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Réforme constitutionnelle : Rugy veut 30% de parlementaires en moins et la limitation des mandats

Réforme constitutionnelle : Rugy veut 30% de parlementaires en moins et la limitation des mandats

 

D’une certaine manière,  la guerre psychologique et politique est engagée entre d’une part le président du Sénat, Gérard Larcher d’autre part le président de l’Assemblée nationale François de Rugy. Un François de Rugy qui prend à témoin l’opinion publique à propos des réticences de Larcher concernant la limitation du nombre de parlementaires et la limitation dans le temps du mandat. Il est clair que sur ce point Gérard Larcher a le soutien de nombre d’élus mais que l’opinion publique, elle, est évidemment en faveur de François de Rugy. On a en effet un peu de mal à comprendre le refus de Gérard Larcher de limiter par exemple à 18 ans le temps du  mandat d’un sénateur.  «Je pense que les Français seront impitoyables avec ceux qui bloqueraient tout changement visant à répondre à la crise démocratique», lui a implicitement répliqué François de Rugy jeudi. Devant la presse, le président de l’Assemblée nationale a dévoilé plusieurs propositions, reprenant en partie les idées avancées par les députés en décembre, et sans franchement tenir compte des fameuses «lignes rouges» du président du Sénat. François de Rugy a ainsi évoqué dans ses propositions la baisse de 30% du nombre de parlementaires, jugeant important de l’inscrire dans la Constitution. «On veut fixer cette règle, la graver dans le marbre pour éviter que d’autres formations politiques qui y sont moins favorables le remettent en cause. C’est un élément indispensable pour réintroduire de la confiance entre les gouverneurs et les gouvernés», explique le vice-président de l’Assemblée Hugues Renson. La mise en place de la mesure reste cependant à étudier: l’exécutif hésite entre fusionner les circonscriptions existantes ou remettre à plat tout le redécoupage électoral. François de Rugy a plaidé pour que 100 députés sur les 400 futurs soient élus à la proportionnelle, rejoignant la promesse faite par Emmanuel Macron lors de son discours devant le Congrès de Versailles. Le président de l’Assemblée nationale a aussi conservé sa proposition de limiter le cumul des élus à trois mandats dans le temps. «Trois mandats successifs identiques, c’est déjà la possibilité d’être 15 ans député ou 18 ans maire ou sénateur. Cette réforme est démocratique et largement souhaitée par les Français», a estimé François de Rugy.

Mur Mexique : moins, plus bas …..ou pas du tout (Trump)

Mur Mexique : moins, plus bas …..ou pas du tout (Trump)

 

Il aura sans doute fallu du temps à Trump pour prendre conscience du caractère difficilement réalisable d’un mur entre les États-Unis et le Mexique. Le mur pourrait être plus bas, moins long selon  la conseillère de  Trump,  Kellyanne Conway, interrogée par CNN. À en croire cette très proche du président américain, ce dernier serait désormais en faveur « d’autres technologies » ainsi que de « clôtures » par endroits, notamment depuis qu’il a consulté auprès d’un panel de spécialistes. Sur la chaîne d’information en continu, Kellyanne Conway a ajouté qu’il y avait « également des rivières, des montagnes, des terrains pas forcément avantageux pour la construction d’une structure physique » sur toute la longueur de la frontière entre les États-Unis et leur voisin méridional. Après des mois passés à promettre la construction du fameux « mur » il était sans doute temps que l’administration de la première puissance mondiale se renseigne un tant soit peu, comme l’ont ironiquement noté de nombreux internautes.

Voeux de Macron : Moins jupitériens ?

Voeux de Macron : Moins jupitériens ?

 

Ce que semble en tout cas penser Philippe Moreau-Chevrolet, communicant, directeur de MCBG Conseil et professeur à Sciences-Po qui  a  analysé sur Franceinfo la portée symbolique d’une telle cérémonie : « C’est un moment où il y a une communion entre le président et le peuple français. » Il a résumé l’enjeu principal pour Emmanuel Macron : « Il faut qu’il aille dans la proximité parce que ce qu’il a beaucoup payé, notamment par un spectaculaire décrochage de popularité cet été, c’était cette attitude de Jupiter. »

 

 

Y’a-t-il eu des vœux marquants ?  

Philippe Moreau-Chevrolet : Les vœux ont été des moments très importants dans l’histoire française, notamment pour les derniers vœux de Georges Pompidou (mort trois mois après) qui prennent une autre dimension. Les derniers vœux de François Mitterrand quand il dit ‘Je crois aux forces de l’esprit’, est une phrase qui a marqué des générations de Français. Ce sont des moments importants parce qu’il y a une communion entre le président et le peuple français. Il n’y a pas vraiment d’enjeu, on n’est pas en campagne. On est suspendu entre deux années. Dix millions de Français regardent les vœux. (…) C’est le général de Gaulle qui a créé ça comme un moment de rencontre entre le chef de l’État et le peuple. Avec le 14 juillet, ce type de rituels permettent d’accrocher (…) les deux wagons ensemble. (…) Il y a eu des annonces faites [lors de vœux]. Jacques Chirac utilisait notamment beaucoup ça comme un (…) stratagème pour essayer de se relancer politiquement. En général, c’est plutôt un moment où on va dire, ‘Il y a eu beaucoup d’efforts de faits’ ou, dans le cas d’Emmanuel Macron, ‘Il y a eu beaucoup de travail de fait, il va y en avoir encore plus, mais l’avenir est positif’. Traditionnellement, quand on souhaite la bonne année, on ne souhaite pas une année moyenne ou une année mauvaise. Le président fait la même chose : il souhaite la bonne année : ‘Vous avez fait des efforts, mais vous allez voir, bientôt, ça va payer’. La ritournelle depuis 30 ans, c’est la sortie de crise. (…) Le problème, c’est qu’il y a un peu une surenchère et François Hollande est tombé dans un piège en allant carrément annoncer la fin du chômage pour la fin de l’année. Maintenant, ce type d’erreurs se paye cash, on ne les pardonne plus, on s’en souvient, on passe les vidéos en boucle sur les réseaux sociaux. La mémoire, aujourd’hui, est permanente, on se souvient de tout, on ne peut plus faire ce type de déclarations.

 

Que peut-on attendre de l’allocution d’Emmanuel Macron ?  

On ne peut pas attendre d’annonce, car ce n’est pas le genre de la maison. Par contre, on peut attendre le fait de dire ‘Nous avons beaucoup travaillé et la reprise économique est là’ parce que, de fait, la reprise économique est là. Il tient son discours à un moment important [où il bénéficie d'une] hausse de popularité. Il faut qu’il garde l’énergie et pas qu’il en perde, on ne le voit pas prendre de risque à ce moment-là. (…) Il faut qu’il aille dans la proximité parce que ce qu’il a beaucoup payé, notamment par un spectaculaire décrochage de popularité cet été, c’était cette attitude de Jupiter, ‘Je suis loin de vous, je ne vous parle pas’. Il faut qu’il soit dans la proximité, l’empathie, ce que De Gaulle, Mitterrand avaient fait : dire aux gens ‘Je veux penser ce soir à tous les Français qui sont exclus, qui souffrent, qui sont au bord de la route’. Il ne faut pas qu’il oublie la dimension presque sociale de son discours. (…) Il sort d’une séquence où il a fait du grand public chez Delahousse, et du très grand public chez Hanouna. Il faut qu’il innove, mais il faut surtout qu’il soit dans la continuité de De Gaulle, de Mitterrand, qu’il incarne une forme de temps républicain. (…) Les innovations sur les vœux n’ont pas toujours été très positives : quand Giscard fait ses vœux au coin du feu, on entend plus le feu qui crépite que le discours ; quand il vient avec son épouse, c’est surréaliste, c’est un grand moment de paternalisme, (…) il donne la parole à sa femme qui est très embarrassée, (…) c’est un grand moment de malaise TV. L’innovation n’est donc pas toujours payée de retour.

 

Y a-t’il un risque de rater ses vœux ?  

Oui, les vœux de Hollande étaient ratés parce que décalés. Il avait essayé de rééditer une image de Mitterrand qui avait fait des vœux assis avec une table vide devant lui. Mais c’était Mitterrand ! On n’en avait pas déduit que Mitterrand ne travaillait pas. Alors que pour Hollande, on en a déduit immédiatement que si la table est vide, c’est qu’il ne travaille pas, qu’il ne fait rien. Il ne faut pas essayer de se prendre pour quelqu’un d’autre, il faut assumer ce qu’on est et c’est le plus dur. C’est un moment d’authenticité où les gens sont plutôt en famille, entre amis, donc on n’a pas envie qu’on nous vende quelque chose. Il faut être un peu subtil et en même temps introduire un peu de nouveauté : (…) ça n’est qu’un exercice de communication, il n’y a pas d’autre enjeu que ça.

Logement: toujours au moins 150 000 SDF

Logement: toujours au moins 150 000 SDF

 

On  comptait environ 100 000 SDF en 2010 aujourd’hui il y en a environ 150 000. On ne peut pas dire que le gouvernement ait progressé sur cette question particulièrement inadmissible dans un pays aussi développé que la France. Certes on peut comprendre qu’il y a parmi cette population des gens au profil difficilement gérable mais ce n’est pas le cas de tous ; en outre dans un pays moderne comme la France chacun doit avoir le droit à occuper un abri chauffé à défaut d’un logement. Laissez autant de personnes dormir dans la rue en plein hiver constitue un crime contre la démocratie. Certes les solutions sont  complexe passant du centre d’accueil d’urgence jusqu’au logement sociaux spécialement dédiés aux personnes à faibles ressources ou même sans ressources du tout. Pas si simple non plus de faire occuper des logements vacants par des SDF, dans certains cas c’est possible dans d’autres non. Les instrumentalisations  politiques par certaines organisations gauches ne rendent  pas forcément service à cette cause qui devrait être nationale. En juillet, lors d’un discours à Orléans sur l’accueil des migrants, Emmanuel Macron avait déclaré : « D’ici la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues, dans les bois », ajoutant « la première bataille: loger tout le monde dignement. Je veux partout des hébergements d’urgence. Je ne veux plus de femmes et hommes dans les rues ». « Il faudrait que les ministres du Logement, Messieurs Mézard et de Normandie (Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires en charge du logement et Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, NDLR), démissionnent parce qu’ils ont failli à la mission que leur a donnée le président », a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL. Un peu radical dans ses propositions mais qui n’a pas peur sur le constat

 

Moins 30% de parlementaires

Moins 30% de parlementaires

On compte actuellement environ 1000 parlementaires (exactement 925). Le gouvernement propose d’en supprimer 278). Et certains déjà de pousser des cris d’orfraie pour atteinte à la démocratie et rupture du lien avec le citoyen. Il faut bien convenir que la place est bonne compte tenu des différents avantages dont bénéficient les députés et surtout les sénateurs y compris en matière de retraite. D’un certain point de vue, la réforme voulue par macro, est salutaire mais il était possible d’aller encore plus loin d’autant que dans le contexte de la Ve République le Parlement ne joue pas un grand rôle en matière d’initiative législative. La quasi-totalité des textes sont proposés par le gouvernement. C’est la logique actuelle des institutions. On aurait pu sans dommage supprimer les deux tiers des parlementaires sans affecter beaucoup la démocratie. D’ailleurs en général si les Français connaissent bien leurs maires, par contre, leurs liens avec les députés sont très lâches et on connaît rarement le nom de son sénateur. Au-delà des économies permises par la réduction du nombre de parlementaires se posent surtout la question de la constitution d’une sorte d’oligarchie, de professionnels de la politique sorte de nouveau clercs  qui avec l’administration étouffent  l’économie et la société en multipliant les normes. Faut-il rappeler que le dispositif législatif repose en France sur plus de 10 000 lois et plus de 100 000 décrets et que chaque décret comporte 20 ou 30 dispositions. La compétitivité et la liberté ne peuvent  résister face à une telle cathédrale législative et administrative. Un autre aspect de la réforme concerne la mise en place d’une dose de proportionnelle. « Afin que l’effet de l’introduction de la proportionnelle puisse avoir un réel impact dans un contexte marqué par la réduction du nombre de sièges de députés, il pourrait être proposé de l’appliquer pour 90 sièges sur 403 dans une circonscription unique », estime le groupe de travail parlementaires. Ce groupe de travail propose également d’accélérer la procédure en limitant à une seule la lecture d’un texte à l’Assemblée et au Sénat. En l’absence d’accord entre les deux chambres, il n’y aurait pas de nouvelle lecture et l’Assemblée, qui a constitutionnellement le dernier mot, procéderait directement à la lecture définitive. François de Rugy a précisé que le bureau de l’Assemblée serait saisi en janvier de plusieurs propositions de réformes, notamment concernant les collaborateurs parlementaires et l’ouverture vers l’extérieur de l’Assemblée. Il présentera en janvier à son homologue du Sénat, Gérard Larcher (LR), plusieurs dispositions afin qu’elles puissent être introduites dans la réforme constitutionnelle prévue en 2018.

Audiovisuel public : moins de chaines et fusion télés-radios-numérique

Audiovisuel public : moins de chaines et fusion télés-radios-numérique

Le grand ménage dans l’audiovisuel public devrait se traduire par la fusion télé, radio et numérique. Aussi par une diminution du nombre de canaux d’émission. Bref c’est la grande réforme. Macron veut faire la révolution  dans l’audiovisuel public, il serait temps compte tenu des gaspillages. La Cour des Comptes a déjà jugé  avec une grande sévérité la gestion de France télévision qui se caractérise par un très grand nombre de chaînes qui font double emploi, avec aussi des innombrables bureaux en province et qui mobilise ainsi 10 000 salariés environ dont 2500 2700 journalistes. (Par comparaison ces deux à trois fois plus que dans les chaînes privées). Du coup cette chaîne pourtant financée par le contribuable laisse apparaître un déficit de plusieurs dizaines de millions. ) « Au regard de la dégradation inquiétante de sa situation financière, la maîtrise des dépenses est impérative », jugeait la cour. « À ces défis stratégiques, l’entreprise et son actionnaire n’ont apporté au mieux que des réponses partielles, au risque à terme de compromettre la pérennité du service public de l’audiovisuel », concluait la cour des comptes. . Ils formulaient alors  23 recommandations, parmi lesquelles la réduction du nombre d’antennes régionales de France 3, la mise à l’étude d’un rapprochement de son réseau régional avec celui des radios France Bleu, la fusion de l’ensemble des rédactions nationales, ou la suppression des bureaux régionaux de France 2. La Cour exhortait également le groupe, qui compte 9.932 emplois à temps plein dont 2.700 journalistes, à s’engager sur un objectif précis de non remplacement des départs à la retraite d’ici 2020 ou à examiner le contenu réel des postes occupés par les salariés les mieux rémunérés. Quant à Radio France, c’est  600 millions de budget, déficit de 50 millions, 5000 salariés, salaire mensuel moyen de 5 000 euros ! Emmanuel Macron est donc décidé à lancer une réforme majeure de l’audiovisuel public d’ici à l’été prochain : « Le président a sifflé la fin de la récréation », résume d’un mot Frédérique Dumas. Cette députée d’En marche, ancienne cadre dirigeante d’Orange et membre de la commission des Affaires Culturelles, vient de se voir confier par le gouvernement la direction d’une commission chargée de travailler, en liaison avec l’Elysée et Matignon, sur un futur projet de loi, qui sera déposé à l’automne devant l’Assemblée. Emmanuel Macron, qui a exprimé en termes cinglants, lors de cette même réunion, sa « volonté ferme de faire une révolution », veut aller vite et loin. Voici les grands axes de son projet de réforme. Dans le détail,  France 4 devrait disparaître dans sa forme actuelle pour basculer en numérique sur Internet. Une réforme de France 3, adossée aux collectivités territoriales et aux télés locales existantes, est à l’étude. De même, le rapprochement entre le réseau France Bleu de Radio France et la chaîne des Régions est acté. Autre certitude : le mariage, voire à terme la fusion, entre France Télévisions et Radio France. Face à l’offensive des géants du Net, Amazon et Netflix, France Télévisions va nouer des alliances, notamment avec des opérateurs des télécoms du type Orange en France. La construction d’une offre numérique francophone commune, à l’échelon européen, est également évoquée. Tout comme des accords avec d’autres chaînes publiques européennes.

 

Syndicats SNCF : moins de permanents ?

Syndicats SNCF : moins de permanents ?

 

 

 

À la SNCF il y a des permanents officiels dont le temps est totalement consacré aux tâches syndicales. Le nombre de permanents accordés à chaque organisation dépend de sa représentativité. Mais il y a surtout les permanents officieux c’est-à-dire ce qui seront élus à un titre ou à un autre dans une instance représentative du personnel et qui en cumulant les temps accordés à chaque élu deviennent pour beaucoup de permanents officieux. Rien qu’en Ile-de-France, l’entreprise ferroviaire compte 6 CE avec 70 élus plus leurs suppléants et un millier de délégués du personnel titulaire et suppléants et 84 CHSCT où siègent 468 élus, rappelle Les Échos. Mais avec la réforme du code du travail la SNCF comme les autres entreprises va être contraintes de fusionner des instances représentatives du personnel. Du coup le nombre de délégués élus va diminuer et les temps globaux de délégation également. Un obstacle cependant,  comme la SNCF est désormais organisée par branche d’activité la réduction du nombre de représentants du personnel sera moins affectée que si la SNCF était restée une entité juridique unique. Une ordonnance réformant le code du Travail va donc  bouleverser la pratique du dialogue social à la SNCF. Validé par l’Assemblée nationale la semaine dernière, ce texte a acté la fusion au sein du comité social et économique (CSE), des anciens comités d’entreprises (CE), délégués du personnel (DP) et comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Cette fusion fera, par effet de rebond, baisser nettement le nombre d’élus du personnel, notamment dans les entreprises de plus de 3.000 salariés qui compte de multiples instances de par leur organisation en région. À ce titre, la SNCF constitue sans doute un cas d’école avec ses 30 comités d’établissement (CE) et ses 600 CHSCT, au niveau national.  Selon le projet de décret d’application de l’ordonnance, transmis fin octobre 2017 aux partenaires sociaux, une entreprise de 3.000 salariés n’aurait plus que 25 élus dans son CSE, contre 28 auparavant dans ses instances séparées (-3 élus). La différence serait de 10 élus pour une entreprise de 5.250 salariés (29 élus contre 39 avant), de 20 élus pour une entreprise de 8.500 salariés (33 élus contre 53 avant), et de 26 élus pour les entreprises de 10.000 salariés (35 élus contre 61 avant).  Le total des heures dévolues à l’exercice d’un mandat syndical et à la participation aux IRP, représentent 2200 emplois équivalents temps plein, soit 1,5% du total des 150.000 salariés employés par l’entreprise ferroviaire, selon le quotidien économique.

Sondage : les Français moins à gauche

Sondage : les Français moins à gauche

D’après sondage Ifop pour Atlantico depuis l’élection de Macron, les Français se sentent de moins en moins à gauche. 15 % seulement affirment une sensibilité de gauche, 38 % pour le centre, 36 % pour la droite et 11 % ne se prononcent pas. En cause évidemment la véritable implosion des partis politiques provoqués par l’élection du nouveau président de la république. Une implosion qui concerne tous les partis. Au parti socialiste d’abord, il ne reste que des ruines,  la défaite a été encore plus cinglant que prévu. Tout est à repenser le projet, la stratégie, les hommes. Benoît Hamon, avec son score ridicule aux présidentielles, a donner le dernier coup de massue  faire écrouler le bâtiment socialiste. À gauche, c’est Mélenchon qui tente de prendre le leadership de l’opposition mais son discours caricatural, outrancier et démagogique ne mord  pas dans l’opinion. En plus,  il s’est discrédité dans sa tentative d’instrumentaliser à des fins politiques le mouvement social. Du coup, il s’écroule dans les sondages.  À droite, c’est aussi la grande recomposition avec d’un côté des réactionnaires de plus en plus proches du Front National, de l’autre des républicains qui se réjouissent  de voir que Macron met en œuvre leurs programmes et qui rejoignent en marche. Enfin au milieu ceux  qui se proclament  toujours républicain qui peine à trouver un espace politique entre Macron et Wauquiez. Ceci étant  les Français se sentent encore moins à l’aise à gauche qu’à droite et  38 % s’estiment plutôt centristes. Chez Macron la le sentiment de droite est aussi majoritaire. Tendance centriste et tendance à droite recueillent  74 % des faveurs des Français. Ceci étant,  le vrai clivage n’est peut-être pas entre droite et gauche mais davantage entre Européens et nationalistes. Un clivage qui traverse nombre de partis politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite. Cependant ce discours anti européen ne prend guère dans l’opinion publique notamment lorsqu’il s’agit d’envisager un renoncement à l’euro. C’est les Français sont souvent critiques comme beaucoup d’autres pays européens vis-à-vis du fonctionnement de Bruxelles mais ils ne sont pas prêts cependant à souscrire à une forme de nationalisme teinté de populisme.

 

Les Français moins fâchés avec l’économie

Les Français moins fâchés   avec l’économie

Un sondage de l’assureur Allianz avait démontré que la France se situait  en dernière position des 19 états européens enquêtés en matière de connaissances économiques et financières. Or  un nouveau sondage  réalisé par kantar  démontre une petite évolution dans ce domaine puisque 20 % des Français s’intéresseraient maintenant beaucoup à la problématique économique Ils sont maintenant largement plus d’un sur deux (56%) à se dire intéressés par les questions économiques, soit un net regain depuis 2016 (+ 4 points). Un Français sur cinq déclare même s’y intéresser « beaucoup ». Mais cet intérêt est très inégalement réparti parmi la population. Ce sont surtout les hommes (60%), les plus de 50 ans (63%) et les diplômés du supérieur (65%) qui suivent les questions économiques. A l’inverse 60% des catégories socioprofessionnelles inférieures (CSP -, soit les employés et les ouvriers) se déclarent peu ou pas intéressés. Ils sont pourtant les premiers concernés par les décisions économiques gouvernementales mais, sans doute, peut-on considérer que la complexité apparente de la matière les rebute. Quelques thèmes économiques intéressent particulièrement les Français : pour 36% d’entre eux, les deux sujets essentiels sont l’emploi et la situation des finances publiques. Viennent ensuite la protection sociale et l’inflation pour respectivement 29% et 26%. Parmi les autres sujets, l’impact de la mondialisation et celui de la robotisation intéressent particulièrement les diplômés et les CSP+. S’agissant de l’évolution des prix, une des préoccupations,  la proportion des Français qui la surestiment (24%) a baissé de 4 points en un an et 30% l’évaluent correctement (entre 1 et 2%). A noter que 8% des sondés pensent que l’inflation a même baissé. Selon l’Insee, en septembre dernier, l’évolution de l’indice des prix à la consommation sur un an atteignait 1,3%. Quelques thèmes économiques intéressent particulièrement les Français : pour 36% d’entre eux, les deux sujets essentiels sont l’emploi et la situation des finances publiques. Viennent ensuite la protection sociale et l’inflation pour respectivement 29% et 26%. Parmi les autres sujets, l’impact de la mondialisation et celui de la robotisation intéressent particulièrement les diplômés et les CSP+. S’agissant de l’évolution des prix, une des préoccupations,  la proportion des Français qui la surestiment (24%) a baissé de 4 points en un an et 30% l’évaluent correctement (entre 1 et 2%). A noter que 8% des sondés pensent que l’inflation a même baissé. Selon l’Insee, en septembre dernier, l’évolution de l’indice des prix à la consommation sur un an atteignait 1,3%.

Légion d’honneur : moins de copinage ?

Légion d’honneur : moins de copinage ?

 

Les contingents de la Légion d’honneur seront divisés par 2, ceux du mérite national subiront une diminution de 25 %. Comme pour l’économie, une sorte de plan de rigueur qui devenait nécessaire du fait de certaines nominations assez fantaisistes En cause le fait que nombreuses   décorations ont été largement attribuées à des personnalités qui ne le méritaient pas vraiment, à des artistes douteux, à des personnalités étrangères sulfureuses ou dont la réussite personnelle a peu à voir avec l’intérêt général aussi à des copains notamment pour le remercier d’avoir financé des campagnes électorales. Bref Macon veut faire le ménage. “Le président de la République a voulu retrouver l‘esprit de la Légion d‘honneur (…) qui doit être une reconnaissance de très haut niveau”, a dit le porte-parole du gouvernement lors du compte rendu du conseil des ministres. “On n‘a pas la Légion d‘honneur à l‘usure, on n‘a pas la Légion d‘honneur par copinage”, a ajouté Christophe Castaner, soulignant qu‘on pouvait s‘interroger sur “la logique” de la nomination de certaines personnalités dans le passé. “Je crois que la chancellerie serait parfaitement habilitée à balayer effectivement ces situations là”, a-t-il poursuivi.

Sodas : moins de sucre mais hausse des prix !

 Sodas : moins  d e sucre mais  hausse des prix !

 

D’une  certaine manière le gouvernement se sucre sur le dos des sodas. Officiellement il s’agit de lutter pour des raisons de santé contre l’excès de sucre dans les boissons de type sodas. Officieusement,  il s’agit tout simplement d’un résultat de l’ingénierie fiscale qui par parenthèse a déjà puni les boissons sucrées dans le passé. Notons d’ailleurs que les boissons édulcorées ont subi la même punition fiscale ! De toute manière sucrée ou pas les boissons concernées seront taxées. Dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 octobre, les députés ont voté, dans un large consensus, une modulation de la «taxe soda». Sous la houlette du député LREM de l’Isère Olivier Véran, rapporteur général de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale ayant rédigé le nouveau texte, les boissons les plus sucrées seront, dès 2019, davantage taxées afin, selon lui, de mieux lutter contre l’obésité. La taxation se déclenchera à partir de 1 gramme de sucre pour 100 ml et progressera jusqu’à une vingtaine d’euros par hectolitre pour un produit dépassant 11 grammes de sucres ajoutés pour 100 ml. La fiscalité des eaux aromatisées sera elle allégée. Les industriels du secteur, représentés par Boissons rafraîchissantes de France et sa nouvelle directrice générale Agathe Cury, ne voient pas les choses d’un bon œil. Et pour cause, en 2012 deux taxes ont été instaurées, une sur les boissons sucrées de 7,53 euros par hectolitre et une autre d’exactement le même montant sur les boissons édulcorées, les industriels choisissant de réduire le taux de sucre de leurs boissons en rajoutant de l’édulcorant ne payait qu’une des deux taxes, désormais, selon Agathe Cury, «il faudra payer les deux taxes pour une seule et même boisson», celle sur les produits édulcorés sera toutefois réduite à 3,5 euros par hectolitre. Les produits sans sucres et très peu sucrés resteront également taxés. Une triple peine pour les industriels. Mais une peine qui sera surtout supportée par les consommateurs avec l’augmentation des prix

Budget 2018 : moins d’économies

Budget 2018 : moins d’économies

 

Grâce à la légère reprise, le gouvernement a légèrement desserré la contrainte budgétaire 2018 et  a revu à la baisse son plan d’économies pour le projet de loi de finances.  Un objectif d’économies  d’« environ 16 milliards d’euros » d’économies au lieu des 20 milliards d’euros initialement prévus. Le budget se fondera sur une perspective de croissance de 1,7 %.   La reprise est suffisamment solide en France pour permettre au gouvernement de réduire la dépense et les déficits publics sans entraîner d‘effet récessif sur l’économie, et ce dès 2018, selon les ministres de l‘Economie et des Comptes publics. Le gouvernement a ainsi revu aussi en hausse sa prévision de croissance pour 2017, à 1,7% également contre 1,6% prévu jusqu’à présent, pour tenir compte également de l’évolution du consensus des économistes, a-t-on précisé à Bercy.  Le déficit doit être ramené cette année à 3,0%, contre 3,4% fin 2016, et baisser à 2,7% en 2018 selon la trajectoire publiée en juillet, pour tomber à 0,5% à la fin du quinquennat. Selon Les Echos à paraître mardi, la prévision de déficit a été revue à la baisse, à 2,9% du PIB pour 2017, par rapport aux 3% annoncés en juillet. Pour 2018, le quotidien évoque un déficit de 2,6 % au lieu de 2,7%. L‘exercice est rendu délicat par les baisses de charges et d‘impôts promises par Emmanuel Macron, qui ont déjà donné lieu à des aménagements dans le temps pour éviter un dérapage des comptes publics. La transformation du crédit d‘impôt compétitivité emploi en baisse de charges pour les entreprises a ainsi été décalée d‘un an, à 2019, et la suppression de la taxe d‘habitation pour 80% des ménages étalée sur trois ans. Pour les mêmes raisons, en 2018, la suppression des cotisations des salariés pour les assurances chômage et maladie se fera en deux temps (janvier et octobre), ce qui ramènera l‘effort de baisse des prélèvements à dix milliards d‘euros, contre 11 milliards prévu à l‘origine. Gérald Darmanin précise que la dépense publique devrait baisser de l’équivalent de 0,7 point de PIB l‘an prochain, soit près de 16 milliards d‘euros, un objectif là aussi en retrait par rapport à la trajectoire de juillet, qui situait la baisse à 0,9 point de PIB (20 milliards d‘euros). La différence tient à un léger mieux attendu en 2017, avec une croissance supérieure aux attentes initiales, et un effort global légèrement moins prononcé en 2018, la dépense publique devant passer d‘une année sur l‘autre de 54,6% à 53,9% du PIB (contre de 54,7% à 53,8% annoncé en juillet), a-t-on appris de source proche de Bercy . Les infrastructures de transport, les aides à l‘emploi et au logement concentreront les baisses de crédits publics l‘an prochain, a confirmé le ministre. le projet de budget intègrera la réforme de l‘ISF et la création d‘un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital.

Négociation en entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Négociation en  entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Le MEDEF sera très déçu mais pas forcément les petites entreprise car la négociation au sein de l’entreprise sera réservée aux sociétés de moins de 50 salariés. Du coup il est clair que Macron a choisi une réforme « low cost » sans doute pour éviter la mobilisation dans la rue mais qui va globalement décevoir le patronat. Dans son interview au Point, Emmanuel Macron l’annonce, seules les entreprises de moins de 50 salariés pourront négocier sans passer par les syndicats, alors que le Medef espérait porter le seuil à 300. Ce point était le plus important de toute la négociation touchant le code du travail, celui qui risquait de faire basculer l’ensemble des syndicats dans la contestation. Au début de l’été, dans l’ultime série de consultations, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avait d’ailleurs surpris par le ton employé devant les caméras au sortir d’une réunion à Matignon: « Nous tenons à dire que le dialogue social doit passer par les organisations représentatives, sans cela c’est clairement pour nous une ligne rouge qui serait franchie ». Avec ce seuil, le gouvernement va pouvoir affirmer qu’il modifie une règle importante pour 95% des entreprises françaises. Car, comme le rappelle l’Insee, « les PME hors microentreprises comptent en moyenne 27 salariés » et parmi elles, 6 sur 10 emploient moins de vingt salariés. Le Medef et même la CPME, rétorqueront sans doute que ce n’étaient pas ces entreprises qui réclamaient le plus cette réforme. Et que cette liberté accordée n’est réellement efficace sur l’emploi que pour les grosses PME ou les ETI. Le Medef demandait par exemple un seuil de 300 salariés.

Du poulet McDo avec moins d’antibiotiques

Du poulet McDo avec moins d’antibiotiques

Il est clair qu’après avoir mangé un sandwich au poulet chez McDo il n’est pas utile de passer chez le pharmacien pour acheter sa dose d’antibiotiques. Ceci étant,  cette accoutumance aux antibiotiques rend les traitements médicaux de moins en moins efficaces. McDo prévoit donc de remplacer par un peu plus de ketchup la dose d’antibiotiques. On pourrait aussi conseiller à McDo de limiter et même de supprimer le cocktail de produits chimiques, alimentaires et médicamenteux infligés aux poulets par l’élevage industriel. Après avoir déjà pris des mesures semblables aux États-Unis, la chaîne de restauration rapide américaine McDonald’s compte « réduire » au cours des prochaines années le traitement aux antibiotiques des poulets qu’elle sert à travers le monde. « À partir de 2018, nous allons commencer à mettre en œuvre une nouvelle politique sur l’usage d’antibiotiques chez les poulets d’élevage sur l’ensemble des marchés mondiaux », a annoncé le groupe dans un communiqué.  Depuis l’an dernier, McDonald’s ne sert déjà plus de poulet élevé aux antibiotiques dans ses restaurants américains. Mais si le groupe annonce maintenant un plan à l’échelle mondiale, il est moins ambitieux qu’outre-Atlantique puisqu’il ne concerne que les antibiotiques à l’importance jugée la plus cruciale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la médecine humaine. L’élevage intensif des volailles et l’augmentation du nombre de maladies a poussé les éleveurs à utiliser un nombre croissant d’antibiotiques pour éviter que des germes par contamination ne détruisent les élevages. Cet usage intensif a créé chez les volailles des germes qui présentent une antibiorésistance. En conséquence, ONG et organisations de santé estiment que l’utilisation d’antibiotiques, qui permet aussi à la viande de grossir plus vite, diminue l’effet des médicaments sur les consommateurs quand ils ont besoin d’en prendre.


Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Au hit-parade les personnalités mondiales de moins de 40 ans, Emmanuel Macron occupe de manière indiscutable un espace reconnu au plan international. Sans doute sa jeunesse, son intelligence et son parcours fulgurant ont-ils séduit l’opinion internationale. Par contre la cote de popularité du président de la république s’est très rapidement détériorée en France. Un phénomène habituel quand on a connu le haut du sommet juste après une élection gagnante mais cette fois la chute est encore plus importante que celle de Hollande dans le même temps. En cause sans doute, le fait  que les Français ont sans doute surestimé les capacités d’un président de la république et du politique en général face aux mutations de nature  économique, sociale et culturelle et environnementale qui se déroulent  dans l’espace commun du monde.  Finalement les marges de manœuvre sont plus  faibles qu’on ne pense à moins d’imaginer l’avenir du pays comme celui de Cuba du Venezuela. Cette baisse de popularité découle aussi de l’hyper présidentialisation du régime aussi d’un excès de politique de communication. Chaque jour ou presque l’Élysée s’exprime, intervient propose. Du coup, le gouvernement ne joue qu’un rôle accessoire. Il conviendrait sans doute de recadrer les missions des un et des autres. En étant moins présent médiatiquement,  Macron devrait se concentrer sur l’analyse des enjeux et la vision car les Français sont encore loin de s’approprier les facteurs explicatifs de la crise et sa complexité. Le gouvernement, lui, devrait se consacrer aux décisions concrètes c’est-à-dire aux voies et moyens pour accompagner les mutations culturelles. En attendant, Emmanuel Macon peut se réjouir de sa cote de popularité qui se traduit dans ce classement « 40 Under 40″, notamment pour avoir « endigué la montée du nationalisme en France », ou encore « détruit le système bipartite qui gouvernait le pays depuis des générations ».

 

Pologne : de moins en moins européenne

Pologne : de moins en moins européenne

 

On sait que la Pologne qui bénéficie d’énormes soutiens financiers de l’Europe nest guère reconnaissante par exemple quand elle choisit d’acheter du matériel à l’étranger plutôt qu’en Europe notamment dans le domaine de l’aviation militaire. La Pologne par ailleurs n’adhère guère aux principex démocratiquex de l’union économique. Du coup «La Commission européenne a lancé une procédure d’infraction contre la Pologne, par une lettre de notification formelle, à la suite de la publication dans le Journal officiel polonais de la loi sur l’organisation des juridictions de droit commun le vendredi 28 juillet», a annoncé l’exécutif européen dans un communiqué, précisant qu’il donnait un mois à la Pologne pour répondre à sa lettre de mise en demeure. Si la réponse ne satisfait pas la Commission, elle peut alors adresser un «avis motivé» à Varsovie, deuxième étape de la procédure, avant l’éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Varsovie, qui crie au «chantage» de l’UE, n’a pas été pris de court. La Commission avait en effet averti mercredi qu’elle allait déclencher cette procédure d’infraction -engagée contre un État membre qui ne met pas en oeuvre le droit de l’Union et pouvant conduire à des sanctions financières- dès publication officielle de la loi sur les tribunaux ordinaires. Dans une première réaction, le vice-ministre polonais des Affaires étrangères chargé des affaires européennes, Konrad Szymanski, a déclaré à l’agence PAP que la décision de la Commission européenne était «infondée», arguant que, «dans la nouvelle loi sur les tribunaux ordinaires, toutes les garanties de procédure et les moyens de recours seraint appliquées». Au delà, l’exécutif européen a réclamé «instamment» la suspension de la refonte globale du système judiciaire entreprise par les conservateurs au pouvoir, dénoncée par l’opposition comme un «coup d’État rampant» et contestée par des manifestations massives. Lundi dernier, le président polonais Andrzej Duda, pourtant issu du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir, avait certes opposé son veto à deux autres lois controversées -l’une portant sur la Cour suprême et l’autre sur le Conseil national de la magistrature-, accusées de mettre en péril l’indépendance de la justice. Mais ce veto ne concernait pas la réforme sur l’organisation des juridictions de droit commun, officialisée vendredi. La Pologne était déjà dans le viseur de la Commission pour sa réforme, également contestée, de la justice constitutionnelle, qui avait justifié l’ouverture par Bruxelles en 2016 d’une procédure appelée «cadre pour l’Etat de droit», toujours en cours.

Fed : politique moins accommodante et relèvement des taux

Fed : politique moins accommodante et relèvement des taux

 

 

Relèvement d’un quart de point de la fourchette du taux d’intervention (taux des Fed funds), ainsi portée à 1,00%-1,25%, et réduction très progressive des emprunts et créances. Un politique faiblement assez prudente qui tient sans doute compte des incertitudes internationales et d’une croissance américaine encore assez modeste. Comme en Europe.  La Fed n’a pas dit à quelle date elle lancerait la réduction de son bilan. « Nous pourrions mettre cela en oeuvre relativement tôt », s’est contentée de dire la présidente Janet Yellen, lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de deux jours du Comité de politique monétaire (FOMC). Pour l’instant, la Fed réinvestit l’intégralité des titres qu’elle détient arrivant à échéance, ce qui revient à laisser inchangé son bilan, qui atteint un montant record de 4.500 milliards de dollars (4.000 milliards d’euros). La banque centrale explique que le montant des titres non réinvestis sera dans un premier temps de six milliards de dollars par mois pour les Treasuries et qu’il augmentera ensuite par paliers de six milliards tous les trois mois pendant 12 mois jusqu’à atteindre 30 milliards de dollars mensuels. Pour les autres formes de dette publique et pour les MBS, la réduction des réinvestissements sera de quatre milliards de dollars par mois au début, augmentant par paliers trimestriels de quatre milliards pour atteindre 20 milliards de dollars par mois. « Le plan de réduction du bilan est tellement doux et mécanique qu’il ne devrait pas poser problème au marché des Treasuries à long terme et à celui des MBS », a estimé Brian Jacobsen, responsable de la stratégie de portefeuille de Wells Fargo Funds Management. « Elle (la Fed) a frappé un grand coup avec le QE et maintenant elle se retire sur la pointe des pieds, pratiquement sans se faire remarquer ». La Fed a également publié ses dernières prévisions économiques trimestrielles: elle table sur une croissance de 2,2% en 2017, soit un peu plus que sa projection de mars, mais elle a revu en baisse sa prévision d’inflation à 1,7%, alors qu’elle anticipait jusqu’à présent 1,9%. Le tassement de l’inflation au cours des deux derniers mois préoccupe certains responsables de l’institut d’émission qui estiment que le calendrier du resserrement monétaire pourrait en être affecté s’il persistait. Les prix de détail ont accusé une baisse inattendue en mai et l’inflation sous-jacente est restée à peine positive, suivant les données publiées mercredi par le département du Travail. La banque centrale a un objectif d’inflation de 2% et son indicateur privilégié de la hausse des prix est actuellement à 1,5%. La banque centrale anticipe un taux de chômage de 4,3% cette année et de 4,2% en 2018, ce qui sous-entend qu’elle s’attend à ce que le marché du travail soit encore plus tendu l’an prochain.

Médecins généralistes : 25 % en moins

Médecins généralistes : 25 % en moins

Leur nombre a diminué de 8,4 % entre 2007 et 2016, selon les chiffres publiés jeudi 2 juin par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) dans son atlas de la démographie médicale. Liée au non-remplacement d’une partie des départs à la retraite, cette chute « inexorable » et « préoccupante » devrait même se poursuivre jusqu’en 2025 et se traduire par « la perte d’un médecin généraliste sur quatre sur la période 2007-2025 », estime l’ordre. La pénurie affecte aussi bien des territoires ruraux que des zones urbaines. Entre 2007 et 2016, tous les départements français – sauf la Savoie (+1 %) et la Loire-Atlantique (0 %) – ont enregistré une baisse de leur « densité médicale », c’est-à-dire du nombre de médecins rapporté à la populationParis et le département de la Nièvre ont chacun perdu un quart de leurs généralistes au cours de cette période. « Il n’y a pas un département, pas un canton qui ne rencontre pas de problèmes pour trouver un remplacement de médecin de campagne », a souligné, mardi 31 mai, François Baroin, le maire (Les Républicains) de Troyes et président de l’Association des maires de France (AMF). Il avait d’ailleurs choisi de faire de l’accès aux soins le thème « numéro un » du débat d’ouverture du 99e congrès de l’AMF. Car si un numerus clausus longtemps insuffisant explique en partie le phénomène, le manque de candidats est aussi en partie dû aux aspirations des jeunes générations de médecins à exercer leur métier autrement.  Du côté de l’ordre des médecins, on rappelle que les maisons médicales ne constituent pas la solution miracle. « Une page a été tournée, il n’y aura plus un médecin par commune », prévient Patrick Romestaing, l’un des vice-présidents du CNOM. Soulignant les « limites » et les « effets d’aubaine » que peuvent susciter les aides financières, il appelle à mettre fin aux « mesurettes » au profit d’une « vaste réforme » du système. Et notamment à une meilleure découverte du métier de généraliste par les étudiants en médecine. « On demande aujourd’hui aux étudiants de choisir un métier qu’ils ne connaissent pas », explique Emile Frelat, du SNJMG, qui demande que tous les étudiants de deuxième cycle effectuent un stage de six mois en dehors de l’hôpital.

Un état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

Un   état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

 

Nouveau débat un peu surréaliste quant à la nécessité ou non de prolonger l’état d’urgence. Le président de la république propose que la mesure soit encore prolongée jusqu’en novembre et des voix s’élèvent pour protester contre cette mesure considérée comme liberticide. Un nouveau débat de sophistes évidemment car le danger terroriste va continuer d’exister pendant 10 ou 15 ans voire davantage. Certes d’ici quelques temps l’État islamique va disparaître mais le risque sera encore beaucoup plus considérable avec le redéploiement des anciens combattants de Daech et leur capacité à recruter et à mobiliser. Malheureusement les attentats vont continuer voire même s’accroître dans les prochaines années et cela dans toutes les régions du monde. Dès lors il convient bien évidemment de prendre des moyens adaptés pour éviter contre cette nouvelle forme de guerre inédite dont l’objet est de répandre la peur, la mort et de détruire la civilisation occidentale. Faut-il rappeler que la France est sous le régime de l’état d’urgence depuis le 14 novembre 2015, lendemain des attentats commis à Saint-Denis et à Paris, où la salle de spectacles du Bataclan avait été visée. Les attaques avaient fait 130 morts et plus de 400 blessés. L’état d’urgence, qui autorise notamment les perquisitions administratives et les assignations à résidence, a depuis été prolongé à cinq reprises. La prolongation de l’état d’urgence est loin de faire l’unanimité en France. Ses détracteurs jugent cette mesure au mieux inefficace, au pire comme une atteinte aux droits fondamentaux. D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant l’état d’urgence consiste à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revient à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvent  mais qui pensent qu’il faut compléter la mesure, d’autres qui estiment que n’est pas ce nécessaire À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardien du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes. Bref on approuve sans approuver ou on condamne sans vraiment condamner. La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes  sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Macron  veut en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le fait que cette mesure sera bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement devra inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme : Une politique  couvrant le domaine du renseignement, de la sécurité, du pénal et de la défense nationale mais prenant aussi en compte les facteurs explicatifs sociaux et sociétaux qui nourrissent le terreau sur lequel pousse le radicalisme.

STX sous pavillon italien : la moins mauvaise solution ?

STX sous pavillon italien : la moins mauvaise solution ?

 

Comme souvent , ce n’est pas la solution idéale mais la moins mauvaise. Une solution intermédiaire entre la nationalisation promise de façon un peu vite lors d’un débat présidentiel forcément démagogique et le maintien de la solution actuelle qui de toute façon ne pouvait durer avec la faillite du groupe coréen propriétaire.  L’italien Fincantieri devra rester minoritaire (48%)  pendant au moins huit ans et sera accompagné d’un investisseur italien indépendant, la Fundazione CR Trieste, tandis que l’État français, qui détiendra toujours 33 % du capital de STX France, conservera un droit de veto, a déclaré le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue.  STX St Nazaire est une superbe entreprise qui possède un très haut niveau de technicité, des clients et aussi une bonne rentabilité. Cependant le groupe STX, lui est en piteux état financier et risque la liquidation. Reste à savoir si le rachat de St Nazaire ne vise pas seulement qu’à récupérer la clientèle et à délocaliser le moment venu la production et le savoir-faire. D’une certaine manière il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’industrie française et les pouvoirs publics ont évidemment une responsabilité. STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est lui en pleine forme. L’entreprise dispose d’un carnet de commandes très bien rempli, avec 14 paquebots de croisière à construire d’ici 2026.   « Cette décision met fin à une période trouble pénalisante pour les activités de l’entreprise et permet d’envisager avec sérénité l’avenir industriel du site de Saint-Nazaire. Toutefois, j’invite dès à présent la direction de Fincantieri à se rapprocher au plus vite de nos salariés et surtout, de nos clients principaux, dans le but de créer une nouvelle communauté d’intérêt qui veillera à maintenir pour de longues années une grande construction maritime à Saint-Nazaire », a réagi Laurent Castaing, directeur général de STX France.  Tous les syndicats ne partagent pas le même enthousiasme. Du point de vue de la CGT, « il n’y a aucune garantie sur le maintien des emplois et un vrai plan d’embauche massif aux chantiers, comme c’est nécessaire, ni sur les investissements industriels ». Pour le syndicat FO, le montage « est une nationalisation italienne déguisée », car Fincantieri est contrôlée à 75 % par l’Etat italien. « Ça ravive les craintes des salariés et que nous avons sur les carnets de commandes, les emplois en doublon », chez les deux groupes de construction navale. La CFDT se montre plus rassurante. «La nationalisation n’était pas notre tasse de thé», a rappelé Christophe Morel, délégué syndical CFDT. «Aujourd’hui le danger semble écarté avec les garanties obtenues par l’État français donc pour nous c’est plutôt rassurant», a-t-il ajouté.

 

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