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Couches populaires : Le Pen ratisse plus large que Zemmour

Couches populaires : Le Pen ratisse plus large que Zemmour

L’institut Kantar Public a interrogé, pour « Le Monde » et Franceinfo, plus de 1 000 personnes en face à face et à leur domicile, sur l’image qu’ils ont des deux candidats d’extrême droite. Le directeur international des études politiques de l’institut a répondu, lundi, à nos lecteurs.

Tout en étant visible sur les mêmes thèmes, il se peut que Mme Le Pen apparaisse sur ses propositions moins isolée et plus en phase avec les attentes d’un électorat plus large que le sien, et avec des propositions émises par d’autres qu’elle, ce qui la marginalise moins. L’une des hypothèses auxquelles notre baromètre invite est que la candidature et les positions d’Eric Zemmour concourent à faire apparaître Marine Le Pen moins extrémiste. Il est aussi à noter qu’elle a infléchi ses positions sur l’Europe par rapport à 2017, notamment sur la sortie de l’euro, proposition qui n’était pas partagée par ses propres électeurs.Mme Le Pen s’est, par ailleurs, efforcée d’adoucir son image personnelle. De fait, en ce début d’année présidentielle, elle apparaît un peu plus « sympathique et chaleureuse » (pour 33 % des personnes interrogées, contre 29 % l’an dernier). Mais elle reste moins bien perçue qu’au début de sa présidence du RN. En 2014, 40 % des sondés la trouvaient sympathique.

Peut-on dire qu’il y a encore et toujours un plafond de verre pour Marine Le Pen ?

Le plafond de verre s’applique toujours pour l’essentiel. La proportion de sondés qui se disent en accord avec les idées du Rassemblement national, 29 % en ce début d’année, reste en deçà de son maximum (34 % en 2014), et le rejet de Marine Le Pen, dont 50 % considèrent qu’elle représente « un danger pour la démocratie » la distingue du reste des leaders politiques (31 % pensent la même chose d’Emmanuel Macron, et 29 % de Jean-Luc Mélenchon).

A cet égard, notre baromètre montre quelques fissures : la proportion de sympathisants LR qui verraient d’un bon œil des alliances avec le RN (47 % ) augmente de 14 points par rapport à l’an dernier. Et la volonté de lui faire barrage est aussi limitée : seule la moitié des sympathisants de gauche souhaitent un retrait au profit du candidat le mieux placé pour empêcher l’élection d’un député RN dans une circonscription.

Marine Le Pen paie-t-elle toujours son débat manqué de 2017 face à Macron ?

Oui, c’est flagrant lorsque l’on observe l’évolution de son image dans ce baromètre depuis près de dix ans maintenant : Marine Le Pen n’a pas restauré sa crédibilité abîmée lors de sa défaite. Aucune des qualités testées ne lui est attribuée dans les mêmes proportions qu’avant 2017, et la cassure est très nette et s’est produite il y a cinq ans concernant les qualités qui font un bon dirigeant : 65 % la jugent volontaire, alors qu’ils étaient 80 % en 2017, et 52 % capable de prendre des décisions, contre 69 % en 2017.

Sa capacité à ressembler au-delà de son camp s’est aussi détériorée, mais il faut noter que c’était déjà le cas avant la dernière présidentielle. De ce point de vue, la stratégie « seule contre tous » a pu lui porter préjudice. Là où les alliés européens de Mme Le Pen ont pu se porter au pouvoir, notamment en Italie et en Autriche, ou au niveau régional en Espagne, ils l’ont fait en alliance avec la droite classique, et non en opposition frontale.

États-Unis : un relèvement des taux plus rapidement que prévu ?

États-Unis : un relèvement des taux plus rapidement que prévu ?

 

Lors de leur dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed il a été indiqué que la banque centrale pourrait être amenée à relever ses taux plus rapidement que prévu. En vérité, l’augmentation n’est pas considérable ni brutale. La banque centrale envisage de relever trois fois ses taux d’un quart de point; une opération qui pourrait commencer avant le printemps car les indicateurs économiques sont pour l’instant à peu près tous au beau fixe.

Peut-être une déclaration qui vit surtout à peser sur l’envolée de l’inflation qui a atteint plus de 6,8/1 an en novembre. Du coup la bourse a immédiatement intégré cette menace. «Le marché n’a pas aimé ce passage», ont commenté, dans une note, les analystes de Briefing.com. C’est d’abord le marché obligataire qui s’est cabré, le taux de référence des emprunts d’Etat américains à 10 ans bondissant au-dessus de 1,70%, à un plus haut de neuf mois. Déjà mal orienté, le Nasdaq a plongé, perdant plus de 3%. «Les titres qui ont des multiples élevés (prix de l’action rapporté au bénéfice) en prennent généralement plein la figure quand il semble que la Fed s’apprête à augmenter ses taux», a expliqué le responsable de l’investissement au sein de la société de gestion Bokeh Capital Partners.

C’est le cas de beaucoup de valeurs qui ont affiché des progressions insolentes en 2021, comme Alphabet (-4,68%), Tesla (-5,35%), ou Apple (-2,66%).

Omicron : 70 % moins dangereux que Delta

Omicron : 70 % moins dangereux que Delta

Les experts britanniques confirment une observation déjà faite en Afrique du Sud qui démontrent que le variant Omicron est beaucoup plus contagieux que le variant Delta mais beaucoup moins dangereux. Les patients infectés par le variant Omicron du coronavirus ont jusqu’à 70% de risque en moins d’être hospitalisés par rapport au variant Delta, selon une analyse de l’agence de sécurité sanitaire britannique publiée jeudi. D’après l’agence britannique (UKHSA), qui se montre très prudente, notamment en raison du faible nombre des patients hospitalisés avec Omicron, les personnes contaminées par Omicron ont entre 50 et 70% moins de chances d’être hospitalisés.

Covid: Omicon moins grave que Delta ?

Covid: Omicon moins grave que Delta ?

 

 D’après des études menées dune part  par l’ Afrique du Sud d’autre part au Royaume-Uni, les conséquences du variant Omicron serait moins graves que celles relatives au variants ; Par contre le variant Delta est notoirement plus contaminant.Le risque de devoir rester à l’hôpital à cause du COVID-19 est inférieur de 40% à 45% pour les patients contaminés par le variant Omicron du coronavirus par rapport à ceux infectés par le variant Delta, selon une étude réalisée par l’Imperial College, à Londres, publiée mercredi.

La publication de l’étude, réalisée sur la base des tests PCR positifs effectués en Angleterre entre le 1er décembre et le 14 décembre, intervient alors que les scientifiques s’affairent pour déterminer la dangerosité du variant Omicron, à la propagation fulgurante à travers le monde, afin d’aider les gouvernements à prendre les mesures sanitaires appropriées.

D’après une étude effectuée en Afrique du Sud, où a été sonnée l’alerte sur l’apparition du variant Omicron, les risques d’hospitalisation liés à Omicron sont 80% moindres qu’avec d’autres variants du coronavirus.

Les chercheurs de l’Imperial College estiment qu’une hospitalisation est moins fréquente, de 20% à 25%, avec le variant Omicron qu’avec le variant Delta.

« Dans l’ensemble, nous trouvons des preuves d’une réduction du risque d’hospitalisation pour Omicron par rapport aux infections provoquées par Delta, selon la moyenne sur l’ensemble des cas durant la période de l’étude », ont-ils écrit.

 

 

Sondage : Zemmour ou Le Pen devant

Le risque que l’inflation tue la croissance

 

 

Le concept d’une inflation temporaire et de faible niveau bas sérieusement de l’aile chez les experts. En fait l, a hausse des prix s’explique par des éléments conjoncturels bien entendus mais surtout par des données structurelles par exemple comme la rareté et la hausse des matières premières, les contraintes environnementales ou encore l’augmentation de l’énergie notamment de l’électricité. L’inflation pompe  quelque sorte le pouvoir d’achat des salariés comme des épargnants ; suffisamment pour à partir de 2022 affaiblir de manière significative la croissance.,Les autorités de l’union européenne commence à prendre conscience du danger

Dans ses prévisions d’automne présentées jeudi, la Commission européenne anticipe une croissance du PIB de 5 % cette année pour la zone euro comme pour l’Union dans son ensemble. Soit un rythme plus rapide que les 4,8 % prévus avant l’été, qui devrait permettre à la plupart des pays de l’UE de retrouver un niveau d’avant-crise avant la fin de l’année. Le pronostic pour 2022 est par contre abaissé à 4,3 %, contre les 4,8 % et 4,5 % attendus jusqu’ici pour l’UE et la zone euro respectivement. Pour 2023, la croissance devrait atteindre 2,5 % dans le premier cas et 2,4 % dans le second.Mais pour 2022 le pronostic paraît relativement optimiste.

Il faudra aussi prendre en compte l’élément essentiel que constitue la politique monétaire car les marchés pourraient intégrer plus rapidement que les banques centrales le phénomène de l’inflation. En clair,le danger c’est que la hausse des prix tue la croissance

 

 

Technologie 5G: Les problèmes que cela pose

Technologie 5G: Les problèmes que cela pose 

 

Si la 5G devrait apporter des avantages et améliorer la vitesse de nos communications, il ne faut pas oublier de penser à toutes les problématiques que pose cette nouvelle technologie. Par Serge Abiteboul, Inria et Gérard Berry, Collège de France ( La tribune, extrait)

 

Le numérique, de manière générale, questionne les défenseurs de l’environnement. Par plein de côtés, il a des effets positifs sur l’environnement. Par exemple, il permet des études fines du climat, la gestion intelligente de l’énergie dans des smart grids, celle des moteurs de tous types, de l’automobile à l’aviation, des économies de transports avec le travail à distance. Par contre, il participe à la course en avant vers toujours plus de productivité et de consommation. Cet aspect très général du débat sera ignoré ici, où nous nous focaliserons sur la 5G.

Du côté positif, la 5G a été conçue dès le départ pour être énergétiquement sobre. Sachant que les chiffres ne sont pas stabilisés, elle devrait diviser fortement la consommation d’électricité pour le transport d’un Gigaoctet de données ; on parle de division par 10 et à terme par 20 par rapport à la 4G. Même si ces prévisions sont peut-être trop optimistes, il faut noter qu’elles vont dans le sens de l’histoire, qui a effectivement vu de pareilles améliorations de la 2G à la 3G à la 4G. Et on pourrait citer aussi les économies du passage du fil de cuivre à la fibre, ou des « vieux » data centers aux plus modernes. Le numérique sait aussi aller vers plus de sobriété, ce qui lui a permis d’absorber une grande partie de l’explosion des données transférées sur le réseau depuis vingt ans.

Une partie de cette explosion, oui, mais une partie seulement, car il faut tenir compte de l’effet rebond. D’une manière très générale, l’effet rebond, encore appelé paradoxe de Jevons, observe que des économies (monétaire ou autres) prévues du fait d’une amélioration de la technologie peuvent être perdues à la suite d’une adaptation du comportement de la société. Avec les améliorations des techniques qui ont permis le transport de plus en plus de données, on a vu cette quantité de données transportées augmenter violemment, en gros, doubler tous les dix-huit mois. Si les récents confinements dus à la pandémie n’ont pas mis à genoux la 4G, c’est grâce à l’année d’avance que sont obligés de prendre les opérateurs pour absorber cette croissance, entièrement due aux utilisateurs d’ailleurs.

L’introduction de la 5G va permettre que cet accroissement se poursuive, ce qui résulterait selon certains en une augmentation de l’impact négatif des réseaux sur l’environnement.

Bien sûr, on doit s’interroger pour savoir si cela aurait été mieux en refusant la 5G. Sans 5G, les réseaux télécoms de centre-ville auraient vite été saturés ce qui aurait conduit à densifier le réseaux de stations 4G. On aurait sans doute assisté à un même impact négatif pour un réseau qui aurait alors fini massivement par dysfonctionner, car la 4G supporte mal la saturation pour des raisons intrinsèques à sa technologie. Ne pas déployer la 5G n’aurait réglé aucun problème, le vrai sujet est celui de la sobriété.

Dans le cadre du déploiement en cours, une vraie question est celle des coûts environnementaux de fabrication des éléments de réseaux comme les stations radio, et surtout des téléphones. Il faut savoir que la fabrication d’un téléphone portable émet beaucoup plus de gaz à effet de serre (GES) que son utilisation. Si tous les Français se précipitent et changent leur téléphone pour avoir accès à la 5G, on arrive à un coût énorme en émission de GES. Il faudrait les convaincre que ça ne sert à rien et qu’on peut se contenter du renouvellement « normal » des téléphones. Il est important d’insister ici sur « normal » : les Français changent de téléphone tous les 18 mois, ce qui n’est pas normal du tout. Même si ça a été effectivement nécessaire quand les téléphones étaient loin de leur puissance de calcul actuelle, ça ne l’est plus maintenant. Et produire tous ces téléphones engendre une gabegie de ressources, d’énergie et d’émission de GES. Au-delà du sujet de la 5G, que faisons-nous pour ralentir ces remplacements ? Que faisons-nous pour qu’ils ne s’accélèrent pas à l’appel des sirènes de l’industrie des smartphones ?

Il faudrait aussi questionner les usages. Le visionnage d’une vidéo sur un smartphone consomme plusieurs fois l’électricité nécessaire au visionnage de la même vidéo après téléchargement par la fibre. Mais la situation est tout sauf simple. Comment comparer le visionnage d’un cours en 4G par un élève ne disposant pas d’autre connexion Internet au visionnage d’une vidéo (qu’on aurait pu télécharger à l’avance) dans le métro parisien ? Il ne s’agit pas ici de décider pour le citoyen ce qu’il peut visionner suivant le contexte, mais juste de le sensibiliser à la question du coût environnemental de ses choix numériques et de lui donner les moyens, s’il le souhaite, d’avoir des comportements plus sobres.

Dans ces dimensions, les effets sont contrastés.

Pour la cybersécurité, la 5G procure des moyens d’être plus exigeants, par exemple, en chiffrant les échanges de bout en bout. Par contre, en augmentant la surface des points névralgiques, on accroît les risques en matière de sécurité. En particulier, la virtualisation des réseaux qu’elle introduit ouvre la porte à des attaques logicielles. L’internet des objets, potentiellement boosté par la 5G, questionne également quand on voit la faiblesse de la sécurité des objets connectés, des plus simples comme les capteurs à basse énergie jusqu’aux plus critiques comme les pacemakers. Le risque lié à la cybersécurité venant de l’internet des objets est accru par la fragmentation de ce marché qui rend difficile de converger sur un cadre et des exigences communes.

Pour ce qui est de la surveillance, les effets sont également contrastés. Les pouvoirs publics s’inquiètent de ne pouvoir que plus difficilement intercepter les communications des escrocs, des terroristes, etc. Des citoyens s’inquiètent de la mise en place de surveillance vidéo massive. La 4G permet déjà une telle surveillance, mais la 5G, en augmentant les débits disponibles la facilite. On peut réaliser les rêves des dictateurs en couvrant le pays de caméra dont les flux sont analysés par des logiciels d’intelligence artificielle. Le cauchemar. Mais la 5G ne peut être tenue seule pour responsable ; si cela arrive, cela tiendra aussi du manque de vigilance des citoyens et de leurs élus.

C’est un vieux sujet. Comme ces ondes sont très utilisées (télécoms, wifi, four à micro-ondes, radars, etc.) et qu’elles sont invisibles, elles inquiètent depuis longtemps. Leurs effets sur la santé ont été intensément étudiés sans véritablement permettre de conclure à une quelconque nocivité dans un usage raisonné. Une grande majorité des spécialistes pensent qu’il n’y a pas de risque sanitaire à condition de bien suivre les seuils de recommandation de l’OMS, qui ajoute déjà des marges importantes au-delà des seuils où on pense qu’il existe un risque. On notera que certains pays comme la France vont encore au-delà des recommandations de l’OMS.

Pourtant, d’autres spécialistes pensent que des risques sanitaires existent. Et on s’accorde généralement pour poursuivre les études pour toujours mieux comprendre les effets biologiques des ondes, en fonction des fréquences utilisées, de la puissance et de la durée d’exposition. Avec le temps, on soulève de nouvelles questions comme l’accumulation des effets de différentes ondes, et après avoir focalisé sur les énergies absorbées et les effets thermiques, on s’attaque aux effets non thermiques.

La controverse se cristallise autour de « l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques ». C’est une pathologie reconnue dans de nombreux pays, qui se manifeste par des maux de tête, des douleurs musculaires, des troubles du sommeil, etc. Malgré son nom, les recherches médicales n’ont montré aucun lien avec l’exposition aux ondes. Ses causes restent mystérieuses.

Venons-en à la question plus spécifique de la 5G. La 5G mobilise différentes nouvelles gammes de fréquences, autour de 3,5 GHz et autour de 26 GHz. Avec la 3.5 GHz, on est très proche de fréquences déjà utilisées, par exemple par le wifi, et de fréquences dont les effets ont été très étudiés. Pour la 26 GHz, si l’utilisation dans un cadre grand public de telles ondes est nouvelle, on dispose déjà d’études sur de telles fréquences élevées. Pourtant, l’utilisation nouvelle de ces fréquences spécifiques légitime le fait que de nouvelles études soient entreprises pour elles, ce qui est déjà le cas.

Un aspect de la 5G conduit naturellement aussi à de nouvelles études : les antennes MIMO dont nous avons parlé. Elles permettent de focaliser l’émission sur l’utilisateur. Cela évite de balancer des ondes dans tout l’espace. Par contre, l’utilisateur sera potentiellement exposé à moins d’ondes au total, mais à des puissances plus importantes. Le contexte de l’exposition changeant aussi radicalement conduit à redéfinir la notion d’exposition aux ondes, et peut-être à de nouvelles normes d’exposition. Cela conduit donc à repenser même les notions de mesure.

Nous concluons cette section en mentionnant un autre effet sur la santé qui va bien au-delà de la 5G pour interpeller tout le numérique : la vitesse de développement de ces technologies. Le numérique met au service des personnes des moyens pour améliorer leurs vies. C’est souvent le cas et, en tant qu’informaticiens, nous aimons souligner cette dimension. Mais, le numérique impose aussi son rythme et son instantanéité à des individus, quelquefois (souvent ?) à leur détriment. C’est particulièrement vrai dans un contexte professionnel. Dans le même temps où il nous décharge de tâches pénibles, il peut imposer des cadences inhumaines. Voici évidemment des usages qu’il faut repousser. Il faut notamment être vigilant pour éviter que la 5G ne participe à une déshumanisation du travail.

On peut difficilement évaluer les retombées économiques de la 5G, mais les analystes avancent qu’elle va bouleverser de nombreux secteurs, par exemple, la fabrication en usine et les entrepôts. On s’attend à ce qu’elle conduise aussi à de nouvelles gammes de services grand public et à la transformation des services de l’État. On entend donc : Le monde de demain sera différent avec la 5G, et ceux qui n’auront pas pris le tournant 5G seront dépassés. C’est une des réponses avancées aux détracteurs de la 5G, la raison économique. On rejouerait un peu ce qui s’est passé avec les plates-formes d’internet : on est parti trop tard et du coup on rame à rattraper ce retard. Sans la 5G, l’économie nationale perdrait en compétitivité et nous basculerions dans le tiers monde.

Il est difficile de valider ou réfuter une telle affirmation. N’abandonnerions-nous la 5G que pour un temps ou indéfiniment ? Est-ce que ce serait pour adopter une autre technologie ? Nous pouvons poser par contre la question de notre place dans cette technique particulière, celle de la France et celle de l’Europe.

Pour ce qui est du développement de la technologie, contrairement à d’autres domaines, l’Europe est bien placée avec deux entreprises européennes sur les trois qui dominent le marché, Nokia et Ericsson. On peut même dire que Nokia est « un peu » française puisqu’elle inclut Alcatel. La dernière entreprise dominante est chinoise, Huawei, que les États-Unis et d’autres essaient de tenir à l’écart parce qu’elle est plus ou moins sous le contrôle du parti communiste chinois. La France essaie d’éviter que des communications d’acteurs sensibles ne puissent passer par les matériels Huawei ce qui revient de fait à l’exclure en grande partie du réseau français.

Pour ce qui est des usages, les industriels français semblent s’y intéresser enfin. Les milieux scientifiques européens et les entreprises technologiques européennes ne sont pas (trop) à la traîne même si on peut s’inquiéter des dominations américaines et chinoises dans des secteurs comme les composants électroniques ou les logiciels, et des investissements véritablement massif des États-Unis et de la Chine dans les technologies numériques bien plus grands qu’en Europe. On peut donc s’inquiéter de voir l’économie et l’industrie européenne prendre du retard. Il est vrai que la 5G ne sera pleinement présente que dans deux ou trois ans. On peut espérer que ce délai sera utilisé pour mieux nous lancer peut-être quand on aura mieux compris les enjeux, en espérant que ce ne sera pas trop tard, qu’en arrivant avec un temps de retard, on n’aura pas laissé les premiers arrivants rafler la mise (« winner-take-all »).

Comme nous l’avons vu, certains questionnements sur la 5G méritent qu’on s’y arrête, qu’on poursuive des recherches, qu’on infléchisse nos usages des technologies cellulaires. La 5G est au tout début de son déploiement. Les sujets traversés interpellent le citoyen. Nous voulons mettre cette technologie à notre service, par exemple, éviter qu’elle ne conduise à de la surveillance de masse ou imposer des rythmes de travail inhumains. Nous avons l’obligation de la mettre au service de l’écologie par exemple en évitant des changements de smartphones trop fréquents ou des téléchargements intempestifs de vidéos en mobilité. C’est bien pourquoi les citoyens doivent se familiariser avec ces sujets pour choisir ce qu’ils veulent que la 5G soit. Décider sans comprendre est rarement la bonne solution.

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Par Serge Abiteboul, Directeur de recherche à Inria, membre de l’Académie des Sciences, Inria et Gérard Berry, Professeur émérite en informatique, Collège de France.

Pour aller plus loin: « La 5G et les réseaux de communications mobiles », rapport du groupe de travail de l’Académie des sciences sur les réseaux du futur, 12 juillet 2021

Ma grand-mère veut changer de sexe : que faire ?

Ma grand-mère veut changer de sexe : que faire ?

 

À partir d’aujourd’hui, ma grand-mère m’a demandé qu’on l’appelle Robert. Un choc évidemment quand j’ai reçu cette de déclaration lors de ma visite mensuelle dans la maison de retraite où elle réside. Ma grand-mère va bientôt fêter ses 85 ans, sa tête est encore bonne mais sa mobilité assez handicapée. Ce qui l’a conduit elle-même à décider de rejoindre ce pensionnat de vieux. Aujourd’hui , les maisons de retraite sont relativement modernes par rapport aux anciens hospices d’il y a 50 ou 60 ans. On accède facilement aux médias modernes, radio, télévision, Internet et Smartphone.

 

Du coup , le débat sur la trans_-identité a aussi franchi les murs de la maison de retraite. Normal car ils avaient déjà pénétré dans les maternelles puisque les cas seraient de plus en plus nombreux chez certains jeunes enfants qui veulent changer de sexe.

 Ma grand-mère connaît plus que moi sur le sujet, elle a essayé de me convaincre de la légitimité de la tran- identité. J’avoue être un peu désespéré pour me positionner sur un sujet qui d’après elle constituerait un véritable problème sociétal majeur en ce moment. Que faire ? Rien sans doute qui s’opposerait à la volonté de ma grand-mère d’autant qu’elle ne souhaite pas le moindre consensus familial. Elle m’a d’ailleurs indiqué que sa démarche était déjà bien engagée et qu’elle entendait recourir à une thérapie de conversion.

De toute évidence, il se passe quelque chose dans la société et la problématique de l’âgisme ne saurait être pris en compte dans cette nouvelle revendication sociétale et identitaire .

Le plus dur pour moi sera sans doute d’expliquer à  mon grand-père, resté lui à son domicile, la conversion sexuelle de son ex épouse. Heureusement nos responsables politiques avisés ont prévu les instruments juridiques pour gérer cette situation. Mon grand-père pourra toujours se pacser avec mon ex grand-mère devenu subitement grâce au mode sociétal de libération sexuelle mon deuxième grand-père.À moins évidemment que mon grand-père accepte lui aussi le transfert de genre pour devenir ma grand-mère mais j’avoue que j’imagine mal mon grand-père en talons hauts- haut taille 38- avec un chapeau à fleurs sur la tête.Mais il existe certainement aussi des conversions de genre pour passer des sabots aux talons aiguille.

Militaires Soudan : plus forts pour faire des coups d’Etat que pour défendre leur pays

  •  Encore un coup d’État initié par les militaires en Afrique. Des militaires qui en général sont plus efficaces pour faire un coup d’État que pour défendre leur pays. On a pu vérifier souvent  que les armées africaines étaient incapables de faire face à un éventuel ennemi. Par contre elles sont présentes sur le terrain pour prélever l’impôt voire  renverser les régimes démocratiques.
  • Dans de nombreux pays d’Afrique les militaires sont rarement dans leur caserne , on les voit aussi rarement s’entraîner. Par contre, ils sont souvent dans la rue où ils sont supposés exercer des tâches de police quand il s’agit en fait surtout de prélever l’impôt et de participer à la corruption. Après le Mali récemment, c’est donc le Soudan qui s’illustre aussi dans ce dévoiement du rôle des militaires. Le Soudan est en effet sous tension depuis une tentative de coup d’Etat le mois dernier, imputée à des partisans de l’ancien président Omar el Béchir, renversé en 2019 par l’armée après plusieurs mois de manifestations.
  • Ces militaires, qui cherchaient à dissoudre le gouvernement civil, l’accusaient de mauvaise gestion et de s’accaparer le pouvoir.
  • Des centaines de milliers de manifestants, dont des ministres, s’étaient déjà rassemblés la semaine dernière dans plusieurs villes pour dénoncer la perspective d’un coup d’Etat militaire, sur fond de tensions croissantes entre l’armée et les autorités civiles de transition.
  • Au-delà de la tension politique, le pays est également confronté à une crise économique profonde, marquée par une inflation record et une pénurie de biens de première nécessité, malgré l’aide internationale.

Soudan : encore des militaires africains plus forts pour faire des coups d’Etat que pour défendre leur pays

  • Soudan : encore des militaires africains  plus forts pour faire des coups d’Etat que pour défendre leur pays
  •  Encore un coup d’État initié par les militaires en Afrique. Des militaires qui en général sont plus efficaces pour faire un coup d’État que pour défendre leur pays. On a pu vérifier souvent  que les armées africaines étaient incapables de faire face à un éventuel ennemi. Par contre elles sont présentes sur le terrain pour prélever l’impôt voire  renverser les régimes démocratiques.
  • Dans de nombreux pays d’Afrique les militaires sont rarement dans leur caserne , on les voit aussi rarement s’entraîner. Par contre, ils sont souvent dans la rue où ils sont supposés exercer des tâches de police quand il s’agit en fait surtout de prélever l’impôt et de participer à la corruption. Après le Mali récemment, c’est donc le Soudan qui s’illustre aussi dans ce dévoiement du rôle des militaires. Le Soudan est en effet sous tension depuis une tentative de coup d’Etat le mois dernier, imputée à des partisans de l’ancien président Omar el Béchir, renversé en 2019 par l’armée après plusieurs mois de manifestations.
  • Ces militaires, qui cherchaient à dissoudre le gouvernement civil, l’accusaient de mauvaise gestion et de s’accaparer le pouvoir.
  • Des centaines de milliers de manifestants, dont des ministres, s’étaient déjà rassemblés la semaine dernière dans plusieurs villes pour dénoncer la perspective d’un coup d’Etat militaire, sur fond de tensions croissantes entre l’armée et les autorités civiles de transition.
  • Au-delà de la tension politique, le pays est également confronté à une crise économique profonde, marquée par une inflation record et une pénurie de biens de première nécessité, malgré l’aide internationale.

Avec Macron des amateurs de la politique encore moins performants que les professionnels

Avec Macron des amateurs de la politique encore moins performants que les professionnels

 

Mêlant statistiques, témoignages et observations de terrain, le sociologue Etienne Ollion analyse dans son livre l’arrivée dans l’Hémicycle, en 2017, de nombreux novices qui avaient grillé la politesse à des professionnels aguerris. Une vague nouvelle a envahi la politique mais elle pourrait aussi vite disparaître car il n’a pas fait la preuve de son efficacité; Une dimension que le sociologue évite !

 

Livre.

 

Au printemps 2017, le sociologue Etienne Ollion avait éclairé d’un jour nouveau la querelle, récurrente, sur la professionnalisation du monde politique. Dans un ouvrage coécrit avec le politiste Julien Boelaert et le sociologue Sébastien Michon (Métier : député, Raisons d’agir), il avait repéré un phénomène qui passe le plus souvent inaperçu : depuis les années 1970, les députés, avant d’être élus, patientent de plus en plus longtemps dans l’antichambre de la « République des collaborateurs » – les élus de 2012 y avaient passé deux fois plus de temps que ceux de 1978. La politique, concluait le chercheur du CNRS, est de plus en plus affaire de patience…

Lors de la publication du livre, une tourmente politique bouleversait cependant la donne. Au terme d’une campagne dénonçant sans relâche l’usure des « professionnels de la politique », Emmanuel Macron remportait l’Elysée. Dans son sillage, des dizaines d’inconnus s’installaient sur les bancs de l’Assemblée nationale. Ces nouveaux venus, recrutés au terme d’un appel à candidatures, avaient remonté à la vitesse de l’éclair la « file d’attente », grillant la politesse à des professionnels aguerris qui patientaient dans les milieux politiques depuis de longues années : maires, conseillers de cabinet, collaborateurs parlementaires.

Pour un sociologue qui entendait penser les carrières politiques à l’aune de l’attente, ce nouveau paradigme était l’occasion rêvée d’étudier in vivo cette brusque modification des règles du jeu. Depuis 2017, Etienne Ollion a donc suivi pas à pas le laboratoire de l’Assemblée nationale : il a multiplié les entretiens, poursuivi les observations au Palais- Bourbon, mais aussi analysé, comme dans son premier ouvrage, une quantité impressionnante de données sur le profil, la trajectoire et les pratiques de ces novices élus au nom de la lutte contre la « professionnalisation » des élites politiques.

Le « grand contournement » de 2017, conclut-il, inaugure, sans conteste, un renouvellement inédit de l’Assemblée. Au lendemain des législatives, 72 % des députés entamaient leur premier mandat (contre environ un tiers en temps normal), près de 40 % étaient des femmes (contre 25 % en 2012) et leur âge moyen chutait de 56 à 49 ans. Le fameux « système d’attente » mis en place depuis les années 1970 était en outre puissamment « reconfiguré » : alors que les députés du Parti socialiste et de Les Républicains avaient, en moyenne, déjà passé près de vingt ans en politique, ceux de La République en marche affichaient une ancienneté quatre fois moindre.

Les trains autonomes : Plus sérieux que la voiture

Les trains autonomes : Plus sérieux que la voiture

Un article du Wall Street JournalQui vante les mérites du train autonome (dont la technologie existe depuis longtemps; La SNCF par exemple il y a une quarantaine d’années a renoncé au TGV autonome par crainte des réactions des passagers)

Au moment où les Etats-Unis sont confrontés à une pénurie de chauffeurs routiers et que les entreprises se demandent comment atteindre leurs objectifs de réduction d’​émissions de carbone, les trains — qui consomment quatre à cinq fois moins d’énergie que les camions par kilomètre — pourraient revenir sur le devant de la scène deux siècles après leur apparition

Les trains peuvent sembler être une technologie mature, sans véritable place pour les innovations ou la croissance : la création de nouvelles lignes ferroviaires a, en effet, un coût prohibitif, comme l’ont montré les querelles sur le prix du développement du réseau Amtrak (NDLR : entreprise ferroviaire publique). Mais les chercheurs qui étudient la question affirment que rendre les trains totalement autonomes pourrait améliorer leur sécurité et augmenter considérablement la quantité de marchandises pouvant être transportées sur le réseau ferroviaire américain, en l’exploitant plus efficacement.

Au moment où les Etats-Unis sont confrontés à une pénurie de chauffeurs routiers et que les entreprises se demandent comment atteindre leurs objectifs de réduction d’​émissions de carbone, les trains — qui consomment quatre à cinq fois moins d’énergie que les camions par kilomètre — pourraient revenir sur le devant de la scène deux siècles après leur apparition.

J’ai écrit sur les obstacles qui freinent les grandes ambitions des voitures autonomes. Mais les trains ont des caractéristiques qui leur permettent de contourner ces difficultés. Leur plus grand atout est qu’ils roulent sur des rails. Cela signifie qu’un conducteur d’un train équipé d’une intelligence artificielle n’a pas à se préoccuper des problèmes auxquels sont confrontés les conducteurs de voitures ou de camions — pas de véhicule trop collant, de changement de voie, de bifurcation à gauche en contresens de la circulation, etc.

« Nous pensons que les trains vont acquérir l’autonomie complète plus rapidement que les véhicules », déclare Maxim A. Dulebenets, professeur adjoint de génie civil à l’université A&M de Floride, qui a récemment publié une vaste recension de la littérature sur le sujet. L’une des raisons est que des centaines de trains de passagers fonctionnent déjà de manière autonome dans le monde sur les réseaux urbains de métros.

La première rame de métro complètement autonome a été inaugurée à Kobe, au Japon, en 1981, et la technologie n’a cessé de se propager depuis, se déployant de Paris à New Delhi, et de Sao Paulo à Vancouver. Le premier train de marchandises entièrement autonome au monde, qui traverse l’outback australien, a été mis en service sur des trajets réguliers en 2019 par la compagnie minière Rio Tinto. En janvier 2020, la Chine a commencé à exploiter un train à grande vitesse entièrement autonome entre Pékin et Zhangjiakou, la ville hôte des Jeux olympiques d’hiver 2022.

Un certain nombre d’autres essais de trains autonomes de passagers et de marchandises sont en cours. Les premiers tests d’une locomotive germano-néerlandais dédiée au fret desservant le port de Rotterdam ont commencé ce mois-ci. En France, la SNCF expérimente actuellement un train qui pourrait commencer à transporter des passagers dès 2023. Et aux Etats-Unis, un modèle de train de marchandises autonome, construit par New York Air Brake, a été testé dans le désert du Colorado en 2019.

Un futur incluant des trains autonomes pourrait permettre d’acheminer beaucoup plus de marchandises sur le réseau ferroviaire américain existant sans ajouter de nouvelles lignes, explique Nalin Jain, président groupe de la division électronique numérique chez Wabtec, un fabricant de trains basé à Pittsburgh, dont les origines remontent à plus de 150 ans. La technologie actuelle et celle à venir permettront aux trains d’être plus longs, de circuler avec moins de distance entre eux, et d’être démontés et remontés plus facilement dans les ports et les gares de triage, ajoute-t-il.

Une étude financée par l’Union européenne et publiée en 2020 a montré que le passage à des solutions plus récentes pour la gestion des trains pourrait accroître la capacité des réseaux ferroviaires existants dans des proportions allant jusqu’à 44 %. Une analyse interne de Wabtec indique qu’aux Etats-Unis, le gain pourrait être encore plus important — jusqu’à 50 %. Une hausse de cette ampleur des tonnes-kilomètres transportées par le réseau ferroviaire américain équivaudrait à faire voler chaque année d’une côte des Etats-Unis à l’autre un million de Boeing 747-10 en pleine charge.

Selon Jean-François Beaudoin, senior vice-président pour les solutions digitales chez Alstom, il est beaucoup plus difficile de faire rouler des trains autonomes sur des réseaux ferroviaires ouverts et partagés que sur des réseaux de métro en circuit fermé. Pour ce faire, il faut doter ces trains « d’yeux et d’oreilles », comme il les appelle, c’est-à-dire de capteurs capables de détecter les obstacles inattendus sur la voie

Malgré tous les progrès réalisés par les ingénieurs, les trains à conduite automatique ne sont pas prêts à être déployés n’importe où, avertit le docteur Dulebenets. La plupart des trains autonomes sont construits pour circuler sur de nouvelles voies dédiées qu’ils n’ont pas à partager avec d’autres, contrôlés par des humains. Ces réseaux plus modernes ne comportent généralement pas de zones à risque comme les passages à niveau, où la grande majorité des accidents impliquant des trains et des véhicules motorisés se produisent chaque année aux Etats-Unis.

Selon Jean-François Beaudoin, senior vice-président pour les solutions digitales chez Alstom, il est beaucoup plus difficile de faire rouler des trains autonomes sur des réseaux ferroviaires ouverts et partagés que sur des réseaux de métro en circuit fermé. Pour ce faire, il faut doter ces trains « d’yeux et d’oreilles », comme il les appelle, c’est-à-dire de capteurs capables de détecter les obstacles inattendus sur la voie.

La complexité du réseau ferroviaire américain, où de nombreuses lignes sont exploitées par plusieurs compagnies ferroviaires privées, a pour conséquence que l’automatisation de notre réseau pourrait être laborieuse — le processus « pourrait prendre des décennies », prévient le docteur Dulebenets. Faire en sorte que les trains autonomes cohabitent harmonieusement avec ceux conduits par des humains s’apparente aux problèmes posés par la technologie de conduite autonome partielle, dans laquelle l’homme et l’IA doivent être coordonnés de manière à ne pas se provoquer de désordre pour l’un et l’autre.

En matière de sécurité, note M. Beaudoin, « nous sommes beaucoup plus exigeants avec les machines qu’avec les humains, car nous avons beaucoup plus d’empathie pour un humain qui commet une erreur que pour une machine qui en fait une ». Un système de métro automatisé doit être conçu pour faire un million de fois moins d’erreurs qu’un technicien humain n’en ferait, résume-t-il.

La cybersécurité est un autre immense problème potentiel. Les trains peuvent peser entre 4 000 et 20 000 tonnes, transporter des matières dangereuses et mettre des kilomètres à freiner. Les télécommander, c’est exposer une telle masse au risque d’une prise de contrôle par des hackers, si les systèmes qui les pilotent ne sont pas d’une sécurité absolue.

Une des autres questions soulevées par les trains autonomes est d’ordre juridique : qui est responsable lorsque, de manière inévitable, un accident se produit ? Comme pour les voitures autonomes, le problème est que même si un système automatisé est plus sûr que la conduite humaine, il peut, en cas de défaillance, aboutir à un transfert de la responsabilité dans l’accident. Une vieille hypothèse en philosophie morale sur la prise de décision éthique — le fameux dilemme du tramway — pourrait devenir tout à fait concrète une fois que l’IA contrôlera entièrement un train.

En Australie, le premier train de marchandises autonome au monde — toujours le seul à l’heure actuelle —, intègre des capteurs et des systèmes de traitement à bord et à l’échelle du réseau, indique un porte-parole de Rio Tinto. Le train lui-même est doté de caméras, de radars et d’un système de détection des collisions, et la ligne qu’il emprunte est équipée de vidéosurveillance couvrant tous les passages à niveau ouverts à la circulation

Ces sujets mis à part, les trains américains sont déjà, à certains égards, étonnamment automatisés, rappelle Eric Gebhardt, directeur de la technologie chez Wabtec. La loi fédérale américaine exige, depuis décembre 2020, que tous les trains américains soient équipés d’un système de commande intégrale des trains (Positive Train Control, PTC), qui rappelle un peu les dispositifs de freinage d’urgence automatiques des voitures. Ce système empêche les trains d’entrer en collision entre eux, de rouler trop vite dans les virages ou de franchir des aiguillages mal paramétrés.

Comme cela s’est produit dans d’autres types d’infrastructures de transport, comme les ports, le passage aux systèmes autonomes pourrait se dérouler parallèlement à d’autres améliorations. La logique est la suivante : si l’on doit acheter une nouvelle locomotive ou apporter des améliorations importantes à un réseau ferroviaire, autant procéder à toutes les adaptations disponibles et économiquement rentables en même temps.

La prochaine étape de l’automatisation consistera à remplacer le block-système à voie fermée actuellement utilisé pour le maintien des distances de sécurité entre les trains — une conception dans laquelle les lignes ferroviaires sont divisées en bloc de longueur déterminée où un seul train à la fois est autorisé à circuler à la fois, poursuit M. Gebhardt. Un block-système à voie ouverte permet, en revanche, aux trains de se rapprocher les uns des autres, car le périmètre de sécurité situé devant et derrière se déplace avec le train. Le passage à cette solution nécessite toutefois de maintenir une communication constante entre les trains et un système central de régulation. Plusieurs entreprises clientes de Wabtec la testent déjà, ajoute M. Gebhardt.

L’étude de l’UE qui a montré que la capacité du réseau ferroviaire pourrait augmenter de moitié grâce à l’application de nouvelles technologies suppose également que ces trains utilisent un block-système à voie ouverte, géré par des ordinateurs embarqués dans les locomotives. Cela permettrait au train de communiquer avec celui qui le précède, de connaître son poids, la météo, ce qu’il fait et quand il va freiner. Un des avantages des réseaux ferroviaires est qu’ils sont déjà truffés de signaux et de capteurs, de sorte qu’une partie de l’« intelligence » nécessaire au contrôle d’un train peut être intégrée à la voie elle-même, et que les décisions concernant leur vitesse peuvent être prises à distance.

En Australie, le premier train de marchandises autonome au monde — toujours le seul à l’heure actuelle —, intègre des capteurs et des systèmes de traitement à bord et à l’échelle du réseau, indique un porte-parole de Rio Tinto. Le train lui-même est doté de caméras, de radars et d’un système de détection des collisions, et la ligne qu’il emprunte est équipée de vidéosurveillance couvrant tous les passages à niveau ouverts à la circulation.

Rio Tinto surnomme son train automatisé « le plus grand robot du monde », une description qui semble correspondre à la réalité. Selon le professeur Dulebenets, les problèmes à résoudre pour créer et déployer des trains automatisés à travers le monde sont les mêmes que ceux auxquels les robots sont confrontés dans tous les autres domaines. Qu’il s’agisse de leur acceptation par le public, de la communication entre eux et avec les conducteurs d’autres véhicules ou de la recherche de nouveaux rôles pour les employés qu’ils pourraient évincer de leurs postes actuels, le principal obstacle à l’adoption des trains autonomes, c’est nous.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Algérie: Macron dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas

Algérie: Macron dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas

 

 

La réaction virulente du régime algérien aux propos tenus par le chef de l’Etat français le 30 septembre tient à ce qu’il n’assume pas que sa démocratie est « juste formelle » puisque sa souveraineté est dans les mains de la hiérarchie militaire, analyse le politiste, Lahouari Addi,Professeur émérite à Sciences Po Lyon,  dans une tribune au « Monde ».(extrait)

 

Tribune.

 Les propos d’Emmanuel Macron critiquant, le 30 septembre, le « système politico-militaire » de l’Algérie et l’accusant d’entretenir une « rente mémorielle » ont créé la surprise auprès des autorités à Alger, qui ont réagi avec un communiqué sévère de la présidence. Il est vrai que c’est la première fois qu’un président français dit publiquement ce que ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, disaient en privé.

Les officiels français sont exaspérés de ne pas avoir des interlocuteurs algériens dotés de l’autorité que leurs fonctions supposent. C’est ce que veut dire Emmanuel Macron quand il parle du président Abdelmadjid Tebboune, qu’il décrit comme étant l’otage d’un « système politico-militaire dur ». Venant de la France, pays à travers lequel beaucoup de gouvernements étrangers perçoivent l’Algérie, cette déclaration est considérée comme un coup de poignard dans le dos par des généraux qui font tout pour apparaître sous les ordres du président.

Priorité à la lutte contre l’opposition

Il n’est pas à écarter que Macron ait été contrarié par le peu d’empressement que montre l’Algérie à accepter l’expulsion de ses ressortissants en situation irrégulière, en cette période préélectorale où Eric Zemmour presse gauche et droite sur la question sensible de l’immigration clandestine. Alger veut-il monnayer en contrepartie de cette expulsion l’extradition d’opposants sur le sol français ? Cela est probable, surtout que les services de sécurité algériens ont été encouragés à cette fin par l’extradition d’Espagne d’un ex-gendarme réfugié à Barcelone obtenue à la suite de négociations confidentielles. Mais l’Algérie a moins de moyens de pression sur la France que sur l’Espagne qui pourrait, du jour au lendemain, ne plus recevoir de gaz algérien [l’Algérie fournit à la péninsule Ibérique 50 % de son gaz ].

Si cela se confirme à l’avenir, cela signifierait que la diplomatie algérienne donne la priorité à la lutte contre l’opposition au détriment d’autres aspects de la coopération avec les pays d’Europe, portant notamment sur les échanges économiques et culturels. Les services de sécurité, qui décident de la politique étrangère, ont juste oublié que ce qu’ils obtenaient hier de [l’ancien ministre de l’intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995] Charles Pasqua, ils ne peuvent l’obtenir aujourd’hui d’Emmanuel Macron.

Pour les officiels algériens, la déclaration du président français est inadmissible de la part d’un chef d’Etat étranger. La réaction sera d’autant plus brutale que le régime algérien n’assume pas sa caractéristique essentielle, à savoir que la souveraineté appartient à la hiérarchie militaire en lieu et place de l’électorat, sous un habillage institutionnel qui ne traduit pas la réalité des rapports d’autorité au sommet de l’Etat.

Centrafrique : les Russes aussi utiles que les Français!

Centrafrique : les Russes aussi utiles que les Français! 

Le  nouveau Premier ministre de RCA, Henri-Marie Dondra, s’explique sur cette insécurité qui gangrène le pays, fait le bilan de ses cent premiers jours au pouvoir et revient sur les dissensions qui perdurent entre Bangui et la France.Il considère la présence russe aussi nécessaire que la présence française. de quoi sans doute ajouter un peu plus de confusion et de troubles dans un pays miné par la guerre et la corruption (Interview JDD)

Quel bilan faites-vous de vos cent jours à la tête du gouvernement?
Sur le plan politique, il y a eu ce large vote de confiance de l’Assemblée nationale après ma déclaration de politique générale qui me permet d’aller de l’avant. Pour autant, nous n’avons pas attendu cela pour nous attaquer aux questions sociales qui demeurent nos priorités : ainsi l’accès à l’eau potable a été amélioré avec la réalisation de près de 185 forages. En ce qui concerne l’électricité, nous avons inauguré deux centrales. Le domaine de la santé n’a pas été oublié puisque nous avons recruté 240 agents. Il y a aussi une amélioration du climat des affaires, domaine où nous rencontrons quelques soucis. Aujourd’hui, nous essayons de restaurer la capacité de l’Etat à remplir ses missions régaliennes. 500 policiers et de 500 gendarmes ont été recrutés. L’objectif est d’atteindre 5.000 policiers et gendarmes d’ici 2023. Il faut que la paix s’impose pour que l’économIl considère la présence russe aussi nécessaire que la présence française. De quoi sans doute ajouter un peu plus de confusion et de troubles dans un pays miné par la guerre et la corruption.ie soit relancée à travers le secteur privé.

Mais la situation sécuritaire reste encore très volatile. Des combats se déroulent encore sur le territoire…
Nous faisons en sorte que les acquis obtenus depuis plusieurs mois, autrement dit la reconquête de territoires qui étaient aux mains des groupes rebelles, soit préservés. Nous en sommes aujourd’hui à 80 voire 90% du territoire qui a été récupéré.

Tenez-vous l’ancien Président François Bozizé pour principal responsable de cette insécurité?
Certains hommes politiques n’ont pas voulu participer aux élections et ont fait le choix des armes. Ce n’est pas le Président Touadéra qui a fait ce choix-là. Lui, au contraire, voulait coûte que coûte obtenir la bénédiction de la communauté internationale pour l’organisation de ce scrutin. Ce sont ceux qui composent la CPC qui ont imposé la guerre aux autorités. Nous n’avons fait que riposter.

Souhaitez-vous obtenir l’extradition du Président Bozizé?
Sur cette question, un débat se tient en haut lieu entre les chefs d’Etats de la sous-région. Ils travaillent pour qu’une solution soit trouvée.

Les forces du CPC pourront-elles participer au dialogue national de réconciliation promis par le Président Touadéra?

Tous les débats et négociations se feront dans le cadre des accords de paix que nous avons eu à signer. Seuls ceux qui sont restés dans ce cadre-là participeront au dialogue national inclusif. Comment pourrions-nous discuter avec ceux qui ont pris les armes et qui ne souhaitent plus être dans ces accords?

Comment expliquez-vous la dégradation des relations entre votre pays et Paris?
Notre relation pâtit de la désinformation et des attaques sur les réseaux sociaux qui ne sont pas l’œuvre du gouvernement. C’est regrettable. La France est un partenaire privilégié et nous n’avons pas le droit de gâcher nos relations avec elle. Nous continuons à maintenir le dialogue.

L’un des reproches formulés par Paris est la présence des mercenaires russes de la société Wagner sur votre sol. Le comprenez-vous?
J’ai entendu cette rumeur concernant Wagner. Il faut replacer les choses dans leur contexte : nous nous sommes uniquement adressés à la Russie officielle et avons signé un accord de coopération militaire pour la formation de nos forces de sécurité et de défense. Je n’ai vu nulle part d’accord signé avec une société privée russe.

Vous niez donc le fait qu’il y ait des mercenaires russes en RCA?
Encore une fois, nous avons des instructeurs russes sur notre sol. C’est tout.

Pourtant, en mai, des experts de l’ONU ont mentionné la présence de Wagner en RCA dans un rapport qui dénonçaient leurs exactions ainsi que celles des forces centrafricaines…
J’ai vu ce rapport. Mais je ne peux, en tant que Premier ministre, assumer le contenu d’un texte qui vient des Nations-Unies et qui n’est pas centrafricain. Par ailleurs, les Nations-Unies ont autorisé les Russes à nous livrer des armes et à former nos forces de défense et de sécurité.

Combien d’instructeurs russes sont présents sur le sol centrafricain?
Ils ne sont pas nombreux, entre 500 et 600 (les estimations les évaluent plutôt entre 1.000 et 2.000, NDLR).

Il n’y a donc pas d’intrusion des Russes dans les affaires centrafricaines?
Pas du tout. Il existe seulement une assistance technique auprès des services de douane via la mission économique russe. Mais celle-ci va bientôt prendre fin. En aucun cas, l’ambassadeur russe n’assiste au Conseil des ministres comme cela a pu être dit.

Comprenez-vous que le Mali envisage d’avoir recours à Wagner et à des forces autres que françaises et européennes pour assurer sa sécurité?
Il s’agit d’un pays souverain. Nous observons de près ce qui se passe là-bas. Ce que nous souhaiterions, c’est que la France renforce sa présence auprès de ce pays frère confronté à des difficultés tout comme nous.

La France a pourtant annoncé un retrait partiel des troupes…
Dans le cadre de l’antériorité de ses relations avec le Mali, la France devrait être davantage présente pour aider ce pays à se développer et à se protéger.

Les Nations-Unies ont décidé un renfort de 3.000 Casques Bleus dans votre pays. Est-ce une bonne décision?
Tout ce qui concourt à la paix, je le salue. Je ne peux donc qu’approuver et encourager les Nations-Unies à renforcer leur présence chez nous.

La paix pourra-t-elle triompher un jour dans votre pays?
C’est un impératif. Nous devons l’imposer par tous les moyens afin de relancer notre économie, ce qui nous permettra de mieux nous occuper de nos populations. Et pour obtenir cette paix, nous avons besoin de l’aide de tous, les Français comme les Russes.

Dépenses budgétaires : Macron lâche tout alors que les caisses sont vides

Dépenses budgétaires : Macron lâche tout alors que les caisses sont vides

 

La campagne électorale du chéquier par Macron est de plus en plus critiquée par l’opposition. Ainsi la vice-présidente des Républicains, députée du Doubs et vice-présidente de l’Assemblée nationale, estime que le chef de l’État poursuit la politique du «quoi qu’il en coûte» à des fins électorales.

 » - Nous allons observer sérieusement les lignes et voir comment celles-ci sont financées. Ce sera un travail d’opposition et de propositions, mais nous dénoncerons avec force tout ce qui apparaîtra comme une instrumentalisation des finances à des fins électorales.

 

Dépenser n’est pas réformer. Par exemple, augmenter les dépenses de santé n’est pas réformer le système de santé. Emmanuel Macron et sa majorité placent cette rentrée parlementaire sous le signe d’une monumentale hypocrisie! Il promet des lois, des plans, des mesures… dont une large part ne verra jamais le jour. Et il le sait, car soit le temps parlementaire »

Covid États-Unis : pire que la grippe espagnole

Covid États-Unis : pire que la grippe espagnole

Au mardi 21 septembre 2021, le virus covid a fait au total 4.720.242 (+1.382) morts dans le monde ; le bilan est forcément provisoire. La grippe espagnole, elle avait fait autour de 50 millions de morts. Mais aux États-Unis. Le Covid-19 a désormais tué davantage d’Américains que la grippe espagnole en 1918-19, selon les données publiées par l’université Johns Hopkins. Plus de 676.000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont jusqu’ici décédées aux États-Unis, contre 675.000 morts de la grippe espagnole comptabilisés par les historiens et les Centres de prévention et de lutte contre les maladies.

Le point du Covid  dans le monde

  • En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de covid-19 fait état d’au moins 6.964.699 cas de contaminations au total dont au moins +7.851 ces dernières 24h. On recense ce mardi 21 septembre 2021, +153 morts en 24h soit 116.222 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 26.815 (+1) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 89.407 (+152 en 24h). 47.133.318 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.
  • L’Espagne recense aux dernières remontées, 4.935.266 (+4) cas au total. Le pays dénombre, le lundi 20 septembre 2021, 85.876 morts au total soit +1 depuis le dernier bilan. 69.332.829 doses de vaccin ont été administrées. Covid : En Espagne, bientôt une 3e dose de vaccin pour les personnes immunodéprimées.
  • Au Canada, on dénombre +3.821 nouveaux cas en 24h sur +3.821 au total, soit un nouveau record depuis le début de la pandémie, et 27.488 décès, dont +54 depuis hier. 55.207.259 doses de vaccin ont été administrées. Covid : le Canada rouvre ses frontières à tous les voyageurs vaccinés ce mardi 7 septembre.
  • L’Israël enregistre 1.227.972 cas au total depuis le début de la pandémie dont 0 ces dernières 24h et 7.541 morts (0). 14.760.494 doses de vaccin ont été administrées. Covid : Israël appelle à se préparer à une 4e dose de vaccin.
     
  • Aux États-Unisle nombre de nouveaux cas s’élève aujourd’hui à 0 contaminations recensées ces dernières 24h. Ce dimanche 19 septembre 2021, le pays compte 41.831.507 cas. Le nombre de décès ce jour est de 0 morts en 24h, soit 669.412 décès au total. 386.780.816 doses de vaccin contre la covid-19 ont été administrées. Covid : le vaccin Pfizer/BioNTech définitivement approuvé aux États-Unis.
     
  • Au Maroc, on dénombre ce dimanche 19 septembre 2021, +2.248 nouveaux cas de contaminations en 24h et 920.374 cas au total. Le Maroc déplore actuellement 13.958 décès, +82 en 24h. Au Maroc 38.436.040 doses de vaccin ont été administrées. Covid : au Maroc, couvre-feu étendu et déplacements limités vers les villes touristiques.
  • Le Japon recense +2.405 nouveaux cas de contamination en 24h. On dénombre 1.679.116 cas recensés au total et 17.233 (+29 en 24h) décès ce dimanche 19 septembre 2021. 153.118.707 doses de vaccin ont été administrées. Covid : Record de nouvelles contaminations au Japon, des restrictions supplémentaires dans le pays.
  • Le Portugal enregistre +7 morts en 24h ce dimanche 19 septembre 2021 portant le total à 17.914 morts depuis le début de la pandémie et +306 nouveaux cas en 24h soit un total de 1.062.354 cas confirmés. 15.550.992 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Royaume-Uni, on compte +10.830 nouveaux cas en 24h, soit 7.496.543 cas au total depuis le début de l’épidémie. Le pays enregistre, ce lundi 20 septembre 2021, +28 morts en 24h soit 135.453 morts au total. 93.130.275 doses de vaccin ont été administrées. Royaume-Uni : la quarantaine supprimée pour les voyageurs vaccinés venant de France métropolitaine.
  • L’Algérie compte 201.766 cas au total dont +166 ces dernières 24h et recense 5.709 (+15) décès depuis le début de la pandémie.
  • La Tunisie enregistre ce dimanche 19 septembre 2021 +407 nouveaux cas de contamination soit  700.807 cas confirmés au total. Le pays comptabilise 24.553 décès au total dont +26 depuis le dernier bilan. En date du samedi 18 septembre 2021, 3.209.273 personnes sont totalement vaccinées.
  • En Afrique du Sud, on compte 2.884.134 (+1.504) cas recensés ce dimanche 19 septembre 2021 et 86.216 (+42) morts.15.992.374 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Chine fait état de +89 nouvelles contaminations par le Covid-19 en 24h. Le pays dénombre 124.191 au total et 5.689 (0) morts ce mardi 21 septembre 2021. 2.180.986.000 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Pérou, on comptabilise actuellement 2.166.408 (+490) cas de contaminations et 199.060 (+15) morts dues au Covid-19. 23.478.943 doses de vaccin ont été administrées. 
  • Au Brésil, le nombre de nouvelles contaminations s’élève à -573 en 24h. Le pays enregistre ce mardi 21 septembre 2021, +485 morts en 24h et déclare 21.247.094 cas recensés au total et 591.440 décès. 82.464.749 doses de vaccin contre la covid-19 ont été administrées.
  • En Inde, la courbe des cas de contamination explose. L’Inde recense, ce dimanche 19 septembre 2021, 33.504.534 cas confirmés (+26.115 en 24h) et 445.385 morts, dont +252 en 24h. 812.232.516 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Italie, on note +3.374 nouveaux cas ces dernières 24h. On compte +67 décès en 24h ce mardi 21 septembre 2021. Le nombre de décès est désormais de 130.421 au total depuis le début de l’épidémie. Le nombre total de cas recensés est de 4.641.890. 82.872.147 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Russie fait état de +19.179 nouveaux cas ce lundi 20 septembre 2021. Les autorités rapportent 7.313.851 cas détectés pour 199.808 (+812) morts. 87.900.632 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Allemagne, on comptabilise +4.664 nouveaux cas en 24h. Le pays compte, ce dimanche 19 septembre 2021, 4.150.516 cas recensés pour 93.052 décès (+81). 105.834.276 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Danemark, on compte +268 nouveaux cas de contamination en 24h ce qui fait un au total de 354.913 cas. Le pays comptabilise 2.630 décès dont +2 ces dernières 24h. 8.731.553 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Mexique, on recense +1 décès en 24h. Le pays compte 3.585.565 (+20 en 24h) cas et 272.580 morts au total. 95.271.399 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Grèce enregistre +2.124 nouveaux cas en 24h soit 632.908 au total depuis le début de la pandémie. Le pays, qui comptabilise 14.505 morts dont +39 ces dernières 24h. 11.909.198 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Suède on compte, ce lundi 20 septembre 2021, +1.162 nouveaux cas de contamination, soit au total 1.146.968 infectés et 14.775 décès dont 0 depuis le dernier bilan. 13.403.076 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Suisse, on compte +1 nouveaux cas en 24h pour un total de 824.811 cas. Le pays comptabilise 10.580 morts, dont 0 depuis la veille. 10.158.674 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Argentine, on compte 5.243.210 cas de coronavirus au total dont +528 ces dernières 24h et 114.579 décès (+3). À ce jour, 49.242.131 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Autriche, on compte +1.354 nouveaux cas soit 723.074 au total et +8 décès en 24h pour 10.695 décès au total ce lundi 20 septembre 2021. 11.024.980 doses de vaccin ont été administrées.
  • Aux Pays-Bas on compte +1.664 nouveaux cas en 24h soit 1.987.905 cas au total. Le pays dénombre 18.128 décès dont +5 ces dernières 24h. 22.196.529 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Belgique, on compte +4 nouveaux cas de contamination en 24h ce qui fait un total de 1.224.790 cas ce lundi 20 septembre 2021. Il y a eu +1 nouveaux décès ces dernières 24h soit désormais 25.517 morts au total. 16.115.200 doses de vaccin ont été administrées.

Annulation du contrat des sous-marins australiens : «La France ne doit compter que sur elle-même « 

Annulation du contrat des sous-marins australiens : «La France ne doit compter que sur elle-même « 

Après l’annulation de la commande des sous-marins australiens notamment, le député LR Jean-Louis Thiériot, membre de la commission de la défense estime que la France ne doit compter que sur elle-même.


Député de Seine-et-Marne, ancien président du conseil départemental, Jean-Louis Thiériot est également avocat à la cour et historien. Dernier ouvrage paru: «De Gaulle, le dernier réformateur» (Tallandier, 2018).


L’annulation par l’Australie de la commande de douze sous-marins conventionnels au fleuron de l’industrie navale française Naval Group au profit de huit sous-marins nucléaires américains est une gifle commerciale. La création en grande pompe de l’Ankus, un axe militaire unissant les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni, une gifle diplomatique.

C’est d’abord une mauvaise nouvelle pour notre industrie, les 16.000 salariés de Naval Group et l’ensemble des sous-traitants: 32 milliards d’euros de perdus. Même si les contrats sont sans doute suffisamment bordés pour limiter les pertes financières à court terme, c’est un dur revers pour un secteur qui enchaîne les déconvenues à l’export. En Pologne, au Maroc, en Indonésie, en Arabie saoudite, Naval Group n’est semble-t-il plus consulté,

Afghanistan : que d’erreurs stratégiques

Afghanistan : que d’erreurs  stratégiques

Par Bernard Dupaigne, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) dans the Conversation.

 

Tribune

Alors que le monde entier a les yeux braqués sur l’Afghanistan et s’interroge sur les raisons de la rapide victoire des talibans, un retour sur l’histoire récente et plus ancienne du pays s’impose.

On ne saurait, en effet, bien comprendre les récents développements sans avoir une vue d’ensemble de l’évolution qu’a connue ce territoire au cours des dernières décennies. Une évolution qui l’a vu successivement se rapprocher de l’URSS, être envahi par celle-ci, sombrer dans la guerre civile, être dominé une première fois par les talibans, puis subir, vingt ans durant, l’intervention américaine qui vient de s’achever…

L’Afghanistan, pays enclavé, a bénéficié au XIXe siècle des subsides britanniques. Puis sont venues les attentions soviétiques et, ensuite, américaines. Durant la guerre froide, les massives aides étrangères ont abouti à l’apparition à Kaboul d’une caste de privilégiés coupés des réalités des provinces.

Dans les années 1960, Soviétiques et Américains ont rivalisé de financements pour attirer l’Afghanistan dans leur zone d’influence. À ce jeu, les Soviétiques ont gagné. Des milliers de bourses d’études en URSS ont été offertes aux jeunes Afghans. Ingénieurs et officiers prirent goût à la vodka et aux blondes russes, ce qui était pour eux le comble de la modernité. Beaucoup se sont mariés sur place, et sont restés après 1980. Surtout, les Soviétiques ont fourni en armes l’armée afghane et ont gagné les officiers à leur cause. Ce sont ces officiers convaincus qui ont organisé le coup d’État de 1978.

Répressions contre les religieux et propriétaires terriens s’ensuivirent, conduisant à des révoltes populaires, vite contrôlées par des partis hostiles aux communistes dont les responsables s’étaient installés au Pakistan voisin.

Dans l’idée d’affaiblir l’URSS, les Américains ont fourni une assistance considérable à ces partis. Leurs commandants locaux, qui se déplaçaient à moto, ont vite pris l’habitude des 4×4 japonais offerts par Washington. Toute l’aide américaine transitait par les généraux pakistanais et leurs services secrets. Malgré les mises en garde des Occidentaux connaisseurs du terrain, ce sont les partis extrémistes et les plus anti-américains (à commencer par le Hezb·e islami, « parti de Dieu ») qui ont été les mieux financés. Après le départ des Soviétiques en 1989, dépités de s’être fait surprendre par Ahmed Chah Massoud pour la conquête de Kaboul en 1992, ils ont longuement bombardé la capitale et lui ont fait subir un blocus rigoureux.

En 2001, après les attentats du 11 septembre, organisés par Oussama Ben Laden depuis l’Afghanistan, où il avait été accueilli en 1979 en échange d’importants subsides, les États-Unis ne pouvaient pas ne pas réagir. La décision fut, dans un premier temps, de ne pas envoyer d’hommes sur le terrain. Ils se sont donc appuyés sur les commandants de la supposée « Alliance du Nord », aux intérêts déjà divergents. Des valises de dollars ont été distribuées pour inciter les chefs de guerre au combat.

Les talibans une fois tués ou repliés dans leurs bases du Pakistan, les États-Unis – et la communauté internationale, sous l’égide des Nations unies – se sont mis en tête de reconstruire l’État afghan, faisant du « Nation building » tout en s’en défendant.

Une Constitution à l’américaine, avec un président (et non pas à l’européenne avec un président et un premier ministre) fut adoptée en 2004, et violée en 2014 par les Américains eux-mêmes, avec la création, non prévue et imposée par eux, d’un poste de « chef de l’exécutif », pour contenter le candidat malheureux aux élections tenues cette année-là, Abdollah Abdollah ; ce chef tadjik, se présentant comme héritier du commandant Massoud, contrebalançait ainsi le président pachtoune Ashraf Ghani. Dans un pays ultra-conservateur, les Occidentaux ont voulu imposer leur propre vision du monde ; des ONG féministes scandinaves proposaient la parité hommes/femmes à tous les niveaux de conseils et de représentation, jusqu’aux villageois.

Les députés n’avaient aucun pouvoir… sauf celui d’accumuler de l’argent le plus vite possible. Une disposition de la Constitution demandait leur accord à la nomination des ministres. Ceux-ci devaient acheter le vote des députés, puis se dépêcher, par une intense corruption, de rentrer dans leurs frais. Des ministères importants restaient des mois sans titulaire, faute de compromis. Aucun des services de l’État ne fonctionnait. Les États-Unis payaient les fonctionnaires et les corrompus. De fausses embuscades étaient lancées sur les routes pour que soient payées des sociétés de sécurité possédées par des ministres ou chefs de guerre. Quelque 80 % du budget de l’État afghan venait de l’étranger.

Dans ce cadre de désillusion et de corruption généralisée, les talibans ont vite repris des forces dans les campagnes, instaurant une administration qui, quoique dure, était vue comme préférable au chaos.

 

Une fois le retrait américain annoncé, l’avancée des talibans a été fulgurante. Souvent, la paie des soldats du gouvernement de Kaboul était saisie par leurs officiers, l’équipement était déplorable, les soutiens logistiques inexistants. L’armée paraissait nombreuse, mais beaucoup de régiments n’existaient que sur le papier : les États-Unis payaient des troupes inexistantes.

Des notables du régime afghan ont acquis des résidences sur la nouvelle île artificielle créée à Dubaï, à partir d’un million de dollars, réglés cash, en liquide. Tout cela aux frais des contribuables américains. Pourquoi les soldats afghans, mal payés et abandonnés, se seraient-ils fait tuer pour permettre à leurs supérieurs de continuer à mener grande vie ?

En 1996, les talibans d’alors avaient également vite conquis les provinces, sans rencontrer de résistance. La population s’était alors largement ralliée à eux, pour retrouver l’ordre et la sécurité. Ce qui a le plus surpris cette année, c’est leur progression très rapide, dès juin 2021, dans les provinces du nord du pays, peuplées surtout d’Ouzbeks. Les Ouzbeks, a priori opposés aux Pachtounes talibans d’aujourd’hui, ont également pensé retrouver la sécurité en s’alliant aux plus forts.

On s’étonne également du nombre des combattants talibans, qui se sont révélés capables de prendre simultanément les postes de douanes, synonymes de rentrées financières, et les principales capitales provinciales. Leurs armements semblent inépuisables ; ils sont de modèle soviétique, et non américain. Certes, il y a eu des prises de guerre dans les postes gouvernementaux abandonnés, mais aussi, forcément, des apports extérieurs : du Pakistan, de l’Iran ?

À présent, avec la fin probable des financements américains, toute une partie de la société de Kaboul, qui en profitait directement ou indirectement, se retrouvera sans emploi. Les femmes, qui avaient gagné des libertés dans cette atmosphère occidentale, se retrouveront contraintes, comme il y a cent ans. Beaucoup de femmes de Kaboul regrettent le temps du roi Zaher Châh (1963-1973) quand les citadines s’émancipaient, puis la brève période communiste (1978-1979), quand la libération des femmes était prônée et que les miliciennes se promenaient cheveux au vent à fouiller les paysannes voilées. Mais, finalement, « les femmes à la maison », ce n’est pas pour tant déplaire aux bons phallocrates villageois.

Les talibans se disent nationalistes ; ils veulent reprendre le pouvoir dans leur propre pays, le diriger à leur guise. En cela, ils se différencient des extrémistes de Daech, qui se veulent internationalistes. Pour les talibans, il s’agit de diriger la nation afghane ; pour Daech, c’est d’exporter partout un régime qu’ils appellent « islamiste ». Les deux mouvements sont incompatibles ; d’ailleurs, ils se sont affrontés pour la conquête de territoires, et les talibans ont gardé la supériorité. Les talibans sont là pour longtemps. Aucune opposition n’est prête à les affronter, aucun pays étranger non plus. Il reste à espérer que leurs modes d’action s’adouciront avec le temps et l’exercice du pouvoir…

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(*) Par Bernard Dupaigne, Directeur émérite au Musée de l’Homme, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

L’économie française moins dynamique que l’Europe

L’économie française moins dynamique que l’Europe

 

D’après la première estimation basée sur des sondages d’entreprises européennes, cet indice a progressé ce mois-ci à 59,5, contre un niveau de 60,2 en juillet. Le signe d’une très forte expansion de l’activité: un chiffre inférieur à 50 signifie que l’activité se contracte, alors qu’à l’inverse elle progresse si le chiffre est supérieur à ce seuil.

Mais cet indicateur pour la France est seulement passé 56,6 en juillet à 55,9 en août., soit un plus bas de quatre mois.

L’activité est en expansion quand l’indice dépasse le seuil de 50 et en repli en deçà de cette valeur. Bien que l’économie tricolore a légèrement marqué le pas ces dernières semaines, l’activité demeure relativement soutenue. En effet, les résultats obtenus par IHS Markit auprès des directeurs d’achat indiquent que le rythme de la croissance du secteur privé est supérieur à sa moyenne historique du mois d’août (53,3).

Première expérience de la 6G, 100 fois plus rapide que la 5G

Première expérience de la 6G, 100 fois plus rapide que la 5G

 

 

.Le sud-coréen LG vient de réussir un test en extérieur d’une transmission 6G en utilisant des ondes térahertz (THz). Une technologie qui, en théorie, peut permettre à la 6G d’être cent fois plus rapide que la 5G est aussi rapide que la fibre.

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LG n’est pas le premier à y parvenir. Samsung a dévoilé récemment avoir procédé à un test réussi avec cette technologie. Mais sur une distance très courte (15 m) et en laboratoire. Cette fois-ci, LG y est non seulement parvenu en extérieur mais surtout sur une distance six fois plus longue, de 100 m .

Pour y parvenir, l’entreprise sud-coréenne a mis les bouchées doubles en la matière. Elle a par exemple créé dès 2019 un centre de recherche dédié à la 6G, et a travaillé à Berlin en collaboration avec le Fraunhofer-Gesellschaft, un institut spécialisé dans la recherche en sciences appliquées et en pointe sur la technologie liée aux térahertz. Les deux partenaires ont, pour l’occasion, développé un nouvel amplificateur de puissance qui leur a permis d’émettre des signaux stables dans le spectre 6G térahertz.

Reste qu’il faudra être un peu patient. lma  6G devrait devenir une norme mondiale en 2025. Et la commercialisation de cette technologie ne devrait intervenir qu’entre cette date et 2029.

De son côté, Samsung est à peu près sur le même calendrier. Et vise à fournir la 6G en 2028, avec une vitesse maximale de 1 Gbit/s, égale aux performances de la fibre fixe.

Économie- États-Unis : une inflation plus persistante et plus élevée que prévue

Économie- États-Unis : une inflation plus persistante et plus élevée que prévue

 

Alors que la plupart des experts dépendants directement ou indirectement des Etats ne cessent d’affirmer que l’inflation résultant de la crise sanitaire présente un caractère très transitoire, la Fed vient de déclarer le contraire en prévoyant une inflation plus persistante et plus importante que prévu.

 

Le concept d’inflation transitoire vient de prendre un sérieux coup dans l’aile. En effet, on a rarement vu une inflation disparaître presque aussitôt après son émergence. Surtout avec le décalage croissant entre l’énorme masse monétaire (due à la planche à billets) et l’endettement général.

Lors d’une conférence de presse peu après la publication du communiqué, Jerome Powell a indiqué que l’inflation pourrait être «plus élevée et plus persistante» que prévu, un changement de ton alors qu’il martèle que cette hausse des prix ne devrait être que temporaire. «Alors que la réouverture se poursuit, d’autres contraintes pourraient continuer à limiter la rapidité avec laquelle l’offre peut s’ajuster», augmentant «la possibilité que l’inflation s’avère plus élevée et plus persistante que ce que nous attendons», a-t-il déclaré.

«J’ai confiance dans le fait qu’à moyen terme l’inflation va redescendre», a-t-il toutefois nuancé, reconnaissant qu’«il est difficile de dire quand».  Il aurait pu préciser quand la croissance ralentira de façon significative. Ce qui ne sera pas le cas ni en 2021 ni en 2022 pour les États-Unis. En attendant La Fed maintient ses taux

Le FMI estime lui aussi que l’inflation sera temporaire, mais a pointé du doigt le risque qu’elle persiste, tablant pour les États-Unis sur 4% d’inflation en 2021, puis 2,5% d’ici la fin de l’année prochaine.

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