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Budget 2018 : moins d’économies

Budget 2018 : moins d’économies

 

Grâce à la légère reprise, le gouvernement a légèrement desserré la contrainte budgétaire 2018 et  a revu à la baisse son plan d’économies pour le projet de loi de finances.  Un objectif d’économies  d’« environ 16 milliards d’euros » d’économies au lieu des 20 milliards d’euros initialement prévus. Le budget se fondera sur une perspective de croissance de 1,7 %.   La reprise est suffisamment solide en France pour permettre au gouvernement de réduire la dépense et les déficits publics sans entraîner d‘effet récessif sur l’économie, et ce dès 2018, selon les ministres de l‘Economie et des Comptes publics. Le gouvernement a ainsi revu aussi en hausse sa prévision de croissance pour 2017, à 1,7% également contre 1,6% prévu jusqu’à présent, pour tenir compte également de l’évolution du consensus des économistes, a-t-on précisé à Bercy.  Le déficit doit être ramené cette année à 3,0%, contre 3,4% fin 2016, et baisser à 2,7% en 2018 selon la trajectoire publiée en juillet, pour tomber à 0,5% à la fin du quinquennat. Selon Les Echos à paraître mardi, la prévision de déficit a été revue à la baisse, à 2,9% du PIB pour 2017, par rapport aux 3% annoncés en juillet. Pour 2018, le quotidien évoque un déficit de 2,6 % au lieu de 2,7%. L‘exercice est rendu délicat par les baisses de charges et d‘impôts promises par Emmanuel Macron, qui ont déjà donné lieu à des aménagements dans le temps pour éviter un dérapage des comptes publics. La transformation du crédit d‘impôt compétitivité emploi en baisse de charges pour les entreprises a ainsi été décalée d‘un an, à 2019, et la suppression de la taxe d‘habitation pour 80% des ménages étalée sur trois ans. Pour les mêmes raisons, en 2018, la suppression des cotisations des salariés pour les assurances chômage et maladie se fera en deux temps (janvier et octobre), ce qui ramènera l‘effort de baisse des prélèvements à dix milliards d‘euros, contre 11 milliards prévu à l‘origine. Gérald Darmanin précise que la dépense publique devrait baisser de l’équivalent de 0,7 point de PIB l‘an prochain, soit près de 16 milliards d‘euros, un objectif là aussi en retrait par rapport à la trajectoire de juillet, qui situait la baisse à 0,9 point de PIB (20 milliards d‘euros). La différence tient à un léger mieux attendu en 2017, avec une croissance supérieure aux attentes initiales, et un effort global légèrement moins prononcé en 2018, la dépense publique devant passer d‘une année sur l‘autre de 54,6% à 53,9% du PIB (contre de 54,7% à 53,8% annoncé en juillet), a-t-on appris de source proche de Bercy . Les infrastructures de transport, les aides à l‘emploi et au logement concentreront les baisses de crédits publics l‘an prochain, a confirmé le ministre. le projet de budget intègrera la réforme de l‘ISF et la création d‘un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital.

Négociation en entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Négociation en  entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Le MEDEF sera très déçu mais pas forcément les petites entreprise car la négociation au sein de l’entreprise sera réservée aux sociétés de moins de 50 salariés. Du coup il est clair que Macron a choisi une réforme « low cost » sans doute pour éviter la mobilisation dans la rue mais qui va globalement décevoir le patronat. Dans son interview au Point, Emmanuel Macron l’annonce, seules les entreprises de moins de 50 salariés pourront négocier sans passer par les syndicats, alors que le Medef espérait porter le seuil à 300. Ce point était le plus important de toute la négociation touchant le code du travail, celui qui risquait de faire basculer l’ensemble des syndicats dans la contestation. Au début de l’été, dans l’ultime série de consultations, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avait d’ailleurs surpris par le ton employé devant les caméras au sortir d’une réunion à Matignon: « Nous tenons à dire que le dialogue social doit passer par les organisations représentatives, sans cela c’est clairement pour nous une ligne rouge qui serait franchie ». Avec ce seuil, le gouvernement va pouvoir affirmer qu’il modifie une règle importante pour 95% des entreprises françaises. Car, comme le rappelle l’Insee, « les PME hors microentreprises comptent en moyenne 27 salariés » et parmi elles, 6 sur 10 emploient moins de vingt salariés. Le Medef et même la CPME, rétorqueront sans doute que ce n’étaient pas ces entreprises qui réclamaient le plus cette réforme. Et que cette liberté accordée n’est réellement efficace sur l’emploi que pour les grosses PME ou les ETI. Le Medef demandait par exemple un seuil de 300 salariés.

Du poulet McDo avec moins d’antibiotiques

Du poulet McDo avec moins d’antibiotiques

Il est clair qu’après avoir mangé un sandwich au poulet chez McDo il n’est pas utile de passer chez le pharmacien pour acheter sa dose d’antibiotiques. Ceci étant,  cette accoutumance aux antibiotiques rend les traitements médicaux de moins en moins efficaces. McDo prévoit donc de remplacer par un peu plus de ketchup la dose d’antibiotiques. On pourrait aussi conseiller à McDo de limiter et même de supprimer le cocktail de produits chimiques, alimentaires et médicamenteux infligés aux poulets par l’élevage industriel. Après avoir déjà pris des mesures semblables aux États-Unis, la chaîne de restauration rapide américaine McDonald’s compte « réduire » au cours des prochaines années le traitement aux antibiotiques des poulets qu’elle sert à travers le monde. « À partir de 2018, nous allons commencer à mettre en œuvre une nouvelle politique sur l’usage d’antibiotiques chez les poulets d’élevage sur l’ensemble des marchés mondiaux », a annoncé le groupe dans un communiqué.  Depuis l’an dernier, McDonald’s ne sert déjà plus de poulet élevé aux antibiotiques dans ses restaurants américains. Mais si le groupe annonce maintenant un plan à l’échelle mondiale, il est moins ambitieux qu’outre-Atlantique puisqu’il ne concerne que les antibiotiques à l’importance jugée la plus cruciale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la médecine humaine. L’élevage intensif des volailles et l’augmentation du nombre de maladies a poussé les éleveurs à utiliser un nombre croissant d’antibiotiques pour éviter que des germes par contamination ne détruisent les élevages. Cet usage intensif a créé chez les volailles des germes qui présentent une antibiorésistance. En conséquence, ONG et organisations de santé estiment que l’utilisation d’antibiotiques, qui permet aussi à la viande de grossir plus vite, diminue l’effet des médicaments sur les consommateurs quand ils ont besoin d’en prendre.


Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Au hit-parade les personnalités mondiales de moins de 40 ans, Emmanuel Macron occupe de manière indiscutable un espace reconnu au plan international. Sans doute sa jeunesse, son intelligence et son parcours fulgurant ont-ils séduit l’opinion internationale. Par contre la cote de popularité du président de la république s’est très rapidement détériorée en France. Un phénomène habituel quand on a connu le haut du sommet juste après une élection gagnante mais cette fois la chute est encore plus importante que celle de Hollande dans le même temps. En cause sans doute, le fait  que les Français ont sans doute surestimé les capacités d’un président de la république et du politique en général face aux mutations de nature  économique, sociale et culturelle et environnementale qui se déroulent  dans l’espace commun du monde.  Finalement les marges de manœuvre sont plus  faibles qu’on ne pense à moins d’imaginer l’avenir du pays comme celui de Cuba du Venezuela. Cette baisse de popularité découle aussi de l’hyper présidentialisation du régime aussi d’un excès de politique de communication. Chaque jour ou presque l’Élysée s’exprime, intervient propose. Du coup, le gouvernement ne joue qu’un rôle accessoire. Il conviendrait sans doute de recadrer les missions des un et des autres. En étant moins présent médiatiquement,  Macron devrait se concentrer sur l’analyse des enjeux et la vision car les Français sont encore loin de s’approprier les facteurs explicatifs de la crise et sa complexité. Le gouvernement, lui, devrait se consacrer aux décisions concrètes c’est-à-dire aux voies et moyens pour accompagner les mutations culturelles. En attendant, Emmanuel Macon peut se réjouir de sa cote de popularité qui se traduit dans ce classement « 40 Under 40″, notamment pour avoir « endigué la montée du nationalisme en France », ou encore « détruit le système bipartite qui gouvernait le pays depuis des générations ».

 

Pologne : de moins en moins européenne

Pologne : de moins en moins européenne

 

On sait que la Pologne qui bénéficie d’énormes soutiens financiers de l’Europe nest guère reconnaissante par exemple quand elle choisit d’acheter du matériel à l’étranger plutôt qu’en Europe notamment dans le domaine de l’aviation militaire. La Pologne par ailleurs n’adhère guère aux principex démocratiquex de l’union économique. Du coup «La Commission européenne a lancé une procédure d’infraction contre la Pologne, par une lettre de notification formelle, à la suite de la publication dans le Journal officiel polonais de la loi sur l’organisation des juridictions de droit commun le vendredi 28 juillet», a annoncé l’exécutif européen dans un communiqué, précisant qu’il donnait un mois à la Pologne pour répondre à sa lettre de mise en demeure. Si la réponse ne satisfait pas la Commission, elle peut alors adresser un «avis motivé» à Varsovie, deuxième étape de la procédure, avant l’éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Varsovie, qui crie au «chantage» de l’UE, n’a pas été pris de court. La Commission avait en effet averti mercredi qu’elle allait déclencher cette procédure d’infraction -engagée contre un État membre qui ne met pas en oeuvre le droit de l’Union et pouvant conduire à des sanctions financières- dès publication officielle de la loi sur les tribunaux ordinaires. Dans une première réaction, le vice-ministre polonais des Affaires étrangères chargé des affaires européennes, Konrad Szymanski, a déclaré à l’agence PAP que la décision de la Commission européenne était «infondée», arguant que, «dans la nouvelle loi sur les tribunaux ordinaires, toutes les garanties de procédure et les moyens de recours seraint appliquées». Au delà, l’exécutif européen a réclamé «instamment» la suspension de la refonte globale du système judiciaire entreprise par les conservateurs au pouvoir, dénoncée par l’opposition comme un «coup d’État rampant» et contestée par des manifestations massives. Lundi dernier, le président polonais Andrzej Duda, pourtant issu du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir, avait certes opposé son veto à deux autres lois controversées -l’une portant sur la Cour suprême et l’autre sur le Conseil national de la magistrature-, accusées de mettre en péril l’indépendance de la justice. Mais ce veto ne concernait pas la réforme sur l’organisation des juridictions de droit commun, officialisée vendredi. La Pologne était déjà dans le viseur de la Commission pour sa réforme, également contestée, de la justice constitutionnelle, qui avait justifié l’ouverture par Bruxelles en 2016 d’une procédure appelée «cadre pour l’Etat de droit», toujours en cours.

Fed : politique moins accommodante et relèvement des taux

Fed : politique moins accommodante et relèvement des taux

 

 

Relèvement d’un quart de point de la fourchette du taux d’intervention (taux des Fed funds), ainsi portée à 1,00%-1,25%, et réduction très progressive des emprunts et créances. Un politique faiblement assez prudente qui tient sans doute compte des incertitudes internationales et d’une croissance américaine encore assez modeste. Comme en Europe.  La Fed n’a pas dit à quelle date elle lancerait la réduction de son bilan. « Nous pourrions mettre cela en oeuvre relativement tôt », s’est contentée de dire la présidente Janet Yellen, lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de deux jours du Comité de politique monétaire (FOMC). Pour l’instant, la Fed réinvestit l’intégralité des titres qu’elle détient arrivant à échéance, ce qui revient à laisser inchangé son bilan, qui atteint un montant record de 4.500 milliards de dollars (4.000 milliards d’euros). La banque centrale explique que le montant des titres non réinvestis sera dans un premier temps de six milliards de dollars par mois pour les Treasuries et qu’il augmentera ensuite par paliers de six milliards tous les trois mois pendant 12 mois jusqu’à atteindre 30 milliards de dollars mensuels. Pour les autres formes de dette publique et pour les MBS, la réduction des réinvestissements sera de quatre milliards de dollars par mois au début, augmentant par paliers trimestriels de quatre milliards pour atteindre 20 milliards de dollars par mois. « Le plan de réduction du bilan est tellement doux et mécanique qu’il ne devrait pas poser problème au marché des Treasuries à long terme et à celui des MBS », a estimé Brian Jacobsen, responsable de la stratégie de portefeuille de Wells Fargo Funds Management. « Elle (la Fed) a frappé un grand coup avec le QE et maintenant elle se retire sur la pointe des pieds, pratiquement sans se faire remarquer ». La Fed a également publié ses dernières prévisions économiques trimestrielles: elle table sur une croissance de 2,2% en 2017, soit un peu plus que sa projection de mars, mais elle a revu en baisse sa prévision d’inflation à 1,7%, alors qu’elle anticipait jusqu’à présent 1,9%. Le tassement de l’inflation au cours des deux derniers mois préoccupe certains responsables de l’institut d’émission qui estiment que le calendrier du resserrement monétaire pourrait en être affecté s’il persistait. Les prix de détail ont accusé une baisse inattendue en mai et l’inflation sous-jacente est restée à peine positive, suivant les données publiées mercredi par le département du Travail. La banque centrale a un objectif d’inflation de 2% et son indicateur privilégié de la hausse des prix est actuellement à 1,5%. La banque centrale anticipe un taux de chômage de 4,3% cette année et de 4,2% en 2018, ce qui sous-entend qu’elle s’attend à ce que le marché du travail soit encore plus tendu l’an prochain.

Médecins généralistes : 25 % en moins

Médecins généralistes : 25 % en moins

Leur nombre a diminué de 8,4 % entre 2007 et 2016, selon les chiffres publiés jeudi 2 juin par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) dans son atlas de la démographie médicale. Liée au non-remplacement d’une partie des départs à la retraite, cette chute « inexorable » et « préoccupante » devrait même se poursuivre jusqu’en 2025 et se traduire par « la perte d’un médecin généraliste sur quatre sur la période 2007-2025 », estime l’ordre. La pénurie affecte aussi bien des territoires ruraux que des zones urbaines. Entre 2007 et 2016, tous les départements français – sauf la Savoie (+1 %) et la Loire-Atlantique (0 %) – ont enregistré une baisse de leur « densité médicale », c’est-à-dire du nombre de médecins rapporté à la populationParis et le département de la Nièvre ont chacun perdu un quart de leurs généralistes au cours de cette période. « Il n’y a pas un département, pas un canton qui ne rencontre pas de problèmes pour trouver un remplacement de médecin de campagne », a souligné, mardi 31 mai, François Baroin, le maire (Les Républicains) de Troyes et président de l’Association des maires de France (AMF). Il avait d’ailleurs choisi de faire de l’accès aux soins le thème « numéro un » du débat d’ouverture du 99e congrès de l’AMF. Car si un numerus clausus longtemps insuffisant explique en partie le phénomène, le manque de candidats est aussi en partie dû aux aspirations des jeunes générations de médecins à exercer leur métier autrement.  Du côté de l’ordre des médecins, on rappelle que les maisons médicales ne constituent pas la solution miracle. « Une page a été tournée, il n’y aura plus un médecin par commune », prévient Patrick Romestaing, l’un des vice-présidents du CNOM. Soulignant les « limites » et les « effets d’aubaine » que peuvent susciter les aides financières, il appelle à mettre fin aux « mesurettes » au profit d’une « vaste réforme » du système. Et notamment à une meilleure découverte du métier de généraliste par les étudiants en médecine. « On demande aujourd’hui aux étudiants de choisir un métier qu’ils ne connaissent pas », explique Emile Frelat, du SNJMG, qui demande que tous les étudiants de deuxième cycle effectuent un stage de six mois en dehors de l’hôpital.

Un état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

Un   état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

 

Nouveau débat un peu surréaliste quant à la nécessité ou non de prolonger l’état d’urgence. Le président de la république propose que la mesure soit encore prolongée jusqu’en novembre et des voix s’élèvent pour protester contre cette mesure considérée comme liberticide. Un nouveau débat de sophistes évidemment car le danger terroriste va continuer d’exister pendant 10 ou 15 ans voire davantage. Certes d’ici quelques temps l’État islamique va disparaître mais le risque sera encore beaucoup plus considérable avec le redéploiement des anciens combattants de Daech et leur capacité à recruter et à mobiliser. Malheureusement les attentats vont continuer voire même s’accroître dans les prochaines années et cela dans toutes les régions du monde. Dès lors il convient bien évidemment de prendre des moyens adaptés pour éviter contre cette nouvelle forme de guerre inédite dont l’objet est de répandre la peur, la mort et de détruire la civilisation occidentale. Faut-il rappeler que la France est sous le régime de l’état d’urgence depuis le 14 novembre 2015, lendemain des attentats commis à Saint-Denis et à Paris, où la salle de spectacles du Bataclan avait été visée. Les attaques avaient fait 130 morts et plus de 400 blessés. L’état d’urgence, qui autorise notamment les perquisitions administratives et les assignations à résidence, a depuis été prolongé à cinq reprises. La prolongation de l’état d’urgence est loin de faire l’unanimité en France. Ses détracteurs jugent cette mesure au mieux inefficace, au pire comme une atteinte aux droits fondamentaux. D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant l’état d’urgence consiste à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revient à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvent  mais qui pensent qu’il faut compléter la mesure, d’autres qui estiment que n’est pas ce nécessaire À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardien du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes. Bref on approuve sans approuver ou on condamne sans vraiment condamner. La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes  sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Macron  veut en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le fait que cette mesure sera bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement devra inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme : Une politique  couvrant le domaine du renseignement, de la sécurité, du pénal et de la défense nationale mais prenant aussi en compte les facteurs explicatifs sociaux et sociétaux qui nourrissent le terreau sur lequel pousse le radicalisme.

STX sous pavillon italien : la moins mauvaise solution ?

STX sous pavillon italien : la moins mauvaise solution ?

 

Comme souvent , ce n’est pas la solution idéale mais la moins mauvaise. Une solution intermédiaire entre la nationalisation promise de façon un peu vite lors d’un débat présidentiel forcément démagogique et le maintien de la solution actuelle qui de toute façon ne pouvait durer avec la faillite du groupe coréen propriétaire.  L’italien Fincantieri devra rester minoritaire (48%)  pendant au moins huit ans et sera accompagné d’un investisseur italien indépendant, la Fundazione CR Trieste, tandis que l’État français, qui détiendra toujours 33 % du capital de STX France, conservera un droit de veto, a déclaré le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue.  STX St Nazaire est une superbe entreprise qui possède un très haut niveau de technicité, des clients et aussi une bonne rentabilité. Cependant le groupe STX, lui est en piteux état financier et risque la liquidation. Reste à savoir si le rachat de St Nazaire ne vise pas seulement qu’à récupérer la clientèle et à délocaliser le moment venu la production et le savoir-faire. D’une certaine manière il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’industrie française et les pouvoirs publics ont évidemment une responsabilité. STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est lui en pleine forme. L’entreprise dispose d’un carnet de commandes très bien rempli, avec 14 paquebots de croisière à construire d’ici 2026.   « Cette décision met fin à une période trouble pénalisante pour les activités de l’entreprise et permet d’envisager avec sérénité l’avenir industriel du site de Saint-Nazaire. Toutefois, j’invite dès à présent la direction de Fincantieri à se rapprocher au plus vite de nos salariés et surtout, de nos clients principaux, dans le but de créer une nouvelle communauté d’intérêt qui veillera à maintenir pour de longues années une grande construction maritime à Saint-Nazaire », a réagi Laurent Castaing, directeur général de STX France.  Tous les syndicats ne partagent pas le même enthousiasme. Du point de vue de la CGT, « il n’y a aucune garantie sur le maintien des emplois et un vrai plan d’embauche massif aux chantiers, comme c’est nécessaire, ni sur les investissements industriels ». Pour le syndicat FO, le montage « est une nationalisation italienne déguisée », car Fincantieri est contrôlée à 75 % par l’Etat italien. « Ça ravive les craintes des salariés et que nous avons sur les carnets de commandes, les emplois en doublon », chez les deux groupes de construction navale. La CFDT se montre plus rassurante. «La nationalisation n’était pas notre tasse de thé», a rappelé Christophe Morel, délégué syndical CFDT. «Aujourd’hui le danger semble écarté avec les garanties obtenues par l’État français donc pour nous c’est plutôt rassurant», a-t-il ajouté.

 

« Fillon est écouté » (Ciotti)… mais de moins en moins !

« Fillon est écouté »  (Ciotti)… mais de moins en moins !

 

L’inénarrable Ciotti qui ne manque pas une occasion de parler- surtout les dimanches et jours de fêtes quand les leaders sont en week-end a solennellement déclaré que Fillon était écouté. Enfin probablement, reprenant ainsi les propos de la voix de son maître ajoutant avec l’enflure de la rhétorique qui le caractérise : « mais dans quelle démocratie est-on ? ». Bref la théorie du complot, pas du complot forcément de l’Élysée mais du complot des électeurs. Effectivement Fillon est de moins en moins écouté par  les électeurs puisqu’il plafonne depuis des semaines à 17 ou 18 % dans les intentions de vote. Fillon a donc tout lieu d’être inquiet car lorsqu’on a des amis comme Ciotti,  il n’est nul besoin de chercher à avoir des ennemis supplémentaires. Notons par ailleurs qu’aucun des grands responsables des républicains n’adhère à cette fameuse théorie du complot, il faut des seconds couteaux comme Ciotti  pour défendre l’indéfendable notamment à propos des costards offerts par un généraux donateur.

« Je crois qu’aujourd’hui, il y a depuis deux mois, une transformation permanente d’un système médiatique en une forme de procureur, qui s’est substitué à la justice et ça, je crois que ça traduit une dérive à l’encontre de François Fillon » avait déclaré Ciotti.

La probabilité que François Fillon soit sur écoute est « extrêmement forte », a donc indiqué  dimanche Eric Ciotti, soutien du candidat Les Républicains à l’élection présidentielle. L’ancien Premier ministre a dit samedi à des journalistes qu’il était probable qu’il ait été placé sur écoute dans le cadre de l’enquête judiciaire le concernant et qu’il était donc possible que François Hollande soit informé de ses communications, selon un compte rendu publié par Le Figaro. « On est dans une situation où il est probable que compte tenu des procédures judiciaires je sois sur écoute quand j’apprends que le président se fait remonter les résultats des écoutes judiciaires à l’Elysée », a dit François Fillon selon Le Figaro. « Cela veut dire que le président de la République peut potentiellement écouter un candidat à l’élection présidentielle. Mais attendez, on est dans quelle démocratie, là ? », aurait-il ajouté. Ces propos font suite à l’accusation portée par François Fillon contre François Hollande d’avoir manœuvré contre lui au moyen d’un « cabinet noir ». Interrogé sur d’éventuelles écoutes lors de l’émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos, Eric Ciotti a déclaré dimanche: « C’est une probabilité extrêmement forte, d’ailleurs qui peut être autorisée dans le cadre des procédures judiciaires qui sont en cours. Il n’y aurait pas d’illégalité juridique mais il y aurait, une fois de plus, un scandale démocratique. » « Je n’ai pas d’élément mais, compte tenu de tout ce qui s’est passé depuis deux mois, et des procédures (…), c’est assez probable », a-t-il ajouté. Dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon a été mis en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de bien sociaux, et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. L’enquête a ensuite été élargie aux chefs d’escroquerie aggravée et de faux et usage de faux.

Etude COE-Rexecode: programme Fillon, le meilleur ? mais le moins applicable

Etude COE-Rexecode: programme Fillon,  le meilleur ?  mais le moins applicable

 

Selon une étude de COE-Rexecode  le programme de François Fillon serait le plus efficace à la fois pour relancer la croissance et réduire les déficits. Rappelons cependant que Rexecode est  l’émanation du Medef dont le président Gattaz s’est nettement prononcé en faveur de Fillon. Possible que les mesures que propose François Fillon puissent être les plus efficaces. Reste à savoir si elles sont réellement applicables ; sans doute pas ; car nombre de mesures serait susceptible de créer un désordre social sans précédent qui affecterait alors l’économie. Par ailleurs compte tenu des affaires qu’ils traînent, Fillon ne disposerait d’aucune autorité pour imposer aux pays entier une rigueur dont il s’exonère.  À noter que l’institut d’études considère que les programmes de Marine Le Pen  Mélenchon conduiraient à une catastrophe financière dont les conséquences ne sont même pas quantifiables tellement elles seraient considérables. S’il est clair que le redressement progressif des équilibres financiers est une voie de passage obligé reste qu’un programme politique est nécessairement donc compromis entre les nécessités économiques et la capacité sociale à y adhérer.  Le cabinet d’analyses économiques de sensibilité libérale a évalué les programmes des cinq grands candidats et conclut que seul celui de François Fillon (Les Républicains) permet de respecter les engagements budgétaires européens de la France. Selon COE-Rexecode, il permettrait de créer 1,5 million d’emplois, de porter la croissance de l’économie française à environ 2% chaque année entre 2020 et 2022, de ramener le déficit public sous la limite européenne de 3% du produit intérieur brut en 2020 et à 1,4% en 2022. L’institut estime que le programme d’Emmanuel Macron ne permettrait pas ramener le déficit sous 3%, alors qu’il s’est engagé à le faire. Les impératifs économiques  et la  capacité d’adhésion sociale a un plan de redressement OE-Rexecode applique en conséquence une mesure correctrice qui permettrait au candidat d’En Marche ! de tenir cet engagement, en durcissant les règles des retraites. En tenant compte de cette mesure, près de 1,1 million d’emplois seraient créés mais la croissance de l’économie n’accélèrerait que jusqu’à 1,3% en 2021 et 2022, le déficit public ne revenant sous 3% qu’en 2022.La création d’un service militaire obligatoire d’un mois annoncé samedi par Emmanuel Macron n’est pas retenu dans l’analyse. COE-Rexecode applique au programme de Benoît Hamon un ensemble de mesures correctrices que le candidat socialiste pourrait prendre pendant son quinquennat pour enrayer la dérive non soutenable des finances publiques qu’entraînera selon eux son projet – abandon de toute deuxième phase du revenu universel, arrêt à partir de 2019 des investissements et des recrutements prévus, reforme des retraites et hausse des prélèvements obligatoires. Avec ces mesures correctrices, quelque 370.000 emplois seraient créés, l’économie se contracterait en 2019 et en 2020, avant d’accélérer à 0,5% en 2021 et 0,8% en 2022, le déficit public atteignant 3,3% en 2019 et 2020, puis 3,7% en 2021 et 3,9% en 2022. Les programmes de Marine Le Pen (Front national) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) se distinguent des autres en prévoyant une rupture avec les engagements de la France et une sortie de l’euro. Pour l’un et l’autre, « l’hypothèse est que le scénario du programme bascule vers un scénario de crise monétaire violente », écrit COE-Rexecode. « Pour éviter le risque de déroute financière, une politique nouvelle, antinomique avec le programme initial s’impose alors. L’alternative est une fuite en avant que nous ne savons pas décrire. »

BCE : la politique accommodante jusqu’à fin 2017 au moins

BCE : la politique  accommodante jusqu’à fin 2017 au moins

 

 

En dépit des critiques allemandes la BCE poursuivra sa politique accommodante le temps nécessaire, c’est-à-dire jusqu’à fin 2017 voire au-delà certes. Certes l’inflation s’inscrit dans une tendance à la hausse puisqu’on prévoit 1,7 % en 2017, 1,6 % en 20181,7% en 2019. Or on sait que l’objectif de la BCE est d’atteindre une inflation de 2 %. Le risque inflationniste ne menaçant pas la banque centrale a décidé de maintenir ses taux au niveau actuel pour soutenir la croissance. Ceci étant les taux réels risquent  cependant d’augmenter du fait du relèvement de la banque centrale américaine. La Banque centrale européenne (BCE) a toutefois t laissé jeudi sa politique monétaire inchangée mais la tonalité un peu moins accommodante de son président au cours de sa traditionnelle conférence de presse s’est traduite par une appréciation de l’euro et une remontée des rendements obligataires qui a bénéficié aux valeurs financières. Mario Draghi a souligné que la mention stipulant que le conseil des gouverneurs utiliserait tous les moyens à sa disposition en cas de besoin pour atteindre ses objectifs, qui figurait jusqu’à présent dans sa déclaration introductive, avait été supprimée. « Cela a été supprimé (…) pour indiquer fondamentalement qu’il n’y a plus un sentiment d’urgence à prendre de nouvelles mesures (…) comme cela avait été motivé par les risques de déflation. Cela a été l’évaluation du conseil des gouverneurs », a déclaré Mario Draghi lors de sa conférence de presse. « Je dirais que les risques de déflation ont largement disparu. Les anticipations d’inflation sur les marchés financiers ont sensiblement augmenté », a-t-il ajouté. L’euro s’est apprécié après ces propos, repassant momentanément au-dessus de 1,06 dollar, tandis que le rendement des emprunts d’Etat allemands à 10 ans a pris 5 points de base à 0,43%. Les Bourses européennes ont effacé leurs pertes à la faveur de la hausse des valeurs financières. En Allemagne, l’institut d’études économiques IFOP et la fédération bancaire allemande BdB ont appelé ce jeudi la BCE à cesser de stimuler l’économie à coup de mesures monétaires, arguant du fait que l’inflation de la zone euro a atteint le mois dernier son objectif d’une hausse proche de 2% l’an. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait aussi plaidé pour un « début de sortie en temps opportun » de la politique monétaire ultra-accommodante. La BCE a toutefois laissé ses taux directeurs inchangés et a confirmé la prolongation de son programme d’achats d’actifs jusqu’à la fin de l’année bien qu’à un rythme ralenti de 60 milliards d’euros par mois à compter d’avril contre 80 milliards actuellement, comme annoncé en décembre. Mario Draghi a fait état d’un relèvement des prévisions d’inflation de la BCE pour cette année et l’année prochaine tout en prévenant que cela ne modifiait pas le contexte d’ensemble.

Croissance française 2016 : encore moins qu’en 2015

Croissance française 2016 : encore moins qu’en 2015

Ce devait être l’année de la reprise et de l’inversion du chômage, ce sera encore moins bien qu’en 2015 en ce qui concerne la croissance. La croissance de l’économie française a atteint 0,4% au quatrième trimestre 2016 et s’est donc établie à 1,1% sur l’ensemble de l’année, selon une deuxième estimation publiée, ce mardi, par l’Insee. Ces chiffres sont conformes aux premières estimations de l’Insee rendues publiques le 31 janvier. Au quatrième trimestre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a accéléré après la légère hausse de 0,2% au cours des trois mois précédents. Mais ces chiffres, pour 2016, sont inférieurs de 0,1 point par rapport à 2015 où la croissance avait atteint 1,2%. En outre, la hausse de 2016, dernière année pleine du quinquennat de François Hollande, est inférieure de 0,3 point à la prévision du gouvernement, qui avait réajusté sa prévision de 1,5% à 1,4% à l’automne. Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages ont accéléré en 2016, augmentant de 1,8% après une progression de 1,5% en 2015, portées «notamment par les achats en biens d’équipement du logement au premier semestre», selon l’Insee. De même, l’investissement s’est mieux porté, en particulier celui des entreprises qui a crû de 4% l’an dernier, après une hausse de 2,7% en 2015. Il a notamment accéléré au quatrième trimestre après deux trimestres plus moroses, les chefs d’entreprise ayant anticipé la fin du dispositif de suramortissement fiscal sur les investissements productifs, prévue en avril. Mais l’investissement des administrations publiques a pour sa part continué de reculer, mais à un rythme nettement moins fort qu’en 2015 (-0,6% contre -3,9%). Les exportations ont marqué le pas, ne progressant que de 1,1% en 2016 contre une hausse de 6% un an auparavant. Les importations ont également ralenti, mais moins fort que les exportations (+3,7% après +6,4%), ce qui explique que le solde extérieur a pesé davantage sur la croissance en 2016 qu’en 2015 (-0,8 point après -0,3 point). La production a, de son côté, augmenté un peu plus qu’en 2015 (+1,4% après +1,3%), rebondissant notamment dans la construction. Mais la production agricole a fortement diminué (-5,7% après -2,2%), «en raison de conditions climatiques défavorables» selon l’Insee, ce qui a particulièrement pesé sur la croissance. Selon l’Insee, la croissance de l’économie française devrait augmenter de 0,4% aux premier et deuxième trimestre 2017.

 

Explosion des CDD de moins d’un mois

Explosion des  CDD de moins d’un mois

Pour les nouvelles embauches, de plus en plus de CDD, de plus en plus courts et qui débouchent de moins en moins sur des CDI. Le résultat du coût du travail aussi des incertitudes économiques.  Le nombre des embauches en CDD de moins d’un mois a progressé de 166% en quinze ans et ces contrats débouchent de moins en moins sur un CDI. C’est le constat majeur qui ressort de deux études distinctes, l’une de l’Unédic, l’autre de France Stratégie, que l’AFP a pu consulter. Selon les données collectées par l’assurance-chômage, de 2000 à 2016, les embauches en CDD d’un mois ou moins sont passées d’un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions, tandis que celles de plus d’un mois n’ont pas bougé (environ 1 million). Ce document a été présenté aux partenaires sociaux mercredi 25 janvier lors d’une réunion de diagnostic du marché du travail, préalable à une éventuelle reprise des négociations sur l’assurance chômage.  Malgré cette tendance au raccourcissement des CDD, la part globale de ces contrats dans l’emploi reste stable sur cette période, à 9%, alors que les CDI représentent 76% de l’emploi total. Arts et spectacles, édition et audiovisuel, activités pour la santé, hôtellerie-restauration, immobilier et enseignement privé notamment sont les secteurs qui ont eu, en 2012, le plus recours à des contrats de moins d’un mois, voire quelques jours. L’étude de l’Unédic, qui gère l’assurance chômage, souligne aussi le « poids croissant » de la réembauche. En 2012, 84% des CDD de moins d’un mois étant des réembauches par un ancien employeur. « Dans certains secteurs, certains employeurs s’entendent implicitement avec leurs salariés sur la possibilité d’embauches successives avec parfois des engagements d’exclusivité », observe l’Unédic, sans plus de précisions.

Perspectives économiques 2017 : un alignement des planètes moins favorables

 

Perspectives économiques 2017 : un alignement des planètes moins favorables

 

Bien qu’il soit toujours difficile d’esquisser des scénarios économiques même à court et moyen terme, il n’empêche que l’environnement risque d’être moins favorable en 2017 qu’en  2016,  année pourtant de croissance molle pour l’Europe et notamment la France. Premier élément mais pas le plus fondamental celui du redressement des matières premières en particulier du pétrole. Un pétrole qui était monté à 100 $ le baril et qui a chuté à 30 ou 40 mais qui se redresse lentement. Toutefois faute d deux dynamisme de l’activité internationale (notamment de la Chine), on peut penser que le prix du pétrole se stabilisera autour de 60 $ le baril ; une augmentation modeste mais cependant suffisante pour affecter les coûts de production. Second élément important celui-là, la fin sans doute des taux zéro. Le processus est enclenché aux États-Unis du fait de la bonne tenue économique et du redressement de l’emploi. La BCE va sans doute tenter de résister mais elle sera bien contrainte de modifier sa politique accommodante en matière de taux car nombre de pays européens ont besoin de ressources pour combler leurs déséquilibres budgétaires. Les taux pourraient remonter de 1 à 2 %. Une augmentation qui paraît faible mais qui est à mettre en relation avec une inflation qui demeurera encore insignifiante au cours de l’année 2017. Cette faible inflation demeurera par contre encore un atout pour la compétitivité. Autre élément à prendre en compte la baisse significative de l’euro qui a perdu une grande partie de sa valeur pour atteindre pratiquement la parité avec le dollar. Une sorte de dévaluation qui ne dit pas son nom mais qui permet de renforcer la compétitivité des exportations sans pour autant générer d’inflation excessive. Parmi les facteurs qui risquent de peser sur l’environnement économique : les changements politiques en cours en Europe et dans le monde. Au plan international,  les incertitudes viennent surtout de la politique du nouveau président américain qui a à peu près tout promis et son contraire. En Grande-Bretagne la question du brexit sera officiellement posée en 2017 et ses effets sont difficiles à mesurer tellement les hypothèses de sortie de l’union européenne sont encore floues et contradictoires. L’Allemagne et la France connaîtront des élections qui vont hypothéquer la confiance pendant une grande partie de l’année et paralyser un peu plus  l’Europe. Dernier sujet d’interrogation l’évolution du contenu des traités commerciaux internationaux passés et à venir. L’alignement des planètes en 2017 sera loin d’être aussi favorable qu’en 2016 même si l’Europe et la France ont été peu capables de valoriser cet environnement. Le plus à craindre c’est que les acteurs économiques devant ses différentes incertitudes choisissent encore l’attentisme en particulier en matière d’investissement déjà très faiblard en France. Dans cet environnement,  l’emploi évoluera peu aux dires mêmes des institutions officielles, pire il est probable qu’on préférera accentuer encore les emplois précaires par rapport au CDI d’autant qu’une réforme CDD CDI est attendue en milieu de 2017.

Les Français travaillent déjà 39 heures par semaine mais moins que les autres européens

Les Français travaillent déjà 39 heures par semaine mais moins que les autres européens

 

Curieusement le ministère du travail fait savoir que la durée effective de travail dépasse déjà 39 heures par semaine sans doute pour désamorcer le débat à propos des 35 heures. Reste que la France est le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

Croissance France : 1..2% en 2016 et encore moins en 2017

Croissance France : 1..2% en 2015 et encore moins en 2017

L’INSEE s’est trompé sur se prévisions de croissance .L’institut  prévoyait 1,6%  pour 2015 faudra, il  se contenter de 1.2% pour 2016 ( et 1% en 2017) .  en cause, le ralentissement du commerce international qui a pesé sur les exportations. Aussi le tourisme gravement affecté par les attentats. Il faut aussi prendre en considération les nombreuses perturbations, grèves, manifestations qui ont posé sur la croissance à l’occasion des discussions sur la loi travail. Les productions agricoles médiocres en raison du climat ont également contribué à affaiblir l’activité générale. Il faudrait ajouter le climat politique délétère notamment le manque de confiance qui a aussi amputé la croissance. Au total la France fera moins bien que la moyenne européenne (autour de 1,5 %). « Nous avons été clairement déçus par l’évolution de la croissance en 2016 puisque nous attendions bien mieux en juin. Et lorsque l’on regarde, le principal moteur qui a lâché reste les exportations, qui ont progressé de 0,6% en 2016 contre 6% en 2015″, reconnaît Dorian Roucher, chef de la division synthèse conjoncturelle à l’Insee. »Le commerce mondial est beaucoup moins favorable, il devrait augmenter de 1,2% cette année alors qu’il progressait de 6% par an dans les années 2000″, ajoute-t-il.  La France a notamment pâti d’une année très noire sur le plan touristique. Autre élément imprévu: une météo exécrable qui a entraîné de piteuses vendanges, de médiocres récoltes de céréales mais aussi de fruits. Il faut remonter à 2003 pour observer un recul de la production agricole aussi marqué que celui de cette année (-6,3%). A lui seul, il a coûté 0,2 point de croissance à la France.

Retraites non-salariés : moins de 1200 euros

Retraites  non-salariés : moins de 1200 euros

Une différence en moyenne de 200 euros en faveur des retraites non salariés par rapport aux autres  retraités. . Il s’agit évidemment de moyenne qui efface la dispersion des écarts et évidemment ne prend pas en compte la qualification et la responsabilité ;  La pension moyenne de base des salariés s’élève à 1.066 euros par mois, selon les chiffres de l’Assurance retraite. Notons cependant qu’environ un million de personnes ne reçoivent qu’une   pension de réversion d’environ 300 euros.  Sur les 13,82 millions de retraités du privé recensés par la Cnav (caisse nationale d’assurance vieillesse) au 30 septembre 2015, la grande majorité (11 millions) perçoit des pensions de droit direct, c’est-à-dire en échange de leurs années cotisées.  En moyenne, ces retraités touchent 664 euros par mois, que leur carrière soit complète ou non, avant prélèvements sociaux et hors régimes complémentaires. Pour ceux qui profitent du taux plein (carrière complète), le montant mensuel de la pension atteint en moyenne 1.066 euros. Il faut ensuite ajouter à ce montant les pensions versées par les régimes de retraite complémentaire Agirc et Arrco, qui peuvent représenter jusqu’à plus de la moitié de la pension complète pour les cadres. Près de deux millions de personnes (1,9 million) bénéficient à la fois d’un droit direct et d’un droit dérivé (pensions de réversion versées aux veufs et veuves), pour un montant moyen mensuel de 805 euros pour toutes les carrières, et de 1.094 euros pour les carrières complètes. Un peu moins d’un million de retraités (820.000) ne touchent qu’une pension de réversion du régime général de 287 euros par mois en moyenne environ. La Cnav recense en outre 4,9 millions de bénéficiaires du minimum contributif, attribué aux pensionnés ayant droit à une retraite à taux plein mais ayant perçu des salaires trop modestes pour leur apporter une pension suffisante. On compte par ailleurs quelque 429.000 allocataires du minimum vieillesse alloué aux personnes ayant peu ou pas cotisé. Au total, d’octobre 2014 à septembre 2015, l’Assurance retraite a versé 109,65 milliards d’euros de prestations, dont 9,24 milliards en septembre 2015 et avec un pic à 9,33 milliards en mars. Pour les non salariés la situation moyenne semble un peu meilleure selon une récente étude de la Drees, le service statistiques du ministère des Affaires sociales qui, il est vrai, porte sur des données datant de la fin 2012. Les retraités anciens non-salariés retenus dans le champ de l’étude sont 3,1 millions, soit 21% des 15,3 millions de retraités de droit direct, tous régimes confondus, vivant en France ou à l’étranger. Il s’agit de retraités des régimes de la Mutualité sociale agricole (MSA), du régime social des indépendants (RSI), des régimes des professions libérales de la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) et de la Caisse national des barreaux français (CNBF). Cependant, il faut tout de suite noter que sur ce total de 3,2 millions de retraités, seuls 18% ont travaillé pendant toute leur carrière dans un même régime – ce que l’on appelle les unipensionnés -, il s’agit essentiellement d’anciens non-salariés agricoles. A l’inverse, la quasi-totalité des retraités de deux branches du RSI sont des polypensionnés (97% des artisans et 94% des commerçants). Tandis que dans les régimes des professions libérales, leur part est de 87%. En outre, conséquences de carrières diverses, seule la moitié des retraités anciens non-salariés (49%) ont un régime de non-salariés comme régime de retraite principal, c’est – à-dire celui dans lequel ils ont validé le plus de trimestres. Ils sont 47% à avoir pour régime de retraite de base principal un régime salarié et pour 41%, il s’agit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Dans ces conditions, les anciens non-salariés perçoivent une pension moyenne de droit direct de 1.169 euros tous régimes confondus (en brut, avant paiement CSG et CRDS), dont la moitié (51%), toujours en moyenne, est versée au titre d’un ancien travail salarié. En France, le montant moyen de la pension de retraite est de 1.282 euros pour l’ensemble des retraités.

 

Moins de chômage et plus de croissance avec Uber et Airbnb !!! (Coface)

Moins de chômage et plus de croissance avec Uber et Airbnb !!! (Coface)

 

Une évaluation au doigt mouillé et très surprenante de la Coface (ancien établissement public aujourd’hui privatisé et contrôlé par un groupe bancaire) ; La Coface qui considère que Uber et Airbnb  a permis de limiter le chômage et de soutenir la croissance. D’abord on peut s’étonner qu’une institution (maintenant privatisée)  dont l’objet est surtout d’apporter des garanties pour soutenir les exportations françaises se lance maintenant dans l’évaluation de politiques économiques intérieures, en la circonstance  celle des taxis et de la location d’appartement. Pas vraiment une compétence connue de la Coface. En outre surtout ce type d’évaluation est toujours très approximatif voir même impossible en raison de l’absence de période de référence. Il faudrait comparer la même période (et non deux périodes différentes) avec Uber et Airbnb  et sans. En fait il s’agit surtout d’un plaidoyer pour éviter de taxer les deux secteurs visés et plus généralement de militer contre leur régulation. D’après la Coface Uber et Airbnb seraient  bénéfiques pour l’économie française. Telle est la conclusion inattendue d’une étude de la Coface, dévoilée ce mardi, sur l’ubérisation de l’économie. L’assureur-crédit identifie deux effets positifs principaux. D’une part des créations nettes d’emplois et d’autre part une baisse des prix pour le consommateur. Anticipant plusieurs lois réglementant les plateformes de VTC et de l’économie collaborative, à l’instar d’Airbnb, la Coface s’inquiète de leurs conséquences pour l’économie française. La taxation des revenus liés à l’économie collaborative risque de réduire l’offre et l’obligation pour ceux qui loueraient leur logement plus de 120 jours par an de modifier le statut de leur résidence «devrait représenter un manque à gagner à court terme pour l’économie» de l’ordre de 400 millions d’euros, prévient la Coface. En effet, les touristes se tournant vers les locations Airbnb principalement dans l’idée de faire des économies par rapport à une réservation dans un hôtel, ces derniers ne se reporteraient pas forcément sur le parc hôtelier s’ils n’ont plus la possibilité de louer une chambre ou un appartement via Airbnb. La Coface met également en garde les autorités sur une réglementation trop contraignante vis-à-vis des plateformes de VTC et notamment d’Uber. En outre, la Coface souligne qu’une réduction de l’offre aura «des conséquences sur l’emploi» dont il s’agira seulement de déterminer l’ampleur. Elle a ainsi calculé qu’un recul de «20% du nombre de VTC» aboutirait à «une augmentation du taux de chômage de 0,15 point».

 

Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur):

Société d’assurance-crédit dont la mission est de protéger les entreprises d’éventuels impayés de la part d’autres sociétés clientes. Créée en 1946 et privatisée en 1994, la Coface est une société anonyme avec un conseil d’administration constitué en France. Depuis juin 2014, elle est cotée en bourse au marché réglementé d’Euronext Paris, indice CAC Small. Au 31 décembre 2015, 58,52 % de son capital est coté en bourse, 41,24 % est détenu par le groupe bancaire Natixis4

Immobilier : moins de propriétaires en France

Immobilier : moins de propriétaires en France  -

 

Le  Crédit Foncier publiée ce lundi 14 novembre dire une curieuse conclusion d’une étude comparative en matière de logement. Le crédit foncier considère Révèle que, contrairement aux idées reçues, les Français ne seraient pas plaindre du côté du marché du logement. Pourtant seulement 65 % des Français sont propriétaires de leur logement pour une moyenne de 70 % dans l’union européenne. Pas étonnant si les Français consacrent moins alors logement. Facteur explicatif majeur le manque de solvabilité de nombre d’acquéreurs potentiels qui ne peuvent emprunter. Ce qui explique d’ailleurs en grande partie la crise dans le bâtiment. Le crédit foncier a dû mettre des lunettes roses pour faire son diagnostic comparatif du logement des différents pays européens. En effet l’étude du Crédit Foncier publiée ce lundi et révélée par le journal Les Echos vient battre en brèche quelques idées reçues sur la situation de l’immobilier français. Se basant sur les données Eurostat, l’organisme financier explore en détail les évolutions récentes des marchés du logement de différents pays (Royaume-Uni, Italie, Espagne, Pays-Bas, Pologne et Allemagne). Premier constat : la France ne serait pas si mal lotie.  Comme l’affirment Les Echos, « chausser des lunettes européennes permet de relativiser des impressions nationales ». Au niveau de l’espace d’abord : Avec 2,3 habitants résidant dans des logements de 102 mètres carrés, la France se situerait pile dans la moyenne des 28 pays européens. A titre de comparaison, les Britanniques, de leur côté, se serreraient à 2,3 en moyenne dans 76 mètres carrés et les Polonais à 2,7 dans 85 mètres carrés.  L’étude montre cependant que les Français seraient 65 % à posséder un logement (58 % si l’on ramène ce chiffre au nombre de ménages et non au nombre d’occupants, comme le calcule Eurostat). Un chiffre parmi les plus bas de l’Union, puisque la moyenne s’établit à 70 %.  Autre observation : les dépenses de logement ne seraient pas si importantes pour les Français. En moyenne, 18,3% de leur revenu y serait consacré (pour 25,1% du côté des Britanniques). Pourtant, force est de constater que se loger à Belfort ou Paris ne revient pas exactement au même… Comme le souligne le quotidien, « Paris n’est pas la France », de même que Londres n’est pas le Royaume-Uni.  Les deux capitales apparaissent en effet comme des cas particuliers au sein de l’étude. Si le prix des logements dépasse en moyenne 3000 euros pour le mètre carré à Lyon, Strasbourg ou Bordeaux, vous devrez compter pas moins de 8400 euros pour Paris, avec des pics à plus de 12 000 dans les arrondissements les plus chics, comme le VIe.  L’étude observe enfin que si des disparités persistent au niveau européen entre les villes régionales et leur capitale, seules Paris et Londres affichent de tels écarts. Car si beaucoup craignaient quelques tensions au sein du marché britannique après le Brexit, la situation immobilière londonnienne n’a, semble-t-il, pas beaucoup évolué

 

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