Archive pour le Tag 'janvier'

Croissance :Baisse de l’industrie en janvier

Croissance :Baisse de l’industrie en janvier

 

En janvier, la production industrielle s’est encore légèrement contractée, selon l’enquête de la Banque de France, notamment dans l’aéronautique, l’automobile et les équipements électriques. A l’inverse, elle s’est redressée dans l’informatique-électronique. Pour février, les chefs d’entreprises anticipent « un retour à la croissance tendancielle », selon la Banque de France.

Dans les services et le bâtiment, l’activité a accéléré en janvier. Dans les services, ce sont les secteurs de l’hébergement-restauration, des services techniques aux entreprises et des services à la personne qui ont été dynamiques. Mais si les chefs d’entreprises tablent sur une croissance « soutenue » dans le bâtiment en février, ils anticipent un ralentissement dans les services.

Pour l’ensemble de 2020, la Banque de France prévoit une croissance de 1,1%, selon ses prévisions dévoilées en décembre dernier, soit le rythme le plus bas depuis 2016, lorsqu’elle avait atteint 1%. Le gouvernement table pour sa part sur une progression du PIB de 1,3%.

 

Croissance Chine : un espoir avec le léger rebond des prix à la production en janvier ?

 

 

L’indice des prix à la production a progressé de 0,1 % sur un an en Chine. La question est de savoir si celle-ci est porteuse d’un petit espoir de remonter de la croissance ou au contraire le signe de la détérioration de la compétitivité provoquée, d’une part par la baisse des exportations d’autre part par la montée de l’endettement. Les prix à la production en Chine ont légèrement progressé en janvier, pour la première fois depuis mai 2019, montrent les statistiques officielles publiées lundi, même si la fermeture prolongée des entreprises à cause de l’épidémie de coronavirus signifie que cet élan ne devrait pas durer.

 Par ailleurs, le  tassement enregistré de l’industrie manufacturière s’inscrit dans la tendance baissière de la croissance liée à des facteurs surtout structurels. Les véritables effets du virus chinois ne se feront sans doute sentir qu’à partir de février. En effet, l’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en janvier mais à son rythme le plus faible en cinq mois. En cause évidemment,  le ralentissement mondial qui pèse sur l’usine du monde mais aussi des problèmes structurels  internes notamment d’endettement. En clair nombre d’unités de production sont portées à bout de bras par la banque centrale qui vient d’ailleurs de décider d’injecter encore 174 milliards de dollars. Avant la crise du virus chinois, on avait constaté un certain redressement de l’industrie manufacturière.

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’était  établi à 51,1 le mois dernier, contre 51,5 en décembre. Il est inférieur au consensus, qui anticipait un indice à 51,3, mais reste pour un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, sont légèrement plus optimistes que les données officielles communiquées depuis notamment la déclaration du virus

L’indice des prix à la production (PPI) a progressé le mois dernier de 0,1% en rythme annuel, une hausse conforme au consensus, après un déclin de 0,5% en décembre.

L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé en janvier de 5,4% en rythme annuel, à son rythme le plus élevé depuis octobre 2011, après une hausse de 4,5% en décembre. Le consensus anticipait une progression de 4,9%.

 

Croissance Japon : services en hausse en janvier

Croissance Japon : services  en hausse en janvier

 

La croissance japonaise pourrait sortir du rouge, une progression très modeste mais qui changerait la tendance. Témoin l’augmentation de l’indice PMI des services en territoire positif. Une croissance toutefois fragile car on ne connaît pas encore les conséquences de l’accord commercial entre la Chine et les États-Unis. En outre l’avenir est encore plus in certain par rapport au conséquences du virus chinois. Or la Chine est de loin le principal partenaire du Japon L’activité dans le secteur des services japonais a cependant rebondi en janvier pour revenir en territoire expansionniste, sous l’effet d’une accélération des nouvelles affaires à un plus haut de sept mois, laissant suggérer que les consommateurs s’adaptent progressivement à la hausse de la TVA qui a nui aux dépenses privées.

L’indice PMI des services calculé par Markit/Jibun Bank a grimpé le mois dernier à 51,0 en lecture définitive en données corrigées des variations saisonnières, contre un plus bas de plus de trois ans en décembre, à 49,4.

Il s’agit de la plus forte progression du secteur depuis septembre dernier, inférieure cependant au consensus qui ressortait à 52,1 mais de retour au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de

Les prochains mois pourraient s’avérer cruciaux pour les perspectives économiques, alors que le coronavirus qui s’est déclaré en Chine fait peser une menace pour la croissance mondiale.

De nombreux analystes s’attendent à ce que l’économie nippone se soit contractée au quatrième trimestre 2019, principalement à cause des répercussions de la hausse de la TVA au 1er octobre. L’indice PMI composite, qui intègre secteur manufacturier et services, a rebondi en janvier après avoir décliné le mois précédent à un plus bas depuis avril 2014.

D’après les résultats publiés mercredi de l’enquête réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achats, il s’est établi à 50,1 contre 48,6 en lecture définitive en décembre, sa première progression en quatre mois.

Automobile France: grosse chute en janvier

Automobile France: grosse chute en janvier

ça commence très mal en janvier suivant ainsi les tendances qui se dégageaient à la fin de l’année 2019. Cette fois la tendance pourrait bien s’inscrire nettement à la baisse en 2020 ( comme en Europe d’ailleurs). Plusieurs facteurs explicatifs, d’abord des normes encore plus  rigoureuses en matière d’émissions polluantes, ensuite les interrogations quant aux évolutions technologiques ( la production de masse à des prix abordables des voitures électriques par exemple voire à hydrogène), le ralentissement économique mondial alimenté tout autant par la baisse du commerce que par la relative stagnation des consommations intérieures Les immatriculations de voitures neuves en France ont diminué de 13,44% en janvier, selon les données brutes du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) publiées samedi, au seuil d’une année qui s’annonce délicate à négocier pour les marques de voitures. Il s’est immatriculé dans l’Hexagone 134.232 véhicules particuliers le mois dernier, a annoncé le CCFA. Janvier a compté cette année 22 jours ouvrables, comme l’an dernier à la même époque.

Le marché automobile français commence ainsi mal une année 2020 marquée par un ralentissement global de la demande et par des choix commerciaux délicats sur les moteurs thermiques et électrifiés pour se conformer au nouveau plafond européen de 95 grammes de CO2 pour les émissions moyennes des voitures neuves.

Sauf rebond imprévu en cours d’année lié aux nouveautés, les immatriculations en France devraient accuser en 2020 leur première année de baisse après cinq années de hausses consécutives. En 2019, elles ont encore progressé de 1,9%. En 2020, Renault prévoit une légère baisse du marché automobile français, tout comme le CCFA, tandis que l’observatoire Cetelem de l’automobile la chiffre à -3,2%.

Popularité Macron : baisse en janvier

Popularité Macron : baisse en janvier 

D’après le JDD,  qui procède à une moyenne des sondages à la popularité, Macron aurait vu sa cote diminuer en janvier;  la cote de popularité d’Emmanuel Macron est désormais de 32%, selon la moyenne calculée à partir de sept baromètres différents . Une tendance qui semble se confirmer et qui découle directement de la posture de Macon vis-à-vis de la réforme des retraites. Pourtant,  le calcul du JDD relève du bricolage car  le journal prend le pourcentage des différentes enquêtes pour en tirer une moyenne. Statistiquement les pourcentages ne s’additionnent pas. Il faudrait utiliser les valeurs absolues de chaque sondage. Cela ne change pas globalement la tendance mais il se confirme que le JDD procède non seulement à des approximations statistiques autant que politiques (quand il se fait par exemple l’avocat de Sarkozy à propos du financement libyen ou le défenseur de Macron pour l’essentiel de sa politique)  .Pas étonnant ce journal est détenu par Lagardère qui est l’un des plus fidèle soutien de Macron.

Grève Retraites: Nouvelle journée le 24 janvier

Grève Retraites: Nouvelle journée le 24 janvier

 

Macron voudrait bien passer à autre chose, notamment de plus consensuel; par exemple,  en instrumentalisant la fameuse convention citoyenne sur l’environnement. Une commission bidon uniquement mise en place pour reverdir un président qui n’a pas témoigné une grande sensibilité aux questions écologiques. Il a même envisagé un référendum sur des propositions qui n’ont pas pris encore la moindre forme; histoire sans doute d’obtenir un vote plus favorable que ce qui mesure sa popularité actuelle qui chute sérieusement. Malheureusement pour Macron tout autant que pour le pays, le conflit social s’enlise comme s’est enlisée l’affaire des gilets jaunes. Mais si la mobilisation baisse, elle reste majoritairement soutenue par l’opinion publique, et la bataille de la rue se double d’un nouvel affrontement, dans l’hémicycle cette fois, où le cadre de l’examen du projet de loi est déjà critiqué par les oppositions de gauche et de droite, avant même son arrivée prévue le 17 février.

La page est loin d’être tournée. Pour preuve une nouvelle journée de grève et de manifestations aura lieu le 24 janvier, jour de la présentation du texte en conseil des ministres.

Dans un communiqué, les syndicats CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, MNL et FIDL rejettent de nouveau un “projet absurde et injuste” et “exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités ». Lors d’une conférence de presse mercredi, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé la grève dans les transports, la plus longue dans l’histoire de France, qui est selon lui “sans issue” compte tenu de la détermination “totale” du gouvernement à aller jusqu’au bout de la suppression des régimes spéciaux.

Si la position des syndicats radicaux est loin d’être défendable sur tous les points, le même reproche peut être fait au pouvoir politique qui non seulement se montre incapable d’aboutir à un compromis sérieux mais multiplie aussi les actes de provocation tant vis-à-vis des syndicats les plus durs que vis-à-vis des syndicats réformistes. Avec l’enlisement, ce qui est de plus en plus en cause c’est la capacité de ce gouvernement et de Macron à gérer le pays.

Retraites: appel à une manifestation le 11 janvier

Retraites: appel à une manifestation le 11 janvier

 

 

Consciente sans doute de l’affaiblissement du nombre de grévistes, l’intersyndicale choisit de relancer son mouvement avec une manifestation le samedi 11 janvier. Il se pourrait bien que les protestations syndicales se centrent t désormais sur des journées de protestation le samedi pour compenser les difficultés d’entraîner les secteurs dans la grève. De ce point de vue l’ intersyndicale pourrait s’inscrire dans les pas des gilets jaunes concernant les formes de mobilisation. Dès samedis qui pourraient se répéter dans le temps sans perte de salaire pour la plupart des intéressés mais susceptibles de créer un climat social et politique délétère dans le pays. Les gilets rouges pourraient prendre la suite des gilets jaunes.

L’intersyndicale opposée au projet gouvernemental de réforme des retraites a en effet  appelé vendredi à une journée de manifestations le samedi 11 janvier, deux jours après une journée de grève interprofessionnelle. Dans un communiqué, les syndicats CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef et UNL, qui réclament le retrait du projet de réforme, accusent le gouvernement de “jouer l’enlisement” et le président Emmanuel Macron de “ne rien entendre”.

Ils “appellent à construire les conditions d’une grève interprofessionnelle d’ampleur, dès le 9 janvier, avec des manifestations partout sur le territoire” et à “faire du samedi 11 janvier, une journée de manifestation dans tout le pays”.

Retraites- Attendre le 7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

Attendre le  7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

 

Face au blocage persistant, le gouvernement a annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront seulement le 7 janvier. On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre mardi 24  pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple).

En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries. Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-UNEF-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

Retraites : Pourquoi seulement le 7 janvier la reprise des négociations

Retraites : Pourquoi seulement  le 7 janvier la reprise des négociations

 

On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre hier pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple). En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries.

Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-Unef-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

Hausse du malus automobile au 1er janvier 2020

Hausse du  malus automobile au 1er janvier 2020

1200 euros d’augmentation pour le malus des gros véhicules automobiles. Une augmentation justifiée le ministre de l’économie par la transition énergétique. Pas sûr cependant que ces véhicules surtout achetés par des consommateurs aisés soient très handicapés par cette augmentation. En effet en moyenne l’achat de ces véhicules tourne autour de 50 000 €. La fiscalisation des fortes émissions n’est sans doute pas aussi efficace que la régulation par les normes. En vertu des nouvelles normes européennes d’homologation, a donc déclaré dimanche Bruno Le Maire, confirmant une information des Echos. «Oui nous allons augmenter le malus auto, pour une raison qui est très simple : il y a de nouveaux critères européens, nous tenons compte de ces nouveaux critères», a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances dans le cadre du «Grand Jury» RTL-LCI-Le Figaro. «On ne peut pas vouloir accélérer la transition énergétique et garder des malus auto qui sont encore relativement modestes sur des véhicules qui émettent beaucoup de CO2», a-t-il dit.

«On va décaler les règles de calcul des émissions : on va passer de 117 grammes de CO2 à 110 grammes de CO2 pour le déclenchement de ce malus», a précisé Bruno Le Maire. Un exemple : «Pour un véhicule qui émet 140 grammes de CO2 au kilomètre, on va passer le malus de 690 à 1.901 euros.» «C’est une manière de dissuader les gens d’acheter des véhicules polluants», a estimé Bruno Le Maire, qui a ajouté que cette mesure entrerait en vigueur le 1er janvier prochain.

Croissance Japon : résultats toujours décevants en janvier

Croissance Japon : résultats toujours décevants en janvier

 

 

Après une année 2018 assez décevante et des perspectives pas très réjouissantes pour 2019, enfin une bonne nouvelle avec la toute petite croissance envisagée pour les services en janvier. Ceci étant,  les résultats additionnant les services et le secteur manufacturier seront au total relativement mauvais traduisant ainsi le tassement général de l’économie mondiale

L’activité dans le secteur japonais des services a en effet accéléré au mois de janvier grâce à la reprise de la demande intérieure, montrent les résultats de l’enquête PMI de Markit et Nikkei.

L’indice est ressorti à 51,6 en données corrigées des variations saisonnières contre 51,0 en décembre et demeure ainsi au-dessus du seuil des 50, qui sépare contraction et expansion, pour le 28e mois consécutif.

L’indice PMI composite, qui intègre le secteur manufacturier en plus des services, a quant à lui reculé à 50,9, après s’être établi 52,0 en décembre. (Stanley White; Arthur Connan pour le service français)

Couvre-feu à Joué les tours (37) pour les mineurs jusqu’au 24 janvier

Couvre-feu à Joué les tours (37) pour les mineurs jusqu’au 24 janvier

En raison de violences récurrentes, Un couvre feu a été décrété Joué les Tours.  Dans la banlieue chaude  de Tours. Une Problématique qui ne concerne pas seulement les grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille par exemple mais à peu près toutes les métropoles, aussi les villes moyennes et même les petites villes autour de 10 000 habitants. Officiellement on compte près de 800 zones urbaines sensibles en France mais le chiffre est beaucoup plus important (ZUS). Cela concernerait 10 % de la population. En réalité il y a au moins cinq ou six fois plus de zones sensibles qu’officiellement. Ainsi par exemple à Tours on compte seulement quatre zones sensibles quand il y en a au moins 25 si on intègre les banlieues comme Joué-lès-Tours par exemple. Chaque jour, chaque nuit des violences sont commises et l’ordre voyou ce substitut à l’ordre républicain sur fond  le plus souvent de trafic de drogue. Une violence d’ailleurs souvent masquée par les responsables politiques mais aussi par les médias qui ne souhaitent pas évoquer par exemple le nombre de voitures brûlées presque chaque jour où le nombre d’agressions. Un voile pudique et posé sur ce phénomène sociétal. Pas étonnant Macron lui-même a enterré le rapport Borloo qui proposait un véritable plan de transformation des banlieues. Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a aussi démissionné en raison de l’ignorance de ces problèmes par le pouvoir.  A partir de lundi 24 décembre au soir et pour une durée d’un mois, la mairie de Joué-Lès-Tours instaure donc un couvre-feu pour les mineurs de moins de 17 ans, rapporte France Bleu Touraine. Les jeunes qui seraient surpris non accompagnés la nuit dans la rue seront ramenés à leur domicile par les forces de l’ordre. Aucun mineur de moins de 17 ans ne pourra sortir dans la rue la nuit sans être accompagné d’un adulte. Un couvre-feu qui s’applique entre 22 heures et 6 heures dans les quartiers de la Rabière, du Morier, de la Vallée Violette et du centre-ville, alors que la ville a été ces derniers mois le théâtre d’agressions et de violences. Fin novembre, une vingtaine de voitures avaient été brûlées. « À travers ces actes, c’est l’ensemble des habitants de la ville qui souffre d’un sentiment croissant d’insécurité et d’une image de leur ville qui se dégrade dangereusement », explique la mairie. C’est le maire Frédéric Augis qui a signé l’arrêté municipal instaurant ce couvre-feu pour mineurs.

 

Population des ZUS des principales Unités urbaines

 

Unité urbaine (agglomération) Population ZUS (1999) Rang population ZUS (1999) Population unité urbaine(1999) Rang unité urbaine(1999) Pourcentage ZUS Nombre de ZUS Population moyenne ZUS (1999)
Paris (agglomération parisienne)

1 262 037

1

9 644 507

1

13,1 %

148

8 527

Marseille- Aix-en-Provence

247 022

2

1 349 772

2

18,3 %

18

13 723

Lyon

201 765

3

1 348 832

3

14,2 %

28

6 862

Lille

193 727

4

1 000 900

4

19,4 %

16

12 108

Bordeaux

99 166

5

705 564

7

14,1 %

13

7 628

Creil et son Bassin

83 255

6

86 765

10

19,5 %

10

8 326

Douai-Lens

75 386

7

518 739

9

14,5 %

20

3 769

Nice

53 525

8

888 784

5

6,0 %

5

10 705

Valenciennes

52 620

9

357 395

13

14,7 %

16

3 289

Toulouse

46 657

10

761 090

6

6,1 %

5

9 331

Toulon

46 566

11

298 004

16

15,6 %

9

5 174

Nantes

46 330

12

544 932

8

8,5 %

6

7 722

Rennes

46 227

13

272 263

20

17,0 %

5

9 245

Rouen

45 835

14

389 862

12

11,8 %

10

4 584

Grenoble

41 026

15

419 334

11

9,8 %

7

5 861

Nancy

39 603

16

331 363

14

12,0 %

6

6 601

Montpellier

33 443

17

287 981

19

11,6 %

5

6 689

Metz

30 992

18

322 526

15

9,6 %

6

5 165

Tours

21 235

19

297 631

17

7,1 %

4

5 309

Saint-Étienne

19 951

20

291 960

18

6,8 %

5

3 990

Orléans

N/C

N/C

275 928

23

N/C

6

N/C

Ensemble principales unités urbaines

2 676 739

N/C

20 734 612

N/C

13,1 %

349

7 827

 

Taxe GAFA de la France dès le 1er janvier 2019

Taxe GAFA de la France dès le 1er janvier 2019

«La taxe s’appliquera en tout état de cause au 1er janvier 2019 et elle portera donc sur l’ensemble de l’année 2019 pour un montant que nous évaluons à 500 millions d’euros», a affirmé Bruno Le Maire, lors d’une conférence de presse à Paris.  Les grands du numérique réalisent de l’ordre  15 milliards de chutes d’affaires en France mais ne paie qu’un impôt dérisoire de l’ordre de 50 millions et encore pas tous. D’où la proposition de la France d’imposer de manière forfaitaire le chiffre d’affaires  sur la base de 3 %. Du coup,  on ferait passer l’impôt de 50 millions à 500 millions soit 10 fois plus. Une proposition française mollement soutenue par l’union européenne et en particulier par l’Allemagne qui craint des mesures de rétorsion sur l’industrie automobile. Du coup, la France envisagerait de décider seule d’une taxation. La plupart des grands du numérique échappent à l’impôt parce que leur chiffre d’affaires est supposé réalisé à partir de pays à la fiscalité insignifiante. Certains Gafa qui font du business en France n’ont même pas de filiale française. Il y a là évidemment une distorsion de concurrence avec les entreprises françaises cela d’autant plus que ces plates-formes favorisent le développement de produits étrangers ou mettent en tutelle les producteurs français.la mesure envisagée par la France  «Pourrait être introduite dans la loi Pacte», approuvée en première lecture à l’Assemblée nationale et qui devrait être soumise au Sénat en début d’année prochaine. Le ministre a toutefois précisé que cette taxe sur les géants du numérique, qui paient en moyenne 9 % d’impôt en Europe, là où les entreprises traditionnelles paient 23 %, ne se limitera pas au chiffre d’affaires prévu dans la directive européenne. Celle-ci s’étendra également «aux revenus publicitaires, aux plateformes et à la revente de données personnelles».

Macron et ses ministres ne seront pas augmentés au 1er janvier : une injustice !

Macron et ses ministres ne seront pas augmentés au 1er janvier : une injustice !

 

Une injustice de plus,  les membres du gouvernement et le président ne seront pas augmentés au premier  janvier comme c’était prévu. Les salaires resteront donc au même niveau entre 10 000 et 15 000 € bruts par mois (plus les nombreux autres avantages). D’une certaine manière c’est à la fois peu et beaucoup. C’est peu comparé aux salaires du privé à niveau de responsabilité équivalent mais c’est beaucoup quand en fait nombre de ministres et autres secrétaires d’État ne servent pas grand-chose. Il y a en effet une quarantaine de ministres ou une quinzaine serait grandement suffisant. Finalement ce qui peut leur être reproché c’est moins le niveau salarial que leur incompétence et leur inutilité. En outre il y a des doubles emplois à tous les étages. En haut de la pyramide, il y a l’Élysée avec ses 700 ou 800 collaborateurs qui constitue le véritable gouvernement. La seconde couche se compose du gouvernement lui-même avec une quarantaine de ministres et des centaines de collaborateurs. La plupart de ministres ne disposent  d’ailleurs d’aucune administration voire de moyens dérisoires. La troisième couche est constituée par l’administration centrale qui prépare et met en musique les orientations. des milliers et des milliers de fonctionnaires grâces auxquels la France dispose de plus de 10 000 lois et plus de 100 000 décrets dont une grande partie non n’appliquées  mais qui occupent des hordes de gratte-papiers, de directeurs, de directeur adjoints, de chefs de bureaux etc. Bref l’armée avec la discipline en moins car chaque administration bricole sa réglementation sans forcément tenir compte de la cohérence globale. Par démagogie sans doute, le gouvernement a donc décidé qu’il n’y aurait pas d’augmentation des salaires du président de la République, du Premier ministre et des ministres, a indiqué Matignon à l’AFP, confirmant une information de Capital, vendredi 14 décembre.

, ils auraient dû être augmentés en théorie de 0,4% au 1er janvier. Mais l’exécutif a décidé que cette hausse ne serait pas appliquée. Les salaires resteront donc à leurs niveaux actuels en 2019, soit 15 140 euros bruts mensuels pour le président et le Premier ministre, 10 093 euros pour les ministres et 9 559 euros pour les secrétaires d’État.

 

 

Production industrielle: baisse en janvier

Production industrielle baisse en janvier

Baisse globale de la production industrielle mais aussi de la production manufacturière. La conséquence sans doute directe d’amputation de pouvoir d’achat en ce début d’année. Une analyse qui avait été faite par l’INSEE mais contredite par le gouvernemenet !  La production industrielle de la France est en effet  repartie à la baisse en janvier, plombée notamment par le plongeon de la production électrique du fait d’une météo particulièrement clémente, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Après une solide fin d’année 2017, elle s’inscrit en recul de 2,0% sur le mois, soit sa plus forte baisse enregistrée sur un mois depuis juin 2011 et bien davantage que la baisse de 0,2% attendue par les économistes interrogés par Reuters. La seule production manufacturière (hors énergie) a elle aussi accusé une nette baisse et diminue de 1,1% sur le mois. L’institut a dans le même temps révisé l’évolution passée de ces deux indicateurs, du fait de changements méthodologiques. L’année de référence pour le calcul de la production industrielle sera désormais 2015 – alors que les calculs se font actuellement en base 2010 – et cette modification s’accompagne de changements de pondération. Ces changements se sont traduits par une révision à la baisse des données concernant le mois de décembre 2017. La hausse de la production industrielle sur ce mois, initialement annoncée à +0,5% a été revue à +0,2% tandis que la production manufacturière, initialement annoncée en hausse de 0,3% en décembre, s’inscrit désormais en baisse de 0,1%. Cette forte diminution de la production du début d’année pourrait freiner la croissance du premier trimestre. Le mouvement de baisse quasi généralisé de la production a particulièrement concerné le secteur de l’électricité et du gaz (−7,3% après +2,3% en décembre), le mois de janvier ayant été le plus doux depuis 1900. Le recul de la production s’est aussi manifesté en janvier dans le secteur du raffinage (−0,8% après +0,3% en décembre) et dans les matériels de transport (−0,2% après −2,3%), en particulier dans l’automobile (−1,9% après +1,1%). Seuls deux secteurs ont évolué à rebours de la tendance : les biens d’équipement ont poursuivi leur progression (+1,4%, comme le mois précédent) et l’agroalimentaire est reparti à la hausse (+1,4% également, après -1,5% en décembre).

Sécurité routière: baisse de 7,8% des morts en janvier

Sécurité routière: baisse de 7,8% des morts  en janvier

 

Toujours aucune explication pertinente des variations de des accidents .Pas étonnant il n’existe m^me pas d’organisme d’analyse scientifique de l’accidentologie.  Le nombre de morts sur les routes en métropole a légèrement baissé en janvier, avec 235 tués, soit 20 de moins qu’en janvier 2017, a annoncé mardi la Sécurité routière. Après trois ans consécutifs de hausse, la courbe s’est inversée fin 2017, avec une baisse de -1,2% sur la totalité de l’année (soit 45 morts de moins qu’en 2016), et ce alors que le gouvernement a prévu en juillet d’abaisser à 80 km/h la vitesse maximale sur 400.000 km de routes secondaires, contre 90 km/h actuellement.

Janvier : hausse de température record

Janvier : hausse de température record

 

Le mois de janvier le plus doux depuis le début des mesures » en 1900, a précisé le prévisionniste de Météo-France Etienne Kapikian.  En jauvier  la France est finalement de +3.4°C au-dessus de la moyenne 1981-2010 (8.4°C pour une moyenne de 5.0°C), mois de janvier le plus doux depuis le début des mesures, dépassant janvier 1988, 1936 et 2014 (+2.7°C/normale). Le record « d’anomalie positive de température moyenne » pour un mois de janvier était jusqu’ici de +2,7 °C, valeur observée en 1988, 1936 et 2014, selon Météo-France. D’autre part, la pluviométrie « a atteint des valeurs comparables aux records de janvier 1988 sur la quasi-totalité du pays », avec en moyenne une pluviométrie excédentaire de plus de 80 % et des records atteints à Rouen​ (167 mm), Rodez (199,8 mm), Langres (242,2 mm) ou Bourg-Saint-Maurice (357 mm). En moyenne sur la France, il n’a jamais autant plu depuis 1959 sur les mois de décembre et janvier. Retrouvez notre point #pluies et #inondations de l’hiver 2018.Météo-France avait déjà annoncé il y a quelques jours que la France avait connu sur les deux mois de décembre-janvier un cumul moyen de pluies record depuis 1959, année de début de la modélisation de la pluviométrie.  Enfin, le soleil a été « quasi absent », excepté sur les régions méditerranéennes, les Pyrénées et la pointe bretonne. « Le déficit d’ensoleillement a souvent dépassé 50 % de la frontière belge au nord de la Nouvelle-Aquitaine », et des records de faible ensoleillement ont été battus notamment à Rouen où le soleil n’a brillé que 18 heures en un mois).

 

Moral des ménages : légère baisse en janvier

Moral des ménages : légère baisse en janvier

Alors que le moral des patrons continue de s’améliorer, on constate une certaine baisse morale des ménages affectés par les hausses de fiscalité de ce début d’année. La question du pouvoir d’achat vient désormais en tête des préoccupations devant le chômage. En effet d’après l’INSEE,  la confiance des ménages s’est légèrement dégradée sur le premier mois de l’année après deux mois de hausse, malgré un recul des craintes concernant l’évolution du chômage. Le moral des ménages, calculé sur la base de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives), a diminué d’un point, pour s’établir à 104 points, selon l’organisme public de statistiques. L’indice se situe néanmoins nettement « au-dessus de sa moyenne de long terme », qui est de 100 points, souligne l’Insee. Dans le détail, l’opinion des ménages sur leur situation financière à venir s’est légèrement dégradée : le solde correspondant perd deux points et demeure au-dessous de sa moyenne de longue période, souligne l’Insee. La proportion de ménages jugeant opportun d’effectuer des achats importants est malgré tout restée stable (+1 point). Cette dernière se situe au-dessus de sa moyenne de longue période depuis janvier 2016, selon l’organisme public.  Concernant la situation économique en général, les ménages sont nettement plus optimistes concernant le chômage : le solde correspondant recule de cinq points, demeurant ainsi « bien inférieur à sa moyenne de longue période ». Les ménages sont par ailleurs largement plus nombreux qu’en décembre à estimer que les prix vont augmenter au cours des 12 prochains mois. Cet indicateur a gagné 16 points, pour atteindre « son plus haut niveau depuis janvier 2014 », d’après l’Insee.

Catalogne : élections en janvier

Catalogne : élections en janvier

 

Des élections régionales pourraient être imposées en Catalogne en vertu de l’application de l’article 155 de la constitution. Une solution finalement raisonnable mais qui va s’imposer par la force alors qu’elle aurait pu être négociée entre d’une part Madrid et Barcelone. Madrid a en effet choisi le rapport de force et veut en profiter pour suspendre en même temps l’autonomie de la Catalogne jusqu’à ces élections et éliminer  de fait  le président régional. Ce passage en force n’est pas forcément très habile politiquement car il risque de susciter davantage de vocations d’indépendantistes alors qu’ils sont aujourd’hui minoritaires (autour de 40 %). De ce point de vue la responsabilité du conflit est largement partagée. Elle revient cependant en premier au gouvernement régional de Catalogne qui certes avait gagné les élections en Catalogne mais qui était loin d’être majoritaire pour se permettre de d’envisager l’indépendance. En outre le référendum n’a pas été organisé dans des conditions démocratiques satisfaisantes (autour de 43 % de votants). Mais la responsabilité incombe aussi un gouvernement de Madrid un peu englué dans des affaires de corruption qu’il espère masquer avec des appels à  l’unité nationale.  Le président du gouvernement espagnol doit réunir samedi un conseil des ministres extraordinaire pour entamer le processus de suspension de l’autonomie. Une décision prise après l’expiration jeudi de l’ultimatum au président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, Madrid estimant qu’il n’a pas répondu à ses exigences de retour à la légalité. Les mesures de suspension de l’autonomie seront donc définies samedi. Une commission spéciale, qui doit être formée pour en débattre, se réunira probablement lundi. Puis Carles Puigdemont sera autorisé à faire valoir ses arguments et le Sénat, où les conservateurs du Parti populaire de Rajoy sont majoritaires, pourrait se prononcer vendredi sur la suspension de l’autonomie lors d’une séance plénière, a annoncé une porte-parole de la chambre haute.  L’idée d’élections anticipées est discutée depuis plusieurs semaines entre les dirigeants des partis politiques nationaux. Le gouvernement espagnol semblait prêt, selon plusieurs sources, à abandonner l’article 155 si Puigdemont convoquait lui-même ces élections anticipées. Car certes le «oui» à l’indépendance a recueilli 90% des voix lors du référendum du 1er octobre, mais la majeure partie des opposants à l’indépendance a boycotté ce scrutin, pour lequel la participation a été de 43%.

 

Fin de «l’inversion du chômage» en janvier ?

Fin de  «l’inversion du chômage» en janvier ?

 

Finalement le gouvernement a peut-être abandonné ses pratiques de bricolage d’évolution du chômage puisque la hausse reprend en catégorie à. En fait, le miracle aura été de courte durée juste le temps du deuxième semestre 2016, c’est-à-dire la période pendant laquelle François Hollande s’interrogeait sur son éventuelle candidature. Du fait de son renoncement, on revient peut-être aux méthodes statistiques classiques qui font apparaître malheureusement une croissance du nombre de chômeurs. Comment pourrait-il en être autrement avec une tendance de croissance de leurs 1,2 à 1,3 % en 2017 après 1,1 % en 2016 ? Après un mois de décembre décevant, le nombre d’inscrits en catégorie A – sans aucune activité- a de nouveau légèrement augmenté en janvier. Fin janvier 2017, en France métropolitaine, il s’établit à 3 724 000. Même si la progression de janvier apparaît symbolique + 1500 inscrits, ces deux mois consécutifs de hausse viennent contredire la tendance à la baisse officiellement observée depuis le deuxième semestre 2016. Le bilan de François Hollande et de son gouvernement est tragique à savoir autour de 600 000 chômeurs en plus depuis 2012. Avec Sarkozy et Fillon on avait déjà compté environ 700 000 chômeurs en plus. Pour l’Unedic la situation va continuer de se dégrader en 2017 avec environ 80 000 nouveaux inscrits. La situation continuerait ensuite doucement de se dégrader, le nombre de chômeurs indemnisés augmentant de 13.000 en 2018, puis de 17.000 en 2019. Ces prévisions restent bien sûr très fragiles. Elles dépendent notamment de l’issue du scrutin présidentielle de mai et des politiques de l’emploi qui seront ensuite déployées. L’Union européenne table de son côté pour l’instant sur une modeste croissance française à 1,4% pour 2017, une projection déjà un peu optimiste. Dans la mesure où l’environnement économique sera très perturbé par la situation la les incertitudes politiques

 

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