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Professeurs en danger : LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS

Professeurs  en danger : LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS

 

Bien entendu il ne  faut pas mettre au même niveau la responsabilité des parents qui critiquent auprès des enseignants le contenu laïc des programmes et celle des parents qui interviennent parce qu’ils sont mécontents des notes ou des punitions de leurs enfants. N’empêche que le processus de contestation est le même, il s’agit d’une négation de l’autorité. Trop de parents pour  tout et pour rien interviennent auprès du monde enseignant comme s’ils étaient des syndicalistes des élèves.

 

D’une manière générale cela renvoie à une crise globale de l’autorité surtout de l’État mais aussi dans la société tout entière. Une espèce d’opération de destruction objective de toute hiérarchie des compétences et des valeurs qui conduisent évidemment à terme à l’anéantissement d’une civilisation.

De ce point de vue,  les parents portent une lourde responsabilité en ne cadrant pas l’espace de liberté des enfants. Il ne s’agit pas seulement du rapport aux lois républicaines mais d’une façon générale du rapport aux principes de civilisation, aux traditions qui régulent et facilitent les dimensions sociétales.

Concrètement, on aurait franchi un grand pas si déjà on apprenait aux enfants mais aussi à leurs parents à systématiquement dire bonjour et merci en société, à se montrer courtois voir dévoués vis-à-vis d’autrui. Le résultat sans doute aussi du repli sur l’individualisme et de la perte de crédit des dimensions collectives.

 

 

 

Un  » Grenelle des professeurs » ( Blanquer)

Un  » Grenelle des professeurs » ( Blanquer)

 

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel ­Blanquer, a annoncé au JDD qu’il lance  »un Grenelle des professeurs ». Une idée jugée intéressante mais qui ne saurait être le prétexte à repousser les échéances d’amélioration du statut des enseignants (aujourd’hui très mal payés et très mal rémunéré) et à repousser aussi la réforme du système éducatif. Extrait de l’interview du ministre de l’éducation :

En cette rentrée, 55% des enseignants se disent pessimistes, selon un sondage SE-Unsa. Comment redonner confiance?
Le chantier de la deuxième partie du quinquennat, c’est la revalorisation du métier sur le plan financier mais plus généralement pour améliorer le bien-être au travail. C’est pourquoi je lance un Grenelle des professeurs : d’ici à octobre, nous discuterons de la hausse des rémunérations pour 2021, grâce aux 400 millions d’euros supplémentaires obtenus. Et à partir de novembre, nous négocierons pour définir une loi de programmation pluriannuelle. Mais ça passe aussi par une transformation profonde du système éducatif : gestion des ressources humaines, place des enseignants dans la société… Des maîtres heureux, ce sont des élèves heureux. C’est ce cercle vertueux du bien-être que je souhaite renforcer. Nous organiserons en décembre une conférence internationale sur le professeur du XXIe siècle.

 

A quoi ressemblera ce Grenelle?
Dès cette rentrée, nous allons mettre en place des groupes de travail, avec les organisations syndicales, sur trois grands objectifs. D’abord, la reconnaissance financière. Ensuite, la coopération. Il faut promouvoir l’esprit d’équipe. Nous devons combattre l’individualisme et la solitude, c’est particulièrement vrai dans l’Éducation nationale. J’invite les représentants des parents, des élèves et des enseignants à avoir un discours constructif sur l’école. Enfin, l’ouverture : nous devons moderniser notre système.

Comment?
Par exemple les états généraux du numérique, qui se tiendront à ­Poitiers en novembre, permettront de mettre en place une politique ambitieuse et protectrice des enfants (gestion des données personnelles, addiction aux écrans…). Nous avons plus que jamais besoin de l’humain dans la transmission des savoirs. Définissons les hussards du XXIe siècle !

 

Professeurs: un salaire de 2.000 euros en 2020 ? Un peu moins qu’un plombier

 Professeurs:  un salaire de 2.000 euros en 2020 ? Un peu moins qu’un plombier

 

 

 

L’annonce du ministre de l’éducation évoquant une augmentation de l’ordre de 300 € et d’un objectif d’un salaire minimum de 2000 € en 2020 donne l’impression d’une avancée spectaculaire. La vérité c’est que c’est à peine le salaire d’un plombier. Des salaires ridicules pratiqués dans l’enseignement en début de carrière comme ceux d’ailleurs de l’ensemble des fonctionnaires ceci explique bonne part la baisse générale de qualité. Le même phénomène qu’on constate dans l’éducation nationale se vérifie aussi chez les médecins hospitaliers entre (dont 50 % sont d’origine étrangère pour cette raison sociale). La vérité c’est que cette nouvelle rémunération des professeurs représente à peine le salaire d’un plombier. Les salaires pratiqués dans l’enseignement en début de carrière comme ceux d’ailleurs de l’ensemble des fonctionnaires sont ridiculement bas. « C’est typiquement le genre d’objectif que je souhaite me fixer ». Interrogé sur Europe 1, sur les promesses d’augmentation de salaires faites au « stylos rouges », révélées par Challenges, le ministre de l’Education nationale a donné un possible ordre de grandeur à cette revalorisation.

Si ce montant était confirmé, il ne suffirait pas à calmer la grogne des professeurs, dont le ministre estime qu’ils seront 15 % à faire la grève jeudi, à l’appel d’une intersyndicale de la fonction publique. Car garantir un montant de salaire minimum répond davantage à un enjeu d’attractivité de la profession, dont les concours ne font pas le plein, qu’à une réponse substantielle aux problèmes de pouvoir d’achat des professeurs, qui comptent parmi les moins bien payés de l’OCDE.

Des discussions sont en cours avec Bercy, dans le cadre des négociations du projet de loi de Finances 2020. A priori, il s’agirait des revalorisations de salaire pluriannuelles, pour étaler la charge des augmentations sur plusieurs années.

Le problème c’est que cette augmentation de salaire risque d’être contagieux et de contaminer l’ensemble des fonctionnaires. Alors si les fonctionnaires sont si mal rémunérés c’est qu’ils sont globalement beaucoup trop nombreux et mal répartis entre les fonctions réellement régaliennes et des fonctions accessoires pouvant être confiées  au privé. Même dans les fonctions régaliennes,  d’immenses progrès d’organisation sont à réaliser  dans certaines filières y compris dans la filière hospitalière par exemple.




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