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Le commerce extérieur : légèrement moins mal

Le commerce extérieur : légèrement moins mal

Le déficit du commerce extérieur (baromètre de la compétitivité) est légèrement moins mauvais que précédemment. Ceci étant, il faudra sans doute s’attendre à un déficit de l’ordre de 50 milliards pour l’année en cours. Notons que l’Allemagne, elle, dégage un excédent moyen de 200 milliards mais qui cette année pourrait nettement s’affaiblir en raison des tensions commerciales Le déficit commercial de la France s’est replié à 3,3 milliards d’euros en mai, son niveau le plus bas depuis décembre 2017, grâce notamment aux exportations militaires qui ont atteint leur niveau le plus élevé des 15 dernières années, ont indiqué vendredi les douanes. . Sur les cinq premiers mois de 2019, le déficit cumulé de la balance commerciale française – en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés (CVS-CJO) – atteint 23,5 milliards d’euros, contre 28,1 milliards un an plus tôt. Ces performances favorables interviennent alors que la plupart des institutions anticipent un coup de frein du commerce planétaire pour 2019.  La contribution du commerce extérieur à l’économie française serait légèrement négative (-0,1 point) après une année 2018 plutôt favorable (+0,7 point) au regard des années précédentes. L’activité reposera essentiellement sur la demande intérieure mais qui se tasse aussi. Du coup,  la croissance pourrait être limitée à 1,2 %. En mai, les importations sont reparties à la hausse après leur recul de 2,7% en avril mais n’ont connu qu’une faible progression. Elles ont enregistré une hausse de 0,8% (+0,3 milliard), pour atteindre un montant de 47,5 milliards d’euros. Les exportations, qui s’étaient repliées de 2,1% en avril, ont en revanche bondi de 4,6% (soit une hausse de 2 milliards d’euros), pour un montant total de 44,3 milliards d’euros.

 

Renault: priorité à Nissan… à moins que !

Renault: priorité à Nissan… à moins que !

 

 

D’une certaine manière, le gouvernement est Renault ont un peu le cul  entre deux chaises écartelées qu’ils sont entre le choix à donner soit à l’alliance avec Nissan, soit à l’alliance avec Fiat (Italo américain FCA). L’opération est éclair lancée par FCA sur Renault aura heureusement échoué. Cette opération avait pour objet de mettre la main à bon compte sur Renault alors que le groupe FCA lui-même connaît de graves difficultés financières et technologiques. La mainmise de FCA sur Renault aurait signifié d’abord une localisation de la société dans un paradis fiscal européen (en Hollande) puis progressivement la délocalisation de la production et des circuits de distribution. Une alliance avec FCA est sans doute possible mais sur d’autres bases capitalistiques et techniques. Cette hypothèse n’est cependant pas complètement écartée par Renault et par le gouvernement même si la priorité semble donnée au renforcement avec Nissan. Ceci étant,  cette alliance avec Nissan est également porteuse de grandes incertitudes tellement la direction de cette dernière entreprise tient à japoniser le constructeur asiatique. On est encore très loin d’un accord entre Renault et Nissan tant sur les liens capitalistiques que sur la gouvernance. Un coup de tabac n’est pas à exclure.  Nissan pourrait encore davantage éloigner Renault de sa propre gouvernance voir l’écarter totalement. Les paroles rassurantes du gouvernement de la direction de Renault ne doivent donc pas faire illusion. Pourtant Le ministre de l’Economie et des Finances et le patron du constructeur français auraient eu “un excellent entretien, tourné vers l’avenir du groupe Renault et de l’alliance Renault-Nissan”, indique-t-on à Bercy, où l’on souhaite “une relation de confiance et apaisée” après les crispations des derniers jours entre le groupe automobile et son principal actionnaire. Lors de cette rencontre d’environ une demi-heure, Bruno Le Maire “a répété que la priorité était le renforcement de l’alliance”, précise-t-on dans l’entourage du ministre. Avant ce rendez-vous, le ministre de l’Economie et des Finances avait fait part sur franceinfo de sa volonté de “remettre les points sur les ‘i’”, notamment sur le fait que les actionnaires définissent la stratégie, le président étant chargé de l’appliquer.“Tant (que l’Etat) est actionnaire de référence, sa responsabilité pour l’entreprise, pour les salariés, pour les usines, pour les centres de recherche, c’est de jouer son rôle d’actionnaire de référence avec les autres actionnaires pour définir une stratégie pour l’entreprise”, a-t-il dit sur franceinfo.

80 km/h: retour à une mesure générale moins idiote

80 km/h: retour à une mesure générale moins idiote

 

 

 

 

Il y a plusieurs raisons qui militent en faveur d’une application plus intelligente des 80 km/h. D’abord malheureusement les chiffres de la sécurité routière ne montrent pas vraiment l’efficacité de cette directive nationale. On constate même ces derniers mois une hausse du nombre de tués. La seconde raison relève de l’évidence. Il est idiot de généraliser les 80 km quand sur certaines sections, il est possible de circuler sans danger supplémentaire à 90 et quand inversement en fonction de la dangerosité il faudrait au contraire imposer des vitesses bien inférieures à 80 km/h. Dernière observation, l’État central n’est pas forcément le plus qualifié pour mettre en place une législation très fine de la limitation de vitesse. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a d’ailleurs convenu dimanche que la question des 80 km/h sera «sans doute» abordée lundi, lors d’un séminaire gouvernemental, «sur la manière dont on peut faire en sorte qu’il n’y ait pas une application brutale, uniforme». Interrogée sur le silence du président de la République sur la question des 80 km/h lors de sa conférence de presse de mercredi, Sibeth Ndiaye a considéré sur BFMTV que «ce sera sans doute un des sujets qui sera abordé sur la manière dont on peut faire en sorte qu’il n’y ait pas une application brutale, uniforme sur l’ensemble du territoire». Elle a également appelé à ce «qu’on puisse regarder au cas par cas, comment est-ce que les choses peuvent être adaptées, avec toujours le souci de faire en sorte qu’il y ait moins de tués». Depuis juillet 2018, la vitesse maximale a été abaissée de 90 à 80 km/ sur 400.000 kilomètres de routes secondaires, une mesure toujours largement controversée. Selon la Sécurité routière, elle a toutefois permis d’«atténuer» la hausse de la mortalité sur la route.

Moins d’élevage intensif ?

Moins d’élevage intensif ?

Avec un élevage plus traditionnel et moins intensif,  l’Europe parviendrait à nourrir «durablement» ses 530 millions d’habitants en 2050, conclut une étude publiée ce mardi.  Cette étude réalisée par l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), adossé à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Paris, souligne que pour nourrir plus d’habitants de façon plus équilibrée, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole de 40% par rapport à 2010, il faudrait que l’agriculture européenne produise «mieux avec moins». Elle prévoit notamment une baisse de 10% à 50% des rendements agricoles moyens actuels selon les cultures. Le modèle dégagé par l’IDDRI tente de mixer les contraintes climatiques, les enjeux de la production agricole et agroalimentaire, et les préconisations de santé publique internationales. Les deux chercheurs, Xavier Poux et Pierre-Marie Aubert, admettent néanmoins qu’ils n’ont pas encore étudié la viabilité économique du système pour les agriculteurs et les conséquences pour leur pérennité. L’étude reconnaît que l’agriculture européenne a amélioré son efficience en termes de gaz à effet de serre (-20% entre 1990 et 2015), mais souligne que le système, basé sur un usage massif d’intrants chimiques (pesticides et fertilisants de synthèse) n’est «pas durable» en face notamment de l’érosion «alarmante» de la biodiversité qu’il a contribuée à générer. L’agriculture européenne peut respecter les objectifs fixés par les négociations internationales sur le climat, tout en réorientant le régime alimentaire actuel des populations «trop riche et déséquilibré» contribuant à l’accroissement de nombreuses affections (obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires…), souligne le document. Le passage à une «agriculture sans intrants chimiques et comportant une fraction importante de prairies permanentes extensives et autres infrastructures agro écologiques (haies, arbres.) permet d’envisager de front la reconquête de la biodiversité, celle de la qualité des ressources naturelles, et une baisse des émissions» ajoute l’étude. La réduction de l’élevage intensif porterait surtout sur les familles de «granivores» nourris aux céréales, comme les porcs et les volailles, ce qui permettrait à l’Europe de «cesser d’importer plus de 40 millions de tonnes de soja» par an, et ainsi de réduire la pression sur la déforestation, en Amérique du sud notamment. Malgré la réduction des rendements, l’Europe agro écologique dégagerait un excédent de production non consommé qui pourrait être valorisé à l’exportation grâce à sa qualité (20% de la production laitière) et sur le vin, précise l’étude.

 

Les plus de 65 ans plus nombreux que les moins de 20 ans

Les plus de 65 ans plus nombreux que les moins de 20 ans 

A priori, on pourrait considérer que le vieillissement de la population constitue un handicap économique pour le pays. Pas certain toutefois car l’allongement de la durée de vie démontre la bonne santé de la population âgée dont d’ailleurs certains pourraient travailler plus longtemps et ainsi participer à la création de la richesse nationale. En outre, les personnes âgées représentent un secteur économique de plus en plus important, ce qu’on appelle la Silver économie qui va générer de nombreuses activités et de nombreux emplois. Parmi les activités, il y a évidemment des aspects économiques mais aussi sociaux et culturels. A l’horizon 2030, pour la première fois en France, les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 20 ans. C’est « une bonne nouvelle », assure Vincent Touzé, économiste à l’OFCE, jeudi sur Europe 1. « S’il y a autant de plus de 65 ans, c’est que les gens vivent plus longtemps. » « C’est effectivement une bonne nouvelle », abonde Romain Gizolme, directeur de l’AD-PA, l’association des directeurs au service des personnes âgées. « Les gens vieillissent plutôt bien et ça, c’est une chance individuelle » mais « c’est aussi une chance collective », poursuit-il. Comme le souligne Vincent Touzé, « on va demander aux personnes de plus de 60 ans de travailler plus longtemps » et cela représente « une force économique nouvelle ». Il ajoute que « le temps libre des retraités se traduit aussi par des besoins économiques nouveaux ». « Si l’enjeu est de mieux accompagner les gens au quotidien, c’est aussi de leur permettre de pouvoir se réaliser, et donc de pouvoir continuer à avoir une vie culturelle, de pouvoir continuer à sortir, etc. Tout cela crée de la richesse », complète pour sa part, Romain Gizolme, tout en ajoutant : « Quand on voit le coût payé pour un mois passé en établissement pour personnes âgées, ça participe de l’économie française. Quand on voit le coût de l’accompagnement à domicile, ça participe de l’économie française. »

Des fonctionnaires qui travaillent moins de 35 heures !

Des fonctionnaires qui travaillent moins de 35 heures !

 

30 % environ des fonctionnaires d’Etat travailleraient moins de 35 heures et environ 20 % sans aucune justification. Pas vraiment une surprise, ni une nouveauté dans la mesure où dans la plupart des administrations il n’y a aucun outil d’évaluation du rapport au travail, encore moins de la compétence et de la compétitivité. Bref, si on alignait les fonctionnaires sur le régime du privé en matière de durée du travail on pourraiat supprimer des milliers d’emplois sans dommage. . On objectera sans doute que certains fonctionnaires ne sont pas regardants sur leur temps de travail et dépasse la durée prévue. Mais cet arbre ne doit pas cacher la forêt d’agents qui n’ont pour référence que le rapport de la plupart des fonctionnaires au travail et qui se conforte dans une culture corporatiste très laxiste en matière de rendement.  Il y a des fonctionnaires dont on peut comprendre la durée légale plus faible. Par exemple, ceux qui ont des horaires atypiques (travail de nuit, travail le week-end…) ou avec une pénibilité élevée. Mais ce que le rapport de l’IGF cible, c’est la situation de ces fonctionnaires qui n’endurent pas ces contraintes et qui profitent malgré tout du même régime. Pas sous la forme d’une durée légale réduite mais via toute une série d’avantages qui se sont sédimentés au fil des décennies. . Par exemple, ces « jours ministre » comme il existe des jours du maire dans certaines communes. Mais aussi ces sept jours de congé en plus au ministère de la Culture au titre de la « semaine Malraux », une semaine aussi au ministère des Affaires sociales, deux jours au ministère de l’Intérieur. A l’Education nationale, ce sont les jours de fractionnement qui permettent aux fonctionnaires du secondaire d’allonger leurs congés pour compenser le fait qu’ils ne peuvent pas choisir leurs vacances. Il y a aussi, dans l’administration pénitentiaire, les personnels administratifs qui bénéficient des cinq jours de repos compensateurs de leurs collègues surveillants alors qu’ils n’ont pas, eux, les contraintes horaires des surveillants. Au total, conclut le rapport de l’IGF, si on faisait revenir aux 35 heures les quelque 190.000 agents de l’Etat pour lesquels les dérogations n’ont pas de justification, ça permettrait de réduire les effectifs de 30.000 postes.

Loi santé : pas d’effet avant 2030, au moins

Loi santé : pas d’effet avant 2030, au moins

 

Théoriquement la loi santé qui vient d’être adoptée en première lecture par l’assemblée nationale vise à régler le problème des déserts médicaux. En réalité,  cette loi n’aura pas d’effet avant 2030au  moins puisque pour l’essentiel elle concerne la suppression du numerus clausus qui permettra d’augmenter le nombre de médecins dans une douzaine d’années. Le reste relève de l’anecdotique voire de l’illusion. Par exemple ces réseaux, appelés communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), qui intégreront tous les professionnels d’un territoire donné (médecins, pharmaciens, kinés, infirmières, etc.). Comme les maisons de santé, ces réseaux n’augmenteront pas le nombre de thérapeutes. Il s’agit de construction virtuelle pour donner l’impression du nombre. Les maisons de santé par exemple sont essentiellement du béton où l’on regroupe des praticiens, généralement ceux qui exercent déjà, rarement de nouveaux. Compte tenu de la démographie le nombre d’intervenants ne cesse de diminuer. Autres gadgets la création d’un assistant médical y compris pour les généralistes. Afin de libérer du “temps médical”, la loi crée le métier d’assistant médical. Le contour de cette nouvelle profession doit être défini par la négociation entre les syndicats de médecins libéraux et la Sécurité sociale. L’objectif est de créer 4.000 postes d’assistants médicaux d’ici à 2022. Si l’on calcule bien cela fait environ 40 postes par département pour environ 60 000 médecins ! Et seuls les médecins travaillant en coordination avec d’autres professionnels de santé auront le droit d’avoir un assistant médical, signale Stéphanie Rist. Travailler en réseau “fait gagner du temps” et permet de mieux prendre en charge les patients, souligne cette rhumatologue. Ne parlons pas du  système permettant de rémunérer au smic (1.200 euros par mois) des étudiants en médecine qui acceptent de travailler en zone tendue une fois diplômés. Un système qui a été étendu aux Praticiens à diplômes hors Union européenne (PADHUE) et qui lui est réellement efficace si l’on en juge par le nombre croissant d’étrangers pratiquants en FranceToujours pour alléger les tâches des médecins, les pharmaciens seront habilités à délivrer sans ordonnance des médicaments qui en nécessitent une. Les infirmiers pourront pour leur part modifier certaines posologies de traitement. Très controversés, les hôpitaux dits de proximité ne pratiqueront pas d’accouchements ni de chirurgie lourde, mais pourront offrir des services d’urgence, de gériatrie, de radiologie et de biologie. En gros des maisons de convalescence ! Le gouvernement veut “labelliser” 500 à 600 hôpitaux de proximité, en lieu et place des 250 hôpitaux locaux actuels. Dans un but de rationalisation, la loi officialise la création de l’espace numérique de santé qui contient le dossier médical du patient, un accès à son compte Assurance-maladie, d’éventuelles applications santé, ainsi que ses ordonnances. Le soin à distance, jusqu’ici autorisé pour les médecins (télémédecine) sera ouvert aux autres professionnels de santé. Ainsi, en l’absence d’un orthophoniste près de chez lui, un patient pourra consulter à distance celui d’une grande ville.

Gilets jaunes: hausse de la participation et moins de tensions

Gilets jaunes: hausse de la participation et moins de tensions

Plus de 40.500 manifestants pour le ministère de l’intérieur et plus du double pour les gilets jaunes. Le samedi précédent, 32.000 «gilets jaunes», dont 10.000 à Paris, avaient été recensés selon les autorités. Une participation en hausse avec encore quelques tensions mais nettement moins importantes que lors de la 18ème semaine.  À noter aussi des manifestations dans de nombreuses grandes villes de province avec aussi parfois des les affrontements. Ce qu’on peut retenir c’est que pour la 19e édition la mobilisation se maintient mais que les forces de l’ordre ont réussi à neutraliser les plus violents. À Paris la police a procédé à des contrôles préalables à 9000 personnes par ailleurs des contrôles  l’ont déjà ont également eu lieu dans les gares. Cette nouvelle édition des gilets jaunes peut éventuellement être comparée à la récente manifestation de la CGT, de FO et des syndicats corpo gauchistes qui a connu une participation dans une fourchette de 131 000 pour le ministère de l’intérieur et de 350 000 pour la CGT. Soit beaucoup plus que les gilets jaunes ce samedi 23 mars. Ceci étant on ne peut évaluer l’impact du mouvement gilets jaune uniquement à travers la participation des manifestants. Il faut en effet tenir compte du soutien de l’opinion publique qui certes  a baissé mais tourne encore autour de 45 %. Le problème pour le pouvoir, c’est que tout ce qu’il peut dire ou faire tout au long de la semaine à propos de la crise sociale se trouve en quelque sorte gommer le samedi par la médiatisation des gilets jaunes. C’est cet impact médiatique que craint particulièrement le pouvoir car cela témoigne de l’enlisement social. Cela d’autant plus que le grand débat national n’a encore débouché sur rien et qu’il faudra attendre autour du 15 avril pour commencer seulement avoir quelques effets ou constater quelques annonces. Une date encore lointaine et de toute façon les Français eux-mêmes ne s’attendent pas à des miracles. Ils sont entre 60 et 70 pour cent à penser que le débat national ne permettra pas de résoudre la crise sociale. D’une certaine manière, la France s’installe dans une sorte de crise larvée plus ou moins permanente avec un président qui ne bénéficie que d’un soutien très minoritaire autour de 30 %. Une crise sociale bien sûr mais de plus en plus tout autant politique.

Etats-Unis : Une croissance moins rapide, une « nouvelle norme » !! (FED,New York))

Etats-Unis : Une croissance moins rapide,  une « nouvelle norme » !!  (FED,New York))

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que les Américains sont pragmatiques mais en même temps assez approximatif. Ainsi John Williams  préside de la Fed de New York a-t-il déclaré que la prévision de croissance de l’économie américaine autour de 2 % constitués la nouvelle norme. Qu’on devait en conséquence adapter la politique monétaire, comment ? Ça dépend a répondu l’expert ! John Williams  confond d’abord le concept de norme et de tendance. En effet l’hypothèse d’une croissance de 2 % aux États-Unis constitue une tendance. Une norme c’est autre chose. C’est notamment un autre contenu de croissance caractérisé en particulier par un phénomène déconsommation, une réduction des échanges internationaux et une dématérialisation de l’économie. Les Américains en général ne sont pas des philosophes ni même des théoriciens de l’économie (sauf quelques grands experts) ; par contre, ils savent s’adapter à tous les contextes. Une grande différence avec l’Europe qui se caractérise par une grande capacité à théoriser mais par une capacité d’action très médiocre. En outre les Américains recherchent toujours à positiver. Ainsi le président de la Fed de New York a-t-il indiqué qu’une croissance économique moins rapide aux Etats-Unis n’est pas “matière à inquiétude” mais plutôt une “nouvelle norme” à laquelle il faut s’attendre, a dit mercredi le président de la Fed de New York, soulignant que les responsables monétaires américains sont à l’aise avec les niveaux actuels des taux d’intérêt. John Williams, qui s’exprimait devant l’Economic Club de New York, a légèrement abaissé la prévision de croissance de l’économie américaine à environ 2%, la chute des marchés financiers en fin d’année dernière affectant maintenant les dépenses des ménages et des entreprises. Le résultat “aussi bon soit-il” serait juste au niveau de la croissance potentielle de l’économie américaine, ce qui justifie le niveau actuel des taux d’intérêt, qui sont “neutres”, c’est à dire à un niveau qui ne pénalise ni ne stimule l’activité économique. L’affaiblissement de la croissance économique en Chine et en Europe justifie l’orientation prudente de la Fed sur les taux. “Avec un marché du travail solide, une croissance modérée et aucun signe de pressions inflationnistes significatives, le scénario de base est assez favorable”, a poursuivi Williams, membre votant du comité de politique monétaire de la Fed, selon le texte de son intervention. “Quelle sera la réponse de la Fed? Ma réponse en bref est : cela dépend!”

AU PIF, moins 0.2% de croissance à cause des gilets jaunes !

AU PIF, moins 0.2% de croissance à cause des gilets jaunes !

Il fallait s’y attendre le bouc émissaire est trouvé pour la baisse de croissance qui a affecté la France. La France avait revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2018 en retenant le chiffre de 1,7%. Or l’activité n’a connu qu’une progression de 1,5 %. Conclusion pour le ministre de l’économie qui se dédouane ainsi de sa mauvaise gestion : c’est la faute aux gilets jaunes. Une affirmation qui ne repose sur aucune étude scientifique sérieuse. En raison notamment des difficultés méthodologiques, il est particulièrement difficile  de savoir ce qui est imputable au ralentissement mondial, ce qui est imputable à la baisse d’activité générale française et à l’effet gilets jaune. On ne peut sans doute nier une certaine influence sur certains commerces de centre-villes et sur l’organisation logistique au début du mouvement quand des carrefours étaient occupés. De là à en conclure que la conséquence est une diminution de 02 % du PIB relève de la fumisterie la plus totale. On ferait bien d’examiner aussi l’influence d’une certaine tendance à la déconsommation liée sans doute à la diminution du pouvoir d’achat est aussi à la modification du comportement des ménages. De ce point de vue des justifications de l’INSEE paresse particulièrement vagues, aussi contradictoires. En effet sur l’ensemble de 2018, la demande intérieure finale a été le moteur de la croissance, avec une contribution de 1,4 point au PIB de l’année, un niveau inférieur à celui de 2017 (+2,0 points).

Moins de chômage mais des emplois plus précaires dans le monde

Moins de chômage mais des emplois plus précaires dans le monde

Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années. Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement. D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple

 

Grippe : le vaccin moins efficace ?

Grippe : le vaccin moins efficace ?

 

10.000 morts par an en moyenne d’habitude mais on compterait déjà 1000 morts depuis le début de l’épidémie en ce début d’année. Et il se pourrait que le vaccin actuel soit moins efficace que précédemment. En cause les difficultés à prévoir d’avance les souches possibles du virus déterminées l’année précédente. Une sorte de pari. Le vaccin actuel couvre quatre souches de virus une de H1N1, une de H3N2, et deux de type B. « Sur le virus classique, la souche A, le vaccin couvre à peu près 50% des gens », sur les virus de type B « La couverture est très médiocre, à 20%, Si la couverture est si « médiocre », cela peut s’expliquer par le fait que le virus de la grippe peut muter entre le moment où le vaccin est fabriqué et le moment où l’épidémie se déclenche. Dans ce cas, le vaccin n’est plus efficace. « Chaque vaccin est un pari », a résumé Agnès Buzyn, la ministre de la santé « Le temps de le fabriquer, et il faut plusieurs mois, les industriels parient sur les mutations à venir. Parfois, le pari est gagnant. De temps en temps, moyennement gagné, parfois pas du tout. »

 

Sondages –les medias de moins en mois crédibles

Sondages –les medias de moins en mois crédibles

Une majorité de Français ne fait  pas confiance aux médias traditionnels et la crédibilité ne cesse de se dégrader. Pas vraiment étonnant quand on sait que la plupart des médias importants sont  possédés par des financiers dont le seul objectif est d’influencer l’opinion publique. Ce n’est pas par philanthropie ou par intérêt économique que les financiers ont investi la plupart des médias mais pour peser et orienter l’information. La plupart ont d’ailleurs permis à Macron d’accéder au pouvoir et appuie sans réserve sa politique. Exemple de sornette, la croissance du pouvoir d’achat des ménages. Cette croissance atteindrait 1 % en 2018 comme en 2019. Évidemment tout cela calculé à partir du servile instrument de mesure de l’INSEE concernant les prix. On sait en effet que la structure de consommation ne cesse de se déformés. Pour parler simplement les dépenses contraintes ne cessent d’augmenter entre parenthèses logement, transport, chauffage, assurance, abonnement etc.) Tandis que les dépenses ajustables ce réduisent. Or ce sont justement ces dépenses ajustables qui monétairement évoluent peu alors que le prix des autres s’envole. Cette évolution positive du pouvoir d’achat n’a guère de sens d’où le scepticisme quasi général quant à l’objectivité des médias. Ainsi la confiance des Français dans les médias atteint son plus bas niveau depuis le premier sondage, en 1987, selon cette étude dévoilée jeudi, réalisée début janvier par l’institut Kantar Sofres auprès d’un millier de personnes.  La télévision, média préféré des Français pour s’informer, recueille paradoxalement un niveau de confiance de seulement 38% (-10 points en un an). La radio, le média auquel ils font traditionnellement le plus confiance, en recueille 50% (-6 points). La presse écrite s’effondre aussi à 44% (-8 points), tandis que la confiance des Français dans les informations trouvées sur internet reste à un niveau très bas (25%), proche des niveaux observés en 2005 et 2006. Autre signe de défiance : près de trois-quarts des sondés jugent toujours que les journalistes ne sont indépendants ni du pouvoir politique ni des pressions de l’argent.  »Ce sondage fait apparaître un grand esprit critique », a résumé le directeur de La Croix, Guillaume Goubert, lors d’une table ronde pour analyser ces résultats organisée mercredi. « Ça nous dérange, ça nous secoue, mais ce n’est pas une mauvaise nouvelle. ».Car paradoxalement, s’ils s’en méfient de plus en plus, les Français s’intéressent aussi de plus en plus à l’information. Après un pic enregistré à la suite des attentats de 2015, l’intérêt porté à l’actualité avait chuté dramatiquement. Il remonte début 2019, en plein mouvement des « gilets jaunes ». Les deux-tiers (67%) des personnes interrogées déclarent « suivre les nouvelles avec grand intérêt », contre 62% en 2018.L’institut Kantar constate cependant une double fracture, générationnelle et sociale : d’un côté, 74% des plus de 65 ans témoignent d’une appétence moyenne voire grande pour l’actualité ; de l’autre, moins de la moitié des 15-24 ans s’intéresse à l’actualité (50%), tout comme les moins diplômés (51%).Alors que les « gilets jaunes » occupent la une de l’actualité depuis novembre, seul un tiers des Français interrogés se déclarent satisfaits de la couverture médiatique de cet inédit mouvement de contestation. Près de la moitié la juge mauvaise. Les sondés reprochent notamment aux médias en général d’avoir « dramatisé les événements » (67%) et laissé trop de place « à des gens qui expriment un point de vue extrême » (52%).

Moins de 1% possèdent la moitié de la richesse mondiale

Moins de 1% possèdent la moitié de la richesse mondiale

 

La question de la justice sociale se pose évidemment à l’échelle mondiale et peut entre encore davantage dans les pays en développement. Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé  en 2016 celui des 99% restants, a affirmé l’organisation non-gouvernementale Oxfam (ONG)  L’organisation non-gouvernementale indique  que « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016″. » En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Le reste du cinquième (20%, ndlr) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial alors que 80% de la population mondiale ne se partagent que les 5,5% restant », a précisé Oxfam. En France, les 1%  les plus riches possèdent environ 25% du patrimoine. Avec les crises subprimes, le phénomène n’a fait que se renforcer. Les 80 premiers milliardaires de la liste de Forbes possédait en 2010 un patrimoine de 1.300 milliards d’euros. Leur fortune cumulée est passée à 1.900 milliards en 2014, soit une augmentation de 50% en seulement quatre ans. En parallèle, la richesse totale détenue par la moitié la plus pauvre de la population mondiale a décliné sur la même période. Pire, la concentration de la richesse s’est encore accentuée en 2018, selon le rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités mondiales. 26 milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l’humanité, dénonce l’ONG. D’une manière générale, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 900 milliards de dollars l’an dernier, soit au rythme de 2,5 milliards par jour, alors que celle de la moitié la plus pauvre de la population de la planète a chuté. Le nombre de milliardaires a d’ailleurs doublé depuis la crise financière de 2008, souligne le rapport d’OXFAM  «Les riches bénéficient non seulement d’une fortune en pleine expansion, mais aussi des niveaux d’imposition les moins élevés depuis des décennies» analyse Oxfam. «Si la tendance était inversée, la plupart des gouvernements auraient suffisamment de ressources pour financer les services publics», a souligné l’ONG. Selon Oxfam, sur un dollar d’impôt sur le revenu, seulement quatre centimes proviennent de la taxation de la richesse. «La richesse est tout particulièrement sous-taxée» dénonce le rapport. D’après l’ONG, les plus riches cachent au fisc 7600 milliards de dollars, dans certains pays comme le Brésil ou le Royaume-Uni et «les 10% les plus pauvres paient désormais des impôts plus élevés en proportion de leurs revenus que les plus riches». Les grandes fortunes bénéficient notamment de l’envolée du prix des actifs (en particulier des actions), soutenus notamment par les politiques monétaires accommodantes des grandes banques centrales de la planète. En outre, « 20% des milliardaires de la liste de Forbes auraient des intérêts et ou des activités dans les secteurs de la finance et de l’assurance », note Oxfam. Un constat déjà dressé par Challenges en juillet dernier lors de la sortie de son classement des grandes fortunes de France. Ainsi, après une hausse de 25% en 2012, le patrimoine des 500 premiers patrimoines professionnels français avait gonflé de 15% en 2013 pour atteindre 390 milliards d’euros.

RN : moins Marine Le Pen parle et plus le RN progresse

RN : moins Marine Le Pen parle et plus le RN progresse

 

C’est l’un des paradoxes du Front National : moins Marine Le Pen parle et plus le parti progresse. Cette progression est d’ailleurs constatée dans les sondages concernant les européennes où le rassemblement national est en tête. Cette  progression n’est certainement pas due directement à l’action du rassemblement national particulièrement discret depuis des semaines mais plutôt le résultat des erreurs récurrentes de Macron qui devient sans doute le meilleur agent électoral du rassemblement national. De toute évidence,  ce scrutin des européennes risque de sanctionner durement la politique de Macron et le rassemblement pourrait être l’un des premiers bénéficiaires du mécontentement et de la colère qui caractérise le pays. “Il n’y a pas de limite”, juge le député du Nord Sébastien Chenu, membre d’un groupe informel de cadres qui se réunissent de temps à autre pour réfléchir à la bataille à venir. “Notre objectif, c’est d’arriver en tête, de distancer la liste soutenue par le président de la République et de dépasser les résultats de 2014”, abonde l’eurodéputé Nicolas Bay. Marine Le Pen ne s’est pas mêlée aux 290.000 manifestants disséminés sur les routes de France samedi 17 novembre, contrairement à son homologue des Républicains (LR) Laurent Wauquiez, mais elle a apporté son soutien à la mobilisation, née au départ sur les réseaux sociaux sans le concours des partis, ni des syndicats. A titre personnel, Marine Le Pen ne passe plus dans l’opinion et la discrétion qu’elle observe désormais constitue sans doute la meilleure posture puisque Macron se charge de fabriquer des mécontents.

Alimentation bio moins cancérigène

Alimentation  bio moins cancérigène

25% du risque de cancer en moins chez les consommateurs réguliers d’aliments issus de l’agriculture biologique, selon une étude publiée lundi dans la revue médicale américaine JAMA Internal Medicine. La baisse est même est 34% pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées et de 76% pour les lymphomes, d’après cette étude menée sur un vaste échantillon par une équipe mêlant notamment des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).“Bien que le lien de cause à effet ne puisse être établi sur la base de cette seule étude, les résultats suggèrent qu’une alimentation riche en aliments bio pourrait limiter l’incidence des cancers”, est-il précisé dans un communiqué de presse. Les scientifiques avancent deux hypothèses : la présence de résidus de pesticides à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle et des teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments bénéfiques pour la santé dans les aliments bio. Ces résultats, obtenus en étudiant un échantillon de 68.946 participants, dont une majorité de femmes, doivent encore être confirmés par de nouvelles enquêtes, précisent toutefois les chercheurs. Le Centre de recherche en épidémiologie et statistiques Sorbonne Paris Cité, à qui on doit l’étude, est composé de membres de l’Inra et de l’Inserm mais aussi du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et de l’université Paris XIII.

De moins en moins de syndiqués : pourquoi

De moins en moins de  syndiqués : pourquoi

 

 

Le ministère du travail vient d’actualiser ses résultats concernant la syndicalisation en France. Un chiffre qui dépasse à pine 10 %. De toute façon, un chiffre approximatif car il n’y a pas de critères communs aux syndicats pour définir  ce qu’est réellement un adhérent. Tout dépend en effet du nombre de timbres mensuels réellement payés. premières observations si ce taux de syndicalisation paraît particulièrement faible en France, mais  le phénomène n’est pas même s’il faut constater d’une érosion régulière. Le nombre de syndiqués n’a jamais dépassé les 30 % en France dans les années fastes. Plusieurs facteurs explicatifs. Peut-être à bord des syndicats trop nombreux avec quatre ou cinq grandes confédérations et une multitude de syndicats corporatistes qui se font concurrence, souvent se combattent et déconsidèrent  de ce fait le syndicalisme. Notons que les gouvernements et le patronat ont largement encouragé cette extrême division syndicale qui permet ainsi de mieux régner. La seconde raison est peut-être encore plus fondamentale à savoir que tout est fait pour que le syndicalisme n’ait pas d’objet social afin de la  cantonner à un rôle de contestation souvent stérile. Sans véritable reconnaissance,  le syndicat est d’attirer loin des meilleurs. Dans nombre d’organisations ce sont les plus radicaux et les plus médiocres qui émergent. La responsabilité  en incombe surtout aux différents gouvernements de gauche qui plus encore que les gouvernements de droite ont méprisé le syndicalisme. On est loin du syndicalisme de l’Allemagne qui permet d’associer les salariés à la gestion des entreprises. Ce qui du coup rend possible une meilleure appropriation de la problématique entrepreneuriale et rend possible des compromis favorables tant pour les entreprises que pour les salariés.-Pas étonnant dans ces conditions que la syndicalisation soit faible en France. Le ministère du travail constate qu’en   2016, le taux de syndicalisation atteignait 11% de l’ensemble des salariés, fonction publique et secteurs privés confondus. Ce chiffre marque un et qu’on le cantonne e petite baisse par rapport au dernier rapport, daté de 2013: 11,2% des salariés se déclaraient alors membres d’un syndicat. En France métropolitaine, le taux est établi à 10,8%, contre 11% trois ans plus tôt. Dans l’ensemble, le rapport montre quatre grandes disparités. La première concerne le type de structure: en effet, la fonction publique conserve un taux deux fois plus élevé, à 19,1% (contre 19,8% en 2013), à comparer aux 8,4% des secteurs privés (8,7% trois ans plus tôt). La baisse du premier secteur est toutefois plus notable en trois ans.  Sur le long terme, le taux de syndicalisation des salariés en France métropolitaine baisse régulièrement depuis plusieurs décennies. Etabli à 30,1% des salariés en 1949, il est passé à 17% en 1967, avant de remonter légèrement à 20% l’année suivant les événements de mai 1968. Il a ensuite chuté tout au long des années 1980, atteignant même 9,4% des salariés en 1993. Stagnant autour de 10,7% entre 1996 et 2005, il est par la suite légèrement remonté à 11% des salariés en 2013, avant d’atteindre son niveau actuel.

 

Manger moins de viande : pour la santé et l’environnement

Manger moins de viande : pour la santé et l’environnement

Par Salomé Tenenbaum, co-fondatrice de la startup Vegg’up (*). Article de la Tribune.

 

« Une des façons de réduire rapidement son impact environnemental est d’adopter une alimentation moins riche en protéines animales, et notamment une alimentation moins carnée. En effet, l’élevage est responsable d’une énorme part des émissions de gaz à effet de serre dans le monde : en 2013, la FAO affirme que 14,5% des émissions sont induites par ce secteur, soit plus que le secteur du transport. L’élevage est également extrêmement consommateur de ressources : par exemple, il faut jusqu’à 15.000 fois plus d’eau pour produire un kilo de bœuf qu’un kilo de blé (en consommation directe et indirecte).Sans parler d’une alimentation totalement végétarienne ou vegan, réduire sa consommation de viande est donc une façon de faire un geste pour la planète, et de participer à une réduction globale de la demande, et donc de l’offre.

Lorsqu’on parle d’alimentation vegan, beaucoup l’associent à la tendance « healthy » venue tout droit des Etats-Unis, et à une mode plus qu’à un phénomène de société. Pourtant, après avoir été un signe de richesse pendant les 30 glorieuses, la consommation de viande par habitant en France a tendance à diminuer structurellement, selon une étude Xerfi publiée en avril 2017. On estime en effet que 25 à 30% de la population est flexitarienne : ce néologisme désigne les consommateurs qui réduisent durablement leur consommation de viande, pour n’en manger qu’une à deux fois par semaine, en adoptant des repas végétariens ou vegan plus régulièrement. Loin d’être une niche, l’alimentation végétale se généralise en France, pour des raisons à la fois éthiques (bien-être animal, écologie), de santé, et économiques (la viande est un aliment qui coûte cher). En France, l’approche flexitarienne semble être plus acceptée que le régime vegan, considéré de fait comme militant voire extrémiste. On constate que ce phénomène ne se reproduit pas dans d’autres pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Dans ces pays, le régime vegan est devenu presque banal et répandu. En 2017, 6% de la population américaine se proclamait vegan, contre seulement environ 1% en France. Dans le monde, les recherches Google sur le mot « vegan » ont triplé entre 2012 et 2017. Comme sur de nombreux phénomènes de société, la France est en retard par rapport à d’autres pays développés, car plus conservatrice. Les récentes actions dénonçant les violences dans les abattoirs, ou la destruction de boucheries, ont un résultat ambigu : si elles ont le mérite de sensibiliser, elles sont également très radicales et clivantes. Couplée à ces actions coup de poing qui sensibilisent de manière parfois violente, une approche bienveillante et positive est souhaitable pour provoquer le changement. Une telle approche peut aider chacun à faire un pas à sa mesure vers l’alimentation végétale. Car en France, où les plats gastronomiques contiennent très souvent de la viande, devenir végétarien, voire vegan, peut paraître tout simplement inatteignable pour une grande partie de la population. Une approche plus ludique et positive est à favoriser, pour qu’une réduction de la consommation de viande soit vue non pas comme un renoncement, mais plutôt comme une amélioration de notre quotidien. En passant de 7 repas par semaine contenant de la viande à 4, un consommateur a en réalité un impact énorme sur la planète. Mais pour que ce changement doit durable, il doit apporter un bénéfice pour l’individu lui même, et pas seulement pour une cause plus grande que lui. Adopter une alimentation plus respectueuse de l’environnement peut être un moteur, mais on peut aussi se dire que ce n’est pas une seule personne qui fera la différence. D’une façon générale, les comportements plus responsables sont adoptés de façon durable lorsqu’ils ont un impact plus direct sur la vie d’un consommateur : économie d’argent, meilleure santé, …Mettre en avant la gourmandise des plats végétariens ou vegan, la richesse des aliments que l’on peut découvrir, et leurs bienfaits sur la santé, sont autant d’éléments positifs qui permettent de faire perdurer le changement et d’avoir un impact à une plus grande échelle. La gourmandise et le bien-être sont des moteurs plus terre à terre, mais surtout plus concrets. Pourtant, l’impact est bien collectif : 5.400 repas sans viande économisent ainsi ensemble une émission de CO2 équivalente à 20 vols Paris-New York. Il est aujourd’hui indéniable que l’alimentation végétale a un impact positif sur notre planète.

Chacun peut donc, à son échelle, contribuer rapidement à construire un mode d’alimentation plus durable, en changeant pas à pas ses habitudes alimentaires.

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(*) Vegg’up développe une application mobile pour aider les consommateurs à réduire leur consommation de viande en adoptant une alimentation gourmande et équilibrée.

Moins de profs ?

Moins de profs ?

C’est l’interrogation après l’annonce du ministre de l’éducation de supprimer 1800 postes. En fait il s’agirait d’effectifs de services administratifs mais aussi du second degré. Il y aurait donc une sorte de glissement des effectifs du second degré vers le primaire considéré comme prioritaire surtout dans certaines zones sensibles. On peut comprendre cette priorité accordée au primaire pour autant la crise du second degré est également patente dans la mesure où les élèves qui franchissent ce niveau sont loin de maîtriser tous les fondamentaux. Une nouvelle qui déclenche « beaucoup de colère » pour Frédérique Rolet, du Snes-Fsu. Selon elle, cette décision va se traduire par des classes encore plus chargées : « Ce qu’il faut savoir, c’est que le second degré est en expansion démographique, donc ça se résume très simplement, on va avoir moins de profs et plus d’élèves. L’idée d’imposer une deuxième heure supplémentaire apportera peu de moyens en plus, puisque du fait du manque de postes, on est déjà quasiment à une moyenne de deux heures supplémentaires par professeur. » « Dans cette réforme du lycée, il est dit qu’il faudra mutualiser les enseignements, donc tout le monde n’aura plus le droit à une offre de formation riche dans tous les lycées. On se doutait donc bien que le second degré serait sacrifié, mais là, on est en train de mentir aux familles et aux élèves », conclut Frédérique Rolet.

Manger moins de viande

 

Manger moins de viande

La recommandation  du  Dr Arnaud Cocaul médecin nutritionniste qui  constate, jeudi 6 septembre, sur franceinfo, « une prise de conscience » et  la nécessité, selon lui, de diminuer sa consommation de viande.

 

Franceinfo : Constatez-vous cette baisse au quotidien, et la conseillez-vous ?

Arnaud Cocaul : Je constate au quotidien que les patients qui viennent me voir font état de nouvelles habitudes alimentaires ou nouvelles tentations alimentaires. Il est vrai que l’on voit monter, de plus en plus, une prise de conscience quant au fait que l’on ne peut pas continuer à manger de la viande et que sept milliards d’individus ne peuvent pas tous être nourris avec de la viande. Je conseille, en tant que nutritionniste, effectivement, de diminuer la viande, et d’aller vers des portions plus raisonnables en quantité, et également vers une qualité accrue, de faire attention à la traçabilité, etc.… Et j’accompagne éventuellement les patients qui tentent d’aller vers le veganisme ou le végétalisme, de façon à ce qu’ils ne soient pas carencés en quoi que ce soit, en particulier en fer.

Les Français mangeaient en moyenne 153 g de produits carnés par jour en 2007, 135 g en 2016. A quoi cela correspond-il ?

Un steak moyen correspond, à peu près, à 120 g. Si vous prenez une entrecôte, certaines peuvent atteindre 500 g. On recommande, actuellement, d’après le dernier rapport de l’OMS qui va être dans le Programme national Nutrition-Santé quatrième version, de manger 500 g par semaine au maximum, et, au niveau de la charcuterie, d’être encore plus raisonnable, puisqu’il faut être à moins de 150 g.

Cette baisse concerne à peu près tout le monde, mais les jeunes continuent à manger pas mal de viande. Est-ce un problème ?

Un rapport, l’an passé, a mis en avant que le plat numéro un des Français était le hamburger. Donc, on continue à manger de la viande, mais les gens veulent avoir plus de qualité, que ce soit plus goûtu, et avoir une traçabilité. Les scandales sanitaires à répétition ont fait du mal à la confiance des consommateurs envers les industriels, et les industriels doivent absolument, maintenant, être transparents. Dès que vous avez un scandale, immédiatement, c’est répercuté sur les habitudes alimentaires : vous avez un scandale sur du lait, il va y a avoir une diminution du lait. Vous avez un scandale sur la viande, comme les lasagnes à la viande de cheval, c’est immédiatement suivi d’une conséquence, un boycott.

Dans ce cas, c’est un phénomène durable…

Il y a une prise de conscience du fait qu’il y a une surexploitation des bovins, des conditions d’abattage qui sont d’autant moins acceptables maintenant qu’il y a des images : en 2018 les gens voient comment cela se passe, et cela les traumatise. Et puis, on voit bien aussi qu’il y a cette industrialisation effrénée, surtout aux Etats-Unis, avec de la viande qui est avec des hormones, des antibiotiques, etc.… et que cela a des répercussions, en fonction du mode d’élevage et en fonction de la façon dont la bête a été abattue, sur votre propre organisme. Vous allez créer des agents qui peuvent être agressifs sur votre propre santé et aller jusqu’à modifier votre ADN.

Par quoi remplace-t-on la viande si on ne veut pas être vegan ou végétarien ?

Il y a beaucoup de gens qui vont vers la volaille. Il est vrai que l’on recommande d’aller vers la volaille, pourquoi pas, toujours avec cette notion de traçabilité et faire en sorte que les bêtes soient élevées dans des conditions adéquates et en plein air. Les œufs sont une source de protéines pas chère. Il faut absolument réhabiliter les légumineuses, même si là, nous sommes plus dans le végétalien. C’est d’ailleurs ce que nous recommandons dans le Programme national Nutrition-Santé : avoir une consommation plus accentuée de lentilles, de pois chiche, etc.… Vous pouvez avoir le steak de soja, pour ceux qui apprécient, les fruits de mer : les huîtres, les moules. Nous rentrons en période de moules, c’est excellent au niveau protéique, je recommande.

 

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