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Taux d’intérêt: La BCE bien obligée de suivre à distance la Fed

Taux d’intérêt: La BCE bien obligée de suivre à distance la Fed

François Villeroy de Galhau exhorte ses homologues du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne à poursuivre les hausses de taux l’an prochain, jusqu’à ce que l’inflation sous jacente atteigne son pic. Sa présidente Christine Lagarde a pour sa part estimé que le travail de la BCE pour réduire l’inflation était loin d’être fini.En clair on va continuer encore pendant assez longtemps le relèvement des taux d’intérêt d’une part pour faire face à l’inflation d’autre part pour ne pas trop se laisser distancer par la Fed et les risques que le dollar fait peser sur l’euro.

La banque centrale américaine a une fois de plus bousculé le monde monétaire en décidant d’un nouveau relèvement des taux d’intérêt. L’objectif est bien sûr de lutter contre une inflation qui selon les indicateurs se situe entre 6 et 8 %. Quant aux taux d’intérêt, ils se situent maintenant près de 4 %. Il y a donc encore de la marge même si la Fed laisse entendre qu’elle va maintenant ralentir le processus d’augmentation des taux.La première conséquence à attendre sera un bouleversement des taux de change dont l’euro sera l’une des victimes.

L’enjeu est en effet de lutter contre l’inflation mais sans trop menacer la croissance. La croissance est encore satisfaisante en 2022, autour de 2,5 % mais elle devrait se tasser en 2023.Les prévisions n’accordent qu’une progression de l’activité de 1 % l’année prochaine. À noter que dans le même temps l’union européenne pourrait tutoyer la récession.

La plupart des banques centrales sont donc à la remorque des États-Unis, les plus forts taux d’intérêt américain attirent en effet les capitaux ce qui a pour effet de renforcer encore le dollar est inversement d’affaiblir les autres monnaies.

Inévitablement, les autres banques centrales devront aussi procéder à de nouveaux réajustements à la hausse des taux d’intérêt sinon le risque est grand de provoquer de nouvelles dévalorisations des monnaies par rapport au dollar.

La BCE va continuer de procéder elle aussi un relèvement des taux et à une réduction de la taille de son bilan.

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé Récemment hausse de ses taux d’intérêt de 75 points de base. Il s’agit de l’augmentation la plus importante appliquée depuis 1999.

« Le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement et les taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt seront respectivement portés à 1,25 %, 1,50 % et 0,75 %, avec effet au 14 septembre 2022″, a précisé l’institution de Francfort. Mais la différence entre les taux européens et américains sont encore énormes.

La banque centrale américaine (Fed) a donc relevé mercredi ses taux à leur plus haut niveau depuis près de 15 ans, et pense continuer à les augmenter, cherchant à tout prix à juguler la forte inflation, une tâche compliquée cependant par la menace d’une récession.

Lors de sa conférence de presse, le président de la réserve fédérale, Jerome Powell, a prévenu qu’il faudrait « du temps » avant que les hausses de taux d’intérêt ne ralentissent l’inflation et que cela passerait sans doute par un ralentissement de l’économie.

Des taux bien peu prohibitifs

Des taux bien peu prohibitifs

Karl Eychenne, chercheur chez Oblomov et Bartleby, estime dans l’Opinion,( extrait) que les taux d’intérêt son peu prohibitifs et globalement la politique monétaire des banques centrales bien peu restrictives eu égard à l’inflation

Mercredi, la Réserve fédérale américaine remontait ses taux directeurs à 4%. Quelques jours auparavant, la Banque Centrale européenne avait elle aussi relevé son taux de refinancement à 2%. Il y a quelques mois encore, tous ces taux étaient proches de 0%. Ces hausses de taux ne semblent donc pas cadrer pas avec ce qui a été dit au-dessus : la thèse d’une politique monétaire qui serait toute en retenue, limite couarde.

Et pourtant c’est vrai. Les niveaux atteints par les taux ne sont pas du tout prohibitifs. Ils sont à peine restrictifs. Pour que les taux témoignent réellement d’une volonté farouche des Banques Centrales de faire reculer l’inflation au plus vite et au plus bas, il faudrait que les taux soient bien supérieurs aux niveaux actuels. Très concrètement, il faudrait que les taux réels (taux auxquels on retranche l’inflation) soient bien supérieurs à ce qu’on appelle des taux neutres. Le taux neutre définit une forme de coût réel de l’argent dans un monde parfait, celui d’une économie qui ne connait pas la crise et suit un long fleuve tranquille.

Selon les sources (Banques Centrales, FMI, Commission européenne), les taux neutres américains et européens sont estimés entre 0 et 2%, soyons larges. Considérons maintenant les taux directeurs réels des Banques Centrales : quelle inflation doit-on considérer pour les calculer ? Qu’importe. Que vous preniez l’inflation à 10% actuelle, l’inflation à 2,5% anticipée par les marchés pour les 10 prochaines années, ou bien l’inflation à près de 3% anticipée par les agents économiques pour ces mêmes 10 prochaines années, les taux réels obtenus ne sont pas du tout prohibitifs. Au mieux, vous obtenez des taux directeurs réels à 2% à peine supérieurs aux taux neutres, au pire à -10%.

À défaut du Nobel ,ROBERT MÉNARD voudrait bien être ministre de Macron !

À défaut du Nobel , ROBERT MÉNARD voudrait bien être ministre de Macron ! 

 

Le maire de Béziers n’aura sans doute jamais le prix Nobel  mais  peut-être deviendra-t-il ministre de Macron. En tout cas, c’est ce qu’il semble souhaiter maintenant.Une nouvelle étape dans le parcours très tourmenté de l’intéressé qui est passé par l’extrême gauche, la gauche, la droite et l’extrême droite et qui rêve maintenant d’être ministre néolibéral.De toute manière, les idéologies ne nourrissent guère l’intéressé qui a plutôt choisi régulièrement les provocations, les banalités populistes agrémentées souvent d’humour le plus douteux. Bref, il est clair que Robert Ménard n’aura jamais le prix Nobel. Mais il finira peut-être sa carrière avec un marocain. L’intéressé n’a vraiment pas inventé la poudre mais il pourrait devenir ministre des anciens combattants par exemple.

Invité ce dimanche soir sur LCI, le maire de Béziers soutenu par le Rassemblement national a assuré qu’il pourrait devenir ministre d’Emmanuel Macron si ce dernier, ou sa Première ministre Élisabeth Borne, lui en faisaient la demande. « Je vais vous raconter une anecdote, quand j’ai eu la Légion d’honneur, tout un tas de gens m’ont moqué », commence-t-il.

Le maire de Béziers l’a assuré, « on a tous envie de peser. » « Moi j’étais content d’être maire d’une ville de France, je suis tellement fière que ma femme soir députée de ce pays que j’aime tellement. Je ne ferme jamais une porte à l’avance. »Normal, c’est plutôt le champion des portes ouvertes de la démagogie.. plutôt très à droite.

 

Société: 50% d’enfants ne savent pas bien lire en 6e

Société:  40% d’enfants ne savent pas bien lire en 6e

« Aujourd’hui il y a 30 à 40% des enfants qui arrivent en sixième sans savoir bien lire, dans certains quartiers ce chiffre monte à plus de 50% », a déclaré le candidat Eric Zemmour.

C’est vrai, et même légèrement en dessous de la réalité. Les résultats des dernières évaluations du primaire publiés en novembre par le ministère de l’Education nationale montrent que seulement la moitié des élèves de 6e avaient le niveau attendu en lecture. En ce qui concerne les établissements placés en éducation prioritaire, ce n’est plus un sur élève deux, mais seulement un élève sur trois qui a le niveau . Seule la moitié des élèves atteignent l’objectif (52,7%). Pire, dans les établissements en zone prioritaire, REP+ (réseau éducation prioritaire), ils ne sont plus qu’un tiers à l’atteindre (35,8%).

Si globalement, le niveau scolaire a augmenté depuis 2020, les différences entre les zones prioritaires et les autres établissements scolaires n’ont pas réellement baissé depuis 2019.

Pour les CP par exemple, sur la résolution des problèmes, l’écart de performance entre les zones REP + et les établissements hors-REP est de 24,6%. Si en 2020 il était de 25,5%, il était déjà en 2019 de 24,7%.

 

D’autres indicateurs observent le niveau scolaire. CEDRE, par exemple, regarde le niveau dans différentes matières : maths, compréhension de la langue, langues étrangères ou encore histoire-géographie. Une évaluation tous les six ans, à la fin du CM2, sur un échantillon réduit pour comparer le niveau.

Avec ces résultats, difficile de faire une généralité : le niveau en français entre 2003 et 2015 est resté stable.   60 % des élèves ont une maîtrise suffisante des compétences attendues en fin de scolarité primaire

Tous les quatre ans le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), organisme lié à l’OCDE, enquête sur les systèmes éducatifs à l’international via des évaluations pour les élèves de 15 ans. Sa dernière publication, en 2018, rappelait que la France était sur le podium des plus grands écarts de réussite scolaire entre milieux favorisés et défavorisés.

vaccination des enfants : feu vert bien tardif de la HAS

Vaccination des enfants : feu vert bien tardif de la HAS

La Haute autorité de santé naguère fait preuve de grande indépendance et de compétence concernant la vaccination des enfants. Elle a attendu que les autorités gouvernementales et autres institutions étatiques inutiles se prononcent pour elle aussi rendre son verdict. Cette vaccination avait déjà été recommandée par nombre d’institutions.

La Haute Autorité de Santé donne à son tour son feu vert à la généralisation de la vaccination des enfants. Dans un avis rendu ce lundi, l’instance propose «que les parents qui le souhaitent puissent faire vacciner leur(s) enfant(s) âgés de 5 à 11 ans à compter de la mise à disposition des doses en formulation pédiatrique». Elle recommande pour cela «de prioriser la vaccination des collégiens (de moins de 12 ans, dont les caractéristiques sont proches de celle des autres collégiens) afin de compléter rapidement la campagne de vaccination des enfants âgés de 12 ans et plus».

À noter que le conseil scientifique s’était déjà positionné sur la question et Le comité d’éthique de Fisher aussi . Bref si on manque de lits dans les hôpitaux ,on ne manque pas de comité d’experts de tous poils qui remplissent le vide existentiel de vieux mandarins à la retraite et où de jeunes arrivistes. Dans le domaine de la santé comme dans d’autres domaines économiques, sociaux ou sociétaux il y aurait du ménage à faire en matière de comité consultatif.

Inflation : on vous l’avait bien dit !

Inflation : on vous l’avait bien dit !

Dans une tribune au Washington Post, Larry Summers dénonce les 5 critères que la Fed avait mis en avant pour plaider l’inflation transitoire. En passant, il nous rappelle qu’il nous l’avait bien dit. Mais il tombe dans un piège philosophique classique : le problème de Gettier..Par Karl Eychenne, stratégiste et économiste dans la Tribune.

 

Tribune

 

 

Il est vraiment très fort Larry Summers. Déjà l’hiver dernier, il était convaincu que l’inflation allait devenir un sérieux problème. Dès lors, quand la Banque Centrale américaine (Fed) usa de son expression « inflation transitoire », Larry tiqua. Pour lui, l’inflation n’allait pas rendre les armes aussi facilement. Il n’était pas le seul à penser cela du reste, puisque dans le même temps Olivier Blanchard autre sommité, nous prévenait des risques ; tout en acceptant un débat constructif avec un Paul Krugman qui ne croit plus à l’inflation depuis longtemps. Nous y voilà. L’inflation américaine évolue aujourd’hui à près de 6,2 %, bien au-delà de sa zone de confort située autour de 2 %. Larry Summers nous l’avait bien dit donc, et il nous le rappelle dans cette tribune récente en invalidant les 5 critères que la Fed avait mis en avant en avril dernier, et qui justifiaient alors une certaine forme de passivité du politique face à la flambée des prix.

D’abord, Larry Summers nous explique que l’accélération des prix n’est plus confinée à certains secteurs contrairement à ce que pensait la Fed. Il a raison. Ensuite, il nous explique que la hausse des prix très spécifique mais très importante des voitures neuves et d’occasion n’a pas cessé, contrairement à ce que pensait la Fed. Il a raison. Puis, il nous fait remarquer que les tensions sur les salaires sont manifestes, il a encore raison. Les anticipations d’inflation des agents économiques ont finalement réagi aux tensions sur les prix, et commencent même à inquiéter les ménages. Il a toujours raison. Enfin, Larry Summers nous fait remarquer que toutes les autres économies développées montrent aussi des signes tangibles d’accélération d’inflation, malgré 30 années de désinflation tendancielle. 5 sur 5, il a tout bon Larry. Aucun risque qu’il ne passe pour une chouette de Minerve, il nous avait bien prévenus.

Sauf que Larry Summers aurait pu aussi nous prévenir qu’il avait anticipé le retour des mesures de restrictions sévères en Asie durant l’été, « confinant » de nouveau l’offre mondiale de biens au moment même où la demande déployait de nouveau ses ailes afin de rattraper le temps perdu. Il aurait aussi pu nous prévenir que certains pays producteurs de certaines matières premières allaient trainer des pieds (Russie pour le gaz, OPEP pour le Brent). Ces deux remarques sont nécessaires pour rappeler aux curieux que la ré-accélération récente de l’inflation américaine doit davantage à ces deux facteurs globaux qu’à une flambée des salaires américains. D’ailleurs, il suffit de comparer la progression des prix américains aux prix européens depuis la rentrée : 1,6 %, il ne semble donc pas que l’inflation américaine dénote par rapport à l’inflation européenne sur la période récente. Pour comparaison, les prix américains avaient monté deux fois plus vite que les prix européens de fin décembre 2020 à fin juillet.

Enfin, Larry Summers oublie peut – être de rappeler que son argument principal à l’inflation galopante était la surchauffe économique provoquée par un excès de zèle des autorités gouvernementales et monétaires, et non pas une offre qui peine à retrouver ses niveaux d’avant Covid. En bref, Larry Summers avait peur de la demande exubérante, pas de l’offre hésitante. La demande a-t-elle été exubérante ? Larry et Olivier craignaient que les politiques de soutien donnent un coup de pied au derrière tellement fort au PIB qu’il allait se retrouver près de 5 à 10 % au-delà de son niveau raisonnable (potentiel). Non, le PIB va bien mieux mais il n’est pas aussi euphorique, il serait même encore en retard… La surchauffe a bon dos donc. Certes, l’accélération récente de l’inflation américaine est impressionnante, et l’on pourrait se dire que les ménages américains ont enfin puisé dans leur épargne de précaution dopée par les politiques de soutien. Pourtant, les prix américains n’ont pas plus accéléré que les prix de la zone euro depuis la rentrée. Certes, l’inflation américaine est plus élevée que l’inflation euro sur les 12 derniers mois, mais ce n’est pas liée aux évolutions récentes.

Donc, si l’on résume. Larry Summers croyait que l’inflation allait s’envoler, il avait de bonnes raisons de le croire, et il a finalement eu raison de le croire, mais pas pour les raisons qu’il avait invoquées au départ…  De la même manière, la Fed avait tort sur l’inflation, mais peut – être pas tout à fait pour de mauvaises raisons. D’ailleurs, c’est exactement ce que la Fed suggère dans ses dernières minutes (à partir de la page 7), qui font le compte rendu des discussions ayant eu lieu durant le dernier comité de politique monétaire de début de novembre. Dans ces minutes, elle revient sur l’impact des tensions récentes des prix de l’énergie, et le retour du risque sanitaire en Asie.

 

Lorsque que l’on croit quelque chose, que l’on a de bonnes raisons de croire quelque chose, et qu’il s’avère que la chose se réalise, et bien cela ne suffit pas à dire que l’on avait raison… C’est un piège devenu classique de la philosophie de la connaissance. En 1963, un certain Edmund Gettier trouva une faille dans la définition de la connaissance trop simpliste de Platon : « une connaissance, c’est une croyance, vraie, et justifiée ». Cette faille, l’auteur l’exposa dans un article devenu culte en 1963 : « Is Justified True Belief Knowledge ». Dans cet article, l’auteur démontre qu’il existe des croyances, auxquelles on a de bonnes raisons de croire, qui s’avèrent effectivement vraies, mais qui ne sont pas des connaissances…

Un exemple ?  Prenons le cas des marchés financiers : une nouvelle terrible vient d’être publiée sur les écrans Bloomberg. L’investisseur croit que les marchés d’actions vont s’écrouler, il a de bonnes raisons de le croire car par le passé il en a toujours été ainsi, et il s’avère qu’il raison puisque le marché d’écroule effectivement. Problème, le marché n’a pas baissé pour les raisons invoquées par l’investisseur, mais par ce que l’on appelle un « gros doigt » d’un investisseur qui n’est même pas au courant de la terrible nouvelle et qui s’est juste trompé de touche lorsqu’il a passé son ordre. Dans le même genre, nous avons désormais un certain Larry Summers qui croyait que l’inflation allait s’envoler, qui avait de bonnes raisons de le croire, et qui a finalement eu raison de le croire… mais pas (pas tout à fait) pour les raisons qu’il avait invoquées.

Le contingent n’annonce jamais son arrivée à l’avance. Ainsi, l’exubérance récente des prix de l’énergie liées à la nonchalance de certains pays producteurs, et le retour des mesures restrictives anti-virus en Asie étaient difficilement prévisibles par les autorités monétaires. Le contingent s’invite quand il veut. La preuve encore aujourd’hui, avec l’arrivée toute fraiche du nouveau variant sud – africain qui pourrait bouleverser encore la trajectoire des prix pour les mois à venir.

Pollution :Une amende aux constructeurs automobiles allemands bien méritée

Pollution :Une amende aux constructeurs automobiles allemands bien méritée

 

L’économiste Mathias Reynaert montre, dans une tribune au « Monde », que le coût sanitaire et environnemental de la collusion entre BMW, Daimler et Volkswagen pour enfreindre les normes de pollution justifie largement le montant de l’amende infligée.

 

Tribune.

 

 Le réchauffement climatique s’est invité ces dernières semaines sur les devants de scènes en Europe. La Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne ont subi des pluies torrentielles catastrophiques qui ont causé des dégâts considérables et plus de 200 décès, tandis que l’Espagne a été recouverte d’un dôme de chaleur qui a fait grimper les températures à des niveaux record.

Ces phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les tempêtes, les vagues de chaleur et les sécheresses, seront malheureusement beaucoup plus fréquents à l’avenir, tant en Europe qu’ailleurs dans le monde. Il est désormais clair que personne n’est à l’abri d’un climat déréglé. Ces récents événements ont coïncidé avec l’annonce par la Commission européenne du plan « Fit for 55 », un ensemble de mesures ambitieuses qui constituent le nouveau « Green Deal » européen, l’Union espérant atteindre la neutralité carbone d’ici à 2055.

 

La Commission a également réglé ce mois-ci une affaire de collusion impliquant BMW, Daimler et Volkswagen. Les constructeurs automobiles BMW et Volkswagen ont accepté de payer des amendes de 875  millions d’euros pour avoir illégalement limité l’usage des technologies de réduction des émissions sur leurs véhicules. L’autre grand constructeur germanique Daimler (Mercedes), qui avait participé à cette entente mais en avait révélé l’existence, n’a pas été sanctionné. Lors de la conférence de presse concluant l’affaire, la vice-présidente exécutive de la Commission, Margrethe Vestager, a déclaré : « La concurrence et l’innovation en matière de gestion de la pollution automobile sont essentielles pour que l’Europe atteigne ses objectifs ambitieux en matière de “Green Deal” . Et cette décision montre que nous n’hésiterons pas à prendre des mesures contre toutes les formes d’entente mettant en péril cet objectif. »

Cette déclaration attribue donc un rôle important aux régulateurs dans la mise en œuvre de la réglementation environnementale. Quand on entend parler de collusion, on imagine pourtant plus volontiers des entreprises qui se coordonnent illégalement pour maintenir des prix élevés au détriment des consommateurs. Ici, et pour la première fois, la Commission européenne a conclu que les choix technologiques pouvaient également être un motif de collusion.

Crise : tout va bien madame la marquise (banque de France)

Crise : tout va bien madame la marquise (banque de France)

 

les dernières restrictions annoncées avec le pass sanitaire dès août peuvent-elles changer la donne ? Non, répond  la Banque de France :  »L’extension du pass sanitaire, si elle entraîne une extension de la vaccination, devrait même plutôt consolider la croissance », a déclaré François Villeroy de Galhau, le gouverneur sur France Info.

La Banque de France toujours prompt à soutenir le gouvernement dans son optimisme et même à en rajouter sur les perspectives économiques.

Une Banque de France bien contrainte de jouer la voix de son maître puisque ne sert plus à grand-chose depuis la création de la banque centrale européenne et l’euro. Du coup, la Banque de France investit surtout dans la prospective lave déjà de nombreuses institutions se font concurrence sur le terrain de la météo économique.

Une météo économique décryptée dans le marc de café ou dans la tisane des évidences:

« Il y a des problèmes de formation – les compétences qui sont là ne sont pas forcément celles dont les entreprises ont besoin -, il y a des problèmes de travail qu’il faut rendre plus incitatif et il y a un sous-emploi des jeunes et des seniors », a indiqué le gouverneur de la Banque de France, lequel serait sans doute plus utile à donner  des perspectives pour l’évolution de la politique monétaire .

 

« Allégement » du baccalauréat :  » Une tête bien faite, mais pleine de vide « 

« Allégement »  du baccalauréat :  » Une tête bien faite, mais pleine de vide « 

La professeure de philosophie Hélène Péquignat a choisi le mode humoristique pour saluer, dans une tribune au « Monde », le renoncement à toute ambition intellectuelle dans la réforme du bac mise en œuvre par Jean-Michel Blanquer.

 

 

Tribune.
Trente ans, trente ans de bons et loyaux services, au service du bac. Trente ans de correction de copies de bac, à raison de 130 copies en moyenne par session, ça commence à en faire, des kilos de papier, de feuilles doubles pesantes, lestées de cette valeur symbolique de la fameuse « épreuve de philosophie », ce rite républicain dont le panache rayonne à l’international, si l’on en croit les journaux. Rien que de le savoir, je me sens pousser des ailes. 

Alors oui, j’accueille avec enthousiasme le maître-mot de cette session 2021, placée sous le signe de l’allégement : soyons légers, soyons « light » en effet, et nous ne nous en porterons que mieux ! Allégé, le poids du savoir et du travail, puisque le fait d’avoir suivi l’année permettra sans doute d’obtenir 10 d’emblée… à moins que les sous-jurys d’harmonisation (entendez ici sous-jurys d’ascension) ne fassent jouer leurs passe-droits pour que vous, pauvre élève victime du Covid, puissiez obtenir plutôt 13.

Allégé, le temps d’harmonisation, puisque vous, heureux correcteur au service de chacun, pourrez toujours interrompre votre réunion en visio pour faire le tour de votre jardin et vous aérer l’esprit, de façon à pouvoir poursuivre non-stop vos échanges entre collègues jusqu’au retour de vos copies, et ce dix jours durant, week-end compris. A défaut, un vélo elliptique de chez Décathlon fera l’affaire.

Un gain de productivité

Allégée, la lassitude de la répétition des corrections, puisque vous allez varier les plaisirs : deux jours de copies, un jour d’épreuves de Grand Oral, deux jours de copies, et hop, on y retourne.

Allégées, les interrogations métaphysiques sur la façon dont vous allez occuper vos journées du 17 juin au 9 juillet : entre les copies, le Grand Oral, les réunions d’entente, de pré-harmonisation des sous-jurys, de sous-harmonisation des sur-jurys et de concertation harmonieuse inter-jurys des premiers et seconds groupes, vous pourrez allégrement remplir toutes les pages de votre agenda et même en créer de nouvelles, charge à vous de trouver un petit moment pour les décorer, c’est si mignon. Et n’oubliez pas au passage de modifier votre rendez-vous pour la seconde injection de vaccination, il y a des créneaux le samedi !
Allégé, le temps dont vous allez disposer pour corriger tout ce fatras : de trois semaines en 1985, nous sommes passés à 8 jours tout au plus, c’est dire si les profs de 2021 sont devenus ultra-performants ! Un tel gain de productivité, mon Dieu que c’est beau !

Violences : Darmanin s’alarme c’est bien ! Mais c’est insuffisant

  • Violences : Darmanin  s’alarme c’est bien ! Mais c’est insuffisant
  • On peut sans doute se féliciter que le ministre de l’intérieur acte  la montée de la violence y compris au sein des ménages. Le ministre de l’intérieur souligne  en particulier la hausse des brutalités entre époux ou ex-épouse de 20 % pour ce début d’année.
  •  Il en tire la conclusion que cette flambée est imputable à la sortie de crise sanitaire. Rien n’est sûr dans ce domaine car parallèlement les autres violences se développent de la même manière qu’il s’agisse des violences et actes d’incivilités dans les quartiers sensibles, des violences entre bandes de jeunes pour n’importe quel motif et des règlements de comptes entre trafiquants de drogue notamment. On attend évidemment d’un ministre de l’intérieur qu’il ne se limite pas à des constats. Ce qu’ont déjà fait largement ses prédécesseurs notamment Nicolas Sarkozy spécialiste des phrases fortes mais des mesures molles.

L’eau, un bien mondial

Dans Guerre et eau. L’eau, enjeu stratégique des conflits modernes publié récemment aux Editions Robert Laffont, le lieutenant-colonel de réserve Franck Galland décrypte les enjeux de sécurité collective liée à cette ressource et son importance dans les manœuvres militaires. Dans un monde soumis aux bouleversements climatiques, à la pression démographique et à la raréfaction des ressources hydriques, cet expert met en lumière les risques de conflit lié au partage de l’eau et les moyens de les résoudre.

Les ressources en eau vont-elles manquer d’ici 2050?

Il se dessine une véritable diagonale de la soif, traversant l’Afrique du Nord, le Proche et le Moyen Orient, puis la péninsule indienne jusqu’à la partie septentrionale de la Chine. Dans ce vaste ensemble, les ressources renouvelables disponibles deviennent très inférieures par endroits à la barrière de stress hydrique établie à 1 000 m3/habitant/an. On peut y inclure les pays du G5 Sahel où 150 millions de personnes ont vu diminuer de 40 % leurs ressources en eau en vingt ans, ainsi que les pays d’Asie Centrale constitués à 60 % de désert et qui dépendent uniquement de deux fleuves pour leur alimentation en eau.

Par ailleurs, même quand il y a structurellement de l’eau disponible, le manque de gouvernance, de planification et d’investissement, ainsi que les conséquences du changement climatique, peuvent conduire à des manques d’eau soudains. Ce fut le cas à Sao Paulo en 2015, à Rome en 2017 et au Cap, en Afrique du Sud, en 2018.

«Même quand il y a structurellement de l’eau disponible, le manque de gouvernance, de planification et d’investissement, ainsi que les conséquences du changement climatique, peuvent conduire à des manques d’eau soudains»

Est-ce de nature à provoquer des tensions et des conflits dans certaines régions du monde ​?

Dans certains pays, les conflits existent d’ores et déjà sur les usages, où par exemple il devient impératif de réformer des pratiques agricoles trop consommatrices d’eau ou de limiter, à terme, l’usage industriel de l’eau pour la fabrication, la réfrigération, la climatisation. Ensuite, vous avez des tensions entre régions qui s’expriment au sein d’un même pays, comme en Inde ou aux Etats-Unis. Mais dorénavant, de manière exacerbée, les tensions sont devenues transfrontalières et s’expriment avec intensité sur le Nil, sur le Tigre et l’Euphrate, sur le Mékong, mais également entre Russie et Ukraine à propos du Canal de Crimée du Nord. Cet ouvrage sous contrôle ukrainien fournissant 85 % de l’alimentation en eau de la Crimée passée sous pavillon russe est désormais un casus belli. C’est la raison pour laquelle le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est emparé du sujet eau, paix et sécurité le 22 novembre 2016 lors d’une session spéciale regroupant 59 pays, et qu’il a été saisi en juin dernier par l’Egypte sur la problématique du Nil. Les tensions diplomatiques se multiplient en effet entre Ethiopie d’une part, Soudan et Egypte d’autre part, à la faveur du remplissage du barrage Renaissance, construit en territoire éthiopien sur le Nil Bleu depuis 2011.

Le partage des eaux du Nil, avec le remplissage du barrage Renaissance en Ethiopie, n’est-il pas de nature à dégénérer en conflit ​?

Cet ouvrage doit entrer cet été dans sa deuxième phase de remplissage à hauteur de 13,5 milliards de m3 sur ses 76 milliards de m3 de capacité. Il est à craindre de fortes tensions régionales si le remplissage de l’ouvrage ne se fait pas de manière concertée, si une validation n’est pas partagée quant aux données techniques et scientifiques relatives aux impacts de ce remplissage sur les pays aval que sont le Soudan et l’Egypte, et si Le Caire ne parvient pas rapidement à financer et à développer des infrastructures nouvelles de production d’eau issue du dessalement, de la réutilisation des eaux usées ou de la recharge artificielle de nappes. Une épée de Damoclès pèse ainsi sur la tête de l’Egypte qui dépend à 97 % du Nil pour son alimentation en eau et sur les rives duquel habitent 95 % de ses habitants, représentant une population qui a dépassé les 100 millions de personnes il y a un an et qui est appelée à croître fortement dans les années à venir. Le barrage Renaissance pose ainsi clairement à l’Egypte une question de souveraineté hydraulique et représente également un enjeu stratégique et sécuritaire en matière alimentaire et énergétique, en raison des impacts attendus tant sur les périmètres irrigués égyptiens que sur la production hydroélectrique du barrage d’Assouan.

Comme on le voit dans les guerres occidentales au Sahel et au Moyen Orient, les ouvrages hydrauliques sont à la foi des cibles et des ressources stratégiques ​?

Vous avez raison. Les usines de production, les stockages d’eau traitée, et même les sites d’assainissement, font l’objet d’inacceptables atteintes directes et de dommages collatéraux. Ce fut le cas dans les conflits de haute intensité qui sévissent encore au Yémen, en Syrie ou en Libye. Du fait de la guerre et des destructions d’infrastructures, près de 20 millions de Yéménites n’ont plus accès à de l’eau saine d’après le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef). Lors des conflits au Levant, l’Etat islamique a également pris en otage les barrages de Bath et Taqpa sur l’Euphrate, ainsi que le barrage de Mossoul sur le Tigre.

«L’eau s’est imposée comme une ressource stratégique dont le contrôle détermine la capacité de déploiement et de stationnement dans la durée sur le terrain, au même titre que le ravitaillement en essence et les munitions»

L’eau n’est-elle pas devenue aussi un enjeu pour les armées régulières ​?

L’eau s’est imposée comme une ressource stratégique dont le contrôle détermine la capacité de déploiement et de stationnement dans la durée sur le terrain, au même titre que le ravitaillement en essence et les munitions. Ce n’est pas nouveau. L’armée française a notamment beaucoup travaillé sur le sujet ces dernières années à la faveur des enseignements de son engagement en Afghanistan. Ce travail se poursuit actuellement dans la bande sahélo-saharienne, en particulier pour assurer la maîtrise de l’approvisionnement en eau des soldats qui y sont déployés via de l’eau issue de forages et des bouteilles d’eau. On estime le besoin minimum en eau destinée à la consommation d’un soldat à 10 litres par jour en climat tempéré, à 30 litres en climat chaud.

Quels sont les dispositifs imaginés pour éviter ces guerres de l’eau ​?

Il faut que les instances régionales de dialogue stratégique et de sécurité telles que l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) s’emparent du sujet pour anticiper les tensions transfrontalières liées à l’eau. La coopération technique à l’échelle des bassins-versants doit également être renforcée, comme le montre la pertinence du modèle développé à compter de 1972 par le président sénégalais Léopold Sédar Senghor avec la création de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OmvS) entre le Sénégal, la Mauritanie, le Mali et la Guinée. L’OmvS est un exemple réussi d’hydro-diplomatie, qui a su notamment inspirer le traité israélo-jordanien sur les eaux du Jourdain ; l’une des rares survivances des accords israélo-palestiniens d’Oslo qui avaient valu à leurs signataires, Shimon Peres, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, l’obtention du Prix Nobel de la paix en 1994.

Faut-il créer une agence onusienne de l’eau avec des casques bleus attelés à la préservation de cette ressource ​?

Ban Ki-Moon, alors Secrétaire général des Nations Unies, avait souligné que la rareté des ressources en eau dans certaines parties du monde serait catalyseur de violences, et que, trop souvent, là où il y avait besoin d’eau, parlaient déjà les armes. Son successeur Antonio Guterres affirme le caractère inextricablement lié entre eau, paix et sécurité. Il y a cependant déjà bien des agences onusiennes qui s’occupent directement ou indirectement de la cause d’eau. Il faut à l’évidence maintenant en rationaliser le nombre et accroître leur efficacité opérationnelle. Mais l’eau étant devenue un sujet de sécurité collective, il faut aussi qu’il soit traité au niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies et décliné par des organisations locales, comme l’UN Regional Centre for Preventive Diplomacy for Central Asia (UNRCCA). En viendra-t-on à la création de casques bleus de l’eau ? Je ne le sais, mais il y a à l’évidence un souci de mieux protéger les infrastructures hydrauliques durant les conflits et de faire respecter à leur endroit les conventions de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels de 1977.

Métaux rares : une ruée bien peu écologique

Métaux rares : une ruée bien peu écologique

 

 

C’est un peu la contradiction du système de production mondiale face à la problématique environnementale. En effet les nouvelles technologies aussi bien concernant les télécommunications que la mobilité exigent  l’utilisation de plus en plus important de métaux terre très rares. Ainsi  cuivre, Nickel, lithium, cobalt aussil sélénium, gallium, ou indium.

 Or la plupart de ces métaux se trouve dans des pays en développement et surtout en Chine. La vérité est cependant plus complexe car ces terres rares existent aussi dans les pays développés en France compris. Le problème c’est que les conditions d’exploitation de ces matières premières sont très polluantes et que les pays développés préfèrent externaliser les contraintes environnementales ailleurs.

 Bref une posture environnementale à bon compte. L’exemple plus significatif étend sans doute celui de la voiture électrique dont le bilan écologique est très discutable; il faut au moins 100 000 km pour  que le rapport bénéfice risque devienne favorable à l’électrique. Reste aussi le redoutable problème du traitement des batteries usées.

 De la même manière on ne veut pas retraiter les métaux rares des téléphones portables dans les pays développés car le coût financier est trop important. Bref il faut y regarder à deux fois avant de considérer telle ou telle technologie plus soucieuse de l’environnement que l’autre. En attendant le prix des terres rares s’envole. . Il en va ainsi du lithium, dont le cours, à plus de 12.000 dollars la tonne, a doublé depuis novembre. Ou du cobalt – plus de 52.000 dollars la tonne -, qui a pris 50%.

Dans les pays développés par exemple pourra se vanter de circuler. Mais nombre de pays en développement auront leurs sols, leur eau voir l’air pollués pour des dizaines et des dizaines d’années

Les véhicules électriques , c’est bien mais il faut les vendre !

Les véhicules électriques , c’est bien mais il faut les vendre !

 

Les constructeurs sont enthousiastes mais les concessionnaires peinent à vendre ces modèles censés représenter l’avenir de l’industrie automobile (Article Wall Street Journal)

 

Concessionnaire automobile à Saint-Louis dans le Missouri, Brad Sowers investit pour préparer l’arrivée de nouveaux modèles électriques commercialisés par General Motors (GM). Il installe des stations de recharge, met à niveau ses aires de service et forme ses équipes à la maîtrise de ces véhicules aux multiples équipements technologiques.

Mais lorsqu’il regarde le nombre de Chevrolet Bolts qu’il a vendus l’année dernière – neuf exemplaires, sur près de 4 000 modèles Chevrolet écoulés au total –, il ne peut s’empêcher de s’interroger.

Dans cette région du centre des Etats-Unis, « la clientèle n’envisage pas encore » de passer aux véhicules électriques, observe-t-il, invoquant les longs trajets que parcourent quotidiennement ses clients, ainsi que l’absence d’infrastructures de recharge en dehors des grandes villes.

Si les dirigeants des constructeurs automobiles et les investisseurs ne cessent d’évoquer l’avènement des voitures électriques, de nombreux vendeurs soulignent l’écart entre cet enthousiasme et la réalité du marché : l’an dernier, les véhicules électriques ont représenté moins de 2 % des ventes de voitures neuves aux Etats-Unis.

La plupart des clients qui visitent les concessions automobiles ne s’intéressent pas aux voitures électriques, et comme les prix de l’essence restent relativement bas, les modèles hybrides peinent eux aussi à trouver preneur, indiquent vendeurs et analystes du secteur.

L’offensive des constructeurs automobiles dans l’électrique est spectaculaire, le lancement de dizaines de nouveaux modèles étant prévu au cours des années à venir. Certains, comme GM, ont même pris des engagements fermes de sortie du marché des véhicules à essence.

Cette perspective met de nombreux concessionnaires dans une situation délicate : ils tentent de s’adapter mais ne savent pas si, et à quel rythme, leur clientèle décidera de passer à l’électrique. Quelque 180 concessionnaires GM (soit 20 % environ) ont pris la décision de céder leur franchise Cadillac plutôt que d’investir dans les mises à niveau coûteuses exigées par GM pour la vente de voitures électriques.

Selon un porte-parole, le constructeur anticipait cette évolution et se félicite que les quelque 700 concessionnaires Cadillac restants partagent son objectif du passage au tout-électrique.

Pour régler ces problèmes, le président Joe Biden entend investir plusieurs milliards de dollars dans la mise à niveau des infrastructures de recharge, dans le cadre d’une vaste offensive visant à inciter les Américains à acheter des voitures électriques

Les précédentes tentatives des constructeurs automobiles pour augmenter leurs ventes de voitures électriques ont en grande partie échoué, laissant les concessionnaires face à de larges stocks d’invendus. Encore aujourd’hui, certains vendeurs se montrent réticents à stocker des modèles électriques en grand nombre.

« Le principal problème est que les concessionnaires ont été quelque peu échaudés », note Chris Lemley, lui-même vendeur de voitures dans le Massachusetts.

Les constructeurs automobiles promettent depuis des années de fabriquer des voitures électriques pour M. et Mme Tout-le-monde, mais n’ont produit que des modèles de niche, dans de faibles volumes, explique-t-il. Le vendeur raconte s’être retrouvé avec quantité d’exemplaires de Ford Focus électriques en stock, qui n’avaient pas séduit sa clientèle. Le constructeur a arrêté la production de ce modèle en 2018.

« Alors aujourd’hui, quand ils nous disent, ‘‘Cette fois, nous y allons pour de bon’’, on ne peut pas s’empêcher d’être sceptique », indique M. Lemley.

Certains clients se montrent perplexes eux aussi. Joe Daniel, analyste de l’énergie au sein de l’organisation Union of Concerned Scientists, était déterminé à acheter un véhicule électrique mais a finalement renoncé après s’être rendu compte qu’il n’y avait pas suffisamment de stations de recharge à proximité de son appartement à Washington. Sans ce type d’équipement, l’achat n’avait guère de sens, observe-t-il.

« Pour que les véhicules électriques prennent leur essor, il faut que leur utilisation soit aussi pratique que celle des voitures à essence, c’est tout l’enjeu d’un tel investissement », ajoute-t-il.

Pour régler ces problèmes, le président Joe Biden entend investir plusieurs milliards de dollars dans la mise à niveau des infrastructures de recharge, dans le cadre d’une vaste offensive visant à inciter les Américains à acheter des voitures électriques.

Ford, GM et d’autres grands constructeurs automobiles se disent confiants dans leur offre de nouveaux modèles électriques et sont en train de former les concessionnaires à la vente et à la prestation de services autour de ces véhicules.

Certains vendeurs se disent cependant inquiets quant aux implications à long terme pour leur activité.

L’influence de Tesla sur le marché des voitures électriques a changé la donne dans la vente de voiture, le constructeur proposant l’achat en ligne dans le cadre d’une gamme simplifiée, sans négociation de prix. D’autres start-up du secteur, comme Rivian Automotive ou Lucid Motors, entendent aussi vendre leurs véhicules directement aux consommateurs, en contournant le réseau classique des concessionnaires.

Certains constructeurs traditionnels empruntent désormais cette voie, ne livrant que peu ou pas de modèles électriques aux concessionnaires et incitant leurs clients à commander directement auprès d’eux.

Le patron de Volvo, Håkan Samuelsson, a récemment déclaré que toutes les futures voitures électriques de la marque seraient vendues exclusivement en ligne, et que la fixation des prix serait centralisée, supprimant ainsi toute possibilité de marchander. Les concessionnaires contribueront à la livraison des véhicules aux clients et à la prestation d’autres services, comme l’entretien des voitures, a-t-il précisé.

« L’activité de vente quitte les concessions physiques et se déroule de plus en plus en ligne, note M. Samuelsson. C’est ce qui va se passer au cours des dix prochaines années. »

Howard Drake, concessionnaire GM à Los Angeles, est en train de repenser l’agencement de deux de ses salles d’exposition. Plutôt que de séparer les modèles selon leur marque, il envisage d’établir deux magasins distincts, l’un pour les voitures électriques et l’autre pour les véhicules à essence.

« On s’adresse vraiment à deux types de clientèles différents, souligne-t-il. Un acheteur de Hummer électrique n’a sans doute pas envie de se retrouver à côté d’un client qui vient acheter un pick-up très consommateur en essence. »

M. Sowers, pour sa part, perçoit quelques signes encourageants. GM a récemment renoncé au prix de son modèle Bolt tout électrique et les ventes se sont améliorées en février. Le concessionnaire n’entend toutefois pas augmenter son stock de véhicules électriques, la demande à long terme restant incertaine.

« Il est encore trop tôt », estime-t-il.

Parvenir à vendre les modèles électriques n’est pas le seul problème pour les concessionnaires : les services qui y sont associés constituent une autre difficulté.

De fait, les voitures électriques comptent généralement moins de composants mécaniques et ne nécessitent pas les mêmes interventions que les voitures à essence, comme les vidanges d’huile. Or, ce type de service représente un important centre de profit pour les concessionnaires.

« Il y aura un impact, mais il faudra peut-être trois ou quatre ans pour ressentir pleinement les effets, estime M. Lemley. Pour moi, c’est vraiment la principale question qui se pose. »

William Boston a contribué à cet article

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)

Traduit à partir de la version originale en anglais

Stabilité financière : pour la Banque de France, tout va bien….. pour l’instant !

Stabilité financière : pour la Banque de France, tout va bien….. pour l’instant !

 

La Banque de France, évidemment sous tutelle de l’État, se veut rassurante quant au risque financier qui pourrait découler de non-remboursement de crédits accordés. La Banque de France diffuse donc un air d’optimisme mais en prenant de solides précautions oratoires pour ne pas évacuer une vague d’insolvabilité.

 « Selon la durée de la crise sanitaire, nous avons des situations actuellement sous contrôle qui pourraient passer à des situations d’insolvabilité », note Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France. Mais, à la fin de l’année 2020, la matrice des risques apparaît globalement stable d’un semestre à l’autre.

 

Sans surprise, le principal point d’inquiétude concerne la hausse de l’endettement brut des sociétés non financières, en partie liée aux mesures de soutien des pouvoirs publics. La dette brute des entreprises a augmenté de 175 milliards d’euros entre mars et septembre 2020 (soit 2,5 fois plus vite que sur la même période en 2019), dont 121 milliards pour les seuls prêts garantis par l’Etat (PGE), .

Le prêt garanti par l’Etat est un prêt de trésorerie d’un an. Ce prêt de trésorerie pourra couvrir jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires, soit un quart du chiffre d’affaires annuel. « Ce dispositif s’inscrit dans le pont aérien de cash que nous avons déployé pour que l’entrepreneur puisse avoir, en prêt, l’équivalent de trois mois de chiffre d’affaires, qu’il n’a pas pu réaliser », résume Nicolas Dufourcq, le patron de Bpifrance. Les entreprises souhaitant emprunter moins que trois mois de chiffre d’affaires en auront la possibilité.

Pour les jeunes pousses innovantes, qui n’ont souvent pas, ou très peu, de chiffre d’affaires, un autre critère est retenu. Le prêt pourra ainsi couvrir jusqu’à deux années de masse salariale, hors cotisations patronales. « Les start-up ne sont pas les oubliées du système », a ainsi souligné Nicolas Dufourcq. Ce plafond est également retenu pour les entreprises créées depuis le 1er janvier 2019.

Le prêt bénéficie d’une garantie de l’Etat à hauteur de 70 à 90%, selon la taille de l’entreprise. Les banques conservent ainsi une part du risque associé, mais celle-ci est minimisée pour les inciter à prêter. Dans les détails, les entreprises ayant moins de 5.000 salariés et faisant moins de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires bénéficieront d’une garantie de l’Etat de 90%.

Celles qui comptent plus de 5.000 salariés et qui réalisent plus d’1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires pourront bénéficier d’une garantie publique de 80%. Ce pourcentage descend à 70% pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards d’euros. La garantie est donc plus faible pour les plus grandes entreprises.

Le système se veut le plus accommodant possible pour les entreprises. Aucun remboursement ne sera exigé la première année. Ensuite, l’entreprise pourra décider, à l’issue des douze premiers mois, d’amortir le prêt sur une durée de 1, 2, 3, 4 ou 5 années supplémentaires. « Pas question de créer un autre mur pour l’entreprise », a souligné Sébastien Raspiller, à la direction générale du Trésor.

NICOLAS BOUZOU (économiste) : tout va très bien madame la marquise !

NICOLAS BOUZOU (économiste) : tout va très bien madame la marquise !

 

L’économiste Nicolas BOuzou reprend son refrain préféré « tout va très bien madame la marquise ; ça ira  encore mieux demain avec les nouvelles technologies »

« LES NOUVELLES TECHNOLOGIES NOUS PERMETTRONT DE RETROUVER LA CROISSANCE » déclare-t-il.

Il reprend sur BFM son discours simpliste sur les effets toujours bénéfiques du libéralisme et des nouvelles technologies mêlant des évidences avec un optimisme béat. « La France accusait un gros retard industriel dans la robotisation, elle est en train de le rattraper », affirme-t-il.

Selon lui, « c’est en s’équipant en imprimantes 3D, en robots etc. que nos entreprises feront des gains de productivité importants ». Et pour que ces technologies puissent communiquer entre elles « il faut la 5G, c’est urgent », lance-t-il.

Mais il peut aussi se comporter en Pythie approximative :

« On ne fera ni un google, ni un amazon européen. Ça me fait mal au cœur de le dire, mais c’est la cas ». L’issue, selon lui, est de se développer sur « des sujets qui ne sont pas préemptés par les Américains et par les Chinois ». Il cite l’exemple des ordinateurs quantiques, sur lesquels Thierry Breton, [le PDG d’Atos NDLR] travaille actuellement.

 

Bref un discours de bistrot où s’entremêlent évidences, propos à la mode et vision scientiste.

 

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