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Politique -Ciotti, le  » déserteur » des Républicains qui s’est dispensé du service national, futur ministre de la défense ?

Politique -Ciotti, le  » déserteur » des Républicains  qui s’est dispensé du service national, futur ministre de la défense ?

Non seulement Ciotti est un « déserteur »  mais en plus il aurait bien voulu emporter avec lui la caisse et les effectifs des Républicains pour les vendre au Rassemblement national. Ciotti  est coutumier du décalage entre ses convictions et son action. Ainsi il  a réussi l’exploit de devenir d’un des plus ardents partisans du service militaire obligatoire suspendu en 97 alors qu’il a écrit lui-même à Chevènement pour se faire dispenser de ce service au motif que sa compagne était enceinte. Il a donc été dispensé du service national. Mieux, Il serait maintenant pressenti pour être le ministre de la défense du RN !

De quoi évidemment jeter un doute sérieux sur un personnage qui n’a pratiquement jamais par ailleurs travaillé ailleurs que dans la politique depuis ses 23 ans. D’une certaine manière, l’archétype du personnel politique qui a transformé la fonction élective en métier quitte à se vendre pour un plat de lentilles

 

Wikipédia

Le 24 janvier 1991, François Fillon, député RPR, écrit à Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense, en vue de faire exempter du service militaire Éric Ciotti, alors collaborateur parlementaire de son collègue Christian Estrosi. Mais le ministre quitte ses fonctions peu après et c’est finalement au titre de soutien de famille, en raison de la grossesse de sa conjointe, que l’intéressé obtiendra une dispense quelques semaines plus tard. La publication de cette lettre dans Le Canard enchaîné du 14 septembre 2016 vaudra des critiques à Ciotti, devenu entre-temps partisan déterminé du service militaire obligatoire, suspendu en 1997 sur initiative de Jacques Chirac.

Ciotti, le  » déserteur » des Républicains qui s’est dispensé du service national, futur ministre de la défense ?

Ciotti, le  » déserteur » des Républicains  qui s’est dispensé du service national, futur ministre de la défense ?

Non seulement Ciotti est un « déserteur »  mais en plus il aurait bien voulu emporter avec lui la caisse et les effectifs des Républicains pour les vendre au Rassemblement national. Ciotti  est coutumier du décalage entre ses convictions et son action. Ainsi il  a réussi l’exploit de devenir d’un des plus ardents partisans du service militaire obligatoire suspendu en 97 alors qu’il a écrit lui-même à Chevènement pour se faire dispenser de ce service au motif que sa compagne était enceinte. Il a donc été dispensé du service national. Mieux, Il serait maintenant pressenti pour être le ministre de la défense du RN !

De quoi évidemment jeter un doute sérieux sur un personnage qui n’a pratiquement jamais par ailleurs travaillé ailleurs que dans la politique depuis ses 23 ans. D’une certaine manière, l’archétype du personnel politique qui a transformé la fonction élective en métier quitte à se vendre pour un plat de lentilles

 

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Le 24 janvier 1991, François Fillon, député RPR, écrit à Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense, en vue de faire exempter du service militaire Éric Ciotti, alors collaborateur parlementaire de son collègue Christian Estrosi. Mais le ministre quitte ses fonctions peu après et c’est finalement au titre de soutien de famille, en raison de la grossesse de sa conjointe, que l’intéressé obtiendra une dispense quelques semaines plus tard. La publication de cette lettre dans Le Canard enchaîné du 14 septembre 2016 vaudra des critiques à Ciotti, devenu entre-temps partisan déterminé du service militaire obligatoire, suspendu en 1997 sur initiative de Jacques Chirac.

Politique- Ciotti, le  » déserteur » des Républicains qui s’est dispensé du service national, futur ministre de la défense ?

Politique- Ciotti, le  » déserteur » des Républicains  qui s’est dispensé du service national, Futur ministre de la défense ?

Non seulement Ciotti est un « déserteur »  mais en plus il aurait bien voulu emporter avec lui la caisse et les effectifs des Républicains pour les vendre au Rassemblement national. Ciotti  est coutumier du décalage entre ses convictions et son action. Ainsi il  a réussi l’exploit de devenir d’un des plus ardents partisans du service militaire obligatoire suspendu en 97 alors qu’il a écrit lui-même à Chevènement pour se faire dispenser de ce service au motif que sa compagne était enceinte. Il a donc été dispensé du service national. Mieux, Il serait maintenant pressenti pour être le ministre de la défense du RN !

De quoi évidemment jeter un doute sérieux sur un personnage qui n’a pratiquement jamais par ailleurs travaillé ailleurs que dans la politique depuis ses 23 ans. D’une certaine manière, l’archétype du personnel politique qui a transformé la fonction élective en métier quitte à se vendre pour un plat de lentilles

 

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Le 24 janvier 1991, François Fillon, député RPR, écrit à Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense, en vue de faire exempter du service militaire Éric Ciotti, alors collaborateur parlementaire de son collègue Christian Estrosi. Mais le ministre quitte ses fonctions peu après et c’est finalement au titre de soutien de famille, en raison de la grossesse de sa conjointe, que l’intéressé obtiendra une dispense quelques semaines plus tard. La publication de cette lettre dans Le Canard enchaîné du 14 septembre 2016 vaudra des critiques à Ciotti, devenu entre-temps partisan déterminé du service militaire obligatoire, suspendu en 1997 sur initiative de Jacques Chirac.

Défense : quelle politique européenne ?

Défense : quelle politique européenne ?

L’Europe puissance… C’est le souhait de la France et de ses présidents, qui rêvent à travers l’Europe de retrouver un lustre stratégique définitivement perdu au sortir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Un transfert qui s’est révélé vain tant les Européens préfèrent dans leur très grande majorité à une Europe de la défense le parapluie confortable des Etats-Unis, qui peuvent influer en retour sur les décisions européennes dans ce qu’ils ont de plus intime, leur politique de défense.

 

par Michel  Cabirol dans la Tribune

 

A force de se heurter à un mur de refus, l’ambition française a progressivement glissé ces dernières années vers un concept plus minimaliste. Après avoir vendu sur tous les toits des capitales européennes l’idée d’une Europe de la défense souveraine et autonome, la France promeut désormais le principe moins clinquant et surtout moins disruptif d’une défense européenne. De quoi parle-t-on ? D’un pilier européen fort au sein de l’OTAN, qui pourtant était en état de « mort cérébrale » avant la guerre en Ukraine. Un concept qui fait beaucoup moins peur aux Européens et laisse encore (jusqu’à quand ?) à la France ses illusions de grandeurs de l’Europe.

Ni la guerre sur le sol européen en Ukraine vingt ans après le conflit violent en ex-Yougoslavie (1991-2001), ni la menace d’une réélection de Trump, ni les fréquentes démonstrations de force de la Chine, ni la montée des nationalismes, y compris en son sein, n’ont véritablement réveillé la conscience des Européens. Et pourtant, ils ne doivent compter que sur eux-mêmes pour se défendre et défendre leurs intérêts vitaux, qui ne sont pas que commerciaux. L’Europe ouverte aux quatre vents ne fait peur à aucune grande puissance. Elle est même absente ou en ordre dispersé sur des sujets qui devraient pourtant la concerner (Gaza, Haut-Karabagh…).

L’Allemagne et la France ont deux identités stratégiques différentes sur les plans militaire, diplomatique et idéologique. Elles sont très clairement irréconciliables sur ces points en raison de leur ADN et de leur histoire. C’est en grande partie pour cela qu’une défense européenne unie semble vaine en dépit des efforts de la France de faire vivre à tout prix cette relation au mépris même des intérêts français. Le fameux « moteur » franco-allemand n’a jamais existé en Allemagne. Et c’est assumé à haut niveau à Berlin. Mais il reste ancré de façon indélébile dans les esprits romantiques des dirigeants français. Pourtant, les choix en matière d’armement sont très révélateurs des options diplomatiques des pays. Et celui de Berlin est très clair. L’Allemagne préfère acheter des armements américains comme en témoignent les acquisitions les plus emblématiques de l’armée allemande ces dernières années (cinq avions de patrouille maritime P-8 Poseidon, 35 F-35 et de 60 CH-47F).

C’est vrai également pour la plupart des pays européens. Entre l’Europe et le grand large (Etats-Unis), ils choisissent le plus souvent le grand large. Les pays européens achètent à profusion des armes « Made in USA ». Selon le Sipri (Stockholm International Peace Research Institute), environ 55 % des importations d’armes par les pays européens sur la période 2019-23 proviennent des États-Unis (contre 35 % en 2014-18). Loin, très loin derrière viennent l’Allemagne et la France, qui représentent respectivement 6,4 % et 4,6 % des importations des pays européens.

Enfin, l’Allemagne convoite ouvertement depuis une quinzaine d’année le leadership  dans le domaine de la défense et le spatial à la France. Deux secteurs où l’industrie française a (pour combien de temps encore ?) un leadership. Cela s’est vu dans le SCAF (Système de combat aérien du futur), où les Allemands ont tenté une OPA coordonnée au niveau politique et industriel pour partager le manche de ce programme européen (France, Allemagne et Espagne) au détriment de Dassault Aviation et de la France.

Comment construire une Europe de la défense efficace basée sur les compétences (et non pas les prétendues compétences) des industriels des 27 pays membres de l’Union européenne (UE). Il faut saluer le travail colossal de la commissaire polonaise au marché intérieur et à l’industrie Elżbieta Ewa Bieńkowska (2014-2019), qui a lancé contre toute attente des initiatives européennes dans le domaine de la défense et du spatial. Ce travail de pionnière a été repris avec la fougue qui caractérise Thierry Breton, qui n’a eu de cesse de pousser les murs pour lancer des initiatives sur le terrain comme l’augmentation de la fabrication de munitions dans le cadre de l’initiative ASAP, et faire avancer l’Europe de la défense. Ce qui lui a valu de sévères inimitiés au sein de la Commission. Au final, à eux deux, ils ont planté des graines (Fonds européen de défense, EDIRPA…), qui pourraient un jour être les fondations solides d’une Europe de l’armement. Rendez-vous dans cinq, dix ou quinze ans pour cueillir les fruits de ces initiatives. A condition bien sûr que ces graines soient régulièrement arrosées et qu’il y ait toujours une volonté politique.

Dans un moment aussi crucial pour l’Europe avec la guerre en Ukraine, il fallait une personnalité, certes clivante, comme Thierry Breton pour pousser des projets loin d’être gagnés à l’avance et améliorer la souveraineté de l’Europe. « A chaque fois que j’ai proposé une nouvelle ambition, ça a toujours été non, avait-il expliqué en début d’année à quelques journalistes. C’était d’ailleurs le cas avec ASAP. Lorsque j’ai lancé ASAP – il fallait être un peu gonflé  -, je suis allé demander aux Etats membres et au Parlement européen de me donner les moyens financiers pour financer des usines d’armement qui fabriquent des munitions. En trois mois, on a obtenu l’autorisation des deux (…) Dès qu’on lance une idée, c’est toujours non. Je ne suis pas surpris ». La méthode Breton : « essayer en permanence et sans tabou de mettre sur la table les grands enjeux auxquels nous sommes confrontés nous en Europe ». Thierry Breton, qui se revendique comme le commissaire européen aux industries de Défense, a su faire le job dans un contexte difficile.

Russie : le ministre de la défense limogé

Russie : le ministre de la défense limogé

  Vladimir Poutine a limogé le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou en poste depuis 2012. 

Finalement Poutine pourrait bien faire porter le chapeau de l’échec de sa guerre en Ukraine à son ministre de la défense. Dans un premier temps il vient en effet de le limoger. Sont en cause aussi des affaires de corruption dans le système militaire russe mais qui servent  de prétexte car c’est tout le  système Poutine qui est corrompu. Lieutenant proche de Vladimir Poutine et l’un des visages de l’assaut russe en Ukraine, Sergueï Choïgou n’aura donc pas survécu aux critiques sur sa gestion du conflit . La position de ce fidèle de longue date du pouvoir russe était précaire depuis des mois et avait été encore davantage affaiblie ces dernières semaines par des accusations de corruption visant notamment un de ses anciens vice-ministres.

Cette annonce intervient moins de trois semaines après que la décision de la justice russe de placer en détention provisoire un vice-ministre de la Défense, Timour Ivanov (48 ans), arrêté pour corruption et dont le train de vie avait été dénoncé en 2022 dans une enquête de l’organisation de l’opposant Alexeï Navalny. Un cas rare d’arrestation et de poursuites judiciaires graves au plus haut niveau de l’appareil militaire russe. En poste depuis 2016, Timour Ivanov est placé en détention préventive jusqu’au 23 juin, dans l’attente de son procès.

Il avait ensuite suivi, toujours selon Forbes, Sergueï Choïgou après sa nomination au poste de ministre de la Défense, qu’il occupe toujours actuellement. Par le passé, en particulier dans les années 1990 et 2000, après la dislocation de l’URSS, l’armée russe avait été éclaboussée par de multiples scandales de corruption ayant conduit à plusieurs reprises à de sévères peines de prison.

Andreï Belooussov, un technicien, est nommé  à la tête du ministère de la Défense notamment pour donner un signal sur la nécessité de «réduire la corruption et le rôle des affaires liées aux relations personnelles qui s’étaient accumulées autour du ministère de la Défense».

Pour la politologue Tatiana Stanovaya, l’arrivée de M. Belooussov à la Défense ne viserait pas un changement de leadership militaire – son expérience en la matière étant a priori faible – mais concernerait plutôt la gouvernance du complexe militaro-industriel, un domaine clé au moment où la priorité absolue est donnée à la production d’armements pour la guerre en Ukraine. «L’essentiel est maintenant de savoir si le général Valeri Guerassimov va rester à son poste», s’interrogeait dimanche Tatiana Stanovaya à propos du chef d’État-major des armées russes et principal maître d’œuvre des opérations en Ukraine.

 

« Surprise »en Russie : Le ministre adjoint de la Défense arrêté corruption

« Surprise »en Russie : Le ministre adjoint de la Défense arrêté pour corruption

L’arrestation d’un ministre russe ou corruption laisse un peu pantois. En effet si l’on devait arrêter tous les responsables politiques qui pillent les richesses du pays, il n’y avait sans doute plus aucun responsable russe en poste. À commencer par le premier d’entre eux à savoir Poutine qui a dû détourner autour d’une centaine de milliards. La guerre en Ukraine a d’ailleurs démontré l’immense détournement de fonds opérés par les responsables politiques et les oligarques. Conclusion pour le ministre adjoint de la défense russe il s’agit sans doute d’un règlement de compte du FSB (ex KGB).Le ministre adjoint de la Défense russe, Timour Ivanov, a été arrêté pour des accusations de corruption, a déclaré mardi via la messagerie Telegram le principal organe d’investigation du pays, précisant que l’enquête se poursuivait sur des pots-de-vin qu’aurait reçus le membre du gouvernement.

Le porte-parole du Kremlin, cité par les agences de presse officielles russes, a indiqué qu’un rapport d’enquête avait été présenté au président Vladimir Poutine. Le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, avait été informé au préalable que Timour Ivanov allait être arrêté, a ajouté Dmitry Peskov.

Selon le magazine Forbes, Timour Ivanov, expert en cybernétique et industrie nucléaire, est l’un des hommes les plus riches présents au sein des structures sécuritaires de la Russie.

 

 

Défense et sécurité- L’urgence du retour du service militaire

 

Défense et sécurité- L’urgence du retour du service militaire

Le président a parlé à plusieurs reprises de réarmement. Un mot mis à toutes les sauces y compris pour le réarmement civique. Sans doute pas à travers le service national de quelques jours, ni civique, ni militaire et qui ressemble plutôt une colonie de vacances. Pourtant, Plusieurs facteurs militent en faveur de l’urgence d’un service obligatoire à vocation militaire. Il y a d’abord l’environnement conflictuel avec la politique agressive d’expansion de Poutine et sa phobie de l’ancien empire russe. Poutine multiplie les attaques en Europe de l’Est, en Finlande et bien sûr en Ukraine. Il N’a jamais admis l’éclatement de la puissante union soviétique. En outre, ce dictateur a besoin de ranimer en permanence la flamme des nationalistes pour jeter un voile pudique sur la dictature et sur le détournement de fonds par les oligarques et lui-même. Il y a aussi urgence à rétablir l’ordre dans les quartiers où les policiers sont complètement désarmés et désabusés. L’urgence aussi à faire adhérer aux valeurs républicaines en utilisant le service militaire comme outil de brassage sociologique, culturel et comme école d’autorité et de discipline.

Il y a fort à parier que Trump ( s’il est réelu) pourra s’accommoder d’un désengagement des moyens américains au service de l’Europe. Par ailleurs en Europe -et en France compris- l’esprit de Munich prévaut vis-à-vis de la Russie à l’extrême gauche comme à l’extrême droite. Beaucoup seraient prêts à offrir l’Ukraine à la Russie en échange de la paix pour le reste de l’Europe. Un raisonnement hypocrite et à courte vue évidemment. Dans le même temps, la Russie attaque sur tous les fronts dans tous les pays influencés par les occidentaux ( voir à cet égard les échecs successifs de la France au Mali, Burkina Faso , au Niger et ailleurs). Partout la Russie avance ses pions . La Russie qui trouve des alliés de circonstance chez les dirigeants de régime autoritaire encore nombreux dans le monde.

On objectera que la France est sans doute l’un des seuls pays européens avec la Grande-Bretagne toutefois à disposer d’un système de défense complet mais une armée cependant miniature : exemple un seul porte-avions et seulement 160 000 hommes, l’équivalent de ce dont dispose l’Ukraine. Quand la Russie dispose de 10 fois plus de troupes en plus évidemment des technologies. Mais contrairement aux dires de pseudo experts, les troupes au sol ne sont pas incompatibles avec la technologie, elles se complètent et les conflits tant en Ukraine qu’à Gaza démontrent encore l’importance des troupes au sol.

La seconde raison qui justifierait le rétablissement du service militaire est davantage sociétale. Il s’agirait de réhabiliter le grand brassage sociologique que permettait le service obligatoire. En outre, un service qui pourrait être utile pour contribuer à revaloriser le concept de discipline et d’effort.

La plupart des experts militaires et les militaires eux-mêmes s’opposent à la résurgence d’un service militaire au motif que la France n’aurait pas les moyens d’une part et que la défense a technologiquement évolué dans son contenu. Notons cependant que dans toutes les opérations extérieures effectifs et technologies ont été totalement complémentaires. En dernier ressort, ce sont surtout les troupes au sol qui payent le prix de la guerre. En cas de conflit d’ampleur, sans formation on envoie à la boucherie des jeunes et des moins jeunes non formés. Ce qu’on constate par exemple chez les russes mais aussi en Ukraine.

Les États-Unis ne supporteront pas ad vitam aeternam les coûts du parapluie militaire américain. L’Europe devra assurer sa défense. Et de ce point de vue l’objectif d’atteindre 2 % du pour les dépenses militaires est complètement inadapté aux enjeux quand il faudrait 6 ou 7 % et que les Russes consacrent 30 % de leur budget aux dépenses de l’armée.

La dernière raison qui justifie la réhabilitation du service militaire obligatoire c’est la nécessité de diffuser à nouveau dans l’opinion les valeurs attachées à la nation aujourd’hui éclatées pour des raisons sociétales voire religieuses.

Ce n’est pas la dernière minute qu’il conviendra de réajuster sérieusement la politique de défense. La stratégie dans ce domaine comme d’ailleurs dans d’autres demandes lucidité, courage et continuité. Le contraire de ce qu’on a fait en supprimant lâchement le service militaire ou en conviant les jeunes à quelques jours de colonies de vacances dans le cas d’un pseudo service national.

 

Épargne : le livret A au service de l’industrie de la défense ?

Épargne : le livret A au service de l’industrie de la défense ?

 Le Sénat a adopté début mars en première lecture (244 voix pour et 34 contre) cette proposition de loi, déposée par Pascal Allizard (Les Républicains) et plusieurs autres sénateurs. Ce texte vise à renforcer les entreprises françaises de défense, en particulier les petites et moyennes entreprises, fragilisées par des difficultés de financement en raison d’un soutien public limité, d’un accès parfois restreint aux financements bancaires et d’un désintérêt des fonds d’investissement. Juridiquement et politiquement, l’adoption de cette loi poserait problème. Juridiquement parce qu’il n’est pas certain du tout que les produits du livret A puissent  être affectés en partie au secteur de la défense. Politiquement, parce que beaucoup vont considérer que le livret A est surtout destiné au financement du logement. 
Le Sénat a voté pour attribuer une partie de l’épargne du Livret A à l’industrie de la défense, touchée par des difficultés de financement renforcées par le contexte ukrainien. « L’outil militaire et industriel doit être en mesure de faire face à toute menace sur la paix et la stabilité. Ce n’est pas vraiment le cas aujourd’hui », s’est alarmé le sénateur Les Républicains Pascal Allizard, auteur de cette proposition de loi adoptée à 244 voix contre 34.Le texte propose d’affecter une partie des encours du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) au financement des entreprises de l’industrie de défense française. Un dispositif similaire avait déjà été adopté au Parlement ces derniers mois, mais le Conseil constitutionnel l’avait censuré par deux fois, le jugeant sans rapport avec les textes auxquels il avait été ajouté.La droite sénatoriale espère le voir enfin aboutir grâce à ce texte, même s’il faudra pour cela que l’Assemblée nationale s’en saisisse.

Le sénateur socialiste Rachid Temal a lui défendu une autre vision : celle de la création d’un produit tout spécialement conçu pour financer le secteur – le « Livret d’épargne défense souveraineté » –, synonyme selon lui de plus de « clarté et transparence », mais le Sénat l’a rejeté.

Près de 60 % des fonds du Livret A et du LDSS sont en effet dédiés au logement social, mais le reste – l’épargne non centralisée précisément visée par le texte – est consacré aux PME, à la transition énergétique ou encore à l’économie sociale et solidaire. Plusieurs parlementaires favorables ont eux insisté sur « l’urgence » imposée par le contexte ukrainien. « C’est une solution efficace à court terme pour accélérer le passage à une véritable économie de guerre », a plaidé Vanina Paoli-Gagin (groupe Les Indépendants, de centre droit).

 

  • L’épargne réglementée des ménages (Livrets A, LDDS, LEP, PEL, etc) représente une part importante de l’épargne financière et des ressources bancaires et atteint 926,1 milliards (soit 15% du patrimoine financier des Français).Une épargne sous utilisée pour le développement du pays d’autant que le logement est en berne et est loin de mobiliser les ressources disponibles

La menace russe

La menace russe

 

« Si un géant comme la Russie peut impunément attaquer son voisin plus petit, qui nous dit que cela ne se reproduira pas ? »

Un collectif de parlementaires de pays de l’Alliance atlantique et membres de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN appelle, dans une tribune au « Monde », les gouvernements européens à faire livrer plus de missiles de longue portée et d’avions de combat à l’armée ukrainienne.

« Nous, parlementaires de pays de l’Alliance atlantique et membres de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, cosignataires de cette tribune, appelons instamment nos gouvernements à intensifier l’aide militaire à l’Ukraine. Alors que nous entrons dans la troisième année de l’ignoble guerre russe en Ukraine, le bilan est accablant : des dizaines de milliers de morts, civils et militaires, des millions de personnes déplacées, des infrastructures détruites, une situation humanitaire dégradée.

Deux ans, dans le temps médiatique actuel, c’est une éternité, et nous avons bien conscience du risque de lassitude de l’opinion publique à l’égard de l’Ukraine et de ses habitants. Pour autant, il est impératif de poursuivre et même d’amplifier le soutien militaire des pays européens envers notre allié ukrainien. En effet, les intentions impérialistes de Poutine et de son gouvernement ne font aucun doute. Ne nous voilons pas la face : si l’Ukraine tombe, c’est l’intégrité des frontières européennes qui sera menacée.

L’objectif de l’Alliance atlantique, au travers des articles 4 et 5 du traité, est d’assurer la protection et la défense collective de tous ses membres. C’est pourquoi nous nous réjouissons, après la Finlande il y a quelques mois, de l’entrée effective de la Suède au sein de l’OTAN. Face à l’agression russe qui nous menace indirectement, nous enjoignons donc à nos décideurs gouvernementaux, en plus de soutenir les coalitions sectorielles existantes et les traités bilatéraux, de faire livrer de façon urgente à l’armée ukrainienne plus de missiles de longue portée et davantage d’avions de combat.

Avant le prochain sommet de l’OTAN à Washington les 9 au 11 juillet 2024 − qui sera crucial tant pour l’issue du conflit que pour l’avenir de l’Alliance − nous souhaitons collectivement attirer l’attention de nos gouvernements respectifs sur la nécessité de fournir de telles armes, puisque nous en avons la possibilité, avec, pour les missiles de longue portée, les SCALP-EG et les Storm Shadow franco-britanniques, ainsi que les Taurus allemands, et, pour les avions de combat, les F-16, les Gripen et les Mirage 2000.

L’Europe entière – non la seule Union européenne – doit impérativement aider à rééquilibrer le rapport de force entre Russes et Ukrainiens. L’armée russe dispose actuellement d’un avantage écrasant en matière de munitions, d’artillerie et d’armes à longue portée. De telles livraisons permettraient aux forces ukrainiennes de riposter plus efficacement et de reprendre l’initiative sur le champ de bataille. Elles leur donneraient également la possibilité de mieux cibler les bases arrière russes et la logistique qui soutiennent l’effort de guerre, perturbant ainsi les lignes d’approvisionnement et le commandement russe.

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Des « méga-camions » en Europe

Des « méga-camions » en Europe

L’Europe étudie aujourd’hui la perspective de camions de 60 t au lieu de 40 aujourd’hui. Des camions très lourds sans doute adaptés dans certains pays mais pas dans d’autres compte tenu de la taille des véhicules sur des voies banalisées utilisées donc par d’autres usagers (voitures, motocycles, vélos et piétons). En outre,  une perspective contraire à la volonté de développer la part du rail. Notons que ce n’est pas tellement le poids qui compte pour le transport par camion mais le plus souvent le volume compte tenu de l’évolution structurelle des échanges. Il faut évidemment aussi prendre en compte l’impact sur les infrastructures. Enfin il y a la sécurité avec la difficulté supplémentaire de doubler les camions encore plus longs

 

Frédéric Delorme, président de Rail Logistics Europe (SNCF)dénonce aussi « les dangers significatifs des méga-camions pour piétons et cyclistes », à savoir la distance de freinage rallongée ou encore les difficultés à tourner.

En outre, l’objectif européen de doubler d’ici 2030 la part du ferroviaire dans le transport de marchandises, à 30%, « sera mis en péril », tranche Alberto Mazzola, directeur de la Communauté européenne du rail (CER), influent lobby du secteur.

À noter enfin l’impact de ces camions alourdis sur les chaussées et ponts. Le cabinet D-Fine prédit 1,15 milliard d’euros de dépenses publiques additionnelles par an pour l’entretien des infrastructures routières, avec « des détériorations disproportionnées : dix camions de 44 tonnes font plus de dommages que quinze de 40 tonnes ».

« Il faut prévenir cette folie, avec trop peu de moyens pour le fret ferroviaire tandis qu’un bonus serait alloué aux « méga-camions » massacreurs d’infrastructures », insiste l’eurodéputé écologiste David Cormand.

Reste que, en commission Transports, le texte a cependant été massivement soutenu par les groupes socio-démocrates, PPE (droite) et Renew (libéraux), à l’exception du Français Dominique Riquet. Le dossier reflétant les sensibilités nationales, « l’équilibre sera précaire » en plénière ce mardi, reconnaît Marie-Pierre Vedrenne (Renew).

 

Vers un plan de défense européen ?

Vers  un plan de défense européen ?

L’Europe doit faire face à de menace d’abord à celles concernant l’impérialisme russe mais aussi aux perspectives d’éventuel abandons des États-Unis vis-à-vis de la défense européenne. Une véritable révolution stratégique qui impose à l’Europe;  et ne plus se satisfaire d’être simplement un marché d’échange de biens. L’Europe doit se muscler en matière de défense et commencer par développer une industrie d’équipements militaires à la hauteur des enjeux

 

La Commission propose que d’ici à 2030, « 50% des équipements » militaires commandés par les Etats membres soient fournis par l’industrie européenne, a déclaré devant la presse sa vice-présidente, Margrethe Vestager. Une procédure déjà mise en place pour la production de munitions, dont une partie est destinée à l’Ukraine, en guerre contre la Russie depuis 2022.

La semaine dernière à Strasbourg, la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen avait déjà décrit l’esprit de la nouvelle stratégie de défense européenne. L’objectif est clair : être mieux armé face à l’hostilité de la Russie.

« La menace d’une guerre n’est peut-être pas imminente mais elle n’est pas impossible », avait ainsi plaidé la présidente de la Commission, appelant les Européens à se « réveiller de toute urgence ».

Il est donc essentiel, avait-t-elle insisté, de « reconstruire (…) et de moderniser les forces armées des 27 », après des décennies de coupes budgétaires dans le sillage de la fin de l’Union soviétique au début des années 1990.

Aujourd’hui, 68% des achats d’armement réalisés dans l’UE au profit de l’Ukraine se font auprès de fabricants américains, a aussi expliqué le commissaire européen Thierry Breton. Avec cette nouvelle stratégie, Bruxelles veut donc rendre l’industrie européenne aussi compétitive que sa rivale américaine.

A plus long terme, la Commission veut aussi participer au lancement de grands projets européens de défense dans des domaines comme le cyber, l’espace et la protection des fonds marins, après les sabotages de gazoducs en mer Baltique en septembre 2022.
Cette première mouture de la nouvelle stratégie de défense européenne sera dotée d’un budget initial de 1,5 milliard d’euros. « Ce n’est pas beaucoup d’argent », a reconnu la vice-présidente de la Commission Margrethe Vestager.

Mais cette somme servira d’incitation, de bonus pour les Etats membres à chaque fois qu’ils voudront mettre leurs ressources en commun pour acquérir ou développer la production d’armes en Europe, a-t-elle ajouté. « Le véritable financement viendra des Etats membres », a encore expliqué celle qui est aussi commissaire à la Concurrence.

La Commission suggère aussi d’utiliser les revenus générés par les avoirs russes gelés en Europe pour abonder ce budget initial. Pour rappel, à ce jour quelque 200 milliards d’euros d’avoirs russes ont été gelés en Europe.

Thierry Breton a de son côté évoqué un budget de quelque 100 milliards d’euros sur plusieurs années pour permettre aux Européens de développer une industrie de défense plus importante, la rendre compétitive face aux Etats-Unis et renforcer l’aide à l’Ukraine dans la guerre déclenchée par la Russie.

 

Défense : L’esprit munichois qui menace encore

Défense : L’esprit munichois qui menace encore

Force est de constater que l’Europe ne joue qu’un rôle assez marginal désormais en matière de politique internationale. Sans doute le résultat d’une évolution des rapports de force politique et économique mais aussi le produit de l’évolution des mentalités. Les grandes causes nationales, les grands projets ne sont plus au centre de l’intérêt des populations européennes davantage préoccupées par leur environnement proche et par leur intérêt personnel. Bref un recentrage sur l’individualisme, le court termisme et la cécité politique. À décharge évidemment, le monde système politique a largement contribué à la désaffection vis-à-vis de la chose publique.

Aujourd’hui, en Europe en particulier ,une majorité de l’opinion préfère un mauvais accord qu’un conflit même si c’est un accord est potentiellement porteur de germes d’affrontements dramatiques. Ainsi par exemple en Ukraine progressivement les élites mais aussi l’opinion se laissent convaincre qu’il vaut mieux un mauvais accord entre Russie et Ukraine qu’une prolongation de l’affrontement. En réalité, une sorte de guerre larvée et qui pourra déboucher le moment venu sur une extension géographique encore plus grande des intentions guerrières de Poutine. Et très proches de nous.

Même chose en Palestine vis-à-vis de Gaza. La paix tout de suite tout en sachant que faute de solution politique durable le conflit peut reprendre de manière tout aussi violente sinon davantage. Autre terrain qui démontre l’esprit munichoise, celui de l’Afrique où l’Europe se retire progressivement notamment au profit des Chinois et des Russes pour ne pas être entraînée vers des guerres qu’elle redoute. Et ce qui caractérise encore davantage l’avancée de l’esprit munichois, c’est l’indigence des politiques de défense. L’Europe fait semblant de se contenter du parapluie de l’OTAN. Un parapluie qui pourrait bien devenir virtuel par exemple avec la réélection de Trump.

Même la France qui est un des rares pays à disposer d’une politique de défense assez complète fait dans la miniature ( Moins de 2 % du PIB quand il en faudrait 3 à 4 fois plus; la Russie consacre, elle, 30% de son PIB à la défense) et ne résisterait pas plus d’un mois à une attaque étrangère par exemple russe. Cela d’autant plus que la menace de l’armée nucléaire ne freine en rien les guerres conventionnelles. Pire on a supprimé le service militaire. Les responsables politiques mais aussi l’opinion se satisfont de la démission européenne au plan de la défense et de la diplomatie.

Certains objecteront que les Européens abandonnent leur position au profit de la paix. La vérité, c’est qu’ils désertent le terrain diplomatique et politique international. Ce désengagement et ce laxisme ne concernent pas seulement la politique internationale mais aussi des dimensions économiques et sociétales. Bref l’Europe recule peut-être parce que trop gavée rapidement de progrès en tout cas insuffisamment nourrie d’analyses politiques pertinentes et de projets sociétaux crédibles et durables.

Le rapport de l’opinion européenne et des Français en particulier vis-à-vis de la défense est inquiétant. Pour preuve, ce résultat d’un sondage publié par le Figaro: Si l’on observe seulement les réponses des Français interrogés, le constat est relativement similaire. Pour respectivement 45% et 38% d’entre eux, l’impact de l’adhésion de l’Ukraine serait «négatif» pour la sécurité et l’économie de l’UE. Les réponses «positives» ne s’élèvent qu’à 18% et 24%.

Le seul problème c’est que la stratégie de Poutine ne vise pas simplement l’Ukraine mais une bonne partie de l’Europe et pas simplement russophone. La France avec ses 160 000 militaires disponibles ne résisterait pas plus d’une semaine face à la Russie. Face à une éventuelle défaillance de l’OTAN, l’union européenne sera bien contrainte de construire une défense à la hauteur des enjeux aujourd’hui complètement sous-estimés par méconnaissance et repli des peuples sur eux-mêmes.

 

Défense – Le lâche renoncement sous couvert de pacifisme du monde politique et de l’opinion

Défense – Le lâche  renoncement sous couvert de pacifisme du monde politique et de l’opinion

Curieusement émergent à nouveau les vieux clivages concernant la problématique de la défense du pays. Comme lors de la dernière grande guerre, de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite et la gauche classique, on  se réfugie derrière le drapeau du pacifisme pour n’avoir pas à prendre parti vis-à-vis des guerres existantes et potentielles .

Pour une fois, Macron,  avec retard,  fait preuve de pertinence en soulignant le danger de l’impérialisme russe et la nécessité le moment venu de s’y opposer. Il a même évoqué forcément la possibilité d’envoi de troupes au sol. Inutile de tourner autour du pot, cette position est largement minoritaire pour l’instant dans le pays. Minoritaire dans l’opinion publique mais plus inquiétant dans la plupart des partis. À l’extrême gauche comme à l’extrême droite qui se rejoignent finalement pour des motifs différents qui aboutissent au même résultat mais cela traverse aussi les partis de gouvernement comme les Républicains ou  le parti socialiste.

Évidemment cette position nouvelle de Macron ne le dédouane pas de ses contradictions, de ses atermoiements et de l’indigence de la politique  défense.

Il est clair en effet que la France qui dispose d’une armée très complète mais minuscule ne pourrait tenir longtemps seule face à la Russie. La perspective ne vaut donc que si elle prend une dimension européenne qui disposent  des moyens économiques et financiers. Reste la volonté de pays qui préfèrent se mettre à l’abri sous l’aile américaine dans le cadre de l’OTAN. Le problème, c’est que les Américains eux-mêmes souhaitent financièrement se désengager de l’OTAN à propos des dépenses militaires concernant l’Europe.

Or le danger Poutine est bien là et sa politique expansionniste lui permet de rester au pouvoir en alimentant en permanence le nationalisme russe. Le « salopard dément » comme l’appelle Biden va continuer de déstabiliser non seulement l’Europe mais le monde entier en se faisant le leader de ce moment sulfureux du » sud  globa »l. L’objectif étantde détruire le concept même de démocratie pour lui substituer  des systèmes illibéraux voire dictatoriaux.

La constitution d’un système de défense européen va sans doute devenir un objectif prioritaire par rapport aux autres aspects des politiques communes. Ce qui est en jeu comme déjà indiqué , c’est la démocratie et la liberté. Comme lors de la dernière guerre mondiale. Au départ il n’était pas nombreux les partisans de la résistance au fascisme. Beaucoup ont succombé aux supposées vertus du pacifisme face à Hitler. Faut-il rappeler que le Parlement a même voté des pouvoirs au gouvernement Pétain, allié objectif de l’Allemagne.

Depuis des progrès considérables au plan économique et social  ont été réalisés mais les Français comme l’ensemble des Européens se sont réfugiés dans le confort de l’individualisme au détriment des enjeux collectifs de sociétés. Par lâcheté politique, on a même supprimé le service militaire pourtant si nécessaire à une politique de défense cohérente et si utile pour le brassage sociologique et les valeurs républicaines. Cela avec la complicité de nombre de hauts dignitaires militaires qui ne veulent pas partager le budget de défense avec des appelés. Pourtant depuis deux jours, certains anciens responsables conviennent que l’envoi de troupes au sol nécessitera beaucoup d’effectifs passant notamment par le service militaire obligatoire. On voit bien dans les conflits récents que les technologies seules sont insuffisantes sur le terrain des opérations et que les troupes au sol sont nécessaires.

Voir par exemple évidemment le conflit d’Ukraine mais aussi des conflits en Afrique et le conflit en Palestine. Globalement l’Europe dispose de moins de 1 million d’hommes tandis que la Russie peut déjà compter sur 2 millions. Quant à la France ses effectifs atteignent atteignent seulement 200 000 personnes. Une armée très complète mais miniature, témoins par exemple la France jetée en dehors de l’Afrique par la Russie.

Les experts vont objecter que l’Europe a pris conscience de ses insuffisances en matière de défense pour monter les budgets à hauteur de 2 % du PIB. Il faut d’abord noter que ces engagements ont rarement été tenus notamment en France et qu’il faudrait sans doute encore en doubler l’ampleur pour faire face aux enjeux.
Le monde politique actuel et la plupart de ses dirigeants ne se grandissent  pas en confortant les Français dans leur posture confortable du pseudo pacifisme. Une situation qui n’est pas nouvelle quand  la démagogie et le manque de courage caractérisent la plupart des projets politiques.

 

 

 

Politique de Défense : le retour de l’esprit munichois

Politique de Défense : le retour de l’esprit munichois

Pour preuve du retour de l’esprit Munichois, nombre de responsables politiques seraient prêt à sacrifier une partie de l’Ukraine, voire d’autres zones, en échange d’un accord de paix pour le reste de l’Europe. Un courant de pensée qui traverse tous les partis politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les partis de gouvernement comme le parti socialiste ou encore les républicains. Force est de constater que l’Europe ne joue qu’un rôle assez marginal désormais en matière de politique internationale.

 

Sans doute le résultat d’une évolution des rapports de force politique et économique mais aussi le produit de l’évolution des mentalités. Les grandes causes nationales, les grands projets ne sont plus au centre de l’intérêt des populations européennes davantage préoccupées par leur environnement proche et par leur intérêt personnel. Bref un recentrage sur l’individualisme, le court termisme et la cécité politique. À décharge évidemment, le monde système politique a largement contribué à la désaffection vis-à-vis de la chose publique.

Aujourd’hui, en Europe en particulier ,une majorité de l’opinion préfère un mauvais accord qu’un conflit même si c’est un accord est potentiellement porteur de germes d’affrontements dramatiques. Ainsi par exemple en Ukraine progressivement les élites mais aussi l’opinion se laissent convaincre qu’il vaut mieux un mauvais accord entre Russie et Ukraine qu’une prolongation de l’affrontement. En réalité, une sorte de guerre larvée et qui pourra déboucher le moment venu sur une extension géographique encore plus grande des intentions guerrières de Poutine. Et très proches de nous.

Même chose en Palestine vis-à-vis de Gaza. La paix tout de suite tout en sachant que faute de solution politique durable le conflit peut reprendre de manière tout aussi violente sinon davantage. Autre terrain qui démontre l’esprit munichoise, celui de l’Afrique où l’Europe se retire progressivement notamment au profit des Chinois et des Russes pour ne pas être entraînée vers des guerres qu’elle redoute. Et ce qui caractérise encore davantage l’avancée de l’esprit munichois, c’est l’indigence des politiques de défense. L’Europe fait semblant de se contenter du parapluie de l’OTAN. Un parapluie qui pourrait bien devenir virtuel par exemple avec la réélection de Trump.

Même la France qui est un des rares pays à disposer d’une politique de défense assez complète fait dans la miniature ( Moins de 2 % du PIB quand il en faudrait 3 à 4 fois plus; la Russie consacre, elle, 30% de son PIB à la défense) et ne résisterait pas plus d’un mois à une attaque étrangère par exemple russe. Cela d’autant plus que la menace de l’armée nucléaire ne freine en rien les guerres conventionnelles. Pire on a supprimé le service militaire. Les responsables politiques mais aussi l’opinion se satisfont de la démission européenne au plan de la défense et de la diplomatie.

Certains objecteront que les Européens abandonnent leur position au profit de la paix. La vérité, c’est qu’ils désertent le terrain diplomatique et politique international. Ce désengagement et ce laxisme ne concernent pas seulement la politique internationale mais aussi des dimensions économiques et sociétales. Bref l’Europe recule peut-être parce que trop gavée rapidement de progrès en tout cas insuffisamment nourris d’analyses politiques pertinentes et de projets sociétaux crédibles et durables.

Le rapport de l’opinion européenne et des Français en particulier vis-à-vis de la défense est inquiétant. Pour preuve, ce résultat d’un sondage publié par le Figaro: Si l’on observe seulement les réponses des Français interrogés, le constat est relativement similaire. Pour respectivement 45% et 38% d’entre eux, l’impact de l’adhésion de l’Ukraine serait «négatif» pour la sécurité et l’économie de l’UE. Les réponses «positives» ne s’élèvent qu’à 18% et 24%.

Le seul problème c’est que la stratégie de Poutine ne vise pas simplement l’Ukraine mais une bonne partie de l’Europe et pas simplement russophone. La France avec ses 160 000 militaires disponibles ne résisterait pas plus d’une semaine face à la Russie. Face à une éventuelle défaillance de l’OTAN, l’union européenne sera bien contrainte de construire une défense à la hauteur des enjeux aujourd’hui complètement sous-estimés par méconnaissance et repli des peuples sur eux-mêmes.

 

Politique de Défense : L’esprit munichois menace encore l’Europe

Politique de Défense : L’esprit munichois menace encore l’Europe

Force est de constater que l’Europe ne joue qu’un rôle assez marginal désormais en matière de politique internationale. Sans doute le résultat d’une évolution des rapports de force politique et économique mais aussi le produit de l’évolution des mentalités. Les grandes causes nationales, les grands projets ne sont plus au centre de l’intérêt des populations européennes davantage préoccupées par leur environnement proche et par leur intérêt personnel. Bref un recentrage sur l’individualisme, le court termisme et la cécité politique. À décharge évidemment, le monde système politique a largement contribué à la désaffection vis-à-vis de la chose publique.

Aujourd’hui, en Europe en particulier ,une majorité de l’opinion préfère un mauvais accord qu’un conflit même si c’est un accord est potentiellement porteur de germes d’affrontements dramatiques. Ainsi par exemple en Ukraine progressivement les élites mais aussi l’opinion se laissent convaincre qu’il vaut mieux un mauvais accord entre Russie et Ukraine qu’une prolongation de l’affrontement. En réalité, une sorte de guerre larvée et qui pourra déboucher le moment venu sur une extension géographique encore plus grande des intentions guerrières de Poutine. Et très proches de nous.

Même chose en Palestine vis-à-vis de Gaza. La paix tout de suite tout en sachant que faute de solution politique durable le conflit peut reprendre de manière tout aussi violente sinon davantage. Autre terrain qui démontre l’esprit munichoise, celui de l’Afrique où l’Europe se retire progressivement notamment au profit des Chinois et des Russes pour ne pas être entraînée vers des guerres qu’elle redoute. Et ce qui caractérise encore davantage l’avancée de l’esprit munichois, c’est l’indigence des politiques de défense. L’Europe fait semblant de se contenter du parapluie de l’OTAN. Un parapluie qui pourrait bien devenir virtuel par exemple avec la réélection de Trump.

Même la France qui est un des rares pays à disposer d’une politique de défense assez complète fait dans la miniature ( Moins de 2 % du PIB quand il en faudrait 3 à 4 fois plus; la Russie consacre, elle, 30% de son PIB à la défense) et ne résisterait pas plus d’un mois à une attaque étrangère par exemple russe. Cela d’autant plus que la menace de l’armée nucléaire ne freine en rien les guerres conventionnelles. Pire on a supprimé le service militaire. Les responsables politiques mais aussi l’opinion se satisfont de la démission européenne au plan de la défense et de la diplomatie.

Certains objecteront que les Européens abandonnent leur position au profit de la paix. La vérité, c’est qu’ils désertent le terrain diplomatique et politique international. Ce désengagement et ce laxisme ne concernent pas seulement la politique internationale mais aussi des dimensions économiques et sociétales. Bref l’Europe recule peut-être parce que trop gavée rapidement de progrès en tout cas insuffisamment nourris d’analyses politiques pertinentes et de projets sociétaux crédibles et durables.

Le rapport de l’opinion européenne et des Français en particulier vis-à-vis de la défense est inquiétant. Pour preuve, ce résultat d’un sondage publié par le Figaro: Si l’on observe seulement les réponses des Français interrogés, le constat est relativement similaire. Pour respectivement 45% et 38% d’entre eux, l’impact de l’adhésion de l’Ukraine serait «négatif» pour la sécurité et l’économie de l’UE. Les réponses «positives» ne s’élèvent qu’à 18% et 24%.

Le seul problème c’est que la stratégie de Poutine ne vise pas simplement l’Ukraine mais une bonne partie de l’Europe et pas simplement russophone. La France avec ses 160 000 militaires disponibles ne résisterait pas plus d’une semaine face à la Russie. Face à une éventuelle défaillance de l’OTAN, l’union européenne sera bien contrainte de construire une défense à la hauteur des enjeux aujourd’hui complètement sous-estimés par méconnaissance et repli des peuples sur eux-mêmes.

 

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