Archive pour le Tag 'violence'

Religion et Islamisme *: l’ignorance au service de la violence

Religion  et Islamisme *: l’ignorance au service de la violence

 

Ce qui se cache derrière le radicalisme islamique, c’est surtout le maintien dans l’ignorance de la majorité du peuple ainsi enfermé dans des dogmes et une culture néandertalienne. Le maintien des femmes par exemple dans une situation de semi esclavage témoigne de cette volonté d’écarter de la connaissance une grande partie du peuple.

 L’ennemi juré des radicaux chiites comme sunnites, c’est l’instruction. Une instruction qui vient d’être encore limitée par exemple en Afghanistan et qui se réduit le plus souvent à l’étude du Coran. En Occident, les imams auto proclamés et souvent eux-mêmes peu instruits,  développent aussi une politique de formation fondée sur une lecture approximative mais guerrière du Coran.

Ces sont souvent à l’abri des conséquences de la violence qu’ils professent  leurs attaques à l’égard des démocraties. Ainsi ce sont eux qui arment le bras de ceux qui ont tenté d’assassiner Salman Rushdie et les autres victimes de l’intolérance criminelle.

Fondamentalement,  le radicalisme vise à s’opposer à l’accès à l’instruction, à la culture, aux sciences et à la raison. Il ‘agit de maintenir le troupeau en état de dépendance spirituelle et intellectuelle. Du coup, nombre d’abrutis se laissent prendre à ce langage simpliste du Moyen Âge. Les vrais assassins sont ceux qui diffusent ces paroles idiotes contre les sociétés modernes et contre leurs représentants, dirigeants ou intellectuels. La première responsabilité des pays développés serait de mettre un terme aux prêches d’imams qui incitent au crime.

Il faut aussi le caractère corporatiste des imams violents. Ces clercs protègent également leurs fonctions. Ainsi même l’ayatollah Khomeini vivait de sa fonction religieuse et de son appartenance à la caste du clergé islamique. Il était en effet d’une famille d’ayatollahs avec notamment son père et son grand-père qui exerçaient aussi la même fonction.

 Ailleurs,  y compris dans les pays développés , beaucoup vivent aussi d’expédients fondés sur la naïveté et l’ignorance des croyants. 

*courant politique de l’islam faisant de la charia la source unique du droit et du fonctionnement de la société dans l’objectif d’instaurer un État musulman régi par les religieux.

Société-Islamisme *: l’ignorance au service de la violence

Société-Islamisme *: l’ignorance au service de la violence

 

Ce qui se cache derrière le radicalisme islamique, c’est surtout le maintien dans l’ignorance de la majorité du peuple ainsi enfermé dans des dogmes et une culture néandertalienne. Le maintien des femmes par exemple dans une situation de semi esclavage témoigne de cette volonté d’écarter de la connaissance une grande partie du peuple.

 L’ennemi juré des radicaux chiites comme sunnites, c’est l’instruction. Une instruction qui vient d’être encore limitée par exemple en Afghanistan et qui se réduit le plus souvent à l’étude du Coran. En Occident, les imams auto proclamés et souvent eux-mêmes peu instruits,  développent aussi une politique de formation fondée sur une lecture approximative mais guerrière du Coran.

Ces sont souvent à l’abri des conséquences de la violence qu’ils professent  leurs attaques à l’égard des démocraties. Ainsi ce sont eux qui arment le bras de ceux qui ont tenté d’assassiner Salman Rushdie et les autres victimes de l’intolérance criminelle.

Fondamentalement,  le radicalisme vise à s’opposer à l’accès à l’instruction, à la culture, aux sciences et à la raison. Il ‘agit de maintenir le troupeau en état de dépendance spirituelle et intellectuelle. Du coup, nombre d’abrutis se laissent prendre à ce langage simpliste du Moyen Âge. Les vrais assassins sont ceux qui diffusent ces paroles idiotes contre les sociétés modernes et contre leurs représentants, dirigeants ou intellectuels. La première responsabilité des pays développés serait de mettre un terme aux prêches d’imams qui incitent au crime.

Il faut aussi le caractère corporatiste des imams violents. Ces clercs protègent également leurs fonctions. Ainsi même l’ayatollah Khomeini vivait de sa fonction religieuse et de son appartenance à la caste du clergé islamique. Il était en effet d’une famille d’ayatollahs avec notamment son père et son grand-père qui exerçaient aussi la même fonction.

 Ailleurs,  y compris dans les pays développés , beaucoup vivent aussi d’expédients fondés sur la naïveté et l’ignorance des croyants. 

*courant politique de l’islam faisant de la charia la source unique du droit et du fonctionnement de la société dans l’objectif d’instaurer un État musulman régi par les religieux.

Islamisme: l’ignorance au service de la violence

Islamisme *: l’ignorance au service de la violence

 

Ce qui se cache derrière le radicalisme islamique, c’est surtout le maintien dans l’ignorance de la majorité du peuple ainsi enfermé dans des dogmes et une culture néandertalienne. Le maintien des femmes par exemple dans une situation de semi esclavage témoigne de cette volonté d’écarter de la connaissance une grande partie du peuple.

 L’ennemi juré des radicaux chites comme sunnites, c’est l’instruction. Une instruction qui vient d’être encore limitée par exemple en Afghanistan et qui se réduit le plus souvent à l’étude du Coran. En Occident, les imams auto proclamés et souvent eux-mêmes peu instruits,  développent aussi une politique de formation fondée sur une lecture approximative mais guerrière du Coran.

Ces sont souvent à l’abri des conséquences de la violence qu’ils professent  leurs attaques à l’égard des démocraties. Ainsi ce sont eux qui arment le bras de ceux qui ont tenté d’assassiner Salman Rushdie et les autres victimes de l’intolérance criminelle.

Fondamentalement,  le radicalisme vise à s’opposer à l’accès à l’instruction, à la culture, aux sciences et à la raison. Il ‘agit de maintenir le troupeau en état de dépendance spirituelle et intellectuelle. Du coup, nombre d’abrutis se laissent prendre à ce langage simpliste du Moyen Âge. Les vrais assassins sont ceux qui diffusent ces paroles idiotes contre les sociétés modernes et contre leurs représentants, dirigeants ou intellectuels. La première responsabilité des pays développés serait de mettre un terme aux prêches d’imams qui incitent au crime.

Il faut aussi le caractère corporatiste des imams violents. Ces clercs protègent également leurs fonctions. Ainsi même l’ayatollah Khomeini vivait de sa fonction religieuse et de son appartenance à la caste du clergé islamique. Il était en effet d’une famille d’ayatollahs avec notamment son père et son grand-père qui exerçaient aussi la même fonction.

 Ailleurs,  y compris dans les pays développés , beaucoup vivent aussi d’expédients fondés sur la naïveté et l’ignorance des croyants. 

*courant politique de l’islam faisant de la charia la source unique du droit et du fonctionnement de la société dans l’objectif d’instaurer un État musulman régi par les religieux.

Radicalisme islamique: l’ignorance au service de la violence

Radicalisme islamique: l’ignorance au service de la violence

 

Ce qui se cache derrière le radicalisme islamique, c’est surtout le maintien dans l’ignorance de la majorité du peuple ainsi enfermé dans des dogmes et une culture néandertalienne. Le maintien des femmes par exemple dans une situation de semi esclavage témoigne de cette volonté d’écarter de la connaissance une grande partie du peuple.

 L’ennemi juré des radicaux chites comme sunnites, c’est l’instruction. Une instruction qui vient d’être encore limitée par exemple en Afghanistan et qui se réduit le plus souvent à l’étude du Coran. En Occident, les imams auto proclamés et souvent eux-mêmes peu instruits,  développent aussi une politique de formation fondée sur une lecture approximative mais guerrière du Coran.

Ces sont souvent à l’abri des conséquences de la violence qu’ils professent  leurs attaques à l’égard des démocraties. Ainsi ce sont eux qui arment le bras de ceux qui ont tenté d’assassiner Salman Rushdie et les autres victimes de l’intolérance criminelle.

Fondamentalement,  le radicalisme vise à s’opposer à l’accès à l’instruction, à la culture, aux sciences et à la raison. Il ‘agit de maintenir le troupeau en état de dépendance spirituelle et intellectuelle. Du coup, nombre d’abrutis se laissent prendre à ce langage simpliste du Moyen Âge. Les vrais assassins sont ceux qui diffusent ces paroles idiotes contre les sociétés modernes et contre leurs représentants, dirigeants ou intellectuels. La première responsabilité des pays développés serait de mettre un terme aux prêches d’imams qui incitent au crime.

Il faut aussi le caractère corporatiste des imams violents. Ces clercs protègent également leurs fonctions. Ainsi même l’ayatollah Khomeini vivait de sa fonction religieuse et de son appartenance à la caste du clergé islamique. Il était en effet d’une famille d’ayatollahs avec notamment son père et son grand-père qui exerçaient aussi la même fonction.

 Ailleurs,  y compris dans les pays développés , beaucoup vivent aussi d’expédients fondés sur la naïveté et l’ignorance des croyants. 

Russie: Une culture de la violence barbare

 

Russie: Une culture de la violence barbare

Le producteur de cinéma ukrainien, qui a travaillé vingt ans en Russie, rappelle, dans une tribune au « Monde », que la culture russe contemporaine est née sous les matraques de la police. Pour se détacher de l’impérialisme poutinien, il appelle les Russes à imiter les Allemands après 1945.

 

Il y a exactement cent ans, le premier des cinq « bateaux des philosophes » quittait Saint-Pétersbourg pour l’Allemagne, avec, à son bord, des centaines d’intellectuels expulsés de Russie soviétique, dont les célèbres philosophes et scientifiques Nicolas Berdiaev, Sergueï Boulgakov, Ivan Iline, Vladimir Lossky et bien d’autres. Ce syntagme – « bateau des philosophes » – a servi de métaphore de la catastrophe intellectuelle qu’a endurée la Russie.

Cent ans plus tard, c’est un autre bateau qui est entré dans l’usage. « Navire militaire russe, va te faire foutre ! » : c’est la phrase qu’ont prononcée les gardes-frontières ukrainiens en réponse à la proposition émise par un navire militaire russe de se rendre. Elle est devenue le mème le plus populaire de l’époque actuelle. Et la métaphore de la courageuse résistance des Ukrainiens.

 

Boutcha, Irpine, Hostomel… Les photos des rues de ces bourgs sans histoires qu’a quittés l’armée russe, de même que leurs noms, sont devenues synonymes des crimes de guerre de la Russie poutinienne. Les images atroces ont fait le tour du monde : des dizaines d’habitants abattus dans les rues devant leurs maisons, dans les cours et sur les trottoirs, certains ayant les mains liées, achevés d’une balle en pleine tête, d’autres avec des traces de torture sur le corps, les très nombreux témoignages de viols collectifs de femmes…

Ces images m’ont fait perdre le don de la parole. Et j’ai senti que je perdais le droit de parler de « culture russe ». A l’instar de tous ceux qui sont de ce milieu. Pourquoi ?

Terrible honte

« Ecrire un poème après Auschwitz est barbare », a, semble-t-il, dit Theodor Adorno. Après Boutcha, j’ai senti qu’il ne fallait plus parler de culture russe. Et ce pour la même raison : celle de n’avoir pas empêché le Russe de tomber dans la barbarie, la sauvagerie, la bestialité. Nombreux sont les gens du milieu culturel à s’être sentis coupables.

Depuis, je ne peux cesser de penser à la nature de la violence, au surgissement de la bête chez l’être humain moyen, à ce qui l’autorise à violer avec ses camarades une jeune fille de quinze ans, à tirer sur des habitants pacifiques traversant leur bourgade à vélo, à tuer d’une balle dans la nuque des passants désarmés.

 

Pourquoi, me demandais-je, rien n’a empêché la transformation de simples gens en assassins ? Ni l’école, ni les parents, ni la culture ?

On entend aujourd’hui des voix s’élever fortement dans le milieu de la culture ukrainienne exigeant le boycott de toute la culture russe, y compris le cinéma. Les plus radicaux demandent son « retrait » pour de longues décennies, sans différencier le cinéma « patriotique » officiel russe et les expressions artistiques d’auteurs en opposition.

La violence contre les élus révélateur du mal démocratique ?

La violence contre les élus révélateur du  mal démocratique ?

L’un des défis de la démocratie française sera de réfléchir aux conditions de la légitimité effective des élus, soumis aujourd’hui à une violence qui fait suite à la défiance envers la politique. Par Jean-Baptiste Juillard, Sorbonne Université dans la « Tribune ». 

À la fin du XIXe siècle, la France connut une vague d’attentats anarchistes, dont les deux événements paroxystiques furent la bombe lancée par Auguste Vaillant le 9 décembre 1893 dans la Chambre des députés, qui ne fit aucun mort, et l’assassinat du président de la République Sadi Carnot à Lyon le 24 juin 1894, par Sante Geronimo Caserio. Si la radicalité de cette violence paraît lointaine, et l’anarchisme moins en vue, les représentants politiques sont encore la cible de violences.

Dans le contexte du débat sur le passe vaccinal, nous avons ainsi assisté à une « multiplication » de menaces extrêmement violentes proférées contre des parlementaires de la majorité, à une échelle rarement observée par le passé. La députée LREM Aurore Bergé a de ce fait appelé à la constitution d’un « front commun contre la violence dans le débat public ». Quelque temps auparavant, à l’été 2019, le maire de Signes, Jean-Mathieu Michel, trouvait la mort, renversé par la camionnette d’un maçon qui avait été rappelé à l’ordre par l’élu alors qu’il déposait illégalement sur la voie publique des encombrants.

Un an après cet événement tragique, c’est le maire de Portbail, Francis d’Hulst, qui fut victime d’une agression physique alors qu’il rappelait l’interdiction de campement sauvage. Ces faits interpellent et étonnent d’autant plus que le mandat de maire est le seul à bénéficier d’un niveau de confiance supérieur à 50 % dans la population française, d’après les données du baromètre de la confiance politique Sciences Po – Cevipof.

En réaction à ces événements, plusieurs parlementaires se sont emparés du sujet. En octobre 2019, le sénateur Philippe Bas a remis un rapport d’information « Sur les menaces et agressions auxquelles sont confrontées les maires », à partir de la consultation de 10,90 % des maires de France ou assimilés, soit 3812 élus, lesquels déclarent à 92 % avoir été victimes de violences physiques ou verbales, allant de l’incivilité à l’agression physique caractérisée.

En avril 2021, les députés Naïma Moutchou et Philippe Gosselin ont été rapporteurs d’une mission sur les « entraves opposées à l’exercice des pouvoirs de police des élus municipaux » dans le but d’améliorer la sécurité des élus locaux. D’après les chiffres du rapport, issus du ministère de l’Intérieur, en 2020, 1 276 agressions ont eu lieu sur des élus locaux en France, dont 505 agressions physiques, ce qui représente un triplement du volume des faits par rapport à l’année précédente. Les autres agressions courantes sont des outrages, des atteintes au domicile ou encore des dégradations de véhicules.

S’il convient de réagir rapidement avec des mesures juridiques adéquates et opérationnelles, il est aussi nécessaire de comprendre cette augmentation massive à la lumière de l’évolution de la place de l’élu et des transformations de la légitimité en démocratie. S’agit-il d’un problème conjoncturel ou structurel, amené à se déployer encore à l’avenir ?

La violence envers les élus est non seulement inacceptable sur le plan moral et répréhensible sur le plan pénal, mais elle est aussi et surtout difficilement compréhensible sur le plan politique.

Comment en effet peut-il y avoir violence sur la personne qui a reçu l’onction du suffrage universel dans une démocratie ? L’élu est le pivot du système représentatif, dont Benjamin Constant a montré dans un fameux discours sur la « Liberté des Anciens comparée à celle des Modernes » (1819) qu’il était historiquement le mieux à même de préserver nos libertés.

Élire, c’est choisir et investir une personne d’un pouvoir, certes limité et temporaire, mais réel et effectif, exercé au nom de l’intérêt général. Ce faisant, le statut d’élu, dans l’imaginaire culturel et symbolique, est nécessairement associé à un respect spécifique, qu’illustre notamment le port cérémoniel de l’écharpe, aux couleurs du drapeau. Les parlementaires jouissent d’une immunité, qui vaut pour les opinions et les votes exprimés dans le cadre de leur mandat, et n’est bien évidemment pas une protection pour les infractions qu’ils commettraient dans leur vie privée. Les mandats locaux ont été de plus en plus encadrés à la faveur de la décentralisation.

Légitimé par l’histoire, protégé par un statut, assisté par des collaborateurs, entretenu par des indemnités, l’élu devrait pouvoir exercer son mandat en toute tranquillité, au-delà des contestations et controverses qui animent la vie démocratique. Comment expliquer dès lors cette forme de désacralisation de l’élu ?

Dans un livre intitulé La Contre-démocratie Pierre Rosanvallon, historien et ancien professeur au Collège de France, s’intéresse à « la politique à l’âge de la défiance ». Nous serions entrés dans une démocratie de sanction, où le rejet se manifesterait plus visiblement et directement que l’adhésion à un projet.

C’est en effet un véritable changement de nature de l’élection auquel nous assistons selon Pierre Rosanvallon, puisqu’il ne serait plus désormais tant question de choisir que « de procéder à des éliminations », d’où le terme employé de « désélection » (II, 3. La politique négative). Analyser le système politique exige de prendre en considération les actes d’empêchement, dans la mesure où le corps civique se scinde en plusieurs groupes qui portent la contestation par des actions ciblées. En parallèle de l’apathie politique qui produit un « consentement par défaut », il y aurait à l’œuvre un « pouvoir d’empêchement » exercé par un « citoyen négatif », c’est-à-dire un citoyen qui s’oppose et dit non. La participation à la vie politique serait désormais devenue « essentiellement hostile », dominée par le désaveu et ses expressions diverses.

Le président du Sénat Gérard Larcher a contribué à la popularité d’une formule selon laquelle un bon élu local est « à portée d’engueulade » et doit en un sens le rester pour être au plus près des réalités. L’expression, très parlante, a même été reprise par le président de la République après la gifle qu’il a reçue en juin 2021 lors d’un déplacement dans la Drôme. Le chef de l’État appelait alors à distinguer l’expression d’une colère légitime, de la haine et de la violence qui n’ont pas leur place en démocratie.

Il existe bien un combat politique, comme le veut l’expression commune, mais trouve-t-il encore véritablement à s’exprimer ? La philosophe Chantal Mouffe considère que le triomphe d’une vision libérale excessivement et illusoirement consensuelle du politique se fait au détriment des oppositions parfois radicales qui devraient pouvoir s’exprimer en démocratie. Elle défend ainsi une vision « agonistique » du politique, terme issu du grec agôn qui renvoie au conflit et à la lutte.

Cela suppose de reconnaître une véritable légitimité à son adversaire. Dans une démocratie plurielle, reposant sur de véritables oppositions, l’opposant est à la fois combattu et reconnu, celui-ci « ne sera pas considéré comme un ennemi à abattre mais comme un adversaire dont l’existence est légitime et doit être tolérée. » A-t-on encore des ennemis ? Oui, répond la philosophe, qui propose de réserver le terme pour désigner ceux qui « mettent en question les bases mêmes de l’ordre démocratique », comme elle l’écrit dans La politique et ses enjeux (1994).

De l’adversaire à l’ennemi ?

Abattre l’ennemi (2021) est le titre, explicite, d’un ouvrage de l’avocat et pamphlétaire Juan Branco où il cible sans nuance :

« la caste représentative et intermédiante – journalistes, élus, intellectuels et autres « décideurs » et « commentateurs » – qui étouffe notre démocratie et ne conçoit pas que cette dernière puisse exister sans eux ».

Dans une vidéo diffusée sur sa chaîne YouTube, qui compte près de 100 000 abonnés, sous le titre « Prendre Paris », il imagine la conquête révolutionnaire de la capitale. Le choix des mots semble ici dépasser la vision précédemment exposée, pour entrer dans un véritable combat à mort avec un adversaire érigé en un ennemi absolu. Sans rejeter par ailleurs toute forme d’élection, l’auteur souhaite un plus grand contrôle des élus par le peuple, associé à la possibilité d’organiser des référendums d’initiative citoyenne.

En 2019, dans Crépuscule, il s’employait à dévoiler au grand jour les coulisses « sanglants » du pouvoir et plus précisément les ressorts de l’ascension des hommes politiques contemporains, qu’il assimile à de la corruption pure et simple.

Mélangeant faits, interprétations et aspects plus personnels, sans « témoignage sourcé », l’ouvrage a quoi qu’il en soit donné le ton d’un discours acerbe, radical et violent envers la grande majorité des représentants politiques actuels.

Comment redonner de la légitimité aux élus ? En mettant en place un contrôle renforcé de la délégation de pouvoir, par exemple la procédure de révocation en cours de mandat, portée par La France insoumise. On se souvient que Rousseau, au chapitre VII de ses Considérations sur le gouvernement de Pologne, plaidait déjà pour le mandat impératif, qui consiste à demander aux élus d’agir conformément à des instructions prédéfinies, comme remède au « mal terrible de la corruption ». Or, la Constitution de la Ve République rejette le mandat impératif (article 27) au profit du mandat représentatif.

Une autre piste de réflexion de fond est l’amélioration de la représentativité, comme le propose Pierre Rosanvallon dans Le Parlement des invisibles (2014). En intégrant les discours et vécus des citoyens les plus éloignés de la vie politique, il serait possible de dépasser le sentiment d’abandon et le rejet des élus qui s’y associe. L’idée d’introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives, afin d’offrir une meilleure représentation politique, est d’ailleurs fréquemment évoquée dans le débat public, mais toujours pas réalisée.

Dans L’ange et la bête. Mémoires provisoires (2021), le ministre de l’Économie et des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, décrit le mouvement des « gilets jaunes » comme une véritable « crise de régime », révélant « l’obsolescence de nos institutions », source de colère et de contestation. D’où l’idée d’entreprendre un travail de refondation de celles-ci, afin de répondre à ce nouveau malaise démocratique.

Quoi qu’il en soit, l’un des défis à venir de la démocratie française sera assurément de réfléchir aux conditions de la légitimité effective des élus, au-delà du vote même, afin de retrouver le chemin d’une démocratie animée mais apaisée.

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Par Jean-Baptiste Juillard, Professeur agrégé de philosophie, doctorant en philosophie et théorie politique, Sorbonne Université

L’auteur effectue sa thèse sous la direction de Pierre-Henri Tavoillot.

Marioupol et Boutcha : Violence avec la complicité du peuple russe

 Marioupol et Boutcha : Violence avec la complicité du peuple russe

Le politiste Andreï Kolesnikov, chroniqueur de l’hebdomadaire indépendant russe « The New Times » et expert de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, questionne, dans une tribune au « Monde », la culpabilité de la société face aux réalités sanglantes de l’« opération militaire spéciale » en Ukraine qu’elle préfère ignorer.

 

Tribune. 

 

« Laissez les autres crier leur désespoir,/ Leur colère, leur douleur, leur faim !,/ Le silence est plus profitable,/ Car le silence, c’est de l’or » (Valse des orpailleurs, 1963, d’Alexandre Galitch, poète et dramaturge russe).

La phrase de Theodor Adorno sur l’impossibilité d’écrire de la poésie après Auschwitz m’a toujours paru étrange : la poésie est précisément l’un des rares moyens d’exprimer des sentiments dont l’intensité est inconcevable. Quoi qu’il en soit, un épais volume de poèmes sur Babi Yar [ravin près de Kiev où furent exécutés plus de 30 000 juifs par les nazis les 29 et 30 septembre 1941] a été possible. Et ce sont généralement de très bons poèmes – en russe et en ukrainien. Mais qu’est-ce qui est possible maintenant après Marioupol ? Et après Boutcha ?

Après la Guernica basque, détruite par le bombardement de la légion Condor, Guernica de Picasso est devenu possible. Comme les propagandistes éhontés d’aujourd’hui, en 1937, les franquistes ont accusé les républicains d’avoir mis en scène l’incendie de la ville – ils se seraient bombardés eux-mêmes et auraient mis le feu. Dans la même veine, la direction soviétique a réussi à dissimuler la vérité sur Katyn [forêt où furent exécutés plusieurs milliers d’officiers polonais par le NKVD soviétique au printemps 1940] pendant des décennies.

On parlera désormais de Boutcha et de Marioupol pour très longtemps comme on parle d’Auschwitz et de Srebrenica [enclave de l’est de la Bosnie conquise par les forces serbes en juillet 1995 qui y exécutèrent 8 000 hommes] : ce sont des exemples de la brutalité gratuite. Avec son offensive en Ukraine, le régime de Poutine est désormais sur un pied d’égalité avec celui d’un Pol Pot.

La connaissance d’Auschwitz a dégrisé la société allemande d’après-guerre, qui ne voulait pas du tout en entendre parler pendant la guerre. La société russe a également refusé de savoir quoi que ce soit après le 24 février, se fermant au monde avec la lettre Z [le sigle arboré par les forces russes engagées dans l’“opération militaire spéciale” en Ukraine], comme une croix qui repousse un mauvais esprit. Et il n’est pas certain que la connaissance de ce qui s’est passé à Marioupol la dégrise et la fasse réfléchir à la paix avec repentance. Après Auschwitz et Babi Yar, des poèmes sont devenus possibles ; après Marioupol, les talk-shows sur les principales chaînes russes, distillant la haine contre le monde entier, continuent.

Telle est la tragédie nationale, justifiée à l’avance par l’idéologie poutinienne : il n’y aura personne ici pour se repentir pour Marioupol. Son historicisme, son idéologie tournée vers le passé, qui blanchit les pages les plus sombres, connaît les héros, mais pas les victimes. En conséquence, le culte de la victoire se transforme non pas en une leçon pour éviter la guerre, mais en un culte de la guerre. La leçon de l’histoire a été déformée, retournée, banalisée et transformée en une pièce d’agit-prop.

 

Société- Écrans : l’addiction des ados ( et autres) ….à la violence

Société- Écrans : l’addiction des ados ( et autres) ….à la violence

  • Par la Dr Nathalie Szapiro-Manoukian qui souligne une sorte d’addiction des ados à la violence des écrans. Les tueries de toutes sortes constituent le thème central de la plupart des films séries et jeux des enfants qui ont ensuite de la difficulté à distinguer le virtuel de la réalité. Des scènes de brutalité  invraisemblable où l’objectif quasi unique consiste à détruire et à tuer. Une brutalité de sauvages retournés à l’époque néandertalienne qui ensuite influence les relations sociales.Une brutalité démente évidemment sans aucun intérêt intellectuel et même sans intérêt du tout qui témoigne d’une dérive des valeurs voire des comportements par exemple des extrémistes politiques.
  •  
  • De nombreux facteurs peuvent conduire un adolescent à la violence: un milieu social valorisant la loi du plus fort, des proches maltraitants, un traumatisme, la prise de drogues… Il est désormais prouvé que l’augmentation des représentations de violence dans les médias, les films, les séries ou la téléréalité, y contribue également.
  • «Un large consensus se dégage au sein de la communauté scientifique pour reconnaître l’impact délétère, à court et long terme, des contenus médiatiques violents sur le développement et le comportement des adolescents, souligne Michel Desmurget, directeur de recherche Inserm au Centre de neurosciences cognitives à Lyon et auteur de La Fabrique du crétin digital (Seuil). L’existence de quelques études orphelines contradictoires ne saurait démentir cette réalité.»
  • À l’échelle d’une population, la surexposition à des images et des contenus véhiculant une certaine brutalité (bagarres, tueries, pornographie…) se traduit par une augmentation de l’agressivité comparativement…

Écrans : l’addiction des ados à la violence

  • Écrans : l’addiction des ados à la violence
  • Par la Dr Nathalie Szapiro-Manoukian qui souligne une sorte d’addiction des ados à la violence des écrans. Les tueries de toutes sortes constituent le thème central de la plupart des films séries et jeux des enfants qui ont ensuite de la difficulté à distinguer le virtuel de la réalité.D es scènes de violence invraisemblable où l’objectif quasi unique consiste à détruire et à tuer. Une brutalité de sauvages retournés à l’époque néandertalienne qui ensuite influence les relations sociales.Une brutalité démente évidemment sans aucun intérêt intellectuel et même sans intérêt du tout qui témoigne d’une dérive des valeurs voir des comportements.
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  • De nombreux facteurs peuvent conduire un adolescent à la violence: un milieu social valorisant la loi du plus fort, des proches maltraitants, un traumatisme, la prise de drogues… Il est désormais prouvé que l’augmentation des représentations de violence dans les médias, les films, les séries ou la téléréalité, y contribue également.
  • «Un large consensus se dégage au sein de la communauté scientifique pour reconnaître l’impact délétère, à court et long terme, des contenus médiatiques violents sur le développement et le comportement des adolescents, souligne Michel Desmurget, directeur de recherche Inserm au Centre de neurosciences cognitives à Lyon et auteur de La Fabrique du crétin digital (Seuil). L’existence de quelques études orphelines contradictoires ne saurait démentir cette réalité.»
  • À l’échelle d’une population, la surexposition à des images et des contenus véhiculant une certaine brutalité (bagarres, tueries, pornographie…) se traduit par une augmentation de l’agressivité comparativement…

Violence OL O.M. : Aulas mis en accusation par l’arbitre

Violence OL O.M. : Aulas mis en accusation par l’arbitre

Aulas, président de l’Olympique de Lyon s’est fait une spécialité de critiquer les arbitres. Cette fois il est mis en accusation suite aux violences intervenues lors du match entre Lyon et Marseille. Selon des extraits de ce rapport d’incidents rédigé par M. Ruddy Buquet, arbitre principal d’OL-OM, le patron du club lyonnais se serait prévalu de sa présence au Comité exécutif de la Fédération française de football pour faire planer l’idée de ne «pas en rester là» au sujet de la décision de l’arbitre, lui-même placé sous la tutelle de la FFF.

.La commission de discipline doit se réunir mercredi (18h00) pour évoquer les suites à donner à l’interruption du match à 0-0 et après seulement quatre minutes de jeu, provoquée par un jet de bouteille d’eau en plastique au visage du Marseillais Dimitri Payet.

Facebook : la médiocrité et la violence récompensées financièrement

Facebook : la médiocrité et la violence récompensées financièrement

 

 Plus de 9 milliards de profits au troisième trimestre ont récompensé les algorithmes qui tirent les contenus vers la nullité et la violence mais génèrent de plus en plus de fréquentation.

 

De juillet à septembre, Facebook a réalisé un chiffre d’affaires de 29 milliards de dollars, légèrement en dessous des attentes des investisseurs, qui escomptaient 500 millions de plus. Son titre prenait quand même près de 4 % lors des échanges électroniques d’après-Bourse.

Les deux réseaux (Facebook et Instagram) et messageries (WhatsApp et Messenger) sont désormais fréquentés par 2,8 milliards de personnes tous les jours (11 % de plus qu’il y a un an) et par 3,58 milliards d’utilisateurs au moins une fois par mois (+ 12 %).

D’après des chercheurs employés par la firme, des utilisateurs américains et indiens, aux vues politiques a priori modérées, sont surexposés à des contenus extrémistes ou conspirationnistes, en raison d’algorithmes cherchant à maximiser l’attention des consommateurs, moteur essentiel de la croissance du groupe.

France-Violences dans les stades de foot: Enfin la pénalisation ?

France-Violences dans les stades  de foot: Enfin la pénalisation ?

 

La violence dans les stades de football notamment à l’occasion des matchs professionnels a atteint un niveau inadmissible remarquédans le monde entier. En cause le laxisme des clubs vis-à-vis de leurs supporters et la paralysie des autorités sportives aussi bien de la ligue de football professionnel que de la fédération. Or les coupables peuvent être facilement repérés par les systèmes de caméras qui équipent les stades et par les chaînes de télévision.

Observons cependant que ce phénomène est plus global et qu’il affecte d’une façon générale les rassemblements dans le pays. Le signe d’un État particulièrement défaillant incapable de faire régner l’ordre et d’une justice très laxiste »Personne n’a vu arriver cette violence ». La ministre déléguée chargée des Sports Roxana Maracineanu s’est dite prête à prendre des mesures pour endiguer les violences de plus en plus nombreuses entre supporters en Ligue 1. Au micro de RTL ce vendredi 24 septembre, la ministre appelle « tout le monde à se mettre autour de la table » pour trouver des solutions.

Une déclaration finalement assez molle car la seule solution est une réponse pénale mettant en cause les individus coupables de violence et non la masse de supporters pacifiques.

 

Drogue Marseille : les raisons de la violence

Drogue Marseille : les raisons de la violence

 

Afin de comprendre les raisons de cette flambée de violence, franceinfo a interrogé Jean-Baptiste Perrier, directeur de l’Institut de sciences pénales et de criminologie à l’université Aix-Marseille. Le criminologue déplore l’inefficacité d’une politique centrée sur les sanctions et souligne l’importance de recruter des magistrats dans la ville.

 

franceinfo : Peut-on parler d’une recrudescence des crimes liés au trafic de drogue à Marseille ? 

Jean-Baptiste Perrier : Oui, depuis la mi-juin, on observe clairement une augmentation rapide du nombre de morts liées aux règlements de comptes. La police judiciaire en a dénombré quinze depuis le début d’année. Ce nombre est déjà plus important que ceux enregistrés chaque année au cours de la dernière décennie.

Entre 2010 et 2020, nous observions une baisse progressive du nombre de ces décès. Pendant cette période, près d’une dizaine de personnes avaient été tuées dans ces circonstances, tandis que dans la décennie précédente, nous en comptions plutôt une vingtaine par an.

« Souvent, les crimes sont commis par cycle. Ainsi, les faits sont rapprochés dans le temps, bien qu’il ne soit pas évident d’établir un lien entre eux. »

 

Comment expliquer cette brusque augmentation des décès liés au trafic de drogue ?

Il est très difficile de l’expliquer. Plusieurs causes peuvent entrer en compte. D’abord, certains groupes rivaux peuvent s’affronter pour un territoire, d’autant que des opérations des forces de l’ordre ont été initiées ces derniers mois pour démanteler des points de deal. Ainsi, une guerre entre plusieurs groupes peut être à l’œuvre pour récupérer les territoires perdus pendant ces opérations.

Mais les faits divers ne sont qu’une loupe sur la réalité de la professionnalisation du trafic de drogue durant la décennie écoulée à Marseille et ailleurs. Lorsque les trafics sont plus importants, on observe que les personnes qui y participent sont de plus en plus armées.

« Les organisations illégales sont mieux structurées et brassent ainsi plus d’argent, ce qui permet au réseau de grandir. »

 

Autre signe caractéristique : il y a un rajeunissement des trafiquants et on peut noter que les plus jeunes sont plus enclins à commettre des faits violents. Sur les dix dernières années, il n’est plus rare de voir des mineurs impliqués dans les trafics de stupéfiants. On a des participants entre 15 et 20 ans, et ils ont des rôles de plus en plus importants. Un jeune majeur peut se retrouver à la tête d’un réseau.

Le maire de Marseille, Benoît Payan, propose la mise en place d’un « parquet spécial pour lutter contre le trafic de drogue ». Est-ce une bonne solution ?

A Marseille, il existe déjà un parquet dédié à la lutte contre les crimes : une juridiction interrégionale spécialisée (JIRS). Son but n’est pas de lutter spécifiquement contre le trafic de drogue, mais la moitié de son activité est tout de même liée au trafic de stupéfiants, en raison de la typologie des crimes commis dans la ville.

« Ce n’est pas tellement la création d’un lieu encore plus spécialisé qui permettrait de résoudre le problème, mais plutôt des moyens supplémentaires alloués à la justice. »

 

Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a assuré mardi qu’il répondrait favorablement aux demandes de magistrats supplémentaires à Marseille. La ville en a besoin, mais on sait que ces recrutements prennent du temps. Un renforcement des recrutements avait déjà été annoncé par le ministère de la Justice, mais c’est trompeur, car ce sont surtout des contractuels qui ont été recrutés. Il y a parmi eux des assistants juridiques et des délégués du procureur qui peuvent accompagner les magistrats, mais qui ne peuvent pas prendre de décisions.

Gérald Darmanin avait aussi annoncé en février le renfort de 300 policiers dans le département. Est-ce la stratégie à adopter pour combattre ce type de criminalité ?

Près de 100 policiers seront recrutés à Marseille d’ici la fin de l’année. C’est bien, mais en réalité sur le terrain l’effet ne sera que très peu perceptible et ne suffira pas à enrayer la criminalité. Il y a aussi la question de la concentration de ces moyens.

« Les autorités dépensent plus d’argent pour lutter contre l’usage des stupéfiants que contre le trafic de stupéfiants. »

 

La France a le système le plus répressif d’Europe. Pourtant, cela ne freine pas la consommation de stupéfiants. On sait que la culpabilisation du consommateur n’a jamais fonctionné. Dans ce contexte, la dépénalisation du cannabis peut être la solution pour ne plus pénaliser les consommateurs et concentrer ses moyens sur la lutte contre les trafics. Mais cette solution est rejetée par le ministre de l’Intérieur.

Enfin, il faut aussi prendre des mesures préventives, sociales et économiques pour éviter que les jeunes rejoignent les organisations criminelles. Il faut se demander comment lutter contre la misère sociale qui existe dans certains quartiers populaires, où une pression sociale pour rejoindre le trafic de drogue peut exister.

Violence : une spirale inévitable ?

Violence : une spirale inévitable ?

Pierre-Marie Sève , délégué général de l’Institut pour la Justice (IPJ), une association de citoyens mobilisés au côté des victimes s’inquiète de la spirale de la violence en France. Une spirale inévitable faute de mesures rapides et significatives. (Chronique dans le Figaro)

 

 

Ce vendredi, dans la grande banlieue de Nantes, Ndiaga Dieye, musulman rigoriste de 40 ans et récemment sorti de prison, a attaqué une policière au couteau. Après l’avoir blessée gravement, il a ouvert le feu sur des gendarmes. Ces derniers, dont deux ont été touchés, ont riposté et ont abattu Ndiaga Dieye.

Après cette énième attaque au couteau, le sentiment qui domine est une tragique lassitude. Comme un air de déjà-vu : encore une fois, des policiers sont attaqués, encore une fois l’agresseur est un radicalisé, encore une fois la Justice n’a pas fait son travail et encore une fois nous nous posons collectivement les mêmes questions.

Si la lassitude domine, c’est que chacun ressent, impuissant, à quel point la paix et la tranquillité disparaissent. En effet, n’en déplaise au ministre de la Justice, nul besoin ni de statistiques ni d’équations différentielles pour comprendre que la France s’enfonce à vitesse grand V dans une spirale de violence.

Ces fameuses statistiques par ailleurs l’attestent : les violences augmentent dans les villes, dans les banlieues, et dans les zones rurales et ce depuis des années. Pour seul exemple, les coups et blessures volontaires sont en hausse sans interruption depuis au moins 2008 et sur tout le territoire.

Malheureusement, les effets collectifs de cet ensauvagement commencent à se faire sentir. Les agressions devenant quotidiennes et pour des motifs futiles, c’est une tension sourde qui s’installe déjà entre citoyens Français. Vous conviendrez qu’il est inutile d’épiloguer sur la gravité que cette tension peut avoir sur la cohésion nationale…

Il faut donc se ressaisir pour ne pas laisser partir le navire à la dérive.

D’abord parce que cette violence n’est absolument pas normale. Il suffit d’avoir vécu à l’étranger pour se rendre compte qu’aucun pays occidental n’a autant de tension dans ses rues que la France. Ceux qui ont vécu les années 1970 le savent également, personne ne poignardait des policiers à cette époque, aucun radicalisé ne tuait de mère de famille comme c’est arrivé dans la cathédrale de Nice. À cette époque, on prenait le bus sans baisser les yeux devant les passagers un peu agités et on laissait ses enfants jouer dehors sans hésitation.

Alors oui, contrairement à ce que maintiennent les « dénis oui-ouistes », cette violence est nouvelle et nous n’avons pas à nous y résoudre.

Mais il faut également se ressaisir parce que le temps presse. La Justice n’est pas engorgée que depuis l’année dernière. Ce sont plutôt 40 années de démission des gouvernements qu’il faudra rattraper. Le navire coule et plus nous attendrons avant de boucher les trous, plus il sera difficile de sauver l’équipage.

Pour sortir de cette spirale, ce ne sont pas des mesurettes dont la France a besoin, mais un traitement de choc. Parmi les mesures de ce traitement de choc : construire 40 000 places de prison, modifier la Constitution pour rétablir les peines planchers, sortir de la Convention européenne des Droits de l’Homme et naturellement mener une politique de l’immigration enfin musclée avec notamment expulsion des criminels étrangers.

Les obstacles auxquels nous faisons face sont déjà importants, et ils risquent de s’alourdir si nous n’agissons pas maintenant.

Toutefois, l’espoir est loin d’être épuisé et le passé le prouve.

En cette année Napoléon, rappelons-nous à quel point l’Empereur des Français a été prompt à réformer en profondeur un pays en plein marasme. Rappelons-nous aussi que peu de pays au monde que la France offrent au Président de la République autant d’outils pour mener les réformes qu’il souhaite, s’il les souhaite.

Mais si rien n’est fait, la France s’enfoncera dans une spirale de violence qui sera jour après jour plus difficile à arrêter. À moins que nous ne soyons déjà dedans.

Violence et société : la médiation locale comme solution ?

Violence et société : la médiation locale comme solution ? 

L’extension de l’obligation de médiation préalable à tous les troubles de voisinage et la création d’un conseil national, proposées dans le projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, permettra une meilleure résolution des litiges, expliquent dans le Monde les députés Frédéric Petit (MoDem) et Laurianne Rossi (LRM).Une solution qui toutefois ne paraît pas forcément très adaptée à certaines violences de quartiers sensibles (NDLR)

 

Le texte propose deux avancées majeures qui font l’objet d’un large consensus : d’une part, l’extension de l’obligation de médiation préalable à tous les troubles de voisinage, ces litiges du quotidien que la médiation peut résoudre plus vite et plus efficacement ; d’autre part, la mise en place d’un conseil national de la médiation, véritable interface entre les praticiens et les pouvoirs publics, voire entre les praticiens et la société française.

Depuis le début de notre mandat de députés, nous avons accompagné le travail de réflexion mené par une grande partie des organisations de médiateurs afin de mieux prendre en compte la médiation dans la justice du quotidien et soulager l’institution judiciaire de nombreux litiges, familiaux, sociaux (prud’hommes) ou relevant du contentieux de proximité, qui pourraient être résolus plus rapidement grâce à ce mode de règlement des conflits.

« La médiation, moins coûteuse qu’une procédure judiciaire classique, contribuera assurément à désengorger les tribunaux »

Depuis la première loi de 1995 sur la médiation et la transposition en droit français de la directive européenne de 2008, du chemin a été parcouru grâce au travail des praticiens de la médiation sans pour autant lever les derniers blocages au développement de cette pratique en France. Or, dans une société de plus en plus violente et sujette à des crispations, la médiation est un moyen de sortir des conflits par le haut en dépassant les émotions contradictoires, en partant d’intérêts personnels divergents pour rechercher les intérêts communs, même enfouis.

Le principe de la médiation est de permettre une solution entre pairs, qui s’y engagent volontairement, avec l’aide d’un tiers neutre, indépendant et en toute confidentialité. Choisi librement par les deux parties, le médiateur, formé et expérimenté, crée les conditions de ce travail commun qui permettra aux parties en conflit d’aboutir à un accord. Contrairement aux jugements rendus par les tribunaux, les accords de médiation sont logiquement appliqués à plus de 90 %.

Palestine : montée de la violence

Palestine : montée de la violence

 

Au moins 72 personnes ont été tuées à Gaza depuis l’escalade des violences lundi, selon le ministère de la Santé du territoire. Sept personnes ont été tuées en Israël, selon des sources hospitalières. Tsahal a commencé à masser des milliers de soldats à proximité de la clôture de sécurité qui sépare la bande de Gaza du territoire israélien, laissant entrevoir une intervention terrestre comme ce fut le cas en 2014 et en 2008-2009.

Les puissances mondiales ont appelé à la désescalade du conflit, le plus vif depuis celui de 2014, et Washington a prévu d’envoyer un émissaire américain en Israël. « Mon attente et mon espoir, c’est que cela se terminera assez rapidement, mais Israël a le droit de se défendre », a déclaré Joe Biden mercredi après s’être entretenu avec Benjamin Netanyahu. Le président américain n’a pas expliqué les raisons de son optimisme.

Cet espoir se heurte toutefois aux déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu qui s’accroche au pouvoir et a promis de continuer à frapper Gaza pour ébranler les capacités d’action du Hamas, qui a perdu mercredi le commandant en chef de son aile militaire, tué dans un bombardement israélien. Le mouvement palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, demeure lui aussi dans une posture martiale, comme en témoigne les propos de son dirigeant, Ismaël Haniyeh, qui évoque une confrontation « sans limitation de temps ».

 

 

La violence augmente dans la société (Macron)

La violence augmente dans la société (Macron)

 

Visiblement relativement désarmé par les événements tragiques de ces derniers jours notamment le meurtre d’un policier par un trafiquant de drogue, le chef de l’État s’est borné jusque-là à constater la situation. Certes la compassion, un constat mais cela ne constitue pas une réponse politique notamment pénale.

«C’est la nation tout entière qui est aux côtés de la famille de notre policier et je veux ici leur apporter notre affection, notre soutien, et apporter aussi notre soutien sans faille à toutes nos forces de sécurité intérieure, a déclaré le chef de l’État. C’est une réalité de dire qu’il y a de la violence dans notre société et qu’elle enfle. Et que le rôle chaque jour de nos policiers est rendu plus difficile par cette violence».

Le fait que le président ne se soit pas exprimé officiellement sur ce décès avait été souligné par les syndicats de policiers. La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, avait de son côté dépeint Emmanuel Macron en «président qui n’a eu de cesse que de se complaire dans une forme de laxisme, de désordre, dont l’ensemble des Français sont victimes». Elle a également estimé que «l’immigration était à l’origine du drame».

 

Appel contre le harcèlement et la violence scolaire

Appel contre le harcèlement et la violence scolaire

 

Un appel des parlementaires d’agir La mort d’une collégienne à Argenteuil met en lumière le problème du harcèlement scolaire.

Une adolescente de 14 ans est morte noyée à Argenteuil (Val-d’Oise) lundi, après avoir été rouée de coups par deux camarades. Elle était victime depuis plusieurs semaines de harcèlement scolaire.

Qu’elles fassent l’actualité, comme la tragédie ayant eu lieu ce lundi à Argenteuil, ou, comme l’immense majorité des cas, qu’elles restent en dehors des radars médiatiques, les situations de harcèlement scolaire illustrent une réalité violente et intolérable dont sont victimes quotidiennement de trop nombreux jeunes garçons et jeunes filles.

Le harcèlement scolaire est aujourd’hui un fléau qui détruit de nombreux jeunes. Mais les cas sont peu recensés et documentés, ce qui amène à en sous-estimer l’ampleur comme les risques. Ces propos, comportements agressifs répétés ou violences touchent les jeunes à un moment clé de leur construction, où nous, adultes, avons le devoir collectif de les protéger, en faisant barrage strict à ces violences.

Mais force est de constater que malgré les outils mis en place, le harcèlement scolaire est toujours trop présent dans les établissements, dès l’école élémentaire, parfois même dès la maternelle. Il engendre des traumatismes durables et des jeunesses abîmées. Ces situations doivent pouvoir être évitées, nous en avons la conviction.

Le premier enjeu est indéniablement celui de la libération de la parole. Aujourd’hui, cette libération peine à avoir lieu dans le milieu scolaire où l’enfant reste entouré de ceux qui l’ont harcelé, ou de ceux qui ont été témoins de la situation sans l’assister. Chez lui, en présence de ses proches, la honte ou la peur d’inquiéter ses parents le conduisent souvent au maintien dans le silence. Enfin, sur internet et les réseaux sociaux, la victime ne dispose pas d’espace adapté à ses codes. Les dispositifs existants (numéro vert 3020, site internet gouvernemental « Non au harcèlement ») n’ont pas fait l’objet d’une appropriation suffisante par les jeunes, parfois même des enfants, et restent souvent utilisés par les seuls adultes.

Nous devons créer l’espace de libération de la parole permettant de décupler la détection des cas de harcèlement et ce dès les prémices de ces cycles destructeurs pour nos enfants. Pour sortir les jeunes de la spirale du silence, c’est notre responsabilité de nous mettre à leur niveau et d’adapter les moyens de communication que nous leur proposons. Interaction directe, écrite, à toute heure, possibilité d’anonymisation sont autant de prérequis pour mettre à l’aise les victimes et les amener à s’exprimer.

Nous proposons ainsi la création d’une plateforme dotée d’un réseau social permettant à toutes les parties prenantes d’interagir en ligne (y compris entre victimes), en conservant si elles le souhaitent l’anonymat que leur donne internet. Cette plateforme offrirait par ailleurs une assistance par tchat, accessible 24H/24, sur le modèle de de ce que propose netecoute.fr sur les usages numériques. Elle proposerait également un centre de ressources à destination de tous les publics concernés (élèves, parents, personnels éducatifs) avec une diversité de contenus et de formats adaptés aux jeunes (vidéos, MOOCs, live tchats…).

«Les actions de prévention doivent devenir obligatoires dans leur mise en œuvre, avec des objectifs quantitatifs fixés aux établissements»

Il nous faut aussi renforcer la prévention, la détection des cas et leur suivi au sein des établissements. Ne fermons plus les yeux sur les violences répétées, ne minimisons pas ces événements, créons le filet de sécurité qui manque au sein des établissements.

Aujourd’hui, un plan de prévention existe. Il est relayé par un référent harcèlement scolaire positionné au niveau académique. Mais il demeure des disparités dans l’application de ce plan d’un établissement à l’autre. C’est pourquoi, les actions de prévention doivent devenir obligatoires dans leur mise en œuvre, avec des objectifs quantitatifs fixés aux établissements. Les jeunes doivent pouvoir être protégés partout et de manière équitable.

Pour renforcer cette protection, nous proposons de nommer un référent spécial harcèlement scolaire au sein de chaque établissement, au plus près des élèves. Son rôle sera de collecter les signalements, anonymes ou non, des témoins et victimes et de mettre en place un dispositif de vigilance accrue des personnels éducatifs dès lors qu’un élève est suspecté d’être en danger. La qualification des faits ne viendrait désormais plus seulement de la victime, mais de l’institution scolaire, avec en cas de dépôt de plainte un ensemble de preuves disponibles pour être versées au dossier.

Décrochage scolaire. Enfin, il nous faut indéniablement renforcer le suivi dans la durée des situations de harcèlement, qui souvent se traduisent par un simple changement d’établissement de la victime, condamnée au déracinement alors même que ses harceleurs poursuivent leur scolarité. La victime doit être considérée comme particulièrement à risque de souffrir de marques psychologiques dans le temps. Quant à l’auteur des faits, il s’agit de prévenir la récidive, mais aussi le décrochage scolaire et la rupture avec les institutions. Ce doit aussi être le rôle du référent spécial.

Contre le harcèlement scolaire, nous ne devons jamais renoncer ni fermer les yeux. Par des mesures simples et concrètes, nous devons pouvoir prévenir les situations, les détecter rapidement si elles surviennent, et les faire cesser, tout en assurant une protection durable aux jeunes concernés. Il va de notre responsabilité collective d’assurer un environnement sécurisé et sécurisant pour que nos jeunes puissent se développer en toute sérénité. Ensemble, agissons contre le harcèlement scolaire.

Colette Mélot est sénatrice de Seine-et-Marne, Timothé Nadim, délégué Jeunes Isère, Olivier Becht, député du Haut-Rhin, Yvon Berland, chef de file pour les élections régionales Paca, Lucile Bernard, déléguée régionale Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Bignon, ancien sénateur de la Somme, Pierre-Yves Bournazel, député de Paris, Emmanuel Capus, sénateur de Maine-et-Loire, Amadys Castanier, chef de file pour les élections régionales Centre Val de Loire, Alain Chrétien, maire de Vesoul, Christophe Euzet, député de l’Hérault, Caroline Fel, adjointe à l’éducation à Angers, Agnès Firmin Le Bodo, députée de Seine-Maritime, Xavier Fournier, membre du comité national d’action, Thomas Gassilloud, député du Rhône, Antoine Herth, député du Bas-Rhin, Dimitri Houbron, député du Nord, Fabienne Keller, députée européenne, Laure de La Raudière, membre du comité national d’action, Vincent Ledoux, député du Nord, Patricia Lemoine, députée de Seine-et-Marne, Lise Magnier, députée de la Marne, Claude Malhuret, sénateur de l’Allier, Philippe Mathot, ancien député des Ardennes, Julien Miro, membre du comité national d’action, François Moreau, chef de file pour les élections régionales Nouvelle Aquitaine, Valérie Petit, députée du Nord, Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau, Louis Vogel, maire de Melun, et Tokia Saïfi, ancienne ministre.

Société- Jeunes et violence : le retour de la barbarie comme mode de régulation des rapports sociaux

Société- Jeunes et  violence : le retour de  la barbarie comme mode de régulation des rapports sociaux

 

 

 

Il est évident que le phénomène de la barbarie chez certains jeunes pris isolément ou organisés en bandes découle de plusieurs facteurs explicatifs. De ce point de vue, on notera que les sociologues engagés de l’extrême gauche sont peu enclins à travailler sur la problématique. Pas étonnant il y a aussi ce lien avec l’islamo gauchisme et la culture qu’il véhicule.

L’État porte évidemment une responsabilité du fait qu’il a abandonné depuis longtemps le terrain de l’autorité aussi bien dans l’espace public qu’à l’école ou ailleurs. Une autre responsabilité incombe évidemment aux familles où l’enfant devient roi ou bien complètement imperméable à toute contrainte familiale.

En plein abandon , certains jeunes nourris de vidéos sanguinaires font confondre le virtuel et la réalité, ils sont aussi influencées par les règles criminelles des réseaux de drogue et sont en recherche de réassurance identitaire. Il la trouve dans la bande et l’affrontement avec un groupement rival constitue le moyen de renforcer l’adhésion à la solidarité du groupe. Les affrontements se font souvent sur fond de concurrence de réseaux  de drogue mais pas toujours.

Il faut aussi reconnaître que la plupart des profils assez primaires et assez manichéens engagés dans des guerres pouvant même être de nature criminelle à la moindre occasion conflictuelle.

La véritable crise prend son origine dans l’abandon total de l’autorité par l’État, par les familles, par l’école et par la communauté citoyenne.

On ne résoudra pas cette question de manière simpliste car elle s’inscrit dans une crise de société plus générale où  l’intermédiation porteuse  des valeurs est elle-même en phase d’affaiblissement voire de disparition.

Une situation qui découle d’une société qui se replie sur l’individualisme et qui perd ses repères communs de vie sociétale et de responsabilité collective.  Et les crimes d’enfants entre eux sont une preuve supplémentaire de cette  décomposition sociétale.

Société- Jeunes et violence : la barbarie comme mode de régulation des rapports sociaux

Société- Jeunes et  violence : la barbarie comme mode de régulation des rapports sociaux

 

 

 

Il est évident que le phénomène de la barbarie chez certains jeunes pris isolément ou organisés en bandes découle de plusieurs facteurs explicatifs. De ce point de vue, on notera que les sociologues engagés de l’extrême gauche sont peu enclins à travailler sur la problématique. Pas étonnant il y a aussi ce lien avec l’islamo gauchisme et la culture qu’il véhicule.

L’État porte évidemment une responsabilité du fait qu’il a abandonné depuis longtemps le terrain de l’autorité aussi bien dans l’espace public qu’à l’école ou ailleurs. Une autre responsabilité incombe évidemment aux familles où l’enfant devient roi ou bien complètement imperméable à toute contrainte familiale.

En plein abandon , certains jeunes nourris de vidéos sanguinaires font confondre le virtuel et la réalité, ils sont aussi influencées par les règles criminelles des réseaux de drogue et sont en recherche de réassurance identitaire. Il la trouve dans la bande et l’affrontement avec un groupement rival constitue le moyen de renforcer l’adhésion à la solidarité du groupe. Les affrontements se font souvent sur fond de concurrence de réseaux  de drogue mais pas toujours.

Il faut aussi reconnaître que la plupart des profils assez primaires et assez manichéens engagés dans des guerres pouvant même être de nature criminelle à la moindre occasion conflictuelle.

La véritable crise prend son origine dans l’abandon total de l’autorité par l’État, par les familles, par l’école et par la communauté citoyenne.

On ne résoudra pas cette question de manière simpliste car elle s’inscrit dans une crise de société plus générale où  l’intermédiation porteuse  des valeurs est elle-même en phase d’affaiblissement voire de disparition.

Une situation qui découle d’une société qui se replie sur l’individualisme et qui perd ses repères communs de vie sociétale et de responsabilité collective.  Et les crimes d’enfants entre eux sont une preuve supplémentaire de cette  décomposition sociétale.

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