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Zone euro: l’économie s’écroule en mars

Zone euro: l’économie s’écroule en mars

 

 

Une véritable situation de guerre pour l’économie européenne qui va perdre à peu près la moitié de sa richesse en mars. L’indice composite calculé par IHS Markit, qui combine secteur manufacturier et services, a touché un plus bas record à 31,4 dans sa version préliminaire, contre 51,6 en février. Il s’agit de la plus forte baisse de cet indice depuis qu’il est mesuré en 1998. En dessous de la barre des 50 , il y a diminution de l’activité est au-dessus augmentation. l’activité

« L’activité des entreprises dans l’ensemble de la zone euro s’est effondrée dans des proportions nettement supérieures à celles enregistrées au plus fort de la crise financière mondiale [de 2008] », commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

La chute est particulièrement spectaculaire dans les services avec un indice tombé à 28,4 après 52,6 en février. L’indice manufacturier a souffert lui aussi mais nettement moins que prévu avec un recul à 44,8 après 49,2 en février.

En France, l’indice composite, qui combine secteur manufacturier et services, baisse encore davantage que la moyenne ressort à 30,2 dans sa version préliminaire contre 50,2 en février. Cet indice, qui est mesuré depuis 22 ans, n’a jamais été aussi bas. Les services sont particulièrement touchés avec un indice à 29, là aussi un record, après 52,5 en février. Le secteur manufacturier a mieux résisté mais recule nettement lui aussi (42,9 après 49,8 en février).

 

En Allemagne, l’indice PMI composite est tombée à 37,2 en première estimation ce mois-ci contre 50,7 en février. « L’effondrement sans précédent du PMI souligne à quel point l’Allemagne se dirige vers une récession, et même vers une récession brutale », a déclaré Phil Smith, économiste chez IHS Markit. Berlin a approuvé lundi un paquet de mesures d’un montant de 750 milliards d’euros pour soutenir l’économie et l’Allemagne prévoit de s’endetter pour la première fois depuis 2013.

Enfin, la situation est toute aussi mauvaise au Royaume-Uni, où l’indice PMI composite revient à 37,1, son plus bas niveau depuis le lancement de l’enquête en janvier 1998. La chute est là aussi grandement due au secteur des services. Son indice est ainsi passé à 35,7, après 53,2 le mois précédent. Ces chiffres font craindre une contraction de l’économie à un rythme trimestriel de 1,5% à 2%.

Confiance des ménages : en chute en zone euro

Confiance des ménages : en chute en zone euro

Selon l’enquête mensuelle de la Commission européenne, l’ indice de confiance du consommateur ressort en baisse de cinq points à -11,6 dans la zone euro en première estimation et de 4,5 points dans l’ensemble de l’Union à -10,4.

Et ces chiffres ne reflètent que partiellement l’évolution du sentiment ces dernières semaines car la Commission précise que l’enquête a été interrompue plus tôt que d’habitude dans une grande majorité de pays. Les estimations publiées ne prennent ainsi en compte que 15% environ des réponses

« Inflation négative » en zone euro: baisse des prix !

 

 

Baisse de 1.2% en février alors que la hausse avait atteint 1,4% en janvier. les prix de l’énergie ont reculé en zone euro (-0,3%, contre 1,9% en janvier).

Le niveau d’inflation en zone euro en février reste bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui vise à maintenir un niveau d’inflation légèrement inférieur à 2%.

L’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac – qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a elle progressé à 1,2%, contre 1,1% en janvier.

Par ailleurs, le taux de chômage dans la zone euro est resté stable en janvier à 7,4%, son niveau le plus faible depuis mai 2008, selon des chiffres également publiés mardi par Eurostat. Ce chiffre est conforme à celui anticipé par les analystes interrogés par Factset. Depuis qu’il est repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10,0%, le chômage dans la zone euro n’a cessé de reculer. Au pire de la crise de la dette, le chômage avait atteint dans la zone euro le taux record de 12,1% en avril, mai et juin 2013.

Les Pays-Bas ont, parmi les 19 pays de la monnaie unique, enregistré le plus faible taux de chômage en janvier, à 3,0%. A l’autre bout de l’échelle, la Grèce a affiché le taux le plus élevé (16,5% en novembre, dernier chiffre disponible), suivie de l’Espagne (13,7%). Dans les 28 pays de l’UE, le taux de chômage s’est établi à 6,6% en janvier, stable par rapport à décembre.

Inflation zone euro: baisse des prix !

Inflation  zone euro:  baisse des prix !

 

Baisse de 1.2% en février alors que la hausse avait atteint 1,4% en janvier. les prix de l’énergie ont reculé en zone euro (-0,3%, contre 1,9% en janvier).

Le niveau d’inflation en zone euro en février reste bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui vise à maintenir un niveau d’inflation légèrement inférieur à 2%.

L’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac – qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a elle progressé à 1,2%, contre 1,1% en janvier.

Par ailleurs, le taux de chômage dans la zone euro est resté stable en janvier à 7,4%, son niveau le plus faible depuis mai 2008, selon des chiffres également publiés mardi par Eurostat. Ce chiffre est conforme à celui anticipé par les analystes interrogés par Factset. Depuis qu’il est repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10,0%, le chômage dans la zone euro n’a cessé de reculer. Au pire de la crise de la dette, le chômage avait atteint dans la zone euro le taux record de 12,1% en avril, mai et juin 2013.

Les Pays-Bas ont, parmi les 19 pays de la monnaie unique, enregistré le plus faible taux de chômage en janvier, à 3,0%. A l’autre bout de l’échelle, la Grèce a affiché le taux le plus élevé (16,5% en novembre, dernier chiffre disponible), suivie de l’Espagne (13,7%). Dans les 28 pays de l’UE, le taux de chômage s’est établi à 6,6% en janvier, stable par rapport à décembre.

zone euro : une micro relance budgétaire

zone euro : une micro relance budgétaire

 

Une fois de plus les responsables des différents pays de la zone euro se sont rencontrés pour  évoquer le fantôme souvent abordé de la relance économique. Une question déjà 1000 fois discutées mais qui généralement n’aboutit pas à grand-chose. C’est encore le cas avec cette rencontre des ministres des Finances de la zone euro qui doivent se pencher lundi sur un document appelant à une politique budgétaire plus favorable à la croissance, en espérant que l’Allemagne sera enfin décidée à utiliser ces excédents budgétaires.

De toute manière les recommandations attendues visent à inciter chaque pays de manière complètement autonome à décider ou non d’une relance budgétaire mais globalement en respectant les critères de Maastricht,  le déficit de chaque pays un maximum de 3 % du PIB .

En fait, une politique pas très volontariste puisqu’elle s’inscrit dans le contexte des contraintes actuelles. Pire, ces contraintes seront encore plus sévères dans la mesure où les perspectives de croissance économique vont réduire les possibilités budgétaires donc réduire en même temps les champs d’action de chaque pays.

Autant dire que les ministres des finances de la zone euro ne vont  rien décider. Depuis des années, les 19 pays de la zone euro s’en tiennent à plaider pour une politique budgétaire “globalement neutre” dans leurs recommandations annuelles.

L’Allemagne est jusqu’ici restée sourde aux appels répétés de la Banque centrale européenne (BCE) et de ses partenaires lui demandant d’investir davantage pour stimuler la croissance économique de l’ensemble du bloc, se contentant d’inviter des pays comme la Grèce et l’Italie à des mesures d’austérité pour réduire leur dette et leur déficit budgétaire.

Mais les craintes croissantes d’une récession de l’économie allemande, accentuées par l’impact potentiel de l’épidémie de coronavirus Covid-19 qui sévit en Chine, pourraient pousser Berlin à amender sa position.

“Si les risques baissiers venaient à se matérialiser, les réponses budgétaires devraient être différenciées afin de générer une posture assurant plus de soutien à l’échelle agrégée”, peut-on lire dans un document européen, conformément à l’ébauche à laquelle Reuters avait eu accès il y a dix jours. Une formulation tellement vague, tellement pauvre qu’elle indique déjà que l’orientation n’est pas du tout à la hauteur de l’enjeu.

Il n’apparaît pas clairement dans ce document comment la zone euro définit un ralentissement dont l’ampleur nécessite de déclencher des politiques plus expansionnistes.

L’examen de ce document figure au programme de la réunion de l’Eurogroupe ce lundi après-midi à Bruxelles et selon des responsables européens, le texte devrait être adopté mardi par les ministres de l’Economie et des Finances de l’Union européenne réunis en Ecofin.

Ce document souligne qu’une augmentation des dépenses publiques devra se faire conformément aux règles budgétaires de l’Union européenne, qui imposent notamment de contenir le déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut (PIB).

La traduction concrète de cette future recommandation relève de la seule initiative des gouvernements nationaux.

Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a déclaré à plusieurs reprises que l’Allemagne disposait des ressources nécessaires pour faire face à une crise économique.

L’économie allemande est au bord de la récession mais affiche un excédent budgétaire estimé à 1,5% du PIB au titre de 2019, selon les chiffres de l’office fédéral de la statistique Destatis.

Croissance Zone euro: on a frôlé la stagnation

Croissance Zone euro: on a frôlé la stagnation

Pendant que des discours sur la reprise économique s’étalent dans les médias qui ne veulent pas désespérer les acteurs, la réalité des chiffres vient  tempérer  cette optimisme un peu béat voire irresponsable. La vérité c’est que la croissance au quatrième trimestre 2019 dans la zone euro a frôlé la stagnation. La croissance économique dans la zone euro a en effet  ralenti au quatrième trimestre 2019 en raison d’une contraction en France et en Italie et d’une stagnation en Allemagne, montrent les chiffres du produit intérieur brut (PIB) publiés vendredi.

Le PIB des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a progressé de 0,1% sur les trois derniers mois de l’année et de 0,9% en rythme annuel, a annoncé Eurostat.

La croissance par rapport au troisième trimestre est conforme au consensus Reuters mais les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un chiffre de 1,0% sur un an, conformément à l’estimation rapide donnée fin janvier.

Au troisième trimestre, le PIB de la région avait crû de 0,3%.

Le PIB allemand est resté inchangé sur octobre-décembre , celui de la France s’est contracté de 0,1% et celui de l’Italie a reculé de 0,3%.

Eurostat, l’institut européen de la statistique, a par ailleurs fait état d’une croissance de l’emploi dans la zone euro de 0,3% au quatrième trimestre par rapport au troisième, et de 1,0% sur un an. Le consensus Reuters tablait sur une hausse de 0,1% d’un trimestre sur l’autre et de 0,8% en rythme annuel.

Il n’y a pas lieu d’être optimiste pour 2020 car la croissances européennes va encore diminuer et sera sans doute inférieur à 1 %. En cause, l’accord commercial États-Unis Chine qui aura des conséquences sur l’union européenne. Aussi les mesures des États-Unis pour taxer les produits européens ( exemples  pour l’Airbus, demain pour les voitures allemandes ,le vin, le fromage etc.). S’ajoutent évidemment des conséquences encore impossibles à évaluer du virus chinois qui vient perturber les chaînes d’approvisionnement et donc les processus de production. En outre,  il faut s attendre une baisse supplémentaire de la croissance chinoise qui va se répercuter sur les croissance nationale des pays partenaires dont l’union économique européenne.

inflation zone euro: en petite hausse ?

inflation zone euro: en petite hausse ?

 

D’une certaine manière la commission européenne réagit à contre-courant concernant l’inflation qu’elle révise légèrement en hausse. Elle attend 1,3 % au lieu de 1.2%. Une évolution à vrai dire à la marge mais qui va plutôt à l’encontre de l’évolution des marchés impactés par la crise du virus chinois. Du fait de cette crise, la demande de pétrole (et autres matières premières)  a très nettement tendance  se tasser et les prix avec. Or c’est sur l’argument de la hausse du prix du pétrole que la commission européenne–sans doute un peu en retard– légitime sa perspective de très légère croissance de l’inflation.

La vérité sans doute c’est que la commission européenne est encore dans le brouillard concernant les conséquences de la pandémie, sur l’impact de la croissance mondiale et celle de l’union européenne particulier. Du coup, la commission choisit l’attentisme et  confirme tabler sur une progression de 1,2% du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la zone euro en 2020 puis en 2021, comme en 2019. “Si certains risques de révision à la baisse des prévisions se sont estompés, d’autres sont apparus”, explique-t-elle.

La légère accélération de l’inflation attendue désormais s’explique par un relèvement des hypothèses de prix du pétrole et à la transmission attendue des hausses de salaires aux prix à la consommation. La Commission prévoit donc désormais un taux d’inflation dans la zone euro de 1,3% en 2020 et 1,4% en 2021, contre 1,2% et 1,3% respectivement dans les prévisions présentées en novembre.

La Commission explique cependant que les pressions intérieures sur les prix ne devraient s’accumuler que lentement, les entreprises continuant probablement de tolérer une diminution de leurs marges bénéficiaires.

Elle ajoute que si l’accord commercial de “phase 1” entre les Etats-Unis et la Chine a contribué à réduire les risques entourant ses prévisions, “l’épidémie de coronavirus ‘Covid-19’ constitue un nouvel aléa baissier, compte tenu de ses conséquences pour la santé publique, l’activité économique et le commerce, en particulier en Chine”.

Si Bruxelles s’appuie pour l’instant sur l’hypothèse que la propagation du virus aura atteint son pic au premier trimestre avec des retombées mondiales limitées, elle reconnaît que “plus l’épidémie durera, plus elle sera susceptible d’avoir des répercussions sur le climat économique et sur les conditions de financement au niveau mondial”. Le communiqué de la CE évoque aussi les “importantes incertitudes” qui entourent les futures relations commerciales entre l’Union et le Royaume-Uni après le Brexit, au-delà de la période de transition qui doit s’achever à la fin de cette année.

Bref pour résumer une déclaration pour ne pas dire grand-chose !

La zone euro se réveille pour soutenir la croissance

La zone euro se réveille pour soutenir la croissance

 

La croissance en 2020 devrait sans doute être assez insignifiante pour deux raisons ,d’une part on projetait simplement une hausse de 1 % en moyenne pour l’activité économique avant le virus chinois. Depuis évidemment des facteurs de dégradation vont encore  influencer la croissance. L’affaire du virus chinois pourrait en effet peser autour de 0,5 à 1 % sur la croissance mondiale. Cela signifie que nombre de pays de l’union européenne pourrait tutoyer  la stagnation voire la récession. Les ministres des Finances de la zone ,euro devraient donc  s’accorder d’ici la fin du mois sur une position plus favorable à l’assouplissement des politiques budgétaires afin de soutenir la croissance, a-t-on appris vendredi de trois sources de l’Union européenne, une inflexion susceptible de conduire l’Allemagne à augmenter ses dépenses publiques.

Plusieurs tentatives visant à favoriser l’investissement et la croissance des 19 pays partageant la monnaie unique ont échoué ces dernières années en raison notamment du refus de Berlin de remettre en cause sa politique d’excédents budgétaires. Mais les craintes de voir l’Allemagne renouer avec la récession et les risques liés à l’épidémie de coronavirus ont favorisé un compromis.

“Si les risques à la baisse devaient se concrétiser, les réponses budgétaires devraient être différenciées avec pour objectif une position plus favorable au niveau global”, explique un projet de texte sur lequel se sont entendus les représentants des pays membres, selon un responsable qui en a eu connaissance.

Deux autres responsables de l’UE ont confirmé ce projet de compromis, qui doit encore être avalisé par les ministres des Finances de la zone euro lors de leur prochaine réunion à Bruxelles le 17 février.

Le texte, fruit de longues négociations, précise qu’une augmentation de la dépense publique devrait respecter les règles budgétaires de l’Union, qui prévoient entre autres un déficit inférieur à 3% du produit intérieur brut (PIB).

En dépit de ces restrictions, l’initiative marquerait une inflexion par rapport aux positions tenues jusqu’à présent par la zone euro, qui recommandaient une situation budgétaire “globalement neutre” en dépit du ralentissement de la croissance.

Cette évolution permettrait aux pays membres disposant des finances publiques les plus saines de privilégier le soutien à la croissance plutôt que la stabilité budgétaire dans la préparation des projets de budget pour 2021.

Croissance zone euro : un tassement de fin d’année qui hypothèque 2020

Croissance zone euro : un tassement de fin d’année qui hypothèque  2020

 

Un très net tassement de la croissance a été enregistré dans l’Union économique au dernier trimestre. La France en particulier a vu son PIB  reculer de 0,1 %, cela en raison surtout des grèves relatives à la réforme des retraites.  La croissance de l’activité économique de l’union se montre donc particulièrement faiblarde. Elle s’inscrit évidemment dans le ralentissement de la dynamique économique mondiale en Chine bien sûr et bien avant le développement du virus. Aussi au Japon dont la croissance comme celle de la France tombe dans le rouge. Parallèlement, les consommations des ménages ne sont pas assez  dynamiques pour compenser la baisse des échanges internationaux. Par ailleurs, les investissements se tassent aussi. Au total, pour l’union économique, il ne faut sans doute pas s’attendre à une croissance supérieure à 1 % en 2020. Sans parler des risques géopolitiques, financiers voire sanitaires.

Ce  rythme ralenti porte la croissance annuelle de 2019 à 1,2% en zone euro et à 1,4% dans l’Union. Là encore, le ralentissement de l’activité se voit nettement, par rapport aux 2,4% de croissance de 2017 et 1,8% de 2018. Néanmoins, l’estimation annuelle d’Eurostat pour 2019 reste légèrement plus optimiste que celle de la Commission : dans ses dernières prévisions, l’institution déclarait s’attendre à une croissance établie à 1,1% dans l’Union.

Evolution du taux de croissance du PIB en 2019 dans l’Union et la zone euro Eurostat, Le Figaro

Dans le détail, les États membres devraient être marqués diversement par le ralentissement de l’activité. Ainsi, la France a communiqué de mauvais chiffres ce trimestre, avec un recul du PIB de 0,1%, bien en deçà des prévisions des économistes. Ce recul est notamment dû à la décélération des dépenses de consommation des ménages, moteur de la croissance en 2019 et 2020. Néanmoins, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a estimé que «les fondamentaux» de l’Hexagone restaient «solides». Il a ainsi préféré qualifier ce recul de «ralentissement passager». L’Italie devrait également voir sa croissance plafonner à 0,2% seulement en 2019. À l’inverse, certains pays, comme l’Autriche, l’Espagne ou la Lituanie ont d’ores et déjà présenté des chiffres encourageants pour ce trimestre.

Croissance zone euro 2020: à peine 1 % ?

 Croissance zone euro 2020: à peine 1 % ?

 

L’évolution tendancielle de la croissance en zone euro s’inscrit dangereusement à la baisse. Ainsi au  dernier trimestre 2019, le PIB  devrait enregistrer une augmentation de seulement 0,1 %. De quoi remettre en cause les modestes prévisions de 1,2 % qui étaient prévus pour l’année 2020. Notons d’ailleurs que les prévisions de 2019, avec une augmentation du PIB de 1,6 %, ont été contredites pour aboutir autour de 1,1 % sur l’ensemble de l’année. Les prévisions de croissance pour 2020 affichent 1.2% en zone euro comme pour la France. Le gouvernement français attend une croissance du PIB de 1,3% cette année et l’an prochain. De son côté, le FMI  prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. Le PIB de la zone euro devrait croître de 1,4% en 2020 et en 2021, précise un FMI un peu optimiste, qui attendait auparavant 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années. Mais pour le FMI, le PIB français devrait quant à lui progresser de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d’avril. Et le FMI n’attend qu’une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021.

Ce ralentissement est principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région, et à la stagnation de l’Italie, explique-t-il. Il table désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l’an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. Pour contrer ce ralentissement, le Fonds réaffirme son appel en faveur d’une «réponse budgétaire synchronisée» des gouvernements de la zone euro. Comme il ne faut pas désespérer les acteurs économiques, c’est prévisions paresse un peu optimiste si l’on tient compte notamment d’une part de la baisse tendancielle de l’activité enregistrée en fin d’année, par ailleurs de la baisse du moral des patrons

Au plan international c’est surtout la Chine qui accuse un sérieux coup de en matière de croissance. La croissance du PIB dans la puissance asiatique devrait passer de 6,2% en 2019 à 5,7% en 2020 et 5,5% en 2020. « De nombreux facteurs conjoncturels viennent aggraver des facteurs structurels » .

Parmi les émergents, la situation devrait être encore plus critique en Argentine, avec une récession de 3% de son PIB  cette année (-0,3 point par rapport aux dernières prévisions), avant de s’améliorer quelque peu en 2020, avec un recul de 1,7% (+0,1 point), avant un retour à la croissance en 2021, à +0,7%.

D’une manière générale,, l’OCDE s’inquiète des tergiversations des gouvernements face à la réponse à apporter aux défis actuels, du changement climatique à la numérisation de leurs économies en passant par le nouvel ordre mondial qui a émergé après la chute du communisme dont notamment le président américain a détricoté la régulation..

« Ce serait une erreur politique de considérer ces changements comme des facteurs temporaires qui peuvent être résolus avec une politique monétaire ou fiscale », écrit Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE dans le rapport. « En l’absence d’orientations politiques claires » sur ces défis, « l’incertitude persistera » et les perspectives de croissance en seront affectées. Or  de ce point de vue aucune politique claire et significative  n’apparaît en matière de croissance verte (au concept très minimal même pour l’OCDE), rien d’important n’est engagé pour concurrencer  la Chine sur le plan des nouvelles technologies et l’ancienne régulation des échanges part en morceaux avec le développement d’accords particuliers et du protectionnisme.

Croissance : 2020: nouvelle révision à la baisse, comme en zone euro (Banque de France)

Croissance : 2020: nouvelle révision à la baisse, comme en zone euro (Banque de France)

 

En milieu d’année, la plupart des instituts publics prévoyaient t une croissance pour 2020 équivalentes à celles de 2019. On se fondait sur des prévisions d’une augmentation de 1,4 % pour le PIB . Avec la détérioration de l’environnement international, les organismes de prévision ont  bien été contraints  de revoir à la baisse plusieurs fois leurs projections pour 2020. Ce que vient de faire encore la Banque de France qui estime maintenant que la croissance pourrait être limitée autour de 1 %. Plus globalement d’après la commission européenne,   l’économie de la zone  connaît actuellement sa septième année consécutive de croissance et devrait encore croître en 2020 et 2021. Les marchés du travail restent solides et le chômage poursuit sa décrue. Toutefois, l’environnement extérieur est devenu beaucoup moins favorable et les incertitudes sont grandes. L’un des secteurs les plus affectés est le secteur manufacturier, qui subit aussi des mutations structurelles. L’économie européenne semble donc aller vers une période prolongée de moindre croissance et de très faible inflation.

L’on s’attend maintenant à ce que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro progresse de 1,1 % en 2019 et de 1,2 % en 2020 et 2021. Par rapport aux prévisions économiques de l’été 2019 (publiées en juillet), la prévision de croissance pour 2019 (initialement de 1,2 %) a donc été revue à la baisse de 0,1 point de pourcentage et celle pour 2020 (initialement de 1,4 %) de 0,2 point. Si l’on considère l’UE dans son ensemble, le PIB devrait augmenter de 1,4 % en 2019, en 2020 et en 2021. La prévision pour 2020 a, elle aussi, été revue à la baisse par rapport à l’été (où elle était de 1,6 %).

 

Le ralentissement de l’inflation enregistré cette année dans la zone euro a jusqu’à présent reposé sur la baisse des prix de l’énergie et sur le fait que les entreprises ont en grande partie choisi de répercuter le coût de la hausse des salaires sur leurs marges plutôt que sur leurs clients. Les tensions inflationnistes devraient rester faibles au cours des deux prochaines années. Le taux d’inflation de la zone euro (indice des prix à la consommation harmonisé) devrait s’établir à 1,2 % cette année et l’an prochain et passer à 1,3 % en 2021. Dans l’UE, l’inflation devrait se chiffrer à 1,5 % cette année et l’an prochain, puis à 1,7 % en 2021.

Les finances publiques en Europe devraient continuer de bénéficier de taux d’intérêt très bas sur les encours de dette. Malgré une croissance plus faible du PIB, le ratio total dette publique/PIB de la zone euro devrait encore baisser, pour la cinquième année consécutive, et s’établir à 86,4 % cette année, 85,1 % en 2020 et 84,1 % en 2021. Les mêmes facteurs seront à l’œuvre au niveau de l’UE, où le ratio de la dette publique au PIB devrait tomber à 80,6 % cette année, 79,4 % en 2020 et 78,4 % en 2021.

Par contre, les soldes des comptes publics devraient enregistrer une légère détérioration, sous l’effet du ralentissement de la croissance et de politiques budgétaires discrétionnaires un peu plus accommodantes dans certains États membres. Le déficit agrégé de la zone euro devrait passer d’un niveau historiquement bas de 0,5 % du PIB en 2018 à 0,8 % cette année, puis à 0,9 % en 2020 et 1,0 % en 2021, à politiques inchangées. Toutefois, l’orientation budgétaire générale de la zone euro, c’est-à-dire l’évolution de l’ensemble des soldes budgétaires structurels des 19 États membres qui composent la zone, devrait rester globalement neutre. Dans l’UE, le déficit agrégé devrait également augmenter et passer de 0,7 % du PIB en 2018 à 0,9 % cette année, 1,1 % en 2020 et 1,2 % en 2021.

Un certain nombre de risques pourraient se traduire par une croissance plus faible que prévu. Une nouvelle montée des incertitudes ou une aggravation des tensions commerciales et géopolitiques pèserait sur la croissance, de même qu’un ralentissement plus brutal que prévu en Chine, qui pourrait se produire si les mesures prises jusqu’ici n’avaient pas les effets attendus. Plus près d’ici, les risques incluent l’éventualité d’un Brexit désordonné et la possibilité que la faiblesse du secteur manufacturier ait plus de répercussions que prévu sur les secteurs tournés vers le marché intérieur. Ces prévisions reposent sur un ensemble d’hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d’intérêt et les prix des matières premières arrêtées au 21 octobre 2019. Pour toutes les autres données nécessaires, y compris les hypothèses relatives aux politiques publiques, les prévisions prennent en considération des informations datant du 24 octobre 2019 au plus tard. Sauf annonce crédible et suffisamment détaillée, les projections reposent sur l’hypothèse de politiques inchangées.

 

Zone euro: Le ralentissement de l’inflation confirme le tassement économique

Zone euro: Le ralentissement de l’inflation confirme le tassement économique

 

 

On est loin de l’objectif des 2 % d’inflation souhaitée par la banque centrale européenne qui témoignerait d’une activité plus soutenue. En effet en octobre, l’inflation  n’a affiché une tendance de 0,7 % sur un an. elle  a ralenti en octobre en raison de la baisse des prix de l’énergie, confirment les statistiques définitives publiées vendredi par Eurostat.

Les prix à la consommation dans les 19 pays partageant l’euro ont progressé de 0,7% le mois dernier sur un an, après une hausse de 0,8% en septembre, un chiffre qui confirme les estimations initiales.

Ce ralentissement s’explique par une chute de 3,1% des prix de l’énergie. Cependant si on exclut l’énergie d’inflation se limite encore autour de 1 % sur un an. En cause évidemment le ralentissement mondial qui pèse sur le prix des échanges internationaux et sur les consommations intérieures.

Zone euro: Le ralentissement de l’inflation confirme le tassement économique

Zone euro: Le ralentissement de l’inflation confirme le tassement économique

 

 

On est loin de l’objectif des 2 % d’inflation souhaitée par la banque centrale européenne qui témoignerait d’une activité plus soutenue. En effet en octobre, l’inflation  n’a affiché une tendance de 0,7 % sur un an. elle  a ralenti en octobre en raison de la baisse des prix de l’énergie, confirment les statistiques définitives publiées vendredi par Eurostat.

Les prix à la consommation dans les 19 pays partageant l’euro ont progressé de 0,7% le mois dernier sur un an, après une hausse de 0,8% en septembre, un chiffre qui confirme les estimations initiales.

Ce ralentissement s’explique par une chute de 3,1% des prix de l’énergie. Cependant si on exclut l’énergie d’inflation se limite encore autour de 1 % sur un an. En cause évidemment le ralentissement mondial qui pèse sur le prix des échanges internationaux et sur les consommations intérieures.

Croissance zone euro : neuvième mois de contraction du secteur manufacturier

Croissance zone euro : neuvième mois de contraction du secteur manufacturier

 

 

Nombre d’experts s’inquiètent  de la détérioration des indicateurs en Chine qui a notamment enregistré un sixième mois de baisse de l’industrie manufacturière, aussi de celui du Japon. Cependant la situation n’est guère plus brillante en zone euro qui, elle, connaît pour le secteur manufacturier en octobre un neuvième mois consécutif de contraction . La plupart des médias aux mains des grands patrons et des financiers ne veulent pas désespérer Billancourt et les ménages. À dessein, on  sous-estime le tassement de la croissance en encourageant les ménages à consommer davantage. Et de prévoir que cette consommation devrait repartir en 2020 pour nourrir une croissance par exemple en France qui dépassera pas 1 %. En réalité sans doute moins. Le plus vraisemblable, c’est que la plupart des pays vont tutoyer la stagnation voire la récession.

L’ampleur et la persistance de la baisse secteur manufacturière en témoigne. En effet L’indice définitif pour octobre ressort à 45,9, à peine au-dessus d’un creux de sept ans à 45,7 touché en septembre, et se maintient largement en dessous de la barre de 50 séparant la contraction de la croissance, montrent les résultats de l’enquête réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

“L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

En Allemagne- Le secteur manufacturier de la première économie d’Europe s’est maintenu en récession en octobre avec une baisse des nouvelles commandes pour le 13e mois consécutif et une accélération des suppressions d’emplois dans l’industrie.

L’indice définitif pour octobre ressort à 42,1, contre 41,7 en septembre, demeurant nettement en zone de contraction, selon les résultats de l’enquête mensuelle réalisée par IHS Markit.

Il est à peine supérieur à une première estimation à 41,9.

“Il reste à voir si le déclin du secteur manufacturier allemand a atteint son point bas”, commente Phil Smith, économiste d’IHS Markit, en invitant à surveiller l’effet d’un éventuel relèvement par les Etats-Unis des droits de douane sur les importations d’automobiles européennes.

L’économie allemande s’est contractée de 0,1% au deuxième trimestre et les chiffres préliminaires du produit intérieur brut pour le troisième trimestre, attendus pour le 14 novembre, devraient signaler une entrée en récession, que caractérisent deux trimestres consécutifs de contraction.

En France Le secteur manufacturier a légèrement accéléré sa croissance en France octobre, ce qui suggère que la deuxième économie de la zone euro résiste mieux que d’autres dans un environnement économique incertain.

L’indice définitif pour octobre ressort à 50,7, contre 50,1 en septembre, se maintenant ainsi en zone de croissance, montrent les résultats de l’enquête mensuelle réalisée par IHS Markit.

Au Royaume-Uni L’activité du secteur manufacturier a continué de se contracter en octobre mais à un rythme moins marqué grâce à un mouvement de restockage des entreprises avant l’échéance du 31 octobre fixée pour le Brexit, finalement reportée, a montré vendredi l’enquête mensuelle d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI est remonté à son plus haut niveau depuis avril à 49,6 après 48,3 en septembre, restant cependant sous le seuil de 50 à partir duquel il traduit une croissance de l’activité.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en baisse à 48,1 et l’estimation la plus optimiste le donnait à 49,5.

Moral des ménages : un tout petit mieux en zone euro

Moral des ménages : un tout petit mieux en zone euro

 

On est loin de l’euphorie des ménages en zone euro même si on constate un tout petit mieux. En effet l’indice de confiance du consommateur dans la zone euro a seulement augmenté de 0,6 point de pourcentage en septembre à -6,5 après -7,1 en août, montre vendredi la première estimation publiée par la Commission européenne.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un indice à -7,0.

Pour l’ensemble de l’Union, cet indicateur ressort à -6,4, là encore en hausse de 0,6 point d’un mois sur l’autre.

 

«Quitter la zone euro pour sauver l’Europe ! (Stefan Kawalec)

 «Quitter la zone euro pour sauver l’Europe !  (Stefan Kawalec)

 

L’ancien leader polonais qui a imposé un régime de cheval à la Pologne propose a peu près la même chose pour la France (sortie de la zone euro, diminution des salaires, abandon des régions attardées, dévaluation etc.). Une contribution intéressante qui témoigne du désarroi de certaines élites face à la crise (y compris dans le journal l’Opinion). En fait Kawalec oublie que le plan qu’il a imposé à la Pologne et dont il propose un copier coller pour la F rance était une stratégie pour rompre avec le régime communiste polonais. La France d’aujourd’hui en dépit de se lourdeurs n’a pas grand-chose à voir avec un régime communiste. (Tribune dans l’Opinion)

 

Tribune

 

La victoire de Marine Le Pen aux élections européennes est un signal que le Président Emmanuel Macron, s’il ne veut pas partager le sort de son prédécesseur, doit changer sa stratégie pour la France. La France a besoin de réformes. Or, les nécessaires réformes pro-marché se traduisent tout d’abord par une limitation de la demande intérieure, premier pas au ralentissement de l’économie. Si la France possédait sa propre monnaie, cet effet récessif serait compensé par un affaiblissement de la monnaie, naturel dans une telle situation. Dans la plupart des cas à travers le monde, de tels programmes d’adaptation ne réussissaient que lorsqu’ils étaient accompagnés d’une dévaluation de la monnaie rendant l’économie donnée plus compétitive et atténuant les coûts sociaux et économiques des réformes.

Au début de son mandat, Emmanuel Macron s’est engagé à effectuer les réformes que François Hollande n’avait pas réussi à mettre en œuvre. Jusque-là, ces plans n’ont été réalisés qu’en partie, ce qui a comme résultat une baisse de popularité du Président et de son parti. Si la ligne économique actuelle ne change pas, le Président risque de voir sa cote baisser.

Pour retrouver la compétitivité au niveau mondial, la France devrait réduire le coût du travail dans sa relation avec celui chez ses partenaires commerciaux. Le pays dans la zone euro qui y est parvenu, c’est l’Allemagne, grâce aux réformes du marché du travail menées dans les années 2003-2005 par le gouvernement du chancelier Schröder. Ce succès allemand n’aurait pas été possible sans une très rapide hausse des salaires dans les autres pays de la zone euro. Grâce à cette dynamique des salaires dans les autres pays, le ralentissement de la croissance des salaires en Allemagne a eu comme résultat une baisse relative des coûts du travail par rapport à ses partenaires commerciaux européens. Cependant, dans la situation dans laquelle se trouve la France depuis quelques années, quand chez ses partenaires commerciaux les salaires augmentent très lentement, l’amélioration de la compétitivité à l’échelle mondiale nécessiterait une baisse des salaires nominaux, ce qui est une tâche très risquée.

Une autre proposition d’Emmanuel Macron est le budget commun de la zone euro et l’allocation de fonds aux investissements ayant pour but de ranimer les économies battant de l’aile. Mais c’est une voie qui ne mène nulle part. Le prouvent les expériences de l’Allemagne et de l’Italie qui depuis des années tentent, à travers la politique structurelle, d’augmenter la compétitivité de leurs régions attardées. Durant des années, les transferts fiscaux provenant d’Allemagne de l’Ouest avoisinaient 25 % du PIB de l’Allemagne de l’Est. Dans le sud italien, les transferts des autres régions du pays constituent 16 % du PIB local. Et malgré tout cet argent, dans les deux cas, le processus de convergence s’est arrêté car les régions attardées ne sont pas en mesure d’améliorer leur compétitivité.

 

Taux de change. Les plans du Président Macron de réformer l’euro ne sont pas à même de réparer la situation dans la zone ni de rétablir la prospérité française. Mais si la France revenait au franc, elle pourrait améliorer sa compétitivité à l’échelle mondiale en adaptant le taux de change de sa monnaie. Ainsi, il lui serait plus facile de mettre en œuvre les nécessaires réformes structurelles qui dans le cadre de la zone euro sont pratiquement impossibles.

L’attachement du président Macron au projet européen mérite le respect et le soutien. Mais la monnaie unique peut plomber non seulement le second mandat de Macron mais aussi le projet européen dans son ensemble.

Il y a beaucoup de craintes justifiées liées à l’éclatement de l’euro, mais il existe une stratégie présentée par un groupe d’économistes de plusieurs pays de l’UE qui ont signé un Manifeste pour la Solidarité européenne dans lequel ils plaident pour une segmentation contrôlée de la zone euro et pour le retour aux monnaies nationales afin de sauver les plus importants acquis de l’intégration européenne, à savoir l’Union en tant que telle et le marché commun. La première étape devrait être la sortie de la zone des pays les plus concurrentiels, avant tout de l’Allemagne. Une séquence qui devrait prévenir la panique bancaire possible dans les pays qui le sont moins, s’ils étaient parmi les premiers à quitter la zone. Cette stratégie a été développée entre autres dans le livre The Economic Consequences of the Euro and the Safest Escape Plan de S. Kawalec, E. Pytlarczyk, K. Kamiński, à paraître bientôt) où sont développées des solutions précises pouvant limiter le risque et créer la confiance dans le processus de segmentation de la zone euro.

La France a un droit particulier de demander à l’Allemagne de revenir en premier à sa monnaie pour sauver le projet européen car, compte tenu des fautes historiques, les élites allemandes auraient beaucoup de mal à lancer une telle action en solitaire. Emmanuel Macron a la crédibilité pour proposer une nouvelle grande stratégie européenne qui engloberait le désendettement de certains Etats membres. Cela serait une victoire des forces proeuropéennes. Mais il ne s’agit pas pour autant de limiter le marché commun. Il y a beaucoup de domaines où une coopération européenne plus étroite est souhaitable, comme la politique de défense ou celle des migrations.

Le Président Macron a aujourd’hui besoin du courage de son grand prédécesseur Charles de Gaulle qui, il y a 60 ans, a dit à ses compatriotes que l’avenir de la France exigeait la sortie d’Algérie. Il est grand temps que Macron dise aux Français, aux Allemands et à tous les Européens que l’avenir du projet européen exige la sortie de l’euro.

Stefan Kawalec, vice-ministre des Finances entre 1991 et 1994, co-créateur du plan Balcerowicz. Ancien conseiller économique de la Plate-forme civique (PO).

 

Zone euro: tendance nettement baissière de la croissance

Zone euro: tendance nettement baissière de la croissance

 

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La croissance se tasse nettement en zone euro et on aura sans doute du mal à atteindre une augmentation de 1 % du PIB sur l’année. La croissance du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays du bloc, menacés par le Brexit et les tensions commerciales, a été confirmée à 0,2% pour le deuxième trimestre, contre 0,4% sur les trois premiers mois de l’année, Sur un an, la croissance du deuxième trimestre a quand m^me été révisée en légère hausse à 1,2% contre une précédent estimation de 1,1%.

Le commerce dans son ensemble a ralenti au deuxième trimestre, aussi bien les importations que les exportations qui ont stagné après avoir augmenté de 0,9% au premier trimestre. Globalement, le commerce a contribué à hauteur de 0,1 point de pourcentage à la croissance du PIB.

 

Le président américain Donald Trump a intensifié la guerre commerciale avec la Chine au mois de mai en relevant les droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires. Bien que l’Union européenne (UE) ne soit pas directement impliquée dans ce conflit, les entreprises du Vieux Continent sont affectées, notamment celles qui produisent directement en Chine ou qui fournissent par exemple des machines aux usines locales.

Washington a aussi menacé à plusieurs reprises l’Europe de nouvelles sanctions commerciales après avoir imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium l’an dernier.

L’économie allemande, première économie du bloc, qui repose lourdement sur les exportations, s’est contractée de 0,1% au deuxième trimestre, plus mauvaise performance de la zone euro.

Un recul des commandes à l’industrie allemande et la baisse inattendue de la production de cette dernière, en juillet, ont accentué les risques de récession au troisième trimestre pour la locomotive économique traditionnelle de l’Europe.

L’économie italienne, la troisième de la zone euro, stagne depuis cinq trimestres, avec une croissance de 0,1% seulement au premier trimestre, tandis que la croissance en France s’est maintenue à 0,3% au deuxième trimestre, comme au premier.

Parallèlement, Eurostat a annoncé que l’emploi dans la zone euro avait aussi progressé de 0,2% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent.

Professeurs: un salaire de 2.000 euros en 2020 ? Un peu moins qu’un plombier

 Professeurs:  un salaire de 2.000 euros en 2020 ? Un peu moins qu’un plombier

 

 

 

L’annonce du ministre de l’éducation évoquant une augmentation de l’ordre de 300 € et d’un objectif d’un salaire minimum de 2000 € en 2020 donne l’impression d’une avancée spectaculaire. La vérité c’est que c’est à peine le salaire d’un plombier. Des salaires ridicules pratiqués dans l’enseignement en début de carrière comme ceux d’ailleurs de l’ensemble des fonctionnaires ceci explique bonne part la baisse générale de qualité. Le même phénomène qu’on constate dans l’éducation nationale se vérifie aussi chez les médecins hospitaliers entre (dont 50 % sont d’origine étrangère pour cette raison sociale). La vérité c’est que cette nouvelle rémunération des professeurs représente à peine le salaire d’un plombier. Les salaires pratiqués dans l’enseignement en début de carrière comme ceux d’ailleurs de l’ensemble des fonctionnaires sont ridiculement bas. « C’est typiquement le genre d’objectif que je souhaite me fixer ». Interrogé sur Europe 1, sur les promesses d’augmentation de salaires faites au « stylos rouges », révélées par Challenges, le ministre de l’Education nationale a donné un possible ordre de grandeur à cette revalorisation.

Si ce montant était confirmé, il ne suffirait pas à calmer la grogne des professeurs, dont le ministre estime qu’ils seront 15 % à faire la grève jeudi, à l’appel d’une intersyndicale de la fonction publique. Car garantir un montant de salaire minimum répond davantage à un enjeu d’attractivité de la profession, dont les concours ne font pas le plein, qu’à une réponse substantielle aux problèmes de pouvoir d’achat des professeurs, qui comptent parmi les moins bien payés de l’OCDE.

Des discussions sont en cours avec Bercy, dans le cadre des négociations du projet de loi de Finances 2020. A priori, il s’agirait des revalorisations de salaire pluriannuelles, pour étaler la charge des augmentations sur plusieurs années.

Le problème c’est que cette augmentation de salaire risque d’être contagieux et de contaminer l’ensemble des fonctionnaires. Alors si les fonctionnaires sont si mal rémunérés c’est qu’ils sont globalement beaucoup trop nombreux et mal répartis entre les fonctions réellement régaliennes et des fonctions accessoires pouvant être confiées  au privé. Même dans les fonctions régaliennes,  d’immenses progrès d’organisation sont à réaliser  dans certaines filières y compris dans la filière hospitalière par exemple.

Croissance zone euro : vers la stagnation

Croissance zone euro : vers la stagnation

 

En zone euro, l’industrie notamment manufacturière continue de s’enfoncer dans le rouge, heureusement cela est compensé par la relative bonne tenue des services. Au total cependant l’activité devrait progresser seulement de 0,1 % à 0,2 % au 3èmr trimestre. , c’est-à-dire très proches de la stagnation. On note toutefois une petite amélioration pour l’ensemble de l’activité générale mais pour l’avenir le moral des chefs d’entreprise se dégrade.

 

L’indice des directeurs d’achats (PMI) IHS Markit composite, considéré comme un baromètre fiable de la croissance en zone euro, s’est établit à 51,8, contre 51,5 en juillet, ce qui est supérieur aux attentes des analystes interrogés par Reuters qui prévoyaient 51,2. Il se maintient ainsi au-dessus de la barre de 50 qui sépare croissance et contraction de l’activité. En revanche, le sous-indice composite de la production future, qui mesure l’optimisme des chefs d’entreprises sur leur activité, a reculé à 55,5, un plus bas depuis mai 2013, contre 58,8 en juillet.

“La dynamique de l’économie de la zone euro a peu changé en août. La forte croissance des services a permis de soutenir l’économie malgré la baisse continue du secteur manufacturier”, a déclaré Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit. “Nous prévoyons toujours que le produit intérieur brut n’augmente que de 0,1% à 0,2% sur la base des données PMI du troisième trimestre”, a-t-il ajouté.

A 53,4, l’indice des services est légèrement supérieur aux attentes des analystes, à 53,0, et également en hausse par rapport au mois précédent (53,2).

L’activité manufacturière a subi son septième mois de contraction d’affilée, bien qu’à un rythme moins rapide que le mois précédent. Il est passé de 46,5 en juillet à 47,0, ce qui est là encore supérieur aux prévisions, à 46,2.

Le sous-indice de la production future, qui mesure les anticipations des chefs d’entreprises, a fléchi à 47,8 contre 46,9 en juillet.

 

Le secteur privé allemand a continué de souffrir au mois d’août alors que le secteur manufacturier est resté en récession et que l’activité dans les services a légèrement ralenti, montrent les premiers résultats de l’enquête d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, suggérant que la première économie d’Europe se dirige vers une récession.

L’indice PMI composite, qui intègre les secteurs manufacturier et des services comptant pour plus des deux tiers de l’activité économique allemande, a légèrement progressé, à 51,4 en version “flash” contre 50,9 en juillet. Un chiffre supérieur aux attentes des économistes interrogés par Reuters qui l’attendaient en moyenne à 50,5.Toutefois, Phil Smith chez IHS Markit estime que les données ne sont pas suffisamment solides pour dissiper la menace d’une légère nouvelle contraction du produit intérieur brut au troisième trimestre.

L’économie allemande s’est contractée de 0,1% entre avril et juin en raison d’une chute des exportations, conséquence de la dégradation de la demande étrangère et de la montée des barrières douanières. Les indicateurs de confiance ne semblent pas indiquer une amélioration pour les trois mois de juillet à septembre.

L’indice PMI du secteur manufacturier s’est établi à 43,6, contre 43,2 en juillet, soit légèrement mieux que les prévisions des analystes à 43,0. Celui des services est ressorti à 54,4 contre 54,5 le mois dernier alors que le consensus tablait sur 54,0.

Prévisions de croissance Zone euro en baisse en 2019 et 2020

Prévisions de croissance Zone euro en baisse  en 2019 et 2020

 

 

De toute évidence, la croissance se tasse encore en zone euro au point que la prévision à 1,2 % paraisse maintenant hypothétique. Pour autant, la commission européenne, pour des raisons pédagogiques, ne veut pas changer sa prévision. Or c’est ce tassement en 2019 qui justifie la nouvelle baisse de croissance pour 2020.  Les experts de l’institution basée à Bruxelles ont révisé à la baisse leurs projections passant de 1,5% à 1,4%. Les difficultés de la zone euro se nourrissent notamment des graves problèmes que connaît l’Allemagne qui ne prévoit que 0,5 % d’augmentation de croissance en 2019. Notons que la France atteindra péniblement 1,2 % en 2019 et que l’Italie devrait tutoyer la récession. Seule parmi les grands  pays, l’Espagne ne s’en tire pas mal (autour de 2% en 2019 et 2020). Sur la tendance, il est clair que la croissance de l’activité s’inscrit dans une tendance baissière dont il faut tenir compte en 2020. Ces prévisions de la commission économique paraissent encore un peu optimistes. La commission espère en effet un net redressement de l’Allemagne en 2020 (autour de 1.4%), ce qui est loin d’être évident. Encore une fois, ces prévisions pêchent  un peu par excès d’optimisme. Pour preuve, la commission s’aligne sur les perspectives du gouvernement français  Pour 2019 et 2020, à savoir 1,3% et 1,4% alors comme déjà indiqué, on aura du mal à faire 1,2 % en 2019.  » En moyenne, les indicateurs relatifs au climat des affaires et les indices PMI sont relativement bien orientés au second trimestre 2019, et la confiance des consommateurs devrait s’améliorer. « .dit la commission.  Mais ’argumentaire de la commission est déjà obsolète avec la constatation récente du tassement très net du climat des affaires

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