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Croissance ZONE EURO – LE SECTEUR PRIVÉ RETOMBE DANS LE ROUGE

Croissance ZONE EURO – LE SECTEUR PRIVÉ RETOMBE DANS LE ROUGE

 

 

Contrairement aux prévisions du mois d’août, la reprise n’a pas vraiment eu lieu au mois de septembre et  l’activité du privé retombe dans le rouge dans l’union européenne L’activité du secteur privé de la zone euro est retombée en territoire de contraction en octobre sous l’effet des mesures de restriction mises en place pour contrer la deuxième vague de la pandémie de coronavirus, montrent les résultats prélimnaires de l’enquête mensuelle que réalise IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, s’affiche à 49,4, soit sous le seuil de 50 séparant la contraction de la croissance, après 50,4 en septembre.

Cet indice composite est pénalisé par celui des services, tombé à 46,2 après 48,0 en septembre.

L’activité du secteur manufacturier a en revanche dépassé les attentes avec un indice à 54,4, au plus haut depuis 26 mois, contre 53,7 en septembre.

“La perspective d’un retour en récession mettra davantage de pression sur la Banque centrale européenne pour mettre en oeuvre des mesures supplémentaires de soutien et sur les gouvernements pour aider à absorber l’impact des mesures de confinement”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

 

Inflation zone euro : moins 0,3 % sur un an

Inflation zone euro :  moins 0,3 % sur un an

C e n’est pas encore la déflation mais cela y ressemble et les prochains chiffres pourraient la déclarer avec un écroulement de l’activité économique au dernier trimestre accompagné d’une baisse significative des prix. Pour l’immédiat l’inflation est proche de zéro.

En cause, évidemment la très grande faiblesse de la demande aussi bien des ménages que des entreprises qui reportent ou annulent certaines dépenses notamment d’équipement. Cela en raison de la vague de faillites qui s’annoncent et  un tsunami du chômage qui vont peser de manière très forte sur le pouvoir d’achat moyen et sur la demande notamment la consommation et les investissements.

Les prix à la consommation dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont augmenté seulement de 0,1% d’un mois sur l’autre et baissé de 0,3% par rapport à septembre 2019 après un recul de 0,2% en août. Ces chiffres sont conformes aux premières estimations publiées en début de mois.

L’alimentation, l’alcool et les tabacs ont apporté une contribution positive à l’évolution de l’indice à hauteur de 0,34 point de pourcentage et les services à hauteur de 0,24 point mais la chute de 8,2% sur un an des prix de l’énergie a soustrait 0,81 point à l’évolution de l’indice global.

L’inflation dite de base, c’est à dire hors énergie et produits alimentaires non transformés, ressort à 0,1% d’un mois sur l’autre et à 0,4% sur un an.

Une mesure plus étroite encore, qui exclut l’alcool et le tabac, montre une augmentation de 0,2% sur un mois comme en rythme annuel.

Croissance zone euro : révision en baisse des prévisions du troisième trimestre ( BCE)

Croissance zone euro : révision en baisse des prévisions du troisième trimestre ( BCE)

 

 

Contrairement à ce qui avait été envisagé, la croissance de la zone euro ne se redresse pas aussi vite que prévu. En cause, des dommages collatéraux sous-estimés qui ne sont pas seulement conjoncturels mais qui seront durables. Ainsi nombres d’entreprises ont dû réduire la voilure voir même disparaître dans le commerce, l’artisanat et les PME en général. Globalement la demande des ménages est trop faiblarde alors que les croissances internes reposent essentiellement dessus puisque les investissements sont plutôt en berne comme les exportations.

Les résultats de l’enquête d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, suggèrent que la reprise montre des signes de faiblesse et que la zone euro pourrait ne pas atteindre les objectifs de la BCE pour le troisième trimestre.

“Il me semble que nous sommes en accord avec le scénario de base de la BCE”, a déclaré néanmoins Peter Kazimir à Reuters en marge d’une conférence de presse. “Nous avons de la marge pour attendre des données concrètes, qui sont fiables.”

La BCE table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 8,3% au troisième trimestre, un chiffre qu’elle pourrait réviser lors de la prochaine réunion de politique monétaire prévue le 10 septembre.

La BCE a mis en place des mesures sans précédent face à la crise du coronavirus, rachetant des montants records d’obligations sur les marchés pour maintenir les coûts d’emprunt à un faible niveau, par le biais notamment du Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP) qui lui permet d’acheter pour 1.350 milliards d’euros d’actifs.

Croissance zone euro: une baisse de 12,1 %

Croissance zone euro: une baisse de 12,1 %

La croissance de la zone euro enregistre une véritable catastrophe au  second trimestre avec une chute de 12 %. Sur l’ensemble de l’année à fin juin, la croissance s’inscrit à -15 % sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2020, la perte sera au moins de  8 %. Jamais depuis 25 ans l’emploi n’a atteint un tel niveau bas.

L’économie dans la zone euro a subi un plongeon sans précédent au cours du deuxième trimestre en raison des mesures adoptées pour freiner la propagation du coronavirus, confirme la deuxième estimation publiée vendredi par Eurostat.

Le produit intérieur brut (PIB) des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a baissé de 12,1% sur la période avril-juin par rapport au trimestre précédent et de 15% sur un an, comme en première estimation et conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters.

L’emploi a parallèlement reculé de 2,8% sur la période par rapport au premier trimestre, soit la plus forte baisse depuis le début du suivi de la statistique en 1995.

Croissance zone euro : production industrielle en-dessous des attentes

Croissance zone euro : production industrielle en-dessous des attentes

 

La production industrielle de la zone euro déçoit et devrait avoir des conséquences évidemment sur la croissance. Cette production fin juin accuse une diminution de 12,3 % sur un an. En cause, l’insuffisance de la croissance en mai et en juin. La production industrielle dans les 19 pays qui partagent l’euro a progressé seulement en juin de 9,1% d’un mois sur l’autre, après +12,3% en mai.

La progression a été alimentée par la hausse de la production de biens durables, ce qui peut-être interprété comme un signe de la confiance des consommateurs après la levée des mesures de confinement.

Mais  est toutefois une nouvelle fois inférieure aux attentes des économistes, qui s’attendaient à une croissance de 10% après avoir anticipé +15% pour le mois de mai.

La production industrielle dans l’union monétaire reste en outre inférieure à ses niveaux d’avant la crise sanitaire.

Sur un an, la production industrielle en zone euro en juin affiche un repli de 12,3%, contre un consensus de -11,5%.

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB (Deutsche Bank)

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB   (Deutsche Bank)

 

Deustche Bank anticipe désormais une contraction de l’économie de 8,6% cette année alors qu’elle l’estimait précédemment à 12%.

“Dans la zone euro, les résultats du deuxième trimestre nous indiquent que l’activité pendant le confinement n’a pas plongé aussi sévèrement qu’on le craignait. Ils nous montrent également que le rebond post-confinement a été plus fort que prévu”, a déclaré la banque allemande.

Au niveau mondial, le PIB 2020 devrait avoir chuté de 4,5%, soit 1,5 point de pourcentage de moins par rapport à la précédente estimation.

Deutsche Bank s’attend à une contraction de 5,2% de l’économie américaine sur l’ensemble de l’année, contre -7,1% pour les prévisions précédentes. Elle anticipe un rebond de la première économie mondiale de 3,1% en 2021 et non plus de 2,6%.

Les perspectives de la banque allemande concernant l’inflation sont en revanche moins encourageantes, l’augmentation des prix en zone euro étant contenue par l’appréciation récente de l’euro par rapport au dollar.

Pour Deutsche Bank, l’inflation dans le bloc ne devrait pas revenir à son niveau antérieur à la crise sanitaire avant 2025.

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

 

 

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) s’affiche à 51,8 pour le mois dernier dans sa version définitive (51,1 en première estimation), après 47,4 en juin.

Il repasse ainsi au-dessus de la barre de 50, soit en territoire de croissance, pour la première fois depuis janvier 2019.

“Les industries de la zone euro ont fait état d’un début de troisième trimestre très positif, avec une croissance de la production à son rythme le plus rapide depuis plus de deux ans, alimentée par un rebond encourageant de la demande”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

Allemagne- L’activité manufacturière en Allemagne a renoué avec la croissance en juillet pour la première fois depuis décembre 2018, ce qui confirme le rebond de la première économie d’Europe à l’entame du troisième trimestre.

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) est remonté à 51,0 en juillet, après 45,2 en mars.

Ce rebond s’explique par la croissance de la production et des nouvelles commandes, explique Phil Smith économiste d’IHS Markit, qui souligne que la demande reste inférieure à ses niveaux d’avant la crise.

“La forte augmentation des nouvelles commandes en juillet signale toutefois des perspectives positives pour la production et le secteur manufacturier demeure bien placé pour aborder une forte contribution au rebond technique de l’économie attendu au troisième trimestre”, dit-il.

France- L’activité manufacturière en France s’est légèrement accélérée en juillet mais les nouvelles commandes refusent de décoller, montrent les résultats définitifs de l’enquête que réalise chaque mois IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice de juillet remonte à 52,4 contre 52,3 en juin, s’éloignant un peu plus du seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance.

Cette croissance reflète cependant davantage l’exécution d’anciennes commandes que l’augmentation des nouvelles commandes, qui se fait toujours attendre, commente Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

“Les industriels français ont vu le climat des affaires s’améliorer en juin mais cette amélioration repose surtout sur la croissance de la production, comme en juin”, commente-t-il.

Royaume-Uni- La production manufacturière britannique a connu le mois dernier sa croissance la plus rapide depuis prés de trois ans, montrent les résultats définitifs de l’enquête réalisée par Markit/CPIS auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice définitif pour le mois de juillet ressort à 53,3, contre une première estimation à 53,6 et après 50,1 en juin.

Cet indice est au plus haut depuis mars 2019 mais celui de la production, qui donne, selon IHS Markit, une meilleure idée de la santé du secteur, a grimpé au plus haut depuis 2017, à 59,3.

“En dépit d’un bon démarrage vers la reprise, le chemin restant à parcourir demeure long et piégeux”, tempère toutefois Rob Dobson, directeur d’IHS Markit. “Une période soutenue de croissance reste nécessaire pour regagner tout le terrain perdu ces derniers mois.”

Le timbre supérieur à 1 euro et de moins en moins de vitesse

Le timbre supérieur à 1 euro et de moins en moins de vitesse

Augmentation de  10 à 11 % au 1er janvier mais les délais d’acheminement n’ont jamais été aussi longs. Une lettre expédiée d’une localité à une autre distante de moins de 10 km peut mettre trois à quatre jours. Une vitesse inversement proportionnelle au prix de la prestation

Le prix du timbre vert – pour un pli distribué en 48 heures en France métropolitaine – pour les particuliers passera de 97 centimes à 1,08 euro (+11,3%) tandis que celui du timbre rouge – pour une lettre prioritaire théoriquement distribuée le lendemain -grimpera de 1,16 à 1,28 euro (+10,3%).

La Poste parle d’ »avantage tarifaire » pour évoquer l’écart de prix entre les timbres vert et rouge, qui va passer de 19 à 20 centimes. Et ceux qui les achèteront en ligne auront droit à une ristourne de 3%.

Quant à l’ »Ecopli » – formule la moins chère pour un envoi en quatre jours en moyenne, avec un timbre gris -, il va augmenter de 95 centimes à 1,06 euro (+11,6%).

L’autocollant de « suivi » qui permet de disposer d’informations sur l’acheminement et la distribution des envois, prioritaires ou pas, passera de 45 à 48 centimes.

Les tarifs des colis postaux classiques envoyés en France (Colissimo) augmenteront parallèlement de 1,6% au 1er janvier, mais le paquet de moins de 250 grammes restera au même prix.

Pour les entreprises, les tarifs du courrier industriel de gestion augmenteront de 3,9% et ceux du marketing direct de 0,7%, a précisé La Poste.

Inflation Zone euro: 0,3%

Inflation  Zone euro: 0,3%

 

 

Les prix à la consommation dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont augmenté de 0,3% le mois dernier en rythme annuel contre une hausse de 0,1% en mai.

En dépit de cette accélération de l’inflation, la hausse des prix reste loin de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d’un taux d’inflation proche mais inférieur à 2% à moyen terme.

Les prix de l’alimentaire, de l’alcool et du tabac ont augmenté de 3,2% en rythme annuel, tandis que les prix dans le secteur des services ont progressé de 1,2% en juin.

Cela a permis de contrebalancer le repli de 9,3% des prix de l’énergie.

Hors prix de l’énergie et des denrées alimentaires non transformées – une mesure d’inflation dite “core” privilégiée par la BCE -, la hausse des prix ressort à 1,1% en rythme annuel, contre 1,2% en mai.

Une mesure d’inflation encore plus ajustée, excluant aussi l’alcool et le tabac, a reculé à +0,8% sur un an, contre +0,9% en mai.

En rythme mensuel, l’inflation en zone euro a progressé de 0,3% en juin.

Zone euro: Hausse record des ventes au détail en mai

Zone euro: Hausse record des ventes au détail en mai

 

Une hausse de 17,8 % des ventes de détail en mai qui signale un redressement mais encore très inférieur aux résultats de l’année précédente. Comme pour les autres biens de consommation, il s’agit de savoir si s’agit d’un redressement conjoncturel ou structurel. De toute évidence , certains achats en mai comme en juin sont venus compenser la paralysie de beaucoup de produits pendant plusieurs mois. Il y a sans doute un effet de rattrapage d’ailleurs confirmé dans les résultats de juin. Reste à savoir si la tendance est structurelle, si cette tendance est suffisamment haussière pour permettre le retour au niveau de production et de consommation de fin 2019 et surtout quand.

Les ventes dans les 19 pays de la zone euro ont augmenté de 17,8% par rapport à avril, selon Eurostat, un chiffre encore meilleur qu’attendu puisque les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 15%.

Il s’agit de la hausse la plus soutenue enregistrée depuis 1999, année durant laquelle a débuté la collecte des données des ventes au détail dans la zone euro.

Le rebond des ventes en mai a partiellement compensé les baisses record enregistrées au cours des deux mois précédents puisque les volumes du commerce de détail avaient chuté de 12,1% en avril et de 10,6% en mars, selon les données révisées d’Eurostat publiées lundi.

Les ventes dans l’habillement et la chaussure, le secteur le plus touché durant la pandémie de coronavirus, ont enregistré une hausse de 147,0% en mai par rapport à avril mais accusent une chute de 50,5% sur un an.

Les achats de carburants automobiles ont augmenté de 38,4%, la vente d’électroménager et d’ameublement de 37,9%, ceux de les livres et de matériel informatique de 26,8%.

Les ventes en ligne, seul sous-secteur du commerce de détail de la zone euro qui n’a pas connu de baisse pendant le confinement, ont continué à augmenter, de 7,0 % en mai.

Le détail des chiffres par pays montre que les ventes au détail ont augmenté de 13,9% en Allemagne et de 25,6% en France. Les données pour l’Italie n’étaient pas disponibles pour le mois de mai.

La Banque de France estime que l’économie a chuté de 14% entre avril et juin en raison du confinement mis en place pour enrayer la propagation du coronavirus. Mais la Banque de France estime que la reprise pourrait enregistrer un rebond de 14 % du pub troisième trimestre.

La mise en oeuvre d’un confinement généralisé à la mi-mars en Europe a fait plonger l’économie française de 5,3% sur le seul premier trimestre. La France a levé progressivement ses mesures de confinement à partir du 11 mai.

La Banque de France estime que l’activité économique se situe 7% en dessous de ses niveaux habituels, contre 9% le mois dernier et 32% lors du début du confinement en mars.

Si la reprise économique se confirme et si l’épidémie de coronavirus reste maîtrisée, la Banque de France fait savoir qu’elle pourrait réviser à la hausse sa prévision d’une baisse de 10% du PIB cette année, qui est déjà plus optimiste que celle du gouvernement qui table sur une contraction de 11% en 2020. Le problème c’est qu’on ne sait pas quel pourcentage de cette reprise peut être affecté a une compensation conjoncturelle et celui  qui peut relever d’une tendance structurelle durable. L’idée générale de beaucoup d’institutions et de responsables du gouvernement est de diffuser un fort sentiment d’optimisme , de redonner confiance aux acteurs économiques et en particulier aux ménages sur lesquels repose essentiellement l’avenir de la croissance.

Croissance zone euro: production industrielle -17 %

Croissance euro: production industrielle -17 %

 

Sur un an, la chute de l’activité du secteur industriel des 19 pays ayant adopté la monnaie unique atteint 28,0%, un recul sans précédent depuis le début de la série statistique en 1990.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 20,0% par rapport à mars et de 29,5% par rapport à avril 2019.

Les secteurs qui ont le plus souffert sont celui des produits de consommation durables, dont la production a chuté de 28,9% d’un mois sur l’autre et de 47,7% sur un an, et celui des biens d’équipement (-26,6% sur un mois, -40,9% sur un an).

Par rapport à avril 2019, la production industrielle s’est effondrée de 30,2% en Allemagne, de 34,9% en France et de 42,5% en Italie.

1.500 milliards d’euros d’emprunts en zone euro ( la BCE)

1.500 milliards d’euros d’emprunts en zone euro ( la BCE)

 

500 milliards, c’est l’estimation des besoins d’emprunt cette année pour les pays de la zone euro en matière de prêts. Une somme énorme mais sans doute encore en dessous de la vérité. En effet il faudra compenser les pertes de richesses nationales (PIB) qui seront de l’ordre de 10 % et non de 7 ou 8 % comme l’indique la BCE. Il faudra y ajouter les sommes nécessaires à soutenir l’économie, les ménages et la politique sanitaire. Au total sans doute une somme plus près de 3000 milliards que 1500.

“La BCE estime que, dans notre scénario médian d’une baisse d’environ 8% du produit intérieur brut, les besoins de financement additionnel pour les gouvernements de la zone euro cette année résultant de la récession et des mesures budgétaires nécessaires pourraient dépasser 10% du PIB de la zone euro” a dit Christine Lagarde.

“Cela situerait l’émission de dette supplémentaire en raison de la pandémie dans une fourchette entre 1.000 et 1.500 milliards d’euros simplement pour 2020”, a-t-elle ajouté. Le problème pour la BCE est de satisfaire les besoins mais de ne pas affoler les marchés financiers et notamment sur  la parité de l’euro.

Coronavirus : « La zone euro mise à mal »

Coronavirus : « La zone euro mise à mal »

Le professeur d’économie Moritz Schularick, explique, dans un entretien au « Monde », en quoi l’union économique européenne pourrait être mise à mal par la crise sanitaire.

Professeur d’économie à l’université de Bonn (Allemagne), membre de l’Académie des sciences de Berlin, Moritz Schularick a également été titulaire de la Chaire Alfred-Grosser à Sciences Po Paris en 2015-2016. Il analyse les spécificités d’une crise mondiale qui n’a pas de précédent dans l’histoire. Et met en garde : l’euro pourrait ne pas s’en remettre.

Existe-t-il d’autres exemples, par le passé, d’une telle crise économique provoquée par une crise sanitaire ?

Il existe divers exemples de crise économique provoquée par une pandémie. La peste au XIVe siècle, les épidémies de choléra au XIXe siècle, la grippe espagnole au début du XXe siècle. Cette dernière, en particulier, présente des similitudes avec la situation actuelle. La pandémie avait alors frappé une économie mondiale qui avait déjà intégré des échanges commerciaux et des migrations, quoique moins qu’aujourd’hui. Environ 500 millions de personnes ont été infectées et une sur dix est décédée. Cependant, durant la grippe espagnole, comme lors des crises sanitaires précédentes, les principaux effets économiques sont venus directement des infections et des décès.

 

Inflation Zone euro: ralentissement de 0,7 % sans beaucoup de signification

Inflation Zone euro:  ralentissement de 0,7 % sans beaucoup de signification

 

 

On pourrait imputer le ralentissement de l’inflation en zone euro à la baisse des prix du pétrole et à la paralysie de l’économie. L’inflation dans la zone euro a en effet nettement ralenti en mars pour tomber à 0,7% seulement en rythme annuel contre 1,2% en février, montrent vendredi les chiffres définitifs publiés par Eurostat, qui confirment sa première estimation. Mais ce chiffre n’a guère de signification dans la mesure où on constate une nette déformation de la structure de consommation des ménages qui se concentrent surtout sur l’achat de biens essentiels et qui diffèrent une grande partie des autres biens notamment d’équipement.

La Bulgarie dans la zone euro ?

La Bulgarie dans  la zone euro ?

Alors que la zone euro est menacée d’éclatement suite aux énormes endettements qui résulteront de la crise sanitaire, la Bulgarie propose  d’être intégrée dans la monnaie commune. En clair on risque d’ajouter encore davantage de fragilité à une zone déjà en délicatesse avec les équilibres. Jusque-là en effet il a été prévu d’une part par l’Eurogroupe d’autre part par la banque centrale européenne de mettre à disposition un plan de 2300 milliards. Mais pour l’essentiel ce plan est composé de prêts certes à faible intérêt  mais qui devront être remboursés

. Or nombre de pays ne pourront rembourser avant une vingtaine d’années et le risque de défaut est sérieux pour certains puisque les pays du Nord en particulier les Pays-Bas et l’Allemagne ont refusé la mutualisation de ces dettes Les pays de la zone euro vont être par exemple t éligibles à 240 milliards d’euros de prêts du Mécanisme européen de stabilité (MES), visant à les aider à face à la récession consécutive à la pandémie de nouveau coronavirus. Le MES a été créé en 2012 lors de la crise de la dette de la zone euro. Il sert à aider les Etats rencontrant des difficultés de financement sur les marchés.

Pays le plus pauvre de l’Union européenne (UE), la Bulgarie respecte depuis 1997 un mécanisme d’austérité au sein duquel sa devise, le lev, est rattachée à l’euro à un cours fixe. Ses indices macroéconomiques sont stables. En 2019, la Banque centrale européenne (BCE) avait recommandé une augmentation du capital de deux banques bulgares, afin d’assurer leur viabilité en cas de crise financière. Le premier de ces établissements a rempli ses objectifs. Le second doit le faire « dans les prochaines semaines« , a précisé M. Goranov.

Zone euro : un plan de soutien de 500 milliards encore très vague

Zone euro : un plan de soutien de 500 milliards encore très vague

Après de très nombreux affrontements, un accord a été trouvé en zone euro sur un plan de 500 milliards de soutien à l’économie. Reste que des affectations sont encore floues. Contrairement à ce que souhaitaient certains pays du Sud notamment l’Italie il n’y aura pas de mutualisation des prêts qui seront consentis dans le cadre de ces 500 milliards. Ces milliards seront essentiellement des prêts consentis par la banque européenne d’investissement et par le MES. Il s’agira cependant de près à faible taux mais qui devront être remboursés par les Etats et non supportés par l’ensemble de la zone euro.  Mais l’accord ne mentionne pas la création de “Coronabonds”, des obligations mutualisées qui permettraient de financer une relance de l’activité économique par de la dette commune – une mesure à laquelle l’Italie, la France et l’Espagne étaient favorables mais qui se heurtait à un non ferme de la part de l’Allemagne, pour qui il s’agit d’une ligne rouge, des Pays-Bas, de la Finlande et de l’Autriche.

Il est seulement dit qu’il appartient aux chefs d’Etat et de gouvernement européens de décider si des “instruments financiers novateurs” doivent être utilisés. Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que l’Europe avait conclu le plus important plan économique de son histoire.“Tout le monde avait en tête que c’était soit un accord soit le risque d’une dislocation européenne”, a-t-il dit lors d’une téléconférence avec des journalistes. “C’est un plan efficace, c’est un plan massif”, a-t-il poursuivi.

Plus tôt dans la journée, le président du Conseil italien Giuseppe Conte avait prévenu que l’existence tout entière de l’UE serait menacée si celle-ci ne parvenait pas à s’unir pour lutter contre la pandémie. Tandis que Bruno Le Maire a dit jeudi que l’accord ouvrait la voie à de la dette commune, son homologue néerlandais Wopke Hoekstra a souligné le contraire.“Nous sommes et resteront opposés aux ‘Coronabonds’. Ce concept n’aidera ni l’Europe ni les Pays-Bas sur le long-terme”, a dit le ministre néerlandais de l’Economie à l’issue des pourparlers.

Crise économique : Pas d’accord dans la zone euro

Crise économique : Pas d’accord dans la zone euro

 

 

La principale opposition qui a empêché un accord concerne la possibilité de mutualiser certaines dettes. Une proposition des pays du Sud à laquelle s’oppose en particulier les Pays-Bas mais aussi l’Allemagne . Du coup, les états étaient seulement invités à discuter des conditions d’un plan de soutien de 500 milliards dans le cadre des instruments financiers existants. Par exemple, à travers l’utilisation de prêts via le MES mais sur lesquels les Etats ne sont même pas l’accord. De toute façon , un montant très en-dessous des enjeux. Il faudra sans doute attendre les résultats économiques désastreux du premier trimestre, voire du second pour que l’Europe se décide à des mesures à la hauteur de la catastrophe économique qui se prépare.

Concernant la mutualisation des dettes, l’Italie et l’Espagne, pays de la zone euro les plus lourdement frappés par la pandémie, sont aussi les plus fervents partisans de la création de “coronabonds”, des obligations mutualisées qui permettraient de financer une relance de l’activité économique par de la dette européenne.

La France et six autres pays plaident également en faveur de ce nouvel “instrument de dette commun émis par une institution européenne pour lever des fonds sur le marché”. L’idée a été exposée dans une lettre que ces neuf Etats ont diffusée le 25 mars dernier.

Les Pays-Bas, l’Allemagne et d’autres Etats comme la Finlande s’opposent toutefois à cette mutualisation. Ils notent que tous les membres de la zone euro ont encore accès à des taux bas sur le marché obligataire et que les règles communautaires encadrant les déficits budgétaires ont été levées le temps de la pandémie, ce qui leur laisse davantage de marge.

“Les Italiens veulent qu’une référence à la mutualisation de la dette en tant que possible instrument de recouvrement soit davantage examinée à l’avenir. Les Néerlandais disent ‘non’”, a-t-on déclaré de source diplomatique.

Zone euro: l’économie s’écroule en mars

Zone euro: l’économie s’écroule en mars

 

 

Une véritable situation de guerre pour l’économie européenne qui va perdre à peu près la moitié de sa richesse en mars. L’indice composite calculé par IHS Markit, qui combine secteur manufacturier et services, a touché un plus bas record à 31,4 dans sa version préliminaire, contre 51,6 en février. Il s’agit de la plus forte baisse de cet indice depuis qu’il est mesuré en 1998. En dessous de la barre des 50 , il y a diminution de l’activité est au-dessus augmentation. l’activité

« L’activité des entreprises dans l’ensemble de la zone euro s’est effondrée dans des proportions nettement supérieures à celles enregistrées au plus fort de la crise financière mondiale [de 2008] », commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

La chute est particulièrement spectaculaire dans les services avec un indice tombé à 28,4 après 52,6 en février. L’indice manufacturier a souffert lui aussi mais nettement moins que prévu avec un recul à 44,8 après 49,2 en février.

En France, l’indice composite, qui combine secteur manufacturier et services, baisse encore davantage que la moyenne ressort à 30,2 dans sa version préliminaire contre 50,2 en février. Cet indice, qui est mesuré depuis 22 ans, n’a jamais été aussi bas. Les services sont particulièrement touchés avec un indice à 29, là aussi un record, après 52,5 en février. Le secteur manufacturier a mieux résisté mais recule nettement lui aussi (42,9 après 49,8 en février).

 

En Allemagne, l’indice PMI composite est tombée à 37,2 en première estimation ce mois-ci contre 50,7 en février. « L’effondrement sans précédent du PMI souligne à quel point l’Allemagne se dirige vers une récession, et même vers une récession brutale », a déclaré Phil Smith, économiste chez IHS Markit. Berlin a approuvé lundi un paquet de mesures d’un montant de 750 milliards d’euros pour soutenir l’économie et l’Allemagne prévoit de s’endetter pour la première fois depuis 2013.

Enfin, la situation est toute aussi mauvaise au Royaume-Uni, où l’indice PMI composite revient à 37,1, son plus bas niveau depuis le lancement de l’enquête en janvier 1998. La chute est là aussi grandement due au secteur des services. Son indice est ainsi passé à 35,7, après 53,2 le mois précédent. Ces chiffres font craindre une contraction de l’économie à un rythme trimestriel de 1,5% à 2%.

Confiance des ménages : en chute en zone euro

Confiance des ménages : en chute en zone euro

Selon l’enquête mensuelle de la Commission européenne, l’ indice de confiance du consommateur ressort en baisse de cinq points à -11,6 dans la zone euro en première estimation et de 4,5 points dans l’ensemble de l’Union à -10,4.

Et ces chiffres ne reflètent que partiellement l’évolution du sentiment ces dernières semaines car la Commission précise que l’enquête a été interrompue plus tôt que d’habitude dans une grande majorité de pays. Les estimations publiées ne prennent ainsi en compte que 15% environ des réponses

« Inflation négative » en zone euro: baisse des prix !

 

 

Baisse de 1.2% en février alors que la hausse avait atteint 1,4% en janvier. les prix de l’énergie ont reculé en zone euro (-0,3%, contre 1,9% en janvier).

Le niveau d’inflation en zone euro en février reste bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui vise à maintenir un niveau d’inflation légèrement inférieur à 2%.

L’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac – qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a elle progressé à 1,2%, contre 1,1% en janvier.

Par ailleurs, le taux de chômage dans la zone euro est resté stable en janvier à 7,4%, son niveau le plus faible depuis mai 2008, selon des chiffres également publiés mardi par Eurostat. Ce chiffre est conforme à celui anticipé par les analystes interrogés par Factset. Depuis qu’il est repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10,0%, le chômage dans la zone euro n’a cessé de reculer. Au pire de la crise de la dette, le chômage avait atteint dans la zone euro le taux record de 12,1% en avril, mai et juin 2013.

Les Pays-Bas ont, parmi les 19 pays de la monnaie unique, enregistré le plus faible taux de chômage en janvier, à 3,0%. A l’autre bout de l’échelle, la Grèce a affiché le taux le plus élevé (16,5% en novembre, dernier chiffre disponible), suivie de l’Espagne (13,7%). Dans les 28 pays de l’UE, le taux de chômage s’est établi à 6,6% en janvier, stable par rapport à décembre.

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