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Les États-Unis traitent leurs alliés comme des paillassons

  • Les États-Unis traitent leurs alliés comme des paillassons
  • Hubert Vedrine, ancien ministre des Affaires étrangères estime qu’ « Il faut faire comprendre à la Maison Blanche qu’elle échouera dans sa stratégie chinoise si elle traite les alliés comme des “paillassons” ​​»Interview dans l’Opinion. (Extrait)
  • Le niveau de réponse français à la rupture du « contrat du siècle » est-il approprié ?
  • J’approuve le rappel des ambassadeurs français aux Etats-Unis et en Australie – même si Canberra n’est qu’un pion dans cette affaire – et l’annulation d’une célébration de l’anniversaire d’une bataille navale décisive durant la guerre d’indépendance. Ce n’est pas le moment de parler de La Fayette ! C’est enfin intelligent de laisser la porte ouverte avec le Royaume-Uni. On comprend que Joe Biden, dans la continuité du pivot asiatique de Barack Obama et de Donald Trump, même si la méthode diffère, veuille durcir sa stratégie envers la Chine. Mais cela ne justifie en rien la méthode utilisée. Ce contrat a été rompu d’une manière brutale, grossière, sournoise. Si le mot « allié » a un sens, le président américain aurait dû appeler son homologue français pour le prévenir et l’associer à sa redéfinition. Les Etats-Unis n’ont pas d’amis mais peuvent avoir des alliés. Le général de Gaulle avait bien défini le socle d’une relation exigeante, une approche poursuivie par François Mitterrand, que l’on peut résumer ainsi : « amis, alliés, mais pas alignés ». De Gaulle s’opposait notamment à la stratégie nucléaire de riposte « graduée » de l’Alliance transatlantique. Dans ses mémoires, Kissinger parle d’ailleurs de « malentendus transatlantiques » permanents.
    • La relation n’a-t-elle pas toujours été difficile ?
    • Certes, la relation a été marquée par les aléas et la conjoncture, mais il y a une manière de traiter un allié qui n’est pas acceptable, et même une désinvolture qui laisse à penser que ce ne serait qu’une crise anodine. Ce n’est pas le cas. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, l’a dit : « Il y a une rupture de confiance. » Tous les pays alliés des Etats-Unis ou protégés par eux doivent se demander s’ils peuvent encore leur faire confiance. Ce comportement de l’administration Biden est ensuite absurde car l’armée américaine respecte l’armée française et les Etats-Unis apprécient le rôle de la France dans le monde, y compris dans l’Indo-Pacifique. Les Etats-Unis ne sont plus tout à fait l’hyperpuissance qu’ils ont été, ils sont défiés et concurrencés sur plusieurs plans.
    • Quelles leçons doit en tirer la France ?
    • Voir les choses en face. La diabolisation de Trump a entraîné en Europe une idéalisation de l’administration Biden mais il ne faut pas se faire d’illusions. Les Etats-Unis ne vont pas avec la nouvelle équipe pratiquer un multilatéralisme idéal, celui auquel nous rêvons en Europe et qui n’a jamais été mis en œuvre. Le «  complexe militaro-industriel » américain, auquel il faut ajouter la technologie, selon la formule d’Eisenhower, ne s’est jamais gêné pour écarter ses concurrents, y compris les pays alliés avec l’aide de l’administration et du Congrès qui n’hésitent pas utiliser l’arme des sanctions extraterritoriales et à prendre en otage les pays dans un monde globalisé. Il ne s’agit pas toutefois de remettre en cause l’alliance elle-même avec les Etats-Unis mais de redéfinir ce qu’est un allié.
    • Il ne faut pas non plus replier toute présence dans l’Indo-Pacifique alors que nous pouvons y être utilement complémentaires. Avant de renvoyer nos ambassadeurs dans leurs représentations, nous devrons avoir évalué et réévalué les relations avec ces pays. Ce sera l’occasion de redéfinir clairement les menaces auxquels nous faisons face, les hiérarchiser, vérifier si nous en avons la même lecture que les Etats-Unis. Une clarification au niveau français puis européen. Ce sera l’occasion aussi de distinguer nos intérêts des croisades impossibles. La France doit également vérifier avec des pays comme le Japon, l’Australie, Taïwan, le Vietnam et l’Inde ce qu’ils attendent de nous. Evidemment la France doit être moins chimérique, plus réaliste. Mais réajuster ses ambitions ne veut pas dire se replier. Il faut faire comprendre à la Maison Blanche qu’elle échouera dans sa stratégie chinoise si elle traite les alliés comme des « paillassons ». Ce comportement américain doit avoir un prix politique qui doit amener l’administration Biden à traiter autrement ses allié
    • L’Europe doit-elle renforcer son autonomie stratégique ?
    • Les Européens, hormis la France et la Grande-Bretagne, s’en sont remis, après la Seconde Guerre mondiale, aux Etats-Unis pour leur défense. Le moment serait venu qu’ils s’occupent de leur « autonomie stratégique  », même si ce concept n’est pas le plus heureux car il est perçu, du côté allemand, comme une rupture du lien transatlantique. Les Allemands, en campagne électorale, sont jusqu’ici restés muets sur la rupture du contrat de Naval Group. Il vaudrait peut-être mieux parler d’autonomie technologique, d’industrie européenne, d’affirmation européenne… Emmanuel Macron a fait d’importantes propositions en ce sens. Nos partenaires européens vont-ils bouger ? C’est maintenant la question principale.
    • La vente de sous-marins à propulsion nucléaire à un pays étranger, une première, va-t-elle relancer une course régionale à l’armement ?
    • La course aux armements est déjà bien engagée. Je pense que l’alliance Aukus (N.D.L.R. : alliance militaire tripartite formée par l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni) va renforcer l’intégration des marines britannique et australienne à celle des Etats-Unis. Dans sa vision du bras de fer avec la Chine, Joe Biden aura-t-il la même approche avec le Japon et avec l’Inde ? On verra. Raison de plus, pour l’Europe, de mettre en œuvre sa propre stratégie indopacifique. Globalement, les Occidentaux devraient être plus habiles et plus rusés vis-à-vis des puissances émergentes afin qu’elles ne se coalisent pas contre eux.

Pour être vendues par Amazon les entreprises doivent brader leurs actions à la multinationale

  • Pour vendre sur sa plateforme, certaines entreprises doivent laisser Amazon entrer à leur capital

Un article du Wall Street Journal (extrait)

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    • Les entreprises qui veulent être présentes sur la plateforme d’Amazon pour vendre leurs produits ou leurs services découvrent parfois une étonnante condition : accepter que le géant de la vente en ligne prenne une part importante de leur capital à un prix très avantageux.
    • Des documents et des entretiens avec des sources proches des accords révèlent ainsi que le groupe a conclu un peu plus d’une dizaine de contrats avec des entreprises cotées, contrats aux termes desquels Amazon a obtenu des warrants, c’est-à-dire le droit d’acheter des actions à un prix potentiellement inférieur à celui du marché.
    • Ces dix dernières années, Amazon a également signé de genre d’accord avec plus de 75 sociétés non cotées, a précisé l’une des sources. Cumulées, ces participations effectives et potentielles dans des entreprises qui vont du centre d’appel au spécialiste du gaz naturel vaudraient des milliards de dollars, Amazon étant parfois l’un des principaux actionnaires.
    • Ces transactions peu courantes dans le milieu témoignent aussi de la façon dont Amazon utilise son poids pour s’enrichir et s’imposer. Les pratiques du groupe en matière de concurrence (y compris vis-à-vis d’entreprises dont il est partenaire) sont d’ailleurs dans le collimateur des régulateurs et des parlementaires.
    • Si ces accords peuvent aider les vendeurs à obtenir des débouchés colossaux, qui peuvent à leur tour doper le cours de Bourse, les dirigeants de plusieurs entreprises ont expliqué qu’ils s’étaient sentis obligés d’accepter les avances d’Amazon. Les accords donnent parfois aussi au géant le droit de siéger au conseil d’administration ou de surenchérir quand une entreprise concurrente fait une offre d’achat.
    • Dans tous les cas, Amazon profite de ce que les vendeurs gagnent à travailler avec l’un des plus gros groupes au monde.
    • Dans les contrats qui prévoient des warrants, Amazon pèse de tout son poids pour obtenir des conditions très intéressantes parce que le groupe sait que peu d’entreprises refuseront, ont raconté d’anciens responsables d’Amazon ayant travaillé sur ces contrats
    • Le géant de Seattle a pour habitude de tirer parti de sa taille et de son pouvoir pour imposer des conditions qui lui sont favorables : obliger ses partenaires dans une activité à souscrire à d’autres activités du groupe, savoir avant tout le monde quelle sera la pépite technologique de demain grâce à son fonds de capital-risque ou encore créer des produits Amazon qui concurrenceront des marques moins connues. Affirmant vouloir obtenir les meilleures affaires pour ses clients, il s’est battu bec et ongles pour conquérir des parts de marché.
    • Dans les contrats qui prévoient des warrants, Amazon pèse de tout son poids pour obtenir des conditions très intéressantes parce que le groupe sait que peu d’entreprises refuseront, ont raconté d’anciens responsables d’Amazon ayant travaillé sur ces contrats.
    • Pour certaines entreprises, accorder des warrants à Amazon, c’est obtenir un avantage concurrentiel non négligeable. Clean Energy Fuels a conclu un accord avec Amazon en début d’année aux termes duquel le groupe pourrait monter à 20 % du capital d’ici dix ans et devenir ainsi son deuxième actionnaire. Ses dirigeants n’avaient jamais conclu de contrat octroyant des warrants à un client, a souligné une source proche du dossier, mais Amazon avait lancé un vaste appel d’offres auprès d’autres spécialistes du gaz naturel et Clean Energy s’est dit qu’en acceptant la demande, le groupe n’aurait plus envie de travailler avec ses concurrents. Clean Energy doit désormais prévenir Amazon s’il reçoit une offre d’achat, a précisé la source. Clean Energy n’a pas souhaité commenter.
    • Le premier contrat de majeur conclu entre Amazon et une société cotée date de 2016. A l’époque, le groupe se cherchait un partenaire dans le fret aérien pour développer son immense réseau logistique. Les dirigeants ont constaté que les partenaires potentiels étaient tous moins grands, moins connus et moins dynamiques qu’Amazon, et qu’un gros contrat avec le groupe donnerait un coup de fouet à leur cours de Bourse, a raconté une source. Mais Amazon voulait profiter de cette envolée boursière potentielle, selon cette personne.
    • Le groupe a donc proposé un accord à Air Transport Services, une société de leasing d’avions installée à Wilmington, dans l’Ohio, qui a d’abord refusé la clause d’octroi de warrants, ont rapporté des sources. Une équipe s’est rendue à Seattle pour mener des « négociations longues et intenses », à l’issue desquelles Amazon a fini par convaincre Air Transport Services, souligne une source. « Il a fallu déployer des trésors de persuasion », selon elle. Amazon détient aujourd’hui environ 19,5 % d’Air Transport Services, ce qui en fait son principal actionnaire.
    • La porte-parole d’Air Transport Services n’a pas souhaité commenter.
    • Les dirigeants d’Amazon savaient que leur groupe aurait besoin de beaucoup plus d’avions pour faire face à sa croissance exponentielle, et ce premier contrat les autorisait à en conclure d’autres, a indiqué l’une des sources.
    • Dans son contrat conclu avec Startek, un spécialiste des centres d’appel installé dans le Colorado, Amazon a obtenu le droit de prendre 20 % du capital en l’échange de 600 millions de dollars d’achats sur huit ans
    • Avec Atlas Air Worldwide Holdings, Amazon a conclu un contrat de crédit-bail de dix ans avec les mêmes conditions. Mais cette fois-ci, le groupe a demandé des warrants représentant jusqu’à 20 % du capital d’Atlas sur cinq ans (plus une option pour 10 % supplémentaires en fonction de l’activité qu’il confiait à Atlas). Le géant voulait aussi, sous réserve de certaines conditions, obtenir un administrateur au conseil d’Atlas.
    • Des sources proches des deux camps indiquent que les warrants étaient une condition sine qua none du partenariat. « Il était clair qu’il n’y aurait pas d’accord sans cela », affirme l’une des sources. Les dirigeants d’Atlas ne voulaient pas laisser passer cette opportunité commerciale et ont estimé que les warrants étaient le prix à payer pour travailler avec Amazon, a-t-elle précisé.
    • En mai 2016, Atlas a présenté l’accord, warrants inclus, dans des termes dithyrambiques. Ce jour-là, l’action a bondi de 27 %, une évolution qui n’est pas rare quand Amazon conclut des accords de warrants : le titre SpartanNash s’est envolé de 26 % le jour de l’annonce.
    • Le prix d’exercice des warrants Atlas était fixé à 37,50 dollars, soit un peu moins que le cours de Bourse avant l’annonce. Amazon les a exercés à hauteur de 9 % du capital puis a revendu les actions, a indiqué la porte-parole d’Atlas. Amazon n’a pas souhaité indiquer combien il avait gagné grâce à cette opération.
    • L’action Atlas a clôturé lundi à 67,31 dollars.
    • Selon sa porte-parole, Atlas n’a jamais conclu d’accord similaire et Amazon n’a jamais nommé d’administrateur.
    • Le géant a également conclu un contrat comportant des warrants avec Cargojet, qui n’a pas répondu aux demandes de commentaire.
    • En général, Amazon lie les warrants au volume d’activité qu’il confie à son partenaire. Dans le contrat conclu avec Startek, un spécialiste des centres d’appel installé dans le Colorado, le groupe a obtenu le droit de prendre 20 % du capital en l’échange de 600 millions de dollars d’achats sur huit ans. Si Amazon reçoit et exerce les warrants, il deviendra le deuxième actionnaire de l’entreprise. Startek n’a pas répondu aux demandes de commentaire.
    • D’anciens dirigeants d’Amazon ont ajouté que, pendant les négociations, ils évitaient tout ce qui pourrait apporter de l’eau au moulin de ceux qui accusent Amazon d’abuser de sa position, par exemple des ultimatums. L’un d’eux a précisé que la plupart des entreprises acceptaient d’octroyer des warrants. En outre, plusieurs anciens dirigeants d’Amazon ayant travaillé sur ces contrats ont précisé qu’ils les trouvaient injustes et partiaux, car les entreprises n’étaient pas en mesure de refuser et que l’essentiel des avantages allaient à Amazon.
    • (Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)
    • Traduit à partir de la version originale en anglais

Fin de l’opération Barkhane : Les militaires à côté de leurs pompes


 

Agénéral Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue « Défense nationale », estime ce jeudi 10 juin sur franceinfo qu‘ »il est temps de recentrer notre effort sur la lutte contre les groupes jihadistes », au Sahel. Selon lui, « il s’agit d’une évolution qui était en fait déjà perceptible depuis plusieurs mois ».Il considère que les forces armées n’ont pas à se préoccuper de développement économique et de rétablissement des institutions étatiques. Pour lui, le rôle de l’armée c’est de chasser uniquement les terroristes. Justement les raisons de l’échec total de la force Barkhane. En effet pour la population, la priorité est celle précisément du développement économique plus prosaïquement comment se nourrir tous les jours. En outre, comment se fier aux institutions publiques  ( école, police, justice etc) quand ces dernières se replient aussi sur les capitales et abandonne les deux tiers des territoires aux islamistes et autres bandes de pillards. Tant que la France n’aura pas compris que l’aide au développement est aussi importante que la chasse aux terroristes, cette politique diplomatique nous mène directement à l’échec piteu.. À l’intérieur de l’armée certaines unités sont dédiées à ce développement économique et à la restitution d’un minimum d’organisation étatique mais ces moyens sont dérisoires et en plus contestés par certains caciques de l’armée
franceinfo : Est-ce qu’on assiste ce soir à un enterrement de première classe pour Barkhane huit ans après le début de cette opération au Sahel ?

Non, je crois qu’il ne s’agit pas d’un enterrement. Il s’agit d’une évolution qui était en fait déjà perceptible depuis plusieurs mois. Le président Macron, mais également la ministre des Armées, s’étaient exprimés à plusieurs reprises sur le besoin de faire évoluer. Par contre, nous abordons une séquence internationale extrêmement importante dans les jours qui viennent le sommet du G7 demain [vendredi], le sommet de l’OTAN, puis de l’Union européenne avec Joe Biden. Donc, c’était un moment important pour le président de la République de réaffirmer le besoin de faire évoluer l’opération Barkhane.

Ces dernières semaines, ces derniers mois, il avait déjà indiqué que les jours de Barkhane dans sa forme actuelle étaient comptés ?

Oui, parce qu’il y a une forme de lassitude notamment par rapport aux problématiques de gouvernance dans la région. Le fait que l’opération Barkhane a dû assumer la faillite de la gouvernance de certains Etats et donc au bout des années, nous sommes depuis huit ans engagés dans cette opération, il est temps de recentrer notre effort sur la lutte contre les groupes jihadistes terroristes, qui reste une réalité. On l’a vu, hélas, au Burkina Faso il y a quelques jours, mais également de se désengager parce que ce n’est pas notre rôle de suppléer les services publics, les administrations. C’est aussi un signal fort qui est envoyé à nos partenaires africains. Nous allons nous recentrer sur cette lutte contre le terrorisme. Et effectivement, Barkhane va évoluer et se transformer.

Vous parlez de la faillite de certains Etats. Est-ce-que vous pensez notamment au Mali, où un deuxième coup d’Etat en l’espace de quelques mois a eu lieu à la fin du mois de mai ?

Oui, je pense au Mali. Je pense aussi à toute la propagande anti-française qui est instrumentalisée dans la région. Or, il faut se rappeler que nos soldats sont morts en opération. On a eu des blessés. L’aide humanitaire. Il faut savoir que chaque jour, nous apportons à peu près 400 actes de soins pour la population locale. Donc, il y a un moment où le président de la République, à juste titre, dit : face à l’hostilité croissante, face à la méfiance de l’opinion publique locale instrumentalisée, il y a un moment donné où il faut effectivement prendre nos responsabilités et dire aux gouvernants de ces régions : prenez vos responsabilités.

Comment ça va se passer ?

Nous allons diminuer notre empreinte sur le sol, certainement rétrocéder quelques bases temporaires parce que nous n’avons pas vocation à être installés définitivement là-bas. Et puis agir ponctuellement sur ces groupes terroristes avec de l’acquisition du renseignement. Et là, nous travaillons avec nos partenaires occidentaux, les Etats-Unis, les Anglais, nos partenaires européens, mais aussi, bien sûr, les armées locales qui ont un rôle majeur à jouer pour rétablir la sécurité dans cette région. La force Takouba représente aux alentours de 500 combattants, mais ce qui est également important, c’est l’environnement et en particulier cette acquisition du renseignement. Pouvoir traquer ces groupes terroristes. L’année dernière, nous avons neutralisé entre 1 200 et 1 500 terroristes, il faut les traquer, poursuivre, cela nécessite beaucoup de mobilité. Les hélicoptères, les drones, mais là encore se concentrer sur cette mission et ne plus assumer des missions qui ne sont pas de notre ressort.

Les Etats-Unis confirment leurs oppositions à la Chine mais sans le cirque médiatique de Trump

Les Etats-Unis confirment leurs oppositions à la Chine mais sans le cirque médiatique de Trump

 

 

 

Fondamentalement rien ne va sans doute changer quant au rapport politique et économique entre la Chine et les États-Unis. La forme cependant sera nettement plus policée et du côté des États-Unis on va éviter la provocation. Pour preuve,  cette réunion entre la Chine et les États-Unis qui a permis de faire l’état des divergences entre les deux puissances ;  un constat lucide mais débarrassé des provocations inutiles de Trump. « Nous nous attendions à avoir des discussions directes et difficiles sur un large éventail de questions, et c’est exactement ce que nous avons eu », a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche, Jake Sullivan, aux journalistes quelques instants après que la délégation chinoise a quitté la salle de réunion de l’hôtel.

Les membres de la délégation chinoise ont quitté l’hôtel sans s’adresser aux journalistes, mais le plus haut diplomate chinois, Yang Jiechi, a déclaré plus tard aux médias d’État chinois que les discussions avaient été constructives et bénéfiques, « mais que, bien sûr, des différences subsistaient. »

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken, qui se tenait aux côtés de Jake Sullivan, a déclaré qu’il n’était pas surpris que les États-Unis aient reçu une « réponse défensive » de la Chine après avoir fait part de leurs préoccupations concernant les violations des droits de l’homme commises par la Chine au Xinjiang, au Tibet et à Hong Kong, ainsi que les cyberattaques et les pressions exercées sur Taïwan.

Mais Antony Blinken a déclaré que les deux parties avaient également des intérêts communs sur l’Iran, la Corée du Nord, l’Afghanistan et le changement climatique, et que les États-Unis avaient accompli au cours des réunions ce qu’ils étaient venus faire.

« En ce qui concerne l’économie, le commerce et la technologie, nous avons dit à nos homologues chinois que nous examinons ces questions en étroite consultation avec le Congrès, nos alliés et nos partenaires, et que nous irons de l’avant d’une manière qui protège et fait progresser les intérêts de nos travailleurs et de nos entreprises », a déclaré Antony Blinken.

Le conseiller d’État chinois Wang Yi, qui a pris part aux réunions, a été cité par la chaîne de télévision chinoise CGTN comme ayant déclaré que la souveraineté de la Chine était une question de principe et qu’il ne fallait pas sous-estimer la détermination de Pékin à la défendre.

Après les remarques préliminaires d’Antony Blinken sur le défi que représente la Chine pour l’ordre international fondé sur des règles, Yang Jiechi s’est emporté dans un discours critiquant la démocratie, la politique étrangère et la politique commerciale des États-Unis.

États-Unis : des tribus Apaches contestent le vol de leurs terres

États-Unis : des tribus Apaches contestent le vol de leurs terres

Des membres de la tribu San Carlos Apache de l’Arizona ont déposé jeudi un privilège de propriété dans le but de reprendre le contrôle des terres que le gouvernement américain

La dernière manœuvre des membres de la tribu opposés au projet demande à un tribunal de constater que le gouvernement américain a occupé illégalement la terre pendant plus de 160 ans et n’a le droit de la donner à personne.

«Les États-Unis d’Amérique ne sont pas propriétaires de cette terre», a déclaré Apache Stronghold, une organisation à but non lucratif composée d’opposants aux mines, dans un dossier judiciaire.

La mine pourrait fournir un quart de la demande américaine de cuivre si elle était développée, mais finirait par détruire la terre, connue sous le nom de Oak Flat, ou Chi’chil Bildagotee, considérée par les Amérindiens comme la patrie de divinités religieuses.

Le gisement se trouve sous une terre qui appartenait à la tribu avant l’existence des États-Unis. Un traité de 1852 entre des fonctionnaires américains et la tribu qui est toujours en vigueur a mis de côté la terre à l’usage des Apaches.

En 2014, le Congrès américain et le président de l’époque Barack Obama ont approuvé un plan visant à permettre à Rio d’échanger des terres qu’elle possède déjà contre des terres situées au-dessus du cuivre, avec la mise en garde que l’échange ne pourrait pas avoir lieu avant la publication d’une étude environnementale. L’administration Trump sortante prévoit de publier cette étude vendredi, ouvrant la voie à l’échange dans les 60 jours.

Les membres de la tribu ont également déposé une plainte pour bloquer la publication de l’étude.

Le privilège est essentiellement une prochaine ligne de défense si cette poursuite échoue. L’année dernière, la Cour suprême des États-Unis a confirmé les traités fonciers du XIXe siècle entre les tribus de Washington et de l’Oklahoma, un précédent qui pourrait renforcer la demande de privilège des Apaches.

Rio a promis de demander le consentement de la tribu pour la mine. Même si Rio prenait le contrôle des terres, l’entreprise a toujours besoin de permis fédéraux, un processus que les deux parties reconnaissent pourrait prendre des années.

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

 

Les journalistes, soutenus par la quasi-totalité des organisations de gauche et d’extrême gauche,  ont appelé à protester contre la loi de sécurité en particulier les dispositions qui visent à protéger la vie privée des policiers. On comprend que les médias veuillent agir en toute indépendance, ce droit de protestation fait partie des libertés démocratiques. Notons quand même que le petit monde  d’extrême-gauche a trouvé là une occasion de se refaire une santé en réunissant des  milliers de manifestants partout en France.

Encore une fois, cette manifestation fait partie des droits fondamentaux. Ceci étant,  les journalistes devrait s’interroger sur leurs rapports à la censure permanente qu’on constate dans la plupart de leurs médias voire leur rapport à l’autocensure. La plupart de ces grands médias sont en effet détenu par des financiers, par des chefs d’entreprise qui n’ont rien à voir avec le journalisme. Il suffit pour s’en persuader d’observer avec un tout petit peu d’attention les lignes éditoriales de ces grands médias, tous assez marqués à droite mais teintées de populisme pour mieux dissimuler qu’ils sont au service des puissants et tromper les naïfs et autres beaufs C’est le cas de la plupart des télés d’information. Des télés en général, de la presse écrite nationale comme locale.

Un journalisme qui se réduit à pas grand-chose sinon à la reprise brute de brut des dépêches d’agence, des communiqués du gouvernement, des grandes entreprises et des institutions. La même politique éditoriale se retrouve au plan local où la une est essentiellement faite des déclarations des barons locaux. Pour preuve, les Français se désintéressent de plus en plus de ces médias nationaux en perte de l’audience permanente et qui servent la soupe à tous les pouvoirs, politiques mais aussi économiques. On se demande à quoi font références les journalistes quand ils parlent de liberté d’expression !

 

Les Etats-Unis punissent l’Allemagne en retirant leurs troupes et son commandement

Les Etats-Unis punissent l’Allemagne en retirant leurs  troupes et son commandement

Une punition de l’Allemagne d’abord parce que les États-Unis considèrent qu’elle  ne participe pas suffisamment au financement des troupes de l’OTAN ensuite sans doute en représailles des importation d’origine allemande jugées trop excessives par Trump.

Le secrétaire d’Etat à la Défense, Mark Esper, a ainsi annoncé le départ de 11.900 militaires dans les semaines à venir, dont 6.400 seront rapatriés et 5.600 repositionnés en Belgique, en Italie, en Pologne, dans les pays baltes et en Roumanie et Bulgarie. Le Pentagone habille ce retrait par des arguments stratégiques pour mieux répartir les forces en Europe afin de consolider la riposte face aux crises et rehausser la dissuasion face à la Russie.

Des arguments qu’aucun stratège sérieux ne peut valider, tant les installations américaines en Allemagne sont performantes. D’ailleurs, Mark Esper n’a pu sauver la face longtemps, le président des Etats-Unis, Donald Trump, répétant mercredi qu’il ne veut pas être le « pigeon » d’une Allemagne « délinquante », qui ne paie pas sa juste part des dépenses de défense de l’Otan. Depuis son arrivée au pouvoir, le président des Etats-Unis n’a toujours pas perçu la différence entre l’engagement des Etats à augmenter leurs dépenses de défense à 2 % de leur PIB et la participation concrète de chaque Etat membre au budget de fonctionnement de l’Alliance.

Humiliation suprême pour la Bundeswehr , qui s’est toujours alignée sur la politique de l’Otan, Washington propose de transférer le commandement militaire américain en Europe (Eucom), actuellement basé à Stuttgart, à Mons en Belgique, où se trouve le commandement de l’Otan. Il veut aussi basculer la flotte d’avions de chasse F-16 présente en Allemagne sur la base italienne d’Aviano en Italie. La Belgique et l’Italie, deux pays parmi les plus mauvais élèves de l’Otan au regard de l’objectif des 2 % du PIB consacrés aux dépenses militaires…

 

Elections municipales : 66% satisfaits de leurs maires !

Elections municipales : 66% satisfaits de leurs maires !

On a coutume de déclarer que parmi les élus, les maires  bénéficient d’une bonne image auprès des électeurs. Ce qui paraît certain, c’est que les responsables nationaux et leurs partis politiques, eux , sont assez mal considérés dans l’opinion publique. De là à dire que les maires  font exception, il y a sans doute un pas un peu vite franchi. Certes on ne peut sans doute pas mettre en cause les résultats d’un sondage qui montre que 2  Français sur 3 (66%) sont satisfaits de l’action de leur maire d’après un sondage OpinionWay-Square Management pour Les Echos et Radio Classique diffusé lundi 17 février. Reste à savoir, ce que connaissent exactement les électeurs de l’activité de leur commune aussi bien concernant la politique d’investissement que le fonctionnement sans parler des aspects démocratiques. La vérité, c’est que le plus souvent surtout dans les grandes communes, la plupart des électeurs ignorent à peu près tout de la politique communale sauf concernant quelques grandes mesures très symboliques mais très partielles. En général,  les maires une fois élus font leur petite tambouille et consultent  d’ailleurs très rarement la population. Ainsi voit-on naître nombre d’équipements plus ou moins utiles et surtout se  développait une politique d’effectifs complètement irresponsable. La vérité, c’est que nombre de maires ne maîtrisent  pas grand-chose et que la commune est en réalité sous la tutelle d’une administration omnipotente qui ne cesse de ce développer. Témoin l’explosion des effectifs.

Seuls 32% ne sont pas satisfaits et pessimistes pour leur ville, avec une proportion légèrement supérieure d’insatisfaits chez les jeunes de moins de 25 ans (35%) et parmi les catégories populaires (34%).

La satisfaction est particulièrement marquée pour les activités scolaires et périscolaires (75%), les activités sportives (71%) et les services concernant les séniors (70%). Le niveau des impôts locaux (58%), les commerces de proximité (58%) et la circulation et le stationnement (54%) suscitent au contraire le moins de satisfaction. Pour ces derniers aspects les électeurs ont une connaissance un peu plus concrète et peuvent juger avec davantage d’objectivité.

A quatre semaines du premier tour des élections municipales, 68% des personnes interrogées se disent intéressées par le scrutin, contre 31% d’un avis contraire, selon cette enquête.

Dans le domaine économique, les Français interrogés attendent d’abord de leur prochaine majorité municipale qu’elle développe « les circuits de production et de consommation courts » (39%), ainsi que les commerces en centre-ville (35%), et qu’elle réduise la fiscalité locale (35%).

Cette enquête a été réalisée en ligne les 12 et 13 février, auprès de 1 008 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Sa marge d’erreur est de 1,4 à 3,1 points.

Les ex-Premiers ministres conserveront leurs chauffeurs à vie

Les ex-premiers ministres conserveront leurs chauffeurs à vie

 

Dans la monarchie républicaine française d’anciens responsables continuent  de bénéficier de certains avantages quand dans les pays anglo-saxons ils n’ont aucun privilège. Ainsi le gouvernement a décidé de supprimer le secrétariat des anciens premiers ministres mais de leur conserver à vie  le droit à un chauffeur. Onze anciens chefs de gouvernement – décompte excluant Jacques Chirac, qui a également été président de la République – sont potentiellement concernés par ce décret. Celui-ci précise que ces moyens, alloués «sur leur demande», ne le sont pas aux «anciens premiers ministres qui disposent d’un soutien équivalent pour l’exercice d’un mandat parlementaire, d’un mandat d’élu local ou d’une fonction publique».

Ce décret concrétise en partie un souhait d’Édouard Philippe qui avait indiqué en février à propos de cette «tradition» avoir «pris la décision de faire en sorte que les moyens qu’on attribue aux anciens premiers ministres ne soient pas accordés à vie, mais pendant dix ans». «Vous allez me dire que c’est trop, moi je vous dis que c’est mieux qu’avant», avait-il souligné.

Les gilets jaunes victimes de leurs leaders

Les gilets jaunes victimes de leurs leaders

 

 

 

 

Le mouvement des gilets jaunes dérape surtout en raison des postures très contradictoires de leurs leaders. Par exemple la liste RIC aux européennes  a sérieusement du plomb dans l’aile depuis la défection de plusieurs de ses candidats et en particulier de sa tête de liste,  Ingrid le Vavasseur. Cette dernière a même été chassée de la manifestation de dimanche dernier par des autres gilets jaunes qui la soupçonnent de récupération politique au bénéfice de Macron. D’autres au contraire ont pris des postures de caractère révolutionnaire en glissant des revendications initiales à caractère social à des objectifs politiques qui servent d’autres intérêts que ceux d’Ingrid le Vavasseur Le soutien aux manifs des gilets jaunes devient minoritaire dans l’opinion publique et bascule en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes une majorité soutient encore les gilets jaunes mais la même majorité condamne les manifestations.  Deux principaux leaders radicaux des gilets jaunes en particulier sont en train de tuer le mouvement : Maxime Nicolle et Eric Drouet  (sans parler de Christophe Chalençon qui parle de prise de pouvoir par des paramilitaires !). Heureusement d’autres leaders plus réalistes considèrent les dérives politiques comme irresponsables.  Finalement, certains leaders autoproclamés  n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Malheureusement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Ces deux leaders autoproclamés ont certes des soutiens nombreux mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup découragent les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho légèrement de droite des deux leaders évoqués,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques voire sociétales. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la plupart des gilets jaunes avaient bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

Les CCI pour un étalement de la baisse de leurs ressources

Les CCI pour  un étalement de la baisse de leurs ressources

 

Les chambres de commerce et d’industrie souhaiteraient que la baisse de leur ressource voulue par le gouvernement s’effectue de manière agressive. Les critiques vis-à-vis des chambres consulaires ne sont pas nouvelles, elles concernent notamment le surdimensionnement de certaines superstructures, des dépenses de fonctionnement parfois excessives et des investissements discutables. Reste que l’organisation consulaire constitue cependant un centre de réflexion et d’action économique qui a souvent soutenu l’activité économique locale. L’essentiel les chambres de commerce et d’industrie sont aussi à l’abri des les aléas politiques et des soubresauts des politiques gouvernementales. Elles assurent d’une certaine manière une certaine continuité du développement économique local. Bien sûr on pourra critiquer certains aspects fonctionnement en particulier peut-être le faite que trop de responsables de C.C.I sont en réalité des retraités un peu décalés par rapport à l’environnement actuel. Parfois,  l’expérience d’ancien dirigeant économique se révèle toutefois précieux. Le dégagisme en vigueur un peu partout dans les milieux politiques n’est pas forcément un gage de cohérence. Les chambres de commerce et d’industrie (CCI) ont donc réclamé que la baisse de 150 millions d’euros des ressources qui leur sont affectées, prévue dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2018, soit étalée sur cinq ans. À la veille de l’ouverture au Sénat de la discussion sur ce projet de budget, plusieurs CCI régionales se sont exprimées pour dénoncer une nouvelle fois cette réduction de 17% de leurs dotations.  « On sort d’une période où on pensait avoir vécu le plus dur », a souligné lors d’une rencontre avec des journalistes Pierre Goguet, président de CCI France, l’établissement national qui fédère et anime le réseau des chambres de commerce. Depuis 2014, les CCI, qui sont financées par la taxe additionnelle à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, ont en effet vu leurs ressources baisser de 35%, ce qui a mené à 4.000 suppressions d’emplois et une réduction de moitié de leurs investissements. Cette fois-ci, l’idée n’est pas d’éviter cette nouvelle baisse inscrite au PLF, mais de « l’étaler sur cinq ans », afin d’avoir une « visibilité sur la mandature », a indiqué Pierre Goguet. L’objectif est de « préserver l’outil de formation au maximum », a-t-il ajouté. Autrement, si cette baisse est appliquée sur la seule année 2018, les CCI risquent de devoir se séparer de 2000 salariés sur un total d’environ 20.000 personnes employées, a averti Pierre Goguet. Par ailleurs, « une quarantaine de chambres seraient extrêmement fragilisées » sur un total de 115 établissements, a-t-il affirmé. Pour le gouvernement, cette baisse doit permettre une baisse directe de la fiscalité des entreprises.

Les GAFA doivent payer leurs impôts « (Eric Vernier)

Les GAFA doivent payer leurs impôts « (Eric Vernier) 

 

Eric Vernier,  professeur de finance, estime dans une tribune du JDD qu’il faut faire payer les impôts aux GAFA  et autres multinationales

« Le bon sens rappelle que mieux vaut un bon accord qu’un mauvais procès. C’est ce qui semble avoir présidé à l’annonce mardi dernier par Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, de l’éventualité d’une transaction financière avec Google. Le tribunal administratif a en effet annulé le redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé à la firme. L’Etat a décidé alors de faire appel, mais le ministre a évoqué parallèlement cette possible négociation. Comment les magistrats motivent-ils leur décision? Les ventes publicitaires de Google, si elles se font en France, sont effectuées par sa filiale irlandaise, Google Ireland Limited (GIL). On connaît le montage, c’est celui de l’ensemble des Gafa, décrié depuis dix ans et qui permet aux industries du Net et autres multinationales d’échapper à l’impôt ou tout du moins de le réduire fortement, améliorant ainsi extraordinairement la compétitivité internationale et la rentabilité de ces entreprises. Alors, effectivement, face au poids de ces mastodontes et à la qualité de leurs conseillers, notamment fiscaux, les Etats sont obligés de négocier pour espérer récupérer un peu d’argent et éviter un procès long et coûteux dont on ne connaît jamais l’issue. Mais c’est, je pense, une erreur fondamentale. La transaction est une solution de facilité qui règle à court terme une problématique récurrente de la fiscalité nationale face à la mondialisation des transactions, à l’internationalisation des firmes et à l’existence des paradis fiscaux. Par le « Double irlandais » , le « Sandwich hollandais » et autres recettes d’optimisation fiscale sauvage, les multinationales font perdre à la France plusieurs milliards d’euros chaque année, quand on sait que l’impôt sur les sociétés (IS) total s’élève à 60 milliards d’euros et la TVA à 185 milliards d’euros environ. Poussant même les Etats européens à baisser leur taux d’IS pour contrer les offensives irlandaises. Dans ces conditions, la négociation apparaît comme une tentative désespérée. Il faut pourtant traiter la question au fond. Se demander comment changer les règles pour éviter ces excès qui se sont installés de manière permanente, humiliant un peu plus chaque jour les Etats. Comment? En homogénéisant les assiettes et les taux d’imposition en Europe ; en modernisant les outils des administrations avec la promesse offerte par les Big Data ; en changeant les règles, sans se limiter au siège social des entreprises pour fonder le lieu d’imposition ; en renforçant et précisant la notion « d’établissement stable » ; en améliorant le reporting pays par pays ; etc. Nous avons des lois, des outils et des process qui datent d’un siècle face à une économie sans frontières dont la transformation est d’une rapidité sans précédent. En définitive, cette solution « effet de manche » apparaît comme un signal fort envoyé aux Gafa, leur indiquant que les accords seront la règle, accords au sein desquels ils se trouveront souvent en position de force et où ils finiront par payer moins que ce qu’ils doivent. Cette position va peut-être dans le sens de l’histoire du président de la République, qui instille une certaine américanisation de notre société, de la main sur le cœur pendant l’hymne national jusqu’au règlement transactionnel des délits financiers. Heureusement, le gouvernement annonce en même temps qu’il fait appel de la décision du tribunal administratif. Faible consolation qui laisse un peu d’espoir quant à l’issue de ce bras de fer. »

GAFA : ils doivent payer leurs impôts

GAFA : ils doivent payer leurs impôts

Ce que dit –avec des pincettes- le secrétaire d’État chargé au numérique Mounir Mahjoubi  qui considère que l’optimisation fiscale des Google, Amazon, Facebook ou Apple n’est pas illégale mais amorale. Lancien chef d’entreprise actuellement secrétaire d’Etat au numérique paraît bien prudent. En effet l’optimisation fiscale telle qu’elle est pratiquée est bien illégale et ne touchent pas que les GAFA mais la plupart des grandes multinationales. De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’externaliser les profits dans un pays à la fiscalité avantageuse et d’internaliser les coûts où au contraire la pression fiscale est forte. Différentes méthodes sont utilisée comme la localisation bidon dans un paradis fiscal (uen simple boite aux lettres comme siège social  comme ils en existent au Luxembourg et dans des pays exotiques), la surfacturation des prestations entre filiales, la minimisation des chiffres d’affaires et leurs transferts dans des pays fiscalement tolérants.. tout cela avec parfois la complicité de la justice. Exemple Google, récemment condamné  à une amende fiscale de 2,4 milliards et annulé par le tribunal administratif au motif que Google ne disposait pas d’un établissement « stable » en France. Justement ce qui lui est reproché !  Mais cette optimisation fiscale ne concerne pas seulement Google, Amazon, Facebook ou Apple mais toutes les multinationales y compris françaises. D’où sans doute cette tolérance de la justice et cette prudence du ministre qui déclare «Il faut qu’ils en paient davantage (d’impôts), parce que les consommateurs citoyens le veulent», a déclaré le secrétaire d’État sur RMC et BFMTV alors qu’il était interrogé sur les montages fiscaux prisés par Google, Amazon, Facebook ou Apple. «Les Français adorent utiliser leurs services. Par contre, ils se demandent tous comment (…) c’est possible que ces boîtes-là fassent autant d’argent sans payer un impôt légitime dans le pays où elles génèrent ces revenus», a-t-il insisté. «Aujourd’hui, le droit européen, le droit français, ne permettent pas de les taxer», car «ce sont de nouveaux opérateurs qui transforment le modèle même d’une entreprise internationale avec des flux qui passent sous notre radar, qu’on ne voit pas», a expliqué Mounir Mahjoubi. «Mais tout cela est très légal. On ne dit pas que ces boîtes font des choses illégales, on dit que ce n’est pas moralement acceptable. Donc, ce n’est pas acceptable pour les Français que ces boîtes continuent de faire ça», a-t-il conclu. Mais la partie s’annonce compliquée. Mi-juillet, le tribunal administratif de Paris a annulé le redressement fiscal de 1,115 milliards d’euros infligé au géant américain Google, dont les montages financiers sont similaires à ceux de Facebook. Les juges ont ainsi donné raison au groupe californien, qui affirmait qu’il n’avait pas à déclarer ses bénéfices en France, puisqu’il vend de la publicité sur le marché via sa filiale irlandaise Google Ireland Limited. Le tribunal administratif de Paris a notamment estimé que Google France n’avait pas les moyens de mettre en ligne les publicités vendues aux annonceurs français.

 

45% des Français estiment vivre moins bien que leurs parents : une illusion

45% des Français estiment vivre moins bien que leurs parents : une illusion

 

 

Une nouvelle preuve du climat particulièrement pessimiste qui règne en France avec ce sondage diffusé à l’occasion d’une émission sur France 2. Il est clair que ce sondage est fortement influencé par la dégradation de la situation de l’emploi mais aussi par l’environnement très morose en France notamment depuis que  François Mitterrand, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été élus présidents de la république. Ceci étant  ont on ne peut attribuer à ces  responsables la détérioration du pays dans tous les domaines. Le 16 mars 1986, quand, les Français ont choisi de faire revenir au pouvoir les partis qui étaient dans l’opposition depuis 1981, nul doute qu’ils entendaient ainsi exprimer, entre autres, leur déception devant l’impuissance des socialistes à maîtriser le problème le plus préoccupant de leur vie quotidienne, le chômage. Beaucoup de ceux qui avaient mis tant d’espoir dans les promesses de la gauche se sont sentis floués à l’heure du bilan. De 1981 à 1986, la France a perdu 647 000 emplois et le nombre des chômeurs a augmenté de 50 p. 100, passant de 1 600 000 à 2 400 000. Sous l’ère Sarkozy on a encore perdu environ 600 000 emplois et autant sous l’ère Hollande. Une situation imputable aussi à l’environnement international mais avec des causes bien spécifiques en France liées notamment au poids de la fiscalité et de la bureaucratie. En augmentant de manière considérable le nombre de fonctionnaires, en repoussant l’âge de la retraite ou encore en diminuant le temps de travail le pays s’est enfoncé dans la croissance molle. Du coup la France s’est engagée dans le chômage de masse à partir des années 86 en raison de la faiblesse de la croissance et du dynamisme de la démographie. Ceci étant le pouvoir d’achat depuis 30 ans n’a cessé d’augmenter en moyenne, les dépenses sociales n’ont jamais été aussi importantes, l’accès à l’éducation autant facilitée. Avec les 35 heures les Français n’ont jamais aussi peu travaillé. De nombreux critères permettraient de démontrer que le niveau de vie en 2016 s’est  amélioré  depuis une trentaine d’années. La perte de confiance en l’avenir de la part de la jeunesse s’alimente évidemment fort justement de la problématique du chômage mais plus généralement  du manque de confiance en l’avenir du pays, de l’incompréhension voire du refus des réformes structurelles nécessaires au pays. La faute sans doute aux responsables politiques mais aussi à la société dont la majorité ne comprend pas les mutations actuelles dans les domaines économiques, technologiques, sociaux, environnementaux et plus largement sociétaux surtout dans un environnement de plus en plus internationalisé. Même si l’on doit tenir compte du facteur explicatif relatif à l’emploi, justifié celui-là, il n’empêche que ce sondage confirme que les Français constituent le peuple le plus pessimiste du monde qui ne croit ni en lui-même, ni dans les politiques. L’enjeu du redressement est sociétal il ne peut être géré uniquement par les politiques. Un certain nombre de valeurs essentielles à la dynamique du pays doivent être réappropriées par les citoyens à commencer par la valeur travail. De tout temps ou presque on a toujours considéré que la vie était meilleure une trentaine d’années avant, une nostalgie contredite par les chiffres mêmes si aujourd’hui la question du chômage se pose avec une grande acuité du fait notamment du dynamisme démographique. Ce mardi 31 mai, France 2 diffusait pour la première fois L’Angle Éco en prime. Dès 20h55, François Lenglet, que l’on retrouve tous les jours dans RTL Matin, s’intéressera à la guerre des âges. À cette occasion, l’institut Elabe a réalisé un sondage sur « Les Français et la situation des jeunes », pour RTL et France 2. On apprend ainsi que 45% des personnes interrogées estiment vivre moins bien que leurs parents quand ils avaient leur âge, soit davantage que ceux qui estiment mieux vivre que leurs parents (34%). Ce regard négatif est partagé par la plupart des classes d’âges, hormis les personnes âgées de plus de 65 ans qui sont une majorité à estimer vivre mieux que leurs parents (52%). Les 18-24 ans sont quant à eux plus partagés quant à leurs conditions de vie : 42% d’entre eux pensent qu’ils vivent mieux que leurs parents alors que 45% répondent vivre moins bien. Le pessimisme des Français s’avère encore plus prononcé concernant l’avenir de leurs enfants. 61% estiment que leurs enfants vivront moins bien qu’eux lorsqu’ils auront leur âge. Seuls 8% pensent qu’ils vivront mieux, alors que 30% déclarent qu’ils ne vivront « ni mieux, ni moins bien ». Un pessimisme qui n’épargne aucune catégorie de population, même si les plus jeunes apparaissent légèrement plus optimismes : 20% pensent que leurs enfants vivront mieux (contre 8% en moyenne), un score qui s’avère toutefois largement en deçà de la proportion estiment qu’ils vivront moins bien (56%). Invités à choisir jusqu’à trois personnalités parmi une liste de douze candidats possibles à la future élection présidentielle pour faire de la jeunesse sa priorité, 38% des Français n’en ont choisi aucun. Signe d’une défiance élevée, parmi les 12 personnalités proposées, aucune d’entre elles n’atteint les 20% de citation.  Le podium est composé d’Emmanuel Macron (16%), Marine Le Pen (13%) et Alain Juppé (12%). En 4e et 5e positions, Nicolas Sarkozy et Jean-Luc Mélenchon arrivent à égalité et recueillent 10% des voix chacun. François Hollande et Manuel Valls ne sont quant à eux que 6e et 7e avec 6% chacun.

 

(Avec RTL)

Loi Travail : « les jeunes socialistes à côté de leurs pompes » (Bruno Leroux, PS)

Loi Travail : « les jeunes socialistes à côté de leurs pompes » (Bruno Leroux, PS)

Bruno Leroux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a estimé mercredi dans l’émission « Questions d’info » LCP-France Info-Le Monde-AFP que les dirigeants du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui ont appelé à manifester contre le projet de la loi Travail « sont à coté de leurs pompes« . « Combattre un gouvernement qui pose la réforme aujourd’hui comme nécessité pour notre société, je pense que c’est une erreur des Jeunes socialistes. Ils sont en train de saper l’idéologie, de saper le terreau de la réforme sur lequel je pensais qu’ils pouvaient ensuite venir nous accompagner« , a regretté le député de la Seine Saint-Denis. Bruno Leroux a vivement critiqué le syndicat étudiant l’UNEF qui a appelé les jeunes à continuer la mobilisation contre la loi El-Khomri, contrairement à l’autre syndicat la Fage.  » Je m’aperçois que ceux (La Fage-NDRL) qui ont fait le choix d’être sur la thématique de défense des étudiants et qui sont dans les propositions et qui, je le reconnais, ont été sur le texte de la loi Travail une force de propositions. Et bien aujourd’hui, ça paye. ! » Selon lui, la Fage a pris le dessus sur l’Unef : « Je le constate sur le terrain. J’en été surpris d’ailleurs« , a-t-il ajouté.

(France info)

Sondage : les moins de 35 ans sont contre la loi travail mais cependant plus optimistes que leurs aînés

Sondage : les moins de 35 ans sont contre la loi travail mais cependant plus optimistes que leurs aînés

 

Un sondage assez contradictoire sur l’idée que se font les jeunes de 35 ans d’eux-mêmes  même et de la loi travail.  Sondage aussi tout au soleil contrasté de l’image qu’ont les Français de la jeunesse. Les Français de moins de 35 ans sont plus nombreux que leurs aînés à se déclarer « opposés » à la loi Travail, selon un sondage du Parisien. Si l’ensemble des Français se déclarent à 71% « plutôt opposés à la loi El Khomri et 28% « plutôt favorables » (1% ne se prononcent pas), les 18-34 ans se disent à 78% « plutôt opposés », selon cette enquête Odoxa.  Les moins de 35 ans sont 54% à se dire « optimistes » pour leur avenir et 45% « pessimistes », contre respectivement 46 et 53% pour l’ensemble des tranches d’âge, selon ce sondage consacré à la jeunesse. Les Français dans leur ensemble disent avoir une bonne image des jeunes, à 71%. Les plus nombreux à porter un regard positif sont les sympathisants de gauche (79%) tandis que les plus sévères sont ceux du Front national (seulement 56% à avoir une bonne image). Il n’en reste pas moins que le regard des personnes interrogées –y compris les personnes de moins de 35 ans– est assez critique: elles jugent certes les jeunes « créatifs » (73%) et « enthousiastes » (61%). Mais 67% des Français les qualifient également d’ »individualistes », « coupés des réalités » (60%), « immatures » (59%), et ni « courageux ou faisant des efforts » (55%) ni « respectueux » (68%). Des pourcentages en augmentation par rapport à un sondage similaire réalisée il y a cinq ans. Et les jeunes eux-mêmes ne sont qu’à peine plus cléments que leurs aînés dans le regard qu’ils portent sur eux-mêmes, précise Le Parisien.

Déchéance de nationalité : les députés PS toujours à coté de leurs baskets

Déchéance de nationalité : les députés PS toujours à coté de leurs baskets

D’après certains décomptes très officieux lit près de 70 % des députés PSA seraient contre l’extension de la mesure concernant la déchéance de nationalité. En réalité d’ailleurs il ne s’agit pas d’une extension puisque la disposition existe depuis 1938 et 1945 à travers l’article 23 -7 Code civil. Il s’agit d’en inscrire le principe dans la constitution. (Avec aussi  la question de l’état d’urgence). Il est clair que sur cette disposition tous les indignés de la gauche vont monter au créneau pour des motifs d’ailleurs parfois contradictoires. Faut-il rappeler que cette éventuelle déchéance de nationalité ne pourrait s’appliquer qu’aux personnes condamnées pour terrorisme. Le principe de binationalité n’est donc pas en cause pour les autres. Dans un entretien au Journal du dimanche, le premier ministre Manuel Valls s’en prend à ceux, dans son propre camp, qui ont critiqué ouvertement ce choix. « La détermination est totale, nous irons jusqu’au bout », dit-il. Pour une fois, Valls n’a pas totalement tort « Une partie de la gauche s’égare au nom de grandes valeurs en oubliant le contexte, notre état de guerre, et le discours du président devant le Congrès. ».  Les indignés traditionnels de la gauche sont plus sensibles à la protection théorique du totem des valeurs que des  les injustices concrètes dans le domaine économique et social. Ils ont été beaucoup moins nombreux et moins virulents à protester contre cette injustice fondamentale que constituent le chômage, les inégalités, et la misère qu’il entraîne. D’une certaine manière on constate bien la toute les limites des principaux responsables socialistes plus à l’aise dans un rôle de protestation que dans un rôle de gestion et de décision. Une posture intellectuellement confortable de bobos indignés mais incapables de prendre en compte les réalités socio-économiques et sociétales du pays. Chacun est bien conscient que cette disposition de déchéance de nationalité ne constitue pas le remède miracle unique pour régler la question du terrorisme et plus généralement du radicalisme religieux, Il faudra évidemment une approche plus globale. Mais cette mesure démontre pour la première fois la détermination du gouvernement face à une situation qui exige des mesures à la hauteur des enjeux. Parmi ceux qui avaient critiqué cette mesure, Anne Hidalgo, la maire de Paris, Cécile Duflot ou Martine Aubry, la maire de Lille, pour qui cette mesure représente « une rupture d’égalité » et qu’elle « est totalement inefficace, car les terroristes n’en ont rien à faire ». « C’est tout simplement inacceptable comme réforme, confiait au Monde Olivier Faure, député de Seine-et-Marne et porte-parole du PS. « C’est une mesure inefficace contre le terrorisme, ça n’a donc qu’une valeur symbolique et le symbole qui est derrière, c’est la remise en cause du droit du sol », estime François Lamy, député de l’Essonne et conseiller de Martine Aubry, qui votera contre. Dimanche, deux nouveaux opposants ont fait entendre leurs voix dans le JDD : L’ex-ministre Benoît Hamon, qui évoque une « transhumance politique et intellectuelle qui déboussole ». L’ex-député socialiste Julien Dray qui « [il] ne [s]’explique pas la décision du président » tout en estimant que « cette mesure [lui] semble ouvrir une polémique et des divisions inutiles dans le moment actuel ».

Les salariés aiment moins leurs entreprises

Les salariés aiment moins leurs entreprises

La part des salariés disant « aimer leur boîte » a chuté de 4 points en un an pour atteindre 66% en 2015. Après un pic à 79% atteint dans les années 2000, la proportion de salariés aimant leur entreprise était tombée au plus bas en 2011 (64%) avant de remonter en 2013 (73%). Les salariés se disent d’abord motivés par l’intérêt du travail (44%). Arrivent ensuite le sentiment d’autonomie et l’ambiance (28%), la rémunération et le respect de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle (27%) ou encore les perspectives de carrière (13%). Petite ombre au tableau: seuls 42% des salariés français estiment que leur entreprise prend en compte et valorise leurs initiatives.  Pour être « efficaces au travail », 72% des salariés disent avoir besoin de se sentir aimés de leur patron et davantage encore (76%) de leurs collègues, selon un sondage OpinionWay pour « J’aime ma boîte, Le Parisien Economie, RTL » à l’occasion de la 13e édition de la fête des entreprises. En revanche, la moitié seulement (51%) affirme « aimer son boss ».

Les retraités vendent leurs maison pour des motifs financiers

 

 Les retraités vendent leurs maison pour des motifs financiers

 

 

Des retraites contraints de vendre leurs maisons pour des raisons financières. D’après une  étude publiée sur RTL nous apprend ce mardi 9 juin que 90% des seniors français qui vendent leur habitation le font pour des raisons financières, redevenant ainsi de simples locataires. Être propriétaire coûte cher et vendre permet d’arrondir les fins de mois ou de gagner en pouvoir d’achat. Pour un senior sur deux, ce sont les frais d’entretien qui font germer cette envie de vendre. « Je ne voulais pas assumer toutes les charges de la maison, explique Marie-Thérèse, 72 ans. C’est trop lourd pour moi ». Selon Stéphane Stankovic, agent immobilier à Caen (Normandie), « quand la retraite leur confère la moitié voire le tiers des revenus qu’ils avaient avant, supprimer la taxe foncière, c’est un poids en moins ». Les retraités sont par ailleurs nombreux à utiliser l’argent de la vente de la maison pour financer un éventuel séjour en maison de retraite. Malheureusement le produit de la venet pour financer la maison de retraite est vite dépensé. Aujourd’hui il faut compter entre 2000 et 2500 euros par mois ( parfois davantage) pour une  place en maison de retraites, le produit de la vente de la maison est  épuisé en moins de dix ans. 

Trois parlementaires épinglés pour leurs comptes à l’étranger

Trois parlementaires épinglés pour leurs comptes à l’étranger

 

Des comptes plus ou moins déclarés mais surtout qui posent  la question de savoir pourquoi des élus nationaux ont besoin de comptes dans d’autres pays que la France. Curieux en effet d’être le représentant de l’intérêt général et de placer une partie de son argent en dehors des frontières ? Un signe sans doute de la décomposition du système politique et de son mode de reproduction.  Ces révélations concernent Bernard Brochand, député des Alpes-Maritimes et ancien maire de cannes, Lucien Degauchy , député de l’Oise, et Bruno Sido, sénateur et président du Conseil général de Haute-Marne.  « Il existe un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de leurs déclarations de situation patrimoniale », a explique la HATVP dans un communiqué. Selon L’Express, « le cas le plus lourd » serait Bernard Brochand. Le compte du député aurait été ouvert il y a plus de 40 ans. Son solde dépasserait le million d’euros. En avril dernier, Libération avait rapporté qu’un juge cannois avait demandé la levée de son immunité parlementaire, afin de l’entendre dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour corruption. Bruno Sido a quant à lui confié à Mediapart (article payant) que 150.000 euros dormiraient sur son compte, ouvert au milieu des années 1990 par son père et dont il aurait hérité. L’élu assure qu’il a entamé une procédure de régularisation en 2013, et qu’il a déjà payé « 26.000 ou 28.000 euros de pénalités ». Lucien Degauchy, lui, avait reconnu  »des oublis et des écarts » dans Le Monde du 23 octobre. Selon lui, la somme dissimulée serait comprise entre 138.000 et 148.000 euros, bien que Mediapart avance la somme de 200.000 euros. Ces trois parlementaires risquent jusqu’à 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende.

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