Archive pour le Tag 'que'

SONDAGE. Pour 62% des Français, le pouvoir d’achat plus important que la transition énergétique

SONDAGE. Pour 62% des Français, le pouvoir d’achat plus important que la transition énergétique

. Selon le sondage de l’Ifop réalisé pour le JDD*, ils sont 62% à considérer que la politique à mener pour ces prochaines années doit être de  »donner la priorité au pouvoir d’achat, quitte à aller moins rapidement sur la transition énergétique ». A l’inverse, 33% estiment que la transition énergétique passe avant une amélioration du pouvoir d’achat – les 5% restants des personnes interrogées ne se prononçant pas.

Alors que la journée d’action des « gilets jaunes » a réuni près de 283.000 manifestants en France, cette demande de pouvoir d’achat est partagée par majoritairement par l’ensemble des sondés, avec quelques nuances. Ce constat divise davantage les moins de 35 ans (51 contre 47%) que les autres (67-27% chez les 35 à 64 ans), les catégories dites supérieures (54-42%) que les classes populaires (71-25%). Sur un spectre politique, les sympathisants de gauche et d’Emmanuel Macron sont également davantage partagés que ceux de droite, peu sensibles sur la question de la transition énergétique (80% des sympathisants LR et 85% de ceux du RN donnent ainsi priorité au pouvoir d’achat, contre 50% pour les macronistes et insoumis). Sans grande surprise, seuls les proches d’EELV pencheraient en grande majorité pour la transition énergétique. En outre, les Français appuient l’idée selon laquelle le mouvement des gilets jaunes dépasse nettement le motif de contestation originel : la hausse du prix du carburant. Si 89% des sondés jugent ce mouvement ainsi, ils sont presque autant pour le qualifier de bien d’autres manières : 85% considèrent ainsi que cette mobilisation a également lieu « contre l’excès d’impôts et de taxes », 83% jugent qu’il s’agit « d’un mouvement de colère contre les élus et le personnel politique » et 81% estiment que c’est « une mobilisation plus générale contre la politique menée par Emmanuel Macron (18% affirment au contraire que ce n’est pas cela). Enfin, pour un peu plus des deux tiers, il s’agit aussi d’un « mouvement qui fait entendre la voix des territoires contre le pouvoir central ».

 

* L’enquête a été réalisée par téléphone du 16 au 17 novembre 2018, auprès d’un échantillon de 963 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Comment savoir que si c’est fabriqué en France ? Impossible

Comment savoir que si c’est  fabriqué en France ? Impossible

 Un grand média  indique Comment on peut s’assurer qu’on achète un produit vraiment français. Et de citer « Origine France Garantie »  « le label le plus connu, mais aussi le plus fiable ». « Et pour cause, c’est celui qui possède le cahier des charges le plus rigoureux ». « Les produits doivent satisfaire à deux critères simples : être totalement fabriqués en France, et qu’au moins 50% de la valeur des composants du produit doit être acquise en France », précise le créateur du label, Yves Jégo, samedi matin sur Europe 1. « Ce label s’applique à toutes sortes de produits : des voitures, des produits alimentaires, un train, etc », explique-t-il. « On a 600 entreprises qui ont déjà fait la démarche pour obtenir le label. Quelque 3.000 gammes de produits sont aujourd’hui garanties. » D’abord il y a ce concept « fabriquer en France » qui peut se limiter à la phase de seul  montage même réduit à sa plus simple expression. Ensuite et surtout le fait d’acheter des composants dont 50 % de la valeur doit être acquise en France ne prouvent rien. En effet ces produits auront pu au moins en partie être eux-mêmes importés de l’étranger puis transformés ou montés en France. Les autres appellations «Made in France »« Fabriqué en France »« Produit Français »… n’ont guère davantage de sens. Un seul exemple celui de la motoculture fabriquée en France mais avec des moteurs et autres composants asiatiques notamment chinois. Finalement un peu comme les maillots de l’équipe de France où là on atteint le summum de l’escroquerie financière quand les maillots sont vendus autour de 100 € alors qu’ils ont été fabriqués en Thaïlande pour trois euros.

La taxation du carburant plutôt que celle du travail (Macron)….. Encore une grosse idiotie

La taxation du carburant plutôt que  celle du travail (Macron)….. Encore une grosse idiotie

 

 

Il est clair que Macron peut difficilement s’éviter l’une de ces petites phrases idiotes voir arrogantes pour faire la leçon aux Français. Cette fois le président affirme qu’il préfère la fiscalité sur le carburant à celle sur le travail. Une préférence qui n’a aucune pertinence car ce qui est préférable c’est surtout de stopper l’hystérie fiscale. Faut-il rappeler que la France est le champion du monde des prélèvements obligatoires. En gros sur un euro de richesse nationale la moitié est prélevée par l’État ou les collectivités locales. Il s’agit donc dans cette déclaration d’une maladresse supplémentaire de Macron qui semble indiquer que le travail est prioritaire par rapport aux déplacements de personnes supposées sans doute inutiles. Or pour l’essentiel, le carburant et surtout utilisé pour les déplacements domicile travail, cela à défaut d’autres alternatives. Seconde idiotie celle-là récurrente lorsque le chef de l’État et son gouvernement, qui ne  cessent de déclarer : « j’assume ». Une phrase qui ne signifie rien car ceux qui assument réellement sont ceux qui payent la facture de la fiscalité. Assumer, c’est être responsable hors avec son hystérie fiscale, le gouvernement est en train de tuer la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat. Et le président de répéter les poncifs de bistrot :   «Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies». Or  on sait bien que la transition énergétique ne peut reposer sur un seul levier, qu’elle doit être progressive afin de modifier structurellement le mode de production et de consommation. La hausse de fiscalité ne changera qu’à la marge le choix  modal de tant qu’il n’y aura pas d’alternative en terme de transports collectifs ou de véhicules non polluants financièrement accessibles.  La contestation contre l’augmentation des prix des carburants, forte notamment d’une pétition signée par plus de 700.000 personnes, s’est récemment cristallisée autour d’un appel au blocage des routes le 17 novembre prochain. Les trois quarts des Français (78%) ont dit soutenir ce mouvement, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour franceinfo et Le Figaro diffusé jeudi. Par ailleurs, 76% des Français jugent que l’augmentation des taxes sur le carburant et le fioul domestique est une mauvaise chose et 80% d’entre eux estiment que les hausses des taxes sur les produits pétroliers auront un impact élevé sur leur pouvoir d’achat.

 

SONDAGE Edouard Philippe, un profil plus présidentiel que Macron

SONDAGE Edouard Philippe, un profil plus présidentiel que Macron

En matière de popularité, l’écart ne cesse de grandir entre d’une part le président de la république, d’autre part le premier ministre. Une raison fondamentale à savoir qu’Édouard Philippe présent un profil plus présidentiel que Macron qui s’agite un peu dans tous les sens. D’après le baromètre mensuel Ifop Emmanuel Macron stagne à 29% de satisfaits, le même chiffre que le mois dernier, Édouard Philippe, lui, gagne 7 points et se hisse à 41% de satisfaits. Soit un écart de 12 points entre le Président et son Premier ministre… « C’est la première fois depuis le début du quinquennat qu’on a un écart assez net de popularité, et même un déséquilibre entre Macron et Philippe, note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Il y a une sorte de petit état de grâce d’Édouard Philippe, déconnecté de la popularité présidentielle alors que, précédemment, Macron tirait Philippe vers le haut ou vers le bas. » « Symboliquement, il sort comme le grand gagnant de la séquence », note Frédéric Dabi, qui constate que, comme François Fillon avec Nicolas Sarkozy, « l’image de Philippe se construit désormais en décalque, voire en rupture avec celle de Macron : ce dernier donne l’image d’un président hautain et arrogant alors que Philippe apparaît calme et posé, modeste et rassurant. » Un différentiel de perception qui ne devrait pas ravir le Président.

Gasoil : plus cher que l’essence

Gasoil : plus cher que l’essence

 

C’est déjà le cas dans certaines stations et ce sera généralisé en 2021 ; L’alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence pendant le quinquennat était une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron. Le mouvement avait été engagé sous la présidence de François Hollande. Retouchant à peine ce volet du projet de loi de finances, les députés ont voté une extension de l’exonération de TICPE pour les carburants utilisés dans le secteur naval afin de renforcer la compétitivité du secteur. (Ce qui par parenthèse aura pour effet de favoriser un peu plus les importations et l’impact carbone !) L’Assemblée nationale a décidé d’augmenter de 2,6 centimes par litre de gazole chaque année pendant quatre ans. « C’est une pénalisation supplémentaire pour les territoires ruraux », où le diesel est privilégié, avait  protesté le chef de file des députés LR Christian Jacob. Des élus de son groupe avaient déposé des dizaines d’amendements pour supprimer la hausse ou la réduire. « L’objectif de la transition écologique a bon dos », avait  aussi affirmé Vincent Descoeur (LR) en référence aux recettes induites. Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin (toujours membre de LR) a fait valoir que « le diesel, c’est 45.000 morts par an » et que « tous les candidats à l’élection présidentielle » avaient ce projet de hausse Selon Le Parisien , dans la capitale, le diesel est déjà plus cher que l’essence dans un peu moins de 18 % des stations, le pourcentage grimpe à plus de 35 % en Seine-et-Marne et dans les Hauts-de-Seine, dépasse 40 % en Essonne, atteint 47 % dans les Yvelines et culmine à 58 % en Seine-Saint-Denis et même à… 62 % dans le Val-de-Marne. Dans toute la France, 2089 des 9902 stations recensées sur le site www.prix-carburants.gouv.fr affichent des prix supérieurs pour le gazole par rapport à l’essence. D’ici 2020, la taxe sur le diesel va augmenter de 7 centimes et celle sur l’essence de 4 centimes, dévoilait Elisabeth Borne le mois dernier. La dépense annuelle de carburant par foyer est aujourd’hui, selon l’Insee, de 1700 euros. D’ici à 2022, l’augmentation des taxes devrait représenter un coût supplémentaire de 240 euros par an, voire de 370 euros si le foyer concerné parcourt plus de 20.000 kilomètres par an.

 

Parti socialiste : que les gauchistes partent !

Parti socialiste : que les gauchistes partent !

Il est clair que le parti socialiste est toujours travaillé entre deux lignes historiquement opposées à savoir une ligne gauchiste et une ligne social-démocrate. En dépit de la déculottée de François Hamon lors des présidentielles (qui a réduit l’audience du parti socialiste à 6 %) l’organisation est encore traversée par ce clivage récurrent. Certains autour d’Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann menacent même de créer leur propre formation qui pourrait s’allier à la France insoumise. Du coup, ceux qui restent majoritaires souhaitent résolument clarifier la ligne réformiste du parti en particulier vis-à-vis de l’Europe. Or sur ce point les gauchistes du parti socialiste rejoignent les critiques de Mélenchon vis-à-vis de l’Europe. Conclusion de Ségolène Neuville : «Qu’ils aillent au bout de leurs convictions et qu’ils s’en aillent!» Ancienne secrétaire d’État sous François Hollande, ex-députée des Pyrénées-Orientales, vice-présidente de son département et toujours membre du Bureau national du PS, sur son aile droite, Ségolène Neuville est plus que lassée par l’attitude de l’eurodéputé Emmanuel Maurel et de ceux, avec lui, qui hésitent à quitter le PS pour rejoindre Jean-Luc Mélenchon en vue des européennes. «Manifestement, ils ne se sentent pas bien dans le parti et ils ne sont pas capables de respecter le vote militant», confie-t-elle au Figaro, en référence à la remise en cause par l’aile gauche du travail et des choix posés par le premier secrétaire Olivier Faure, élu en avril dernier. «Si nous voulons exister, insiste Neuville, si nous voulons avoir une chance d’être entendus, nous devons vraiment clarifier la ligne de notre parti et présenter ce que nous portons pour l’Europe dans une opposition franche et très claire à Emmanuel Macron». Sur ce point-là, Pierre Moscovici est dans sa ligne de mire. Le commissaire européen socialiste doit indiquer début octobre s’il est disponible ou non pour guider la liste de son parti. «S’il est en opposition au gouvernement actuel, il faut qu’il le dise», précise l’ex-secrétaire d’État.

Nucléaire : mieux que la langue de bois, le silence de Rugy

Nucléaire : mieux que la langue de bois, le silence de Rugy

 

On s’attendait évidemment à la langue de bois de la part de François de Rugy, un praticien de l’exercice. Le nouveau ministre de l’environnement doit en effet se prononcer sur l’inextricable dossier du nucléaire. On le voit mal se mettre en contradiction avec Macron ; du coup il n’a pas choisi la langue de bois mais le silence. Ce n’est pas avant fin octobre qu’il envisage de s’exprimer. Pas étonnant puisque Édouard Philippe annonce la réduction du nucléaire pour l’électricité à 50 % en 2035 tandis qu’EDF indique l’échéance de 2050. Il faudra donc dès trésors  de dialectique approximative pour que François de Rugy réussisse à faire une impossible synthèse. En attendant le silence fera office de politique et pour meubler il faudra s’habituer aux banalités d’usage du carriériste de Rugy  “Nous serons en mesure de la présenter (les orientations de l’énergie NDLR) à la fin du mois d’octobre”, a-t-il déclaré sur France Inter. “On aura la programmation pluriannuelle de l’énergie, c’est-à-dire le déroulé (…), la part de chaque énergie, le développement des énergies renouvelables que nous voulons faire.” L’ex-président de l’Assemblée, à qui Nicolas Hulot a remis ses dossiers mardi, s’est notamment refusé à donner la moindre précision sur l’échéance à laquelle l’Etat compte ramener à 50% la part du nucléaire, contre environ 75% aujourd’hui; dans la production d’électricité. L’an dernier, l’exécutif a fait une croix sur l’objectif de 2025, qui figure dans la loi de transition énergétique votée en 2015, sous François Hollande. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a parlé mercredi d’un “horizon 2035”, sans plus de précisions. Alors candidat à la primaire de 2017 organisée à gauche, François de Rugy plaidait dans son programme pour le respect de la date de 2025 et pour la “disparition à l’horizon 2040 de toute production d’électricité nucléaire” ainsi que pour “la fermeture des centrales nucléaires à 40 ans et leur substitution par des énergies renouvelables et des économies d’énergie. Le problème c’est que macro soutient la prolongation de la durée de vie des centrales pour une vingtaine d’années et qu’il souhaite le développement des nouvelles centrales EPR.

Popularité, Macron pire que Hollande, pourquoi ?

Popularité, Macron pire que Hollande, pourquoi ?

Dans le dernier sondage de l’IFOP Macron  voit sa popularité s’écrouler, il fait même pire que François Hollande a la même époque. Selon un sondage Ifop-Fiducial, publié ce mardi par Paris Match, la cote de popularité du chef de l’État décroche durement en cette rentrée. Après un été marqué par l’affaire Benalla, les mauvais chiffres économiques du mois d’août et enfin la démission de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron n’enregistre plus désormais que 31% d’opinions favorables. Soit 10 de moins qu’au début du mois de juillet. À la même époque de son quinquennat, François Hollande rassemblait 32% d’opinions favorables, contre 41% pour Nicolas Sarkozy en 2008. Il se pourrait bien que cette  descente de Macron aux enfers continue pour de nombreuses raisons. La première sans doute est liée à la personnalité d’Emmanuel Macron  complètement imperméable à toute critique ;  critique incompatible avec sa posture jupitérienne. Le monarque républicain s’est d’ailleurs entouré de seconds couteaux relativement sans personnalité aussi bien au gouvernement, au Parlement que dans le parti en marche. L’exemple le plus caricatural est sans doute Griveaux, porte-parole du gouvernement, expert en langue de bois en « chaîne » qui a accepté de s’asseoir sur une chaise dont on avait coupé les pieds pour paraître moins grand que Macron lors de la signature publique d’une loi. La seconde raison est sans doute liée aux origines sociales et à la formation même de Macron. D’abord Macron est clairement un fils de milieux aisés, formé dans uen école de jésuites. Contrairement à l’habillage de son CV, Emmanuel Macron n’a jamais été un spécialiste de politique socio économique. Il a certes été brillant mais dans le domaine littéraire. Ses seules expériences en économie se résument à son poste de co rapporteur d’une commission (où on cherche surtout des plumes pour faire la synthèse des propos d’experts) et son passage éclair chez Rothschild. Chez le banquier,  il a réalisé surtout une seule affaire en empochant au passage des millions de façon assez surprenante. Mais ce n’est pas ce ne serait pas la première fois qu’un banquier investit dans la carrière d’un futur politique. D’ailleurs Macron a été fortement soutenu par les milieux financiers lors de sa campagne. Emmanuel Macron n’a pas de légitimité sur le terrain économique et social. Il reprend surtout à son compte les discours d’économistes de  salons davantage présents à la télé que dans leurs labos de recherche  et/ou qui font écrire leurs bouquins par des doctorants. Macron reprend l’idéologie anglo-saxonne libérale  sans en connaître réellement les fondements théoriques encore moins les réalités. Cela d’autant plus que dans les faits Macron est très étatiste. Le modernisme du président de la république se limite surtout au discours, dans les faits, il se montre plus  circonspect voir peu courageux. Exemple le renvoi aux calendes grecques de cette réforme de l’État ; un Etat qui plombe pourtant la compétitivité et l’initiative. Un renoncement pour ne pas déplaire sans doute aux réseaux d’énarques qui le soutiennent. Ce président se revendique ni de gauche ni de droite mais d’ailleurs, en réalité de nulle part car il ne dispose d’aucune assise politique et sociale réellement implantée dans le pays. Le parti en marche est en effet une fiction, une sorte de club de supporters sans structure, sans débat, sans réalité locale. Dès son arrivée au pouvoir, Macron a commis une grosse erreur stratégique en se montrant incapable d’équilibrer politique économique et politique sociale. Du coup avec ses mesures fiscales,  il a tué le pouvoir d’achat, la consommation des ménages et la croissance. Pire maintenant il est en train d’affecter sérieusement la confiance aussi bien auprès des consommateurs qu’auprès des chefs d’entreprises. Bref,  la descente aux enfers pourrait continuer car le contexte socio économique n’est pas très favorable aux réformes surtout si ce président continue de se montrer aussi distant voire méprisant et insensible à toute critique. En conclusion, Macron pourrait bien être lui-même son pire ennemi.

Daniel Cohn-Bendit : plutôt député européen que ministre

Daniel Cohn-Bendit : plutôt député européen que ministre

 

 

Le papy, ancien révolutionnaire de 68, renonce à remplacer Nicolas Hulot comme ministre de l’environnement. Bien que le leader anarcho- libertaire ait mis avec le temps beaucoup d’eau dans son vin au point même parfois de sucrer les fraises il n’en est pas moins resté lucide. Il a déclaré qu’il préférait prendre la tête de la liste européenne de la république en marche en 2019 plutôt que de devenir un éphémère ministre de l’écologie. Daniel Cohn-Bendit est sans doute clairvoyant, il ne donne sans doute pas beaucoup de chance de réussite au gouvernement de Macron qui ne cesse de s’enfoncer dans ses contradictions entre un discours très volontariste et une pratique qui elle rappelle les recettes de la vieille politique. Le prochain ministre de l’environnement sera un alibi écolo pour Macron encore pire que Nicolas Hulot. Il faut cependant mettre au crédit de Daniel Cohn-Bendit qu’il a toujours été un militant européen convaincu. Il sera peut-être plus utile dans cette tâche que dans celui d’un ministre de la parole sans effet sur la politique Daniel Cohn-Bendit  après une échange  avec Emmanuel Macron a conclu qu’il s’agissait d’«une fausse bonne idée», comme l’a raconté l’écologiste dimanche soir sur LCI. «Notre contact, c’est la liberté que j’ai avec lui. Je lui dis les choses en toute franchise, si je suis d’accord ou pas avec ce qu’il fait. “Si tu es ministre, tu perds ta personnalité. Est-ce que tu veux cela?”, m’a-t-il demandé. On s’est mis d’accord que c’est une fausse bonne idée. Sans état d’âme, on est d’accord que ce n’est pas mon truc», a-t-il expliqué.

Sondage Politique économique : Macron aussi inefficace que Hollande

Sondage Politique économique : Macron  aussi inefficace que Hollande

 

 

On ne se serait sans doute pas douté il y a un an que Macron connaîtrait une telle descente aux enfers. Il en est même rendu à un point que ça politique est considérée comme aussi peu efficace que celle de François Hollande à la même époque. Un véritable affront pour ce jeune président qui considérait François Hollande comme un has-been de la politique. Selon BVA-La Tribune-Orange, le chef de l’Etat perd 6 points d’opinions. Seuls 28% des Français considèrent que la politique menée par Emmanuel Macron et le gouvernement est juste et 27% qu’elle est efficace. En septembre 2013, 28% des Français considéraient que la politique menée par François Hollande et le gouvernement était juste et ils n’étaient que 21% à la juger efficace. En croisant les opinions sur la justice et l’efficacité perçues de la politique menée par l’exécutif, il se dégage que seuls 24% des Français jugent cette politique juste et efficace contre 68% qui l’estiment injuste et inefficace. Les Français se montrent tout aussi sévères vis-à-vis des orientations budgétaires pour 2019. Ils sont notamment 71% à être favorables à la dégressivité des allocations chômage des hauts cadres proposée par Aurélien Taché (LREM) et 62% à la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Ils sont plus partagés en ce qui concerne le quasi-gel de prestations sociales comme les allocations familiales (45% y sont favorables) et les APL (44%) et se montrent également divisés sur la suppression de 4.500 postes de fonctionnaires en 2019 : 44% y sont favorables et 55% y sont opposés. Cette dernière mesure fait moins débat auprès des salariés du public : 70% y sont opposés. En revanche, ils sont plus hostiles sur la réduction du nombre d’emplois aidés (38%) ou la hausse limitée des pensions de retraite (34% de favorables, 75% des retraités y sont opposés), signe d’une opinion probablement rigidifiée sur le sort des retraités.

 

Sondage patriotisme : 56% des Français jugent que la victoire des Bleus va doper le patriotisme

Sondage patriotisme : 56% des Français jugent que la victoire des Bleus va doper le patriotisme

 

 

 

Selon un sondage « L’Opinion en direct » de   l’institut Elabe   pour 56% des interrogés, la victoire à la Coupe du monde va renforcer le patriotisme, et ils sont une minorité significative de 38% à attendre de cette nouvelle étoile une amélioration durable du moral des Français. Un quart des Français, plus exactement 24% d’entre eux, tablent même sur le fait que ce succès footballistique va contribuer à changer durablement les choses dans la société française.   Ce sont les 18-24 ans, qui célèbrent pour la première fois une telle victoire, étant trop jeunes en 1998 pour avoir vécu ou fêté la première Coupe du monde ou l’Euro 2000, qui sont les plus enthousiastes. Pour 71% d’entre eux, le patriotisme sortira renforcer de cette victoire, 62% parlent d’une prochaine amélioration durable du moral des Français et, pour 46%, la performance des hommes de Didier Deschamps va contribuer à changer durablement les choses dans la société française. Par ailleurs,  les Français sont 71% à dire que la société n’est pas joyeuse. Ils assurent, à hauteur de 70%, qu’elle n’est pas non plus fraternelle mais  85% des personnes sollicitées affirment en revanche que le concept de métissage décrit bien la France actuelle.

 

Terrorisme : que faire d’ex terroristes libérés ?

Terrorisme : que faire d’ex terroristes libérés ?

Plusieurs centaines de détenus radicalisés vont être libérés d’ici deux ans après avoir effectué leur peine. Quoi en faire ?  En vérité, il y a surtout une  solution : la mise en résidence surveillée. Certes certains seront expulsé mais il s’agit étrangers ou de très rares déchus de la nationalité française sous réserve d’accords des pays d’accueil et d’accords des intéressés. Autant dire que la majorité restera en France et ou pourra rejoindre de nouveaux théâtres d’affrontements internationaux en Afghanistan ou en Afrique par exemple.  Certains  vont evidemment critiquer ces libérations dont certaines ne sont pas sans risque mais il ne peut en être autrement dans un Etat de droit qui s’oppose justement au régime de terreur que veulent mettre en place les détenus radicalisés libérés. Au total, près de 450 détenus radicalisés doivent sortir des prisons françaises d’ici fin 2019, parmi lesquels une cinquantaine de « terroristes islamistes ». Considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d’Amédy Coulibaly, deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, Djamel Beghal fait partie de ces détenus particulièrement surveillés qui doivent sortir de prison dans les prochains mois. Lui-même est libérable le 16 juillet. Sa sortie de prison constituait un casse tête pour les autorités françaises mais celui-ci semble en passe d’être résolu. Djamel Beghal lui-même est favorable à l’option de l’expulsion vers l’Algérie.

Déchets nucléaires : que de mauvaises solutions

Déchets nucléaires : que de mauvaises solutions

Chaque année, 2 kg de déchets par Français viennent s’ajouter au 1,5 million de mètres cubes déjà recensés en 2015. Pour 91% de leur volume, une solution a été trouvée. Mais les 9% restant, concentrent 99,8% de la radioactivité. . Le flou persiste en revanche pour les 9% de déchets restant, pour lesquels l’Andra (organisme de gestion des déchets) a justement la mission de trouver des solutions. Un premier groupe, représentant 5,8% du volume total, est constitué des déchets de faible activité à vie longue (FAVL) Mais ce qui concentre l’attention de l’agence comme de l’opinion publique, ce sont surtout les déchets de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL) qui représentent 3,3% du volume de l’ensemble des déchets radioactifs, mais en concentrent 99,8% de la radioactivité. Après avoir été respectivement vitrifiés et compactés, ils sont aujourd’hui entreposés à La Hague, à Marcoule et à Cadarache, dans des conteneurs censés en garantir la stabilité pendant plusieurs dizaines de milliers d’années. Le site de La Hague, qui continue d’en accumuler environ 1.500 par an, doit régulièrement augmenter ses capacités d’entreposage. En 2000, ont  commencé les travaux pour installer un laboratoire d’études sur le stockage souterrain à Bure, en  Haute Marne. L’enfouissage est supposé  de contenir la contamination des lieux en dessous des seuils autorisés pendant le million d’années nécessaires à ce que la radioactivité s’estompe, et compatible avec tous les risques scientifiquement possibles (perte de contrôle institutionnel, météorite, inondation, etc.). Quant aux autres solutions, les points de vue sont très divergents surtout pour le stockage en surface.  . L a vraie solution : espérer qu’un jour on soit capable de trouver uen technologie qui élimine les déchets y compris les plus dangereux.

 

 

Trafic de données personnelles : Google, pire que Facebook

Trafic de données personnelles : Google, pire que Facebook

Facebook a bien sûr été l’objet de toutes les critiques concernant exploitation des données et les détournements fiscaux. En fait un reproche qu’on peut faire à tous les GAFAM. La difficulté,  c’est que derrière la gratuité de certains services se cachent le business des données sur lequel se fonde le commerce. Facebook on le sait vend et exploite ses données mais comme d’autres. En particulier Google qui dispose de bien plus de données en tant que moteur de recherche et de manière plus général comme moyen d’ intermédiation entre les services. Ce que confirme un article dans l’Opinion qui attire l’attention sur la violation de la vie privée à des fins commerciales (voire politiques) :

 

« La récente controverse sur l’appétit de Facebook pour les données personnelles a fait ressurgir l’idée que l’industrie de la publicité en ligne pourrait être dangereuse pour notre vie privée et notre bien-être. L’attention portée sur Facebook est justifiée, elle ne reflète cependant pas toute la réalité. Si le souci porte sur le fait que des entreprises collectent des données personnelles à notre insu ou sans notre consentement explicite, Google est une menace bien plus importante par de nombreux aspects: le volume d’informations qu’il recueille, l’ampleur de son suivi et le temps passé sur ses sites et ses applications. De nouvelles réglementations, en particulier en Europe, incitent Google et d’autres à être plus transparents et à demander plus d’autorisations aux utilisateurs. Ayant le choix, beaucoup de personnes accepteraient quand même le compromis des données personnelles pour des services. Pourtant, à ce jour, peu d’entre nous réalisent à quel point nos données sont collectées et utilisées. « Il y a un problème systémique qui ne se limite pas à Facebook », explique Arvind Narayanan, informaticien et professeur assistant à l’université de Princeton. Le modèle économique de ces entreprises est entièrement axé sur la violation de la vie privée, assure-t-il. Nous devons comprendre le rôle… »

 

 

Réforme ferroviaire en Europe : pas que des réussites

Réforme ferroviaire en Europe : pas que des réussites

La SNCF a bien entendu de faiblesses mais demeure performantes pour la qualité de son offre par rapport aux autres pays d’Europe. Les comparaisons sont difficiles car le contexte sont différents notamment la géographie.

 

Allemagne

La grande reforme allemande a consisté d’abord à reprendre la totalité de la dette avant de libéraliser une partie de l’activité (lignes régionales). Le secteur ferroviaire allemand a été ouvert aux compagnies privées dans les années 1990. La concurrence a boosté les transports régionaux, permettant la multiplication du nombre de lignes. Le statut de cheminot a été abandonné mais la compagnie d’État a conservé le monopole des grandes lignes. Les usagers allemands déplorent régulièrement une qualité de services dégradée et des retards fréquents. Si l’Etat garde largement le contrôle sur les grandes lignes nationales, les lignes locales et régionales sont de plus en plus administrées par des entreprises privées, désormais au nombre de 450. 46% des lignes de transport de marchandises appartiennent également au privé. De 350.000 en 1994, les employés ne sont plus que 220.000, soit une diminution de 37% mais expliquent certains dysfonctionnements. Le rail souffre également de sous investissements.

 

.Royaume Uni 

 Après avoir libéralisé tout dans une certaine anarchie, l’opinion publique est favorable à la renationalisation.  Le gouvernement a d’ailleurs t renationalisé la maintenance du réseau à la suite d’accidents. La grande différance avec la France c’est que l’usager paye environ 80% du cout de son trajet pour 20% en France. Une énorme différence de prix lié à des choix politiques. Un sondage YouGov d’août 2015 affirmait que 58% de la population souhaite une renationalisation du réseau. Le très fréquenté trajet de 7h29 entre Londres et Brighton est réputé pour n’être jamais arrivé à l’heure en 2014 ni en 2015.

Suède 

  L’exploitation des lignes suédoises est largement privatisée, elles restent propriété de l’Etat, en charge de leur construction, de leur entretien et de leur contrôle. Une solution finalement cohérente par rapport à la politique des transports Une façon de contourner – aux frais de la Nation – un écueil important de la privatisation : l’investissement en infrastructures est rarement rentable, encourageant les entreprises à faire l’impasse dessus tant qu’elles le peuvent. L’Etat intègre régulièrement en urgence dans son budget des sommes dédiées à l’entretien des voies de chemin de fer.

 

EDF : « surcoûts faramineux » (Que Choisir)

EDF : « surcoûts faramineux » (Que Choisir)

 

 

L’UFC-Que Choisir a accusé jeudi EDF de faire payer aux Français des « surcoûts faramineux » sur leur facture d’électricité en sous-utilisant volontairement son parc nucléaire, influençant ainsi les prix du marché. « La sous-utilisation des capacités de production d’EDF, qui a la mainmise sur le nucléaire, affecte lourdement les consommateurs », a dénoncé Alain Bazot, le président de l’association de consommateurs, lors d’une conférence téléphonique.  Selon l’UFC, l’électricien sous-utilise ses capacités nucléaires lorsque cela l’arrange, par rapport à ce qui se fait dans d’autres pays européens comme l’Allemagne et le Royaume-Uni, avec pour effet d’augmenter les prix. L’association estime en effet qu’EDF fait moins tourner ses réacteurs lorsque les prix de marché diminuent. « Cette sous-utilisation du parc nucléaire français est généralement compensée par l’emploi de centrales plus coûteuses (gaz, fioul, charbon), qui font augmenter les prix sur le marché de gros », remarque l’UFC Que Choisir. EDF profiterait alors de cette augmentation des prix pour vendre son électricité plus cher sur les marchés à terme (pour une livraison plus tard). « Cela permet à EDF de vendre sa production future, donc vendue maintenant par anticipation sur le marché à terme, à un bien meilleur prix que s’il avait utilisé 100% de son parc nucléaire », explique Nicolas Mouchnino, spécialiste de l’énergie à l’UFC.  Cela se traduit ensuite par un alourdissement de la facture des particuliers: ce sont « 2,4 milliards d’euros de surcoût qui ont été supportés par l’ensemble des consommateurs particuliers, entre 2012 et 2016″.

 

Wauquiez «pire que du Trump» (Xavier Bertrand)

Wauquiez «pire que du Trump» (Xavier Bertrand)

 

Vauquiez «C’est du Trump, c’est pire que Trump. »  a déclaré Xavier Bertrand à propos de Vauquiez. Xavier Bertrand qui ajoute que ces mots pourraient être ceux des Le Pen.  La guerre pour représenter la droite en 2022 est évidemment lancée (avec en plus Pécresse, un peu le cul entre deux chaises actuellement).  Vauquiez.  «Vous prenez les mots qui ont été dits là, [si] vous ne savez pas que c’est Laurent Wauquiez qui parle, ça pourrait être un des membres de la famille Le Pen». Quand il s’agit de Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand a pour habitude de ne pas mâcher ses mots. Invité de BFM Politique ce dimanche, le président du conseil régional des Hauts-de-France a réagi aux propos polémiques tenus par son homologued’Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre d’un cours dispensé à l’École de Management de Lyon. D’après l’ancien ministre du Travail, ils recèlent «la même tonalité, la même violence» que ceux des leaders du Front national.  «Vous avez là (…) l’une des raisons pour lesquelles j’ai quitté Les Républicains», a déclaré Xavier Bertrand en rappelant son départ du parti en décembre 2017. Au-delà des positions ambiguës de certains cadres LR lors du duel Macron-Le Pen au second tour de la présidentielle, l’ex-sarkozyste évoque la «violence» et le «cynisme politique» dont il estime Laurent Wauquiez porteur. «D’aboyer en permanence, de sauter à la gorge, de démolir l’autre, c’est une stratégie électorale, [il ne] faut pas s’y tromper», a tancé Xavier Bertrand avant d’ajouter: «C’est du Trump, c’est pire que Trump. Certains veulent ‘trumpiser’ la vie politique française.» Dans l’enregistrement diffusé par «Quotidien» où l’on entend Laurent Wauquiez critiquer ses adversaires, il y a parmi eux Gérald Darmanin, qui fut un temps le bras droit de Xavier Bertrand. D’où son regret que certains hommes politiques préfèrent «abattre» leurs adversaires, «les mettre à terre, plutôt que de faire le combat d’idées». «C’est plus difficile de faire un projet pour la France et pour les Français. C’est plus facile de démolir matin, midi et soir», estime l’ancien maire de Saint-Quentin.

 

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

 « Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

 

Il faut être vraiment culotté ou bien être affecté d’une insuffisance de mémoire pour que Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et ancien ministre socialiste des finances,  donne des conseils à Macron en matière de déficit budgétaire. On ne peut pas dire que Moscovici ait beaucoup marqué son temps pour réduire de manière significative les dépenses de la France quand il était en charge des finances. En bon énarque,  il n’a pas voulu bousculer la bureaucratie. En fait,  les propos moralisateurs de Moscovici sont destinés autant à Macron qu’aux Etats européens en vue  d’influencer la succession prochaine du sulfureux luxembourgeois Juncker, président de l’union économique. Un poste que convoite Moscovici qui doit évidemment plaire aux gouvernements qui pratiquent  l’orthodoxie budgétaire notamment l’Allemagne. D’ailleurs son discours pourrait être celui de Merkel : « Emmanuel Macron veut être (…) le leader en Europe et pour être le leader en Europe, il faut montrer l’exemple. C’est la raison pour laquelle cette question des déficits structurels, cette question de la maîtrise de la dépense publique, cette question de la gestion moderne de l’Etat qui prépare l’avenir, c’est une question tout à fait essentielle si on veut en effet transformer le pays », a déclaré Pierre  Moscovici, interrogé au Grand Rendez-vous d’Europe 1-Cnews-Les Echos, en appelant la France à ne pas s’arrêter une fois passée sous la barre des 3% du PIB.   »3% ce n’est pas une cible, c’est une limite absolue et nos règles de déficit public dessinent un chemin qui doit aller vers une réduction très forte des déficits », a souligné l’ancien ministre socialiste, se réjouissant que la France « quitte le bonnet d’âne », mais ajoutant que « la moyenne des déficits dans la zone euro n’est pas à 2,8%, n’est pas à 2,7%, elle est à 0,9% ». « La France va mieux, elle va mieux sur le plan de ses déficits, elle va mieux sur le plan de sa croissance,  et elle va mieux du point de vue de ses déséquilibres », a estimé le commissaire européen. « Mais la France doit viser très haut, la France doit viser la première place. » Moscovici lui aussi vise la première place, celle de président de la commission européenne. Un poste qui pourrait lui revenir car la France comme l’Allemagne non ne sont pas décidés à désigner un responsable à forte personnalité ; du coup,  le profil de technocrate mou de Moscovici pourrait convenir aux deux parties qui veulent bien renforcer l’union européenne mais ne pas abdiquer leurs souverainetés.

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

 

Il faut être vraiment culotté ou bien être affecté d’une insuffisance de mémoire pour que Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et ancien ministre socialiste des finances,  donne des conseils à Macron en matière de déficit budgétaire. On ne peut pas dire que Moscovici ait beaucoup marqué son temps pour réduire de manière significative les dépenses de la France quand il était en charge des finances. En bon énarque,  il n’a pas voulu bousculer la bureaucratie. En fait,  les propos moralisateurs de Moscovici sont destinés autant à Macron qu’aux Etats européens en vue  d’influencer la succession prochaine du sulfureux luxembourgeois Juncker, président de l’union économique. Un poste que convoite Moscovici qui doit évidemment plaire aux gouvernements qui pratiquent  l’orthodoxie budgétaire notamment l’Allemagne. D’ailleurs son discours pourrait être celui de Merkel : « Emmanuel Macron veut être (…) le leader en Europe et pour être le leader en Europe, il faut montrer l’exemple. C’est la raison pour laquelle cette question des déficits structurels, cette question de la maîtrise de la dépense publique, cette question de la gestion moderne de l’Etat qui prépare l’avenir, c’est une question tout à fait essentielle si on veut en effet transformer le pays », a déclaré Pierre  Moscovici, interrogé au Grand Rendez-vous d’Europe 1-Cnews-Les Echos, en appelant la France à ne pas s’arrêter une fois passée sous la barre des 3% du PIB. 3% ce n’est pas une cible, c’est une limite absolue et nos règles de déficit public dessinent un chemin qui doit aller vers une réduction très forte des déficits », a souligné l’ancien ministre socialiste, se réjouissant que la France « quitte le bonnet d’âne », mais ajoutant que « la moyenne des déficits dans la zone euro n’est pas à 2,8%, n’est pas à 2,7%, elle est à 0,9% ». « La France va mieux, elle va mieux sur le plan de ses déficits, elle va mieux sur le plan de sa croissance,  et elle va mieux du point de vue de ses déséquilibres », a estimé le commissaire européen. « Mais la France doit viser très haut, la France doit viser la première place. » Moscovici lui aussi vise la première place, celle de président de la commission européenne. Un poste qui pourrait lui revenir car la France comme l’Allemagne non ne sont pas décidés à désigner un responsable à forte personnalité ; du coup,  le profil de technocrate mou de Moscovici pourrait convenir aux deux parties qui veulent bien renforcer l’union européenne mais ne pas abdiquer leurs souverainetés.

 

Laurent Wauquiez sur France 2. : Une audience encore plus faible que Le Pen et Mélenchon !

Laurent Wauquiez sur France 2. : Une audience encore plus faible que Le Pen et Mélenchon !

Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, comptait bien sur «l’Emission politique» sur France 2 pour  préparer la grande réunion du parti de samedi, le premier conseil national depuis son élection. Malheureusement pour lui l’audience de l’émission télévisée a été catastrophique. Pas vraiment étonnant car l’intéressé n’est guère charismatique ni même très compétent sans parler de ses position ultra droitières très proches du Front National.  Seulement 1,49 million de téléspectateurs ont suivi sa prestation, ce qui représente seulement 6,8 % de PDA. À titre de comparaison, le premier ministre Edouard Philippe avait rassemblé 3,16 millions de téléspectateurs et Jean-Luc Mélenchon 2,05 millions de personnes. Avant l’émission de jeudi soir, c’était Marine Le Pen qui avait fait le moins bon score, avec 1,74 million de téléspectateurs. Une intronisation médiatique pour Laurent Wauquiez qui n’a pas vraiment été une réussite mais qui correspond à son image très dégradée comme le révèle  un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro. Seuls 41% des sondés trouvent compétent le nouveau président du parti Les Républicains, contre 57% qui le jugent incompétent. Laurent Wauquiez n’apparaît sympathique que pour 37% des Français, contre 61% qui ne lui prêtent pas cette qualité. C’est une perte de quatre points à chaque fois, par rapport au dernier sondage réalisé le 7 décembre dernier. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes n’est jugé honnête que par 34% des sondés, contre 64%, soit un peu plus de six personnes sur dix qui le trouvent malhonnête. Laurent Wauquiez perd là deux points d’opinion positive par rapport au mois de décembre 2017. Une personne sur deux estime que le président du parti Les Républicains imite le Front national : 51% des sondés le pensent contre 47%, soit une augmentation de trois points, si l’on se réfère au sondage précédent du 7 décembre.

 

*L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet, les 24 et 25 janvier 2018. Il s’agit d’un échantillon de 980 personnes représentatif de la population française âgée de18 ans et plus, parmi lesquelles 202 sympathisants de gauche, 150 sympathisants LREM, 105 sympathisants LR, et 156 sympathisants du FN. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas.

12345...7



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol