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Scrutin proportionnel: moins démocratique ?

Scrutin proportionnel: moins démocratique ? 

 

L’histoire de ce mode de scrutin montre qu’il donne les pleins pouvoirs aux états-majors des partis politiques et conduit à une culture de l’immobilisme, affirment, dans une tribune au « Monde », Hervé Gaymard et Arnaud Teyssier, responsables de la Fondation Charles de Gaulle.

 

Dans un article remarquablement documenté (« La proportionnelle ou le rêve d’un Parlement “miroir de la nation” », Le Monde du 27 mai), Anne Chemin propose une histoire-plaidoyer en faveur du mode de scrutin dont la moindre des vertus ne serait pas de favoriser une « culture du compromis », même si, précise-t-elle, ce « progrès » « ne suffirait pas à lui seul à transformer la VRépublique ».

A l’heure où la passion institutionnelle française se déchaîne, sollicitant la IVe, la VIRépublique ou, pourquoi pas, finalement, un retour à la VRépublique des origines, il manque à notre avis quelques jalons à cette histoire de la proportionnelle, qui s’inscrit dans les débats récurrents sur les équilibres explicites et implicites de la Ve.

Partons de l’histoire, précisément. En 1945, les trois grands partis, le MRP, le PCF et la SFIO, se mettent en effet d’accord sur le principe du scrutin proportionnel, dont la première vertu est de leur accorder un contrôle massif sur les futurs députés, qu’il reviendra à leurs états-majors de choisir, la seconde étant prosaïquement d’éviter que l’un des trois partis s’arroge une prééminence forte sur les deux autres.

Ce compromis ne dépasse guère le stade des principes, car l’affrontement d’intérêts ressurgit vite. Cadre national, comme le souhaite le PCF ? Cadre départemental, comme le souhaite le MRP ? Calcul du reste à la plus forte moyenne, ce qui permet d’éliminer de nombreux candidats des « petits partis » ?

Se dessine une première leçon : la proportionnelle n’est pas plus « juste » qu’un autre mode de scrutin, elle fait l’objet d’âpres batailles rangées sur ses modalités. Le diable se niche dans les détails, qui échappent aux électeurs. Et surtout, la proportionnelle donne les pleins pouvoirs aux partis politiques et à leurs états-majors pour désigner les députés, l’élu n’étant plus enraciné par le scrutin d’arrondissement (ce que l’interdiction du cumul des mandats ne pourra qu’aggraver) : bref, les électeurs ne le choisissent plus.

A une époque où les partis politiques cherchent à se refonder et à retrouver une place dans le débat public, ce point mérite d’être médité. On ajoutera que, de ce point de vue, le scrutin proportionnel fait obstacle au renouvellement de la classe politique, que celui-ci soit souhaitable ou non. Georges Clemenceau (1841-1929), Léon Blum (1872-1950), François Mitterrand (1916-1996), Michel Rocard (1930-2016), Pierre Mendès France (1907-1982), Pierre Messmer (1916-2007), Michel Debré (1912-1996), Alain Juppé connurent la défaite au scrutin majoritaire d’arrondissement, et s’en relevèrent : avec la proportionnelle, ils auraient été élus à vie, car toujours tête de liste !

Présidentielle : l’indifférence, premier parti de France avec au moins 40 %

Présidentielle : l’indifférence, premier parti de France  avec au moins 40 %

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui l’indifférence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 25  % des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ  25 %.

De toute manière, le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Résultat présidentielle : l’indifférence avec au moins 40 %, premier parti de France

Résultat présidentielle : l’indifférence avec au moins 40 %, premier parti de France  

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui de la différence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 30 % des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ 20 à 25 %.

De toute manière le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Présidentielles : au moins 30 % d’abstention

Présidentielles : au moins 30 % d’abstention

 

D’après une enquête d’opinion BVA, seulement 69% des Français inscrits sur les listes électorales indiquent avoir de l’intérêt pour ce scrutin à venir.

Cette abstention potentielle apparaît très forte chez les jeunes entre 25 et 34 ans, qui pourraient être 44% à ne pas aller voter, et 36% chez les 18-24 ans.

Sur les raisons de cette abstention, d’après l’enquête de l’institut de sondages, 16% des potentiels abstentionnistes avancent des raisons proches des personnes non-inscrites sur les listes électorales, arguant le fait qu’ils ne voient pas l’intérêt du vote.

41% des personnes qui pourraient s’abstenir avancent aussi ne pas attendre « grand-chose de cette élection, que cela ne changera rien à leur quotidien ». Une proportion similaire – 40% – dit avoir « l’impression que les jeux sont déjà faits ».

Au-delà, 53% des Français en général interrogés, abstentionnistes ou non, estiment qu’une mesure efficace pour lutter contre l’abstention serait de reconnaître le vote blanc.

Selon l’étude, 93% des personnes interrogées déclarent être inscrites sur les listes électorales. Un chiffre sensiblement pareil aux 94% d’une étude de l’Insee en février 2020. Mais dans les faits, on compte de leur de 20 % d’électeurs non-inscrits (ou mal inscrits qui voteront peu). De sorte que le taux réel de non-participation pourrait être proche de 50 %.

Sondage BVA pour RTL et Orange. L’interrogation a eu lieu par Internet, les 1er et 2 mars, 8 et 9 mars et 15 et 16 mars. L’échantillon est composé de 4838 personnes, représentatives de la population française de plus de 18 ans. La marge d’erreur se situe entre 0,7 et 1,6.

Energie et Ukraine : des chocs moins importants que précédemment ?

Energie et Ukraine : des chocs moins importants que précédemment ?

L’économiste Nicholas Sargen analyse, dans une tribune au « Monde », les conséquences du conflit entre la Russie et l’Ukraine sur l’économie mondiale et les marchés financiers. Il ne pense pas que la Fed modifierait sa politique en cas de flambée des prix du pétrole.

 

Tribune. 

 

Les marchés financiers étaient déjà devenus volatils en ce début d’année, les investisseurs réévaluant les perspectives d’une hausse de l’inflation et d’un resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).

Aujourd’hui, les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la réponse qui pourrait émaner des Etats-Unis et de l’OTAN ne font qu’accroître les incertitudes, de même qu’une forte baisse des marchés boursiers mondiaux.

Bien que personne ne puisse être sûr de la tournure que prendront les événements, l’histoire montre qu’à chaque conflit géopolitique, les marchés financiers réagissent le plus lorsque les prix de l’énergie montent en flèche et que la Fed et les autres banques centrales resserrent leur politique monétaire.

Ces enseignements ont été tirés des deux premiers chocs pétroliers.

La première flambée a eu lieu en 1973, lorsque l’OPEP a imposé un embargo pétrolier aux Etats-Unis en représailles à la fourniture par ces derniers d’armes à Israël lors du conflit israélo-arabe.

La deuxième a commencé au début de l’année 1979, lorsque le chah d’Iran a été renversé et que la production pétrolière de l’Iran a chuté, passant de 5,2 millions de barils par jour (Mb/j) à seulement 1,4 Mb/j en 1980, supprimant ainsi 6 % de la production mondiale.

Dans ces deux cas, les prix du pétrole ont quadruplé et la Réserve fédérale a considérablement augmenté les taux d’intérêt pour contrer l’impact de la hausse de l’inflation. Cela a eu pour conséquence une forte augmentation des rendements obligataires et des ventes sur les marchés boursiers qui ont accompagné les graves récessions de 1973-1974 et de 1982-1983.

En comparaison, les hausses ultérieures des prix du pétrole liées aux conflits entre les Etats-Unis et l’Irak, en 1990 et en 2003, ont eu des répercussions moindres sur l’économie et les marchés.

Cela s’explique, notamment, par le fait que le déficit d’approvisionnement en pétrole n’a pas été aussi important que lors des deux premiers chocs et que les augmentations de prix ont été plus faibles.

En outre, la Réserve fédérale n’a pas resserré sa politique monétaire à ces deux occasions, car l’inflation était maîtrisée. Dans ce contexte, la Fed a considéré la hausse des prix du pétrole comme une taxe sur les ménages et les entreprises qui affaiblirait l’économie.

Energie et Ukraine : des chocs moins importants que précédemment ?

Energie et Ukraine : des chocs moins importants que précédemment ?

L’économiste Nicholas Sargen analyse, dans une tribune au « Monde », les conséquences du conflit entre la Russie et l’Ukraine sur l’économie mondiale et les marchés financiers. Il ne pense pas que la Fed modifierait sa politique en cas de flambée des prix du pétrole.

 

Tribune. 

 

Les marchés financiers étaient déjà devenus volatils en ce début d’année, les investisseurs réévaluant les perspectives d’une hausse de l’inflation et d’un resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).

Aujourd’hui, les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la réponse qui pourrait émaner des Etats-Unis et de l’OTAN ne font qu’accroître les incertitudes, de même qu’une forte baisse des marchés boursiers mondiaux.

Bien que personne ne puisse être sûr de la tournure que prendront les événements, l’histoire montre qu’à chaque conflit géopolitique, les marchés financiers réagissent le plus lorsque les prix de l’énergie montent en flèche et que la Fed et les autres banques centrales resserrent leur politique monétaire.

Ces enseignements ont été tirés des deux premiers chocs pétroliers.

La première flambée a eu lieu en 1973, lorsque l’OPEP a imposé un embargo pétrolier aux Etats-Unis en représailles à la fourniture par ces derniers d’armes à Israël lors du conflit israélo-arabe.

La deuxième a commencé au début de l’année 1979, lorsque le chah d’Iran a été renversé et que la production pétrolière de l’Iran a chuté, passant de 5,2 millions de barils par jour (Mb/j) à seulement 1,4 Mb/j en 1980, supprimant ainsi 6 % de la production mondiale.

Dans ces deux cas, les prix du pétrole ont quadruplé et la Réserve fédérale a considérablement augmenté les taux d’intérêt pour contrer l’impact de la hausse de l’inflation. Cela a eu pour conséquence une forte augmentation des rendements obligataires et des ventes sur les marchés boursiers qui ont accompagné les graves récessions de 1973-1974 et de 1982-1983.

En comparaison, les hausses ultérieures des prix du pétrole liées aux conflits entre les Etats-Unis et l’Irak, en 1990 et en 2003, ont eu des répercussions moindres sur l’économie et les marchés.

Cela s’explique, notamment, par le fait que le déficit d’approvisionnement en pétrole n’a pas été aussi important que lors des deux premiers chocs et que les augmentations de prix ont été plus faibles.

En outre, la Réserve fédérale n’a pas resserré sa politique monétaire à ces deux occasions, car l’inflation était maîtrisée. Dans ce contexte, la Fed a considéré la hausse des prix du pétrole comme une taxe sur les ménages et les entreprises qui affaiblirait l’économie.

BNP: Première banque en Europe mais avec de moins en moins d’agences

BNP: Première banque en Europe mais avec de moins en moins  d’agences

La BNP,  première banque en Europe combien compte bien s’appuyer encore sur la technologie pour être plus performante. Par contre, elle en profite pour nettoyer nombre d’agences avec des clients éjectés à plus de 30 km dans un autre établissement. La première banque européenne affiche un résultat record de 9,5 milliards d’euros en 2021. Le groupe intégré, qui tire la moitié de ses revenus dans le Retail et les services financiers spécialisés, s’estime bien positionné pour atteindre ses nouveaux objectifs à 2025, notamment une rentabilité du groupe de plus de 11%. Cerise sur le gâteau, le taux de distribution aux actionnaires est porté, de façon pérenne, à 60%. 

L’objectif et de consolider ses parts de marché dans tous ses métiers, de manière industrialisée et méthodique, presque sans éclats, bien ancré sur trois piliers, la banque commerciale et les services financiers spécialisés (55% du chiffre d’affaires), la banque d’investissement (31%) et le pôle assurance, gestion d’actifs et gestion privée (14%). Et même les 11 milliards d’euros de fonds propres « libérés » par la vente de sa filiale californienne Bank of the West, une opération qui doit être finalisée à la fin de l’année, seront consacrés à un plan de rachat d’actions (4 milliards) dont on peut se demander quel est réellement l’intérêt économique global pour l’entreprise sauf attirer les cours vers le haut.

BNP : Première banque en Europe avec 10 milliards de bénéfices mais avec moins d’agences

 BNP : Première banque en Europe avec 10 milliards de bénéfices mais avec moins d’agences

La première banque en Europe combien compte bien s’appuyer encore sur la technologie pour être plus performante. Par contre, elle en profite pour nettoyer nombre d’agences avec des clients éjectés à plus de 30 km dans un autre établissement. La première banque européenne affiche un résultat record de 9,5 milliards d’euros en 2021. Le groupe intégré, qui tire la moitié de ses revenus dans le Retail et les services financiers spécialisés, s’estime bien positionné pour atteindre ses nouveaux objectifs à 2025, notamment une rentabilité du groupe de plus de 11%. Cerise sur le gâteau, le taux de distribution aux actionnaires est porté, de façon pérenne, à 60%.

L’objectif et de consolider ses parts de marché dans tous ses métiers, de manière industrialisée et méthodique, presque sans éclats, bien ancré sur trois piliers, la banque commerciale et les services financiers spécialisés (55% du chiffre d’affaires), la banque d’investissement (31%) et le pôle assurance, gestion d’actifs et gestion privée (14%). Et même les 11 milliards d’euros de fonds propres « libérés » par la vente de sa filiale californienne Bank of the West, une opération qui doit être finalisée à la fin de l’année, seront consacrés à un plan de rachat d’actions (4 milliards) dont on peut se demander quel est réellement l’intérêt économique global pour l’entreprise sauf attirer les cours vers le haut.

Economie-croissance française : plus 7% en 2021 mais…… moins 8% en 2020 !

Economie-croissance française :  plus 7% en 2021 mais…… moins 8% en 2020 ! 

 

 

 

 Les grands médias reprennent largement les propos du ministre de l’économie à propos du record de croissance de 7 % enregistrés en 2021. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a qualifié ce chiffre de «rebond spectaculaire» qui «efface la crise économique».

 

La vérité c’est qu’on ne rattrape rien du tout en tout cas pas totalement. Normalement l’année 2020, aurait dû dégager une croissance de l’ordre de 2 % et c’est une baisse de 8 % du fait de la crise sanitaire  qui a été enregistrée. Le déficit est donc de 10 % en 2020, le déficit qui n’a pas été totalement comblé d’autant que normalement une croissance de 2 % aurait dû être aussi réalisée  en 2021. Pour preuve que rien n’a été comblé et qu’on est encore en retard, la consommation des ménages qui constituent l’essentiel de la croissance française est juste revenue à son niveau de fin 2019. La France est donc encore en retard

Le ministre se félicite aussi de l’amélioration du chômage puisque 500 000 chômeurs auraient disparu des statistiques de pôle emploi. C’est à peu près le même chiffre d’auto entrepreneurs qui a été nouvellement enregistré ( officiellement 400 000 réellemnet déclarés) . Cela signifie que beaucoup ont abandonné leurs activités de salariés dans les secteurs les plus touchés comme l’hôtellerie ou le tourisme pour se mettre à leur compte. Le problème c’est que la plupart des autos entrepreneurs ne dégage que des rémunérations insignifiantes. Beaucoup disparaissent au bout de deux ans.

On peut effectivement se réjouir du redressement français mais il convient donc de le relativiser car nous sommes en retard sur nos perspectives.

Certes on a sans doute sauvé un certain nombre d’emplois mais la facture n’est pas négligeable. Au total, l’État aura encore dépensé l’an dernier un peu plus de 60 milliards d’euros, selon les chiffres donnés récemment par le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, au prix d’un déficit public qui devrait avoisiner les 7% et d’une dette publique autour de 113%.

Une facture qui provient notamment de la facilité pour les états dont la France de s’endetter avec de l’argent gratuit mais qu’il faudra bien rembourser un jour. Un remboursement qui s’effectue actuellement via l’inflation qui en quelque sorte amorti la politique très accommodante des banques centrales.

La croissance française : cocorico, plus 7% en 2021 mais moins 8% en 2020

La croissance française : cocorico, plus 7% en 2021 mais moins 8% en 2020 

 

 

 Les grands médias reprennent largement les propos du ministre de l’économie à propos du record de croissance de 7 % enregistrés en 2021. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a qualifié ce chiffre de «rebond spectaculaire» qui «efface la crise économique».

 

La vérité c’est qu’on ne rattrape rien du tout en tout cas pas totalement. Normalement l’année 2020, aurait dû dégager une croissance de l’ordre de 2 % et c’est une baisse de 8 % du fait de la crise sanitaire  qui a été enregistrée. Le déficit est donc de 10 % en 2020, le déficit qui n’a pas été totalement comblé d’autant que normalement une croissance de 2 % aurait dû être aussi réalisée  en 2021. Pour preuve que rien n’a été comblé et qu’on est encore en retard, la consommation des ménages qui constituent l’essentiel de la croissance française est juste revenue à son niveau de fin 2019. La France est donc encore en retard

Le ministre se félicite aussi de l’amélioration du chômage puisque 500 000 chômeurs auraient disparu des statistiques de pôle emploi. C’est à peu près le même chiffre d’auto entrepreneurs qui a été nouvellement enregistré . Cela signifie que beaucoup ont abandonné leurs activités de salariés dans les secteurs les plus touchés comme l’hôtellerie ou le tourisme pour se mettre à leur compte. Le problème c’est que la plupart des autos entrepreneurs ne dégage que des rémunérations insignifiantes. Beaucoup disparaissent au bout de deux ans.

On peut effectivement se réjouir du redressement français mais il convient donc de le relativiser car nous sommes en retard sur nos perspectives.

Certes on a sans doute sauvé un certain nombre d’emplois mais la facture n’est pas négligeable. Au total, l’État aura encore dépensé l’an dernier un peu plus de 60 milliards d’euros, selon les chiffres donnés récemment par le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, au prix d’un déficit public qui devrait avoisiner les 7% et d’une dette publique autour de 113%.

Une facture qui provient notamment de la facilité pour les états dont la France de s’endetter avec de l’argent gratuit mais qu’il faudra bien rembourser un jour. Un remboursement qui s’effectue actuellement via l’inflation qui en quelque sorte amorti la politique très accommodante des banques centrales.

Covid- pandémie : la prévention nettement moins coûteuse que le traitement de la maladie

Covid- pandémie : la prévention nettement moins coûteuse que le traitement de la maladie

La pandémie Covid a déjà provoquée la mort de plus de 5 millions de personnes dans le monde cependant ce qui la caractérise, c’est l’étendues du champ géographique de son développement. En effet, à peu près tous les pays du monde sont durement touchés en raison notamment de l’accroissement de la Mobilité des personnes qui transportent avec eux évidemment le virus. Le coût de traitement global sera énorme et de toute manière bien supérieur au  cout d’une prévention . En effet le coût de traitement chiffrera en milliers de  milliards de dollars.

 

La pandémie de Covid-19 va amputer le Produit intérieur brut mondial de 22.000 milliards de dollars entre 2020 et 2025, a indiqué l’économiste en chef du Fonds monétaire international lors d’une conférence de presse. Il s’agit d’une «perte cumulée» qui est à comparer avec le niveau du PIB mondial que le FMI avait estimé avant la pandémie, a précisé Gita Gopinath en présentant les dernières prévisions économiques mondiales. L’impact est donc «substantiel», a-t-elle commenté.

 

Ce n’est pourtant pas la première ni même la dernière pandémie qui affecte le monde

 

La pandémie de grippe espagnole due à une souche H1N1 et ses plus de 40 millions de morts dans les années 1920 semblait appartenir à un lointain passé.

Même avec l’épidémie de CoV-1, la grippe H1N1 et la fièvre Ebola, la menace microbienne nous semblait maîtrisée. Sauf que ce n’est pas tellement ça. Le SARS CoV-1 asiatique n’était pas arrivé en Occident en 2003 parce que le virus était moins contagieux. Or les leçons tirées sur le moment ont fait long feu, comme le souligne Fréderic Keck, anthropologue et directeur de recherche CNRS.

« Après la première crise du SRAS, les États membres de l’Organisation mondiale de la santé étaient d’accord pour se préparer sérieusement à faire face à une pandémie. Mais peut-être par lassitude des populations et face aux règles d’austérité budgétaire, ces bonnes intentions n’ont pas duré et les stocks de masques et de vaccins n’ont pas été renouvelés. »

Pourtant, depuis plus de vingt ans, les spécialistes nous alertent sur les risques pandémiques. La grippe aviaire et son virus influenza, le coronavirus de chauve-souris…, les candidats ne manquent pas. Sans oublier les arbovirus transmis par les moustiques et qui provoquent la dengue ou le chikungunya. Des virus qui pourraient déclencher des pandémies avec des moustiques dopés au réchauffement climatique et aux bouleversements de la biodiversité.(Rapport entre l’homme et les animaux notamment).

Covid: Davantage d’hospitalisations mais moins de soins critiques

Covid: Davantage d’hospitalisations mais moins de soins critiques

 

Toujours un chiffre impressionnant de contaminations, en moyenne de près de 300 000 par jour qui mécaniquement provoquent une hausse des hospitalisations. Par contre le nombre de malades en soins critiques se tasse. La preuve sans doute que le variant omicron est moins dangereux que le variant delta.

Le nombre de patients atteints du Covid hospitalisés en soins critiques est resté stable, lundi 17 janvier, par rapport à sept jours auparavant, avec un nombre de nouveaux cas dépistés toujours élevé sur une semaine, selon les chiffres officiels. Les services de soins critiques, qui accueillent les cas les plus graves, comptaient lundi 3 913 malades du Covid (dont 355 nouvelles admissions), contre 3 852 la veille et l’avant-veille et 3 904 le lundi précédent.

Le nombre total de malades hospitalisés atteint 25 776, dont 2 815 ont été admis en 24 heures. Le lundi précédent, 22 749 personnes étaient hospitalisées. Le nombre quotidien de nouveaux cas de contamination recensés s’élève à 102 144, contre 278 129 la veille. En moyenne, sur les sept derniers jours, on recense 295 630 cas quotidiens, contre 268 185 le lundi précédent. Ce calcul permet de lisser les écarts observés d’un jour à l’autre, souvent artificiellement créés par des problèmes de collecte de données. Ce direct est désormais terminée.

Régulation -L’Arcom, le nouveau CSA plus large mais encore moins efficace

Régulation -L’Arcom, le nouveau CSA plus large mais encore moins efficace

 

 

Le nouveau régulateur L’Arcom  qui va remplacer le CSA aura en plus la surveillance des plateformes de streaming et des réseaux sociaux, la lutte contre le streaming illégal, ou encore au respect de l’âge minimal d’entrée sur les sites pornographiques. Autant de tâches très vastes qui exigeront lucidité et détermination alors que le CSA n’a jamais fait preuve de son utilité dans un champ plus réduit.Le  super-régulateur poursuivra les missions respectives de ses deux prédécesseurs ( CSA et Hadopi) : la régulation de l’audiovisuel et la lutte contre le piratage des contenus numériques, mais avec des pouvoirs renforcés. A sa tête, on retrouvera l’actuel président du CSA, Roch-Olivier Maistre, dont le mandat court jusqu’à 2025.

On se demande en particulier comment le nouveau régulateur pourra intervenir sur des contenus qui proviennent de plus en plus de l’étranger. Sans parler de la tare fondamentale de ce type d’organisme dit indépendant et qui en fait subit d’une part la pression du pouvoir politique en place d’autres par la pression des grands intérêts financiers.

On voit mal le petit régulateur français par ailleurs influencer  beaucoup les grands d’Internet comme Facebook, Instagtam ou Twitter ou encore les grands  du streaming. Une régulation à l’échelle nationale n’a guère de sens pour lutter contre les grandes sociétés internationales.

L’Arcom, le nouveau CSA plus large mais encore moins efficace

L’Arcom, le nouveau CSA plus large mais encore moins efficace

 

 

le nouveau régulateur L’Arcom  qui va remplacer le CSA aura en plus la surveillance des plateformes de streaming et des réseaux sociaux, la lutte contre le streaming illégal, ou encore au respect de l’âge minimal d’entrée sur les sites pornographiques. Autant de tâches très vastes qui exigeront lucidité et détermination alors que le CSA n’a jamais fait preuve de son utilité dans un champ plus réduit.Le  super-régulateur poursuivra les missions respectives de ses deux prédécesseurs ( CSA et Hadopi) : la régulation de l’audiovisuel et la lutte contre le piratage des contenus numériques, mais avec des pouvoirs renforcés. A sa tête, on retrouvera l’actuel président du CSA, Roch-Olivier Maistre, dont le mandat court jusqu’à 2025.

On se demande en particulier comment le nouveau régulateur pourra intervenir sur des contenus qui proviennent de plus en plus de l’étranger. Sans parler de la tare fondamentale de ce type d’organisme dit indépendant et qui en faitubit d’une part la pression du pouvoir politique en place d’autres par la pression des grands intérêts financiers.

On voit mal le petit régulateur français par ailleurs influencer  beaucoup les grands d’Internet comme Facebook, instables grammes, ou Twitter ou encore les gants du streaming. Une régulation à l’échelle nationale n’a guère de sens pour lutter contre les grandes sociétés internationales.

Crise Covid : un gouvernement de plus en plus spectateur et de moins en moins acteur

Crise Covid : un gouvernement de plus en plus  spectateur et de moins en moins acteur

 

On aura sans doute observé que moins  le gouvernement agit et plus il parle pour ne rien dire. Ce fut encore le cas hier avec cette intervention du ministre de la santé qui a très longuement commenté les chiffres de la pandémie mais sans réellement annoncer de nouvelles mesures susceptibles  de contrôler la vague en croissance exponentielle.

Les responsables du gouvernement et en particulier le ministre de la santé se comportent surtout en commentateurs de l’environnement sanitaire. Finalement , ils s’en inquiètent comme on peut s’en inquiéter dans un bistrot allant jusqu’à se demander si l’envolée des statistiques ne va pas conduire d’une part à la paralysie des hôpitaux, d’autre part au blocage partiel de l’économie.

En cause évidemment, la grande discrétion du chef de l’État Emmanuel Macron qui ne sait même pas fendu d’un communiqué alors que le nombre de contaminés a plus que doublé en 24 heures. Un silence évocateur qui traduit l’obsession du président de ne surtout pas fâcher l’opinion publique quitte à sacrifier la santé.

Pourtant il ne reste sans doute que quelques jours voire au plus quelques semaines tout au plus pour tenter d’empêcher le blocage total du pays.

Hier le ministre de la santé a évoqué des chiffres particulièrement inquiétants concernant le nombre de contaminés susceptibles d’être hospitalisés. En fait on pourrait atteindre des chiffres de 2500 à 5000 hospitalisations par jour. Or on sait qu’à partir de 4000 hospitalisés au total (Le stock pas le flux) les hôpitaux seraient pratiquement submergés et incapables d’assurer leurs missions. L’institut Pasteur évoque d’ailleurs un scénario catastrophe pouvant conduire jusqu’à 5000 contaminés hospitalisés par jour.

Compte tenu de l’immobilisme politique qui caractérise ce gouvernement il faudra sans doute attendre que le pays atteigne 400 ou 500 000 contaminés pour qu’il prenne enfin la mesure de l’enjeu et mette  en place une politique qui ne se réduise pas à la vaccination obligatoire et qui la complète par des décisions autrement plus radicales.

Omicron : 70 % moins dangereux que Delta

Omicron : 70 % moins dangereux que Delta

Les experts britanniques confirment une observation déjà faite en Afrique du Sud qui démontrent que le variant Omicron est beaucoup plus contagieux que le variant Delta mais beaucoup moins dangereux. Les patients infectés par le variant Omicron du coronavirus ont jusqu’à 70% de risque en moins d’être hospitalisés par rapport au variant Delta, selon une analyse de l’agence de sécurité sanitaire britannique publiée jeudi. D’après l’agence britannique (UKHSA), qui se montre très prudente, notamment en raison du faible nombre des patients hospitalisés avec Omicron, les personnes contaminées par Omicron ont entre 50 et 70% moins de chances d’être hospitalisés.

Covid: Omicon moins grave que Delta ?

Covid: Omicon moins grave que Delta ?

 

 D’après des études menées dune part  par l’ Afrique du Sud d’autre part au Royaume-Uni, les conséquences du variant Omicron serait moins graves que celles relatives au variants ; Par contre le variant Delta est notoirement plus contaminant.Le risque de devoir rester à l’hôpital à cause du COVID-19 est inférieur de 40% à 45% pour les patients contaminés par le variant Omicron du coronavirus par rapport à ceux infectés par le variant Delta, selon une étude réalisée par l’Imperial College, à Londres, publiée mercredi.

La publication de l’étude, réalisée sur la base des tests PCR positifs effectués en Angleterre entre le 1er décembre et le 14 décembre, intervient alors que les scientifiques s’affairent pour déterminer la dangerosité du variant Omicron, à la propagation fulgurante à travers le monde, afin d’aider les gouvernements à prendre les mesures sanitaires appropriées.

D’après une étude effectuée en Afrique du Sud, où a été sonnée l’alerte sur l’apparition du variant Omicron, les risques d’hospitalisation liés à Omicron sont 80% moindres qu’avec d’autres variants du coronavirus.

Les chercheurs de l’Imperial College estiment qu’une hospitalisation est moins fréquente, de 20% à 25%, avec le variant Omicron qu’avec le variant Delta.

« Dans l’ensemble, nous trouvons des preuves d’une réduction du risque d’hospitalisation pour Omicron par rapport aux infections provoquées par Delta, selon la moyenne sur l’ensemble des cas durant la période de l’étude », ont-ils écrit.

 

 

Covid Taux d’incidence exceptionnel chez les enfants de moins de 10 ans

Covid Taux d’incidence exceptionnel chez les enfants de moins de 10 ans

 

Au niveau national, le taux d’incidence chez les enfants de moins de 10 ans atteint 500 nouveaux cas hebdomadaires pour 100 000 habitants soit un niveau jamais atteint depuis le début de l’épidémie. Il s’agit, depuis le mois de novembre, de la classe d’âge dans les contaminations progresse le plus vite. Il n’était jamais arrivé jusqu’ici que le taux d’incidence à cet âge soit supérieur à celui des 10–19 août des 20–30 ans. 

Cela pose évidemment la question de la gestion des populations scolaires et des mesures restrictives que pour l’instant le gouvernement n’envisage pas.

Covid monde: 5 millions de morts , c’est au moins 1 million de trop

Covid monde: 5 millions de morts , c’est au moins 1 million de trop

si l’on se réfère aux statistiques de l’OMS, l’Europe aurait enregistré 1,5 millions de morts. Grâce à la vaccination, 500 000 morts aurait été évités. Un gain de 25 %. Le même chiffre appliqué à l’ensemble du monde aurait permis d’économiser plus d’un million de morts à niveau de  à vaccination équivalente.

Le pire évidemment c’est que faute de vaccination suffisante au plan mondial, le virus ne cesse d’évoluer et revient à boomerang même dans les pays développés qui ont vacciné massivement. C’est notamment le cas avec le variant delta et peut-être demain avec le nouveau variant récemment découvert en Afrique du Sud.

La pandémie provoquée par le coronavirus a fait au moins 5.173.915 morts dans le monde depuis fin 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles jeudi à 11H00 GMT. Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé, avec 775.397 décès, devant le Brésil (613.339), l’Inde (466.980) et le Mexique (293.186). En Europe, le Covid-19 a causé la mort de plus d’1,5 million de personnes, selon le comptage de l’AFP.

Actuellement, le pays le plus touché est la Russie, qui enregistre près de 30% des nouveaux décès quotidiens recensés sur le continent, avec 1246 décès en moyenne par jour. Selon des chiffres officiels que les autorités elles-mêmes considèrent largement sous-estimés, le pays est aussi le plus endeuillé avec un total de 269.057 décès. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie dans le monde pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui calculé à partir des chiffres officiels.

Nombre d’épargnants : de moins en moins nombreux

Nombre d’épargnants : de moins en moins nombreux

 

Depuis une dizaine d’années le nombre d’épargnants potentiels ne cesse de diminuer. Parallèlement ces dernières années et pas seulement à cause de la crise sanitaire, l’épargne n’a cessé de s’envoler. La baisse du nombre d’épargnants potentiels provient essentiellement de la hausse des dépenses contraintes qui rognent de plus en plus le pouvoir d’achat. La hausse de l’épargne, elle, rend compte des incertitudes des ménages vis-à-vis de l’avenir.

 

A noter que l’épargne des Français est répartie de manière particulièrement inégale. En moyenne, un adulte seul met de côté 4 800 euros par an (données Insee 2017), soit 16 % de son revenu. Mais alors que les 20 % du bas de l’échelle en épargnent 3 % (360 euros), les 20 % les plus riches économisent 16 000 euros, soit presque 30 % de leurs revenus, l’équivalent du revenu annuel des 20 % les plus pauvres !

Ces données minimisent beaucoup les inégalités car elles portent sur des tranches de revenus très larges. Les 20 % les plus pauvres rassemblent à la fois des ménages totalement démunis qui ne font aucunes économies, voire s’endettent, et des familles modestes qui ne dépensent pas la totalité de leurs revenus. Parmi les 20 % les plus aisés, on trouve aussi bien des cadres supérieurs que des grandes fortunes : à partir d’un très haut niveau de revenu, il devient bien difficile de le dépenser entièrement, même en ayant un train de vie très dispendieux.

39% seulement des Français sont capables d’épargner, selon une enquête Ifop pour le Journal du Dimanche.

Une tendance qui s’aggrave depuis plusieurs années. En 2014, ils étaient 44% à s’estimer pouvoir le faire, soit 5 points de plus. Pire, en 2010, 54% déclaraient être en capacité d’épargner, soit 15 points de plus qu’aujourd’hui.

L’étude menée par l’Ifop montre que la capacité d’épargne est corrélée au niveau de vie. Sans surprise, ce sont les catégories aisées qui mettent le plus facilement de côté. Ils sont 71% à réussir à épargner, contre 33% chez les employés (-10 points par rapport à 2014), 23% chez les ouvriers (-15 points par rapport à 2014) et seulement 21% chez les plus pauvres, gagnant moins de 900 euros par mois.

L’effondrement de la capacité des Français à épargner signifie surtout que la France vit un appauvrissement d’une partie de sa population.

* Enquête menée auprès d’un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Interviews réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 19 au 20 octobre 2021.

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