Archive pour le Tag 'euro'

Inflation : Toujours en hausse en zone euro

Inflation  : Toujours en hausse en zone euro

 

L’inflation en zone euro  au mois d’août 9,1% contre 8,9% en juillet, selon une première estimation publiée ce mercredi par Eurostat. La hausse des prix à la consommation au sein des 19 pays ayant adopté la monnaie unique connaît donc une accélération plus importante qu’attendue et culmine à un nouveau record historique. ( En France on passe curieusement de 6,1 à 5,8% !)

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un taux d’inflation de 9,0% sur un an en août. Dans le détail, l’inflation générale est poussée, comme c’est le cas depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, par les prix de l’énergie. Ces derniers restent, en effet, de très loin le principal moteur de la hausse générale des prix malgré un léger ralentissement, à 38,3% par rapport à août 2021 après une envolée de 39,6% en juillet.

Ceux de l’alimentation, de l’alcool et du tabac ont accéléré de 10,6% sur un an, ceux des biens industriels hors énergie de 5,0% et ceux des services de 3,8%, précise Eurostat. L’inflation hors énergie et produits alimentaires non transformés, un indicateur suivi de près par la BCE, a augmenté plus que prévu, de +5,5% contre +5,1% en juillet et pour le consensus Reuters. Une mesure encore plus étroite, qui exclut aussi l’alcool et le tabac, est en hausse de 4,3% après +4,0%. Le consensus Reuters le donnait à +4,1%.

Inflation Zone euro : Toujours en hausse

Inflation Zone euro : Toujours en hausse

 

L’inflation en zone euro  au mois d’août 9,1% contre 8,9% en juillet, selon une première estimation publiée ce mercredi par Eurostat. La hausse des prix à la consommation au sein des 19 pays ayant adopté la monnaie unique connaît donc une accélération plus importante qu’attendue et culmine à un nouveau record historique. ( En France on passe curieusement de 6,1 à 5,8% !)

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un taux d’inflation de 9,0% sur un an en août. Dans le détail, l’inflation générale est poussée, comme c’est le cas depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, par les prix de l’énergie. Ces derniers restent, en effet, de très loin le principal moteur de la hausse générale des prix malgré un léger ralentissement, à 38,3% par rapport à août 2021 après une envolée de 39,6% en juillet.

Ceux de l’alimentation, de l’alcool et du tabac ont accéléré de 10,6% sur un an, ceux des biens industriels hors énergie de 5,0% et ceux des services de 3,8%, précise Eurostat. L’inflation hors énergie et produits alimentaires non transformés, un indicateur suivi de près par la BCE, a augmenté plus que prévu, de +5,5% contre +5,1% en juillet et pour le consensus Reuters. Une mesure encore plus étroite, qui exclut aussi l’alcool et le tabac, est en hausse de 4,3% après +4,0%. Le consensus Reuters le donnait à +4,1%.

 

Euro : quel avenir ?

Euro : quel avenir ?

 

Par Karl Eychenne, stratégiste et économiste dans la Tribune.

 

 

 

Les conditions d’existence de la devise euro dépassent les incorrigibles exubérances des marchés. Néanmoins, l’extrême sensibilité de la devise à la contingence des faits interroge.

Et si la devise euro s’était parée des plumes du paon dès le départ ? Et si l’utopie avait abusé de cache – misères afin de voiler notre ignorance depuis le 1er janvier 1999 ? Comment expliquer un tel désenchantement des investisseurs autrement que par le sentiment d’avoir été dupés ? De là le doute, et la nécessaire question Hegélienne : et si l’euro n’était qu’une ruse de la raison économique ?

Surtout ne pas tomber dans la piège de l’économiste de / bon marché qui réfute l’accusation d’euro faible et lui préfère celle de dollar fort. Le dollar s’apprécie contre toutes les devises : c’est un fait, vrai, et vérifiable. Mais on s’en moque. S’il s’agit de savoir qui monte et qui baisse, pas besoin d’analyse, les yeux suffisent.

Pour sa défense, l’économiste de / bon marché invoquera le rasoir d’Ockham qui préfère toujours l’explication la plus simple ; et il est vrai qu’il est plus simple d’expliquer la faiblesse de toutes les devises par la force d’une seule (le dollar). Mais plus simple n’est pas plus vrai, c’est juste plus simple.

On n’ira pas chercher non plus du côté de la corne d’abondance fondamentale, celle qui propose autant de valeurs intrinsèques des devises que de niveaux de marchés possibles. Soyons charitables, il y a bien des modèles plus nobles que d’autres, qui s’inspirent de la littérature théorique ou du simple bon sens. Et il est vrai qu’aujourd’hui, les devises n’ont jamais semblé autant en décalage avec les niveaux suggérés par ces modèles. Mais, l’histoire nous apprend aussi qu’il est bien difficile de convaincre l’investisseur de ramener une devise à la raison .

Ces rappels à l’ordre opèrent, certes, mais sur des horizons qui n’intéressent pas la girouette de marché, celle qui achète aujourd’hui ce qu’elle revendra demain. Ainsi, les devises reviennent effectivement à la longue vers des niveaux compatibles avec la soutenabilité des comptes courants et / ou les trajectoires de PIB potentiels. Mais « à la longue » est un horizon qui peut tutoyer l’éternité, et l’éternité c’est long (Woody Allen).

Enfin, on ira pas non plus chercher du côté des sciences occultes, celles qui manifestent une fascination pour les nombres magiques : la parité de l’euro – dollar, 1 pour 1, qui peut évoquer le « œil pour œil, dent pour dent ». Comme si il y avait un bon et un mauvais côté de la médaille euro – dollar : au-delà de 1 c’est bon, en deçà c’est pas bon.

L’investisseur atteint de Gödelite, est convaincu que la vérité se loge dans le chiffre. Encore une fois, soyons charitables, il n’y a pas que du pipeau dans le raisonnement de l’investisseur nécromant. En effet, le fait que l’euro menace de passer (est passé juste un instant) sous les niveaux de 1 contre dollar a bien des conséquences pratiques : avant, on échangeait 1 euro contre 1 dollar et quelques cents, demain on échangera 1 dollar contre 1 euro et quelques centimes. Le rapport de force s’inverse, la relation aussi : l’euro était injectif, il devient surjectif : pour chaque dollar, il existe au moins 1 euro à échanger.

La thèse Hégelienne

Alors creusons ailleurs au risque de nous égarer. Nul vérisme, juste de la curiosité. Peut être que la faiblesse de l’euro contre dollar ne s’explique pas par la force du dollar, mais par la faiblesse de l’euro ? En écrivant ces mots, je réalise à quel point le propos peut paraitre stupide : si la balançoire penche d’un côté, c’est aussi bien parce que l’un est trop lourd que l’autre trop léger. Mais creusons quand même. Peut être cette faiblesse là de l’euro n’a pas encore livré tous ses symptômes, parce que l’investisseur ne réalise pas encore ce que la crise Covid puis Ukrainienne lui ont dévoilé : une zone euro dont l’avenir chatouillant fut bien trop conditionné à la bonne volonté du monde hors euro.

On imaginait alors un monde sans conflit, sans virus, sans caprice du destin, assurant la bonne circulation des biens, des matières premières, des capitaux, des idées (les mêmes de préférence). Assurément, la zone euro n’aurait plus eu à se soucier de ces considérations bassement matérielles, et aurait pu se projeter vers le mieux vivre ensemble. Et quel meilleur label qualité que le lancement d’une devise commune pour sceller le pacte. Vu sous cet angle, l’euro ressemble alors à une ruse de la raison économique, sa seule existence suffisant à garantir la bonne santé de la bête : la zone euro pouvait exister puisque la devise euro existait.

Mais les bonnes intentions des participants ne suffisent pas toujours à aller dans une bonne direction commune. Parfois le tout fait moins que la somme des parties. Il arrive même que le tout ne soit qu’un tas, pour paraphraser la formule de Régis Debray. En vérité, il se pourrait que l’euro ne soit pas devenu faible, mais plutôt qu’il n’ait jamais été fort. Après tout, rien de bien neuf. Mario Draghi avait déjà vendu la mèche en annonçant que l’euro était comme un bourdon :

« il ne peut pas voler, mais il vole ».

Zone euro : l’inflation vers les 10% et plus

Zone euro : l’inflation vers les 10% et plus 

À ce rythme l’inflation moyenne en Europe aura atteint et même dépassé les 10 % d’ici la fin de l’année . Après avoir grimpé de 7,4% en avril à 8,1% en mai, l’inflation atteint désormais 8,6% en moyenne dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique. ). En cause d’abord l’envol les prix des matières premières, ensuite l’effet de la guerre en Ukraine, enfin la spéculation. D’après Michel Édouard Leclerc la hausse de la moitié des prix ne serait pas justifiée. Producteurs et intermédiaires profitent de la conjoncture augmentée indûment leurs tarifs en organisant au besoin une certaine rétention.

En France, , l’indice des prix à la consommation a grimpé à 5,8% au mois de juin après 5,2 % en mai. .

Ailleurs en Europe, l’Allemagne connaît une inflation de 8,2%, 9% au Royaume-Uni, 8% en Italie… Rien d’étonnant à ce qu’au sein même de la zone euro, la flambée des prix atteigne, aussi, des sommets.

Le taux d’inflation a, en effet, battu un nouveau record en juin, à 8,6% sur un an, selon les chiffres d’Eurostat, ce vendredi. Elle était de 7,4% en avril et 8,1% en mai pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique. Jamais, depuis que l’office européen des statistiques publie cet indicateur en janvier 1997, de tels niveaux n’avaient été recensés.

Les  prix de l’énergie (électricité, pétrole, gaz…) atteignent des sommets. Cette composante de l’indice des prix bondit de 41,9% sur un an en juin, après 39,1% en mai. La progression des tarifs de l’alimentation (y compris alcool et tabac) s’accélère aussi à 8,9%, contre 7,5% en mai. La hausse des tarifs des biens industriels (+4,3%, après +4,2%), comme celle des services (+3,4%, comparé à +3,5% le mois précédent) s’est globalement maintenue.

Ces records mensuels contredisent les premières projections de la Banque centrale européenne, dont la présidente Christine Lagarde affirmait il y a quelques mois de ça que la hausse des prix était transitoire. Désormais, elle ne peut qu’admettre que cette inflation  « excessivement élevée » devrait le rester « pendant un certain temps encore » en zone euro, comme elle l’a expliqué mardi dernier, tout en assurant que la BCE ira « aussi loin que nécessaire » pour lutter contre ce phénomène qui grève le pouvoir d’achat des ménages européens.

 

Zone euro :Forte hausse de l’inflation à 8,1 %

Zone euro :Forte hausse de l’inflation à 8,1 %

Par Clémentine Gallès, Cheffe Économiste et Stratégiste de Société Générale Private Banking

L’inflation en Zone euro a ainsi affiché 8,1% pour le mois de mai et continue donc de progresser (après 7,4% au mois d’avril), de surprendre à la hausse (le consensus s’attendait à 7,7% d’inflation) et de largement dépasser les projections de la BCE (graphique 2). Bien que la hausse reste principalement alimentée par l’inflation énergétique et alimentaire, l’inflation sous-jacente a également augmenté pour atteindre 3,8%, un niveau de plus en plus inconfortable pour la Banque Centrale européenne. Cette situation contraste avec celle des Etats-Unis où le point haut semble en train d’être passé avec notamment un ralentissement de l’inflation sous-jacente au mois d’avril qui devrait être confirmé à la publication des chiffres de mai.

Des indicateurs d’activité toujours positifs mais des risques de plus en plus élevés sur les perspectives économiques. En effet, si les indices PMI pour le mois de mai sont en baisse, ils demeurent au-dessus du seuil de 50 points, indiquant une activité qui ralentit mais qui reste en croissance. Le secteur des services notamment continue de bénéficier de la normalisation des conditions sanitaires et apparaît particulièrement moteur. Le sous-indice de la création d’emploi reste également très favorable, faisant état d’un marché du travail solide et résilient en Zone euro. Néanmoins, cette situation relativement bonne des entreprises contraste avec une confiance des ménages au plus bas dans un environnement de contraction de leur revenu disponible réel. La question de la capacité de résistance des économies de la Zone euro à cette nouvelle surprise à la hausse sur l’inflation est bien réelle.

Une BCE qui pourrait vouloir aller plus vite dans la normalisation de sa politique monétaire. Au cours des dernières semaines, la BCE a fait évoluer sa communication, poussant les observateurs à anticiper une hausse des taux d’intérêt directeurs de 25 points de base au mois de juillet ainsi qu’au mois de septembre. Les tous derniers chiffres d’inflation alimentent même les spéculations quant à une potentielle hausse de 50 points de base (au lieu de 25 points de base) en juillet prochain. Si une normalisation de la politique monétaire semble tout à fait logique dans le contexte actuel d’inflation, la BCE devra rester très vigilante à ne pas durcir trop vite et trop fort les conditions monétaires, au risque de faire basculer définitivement en récession des économies déjà bien fragilisées.

Clémentine Gallès

Euro : La crainte d’un manque d’argent liquide ?

 Euro   : La crainte d’un manque d’argent liquide ?

Dans plusieurs pays européens, on observe depuis quelques semaines une forte augmentation des retraits dans les distributeurs de billets, de 20 à 30% en moyenne. Dans le contexte de la crise ukrainienne, ce comportement inhabituel est révélateur des craintes des populations face à l’incertitude et de l’adoption d’une certaine forme de résilience anticipée. Par Michel Tresch, Président d’USP Valeurs dans la Tribune.

La guerre déclenchée en Ukraine a plongé le monde dans une nouvelle crise majeure, aux conséquences humaines et humanitaires dramatiques. A cette tragédie s’ajoutent de nombreuses menaces – notamment énergétiques et alimentaires – qui entrainent d’ores et déjà une inflation galopante et qui pourraient créer, à plus ou moins court terme, des pénuries.

Le conflit qui se déroule aux portes de l’Europe réveille également certains risques majeurs, parmi lesquels ceux liés à la potentialité de cyberattaques visant des systèmes financiers (paiements électroniques) ou des systèmes informatiques sans lesquels il n’est plus possible d’accéder à certaines ressources (distribution de carburant, distribution de cash, communications, …).

Quel que soit son fondement, la perception de ces risques par les populations peut impacter profondément leurs comportements. Lorsqu’ils anticipent des pénuries, les individus ont tendance à stocker pour ne pas se retrouver démunis. Et en cas de crise, ils stockent ce qu’ils considèrent comme les ressources les plus importantes et les plus fiables. En d’autres termes : ce qui assurera leur résilience.

Est-ce ce que l’on est en train d’observer avec l’argent liquide ? L’ESTA (European Security Transport Association), qui représente les acteurs du secteur européen du cash, a publié début mars un rapport faisant état d’une augmentation significative des retraits dans les distributeurs automatiques de billets dans de nombreux pays – particulièrement ceux étant géographiquement proches du conflit. De l’ordre de 20% en Finlande, en Norvège ou en République Tchèque, et jusqu’à 30% en Suède ou en Slovaquie.

Ce comportement est d’autant plus frappant dans un pays comme la Suède, qui a été l’un des premiers pays européens à se lancer dans le paiement 100% numérique et un modèle de société sans cash (avant de faire machine arrière il y a deux ans avec le vote d’une loi obligeant les banques à fournir des services en liquide, afin de redonner la liberté de choix des moyens de paiement aux citoyens).

On peut certes s’interroger sur la rationalité de ce type de comportements. Mais on peut aussi se demander de quoi ils sont révélateurs, en ne perdant pas de vue que certains réflexes humains sont simplement des réflexes sains de survie et d’adaptation.

En l’occurrence, l’augmentation de la demande d’argent liquide que l’on observe en Europe semble davantage guidée par la thésaurisation et la prudence, car aucune différence significative n’est constatée sur les transactions en espèces. Cette attitude pourrait donc révéler non pas une irrationalité, mais une décision réfléchie, voire de bon sens : face à la vulnérabilité potentielle des systèmes de paiement numériques, les individus préfèrent ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier, et font davantage confiance aux moyens de paiement qu’ils jugent les plus tangibles et résilients.

On peut même dire que cette vulnérabilité est avérée. Dans le contexte des sanctions internationales en réaction à l’invasion en Ukraine, les trois principaux opérateurs mondiaux de cartes bancaires ont décidé de suspendre leurs opérations en Russie, rendant soudainement le paiement par carte quasiment impossible. Il faut ici suspendre momentanément son jugement et ne considérer que les faits : des firmes étrangères ont le pouvoir de rendre inopérant un système de paiement électronique domestique. Dans une telle situation, le cash reste le seul instrument permettant de maintenir la souveraineté de paiement à l’échelle des individus.

Au-delà des drames humains qui prévalent sur tout le reste, les crises majeures que traverse le monde depuis deux ans (le Covid, et aujourd’hui les menaces énergétiques et alimentaires qui pèsent avec la guerre en Ukraine) ont ceci de commun qu’elles montrent l’importance vitale de l’équilibre entre souveraineté et risques.

Qu’il s’agisse des masques, des respirateurs, du gaz ou du blé, le fait de dépendre d’un seul système – qui plus est lorsqu’on ne le pilote pas soi-même – représente une vulnérabilité beaucoup trop importante. Il ne s’agit pas de cesser d’importer telle ou telle ressource ; il ne s’agit pas de s’en remettre exclusivement à l’énergie nucléaire ; il ne s’agit pas non plus de dénigrer les paiements électroniques. Il s’agit de s’appuyer sur des systèmes dont la résilience repose précisément sur la diversité équilibrée des sources et des ressources. Afin que, lorsque l’une fait défaut, l’autre prenne le relai – et réciproquement.

Chômage zone euro : à 6,8% en baisse

Chômage zone euro : à 6,8% en baisse 

 

Le taux de chômage de la zone euro a atteint en janvier son plus bas niveau historique, à 6,8% de la population active, en baisse de 0,2 point par rapport au mois précédent, d’après Eurostat .La France se situe à 7,3 %.

. Sur un an, en janvier, le chômage a baissé de 1,4 point dans la zone euro et de 1,3 point dans l’UE. Quelque 13,35 millions d’hommes et de femmes restaient cependant sans emploi dans l’UE, dont 11,23 millions dans la zone euro, selon Eurostat. La guerre en Ukraine, susceptible de pénaliser l’activité, jette une ombre sur les perspectives des prochains mois.

Bruxelles prévoit pour l’instant 4% de croissance du PIB en 2022, mais cette prévision devrait être abaissée lors d’une nouvelle estimation au printemps. Parmi les pays membres de l’UE, les taux de chômage les plus élevés en janvier ont été enregistrés en Espagne (11,2%), en Grèce (10,4%) et en Italie (8%). En France, 7,3% de la population active était au chômage, contre 3,5% en Allemagne. La République tchèque (1,9%) et la Pologne (2,8%) affichaient les plus

Inflation Zone euro : Hausse de l’énergie de 30 % sur un an

 

Inflation Zone euro : Hausse de l’énergie de 30 % sur un an

La hausse des prix de l’énergie est estimée à 31,7% sur un an, contre +28,8% en janvier ; conséquence, le taux d’inflation annuel de la zone euro est estimé à 5,8% en février 2022, contre 5,1% en janvier selon Eurostat. En France, l’inflation accélère « seulement » à 4,1% contre 3,3% en janvier.La hausse des prix de l’énergie est estimée à 31,7% sur un an, contre +28,8% en janvier. (Crédits : Reuters)

L’inflation dans la zone euro a accéléré plus que prévu en février pour atteindre un plus haut historique sous la pression de la hausse des prix de l’énergie, favorisée par les craintes liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, relève mercredi une première estimation publiée par Eurostat.

En Allemagne, l’inflation reste élevée, à 5,5% sur un an en février contre 5,1% en janvier. En France, elle accélère à 4,1% (3,3% en janvier) comme en Espagne, à 7,5% (6,2% en janvier), et en Italie 6,2% (5,1% en janvier). Elle s’envole au Luxembourg, à 7,8% (4,6% en janvier), et en Belgique 9,6% (8,5% en janvier). En revanche, son rythme ralentit aux Pays-Bas, à 7,2% (7,6% en janvier).

Plus que jamais la BCE hésite entre le relèvement des taux qui sacrifier la croissance ou ne rien faire en laissant filer l’inflation.

Zone euro-Politique monétaire: La BCE en plein potage !

 

 

Zone euro-Politique monétaire: La BCE en plein potage !

Pour cacher sans doute les grandes incertitudes de sa politique monétaire, la BCE choisit l’immobilisme.
Certe, s on comprend que la BCE ne veuille procéder une évolution brutale  de sa politique monétaire ultra-accomodante . « Nous pouvons maintenant ajuster – calmement, étape par étape – nos instruments de politique monétaire. Et quand les données économiques le permettront, nous le ferons », a déclaré Christine Lagarde. Mais on ne comprend pas du tout les propos du vice-président de la BCE qui affirme, lui,  que la baisse des taux d’intérêt n’interviendra que lorsqu’on aura constaté la diminution de l’inflation !

Luis de Guindos, le vice-président de la BCE, a en effet affirmé jeudi que l’institution monétaire ne relèvera son principal taux d’intérêt que « si et quand » l’inflation se stabilisera à son objectif de 2% et indépendamment de ce que font les autres institutions d’émissions.

Première observation, dans une politique monétaire on attend pas la baisse de l’inflation pour réajuster les taux d’intérêt ; c’est exactement le contraire. Deuxième observation, le fait que la BCE ne tiendrait pas compte des autres politiques monétaires dans le monde !

Des propos particulièrement incohérents qui sans doute justifient l’immobilisme qui se nourrit des contradictions internes sur le plan monétaire dans la zone euro

L’exécutif européen a relevé jeudi sa prévision de hausse de l’inflation à 3,5%, un chiffre bien plus élevé que sa précédente estimation, à 2,2%.:

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, le 16 décembre dernier durant une conférence de presse au siège de la BCE, à Francfort, en Allemagne.

Choisir le bon moment. Relever maintenant le taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) ne permettrait pas d’enrayer la hausse record de l’inflation dans la zone euro et aurait pour seul effet de nuire à l’économie, a déclaré la présidente de la BCE, Christine Lagarde, dans un entretien publié vendredi 11 février.

Alors qu’elle avait secoué les marchés la semaine dernière en n’écartant pas l’hypothèse d’une hausse des taux de la BCE cette année – ce qui serait une première en plus d’une décennie – du fait des pressions inflationnistes persistantes, Christine Lagarde a prévenu qu’un relèvement des taux ne répondrait pas à la hausse des prix du pétrole et aux problèmes dans les chaînes d’approvisionnement, qui ont favorisé l’inflation.

« Cela ne résoudrait aucun des problèmes actuels. Au contraire : si nous agissons de manière trop précipitée maintenant, le rebond de nos économies pourrait être considérablement affaibli, et des emplois seraient menacés », a-t-elle expliqué au groupe de presse allemand Redaktionsnetzwerk Deutschland (RND).

Elle a par ailleurs souligné que la BCE modifierait sa politique monétaire ultra-accomodante de manière graduelle et quand les conditions le permettront. « Nous pouvons maintenant ajuster – calmement, étape par étape – nos instruments de politique monétaire. Et quand les données économiques le permettront, nous le ferons », a déclaré Christine Lagarde.

L’exécutif européen a relevé jeudi sa prévision de hausse de l’inflation à 3,5%, un chiffre bien plus élevé que sa précédente estimation, à 2,2%.:

Euro: Près de 60 % contre la suppression de la monnaie européenne

 Euro: Près de 60 % contre la suppression de la monnaie européenne

 

 

Paradoxalement certains partis continuent de critiquer de manière forte acerbe le contenu de la politique européenne et même d’existence même de l’union ; par contre, ils évitent bien d’aborder la question monétaire. En 2017,ces opposants à l’Europe souhaitaient la suppression de l’euro, aujourd’hui ils font totalement l’impasse sur cette question car la monnaie unique est largement plébiscitée par l’opinion. Une belle contradiction celle qui consiste à contester l’Europe et à soutenir son outil le plus stratégique à savoir la monnaie.

Les  Français semblent s’être faits à la monnaie unique et ne souhaitent pas revenir en arrière. Une majorité des sondés (56%) disent en effet être opposés à la suppression de l’euro, contre 29% qui sont y sont favorables. Après avoir pendant longtemps fait de la sortie de l’euro son cheval de bataille, la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen y a elle-même officiellement renoncé en 2019, avant les élections européennes.

Cependant pour 80% d’entre eux, le passage à l’euro, le 1er janvier 2002, a fait grimper les prix et baisser leur pouvoir d’achat. C’est ce qui ressort d’un récent sondage YouGov pour le site MoneyVox*. Une impression largement partagée depuis deux décennies, et pourtant contredite à de maintes reprises par les chiffres de l’inflation de l’Insee.Bien qu’ils aient encore une dent contre l’euro à ce sujet, les Français semblent s’être faits à la monnaie unique et ne souhaitent pas revenir en arrière.

La hausse des prix sur certains produits pourtant incontestables mais elle est à mettre en regard avec le fait*e que les Français ont pu disposer d’une monnaie forte et d’une inflation relativement bien maîtrisée. Dans le passé, la stratégie monétaire consistait à opérer des dévaluations régulières vite compensées par des dérives inflationnistes augmentant de manière significative les prix. Une évolution des prix est de toute manière à mettre en rapport avec l’évolution des revenus réels

 

Monnaie- euro: Près de 60 % contre la suppression

Monnaie- euro: Près de 60 % contre la suppression

 

 

Paradoxalement certains partis continuent de critiquer de manière forte acerbe le contenu de la politique européenne et même d’existence même de l’union ; par contre, ils évitent bien d’aborder la question monétaire. En 2017,ces opposants à l’Europe souhaitaient la suppression de l’euro, aujourd’hui ils font totalement l’impasse sur cette question car la monnaie unique est largement plébiscitée par l’opinion. Une belle contradiction celle qui consiste à contester l’Europe et à soutenir son outil le plus stratégique à savoir la monnaie.

Les  Français semblent s’être faits à la monnaie unique et ne souhaitent pas revenir en arrière. Une majorité des sondés (56%) disent en effet être opposés à la suppression de l’euro, contre 29% qui sont y sont favorables. Après avoir pendant longtemps fait de la sortie de l’euro son cheval de bataille, la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen y a elle-même officiellement renoncé en 2019, avant les élections européennes.

Cependant pour 80% d’entre eux, le passage à l’euro, le 1er janvier 2002, a fait grimper les prix et baisser leur pouvoir d’achat. C’est ce qui ressort d’un récent sondage YouGov pour le site MoneyVox*. Une impression largement partagée depuis deux décennies, et pourtant contredite à de maintes reprises par les chiffres de l’inflation de l’Insee.Bien qu’ils aient encore une dent contre l’euro à ce sujet, les Français semblent s’être faits à la monnaie unique et ne souhaitent pas revenir en arrière.

La hausse des prix sur certains produits pourtant incontestables mais elle est à mettre en regard avec le fait*e que les Français ont pu disposer d’une monnaie forte et d’une inflation relativement bien maîtrisée. Dans le passé, la stratégie monétaire consistait à opérer des dévaluations régulières vite compensées par des dérives inflationnistes augmentant de manière significative les prix. Une évolution des prix est de toute manière à mettre en rapport avec l’évolution des revenus réels

 

 Sept Européens sur dix (70%) estiment que ces petites pièces devraient être abandonnées (67% chez les Français

Pour un euro numérique suffisamment sexy

Pour un euro numérique suffisamment sexy

 

Les chercheurs Bruno Colmant, Charles Cuvelliez et Jean-Jacques Quisquater, listent, dans une tribune au « Monde », les avantages et les inconvénients de la monnaie électronique que la Banque centrale européenne pourrait lancer en 2026.

 

Tribune.

 L’euro numérique sera une cryptomonnaie adossée à l’euro et certifiée par la Banque centrale européenne (BCE). Il dématérialisera l’euro. Il corrigera un anachronisme qui veut que la seule relation directe entre le citoyen et sa banque centrale, institution-clé, est restée inchangée depuis des siècles, par le biais d’un lien matériel et désuet : le billet de banque.

S’inspirer des bitcoins pour évoluer, c’est bien, mais la BCE a-t-elle bien évalué les conséquences d’un canal parallèle aux pièces et billets pour l’utilisation quotidienne de la monnaie ? N’y-a-t-il aucun risque pour la stabilité financière ? La Banque des règlements internationaux (BRI), la BCE et ses homologues américain, britannique, canadien, japonais, suédois et suisse ont enfin abordé ces questions dans deux rapports importants : « Central Bank digital currencies : system design and interoperability » ; et « Central Bank digital currencies : user needs and adoption » (septembre 2021).

 

Un euro numérique s’intégrera dans des services qui n’auront plus besoin de l’intervention de prestataires tiers pour assurer le paiement. On pourra payer en cash (numérique) à l’autre bout du monde. Qu’on songe au long cheminement qui contrarie tant d’actes d’achat pour payer sur le Net ou dans une application avec sa carte de crédit. L’Etat peut aussi l’utiliser pour verser ses aides sociales ou recevoir les taxes dans une relation directe avec le citoyen ; il peut même devenir un véritable instrument de politique budgétaire, fiscale, sociale.

L’euro numérique est également idéal pour les micropaiements, puisqu’il n’est plus nécessaire de rémunérer les intermédiaires. Les paiements transfrontaliers seraient aussi facilités : qui ne s’est pas confronté au casse-tête d’un paiement depuis un pays étranger où l’on n’a pas de compte en banque ?

L’euro numérique offre un accès direct à l’argent de la Banque centrale européenne sans devoir passer par un compte dans une banque commerciale ou s’encombrer de liasses de billets. Il n’y a rien de plus sûr pour préserver la sécurité et la confidentialité du paiement : une banque centrale n’ira pas monnayer vos données de paiement…

Tout cela est utile et fonctionnel, mais est-ce assez « glamour » pour s’imposer dans la jungle des moyens de paiement toujours plus efficaces, moins chers et mieux sécurisés, proposés par de nouveaux acteurs comme Apple Pay ou Revolut, qui rendent fluide le moment du paiement et l’accompagnent de services et de la sécurité qui rassurent le client ?

Euro numérique : une révolution monétaire

Euro numérique : une révolution monétaire

Par Gabriel Gaspard, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière explique que l’euro numérique constituerait une révolution monétaire pour l’Europe ( la Tribune, extrait)

 

C’est quoi un euro numérique ?

« Le but de nos travaux est de veiller à ce qu’à l’ère numérique, les ménages et les entreprises aient toujours accès à la forme de monnaie la plus sûre : la monnaie de Banque centrale »Christine Lagarde, présidente de la BCE. L’euro numérique devrait être disponible entre 2023 et 2026. D’après la BCE, il serait le bienvenu dans les situations où les ménages et les entreprises ne souhaitent plus payer en espèces. Il éviterait aux européens d’utiliser des instruments de paiement numériques non émis et contrôlés par l’Europe.

Ce que l’euro numérique pourrait changer au quotidien

Cet euro digital serait une forme électronique de monnaie de la BCE. Il est envisagé que chaque européen puisse déposer directement cette monnaie auprès de la Banque centrale dont l’accès est jusqu’ici réservé aux banques commerciales. Les transactions seraient instantanées.

Ne nécessitant pas de règlement interbancaire l’euro digital sera disponible 24h/24 et 7j/7. Pour éviter la fuite des épargnants vers cette monnaie électronique, et échapper aux frais excessifs d’un compte de dépôt classique (2,4% par an), la BCE prévoit de limiter le nombre d’euros numériques que chacun pourrait placer chez elle. Reste que le risque pour la création d’une monnaie entièrement numérique est la traçabilité des transactions et l’anonymat.

La fuite en avant de la BCE depuis 2008

En 2008 face à la crise financière, la BCE a injecté 4.000 milliards d’euros de 2011 à 2017 qui représentent un tiers du PIB de la zone euro. Elle a abaissé son taux directeur à zéro et elle a acheté de la dette publique et privée. Pour la France il n’y a pas eu de ruissellement et plusieurs milliards d’euros se sont établis dans les pays d’Europe du Nord. En 10 ansla crise financière a coûté approximativement 1.541 milliards d’euros en termes de produit intérieur brut (PIB) selon les calculs d’Éric Dor, directeur des études économiques à IESEG School of Management.

Avec la propagation de la pandémie de la Covid en Europe, les Banques centrales ont abaissé leurs taux d’intérêts comme premier choc. Malheureusement pour l’Europe, le taux directeur de la BCE était déjà à zéro, pas moyen d’une nouvelle baisse. En 2020 pour contrer les effets de la Covid, la BCE a préféré lancer un nouveau programme de rachats de dette souveraine de 750 milliards d’euros baptisé Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP). Le 4 juin 2020, le Conseil des gouverneurs de la BCE a de nouveau décidé d’augmenter l’enveloppe consacrée au programme PEPP, la portant à un total de 1.850 milliards d’euros.

Avec un rebond de l’inflation en zone euro et les taux d’emprunt des États en forte hausse, il y a une grande pression sur la BCE pour réduire son programme de rachat des dettes. Les politiques d’endettement de plusieurs pays européens, dont la France, sont tragiquement élevés. La BCE n’a plus beaucoup de moyens pour créer des liquidités. C’est le moment d’introduire l’euro digital et de recourir aux économies des ménages européens. Dans le cas contraire, les politiques d’austérité en Europe deviendraient inévitables au vu de la diminution des facilités.

Issu du traité de Rome de 1957, le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) interdit le financement monétaire des États par la BCE et limite le recours aux instruments de politique monétaire (article 123). La BCE ne peut pas financer directement les dettes publiques des États membres de la zone euro. D’après le traité de Rome il ne serait pas possible de forcer l’épargne privée à financer directement la croissance des dettes publiques. Mais voilà avec la pandémie, la France a déjà dévié ces règles

« L’ensemble constitué des banques commerciales et de la Banque centrale a donc recyclé l’épargne des ménages pour prêter à l’État« , explique Agnès Bénassy-Quéré, Chef économiste de la DG trésor

 La question qui se pose au vu de la situation actuelle : la BCE imagine-t-elle une nouvelle révolution monétaire qui sera proche du « Plan de Chicago » de 1936 ?

Il est peut-être déflationniste :

« En période d’expansion économique, la croissance est généralement accompagnée d’une augmentation de la masse monétaire, elle-même corrélée à l’inflation. En revanche, en période de contraction, telle que celle que nous avons traversée après 2008, la masse monétaire se resserre. Elle conduit, selon l’économiste américain Irving Fisher (1867-1947) à la déflation par la dette ».

Bruno Colmant, Membre de l’Académie Royale de Belgique. Les économistes à cette époque avaient imaginé un système de réserves obligatoires à 100% : tout ce qu’une banque commerciale peut récolter comme dépôts doit être intégralement entreposé à la Banque centrale.

Avec l’euro digital, il suffit que la BCE demande aux banques commerciales de déposer une fraction des épargnes des ménages en euro numérique sur leurs comptes à la BCE. Son passif va automatiquement augmenter. Ce passif pourra compenser de nouvelles dettes publiques qu’elle détiendrait à son actif. L’épargne des ménages européens financerait alors partiellement et directement l’endettement des États.

La France ne peut pas emprunter directement à la BCE, elle ne peut emprunter qu’aux banques commerciales. C’est la conséquence de la loi du 3 janvier 1973 ou celle de1993 après la loi sur l’indépendance de la Banque de France, votée dans le cadre de la transposition du traité de Maastricht dans la loi française. Le périmètre d’intervention de la BCE doit être clarifié. Avec le traité de Maastricht la BCE a un mandat principal : « maintenir la stabilité des prix » interprété par la BCE comme maîtriser l’inflation proche de, mais inférieure à 2%La BCE change son objectif après 18 ans et porte la cible de l’inflation à 2%. Il est très probable qu’en 2021 ce mandat ne puisse plus être assuré.

L’Europe doit répondre à la question : faut-il changer le mandat de la BCE ? L’euro numérique peut-il voir le jour sans remettre en question les traités de Rome et de Maastricht ?

Gabriel Gaspard

Temps de travail France : 1.522 heures, contre 1.583 heures dans la zone euro et 1.758 dans l’OCDE .

Temps de travail France : 1.522 heures, contre 1.583 heures dans la zone euro et 1.758 dans l’OCDE . 

 

L’OCDE calcule le nombre d’heures de travail du pays rapporté au nombre d’habitants tous âges confondus et pas seulement au nombre de ceux qui travaillent effectivement rappellent les Échos. Avec 628 heures par an et par Français, notre pays est tout en bas du tableau de l’OCDE. L’explication est évidente : les jeunes rentrent plus tard sur le marché du travail et les plus âgés en sortent plus tôt.

Les Français, quand ils sont au travail, sont globalement dans la moyenne, mais ils travaillent moins dans l’année et, surtout, moins au cours d’une vie (OCDE, juin 2019) . C’est un choix social et sociétal, qui a nécessairement des conséquences sur le niveau d’activité et de revenus. Pour le dire autrement, chaque actif ici fait vivre deux personnes, une qui ne travaille pas encore, et une qui ne travaille plus. Du coup, les actifs sont très productifs, mais ils en ont trop sur les épaules, du coup ils ne peuvent pas tout financer, donc on a des déficits.

Des évolutions à la baisse ou à la hausse de la durée du travail sont tout à fait normales : toute la question est de savoir si elles sont compensées au niveau salarial. 32 heures payées 35 heures auraient des effets sur la compétitivité horaire comme, il y a vingt ans, les 35 heures payées 39 heures n’ont pas été sans conséquences sur les comptes des entreprises et la modération salariale ensuite.

Zone euro : baisse chômage

Zone euro : baisse chômage

En zone euro y compris en France , la tendance est à la baisse du chômage. Un taux moyen de 7,8 % en juin pour la zone euro 8 % pour la France .

Le taux de chômage de la zone euro a poursuivi sa baisse en juillet, touchant 7,6% de la population active, après 8% en mai et 7,8% en juin, a annoncé mercredi Eurostat. Le rebond de l’économie européenne depuis le printemps, après le choc lié à la pandémie de coronavirus, se reflète sur le marché du travail. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le chômage a également reculé de 0,2 point sur un mois à 6,9% en juillet, selon l’office européen des statistiques

Croissance zone euro: tassement mais sur tendance haussière

Croissance zone euro: tassement mais sur tendance haussière

 

Un léger tassement de l’activité a été constaté ces dernières semaines mais sur une tendance franchement haussière qui témoigne d’une certaine solidité de la reprise européenne. Une reprise confirmée par une envolée de l’inflation qu’il a d’abord affecté la production et qui se transmet maintenant la consommation. Certes l’ activité du secteur privé dans la zone euro a vu sa croissance ralentir légèrement en août, sur fond de difficultés d’approvisionnement, mais est restée robuste, portée par les services et proche de son plus haut niveau en 15 ans, selon l’indice PMI composite du cabinet Markit dévoilé ce lundi. D’après la première estimation basée sur des sondages d’entreprises, cet indice a progressé ce mois-ci à 59,5, contre un niveau de 60,2 en juillet. Le signe d’une très forte expansion de l’activité: un chiffre inférieur à 50 signifie que l’activité se contracte, alors qu’à l’inverse elle progresse si le chiffre est supérieur à ce seuil.

« L’offre étant demeurée inférieure à la demande, les coûts et les tarifs des entreprises ont enregistré l’une de leurs plus fortes augmentations des vingt dernières années », souligne IHS Markit dans un communiqué. Conséquence des retards de livraison et de l’essor de la demande, les entreprises ont répercuté ces coûts sur leurs tarifs de vente, avec « une nouvelle hausse quasi-record des prix facturés pour les biens et les services en zone euro », observe Chris Williamson, économiste en chef de IHS Markit.

Pour la première fois depuis le début de la reprise post-pandémie, l’activité des services progresse à un rythme supérieur à celle de l’industrie manufacturière

Croissance Zone euro : hausse de 2% au second trimestre

Croissance Zone euro : hausse de 2% au second trimestre

Le produit intérieur brut PIB de la zone euro a augmenté de 2% au cours du deuxième trimestre. A l’échelle de l’Union européenne, l’activité a accéléré de 1,9% sur la même période. Entre janvier et mars, la croissance avait reculé de 0,3% en zone euro et 0,1% dans l’UE à 27.

« Ce n’est pas une surprise. Il n’y pas eu de révision de croissance trimestrielle de la part d’Eurostat. C’est un bon signe. Le deuxième trimestre n’avait pas très bien commencé. Il y avait encore des confinements. Au premier trimestre, il y avait encore quelques pays avec des confinements très stricts en Allemagne et aux Pays Bas par exemple. L’activité économique a repris assez rapidement. La demande est revenue rapidement. C’est une bonne performance pour la zone euro. Il existe encore des restrictions mais l’activité économique est encore bouillonnante. Les indices PMI sont à un niveau élevé » a expliqué Charlotte de Montpellier, économiste chez ING interrogée par La Tribune.

Après deux trimestres consécutifs en repli, l’activité repasse ainsi en territoire positif. « La vaccination a permis ces chiffres de croissance. Les restrictions ont pu être levées. Le niveau européen de vaccination a dépassé celui du Royaume-Uni et celui de Etats-Unis alors que l’Europe avait du retard en début d’année. Le retour de la confiance devrait favoriser la demande » a ajouté l’économiste.

La BCE pour un euro numérique

La BCE pour un euro numérique

 

Après dix-huit mois de consultations préliminaires, le conseil des gouverneurs de la BCE a donné son feu vert, à l’unanimité, mercredi 14 juillet, au chantier de l’euro numérique. Mais cette nouvelle forme virtuelle de la monnaie ne devrait pas arriver dans les  portefeuilles électroniques des jeux européens avant cinq ans. Pour autant les pièces et billets continueront d’exister tant qu’il y aura une demande.

Zone euro : l’inflation autour de 2 %, conjoncturelle ou structurelle ?

Zone euro : l’inflation autour de 2 %, conjoncturelle ou structurelle ?

 

Le taux d’inflation atteint 1,9% en juin, après avoir touché en mai un plus haut depuis octobre 2018 à 2%. Une inflation qui nourrit des inquiétudes quant à une éventuelle remontée des taux d’intérêt. La plupart des économistes ce val optimiste et considère que cette inflation est de nature conjoncturelle. La question bête et méchant est de savoir si cette inflation provisoire va durer longtemps. En effet on a rarement vu une inflation reculer de manière significative avec le retour de la croissance. Une croissance surtout–d’une part par les États-Unis et par la Chine qui absorbe l’essentiel des ressources rares et des matières premières.Il faut ajouter à cela les dérèglements climatiques qui pèsent sur les prix de certains aliments sans parler des dysfonctionnements logistiques d’approvisionnement qui renchérissent  les coûts de transport

En juin, l’inflation a de nouveau été tirée par l’énergie (+12,5%, contre 13,1% en mai). Les tarifs des biens industriels hors énergie ont augmenté de 1,2% sur un an, après +0,7% en mai. Enfin, la composante de l’inflation pour le secteur alimentation, alcool et tabac a atteint 0,6%, après 0,5% en mai.

Les experts se valent cependant optimistes : »Autant en Europe qu’aux États-Unis, ce phénomène est lié à des effets conjoncturels, notamment la reprise des économies après le choc du coronavirus, une montée des prix de l’énergie, ou encore les pénuries sur les chaînes d’approvisionnement, bouleversées par la crise sanitaire. ». Toutefois « La légère baisse de l’inflation globale en juin n’est pas si pertinente. Ce qui est plus important, c’est la poussée imminente de l’inflation des biens et services », estime toutefois Bert Colijn, économiste pour ING, selon qui les chiffres de juin offrent seulement un court répit aux banquiers centraux.

« Pour l’instant, la plupart des éléments indiquent qu’il s’agit d’un phénomène temporaire, mais les risques de hausse des perspectives d’inflation n’ont pas été aussi importants depuis des années et devraient tenir la BCE en haleine », a-t-il commenté.

 

Euro : un fiasco de Deschamps, Mbappé et de toute l’équipe

  • Euro : un fiasco de Deschamps, Mbappé et de toute l’équipe

 

 

D’une certaine manière, l équipe de France ressemble à l’équipe du PSG capable de n’effectuer qu’un match sur deux et encore. Ainsi pour résumer la campagne européenne on peut convenir que l’équipe de France de foot a joué un seul match correct, celui contre l’Allemagne. Pour les autres, le spectacle a été assez pitoyable.

En cause une nouvelle fois, sans doute l’extraordinaire prudence d’un entraîneur, trop calculateur et qui fonde sa stratégie sur un résultat étriqué mais positif. Le risque c’est évidemment que ce résultat trop étriqué se transforme en défaite. La plupart du temps avec Des champs le spectacle est d’un ennui mortel même si les résultats sont souvent assez positifs.

L’autre grande déception concerne la production de MBappé. L’intéressé a visiblement un problème et son comportement de plus en plus proche de celui de Neymar n’est pas là pour servir les équipes avec lesquels il joue. Lui aussi ne fait qu’un match sur 2 ou 3. Et pour être plus précis encore il commence à avoir le melon.( Témoin par exemple son interminable négociation pour la reconduction ou non de son contrat avec le PSG). 

Cette défaite est d’autant plus lamentable que l’équipe de France cette année avait sans doute le meilleur effectif et d’assez loin. Mais le manque d’engagement, de création et de solidarité a mis bas à des espérance pourtant justifiées.

Cette équipe de France ressemble surtout un groupe de mercenaires, certes talentueux sur le papier, mais pas véritablement à une équipe très motivée . 

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