capitale Libreville, ndlr). Concrètement, pour sauvegarder ses forêts, – qui s’étendent sur près de 90% du territoire -, le gouvernement gabonais distingue désormais trois taux pour la taxe de surface : 1) le taux le plus favorable concernant les concessions dont la gestion forestière a obtenu la certification FSC ; 2) un taux intermédiaire, pour les concessions dotées d’un certificat de légalité ; et 3) le taux le plus élevé, pour les concessions dépourvues de toute certification. Avant de rendre obligatoire la certification FSC d’ici à 2025. On voit qu’il y a une prise de conscience réelle, même s’il y a aussi beaucoup de corruption et de personnes qui ont intérêt à ce que rien ne change.

On peut aussi citer la Côte d’Ivoire, où l’exploitation de cacao est l’un des moteurs principaux de déforestation. Pour y remédier, la Banque mondiale a proposé au gouvernement un système de bonus malus à deux niveaux, via une taxe à l’exportation, qui s’appuierait sur une certification intégrant des clauses « zéro déforestation ». Celle-ci augmenterait sur une période de sept ans, pour générer des recettes et favoriser le cacao certifié. Ainsi, les exportateurs payant la taxe seront incités à se tourner vers des coopératives, des fournisseurs ou des producteurs qui leur livrent du cacao certifié « zéro déforestation ».

Cela pourrait-il aussi permettre aux gouvernements consommateurs de bois tropicaux de lutter contre la déforestation importée ?

Oui, car il est possible d’appliquer ce système de « bonus-malus » non seulement aux pays producteurs, mais aussi au niveau des tarifs douaniers à l’importation, en Europe par exemple. Pour les cinq produits à risque de déforestation (soja, huile de palme, cacao, pâte à papier, bois d’oeuvre, ndlr), on peut ainsi utiliser de tels systèmes de label et de traçabilité. Là encore, l’idée est faire en sorte de donner des avantages aux produits labellisés, certifiés et tracés avec des clauses « zéro déforestation », et que ne rentrent peu à peu sur le territoire que ceux qui bénéficient de cette certification. La Suisse vient d’ailleurs de le faire via un accord avec l’Indonésie, en baissant les tarifs douaniers de 20%, puis 40% l’année suivante pour l’huile de palme certifiée qui bénéficie d’une traçabilité particulière.

Mais ce sera plus compliqué pour l’Union européenne. C’est une grosse machine, soumise aux règles de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui peuvent à certains égards constituer un frein. D’autant que les ripostes commerciales de la part des pays exportateurs peuvent être fortes : on sait que la Malaisie, par exemple, est très agressive lorsque l’on touche à l’huile de palme. C’est pourquoi la proposition de certaines ONG d’interdire tout simplement les importations des produits à risque, par exemple venant du Brésil, ne tient pas : non seulement cela ne sera pas compatible avec l’OMC, mais il y a un risque élevé de représailles. Par ailleurs, il est intéressant de privilégier un système qui aide les pays producteurs à lutter contre la déforestation, plutôt que de couper les échanges. Cette question figure parmi les priorités de l’agenda de la Commission européenne, et rejoint celle de la mise en place prochaine d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.


Mais la question va au-delà de celle du simple rôle de puits carbone des espaces boisés. Si cette fonction de captation est essentielle pour le climat, les forêts sont également les écosystèmes terrestres qui abritent le plus de biodiversité. Plus elles sont denses, comme les forêts tropicales, plus leur faune et leur flore sont importantes et remarquables. Pour les protéger, il est donc nécessaire de jouer sur les deux tableaux : les pratiques des producteurs liées à la déforestation, et le commerce avec les pays importateurs. Et au-delà de l’outil fiscal, nous devons fournir des réponses en terme de développement, de lutte contre la pauvreté et d’accompagnement des agriculteurs. Il y a un travail profondément structurel de réforme à mener dans les pays tropicaux, pour modifier les pratiques environnementales et réussir à produire sans avoir besoin de déboiser toujours plus.

Pour polluer moins il faut innover davantage

Pour polluer moins il faut innover davantage

 

Suite  une étude commune, l’Office européen des brevets (OEB) et l’Agence internationale de l’énergie (IAE) , Yann Ménière, chef économiste de l’Office européen des brevets (OEB)., estime que pour polluer moins il faut innover davantage (Interview dans l’Opinion)

Selon votre étude, la moitié des réductions d’émissions permettant d’atteindre un niveau zéro d’ici à 2050 devraient provenir de technologies pas encore sur le marché. C’est grave ?

Cela signifie que la barre est très haute ! Une partie de ces technologies sont à un stade très en amont, l’exemple des led et des batteries nous montre qu’il a fallu des décennies avant qu’elles n’arrivent sur le marché. Nous sommes en retard. Or, après une douzaine d’années de forte croissance en matière de technologies bas carbone (+12,5 % par an jusqu’en 2012) le rythme des brevets s’est ralenti (+3,5 % par an). On sait pourquoi : le début du siècle a été marqué par des gains d’efficacité dans la consommation d’énergie, et par le développement des renouvelables. Dans ces domaines, nous sommes arrivés à maturité. Pour aller plus loin, il faut des transformations en profondeur, c’est plus compliqué. Certaines technologies transversales sont essentielles pour y parvenir : les batteries, les réseaux intelligents, l’hydrogène, la capture de carbone. Là est l’enjeu des prochaines années.

Le Japon et les Etats-Unis dominent le marché des brevets énergétiques, faut-il davantage mutualiser les efforts européens ?

Il ne faut pas sous-estimer la portée des politiques environnementales européennes. Les normes fixées par Bruxelles dans la voiture propre ont permis d’accélérer l’innovation, ce qui démontre qu’il y a un espace de recherche et d’innovation commun. Globalement, l’Europe est numéro un mondial avec 28 % des brevets, son point faible tient surtout à son positionnement technologique : elle est spécialisée dans les domaines matures, les ENR, les transports. En revanche, les batteries et l’hydrogène sont les points forts du Japon et de la Corée. Cela met en relief les ambitions affichées sur ces sujets par le vieux continent.

Le véhicule électrique draine beaucoup d’innovations. Cela ne cannibalise-t-il pas d’autres secteurs énergivores ?

L’automobile est un secteur pionnier qui bénéficie aux autres. Les progrès dans la batterie automobile profitent au réseau électrique, via les techniques de stockage d’ENR intermittentes. Le développement des infrastructures de recharge pour le véhicule électrique permet de déployer des réseaux intelligents qui gèrent mieux la consommation électrique. Les efforts du Japon dans la production de piles à combustible pour l’hydrogène profitent à toute une série d’autres industries qui vont bénéficier de cette pile.

Quels sont les atouts de la France ?

On l’a dit, beaucoup de technologies sobres en énergies sont encore très en amont. Or la France produit 10 % des inventions brevetées issues de la recherche publique dans le monde, et trois de ces organismes figurent dans le top 10 mondial, le CEA (n° 1 mondial, spécialisé dans le nucléaire et hydrogène), le CNRS et l’IFP. On connaît la faiblesse française dans l’industrialisation de ses brevets. Cela nous ramène à la nécessaire coordination européenne. Il y a de fortes complémentarités dans les expertises entre pays, c’est aussi l’un des résultats de l’étude. Marier les forces françaises et allemandes, c’est l’assurance que la transformation écologique ira plus vite !

Croissance : Il faut dépenser plus (Janet Yellen)

Croissance : Il faut dépenser plus (Janet Yellen) 

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a mis en garde jeudi contre le risque de divergences durables au sein de l’économie mondiale après la crise du coronavirus, et appelé les grandes puissances à favoriser la reprise en augmentant la dépense budgétaire. Dans un communiqué adressé au comité de pilotage du FMI et de la Banque mondiale, la responsable de la politique économique de l’Administration Biden souligne aussi la nécessité de continuer à soutenir les pays en développement face aux dangers simultanés de la pandémie de Covid-19, du dérèglement climatique et de la dette publique.

Elle demande notamment à la Banque mondiale d’aider tous les pays, et particulièrement les plus pauvres, à accéder aux vaccins. Les Etats-Unis, qui refusent pour l’instant d’exporter leurs doses, s’engagent à apporter 4 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) à Covax, l’initiative internationale de distribution de vaccins, précise Janet Yellen, ajoutant que Washington pourrait directement fournir des doses excédentaires à certains pays.

« La crise a exacerbé la tendance à l’augmentation des inégalités de revenus, ce qui suscite des inquiétudes sur le creusement des divergences dans les pays et entre eux. Nous sommes aussi confrontés à la menace existentielle du changement climatique. Nous ne pouvons résoudre ces problèmes que par le biais d’une coopération internationale forte », dit la secrétaire américaine au Trésor. Celle qui a dirigé la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis, ajoute qu’un soutien budgétaire et monétaire important des grandes puissances a permis une nette amélioration des perspectives de l’économie mondiale mais que des efforts supplémentaires restent nécessaires.

« Au vu des incertitudes élevées et du risque de séquelles permanentes, le travail n’est pas encore achevé. J’appelle les grandes économies non seulement à éviter de retirer trop tôt des mesures de soutien mais aussi à s’efforcer d’apporter de nouveaux soutiens budgétaires significatifs pour assurer une reprise solide », insiste-t-elle. A ses yeux, certains pays en développement auraient besoin de nouvelles mesures leur permettant de faire face à leur endettement.

12345...11



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol