Archive pour le Tag 'accord'

Droits de douane américains : un accord lamentable comme Von der Layen

Droits de douane américains : un accord lamentable comme Von der Layen

Un accord lamentable obtenu par le mafieux Trump avec l’aval de l’inconsistante présidente de la commission européenne qui s’est littéralement couchée devant le président américain

La première responsabilité de cet accord catastrophique pour l’économie européenne mais aussi mondiale incombe évidemment à Trump qui utilise ses méthodes de mafieux avec chantage, mensonges et menaces délictueuses. En clair, Trump fait sauter toutes les règles internationales relatives au commerce mondial. Mais l’Europe a aussi ses propres responsabilités qui se nourrissent de ses propres faiblesses. La première consiste à donner un pouvoir de négociation stratégique à une technocratie bruxelloise qui ne dispose d’aucune légitimité politique et souvent ignore tout des réalités. ( La majorité des experts sont des fonctionnaires des différents pays).

Faute de vrai pouvoir politique l’Europe est divisée et parvient difficilement à déterminer des axes stratégiques communs. En clair, chaque pays défend sa propre boutique quitte à démolir les politiques européennes communes. Une critique qui sera partagée par les extrêmes à gauche comme à droite en s’appuyant sur les 10 % « seulement » obtenus par le Royaume-Uni. Une différence de taille toutefois les exportations britanniques ne représentent pas grand-chose vers des États-Unis et sont très déficitaires. L’impact sera donc faible contrairement à l’union économique européenne dont la balance commerciale était jusque-là très positive.

La troisième responsabilité est liée à la fragilité interne de certains pays comme la France par exemple. Un pays dont l’autorité internationale comme nationale est largement mise en cause en raison d’un président complètement déconsidéré, d’une absence de majorité et d’une situation financière dramatique. Macron porte aussi une grave responsabilité car il a accepté de soutenir Von der Layen contre -le très efficace et très compétent Thierry Breton. Von der Layen, une présidente de la commission complètement inconsistante et qui a surtout passé son temps à éliminer autour d’elle les compétences contestataires. Son attitude lamentable devant Trump témoigne à la fois de sa faiblesse et de sa veulerie.

Les responsabilités sont donc multiples et peut-être que la principale est celle de situation politique, économique et démocratique très fragiles dans nombre de pays d’Europe; notamment en France aujourd’hui pratiquement sans véritable gestion stratégique et avec des responsables politiques largement discrédités, incompétents mais aussi ou sans courage. Voir par exemple ce débat lamentable autour du retour d’un service militaire d’une journée de « volontaires » quand il faudrait mobiliser une classe d’âge pour former de vrais soldats pendant deux à trois mois au minimum. Au mieux la France peut mobiliser 50 000 soldats quand la Russie peut compter sur plus d’un million disponibles immédiatement.

La trahison des élites laissera des traces historiques compte tenu des bouleversements économiques et financiers qu’elle va provoquer. Dans le commerce international en général ou désormais les systèmes de production sont tellement imbriqués et d’abord aux États-Unis avec l’envolée conjointe de l’inflation et de l’endettement. Heureusement cet accord ne tiendra pas longtemps mais aura provoqué des séismes économiques, politiques voire démocratiques durables notamment en Europe.

Droits de douane américain : par un accord , un dictat très flou

Droits de douane américain : par un accord , un dictat très flou

Officiellement l’union européenne et les États-Unis se réjouissent d’un accord qui n’en est pas un. D’abord parce que les Européens ont du se soumettre au droit de douane à 15 % ; ce qui est considérable si on tient compte par ailleurs de la dévaluation du dollar de l’ordre de 12,5 %. C’est contraint et forcé que l’Europe accepte ce dictat après avoir été menacée de 25 %. À noter que l’acier et l’aluminium supporte toujours des taxes à 50 %.

Pour le reste des discussions doivent encore intervenir pour préciser les orientations définitives. Quant à la promesse d’investissement vers les États-Unis c’est surtout une annonce à usage interne pour les partisans de Trump; même chose pour les promesses d’achat de matières premières énergétiques. Dans ces deux domaines la décision appartient aux entreprises et non aux Etats. Bref de promesses très floues. L’Europe a du plier sous la pression des États-Unis d’une part et sous le poids de ses propres contradictions internes d’autre part sans parler de la faiblesse personnelle de la présidente de la commission européenne qui ne pèse pas lourd en politique.

C’est évidemment à l’usage qu’on mesura les conséquences d’un pseudo accord et notamment son effet sur l’inflation et la croissance aux États-Unis et les conséquences sur l’économie mondiale et sur celle de l’Europe. Le risque est grand que ce type de décision soit néfaste aussi bien pour les États-Unis que pour les pays qui commercent avec eux. En dernier ressort ce sont les marchés financiers qui pourraient bien arbitrer notamment si le déficit américain continue d’enfler sous le poids d’une baisse de croissance et d’augmentation du déficit budgétaire. D’ores et déjà on constate un fort désengagement à bas bruit par les étrangers des obligations américaines.

Accord MERCOSUR : changement de position

Accord MERCOSUR : changement de position

La France se trouve à un tournant concernant l’accord de libre-échange MERCOSUR. Après des années d’opposition, l’exécutif semble prêt à céder sous condition. Un changement de cap qui pourrait fragiliser l’agriculture française, notamment face à la concurrence déloyale des produits sud-américains.

Par Loïc Kervran et Patrick Benezit (*) dans la Tribune

Pendant des années, le président de la République et le Gouvernement français se sont clairement opposés au traité de libre-échange entre la France et l’Amérique du Sud (MERCOSUR). Mais depuis quelques semaines monte une petite musique qui fait craindre la trahison. On entend désormais l’exécutif parler de signature sous condition, de clause de sauvegarde. Et on ne parle plus du droit de veto de la France. Après s’être engagée à ne pas signer l’accord la France aurait-elle changé son fusil d’épaule et serait-elle désormais prête à le ratifier ?

Sur le MERCOSUR, nous le réaffirmons, non, c’est non. Ce traité serait une catastrophe pour notre agriculture en général et nos éleveurs en particulier. En prévoyant d’éliminer plus de 90% des droits de douane imposés par le MERCOSUR et l’Union européenne aux produits venant de part et d’autre de l’Atlantique, l’accord ouvre la voie à une politique d’importation massive.

Un tel accord mettrait en concurrence nos agriculteurs vertueux avec du bœuf et des volailles dopés aux antibiotiques, des céréales cultivées avec des dizaines de pesticides interdis en Europe, un système de production tout OGM, des élevages avec parfois plus de 30 000 bovins. À terme, ce sont ainsi 99 000 tonnes de bœuf par an qui pourraient entrer en Europe à un taux préférentiel (7.5%). Pour le riz et le miel, il n’y aurait plus d’obstacles tarifaires.

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Encourager cette concurrence déloyale, c’est tuer nos agriculteurs français.

C’est aussi considérer que notre souveraineté est un bien comme un autre qui se solde sur l’autel du libre-échange. Un détail dans notre politique commerciale et non la condition de sa réussite.

Au-delà de la France, c’est l’Union européenne qui est en cause. En 2018, la Commission s’était engagée à faire de l’accord un accord mixte : les pays, dont la France, disposaient alors d’un droit de veto. On comprend aujourd’hui qu’elle souhaite scinder cet accord en deux parties, supprimant le droit de veto des pays, et exigeant désormais une minorité de blocage pour empêcher ce funeste accord d’un autre siècle de voir le jour.

Or, comme chacun sait, obtenir une minorité de blocage au niveau européen résulte du casse-tête chinois. Ce passage en force de la Commission européenne va à l’encontre de la culture démocratique qu’elle promeut : le dialogue devrait être privilégié quelle que soit la situation.

A l’heure où les populismes grondent et où les peuples européens critiquent toujours plus une Europe perçue comme technocratique, le choix de la Commission européenne d’outrepasser le pouvoir politique des pays souverains ne fait que donner du crédit à ces critiques. Coopérer oui, se soumettre, non. L’Union européenne doit rester une Europe des Nations et non une Europe sans les Nations.

Ce traité va donc à l’encontre de ce qui fait l’essence même de notre culture agricole et de notre identité en tant que Nation. Sans agriculture, pas de nourriture dans nos assiettes. Pas de pays sans paysans disaient les slogans des manifestations agricoles ! Car oui, abandonner nos paysans, c’est nous trahir collectivement.

Nous demandons donc au gouvernement qu’il impose le droit de veto français sur l’accord de libre-échange avec le MERCOSUR. Il ne peut pas être complice d’une Commission européenne qui s’apprête par une ruse, un subterfuge à contourner la volonté du peuple français. Qu’il protège ses agriculteurs plutôt que de les sacrifier au nom d’une mondialisation dont ils payent le prix chaque jour. La politique ce n’est pas subir mais agir, et se battre quand c’est nécessaire.

_______

(*) Loïc Kervran, Député Horizons du Cher depuis 2017. Il est vice-président du Parlement rural français et vice-président du groupe d’étude ruralités à l’assemblée nationale.

Patrick Benezit, Président de la fédération nationale bovine. Eleveur dans le Cantal.

Loïc Kervran et Patrick Benezit

OMS : un accord sur les pandémies enfin signé

OMS : un accord sur les pandémies enfin signé

Six ans après le COVID de et près trois années d’âpres négociations, un accord doit enfin être voté mardi par les 194 pays membres de l’Organisation mondiale de la santé.

Ils s’étaient promis de tirer les leçons de la crise du Covid-19. Six ans après le début de la pandémie, les 194 États membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont appelés à approuver mardi un accord sur la prévention, la préparation et la réponse aux futurs épisodes pandémiques. Déjà adopté ce lundi en commission, ce texte, mis en chantier il y a trois ans, a fait l’objet d’âpres négociations.

Notons que Les États-Unis de Donald Trump et l’Argentine de Javier Milei, deux pays ayant annoncé leur retrait de l’OMS en 2026, n’ont pas assisté au dernier cycle de négociations.

Un accord minimal entre les États-Unis et le Royaume-Uni

Un accord minimal entre les États-Unis et le Royaume-Uni

Un accord dit « historique » par Trump mais qui en réalité situe surtout un document d’intention très vague et dont les détails restent à préciser sauf peut-être concernant l’acier l’aluminium.

Donald Trump a fièrement annoncé jeudi un premier « accord plein et entier » conclu avec le Royaume-Uni. Le président américain y voit un premier succès qui sera « suivi de nombreux autres accords en négociation » mais dont les détails sont limités. On suppose que les États-Unis élimineront les surtaxes frappant l’acier et l’aluminium. Sauf pour les automobiles aussi la taxation de 10 % par les Américains va demeurer. Pas vraiment une victoire pour le Royaume-Uni.

Accord entre Washington et Kiev pour l’accès aux ressources minières ukrainiennes

Accord entre Washington et Kiev pour l’accès aux ressources minières ukrainiennes

L’accord donne aux États-Unis l’accès prioritaire aux ressources minérales ukrainiennes, et notamment aux terres rares, utilisées dans la haute technologie, et prévoit la création d’un fonds de reconstruction et d’investissement destiné à leur exploitation.

L’Ukraine obtient un partenariat économique qui intéresse directement Washington à sa sécurité. «Cet accord signale clairement à la Russie que l’administration Trump est engagée dans un processus de paix centré sur une Ukraine libre, souveraine et prospère à long terme», a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent dans un communiqué. «Le président Trump a envisagé ce partenariat entre le peuple américain et le peuple ukrainien pour montrer l’engagement des deux parties en faveur d’une paix et d’une prospérité durables en Ukraine.»

C’est l’État ukrainien qui détermine ce qu’il faut extraire et où il faut le faire. Le sous-sol reste la propriété de l’Ukraine, ce qui est clairement établi dans l’accord. »

Laa ministre ukrainienne Yulia Svyrydenko a souligné que l’Ukraine conservera «l’entière propriété et le contrôle» des ressources situées sur son territoire et dans ses eaux territoriales. Les usines et les mines ukrainiennes ne changeront pas de propriétaire. «C’est l’État ukrainien qui est responsable de l’exploitation des ressources naturelles», a-t-elle posté sur X. «C’est l’État ukrainien qui détermine ce qu’il faut extraire et où il faut le faire. Le sous-sol reste la propriété de l’Ukraine, ce qui est clairement établi dans l’accord.»

Politique-Iran: Un accord bidon sur le nucléaire ?

Politique-Iran: Un accord bidon sur le nucléaire ?

L’Iran semble chercher à prolonger son programme d’enrichissement d’uranium sous des conditions surveillées. Cependant, les précédents accords ont montré que ces discussions ne peuvent pas se limiter à la seule question nucléaire. Par Hamid Enayat, politologue, spécialiste de l’Iran, collabore avec l’opposition démocratique iranienne (CNRI) dans la Tribune
Hamid Enayat

Selon une déclaration du ministre des Affaires étrangères d’Oman, un accord aurait été conclu pour permettre à la République islamique de poursuivre l’enrichissement de l’uranium jusqu’à 3,67%. Par ailleurs, selon le New York Times, l’Iran aurait proposé que les États-Unis et certains autres pays supervisent les activités d’enrichissement dans ses installations nucléaires.

Mais la vraie question est la suivante : si un tel accord est conclu et que l’Iran accepte réellement une surveillance stricte et permanente, peut-on alors parler de négociation réussie ?

L’enrichissement à des fins « pacifiques » est difficile à croire, surtout lorsqu’on sait que des milliards de dollars ont été dépensés aux dépens d’un peuple plongé dans la pauvreté. Aucun pays ne supporte une charge financière aussi lourde pour un programme purement civil.

Dans l’accord nucléaire de 2015, il était convenu que la République islamique ne dépasserait pas un taux d’enrichissement de 3,67 %. En réalité, le régime a violé cet engagement et augmenté le niveau d’enrichissement jusqu’à 60 %, transformant ce progrès en un levier de chantage à l’encontre de la communauté internationale.

De plus, 150 milliards de dollars d’avoir iraniens gelés ont été libérés ; mais au lieu d’améliorer les conditions de vie du peuple, la pauvreté s’est aggravée. En 2017, une révolte populaire a éclaté, motivée par la misère et l’indignation économique.

Pendant ce temps, les ressources débloquées ont été utilisées pour renforcer les forces supplétives du régime à travers la région. Le Moyen-Orient est devenu un champ d’intervention pour ces groupes, théâtre de conflits sanglants dans lesquels l’Iran a joué un rôle central.
L’un des résultats les plus amers de cette politique fut la guerre de Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés, et a déstabilisé toute une région.

L’entrée du régime iranien dans le processus de négociation est un signe de faiblesse absolue, et non le fruit d’un changement réel ou d’une évolution dans la nature de son pouvoir.

La République islamique redoute profondément toute confrontation militaire avec les États-Unis — en particulier une attaque contre ses installations nucléaires. Selon des sources proches des cercles politiques de Téhéran, lors d’une réunion entre les commandants des Gardiens de la révolution et des hauts responsables du régime, il aurait été conseillé au guide suprême du régime Ali Khamenei qu’un conflit militaire pourrait entraîner l’effondrement total du régime et ouvrir la voie à un soulèvement généralisé.

N’oublions pas qu’aux dernières élections présidentielles, seuls environ 8 % des électeurs ont participé, dans un climat de peur et de désespoir. Dans un tel contexte — avec une inflation galopante, 80 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté, et de nombreuses autres crises structurelles — un soulèvement populaire pourrait facilement renverser le régime.

D’autant plus que des milliers d’unités de résistance organisées, promouvant les objectifs du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) pour un futur Iran démocratique, sont actives à travers le pays, prêtes à transformer la moindre étincelle en une insurrection à grande échelle.

Il est donc parfaitement prévisible que le régime iranien, pour éviter une chute inévitable, reculera temporairement sur l’enrichissement de l’uranium et la fabrication de la bombe atomique.

Mais, tout comme en 2015, il maintient en place l’ensemble de son infrastructure nucléaire, dans l’attente d’un éventuel changement à la Maison-Blanche ou d’autres évolutions internationales qui rendraient la situation plus favorable, afin de pouvoir reprendre la course à la bombe dès que possible.

Tirons les leçons de l’histoire
En 2015, tout comme aujourd’hui, la République islamique insistait pour que les négociations se limitent exclusivement à la question nucléaire. Les puissances occidentales ont accepté ce cadre, ce qui a conduit à un accord qui, en apparence, restreignait le programme nucléaire iranien, mais qui, en réalité, a permis au régime de Téhéran de renforcer ses projets déstabilisateurs dans la région grâce aux ressources financières débloquées.

Le « fruit amer » de cet accord n’a été rien d’autre qu’une multiplication des guerres par procuration — notamment la guerre de Gaza, qui a fait des milliers de victimes.
C’est précisément ce que souhaite le régime iranien : cantonner les négociations à la seule dimension nucléaire afin que les autres aspects menaçants de son système — tels que l’exportation du terrorisme et la prolifération de milices — restent dans l’ombre.

L’erreur fatale des négociateurs de 2015 fut de croire que l’arme nucléaire représentait la seule menace, alors que l’expansionnisme régional, les groupes armés supplétifs et les interventions militaires de l’Iran se sont révélés, à bien des égards, encore plus meurtriers et déstabilisants que l’arme atomique elle-même.

L’expérience de la guerre de Gaza, la prise en otage de la souveraineté libanaise, la destruction de ce pays, ainsi que l’insécurité croissante dans les voies maritimes internationales, ne suffisent-elles pas à alerter le monde sur la véritable ampleur de cette menace ?

La République islamique, issue de dogmes religieux hérités du Moyen Âge, constitue un phénomène anachronique et déviant, imposé au XXIe siècle et au monde moderne à la faveur d’un événement historique. Ce régime ne peut survivre sans entretenir la guerre au-delà de ses frontières et sans réprimer violemment à l’intérieur.
C’est pourquoi, depuis plus de trente ans, il a élaboré et appliqué une stratégie belliciste, communément désignée sous le nom de « stratégie de dissuasion », fondée sur trois piliers principaux :

Le programme nucléaire
La création et le soutien de forces supplétives (milices)
Le développement de missiles balistiques

Ces trois éléments fonctionnent comme un système intégré, nourri d’une idéologie de haine, véhiculée à travers des slogans comme « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël », et destiné à entretenir en permanence la guerre et le conflit.

Par l’intermédiaire de ses forces par procuration, le régime a élargi sa présence régionale et, en semant crises et effusions de sang au Moyen-Orient, il a détourné l’attention du monde de la répression implacable qu’il exerce à l’intérieur de ses frontières.

Par conséquent, toute négociation sérieuse en faveur de la paix dans la région doit s’attaquer à l’ensemble du système idéologique et opérationnel du régime. Le démantèlement total, vérifiable et irréversible de son influence régionale, doit être garanti avec fermeté.

Ce n’est qu’à cette condition que les intérêts du peuple iranien, la sécurité régionale et une paix durable pourront être assurés.

Dans le cas contraire, dans quelques années, dans un autre coin du Moyen-Orient, nous serons à nouveau les témoins de guerres sanglantes — et ce sera une autre nation qui en paiera le prix.

Hamid Enayat

Politique-Iran: Un accord bidon sur le nucléaire ?

Politique-Iran: Un accord bidon sur le nucléaire ?

L’Iran semble chercher à prolonger son programme d’enrichissement d’uranium sous des conditions surveillées. Cependant, les précédents accords ont montré que ces discussions ne peuvent pas se limiter à la seule question nucléaire. Par Hamid Enayat, politologue, spécialiste de l’Iran, collabore avec l’opposition démocratique iranienne (CNRI) dans la Tribune
Hamid Enayat

Selon une déclaration du ministre des Affaires étrangères d’Oman, un accord aurait été conclu pour permettre à la République islamique de poursuivre l’enrichissement de l’uranium jusqu’à 3,67%. Par ailleurs, selon le New York Times, l’Iran aurait proposé que les États-Unis et certains autres pays supervisent les activités d’enrichissement dans ses installations nucléaires.

Mais la vraie question est la suivante : si un tel accord est conclu et que l’Iran accepte réellement une surveillance stricte et permanente, peut-on alors parler de négociation réussie ?

L’enrichissement à des fins « pacifiques » est difficile à croire, surtout lorsqu’on sait que des milliards de dollars ont été dépensés aux dépens d’un peuple plongé dans la pauvreté. Aucun pays ne supporte une charge financière aussi lourde pour un programme purement civil.

Dans l’accord nucléaire de 2015, il était convenu que la République islamique ne dépasserait pas un taux d’enrichissement de 3,67 %. En réalité, le régime a violé cet engagement et augmenté le niveau d’enrichissement jusqu’à 60 %, transformant ce progrès en un levier de chantage à l’encontre de la communauté internationale.

De plus, 150 milliards de dollars d’avoir iraniens gelés ont été libérés ; mais au lieu d’améliorer les conditions de vie du peuple, la pauvreté s’est aggravée. En 2017, une révolte populaire a éclaté, motivée par la misère et l’indignation économique.

Pendant ce temps, les ressources débloquées ont été utilisées pour renforcer les forces supplétives du régime à travers la région. Le Moyen-Orient est devenu un champ d’intervention pour ces groupes, théâtre de conflits sanglants dans lesquels l’Iran a joué un rôle central.
L’un des résultats les plus amers de cette politique fut la guerre de Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés, et a déstabilisé toute une région.

L’entrée du régime iranien dans le processus de négociation est un signe de faiblesse absolue, et non le fruit d’un changement réel ou d’une évolution dans la nature de son pouvoir.

La République islamique redoute profondément toute confrontation militaire avec les États-Unis — en particulier une attaque contre ses installations nucléaires. Selon des sources proches des cercles politiques de Téhéran, lors d’une réunion entre les commandants des Gardiens de la révolution et des hauts responsables du régime, il aurait été conseillé au guide suprême du régime Ali Khamenei qu’un conflit militaire pourrait entraîner l’effondrement total du régime et ouvrir la voie à un soulèvement généralisé.

N’oublions pas qu’aux dernières élections présidentielles, seuls environ 8 % des électeurs ont participé, dans un climat de peur et de désespoir. Dans un tel contexte — avec une inflation galopante, 80 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté, et de nombreuses autres crises structurelles — un soulèvement populaire pourrait facilement renverser le régime.

D’autant plus que des milliers d’unités de résistance organisées, promouvant les objectifs du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) pour un futur Iran démocratique, sont actives à travers le pays, prêtes à transformer la moindre étincelle en une insurrection à grande échelle.

Il est donc parfaitement prévisible que le régime iranien, pour éviter une chute inévitable, reculera temporairement sur l’enrichissement de l’uranium et la fabrication de la bombe atomique.

Mais, tout comme en 2015, il maintient en place l’ensemble de son infrastructure nucléaire, dans l’attente d’un éventuel changement à la Maison-Blanche ou d’autres évolutions internationales qui rendraient la situation plus favorable, afin de pouvoir reprendre la course à la bombe dès que possible.

Tirons les leçons de l’histoire
En 2015, tout comme aujourd’hui, la République islamique insistait pour que les négociations se limitent exclusivement à la question nucléaire. Les puissances occidentales ont accepté ce cadre, ce qui a conduit à un accord qui, en apparence, restreignait le programme nucléaire iranien, mais qui, en réalité, a permis au régime de Téhéran de renforcer ses projets déstabilisateurs dans la région grâce aux ressources financières débloquées.

Le « fruit amer » de cet accord n’a été rien d’autre qu’une multiplication des guerres par procuration — notamment la guerre de Gaza, qui a fait des milliers de victimes.
C’est précisément ce que souhaite le régime iranien : cantonner les négociations à la seule dimension nucléaire afin que les autres aspects menaçants de son système — tels que l’exportation du terrorisme et la prolifération de milices — restent dans l’ombre.

L’erreur fatale des négociateurs de 2015 fut de croire que l’arme nucléaire représentait la seule menace, alors que l’expansionnisme régional, les groupes armés supplétifs et les interventions militaires de l’Iran se sont révélés, à bien des égards, encore plus meurtriers et déstabilisants que l’arme atomique elle-même.

L’expérience de la guerre de Gaza, la prise en otage de la souveraineté libanaise, la destruction de ce pays, ainsi que l’insécurité croissante dans les voies maritimes internationales, ne suffisent-elles pas à alerter le monde sur la véritable ampleur de cette menace ?

La République islamique, issue de dogmes religieux hérités du Moyen Âge, constitue un phénomène anachronique et déviant, imposé au XXIe siècle et au monde moderne à la faveur d’un événement historique. Ce régime ne peut survivre sans entretenir la guerre au-delà de ses frontières et sans réprimer violemment à l’intérieur.
C’est pourquoi, depuis plus de trente ans, il a élaboré et appliqué une stratégie belliciste, communément désignée sous le nom de « stratégie de dissuasion », fondée sur trois piliers principaux :

Le programme nucléaire
La création et le soutien de forces supplétives (milices)
Le développement de missiles balistiques

Ces trois éléments fonctionnent comme un système intégré, nourri d’une idéologie de haine, véhiculée à travers des slogans comme « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël », et destiné à entretenir en permanence la guerre et le conflit.

Par l’intermédiaire de ses forces par procuration, le régime a élargi sa présence régionale et, en semant crises et effusions de sang au Moyen-Orient, il a détourné l’attention du monde de la répression implacable qu’il exerce à l’intérieur de ses frontières.

Par conséquent, toute négociation sérieuse en faveur de la paix dans la région doit s’attaquer à l’ensemble du système idéologique et opérationnel du régime. Le démantèlement total, vérifiable et irréversible de son influence régionale, doit être garanti avec fermeté.

Ce n’est qu’à cette condition que les intérêts du peuple iranien, la sécurité régionale et une paix durable pourront être assurés.

Dans le cas contraire, dans quelques années, dans un autre coin du Moyen-Orient, nous serons à nouveau les témoins de guerres sanglantes — et ce sera une autre nation qui en paiera le prix.

Hamid Enayat

Iran: Un accord bidon sur le nucléaire ?

Iran: Un accord bidon sur le nucléaire ?

L’Iran semble chercher à prolonger son programme d’enrichissement d’uranium sous des conditions surveillées. Cependant, les précédents accords ont montré que ces discussions ne peuvent pas se limiter à la seule question nucléaire. Par Hamid Enayat, politologue, spécialiste de l’Iran, collabore avec l’opposition démocratique iranienne (CNRI) dans la Tribune
Hamid Enayat

Selon une déclaration du ministre des Affaires étrangères d’Oman, un accord aurait été conclu pour permettre à la République islamique de poursuivre l’enrichissement de l’uranium jusqu’à 3,67%. Par ailleurs, selon le New York Times, l’Iran aurait proposé que les États-Unis et certains autres pays supervisent les activités d’enrichissement dans ses installations nucléaires.

Mais la vraie question est la suivante : si un tel accord est conclu et que l’Iran accepte réellement une surveillance stricte et permanente, peut-on alors parler de négociation réussie ?

L’enrichissement à des fins « pacifiques » est difficile à croire, surtout lorsqu’on sait que des milliards de dollars ont été dépensés aux dépens d’un peuple plongé dans la pauvreté. Aucun pays ne supporte une charge financière aussi lourde pour un programme purement civil.

Dans l’accord nucléaire de 2015, il était convenu que la République islamique ne dépasserait pas un taux d’enrichissement de 3,67 %. En réalité, le régime a violé cet engagement et augmenté le niveau d’enrichissement jusqu’à 60 %, transformant ce progrès en un levier de chantage à l’encontre de la communauté internationale.

De plus, 150 milliards de dollars d’avoir iraniens gelés ont été libérés ; mais au lieu d’améliorer les conditions de vie du peuple, la pauvreté s’est aggravée. En 2017, une révolte populaire a éclaté, motivée par la misère et l’indignation économique.

Pendant ce temps, les ressources débloquées ont été utilisées pour renforcer les forces supplétives du régime à travers la région. Le Moyen-Orient est devenu un champ d’intervention pour ces groupes, théâtre de conflits sanglants dans lesquels l’Iran a joué un rôle central.
L’un des résultats les plus amers de cette politique fut la guerre de Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés, et a déstabilisé toute une région.

L’entrée du régime iranien dans le processus de négociation est un signe de faiblesse absolue, et non le fruit d’un changement réel ou d’une évolution dans la nature de son pouvoir.

La République islamique redoute profondément toute confrontation militaire avec les États-Unis — en particulier une attaque contre ses installations nucléaires. Selon des sources proches des cercles politiques de Téhéran, lors d’une réunion entre les commandants des Gardiens de la révolution et des hauts responsables du régime, il aurait été conseillé au guide suprême du régime Ali Khamenei qu’un conflit militaire pourrait entraîner l’effondrement total du régime et ouvrir la voie à un soulèvement généralisé.

N’oublions pas qu’aux dernières élections présidentielles, seuls environ 8 % des électeurs ont participé, dans un climat de peur et de désespoir. Dans un tel contexte — avec une inflation galopante, 80 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté, et de nombreuses autres crises structurelles — un soulèvement populaire pourrait facilement renverser le régime.

D’autant plus que des milliers d’unités de résistance organisées, promouvant les objectifs du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) pour un futur Iran démocratique, sont actives à travers le pays, prêtes à transformer la moindre étincelle en une insurrection à grande échelle.

Il est donc parfaitement prévisible que le régime iranien, pour éviter une chute inévitable, reculera temporairement sur l’enrichissement de l’uranium et la fabrication de la bombe atomique.

Mais, tout comme en 2015, il maintient en place l’ensemble de son infrastructure nucléaire, dans l’attente d’un éventuel changement à la Maison-Blanche ou d’autres évolutions internationales qui rendraient la situation plus favorable, afin de pouvoir reprendre la course à la bombe dès que possible.

Tirons les leçons de l’histoire
En 2015, tout comme aujourd’hui, la République islamique insistait pour que les négociations se limitent exclusivement à la question nucléaire. Les puissances occidentales ont accepté ce cadre, ce qui a conduit à un accord qui, en apparence, restreignait le programme nucléaire iranien, mais qui, en réalité, a permis au régime de Téhéran de renforcer ses projets déstabilisateurs dans la région grâce aux ressources financières débloquées.

Le « fruit amer » de cet accord n’a été rien d’autre qu’une multiplication des guerres par procuration — notamment la guerre de Gaza, qui a fait des milliers de victimes.
C’est précisément ce que souhaite le régime iranien : cantonner les négociations à la seule dimension nucléaire afin que les autres aspects menaçants de son système — tels que l’exportation du terrorisme et la prolifération de milices — restent dans l’ombre.

L’erreur fatale des négociateurs de 2015 fut de croire que l’arme nucléaire représentait la seule menace, alors que l’expansionnisme régional, les groupes armés supplétifs et les interventions militaires de l’Iran se sont révélés, à bien des égards, encore plus meurtriers et déstabilisants que l’arme atomique elle-même.

L’expérience de la guerre de Gaza, la prise en otage de la souveraineté libanaise, la destruction de ce pays, ainsi que l’insécurité croissante dans les voies maritimes internationales, ne suffisent-elles pas à alerter le monde sur la véritable ampleur de cette menace ?

La République islamique, issue de dogmes religieux hérités du Moyen Âge, constitue un phénomène anachronique et déviant, imposé au XXIe siècle et au monde moderne à la faveur d’un événement historique. Ce régime ne peut survivre sans entretenir la guerre au-delà de ses frontières et sans réprimer violemment à l’intérieur.
C’est pourquoi, depuis plus de trente ans, il a élaboré et appliqué une stratégie belliciste, communément désignée sous le nom de « stratégie de dissuasion », fondée sur trois piliers principaux :

Le programme nucléaire
La création et le soutien de forces supplétives (milices)
Le développement de missiles balistiques

Ces trois éléments fonctionnent comme un système intégré, nourri d’une idéologie de haine, véhiculée à travers des slogans comme « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël », et destiné à entretenir en permanence la guerre et le conflit.

Par l’intermédiaire de ses forces par procuration, le régime a élargi sa présence régionale et, en semant crises et effusions de sang au Moyen-Orient, il a détourné l’attention du monde de la répression implacable qu’il exerce à l’intérieur de ses frontières.

Par conséquent, toute négociation sérieuse en faveur de la paix dans la région doit s’attaquer à l’ensemble du système idéologique et opérationnel du régime. Le démantèlement total, vérifiable et irréversible de son influence régionale, doit être garanti avec fermeté.

Ce n’est qu’à cette condition que les intérêts du peuple iranien, la sécurité régionale et une paix durable pourront être assurés.

Dans le cas contraire, dans quelques années, dans un autre coin du Moyen-Orient, nous serons à nouveau les témoins de guerres sanglantes — et ce sera une autre nation qui en paiera le prix.

Hamid Enayat

Iran: Sans accord nucléaire Trump menace de «bombarder»

Iran: Sans accord nucléaire Trump menace de «bombarder»

«S’ils ne signent pas d’accord, il y aura des bombardements», a assuré Donald Trump à la chaîne NBC dans une déclaration succincte sur l’Iran, avec lequel les États-Unis n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980. Les deux pays n’ont que des échanges indirects par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains en Iran.

Des responsables américains et iraniens se «parlent», a également affirmé Donald Trump, sans préciser la nature des discussions. Il a évoqué dans la même interview la possibilité d’imposer de nouveaux droits de douane à l’Iran. Le président américain, qui assume d’exercer depuis son retour à la Maison Blanche une pression maximale sur Téhéran, avait déjà prévenu vendredi que «les choses vont mal tourner» pour l’Iran en l’absence d’accord. Le milliardaire républicain avait retiré avec fracas les États-Unis d’un accord international avec l’Iran lors de son premier mandat, en 2018, mais se dit désormais ouvert au dialogue pour encadrer les activités nucléaires iraniennes.

En parallèle, Donald Trump a renforcé sa politique dite de «pression maximale» à l’encontre de l’Iran, avec des sanctions supplémentaires et la menace d’une action militaire en cas de refus de pourparlers. «Nous n’essayons pas d’éviter les négociations», a assuré le président iranien Masoud Pezeshkian dans une vidéo diffusée dimanche par un média étatique. «L’Iran a toujours été ouvert aux négociations indirectes. (…) Désormais, le guide suprême (Ali Khamenei) a souligné que des négociations indirectes peuvent se poursuivre», a-t-il ajouté. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait déclaré plus tôt dans la semaine que la position de son pays restait «de ne pas négocier directement (avec les États-Unis) sous la +pression maximale+ et les menaces d’action militaire».

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Trump-Poutine: Un micro accord sur l’Ukraine

Trump-Poutine: Un micro accord sur l’Ukraine

Il est clair que Trump a dû reculer nettement par rapport à sa proposition de cessez-le-feu temporaire face à Poutine. On retiendra surtout l’engagement de ne plus tirer réciproquement sur les installations énergétiques et la promesse d’une poursuite des négociations.

En réalité, il s’agit d’un micro accord et on peut seulement espérer que les discussions vont s’engager et aboutir à un vrai cessation des hostilités militaires. Rien n’est certain dans ce domaine compte tenu des conditions que pose Poutine qui pratiquement exige la démilitarisation de l’Ukraine.

Observons par ailleurs que cet accord vraiment très insuffisant pourrait par ailleurs ne pas être respecté par Poutine qui peut ainsi continuer de bombarder la population civile et qui de toute manière n’a jamais respecté le moindre accord.

On notera que Trump ne fait pas une publicité tapageuse des résultats de sa concertation avec Poutine sans doute pour ne pas montrer qu’il a dû reculer. Au total pour l’instant, l’Ukraine n’est guère rassurée sur son avenir qui devrait se traduire au minimum par la colonisation russe sur 20 % de son territoire et cela sans garantie de sécurité. Poutine exige en effet que l’Ukraine ne puisse adhérer à l’OTAN, ainsi qu’à l’Union européenne et qu’elle ne reçoive plus aucun soutien militaire.

Minerais Ukraine. Zelinsky toujours prêt un accord juste

Minerais Ukraine. Zelinsky toujours prêt un accord juste

 

En dépit de la honteuse altercation de la part de Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est redit prêt dimanche à signer l’accord sur les minerais négocié avec les États-Unis 

«Si nous avons accepté de signer l’accord sur les minéraux, alors nous sommes prêts à le signer», «nous sommes constructifs», a-t-il ajouté, après que Washington a laissé planer dimanche l’idée que le dirigeant ukrainien pourrait devoir partir s’il ne changeait pas de comportement !!! La manifestation évidente du nouvel impérialisme américain qui intervient sans état d’âme dans la gestion interne de pays étrangers. Finalement comme Poutine. Des interventions notamment qui ont aussi eu lieu en Allemagne et en Grande-Bretagne

Pour le président américain Donald Trump, il s’agit d’une compensation pour l’aide militaire et financière versée par les États-Unis depuis trois ans à Kiev face à l’invasion russe. Il ne comporte en revanche aucun engagement sur des garanties de sécurités américaines à l’Ukraine, réclamées par Kiev.Trump Trump réclamait au départ le remboursement de 500 milliards! En définitive l’Europe comme les États-Unis ont dépensé chacun de l’ordre de 100 milliards (mais sans exigence de remboursement de la part de l’Europe).

Malgré l’ingérence des États-Unis vis-à-vis du président ukrainien , Zelensky a reçu dimanche à Londres un soutien chaleureux de ses alliés lors d’un sommet auquel participait une quinzaine de dirigeants européens ainsi que le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, et le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

La France et le Royaume-Uni se sont dits prêts à mener une «coalition des bonnes volontés» afin de contribuer à la sécurité de l’Ukraine pour appuyer une future cessation des combats.

 

Ukraine:Un accord de dupes sur les terres rares

Ukraine: Un accord de dupes sur les terres rares

 
Normalement aujourd’hui un accord pourrait être passé entre l’Ukraine et les États-Unis à propos de l’exploitation des terres et métaux rares en Ukraine. Un accord de dupes dans la mesure où ne sera pas précisé le champ géographique des futures exploitations (partie de l’Ukraine occupée et partie de l’Ukraine non occupée). La question centrale restera le problème de la sécurité en grande partie éludée et d’autant que Trump veut en confier la responsabilité à L’Europe mais  sans la consulter. Ajoutons que Trump a donné des assurances à Poutine pour que l’Ukraine n’adhère jamais à l’OTAN et vraisemblablement  l’accord signé ou non entre l’Ukraine et les États-Unis sera en grande partie bidon. Il y a même un risque pour les États-Unis de ne pas toucher un dollar de ces terres rares avant des les années mais cela pourrait quand même suffire aux partisans de Trump, au moins pendant un temps. Un autre risque est celui que Poutine s’approprie ces terres rares, celle des territoires déjà conquis en Ukraine et d’autres à venir dans un nouveau conflit. Cet accord de dupes va aussi donner le temps à Poutine de reconstituer des forces économiques et militaires amoindries. Au mieux ce curieux accord commercial pourrait justifier d’un cessez-le-feu très fragile pour l’Ukraine et l’Europe tout entière surtout sans force européenne commune à la hauteur des menaces russes.

 

Ukraine – États-Unis accord sur les minerais stratégiques

Ukraine – États-Unis  accord sur les minerais stratégiques

Acceptation par l’Ukraine  d’un accord sur ses minerais avec les États-Unis, sans clauses défavorables pour Kiev.
Selon cet accord, les États-Unis développeraient conjointement avec l’Ukraine les richesses minières et les revenus qui en seraient issus iraient dans un fonds nouvellement créé qui pourrait être «conjoint à l’Ukraine et l’Amérique», a dit à l’AFP cette source s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. «Les responsables gouvernementaux travaillent sur les détails. (…) Nous envisageons une visite à Washington vendredi pour signer l’accord», a déclaré cette source.
Selon la source ukrainienne, les termes de l’accord comportent une référence à la «sécurité», mais ne mentionnent pas explicitement le rôle des États-Unis. «Il s’agit d’une clause générale qui dit que l’Amérique investira dans une Ukraine souveraine, stable et prospère, qu’elle travaille pour une paix durable et que l’Amérique soutient les efforts pour garantir la sécurité», a-t-elle dit.

 

Ukraine: Les États-Unis veulent un accord commercial profitable

Ukraine: Les États-Unis veulent un accord commercial profitable

 

Des ressources ukrainiennes en échange de la paix c’est le deal proposé par les États-Unis. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, en visite à Kiev, a affirmé mercredi que les États-Unis voulaient obtenir un «accord de coopération économique» en échange de leur soutien à l’Ukraine, crucial pour faire face à l’invasion russe. «Nous aimerions conclure un accord de coopération économique. Et en échange de cet accord, les États-Unis continueront à fournir un soutien matériel à l’Ukraine, à la population», a déclaré Scott Bessent lors d’une rencontre avec le président Volodymyr Zelensky.

Le chef d’État ukrainien a de son côté dit espérer finaliser des accords économiques avec les États-Unis à l’occasion de la Conférence sur la sécurité de Munich prévue pour la fin de la semaine. «Pour ma part, je ferai tout pour m’assurer que notre équipe de responsables gouvernementaux travaille dans les deux prochains jours à pouvoir finaliser certains accords à Munich,» a déclaré Volodymyr Zelensky pendant une conférence de presse avec Scott Bessent.

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