Archive pour le Tag 'retour'

CARBURANTS: retour de la baisse des taxes ?

CARBURANTS: retour de la baisse des taxes ?

 

 

Le carburant à la pompe ne cesse d’atteindre des records et la tendance à la hausse n’est pas terminée puisque le baril de pétrole ne cesse de voir son prix s’envoler également. Du coup, se repose la problématique du retour de la baisse des taxes. Plusieurs solutions peuvent être envisagées parmi les baisses de fiscalité, notamment celle de la TVA ou de la taxe flottante ( TICPE). Observerons en effet que plus les prix du carburant augmentent et plus les rentrées fiscales améliorent le budget de l’État.

A priori, l’État et  les compagnies pétrolières n’ont intérêt à une réduction des prix du carburant pour les utilisateurs.

Les taxes représentent indéniablement une part considérable du prix d’un plein. Sur un litre de sans–plomb 95, 57,1% du montant payé par le consommateur relève des taxes. « La plus grosse charge, relève de la TICPE, qui va 60 à 70 centimes selon les carburants, la taxe sur laquelle on rajoute une TVA, une TVA à 20% », détaille Francis Pousse, président de la branche carburant du Conseil Nationale des professions de l’Automobile (CNPA).

 

Politique–Montebourg : retour au miel !

Politique–Montebourg : retour au miel !

Un retour au miel ( il dirige une société dans ce secteur) pour l’ancien ministre Montebourg qui s’est lancé seul dans la course à la présidentielle. Il faut dire que les sondages actuels ne lui étaient guère favorables puisque les études lui attribuaient autour de 1 %. Un score insignifiant pour peser politiquement est une démarche politique très coûteuse que l’intéressé ne pouvait supporter seul. L’ancien ministre aura fait entendre sa voix sur la nécessité de la réindustrialisation de la France comme il l’avait fait aux côtés de François Hollande. Le problème c’est que ses propositions lorsqu’il était ministre ont toute été sabrées  par le conseiller technique présidentiel, un certain Emmanuel Marcon.

On mettra au crédit de cette juste préoccupation de redonner vie à l’industrie malheureusement sans proposition très réaliste et avec un manque de sérieux qui caractérise l’intéressé.

La preuve supplémentaire pour qu’un responsable de la gauche ne pèse vraiment de manière significative dans cette campagne électorale. Le meilleur pour l’instant étend Mélenchon qui ne dépasse pas 10 %, le reste de la gauche ne faisant en tout que 15 %. Bref, une quasi disparition de la gauche pour cette élection recentrée à droite,   au centre-droit et à l’extrême droite. L’occasion peut-être que les leaders de la gauche remettent un peu tout à plat leurs analyses, leur sociologie, leur idéologie et leur projet.

Montebourg : fin de présidentielles et retour au miel !

Montebourg : fin de présidentielles et retour au miel !

 

Officiellement Montebourg va déclarer forfait pour les présidentielles en raison de l’impossibilité de réunir les 500 signatures d’élus nécessaires. La vérité est sans doute tout autre à savoir que sa candidature n’a jamais réellement pris dans l’opinion. Pour preuve les sondages ne lui attribuent qu’autour de 1 %. Certes Montebourg a soulevé des questions légitimes concernant les délocalisations et la nécessité de réindustrialiser le pays. Le problème chez Montebourg, c’est le manque de crédits de ses propositions. Un manque de pertinence pour ne pas dire de nonchalance dont il a d’ailleurs témoigné quand il était ministre du redressement productif ( la gauche a toujours fait dans l’innovation sémantique ! Moins dans l’innovation opérationnelle).Il faut aussi reconnaître que Macron a bien savonné la planche de Montebourg quand ce dernier était ministre de l’industrie.

Montebourg va donc retourner à son activité mellifère . Arnaud Montebourg n’aurait pas l’intention de soutenir qui que ce soit dans l’immédiat même s’il se sent particulièrement «proche de Fabien Roussel». Certains membres de son équipe de campagne pourraient d’ailleurs rejoindre le candidat communiste. Ses liens sont aussi notoires avec Christiane Taubira qui dirigea son comité de soutien à la primaire de 2011-2012. Il n’y aurait pour autant aucune évidence.( On ne voit pas en effet très bien ce qui rapproche ces deux personnalités).

Le retour de guerre hybride par la Russie et la Chine

Le retour de guerre hybride par la Russie et la Chine

 

 

En déclenchant et en entretenant des conflits asymétriques ou de basse intensité, dans lesquels les militaires n’ont plus le monopole, la Russie de Vladimir Poutine et la Chine de Xi Jinping ont été les premières puissances à reprendre à leur compte ce concept théorisé dès l’Antiquité estime un papier du Monde

Histoire d’une notion. C’est la guerre avant la guerre, mais déjà la guerre dans un monde chaotique où la distinction entre guerre et paix se fait toujours plus confuse.

« La notion de guerre hybride aide à définir des conflits actuels qui combinent intimidation stratégique de la part d’Etats disposant d’armes de destruction massive, des opérations interarmées impliquant aussi des unités spéciales et des mercenaires, et des manœuvres de désinformation à grande échelle », écrit Thomas Gomart, le directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), dans Guerres invisibles (Tallandier, à paraître le 21 janvier, 317 pages, 20,90 euros).

Le cas de l’Ukraine est emblématique, alors que Russes et Américains ont commencé à discuter à Genève du destin de cette ex-république soviétique que Moscou veut vassaliser, lui interdisant toute future adhésion à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) comme à l’Union européenne, souhaitée pourtant par l’écrasante majorité de la population.

Les stratégies hybrides mêlent des modes d’action militaires et non militaires, directs et indirects, souvent difficiles à attribuer et toujours conçus pour rester sous le seuil estimé de riposte ou de conflit ouvert.

Après le renversement à Kiev du régime prorusse sous la pression de la rue, Moscou avait annexé la Crimée au printemps 2014, avec une opération menée par des forces spéciales sans écusson – surnommées alors « les petits hommes verts » –, puis manipulé une rébellion prorusse renforcée par des militaires sans uniforme dans l’est de l’Ukraine.

La guerre hybride n’est pas nécessairement armée. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait ainsi qualifié d’« attaque hybride » l’envoi, à l’automne 2021, de milliers de migrants acheminés par le régime biélorusse depuis le Moyen-Orient vers les frontières polonaises et lituaniennes pour faire pression sur les Vingt-Sept. La désinformation, les cyberattaques, la prédation économique font aussi partie de cette nouvelle forme d’affrontement où l’on ne fait plus vraiment de différence entre les technologies civiles et les technologies militaires, entre les soldats de métier et les combattants occasionnels, et où tous les rouages de l’Etat sont mobilisés.

Grâce à Macron, le retour des anti passe

Grâce à Macron, le retour des anti passe

Les manifestations anti passe était devenues tellement minoritaires et même insignifiantes que les médias ne leur accordaient plus une seule ligne. Macron avec sa déclaration emporte-pièce indiquant qu’il voulait emmerder les non vaccinés  redonne en quelque sorte de l’oxygène à un mouvement qui  en a manqué beaucoup.

Certes la participation n’atteint pas un niveau très exceptionnel puisqu’au total pour l’ensemble de la France on compte environ 100 000 manifestants agités essentiellement par des mouvements d’extrême droite comme celui de Florian Philippot à la recherche d’une radicalité pour concourir à l’élection présidentielle.

Soit moyenne 1000 personnes par département, un mouvement donc très minoritaire aux enjeux sans doute autant politique que sanitaire.

À Paris, 18.000 personnes se sont rassemblées à l’appel des Patriotes du candidat pro-Frexit à la présidentielle Florian Philippot. À Lyon, une petite foule de manifestants de tous âges et peu masqués s’est rassemblée dans une ambiance bon enfant sur la place Bellecour, en centre-ville. Parmi eux quelques «gilets jaunes», des drapeaux tricolores et un rouge de la CGT. Slogans dénonçant «l’apartheid social» et huées contre le président Emmanuel Macron et son premier ministre ont ponctué la manifestation. Un autre rassemblement de moins de 200 personnes se tenait non loin, avec une banderole «Contre la ‘covictature’. Ni cobaye, ni anti-vax». À Bordeaux, entre 500 et 1000 personnes, selon la police, ont manifesté malgré la pluie sous les cris de «Macron on t’emmerde».

Retour au Nucléaire : de nouveaux réacteurs à partir de 2035

Retour au Nucléaire : de  nouveaux réacteurs à partir de 2035

 

Finies sans doute les élucubrations sur la substitution des énergies alternatives au nucléaire après le passage peu glorieux de Nicolas Hulot au gouvernement. Certes les énergies alternatives prendront leur place dans le mix énergétique mais le nucléaire va demeurer dominant. La secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’écologie, Bérangère Abba, précise les orientations indiquées par le président de la république concernant la construction de nouveaux réacteurs. L’objectif serait de commencer la construction autour de 2025 pour une mise en service une dizaine d’années plus tard. Au total six EPR pourrait être mis en service.

Il s’agirait « à court terme, d’EPR2, un modèle amélioré par rapport au retour d’expérience de construction des EPR précédents », a-t-elle dit à l’occasion d’un débat avec des sénateurs sur la sûreté de l’atome.

« Sans être devins, nous imaginons un calendrier de dépôt des dossiers autour de 2023 pour une mise en service en 2035-2037. Au préalable, EDF a soumis des options de sûreté de l’EPR2 à l’ASN [Autorité de sûreté nucléaire], qui en a validé les principes. Nous avons donc un cadre et un retour d’expérience sur les premiers EPR », a-t-elle ajouté.

Le premier site concerné pourrait être celui de Penly en Seine-Maritime . Le premier EPR construit en France à Flamanville devrait enfin être mis en service cette année après plusieurs retards.

Wagner au Mali: Le retour des mercenaires du Moyen Âge

Wagner au Mali:  Le retour des mercenaires du Moyen Âge

 

Alors que les Etats se comportent comme des bandes et les bandes comme des Etats, il faut croire que Bamako a perdu de son jugement pour penser que 1 000 mercenaires pourront rétablir la sécurité, là où 30 000 soldats piétinent, estime, dans une tribune au « Monde », le général Didier Castres.

 

Tribune.

 

L’irruption de la société militaire privée russe Wagner dans des pays en crise, comme au Mali, n’est qu’un des avatars d’un mouvement plus général. En réalité, nous assistons à l’apparition d’une espèce de Far West des relations internationales sous l’effet conjugué de deux facteurs. Le premier est l’affaiblissement du droit, sa contestation, ou l’incapacité des Etats qui sont chargés de sa mise en œuvre à le faire respecter. Le second est l’émergence de nouveaux espaces de conflictualité : aux dimensions classiques du champ de bataille « Terre-Air-Mer » viennent s’ajouter l’espace, le cyberespace et, bien sûr, le champ informationnel.

La conjonction de ces deux tendances crée une nouvelle « aire de jeu » stratégique : des zones grises dans lesquelles certains de nos compétiteurs mettent en œuvre une nouvelle grammaire de l’hégémonie à travers des stratégies hybrides. Ces stratégies sont fondées sur quelques principes simples et désormais observés : l’irrevendicabilité (« plausible deniability », « déni plausible ») ou le fait de nier la responsabilité d’une action, la réversibilité des actions, la désinhibition dans l’emploi de la force, la mise en œuvre de stratégies qui combinent tous les leviers de la puissance et un engagement qui reste sous le seuil estimé de réaction des concurrents potentiels. En fait, dans ce nouveau Far West, nous observons des Etats qui se comportent comme des bandes en faisant agir pour leur compte des intermédiaires, et des bandes qui se comportent comme des Etats ; le cas de Daech est bien sûr le plus significatif.

Dans ces zones grises et pour ce qui concerne les pays occidentaux, l’action affichée et revendiquée des Etats est parfois disproportionnée en matière de coûts, de réputation, d’impacts diplomatique et financier, tandis que les stratégies dites « indirectes » sont insuffisamment signifiantes. Du coup, ne disposant pas des capacités « intermédiaires » pour investir ces zones, nous sommes souvent dans une logique binaire du « tout ou rien », et, souvent, c’est le rien qui l’emporte et laisse le champ libre à nos compétiteurs. Il nous faut surmonter le paradoxe entre la performance sans éthique reprochée à Wagner et l’éthique sans performance dans laquelle nous nous drapons.

C’est dans ce contexte qu’il faut évoquer la question de Wagner. En fait, Wagner ressemble à s’y méprendre aux Grandes Compagnies de la fin du Moyen Age : des mercenaires aux ordres du plus offrant – là, visiblement, il s’agit de Moscou – et vivant par le pillage des populations ou des pays traversés. D’ailleurs, sans que l’on puisse en imputer la responsabilité formelle à Wagner, les horreurs et les exactions que l’on découvre dans le sillage de cette bande en Centrafrique n’ont rien à envier à celles pratiquées par les Ecorcheurs du temps passé : 20 civils assassinés dans l’enceinte de la mosquée de Bambari en février 2021, un corps démembré et brûlé à Kaga-Bandoro en mai et l’arrestation de 9 civils torturés et tués à coups de baïonnette en septembre. J’arrête là cette macabre litanie, mais ce ne sont pas moins de 200 exactions qui ont été recensées depuis décembre 2020. D’ailleurs les Nations unies ont manifesté leur inquiétude concernant les agissements de Wagner, tandis que l’ONG The Sentry l’a accusée de crimes de guerre.

 

Gestion zone euro : des pertes de temps très coûteuses

Gestion zone euro : des pertes de temps très coûteuses 

Georgios Papakonstantinou, ancien ministre grec des finances (2009-2011), revient sur le bilan des vingt ans de la zone euro. Le Monde, extrait.

Pendant des années, Georgios Papakonstantinou a eu besoin de gardes du corps pour se déplacer en Grèce. L’ancien technocrate, qui a longtemps travaillé à l’OCDE, s’est retrouvé propulsé dans l’une des pires crises économiques en devenant ministre des finances de la Grèce entre 2009 et 2011. C’est lui qui a révélé que le déficit budgétaire de son pays avait été maquillé, en octobre 2009. Lui encore qui a dû négocier le premier des trois plans de sauvetage de la Grèce, de 110 milliards d’euros, pour éviter la faillite de son pays. Les conditions imposées par les bailleurs – le Fonds monétaire international et l’Union européenne –, avec une austérité très dure, lui ont valu la rancœur des Grecs.

Vingt ans après le lancement de l’euro comme monnaie fiduciaire – les billets et pièces ont été mis en circulation le 1er janvier 2002 –, celui qui est aujourd’hui professeur à l’Institut universitaire européen tire le bilan de la monnaie unique.

Vingt ans après le lancement des billets et des pièces d’euro, quel bilan en tirez-vous ?

C’est un succès, au sens où on utilise l’euro de plus en plus et où son existence n’est pas mise en doute. Mais la crise de la monnaie unique (2010-2015) a mis en évidence ses défauts de construction. Les économistes en avaient parlé lors de sa création mais on faisait semblant jusqu’alors de les ignorer.

Quand vous révélez que le déficit grec est plus important qu’annoncé dans les statistiques, vous attendez-vous à déclencher une crise majeure ?

Absolument pas. On pensait qu’on allait avoir un ajustement de quelques années seulement. On n’avait pas compris que la crise fiscale cachait une profonde crise des institutions grecques.

La réaction du reste de l’Union européenne n’a-t-elle pas aggravé la crise ?

Il y avait des problèmes structurels en Grèce et une récession était inévitable. Mais on a été très frustrés de voir que les bailleurs ne nous laissaient pas le temps de redresser le pays et qu’ils ne voulaient pas voir la responsabilité de la zone euro. Le programme d’ajustement structurel aurait pu être étalé sur une plus longue période, pour réduire l’austérité. Notre dette aurait pu être restructurée plus rapidement, pour en réduire le coût.

Pendant les six premiers mois de la crise, l’Europe voyait ça uniquement comme un problème grec, pas comme un problème de la zone euro. Les Allemands refusaient de dire qu’ils ne nous laisseraient pas faire faillite alors qu’il aurait au contraire fallu sortir le « bazooka » en garantissant qu’il n’y aurait pas de sortie de la zone euro, afin d’enrayer la contagion de la crise. Baisser les salaires et les retraites en Grèce ne suffisait pas…

 

Société-Drogue: le retour de la French connexion

Société-Drogue: le retour de la French connexion

 

 

 

 

On peut se demander si la France n’est pas redevenue le centre logistique névralgique pour la distribution de drogue dans le monde. Une raison sans doute à cela à savoir les énormes profits dégagés par le trafic en France. Le pays est en effet un des plus gros consommateurs au monde et dégage des bénéfices considérables qui permettent d’en faire un des acteurs puissants au plan international.

 

Dans l’Hexagone, le marché de la drogue représente une véritable économie souterraine générant en 2020 « d’après l’Insee, un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros, soit 0,1 % du produit intérieur brut » (un peu plus de la moitié proviendrait du trafic de cannabis et 38 % de la cocaïne). Un chiffre forcément approximatif certain parlant de d’un montant de trois 4 milliards par an.

Par exemple plus d’une tonne de poudre venant de Colombie a encore été saisie le 22 décembre à proximité du port normand par l’Office anti-stupéfiants (Ofast) qui a interpellé plusieurs trafiquants.

Au début du mois, toujours dans la cité Océane, les douaniers ont saisi près de 1,5 tonne de poudre dans un conteneur. En provenance du Panama, la marchandise, conditionnée dans 39 sacs, a changé quatre fois de bateau pour brouiller les pistes.

Le cannabis est le premier marché de stupéfiant, avec une consommation annuelle de résine et d’herbe estimée à entre 370 et 580 tonnes par an.

Les routes du trafic partent quasi exclusivement du Maroc en passant par l’Espagne. Les services antidrogue sont également confrontés au développement de la production locale, avec la hausse de la consommation d’herbe de cannabis. Les pouvoirs publics s’inquiètent en outre de l’accroissement de la teneur en THC de la résine avec des conséquences néfastes sur la santé.

Les saisies de cocaïne restent à des niveaux très élevés en raison de l’abondance de la production sud-américaine : en 2018, les forces de l’ordre ont mis la main sur 15 tonnes de « blanche » (17,5 en 2017).

Selon les estimations, la production des trois principaux pays producteurs (Colombie, Pérou et Bolivie) aurait doublé entre 2016 et 2018 pour atteindre environ 2 000 tonnes par an. La cocaïne est un produit particulièrement « rentable » pour les trafiquants avec un « prix de gros » estimé en France au prix médian de 31 000 euros le kilo pour 70 euros le gramme à la revente.

La lutte contre les responsables des grands réseaux de drogue devient d’autant plus difficile que ces derniers opèrent souvent de l’étranger et en particulier de pays arabes.

Drogue: le retour de la French connexion

Drogue: le retour de la French connexion

 

 

 

 

On peut se demander si la France n’est pas redevenue le centre logistique névralgique pour la distribution de drogue dans le monde. Une raison sans doute à cela à savoir les énormes profits dégagés par le trafic en France. Le pays est en effet un des plus gros consommateurs au monde et dégage des bénéfices considérables qui permettent d’en faire un des acteurs puissants au plan international.

 

Dans l’Hexagone, le marché de la drogue représente une véritable économie souterraine générant en 2020 « d’après l’Insee, un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros, soit 0,1 % du produit intérieur brut » (un peu plus de la moitié proviendrait du trafic de cannabis et 38 % de la cocaïne). Un chiffre forcément approximatif certain parlant de d’un montant de trois 4 milliards par an.

Par exemple plus d’une tonne de poudre venant de Colombie a encore été saisie le 22 décembre à proximité du port normand par l’Office anti-stupéfiants (Ofast) qui a interpellé plusieurs trafiquants.

Au début du mois, toujours dans la cité Océane, les douaniers ont saisi près de 1,5 tonne de poudre dans un conteneur. En provenance du Panama, la marchandise, conditionnée dans 39 sacs, a changé quatre fois de bateau pour brouiller les pistes.

Le cannabis est le premier marché de stupéfiant, avec une consommation annuelle de résine et d’herbe estimée à entre 370 et 580 tonnes par an.

Les routes du trafic partent quasi exclusivement du Maroc en passant par l’Espagne. Les services antidrogue sont également confrontés au développement de la production locale, avec la hausse de la consommation d’herbe de cannabis. Les pouvoirs publics s’inquiètent en outre de l’accroissement de la teneur en THC de la résine avec des conséquences néfastes sur la santé.

Les saisies de cocaïne restent à des niveaux très élevés en raison de l’abondance de la production sud-américaine : en 2018, les forces de l’ordre ont mis la main sur 15 tonnes de « blanche » (17,5 en 2017).

Selon les estimations, la production des trois principaux pays producteurs (Colombie, Pérou et Bolivie) aurait doublé entre 2016 et 2018 pour atteindre environ 2 000 tonnes par an. La cocaïne est un produit particulièrement « rentable » pour les trafiquants avec un « prix de gros » estimé en France au prix médian de 31 000 euros le kilo pour 70 euros le gramme à la revente.

La lutte contre les responsables des grands réseaux de drogue devient d’autant plus difficile que ces derniers opèrent souvent de l’étranger et en particulier de pays arabes.

Covid-: retour des jauges théoriques

Covid-: retour des jauges théoriques

Il est clair que le gouvernement n’a pas voulu prendre de front certaines activités dans le sport par exemple ou le domaine artistique. Ainsi a-t-on rétabli le concept de jauge. Des jauges qui vont demeurer relativement théoriques dans la mesure où tout dépend du contexte dans lequel se déroule les événements notamment le rapprochement entre les personnes, l’aération et les risques autres de transmission.Il est évident que dans certains cas 2000 personnes en intérieur c’est beaucoup trop compte tenu de l’espace et du volume. Il en est de même pour les manifestations extérieures où là la limite de 5000 personnes est ridicule quand les stades par exemple peuvent en contenir 50 000 voire davantage. Notons enfin que la consommation dans les bars et cafés nous pourra s’effectuer qu’assis. Là aussi tout dépend des conditions matérielles. Même chose pour les concerts et mêmes observations.

Économie PIB : retour à la croissance molle en 2022

Économie PIB  : retour à la croissance molle en 2022

 

L’INSEE s’enthousiasme taux exceptionnel de croissance de 2021 à 6,7 % selon les prévisions. En réalité il ne s’agit que d’un phénomène de rattrapage e n raison du recul de 8 % en 2020.Pour  2022 on annonce aussi des chiffres très optimistes, en réalité on sera autour de 4 % de l’année 2022; le niveau du PIB sera tout juste supérieur de 1,5 % par rapport à fin 2019. Autrement dit, la France reprend son rythme de croissance molle . 

Alors qu’un flot d’incertitudes semble menacer l’économie hexagonale, la note de conjoncture publiée ce mardi par l’Insee vient apporter un peu de sérénité au débat. Selon l’institut, la croissance du produit intérieur brut (PIB) français poursuivrait son rebond au premier semestre 2022. Malgré le retour de la pandémie, l’activité progresserait d’abord de 0,5 % pendant les trois derniers mois de cette année, portant ainsi la croissance de 2021 à 6,7 %, soit l’un des millésimes les plus dynamiques de l’après-guerre.

L‘Insee table en effet sur une croissance de 0,4 % au premier trimestre 2022, puis de 0,5 % entre avril et juin. Au printemps 2022, les cicatrices de la crise sanitaire sur l’économie seraient alors bien effacées. Le PIB français se situerait même 1,4 % au-dessus de son niveau de fin 2019. « L’acquis de croissance à mi-année (c’est-à-dire le taux de croissance annuel que l’on obtiendrait pour 2022 si l’activité économique restait figée aux troisième et quatrième trimestres à son niveau prévu pour le deuxième) s’élèverait à 3 % », prévient l’Insee.

OMICRON: Le retour incontournable du confinement

OMICRON: Le retour incontournable du confinement 

 

Le nouveau variant omicron présente la particularité d’une contagiosité cinq ou six fois plus importante que le variant delta. Dès lors,  dles autorités conviennent même qu’ un très fort taux de vaccination ne permettra pas de ralentir la pandémie.

De nouvelles mesures restrictives vont donc s’imposer et parmi elles des mesures de confinement et des arrêts d’activité. Une catastrophe sur le plan sanitaire mais aussi économique

Une «action forte» est «urgente» face à la progression rapide du variant Omicron car «la vaccination seule ne suffira pas», a mis en garde l’agence européenne chargée des épidémies. «Dans la situation actuelle, la vaccination seule ne nous permettra pas d’empêcher l’impact du variant Omicron, car il n’y a pas le temps pour combler les déficits de vaccination toujours existants», a déclaré la directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC),

L’agence sanitaire de l’Union européenne a également relevé d’un cran, à «très élevée», son évaluation des risques du nouveau variant pour la santé publique, en recommandant une série de mesures dont le retour au télétravail et une prudence accrue lors des célébrations et voyages de fin d’année. Selon elle, il est «très probable» que le nouveau variant provoque des hospitalisations et des décès en plus de ceux déjà prévus par les précédentes prévisions centrées sur le variant Delta, jusqu’ici dominant.

Économie : retour à la croissance molle en 2022

Économie : retour à la croissance molle en 2022

 

L’INSEE s’enthousiasme taux exceptionnel de croissance de 2021 à 6,7 % selon les prévisions. En réalité il ne s’agit que d’un phénomène de rattrapage e n raison du recul de 8 % en 2020.Pour  2022 on annonce aussi des chiffres très optimistes, en réalité on sera autour de 4 % de l’année 2022; le niveau du PIB sera tout juste supérieur de 1,5 % par rapport à fin 2019. Autrement dit, la France reprend son rythme de croissance molle . 

Alors qu’un flot d’incertitudes semble menacer l’économie hexagonale, la note de conjoncture publiée ce mardi par l’Insee vient apporter un peu de sérénité au débat. Selon l’institut, la croissance du produit intérieur brut (PIB) français poursuivrait son rebond au premier semestre 2022. Malgré le retour de la pandémie, l’activité progresserait d’abord de 0,5 % pendant les trois derniers mois de cette année, portant ainsi la croissance de 2021 à 6,7 %, soit l’un des millésimes les plus dynamiques de l’après-guerre.

L‘Insee table en effet sur une croissance de 0,4 % au premier trimestre 2022, puis de 0,5 % entre avril et juin. Au printemps 2022, les cicatrices de la crise sanitaire sur l’économie seraient alors bien effacées. Le PIB français se situerait même 1,4 % au-dessus de son niveau de fin 2019. « L’acquis de croissance à mi-année (c’est-à-dire le taux de croissance annuel que l’on obtiendrait pour 2022 si l’activité économique restait figée aux troisième et quatrième trimestres à son niveau prévu pour le deuxième) s’élèverait à 3 % », prévient l’Insee.

Rouen : près de 70 % pour le retour de lastatue de Napoléon

Rouen : près de 70 % pour le retour de la statue de Napoléon

 

Il est évident qu’en cette période de crise économique, démocratique et sanitaire la question de la statue de Napoléon à Rouen était comme considérée comme essentielle par le maire socialiste. On comprend mieux l’écroulement du parti socialiste et son décalage avec les préoccupations majeures des couches sociales populaires. Pourtant le maire a proposé le déboulonnage définitif de la statue de Napoléon. Il a cependant prie la précaution d’organiser un référendum. Un référendum dans les résultats sont sans appel 70 % des habitants de Rouen sont pour le retour de la statue de Napoléon. Bref la bérézina continue pour le parti socialiste.Dans une consultation citoyenne lancée par le maire PS Nicolas Mayer-Rossignol, 68% d’entre eux ont voté pour le retour de la statue sur son socle, où elle siégeait depuis 1865.

C’est une campagne victorieuse pour Napoléon. Après de multiples escarmouches entre la mairie, l’opposition, les historiens, la majestueuse statue équestre de l’Empereur, en restauration depuis plus d’un an, retrouvera bien sa place sur le parvis de l’Hôtel de ville de Rouen. Les Rouennais ont tranché: dans une consultation citoyenne lancée par le maire PS Nicolas Mayer-Rossignol, 68% d’entre eux ont voté pour le retour de la statue sur son socle, où elle siégeait depuis 1865.

«C’est un véritable camouflet pour le maire!, s’exclame Jonas Haddad, président des Républicains de Seine-Maritime. Remplacer la statue de Napoléon par celle de Gisèle Halimi, c’était l’une de ses premières annonces… Heureusement, les Rouennais ont fait preuve de bon sens. Ils n’ont pas voulu être les premiers à déboulonner une statue historique!» Même soulagement chez l’historien Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon: «Le résultat est sans appel, se satisfait-il. Belle nouvelle pour cette année du bicentenaire! Cela montre que quand on leur explique, les gens se mobilisent pour leur Histoire et leur patrimoine. Napoléon a été l’un des moteurs de la reprise économique de Rouen, il y est venu deux ou trois fois, et on attend avec impatience le retour de la statue sur son socle».

 

Pour AXA : « L’inflation est de retour, c’est un fait !

Pour AXA : « L’inflation est de retour, c’est un fait !

Un des patrons les plus importants de France, celui d’Axa contredi dans les Echos t l’analyse de nombre d’experts qui affirment que l’inflation n’est que temporaire. Pour le patron d’AXA, l’inflation actuelle revêt pour l’essentiel un caractère structurel, lié notamment aux tensions sur le marché du travail. Le patron franco-allemand se réjouit de la priorité donnée à l’Europe par le nouveau gouvernement allemand, mais prévient que les discussions ne seront pas simples avec la France pour autant.

Quel regard portez-vous sur les changements politiques qui viennent d’avoir lieu en Allemagne ? La nouvelle coalition au pouvoir dans votre pays d’origine va-t-elle rompre avec l’ère Merkel ?

Je ne le crois pas. Les Allemands ont voté en faveur d’une certaine continuité. Ils considèrent qu’Olaf Scholz, le nouveau chancelier, incarne la posture et les positions d’Angela Merkel. Mais le programme de la coalition est tourné aussi vers l’avenir. Il s’empare de beaucoup de sujets importants, dont celui des investissements dans les infrastructures, le développement du « digital » et de la formation, ainsi que la question clé de l’adaptation du pays aux changements climatiques, avec l’ambition de sortir du charbon idéalement en 2030. Reste maintenant à déterminer comment tout cela va être financé.

Retour des œuvres d’art : une folie contre l’universalisme

 

Retour des œuvres d’art : une folie contre l’universalisme 

 

La culture woke, les décoloniaux et autres gauchistes rejoignant les nationalistes, les populistes et les démagogues militent en faveur du retour au pays de création des œuvres d’art.  »Si tout le monde récupère l’art qu’il a créé il n’y aura plus de musées qui auront des œuvres étrangères », explique samedi 27 novembre sur franceinfo Didier Rykner, journaliste, historien de l’art et fondateur de magazine de presse en ligne latribunedelart.com, qui a pour objet l’actualité de l’histoire de l’art et du patrimoine occidental, alors que la Grèce relance sa campagne pour une restitution des frises du Parthénon. C’est « une folie de vouloir que toutes les œuvres reviennent là où elles ont été faites » affirme-t-il.

Pourquoi est-ce qu’il y a une telle pression sur le British Museum où sont ces frises et pas sur d’autres musées ?

Didier Rykner : Je suppose que c’est parce qu’une grande partie des sculptures venant du Parthénon sont conservées au British Museum. Le Louvre en a très peu. Il faut rappeler aussi que près d’un tiers est conservé en Grèce. Cette demande est quelque chose qui revient régulièrement depuis très longtemps et qui pour le moment n’a pas abouti. Ces œuvres ont été emportées légalement à l’époque, donc il n’y a pas d’obligation légale. Si elles reviennent, elles reviendront dans un musée en Grèce, il n’est pas question de les remettre sur le Parthénon.

Comment expliquez ces nouveaux débats autour des œuvres d’art ?

On peut se demander ce que veulent toutes ces personnes qui souhaitent le retour des œuvres. Est-ce qu’on veut que toutes les œuvres françaises reviennent en France ? À ce moment- là on pourrait demander le cloître de Saint-Guilhem-le-Désert qui se trouve à New York. Est-ce qu’on veut que tout revienne en Grèce, en Afrique, etc ? En Afrique on dit que 90% des œuvres africaines sont en dehors du pays ce qui est faux. La Chine réclame beaucoup d’œuvres qui ont été pillées pendant le siège du Palais d’Eté et qui se retrouvent en France.  »Qu’est-ce que c’est que cette folie de vouloir que toutes les œuvres reviennent là où elles ont été faites ? Cela veut dire que finalement l’art n’est pas universel et qu’il doit forcément être dans le pays où il a été créé. C’est absurde. »

« On est rentré dans une spirale totalement folle. Si tout le monde récupère l’art qu’il a créé, il n’y aura plus de musées qui auront des œuvres étrangères. »

 

Certains pays n’ont pas les moyens d’avoir des œuvres comme en ont Le Louvre ou le British Museum. Est-ce que cela peut expliquer ces rappels ?

On parle de frises du Parthénon qui sont en dehors du marché puisqu’elles sont dans un musée. En Afrique, il y a des personnes très riches qui peuvent collectionner. Ce qu’on apprend au fur et à mesure c’est qu’il y a plus d’art africain qu’on ne le pense mais que certains ne veulent pas les mettre dans les musées parce qu’ils pensent que les musées ne sauront pas les conserver. Il y a un côté très nationaliste et cela me fait un peu peur. Ce sont des problématiques qui sont un peu partout et de plus en plus prégnantes depuis qu’Emmanuel Macron a voulu restituer des œuvres au Bénin. Il a ouvert la boîte de Pandore.

Algérie- France : «un retour à la normale» pour des questions intérieures

Algérie- France : «un retour à la normale» pour des questions intérieures

 

Le retour à la normale dans les relations France Algérie semble désormais souhaitér autant par la France que par le président de la république algérien. Des deux côtés de la Méditerranée, il y a un intérêt politique intérieur pour apaiser les tensions. Côté algérien la crise économique et démocratique est toujours prégnante et le pouvoir ne se maintient évidemment comme d’habitude qu’avec le soutien de l’armée.

 

 En France, le président de la république a aussi un intérêt à calmer le jeu avec la population d’origine algérienne pour en récolter les fruits électoraux lors des présidentielles dont le sujet des migrations sera au centre des préoccupations notamment du fait de la montée de l’extrême droite.

 

 «Nous sommes d’accord pour qu’on traite l’un avec l’autre pour ne pas nuire aux intérêts de chaque partie, mais nous n’accepterons pas qu’on nous impose quoi que ce soit», a ajouté Abdelmadjid Tebboune. La présidence française avait fait savoir le 10 novembre qu’Emmanuel Macron «regrette les polémiques et les malentendus» avec l’Algérie et assure avoir «le plus grand respect pour la nation algérienne» et «son histoire».

Inflation : le retour en France aussi ?

Inflation :  le retour en France aussi ?

 

Comme un peu pour la pandémie Covid, la France croit aussi à l’abri de la hausse de l’inflation. En tout cas jusqu’ici. Concernant les prix, le dernier indice publié par l’INSEE montre une progression de l’inflation qui enregistre une hausse de 2,6 % sur un an. Compte tenu des perspectives de 2022 ,la hausse pourrait dépasser assez nettement les 5 % d’ici la fin d’année prochaine. De ce point de vue le réajustement envisagé des salaires et revenus parait dérisoire. Bref salariés et épargnants pourraient payer les conséquences de la crise sanitaire mais aussi économique et financière.

  La hausse des prix repart de façon très nette aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Un phénomène qui, s’il s’inscrit dans la durée, pourrait provoquer une érosion du pouvoir d’achat, et risquerait de casser la croissance.

Pendant des années, la plupart des économies avancées se sont lamentées sur la disparition de l’inflation. Malgré la croissance, une situation de plein-emploi dans la grande majorité d’entre elles et des taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas, les indices de prix restaient désespérément atones. A ce moment de la crise pandémique, la forte reprise fait enfin sortir l’inflation de sa torpeur. La question est de savoir jusqu’à quel point.

C’est aux Etats-Unis que la tendance est la plus nette. En octobre, les prix se sont envolés de 6,2 % sur un an. Du jamais-vu depuis novembre 1990. En zone euro, le rebond est pour le moment moins spectaculaire, mais la hausse de 4,1 % sur un an enregistrée en octobre constitue un plus haut depuis treize ans.

Pour la France la tendance est aussi nettement à la hausse.

L’inflation bondit en effet à 2,6 % en octobre en France ; La hausse des prix à la consommation a grimpé de 0,4 point ce mois-ci par rapport à septembre, en raison de l’envolée des cours de l’énergie notamment, selon les données publiées par l’Insee ce vendredi.

 Dans un premier temps, économistes, banquiers centraux et dirigeants politiques ont affirmé que le phénomène était transitoire. Le rebond spectaculaire enregistré depuis la généralisation de la vaccination contre le Covid-19 a provoqué une désorganisation des circuits d’approvisionnement. L’offre ayant du mal à s’ajuster à la demande, des goulets d’étranglement se forment et tirent les prix à la hausse. Energie, matières premières, biens intermédiaires, difficultés de recrutement : les déséquilibres se multiplient, mais devraient se résorber progressivement, expliquent-ils. Voire !

 Depuis le déclenchement de cette crise, rien ne se passe comme prévu. La pandémie devait provoquer une explosion du chômage et une avalanche de faillites. Ni l’une ni l’autre n’ont eu lieu. Sur l’inflation, le ton rassurant d’il y a six mois n’est déjà plus de mise. Les banques centrales admettent désormais que la transition sera plus longue qu’anticipée.

Aux Etats-Unis, les rémunérations sont déjà clairement orientées à la hausse, tandis qu’en Europe la flambée des prix de l’énergie commence à nourrir des revendications dans le même sens. Dans la plupart des pays de l’OCDE, depuis des décennies, les salaires réels progressent moins vite que la productivité, aboutissant à une déformation du partage de la valeur ajoutée au profit du capital. La demande d’un rééquilibrage n’a jamais été aussi forte.

 Celle-ci est légitime pourvu que l’on n’assiste pas au même scénario que dans les années 1970, lors du premier choc pétrolier, qui a débouché sur une période de stagflation mêlant ralentissement de la croissance et forte augmentation des prix et des salaires. Certes, celle-ci avait permis à toute une génération d’emprunteurs d’accéder plus facilement à la propriété en allégeant le coût des mensualités de remboursement.

Rien ne dit que les mêmes effets redistributifs se reproduiraient aujourd’hui : les prix de l’immobilier sont beaucoup plus hauts, empêchant quantité d’emprunteurs d’entrer sur le marché. En revanche, l’histoire a montré qu’une inflation durable provoque à la fois une érosion du pouvoir d’achat, dont les premières victimes sont les revenus les plus faibles, et une perte de valeur de la monnaie qui ronge l’épargne.

La ligne de crête est périlleuse. Agir trop tôt pour prévenir les menaces inflationnistes risquerait de casser une croissance chèrement acquise grâce à des politiques budgétaires inédites. Laisser courir la hausse des prix mènerait à un mirage dont les effets pourraient être tout aussi douloureux.

Russie : le retour du stalinisme ?

Russie : le retour du stalinisme ?

En s’attaquant à la Memorial Society, fondée par l’ancien dissident Andreï Sakharov, le régime de Vladimir Poutine cherche à effacer tout souvenir historique du terrorisme d’Etat stalinien pour en perpétuer lui-même les effets, dénonce l’écrivain russe Boris Akounine dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

L’un des problèmes les plus douloureux de la Russie est celui de la mémoire historique. C’est un pays en état de stress post-traumatique permanent. Son traumatisme psychologique le plus grave est le souvenir de la terreur stalinienne, lorsque, selon les estimations les plus modérées, environ 1 million de personnes ont été exécutées et 5 millions envoyées dans des camps.

L’analyse et la reconnaissance de cette terrible expérience sont une condition préalable au redressement d’une nation, une sorte d’inoculation contre les rechutes dans le totalitarisme.

La Memorial Society, fondée au moment de la démocratisation de Gorbatchev par Andreï Sakharov, s’est précisément fixé cette tâche, d’une ampleur colossale et d’une importance encore plus colossale : garder vivant le souvenir d’une époque de terrorisme d’Etat. Une tâche encore plus importante est tournée vers l’avenir : tant que nous nous souviendrons des noms de toutes les victimes et de tous les bourreaux, une répétition de la tragédie est impossible.

Pour la même raison, mais dans un but exactement opposé, le régime russe actuel n’est plus disposé à tolérer les activités de la Memorial Society.

Le poutinisme est l’omnipotence des services de sécurité, qui ont subjugué toutes les branches du gouvernement. Les héritiers directs et les successeurs d’un système dont le pouvoir s’est construit sur la peur et la fermeture des bouches, intimident à nouveau et ferment les bouches – sans cela, ils ne pourront pas conserver le pouvoir.

Le souvenir des purges staliniennes et des procès sommaires conduit inévitablement la société à faire des parallèles avec les arrestations contemporaines, les affaires montées de toutes pièces et les procès fictifs. L’ampleur de la répression actuelle ne peut toujours pas être comparée à celle de l’époque de Staline, mais elle s’accélère et fait trébucher la Memorial Society, qui mène constamment des actions qui irritent les services de sécurité : elle organise des journées commémoratives, pose sur les maisons des panneaux « Dernière adresse » portant les noms des personnes qui ont été arrêtées ici. La Memorial Society a rassemblé une énorme base de données avec les noms ; elle n’est pas terminée, mais elle contient déjà des informations sur 3 millions de victimes et 40 000 bourreaux. Chacun peut y chercher ses proches ; souvent, il les trouve. C’est un sentiment fort qui nous fait regarder différemment le passé et le présent.

Et maintenant, la patience des pouvoirs en place est à bout. Le bureau du procureur général de la Fédération de Russie exige la liquidation de cette organisation de défense des droits de l’homme. Si la Memorial Society est interdite maintenant, elle deviendra une sorte de ligne de démarcation après laquelle la mémoire sera monopolisée par l’Etat de Poutine. Bientôt, on enseignera aux enfants à l’école que Staline était un grand personnage historique – presque aussi grand que Vladimir Poutine – et que personne n’a jamais été puni sans faute dans la grande Russie.

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