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Société- Écriture inclusive : le retour mortel

Société- Écriture inclusive : le retour mortel

 

 

 

La stigmatisation par la gauche radicale d’éléments fondamentaux qui font société commune touchent aussi la manière de s’exprimer et d’écrire avec notamment le retour mortel de l’écriture inclusive. Après la féminisation forcenée et souvenait ridicule des substantifs concernant  des professions et fonctions, c’est cette fois l’écriture inclusive qui est mise en cause par l’académie française. Cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans «mes ami·e·s», pour le rendre «visible». Le «point milieu», ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme «lycéen·ne» comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin. Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s’imposer comme norme», l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. L’Académie française considère que devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.». Membre de l’Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié début octobre au Figaro à quel point l’écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française. «C’est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d’une sorte de bégaiement cérébral», indiquait-il. Le Conseil d’État avait banni son usage dans le Journal Officiel en 2019

 

Écriture inclusive : le retour mortel

Écriture inclusive : le retour mortel

 

 

 

La stigmatisation par la gauche radicale d’éléments essentiels qui font société commune touchent aussi la manière de s’exprimer et d’écrire avec notamment le retour mortel de l’écriture inclusive. Après la féminisation forcenée et souvenait ridicule des substantifs concernant  des professions et fonctions, c’est cette fois l’écriture inclusive qui est mise en cause par l’académie française. Cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans «mes ami·e·s», pour le rendre «visible». Le «point milieu», ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme «lycéen·ne» comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin. Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s’imposer comme norme», l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. L’Académie française considère que devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.». Membre de l’Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié début octobre au Figaro à quel point l’écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française. «C’est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d’une sorte de bégaiement cérébral», indiquait-il. Le Conseil d’État avait banni son usage dans le Journal Officiel en 2019

 

L’éternel retour de la taxe carbone

L’éternel retour de   la taxe carbone

Comme l’arlésienne, la taxe carbone revient à la surface médiatique. Nombre d’économistes alliés à des écolos militent pour cette fiscalité potion magique pour le climat. Les économistes Géraud Guibert et Christian de Perthuis, spécialistes du climat, estiment, dans une tribune au « Monde » qu’il faut d’urgence relancer le débat public pour une tarification du carbone. L’occasion pour les économistes de glorifier les effets bénéfiques de la fiscalité. Une taxe  qui finira par s’installer du fiat de l’accoutumance à la drogue fiscale. Comme si les très grandes évolutions du prix des carburants avaient déjà joué un rôle significatif un jour sur la réduction de la consommation ! À quand une taxe sur l’air pollué expiré par l’homme pour réduire l’impact négatif sur le climat ?

 

« Alors que la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron était censée mieux prendre en compte l’urgence climatique, la question du prix du carbone semble enterrée. Les pouvoirs publics s’apprêtent à botter en touche sur cette question qui fâche.

La convention citoyenne a reporté à plus tard toute décision sur ce point. Dans son rapport annuel, le Haut Conseil pour le climat considère le sujet comme optionnel par rapport à des mesures de nature réglementaire.

Avec un prix des énergies fossiles divisé par deux à la suite du Covid-19, il convient d’être lucide : une grande partie des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie qui vient d’être adoptée risquent de ne pas être atteints. Les priorités d’action rappelées par la convention citoyenne, comme l’accélération de la rénovation énergétique des bâtiments ou le basculement vers le fret ferroviaire, vont buter sur les questions de financement.

Faute de sous-jacents économiques solides, le pays va se cantonner dans l’écologie déclarative. Les changements de comportement requis pour répondre à l’urgence climatique seront à nouveau reportés à plus tard.

La tarification du carbone n’est certes qu’un outil pour réaliser la transition énergétique et d’autres leviers sont à actionner. Mais son rôle est crucial, surtout en période de faiblesse du prix des énergies fossiles.

Prenons l’exemple du fonds Chaleur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui distribue des soutiens aux acteurs territoriaux investissant dans des chaudières au bois ou au biogaz. Dès que la fiscalité carbone s’appliquant au fioul ou au gaz d’origine fossile augmente, l’agence peut augmenter le nombre des opérations à financement constant. C’est pourquoi le gel de la taxe carbone en 2018 a été une mauvaise nouvelle pour ces projets. La chute du prix du pétrole intervenue depuis aggrave la situation. A financement inchangé, le nombre de projets réalisables s’effondre.

Le paradoxe de la situation est qu’il existe une forme de consensus sur l’importance d’un prix du carbone. La plupart des travaux des économistes montrent son efficacité, l’inaction climatique étant beaucoup plus coûteuse.

Le renforcement de la tarification carbone est une composante majeure du Green Deal européen. Lorsqu’on les fait dialoguer sur des bases solides, les différentes parties prenantes – patronat, syndicat, ONG, élus territoriaux et nationaux – sont capables de trouver des solutions favorisant le nécessaire renchérissement des énergies fossiles. »

Coronavirus : un fort retour en novembre », ( Axel Kahn)

Coronavirus : un fort retour en novembre », ( Axel Kahn)

Le médecin généticien Axel Kahn estime sur Europe 1 que « le mois le plus critique sera sans doute novembre » et appelle la population « à faire très attention », « sinon tout ce qu’on aura fait n’aura servi à rien ». 

La crainte d’une deuxième vague se fait chaque jour de plus en plus forte. La circulation du coronavirus est ainsi en « nette augmentation », selon le dernier bilan publié par les autorités. Le médecin généticien Axel Kahn, invité vendredi soir sur Europe 1, a assuré « ne pas être catastrophiste ». Mais il met en garde : « Je pense que le mois le plus critique sera sans doute celui de novembre ».

« En attendant le mois de novembre, il faudra faire encore plus de tests, et notamment dans les aéroports pour qu’il n’y ait pas de gens qui reviennent de l’étranger et qui pourraient être porteurs du virus », demande le médecin, qui appelle également la population à redoubler d’attention et à respecter scrupuleusement les gestes barrières. « Il y a aussi les mesures barrières : nous avons demandé, avec d’autres médecins, que les masques soient obligatoires dans les endroits peuplés clos, et nous l’avons obtenu. Il faut donc faire très attention. »

«Le retour incongru du Plan» Gilles Savary , ancien socialiste !

«Le retour incongru du Plan» Gilles Savary , ancien socialiste !

 

Gilles Savary, ancien socialiste, rallié depuis à Macron rejoint le camp de ceux qui fusillent l’idée même de plan. Ou l’itinéraire d’un responsable qui explique l’anéantissement de la pensée et de l’existence du parti socialiste. Gilles Savary  qu’on a connu plus nuancé  n’y va pas de main morte pour tirer sur le plan dans le journal droitier l’Opinion. Si l’intéressé a montré certaines connaissances en matière de transport et a fait preuve de pertinence avec certaines de ses propositions dans ce domaine par contre il est largement à côté de ses sabots concernant le  commissariat au plan. Surtout quand il reprend les vieilles lunes d’un plan français qui renverrait au régime soviétique. Par ignorance peut-être, Savary oublie que le commissariat au plan était moins un outil de planification qu’un outil de prospective, de concertation et d’élaboration d’actions finalement assez marginales mais sur des enjeux stratégiques. Dans le domaine de la réflexion Savary estime qu’il y a déjà assez d’organismes plus ou moins technocratiques. Tout n’est pas faux à cet égard mais il oublie la dimension essentielle du plan à savoir l’analyse partagée avec les acteurs qui facilite ensuite la compréhension des évolutions structurelles et leur gestion. Bref un point de vue assez lamentable pour un ancien socialiste qui s’est perdu dans les terres macroniennes.

 « Il n’est certes jamais inutile de réfléchir au long terme, mais de ce point de vue, il ne manque ni de belles intelligences, ni de multiples institutions publiques ou privées, pour éclairer notre vision de l’avenir et guider nos pas »

 

Jean Castex se recommande volontiers du gaullisme social. On veut croire que c’est de cette filiation politique qu’il tient son intention de remettre en place un commissariat au Plan. Cette proposition, qui renvoie aux économies administrées et centralisées des régimes socialistes autoritaires du XXe siècle, avant qu’elle fût mise à la sauce colbertiste française par le général De Gaulle en 1946, présente l’avantage optique de le démarquer de ses oripeaux sarkozystes.

La période que nous traversons ressemble certes vaguement à celle d’une reconstruction « d’après-guerre », puisque « guerre » nous aurions mené contre le Covid, ruines matérielles en moins cependant (ce qui déprécie l’intérêt d’une planification).

Mais puisqu’il s’agit d’interroger le temps long, un bref retour en arrière nous enseigne que les sociétés de liberté économique ont défié toutes les prévisions au cours des trois dernières décennies.

En particulier la fulgurante prise de pouvoir des Gafam sur le monde en une demi-génération, comme l’irrésistible ascension de Tesla dans un secteur automobile réputé trop capitalistique pour être concurrencé par de nouveaux entrants, tiennent plus à l’émulation créatrice de l’économie américaine qu’à une quelconque prospective d’Etat.

Domination européenne. En tout cas, cette maîtrise de l’innovation, qui avait imposé la domination européenne aux XVIIIe et XIXe siècles sans la moindre planification étatique, permet aux Etats-Unis de préserver aujourd’hui une position de leader mondial face à l’agressivité de grands émergents convertis au libéralisme économique.

L’économie mondiale a certes besoin d’être reprise en mains par les Etats et d’être mise au service de finalités collectives, mais c’est de plus de régulations et d’incitations mondiales que de planification nationale centralisée dont elle a besoin

L’économie mondiale d’aujourd’hui a certes besoin d’être reprise en mains par les Etats et d’être mise au service de finalités collectives, mais c’est de plus de régulations et d’incitations mondiales que de planification nationale centralisée dont elle a besoin.

Il n’est certes jamais inutile de réfléchir au long terme, mais de ce point de vue, il ne manque ni de belles intelligences, ni de multiples institutions publiques ou privées, qu’il s’agisse de France Stratégie, du Haut Conseil pour le climat ou du Conseil économique dont s’est doté le président de la République, du CESE, de maints instituts universitaires ou organismes de prévision, du GIEC ou encore des monographies nationales de l’OCDE et d’organismes onusiens, pour éclairer notre vision de l’avenir et guider nos pas.

D’ailleurs le pluralisme intellectuel et scientifique de ce foisonnement d’études prospectives, exploitées par France Stratégie, est sans doute préférable, en cette matière comme en d’autres, à la vaine prétention d’une vision cosmique d’Etat. L’enjeu tient moins à susciter des réflexions prospectives qu’à imprimer celles dont nous disposons dans nos politiques publiques, mais un Premier ministre en détiendra toujours plus l’autorité qu’un haut-commissaire au Plan.

Surtout, on voit mal comment Jean Castex, qui place son action sous le sceau du retour au bon sens et d’une inversion ascendante de l’action publique, de bas en haut, des territoires au national, va positionner un retour du Plan, alors que l’Etat est notoirement défaillant à honorer financièrement les contrats de plan Etat-Régions qui en constituent la modalité partenariale depuis la décentralisation.

On ose espérer que ce projet, qui ressemble à la vieille ficelle consistant à prétendre fédérer des organismes existants pour convenance politique, a une autre consistance ; mais il est permis d’en douter…

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de Progrès.

Retour du plan : la vieille droite tire à boulets rouges

Retour du plan : la vieille droite tire à boulets rouges

Le retour du plan est envisagé avec Bayrou  à sa tête. Pas vraiment un partisan de la dictature socialiste ou de la planification à la mode soviétique. Pourtant la vieille droite tire à boulets rouges sur l’éventualité d’une renaissance du commissariat au plan. La critique est évidemment ridicule notamment le risque en France d’une planification à la mode soviétique. Sans faire un retour historique approfondi, convenons que le plan en France a toujours tenu une place finalement assez secondaire. Pour apprécier exactement le poids du plan il faudrait comparer par exemple les engagements financiers du plan par rapport aux dépenses budgétaires de l’État, faire une comparaison avec la part du PIB  influencée par le plan ou d’autres indicateurs du même type. On arriverait vite à la conclusion que le plan en France n’a jouée qu’un rôle très partiel même si parfois notamment à la libération il a pu booster certains objectifs stratégiques. Un rappel de la planification de Wikipédia:

 


La planification française du commissariat au Plan, à l’instar de celle mise en place par le régime de Vichy, est indicative et incitative, à la différence de la planification soviétique. Le commissariat général du Plan (CGP) s’appuie sur deux organismes de prévision : l’Insee et la SEEF (Service des Études économiques et financières du ministère des Finances)5.

Plusieurs éléments font de la planification française une expérience originale. Elle constitue l’aspect le plus singulier de l’action de l’État pour domestiquer le marché. Se bornant à donner des objectifs quantitatifs ou qualitatifs définis d’un commun accord entre les partenaires sociaux, le plan tente d’orienter les investissements dans les secteurs prioritaires pour la croissance. À cet égard, on peut le voir comme un « réducteur d’incertitudes » 6 selon la formule de Pierre Massé.


Les positions relatives au 1er plan de modernisation et d’équipement et aux moyens d’en assurer l’exécution sont notamment les suivantes7,8.

Objet et dispositif du Plan

Le plan de modernisation et d’équipement 1947-1950, soumis à l’examen du Conseil, a essentiellement pour objet :

  • d’assurer un relèvement rapide du niveau de vie de la population, et notamment de son alimentation ;
  • de moderniser et d’équiper les activités de base (houillères, électricité, sidérurgie, ciment, machinisme agricole et transports) ;
  • de moderniser l’agriculture ;
  • d’affecter à la reconstruction le maximum de moyens, en tenant compte des besoins des activités de base et en modernisant l’industrie des matériaux de construction et celle du bâtiment et des travaux publics ;
  • de moderniser et de développer les industries d’exportation pour assurer en 1950 l’équilibre de la balance des comptes.

La base de départ sera ainsi créée pour entreprendre, dans une seconde étape, la transformation des conditions de vie et notamment du logement. »

Le premier plan correspondait à un objectif d’aide au redressements du pays. Ensuite son action s’est  notoirement affaiblie pour finalement disparaître. L’idée même d’une résurgence du plan fait monter la vieille droite qui s’exprime en particulier dans le journal l’Opinion et dans le Figaro qui écrit par exemple: Ressusciter un commissariat général au Plan permettrait de réintroduire le sens du temps long dans l’action publique. L’objectif est louable, mais l’instrument, superflu. ». Certains éditorialistes dans l’Opinion estiment que le marché fait office de plan !

Certes l’exercice de prospective n’est pas totalement condamné, cela peut être utile conviennent  les plus tolérants. Mais ce que l’on craint le plus c’est évidemment de partager l’analyse avec les partenaires sociaux et les acteurs économiques ( entreprises, salariés, clients, usagers et citoyens. Car c’est la particularités du plan que de se livrer à un exercice de réflexion sur les enjeux stratégiques de moyen et long terme avec les acteurs. Ce que réfute avec force la vieille droite évidemment au service des intérêts économiques dominants laissant le marché arbitrer entre l’intérêt général et les intérêts particuliers.

Pourtant dans une période caractérisée par une crise systémique aux multiples aspects, économiques, sociaux, technologiques, environnementaux et plus globalement sociétaux la compréhension des phénomènes est un exercice incontournable. Une compréhension qui ne doit pas être réservée à des élites technocratiques ou financières. Bref il s’agit d’envisager une analyse partagée qui débouche sur des hypothèses et des scénarios permettant la meilleure adaptation possible, la meilleure anticipation des grandes évolutions structurelles. Deux exemples simplement, le plus récent celui de la crise sanitaire qui évidemment n’a jamais été envisagée. Autre exemple, celui du développement des plates-formes numériques qui  prennent  en sandwich producteur et consommateur dans une position de plus en plus dominante; or la France comme l’Europe sont complètement hors jeu. Encore une fois la planification française a toujours eu un caractère incitatif, partiel, indicatif et non pas impératif et globalisant.

 

 

Un retour du plan: une idée loufoque pour les ultralibéraux

Un retour du plan: une idée loufoque pour les ultralibéraux

C’est une idée loufoque pour les ultra libéraux et ceux qui les servent comme Jean-Marc Daniel. La démonstration de l’inutilité du plan ‘n’est  même pas une caricature mais la preuve que l’idéologie peut rendre idiot. Jean-Marc Daniel, le prophète de l’ultra libéralisme qui  hante les repas- copieux -des organisations professionnelles plutôt à droite démolit le concept de plan avec des arguments complètement contradictoires. Il affirme avec force que le bilan de l’action prospective du plan constitue un échec total. Et d’en expliquer les causes avec des références évidemment aux communistes et à l’URSS. Et d’affirmer comme un prophète évangéliste que »… L’idée qu’il faut maîtriser l’avenir par la technostructure a été totalement démentie et détruite par l’histoire. » Pourtant quelques lignes plus loin le même ultra libéral reconnaît

« que La planification telle qu’elle était conçue en France n’était pas directive mais indicative ». N’empêche qu’il lui attribue la responsabilité » du dirigisme inflationniste! Rien que cela, bref la caricature. Certes les ultra libéraux ont raison  de noter que la France ne manque pas d’institutions chargées d’analyser la situation économique voire de faire des scénarios. En fait ce que ne disent pas les ultralibéraux c’est qu’ils ne veulent surtout pas d’association des acteurs économiques aux grandes orientations stratégiques. Or chacun sait que le temps du politique n’est pas le temps de la prospective. Chacun sait que des grandes orientations économiques et technologiques n’ont pu être prises justement qu’avec une mise en perspective dans le temps.

Or aucun parti politique, aucun expert ne parvient à prendre la hauteur et le champ  nécessaire pour réfléchir aux mutations interactives qui affectent l’espace économique, social, technologique, environnementale et même sociétal. La plupart des experts résonnent par bout de truc, bouts de pensée. Jusqu’au bout même inimaginable de la médiocrité pour affirmer que le marché est là pour répondre aux grandes évolutions . Comme si le marché avait pour vocation de gérer à long terme et même à moyen terme: la biodiversité par exemple ou la pollution  !

Le plan en France n’a jamais été un outil de gestion mettant l’économie sous tutelle mais un outil d’éclairage à caractère tout à fait indicatif. Il est plus que temps de rétablir l’exercice de prospective en prenant en compte les interactions systémiques entre l’économie, le social au sens large, les technologies et l’environnement. L’autre hypothèse, on devrait dire l’autre renoncement, c’est effectivement de confier le futur des 20 années qui viennent au marché et notamment aux Gafa.

La planification ne nous préparera pas non plus aux chocs futurs, inimaginables à l’avance. « Si un astéroïde frappe la terre, si un cyber terroriste attaque notre système énergétique, que fera-t-on avec nos masques en papier, interroge Radu Vranceanu autre prophète de l’ultralibéralisme . Il ne faut pas de planification mais de la flexibilité, et la seule chose qui permet à l’économie de s’adapter rapidement, c’est le marché. ». Ce n’est plus de l’idéologie mais de l’évangélisme Trumpiste.

«Le retour du patriotisme économique» ?

«Le retour du patriotisme économique» ? 

 

 

 

 

   Euryale Chatelard, chef d’entreprise spécialisée dans le digital espère que  patriotisme économique deviendra à nouveau la règle du jeu. Comme les Etats-Unis, la Chine ou la Russie le font, la France doit assumer sans complexe de favoriser ses propres entreprises. Un changement d’approche qu’a bien compris le groupe France Télévisions, qui va injecter quelque 20 millions d’euros supplémentaires dans la création audiovisuelle tricolore. Cette préférence accordée aux productions nationales a par ailleurs le mérite de servir notre soft power, mettant en avant la french touch et irradiant sur l’ensemble de nos industries.

Et si les crises sanitaire et économique liées à la pandémie de Covid-19 signaient le grand retour du patriotisme économique ? A en croire Emmanuel Macron, « déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie (…) à d’autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle, construire (…) une France, une Europe souveraines, (..) qui tiennent fermement leur destin en main. Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens », a déclaré le président de la République lors de son adresse aux Français du 12 mars. « Il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française et plus d’autonomie stratégique pour notre Europe », confirmait le chef de l’Etat lors d’une nouvelle allocution, le 16 avril.

Si le patriotisme économique n’est plus un gros mot, encore faut-il s’entendre sur ce que ce nouveau mot d’ordre signifie. Comme Emmanuel Macron l’a concédé lors de ses discours aux Français, c’est à un véritable changement de paradigme que nous devons, collectivement, nous astreindre : l’obligation de se doter de fonds nationaux privés dans certains secteurs, le renforcement des droits de douane pour les entreprises étrangères ou les commandes publiques d’ampleur semblent aller à l’encontre de notre conception de l’économie de marché, battre en brèche la sacro-sainte concurrence libre et non faussée si chère aux eurocrates.

Secteurs d’avenir. L’heure n’est pourtant plus à la naïveté, encore moins aux positionnements idéologiques éculés : les grandes puissances que sont les Etats-Unis, la Chine ou encore la Russie ont, depuis longtemps, abandonné tout scrupule en la matière, et bien compris l’importance stratégique de favoriser leurs propres entreprises au détriment de leurs concurrentes étrangères. Abandonner à ces pays l’apanage du protectionnisme revient à nous tirer une balle dans le pied. Au contraire, imitons-les, en ciblant les investissements vers les secteurs d’avenir, pour créer nos propres champions mondiaux du digital, et des nouvelles technologies, des super mastodontes à même de faire rayonner le savoir-faire et l’excellence à la française au-delà de nos frontières.

« France Télévisions portera, d’ici à la fin de l’année, à 20 millions d’euros supplémentaires ses investissements dans la création culturelle hexagonale »

Miser sur les start-up et géants de la Tech est primordial ; mais n’ayons pas peur d’élargir nos horizons. Ce nouveau patriotisme économique doit s’étendre à l’ensemble des secteurs d’activité. Et pleinement intégrer, par exemple, le domaine culturel, trop souvent relégué à la dernière place des priorités stratégiques. Un soutien qui peut se manifester par le financement de productions audiovisuelles tricolores, la crise sanitaire ayant, selon Delphine Ernotte, la patronne du groupe France Télévisions, « laminé la production culturelle européenne (tout en) renforçant la puissance des Gafa ». « Le combat (…) pour la souveraineté culturelle de l’Europe est encore plus d’actualité », estime encore la PDG de l’audiovisuel public français, qui « milite pour un renforcement des alliances passées avec nos partenaires publics allemand et italien ».

Delphine Ernotte a également décidé de financer une « programmation exceptionnelle » afin de soutenir les festivals et manifestations annulées en raison de la crise sanitaire. Surtout, France Télévisions portera, d’ici à la fin de l’année, à 20 millions d’euros supplémentaires ses investissements dans la création culturelle hexagonale – un coup de pouce bienvenu en ces temps difficiles pour le secteur, et la démonstration, par les actes, qu’il est possible de favoriser la création française et de contrer l’hégémonie des plateformes américaines comme Netflix.

Soft power. Ce type d’aide permet de renforcer le rayonnement de notre cinéma sur le marché national, mais aussi international. Surtout quand on sait que, pour la sociologue Monique Dagnaud, le cinéma, comme la culture en général, a « à voir avec des intérêts politiques externes : exister, sur un mode “glamour”, dans la constellation des nations », constituant en cela l’un des bras armés du soft power. De quoi, par effet d’entraînement, « irradier sur toutes les autres activités économiques du pays : le luxe, le tourisme, etc. »

Il faut aussi saluer le volontarisme du gouvernement français, qui vient de lancer un fonds d’investissement, doté de 6 milliards d’euros, destinés à financer les pépites de la French Tech. Alimenté par des investisseurs individuels, il devrait permettre à nos start-up de lever, comme leurs concurrentes anglo-saxonnes, des tours de table de plus de 100 millions d’euros. Un volontarisme assumé par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire qui, face à « une crise économie sans précédent depuis 1929 », estime que la France a « plus que jamais (…) besoin de patriotisme économique (qui) vaut du chef d’entreprise au salarié en passant par chaque citoyen ».

L’Europe manque d’un Google, Baidu ou Yandex, ces gros moteurs de recherche qui sont devenus avec le temps de superpuissances de la Tech. L’Union européenne a vocation à favoriser la création d’un moteur de recherche vraiment populaire, qui serait un véritable concurrent de ces géants d’Internet, à même de renforcer notre soft power.

Euryale Chatelard, chef d’entreprise spécialisée dans le digital, directrice générale d’Ecritel Russie, fondatrice d’Opal-Agency et de Trianon Startups.

La consommation : retour à la normale ?

La consommation : retour à la normale ?

Un jugement peut-être un peu précipité de la part du ministre de l’économie qui considère que la consommation est presque revenue à son niveau normal. Il se fonde pour cela évidemment sur les remontées en mai et juin. Le problème est de savoir s’il s’agit d’une remontée conjoncturelle correspondant à une compensation du gel d’une grande partie des produits de consommation depuis le début de l’année où d’un phénomène plus conjoncturel. La vérité sans doute ce qu’il n’en sait strictement rien mais qu’il tente d’insuffler un certain vent d’optimisme . “La consommation reprend. Il y a quelques semaines, nous étions à moins 30% de consommation en France, aujourd’hui on est tout juste à moins 5%. On a quasiment retrouvé la normale”, a dit le ministre de l’Economie sur RTL.

Interrogé sur l’ampleur du plan de relance économique que le gouvernement compte présenter à la rentrée, et l’hypothèse que son montant atteigne jusqu’à 100 milliards d’euros, Bruno Le Maire a répondu: “Ça peut aller très haut donc jusqu’à des chiffres que vous indiquez.”

Le ministre de l’Economie s’est dit favorable à une baisse des impôts de production et a exclu toute baisse généralisée de la TVA, peu créatrice d’emplois selon lui.

Il n’a pas exclu la mise en place d’emplois aidés pour favoriser l’entrée des jeunes sur le marché du travail, alors que l’arrêt brutal de l’activité au printemps risque de provoquer une flambée du chômage d’ici la fin de l’année.

“Je pense que les emplois aidés n’ont pas apporté la preuve de leur efficacité sur le long terme. Nous verrons (…) où nous en sommes à la fin de l’année (…). Le plus dur est devant nous (…) Je n’écarte aucune option”, a dit Bruno Le Maire, en soulignant qu’un plan en faveur de l’emploi des jeunes, qu’il n’a pas voulu chiffrer, serait présenté cette semaine par le gouvernement.

Sainte-Sophie : retour à un statut de mosquée

Sainte-Sophie : retour à un statut  de mosquée

 

Par provocation évidemment mais aussi par souci de masquer les nombreuses difficultés de la Turquie sur le plan économique social et sanitaire, Erdogan a décidé de transformer le statut de Sainte Sophie, (de l’ancienne basilique byzantine( avec retour au statut de mosquée. Un geste évidemment très politique pour montrer les muscles d’un président Erdogan de plus en plus affaibli mais de plus en plus provocateur. Historiquement évidemment Sainte-Sophie , construction byzantine à aussi été une mosquée . Mais avec le temps, histoire l’avait transformé en patrimoine international en fait sans religion. Le président turc a toutefois estimé que la Turquie avait exercé son droit souverain en la convertissant en mosquée et qu’il interprèterait les critiques de cette décision comme une atteinte à l’indépendance du pays.

Les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) ou encore la Russie ont fait part de leur inquiétude après la décision turque sur Sainte-Sophie.

“La décision du Conseil d’État turc d’annuler l’une des décisions historiques de la Turquie moderne et la décision du président Erdogan de placer le monument sous la gestion de la présidence des affaires religieuses est regrettable”, a déclaré le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, dans un communiqué.

“Nous sommes déçus par la décision du gouvernement turc de modifier le statut de Sainte-Sophie”, a pour sa part déclaré le porte-parole du département d’Etat, Morgan Ortagus.

“Nous comprenons que le gouvernement turc reste engagé à maintenir l’accès à la Sainte-Sophie pour tous les visiteurs, et nous attendons avec impatience d’entendre ses plans pour la gestion continue de la Sainte-Sophie afin de s’assurer qu’elle reste accessible sans entrave pour tous”, a-t-il ajouté.

L’Unesco a pour sa part dit regretter “vivement” la décision turque, s’inquiétant de la préservation de l’ex-basilique.

“Il est important d’éviter toute mesure de mise en oeuvre qui ne serait pas préalablement discutée avec l’Unesco et qui entraînerait des conséquences sur l’accès physique, sur la structure du bâti, sur les biens mobiliers et sur le mode de gestion du site”, a déclaré Ernesto Ottone, directeur général adjoint de l’Unesco pour la culture.

Loin du kémalisme et des ambitions laïques d’Atatürk, Erdogan, au pouvoir depuis 17 ans, veut renouer avec les racines musulmanes. La décision de vendredi s’inscrit dans cette volonté.

Au parlement, les députés de son parti de la Justice et du Développement (AKP) se sont levés et ont applaudi après la lecture du décret.

“Sainte-Sophie, c’est le couronnement de la révolution religieuse d’Erdogan qui se déploie en Turquie depuis plus de dix ans”, a commenté Soner Cagaptay, directeur du programme de recherche sur la Turquie au Washington Institute for Near East Policy.

Le Conseil d’Etat a jugé vendredi en début d’après-midi que le décret gouvernemental de 1934 ayant transformé l’ancienne basilique byzantine en musée était illégal. Dans sa décision, le juge administratif dit être parvenu à la conclusion que “l’acte d’implantation (ndlr, de l’édifice) lui a octroyé le statut de mosquée” et que “son usage hors ce statut n’est pas juridiquement possible”.

“La décision gouvernementale de 1934 qui a mis fin à son utilisation en tant que mosquée et l’a transformé en musée n’était pas conforme à la loi”, ajoute le Conseil d’Etat.

La construction de Hagia Sophia  (“sagesse divine”) a été achevée en 537, sous l’empereur byzantin Justinien.

Après la prise de Constantinople par les Ottomans, quatre minarets ont été ajoutés et les icônes ont été recouvertes, à l’abri du regard des fidèles. Des panneaux célébrant Allah et Mahomet ont été accrochés au siècle dernier à l’intérieur du bâtiment.

Retour de la vague du virus pour l’hiver?

Retour de la vague du virus pour  l’hiver?

D’après France Info les épidémiologistes observent ce qu’il se passe actuellement dans les pays de l’hémisphère sud. « C’est extrêmement inquiétant », résume Arnaud Fontanet épidémiologistes membres du comité scientifique qui constate « une montée de l’épidémie très forte dans les pays qui sont aujourd’hui en période hivernale ». Face à la flambée des cas de coronavirus, plusieurs régions ont en effet dû procéder à un reconfinement partiel. C’est le cas à Melbourne, deuxième ville d’Australie, où plus de cinq millions de personnes ont reçu l’ordre des autorités locales, mardi 7 juillet, de rester chez elles pendant au moins six semaines.

 

Même décision à Madagascar où, deux mois après son déconfinement, la capitale Antananarivo est de nouveau placée à l’isolement depuis lundi. Ou encore en Afrique du Sud où des médecins militaires ont été déployés dans la province du Cap oriental pour aider le personnel médical à faire face à la recrudescence de la pandémie, alors même qu’un déconfinement progressif a débuté en juin…

Si cette saisonnalité se confirme, la surveillance de la résurgence de la maladie dans l’hémisphère sud entre juin et septembre pourra aider à préparer l’hémisphère nord aux éventuelles prochaines vagues de Covid-19. « Dit autrement, si l’Australie arrive à contrer la flambée hivernale du coronavirus, ça doit nous alerter », résume le professeur Antoine Flahault, interrogé par franceinfo. Et le directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève de rappeler que c’est « en hiver » et  »en Chine continentale » que le virus a émergé fin 2019. Ensuite, « il a entraîné de fortes épidémies dans les zones tempérées de l’hémisphère nord entre janvier et mai » alors que  »son activité était moindre dans les zones tempérées de l’hémisphère sud », décrit encore cet expert.

Par ailleurs, tous les scientifiques ne s’accordent pas sur la question du timing d’une éventuelle deuxième vague. Interrogé dans Le Parisien, le professeur Eric Caumes émet l’idée d’un retour en force de l’épidémie en France dès cet été, en raison notamment du manque de précautions et du non-respect des gestes barrières, observés au sein de la population.

Retour du coronavirus à l’automne ? d’après le conseil scientifique

Retour du  coronavirus à l’automne ?  d’après le conseil scientifique

Le Conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement sur le Covid-19 juge «extrêmement probable» une augmentation de la circulation du coronavirus à l’automne, et préconise donc de conserver les données de santé recueillies pendant l’épidémie.

Selon le Conseil scientifique, «une intensification de la circulation du SARS-CoV-2 dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine (quelques mois, et notamment à l’approche de l’hiver) est extrêmement probable». «Dans ce contexte, il nous paraît essentiel de conserver les données à des fins de recherche et de suivi épidémiologique», insiste le Conseil scientifique. Elles sont selon lui «une source d’information unique (…) afin de comprendre la dynamique de propagation du virus, et d’apprécier l’impact des différentes mesures de contrôle de (sa) circulation».

Au niveau mondial, la pandémie ne recule pas mais «continue de s’accélérer», a prévenu lundi l’Organisation mondiale de la santé. «Il a fallu plus de trois mois pour que le premier million de cas soit signalé. Le dernier million de cas a été signalé en seulement huit jours», a-t-il dit. Cela démontre que la pandémie «continue de s’accélérer». «Nous savons qu’elle est bien plus qu’une crise sanitaire, c’est une crise économique, sociale et, dans de nombreux pays, politique. Ses effets se feront sentir sur des décennies», a-t-il ajouté.

 

Retour du paracétamol d’ici trois ans

Retour du paracétamol d’ici trois ans

L’antalgique le plus utilisé au monde pourrait revenir en France où il a d’ailleurs des origines en Alsace. C’est la molécule la plus répandue qui n’est d’ailleurs pas sans danger à trop forte dose. La France maîtrisait la production de cette molécule, elle  l’a  délocalisée à peu près à 90 % en Asie. A

Désormais la France veut contrôler sur son sol l’ensemble de la chaîne de production du paracétamol d’ici trois ans, ont annoncé jeudi les ministères de l’Économie et de la Santé, deux jours après l’appel du président Macron pour relocaliser certains médicaments. «Des travaux sont ainsi engagés avec Seqens, Upsa et Sanofi pour que, d’ici 3 ans, la France soit en mesure de reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol», précise un communiqué conjoint de la secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Économie Agnès Pannier-Runacher et du ministre de la Santé Olivier Véran.

«Dès jeudi, nous lancerons une initiative de relocalisation de certaines productions critiques», avait annoncé mardi le président de la République à l’issue de la visite d’une usine Sanofi à Marcy-l’Étoile, dans le Rhône. «Nul ne peut concevoir que la France soit un jour dans l’incapacité de permettre à chacun d’accéder à des soins, à des traitements et à des médicaments», développe jeudi Olivier Véran.

En février, un rapport commandé par le gouvernement faisait ainsi plusieurs recommandations sur d’éventuelles pénuries de médicaments essentiels. «Sur cette base, le CSF (Comité stratégique de filière des Industries et Technologies de Santé, ndlr) élaborera un plan d’actions qui reposera sur le recensement de projets industriels pouvant faire l’objet de relocalisations, en tenant compte de leur faisabilité socio-économique, des externalités environnementales et sociales, ainsi que des critères d’éligibilité aux mesures de soutien nationales et européennes», poursuit le communiqué. «La relocalisation de la production de principes actifs de paracétamol sur le territoire national constituera un premier exemple de cette démarche», conclut-il.

sondage retour à l’école : 59 % des parents mécontents

sondage retour à l’école : 59 % des parents mécontents

Pour 56% des Français et 59% des parents d’enfants scolarisés, l’obligation du retour à l’école le lundi 22 juin annoncée par Emmanuel Macron est une mauvaise décision. Ce caractère «obligatoire» de l’école, interrogé dans le sondage réalisé par Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro, mercredi auprès de 1000 internautes, a un effet répulsif. Selon Gaël Sliman, le président d’Odoxa, la réponse aurait été plus positive si le Président avait annoncé aux parents que la reprise serait possible pour tous ceux qui le veulent…

Sans surprise, cette «obligation» mécontente les deux-tiers des catégories populaires et modestes, très réticentes depuis la fin du déconfinement -car plus craintives que les autres au sujet du virus- à l’idée de remettre leurs enfants à l’école. Elle est en revanche majoritairement approuvée par les cadres (55%) et les Français aisés (62%). Si les sympathisants LREM soutiennent cette décision (80%) ainsi que les sympathisants LR (53%), les sympathisants des autres partis la rejettent: 78% des Insoumis, 60% des PS, 55% des écologistes et 66% des RN.

Quant à Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation, 58% des Français et 65% des parents d’élèves en ont une mauvaise opinion. Il a perdu 21 points par rapport à février 2018. Une époque où la majorité LaREM, encore en début de mandat, n’était pas entrée dans la turbulence politique. Si le ministre reste soutenu par les sympathisants LR (58%) et LaREM (86%), les sympathisants de gauche (66% des PS et 72% des Insoumis) et RN (73%) en ont une mauvaise opinion.

Relance économique : le retour des keynésiens ?

Relance: le retour des keynésiens ?

Chorique de  Jean-François Poinsot, Université Grenoble Alpes et Jonathan Marie, Université Sorbonne Paris Nord – USPC

 

 

Si la crise du Covid-19 a fait de nombreuses victimes, elle a aussi ressuscité le plus célèbre économiste du siècle dernier : John Maynard Keynes.

La doctrine du « quoi qu’il en coûte » énoncée par le président de la République Emmanuel Macron pour faire face à une crise sans précédent est révélatrice de ce moment keynésien : l’endettement massif de l’État pour relancer la machine économique constitue désormais la solution ultime privilégiée, y compris chez les économistes favorables à l’austérité budgétaire avant mars 2020.

Une lecture attentive de ces réactions diverses nous invite cependant à faire preuve de circonspection quant à cette prétendue « revanche de Keynes ».

Une solution budgétaire qui s’impose

Tout d’abord, ce n’est pas la première fois que l’on nous fait le coup du moment keynésien. La dernière fois, c’était en 2009-2010 dans le sillage de la crise financière globale. Mais son effet a été très limité. Les éphémères politiques de relance ont vite cédé le pas aux politiques de « consolidation budgétaire » et Keynes est retourné dans les rayons de l’histoire de la pensée économique.

Ensuite, il faut se méfier du retour soudain et exalté à des penseurs défunts en période de crise. L’histoire des crises ne manque pas de « moment X » réhabilitant des auteurs du passé sans pour autant déboucher sur de véritables transformations, tant au niveau de l’action publique qu’au niveau de la recherche académique.

Le fameux « moment Minsky », lors de la crise financière de 2008 a mis sur le devant de la scène cet économiste hétérodoxe oublié, car son analyse montrait parfaitement comment les cycles financiers pouvaient générer de l’instabilité et des crises financières. Dans les faits, aucune leçon n’en a été tirée pour mettre fin aux excès de la finance dérégulée.

Le retour du consensus keynésien révèle par ailleurs des postures bien distinctes. Certains économistes de la pensée économique dominante préconisent le retour de la politique budgétaire depuis la crise financière globale.

L’appel à une refonte de la macroéconomie par des économistes comme Oliver Blanchard, ancien chef économiste et directeur des études au Fonds monétaire international, ou encore par les prix « Nobel » Paul Krugman et Joseph Stiglitz, a permis de réhabiliter la théorie du multiplicateur budgétaire, selon laquelle l’argent public investi va générer des retombées supérieures aux sommes injectées. Rien d’incohérent donc à ce que ces économistes « pragmatiques » préconisent l’option budgétaire aujourd’hui. D’autres s’y rallient, car ils réalisent que la politique monétaire est insuffisante ou même inefficace.

En revanche, le retour à Keynes est plus surprenant chez les « gardiens du temple » des politiques économiques de ces dernières années qui expliquent désormais qu’« il faut savoir être keynésien quand la situation l’impose ».

Il s’agit là d’un keynésianisme de circonstances et réducteur, justifié par le fait que « nous n’avons pas d’autres choix ». Le registre de ce keynésianisme-là se rapproche plutôt de simples modalités de gestion de crise, pas d’une politique structurelle et de régulation de la demande.

La référence à Keynes est donc lointaine et ne renvoie aucunement aux travaux de l’école post-keynésienne pourtant féconde, y compris en France, qui a su perpétuer et actualiser le message du maître de Cambridge. Pour Keynes et les post-keynésiens, la politique budgétaire ne peut être réduite à une politique de dernier recours. Surtout, l’œuvre de Keynes ne pourrait être réduite aux seuls déficits budgétaires.

Combattre l’instabilité économique

Puisque la référence à Keynes est abondamment mobilisée actuellement, demandons-nous comment les travaux de cet économiste de la première partie du XXe siècle peuvent nous être utiles aujourd’hui.

Quels sont les apports mobilisables pour poser les fondements d’un fonctionnement économique qui réponde aux grands enjeux contemporains, plein-emploi et transition écologique ? En d’autres termes, Keynes n’est-il utile que par sa justification d’une politique macroéconomique de soutien à la demande via la dépense publique et l’accroissement du déficit ?

Dans la pensée keynésienne, il y a la volonté d’identifier les sources de l’instabilité économique comme la volonté de les tarir. Keynes réfléchit au cadre institutionnel qui permettrait d’atteindre les objectifs retenus, notamment le plein-emploi.

Pour cela, il faut selon Keynes dompter la finance afin de stabiliser le financement de l’économie. C’est ainsi qu’il établit un plan pour construire le système monétaire international d’après-guerre, plan qui repose sur la création d’une monnaie supranationale.

 

 

Si elle avait été retenue, cette proposition aurait permis non seulement de financer la reconstruction des pays détruits par la guerre, mais aussi de favoriser le développement économique des pays nouvellement indépendants.

La création de cette monnaie supranationale, et donc d’une banque centrale supranationale, rendrait pérenne l’accès au financement à l’échelle mondiale et permettrait de cloisonner les marchés financiers nationaux pour éviter les effets de contagion.

S’attaquer à toutes les dimensions de la crise

À l’ère de la globalisation financière et du risque systémique planétaire, une relecture de Keynes pour justifier les contrôles sur les flux de capitaux internationaux s’impose.

De plus, si on admet que la nécessaire transition écologique requiert des investissements massifs à l’échelle planétaire notamment pour permettre le découplage énergétique (par le développement des transports collectifs, la relocalisation de la production à proximité des lieux de consommation, l’isolation du bâti, la production énergétique décarbonée, etc.), il est nécessaire de penser les modalités de financement dans une perspective globale et de penser l’articulation des financements domestiques. C’est cette articulation à laquelle pensait Keynes à Bretton Woods.

Bien sûr, la pensée de Keynes s’attache à identifier des politiques économiques susceptibles de garantir le plein-emploi. Mais c’est Keynes aussi qui, dans son essai « Lettre à nos petits-enfants », prédit que la période historique d’accumulation intensive du capital sera inévitablement suivie d’une période de liberté, arrachée à l’impératif économique.

Optimiste, il estimait qu’« accumuler des richesses n’aura plus grande importance pour la société » ou que la semaine de travail hebdomadaire sera de 15 heures. Écrit en 1930, cet essai concernait la situation anticipée pour… 2030. Sur cette épineuse question du temps de travail, force est de constater que le message de Keynes ne fait pas consensus chez les économistes aujourd’hui.

C’est la leçon keynésienne pour 2020 : il reste nécessaire d’intégrer dans notre cadre de réflexion la répartition équitable des richesses, le plein-emploi, mais aussi la contrainte écologique et les effets dévastateurs sur le climat et l’environnement de notre mode de vie.

L’actualité de Keynes, ce n’est pas que le déficit dans l’urgence. C’est avant tout penser et organiser une société respectueuse des équilibres économiques, sociaux et environnementaux. Et là, nous ne sommes pas tous keynésiens…

______

Par Jean-François Ponsot, Professeur des universités, Université Grenoble Alpes et Jonathan Marie, Maître de conférences en économie, Université Sorbonne Paris Nord – USPC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

L’hydroxychloroquine : l’éternel retour des essais (OMS) !

L’hydroxychloroquine : l’éternel  retour des essais (OMS) ! 

Une étude plus ou moins bidon d’un journal scientifique soutenue évidemment par des industries pharmaceutiques s’était efforcée de descendre en flammes chloroquine. Cela en raison de danger potentiel sans doute réel mais identifié et marginal. Personne n’a jamais d’ailleurs affirmé que la chloroquine était le remède miracle pas plus que d’autres. Simplement d’importantes industries pharmaceutiques ont demoli  toute perspective de développement d’un traitement dans les molécules serait déjà connues depuis longtemps et le prix relativement modeste. Il en sera sans doute de même lors de la mise au point d’un vaccin dont on négocie  que le prix avant même d’avoir le début du commencement de l’efficacité;  la fameuse revue scientifique qui avait démoli la chloroquine a été contrainte publié lundi une mise en garde concernant cette étude, en pointant plusieurs failles méthodologiques.

Le groupe pharmaceutique français Sanofi, qui a annoncé vendredi suspendre le recrutement de nouveaux patients dans le cadre de ses deux essais cliniques sur l’hydroxychloroquine, a déclaré de son côté qu’il examinerait les informations disponibles et mènerait des consultations dans les prochains jours afin de décider s’il reprend ces essais.

Bref la recherche est davantage entrée dans le monde médiatique et financier que dans celui de la recherche sciences pure.

Le retour de la participation gaulliste … quand il n’y a’pas de grains à moudre (Gérard Darmanin)

Le retour de la participation gaulliste … quand il n’y a’pas de grains à moudre  (Gérard Darmanin)

 

En apparence, il est curieux que le retour de la participation émane d’un responsable de droite pourtant cette idée rapidement enterrée était  elle-même celle du général De Gaulle. À long terme, l’idée est évidemment intéressante car elle permet d’associer les salariés au capitale de l’entreprise voire d’influencer en tout cas de participer aux orientations stratégiques. Tout dépend de l’importance de cette participation et de ses modalités. À court terme pourtant comme il faut s’attendre à une dégradation des résultats financiers tant en 2020 qu’en 2021, le retour financier pour les salariés sera maigre. Il s’agit simplement d’une promesse pour le futur qui permet par ailleurs d’étaler  dans le temps les rattrapages salariaux indispensables dans certains secteurs et certaines entreprises.

Notons toutefois que ce concept ne peut s’appliquer que dans les très grandes entreprises est que la majorité des PME qui constituent le principal vivier de l’emploi ne sera pas concerné. L’idée est particulièrement intéressante quand il y a du grain à moudre, elle l’est beaucoup moins quand les résultats sont en situation nette  régression voir carrément la rouge.

Autant que la participation financière, l’association de salariés au décisions des entreprises s’imposerait. En effet la grande tare  française réside dans la grande faiblesse de sa connaissance générale dans les domaines économiques et financiers. Une étude d’un groupe d’assurances avait classé la France en 19e position des pays européens étudiés dans ce domaine. “Il est temps de ressusciter la grande idée gaulliste de la participation”, estime le ministre français de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, qui propose de “généraliser, simplifier et étendre” l’actionnariat salarié.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, il indique avoir “parlé” de cette idée au président de la République Emmanuel Macron et au Premier ministre Edouard Philippe. “C’est cohérent avec ce que nous avons porté avec (le ministre de l’Economie et des Finances) Bruno le Maire dans la loi Pacte”, dit-il.

“Les salariés deviennent actionnaires de leur entreprise, ils perçoivent leur part sur les bénéfices qu’elle réalise et ils augmentent leur pouvoir d’achat (…) L’actionnariat salarié existe, je propose de le généraliser, de le simplifier et de l’étendre : en versant aux salariés des montants importants, et non plus symboliques ; en raccourcissant le délai pour en bénéficier, en simplifiant encore le régime fiscal”, détaille Gérald Darmanin.

Cela “permettrait de réconcilier les Français avec l’entreprise”, poursuit-il, “et de reconnaître en les rémunérant mieux l’utilité sociale de ceux qui sont en ‘première ligne’, comme le dit le président de la République: le routier, la caissière, le livreur”. Pourrait faire observer au ministre du budget que beaucoup de ses salariés dépendent des PME qui ne seront pas concernées de statut précaire qui les exclurait du dispositif

Retour des travailleurs saisonniers

Retour des travailleurs saisonniers

 

100 000 postes de travailleurs saisonniers seront nécessaires au mois de mai. Ils pourront en partie être comblés par la venue d’étrangers en provenance de l’union européenne. La réglementation sera adaptée en conséquence notamment au plan de l’hygiène- Les travailleurs saisonniers en provenance de l’Union européenne vont être autorisés à venir travailler en France sous réserve d’un contrat de travail et du respect des mesures de protection sanitaire face à l’épidémie de coronavirus, a annoncé mardi Didier Guillaume.

“L’agriculture française a besoin de beaucoup de main d’oeuvre saisonnière, c’était 40.000 à 50.000 salariés au mois d’avril, c’est 100.000 à partir de ce mois-ci et c’est un vrai problème”, a souligné le ministre français de l’Agriculture lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

“Dans les jours qui viennent, la main d’oeuvre étrangère pourra être là avec des garanties de sécurité qui permettra à l’agriculture française de se développer et de vendre ses produits”, a-t-il annoncé. “Le Premier ministre a arbitré cela hier (lundi) et l’instruction va être publique demain (mercredi).”

Sous réserve de la question de la prévention sanitaire, “un guide de bonnes pratiques pour le travail et un guide de bonnes pratiques pour l’hébergement vont être mis en place”, a-t-il ajouté. “Sous ces réserves il y aura la possibilité pour des travailleurs de main d’oeuvre étrangère dans l’Union européenne de venir en France travailler s’ils ont un contrat de travail”.

Cette annonce était une demande de la FNSEA, le principal syndicat agricole, qui avait appelé l’exécutif à autoriser dès le 11 mai, date de début du déconfinement progressif, à laisser entrer les saisonniers européens sur son sol.

A l’approche du début des récoltes de melons et de fruits à noyau, l’enjeu est de taille pour les agriculteurs français qui dépendent fortement des travailleurs étrangers qui représentent selon la FNSEA entre un tiers et la moitié de la main d’oeuvre saisonnière” agricole dans l’Hexagone.

« Retour en grâce de la souveraineté économique pour le Medef « ?

« Retour en grâce de la souveraineté économique pour le Medef « ?

Le président du Medef, dans un entretien au « Monde s’explique sur l’environnement économique.(Interview Le Monde)

Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, plaide pour un plan de relance « massif » de la part du gouvernement, passant par un soutien à la compétitivité des entreprises, seul moyen, selon lui, pour que la crise économique ne se transforme pas en crise sociale.

Quand pensez-vous que la France retrouvera une activité économique « normale » ?

Geoffroy Roux de Bézieux : Il faudra sûrement de nombreux mois, ne serait-ce que parce que les mesures sanitaires vont peser sur l’offre comme sur la demande. Quand une chaîne automobile est nettoyée à chaque changement d’équipe, l’intervention prend une heure ou deux et la capacité de production diminue. Lorsqu’il y a moins de monde qui entre dans un magasin, le chiffre d’affaires baisse également. Plus globalement, malgré l’épargne forcée qui s’est constituée durant le confinement, il n’est pas du tout sûr que les consommateurs se précipitent pour dépenser tout de suite, car la question de la confiance dans l’avenir se posera.

Jugez-vous ces mesures sanitaires trop contraignantes ?

Je ne juge pas les mesures sanitaires, elles sont nécessaires. Mais ce qui est sûr, c’est qu’elles entraînent des surcoûts significatifs. Si ceux-ci sont temporaires, les entreprises pourront les absorber. Mais s’ils s’avèrent durables, une réflexion devra être conduite, car ils pourraient se traduire par un surcroît d’inflation qui ne sera pas supportable par tous les acteurs.

Que pensez-vous du choix de l’exécutif de commencer à réduire la voilure sur le chômage partiel dès juin ?

On ne peut pas avoir des millions de Français payés par la collectivité durant des mois. Mais commencer à diminuer le niveau de prise en charge le 1er juin serait une erreur majeure parce que, dans une quinzaine de jours, les entreprises tourneront encore à un rythme faible. Il faut maintenir en l’état le dispositif de chômage partiel jusqu’à l’été. Puis, à la rentrée, imaginer des mécanismes pour servir de passerelle afin de garder les effectifs et les compétences. Car si on arrête le chômage partiel, le risque, c’est le chômage tout court.

Faut-il augmenter la durée du travail ?

Je ne crois pas que la question se pose de manière générale. La situation des entreprises va être très différenciée selon les branches. Dans certains secteurs, la demande peut être soutenue, mais les contraintes sanitaires font que la productivité baisse : ce sont dans ces secteurs-là que la question du « travailler plus » peut se poser, mais elle ne peut l’être qu’avec les salariés et entreprise par entreprise.

«Au secours, la gauche est de retour… les réacs aussi !»

 «Au secours, la gauche est de retour… les réacs  aussi !»

 

Un appel au secours d’un éditorialiste du Figaro qui écrit : au secours, la gauche morale est de retour. Certes certains points de vue exprimés quant à une transformation brutale du mode de production et de consommation peut paraître assez ésotérique. Ils expriment cependant la nécessité d’envisager des modifications plus respectueuses de l’environnement aussi plus égalitaire. Ceci étant ,  il est évident que la transition ne pourra être aussi soudaine que souhaitée pour des raisons liées à la complexité de la crise qui intègre des éléments environnementaux, économiques, sociaux et sociétaux qui interagissent entre eux. Par ailleurs,  la priorité dominante après la crise sanitaire sera la crise économique avec son cortège de défaillance et de chômage. Pas forcément le moment privilégié opéré immédiatement des mutations du système de production et de comportement des consommateurs. C’est l’emploi qui va devenir la priorité immédiate avec celle de la baisse générale des revenus. Les évolutions structurelles de l’organisation mondiale de la production et de la distribution devront s’inscrire dans le temps et être cohérente avec un projet sociétal cohérent. Cela passe par un travail d’expertise préalable et une forte association des acteurs concernés. Inversement on ne peut que regretter que certains militent en faveur d’un jour d’après qui ressemble au jour d’avant, bref qui milite pour que rien ne change pour surtout ne pas perturber les retours financiers que procure le mode de production, de commercialisation et de consommation actuelle. Bref la gauche morale et théorique et peut-être de retour mais les réacs aussi..

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