Archive pour le Tag 'accord'

Trump veut imposer un accord commercial à l’Union européenne

Trump veut imposer un accord commercial à l’Union européenne

 

Pour des questions économiques autant que pour des motifs électoraux, le président américain de nouveau agite la menace de sanctions contre l’Europe en particulier contre les voitures allemandes si un accord commercial n’est pas négocié entre les États-Unis et l’union économique. Il fixe même un délai , c’est-à-dire avant les élections américaines de novembre. Un délai plutôt rapproché si l’on tient compte du fait que les négociations de ce type demandent souvent des années. Compte tenu des difficultés de calendrier, le président américain pourrait bien reprendre la stratégie mise en œuvre dans ce domaine contre la Chine. Il s’agirait d’alterner les périodes de Google et les promesses de rapprochement. Et faute de véritables accords de maintenir l’augmentation de taxes sur les importations mais de manière moins importante que prévues initialement avec des engagements plus ou moins flous de rééquilibrage des exportations à destination des États-Unis. L’objectif est d’afficher une fermeté mais de trouver quand même un accord même bancal en tout cas provisoire dans la perspective des élections américaines.  Le président américain s’est cependant dit convaincu de pouvoir parvenir à un accord commercial UE-USA avant l’élection présidentielle américaine de novembre prochain, tout en ne cachant pas la difficulté des tractations qui sont selon lui plus difficiles qu’avec la Chine sur bien des aspects.

Les Etats-Unis ont signé le 15 janvier un accord commercial de “phase 1” avec la Chine qui, même s’il a apporté du soulagement sur les marchés financiers, laisse en chantier de nombreuses questions, structurelles notamment. Européens et Américains s’efforcent de conclure un accord visant à supprimer leurs barrières aux importations, mais les discussions bloquent sur la question des produits agricoles que Washington veut inclure dans les discussions.

“J’ai rencontré la nouvelle cheffe de la Commission européenne, qui est formidable. Et j’ai eu une super discussion. Mais j’ai dit: ‘écoutez, si nous n’obtenons pas quelque chose, je vais être obligé de prendre des mesures et ces mesures seront des taxes très élevées sur leurs voitures et d’autres choses qui entrent dans notre pays’,” a dit Trump dans une interview à CNBC. Les Européens, a poursuivi le président américain, ont intérêt à conclure un accord. “Ils n’ont pas d’autre choix”, a tonné le président des Etats-Unis.

Un accord Chine Etats-Unis qui ne change rien

Un accord Chine Etats-Unis qui ne change rien

 

Non seulement l’accord  commercial Chine États-Unis ne change pas grand-chose,- il s’agit davantage d’une trêve que d’un accord- mais en plus il perpétue en quelque sorte le modèle étatique pervers de la Chine. Pour résumer, les nouvelles augmentations de droits de douane américain envisagés seront figées en échange d’une promesse bien illusoire d’achat par la Chine de davantage  de biens américains et d’une petite ouverture pour les capitaux étrangers . Jean-François Dufour, Directeur de la société de conseil DCA Chine-Analyse et éditeur de la newsletter « The China Industrial Monitor » explique que cet accord est même dangereux car il valide en quelque sorte le modèle chinois (tribune au  Monde)

Tribune. L’administration Trump a engagé une guerre commerciale contre la Chine en 2018 avec pour objectif d’obtenir des réformes structurelles du modèle économique chinois. A l’arrivée, avec l’accord de « Phase 1 » entre Washington et Pékin, signé le 15 janvier 2020, c’est exactement l’inverse qui se produit : l’administration américaine prend acte d’un système chinois de commerce administré, pour en tirer profit.

L’inclusion dans cette démarche des produits manufacturés, en plus des biens agricoles et énergétiques, constitue la grande innovation de cet accord – et elle impactera les entreprises d’une Europe qui doit en tirer les conséquences. Le document de 96 pages (annexes comprises) signé par le président Donald Trump et le vice-premier ministre Liu He le 15 janvier, aborde dans ses premiers chapitres des questions structurelles – la protection de la propriété intellectuelle et les transferts de technologies. Mais il reste sur ce plan au niveau des affirmations de principes, renvoyant à plus tard d’éventuels mécanismes concrets d’application.

L’accord rentre dans le concret, et dans des mesures à prendre à brève échéance, sur la question des services financiers. Sur ce point, malgré les apparences, les « concessions » faites par la Chine sont à son avantage.

Les possibilités étendues pour les entreprises américaines de pénétrer le marché financier chinois – y compris avec l’établissement de sociétés de gestion d’actifs (Assets Management Corporations) chargées de racheter des créances douteuses – va dans le sens des objectifs chinois, qui cherchent à multiplier les sources de financement pour soulager un secteur bancaire national profondément déstabilisé par ces prêts non performants. »

Commerce États-Unis -Chine : un accord bidon

Commerce États-Unis -Chine : un accord bidon

 

Contrairement à ce qui avait été annoncé, la première phase de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine n’apportera pas de changement fondamental. En effet,  Les Etats-Unis vont maintenir les tarifs douaniers sur les importations chinoises, ont indiqué des sources officielles américaines. 

Donald Trump souffle chaud et le froid concernant les perspectives du futur accord commercial entre les États-Unis et la Chine. On sait que compte tenu du déficit abyssal de la balance commerciale les États-Unis ont imposé plusieurs vagues d’augmentation des tarifs douaniers et cela de manière unilatérale. De son côté, la Chine a répliqué un peu de la même manière. Pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il y ait de bénéficiaire dans cette guerre économique dans la mesure où la Chine enregistre un net tassement de sa croissance. Les effets ne sont guère bénéfiques pour les États-Unis qui connaît aussi un affaiblissement de son activité générale et devrait perdre autour de 1 % d’augmentation du PIB en 2020. La balance commerciale des États-Unis est toujours aussi déséquilibrée. Certes, le volume des échanges a diminué entre les deux pays mais cela n’a pas profité aux États-Unis.

Donald Trump  est par ailleurs très influencé par son électorat mais sa stratégie est fluctuant. Selon les moments, il menace de punir sévèrement les importations d’origine chinoise en les assommant de taxes douanières. Dans d’autres moments,  il se montre  plutôt très conciliant considérant que l’accord avec la Chine est pratiquement réalisé sur les conditions futures des échanges . Le problème c’est que cette politique de punition douanière de la Chine porte aussi préjudice aux États-Unis et que l’activité s’en ressent ( exemple pour les exportations de soja et autres produits agricole). Cet effet a tendance à rendre Trump  plus conciliant vis-à-vis de  la Chine. En même temps, il doit afficher une certaine radicalité vis-à-vis des électeurs nationalistes qui ne comprennent pas grand-chose à l’économie. Les Etats-Unis et la Chine se sont mis d’accord a minima pour lever par étapes les droits de douane supplémentaires qu’ils se sont imposés ces derniers mois, dans le cadre de la première phase d’un accord censé mettre fin à leur guerre commerciale.

Normalement la Chine doit s’engager à acheter davantage de produits américains mais une promesse qui reste à concrétiser. En fait la signature de la phase un de l’accord ne sera pas grand-chose. En cause notamment le fait que Donald Trump  est coincé entre une problématique économique et une problématique électorale.

Etats-Unis- Pékin: un accord commercial très flou et très partiel

Etats-Unis- Pékin:  un accord commercial très flou et très partiel

 

 

Un accord très flou et très partiel devrait être en principe être signé entre les États-Unis et la Chine en matière d’échanges commerciaux. En fait pour simplifier, les États-Unis diviseraient à peu près par deux  l’augmentation prévue des taxes sur les importations chinoises et Pékin s’engagerait à acheter davantage de produits chinois. Un engagement tout à fait théorique de la part des Chinois qui ne peuvent évidemment refuser une diminution de la fiscalité sur leurs exportations à destination des États-Unis.

Le problème c’est que Trump est un peu coincé par ses déclarations grandiloquentes. Il avait promis de renverser la table et a bien été contraint de revoir sa position qui affectait l’ économie américaine. Il lui faut afficher un accord même très partiel et très flou. Il promet en outre une seconde phase de négociation aussi hypothétique. le projet d’accord suscite des interrogations sur les concessions réellement accordées par Pékin, cette annonce permet au milliardaire républicain d’achever l’année 2019 sur une note positive et de démontrer, à un an de la prochaine présidentielle, que le bras de fer engagé avec la Chine fait bouger les lignes. «Je signerai notre très grand accord commercial de phase 1 avec la Chine le 15 janvier», a tweeté Donald Trump, précisant que de hauts responsables chinois seraient présents. Il avait promis avec fougue en 2016 de s’attaquer aux pratiques commerciales «déloyales» de la deuxième puissance économique mondiale.

Il a par ailleurs indiqué qu’il se rendrait «à une date ultérieure» à Pékin où commenceront les discussions pour la phase 2 de cet accord. L’annonce d’une date ferme de signature était très attendue tant les discussions des derniers mois, souvent tendues, ont donné lieu à des informations contradictoires. Les yeux tournés vers sa base électorale, en particulier les agriculteurs frappés de plein de fouet par les mesures de représailles chinoises, Donald Trump est parfois allé un peu vite dans ses annonces, superlatifs à l’appui (accord «fantastique», «gigantesque»). Le 11 octobre, il avait déjà annoncé un accord de principe avec Pékin portant essentiellement sur des achats supplémentaires agricoles, mais la signature, qui devait intervenir mi-novembre, ne s’était jamais concrétisée.

Depuis mars 2018, Pékin et Washington se sont infligé des droits de douane réciproques sur des centaines de milliards de dollars de biens, ce qui affecte durement l’économie chinoise et ralentit l’économie mondiale. Selon Washington, l’accord comprend des avancées en matière de transfert forcé des technologies ainsi qu’un meilleur accès au marché chinois pour les entreprises du secteur financier. Il stipule aussi que Pékin achètera pour 200 milliards de dollars de produits américains sur une période de deux ans à partir d’un point de référence en 2017.

En échange des engagements chinois pris mi-décembre, l’administration Trump a renoncé à imposer de nouveaux tarifs douaniers. Et selon les termes de l’accord, elle a en outre accepté de diminuer de moitié ceux imposés le 1er septembre sur 120 milliards de dollars d’importations chinoises. En 2018, le déficit américain avec la Chine pour les seuls biens était de 419,5 milliards de dollars. Sous l’effet des droits de douane, il a fortement diminué en 2019: -14,7% entre janvier et octobre, selon les données du département du Commerce américain.

Commerce- Etats-Unis et Chine: un accord bâtard

Commerce- Etats-Unis et Chine: un accord bâtard

Officiellement d’après l’entourage de Trump,  un accords pourrait  intervenir rapidement entre les États-Unis et la Chine. En fait, il ne s’agit pas d’un véritable accord mais d’une solution assez bâtarde qui  résulte de la décision des États-Unis de réduire de moitié le champ d’application des hausses douanières. Une sorte de décision unilatérale à laquelle pour l’instant les Chinois n’ont pas répondu. Pas plus qu’ils n’ont encore prient l’engagement d’acheter davantage de produits agricoles ou de s’engager sur la propriété intellectuelle et les services financiers. Ceci étend Trump  s’efforce de présenter son orientation comme un accord. On voit mal comment la Chine pourrait cependant refuser de voir des droits de douane américains moins importants que prévus. cette  décision américaines sera toutefois bien accueillie  par les milieux d’affaires qui aurait sans doute espéré un accord plus conséquent et davantage partagé. Pour tenter de conclure cet accord dit de « phase 1″, les négociateurs américains ont proposé récemment à leurs interlocuteurs chinois une réduction allant jusqu’à 50% des droits de douane déjà en vigueur sur 375 milliards de dollars (337 milliards d’euros) de produits d’importation et le report de ceux qui devaient s’appliquer dimanche 15 décembre à 160 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires.

Accord Brexit: la menace Nigel Farage à Boris Johnson

Accord Brexit:  la menace  Nigel Farage à Boris Johnson

 

Boris Johnson en dépit de ses qualités de manœuvrier est encore loin d’être sorti des difficultés. Il pensait avoir fait le plus gros après avoir obtenu de la chambre des communes le principe d’élections qui pourraient lui donner la majorité qui lui manque. Mais Nigel Farage  le leader charismatique du brexit  menace maintenant Boris Johnson s’il n’abandonne pas rapidement l’accord de transition passée avec l’union européenne. Nickel Farage considère en effet et sans doute à juste titre que cet accord passé entre Boris Johnson et l’union européenne perpétue en quelque sorte le maintien du Royaume-Uni dans l’union. Il a donc demandé à Boris Johnson de se prononcer totalement pour un brexit dur  en renonçant à cet accord de transition. Sinon, il menace les conservateurs de présenter des candidats partout lors des élections législatives. Il est clair que compte tenu du poids peu politiques des brexiters , les conservateurs pourraient être incapables d’obtenir une majorité dans la nouvelle chambre des communes.. L’eurosceptique laisse ainsi deux semaines au Premier ministre britannique pour prendre sa décision.

« Nous contesterons tous les sièges en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles. Ne doutez pas que nous sommes prêts. Nous avons deux semaines pour former une alliance du ’Leave’ et cela doit être fait », a-t-il déclaré vendredi à Londres. L’enjeu est de taille. Les sondages indiquent que si Nigel Farage décidait de présenter tous ses candidats, le parti Conservateur pourrait être largement délaissé. Le Labour et les démocrates libérales en profiteraient pour l’emporter.

Instabilité. Selon Nigel Farage, l’accord conclu avec Bruxelles n’est pas souhaitable car « ce n’est pas le Brexit ». Il se dit prêt à faire des compromis et à former une alliance si Boris Johnson lâche l’accord. L’eurosceptique a longtemps milité pour un « no deal », qu’il persiste à vouloir appliquer. Adopter les règles en matière de marché de l’Organisation du commerce serait pour lui plus judicieux.

Quant à une possible candidature de Nigel Farage, aucune information n’a pour le moment filtré. Ses alliés assurent que les Tories avaient tenté de l’acheter, mais il avait indiqué qu’il n’était pas ouvert à ce type de marchandage. Le président du parti conservateur n’a pas répondu directement à la demande de Nigel Farage. Selon lui, « un vote pour Farage risque de faire entrer Jeremy Corbyn à Downing Street par la porte de derrière et faire dépenser au pays l’organisation deux référendums sur le Brexit et l’indépendance de l’Ecosse » avant d’ajouter : « Cela n’aidera pas en finir avec le Brexit et cela créera un autre parlement bloqué qui ne fonctionnera pas. » Bref, le feuilleton du break site est loin d’être terminé. Même si Johnson ne parvenait à trouver un accord avec nickel Farhad il lui faudrait encore négocier l’accord définitif concernant les relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’union européenne après la transition. Un accord qui risque de demander des mois et des années avec sans doute nombre de rebondissements politiques.

Brexit : nouvel accord ou enfumage ?

Brexit : nouvel accord ou enfumage ?

 

 

Il faut évidemment demeurer très circonspect quant aux possibilités d’accord sur le brexit, témoin la déclaration très floue de l’Elysée après la rencontre Macron-Johnson. Pour résumer, il y a une possibilité d’accord, mais l’accord n’est pas certain et sur le contenu c’est complètement flou. Comme déjà indiqué en fait ce qui compte pour Johnson, ce n’est pas le contenu mais l’habillage. Il pourra aussi bien accepter l’accord de Theresa May et de l’union européenne à peine modifié, bien sûr accepter aussi un report s’il peut affirmer en même temps que  c’est un accord de rupture.

La stratégie de Johnson est uniquement à usage interne (comme de Trump). L’enjeu aujourd’hui, c’est l’habillage d’autant que l’Allemagne, contrairement à la France, fait tout pour empêcher le départ du Royaume uni. De ce point de vue, la communiqué de l’Elysée laisse songeur. A propos de son contenu particulièrement flou qui traduit en fait la prise en compte du poids de l’Allemagne et le revirement de Macron.

“Boris Johnson a raison de dire qu’il y a un élan positif, mais un élan positif ce n’est encore qu’une option”, dit-on à l’Elysée, alors que le négociateur européen Michel Barnier souhaite un accord d’ici mardi soir pour pouvoir le faire entériner lors du sommet européen prévu jeudi et vendredi.

“Il y a une possibilité d’accord c’est clair, c’est reconnu par tous, ce qui compte c’est ce qu’en dit le négociateur Michel Barnier, mais une possibilité d’accord n’est pas encore un accord”, ajoute-t-on à la présidence de la République, où l’on “ne peu(t) pas dire si ça atterrira du bon côté d’ici ce soir”.

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

 

Trump, toujours aussi démonstratif et excessif, annonce un accord partiel avec la Chine. En fait, l’accord est partiel car la Chine ne veut plus d’accord global. Ensuite,  il s’agit davantage d’armistice  car rien n’est encore très précis et les champs d’application encore réduits à savoir : la propriété intellectuelle, les services financiers et les gros achats agricoles.

Les deux premières puissances économiques de la planète sont “très près” de mettre un terme à la guerre commerciale qu’elles se livrent, a ajouté le président américain, qui s’exprimait après un entretien avec le chef de la délégation chinoise, le vice-Premier ministre Liu He.

Cet accord partiel pourrait être signé par Trump et son homologue chinois Xi Jinping lors de la réunion du forum de Coopération Asie-Pacifique prévu le mois prochain au Chili, ajouté le dirigeant américain.

Selon son secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, les deux parties sont parvenues à un accord essentiel sur les questions clefs, mais il reste du travail.

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a annoncé pour sa part que l’augmentation prévue mardi prochain des droits de douanes perçus par les Etats-Unis sur 250 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine était suspendue. Aucune décision en revanche n’a été prise pour les hausses attendues pour le mois de décembre. Avec Trump, mieux vaut être prudent car actuellement toutes ses déclarations sont conditionnées par ses intérêts électoraux. Des intérêts  bousculés sérieusement par la procédure d’impeachment engagée pour ses relations avec des pays étrangers pour des motifs électoraux.

 

Un «autre Tiananmen» à Hong Kong nuirait à un accord commercial (Trump)

Un «autre Tiananmen» à Hong Kong nuirait à un accord commercial (Trump)

 

 

 

Il est toujours difficile de croire dans la parole du président américain qui change chaque jour. Sa dialectique habituelle consiste à dire une chose un jour, le contraire le lendemain avec toujours la préoccupation de toucher tous les électeurs. Cette fois Trump intervient sur le plan démocratique. Il menace  la Chine de conséquences néfastes vis-à-vis de l’accord commercial pour le cas où  interviendrait à Hong Kong un autre Tiananmen. Même s’il faut prendre cet avertissement avec prudence, il s’agit d’une parole forte. En effet les protestations d’autres pays qui se fondent sur les valeurs n’ont que peu de poids vis-à-vis du gouvernement chinois qui considère la dictature communiste comme le meilleur régime. Pour preuve on a encore renforcé l’étau du régime en ne limitant plus la durée du mandat du président xi. En lançant aussi des opérations de resinisation de la Chine ( changement des noms de rues et menaces sur religion chrétienne et musulmane). Pour être entendu des Chinois, seules les menaces sur le commerce peuvent être efficaces dans une période où la Chine enregistre un très fort tassement de sa croissance qui menace tous les équilibres financiers et  sociaux.

 

Le président américain Donald Trump a donc  lancé un avertissement à la Chine dimanche, assurant qu’une répression des manifestations de Hong Kong similaire à l’écrasement de la révolte de la Place Tiananmen nuirait aux discussions sur un accord commercial sino-américain.  «Je pense qu’il serait très difficile de conclure un accord s’ils exercent de la violence, (…) si c’est une autre Place Tiananmen», a déclaré le président américain à des journalistes dans le New Jersey (nord-est) alors que des centaines de milliers de manifestants pro-démocratie ont à nouveau défilé dimanche à Hong Kong.

 

Accord commercial avec la Chine : pas pour demain (Trump)

Accord commercial avec la Chine : pas pour demain (Trump)

 

Il y a sans doute plusieurs raisons au fait que le président américain considère désormais qu’un accord commercial avec la Chine n’est pas pour demain. D’abord il y a cette dégradation de l’activité économique internationale qui commence aussi à toucher les États-Unis même si en 2019 les Américains s’en tirent beaucoup mieux que d’autres. Il y a aussi et peut-être surtout le contexte d’une période électorale où pour l’instant les chiffres démontrent que la réélection de l’actuel président n’est pas assurée. Ce dernier doit donc jouer encore plus que d’habitude la carte du populisme et du nationalisme. L’autre facteur explicatif, c’est la situation interne en Chine ou là  la croissance a été pratiquement divisée par deux et où la baisse du commerce international n’est pas compensée par une demande intérieure aussi atone en raison des problèmes d’endettement ; enfin ; il n’y a pas que des éléments économiques à prendre en compte mais aussi des aspects technologiques et politiques. Il est clair que dans ces deux domaines la Chine veut étendre son emprise partout, ce que refuse évidemment Trump très attaché au leadership américain. S’exprimant devant la presse à la Maison blanche, le président américain a aussi exprimé des doutes sur la tenue de la nouvelle session de pourparlers avec la Chine prévue début septembre.

“Nous nous en sortons très bien avec la Chine. Nous parlons avec la Chine. Nous ne sommes pas prêts à faire un accord, mais nous verrons ce qui se passe”, a dit le président américain.

“La Chine veut faire quelque chose, mais je ne suis pas prêt à faire quoi que ce soit pour l’instant” après “vingt-cinq ans d’abus” de la part de Pékin, a-t-il ajouté.

Donald Trump a aussi répété ses accusations contre Pékin sur le sujet sensible des changes, expliquant que le fait que la Chine ait été capable d’endiguer la baisse du yuan face au dollar ces derniers jours était la preuve qu’elle manipulait sa monnaie.

Lundi, Washington a formellement accusé la Chine de manipuler le yuan, qui était tombé quelques heures plus tôt sous le seuil de sept pour un dollar pour la première depuis 2008.

Concernant Huawei, Donald Trump a déclaré que les transactions entre l’équipementier chinois et les Etats-Unis resteraient suspendues pour le moment, avant d’ajouter que la situation pourrait changer en cas d’accord.

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Le département du Commerce a par la suite précisé qu’il poursuivait l’examen des demandes soumises par des entreprises américaines pour pouvoir acheter des équipements de Huawei.

Les propos de Donald Trump ont fait baisser Wall Street mais les grands indices boursiers américains ont par la suite effacé une bonne partie de leurs pertes. En clôture, le Dow Jones cédait 0,34% contre -1,06% au plus bas du jour et le Nasdaq Composite abandonnait 1%, après avoir perdu jusqu’à 1,6%.

 

Les Etats-Unis ont interdit le 16 mai au groupe télécoms chinois d’acheter des produits comportant au moins 25% de composants issus d’une technologie ou de matériaux américains. Washington estime que Pékin pourrait se servir de Huawei à des fins d’espionnage, des accusations que la Chine rejette.

“Nous n’allons pas faire d’affaires avec Huawei”, a dit Donald Trump. “J’ai vraiment pris la décision que c’était plus simple de ne pas faire d’affaires avec Huawei.”

Fin juin, après une rencontre avec son homologue chinois, Xi Jinping, en marge du sommet du G20 au Japon, le président américain avait annoncé que Washington allait assouplir certaines des restrictions imposées à Huawei en échange d’une augmentation des achats chinois de produits agricoles américains.

Mais ces nouveaux achats ne sont pas concrétisés et les dernières discussions entre les deux pays n’ont pas permis de progresser sur les dossiers jugés sensibles par les Etats-Unis comme la propriété intellectuelle, les transfert de technologie ou les politiques d’aides publiques.

La semaine dernière, Donald Trump a pris acte de ce blocage en annonçant son intention d’imposer en septembre des droits de douane de 10% aux quelque 300 milliards de dollars (268 milliards d’euros) de produits chinois importés sur le marché américain qui ne sont pas encore taxés.

La Chine a répliqué cette semaine en suspendant officiellement ses achats de produits agricoles américains.

Accord CETA : risques pour l’agriculture et l’environnement

Accord CETA : risques pour l’agriculture et l’environnement

 

 

Le Ceta constitue d’abord une bizarrerie juridique. Il a d’abord été négocié dans le plus grand secret par l’UE avec le Canada. Ensuite, il a immédiatement été appliqué et cela avant la ratification. Cet accord commercial présente un double danger : un danger pour l’agriculture et un danger pour l’environnement. D’une certaine manière, l’agriculture constitue la variable d’ajustement de ce traité destiné à accélérer les échanges de produits manufacturés surtout sur le dos de l’agriculture française ; une agriculture  qui ne peut être compétitive vis-à-vis du Canada en raison des normes aussi en raison du caractère encore artisanal de nombre d’exploitations françaises. (Même si l’industrialisation est en cours). Il n’y aura pour la France aucune disposition et forcément aucun moyen pour s’opposer notamment aux OGM, aux hormones, aux farines animales, aux pesticides et autres produits chimiques autorisés au Canada. Sans parler du fait que le Canada pourra aussi servir de porte discrète pour des productions des États-Unis. (Où on trouve par exemple des les élevages de 100 000 têtes). ’ Pour le ministère de l’Agriculture, cette crainte «n’est pas fondée»: «Quand on parle de farines animales, on fait référence aux farines de ruminants, qui ont été à l’origine de la maladie de la vache folle», estime le ministère, faisant valoir que ces produits sont interdits au Canada. Les éleveurs français s’inquiètent aussi de l’utilisation, outre-Atlantique, d’antibiotiques comme activateurs de croissance. Une pratique qui concerne, selon le ministère «l’ensemble des pays tiers qui fournissent l’UE en viande». A moyen terme (pourquoi attendre !  NDLR), l’Europe pourrait légiférer sur le sujet: un règlement décidé par le Parlement européen et le Conseil, publié début 2019, «demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l’importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance», selon le ministère, qui table sur une entrée en vigueur en janvier 2022. Enfin les éleveurs bovins n’ont de cesse de dénoncer des conséquences économiques désastreuses pour leur filière, compte tenu des contingents de bœuf que pourront exporter les Canadiens, des contingents en provenance du Canada voire des États-Unis. Le second risque et pas le moindre, c’est celui du développement de flux parasites. Une contradiction totale avec les préoccupations environnementales. En effet l’accélération des échanges va permettre à des produits d’effectuer des milliers de kilomètres inutiles et dont le bilan carbone viendra poser sur la qualité du climat et les émissions polluantes. Dans une problématique écologique,  c’est au contraire l’économie circulaire qu’il convient de favoriser.

Accord CETA : risques pour l’agriculture et l’environnement

Accord CETA : risques pour l’agriculture et l’environnement

 

 

Le Ceta constitue d’abord une bizarrerie juridique. Il a d’abord été négocié dans le plus grand secret par l’UE avec le Canada. Ensuite, il a immédiatement été appliqué et cela avant la ratification. Cet accord commercial présente un double danger : un danger pour l’agriculture et un danger pour l’environnement. D’une certaine manière, l’agriculture constitue la variable d’ajustement de ce traité destiné à accélérer les échanges de produits manufacturés surtout sur le dos de l’agriculture française ; une agriculture  qui ne peut être compétitive vis-à-vis du Canada en raison des normes aussi en raison du caractère encore artisanal de nombre d’exploitations françaises. (Même si l’industrialisation est en cours). Il n’y aura pour la France aucune disposition et forcément aucun moyen pour s’opposer notamment aux OGM, aux hormones, aux farines animales, aux pesticides et autres produits chimiques autorisés au Canada. Sans parler du fait que le Canada pourra aussi servir de porte discrète pour des productions des États-Unis. (Où on trouve par exemple des les élevages de 100 000 têtes). ’ Pour le ministère de l’Agriculture, cette crainte «n’est pas fondée»: «Quand on parle de farines animales, on fait référence aux farines de ruminants, qui ont été à l’origine de la maladie de la vache folle», estime le ministère, faisant valoir que ces produits sont interdits au Canada. Les éleveurs français s’inquiètent aussi de l’utilisation, outre-Atlantique, d’antibiotiques comme activateurs de croissance. Une pratique qui concerne, selon le ministère «l’ensemble des pays tiers qui fournissent l’UE en viande». A moyen terme (pourquoi attendre !  NDLR), l’Europe pourrait légiférer sur le sujet: un règlement décidé par le Parlement européen et le Conseil, publié début 2019, «demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l’importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance», selon le ministère, qui table sur une entrée en vigueur en janvier 2022. Enfin les éleveurs bovins n’ont de cesse de dénoncer des conséquences économiques désastreuses pour leur filière, compte tenu des contingents de bœuf que pourront exporter les Canadiens, des contingents en provenance du Canada voire des États-Unis. Le second risque et pas le moindre, c’est celui du développement de flux parasites. Une contradiction totale avec les préoccupations environnementales. En effet l’accélération des échanges va permettre à des produits d’effectuer des milliers de kilomètres inutiles et dont le bilan carbone viendra poser sur la qualité du climat et les émissions polluantes. Dans une problématique écologique,  c’est au contraire l’économie circulaire qu’il convient de favoriser.

Brexit: Boris Johnson ne manque pas d’air et veut un vaste accord commercial avec l’UE

Brexit: Boris Johnson ne manque pas d’air et veut  un vaste accord commercial avec l’UE

 

La force de Boris Johnson, mais aussi sa faiblesse, c’est d’être capable de dire tout et le contraire en 24 heures. Ainsi hier il affirmait que le Brexit dur c’est-à-dire sans accord commercial était incontournable. Aujourd’hui il indique qu’il est prêt à négocier un accord commercial avec l’union européenne. Le problème c’est que l’union européenne refuse de négocier à nouveau et considère que l’accord de transition passé avec Teresa May  n’est pas négociable. En fait il est difficile de connaître quelles perspectives exactes se donne Boris Johnson. Veut-il réellement un Brexit  dur sans concession voire même sans remboursement des sommes dues à l’union européenne. Au contraire veut-il faire semblant de renégocier l’accord de transition en se contentant d’une modification des termes de l’avant-propos qui accompagne l’accord. Boris Johnson utilise la stratégie de Trump en soumettant la sémantique à l’hystérie davantage pour satisfaire ses électeurs que pour atteindre un objet précis. La difficulté que rencontre Boris Johnson ne se trouve pas seulement avec l’union européenne mais aussi avec son parlement interne qui d’une certaine façon a voté  des dispositions pour cadenasser les espaces de liberté du Premier ministre britannique. «Ce que nous voulons faire, c’est établir un nouveau partenariat pour tout ce qui est important pour nous, collaborer sur la défense, la sécurité, le renseignement, la culture, la science, tout ce à quoi pour pouvez vous attendre», a ajouté Boris Johnson.

«Au cœur de tout cela, (il faut) un nouvel accord de libre-échange qui nous permette de reprendre le contrôle de nos droits de douane et de nos règlements, et d’agir différemment là où nous voulons le faire.» L’Union européenne a exclu de renégocier l’accord de Brexit conclu avec le gouvernement de Theresa May. De toute façon, assure Boris Johnson, le Royaume-Uni quittera l’UE le 31 octobre, avec ou sans accord.

Le Premier ministre britannique a par ailleurs exclu tout nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, après celui de 2014 qui s’est conclu par une victoire du «non».

 

Migrants : accord de 14 Etats membres de l’union européenne

Migrants : accord de 14 Etats membres de l’union européenne

 

Quatre jours après une première réunion à Helsinki, 14  ministres européens de l’Intérieur et des Affaires étrangères se sont retrouvés à Paris pour évoquer la question des migrations, source régulière de crispation entre pays du bloc, notamment avec l’Italie qui se plaint d’avoir à gérer seule l’afflux sur ses côtes.Signe des tensions encore vives, le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini n’a pas fait le déplacement en France et avait en amont mis en garde, dans une lettre adressée à son homologue français Christophe Castaner, contre des décisions “prises seulement à Paris et Berlin”.

“La conclusion de la réunion de ce matin est que sur le principe, 14 Etats membres à ce stade ont donné leur accord sur le document franco-allemand”, a déclaré Emmanuel Macron après un entretien avec notamment Filippo Grandi, Haut-commissaire de l’Onu pour les réfugiés, et António Manuel de Carvalho Ferreira Vitorini, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

“Parmi ces 14, huit Etats membres ont de manière active acté de leur coopération et donc de leur participation”, a-t-il précisé à la presse à l’Elysée. Selon l’entourage du chef de l’Etat français, ce “club de volontaires” comprend à ce stade la France, l’Allemagne, la Finlande, le Luxembourg, le Portugal, la Lituanie, la Croatie et l’Irlande.Le nom des six autres pays “intéressés” par ce mécanisme de répartition “systématique, rapide et digne” des migrants secourus par des navires d’ONG en Méditerranée, n’a pas été dévoilé mais les négociations se poursuivent, a-t-on ajouté de même source.

Selon le HCR et l’OIM, au moins 426 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée depuis janvier.

G7 : accord minimal ou minimaliste sur la fiscalité des entreprises

G7 : accord minimal ou minimaliste sur  la fiscalité des entreprises

Les ministres des Finances des pays du G7 se sont mis d’accord sur un principe très vague d’imposition minimale pour les sociétés à fin de réduire l’évasion. Mais un principe très vague dont la nature l’ampleur et les modalités ne sont pas définies. On peut donc s’interroger pour savoir s’il s’agit d’un accord minimal ou minimaliste. Restera aussi à préciser dans quel pays, les géants du numérique peuvent et doivent être imposés. Pour les grands du numérique, le parlement français a définitivement adopté le 11 juillet l’instauration d’une taxe, faisant de la France un pays pionnier en matière d’imposition des « Gafa » (Google, Amazon, Facebook et Apple) et autres multinationales accusées d’évasion fiscale. Cette solution unilatérale, qui a vocation à n’être que temporaire dans l’attente d’un aboutissement de négociations internationales, a poussé les Etats-Unis à ouvrir une enquête, qui pourrait déboucher sur des mesures de représailles commerciales.

« La meilleure solution et la sagesse, c’est désormais de trouver une solution internationale. Le G7, c’est le bon moment pour décider de cette taxation internationale », a souligné mercredi Bruno Le Maire, disant vouloir ensuite trouver un accord à l’OCDE. La France a érigé en priorité pour le G7 Finances de Chantilly la recherche d’un accord fiscal de principe, avec la mise en place d’un impôt sur les sociétés minimal a niveau mondial pour mieux lutter contre l’évasion fiscale « Aux Etats-Unis », cet impôt minimal  »existe déjà, il est de 13% », a souligné M. Le Maire. « Ca veut dire que si vous rapatriez vos bénéfices dans un pays qui a un impôt sur les sociétés à 3%, et bien vous paierez les 10 points d’écart à l’Etat où vous êtes installés ».

Accord Mercosur: «être très vigilant ! …… Sur l’application», Bruno Le Maire

Accord Mercosur: «être très vigilant ! …… Sur l’application», Bruno Le Maire

 

 

 

On sait que  l’ampleur des oppositions à l’accord Mercosur ont a surpris le gouvernement. Du coup,  il tente de rétropédaler. Certains au gouvernement,  notamment le ministre de l’agriculture, déclarent  que la signature n’est pas encore certaine de la part de la France. D’autres comme Macron semble mettre des conditions. Cette soudaine prudence est aussi confirmée par le ministre de l’économie, Bruno Le maire, qui déclare «Il faut être très vigilant sur l’application de l’accord Mercosur, pour s’assurer que les producteurs du Mercosur respectent bien les mêmes règles sanitaires, environnementales, de bien-être animal que nous, s’assurer que les garanties qui ont été données sont bien respectées», a déclaré le ministre en marge des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. La vérité c’est qu’aucune garantie réelle n’a été donnée par les pays d’Amérique du Sud concernés et pour la bonne raison que l’union économique européenne qui a négociée n’en a pas demandé. La précipitation de l’union économique pour signer cet accord provient notamment du lobbying de l’Allemagne dont  la production industrielle se tasse très sérieusement et qui voudrait bien aussi vendre voitures et machines outils aux pays concernés par le Mercosur. Cela d’autant plus que les États-Unis menacent aussi de taxer l’Allemagne sur ses produits. Il y a encore très peu de temps Macron affirmait que le Mercosur n’était pas envisageable sans conditions strictes pour l’agriculture française. Il a dû changer d’avis depuis ou obtenir d’autres concessions de l’Allemagne dans d’autres domaines. Bruno Le Maire, lui,  a défendu le traité, qualifié de «coup dur pour l’agriculture» et de «tromperie» par la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, au nom des intérêts des exportateurs. «La richesse des agriculteurs, les producteurs de lait, de porc, de bovins, c’est la capacité à exporter nos produits, parce que ça crée de la richesse en France», a-t-il déclaré. Se voulant rassurant, l’ancien ministre de l’Agriculture a ajouté qu’«il y a une clause de sauvegarde qui a été prévue, demandée explicitement par Emmanuel Macron qui fait que si jamais ces engagements ne sont pas respectés, nous pouvons immédiatement suspendre l’application de l’accord». Il a enfin que souligné que le traité était encore loin d’une entrée en vigueur. «Ne crions pas au loup», a-t-il demandé, car «ça prendra plusieurs années avant que cet accord soit appliqué». Le moins que l’on plus dire ce qu’il y a du flou dans la position officielle de la France !

 

 

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

On vérifie chaque jour le fait que l’Europe se réduit essentiellement à un marché, c’est-à-dire à un espace d’échange commercial comme d’ailleurs le souhaiter les Britanniques les plus généralement les anglo-saxons. On sait que l’Europe fait les yeux doux à la Chine, certains pays passant même directement des accords commerciaux. Pour l’essentiel il s’agit de favoriser le business et de s’asseoir un peu surtout le reste (y compris d’ailleurs la réciprocité en matière d’échange commerciaux). De sorte que les conditions d’échange sont beaucoup plus favorables à la Chine qu’à l’Europe. Les questions de démocratie ou de droit de l’homme sont à peu près ignorées. Cela même un moment où le champ des libertés démocratiques ne cesse de ce réduire en Chine. Dès lors, on peut s’étonner que l’Europe décide de passer un accord commercial permettant de supprimer la quasi-totalité des droits de douane avec la dictature du Vietnam. D’une part l’enjeu commercial ne méritait pas une telle compromission sans parler des atteintes aux libertés fondamentales d’un des régimes les plus durs au monde.   »C’est incroyable que l’Union européenne décide de se lancer dans les conditions actuelles dans un partenariat économique complet avec Hanoï », a critiqué Phil Robertson, de l’ONG Human Rights Watch. « Je ne pense pas que cet accord commercial puise résoudre ces problèmes, mais cela ouvre un canal de discussions franches », a réagi la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström, interrogée par l’AFP après la signature.

Cet accord, dont les négociations ont été conclues en décembre 2015, a été approuvé par l’ensemble des Etats membres, mais il devra encore être voté par le nouveau Parlement européen pour entrer en vigueur.

L’Union européenne vise à consolider sa place au Vietnam, marché de plus de 95 millions de consommateurs, dont elle est l’un des principaux partenaires commerciaux. Les deux parties échangent chaque année pour environ 50 milliards d’euros de biens et 4 milliards dans les services, largement au désavantage des Européens.

Accord UE-Mercosur : Macron retourne sa veste

Accord UE-Mercosur : Macron retourne sa veste

Jusque là, Macron s’était montré particulièrement prudent vis-à-vis du projet d’accord commercial Mercosur entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay. Il avait même indiqué qu’il s’opposerait à cet accord s’il ne prenait pas en compte la problématique agricole française. Évidemment une simple précaution oratoire car Macron a toujours été favorable à tous les accords commerciaux très libéraux. En clair, on va sans doute sacrifier une partie de la production agricole française pour mieux exporter certains biens manufacturiers. La concurrence sur les produits agricoles risque d’être faussée compte tenu des conditions de production dans les pays d’Amérique du Sud sans parler évidemment de la qualité de produits poussés aux OGM et-ou  aux engrais et aux pesticides. De toute façon cet accord va entrer en vigueur avant même la ratification par chacun des pays membres de l’union économique. Une ratification qui demandera des mois et des années tandis que le traité lui sera immédiatement applicable. Pour se rendre compte du marché de dupes du Mercosur, il suffit de lire avec attention les déclarations particulièrement floues de Macron :“Je considère que cet accord à ce stade est bon compte tenu du fait que les demandes que nous avions formulées ont été intégralement prises en compte par les négociateurs”, a estimé le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse à Osaka, au Japon, à l’issue du sommet du G20.“Cet accord reconnaît nos indications géographiques”, il fait référence au “respect explicite de l’accord de Paris” sur le climat, il respecte nos “normes environnementales et sanitaires” et “les premiers éléments dont nous disposons indiquent” que les préoccupations en matière de protection des filières sensibles “ont été prises en compte”, a-t-il précisé.“Il faut maintenant vérifier tout cela dans les phases à venir, ça va dans la bonne direction, mais nous serons très vigilants sur toutes les rédactions finales, sur le processus de ratification et surtout sur le processus de suivi”, a-t-il poursuivi.“Quelques semaines après l’élection européenne, inacceptable signature d’un accord Mercosur-UE qui va exposer les agriculteurs européens à une concurrence déloyale et les consommateurs à une tromperie totale”, a dénoncé la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, sur Twitter.Pour la Confédération paysanne, il est “inadmissible de voir l’UE valider” cet “accord mortifère”. “Sacrifice de l’agriculture et de l’élevage sur l’autel d’un commerce cannibale et d’une course folle à la croissance au détriment du climat, de la planète et des hommes”, a-t-elle écrit sur Twitter.“A quoi bon demander en France et en Europe une montée en gamme en termes de qualité et de respect de l’environnement si c’est pour importer des produits contraires à cet effort?”, s’est interrogé pour sa part le syndicat Jeunes agriculteurs.

 

Climat accord de Paris : un G19 qui approuve à la place d’un G20

Climat accord de Paris : un G19 qui approuve à la place d’un G20

 

 

En difficulté dans son propre pays quant au mesures prises pour améliorer la qualité du climat Macron a trouvé la combine pour obtenir un soutien de principe à l’accord de Paris. Ce sera un j’ai 20 – 1 qui renouvellera son appui à la lutte contre le réchauffement climatique. En clair on contourne l’obstacle des États-Unis ne veut pas entendre parler de cet accord qui a été signé en 2015 à Paris. Un accord qui concrètement ne change encore pas grand-chose y compris en France qui ne tient pas ses promesses de réduction des démissions mais qui au moins sur le plan psychologique permet de faire prendre conscience des menaces qui pèsent sur l’avenir de la planète. Certains pays se sont d’ailleurs engagés beaucoup plus que la France pour prendre des mesures opérationnelles y compris la Chine même si le niveau de pollution demeure forcément inquiétant. Mais il faut voir d’où la Chine partait en tant que zone qui concentre l’essentiel des usines du monde. La Chine a par exemple pris une avance en matière de développement des véhicules électriques. Bien d’autres mesures sont prises ailleurs. La tâche est ici les complexes cars il s’agit d’articuler une évolution des modes de production et des modes de consommation en prenant aussi en compte l’acceptabilité sociale des mesures de transition. Justement une problématique que la France a un peu de mal à intégrer concrètement .

Taxation des « Gafa » : accord de principe du G20

Taxation des « Gafa » : accord de principe du G20

 

 

 

D’une certaine manière, le principe de taxation des gafA avancent même si c’est sur le rythme d’un ESCARGOT. Officiellement le G20 envisage la rédaction d’un rapport sur le sujet en vue d’harmoniser la fiscalité. Le problème c’est que souvent cette fiscalité est considérée par nombre de pays comme un champ stratégique de souveraineté nationale. Il faut sans doute S’ATTENDRE DAVANTAGE À DES RECOMMANDATIONS PLUTOT QU’A DES DIRECTIVES EST SANS DOUTE PAS AVANT 5 À 10 ans. L’approche approuvée par le G20, et préconisée en amont par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), consiste d’une part à modifier la méthode de calcul de l’imposition des entreprises, et d’autre part à harmoniser les taux d’imposition entre pays.

Le premier pilier consiste à répartir la taxation des entreprises entre les pays où elles vendent leurs biens et services, même si elles n’y ont pas de présence physique. Si les entreprises parviennent toujours à trouver un moyen de déclarer leurs bénéfices dans des pays à faible imposition ou des paradis fiscaux, le second pilier consiste à appliquer un taux minimum d’imposition sur les sociétés au niveau mondial. Cette double approche a été défendue samedi par les ministres français et britannique des Finances, Bruno Le Maire et Philip Hammond. Ils ont toutefois dit comprendre les préoccupations de leur homologue américain, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui s’inquiète d’un risque de discrimination à l’encontre des entreprises américaines du numérique.

 

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