Archive pour le Tag 'défense'

Défense France : une armée échantillonnaire ridicule face à la Russie

Défense France : une armée échantillonnaire ridicule face à la Russie

Macron et les plus hauts responsables des armés évoquent actuellement le risque de conflit entre la France et la Russie. Et de faire étalage de nos capacités mais aussi de nos extrême faiblesses. La vérité c’est que l’état des forces de la France est ridicule face à ce que possède la Russie.

Un seul exemple en termes de mobilisation, la Russie peut compter sur au moins 2 millions d’hommes pour théoriquement 200 000 en France. Le résultat évidemment de la suppression du service militaire obligatoire lâchement abandonné par Chira pour des motifs électoraux. Un abandon également soutenu par une grande partie de la hiérarchie militaire bien contente de répartir entre ses membres les moyens financiers de la défense.

Le problème c’est qu’il faut des années pour reconstituer une armée de soldats, de sous-officiers et d’officiers et leur équipement. La guerre technologique n’est pas un outil substituable aux hommes en dernier ressort, on le voit en particulier avec la guerre en Palestine mais aussi et surtout en Ukraine. Les technologies sont utiles et même indispensables mais insuffisantes pour tenir toutes les postes de la ligne de front et terminer le travail sur le terrain.

Le plus ridicule sans doute c’est la question du porte-avions dont la France ne dispose qu’un exemplaire et la moitié du temps indisponible pour révision.
Certes il y a le la défense nucléaire mais on sait que son utilisation est surtout à vocation de dissuasion. En cas d’utilisation il y aurait de quoi faire sauter 100 fois la terre dans le cadre d’une guerre mondiale.

Les politiques et les plus hauts responsables militaires ont fait une faute grave en décidant de déshabiller l’armée liquidant au passage les équipements techniques et fonciers souvent pour des sommes dérisoires en tout cas en dessous des prix du marché.

Se préparer au risque d’affrontements avec la Russie, c’est prioritairement reconstruire une véritable armée avec les armes, les technologies et les hommes qui doivent la constituer. Or la France est ridicule voir même absente par exemple concernant les drones. La France est minuscule pour les autres équipements et les combattants.

Reconstituer une véritable force de combat complète constitue le meilleur garant contre un éventuel conflit avec la Russie. Ce ne sont pas les discours creux et bavards de Macron qui peuvent combler nos lacunes. Par parenthèse, un chef de l’État qui a profité des circonstances pour s’éviter le service militaire en raison de ses études ! Un curieux chef des armées !

En dehors des questions de défense ,il faut aussi prendre en compte l’intérêt sociétal du service militaire obligatoire qui permettait un grand brassage sociologique mais aussi l’apprentissage de la discipline collective et du respect des valeurs, en tout cas qui pouvait largement y contribuer d’autant que l’école a aussi abandonné ce terrain.


l’Etat des forces

Pays Chars blindés Sous-marins Avions de combat
Russie 12 400 30 100 70 772
USA 6 600 45 200 70 1 960
Chine 5 300 35 000 80 1 200
Ukraine 2 600 12 000 0 69
France 400 6 500 10 250
UK 230 5 000 10 120
Canada 78 1 500 4 63

L’extrême faiblesse de la défense française a été démontrée dans le cadre de la force barkhane supposée s’opposer aux islamistes en Afrique et qui finalement a dû battre en retraite face aux mercenaires russes et aux dictateurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Après cet échec cuisant, la France est d’ailleurs en train de se retirer d’à-peu-près toute l’Afrique laissant ainsi la place aux Russes et aux Chinois notamment tant sur le plan économique que militaire.

Défense :  La stratégie n’est pas convaincante

Défense :  La stratégie n’est pas convaincante

François Cornut-Gentille, ex-député (Les Républicains) spécialiste des questions militaires, estime, dans une tribune au « Monde », que sur la perception des nouvelles menaces militaires et sur les efforts financiers à fournir, la France se berce d’illusions.

La France vient d’actualiser sa revue stratégique qui décrit pour les années à venir les risques auxquels notre pays se trouve confronté ainsi que les moyens d’y faire face. C’était par ailleurs le thème de l’intervention traditionnelle du président de la République à la veille du 14-Juillet. Au regard de leur importance, ces travaux et ce discours n’ont eu qu’un faible écho. Pourtant, ce qui a été énoncé aura des conséquences concrètes pour les Français dès le budget de 2026 et impliquera, sur le moyen terme, une véritable reconfiguration de l’Etat, bien au-delà de notre seul appareil militaire.

Le document ministériel analyse dans toutes ses composantes un véritable basculement dans un monde de plus en plus dangereux. La menace russe est placée au premier plan, peut-être trop, ce qui a pour effet de relativiser les autres risques qui pourtant ne sont pas négligeables. Le postulat est que la France doit être prête dès 2030 à affronter, dans le même temps, un conflit de haute intensité ainsi que des opérations de déstabilisation sur le sol national. Une sombre perspective à laquelle il faut hélas se préparer dans l’espoir de dissuader nos adversaires.

C’est là que les choses se compliquent. Car si l’on prend au sérieux le scénario envisagé – et il est malheureusement raisonnable de le faire –, il faut aussitôt dire que la revue stratégique n’est pas du tout convaincante sur notre capacité à être au niveau requis en temps voulu (2030). Certes, sur ce qu’il convient de faire, tout est vu et tout est dit ; toutefois, le passage à la réalisation est peu crédible. Les services ont édifié une sorte de ligne Maginot, qui ne tient que sur le papier. Les intentions et les fiches action sont déjà tenues pour des actes.

A l’abri de cette rassurante fiction, le chef de l’Etat peut mettre en scène sa lucidité et son volontarisme. Pour lui, l’essentiel étant acquis, il ne reste qu’à accélérer. Mais c’est ignorer quelques faits têtus qui indiquent que nous sommes encore très loin du compte.

Défense « La France : colosse aux pieds d’argile ? »

Défense « La France : colosse aux pieds d’argile ? »

« La France : un colosse militaire aux pieds d’argile ? », par Driss Aït Youssef, docteur en droit public
Face à la menace russe au désalignement de la politique de Donald Trump, Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste en sécurité globale, appelle à dépasser les clivages pour renforcer notre défense et sauver notre démocratie des ingérences extérieures.
Par Driss Aït Youssef

par Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste en sécurité globale, appelle les politiques à dépasser leurs clivages pour renforcer notre défense. dans la Tribune

Le contexte international impose au gouvernement de dégager des moyens financiers supplémentaires et inédits pour préparer nos armées à un potentiel conflit militaire de haute intensité. Cette perspective, si elle est qualifiée de très sérieuse par les autorités militaires et politiques, se heurtera à une opposition du fait des tensions politiques et communautaires que traverse la France.

La revue nationale stratégique 2025 parue, le 14 juillet dernier aborde sans détour et de façon inquiétante, les menaces auxquelles notre monde est, désormais, confronté. Elle aborde également l’incertitude grandissante s’agissant de nos rapports avec notre allié historique, les États-Unis d’Amérique.

Driss Aït Youssef : docteur en droit public, spécialiste en sécurité globale : « Je suis très inquiet de l’état du renseignement en France »

Cette situation place la France – et c’est un doux euphémisme – entre le marteau américain convaincu d’être volé par des européens incapables d’assurer leur propre sécurité et la faucille russe déterminée à sabrer durablement la première puissance militaire européenne et soutien inconditionnel de l’Ukraine.

Si les deux nations n’ont pas les mêmes objectifs, elles nourrissent un but commun, celui d’influencer l’opinion publique dans un sens qui affaiblirait notre démocratie en mettant à rude épreuve notre résilience.

D’abord à commencer par notre allié historique, les USA. L’interventionnisme direct de responsables politiques américains sur la politique intérieure vise à valoriser un projet de société qui dresse les communautés les unes contre les autres. Il suffit pour s’en convaincre d’analyser les attaques récentes du président Trump sur les commémorations du 8 mai et de son vice-président Vance sur les armées françaises et britanniques pour mesurer leur détestation du modèle français avec une préférence pour l’immigration incontrôlée coupable, selon eux, de mettre en péril la civilisation occidentale.

L’interventionnisme direct de responsables politiques américains sur la politique intérieure vise à valoriser un projet de société qui dresse les communautés les unes contre les autres
Ensuite la Russie – qui de façon plus ou moins assumée – via des groupes non étatiques cristallise et instrumentalise les tensions politiques et communautaires. Les exemples les plus frappants sont les 5 cercueils déposés en 2024 au pied de la tour Eiffel ou encore les étoiles de David déposées au pochoir sur de nombreux murs de Paris et sa banlieue.

C’est encore plus manifeste lorsque des fermes de trolls instrumentalisent des tensions politiques afin d’encourager le séparatisme et les velléités insurrectionnelles notamment dans les territoires d’Outre-Mer.

Ces ingérences prennent des formes différentes, mais produisent les mêmes effets, c’est-à-dire un délitement de la cohésion nationale au profit du chacun chez soi et chacun pour soi.

Le président de la République, Emmanuel Macron, dans les vœux aux armées, le 13 juillet indiquait que « Pour être libres dans ce monde, il faut être craints, pour être craints, il faut être puissants ». Il insistait, dans le même temps, sur la nécessité d’un effort collectif de toute la nation pour notre défense, outil indispensable à la conservation de notre souveraineté.

Nos concitoyens pour adhérer à cette cause ont besoin de croire à la réalité de cette menace et au caractère précaire de notre modèle de société.

Or c’est bien la difficulté que nous observons depuis des années avec une société qui peine à s’unir devant de grands enjeux. En effet, l’union nationale lors des attentats de 2015 a laissé place à une République très abîmée au plus grand bonheur de nos compétiteurs étatiques. Ce constat est d’autant plus navrant que la situation est potentiellement plus dangereuse qu’en 2015.

Nos concitoyens pour adhérer à cette cause ont besoin de croire à la réalité de cette menace et au caractère précaire de notre modèle de société.

C’est précisément ce que cherchent ces États afin d’éviter le rassemblement d’un peuple déterminé à défendre ses valeurs, essentielles à l’édification d’une France et d’une Europe puissantes.

De ce point de vue, la situation actuelle et à venir mettra à rude épreuve notre démocratie. C’est d’ailleurs dans cette veine que le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, appelait, il y a quelques jours, à un compromis politique et à la responsabilité.

Pour conclure, la confiance dans la croyance d’un destin commun doit suivre la courbe budgétaire de nos armées. Il faudra pour cela convoquer le courage des organisations politiques pour dépasser les clivages autrement elles seront renversées par une base incontrôlable.

Défense: Renault va construire des drones en Ukraine

Défense: Renault va construire des drones en Ukraine

L’objectif de ce partenariat avec Kiev est, d’une part, de produire des drones à grande échelle et, d’autre part, d’apprendre à les utiliser en opération. Ces drones seront destinés aux Ukrainiens, « mais nous allons aussi en faire bénéficier nos propres armées françaises pour avoir en permanence un entraînement tactique, opératif, qui colle à la réalité » du conflit en Ukraine, a indiqué le ministère des armées.

Défense France: Six semaines seulement de réserve en munitions d’artillerie César

défense France: Six semaines seulement de réserve en munitions d’artillerie César

Seulement six semaines , le temps que pourrait tenir l’artillerie française dans une guerre de haute intensité. Alors que les canons tonnent en Ukraine et que l’hypothèse d’un affrontement majeur n’est plus taboue. Les députés Matthieu Bloch (UDR, Doubs) et Jean-Louis Thiériot (Droite républicaine, Seine-et-Marne) affirment que la France « ne dispose pas de réserves suffisantes pour soutenir durablement un effort d’artillerie intensif. À l’heure actuelle, les stocks permettent de tenir quelques semaines, au mieux. »

Le format actuel est donc jugé inadapté à un affrontement contre un ennemi aux capacités comparables. Le rapport cite notamment le cas emblématique du canon Caesar, pièce montée sur camion capable de frapper à 40 km avec une grande précision. La France en possède actuellement 76 exemplaires, un chiffre considéré comme très insuffisant. En effet, selon les rapporteurs, il en faudrait au moins 215 pour répondre aux besoins d’un conflit majeur.

Pour remédier à cette vulnérabilité, le rapport formule plusieurs recommandations : augmentation des effectifs et du parc d’artillerie, modernisation des équipements avec des systèmes plus mobiles et précis, et soutien renforcé à la recherche et au développement, notamment dans les domaines des munitions guidées et de l’intégration des drones dans la chaîne de tir.

Europe : une économie paralysée, fragmentée et sans défense commune

Europe : une économie paralysée, fragmentée et sans défense commune

Avec les États-Unis qui sont à la fois une superpuissance militaire et financière ; avec la Chine qui est devenue une superpuissance industrielle et technologique, en 80 ans de paix, les États européens ont-ils construits une économie paralysée, fragmentée et sans défense commune ?
par Gabriel Gaspard dans la Tribune

« L’Europe doit choisir entre la fragmentation, la paralysie ou l’intégration »Mario Draghi.
L’Europe n’est pas un État. Contrairement aux États-Unis ou à la Chine, « L’Union européenne est un être juridique partiel dont l’existence se limite en principe aux compétences qui lui ont été dûment transférées par ses membres ».

L’euro n’est pas une monnaie unique pour toute l’UE, mais une monnaie commune aux pays de la zone euro. On trouve aussi l’euro dans certains pays ou principautés bien qu’ils n’appartiennent pas à l’UE. La valeur de l’euro est un taux de conversion et non un taux de change comme le dollar ou les autres valeurs monétaires.

Les principaux domaines exclusifs de l’Europe sont l’union douanière, le marché unique, la politique monétaire pour les pays de la zone euro et les accords commerciaux et internationaux.

L’Europe et l’euro sont-ils devenus un obstacle à leur croissance et à leur défense ? Il est certain que le marché unique a conduit au développement des échanges inter pays membres et au soutien des pays les plus pauvres de l’UE.

La politique monétaire n’a pas réellement soutenu la croissance. L’historique de la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel dans l’Union européenne et la zone euro de 2019 à 2024 le montre très bien. La croissance de l’UE est toujours supérieure à la zone euro. Le décrochage de l’Europe par rapport aux États-Unis et de la Chine est une source d’alarme. De 2008 à 2023, le PIB des États-Unis a augmenté de 84,83% celui de la Chine de 287,58%. En même temps, le PIB de l’UE a augmenté de 13,56% (mesuré en dollar courant source Banque mondiale).

Pour les accords commerciaux, l’UE a conclu plus de 40 accords avec plus de 70 pays et régions (accords de partenariat économique, libre-échange, accords d’association). C’est la principale cause de l’effondrement de la productivité. Entre les années 2000 et 2022 la croissance du PIB par heure travaillée a été uniquement de 1,2%. L’Europe est en panne. En mai 2024, par rapport à mai 2023, la production industrielle a diminué de 2,9% dans la zone euro et de 2,5% dans l’UE. Malgré cela, alors que le nouveau Président américain est en train d’imposer des droits de douanes, l’Europe navigue à vue. La présidente de la Commission propose une zone de libre-échange avec les États-Unis et un accord sur les investissements avec la Chine au lieu d’ une indépendance économique de l’Europe ?

Certes l’Europe parle d’une seule voix aux autres pays. Des valeurs communes (indépendance de la presse, de la justice, respect des droits de l’homme) ont été validées.

Il existe beaucoup de travaux interminables au niveau de l’UE : l’harmonisation fiscale des sociétés depuis 1957, le marché des capitaux depuis 1957, la TVA financière depuis 1957, l’euro numérique depuis 1992, la taxation des transactions financières TTF depuis 2007, l’Europe de l’énergie et la crise des réfugiés, l’Europe de la défense depuis 1945 pour laquelle les Européens restent aujourd’hui dépendants des États-Unis et de l’Otan en matière de défense à part la France.

Qu’en est-il des réalisations ? « Un continent en paix ; la liberté pour ses citoyens …; le plus grand marché unique au monde ; l’octroi d’une aide humanitaire et d’une aide au développement à des millions de personnes dans le monde ».

Certes il n’y a plus eu de guerre entre la France et l’Allemagne et une majorité des pays de l’UE. Cependant le continent fut très loin d’être épargné par les guerres depuis 1945. Il y a eu environ 40 guerres ou conflits en Europe et à la porte de l’Europe : 1946-1949 guerre civile en Grèce …, 1968 Invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie…, 1974 invasion Turque de Chypre…, 1991-1999 Guerres en ex-Yougoslavie… 2022- l’invasion russe de l’Ukraine.

Évidemment les citoyens peuvent vivre et circuler dans n’importe quel pays de l’UE. Cependant la libre circulation des travailleurs et le droit d’établissement n’ont pas été complètement résolus malgré deux directives concernant les travailleurs détachés pour qui les contrats de travail sont limités à 12 mois et le secteur du transport demeure exclu, etc. Concernant le cadre d’imposition des revenus des entreprises en Europe BEFIT, la directive entrera en vigueur peut-être au 1er juillet 2028 avec un champ d’application hybride.

Le plus grand marché unique au monde. Pour gagner de la rentabilité, les entreprises ont dû accorder leurs licences à des pays tiers pour produire et fournir l’Europe en sacrifiant la production européenne. Le marché européen demeure fragmenté et fermé aux PME à cause des obstacles transfrontalières inhérents aux politiques publiques des États membres, etc. Les conflits entre États membres sont toujours gérés par des conventions internationales.

Plusieurs grands pays européens veulent réduire fortement leur budget d’aide au développement, souvent sous la pression des partis d’extrême droite. L’Union des États européens pratique le contraire d’une économie saine. D’après le FMI, une politique économique saine peut contribuer à prévenir les conflits et donc un « engagement international en faveur de l’amélioration des capacités de l’État » limiterait l’immigration.

Il est nécessaire de comprendre que l’appartenance à la zone euro change la situation de chaque pays appartenant à cette zone.

La valeur de l’euro a été calculée avec un système de pondération en fonction de l’importance du poids des pays membres de l’Union Economique et Monétaire (UEM) multiplié par le taux de change international des différentes monnaies des pays concernées au 1er janvier 1999, avec une pondération des cours des monnaies en fonction du cours du Dollar Américain. Actuellement l’importance macroéconomique de chaque pays a changée et le cour euro-dollar a varié entre 0,9 et 1,47.

Les pays de la zone euro ne disposent pas de leur propre monnaie, ils ne peuvent pas agir sur leurs taux d’intérêts et leurs taux de change. En d’autres termes ils ne peuvent pas corriger les écarts de compétitivité.

Ne maitrisant pas leur monnaie, pour réduire les dépenses et ajuster les budgets, les pays de la zone euro ne peuvent que réaliser des réformes structurelles : des réglementations allant dans le sens d’une plus grande flexibilité des marchés du travail, une libération du marché des biens et services, une simplification des régimes fiscaux, une réduction globale du poids des dépenses publique en particulier sociale, etc. Les réformes structurelles libérales ont fragilisé les classes moyennes, entrainant la montée du populisme.

Le 17 septembre 2024, Mario Draghi a présenté son projet pour améliorer la compétitivité de l’UE. Il faudrait un financement européen annuel compris entre 750 milliards et 800 milliards pour combler le fossé entre les États-Unis d’une part et la Chine d’autre part. La réponse de l’Europe fut un nouveau plan de 800 milliards d’euros pour « réarmer l’Europe », dévoilé le 4 mars 2025. La présidente de la Commission encourage plutôt les États membres à emprunter plus pour leurs dépenses militaires en autorisant une dérogation au Pacte de stabilité et de croissance.

La dette de la pandémie (NextGenerationEU) sera remboursée de 2028 à 2058.

La loi américaine sur la réduction de l’inflation (Inflation Reduction Act, IRA) a provoqué de fortes tensions transatlantiques depuis sa signature par Joe Biden en août 2022. En février 2023, l’Europe a annoncé un grand « Pacte vert » pour relancer la compétitivité de l’industrie neutre en carbone. Avant de concurrencer les États-Unis et la Chine, ce Pacte vert fait l’objet de violentes attaques avant même d’avoir pu déployer ses premiers effets. La priorité de l’UE n’étant plus au climat mais à la compétitivité de l’économie. Face aux droits de douanes de Trump 2.0, l’UE suspend sa contre-offensive.

La volonté d’un élargissement continu de l’Europe et le traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE) découlant du traité de Lisbonne posent la question mais aussi l’échec des projets de Constitution européenne tenus en 2005, ainsi que les difficultés économiques persistantes de grands pays de l’UE.

Dès le traité de Rome en 1957, l’ambition du processus d’intégration européen était de permettre la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux. Les échanges commerciaux des biens et des services sont libres, sans formalité et sans contrôle aux frontières.

Pour les personnes, en revanche, c’est loin d’être aussi facile comme les différences linguistiques ou culturelles, la reconnaissance des qualifications sur le marché du travail, etc. Les flux massifs de migrations intra-communautaires sont très partiels. Pour les non européens, l’UE procède à une fermeture méthodique des frontières. Cette politique de migration et de réfugiés oriente les populations et les économies dans de nouvelles directions. Pour plusieurs pays de l’UE, l’immigration irrégulière est même devenue un problème important pour une majorité absolue de la population. Cette immigration joue un rôle de liant idéologique pour le développement du populisme en Europe.

Dans son discours lors du 34e Congrès bancaire européen du 22 novembre 2024 concernant la fragmentation des marchés des capitaux, la Présidente de la Banque centrale a précisé : « les marchés des capitaux sont le chaînon manquant qui permettra aux Européens de transformer leur épargne abondante en un surcroît de richesses ».

Les paiements au sein de l’UE ne sont pas harmonisés. Une grande partie de l’épargne européenne est « exportée » en dehors de la zone euro tandis que les États et les entreprises européennes se procurent une grande fraction de leurs emprunts auprès d’investisseurs non-résidents. Il faut donc repenser totalement la manière de relier en Europe l’épargne et l’investissement. L’épargne des Européens doit financer la croissance européenne. Les excédents d’épargne des pays riches (Allemagne, France, etc.) doivent profiter aux pays pauvres. Cette épargne doit être dirigée immédiatement vers des investissements productifs dans la transition écologique, etc.

Pour assurer la défense collective de l’UE, les Européens comptent sur l’Otan. Pour la sécurité culturelle (immigration) chaque pays et même chaque parti joue sa propre musique. La musique circule plus facilement que les personnes.

On dit toujours que c’est dans les crises que l’intégration européenne progresse :

Europe : la politique budgétaire peut-elle sauver la démocratie libérale ? La démocratie libérale est aujourd’hui menacée par des rivaux puissants externes et des rivaux internes. À Washington Mario Draghi plaide pour une nouvelle politique économique européenne. Faut-il plus d’investissements collectifs dans une économie moins mondialisée et plus citoyenne ?

Europe : l’union des marchés des capitaux et la création de produits d’épargne européens. La France souhaite créer un produit d’épargne européen pour investir dans la transition écologique, etc. Elle souhaite lancer l’union des marchés des capitaux sur une base volontaire. L’Europe ou un ensemble de pays européens peuvent-ils régir les chocs asymétriques qui affectent les pays membres d’une façon hétérogène ?

L’Europe a besoin d’argent alors que la productivité est en train de s’effondrer. Depuis plusieurs années, l’Europe est confrontée à des lourds enjeux financiers. La croissance de la productivité de l’UE a pris du retard, entrainant un déclin de la troisième économie mondiale. Où réside la racine du problème et quelles sont les solutions possibles ?

L’avenir de l’Europe… ou comment financer 800 milliards d’euros par an sans aggraver les dettes publiques des États. Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, propose un remède qui reste dans la théorie de l’économie orthodoxe. Il préconise des investissements à hauteur de 800 milliards d’euros par an, dont une large partie serait de l’argent public. Dans un contexte d’insuffisance budgétaire, n’y a-t-il pas d’autres solutions exemptes d’endettements excessifs ?

Face aux États-Unis, quelle indépendance économique de l’Europe ? Repousser les défis des puissances révisionnistes notamment la Russie et la Chine et préserver l’ordre international ; affronter l’agressivité des États-Unis ; l’Europe peut-elle saisir l’occasion pour devenir la deuxième grande puissance économique mondiale ?

L’UE a déjà raté le fédéralisme. Elle s’apparente à une confédération mais avec des zones hétérogènes. Chaque État conserve sa souveraineté mais met en commun le reste de ses compétences. C’est peut-être une étape avant le fédéralisme si tous les membres se réveillent pour aller plus loin et plus rapidement vers une économie saine et écosociale (écologique, sociale et citoyenne) et éviter un clone de Trump en Europe.

Gabriel Gaspard

Défense-Ukraine : une force de résistance européenne ?

Défense-Ukraine : une force de résistance européenne ?

Lors de la réunion des alliés qui défendent l’Ukraine l’idée d’une force européenne de résistance a été évoquée mais son concept et ses conditions de mise en œuvre laissent encore place à beaucoup de flou. Du flou sur sa localisation et sur les conditions de son caractère opératoire.

Macron a parlé d’envoyer en Ukraine des troupes militaires de plusieurs États européens qui auront « un caractère de dissuasion à l’égard d’une potentielle agression russe ». Si les contours de cette force d’intervention restent flou, elle vise à répondre au président ukrainien qui demande à l’UE de « prouver » qu’elle « peut se défendre ».

« Ce serait des forces de quelques États » européens qui seraient « présentes dans des endroits stratégiques pré-identifiés avec les Ukrainiens », a expliqué le chef de l’État lors d’une conférence de presse à l’Élysée.

« Elles signeraient un soutien dans la durée et auront un caractère de dissuasion à l’égard d’une potentielle agression russe », a encore précisé le président. Cette proposition « franco-britannique » avait déjà été évoquée par le chef de l’État début mars après un rendez-vous avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.

« Ces forces de réassurance n’ont pas vocation à être des forces de maintien de la paix, elles n’ont pas vocation à être des forces présentes sur la ligne de contact, elles n’ont pas vocation à être un substitut aux armées ukrainiennes », a insisté Emmanuel Macron.

Restent plusieurs questions clefs. Combien de militaires faudrait-il envoyer alors que la plupart des pays européens peinent à recruter pour leurs armées? Quels matériels utiliser? Qui pour commander et avec quel mandat?

Et surtout si les troupes sur place évoquées par Emmanuel Macron ne viennent pas dans un but de « maintien de la paix », seraient-elles prêtes à se battre contre les forces russes si besoin? Vladimir Poutine a jusqu’ici toujours fait savoir de son côté qu’il était opposé à ce type d’intervention.

Cette proposition du chef de l’État, même si elle reste pour l’instant peu précise, a notamment pour but de lui mettre la pression.

Economie Allemagne : 1500 milliards pour la défense de l’industrie

Economie Allemagne : 1500 milliards pour la défense de l’industrie

Un plan massif de 1000 à 1500 milliards sur une dizaine d’annéeés sera mis en œuvre en Allemagne par le chancelier Frédérique Merce. Il s’agit d’un changement total de doctrine tente en matière budgétaire qu’économique ou militaire.

Ce paquet de plusieurs centaines de milliards d’euros affectés à la défense et l’économie. Il visera aussi à moderniser les infrastructures.

Le texte est une révolution pour l’Allemagne, championne depuis des décennies de l’orthodoxie budgétaire et qui a longtemps négligé les dépenses militaires au profit du parapluie américain qui la protégeait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais les temps ont changé. Après le choc de l’invasion russe de l’Ukraine depuis février 2022, Berlin voit maintenant Washington se détourner de l’Europe et se rapprocher de la Russie, sous l’impulsion de Donald Trump.

Politique de Défense : un projet de financement très vague et insuffisant

Politique de Défense : un projet de financement très vague et insuffisant

Tant au plan européen qu’au plan français les conditions de financement de la défense européenne paraissent particulièrement floues et insuffisantes en regard de l’enjeu. On parle de millions parfois de quelques milliards quand il en faudrait des centaines voire des milliers sur longue période en Europe.

Dernier exemple en date, la création prochaine d’un produit d’épargne avec mise de départ de 500 € minimum. En fait un placement presque classique sans avantage particulier et qui comprend même le risque d’une dévaluation du capital.

Le gouvernement a eu peur qu’on lui reproche de pomper l’épargne des Français. Il propose donc un fonds dont l’ampleur est insignifiante et qui n’est pas sans risque.

Le ministre de l’Économie Éric Lombard a annoncé jeudi la mise en place prochaine de ce produit d’épargne par lequel les particuliers pourront financer des entreprises du secteur de la défense, qui devrait rapporter 450 millions d’euros.

Ce nouveau produit, dont les contours exacts sont encore en cours de discussion, permettra de placer au moins 500 euros et jusqu’à «quelques milliers d’euros». Les fonds seront bloqués «pendant au moins cinq ans», a précisé le ministre. «C’est du capital d’entreprise, il faut [le temps] que les entreprises montent en régime» avant de retirer l’argent investi, a-t-il justifié. Il n’a pas précisé le taux de rémunération de ce produit.

Ce fonds devrait « rapporter » 450 millions d’euros, soit moins d’un dixième des 5 milliards d’euros dont ont «à peu près» besoin les entreprises de défense, selon Éric Lombard. Sans parler évidemment des 50 milliards nouveaux qu’il faudra ajouter aux 50 milliards actuels par an destinés à la défense. On est loin du compte et le concept d’économie de guerre demeure très ésotérique.

Le débat idiot entre défense et retraites

Le débat idiot entre défense et retraites

Au sein de certaines élites très proches du patronat mais aussi au sein des syndicats de salariés émerge le thème de l’opposition entre les questions de défense et la réforme des retraites. Un débat totalement idiot pourquoi pas aussi opposer la santé à l’éducation ou la sécurité à la recherche etc. Tout cela n’a aucun sens sinon qu’à instrumentaliser la problématique de défense au service d’intérêts corporatistes étroits.

Certes on ne peut nier les questions de financement et les déséquilibres financiers de l’État qui se caractérisent par un très fort endettement proche de 113 % du PIB et le déficit voisin de 6 %. Il y a sans doute des choix plus rigoureux à opérer chez tous les opérateurs qui interviennent dans le champ régalien. Même dans les secteurs dits sensibles des rationalisations sont possibles car il y a notamment beaucoup trop d’échelons, d’étagères de procédures inutiles qui sécrètent elles-mêmes leur propre développement en termes de masse salariale et d’investissement. Sans parler de la technocratie. La vérité c’est que l’État ne contrôle plus ce développement pas davantage d’ailleurs que les autres collectivités. Comme dans la plupart du privé, l’audit devrait être permanent ( au moins annuel) pour vérifier la bonne allocation des ressources et les résultats.

Il est ridicule de d’opposer l’indispensable renforcement de la défense à la question des retraites. Très grossièrement le budget de la défense tourne autour de 50 milliards et devrait doubler en quelques années. L’enjeu des retraites représente des sommes autrement plus importantes. Le montant consacré aux retraites tourne autour de 400 milliards… pour l’instant. Par ailleurs la réforme devrait concerner moins l’âge que le nombre d’années de versement et surtout les inégalités dûes à la pénibilité. Au lieu de cela, on s’arc-boute le plus souvent sur des tabous en fait pour refuser d’entrer dans une réelle discussion. Les organisations qui refusent le débat seront le moment venu sévèrement sanctionnées par leurs mandants et plus généralement par l’opinion publique qui ne supporte plus d’entendre le même catéchisme des années 50 rétrograde et corporatiste.

On ne peut en effet isoler le financement des retraites de la situation économique et financière globale de la France. Une situation financière hypothéquée par le manque global de travail donc de croissance et de ressources publiques. C’est l’ensemble des champs régaliens qu’il convient de prendre en compte à matière d’équilibre financier. La seule comparaison entre les retraites et la défense est évidemment réductrice et idiote.

Et de ce point de vue se saisir de la question de la défense qui met en cause à terme le progrès et le développement pour l’opposer à la problématique de la défense prouve à quel point certains leaders, certaines organisations cultivent l’ambiguïté, la démagogie et le manque de courage.

Le débat idiot entre défense et retraites

Société-Le débat idiot entre défense et retraites

Au sein de certaines élites très proches du patronat mais aussi au sein des syndicats de salariés émerge le thème de l’opposition entre les questions de défense et la réforme des retraites. Un débat totalement idiot pourquoi pas aussi opposer la santé à l’éducation ou la sécurité à la recherche etc. Tout cela n’a aucun sens sinon qu’à instrumentaliser la problématique de défense au service d’intérêts corporatistes étroits.

Certes on ne peut nier les questions de financement et les déséquilibres financiers de l’État qui se caractérisent par un très fort endettement proche de 113 % du PIB et le déficit voisin de 6 %. Il y a sans doute des choix plus rigoureux à opérer chez tous les opérateurs qui interviennent dans le champ régalien. Même dans les secteurs dits sensibles des rationalisations sont possibles car il y a notamment beaucoup trop d’échelons, d’étagères de procédures inutiles qui sécrètent elles-mêmes leur propre développement en termes de masse salariale et d’investissement. Sans parler de la technocratie. La vérité c’est que l’État ne contrôle plus ce développement pas davantage d’ailleurs que les autres collectivités. Comme dans la plupart du privé, l’audit devrait être permanent ( au moins annuel) pour vérifier la bonne allocation des ressources et les résultats.

Il est ridicule de d’opposer l’indispensable renforcement de la défense à la question des retraites. Très grossièrement le budget de la défense tourne autour de 50 milliards et devrait doubler en quelques années. L’enjeu des retraites représente des sommes autrement plus importantes. Le montant consacré aux retraites tourne autour de 400 milliards… pour l’instant. Par ailleurs la réforme devrait concerner moins l’âge que le nombre d’années de versement et surtout les inégalités dûes à la pénibilité. Au lieu de cela, on s’arc-boute le plus souvent sur des tabous en fait pour refuser d’entrer dans une réelle discussion. Les organisations qui refusent le débat seront le moment venu sévèrement sanctionnées par leurs mandants et plus généralement par l’opinion publique qui ne supporte plus d’entendre le même catéchisme des années 50 rétrograde et corporatiste.

On ne peut en effet isoler le financement des retraites de la situation économique et financière globale de la France. Une situation financière hypothéquée par le manque global de travail donc de croissance et de ressources publiques. C’est l’ensemble des champs régaliens qu’il convient de prendre en compte à matière d’équilibre financier. La seule comparaison entre les retraites et la défense est évidemment réductrice et idiote.

Et de ce point de vue se saisir de la question de la défense qui met en cause à terme le progrès et le développement pour l’opposer à la problématique de la défense prouve à quel point certains leaders, certaines organisations cultivent l’ambiguïté, la démagogie et le manque de courage.

Défense : un projet de financement très vague et insuffisant

Défense : un projet de financement très vague et insuffisant

Tant au plan européen qu’au plan français les conditions de financement de la défense européenne paraissent particulièrement floues et insuffisantes en regard de l’enjeu. On parle de millions parfois de quelques milliards quand il en faudrait des centaines voire des milliers sur longue période en Europe.

Dernier exemple en date, la création prochaine d’un produit d’épargne avec mise de départ de 500 € minimum. En fait un placement presque classique sans avantage particulier et qui comprend même le risque d’une dévaluation du capital.

Le gouvernement a eu peur qu’on lui reproche de pomper l’épargne des Français. Il propose donc un fonds dont l’ampleur est insignifiante et qui n’est pas sans risque.

Le ministre de l’Économie Éric Lombard a annoncé jeudi la mise en place prochaine de ce produit d’épargne par lequel les particuliers pourront financer des entreprises du secteur de la défense, qui devrait rapporter 450 millions d’euros.

Ce nouveau produit, dont les contours exacts sont encore en cours de discussion, permettra de placer au moins 500 euros et jusqu’à «quelques milliers d’euros». Les fonds seront bloqués «pendant au moins cinq ans», a précisé le ministre. «C’est du capital d’entreprise, il faut [le temps] que les entreprises montent en régime» avant de retirer l’argent investi, a-t-il justifié. Il n’a pas précisé le taux de rémunération de ce produit.

Ce fonds devrait « rapporter » 450 millions d’euros, soit moins d’un dixième des 5 milliards d’euros dont ont «à peu près» besoin les entreprises de défense, selon Éric Lombard. Sans parler évidemment des 50 milliards nouveaux qu’il faudra ajouter aux 50 milliards actuels par an destinés à la défense. On est loin du compte et le concept d’économie de guerre demeure très ésotérique

Retraites ou défense : le débat idiot

Politique-Le débat idiot entre défense et retraites

Au sein de certaines élites très proches du patronat mais aussi au sein des syndicats de salariés émerge le thème de l’opposition entre les questions de défense et la réforme des retraites. Un débat totalement idiot pourquoi pas aussi opposer la santé à l’éducation ou la sécurité à la recherche etc. Tout cela n’a aucun sens sinon qu’à instrumentaliser la problématique de défense au service d’intérêts corporatistes étroits.

Certes on ne peut nier les questions de financement et les déséquilibres financiers de l’État qui se caractérisent par un très fort endettement proche de 113 % du PIB et le déficit voisin de 6 %. Il y a sans doute des choix plus rigoureux à opérer chez tous les opérateurs qui interviennent dans le champ régalien. Même dans les secteurs dits sensibles des rationalisations sont possibles car il y a notamment beaucoup trop d’échelons, d’étagères de procédures inutiles qui sécrètent elles-mêmes leur propre développement en termes de masse salariale et d’investissement. Sans parler de la technocratie. La vérité c’est que l’État ne contrôle plus ce développement pas davantage d’ailleurs que les autres collectivités. Comme dans la plupart du privé, l’audit devrait être permanent ( au moins annuel) pour vérifier la bonne allocation des ressources et les résultats.

Il est ridicule de d’opposer l’indispensable renforcement de la défense à la question des retraites. Très grossièrement le budget de la défense tourne autour de 50 milliards et devrait doubler en quelques années. L’enjeu des retraites représente des sommes autrement plus importantes. Le montant consacré aux retraites tourne autour de 400 milliards… pour l’instant. Par ailleurs la réforme devrait concerner moins l’âge que le nombre d’années de versement et surtout les inégalités dûs à la pénibilité. Au lieu de cela, on s’arc-boute le plus souvent sur des tabous en fait pour refuser d’entrer dans une réelle discussion. Les organisations qui refusent le débat seront le moment venu sévèrement sanctionnées par leurs mandants et plus généralement par l’opinion publique qui ne supporte plus d’entendre le même catéchisme rétrograde et corporatiste.

Et de ce point de vue se saisir de la question de la défense qui met en cause à terme le progrès et le développement pour l’opposer à la problématique de la défense prouve à quel point certains leaders, certaines organisations cultivent l’ambiguïté, la démagogie et le manque de courage.

Allemagne : un plan massif de 1500 milliards pour la défense de l’industrie

Allemagne : un plan massif de 1500 milliards pour la défense de l’industrie

Un plan massif de 1000 à 1500 milliards sur 10 ans sera mis en œuvre en Allemagne par le chancelier Frédérique Merce. Il s’agit d’un changement total de doctrine tente en matière budgétaire qu’économique ou militaire.

Ce paquet de plusieurs centaines de milliards d’euros affectés à la défense et l’économie. Il visera aussi à moderniser les infrastructures.

Le texte est une révolution pour l’Allemagne, championne depuis des décennies de l’orthodoxie budgétaire et qui a longtemps négligé les dépenses militaires au profit du parapluie américain qui la protégeait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais les temps ont changé. Après le choc de l’invasion russe de l’Ukraine depuis février 2022, Berlin voit maintenant Washington se détourner de l’Europe et se rapprocher de la Russie, sous l’impulsion de Donald Trump.

Ce paquet de plusieurs centaines de milliards d’euros affectés à la défense et l’économie a été approuvé par 513 députés, soit la majorité des deux tiers des élus présents mardi au Bundestag, la Chambre basse du Parlement.

Le débat idiot entre défense et retraites

Politique-Le débat idiot entre défense et retraites

Au sein de certaines élites très proches du patronat mais aussi au sein des syndicats de salariés émerge le thème de l’opposition entre les questions de défense et la réforme des retraites. Un débat totalement idiot pourquoi pas aussi opposer la santé à l’éducation ou la sécurité à la recherche. Tout cela n’a aucun sens sinon qu’à instrumentaliser la problématique de défense au service d’intérêts corporatistes étroits.

Certes on ne peut nier les questions de financement et les déséquilibres financiers de l’État qui se caractérisent par un très fort endettement proche de 113 % du PIB et le déficit voisin de 6 %. Il y a sans doute des choix plus rigoureux à opérer chez tous les opérateurs qui interviennent dans le champ régalien. Même dans les secteurs dits sensibles des rationalisations sont possibles car il y a notamment beaucoup trop d’échelons, d’étagères de procédures inutiles qui sécrètent elles-mêmes leur propre développement en termes de masse salariale et d’investissement. Sans parler de la technocratie. La vérité c’est que l’État ne contrôle plus ce développement pas davantage d’ailleurs que les autres collectivités. Comme dans la plupart du privé, l’audit devrait être permanent ( au moins annuel) pour vérifier la bonne allocation des ressources et les résultats.

Il est ridicule de dopposer l’indispensable renforcement de la défense à la question des retraites. Très grossièrement le budget de la défense tourne autour de 50 milliards et devrait doubler en quelques années. L’enjeu des retraites représente des sommes autrement plus importantes. Le montant consacré aux retraites tourne autour de 400 milliards… pour l’instant. Par ailleurs la réforme devrait concerner moins l’âge que le nombre d’années de versement et surtout les inégalités dûs à la pénibilité. Au lieu de cela, on s’arc-boute le plus souvent sur des tabous en fait pour refuser d’entrer dans une réelle discussion. Les organisations qui refusent le débat seront le moment venu sévèrement sanctionnées par leurs mandants et plus généralement par l’opinion publique qui ne supporte plus d’entendre le même catéchisme rétrograde et corporatiste.

Et de ce point de vue se saisir de la question de la défense qui met en cause à terme le progrès et le développement pour l’opposer à la problématique de la défense prouve à quel point certains leaders, certaines organisations cultivent l’ambiguïté, la démagogie et le manque de courage.

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