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Terrorisme : la banalisation de la violence

Terrorisme : la banalisation de la violence

Dans « Homo terrorismus : les chemins ordinaires de l’extrême violence », l’ancien officier François Thuillier et l’universitaire Emmanuel-Pierre Guittet offrent une réflexion alternative sur le terrorisme et pointent les dangers de la politique actuelle.

Livre. Dans son ouvrage La Révolution antiterroriste. Ce que le terrorisme a fait de nous, paru en 2019, l’ancien officier des services antiterroristes François Thuillier avait décrit, avec justesse, l’émergence inquiétante d’une « République antiterroriste » après l’irruption des attaques djihadistes sur le sol des démocraties occidentales. Cette fois-ci associé à l’universitaire Emmanuel-Pierre Guittet, il approfondit son sujet en se focalisant sur la figure du terroriste dans Homo terrorismus : les chemins ordinaires de l’extrême violence. Une manière de sortir d’un prêt-à-penser sécuritaire stérile et, surtout, d’inviter chacun à regarder en face la « banalité du mal ».

Ce petit livre réveille notre vigilance. Ce n’est pas un traité savant sur l’histoire du terrorisme, il s’attache à en déconstruire la perception, souvent mythifiée. Il pointe aussi les dangers d’une réponse étriquée de l’Etat face à cette violence qui a vampirisé les esprits. Pour ce faire, les auteurs ne s’appuient pas sur des procès-verbaux d’enquêtes judiciaires, ils associent expérience du terrain – pour l’un d’eux – et sciences sociales, cultures française et anglo-saxonne sur le sujet. Ils offrent ainsi une vraie réflexion alternative sur le terrorisme. « Nous disons, écrivent-ils, qu’il y a bien plus d’ordinaire que d’extraordinaire derrière le terme terrorisme. »

En examinant rapidement les différentes formes du terrorisme moderne, ils rappellent que les djihadistes n’ont pas le monopole de la « transnationalisation de la violence ». Les combattants étrangers qui ont rejoint l’Espagne en 1936, pour défendre la République, n’avaient rien à voir avec l’islam. C’est la révolution iranienne, en 1979, et surtout la « politisation du djihad » en Arabie saoudite, notamment après l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques, qui changent la donne et ouvrent un nouveau chapitre de cette violence dite « circulaire ». La guerre civile algérienne, au début des années 1990, a accentué ce mouvement.

Comme un manuel d’éducation contre la peur, l’ouvrage livre ensuite des clés utiles pour se défaire de l’effet sidérant de l’attentat. « L’attentat ne dit rien en soi. (…) L’acte violent absorbe les raisons et devient une obsession univoque qui contraint le questionnement à partir de la brutalité de l’événement. » L’attentat n’est pas un crime de rôdeur, c’est une construction intellectuelle qui peut et doit être décrite pour être combattue.

 

Insécurité: violence gratuite en croissance exponentielle

Alain Bauer et Christophe Soullez ont récemment livré une étude fouillée sur ce phénomène dont la statistique constitue une base solide. Ces criminologues se sont intéressés aux évolutions tant des meurtres et des assassinats que des coups et blessures ayant entraîné la mort. Une statistique qui démontre que la France est plus nettement plus affectée que les pays comparables. Par ailleurs Alain Bauer rappelle la problématique des statistiques dans l’Opinion.

Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris, New York et Shanghai. Il a créé puis présidé (2007-2012) l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

 

Tribune

 

En France, depuis guère plus d’un siècle, l’Etat a voulu établir un monopole de la sécurité publique et assumer la responsabilité totale de ce qui est, à peu près partout ailleurs, une compétence partagée entre le local et le central, le public et le privé. De ce fait, il est devenu le comptable politique de la question criminelle, assumant même d’être jugé sur la production de crimes (les fameux chiffres de la délinquance) et assez peu sur son efficacité. Comme si les médecins se sentaient responsables des maladies et peu de l’efficacité de leur traitement !

En 1983, les listes « Marseille Sécurité » bousculaient Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur et maire de la ville, faisant apparaître la question dans le débat électoral. Fin 1983, la maire socialiste de Dreux perdait sa ville face à une alliance RPR-FN, boostée par la question sécuritaire. En 1997, à Villepinte, la gauche devenait réaliste, mais oubliait tout en 2002 face à Jean-Marie Le Pen. Ce processus dit de « jospinisation » (succès économiques et sociaux, rigueur de gestion mais incapacité à comprendre les enjeux sociétaux du vécu des populations) semblait devenu un évènement pour historiens de la science politique. Il semble curieusement possible de le voir se reproduire.

Querelle statistique. Entre amnésie et anomie, les gouvernements ont le plus grand mal à traiter de la gestion de phénomènes, pourtant anciens et bien étudiés. Ainsi, le modèle de l’élection de 1966 en Californie qui vit la victoire écrasante de Ronald Reagan face au gouverneur démocrate Pat Brown, fut construit sur la thématique « Tough on Crime » (Dur avec le crime) et anticipa la révolution conservatrice qui balaiera les Etats-Unis et les bastions démocrates, dont l’emblématique New York remporté en 1994 par Rudolph Giuliani, portée par sa « Tolérance Zéro ».

Aucune de ces lames de fond électorales ne fut surprenante. Elles se construisirent par accumulation de frustrations et de désespoir, portées par des populations souvent modestes, alliées de circonstances aux classes moyennes et supérieures, terrorisées par une violence du quotidien créant un climat d’insécurité auquel les élites politiques ne purent répondre, tentant de se dédouaner par des postures d’évitement selon le traditionnel triptyque « Négation-minoration-éjection » : Ce n’est pas vrai, ce n’est pas grave, ce n’est pas de ma faute…

« L’actuel gouvernement est victime d’une décision stupidement comptable de son immédiat prédécesseur, qui a supprimé à la fois le thermomètre et son outil de compréhension, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales »

Certains en profitent pour expliquer doctement que la situation est pire que… toujours, d’autres que tout va pour le mieux et qu’il ne s’agit que d’un effet médiatique.

Et comme toujours, une tragique querelle statistique vient assombrir l’information du public. De ce point de vue l’actuel gouvernement est victime d’une décision stupidement comptable de son immédiat prédécesseur, qui a supprimé à la fois le thermomètre (l’enquête de victimation qui permet de savoir ce que les citoyens subissent et pas seulement ce qu’ils déclarent et ce qui en reste dans l’enregistrement administratif des plaintes) et son outil de compréhension, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Homicidité. Revenons donc à ce que nous savons : il n’existe pas d’indicateur de la violence. Mais, depuis 1539 et l’édit de Villers-Cotterêts, la France est dotée d’un état civil tenu avec efficacité. Un des indicateurs les plus stables et les plus précis de l’insécurité dans une société est celui des homicides. Historiquement, le nombre de crimes relevant de cet item s’est effondré en cinq siècles passant de 150 pour 100 000 habitants à moins de 2. On comptait un peu plus de 1 100 faits en 1972, plus de 2 400 en 1983, un millier après 1988. Une première baisse significative à partir de 1995, des minima historiques à partir de 2009 (moins de 600 faits) puis une forte reprise depuis 2015 (avec un effet attentats non négligeable en 2014, mais un niveau élevé en 2019).

On dispose même d’un outil encore plus développé, celui de l’homicidité qui permet d’ajouter aux homicides, les tentatives (qui ne sont que des homicides ratés) et les coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort. Dès lors, on atteint en 2019, un niveau historiquement inégalé en un demi-siècle avec 3 562 faits. Qu’on considère ou pas la sensibilité de l’attention aux phénomènes, l’évolution des législations ou l’intérêt porté au sujet, sur ce critère particulier, la dégradation est incontestable et inquiétante.

Hors faits exceptionnels (attentats), le maintien a un niveau très élevé des violences homicides constitue un indicateur fiable. Il conviendrait de s’en saisir avec les moyens de la science et de l’expertise afin de permettre une action intelligible et cohérente des acteurs du processus pénal : Intérieur et Justice. En commençant par rétablir un thermomètre indépendant.

«Banalisation de la violence» ( Macron) : des mots mais peu d’actions

 «Banalisation de la violence» ( Macron) : des mots mais peu d’actions

Sur le terrain de la violence, le président de la république est resté très discret jusque-là. Mais devant la montée des incidents voir des crimes, il avait seulement constaté la croissance des « incivilités ». Un choix sémantique pour le moins inadapté quand il s’agit de délits et de crimes. Cette fois, Macron est contraint de reconnaître qu’il y a aujourd’hui dans la société une sorte de banalisation de la violence. Le problème est évidemment la question de la réplique politique. Macron promet une réponse républicaine adaptée et rapide. Pour l’instant, on n’en saura pas davantage car ce qui caractérise actuellement le pays c’est le délitement de l’État face à cette remise en cause générale de l’autorité et sa traduction dans de trop nombreux cas en terme de délits et de crimes y compris contre les représentants du service public incluant les forces de l’ordre.

Lors d’une rencontre à Paris avec l’Association de la presse présidentielle, Emmanuel Macron a assuré que le gouvernement se montrerait «intraitable». Il faudra toutefois attendre la semaine prochaine, à l’occasion de l’anniversaire des 150 ans de la République, pour que le président de la République s’exprime plus longuement sur le sujet. Avant cela, les questions de sécurité et de justice seront inscrites en tête des «priorités» du séminaire gouvernemental de rentrée le 9 septembre prochain. Pour l’occasion, Emmanuel Macron a dit avoir demandé aux ministres de l’Intérieur et de la Justice «quelques éléments additionnels à la stratégie, à la fois pour l’accélérer et répondre plus efficacement». Le choix du langage témoigne encore que dans ce champ régalien le président fait preuve d’une prudence surprenante et marche marche sur des œufs

Emmanuel Macron distingue plusieurs formes de violences dans la société. «Il y a celle qu’on connaît depuis 2016 à l’occasion de manifestations publiques, a-t-il rappelé. Elle est le fait de groupes plutôt organisés, extrémistes, qui ont une approche opportuniste, qui se greffent dans les manifestations pour avoir des gestes de violence». Une référence aux blacks block qui infiltrent les manifestations contre les réformes du marché du travail, des retraites et plus récemment les gilets jaunes. «On a ensuite la violence liée à la drogue – le Covid a déstabilisé beaucoup de réseaux», a souligné le chef de l’État avant d’en venir à un dernier type de violence : «la violence du quotidien».

Devant la presse présidentielle, Emmanuel a encore souligné «la difficulté à répondre le plus vite possible à toutes les formes de violence», en relevant qu’il s’agissait d’un «symptôme ou d’un malaise de notre société, qui est un problème d’éducation, un problème d’intégration, un problème de modèle économique». Le problème est que le président se comporte davantage en observateur qu’en acteur et responsable de la politique publique.

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Insécurité : les actes de violence n’augmentent pas !!!

Insécurité : les actes de violence n’augmentent pas !!!

L‘évocation d’un « ensauvagement d’une partie de la société » par le ministre de l’intérieur laisse à penser que la violence est en hausse en France. Or les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement du pays, souligne l’expert Olivier Hassid, dans une tribune au « Monde ». Un point de vue discutable que l’intéressé évoque lui-même compte tenu de la pertinence des statistiques. En effet il y a longtemps que nombre d’incivilités ne sont ni signalés à la police et ou prises en compte par cette dernière.

« La crise sanitaire de ces derniers mois, et notamment l’obligation croissante du port du masque, a fait resurgir le spectre de la violence. De l’agression mortelle du chauffeur de bus à Bayonne, le 5 juillet, au passage à tabac, quelques jours plus tard, de l’infirmière dans un bus qui demandait à deux jeunes personnes de mettre leur masque, l’insécurité refait la « une » des médias et des discours politiques.

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, va jusqu’à évoquer « l’ensauvagement d’une partie de la société ». Deux France semblent s’opposer : l’une inquiète, abasourdie par le déchaînement de cette violence au cours de l’été, et l’autre, que l’on pourrait qualifier de « sereine », qui fait le constat froid que les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement de notre pays. La situation n’est pas aussi apocalyptique que certains le pensent, mais pas aussi stable que d’autres le prétendent.

Premièrement, la France n’est, heureusement, pas les Etats-Unis, mais n’est, malheureusement, pas l’Allemagne ou l’Italie non plus. Les statistiques policières sont des données délicates à exploiter. Une partie des crimes et des délits ne sont pas reportés à la police et il existe par conséquent « un chiffre noir » difficile à estimer.

Les seules données fiables se résument à celles qui sont relatives aux homicides intentionnels, tant aux Etats-Unis qu’au sein de l’Union européenne. Si le taux d’homicides est quasiment cinq fois plus élevé aux Etats-Unis qu’en France, celui-ci est nettement plus haut en France (1,4 homicide pour 100 000 habitants) qu’en Allemagne (0,8 pour 100 000 habitants), d’après les données Eurostat. L’Italie a, elle, un nombre d’homicides deux fois moins importants que la France pour un nombre d’habitants quasi identique.

Deuxièmement, la délinquance s’est transformée au cours des dernières décennies. Schématiquement, nous sommes passés, en moins de quarante ans, des hold-up et prises d’otage à des « rançongiciels », d’une délinquance acquisitive violente à une délinquance numérique qui laisse peu de traces. La délinquance n’a certainement pas baissé, mais elle s’est adaptée, et il est probable que cela ait eu des incidences sur le nombre d’homicides globaux.

Les homicides liés à la délinquance acquisitive ont certainement diminué, ce qui laisse supposer que les homicides d’aujourd’hui sont moins de nature économique, mais davantage liés à d’autres facteurs (communautaires, psychologiques…). Or, une telle évolution générale de la délinquance en France n’est pas forcément correctement reflétée par une approche statistique qui ne s’adapte pas, elle, aussi rapidement que le phénomène qu’elle entend mesurer. »

Insécurité : les actes de violence n’augmentent pas !!!

Insécurité : les actes de violence n’augmentent pas !!!

L‘évocation d’un « ensauvagement d’une partie de la société » par le ministre de l’intérieur laisse à penser que la violence est en hausse en France. Or les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement du pays, souligne l’expert Olivier Hassid, dans une tribune au « Monde ». Un point de vue discutable que l’intéressé évoque lui-même compte tenu de la pertinence des statistiques. En effet il y a longtemps que nombre d’incivilités ne sont ni signalés à la police et ou prises en compte par cette dernière.

« La crise sanitaire de ces derniers mois, et notamment l’obligation croissante du port du masque, a fait resurgir le spectre de la violence. De l’agression mortelle du chauffeur de bus à Bayonne, le 5 juillet, au passage à tabac, quelques jours plus tard, de l’infirmière dans un bus qui demandait à deux jeunes personnes de mettre leur masque, l’insécurité refait la « une » des médias et des discours politiques.

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, va jusqu’à évoquer « l’ensauvagement d’une partie de la société ». Deux France semblent s’opposer : l’une inquiète, abasourdie par le déchaînement de cette violence au cours de l’été, et l’autre, que l’on pourrait qualifier de « sereine », qui fait le constat froid que les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement de notre pays. La situation n’est pas aussi apocalyptique que certains le pensent, mais pas aussi stable que d’autres le prétendent.

Premièrement, la France n’est, heureusement, pas les Etats-Unis, mais n’est, malheureusement, pas l’Allemagne ou l’Italie non plus. Les statistiques policières sont des données délicates à exploiter. Une partie des crimes et des délits ne sont pas reportés à la police et il existe par conséquent « un chiffre noir » difficile à estimer.

Les seules données fiables se résument à celles qui sont relatives aux homicides intentionnels, tant aux Etats-Unis qu’au sein de l’Union européenne. Si le taux d’homicides est quasiment cinq fois plus élevé aux Etats-Unis qu’en France, celui-ci est nettement plus haut en France (1,4 homicide pour 100 000 habitants) qu’en Allemagne (0,8 pour 100 000 habitants), d’après les données Eurostat. L’Italie a, elle, un nombre d’homicides deux fois moins importants que la France pour un nombre d’habitants quasi identique.

Deuxièmement, la délinquance s’est transformée au cours des dernières décennies. Schématiquement, nous sommes passés, en moins de quarante ans, des hold-up et prises d’otage à des « rançongiciels », d’une délinquance acquisitive violente à une délinquance numérique qui laisse peu de traces. La délinquance n’a certainement pas baissé, mais elle s’est adaptée, et il est probable que cela ait eu des incidences sur le nombre d’homicides globaux.

Les homicides liés à la délinquance acquisitive ont certainement diminué, ce qui laisse supposer que les homicides d’aujourd’hui sont moins de nature économique, mais davantage liés à d’autres facteurs (communautaires, psychologiques…). Or, une telle évolution générale de la délinquance en France n’est pas forcément correctement reflétée par une approche statistique qui ne s’adapte pas, elle, aussi rapidement que le phénomène qu’elle entend mesurer. »

Castex-Violence et drogue : une amende comme réponse !

Castex-Violence et drogue : une amende comme réponse !

 

 

Autant convenir que les orientations de Castex pour lutter contre la violence notamment sur fond de drogue ne sont pas du tout à la hauteur de l’enjeu. Pour résumer, la mesure essentielle est constituée par la perspective d’une amende en direction des consommateurs de stupéfiants.  Pas vraiment une réponse aux meurtres récents et aux scènes de crimes dans les quartiers : la policière écrasée, le chauffeur de bus assassiné ou encore le pompier volontairement atteint par balle. Sans parler des règlements de compte de bandes dans des quartiers qui ressemblent à Chicago. Parmi les autres mesures, il faut noter 60 policiers de plus à Nice, un ou deux emplois en plus pour l’action pénale dite proximité mais dans les tribunaux qui seront toujours aussi éloignés. Et pour la police municipale et le renforcement de son rôle : « on fera une étude » !

Le Premier ministre a en effet annoncé le lancement d’une expérimentation sur « l’extension des compétences de la police municipale ».

Des mesurettes complètement surdimensionnées par rapport à l’ampleur des violences. Pourquoi pas aussi une amende pour tout ce qui recouvre le concept d’incivilité évoquée par Macon et son gouvernement ; un concept d’incivilité qui comprend les crimes, les meurtres, les insultes et autres écarts anecdotiques comme criminels.

 

Le scandale est évidemment de qualifier d’incivilité des meurtres en plus souvent prémédités et organisés.  Les mesures prises par le premier ministre sont tellement insignifiantes  que les grands médias peinent en rendre compte.

 

La montée de la violence (Alain Bauer)

La montée de la violence (Alain Bauer)

 

La chronique d’Alain Bauer dans le monde:

 

 

Si l’appareil statistique policier français est connu pour ses multiples défauts (partiel, parcellaire, parfois partial), en grande partie corrigés, mais plus pour longtemps, par l’enquête nationale de victimation mise en place par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (enquête et observatoire vont disparaître pour des raisons aussi misérablement comptables qu’irrationnelles), il n’en reste pas moins qu’il dispose de la continuité et d’une certaine forme de cohérence. Il ne supprime rien, même s’il redispose entre catégories avec cet objectif politique permanent : avoir de « meilleurs chiffres » que l’an dernier… La couleur politique du gouvernement n’influant en rien sur cette pulsion à la minoration.

« ….. les chiffres publiés jeudi 16 janvier en catimini par le service statistique du ministère de l’Intérieur (après les vœux ministériels), posent de graves questions pour l’avenir.

Forte augmentation des violences sexuelles enregistrées (+12 %), nette augmentation des homicides (970 victimes, 76 de plus qu’en 2018, soit + 8,5 %)… Les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus enregistrent une forte hausse en 2019 (+8 %). La hausse est modérée pour les vols sans violence contre les personnes (+3 %) et pour les vols dans les véhicules (+1 %). Les vols avec armes et les cambriolages de logements sont stables. Les escroqueries progressent de 11 %. Curieusement, après une longue année de casse, les destructions et dégradations volontaires baissent (-1 %). Ce sujet méritera sans doute d’être vérifié auprès des assureurs…

 

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années

Si le gouvernement pointe à juste titre une forte crispation sociale et des violences « de rue » particulièrement prégnantes, incluant des violences non seulement contre les forces de l’ordre mais aussi, et c’est particulièrement représentatif de la dégradation du climat sociétal, contre les pompiers, on ne saurait occulter des phénomènes multiples, aux causes différentes mais aux effets convergents : forte augmentation des plaintes pour agressions sexuelles, progression des coups et blessures et surtout, forte progression des homicides et sans doute des tentatives, qui devraient faire passer la barre cumulée de l’homicidité au-delà du pic historique connu en 1983, bouclant ainsi sept années de progression régulière.

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années (1994-2010), ce basculement public et privé, visible et intime, personnel et collectif, vers les violences de toutes natures doit interpeller les acteurs sociaux et politiques avant que la réaction citoyenne n’emporte tout. »

 

Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers. Dernier livre publié : Trois minutes pour comprendre cinquante grandes affaires criminelles (Courrier du Livre).

« Refuser la violence, incompatible avec la démocratie sociale » (Catherine Nave-Bekhti, CFDT)

« Refuser la violence, incompatible avec la démocratie sociale  » (Catherine Nave-Bekhti, CFDT)

 

Catherine Nave-Bekhti, Professeure de sciences économiques et sociales ,secrétaire générale de la fédération SGEN-CFDT dénonce la violence come moyen d’action syndicale. Après la violation des locaux de la CFDT, Catherine Nave-Bekhti analyse, dans une tribune au « Monde », la portée symbolique de cet acte et rappelle que démocratie sociale et violence ne font pas bon ménage.

Tribune.

 

«  Le 17 janvier 2020, une nouvelle fois, les locaux de la confédération CFDT ont été l’objet de violences. Ecrire cette phrase, à froid, prendre la mesure de chacun des mots, réaliser que si la façade n’est pas défigurée comme ce fut le cas nuitamment par le passé, l’action a visé directement des personnes. J’écris d’abord « des personnes » car il y a une gradation dans la violence.

Passer de l’atteinte aux biens à l’atteinte aux personnes n’a rien d’anodin. Pour moi, la violence contre autrui comporte une part de négation, dans l’autre, de ce que nous avons tous et toutes en partage : humanité commune, capacité d’écoute et de débat, non pas d’abord pour s’affronter, mais comprendre.

Donc, oui, je suis choquée que des militants aient choisi de venir pour insulter, bousculer, bref, intimider et agresser des salariés et militants CFDT. Ceux qui pensent qu’on s’habitue à la violence, ceux qui pensent que la violence est une option minimisent les faits, minimisent le vécu de celles et ceux qui ont subi ces agissements. Je pense à ces militants et salariés.

Je sais que cela peut laisser des traces. Solidaire d’elles et eux, fière de partager le même engagement. Ils savent le soutien des militants de toute la CFDT. Notre cohésion interne politique mais aussi tissée de nos débats parfois vifs contribuera à la résilience, je l’espère.

Il y a les faits. Et puis, il y a les mots pour en parler, et ceux-là blessent ou inquiètent aussi. Minimisation ou diversion alimentent l’insupportable justification de la violence. A la CFDT, nous serions une bande de naïfs découvrant que la violence existe. Evidemment non. Militants engagés, nous savons que notre société est abîmée par des violences, et en particulier par l’injustice sociale, les inégalités, le poids de leur reproduction.

Notre tendance, par conviction, par volonté d’incarner les valeurs que nous proclamons, est de refuser la violence, de chercher à la faire reculer. Nous ne considérons pas que la violence physique ou verbale est une modalité légitime de débat et d’action syndicale en démocratie (je reviendrai sur l’ajout de cette précision). Le désaccord, pour nous, ne justifie pas le recours à la violence.

Les insultes homophobes, les slogans ou insultes sexistes, le mot de « collabo » craché à la face de militants qu’on ne peut soupçonner de fascisme ou de racisme, les violences contre des lieux en pleine connaissance qu’ils ne sont pas vides, tout cela est inadmissible. Je l’ai parfois subi, j’en ai des témoignages anciens ou récents. Des militants CFDT les subissent depuis plusieurs semaines, je ne m’y résous pas, je ne banalise pas, je ne m’habitue pas. »

 

«France: la violence qui (re)vient». La tribune (Alain Bauer)

«France: la violence qui (re)vient».  (Alain Bauer)

Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, explique les raisons du retour de la violence  n France dans l’Opinion.

 

Tribune .

Forte augmentation des violences sexuelles enregistrées (+12 %), nette augmentation des homicides (970 victimes, 76 de plus qu’en 2018, soit + 8,5 %)… Georges Clemenceau disait de la Révolution française qu’elle « était un bloc dont on ne peut rien distraire ».

On va pouvoir appliquer la même formule à la violence.

Si l’appareil statistique policier français est connu pour ses multiples défauts (partiel, parcellaire, parfois partial), en grande partie corrigés, mais plus pour longtemps, par l’enquête nationale de victimation mise en place par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (enquête et observatoire vont disparaître pour des raisons aussi misérablement comptables qu’irrationnelles), il n’en reste pas moins qu’il dispose de la continuité et d’une certaine forme de cohérence. Il ne supprime rien, même s’il redispose entre catégories avec cet objectif politique permanent : avoir de « meilleurs chiffres » que l’an dernier… La couleur politique du gouvernement n’influant en rien sur cette pulsion à la minoration.

Mais les chiffres peuvent être têtus, et ceux publiés jeudi 16 janvier en catimini par le service statistique du ministère de l’Intérieur (après les vœux ministériels), posent de graves questions pour l’avenir.

Forte augmentation des violences sexuelles enregistrées (+12 %), nette augmentation des homicides (970 victimes, 76 de plus qu’en 2018, soit + 8,5 %)… Les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus enregistrent une forte hausse en 2019 (+8 %). La hausse est modérée pour les vols sans violence contre les personnes (+3 %) et pour les vols dans les véhicules (+1 %). Les vols avec armes et les cambriolages de logements sont stables. Les escroqueries progressent de 11 %. Curieusement, après une longue année de casse, les destructions et dégradations volontaires baissent (-1 %). Ce sujet méritera sans doute d’être vérifié auprès des assureurs…

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années

Crispation sociale. Si le gouvernement pointe à juste titre une forte crispation sociale et des violences « de rue » particulièrement prégnantes, incluant des violences non seulement contre les forces de l’ordre mais aussi, et c’est particulièrement représentatif de la dégradation du climat sociétal, contre les pompiers, on ne saurait occulter des phénomènes multiples, aux causes différentes mais aux effets convergents : forte augmentation des plaintes pour agressions sexuelles, progression des coups et blessures et surtout, forte progression des homicides et sans doute des tentatives, qui devraient faire passer la barre cumulée de l’homicidité au-delà du pic historique connu en 1983, bouclant ainsi sept années de progression régulière.

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années (1994-2010), ce basculement public et privé, visible et intime, personnel et collectif, vers les violences de toutes natures doit interpeller les acteurs sociaux et politiques avant que la réaction citoyenne n’emporte tout.

« L’humour , une violence »( F. Beigbeder) …. et la médiocrité ?

« L’humour ,  une violence »( F. Beigbeder) …. et  la médiocrité ?

 

4:Frédéric Beigbeder , écrivain mondain de la droite bête et méchante condamne la dictature du rire  qui d’après lui sévit partout en France dans les médias, la politique et plus généralement dans la société. C’est vrai, qu’il n’y a guère de motifs de  se divertir  même de manifester son intérêt à l’égard d’ une œuvre sorte de cocktail de sensationnalisme, de recettes de pub et  de préoccupations superficielles de l’ ancien de Sciences-po. L’intéressé est un pur produit de la démarche marketing qu’il dénonce par ailleurs. Son talent se réduit à ses relations dans les médias.  jamais dans ses propos, il n’a été capable de faire preuve de la moindre intelligence, la moindre originalité. Des propos plats, réactionnaires souvent et surtout caractérisés par une absence de talent. Du coup, assez aigri ,  l’intéressé commence à fatiguer son auditoire des salons  mondains. Sans doute aussi parce qu’il  ne témoignent pas lui-même  de la moindre goutte d’humour  , qu’il est particulièrement ennuyeux en plus d’être sentencieux voir moralisateur. Sa fausse provocation n’est que  l’outil classique pour promouvoir des œuvres assez nulles. On pourrait dire que Frédéric Beigbeder est à la littérature ce que McDo est à la gastronomie. Pour preuve cette interview  sur Europe 1.  « Quand l’humour devient la norme, c’est qu’on est complètement paumés. » Invité de La voix est livre dimanche, Frédéric Beigbeder a évoqué son dernier livre, L’homme qui pleure de rire (Grasset), un roman aux faux airs de pamphlet. Il y dresse une critique acerbe de la « dictature du rire » qui régit selon lui les sociétés contemporaines.  »Aujourd’hui, la drôlerie est obligatoire. Les présentateur plaisantent, les hommes politiques badinent, les chauffeurs de taxi galéjent, même les pilotes d’avion tentent des blagues au micro », écrit-il dans son livre, dont la couverture, dénuée de titre, est floquée d’un large « smiley » hilare.

« La grand rigolade est universelle », soupire Frédéric Beigbeder au micro d’Europe 1. L’écrivain voit dans cet humour « sacré » une manière d’éviter de faire face aux vrais problèmes. « C’est une forme de fuite devant apocalypse. Toujours plaisanter, sans jamais rien faire pour changer les choses… On veut fuir dans les blagounettes », regrette-il.

L’humour, selon lui, envahit même la politique, et souvent, aujourd’hui, pour le pire. « Ça a commencé avec Coluche en France, puis il y a eu l’élection de Beppe Grillo en Italie. Donald Trump est un animateur de télé-réalité, et Boris Johnson et surnommée ‘Bojo le clown’ en Angleterre. Sans oublier Volodymyr Zelensky, humoriste élu président de l’Ukraine », énumère-il. « L’humour est devenu un système. »

Après de tels propos il n’y a vraiment pas matière à rire mais plutôt à pleurer !

 

Débordements « Gilets jaunes »: une violence voulue ?

Débordements « Gilets jaunes »: une violence voulue ?

 

On peut légitimement s’interroger pour savoir qui profite  de cette violence et si cette dernière n’est pas finalement souhaitée voir encouragée. Ce qu’il faut observer c’est  que  l’hystérisation  est savamment entretenues entre le gouvernement  et certains gilets jaunes. Comme ces violences sont largement médiatisées, elles permettent au gouvernement de discréditer la totalité du mouvement des gilets jaunes. Castaner  et d’autres ne se privent pas d’entretenir ce climat d’affrontement n’hésitant  pas même à traiter d’assassins non seulement les fauteurs de troubles mais tous les participants au défilé. « Ils viennent pour tuer » ont-ils déclaré de manière complètement irresponsable. Ce qui est en cause aussi c’est  la politiques de maintien de l’ordre avec cette recherche permanente du contact avec les manifestants qui répliquent et réciproquement. Justement une politique qu’on se refuse à appliquer dans des pays voisins comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne. S’ajoute à cela l’utilisation de moyens comme les flashballs  et les grenades de désencerclement qui sont des armes de guerre et non des outils pour gérer les manifestations. Castaner  lui-même a reconnu qu’il convenait de changer de méthode. Il serait temps. Dans cette affaire le ministre de l’intérieur a montré une grande incompétence, une grande irresponsabilité. Par exemple quand il identifie à l’avance des casseurs en indiquant jusqu’au nombre précis sans pour autant prendre les mêmes moyens adéquates pour les isoler du reste des manifestants. Visiblement l’ancien joueur de poker qui opérait dans le milieu dans sa jeunesse n’a pas sa place pour gérer un poste qui demande un grand sens de l’intérêt général et de l’équilibre des moyens à employer. Il paraît évident que ces dérapages violents servent la cause du gouvernement qui en profite par amalgame pour considérer tous les gilets jaunes comme des voyous. Mais on ne peut ignorer non plus la responsabilité des leaders des gilets jaunes qui eux aussi tombent dans le piège de la provocation et de l’hystérisation. N’importe quelle organisation responsable d’une manifestation doit en effet aussi en n’assumer les conséquences. Or le refus de toute organisation, de toute coordination laisse les manifestants sans encadrement. Ce qui permet tous les débordements au plus fous et aux casseurs professionnels. De ce point de vue, aucune manifestation ne devrait être tolérée tant que les organisateurs ne sont pas en capacité de l’encadrer. Ou alors se situe dans un environnement insurrectionnel. Le problème c’est que si un nombre encore important de Français soutiennent les gilets jaunes par contre ils condamnent nettement les débordements voir les déclarations irresponsables de certains gilets jaunes comme par exemple le remplacement de Macron par un militaire !

Violence–Gilets jaunes: le Sénat veut des explications

Violence–Gilets jaunes: le Sénat veut des explications

 

Castaner et Le Maire seront entendus par le Sénat. À juste titre, le Sénat s’interroge sur les conditions de gestion des moyens mis en œuvre pour assurer l’ordre lors de la dernière manifestation des gilets jaunes. Le Sénat veut entendre le ministre de l’intérieur et le ministre de l’économie. La question se pose en effet de savoir si s’agit d’une insuffisance de moyens ou bien d’une certaine incompétence voire de laisser-aller volontaire. Chez les responsables politiques,  la thèse de l’instrumentalisation de la violence par le pouvoir est soutenue par un certain nombre. En outre, on accuse aussi Castaner  d’un certain amateurisme. En tout état de cause, l’État de droit est en question quant un  pouvoir n’est pas capable d’assurer un minimum de sécurité sur une voie de circulation  pratiquée par les manifestants, Champs-Élysées ou pas. En effet il semblerait qu’un peu acculé, le pouvoir pourrait décider dans les jours qui viennent d’interdire les manifestations sur les Champs-Élysées. Une mesure peut-être utile mais qui ne changera pas grand-chose vis-à-vis des violences perpétrées dans d’autres voies ou rues. La réunion ministérielle à Matignon dimanche  devrait permettre un renforcement des mesures de maintien de l’ordre public en attendant que la loi dite “anticasseurs” soit validée par le Conseil constitutionnel, a laissé entendre la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn lors de l’émission “Le Grand jury” organisée par RTL, Le Figaro et LCI.“Il y a une réunion pour voir si des mesures complémentaires (à la loi anticasseurs) sur la façon dont l’ordre est maintenu pourront être prises (…)”, a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que ces mesures devraient être annoncées “rapidement” sans donner de date. La constitutionnalité de la loi “visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations”, dite loi anticasseurs, adoptée mardi dernier par le Parlement, est en cours d’examen par le Conseil constitutionnel. Elle comporte un certain nombre de dispositions prêtant à controverse, notamment la possibilité d’interdire administrativement à une personne de manifester ou la création d’un nouveau délit de dissimulation volontaire du visage passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. Le problème c’est que la conception d’une politique du maintien de l’ordre ne saurait découler uniquement de la loi mais aussi d’un certain professionnalisme et d’un certain volontarisme.  Les commissions des lois et des affaires économiques du Sénat précisent dans un communiqué qu’”au vu de ces événements d’une réelle gravité”, elles entendront les deux ministres mardi prochain à 16h30 “sur les moyens mis en place pour faire face à ces troubles et sur les conséquences de ces nouvelles dégradations sur la situation du commerce et l’attractivité économique de notre pays”. Au-delà des questions de maintien de l’ordre se posent aussi la capacité du pouvoir à sortir le pays d’une crise qui dure maintenant depuis plus de 18 semaines. On notera notamment que le pouvoir s’est toujours refusé à envisager une négociation avec les partenaires sociaux comme le proposait  par exemple la CFDT. D’une certaine manière en privilégiant le dialogue direct et vertical avec les citoyens, le pouvoir reçoit en boomerang les effets de sa conception démocratique.

 

 

« Gilets jaunes »: une violence voulue ?

« Gilets jaunes »: une violence voulue ?

 

On peut légitimement s’interroger pour savoir qui profite  de cette violence et si cette dernière n’est pas finalement souhaitée voir encouragée. Ce qu’il faut observer ces que  l’hystérisation  est savamment entretenues entre le gouvernement  et certains gilets jaunes. Comme ces violences sont largement médiatisées, elles permettent au gouvernement de discréditer la totalité du mouvement des gilets jaunes. Castaner  et d’autres ne se privent pas d’entretenir ce climat d’affrontement n’hésitant  pas même à traiter d’assassins non seulement les fauteurs de troubles mais tous les participants au défilé. « Ils viennent pour tuer » ont-ils déclaré de manière complètement irresponsable. Ce qui est en cause aussi c’est  la politiques de maintien de l’ordre avec cette recherche permanente du contact avec les manifestants qui répliquent et réciproquement. Justement une politique qu’on se refuse à appliquer dans des pays voisins comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne. S’ajoute à cela l’utilisation de moyens comme les flashballs  et les grenades de désencerclement qui sont des armes de guerre et non des outils pour gérer les manifestations. Castaner  lui-même a reconnu qu’il convenait de changer de méthode. Il serait temps. Dans cette affaire le ministre de l’intérieur a montré une grande incompétence, une grande irresponsabilité. Par exemple quand il identifie à l’avance des casseurs en indiquant jusqu’au nombre précis sans pour autant prendre les mêmes moyens adéquates pour les isoler du reste des manifestants. Visiblement l’ancien joueur de poker qui opérait dans le milieu dans sa jeunesse n’a pas sa place pour gérer un poste qui demande un grand sens de l’intérêt général et de l’équilibre des moyens à employer. Il paraît évident que ces dérapages violents servent la cause du gouvernement qui en profite par amalgame pour considérer tous les gilets jaunes comme des voyous. Mais on ne peut ignorer non plus la responsabilité des leaders des gilets jaunes qui eux aussi tombent dans le piège de la provocation et de l’hystérisation. N’importe quelle organisation responsable d’une manifestation doit en effet aussi en n’assumer les conséquences. Or le refus de toute organisation, de toute coordination laisse les manifestants sans encadrement. Ce qui permet tous les débordements au plus fous et aux casseurs professionnels. De ce point de vue, aucune manifestation ne devrait être tolérée tant que les organisateurs ne sont pas en capacité de l’encadrer. Ou alors se situe dans un environnement insurrectionnel. Le problème c’est que si un nombre encore important de Français soutiennent les gilets jaunes par contre ils condamnent nettement les débordements voir les déclarations irresponsables de certains gilets jaunes comme par exemple le remplacement de Macron par un militaire !

La violence qui discrédite et manipule les gilets jaunes

La violence qui discrédite et manipule les gilets jaunes

 

Force est de constater que la participation aux manifestations successives des gilets jaunes voit sa participation se réduire tendanciellement par rapport au premier mouvement. De l’ordre de 100 000 personnes ont manifesté en France le samedi 12 janvier. Une participation qui n’est pas négligeable mais qui est loin des premiers scores et de ceux des manifestations syndicales. Comme la participation se restreint elle concerne surtout les plus engagés mais aussi les plus radicaux, avec aussi des extrémistes de gauche et de droite. Cette violence discrédite lourdement un mouvement composé au départ de citoyens très  mécontents mais respectueux de l’ordre public. C’est un peu le phénomène classique lors des mouvements syndicaux. Plus les grèves durent,  plus le nombre de grévistes diminue et plus les mots d’ordre se montrent  radicaux. Et c’est cette radicalité croissante qui décourage les derniers participants jusqu’à ce que la grève finisse d’elles-mêmes de manière assez pitoyable et sans résultat. Ce qui risque d’arriver aux gilets jaunes s’ils continuent  de se laisser mener par des agitateurs extrémistes aussi par quelques leaders à l’ego surdimensionné qui en fait cherche surtout un espace dans la vie politique française pour finir comme nombre de politiques d’abord dans le compromis puis la compromission. Il suffit par exemple d’observer comment un leader de 68, Cohn-Bendit, a évolué, passant de la posture de révolutionnaire à anarcho libertaire à celle de soutien à la politique ultra libérale de Macron. Dans 50 ans, certains leaders radicaux des gilets jaunes se retrouveront sans doute au Sénat ! Les gilets jaunes auraient intérêt à se méfier de ces déviances politiciennes et personnelles s’ils veulent continuer d’exister.

Violence à l’école : trop de laxisme

Violence à l’école : trop de laxisme

 

Selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, 91 % des Français sont choqués par la violence à l’école.  Une violence à l’école qui est à l’image de celle de a banlieues et des quartiers sensibles.  A Créteil, Un élève de 16 ans a braqué un pistolet – qui se révélera par la suite factice – sur la tempe d’une de ses professeures. Un exemple  dramatique d’un climat très dégradé dans les collèges et lycées français. Des problématiques dépassent très largement l’éducation nationale », d’après les syndicalistes. Pour preuve, le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident. Des mesures spécifiques de sécurité sont souhaitées par les Français. Dans le sondage Odoxa,  80 % d’entre eux estiment que les enseignants  ne sont pas suffisamment soutenus par leur établissement, ni par le ministère de l’Éducation nationale (86 %).  En matière de sécurité, le sondage souligne d’ailleurs que les Français condamnent le laxisme et  prêts à soutenir toutes sortes de mesures assez radicales: mise en place de surveillance vidéo aux abords des établissements, mais aussi à l’intérieur, sanctions financières pour les parents d’élèves violents, généralisation des portails de sécurité, fouilles des cartables et même présence, au sein des écoles, d’agents de sécurité. Toutes ces mesures sont majoritairement considérées comme «vraiment efficaces».

 

Violence école : à l’image de la banlieue

Violence école : à l’image de la banlieue

 

Une violence à l’école qui est à l’image de celle de a banlieues et des quartiers sensibles.  A Créteil, Un élève de 16 ans a braqué un pistolet – qui se révélera par la suite factice – sur la tempe d’une de ses professeures. Un exemple  dramatique d’un climat très dégradé dans les collèges et lycées français. Des problématiques dépassent très largement l’éducation nationale », d’après les syndicalistes. Pour preuve, le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident.

 

Lynchage Banlieue : la découverte de la violence par les élites

Lynchage Banlieue : la découverte de la violence par les élites

67 point de suture après le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites

de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident.

Des mesures plus radicales pour lutter contre salafisme, violence et drogue

Des mesures plus radicales pour lutter contre  salafisme, violence et  drogue

 

Les Français semblent souhaiter des mesures plus radicales pour lutter contre le terrorisme. De ce  point de vue, la reprise en main des banlieues constituent sans doute une  priorité.   Les plans banlieues ont succédé aux plans banlieues le plus souvent pour répondre à une montée du sujet dans l’actualité médiatique. Ensuite, le soufflet est retombé et  les zones de non droit livrées  à la régulation des délinquants. L’enjeu, ces évidemment de faire péter le ghetto comme l’indique le maire de Sevran mais c’est à la fois trop complexe et trop coûteux, en plus politiquement sans grand retour car « ces gens là » ne votent guère. En outre, bien peu de responsables nationaux connaissent vraiment la problématique, peu ont approché ces banlieues et encore moins ont résidé à proximité. Du coup,  c’est sans  doute 500 zones urbaines sensibles qui se sont développées et caractérisées le commerce de drogue comme mode de régulation économique et sociale. Un terreau sur lequel prospère l’extrémisme religieux qui en profite, exploite la misère, l’ignorance et la marginalité de toute une jeunesse. Il est clair que le gouvernement Macron n’est pas taillé pour aborder cette problématique. Les ministres sociologiquement sont plus à même d’aborder le développement des métropoles branchée, hyper numérisée et aux Startups et entreprises  internationalisées. A coté, se sont développé des centaines de  banlieues qui sont de véritables barils de poudre, des zones de non-droit délaissées  économiquement et socialement où les trafics en tous genres constituent l’activité principale. La responsabilité en incombe à l’État tout autant qu’aux élus locaux. Depuis des dizaines d’années, les plans banlieue se sont accumulés, des plans souvent élaborés à l’occasion de poussées de fièvre ou à l’occasion d’élection mais sans lendemain. Des plans qui se réduisaient souvent à financer des animateurs sociaux pour masquer la misère autant que la colère. Mais pas vraiment de plan relatif au développement économique, à la refonte de l’urbanisme et à la formation de jeunes non seulement sans diplôme mais sans maîtrise des fondamentaux. Une sorte d’économie et de société parallèle s’est alors imposée. Une situation sur laquelle on a fermé les yeux et qui a même parfois été encouragée par des élus locaux dans un but électoraliste. S’y ajoutent évidemment un autre facteur déterminant à savoir l’échec patent de l’institution scolaire transformée souvent en garderie dans les zones les plus difficiles. Une institution scolaire déjà incapable de transmettre les fondamentaux sur le reste des territoires. (20 à 30 % des élèves entrant en secondaire ne maîtrisent  ni la langue ni les bases du calcul)  du fait des dégâts du pédagogisme et du laxisme disciplinaire. La  responsabilité de la dégradation des banlieues n’incombe pas seulement à l’institution scolaire, aussi bien sûr aux parents, aux responsables locaux et nationaux et à la société toute entière.

 

Salafisme, violence, drogue, le résultat du mépris des banlieues

Salafisme, violence, drogue, le résultat du mépris des banlieues

 

Les plans banlieues ont succédé aux plans banlieues le plus souvent pour répondre à une montée du s jet dans l’actualité médiatique. Ensuite, le soufflet est retombé et  les zones de non droit livrées  à la régulation des délinquants. L’enjeu, ces évidemment de faire péter le ghetto comme l’indique le maire de Sevran mais c’est à la fois trop complexe et trop couteux, en plus politiquement sans grand retour car « ces gens là » ne votent guère. En outre, bien peu de responsables nationaux connaissent vraiment la problématique, peu ont approché ces banlieues et encore moins ont résidé à proximité. Du coup,  c’est sans  doute 500 zones urbaines sensibles qui se sont développées et caractérisées le commerce de drogue comme mode de régulation économique et sociale. Un terreau sur lequel prospère l’extrémisme religieux qui en profite, exploite la misère, l’ignorance et la marginalité de toute une jeunesse. Il est clair que le gouvernemenet Macron n’est pas taillé pour aborder cette problématique. Les ministres sociologiquement sont plus à même d’aborder le développement des métropoles branchée, hyper numérisée et aux Startups et entreprises  internationalisées. A coté, se sont développé des centaines de  banlieues qui sont de véritables barils de poudre, des zones de non-droit délaissées  économiquement et socialement où les trafics en tous genres constituent l’activité principale. La responsabilité en incombe à l’État tout autant qu’aux élus locaux. Depuis des dizaines d’années, les plans banlieue se sont accumulés, des plans souvent élaborés à l’occasion de poussées de fièvre ou à l’occasion d’élection mais sans lendemain. Des plans qui se réduisaient souvent à financer des animateurs sociaux pour masquer la misère autant que la colère. Mais pas vraiment de plan relatif au développement économique, à la refonte de l’urbanisme et à la formation de jeunes non seulement sans diplôme mais sans maîtrise des fondamentaux. Une sorte d’économie et de société parallèle s’est alors imposée. Une situation sur laquelle on a fermé les yeux et qui a même parfois été encouragée par des élus locaux dans un but électoraliste. S’y ajoutent évidemment un autre facteur déterminant à savoir l’échec patent de l’institution scolaire transformée souvent en garderie dans les zones les plus difficiles. Une institution scolaire déjà incapable de transmettre les fondamentaux sur le reste des territoires. (20 à 30 % des élèves entrant en secondaire ne maîtrisent  ni la langue ni les bases du calcul)  du fait des dégâts du pédagogisme et du laxisme disciplinaire. La  responsabilité de la dégradation des banlieues n’incombe pas seulement à l’institution scolaire, aussi bien sûr aux parents, aux responsables locaux et nationaux et à la société toute entière.

NKM : pas de violence physique ?

NKM : pas de  violence physique ?

 

L’agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui va être présenté à la justice, « a reconnu avoir insulté » la candidate LR vaincue dimanche aux législatives à Paris, mais il a contesté toute violence physique à son encontre. Entendu en garde à vue depuis samedi matin, Vincent Debraize, 55 ans, a été déféré dimanche soir au palais de justice de Paris où il va passer la nuit en attendant d’être fixé sur son sort, a indiqué une source judiciaire. Les suites procédurales le concernant devraient être connues lundi à la mi-journée. Les enquêteurs ont entendu le récit de Nathalie Kosciusko-Morizet et du suspect lors d’une confrontation samedi. A ce stade, leurs versions s’opposent: « Il a reconnu avoir insulté NKM, avoir arraché les tracts et les avoir jetés en sa direction. En revanche, il nie tout contact physique et avoir bousculé » la candidate LR comme cette dernière l’affirme, a rapporté une source proche de l’enquête. « A ce moment-là, elle se protège, elle met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure », a relaté Geoffroy Van der Hasselt, un photographe de l’AFP. Vincent Debraize avait parrainé la candidature à la présidentielle d’Henri Guaino, l’ex- »plume » de Nicolas Sarkozy qui se présentait aux législatives face à NKM, considérée comme « Macron-compatible ».

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