Archive pour le Tag 'Ecoles'

“Ecoles du futur. ».. ou du présent ?

“Ecoles du futur. ».. ou du présent ? 

 

Comme toujours avec Macron pour masquer les échecs du présent on pratique la fuite en avant vers le futur. Si récemment le président de république a mis en valeur cette « école du futur » lors d’une visite à Marseille. Le problème c’est qu’on ferait sans doute mieux de se préoccuper de l’école actuelle, celle du présent.

 

« À l’école, quand on apprend les temps, on commence par le présent, et pas le futur. Ce dont on voudrait parler, nous directeurs ou organisations syndicales, c’est bien de l’école du présent et de toutes les problématiques actuelles », a réagi  sur franceinfo Olivier Flipo, directeur d’école primaire à Cergy et délégué du SE-Unsa du Val-d’Oise, alors qu’Emmanuel Macron a annoncé jeudi à Marseille vouloir généraliser à tout le territoire « l’école du futur », expérimentation pédagogique menée dans la cité phocéenne depuis septembre 2021.

Pour Olivier Flipo, l’urgence dans les écoles est le remplacement des professeurs absents et donc le recrutement. Dans le Val-d’Oise actuellement, « la situation est très compliquée », explique le représentant du SE-Unsa. « Récemment sur une journée, il y avait 200 classes sans enseignants, parce qu’actuellement il n’y a pas de remplaçants », les enseignants remplaçants habituels étant « déjà utilisés ». Olivier Flipo dénonce le manque  »d’anticipation sur le recrutement ». Il pointe « une situation de catastrophe qui fait que tout à coup on organise un job dating pour recruter des gens. On est en train de créer l’école du futur avec ces contractuels ». Le souci des directeurs d’écoles est « de gérer la pénurie », souligne l’enseignant.

Ces appels à candidature organisés dans certaines académies pour trouver « des futurs contractuels pour occuper ces postes, c’est bien car on ne peut pas être contre cet aspect d’avoir du personnel supplémentaire », nuance Olivier Flipo. Mais il juge que  »là où le bât blesse, c’est la formation » de ces volontaires « et combien de gens vont réellement se présenter ». Certains sont « très intéressants pour certains », mais souvent « il y a des gens qui sont complètement à côté de la plaque et n’ont aucune imagination de ce que cela peut représenter ».

Revenant sur l’expérimentation de « l’école du futur » menée à Marseille, le délégué du SE-Unsa du Val-d’Oise rappelle que ce sont « 59 écoles volontaires qui avaient déjà un projet ». Selon lui, le gouvernement n’a « rien fait de nouveau ou inventé ». Cette expérimentation ne pose donc « pas de difficultés particulières ». Il précise que les commissions de recrutement qui sont en place sont composées « de deux inspecteurs, du directeur de l’école et d’un adjoint ». Cette commission émet ensuite « un avis favorable ou défavorable » sur les candidats. Selon lui, « dans les faits, sur les 59 écoles, tous les avis ont été favorables ». Olivier Flipo attend maintenant surtout qu’il y ait une évaluation su système : « On en fait un bilan et on ne généralise pas dès que l’expérimentation a à peine commencé. »

Les enquêtes Pisa menées depuis une vingtaine d’années sur des collégiens de 15 ans montrent en effet une baisse régulière des résultats de nos élèves, surtout ceux issus de milieux défavorisés, ce qui fait de notre système scolaire l’un des moins efficaces et des plus inégalitaires des pays de l’OCDE. Surtout : 20% des élèves entrent au collège sans maîtriser la lecture, l’écriture et le calcul, et 60 % des étudiants ne parviendront pas à obtenir leur licence en trois ans. Ce sombre tableau doit alarmer : notre école fabrique une jeunesse privée de chances, et la mobilité sociale est sérieusement enrayée.

 

 

Ecoles en Afghanistan:Les filles exclues !

Ecoles en Afghanistan:Les filles exclues ! 

Retour au Moyen Âge confirmé un Afghanistan avec la décision récente d’exclure les filles de l’école. Depuis le revirement des talibans afghans sur le droit des filles de plus de 12 ans d’accéder à l’école, on y voit plus clair sur la nature de leur régime. Cette décision a scellé la victoire des partisans d’une ligne dure au détriment de ceux favorables à des compromis avec la communauté internationale en matière de tolérance et d’intégration, notamment vis-à-vis des femmes. Pour la première fois depuis le retour au pouvoir des talibans, mi-août, cette volte-face laisse voir l’expression de désaccords au sein du mouvement taliban.

Le 23 mars, quelques heures après la réouverture des collèges et des lycées aux filles, ces dernières étaient priées de rentrer chez elles. Un virage brutal qui a suscité l’indignation internationale et conduit les Etats-Unis à cesser toute discussion avec les islamistes. Depuis, le durcissement du régime n’a cessé de se confirmer, infirmant l’engagement de ses dirigeants à ne pas reproduire les règles moyenâgeuses en vigueur lors de leur premier passage au pouvoir entre 1996 et 2001.

 

Dès le 27 mars, cette politique de mise sous tutelle des femmes s’est poursuivie avec l’annonce par le ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice de la séparation des femmes et des hommes dans les parcs publics de Kaboul, en instaurant des jours de visites pour chaque sexe. Le 28 mars, les compagnies aériennes afghanes recevaient un courrier du même ministère les obligeant à refuser d’embarquer des femmes si elles ne sont pas accompagnées d’un homme de leur famille. Depuis, elles ont confirmé ne plus délivrer de billets à celles souhaitant voyager seules.

Le gouvernement a ordonné, le 21 avril, le blocage de la plate-forme TikTok et du jeu vidéo PlayerUnknown’s Battlegrounds, accusés de dévoyer la jeunesse. « La jeune génération s’égare », a expliqué le pouvoir, qui a confié au ministère des télécommunications le soin de veiller, par ailleurs, à ce que les chaînes de télévision ne diffusent plus de « contenus immoraux ». La musique et les séries télévisées étrangères ou incluant des femmes ont également été prohibées, de même que les programmes de la télévision britannique, la BBC, sur des médias locaux.

Selon un cadre de l’ONU en Afghanistan s’exprimant sous condition d’anonymat, le choix de cette ligne ultrarigoriste a été fait, à Kandahar, fief historique taliban, par le chef suprême du mouvement, le mollah Haibatullah Akhundzada, sommé de choisir entre les différentes lignes politiques discutées depuis la mi-février. D’après le fonctionnaire international, « le ministère de l’éducation, celui des affaires étrangères, dirigé par Amir Khan Muttaqi, et le vice-premier ministre Abdul Ghani Baradar – ceux en contact avec l’étranger – pensaient, jusqu’au dernier moment, faire entériner le retour des filles à l’école, mais Akhundzada a pris le parti des durs, des militaires et des conservateurs ».

Covid-19 écoles : plus de 14 000 classes fermées, record

Covid-19 écoles : plus de 14 000 classes fermées, record

Le virus continu de circuler massivement dans les écoles. Près de 15 000 places fermées, soit près de 3% des classes. Selon un communiqué du ministère de l’Éducation nationale publié vendredi 14 janvier, 14 380 classes sont fermées, contre 9 202 la semaine dernière, en raison du nombre de cas très important d’élèves positifs au Covid-19, et face à l’explosion d’Omicron, à l’absence d’enseignants ou de personnels.

En tout, cela représente 331 715 élèves qui ont été testés positifs, un chiffre qui se base uniquement sur les déclarations volontaires des intéressés et est probablement très sous-estimé. Du côté du personnel de l’Education nationale, plus de 25 500 personnes ont également signalé une infection au Covid-19.

À l’échelle du pays, au moins 226 établissements scolaires sont totalement fermés sur 59 650, ce qui représente 0,38% des structures scolaires publiques et privées sous contrat.

Classement des Écoles de commerce

Classement des Écoles de commerce

Le classement des écoles de commerce du Figaro est un palmarès de référence qui hiérarchise les écoles de commerce visées délivrant le grade de master. Ce palmarès des business schools a pour vocation de permettre aux étudiants de se repérer plus facilement dans les formations existantes dans le domaine du management. Pour élaborer ce classement, Le Figaro prend en compte plusieurs indicateurs comme la qualité de la recherche, le nombre de professeurs, le rayonnement international, l’insertion professionnelle, et les classements internationaux. Aujourd’hui, la majorité des grandes écoles de commerce recrutent leurs étudiants après deux ans de classe préparatoire : prépa ECE (option économique), ECS (option scientifique) ou ECT (option technologique).
Le classement des prépas commerciales permet de choisir le lycée le plus adapté. Mais plus de la moitié des effectifs sont admis via les admissions parallèles.

 

  • À noter le coût non négligeable de ces études qui représentent de 10 à 20 000 € pour la première année.

 

 

Rang École Accréditations et labels Concours principal Coût 1ère année
#1 HEC

Jouy-en-Josas

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 17 442 €
#2 Essec

Cergy-Pontoise

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 17 768 €
#3 ESCP

Paris

Equis, AACSB BCE 16 892 €
#4 Edhec

Lille, Nice, Paris

Equis, AACSB BCE 16 152 €
#5 EM Lyon

Lyon

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 15 992 €
#6 Skema

Lille, Sophia Antipolis, Paris

Equis, AACSB BCE 15 092 €
#7 Neoma

Reims, Rouen

Equis, AACSB, AMBA-MBM Ecricome 13 592 €
#8 Grenoble EM

Grenoble

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 14 372 €
#9 Iéseg

Lille, Paris-La Défense

Equis, AACSB, AMBA-MBM Accès 11 792 €
#9 Kedge

Bordeaux, Marseille

Equis, AACSB, AMBA-MBM Ecricome 13 192 €
#11 Audencia

Nantes

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 14 842 €
#11 Montpellier BS

Montpellier

Equis, AACSB, AMBA-MBM Ecricome 12 592 €
#13 TBS Education

Toulouse, Paris

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 13 292 €
#14 Rennes SB

Rennes

Equis, AACSB Ecricome 13 494 €
#15 ICN

Nancy, Paris

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 12 392 €
#16 EM Strasbourg

Strasbourg

AACSB, EFMD accr., AMBA-MBM Ecricome 8 692 €
#16 Essca

Angers, Paris, Aix-en-Provence, Bordeaux, Lyon

Equis, AACSB, AMBA-MBM Accès 12 097 €
#16 Excelia (ex La Rochelle BS)

La Rochelle, Tours

Equis, AACSB, EFMD accr., AMBA-MBM BCE 11 842 €
#19 EMLV

Paris-La Défense

EFMD accr. Sesame 9 892 €
#20 Burgundy SB

Dijon, Lyon

Equis, AACSB BCE 11 592 €
#21 EM Normandie

Caen, Le Havre, Paris

Equis, AACSB Sesame, BCE 11 092 €
#21 Institut Mines-Télécom BS

Evry

AACSB, AMBA-MBM BCE 7 842 €
#23 ISC

Paris, Orléans

AACSB, EFMD accr., AMBA-MBM BCE 11 392 €
#24 Ipag

Paris, Nice

EFMD accr. Sesame 9 992 €
#25 Paris School of Business

Paris

AACSB, EFMD accr., AMBA-MBM Sesame 10 092 €
#26 ESCE

Paris, Lyon

EFMD accr. Sesame 10 962 €
#26 Inseec Grande Ecole

Paris, Bordeaux, Lyon

AMBA-MBM BCE 10 042 €
#28 ESC Clermont

Clermont-Ferrand

AACSB, AMBA-MBM BCE 9 342 €
#29 EDC

Paris-La Défense

EFMD accr. Sesame 9 922 €
#29 Esdes

Lyon

AACSB, EFMD accr. Accès 10 582 €
#31 ISG

Paris

Pas de labels internationaux Procédure indépendante 10 132 €
#32 South Champagne BS

Troyes

EFMD accr. BCE 8 792 €
#33 EBS

Paris

EFMD accr. Sesame 10 342 €
#34 ICD

Paris, Toulouse

Pas de labels internationaux Procédure indépendante 9 592 €
#34 Idrac

Lyon

Pas de labels internationaux Procédure indépendante 9 664 €
#36 Istec

Paris

Pas de labels internationaux Procédure indépendante 9 872 €
#37 Brest BS

Brest

AACSB BCE 10 592 €
# ESC Pau

Santé–Retour du masque dans les écoles

santé-Retour du masque dans les écoles

 

Avec une montée notamment de 10 000 contaminations par jour au lieu de 6000 en moyenne précédemment, on s’oriente vers une nouvelle vague Covid. Ce qui provoque un rétropédalage du gouvernement concernant  les mesures d’allègement des mesures sanitaires, alors que 79 territoires étaient exempts du masque dans les salles de classe.

Le masque redeviendra obligatoire dès lundi dans les écoles de 39 départements où les élèves avaient pu l’ôter, a annoncé mercredi 3 novembre le gouvernement, en raison du regain de l’épidémie. Une mesure à laquelle les syndicats s’attendaient mais qui pourrait être mal acceptée.

 

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal l’a annoncé à l’issue du Conseil des ministres: le masque va être à nouveau rendu obligatoire pour les écoliers «dans les départements où le taux d’incidence s’est malheureusement restabilisé au-dessus de 50 pour 100.000 habitants». «Cela concerne pour lundi prochain 39 départements où le masque n’était plus obligatoire pour les enfants», a-t-il dit.

Sont concernés l’Ain, les Hautes-Alpes, les Ardennes, l’Aveyron, le Cher, la Corrèze, la Haute-Corse, les Côtes-d’Armor, la Creuse, la Drôme, l’Eure-et-Loir, le Gers, l’Ille-et-Vilaine, l’Indre-et-Loire, l’Isère, le Loir-et-Cher, la Haute-Loire, la Loire-Atlantique, le Lot, le Lot-et-Garonne, le Maine-et-Loire, le Morbihan, la Moselle, le Nord, l’Oise, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Sarthe, la Savoie, la Seine-et-Marne, les Deux-Sèvres, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Var, la Vendée et la Vienne, selon un communiqué du ministère de l’Éducation nationale publié mercredi soir.

Covid-19 : Les écoles, des foyers d’infection ?

Covid-19 : Les écoles, des foyers d’infection ? 

Selon un collectif de médecins et de chercheurs, il serait nécessaire de prendre des mesures plus contraignantes pour réduire la transmission du Covid-19 à l’école.

 

Tribune. 

Malgré ses appels à la vigilance, le premier ministre Jean Castex a donné le sentiment, lors de sa conférence de presse du 22 avril, que nous étions entrés dans une nouvelle ère. « Le pic de la troisième vague semble derrière nous », a-t-il déclaré. Le bout du tunnel serait en vue, avec une fin programmée de l’épidémie et un retour à la vie normale à l’été.

Pourtant, après seulement trois semaines de mesures de freinage plus ou moins renforcées, le niveau de circulation virale reste très élevé en France. De l’ordre de 30 000 nouveaux cas positifs par jour, alors que l’on teste moins, notamment dans les tranches d’âges les plus basses. La France est aujourd’hui l’un des pays où l’incidence est la plus forte : presque deux fois plus de nouveaux cas quotidiens rapportés à la population que l’Italie et l’Allemagne et treize fois plus que le Royaume-Uni. Si la vaccination avance, les services de réanimation ne désemplissent pas et les nouveaux variants, touchant davantage de sujets plus jeunes, menacent l’efficacité vaccinale.

L’évolution serait plus favorable dans les régions les plus touchées (Ile-de-France, Hauts-de-France et Alpes-Maritimes). La fermeture des établissements scolaires au moment des vacances de printemps y était la seule mesure supplémentaire significative pour freiner l’épidémie. Quel effet aura sa levée, alors que le virus circule à un niveau bien plus élevé que chez nos voisins lorsque ceux-ci ont commencé à déconfiner ?

Le premier ministre et le ministre de l’éducation nationaleJean-Michel Blanquer, ont donné des gages pour sécuriser les écoles : protocole renforcé et forte augmentation des tests dans les établissements. Faute d’une stratégie de prévention robuste – qui supposerait des objectifs épidémiologiques clairs et des indicateurs d’alerte fiables –, le risque est majeur de voir l’épidémie prospérer à la faveur de cette réouverture, sous la forme d’un plateau haut, d’une lente décrue ou, possiblement, d’une nouvelle reprise épidémique avant l’été.

Les annonces sur le dépistage restent en deçà des préconisations du conseil scientifique dans son avis du 19 avril 2021 sur les autotests. Une modélisation montrait que des dépistages réguliers dans les écoles réduisent l’intensité de l’épidémie lorsque l’adhésion et la fréquence des tests augmentent.

La plupart de nos voisins ont rodé des stratégies robustes permettant la surveillance et l’alerte réactive : des autotests sont utilisés pour les élèves, dès l’école primaire, deux fois par semaine en Allemagne, au Royaume-Uni et en Autriche. De plus, pour être efficaces, ces tests doivent être systématiques, donc appuyés par une campagne d’incitation forte auprès des familles.

Fermeture des écoles: une urgence

Fermeture des écoles: une urgence

 

François Baroin, maire de Troyes et président de l’association des maires de France convient qu’il faudra sans doute envisager la fermeture des écoles. De toute manière nombre d’enfants ne participe plus au cours. Sur l’ensemble de la France par ailleurs 3000 écoles ont déjà dû être fermé. «On a perdu beaucoup de temps, on savait qu’on avait un mur à franchir le 15 mars» en raison de l’arrivée du variant britannique, a dit Baroin, en précisant qu’à Troyes, le taux d’incidence s’élève à 740 pour les moins de 30 ans. «L’évolution de la présence du virus dans les écoles inquiète énormément le personnel enseignant», a poursuivi François Baroin, qui demande que la vaccination des enseignants soit prioritaire «si on souhaite maintenir nos écoles ouverte».

 

Mais «je pense que la question des écoles doit être posée, elle ne doit pas être taboue», y compris les maternelles, «car les parents tombent malades, parfois des parents jeunes» qui viennent grossir les rangs des malades en réanimations. «Je l’ai dit au ministre de la Santé, il y a une question sur les écoles. Je peux comprendre qu’on essaie de préserver l’ouverture des écoles» mais pour freiner ce variant britannique, «il faut poser la question des zones où le virus se développe et les écoles en font partie», a-t-il conclu.

 

Mais il faut évidemment aller au-delà des interrogations de Baroin car la fermeture des écoles n’est plus une hypothèse de travail mais un axe stratégique dans la mesure où il est de plus en plus prouvé que les écoles constituent des sources de propagation du virus d’autant plus dangereuses que les enfants sont souvent asymptomatiques

Fermeture des écoles: une urgence

Fermeture des écoles: une urgence

 

François Baroin, maire de Troyes et président de l’association des maires de France convient qu’il faudra sans doute envisager la fermeture des écoles. De toute manière nombre d’enfants ne participe plus au cours. Sur l’ensemble de la France par ailleurs 3000 écoles ont déjà dû être fermé. «On a perdu beaucoup de temps, on savait qu’on avait un mur à franchir le 15 mars» en raison de l’arrivée du variant britannique, a dit Baroin, en précisant qu’à Troyes, le taux d’incidence s’élève à 740 pour les moins de 30 ans. «L’évolution de la présence du virus dans les écoles inquiète énormément le personnel enseignant», a poursuivi François Baroin, qui demande que la vaccination des enseignants soit prioritaire «si on souhaite maintenir nos écoles ouverte».

 

Mais «je pense que la question des écoles doit être posée, elle ne doit pas être taboue», y compris les maternelles, «car les parents tombent malades, parfois des parents jeunes» qui viennent grossir les rangs des malades en réanimations. «Je l’ai dit au ministre de la Santé, il y a une question sur les écoles. Je peux comprendre qu’on essaie de préserver l’ouverture des écoles» mais pour freiner ce variant britannique, «il faut poser la question des zones où le virus se développe et les écoles en font partie», a-t-il conclu.

 

Mais il faut évidemment aller au-delà des interrogations de Baroin car la fermeture des écoles n’est plus une hypothèse de travail mais un axe stratégique dans la mesure où il est de plus en plus prouvé que les écoles constituent des sources de propagation du virus d’autant plus dangereuses que les enfants sont souvent asymptomatiques

Blanquer veut un confinement avec les écoles ouvertes

Blanquer veut un confinement avec les écoles ouvertes

Le ministre de l’éducation nationale n’échappe pas aux contradictions qui se révèlent entre la problématique économique et la problématique de l’éducation. En effet il prévient d’avance qu’en cas de vraisemblable de reconfinement, il vaudrait mieux que les écoles demeurent ouvertes.

Or toutes les études démontrent que si les enfants sont très peu touchés directement par la maladie, ils constituent  cependant des véhicules privilégiés de transmission aux autres générations. En outre ,il faut prendre en compte que certains variants, comme le variant sud-africain par exemple s’attaquent  de plus en plus à des gens très jeunes. En fait avec sa déclaration , le ministre de l’éducation nationale tente de protéger l’économie car la fermeture des écoles handicaperait nombre de salariés qui ne savent pas comment faire garder leurs enfants.

La problématique n’est pas simple, mais il faudra choisir un jour entre la priorité de santé et la priorité économique. Car contrairement à ce qu’avance le ministre sa préférence ne s’appuie pas sur une priorité éducative. Pour preuve,  les étudiants condamnés à rester chez eux depuis des semaines et des semaines.

“Je préfère les modalités qui ont prévalu en novembre avec les établissements ouverts, d’autant que nous constatons a posteriori que notre stratégie a fonctionné”, déclare le ministre.

“Tous les scénarios existent naturellement, mais nous partageons cette priorité éducative”, ajoute-t-il, indiquant qu’une fermeture reste “concevable en cas de nécessité absolue”. Le gouvernement s’est donné jusqu’à la semaine prochaine pour déterminer si les mesures en vigueur pour contenir l’épidémie de COVID-19 en France – notamment le couvre-feu national instauré entre 18 heures et 6 heures – sont suffisantes face à la menace d’un variant du coronavirus plus contagieux.

Si la situation sanitaire devait se dégrader d’ici là, un nouveau confinement pourrait être envisagé, le troisième dans le pays depuis le début de la pandémie.La France a fait état samedi d’une première baisse du nombre de personnes atteintes du COVID-19 et hospitalisées en réanimation, pour la première fois en deux semaines.

Les écoles en cause comme accélérateurs de la circulation du virus

Les écoles en cause comme accélérateurs de  la circulation du virus

 C’est ce qui a été constaté en Grande-Bretagne. En France, on  maintient par contre l’ouverture des l écoles. Or les enfants constitueraient un accélérateur de la circulation du virus d’après les études anglaises

Le groupe des SAGE (acronyme anglais de groupe scientifique de conseil sur les situations d’urgence) alerte même sur le fait que les adolescents de 12 à 16 ans étaient sept fois plus à risque d’introduire le coronavirus au sein d’un foyer que les plus de 17 ans. Le rôle des moins de douze ans est plus faible, mais reste important, et c’est bien à l’école, ou dans les activités liées, que se déroulent les contaminations.

Ces conclusions publiées le 31 décembre, sont une mise à jour des précédents avis de ce conseil scientifique sur le rôle des écoles et des enfants dans l’épidémie.

Société-Crise de l’Université : le dualisme grandes écoles et universités

Crise de l’Université : le dualisme grandes écoles et universités

 

 

Dans une interview au Figaro, Marie Duru-Bellat  explique certains éléments de la crise de l’université notamment le dualisme grandes écoles et université mais aussi la mode de la « diplomite » en France et indirectement le manque de sélection dans l’université.  Marie Duru-Bellat est sociologue, spécialiste des inégalités au sein de l’éducation. Elle a récemment participé à l’ouvrage collectif Altergouvernement (Le Muscadier, 2012).

Au-delà des problèmes de coûts de la scolarité, la vrai inégalité ne se situe-elle pas entre université et grandes écoles?

 

Lorsqu’on touche aux Grandes Ecoles, on crie souvent que l’excellence française est assassinée, et on a bien vu la réaction des jeunes de prépas lorsque l’Etat a souhaité baisser les salaires des professeurs .

La France a un système unique au monde. D’un côté les Grandes Écoles, qui paraissent plus attractives pour les jeunes, et de l’autre l’Université, qui est actuellement un second choix pour de nombreux étudiants. Notre faiblesse internationale en matière de recherche s’explique sans doute en partie par cette dichotomie: les meilleurs étudiants français vont dans les Grandes Écoles, et délaissent l’Université. Les premières ont donc le plus de moyens – rappelons qu’elles sont extrêmement favorisées par l’Etat -, les meilleures étudiants, et siphonnent la force vive de la recherche universitaire. Le problème vient, de plus, des lobbys qui défendent les Grandes Ecoles, extrêmement valorisées par nos décisionnaires politiques: il est probable que la majorité des parlementaires ont un enfant dans ces écoles, et il est donc impossible de mettre fin à cette dichotomie structurelle! De nombreuses tentatives avaient déjà été mises en œuvre pour réformer ce système, mais elles ont toutes échoué. Lorsqu’on touche aux Grandes Ecoles, on crie souvent que l’excellence française est assassinée, et on a bien vu la réaction des jeunes de prépas lorsque l’Etat a souhaité baisser les salaires des professeurs, qui sont pourtant les fonctionnaires les mieux payés aujourd’hui! Les lobbys sont donc organisés pour lutter contre toute modification du système.

 

Vous avez écrit un livre intitulé «l’inflation scolaire»: les soucis d’égalité s’est-il transformé en égalitarisme, finalement contre-productif? Faut-il introduire une forme de sélection à l’université?

 

De très nombreux jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail où ils peinent à trouver la place qu’ils espéraient, malgré leur excellente formation. En réalité, l’ouverture de l’enseignement supérieur est due aux injonctions européennes, pour que les jeunes européens soient le mieux armé possible face à la compétition internationale. Cette thèse a surtout été très défendue dans les années 2000. Aujourd’hui, cependant, on revient quelque peu sur cette politique, car multiplier les diplômes ne suffit pas pour faire baisser le chômage des jeunes, pour créer des emplois qualifiés. On arrive donc à un déclassement, où de très nombreux jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail où ils peinent à trouver la place qu’ils espéraient, malgré leur excellente formation. Ce problème est en réalité mondial, on le retrouve aux Etats-Unis ou à Cuba… On croit au pouvoir magique de l’instruction. Cela explique le désenchantement actuel. Les jeunes sont, pour beaucoup, trop qualifiés, trop diplômés par rapport au marché du travail. L’Union Européenne et l’OCDE mettent donc aujourd’hui l’accent sur la formation tout au long de la vie, plutôt que l’accumulation de diplômes et les études très longues.

 

Classement des écoles d’ingénieurs généralistes et pluri-disciplinaires

Classement des écoles d’ingénieurs généralistes et pluri-disciplinaires

Certaines écoles d’ingénieurs se distinguent par leur programme généraliste permettant aux étudiants de se préparer à un large éventail de métiers. Une fois diplômé, il est possible de travailler dans le secteur de l’industrie, du nucléaire ou encore, de la finance. ( classement du Figaro)

 

Écoles généralistes ou proposant de multiples spécialités

Rang École Ville Statut 1er niveau d’entrée Frais et droits de scolarités Date de création Part de femme
#1 Phelma – Grenoble INP

15,2 /20

Grenoble Public Post-prépa 601 € 2008 24,20%
#2 Télécom SudParis

15,1 /20

Evry Public Post-prépa 2 650 € 1979 22,40%
#3 UTT

14,9 /20

Troyes EPSCP (Public) Post-bac 601 € 1994 21,90%
#3 Insa Toulouse

14,9 /20

Toulouse EPSCP (Public) Post-bac 601 € 1963 36,10%
#5 Esilv

14,8 /20

Paris-La Défense EESPIG (Privé) Post-bac 8 500 € 1994 21,10%
#6 Ensta Bretagne

14,6 /20

Brest Public Post-prépa 2 200 € 1985 23,20%
#6 IMT Mines Alès

14,6 /20

Alès Public Post-prépa 2 150 € 1843 28,60%
#8 Ensai

14,5 /20

Bruz Public Post-prépa 1 850 € 1994 37,90%
#9 ECE

14,4 /20

Lyon Association loi 1901 (Privé) Post-bac 9 500 € 1919 22,90%
#10 IMT Lille Douai

14,1 /20

Villeneuve-d’Ascq Public Post-bac 2 150 € 1878 25,20%
#11 Insa Rouen Normandie

14 /20

Saint-Etienne-du-Rouvray EPSCP (Public) Post-bac 601 € 1917 40,40%
#11 EPF

14 /20

Sceaux EESPIG (Privé) Post-bac 8 200 € 1925 32,30%
#13 Cesi École d’ingénieurs

13,9 /20

Nanterre Association loi 1901 (Privé) Post-bac 7 500 € 1958 12,60%
#14 Esigelec

13,7 /20

Saint-Etienne-du-Rouvray EESPIG (Privé) Post-bac 7 300 € 1901 21,40%
#15 Polytech Sorbonne

13,6 /20

Paris Public Post-bac 601 € 2005 38,70%
#16 Ensiacet – Toulouse INP

13,5 /20

Toulouse EPSCP (Public) Post-prépa 601 € 2001 45,90%
#16 IMT Mines Albi

13,5 /20

Albi Public Post-prépa 2 150 € 1992 41,50%
#18 UTBM

13,4 /20

Sevenans EPSCP (Public) Post-bac 601 € 1999 17,70%
#18 Insa Rennes

13,4 /20

Rennes EPSCP (Public) Post-bac 601 € 1966 29,40%
#18 Polytech Grenoble

13,4 /20

Saint-Martin-d’Hères Public Post-bac 601 € 1983 30,70%
#18 Polytech Nancy

13,4 /20

Vandoeuvre-lès-Nancy Public Post-bac 601 € 1960 20,90%
#18 Eigsi

13,4 /20

La Rochelle Privé Post-bac 7 150 € 1901 19,10%
#23 Polytech Nice Sophia

13,3 /20

Sophia Antipolis Public Post-bac 601 € 2005 30,30%
#23 Ecam Lyon Strasbourg

13,3 /20

Lyon EESPIG (Privé) Post-bac 7 900 € 1900 21,80%
#25 Polytech Lille

13,2 /20

Villeneuve-d’Ascq Public Post-bac 601 € 1969 34,10%
#26 ENI Metz – Lorraine INP

13,1 /20

Metz Public Post-bac 601 € 1961 14,00%
#26 ENSMM

13,1 /20

Besançon Public Post-prépa 601 € 1902 18,30%
#26 Polytech Lyon

13,1 /20

Villeurbanne Public Post-bac 601 € 1992 29,70%
#26 Polytech Paris-Saclay

13,1 /20

Orsay Public Post-bac 601 € 1983 29,40%
#26 Esme Sudria

13,1 /20

Ivry-sur-seine Privé Post-bac 9 980 € 1905 21,40%
#31 Polytech Nantes

13 /20

Nantes Public Post-bac 601 € 2000 20,00%
#31 Icam

13 /20

Lieusaint EESPIG (Privé) Post-bac 7 100 € 2015 17,80%
#33 Iteem (Centrale Lille)

12,9 /20

Villeneuve-d’Ascq Public Post-bac 2 500 € 2003 25,80%
#33 Polytech Orléans

12,9 /20

Orléans Public Post-bac 601 € 2002 27,70%
#35 Ensil-Ensci

12,8 /20

Limoges Public Post-bac 601 € 1893 35,80%
#36 Estia

12,7 /20

Bidart EESC (Privé) Post-prépa 6 600 € 1985 15,30%
#37 ENSGSI – Lorraine INP

12,6 /20

Nancy Public Post-bac 601 € 1993 46,40%
#37 Insa Centre Val-de-Loire

12,6 /20

Bourges EPSCP (Public) Post-bac 601 € 2014 28,00%
#37 Polytech Clermont-Ferrand

12,6 /20

Aubière Public Post-bac 601 € 1969 37,30%
#37 Polytech Montpellier

12,6 /20

Montpellier Public Post-bac 601 € 1969 35,70%
#37 HEI

12,6 /20

Lille EESPIG (Privé) Post-bac 7 950 € 1885 27,60%
#42 ENI Tarbes – Toulouse INP

12,4 /20

Tarbes EPSCP (Public) Post-bac 601 € 1963 14,20%
#42 Ecam-Epmi

12,4 /20

Cergy EESPIG (Privé) Post-bac 7 200 € 1992 16,70%
#42 UniLaSalle

12,4 /20

Beauvais EESPIG (Privé) Post-bac 5 780 € 2016 54,10%
#45 Polytech Angers

12,3 /20

Angers Public Post-bac 601 € 1991 37,50%
#46 ENI Brest

11,7 /20

Brest Public Post-bac 601 € 1961 15,70%
#47 Ecam Rennes

11,3 /20

Bruz EESPIG (Privé) Post-bac 7 650 € 1991 17,70%
#48 EI Cnam

11,1 /20

Paris Public Post-bac 601 € 1794 15,80%

Méthodologie du classement

Le Figaro a récolté des informations sur 164 écoles d’ingénieurs via deux sources : données certifiées (©CTI – Année 2020) et données DEFI (©CDEFI – Année 2020). Notre équipe a vérifié les informations, puis procédé au classement des écoles en fonction de leur niveau. Nous avons valorisé avec le même poids l’excellence académique des écoles, leur rayonnement international et leurs relations avec les entreprises. Nous avons choisi d’éditer notre palmarès en dix catégories distinctes. Chaque école pouvait concourir au maximum dans trois catégories.

Le risque de fermeture des écoles

Le risque de fermeture des écoles

 

À peine la rentrée telle commencé que déjà quelques écoles commencent être fermées du fait du virus. Pour l’instant le nombre d’établissements fermés est encore faible mais il croit de façon dangereuse. De toute évidence d’après certains experts l’école n’était pas prête à gérer ce virus. un peu plus de 60.000 écoles en France, 28 sont fermées ce soir, a annoncé le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer sur BFMTV. 262 classes sont également en quarantaine. «Quand on ferme une classe, ça ne veut pas dire que l’établissement est fermé», a souligné le ministre. Selon lui, la présence de 3 cas positifs «peut déclencher une fermeture de classe voire une fermeture d’école ou d’établissement».

Jean-Michel Blanquer a également annoncé la livraison prochaine de 300.000 masques transparent, «pour des élèves en situation de handicap, et pour les classes de maternelle où se serait nécessaire».

Coronavirus États-Unis : et des écoles à nouveau fermées

Coronavirus États-Unis : et des écoles à nouveau fermées

 

D’une certaine manière, on peut dire qu’il y a deux types de stratégies en matière de prévention sanitaire vis-à-vis du Coronavirus dans les écoles. En France, on définit un protocole très contraignant mais pratiquement inapplicable alors qu’aux États-Unis faute de contraintes de prévention clairement établies,  les écoles préfèrent fermer. Une solution qui pourrait bien toucher aussi la France à la rentrée.

La rentrée dans la plupart des écoles, collèges, lycées et universités américains doit avoir lieu d’ici la fin du mois ou début septembre. En l’absence de directives contraignantes à l’échelon national, certains établissements ont opté pour l’enseignement à distance, d’autres pour le retour en classe, d’autres encore pour un modèle combinant les deux formules.

Mais le manque de personne ou la multiplication des cas d’infection a obligé une partie d’entre eux à renoncer rapidement à l’enseignement en classe.

L’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill a ainsi annoncé lundi qu’elle basculait en enseignement à distance intégral pour les étudiants de premier cycle, des tests ayant révélé une propagation rapide du coronavirus. Pour l’instant, 177 étudiants sont placés à l’isolement et 349 en quarantaine sur un total d’environ 19.000 en premier cycle.

En Géorgie, trois lycées du comté de Cherokee ont dû renoncer à l’enseignement en classe en raison d’une augmentation du nombre de cas positifs.

En Arizona, un district scolaire a dû annuler des classes, le personnel s’étant placé en arrêt maladie en arguant du fait que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies.

Dans l’Oklahoma, les responsables d’un district scolaire ont rapporté avoir appris qu’un lycéen avait effectué sa rentrée alors qu’il avait été testé positif et qu’il n’avait pas achevé sa quarantaine.

Le nombre de nouveaux cas d’infection au niveau national baisse depuis quatre semaines mais il reste élevé dans de nombreux Etats et le chiffre des décès reste proche de 1.000 par jour. Au total, l’épidémie a fait plus de 170.000 morts aux Etats-Unis selon un décompte de Reuters.

Ecoles : Macron ajoute encore du flou à la rentrée

Ecoles : Macron ajoute encore du flou à la rentrée

Comme c’était prévisible, Macron ajoute du flou au flou concernant la rentrée scolaire. Certes, elle pourrait avoir lieu comme annoncé par le Premier ministre mais de façon très diversifiée et très progressive de telle sorte que l’école ne deviendrait plus obligatoire bien sûr et ne concernerait que quelques élèves volontaires. La reprise des cours pourrait même ne pas avoir lieu si les conditions sanitaires ne sont pas remplies. En mal dans les sondages ( il baisse encore dans les dernières consultations), Macron a choisi comme méthode de communication de contredire son premier ministre montrant ainsi qu’il est moins technocratique que lui. Le résultat de ces contradictions c’est d’ajouter du flou à ce qui n’était déjà pas très clair. Témoin ces déclarations assez alambiquées du chef de l’État :

“Mon objectif, ce n’est pas combien d’écoles, c’est que tous les enfants qui ont besoin de revenir à l’école parce qu’ils sont décrocheurs (….) ou parce que les parents doivent retravailler, puissent trouver une école ouverte”, a déclaré le président de la République dans une interview à TF1 et France 2 en marge d’une visite dans une école primaire à Poissy (Yvelines).

“Je veux plutôt une bonne rentrée qu’une rentrée en nombre”, a-t-il ajouté. A la question de savoir si des mesures de contraintes étaient envisagées pour les maires ou les enseignants qui refuseraient de rouvrir certaines écoles, il a répondu : “Non, pas du tout, ce n’est pas la philosophie.”

“Les maires, je comprends leur angoisse, leurs questions, leurs inquiétudes. Ils veulent bien faire donc il faut leur laisser le temps et la souplesse”, a poursuivi Emmanuel Macron deux jours après la publication d’une tribune de plus de 300 maires d’Ile-de-France appelant à un report de la réouverture des écoles.

Quant au corps enseignant, a-t-il poursuivi, “on ne dira jamais à un enseignant pour qui les conditions (de sécurité sanitaire) ne sont pas remplies ‘vous devez aller travailler’”.

“On ne doit pas donner le sentiment dans cette période où on demande aux citoyens d’être responsables qu’il y aurait une amnistie pour les élus”, a abondé mardi Emmanuel Macron. “Par contre je pense qu’il nous faut peut-être préciser par la loi, bien cadrer les choses.”

“Je ne veux pas que les maires faisant leurs devoirs soient menacés ou inquiétés au-delà de ce qui est leur stricte responsabilité”, a-t-il ajouté.

Conclusion pas de quoi vraiment rassurer les maires, ni les parents !

La date de réouverture des écoles repoussée ?

La date de réouverture des écoles repoussée ?

 

 

Rien n’est certain dans ce domaine, certes  le ministre de l’éducation nationale ne cesse d’affirmer que la plupart des écoles ouvriront partout sur le territoire à partir du 11 mai.  Le chef de l’État, lui ,se montre un peu plus ouvert et pourrait ouvrir la porte à des ajustements du calendrier. D’autant plus que c’est la demande de nombre de maires. Notons que le gouvernement a déjà été obligé de reculer sur ce point par rapport à la date du 11 mai qui ne concernera  que seules les écoles maternelles et primaires, tandis que les collèges ne rouvriraient qu’«à compter du 18 mai», contre «début juin» pour les lycées. Le tout sur la base du volontariat.

Il n’empêche, de très nombreux élus s’expriment un peu sur tout le territoire pour protester contre cette décision, qu’ils trouvent soit dangereuse, soit irresponsable. Ce dimanche, l’Association des maires d’Île-de-France s’est fendue d’une lettre ouverte adressée au président de la République, pour lui demander «solennellement de repousser la date de réouverture des écoles s’agissant des départements classés rouges et en particulier de l’Île-de-France à une date ultérieure au 11 mai».

Dans leur missive, publiée dans La Tribune, les 316 édiles franciliens se demandent «pourquoi l’État se désengage de ses responsabilités en la matière, alors même que l’éducation d’une part, et la santé d’autre part, sont des compétences régaliennes». «Notre région capitale devrait avoir une place plus forte dans la concertation nationale menée pour la stratégie de déconfinement», exhortent-ils, réclamant «de ne pas faire reposer sur les maires la responsabilité juridique, politique et morale de la réouverture des écoles».

Si rien ne garantit à ce stade qu’ils obtiendront le «soutien» du chef de l’État, les élus semblent avoir été entendus par la représentation nationale sur au moins une de leurs revendications. Ce dimanche, quelque 138 députés et 19 sénateurs de La République en marche ont en effet publié une tribune dans Le Journal du dimanche pour annoncer qu’ils allaient proposer une meilleure «protection juridique» des maires, inquiets par la réouverture des écoles à partir du 11 mai.

 

Selon une information du Parisien, confirmée au Figaro par l’Élysée, le chef de l’État entend rassurer les auteurs de la lettre en leur rappelant que la règle du «volontariat» vaut pour «les parents» mais aussi pour les «les communes». En clair : les maires qui ne sont pas en capacité de remplir le cahier des charges sanitaire proposé par l’État pourront refuser d’ouvrir les écoles le 11 mai. Le président pourrait en faire l’annonce mardi, en marge d’une visite dans une école de Poissy (Yvelines). En début de soirée, l’Elysée a tenu à rassurer les élus, assurant que ces inquiétudes avaient été « anticipées » et qu’il n’y avait « pas d’inquiétudes particulières », a appris BFMTV.

« On va regarder au cas par cas , avec les préfets, avec les maires… Nous ne voulons brusquer personne », souligne-t-on encore du côté du palais présidentiel.

 

Réouverture des écoles : le conseil scientifique en complète contradiction avec la position du chef de l’État

Réouverture des écoles : le conseil scientifique en complète contradiction avec la position du chef de l’État 

 

 

On sait que le conseil scientifique constitué pour une grande part de chapeaux à plumes est surtout une institution instrumentalisée par le gouvernement pour justifier sa politique. Ainsi ce conseil scientifique a-t-il dans une note du 20 avril fortement déconseillé la réouverture des écoles et autres lycées avant le 1er septembre. Or le gouvernement s’appuie sur ce conseil scientifique pour donner une légitimité à la reprise des cours  en mai.

Aujourd’hui le conseil scientifique acte la décision du gouvernement et mange son chapeau. Mais dans une note  , qui n’avait donc pas été rendu public jusqu’ici, le conseil scientifique constate que « le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrière particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes ». Et « propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre ».

En complète contradiction avec la position du chef de l’État qui, le 13 avril, avait surpris tout le monde en annonçant la réouverture des établissements. Le conseil scientifique avait été installé par Macron lui-même, le 12 mars, pour servir de support scientifique à la décision politique. Ce jour-là, le chef de l’État avait annoncé la fermeture des établissements scolaires, suivant les recommandations, précisément, dudit conseil.

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

 

Plus globalement, 60% des personnes interrogées estiment que la réouverture des écoles est motivée par des raisons économiques, afin de permettre aux parents de reprendre le travail, tandis que 20% seulement considèrent que cette décision a été prise pour des motifs sociaux afin de limiter les risques de décrochage scolaire.

Les Français semblent peu convaincus par la mise en oeuvre des précautions sanitaires annoncées par le ministre de l’Education nationale. Plus d’un Français sur deux (55%) pensent que le respect des gestes barrières et la mise à disposition de savon et gel hydroalcoolique dans les écoles ne seront pas respectés.

Et si une large majorité des personnes interrogées (72 %) se montre favorable à une limitation des effectifs à 15 élèves par classe, elles sont toutefois plus de la moitié (58%) à ne pas croire que cette promesse pourra être tenue.

*Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 22 et 23 avril 2020, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Déconfinement des écoles : un transfert de responsabilité irresponsable aux maires

Déconfinement des écoles : un transfert de responsabilité irresponsable aux maires

 

On comprend évidemment que les maires soient particulièrement furieux que le gouvernement leur renvoie la patate chaude du déconfinement des écoles. C’est en effet à eux qui reviendra la responsabilité d’organiser la reprise des cours. Une grave responsabilité dans la mesure où nombre d’écoles ne sont pas forcément très adaptées pour gérer ce genre de situation.

 

Normalement le ministre de l’éducation nationale a souhaité que le nombre d’élèves soit réduit de moitié. Le problème c’est qu’on ne sait pas comment; en effet; l’école ne sera pas obligatoire mais elle ne sera pas contingentée non plus. Du coup, dans certaines classes on risque de dépasser la moitié de l’effectif habituel. Le problème surtout c’est que les maires prennent le risque d’être rendus responsables de la propagation du virus.

 

Certes certaines études semblent montrer que les enfants sont moins porteurs que les adultes du Coronavirus mais certains le sont quand même. Cela pourrait alors contaminer les autres et au-delà leur entourage notamment familial il y a aussi la question de l’organisation des cantines sans parler du défi majeur à faire respecter les normes de distanciation par des jeunes enfants. Le risque sanitaire va également bien entendu concerner les enseignements eux-mêmes qui pourraient être exposés encore davantage que les enfants.

Plusieurs élus jugent que les conditions sanitaires ne sont pas remplies. «Pour moi c’est totalement irresponsable, ça me rend furieux. On refile la patate chaude aux élus locaux et je trouve ça inadmissible», fulmine Lionnel Luca, le maire LR de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Pour lui il n’est pas question d’ouvrir les écoles le 11 mai prochain: «S’ils veulent les clés, qu’ils viennent les chercher à la mairie. Ils nettoieront, ils feront manger les enfants, ils se débrouilleront!»

Même défiance du maire Rassemblement national (RN) de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez: «Il est évident que si début mai nous n’avions de la part du gouvernement et des autorités sanitaires pas plus de garanties sur la sécurité sanitaire des élèves et des équipes pédagogiques, je maintiendrais les écoles fermées»

Réouverture des écoles : pas sérieux pour les syndicats

Réouverture des écoles : pas sérieux pour les syndicats

Il paraît évident que l’annonce par le président de la république concernant crèches, écoles, collèges et lycées qui rouvriront « progressivement » à partir du 11 mai, correspond surtout à un objectif économique. Mais sûrement pas un objectif sanitaire car on sait que si les enfants sont peu atteints par le Coronavirus, ce sont les principaux vecteurs de transmission. Il paraît curieux donc de rouvrir les écoles et dans le même temps de laisser les cafés, les restaurants et autres lieux de rassemblement fermé. Autre contradiction le faite que l’enseignement supérieur, lui, ne reprendra pas avant l’automne,.

Selon l’entourage d’Emmanuel Macron, cette annonce d’une réouverture progressive a été dictée par « l’envie de lutter contre les inégalités sociales et d’aider à la reprise du travail ». Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a à de nombreuses reprises évoqué le risque de voir se creuser les inégalités en raison de la fermeture des écoles.

« C’est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai car on nous dit que tous les lieux publics sont fermés, les cinémas, les salles de spectacle, mais pas les écoles, alors que l’on sait que c’est un lieu de haute transmission, de haute contamination, il y a un manque de précaution, ça paraît être en contradiction totale avec le reste », a réagi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.

« Il va y avoir une forte incompréhension de la part des enseignants, on a l’impression d’être sacrifié sur l’autel de l’économie », a-t-elle dit. « Reprendre dans un mois, comme si de rien n’était, ce n’est pas possible, car il n’y aura pas plus de gens immunisés, les enfants vont être ensemble à l’école, sans gestes barrière possibles, et ensuite aller dans les familles, chez les grands-parents, cela ne paraît pas du tout raisonnable », a ajouté Francette Popineau.

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