Archive pour le Tag 'Harcèlement'

Un nouveau délit de harcèlement scolaire

Un nouveau délit de harcèlement scolaire 

 

Avec la création d’un nouveau délit de harcèlement scolaire,, les députés ont validé en première lecture par 69 voix, une proposition de loi de la majorité (LREM, MoDem et Agir).

Près d’un élève sur dix serait concerné chaque année par un harcèlement scolaire qui peut pousser la victime à mettre fin à ses jours, comme en témoignent plusieurs drames récents tel le suicide de la jeune Dinah dans le Haut-Rhin en octobre. Ce phénomène est ancien mais a été nettement aggravé par le développement des nouvelles technologies, passant souvent sous le radar des parents et des adultes. « Les effets de groupe sont amplifiés » et « il n’y a plus de limite, ni de temps, ni d’espace », souligne l’auteur de la proposition de loi Erwan Balanant (MoDem).

L’agitée sénatrice Benbassa (EELV) accusée de harcèlement

L’agitée  sénatrice Benbassa (EELV) accusée de harcèlement

 

Il n’est sans doute guère étonnant que l’exhibitionniste sénatrice gauchiste Benbassa  soit tombée dans le piège du harcèlement. En effet son activisme la conduit le plus souvent apprendre des positions sur nombre de sujets et de façon assez contradictoire et polémique.

Bref, la sénatrice est une gauchiste classique mais qui se trouvant plus en contradiction complète avec les valeurs qu’elle prétend défendre vis-à-vis de ses propres salariés.

 

Pour préserver leur carrière, les collaborateurs de la sénatrice ont demandé à garder l’anonymat. Huit anciens collaborateurs et six anciens étudiants de la sénatrice EELV, Esther Benbassa, dénoncent la “méthode Benbassa”, faite “d’humiliations, de menaces et de harcèlement”, dans une enquête publiée ce jeudi 8 juillet par Mediapart.

 

Sur une grosse dizaine de pages, les témoignages se succèdent, preuves à l’appui. Là, une capture de texto, ici d’un mail. La femme politique, longuement interrogée par Mediapart, dément l’intégralité des accusations.

D’après l’enquête, une des spécialités d’Esther Benbassa était d’envoyer de longs mails rabaissant le travail d’un de ses collaborateurs devant toute son équipe. Le plus souvent, l’orthographe était critiquée avec une orthographe elle-même fort douteuse (par parenthèse on se demande comment la sénatrice a obtenu ses diplômes en lettres!). Écrits violents, intempestifs, agressifs… Tout est matière à reproches et plusieurs témoignages décrivent l’humeur violente de la sénatrice .

D’après l’enquête, ce “climat de terreur” ne s’arrête pas aux portes du Sénat. Toujours selon Mediapart, plusieurs étudiants qui l’ont côtoyée à l’École pratique des hautes études (EPHE) où elle y est directrice d’études tiennent des accusations similaires. Au moins six d’entre eux qui l’avaient choisie pour diriger leur thèse ont finalement renoncé entre 2007 et 2011.

« Harcèlement de Mila: l’ivresse des planqués »

« Harcèlement de Mila: l’ivresse des planqués »

Sabine Prokhoris, Élisabeth Badinter, Liliane Kandel, Catherine Kintzler et Jean-Éric Schoettl dénoncent l’ivresse détraquée des réseaux sociaux

 Tribune collective Dans le Figaro ( extrait)

 

Sabine Prokhoris est philosophe et psychanalyste, Élisabeth Badinter est philosophe, Liliane Kandel est sociologue, Catherine Kintzler est philosophe et Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.


Imaginez. Arrêtez-vous un instant, et efforcez-vous de vous représenter la réalité folle qui s’étale sous vos yeux. Sous nos yeux à tous. Vous vous appelez Mila. Vous avez seize ans, puis dix-sept, dix-huit ans aujourd’hui. Vous n’êtes pas une cible dans un jeu vidéo idiot, une créature factice sans existence hors de votre écran, non. Vous êtes une jeune fille bien réelle - trop? -, une jeune femme d’aujourd’hui qui aspire, ô scandale, à penser et à vivre librement. Vous restez animée par cette claire et indomptable volonté de ne pas plier, qui «offense» tant tous les obscurantismes. Vous refusez de vous taire. Vous n’acceptez pas de vous laisser détruire.

Appel contre le harcèlement et la violence scolaire

Appel contre le harcèlement et la violence scolaire

 

Un appel des parlementaires d’agir La mort d’une collégienne à Argenteuil met en lumière le problème du harcèlement scolaire.

Une adolescente de 14 ans est morte noyée à Argenteuil (Val-d’Oise) lundi, après avoir été rouée de coups par deux camarades. Elle était victime depuis plusieurs semaines de harcèlement scolaire.

Qu’elles fassent l’actualité, comme la tragédie ayant eu lieu ce lundi à Argenteuil, ou, comme l’immense majorité des cas, qu’elles restent en dehors des radars médiatiques, les situations de harcèlement scolaire illustrent une réalité violente et intolérable dont sont victimes quotidiennement de trop nombreux jeunes garçons et jeunes filles.

Le harcèlement scolaire est aujourd’hui un fléau qui détruit de nombreux jeunes. Mais les cas sont peu recensés et documentés, ce qui amène à en sous-estimer l’ampleur comme les risques. Ces propos, comportements agressifs répétés ou violences touchent les jeunes à un moment clé de leur construction, où nous, adultes, avons le devoir collectif de les protéger, en faisant barrage strict à ces violences.

Mais force est de constater que malgré les outils mis en place, le harcèlement scolaire est toujours trop présent dans les établissements, dès l’école élémentaire, parfois même dès la maternelle. Il engendre des traumatismes durables et des jeunesses abîmées. Ces situations doivent pouvoir être évitées, nous en avons la conviction.

Le premier enjeu est indéniablement celui de la libération de la parole. Aujourd’hui, cette libération peine à avoir lieu dans le milieu scolaire où l’enfant reste entouré de ceux qui l’ont harcelé, ou de ceux qui ont été témoins de la situation sans l’assister. Chez lui, en présence de ses proches, la honte ou la peur d’inquiéter ses parents le conduisent souvent au maintien dans le silence. Enfin, sur internet et les réseaux sociaux, la victime ne dispose pas d’espace adapté à ses codes. Les dispositifs existants (numéro vert 3020, site internet gouvernemental « Non au harcèlement ») n’ont pas fait l’objet d’une appropriation suffisante par les jeunes, parfois même des enfants, et restent souvent utilisés par les seuls adultes.

Nous devons créer l’espace de libération de la parole permettant de décupler la détection des cas de harcèlement et ce dès les prémices de ces cycles destructeurs pour nos enfants. Pour sortir les jeunes de la spirale du silence, c’est notre responsabilité de nous mettre à leur niveau et d’adapter les moyens de communication que nous leur proposons. Interaction directe, écrite, à toute heure, possibilité d’anonymisation sont autant de prérequis pour mettre à l’aise les victimes et les amener à s’exprimer.

Nous proposons ainsi la création d’une plateforme dotée d’un réseau social permettant à toutes les parties prenantes d’interagir en ligne (y compris entre victimes), en conservant si elles le souhaitent l’anonymat que leur donne internet. Cette plateforme offrirait par ailleurs une assistance par tchat, accessible 24H/24, sur le modèle de de ce que propose netecoute.fr sur les usages numériques. Elle proposerait également un centre de ressources à destination de tous les publics concernés (élèves, parents, personnels éducatifs) avec une diversité de contenus et de formats adaptés aux jeunes (vidéos, MOOCs, live tchats…).

«Les actions de prévention doivent devenir obligatoires dans leur mise en œuvre, avec des objectifs quantitatifs fixés aux établissements»

Il nous faut aussi renforcer la prévention, la détection des cas et leur suivi au sein des établissements. Ne fermons plus les yeux sur les violences répétées, ne minimisons pas ces événements, créons le filet de sécurité qui manque au sein des établissements.

Aujourd’hui, un plan de prévention existe. Il est relayé par un référent harcèlement scolaire positionné au niveau académique. Mais il demeure des disparités dans l’application de ce plan d’un établissement à l’autre. C’est pourquoi, les actions de prévention doivent devenir obligatoires dans leur mise en œuvre, avec des objectifs quantitatifs fixés aux établissements. Les jeunes doivent pouvoir être protégés partout et de manière équitable.

Pour renforcer cette protection, nous proposons de nommer un référent spécial harcèlement scolaire au sein de chaque établissement, au plus près des élèves. Son rôle sera de collecter les signalements, anonymes ou non, des témoins et victimes et de mettre en place un dispositif de vigilance accrue des personnels éducatifs dès lors qu’un élève est suspecté d’être en danger. La qualification des faits ne viendrait désormais plus seulement de la victime, mais de l’institution scolaire, avec en cas de dépôt de plainte un ensemble de preuves disponibles pour être versées au dossier.

Décrochage scolaire. Enfin, il nous faut indéniablement renforcer le suivi dans la durée des situations de harcèlement, qui souvent se traduisent par un simple changement d’établissement de la victime, condamnée au déracinement alors même que ses harceleurs poursuivent leur scolarité. La victime doit être considérée comme particulièrement à risque de souffrir de marques psychologiques dans le temps. Quant à l’auteur des faits, il s’agit de prévenir la récidive, mais aussi le décrochage scolaire et la rupture avec les institutions. Ce doit aussi être le rôle du référent spécial.

Contre le harcèlement scolaire, nous ne devons jamais renoncer ni fermer les yeux. Par des mesures simples et concrètes, nous devons pouvoir prévenir les situations, les détecter rapidement si elles surviennent, et les faire cesser, tout en assurant une protection durable aux jeunes concernés. Il va de notre responsabilité collective d’assurer un environnement sécurisé et sécurisant pour que nos jeunes puissent se développer en toute sérénité. Ensemble, agissons contre le harcèlement scolaire.

Colette Mélot est sénatrice de Seine-et-Marne, Timothé Nadim, délégué Jeunes Isère, Olivier Becht, député du Haut-Rhin, Yvon Berland, chef de file pour les élections régionales Paca, Lucile Bernard, déléguée régionale Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Bignon, ancien sénateur de la Somme, Pierre-Yves Bournazel, député de Paris, Emmanuel Capus, sénateur de Maine-et-Loire, Amadys Castanier, chef de file pour les élections régionales Centre Val de Loire, Alain Chrétien, maire de Vesoul, Christophe Euzet, député de l’Hérault, Caroline Fel, adjointe à l’éducation à Angers, Agnès Firmin Le Bodo, députée de Seine-Maritime, Xavier Fournier, membre du comité national d’action, Thomas Gassilloud, député du Rhône, Antoine Herth, député du Bas-Rhin, Dimitri Houbron, député du Nord, Fabienne Keller, députée européenne, Laure de La Raudière, membre du comité national d’action, Vincent Ledoux, député du Nord, Patricia Lemoine, députée de Seine-et-Marne, Lise Magnier, députée de la Marne, Claude Malhuret, sénateur de l’Allier, Philippe Mathot, ancien député des Ardennes, Julien Miro, membre du comité national d’action, François Moreau, chef de file pour les élections régionales Nouvelle Aquitaine, Valérie Petit, députée du Nord, Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau, Louis Vogel, maire de Melun, et Tokia Saïfi, ancienne ministre.

« Protestation contre le harcèlement des journalistes par les avocats des grands groupes»

« Protestation contre le harcèlement des journalistes par les avocats des grands groupes»

Quatre-vingt-cinq ONG se mobilisent, dans une tribune au « Monde », contre les Slapp, ces pratiques de harcèlement juridique utilisées par des hommes d’affaires sans scrupule qui visent à intimider les voix critiques en Europe.

 

Tribune. 

 

Par une chaude après-midi de printemps, à Malte, alors qu’elle arrivait en voiture chez elle, une journaliste vit un huissier de justice en train de scotcher des centaines de documents sur son portail. En dépit des féroces aboiements des deux chiens de garde de la maison familiale, qui tentaient de mordre l’homme à travers les barreaux, celui-ci poursuivait consciencieusement sa tâche.

C’était des assignations à comparaître. Cette journaliste, Daphne Caruana Galizia, devait faire face à dix-neuf procès en diffamation – regroupés dans une seule séance – intentés par un riche et puissant homme d’affaires. Quelques mois plus tard [le 16 octobre 2017], elle trouvait la mort dans un attentat à la voiture piégée.

« Chiens d’attaque »

Nous sommes un groupe d’organisations de sociétés civiles pour lequel cette affaire est la plus choquante des Slapp jamais connues jusqu’à présent – et encore aggravée par le fait qu’elle se poursuit contre son mari et ses trois fils. « Slapp » est l’acronyme de « Strategic Lawsuit Against Public Participation », ce qui signifie « poursuites stratégiques contre la mobilisation publique ».

C’est une forme de harcèlement juridique visant à intimider les voix critiques. De puissants cabinets d’avocats sans scrupule proposent ces services de « chiens d’attaque » à de riches individus ayant les moyens de faire durer des procédures abusives pendant des années, uniquement dans le but d’échapper à un examen public peu souhaitable.

Cet examen constitue la ligne de vie des sociétés démocratiques saines. La Cour européenne des droits humains et d’autres cours nationales et régionales ont constamment et explicitement reconnu l’importance du rôle d’une presse libre et, de manière plus large, de la société civile, afin que les puissants soient tenus pour responsables de leurs actes. Leurs jugements réaffirment l’obligation des Etats de créer un cadre propice à la liberté de parole. Car, sans elle, les démocraties périclitent et meurent.

Les failles qui, dans nos législations, laissent les puissants utiliser la manière forte pour réduire leurs critiques à de la soumission creusent une brèche dans la démocratie européenne. Le continent est constellé d’abus. Le deuxième quotidien de Pologne, Gazeta Wyborcza, a subi plus de cinquante-cinq menaces juridiques et actions en justice de la part d’un certain nombre d’acteurs, dont certains appartiennent au parti au pouvoir, depuis 2015.

Lutte contre les fake news, le harcèlement et la haine : l’amalgame dangereux

Lutte contre les fake news, le harcèlement et la haine : l’amalgame dangereux

 

Plusieurs responsables politiques réclament désormais des mesures qui seraient destinées à lutter contre les  fake news, le harcèlement et la haine. Une espèce d’amalgame très fumeux même s’il peut exister quelques liens. Par ailleurs chaque type de débordement mérite sans doute un traitement spécifique. Une mesure commune pourrait toutefois être décidée : celle qui consiste à interdire l’anonymat sur Internet. Sur tous les autres supports d’information (bulletin, tracts journaux etc.) le nom de l’éditeur est obligatoire. Pourquoi pas sur Internet. Lorsqu’elle ne comporte pas de nom, l’information sur le net constitue une sorte de lettre numérique anonyme. La levée de l’anonymat faciliterait les poursuites judiciaires qui sont sans doute préférable à une régulation administrative dans une démocratie. Pour le cas particulier des fake, news le débat est particulièrement confus car on ne sait pas quel est le champ d’application (informations générales, informations personnelles, nature de faits ou interprétations etc.). Tout cela renvoie en outre un concept d’objectivité ou de vérité qui est particulièrement subjectif. Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting»  pourtant 88% soutiendraient  la loi de novembre 2018 visant à lutter contre leur propagation en période électorale et plus généralement les Français seraient de plus en plus nombreux à considérer que l’intox est une question importante (50 %). Ce problème est toutefois complètement ingérable car l’intox est pratiquée partout. En premier, lors des campagnes électorales et pour  à peu près tous les candidats. La plupart des promesses relèvent  en effet de l’intox et mériteraient d’être sanctionnées quand elles ne sont pas suivies d’effet. Une perspective illusoire évidemment car c’est ce qui caractérise le système politique et même les fondements de notre démocratie. Comment en effet être élu sans promesses dont beaucoup constituent des illusions. En dehors des périodes électorales, le pouvoir lui-même ne cesse de diffuser de fausses  informations par exemple sur les perspectives de croissance, sur le budget, sur l’efficacité des institutions, sur le chômage, et sur nombre de questions socio économiques. Il y a aussi les médias pour la  plupart dans les mains des financiers qui ne cessent d’intoxiquer l’opinion avec des analyses très orientées, approximatives voire manipulatrices. De toute manière, cette loi applicable pendant les périodes électorales est impossible à mettre en œuvre.  Pour 81% des personnes interrogées, cette loi «est une bonne chose.» Le rejet est toutefois important chez les personnes s’informant via les réseaux sociaux et les blogs: pour 33% d’entre eux, cette loi «est une mauvaise chose car elle risque de porter atteinte à la liberté d’expression.» «Le gouvernement pourra se satisfaire de voir l’une de ses lois plébiscitée par l’ensemble du spectre politique», note Gaël Sliman, président d’Odoxa. «Non seulement cette loi enchante les sympathisants LREM (95%), mais elle est aussi approuvée par plus des trois quarts des sympathisants de gauche (84% des PS et 77% des Insoumis) comme de droite (75% des LR et 73% des RN).» En réalité la problématique posée de l’intox est elle-même une manipulation car elle renvoie au concept d’objectivité et de vérité. Deux concepts tout à fait relatifs. Le problème c’est que les uns et les autres ne parlent pas de la même intoxication ! Certains avancent l’idée d’une régulation préventive via des algorithmes qui détecteraient et bloqueraient les fausses nouvelles, la haine ou le harcèlement. Une tâche complètement irréaliste, également très dangereuse car ce serait substituer  un pouvoir administratif au pouvoir judiciaire. En clair ce serait le retour de la censure.

Harcèlement à l’école : pourquoi le rôle de Brigitte Macron ?

Harcèlement à l’école : pourquoi le rôle de Brigitte Macron ?

De l’avis des experts,   le harcèlement à l’école devient une discipline qui se banalise surtout dans des quartiers difficiles. C’est un véritable fléau que reconnait même le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer qui  afin de montrer son engagement contre le harcèlement scolaire déclare   »On a fait des questionnaires anonymes. 80% quasiment des élèves qui ont répondu avaient été harcelés d’une manière ou d’une autre. Et maintenant, il y a une continuité. Ça se perpétue avec les réseaux, c’est effarant », a ainsi déclaré devant les caméras cette ancienne professeure de français. « Avant, ça se terminait à 17 heures. Maintenant, il n’y a pas de fin.  Brigitte Macron a décidé de s’engager pour lutter contre ce phénomène. Pourquoi pas. Mais la question se pose de savoir si compte tenu d’ampleur d’un phénomène, ce ne serait pas plutôt de la responsabilité du gouvernemenet. Notons que ce gouvernemenet va légiférer pour interdire les portables à l’école mais n’envisage rien sur le plan législatif pour mettre fin au harcèlement qui constitue pourtant un délit d’importance. Le lien que fait le ministre entre harcèlement et la fin portable (pourtant indispensable) parait bien insuffisant.  Au côté de Brigitte Macron, Jean-Michel Blanquer était venu évoquer sa « stratégie de lutte contre le harcèlement » scolaire. Il a notamment confirmé que dans ce cadre, les téléphones portables seront interdits au collège l’an prochain et que cette mesure sera l’objet d’un article législatif « au cours des prochaines semaines ». Brigitte Macron, elle, avait prévenu dès l’été 2017 qu’elle s’engagerait contre « les exclusions », « notamment ce qui touche au handicap, à l’éducation et à la maladie ». En juillet, elle avait notamment assisté au lancement du plan autisme.

Harcèlement à l’école : des mesures d’affichage

Harcèlement à l’école : des mesures d’affichage

 

700 000 élèves (au moins 10%) seraient concernés par le harcèlement, doux euphémisme pour parler des préludes à la violence. Comme pour le reste le gouvernement choisit des thérapies homéopathiques et en faiat on va traiter d’un problème scolaire à l’extérieur de l’école. Pas vraiment de quoi rétablir l’autorité des maître et le respect des valeurs du «  vivre ensemble ».   . Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé ce matin de nouvelles initiatives pour lutter contre ce fléau lors de la visite d’un collège parisien vendredi matin. Une carte interactive sera disponible sur le site du ministère de l’Éducation nationale. Sur cette carte de France, vous pourrez cliquer et voir en fonction de la région où vous habitez comment trouver des psychologues, des maisons d’adolescents et des professionnels à l’écoute du harcèlement. L’objectif est de parler, redonner confiance et évitez les situations extrêmes qui peuvent aller au suicide.  Autre nouveauté pour les victimes, elles auront à disposition un numéro de téléphone gratuit à quatre chiffres. Elles seront ainsi joignables pour du réconfort et des renseignements. Ces annonces masquent une réalité plus sombre : le bilan de la lutte contre le harcèlement. Depuis 2013, des mesures de prévention ont été très peu appliquées par les établissements.  À l’école primaire, où il y a le plus d’harcèlement, deux écoles sur dix se sont mobilisées. Les enseignants sont peu informés et les parents quasiment pas. Dans le secondaire, ils sont quatre collèges sur dix à avoir mis en place une sensibilisation. 

 

 




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