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Ces applications Internet qui rendent fous les ados

Ces applications Internet qui rendent fous les ados

 

A travers le monde, depuis le début de la pandémie, les médecins voient défiler dans leurs cabinets des adolescentes atteintes de tics, qui se manifestent sous forme de mouvements brusques et d’emportements verbaux.

Le phénomène a d’abord laissé perplexes les spécialistes des troubles du mouvement. Les tics sont rares chez les filles, et les adolescentes en question en présentaient une quantité inhabituelle, apparue soudainement. Après plusieurs mois d’études de cas et de concertations, les experts d’hôpitaux de premier rang aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et au Royaume-Uni ont découvert que ces adolescentes avaient un point commun : elles utilisaient TikTok.

Dans une série d’articles récemment publiés dans des revues médicales, les médecins observent que leurs patientes avaient regardé sur le réseau social des vidéos d’influenceurs affirmant être atteints du syndrome de Gilles de la Tourette, un trouble neurologique qui se manifeste par des mouvements ou des sons répétitifs et involontaires.

Si personne n’a retracé l’ensemble des cas à l’échelle nationale, des centres pédiatriques spécialisés dans les troubles du mouvement font état, à travers les Etats-Unis, d’un afflux d’adolescentes atteintes de tics similaires. Donald Gilbert, neurologue au Centre médical de l’hôpital pour enfants de Cincinnati, et spécialiste des troubles du mouvement chez l’enfant et du syndrome de Tourette, voit environ dix nouveaux adolescents atteints de tics chaque mois depuis mars 2020. Avant la pandémie, son service n’en comptait à peine qu’un par mois.

A l’Université Johns Hopkins, le centre dédié au syndrome de la Tourette fait état de 10 à 20 % de patients en pédiatrie décrivant une apparition brutale de troubles s’apparentant à des tics, contre 2 à 3 % un an avant la pandémie

Ses collègues d’autres grandes institutions médicales ont fait le même constat. Depuis mars 2020, l’Hôpital pour enfants du Texas a ainsi recensé environ 60 cas, là où il n’en dénombrait qu’un ou deux par an avant la pandémie. A l’Université Johns Hopkins, le centre dédié au syndrome de la Tourette fait état de 10 à 20 % de patients en pédiatrie décrivant une apparition brutale de troubles s’apparentant à des tics, contre 2 à 3 % un an avant la pandémie, selon Joseph McGuire, professeur associé du département de psychiatrie et sciences comportementale de l’université. Entre mars et juin 2021, le centre médical de l’Université Rush de Chicago a indiqué avoir vu 20 patients atteints de ces tics, contre 10 sur l’ensemble de l’année précédente.

Les médecins notent que dans la plupart des cas, un diagnostic d’anxiété ou de dépression préexistait, occasionné ou exacerbé par la pandémie. La manifestation des symptômes physiques de stress psychologique prend souvent la forme de troubles que les patients ont vus auparavant chez d’autres personnes, explique le docteur Gilbert. Le médecin raconte avoir vu par le passé des malades atteints de crises épileptiques qui, dans la plupart des cas, avaient été témoins du même phénomène chez des proches.

Les tics font l’objet de nombreuses vidéos sur TikTok. Au Royaume-Uni, lorsque les médecins ont commencé à étudier le phénomène en janvier, les vidéos contenant le mot-dièse « #tourettes » affichaient environ 1,25 milliard de vues, selon leur rapport – le chiffre atteint aujourd’hui 4,8 milliards.

« La sécurité et le bien-être de notre communauté est notre priorité, et nous consultons des spécialistes pour mieux comprendre ce phénomène spécifique », a déclaré une porte-parole de TikTok.

Certains médecins se gardent toutefois d’incriminer TikTok, notant que, malgré la forte hausse du nombre de patients en consultation, il ne s’agit pas d’une épidémie.

« Certains jeunes qui utilisent les réseaux sociaux développent des tics, mais d’autres qui n’y ont aucun accès en développent aussi, souligne le Dr McGuire. Je pense qu’il existe un grand nombre de facteurs contributifs tels que l’anxiété, la dépression et le stress. »

De nombreux médecins remettent aussi en question le diagnostic autodéclaré de certains TikTokeurs affirmant être atteint du syndrome de la Tourette et indiquent que les comportements affichés dans ces vidéos publiées pour la plupart par des jeunes femmes – divers tics sonores et moteurs complexes – ne leur semblent pas propres au syndrome de la Tourette. Celui-ci affecte beaucoup plus les garçons que les filles, et tend à se développer progressivement après être apparu dans l’enfance. Il peut être traité à l’aide de médicaments.

Au-delà des affirmations des TikTokeurs, le docteur Gilbert observe que les symptômes des adolescents qui ont regardé les vidéos sont bien réels, et relèvent probablement de troubles neurologiques fonctionnels, une catégorie regroupant certains tics vocaux et mouvements corporels anormaux qui ne sont pas liés à une pathologie sous-jacente. Pour se défaire de ces tics, les médecins recommandent une thérapie comportementale et l’arrêt de l’utilisation de TikTok pendant plusieurs semaines.

En quête de réponses

Kayla Johnsen, une lycéenne de 17 ans habitant à Sugar Land au Texas, a commencé à développer des tics en novembre dernier après que les médecins ont découvert qu’elle souffrait d’une maladie héréditaire affectant les tissus conjonctifs. La sévérité et la fréquence de ses tics se sont aggravées lorsque l’adolescente a commencé à prendre des médicaments pour traiter sa maladie, explique-t-elle, et d’autres tics sont apparus.

Un jour, elle a été prise de spasmes violents dans le dos et ses parents l’ont conduite aux urgences, où un médecin a pensé qu’elle pourrait être atteinte d’un trouble neurologique fonctionnel. A sa sortie de l’hôpital, raconte-t-elle, un médecin des urgences a suggéré qu’elle consulte un thérapeute et un psychiatre.

Kayla – chez qui, quelques années auparavant, avait été diagnostiqués un trouble anxieux et un trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) – a commencé à voir un thérapeute chaque semaine, jusqu’à suivre à un moment donné cinq semaines de thérapie intensive. Elle a pris des médicaments pour traiter son anxiété et ses tics, mais ceux-ci ont persisté.

« Ces enfants cherchent du soutien face à leur angoisse et à d’autres problèmes, ils vont sur TikTok et d’autres réseaux sociaux pour trouver de l’aide, et cela produit un effet boomerang terrible sur eux »

Finalement, l’adolescente a été envoyée chez un spécialiste des troubles du mouvement à l’Hôpital pour enfants du Texas. Lorsqu’il l’a vue le mois dernier, le médecin lui a posé des questions sur son utilisation des réseaux sociaux. Kayla a répondu que durant la période de fermeture des écoles à l’automne dernier, elle avait eu du mal à s’organiser et avait cherché sur YouTube des vidéos d’autres élèves atteints de TDAH pour savoir comment ils s’en sortaient.

Elle a alors été dirigée vers des vidéos sur TikTok, publiées par des adolescents souffrant de TDAH ou d’anxiété, et qui étaient également atteints de tics. La lycéenne se souvient que dans l’une des vidéos, une femme en train de cuisiner était atteinte de tics si violents qu’elle jetait des œufs contre un mur tandis que dans une autre, une fille semblait incapable de contrôler les mouvements de ses bras et frappait les gens autour d’elle.

Le neurologue consulté a expliqué à la mère de Kayla, Brandi Johnsen, que des médecins étudiaient la relation entre les tics de leurs patients et les réseaux sociaux.

« Ces enfants cherchent du soutien face à leur angoisse et à d’autres problèmes, ils vont sur TikTok et d’autres réseaux sociaux pour trouver de l’aide, et cela produit un effet boomerang terrible sur eux », déplore Mme Johnsen.

« Je pense vraiment que mes tics ont pu être déclenchés par ces vidéos et que les choses se sont emballées ensuite », estime Kayla.

Comprendre l’origine du phénomène

Quelque 30 adolescents envoyés au centre médical de l’Université Rush durant l’année écoulée manifestaient des comportements involontaires – gestes brusques, expression d’insultes, mouvements saccadés de la tête et du cou. Certains médecins évoquent également de fréquentes occurrences d’auto-agressions, de nombreux patients présentant des marques et des bleus résultants de leurs tics. Caroline Olvera, chercheuse en troubles du comportement, a observé que de nombreux adolescents prononçaient le mot « beans » (haricots), souvent avec l’accent britannique. Même des patients ne parlant pas anglais le prononçaient. Certains ont indiqué qu’ils avaient vu des vidéos sur TikTok d’autres personnes atteintes de tics.

Des foyers de troubles du comportement s’apparentant à des tics sont déjà apparus par le passé ; il y a une dizaine d’années notamment, dans le nord de l’Etat de New York, plusieurs adolescents avaient développé des tics qui avaient conduit au diagnostic de « maladie psychogène de masse »

Mme Olvera a créé un compte TikTok et commencé à regarder des vidéos d’adultes et d’adolescents affirmant être atteints du syndrome de la Tourette. Elle a découvert que l’un des plus suivis était un Britannique qui prononçait souvent le mot « beans ».

Après avoir étudié 3 000 vidéos de ce type sur TikTok dans le cadre de ses recherches, Mme Olvera a également établi que 19 des 28 influenceurs les plus suivis se déclarant atteints du syndrome de la Tourette affirmaient développer de nouveaux tics après avoir regardé les vidéos d’autres utilisateurs de TikTok.

Des foyers de troubles du comportement s’apparentant à des tics sont déjà apparus par le passé ; il y a une dizaine d’années notamment, dans le nord de l’Etat de New York, plusieurs adolescents avaient développé des tics qui avaient conduit au diagnostic de « maladie psychogène de masse ».

Si ces phénomènes étaient la plupart du temps circonscrits géographiquement, les réseaux sociaux semblent constituer une nouvelle voie de propagation rapide des troubles psychologiques à travers le monde, selon un récent article de Mariam Hull, neuropédiatre à l’Hôpital pour enfants du Texas et spécialiste des troubles du mouvement chez l’enfant.

Un groupe de chercheurs a fait état d’un phénomène semblable autour d’un célèbre Youtubeur en Allemagne qui avait publié des vidéos dans lesquelles il affirmait être atteint du syndrome de la Tourette. Néanmoins, la communauté médicale s’est pour l’essentiel concentrée sur TikTok, qui s’est fortement développé durant la pandémie. Ce mois-ci, l’entreprise a annoncé que le nombre de ses utilisateurs mensuels avaient dépassé le milliard, et que TikTok avait été l’application la plus téléchargée en août en dehors des jeux vidéo.

TikTok est particulièrement populaire chez les adolescentes, qui selon de nombreuses études la classent comme leur application de réseau social favorite. Nombre de vidéos abordent le problème des tics de manière légère, leurs créateurs montrant combien il est difficile de cuisiner ou réciter l’alphabet lorsque l’on est pris de mouvements ou d’emportements verbaux incontrôlables.

Et les utilisateurs qui cliquent sur les vidéos apparaissant sur l’onglet « Pour toi » peuvent être conduits vers d’autres vidéos du même genre, sélectionnées par un algorithme en fonction du temps passé par l’utilisateur sur tel ou tel contenu.

Le docteur Hull note que le développement de tics ne survient probablement pas après le visionnage d’une seule de ces vidéos. « Certains enfants m’ont montré leur application TikTok sur leur téléphone, et elle était pleine de ces vidéos de gens cuisinant ou récitant l’alphabet avec le syndrome de la Tourette. »

Sur la voie de la guérison

Lorsque le neurologue de l’Hôpital pour enfants du Texas qui a vu Kayla Johnsen a confirmé le diagnostic de trouble neurologique fonctionnel posé par l’équipe des urgences, il a également expliqué à l’adolescente que, bien que ses tics soient involontaires, elle pouvait apprendre à les contrôler.

La confirmation du diagnostic et le fait de savoir qu’elle pouvait les arrêter a permis une certaine amélioration, raconte-t-elle, mais elle doit encore apprendre des techniques pour en venir à bout. La lycéenne effectue des exercices en suivant un manuel recommandé par son neurologue afin d’identifier les pensées et sentiments susceptibles de déclencher des crises de tics, et de mettre en place de meilleures stratégies pour y faire face.

Dernièrement, quelques-unes de ses camarades ont aussi développé des tics. Kayla ne sait pas si elles les tiennent d’elle ou si TikTok en est à l’origine, mais elle s’inquiète pour ses amies.

La famille a souffert des difficultés de Kayla, se sentant seule et désemparée face au problème. L’adolescente déclare qu’elle regarde encore des vidéos sur le TDAH sur TikTok, mais pas celles sur les tics. Elle veut rester optimiste.

« Depuis que cela a commencé, je me répète souvent la même phrase : “Ce n’est qu’une nouvelle épreuve à traverser”, explique-t-elle. Avec tous les problèmes d’angoisse que j’ai depuis des années, et les symptômes liés à ma maladie génétique, j’ai déjà vécu pas mal de choses. Chaque fois que mes tics s’aggravent, je me dis, “ce n’est qu’une nouvelle épreuve à traverser”. C’est ce que je réponds quand on me demande comment je vais, parce que si j’y pensais réellement, je m’effondrerais. »

Conseils aux parents

Les médecins spécialisés dans le traitement des troubles neurologiques fonctionnels ont quelques recommandations pour les parents remarquant que leur enfant est soudain pris de tics.

Interrompre l’utilisation des réseaux sociaux – Les médecins suggèrent de demander aux enfants quels types de vidéos ils ont regardé sur TikTok ou d’autres réseaux sociaux et de leur dire d’arrêter pendant plusieurs semaines de consulter celles où des gens montrent leurs tics. Avec le « Mode Connexion Famille » de TikTok, les parents peuvent lier leur compte à ceux de leurs enfants afin d’activer des restrictions de contenus.

Consulter un spécialiste – Si les tics deviennent sévères au point de perturber la vie quotidienne de l’enfant, il est utile de prendre rendez-vous chez un médecin spécialisé dans les troubles du mouvement. Réagir rapidement et obtenir le bon diagnostic peut contribuer à résoudre plus vite le problème. Aux Etats-Unis, l’Association du syndrome de la Tourette recommande certains hôpitaux et cliniques dans le traitement des tics.

Maintenir la routine familiale – « Le pire que vous puissiez faire est de rester chez vous à ruminer vos symptômes », affirme le docteur Gilbert. Les tics peuvent augmenter durant les périodes de transition, il vaut donc mieux que l’enfant aille voir l’infirmière scolaire lorsqu’un épisode survient, plutôt que rentrer chez lui, explique le médecin.

Ne pas réagir de manière excessive – Face à un enfant pris de mouvements incontrôlables ou proférant des gros mots de manière intempestive, les parents tendent souvent à intervenir pour les empêcher de se blesser ou les interrompre. Mais ce type de réaction valorise en fait le comportement, souligne le docteur Gilbert. « Ne leur prêtez pas attention, recommande-t-il. S’y intéresser ne résout pas le problème, cela l’alimente. » Ce point de vue est partagé par d’autres médecins.

Favoriser l’exercice physique – « J’encourage toujours mes patients à faire du sport ou du yoga – une activité physique qui associe le corps et l’esprit, explique le docteur Gilbert. Ce n’est pas une solution documentée scientifiquement, mais cela leur donne quelque chose à faire. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)

Traduit à partir de la version originale en anglais

Ces écolos qui font maintenant la police des rêves ( Gilles Savary)

Ces  écolos qui font maintenant la police des rêves ( Gilles Savary)

 

 

La chronique de Gilles Savary dans l’opinion.

 

Chronique

 

 

« Vous ne vous rendez pas compte des rêves dont on doit préserver les enfants ! ».

Il fallait se pincer la semaine dernière pour être sûr que la conférence de presse au cours de laquelle la maire EELV de Poitiers a délivré cette sentence éthérée ne procédait pas précisément d’un rêve…

A l’entendre, ce n’est pas d’obscurs loups-garous ou de la gamme étendue des turpitudes et des malheurs humains dont il faudrait préserver les rêves de nos enfants, mais de l’aérien !

C’est en tout cas la justification, sentencieusement moraliste, qu’elle a apportée à sa décision politique de sevrer les aéroclubs de Poitiers de subventions municipales !

Si tant est qu’une police des rêves soit envisageable, Léonore Moncond’Huy entrait dans l’histoire en fossoyant non pas tant un rêve d’enfant qu’une aspiration immémoriale de notre misérable humanité.

Le vieil Icare y trouvait un second soleil et Leonard de Vinci et tant d’autres une excommunication définitive.

Autodafés. On suppose, puisqu’elle en a le pouvoir, que la cohérence idéologique dont elle se réclame la conduira aux autodafés de Saint-Exupéry et des publications de Nicolas Hulot et de Yann Arthus-Bertrand, grands baroudeurs aériens s’il en est, dans ses médiathèques municipales.

Peut-être même envisage-t-elle de chasser de sa ville la prestigieuse Ecole Nationale Supérieure de Mécanique Aéronautique, susceptible d’en polluer la réputation ?

Face à la polémique déclenchée par cette déclaration, Madame la maire s’est efforcée de rassurer en expliquant qu’il ne s’agissait pas « de remettre en question les grands imaginaires qui ont structuré le XXe siècle », histoire de les ranger au musée et de confirmer que l’écologie politique française inscrivait sa modernité dans un rejet de tout ce que le progrès des sciences et des techniques nourrissait jadis d’espoirs et de rêves humains.

On se demande si EELV poursuit comme objectif primordial le verdissement de notre économie, qui ne peut s’envisager que par les progrès des sciences et des techniques, ou plutôt celui du sabordage de nos principaux atouts économiques

Le développement spectaculaire de l’aérien, qui coïncide avec la démocratisation du voyage, pose certes de sérieuses questions écologiques, mais il a aussi contribué à une inégalable et précieuse connaissance mutuelle des peuples et des civilisations, réductrice de bien des préjugés à la source de guerres et d’asservissements aujourd’hui impensables.

L’aérien, comme l’automobile ou le Tour de France, suscite certes des désirs et des plaisirs, carburants de vie qui semblent péjoratifs à nos écologistes.

Pour autant, l’aéronautique ne nourrit pas que des rêves mais aussi l’emploi et les ressources de millions de familles honorables, qui méritent mieux que l’indifférence absolue que leur manifeste Madame la maire.

Alors que la question écologique est la seule idée neuve qui renouvelle aujourd’hui la politique, on est confondu par l’obscurantisme quasi médiéval qui anime en France le parti qui prétend l’incarner.

Oxymore. Il y a là une singularité française mortifère, qui détonne avec la culture politique d’écologistes allemands ou scandinaves qui n’ont rien à en apprendre ni à lui envier et s’emploient précisément à mobiliser le progrès et les sciences au service de leur cause.

Au point que l’on se demande si EELV poursuit comme objectif primordial le verdissement de notre économie, qui ne peut s’envisager que par les progrès des sciences et des techniques, ou plutôt celui du sabordage de nos principaux atouts économiques : l’aéronautique, le nucléaire, l’automobile, le tourisme et l’agriculture ?

Si c’est cette vieille quête d’extrême gauche qui inspire les déclarations de la maire de Poitiers, alors la « sociale écologie » est un oxymore politique qui abuse le peuple.

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de progrès

Environnement: Ces écolos bobos qui vont tuer la prise de conscience environnementale

Environnement: Ces écolos bobos qui vont tuer la prise de conscience environnementale

 

 

 

Le radicalisme dans toutes les matières conduits assez souvent à l’inverse de l’objectif recherché. Ainsi par exemple la doctrine marxiste qui visait à rendre le régime communiste plus égalitaire a surtout conduit à créer des régimes de dictature au profit d’oligarchies. Ainsi le prosélytisme très militant de certaines religions se fondant sur l’amour a-t-elle provoqué d’immenses guerres et de crimes contre l’humanité.

 

Il en est de même avec la cause environnementale. En effet cette cause est surtout servie de manière caricaturale autant que sectaire par des militants qui veulent d’un coup changé les usages mais aussi les valeurs de la société. Ce radicalisme va provoquer forcément une sorte de boomerang chez ceux qui prennent aussi en compte la problématique économique et sociale.

 

La plupart des écolos bobos méprisent  en effet la dimension économique et sociale pour la simple raison que pour la plupart ils viennent sur des métiers financés par l’État ou les organisations internationales. Environ 80 % des élus écolo  d’EELV sont en quelque sorte des fonctionnaires ou assimilés ; ils n’ont  guère eu à se préoccuper des contraintes économiques et de leurs conséquences sociales. Du coup les exigences des écolos bobos risquent de provoquer un dernier coup fatal à la fois à une industrie française en pleine obsolescence et à l’industrie agricole, elle aussi en crise

 

. Certes des changements sont nécessaires et même incontournables là et dans d’autres secteurs. Mais des changements progressifs, négociés et réalistes. Pas vraiment ce que proposent les nouveaux maires élus un peu par hasard lors des  municipales par ailleurs  complètement délaissées par les électeurs. Or la prise de conscience environnementale est indispensable. Tout ne peut en effet posséder de décision ou de régulation étatique.

 

Une part non négligeable dépend du comportement des usagers et des citoyens. D’une certaine manière, les écolos bobos sectaires se comportent comme ces anciens militants communistes qui voulaient faire le bonheur de la société contre la volonté des dés intéressés. Il y a de ce point de vue une certaine similitude entre les deux systèmes de pensée puisque pour une bonne part les écolos bobos sont surtout des gauchistes reconvertis dans l’environnement à la suite du dépérissement voire de la disparition de la gauche et de l’extrême gauche politique. Le même discours prophétique, le même sectarisme, la même volonté de changer la nature de l’homme sans son assentiment et sa participation.

Ces écolos bobos qui vont tuer la prise de conscience environnementale

Ces écolos bobos qui vont tuer la prise de conscience environnementale

 

 

 

Le radicalisme dans toutes les matières conduits assez souvent à l’inverse de l’objectif recherché. Ainsi par exemple la doctrine marxiste qui visait à rendre le régime communiste plus égalitaire a surtout conduit à créer des régimes de dictature au profit d’oligarchies. Ainsi le prosélytisme très militant de certaines religions se fondant sur l’amour a-t-elle provoqué d’immenses guerres et de crimes contre l’humanité.

 

Il en est de même avec la cause environnementale. En effet cette cause est surtout servie de manière caricaturale autant que sectaire par des militants qui veulent d’un coup changé les usages mais aussi les valeurs de la société. Ce radicalisme va provoquer forcément une sorte de boomerang chez ceux qui prennent aussi en compte la problématique économique et sociale.

 

La plupart des écolos bobos méprisent  en effet la dimension économique et sociale pour la simple raison que pour la plupart ils viennent sur des métiers financés par l’État ou les organisations internationales. Environ 80 % des élus écolo  d’EELV sont en quelque sorte des fonctionnaires ou assimilés ; ils n’ont  guère eu à se préoccuper des contraintes économiques et de leurs conséquences sociales. Du coup les exigences des écolos bobos risquent de provoquer un dernier coup fatal à la fois à une industrie française en pleine obsolescence et à l’industrie agricole, elle aussi en crise

 

. Certes des changements sont nécessaires et même incontournables là et dans d’autres secteurs. Mais des changements progressifs, négociés et réalistes. Pas vraiment ce que proposent les nouveaux maires élus un peu par hasard lors des  municipales par ailleurs  complètement délaissées par les électeurs. Or la prise de conscience environnementale est indispensable. Tout ne peut en effet posséder de décision ou de régulation étatique.

 

Une part non négligeable dépend du comportement des usagers et des citoyens. D’une certaine manière, les écolos bobos sectaires se comportent comme ces anciens militants communistes qui voulaient faire le bonheur de la société contre la volonté des dés intéressés. Il y a de ce point de vue une certaine similitude entre les deux systèmes de pensée puisque pour une bonne part les écolos bobos sont surtout des gauchistes reconvertis dans l’environnement à la suite du dépérissement voire de la disparition de la gauche et de l’extrême gauche politique. Le même discours prophétique, le même sectarisme, la même volonté de changer la nature de l’homme sans son assentiment et sa participation.

Ces bulles alimentées par les milliards de liquidités des banques centrales

Ces bulles alimentées par les milliards de liquidités des banques centrales

 

 

Les milliards de liquidités déversées généreusement par les banques centrales de la plupart des zones économiques ont surtout pour objet évidemment de soutenir l’économie et particulièrement la croissance. Ceci étant,  cet argent gratuit est également de façon assez massive pour soutenir de manière artificielle les cours de la bourse. En effet les fondamentaux des entreprises à savoir notamment les chiffres d’affaires et la rentabilité ne justifient pas l’envolée des cours. Une partie de l’argent disponible va donc se placer dans les produits financiers boursiers et participe à la création de bulles.

 

La vérité c’est qu’une partie des facilités monétaires accordés aux banques servent à la spéculation mondiale. On voit mal par exemple en France qui pourrait justifier de la hausse du CAC  40 de plus de 60 % en un an. De la même manière, on voit mal aussi comment expliquer l’envolée extraordinaire et irresponsable de certaines cryptomonnaies  comme le bitcoin. Il y a aussi les bulles obligataires et les bulles immobilières. Cette dernière en particulier qui exclut désormais compte tenu de la folie des prix tost les ménages moyens. À Paris par exemple il faut un minimum de revenus de 7 à 8000 € pour prétendre acheter un logement de taille modeste.

 

autant dire que dans certaines grandes villes, l’immobilier est devenu un objet de spéculation qui n’a plus rien à voir avec le logement De l’Europe à l’Asie en passant par les États-Unis, les indices boursiers semblent immunisés contre ces mauvaises nouvelles. Les plans de soutien massifs déployés par les gouvernements et les banques centrales pour contrer les effets néfastes de la crise sanitaire ont galvanisé les investisseurs. adobe stock

«La déconnexion entre Wall Street et Main Street (l’économie réelle) ne pose pas de problème tant que les banques centrales interviennent», expliquaient récemment les spécialistes de l’agence de notation Fitch. «Les valorisations sont élevées» sur les marchés, mais «cela fait partie des effets secondaires du traitement de choc de la crise» abondaient les analystes d’Axa IM.  Des analystes qui toutefois oublient l’éventualité d’une remontée des taux d’intérêt et de l’inflation qui ne sont pas le seul produit de l’action des banques centrales.

Saint-Denis :  » ces fonctionnaires exploités » !

Saint-Denis :  » ces fonctionnaires exploités » !

Des fonctionnaires de Saint-Denis ont envahi récemment le conseil municipal pour protester  contre le fait d’être contraint d’effectuer la durée normale de temps de travail . Ils ont même agressé plusieurs élus. Évidemment comme la plupart des fonctionnaires locaux, ils sont loin de faire la durée légale. Sans parler de la productivité. De quoi sourire évidemment et sûrement pas de faire pleurer sur les conditions de travail de ces armées de fonctionnaires qui ne cessent de grossir dans les villes et aussi dans les moindres agglomérations.

En cause : la volonté de la municipalité de faire travailler plus et réduire les congés payés des 3500 fonctionnaires de la troisième ville la plus peuplée d’Ile-de-France (plus de 111.000 habitants). «Le maire ne fait pas du Macron, contrairement à ce que lui reprochent des syndicats, des agents territoriaux et des élus d’opposition, il défend simplement la loi», affirme l’entourage du maire, contacté par Le Figaro.

Depuis un décret du 25 août 2000, la durée du travail effectif de la fonction publique d’État est fixée à 35 heures. Or, à Saint-Denis, les fonctionnaires ne respectent pas la loiselon la mairie. «Ils travaillent en moyenne de 35 à 37 heures par semaine mais avec les nombreux congés payés.

Comme la plupart des fonctionnaires locaux, ils travaillent  à peine 30 heures effectivement et ne parlons pas de la productivité pour la plupart.

Ces organisations, obstacles au « monde d’après » Frédéric Fréry, *

L’Etat un outil qui détruit la société »

Barbara Stiegler, philosophe et professeure de philosophie politique à l’université Bordeaux Montaigne  se livre dans la tribune à la critique radicale d’un courant de pensée dominant marqué par la croyance que l’espèce humaine est défectueuse, inadaptée à l’environnement qu’elle a elle-même créé. D’où la volonté des néolibéraux d’utiliser la puissance de l’Etat pour réadapter la population à une compétition darwinienne sans entrave. Dans cet entretien accordé à La Tribune, Barbara Stiegler voit dans les crises de l’hôpital, de l’Education nationale ou encore de la recherche les purs produits de cette idéologie qui selon elle commence à prendre l’eau et dont la violence a suscité l’émergence des Gilets jaunes, mouvement dont elle témoigne dans « Du cap aux grèves -Récit d’une mobilisation 17 novembre 2018-17 mars 2020″ à paraître en août (1).

 

LA TRIBUNE – Dans votre essai « Il faut s’adapter », publié l’an dernier, vous vous intéressez au néolibéralisme et révélez ses origines évolutionnistes, darwiniennes. De quand date l’émergence de ce courant de pensée et  qu’est-ce qui le différencie des autres courants du libéralisme ?

BARBARA STIEGLER - Dans le champ de la recherche, en France et à l’étranger, il est attesté que le néolibéralisme émerge au cours des années 1930, à la suite de la crise de 1929. Ce qu’il y a de nouveau dans le néolibéralisme, c’est le rôle fondamental qu’il accorde à l’Etat. Car la crise de 1929 a montré que les processus économiques livrés à eux-mêmes dysfonctionnent. Les néolibéraux pensent que c’est à l’Etat, non pas simplement d’organiser, mais bien de créer le marché, via des règles de droit et de tout un ensemble de politiques publiques.

Ce que révèle « Il faut s’adapter » c’est qu’effectivement le néolibéralisme est d’inspiration évolutionniste, qu’il intègre une partie de l’héritage du darwinisme social. C’est ce que démontre la théorie développée par Walter Lippmann, journaliste, essayiste et publiciste américain, qui va s’imposer comme une figure centrale de ce mouvement. La réunion organisée en 1938 à Paris par des néolibéraux français, à l’occasion de laquelle le terme de néolibéralisme va émerger et à laquelle Lippmann a participé, est d’abord un hommage à son ouvrage, « The Good Society ».

De quelle façon le néolibéralisme va-t-il chercher à reformater l’économie, par rapport à l’ultralibéralisme, par exemple ?

Le néolibéralisme est bien plus qu’une doctrine économique. C’est un courant de pensée politique, juridique et anthropologique selon lequel l’éducation doit équiper les individus pour qu’ils puissent répondre aux besoins du marché. L’idée c’est de faire en sorte que les citoyens, conçus comme des agents économiques, soient adaptés à un monde normé par les besoins du marché.

Cette idéologie imprègne les textes de l’OCDE sur l’éducation par exemple et elle a été codifiée par la Stratégie de Lisbonne (celle-ci établit la politique économique de l’Union européenne pour la période 2000-2010, elle sera suivie ensuite par le plan Europe 2020 -NDLR). Alors que l’ultralibéralisme théorise la rétractation de l’Etat au profit d’un marché totalement libre, le néolibéralisme veut au contraire un Etat fort et omniprésent qui régule et institue le marché par des…

L’arnaque au téléphone : Les « ping calls », ces faux appels téléphoniques

L’arnaque au téléphone : Les « ping calls », ces faux appels téléphoniques

 

Une énorme fraude se développe déjà depuis quelque temps à travers les faux  appels téléphoniques qui ne durent  que le temps d’une SONNERIE. En général, en l’absence des abonnés pour les inciter à rappeler des numéros très coûteux à L’ETRANGER.

 

Ces sonneries très furtives  concernent surtout des personnes âgées qui rappellent par peur de manquer une relation  avec leur entourage familial. Le phénomène n’est pas nouveau mais il tendance à se développer.

Ces appels arrivent du Malawi, de Tunisie, de Cuba ou du Mali… ces appels en absence de numéros étrangers inconnus se comptent par centaines de milliers sur les téléphones des Français. Ils sont la face émergée et la première étape d’une fraude, ancienne et efficace, à laquelle n’a pas encore été trouvé de parade.

Ces appels manqués, d’une sonnerie seulement, ont un nom : les ping calls. Egalement connus sous le terme d’arnaque wangiri (« un appel et raccroche », en japonais), ils sont censés inciter le destinataire à rappeler le numéro qui s’affiche sur son écran. Si ce dernier le fait, il sera facturé — alors que l’appel n’était rien d’autre qu’une arnaque.

Le ministère de l’intérieur rappelle les précautions d’usage sur le sujet :

Le spam vocal ou ping call est une technique frauduleuse qui consiste à appeler un numéro de téléphone en ne laissant sonner qu’une seule fois. Le destinataire, n’ayant pas eu le temps de décrocher, essaie alors de rappeler le numéro du « correspondant » qui s’est affiché…et tombe sur un numéro surtaxé.

La technique existe depuis plusieurs années mais les escrocs utilisent de nouvelles ruses pour vous inciter à rappeler les numéros surtaxés.

Pour ne pas susciter la méfiance de leurs victimes, les escrocs passent désormais leurs appels depuis des numéros en 01, 02, 04 etc… plutôt que des 0 899. En confiance, vous rappelez et tombez sur un opérateur qui vous annonce que vous avez gagné un bon d’achat ou un cadeau. Pour pouvoir toucher votre lot, vous devez appeler un prétendu service clients (dont le numéro en 0 899 est lui surtaxé).

L’objectif des escrocs est simple ; vous faire passer un maximum de temps au téléphone, pour gagner un maximum d’argent à chaque appel. C’est pour cela qu’ils ont remplacé les ordinateurs, qui passaient des milliers de coups de fil chaque jour, par des humains.

Comment éviter le piège ?

Vous avez reçu un appel en absence tellement rapide que vous n’avez pas le temps de décrocher ? Vous ne connaissez pas le numéro qui a tenté de vous joindre ? A la suite de cet appel en absence, vous n’avez aucun message sur votre répondeur ?

Ces indices doivent vous mettre la puce à l’oreille. Si un interlocuteur cherche vraiment à vous joindre, il rappellera ou laissera un message sur votre répondeur.

  • Ne rappelez surtout pas (même si le numéro semble « normal »)
  • Envoyez gratuitement un SMS au 33 700 avec le texte « Spam vocal 01 XX XX XX XX » en précisant le numéro de téléphone suspect. Vous recevrez ensuite un accusé de réception du 33 700. Votre signalement sera transmis aux opérateurs.

Recommandée par la DGCCRF  , cette plateforme de signalement a été mise en place par les opérateurs de la fédération française des Télécoms. Vous pouvez y signaler une tentative d’arnaque par spam vocal (message vocal incitant à rappeler un numéro surtaxé).

 

 

Ces cryptomonnaies qui menacent les banques

Ces cryptomonnaies qui menacent les banques

 

Les cryptomonnaies menacent evidemment les banques puisqu’elles ambitionnent d’être beaucoup plus efficaces et moins coûteuse pour gérer les flux financiers ; Elles menacent tout autant les banques centrales dans leur rôle d’émission monétaire et de régulation. Il était temps que les autorités monétaires se saisissent de la problématique des cryptomonnaies et notamment de la dernière initiative de Facebook qui avec 27 autres partenaires commerciaux veut imposer sa monnaie. En gros se substituer aux Etats et aux banques centrales. Compte tenu de la puissance commerciale des initiateurs de cette nouvelle menée, il y a fort à parier que certaines banques centrales perdraient leur souveraineté monétaire et les pays avec. Ce qui est en jeu c’est la souveraineté des Etats face à la régulation monétaire. Ce qui est en jeu aussi, c’est l’hypothèse d’une vaste crise financière car il n’est pas certain que les nouvelles crypto menées soient adossées à des actifs réels. Pour preuve la production de Facebook, produit surtout des utilisateurs, repose pour une grande part sur du vent. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a donc annoncé ce vendredi 21 juin la mise en place, dans le cadre du G7, d’une taskforce des banques centrales sur les « stablecoins », ces cryptomonnaies indexées ou adossées à une devise ou un panier de devises, comme le Libra. « Nous venons, avec Bruno Le Maire [le ministre de l'Economie et des Finances] et au nom de la présidence française du G7, de décider la mise en place d’une task-force sur les projets de « stable coins« : le Libra, dont on a beaucoup parlé ces derniers jours, mais pas seulement lui » a déclaré François Villeroy de Galhau, lors d’une allocution à une conférence sur la lutte contre le blanchiment organisée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).Ce groupe de travail sera dirigé par Benoit Cœuré, actuellement membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) et président du Comité sur les paiements et les infrastructures de marchés, une des instances de coopération internationale hébergées par la Banque des règlements internationaux (la BRI), la banque des banques Dans un courrier en date du 19 juin adressé à Benoit Cœuré, que la Tribune a pu consulter, le ministre et le gouverneur lui demandent de coordonner le travail de ce groupe qui sera composé « de représentants de haut niveau des banques centrales des pays appartenant au G7 [Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni], ainsi que de représentants du FMI et de la Présidence française du G7».

Le groupe devra « livrer un rapport d’ici à la fin de la présidence française du G7 » soit d’ici à la fin de l’année, et dresser un premier état des réflexions « oral ou écrit, lors de la réunion du G7 [Finances] à Chantilly à la mi-juillet.»

Il a pour mission d’examiner dans les prochains mois « les défis soulevés l’émergence des stable coins, notamment sur le front réglementaire». « La taskforce devra examiner les exigences anti-blanchiment, mais aussi celles de protection des consommateurs, de résilience opérationnelle, ainsi que les éventuelles questions de transmission de la politique monétaire » a précisé le gouverneur.

Libra : ces cryptomonnaies qui menacent les banques centrales

Libra : ces cryptomonnaies qui menacent les banques centrales

 

Il était temps que les autorités monétaires se saisissent de la problématique des cryptomonnaies et notamment de la dernière initiative de Facebook qui avec 27 autres partenaires commerciaux veut imposer sa monnaie. En gros se substituer aux Etats et aux banques centrales. Compte tenu de la puissance commerciale des initiateurs de cette nouvelle menée, il y a fort à parier que certaines banques centrales perdraient leur souveraineté monétaire et les pays avec. Ce qui est en jeu c’est la souveraineté des Etats face à la régulation monétaire. Ce qui est en jeu aussi, c’est l’hypothèse d’une vaste crise financière car il n’est pas certain que les nouvelles crypto menées soient adossées à des actifs réels. Pour preuve la production de Facebook, produit surtout des utilisateurs, repose pour une grande part sur du vent. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a donc annoncé ce vendredi 21 juin la mise en place, dans le cadre du G7, d’une taskforce des banques centrales sur les « stablecoins », ces cryptomonnaies indexées ou adossées à une devise ou un panier de devises, comme le Libra. « Nous venons, avec Bruno Le Maire [le ministre de l'Economie et des Finances] et au nom de la présidence française du G7, de décider la mise en place d’une task-force sur les projets de « stable coins« : le Libra, dont on a beaucoup parlé ces derniers jours, mais pas seulement lui » a déclaré François Villeroy de Galhau, lors d’une allocution à une conférence sur la lutte contre le blanchiment organisée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).Ce groupe de travail sera dirigé par Benoit Cœuré, actuellement membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) et président du Comité sur les paiements et les infrastructures de marchés, une des instances de coopération internationale hébergées par la Banque des règlements internationaux (la BRI), la banque des banques Dans un courrier en date du 19 juin adressé à Benoit Cœuré, que la Tribune a pu consulter, le ministre et le gouverneur lui demandent de coordonner le travail de ce groupe qui sera composé « de représentants de haut niveau des banques centrales des pays appartenant au G7 [Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni], ainsi que de représentants du FMI et de la Présidence française du G7».

Le groupe devra « livrer un rapport d’ici à la fin de la présidence française du G7 » soit d’ici à la fin de l’année, et dresser un premier état des réflexions « oral ou écrit, lors de la réunion du G7 [Finances] à Chantilly à la mi-juillet.»

Il a pour mission d’examiner dans les prochains mois « les défis soulevés l’émergence des stable coins, notamment sur le front réglementaire». « La taskforce devra examiner les exigences anti-blanchiment, mais aussi celles de protection des consommateurs, de résilience opérationnelle, ainsi que les éventuelles questions de transmission de la politique monétaire » a précisé le gouverneur.

Justice sociale : Ces 1% qui possèdent 50% de la richesse mondiale

Justice sociale : Ces 1% qui possèdent  50% de la richesse mondiale

La question de la justice sociale se pose évidemment à l’échelle mondiale et peut entre encore davantage dans les pays en développement. Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé  en 2016 celui des 99% restants, a affirmé l’organisation non-gouvernementale (ONG)  L’organisation non-gouvernementale indique  que « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016″. »En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Le reste du cinquième (20%, ndlr) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial alors que 80% de la population mondiale ne se partagent que les 5,5% restant », a précisé Oxfam. En France, les 1%  les plus riches possèdent environ 25% du patrimoine. Avec les crises subprimes, le phénomène n’a fait que se renforcer. Les 80 premiers milliardaires de la liste de Forbes possédait en 2010 un patrimoine de 1.300 milliards d’euros. Leur fortune cumulée est passée à 1.900 milliards en 2014, soit une augmentation de 50% en seulement quatre ans. En parallèle, la richesse totale détenue par la moitié la plus pauvre de la population mondiale a décliné sur la même période.

Les grandes fortunes bénéficient notamment de l’envolée du prix des actifs (en particulier des actions), soutenus notamment par les politiques monétaires accommodantes des grandes banques centrales de la planète. En outre, « 20% des milliardaires de la liste de Forbes auraient des intérêts et ou des activités dans les secteurs de la finance et de l’assurance », note Oxfam. Des secteurs qui ont bénéficié des largesses de l’Etat afin d’éviter des faillites en cascade.

Un constat déjà dressé par Challenges en juillet dernier lors de la sortie de son classement des grandes fortunes de France. Ainsi, après une hausse de 25% en 2012, le patrimoine des 500 premiers patrimoines professionnels français avait gonflé de 15% en 2013 pour atteindre 390 milliards d’euros.  Oxfam a exhorté les Etats à adopter un plan pour lutter contre les inégalités, en contrant l’évasion fiscale, en promouvant la gratuité des services publics, en taxant davantage le capital et moins le travail, en instaurant des salaires minimum ou encore en mettant en place une protection sociale pour les plus pauvres.

Mutations économiques et sociales de ces 50 dernières années ((Daniel Cohen)

 

Daniel Cohen est membre fondateur de l’Ecole d’économie de Paris appelle à « réinventer une nouvelle critique sociale qui ouvre une brèche dont le nouvel impératif de croissance est en train de reconfigurer nos vies. »‘intreview la Tribune)

Pourquoi avez-vous choisi de traiter des mutations économiques et sociales sur les 50 dernières années ?

DANIEL COHEN - Je voyais venir les 50 ans de mai 68. C’est toute ma vie qui est passée au cours de ces 50 dernières années. J’avais envie de me replonger dans toutes ces lectures qui avaient égrené ma jeunesse surtout dans les années 70. J’avais lu beaucoup de livres et je n’étais pas sûr de les avoir tous compris. Les grands auteurs de l’époque Lévi-Srauss, Lacan, Deleuze m’ont particulièrement marqué.

J’ai eu envie de comprendre comment une génération comme la mienne, qui a assisté à la  montée des protestations et du féminisme, de discours d’autonomie, d’émancipation, pouvait être le témoin de cette montée du populisme. Je voulais revenir sur les ouvrages écrits au fil de ma carrière, un ouvrage sur la société postindustrielle, un autre intitulé « Nos temps modernes ».

La dernière raison est que l’on est en train de finir un cycle lié à l’émergence d’Internet et des nouvelles technologies qui ont contribué à détruire l’ancien monde industriel sans vraiment en proposer un nouveau. Avec les progrès de l’intelligence artificielle, il est possible que quelque chose de nouveau soit en train de commencer. Je voulais en saisir la portée.

Vous revenez dans votre ouvrage sur l’effondrement de la société industrielle. Quelles sont les principales conséquences que vous en tirez sur le plan économique et social ?

Nous avons vécu lors de ces 50 dernières années l’effondrement de cette société industrielle. C’est un effondrement d’ordre civilisationnel. La société industrielle plonge ses racines dans des périodes qui sont bien antérieures au monde industriel. La chaîne de commandement constituée d’ingénieurs, de contremaîtres a été critiquée par mai 68. Cette chaîne avait néanmoins une vertu. Elle donnait à chacun une place et un sentiment d’inclusion. Cette société industrielle s’est délitée sous l’effet d’une poursuite consciente des marchés financiers, et ensuite des nouvelles technologies qui ont permis d’éclater ce monde en créant une société plus compétitive et beaucoup plus concurrentielle que l’ancienne période. Il y avait une grille de salaires très rigide, c’est pour cette raison que les inégalités n’augmentent quasiment pas au cours de cette période.

Ce monde post industriel a contribué au développement du statut de free-lance. Les ouvriers travaillent chez les équipementiers qui ne sont plus intégrés aux donneurs d’ordre. Quand la productivité des ingénieurs augmente, cela ne profite plus aux en gens situés en bas de l’échelle. On a une explication des raisons pour lesquelles ces sociétés sont devenues inégalitaires et en même temps, la croissance est plus faible. Les statistiques aux Etats-Unis sont très frappantes à cet égard. Les inégalités se font peu au sein des firmes. C’est surtout entre les firmes que se creusent les inégalités. On assiste à une ségrégation de plus en plus forte. La désolation sociale que l’on connaît depuis les année 80 dépend beaucoup de cette dissociation des classes sociales entre elles.

En 50 ans le système capitaliste a beaucoup changé. Quelles sont les principales mutations que l’on peut noter ?

Les mutations sont surtout d’ordre organisationnel. L’économiste Robert Gordon avait expliqué dans son ouvrage The rise and fall of american growth  que dans la société moderne, les voitures sont plus sophistiquées, les avions font moins de bruit, les équipements sont de meilleure qualité mais ce n’est plus très différent que la société qui s’est installée au cours du XXème siècle. Il n’y a pas de changement majeur au cours des 70 dernières années contrairement à la période 1880-1950. Le capitalisme s’est surtout réinventé dans la manière d’organiser la production des biens. Il n’a pas réinventé une nouvelle société de consommation.

Gordon a raison en partie. Le système Uber repose toujours sur un chauffeur qui vous emmène d’un endroit A à un endroit B au milieu des embouteillages. Aucun des rêves annoncés dans les années 50 ne s’est véritablement réalisé. Airbnb, Booking renvoient toujours vers des hôtels ou des appartements. On est plutôt dans une philosophie de réduction des coûts. On gagne de la productivité ou du pouvoir d’achat mais ce n’est pas un système durable. Ce ne sont pas des technologies qui sont au service d’une réorganisation de la société.

La nature de la société a tout de même profondément changé ?

Il faut prendre un peu de recul. Les théories de Jean Fourastié sont éclairantes quand il rappelle que l’on est passé d’une société industrielle à une société de services. C’est la grande mutation qui en train de se faire même s’il faut encore attendre peut être 50 ans avant d’en voir tous les effets. Fourastié expliquait que les hommes ont travaillé la terre pendant des millénaires puis la matière depuis 200 ans et on va travailler l’homme lui même. La société de services est centrée sur les services à la personne (coiffeur, médecins, psychanalyste).

Pour Fourastié, le potentiel de croissance n’est pas très élevé dans ce type de société. Si la valeur du bien que je produis est le temps que je passe avec les autres, le temps n’est pas extensible. Il n’y pas de croissance possible. Depuis une dizaine d’années, avec la montée des Big data, l’enjeu est de changer la nature de l’homme pour le transformer en un système d’information. Une fois que l’homme sera numérisé, il pourra être soigné et éduqué à distance.

L’enjeu est de faire rentrer l’homme dans une matrice pour que l’on retrouve de la croissance et du rendement. On en train de numériser l’homme pour lui faire accéder à une meilleure productivité. Il y a les fantasmes de l’homme augmenté mais je n’y crois pas beaucoup. L’homme sera augmenté par le fait que les technologies permettront à d’autres de s’occuper de lui à distance. C’est une promesse du retour de la croissance car si on redevient très efficace dans tous les secteurs où on bute alors on retrouvera de la croissance mais à un prix très cher payé. On pourrait renoncer à cet idéal d’humanisation qui était promis par cette société de services où on s’occupe enfin des autres. C’est la principale menace que je vois.

La société de services a-t-elle contribué au ralentissement de la croissance ?

Les sociétés de services ont moins de croissance que l’industrie parce que tous ces services sont plus difficiles à industrialiser. Le monde dans lequel on vit, c’est industrialiser la société de services.

La financiarisation à outrance de l’économie a-t-elle contribué à la perte de repères dans nos sociétés contemporaines ?

Dès les années 80, Wall-Street, avant même que toutes les technologies apparaissent, a commandé le démantèlement de l’ancien monde industriel. Avant, il y avait des grands conglomérats dans lesquels on fabriquait des parapluies ou des maillots de bain en fonction des saisons. Mais la logique de Wall-Street n’est pas la même face aux risques. Le re-engineering qui se fait dans les années 80 vise à désocialiser et désarticuler les collectifs. La finance est également responsable de la grande crise de 2008. Elle a voulu s’appliquer à  elle même ce principe de dématérialisation totale.

La crise des subprimes s’explique en partie par le fait que les entreprises qui ont vendu des crédits ne sont pas celles qui les ont collectés. Wall-Street a créé dans les années 2000 des structures ad-hoc dans lesquelles on mettait des paquets de crédits ensemble pour diversifier les risques avec un grand problème. La qualité des crédits n’était plus vraiment surveillé. Les gens qui les commercialisaient n’étaient pas les mêmes que ceux qui les avaient accorder. Wall-Street a payé ce rêve d’une société totalement dématérialisée.

La lecture de l’ouvrage donne l’impression que nous avons assisté à une suite de déceptions depuis 50 ans. Comment expliquez-vous cela ?

La marche vers le populisme est constituée par une série d’étapes où un grand nombre d’illusions ont été piétinées. La première illusion perdue a été celle de mai 68, de la contre-culture des années 60. La crise des années 70 a anéanti tout ça. La révolution conservatrice des années Reagan a voulu réenchanter le monde avec l’idée que le travail est central. Une idée que l’on retrouve dans le slogan « Travailler plus pour gagner plus » lancé par Nicolas Sarkozy.

Cette vague conservatrice a contribué à l’explosion des inégalités. La troisième désillusion réside peut être dans la société de services qui promettait une humanisation. Aujourd’hui, on a renoncé à cet idéal. Tous ces espoirs sont tombés les uns après les autres. La question est de savoir si on se dirige vers le chaos.

Pourquoi dites-vous que la critique à l’égard de la génération de mai 68 qui aurait favorisé l’ultralibéralisme n’est pas fondée ?

Je n’y crois pas absolument pas. La révolution culturelle de mai 68 et la révolution conservatrice n’ont aucun point commun. Ce sont deux camps qui se sont toujours affrontés et chacun a pris le pouvoir à tour de rôle. La révolution conservatrice a enfanté l’ultralibéralisme en réponse à mai 68 en expliquant qu’il fallait que les gens travaillent, que l’Etat Providence soit démantelé et que les protections sociales devaient être supprimées. Je crois qu’il y a une illusion partagée en réalité.

Les deux camps ont vu que la société industrielle s’effondrait mais la génération 68 s’est opposée à la société industrielle mais ce n’est pas eux qui l’ont faite tomber. La crise pétrolière des années 70 et la fin du cycle de croissance ont contribué à faire dérailler ce modèle. C’est sur les décombres de cette société industrielle que le libéralisme propose un nouveau modèle sans les syndicats. Il y a eu un effet de générations mais je ne pense pas que mai 68 a trahi ses idéaux.  Le mouvement de mai 68 n’est pas devenu ultralibéral, il est devenu pro européen. Il est passé du gauchisme à l’écologie. Ce n’est pas le signe d’un changement radical. Beaucoup de gauchistes se sont retrouvés cadres au Parti socialiste parce que François Mitterrand les a embarqué dans l’aventure. Il prend le pouvoir en 1981 sur un programme commun de nationalisations. Il y a eu tout de même un dur rappel à la réalité par la suite.

Aux Etats-Unis des personnes comme Mark Zuckerberg se réclament de cette contre-culture des années 60 mais c’est une mythologie qu’ils se sont fabriquée eux mêmes. Ils ont inventé le nouveau monde des réseaux sociaux qui reprend un certain nombre de mythes mais ce n’est pas la même chose. L’histoire de Facebook porte autre chose de très inquiétant. C’est la promesse d’une déshumanisation. D’ailleurs Cornelius Castoriadis parle  »d’une réécriture de l’histoire. » En revanche, il y a un parallèle à faire entre la révolution des Lumières et la révolution industrielle. Toutes les deux naissent du constat que le monde d’hier s’effondre mais la révolution industrielle trahit les idéaux des Lumières.

Vous abordez le thème de la vie algorithmique dans un chapitre. Comment envisagez-vous la place des algorithmes et des robots dans l’économie numérique dans les prochaines années ?

Je pense qu’il y a deux voies possibles. Dans une première voie, les robots font tout. Dans cette société les concepteurs de robots s’enrichissent puisque ce sont eux qui alimentent la planète en technologies. Eux mêmes auront des coiffeurs, des médecins. Il n’y a aucune raison pour qu’ils tombent dans le piège de la numérisation. On devrait avoir un cercle de travailleurs autour de ces gens très riches. Plus on s’éloignera du centre et moins il y aura de travail ou il sera moins rémunéré et plus il y aura des algorithmes. Les producteurs d’algorithme vont s’entourer d’humains et les consommateurs d’algorithmes, eux n’auront pas d’humains autour d’eux. Ils n’auront pas les moyens de recruter les personnes qui travaillent pour eux. C’est la société inégalitaire par excellence.

Il y a une autre voie dans laquelle une classe moyenne peut surgir. Elle pourrait se saisir de ces technologies. Les gens auront envie d’être entourés d’être humains. Ce qui coûte cher, c’est la rente foncière. C’est le fait que les gens veulent vivre en centre-ville au même endroit mais peut être que l’on peut réinventer des villes plus inclusives. C’est le grand défi écologique aussi. Le poids de la rente foncière pourrait se réduire grâce aux technologies. Il y a une demande sociale. Les gens ne veulent pas rester seuls devant leurs ordinateurs.

Quel peut être le rôle de l’intelligence artificielle dans le monde du travail ?

Je pense que l’intelligence artificielle peut aider le personnel soignant par exemple en remplissant des comptes rendus d’opération mais cela ne veut pas dire que l’on doit renoncer aux humains. Ces nouvelles technologies pourraient permettre aux humains de consacrer moins de temps aux tâches qui nous empoisonnent tous pour pouvoir passer plus de temps à s’occuper des gens. Je ne crois pas que les enseignants vont être remplacés par des machines. Les machines peuvent aider à mieux enseigner.

Comment faire pour limiter les dérives de l’uberisation de l’économie ?

Les technologies liées à l’uberisation sont utiles malgré tout car elles créent un logiciel qui permet de mettre en relation l’offre et la demande. Ce sont des modèles biphase comme disent les économistes. Il y a un progrès technique mais il est de second ordre. L’essentiel est le nouveau modèle proposé. Pour en limiter les dérives, il faut d’abord que la régulation se produise. Le débat central est de déterminer si les chauffeurs d’Uber sont autoentrepreneurs ou s’ils sont salariés. Je n’ai pas l’impression qu’ils sont entrepreneurs. Leurs conditions sont déterminées par Uber qui fixe les prix et crée un système d’astreinte. Soit Uber resalarie des gens, soit il faut que les règles du jeu évoluent.

Les jeunes qui travaillent avec la franchise Uber doivent être maîtres de leurs tarifs. Il faut un autre équilibre. Deliveroo devrait donner la possibilité à Deliveroo France de créer un salariat nouveau. Le rêve des grandes entreprises de la Silicon Valley est de mettre en place des applications tueuses qui proposent des solutions abstraites sans rapport au monde réel. C’est comme cela qu’elles s’enrichissent. Ces applications, au nom d’une d’une technologie qui améliorent le matching, permettent de passer à côté de la régulation sociale que la société industrielle a mis un siècle à établir. Uber ignore le salaire minimum, les temps de pause.
Que pensez de la politique d’Emmanuel Macron en matière de numérique ?

C’est difficile de se faire une idée très claire. Je trouve qu’il serait intéressant d’avoir une réflexion sur les techniques que l’intelligence artificielle permettraient de mettre à la disposition des enseignants, des médecins dans l’exercice de leurs métiers. Il faut que certaines professions comme les juges puissent avoir recours à ces technologies non pas pour les remplacer, mais au contraire pour les aider.

Tous ces métiers en tensions méritent des investissements. La grande promesse de tout numériser doit s’accompagner d’une aide aux personnes. Il faut prévoir une grande période de transition avec beaucoup de personnes pour accompagner les personnes âgées par exemple. En plus ces technologies permettraient de libérer des ressources dans les hôpitaux, dans les universités.

(*) Daniel Cohen « Il faut dire que les temps ont changé.. » Chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète aux Editions Albin Michel.

 

Ces plateformes numériques qui vont tuer l’économie

 Ces plateformes numériques qui vont tuer l’économie

 

On peut évidemment se perdre dans la technique numérique pour ignorer les vrais enjeux qui consistent en fait à  créer une intermédiation entre le consommateur et le producteur, cela avec des milliers de références, des milliers de producteurs et des milliards de consommateurs. Produire  conduit rarement à la richesse, ce qui enrichit c’est le détournement de la valeur ajoutée. Ce que font les plateformes qui se mettent comme intermédiaire en position oligopolistique, bref qui domine par les données les marchés, c’est à dire les producteurs et les consommateurs. Dans un premier temps, les plateformes passent des accords avec la grande distribution pour récupérer les données clients et progressivement s’affranchissent pour distribuer leur propre produit (en fait des produits d’autres producteurs). En l’état de la compétitivité français peu de productions pourront résister à cette concurrence accrue qu’il s’agisse de l’agriculture mais aussi de l’industrie ou des services ( banques , assurances, commerces). Pour toute répons,e les gouvernements –très divisés sur la question- étudient une taxe européenne  de 3% sur le chiffre d’affaire des GAFA et autres. Une mesure fiscale mieux que rien mais qui ne répond pas aux risques de domination qui va d’abord faire disparaître ce qui reste du petit commerce puis la grande distribution classique enfin les producteurs. Curieusement alors que les normes pullulent aussi bien dans la production que dans la distribution (hygiène, sécurité, environnement etc.), les plates formes elles ne sont soumises à aucune contrainte réglementaire. Il suffit simplement de disposer des milliards nécessaires pour s’installer (et en plus sans payer d’impôt). Et ce ne sont pas les microscopiques startups françaises qui peuvent faire le poids face au Gafa et autres. L’enjeu n’est pas technologique, il est économique et il serait temps que les responsables politiques arrêtent de faire joujou avec la technique pour mesurer les vrais enjeux économiques.

CES : relativiser la « French Tech »

CES : relativiser la « French Tech »

 

À écouter certains médias ou même la ministre en charge du numérique la France serait à égalité avec les meilleurs en matière d’électronique. La ministre en charge du secteur Axelle Lemaire a même déclaré dans une interview accordée à La Tribune. «La France n’a pas de leçon à recevoir de la Silicon Valley». Une phrase évidemment excessive car si la France compte effectivement un grand nombre de petites start-up; ces start-up sont loin d’atteindre le niveau de développement des américaines notamment des GAFA comme Google et autres… la France ce singularise surtout sur les objets connectés avec dans certains cas de vrais  progrès mais aussi beaucoup de gadgets. L’enflure sémantique ne suit pas toujours la réalité du progrès technologique comme ce concept de réalité virtuelle augmentée. Cependant  Tout est de plus en plus connecté : la maison, le corps, le transport. Le montant des investissements certes dynamiques demeurent encore modestes. D’après CB Insights, les financements de la French Tech ont atteint un sommet depuis quatre ans à 1,5 milliard de dollars sur les neuf premiers mois de 2016 (+71% comparé à l’ensemble de 2015) et au troisième trimestre, « la France a attiré plus de financements que les startups technologiques allemandes et s’est approchée des niveaux des startups britanniques ». Parmi les nouveautés, Encore plus d’objets connectés, la montée en puissance de la commande vocale pour les piloter, sans oublier l’essor de l’intelligence artificielle et des transports autonomes (véhicules, drones…), et des modes d’interactivité encore plus complets (écrans et enceintes à plus haute résolution, réalité augmentée et virtuelle …).  Certaines inventions (ou plutôt innovations comme on les appelle désormais) marqueront durablement les esprits, comme le jeu vidéo Pong en 1975, mais d’autres tomberont vraisemblablement dans l’oubli sitôt le salon terminé.  Signe de l’engouement pour les objets connectés, l’enceinte intelligente d’Amazon, Echo, et son système de reconnaissance vocale Alexa, ont enregistré une excellente fin d’année marquée par des ruptures de stock. Une tendance qui dépasse d’ailleurs la seule reconnaissance vocale : apparaissent également des capteurs haptiques voire même… des capteurs d’activité cérébrale. L’édition 2017 voit aussi la maturation de certains champs d’innovation, et l’émergence de standards communs autour desquels peut se structurer un écosystème de technologies compatibles. C’est ainsi que Samsung a annoncé le lancement d’un aspirateur autonome qu’on peut piloter par commande vocale grâce à la technologie d’Amazon. Les réorganisations successives au fil des développements technologiques influencent d’ailleurs directement le nombre de sociétés présentes : ainsi, si 2016 avait vu les constructeurs automobiles s’allier face à la Silicon Valley, 2017 devrait les voir resserrer leurs rangs après les essais de véhicules autonomes d’Uber ou de Waymo, filiale d’Alphabet-Google.  Mercedes-Benz, Ford, Toyota ou encore Nissan seront également présents pour défendre leurs progrès en matière de véhicules autonomes, aux côtés de Tesla et Faraday Future, avec lesquels ils occuperont près d’un quart de la surface du salon. Et quid des réalités virtuelles et augmentée ?  Après une année 2016 marquée par le succès du jeu de réalité augmentée Pokemon Go, l’espace officiel consacré à la technologie comptera une vingtaine d’exposants, contre plus de 70 pour les jeux de réalité virtuelle, près du double de l’édition 2016. En revanche, Oculus, filiale de Facebook, qui y avait annoncé l’année dernière la mise en vente de son casque de réalité virtuelle grand public, ne disposera pas cette année de son propre stand.

 

(Avec agences)

i Télé et canal + : Morandini et Hanouna pour finir de tuer ces chaînes

i Télé et canal + : Morandini et Hanouna pour finir de tuer ces chaînes

Par son intransigeance, Bolloré va réussir à tuer définitivement I tél qui avait déjà du mal à exister. La direction de Canal a en effet refusé d’écarter Morandini. En outre le traumatisme est immense à I télé qui devrait voir partir de l’ordre de 30% de ses journalistes ; Pour Canal+, l’arrivée de Hanouna pourrait également bien être le signe du début de la fin d’autant quel’  hémorragie d’abonnés n’est pas endiguée.  Hanouna anime en effet désormais une émission  type ados attardés qui rompt évidemment avec la programmation plus intello de la chaine. Bref Bolloré  est en train d’aligner Canal+ sur TFI et RMC.  Jean-Marc Morandini se prépare sans doute à retrouver les plateaux d’i Télé dans une ambiance glaciale. « Nous avons obtenu que son travail soit très encadré et qu’aucun collaborateur d’i Télé ne soit contraint de travailler avec lui contre son gré, une disposition sans précédent dans une entreprise de presse », ont expliqué mercredi les grévistes dans un « texte de combat » publié sur le site Les Jours. La rédaction d’i Télé exigeait au départ une mise en retrait définitive de l’antenne de Jean-Marc Morandini, mais la direction n’a pas cédé sur ce point.  Jean-Marc Morandini a été mis en examen pour « corruption de mineurs aggravée » par l’utilisation d’un moyen de communication électronique en raison de deux plaintes portées à son encontre par deux jeunes hommes âgés de moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés.

Violences à l’école :  » condamner ces actes », Najat Vallaud-Belkacem

Violences à l’école :  » condamner ces actes », Najat Vallaud-Belkacem

 

Condamner ces actes ce qu’a fait la ministre de l’éducation nationale. Le moins sans doute que l’on puisse faire mais quand même un peu court pour réguler des actes de violence dans certains sont de nature criminelle. La preuve sans doute que le déni de zone de non-droit est contredit chaque jour dans la réalité et dans le lieu sans doute le plus sensible et le plus vulnérable : l’école. Deux attaques en moins de 24 heures. Un lycée de Seine-Saint-Denis a été la cible de cocktails Molotov avant qu’un enseignant d’une école primaire du Val d’Oise ne soit agressé par deux jeunes hommes devant sa classe de CE2.  Des violences que condamne largement la ministre de l’Éducation nationale : « Cette montée de violences à l’encontre des fonctionnaires commence à faire beaucoup. Il faut condamner chacun de ces actes et déposer plainte, on les accompagne à chaque fois ». Invitée de RTL, Najat Vallaud-Belkacem assure que les faits seront suivis par le ministère de l’Éducation nationale et que les victimes seront « accompagnées ».  Mais la fidèle de François Hollande appelle aussi à la prudence pour les fonctionnaires victimes de ces violences : « Il faut que chacun prenne conscience de la gravité de ces actes. Le conseil que je donne, c’est de se poser car il y a un traumatisme« . Un peu court  comme réponse ! 

Ces start-ups qui vendent du vent

Ces start-ups qui vendent du vent

Dans la Tribune on apprend qu’une start-up utilise Internet pour analyser le profil des candidats à l’emploi et pour apporter leurs conseils aux entreprises en matière de politique d’embauche. La start-up utilise un logiciel qui analyse tout ce qu’écrit le candidat à l’emploi sur les réseaux sociaux. Bref une nouvelle fois on se fonde sur ce que disent les personnes et non sur leur comportement réel. Une erreur évidemment car c’est bien le comportement du candidat à l’emploi qui compte et non seulement l’analyse du bla-bla lors de l’entretien d’embauche ou du bla-bla déversé sur les réseaux sociaux. Il y a encore des progrès à faire en matière de méthodologie pour les procédures de recrutement. Mais en attendant les start-ups vendent du vent. Comme beaucoup. Certes le numérique est nécessaire, indispensable même mais il est illusoire parfois même dangereux de le mettre à toutes les sauces. Y compris dans les discours politiques où le numérique apparaît comme la solution miracle pour régler tous les problèmes économiques ou sociaux. Certaines start-up n’ont aucune utilité voire  même sont nuisibles quand par exemple elles opèrent un détournement de la valeur ajoutée à ceux plaçant inutilement entre la production et le consommateur pour détourner une partie de la valeur ajoutée. On ne peut évidemment généraliser ; certains sites sont utiles, d’autres inutiles, d’autres enfin dangereux. Le site évoqué fait sans doute parti des signes inutiles. Il est encore étonnant que certain site n’est pas pensé à vendre en bouteille de l’air dépollué en provenance de l’Himalaya. Ou encore un site Uber pour trouver un boulanger qui vend du pain.  Pour permettre aux employeurs de disposer d’une information qui tend vers l’exhaustivité, Fiona McLean a donc créé The Social Index, une start-up qui propose aux entreprises de dresser un profil complet d’une recrue potentielle. Et l’utilisation est très simple. Les candidats à un entretien par exemple reçoivent un mail personnalisé qui les enjoint à s’inscrire sur un site en utilisant leurs identifiants Facebook, Twitter et LinkedIn. En 30 secondes, l’algorithme de The Social Index passe alors en revue les différents comptes du candidat. Et 24 heures plus tard, l’employeur ainsi que le candidat reçoivent le résultat du rapport. Le résultat prend la forme d’une fiche très complète présente l’activité internet du candidat sous la forme de différents graphiques. Sur l’exemple présenté ci-dessous on peut voir que le dénommé Kevin Michaels a un activité importante sur les réseaux sociaux (« high »), qu’il est influent, que les sites qu’il fréquente le plus sont Pinterest et Facebook ou encore qu’il poste le plus de messages à 8h30 le matin et le samedi. Voilà pour les éléments quantitatifs. Mais The Social Index donne aussi des éléments qualitatifs. Il peut ainsi juger du sentiment général qui se dégage des commentaires (positif en l’occurrence pour Kevin Michaels) ou analyser sa personnalité pour voir si elle est compatible avec un groupe. On n’arrête pas le progrès !

Valérie Trierweiler : « Merci pour ces millions »

Valérie Trierweiler : « Merci pour ces millions »

Ce pourrait être le titre d’un éventuel nouveau livre de Trierweiler. L’institut GfK a établi pour le magazine Livres Hebdo, le dernier classement annuel des meilleurs ventes toutes catégories. Surprise, le brûlot de l’ancienne première dame caracole en tête avec 603.300 livres vendus devant le fameux Fifty Shades of Grey en édition de poche (575.600 exemplaires) et le best-seller de l’auteur français Guillaume Musso, Central Park qui s’est écoulé à 556.000 exemplaires. Le chiffre d’affaires du livre le plus vendu de l’année 2014 en France s’élèverait à 14 millions d’euros toutes taxes comprises. Mais l’auteure ne touchera pas la totalité de ces gains, les droits d’auteur étant fixés entre 10 et 15% des recettes. Sans tenir compte des ventes à l’étranger et des droits de traduction, la journaliste devrait percevoir un peu plus de deux millions d’euros.  Sur ce montant faramineux, ce sont surtout les libraires qui se frottent les mains. Ils devraient empocher environ 37 à 40% des recettes. Et ce n’est pas fini puisque la version de poche, qui jouira d’une préface ou d’autres confessions, sera publiée avant l’été.

 

Gouvernement: « ces gens sont des menteurs » (E. Leclerc)

Gouvernement: « ces gens sont des menteurs » (E.  Leclerc)

 

E. Leclerc a mal digéré la taxe sur les surfaces commerciales pour la grande distribution, « la Tascom ». Notamment car le gouvernement avait promis qu’aucune hausse d’impôts n’interviendrait en 2015. « Le président l’a dit, Valls l’a dit, Macron l’a dit, Sapin l’a dit. Et, de manière cumulée, on se tape 800 millions de hausse d’impôts en 2015. Ces gens sont des menteurs », s’est-il emporté. « Le pire, c’est qu’Amazon ne paye pas d’impôts, bénéficie du CICE et ne paiera pas cette taxe ». D’autant qu’au final, « c’est le consommateur qui va payer, c’est comme une TVA ».  L’amende record infligée jeudi à 13 entreprises – dont L’Oreal, Colgate ou Unilever – a visiblement satisfait Michel-Edouard Leclerc. Invité de BFMTV et RMC, le dirigeant en a même rajouté une couche: Ce qui m’étonne, c’est que ça vous étonne, a-t-il ironisé face à Jean-Jacques Bourdin, qui l’interrogeait sur la question. Selon lui, il s’agit même d’une « tendance naturelle des grandes entreprises ».   »Ca existe encore, et parfois sous l’autorité de l’Etat », a-t-il poursuivi. « Sur les produits agroalimentaires, sur les produits agricoles, qu’est-ce que vous croyez qu’il se passe? Il y a des agriculteurs qui n’ont pas beaucoup de revenus, leurs syndicats font le siège du ministère. On vient me demander de pratiquer un prix un peu plus cher, décidé par les syndicats, pour que les agriculteurs traversent la crise. J’ai ça sur la fraise, le lait, etc. Ce n’est pas de l’entente illicite car c’est le ministre qui l’a organisée! ». Et même s’il salue le travail de l’Autorité de la concurrence, Michel-Edouard Leclerc souligne que cette amende « médiatico-pédagogique, ce sont aussi les consommateurs qui vont la payer », puisque les entreprises concernées la répercuteront sur leurs prix.   Michel-Edouard Leclerc a également maintenu sa position sur le travail dominical: « Je ne suis pas fermé à ce que les grands magasins parisiens ouvrent. Mais en province ça ne va pas être un succès considérable. Nos salariés y sont majoritairement défavorables et moi aussi », a-t-il fait savoir. « C’est bien quand on est consommateur de trouver tout. Mais quand on est travailleur, c’est quand même vachement bien d’avoir un temps de pause et d’avoir la famille avec soi »

 

Ces « vilains députés démagogiques » qui dénoncent leurs privilèges

Ces « vilains députés démagogiques »  qui dénoncent leurs privilèges

 

C’est vrai c’est pas bien de dénoncer ses collègues de l’assemblée et leurs petits privilège (exemple :  un revenu de l’ordre de 80 000 euros pour un parlementaire maire plus les avantage, une retraite moyenne de 2600 euros plus la retraite de l’autre métier, plus tous les autres avantages). C’est pourtant ce qu’on faiat 10 députés dans « Le Nouvel Observateur » de cette semaine, dix jeunes députés (3 UMP, 5 socialistes et 2 écolos) dénoncent leurs privilèges. Chacun avance une proposition pour faire bouger les choses, histoire de redorer leur image. A l’heure où les députés examinent un projet de loi sur la transparence de la vie publique, avec notamment l’obligation de faire une déclaration de patrimoine, dix députés (3 UMP, 5 PS, 2 EELV) dénoncent cette semaine, dans un article publié par Le Nouvel Observateur, les privilèges dont ils bénéficient. A chacun sa proposition.  Bruno Le Maire, député UMP de L’Eure, dénonce, par exemple, les hauts fonctionnaires qui ne démissionnent pas lorsqu’ils deviennent parlementaires. Un « haut fonctionnaire est garant de l’indépendance de l’Etat. Or, s’engager en politique signifie avoir des obligations partisanes », estime l’ancien ministre.   Les socialistes Olivier Faure (Seine-et-Marne) et Jérôme Guedj (Essonne) dénoncent l’opacité autour des déclarations de patrimoine. Le premier se dit dit favorable à la publication des augmentations de patrimoine entre le début et la fin d’un mandat parlementaire (une proposition qui a été rejetée mardi soir). Le second propose la fiscalisation des frais de mandat  (5.508 euros par mois) qui s’ajoutent aux indemnités parlementaires de 5.515 euros soumises, elles, à l’impôt.  Laurent Wauquiez, député UMP de la Haute-Loire, dénonce le régime de retraite parlementaire, régime pour lequel il existe toujours un système de cotisations et de prestations dérogatoires au régime de droit commun.  Laurent Wauquiez, député UMP de la Haute-Loire : « Je suis contre les régimes spéciaux ! » La socialiste Barbara Romagnan aimerait voir adopter le mandat parlementaire unique. « On est de gauche, on prétend partager les richesses et on ne partage même pas le pouvoir ! », plaide-t-elle. Sa collègue Karine Berger souhaiterait, elle, voir publier la réserve parlementaire (le fameux « trésor de guerre » des députés). On ignore son montant global. On sait seulement que chaque député reçoit 110.000 euros, mais on ne sait pas comment est utilisée cette somme. L’UMP Gérard Darmanin, proche de Xavier Bertrand, fait une proposition sur les permanences des élus. Le local est soit loué, soit acheté. Le problème, c’est lorsque les députés deviennent propriétaires de leur permanence avec l’argent public, c’est-à-dire avec leur indemnité. Le jeune député du Nord propose d’acheter son local d’élu avec ses deniers personnels, comme il l’a fait. Sinon, il s’enrichit aux frais du contribuable. Le Vert François de Rugy (Loire-Atlantique) estime qu’il faut revoir la question des lobbies pour limiter leurs possibilités de déplacement au sein du Palais-Bourbon. Il cible notamment les groupes d’intérêts liés aux laboratoires pharmaceutiques ou au tabac. Il réclame plus de transparence lorsque ces lobbies organisent des colloques à l’Assemblée nationale, dont on ne sait jamais qui organise, qui paye et pourquoi. Beaucoup de bonnes idées pour moins d’opacité. Mais des souhaits à la réalité, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Car pour l’occasion, les députés de droite et de gauche se sont ressoudées autour de la même cause : la leur ! Avec pour mot d’ordre : « Pas touche aux avantages ! »

 




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