Archive pour le Tag 'hausse'

Salaire des professeurs: Un doublement qui provoquerait une hausse de tous les fonctionnaires

 Salaire  des professeurs: Un doublement qui provoquerait une hausse de tous les fonctionnaires

L’économiste Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la multiplication par deux des salaires des personnels en contact avec les élèves, comme le suggère Anne Hidalgo, provoquerait de graves distorsions sur le marché du travail.

 

Tribune.

 

Anne Hidalgo a proposé le 13 septembre de « multiplier par deux au moins le salaire de toutes les personnes en contact avec les élèves ». Certains, comme La France insoumise, chiffrent le coût de la mesure à 60 milliards d’euros, tandis que d’autres, comme Jean-Michel Blanquer, parlent de 150 milliards d’euros. Vaste débat (comment financer ?), mais l’essentiel n’est pas là.

Au-delà du chiffrage de ce coût considérable, et si à peu près tout le monde s’accorde sur la nécessité de revaloriser le salaire dans le monde enseignant, cette mesure entraînerait de multiples distorsions sur le marché du travail que Mme Hidalgo n’a sans doute pas vues et qui dépassent le cadre des enseignants.

Une telle mesure conduirait à revoir toute la grille de rémunération de l’ensemble des fonctionnaires. On ne pourrait pas payer un ou une jeune attaché d’administration, voire un ou une jeune énarque, nettement moins qu’un enseignant débutant. Ou alors, on ne trouverait plus personne à recruter dans la fonction publique en dehors de l’éducation nationale.

Pour pouvoir comparer les salaires à l’échelle mondiale, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) les transcrit dans une valeur commune – le dollar américain – en incluant les primes. En 2019, un enseignant français du premier degré gagne ainsi 31 300 dollars brut par an (25 643 euros), pour plus de 60 000, au même niveau d’ancienneté, en Allemagne, et 33 914 en moyenne dans les pays de l’OCDE. Les enseignants français souffrent à la fois d’une rémunération plus faible et d’une progression plus lente : en milieu de carrière (après quinze ans d’expérience), un enseignant français gagne 38 173 dollars brut par an, pour 48 801 dollars de salaire moyen dans l’OCDE.

Du côté des personnels non enseignants, un personnel de cantine et d’entretien pourrait-il sérieusement gagner deux fois plus que son équivalent dans le secteur privé ? Et quid des personnels d’entreprises extérieures qui interviennent pour le nettoyage des collèges, des lycées ou des universités ?

Un jeune ingénieur ou une jeune ingénieure pourraient-ils gagner nettement moins qu’un professeur ou une professeure des écoles débutants ?

De plus, au-delà de l’école, du collège et du lycée, la mesure devrait évidemment être étendue à l’université. Il serait difficile d’envisager qu’un jeune maître de conférences, nécessairement titulaire d’un doctorat, bac + 8, gagne deux fois moins qu’un professeur des écoles débutant.

Enfin, une telle mesure amènerait un enseignant débutant à gagner autant que des cadres confirmés. Il s’ensuivrait une telle distorsion dans le monde du travail que les salaires du secteur privé eux-mêmes ne pourraient qu’augmenter, entraînant l’ensemble de la masse salariale des entreprises brutalement vers le haut, ce qui ne pourrait que nuire à la compétitivité. Un jeune ingénieur ou une jeune ingénieure pourraient-ils gagner nettement moins qu’un professeur ou une professeure des écoles débutants ?

Malgré son aspect nécessaire, cette mesure de revalorisation des rémunérations dans l’enseignement ne tient pas suffisamment compte de la réalité du marché du travail, de sa porosité même partielle entre public et privé, et entre professions.

Livret A : nouvelle hausse de la collecte

Livret A : nouvelle hausse de la collecte

L’épargne de précaution continue de gonfler. Globalement elle attendrait de l’ordre de 400 milliards (400 autres milliards figurant en attente sur les comptes courants). Le signe sans doute que l’attentisme se nourrit des inquiétudes sur l’avenir.

En  juillet, la collecte nette s’était élevée à 1,15 milliard. En dépit d’un niveau de rémunération au plus bas à 0,5%, le Livret A, qui sert notamment à financer le logement social en France, est devenu un placement refuge pour les épargnants pendant la crise déclenchée par le Covid-19, voyant son encours bondir.

Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui finance notamment l’économie sociale et solidaire et les économies d’énergie dans les logements, a enregistré une collecte nette de 230 millions le mois dernier, contre 600 millions l’année dernière et 350 millions en août 2019. Au total, la collecte nette réalisée en août par le Livret A et le LDDS réunis s’est ainsi élevée à 1,9 milliards, contre 2,85 l’année dernière à la même période. L’encours total sur ces deux produits d’épargne atteint 472,4 milliards, soit une hausse de 6,8% en un an.

Coût de transport : une hausse de 5 à 6 %

Coût de transport : une hausse de 5 à 6 %

FedEx et UPS annoncent des hausses de 5à 6 % suite en particulier à l’augmentation du carburant. Des hausses qui seront sûrement suivies par d’autres transporteurs.

C’est la conséquence du Covid qui a permis à la vente sur Internet de s’envoler en même temps que les frais de transport. S’y ajoute la désorganisation des chaînes logistiques et surtout l’augmentation du carburant.

Inévitablement, les coûts à la production se transmettent progressivement à la consommation. Et l’inflation considérée comme provisoire par certains économistes risque de durer longtemps.

Hausse du prix du gaz : L’Europe responsable

Hausse du prix du gaz : L’Europe responsable

 

Le prix du gaz est en forte augmentation depuis le début de l’été en Europe et en Asie. Le 15 septembre, il a atteint 79,31 euros le mégawattheure, un plus haut historique sur le marché européen, avec une augmentation de plus de 30 % en une semaine. Plus de 40 eurodéputés ont demandé à la Commission d’ouvrir une enquête sur les agissements du fournisseur russe Gazprom, qu’ils suspectent de manipulation du marché. Le sujet devrait s’inviter à la table des ministres européens de l’Energie, qui se réunissent mercredi et jeudi.

 

 Par Thierry Bros est professeur à Sciences Po, spécialiste de la géopolitique de l’énergie, considère que l’Europe est responsable de la flambée des prix du gaz( l’Opinion, extrait)

Comment expliquez-vous l’augmentation du prix du gaz ?

Pour bien comprendre l’évolution d’un marché, il faut regarder trois variables. Commençons par la demande, qui revient au même niveau que 2019, après avoir baissé pendant la pandémie. Or, pendant ce temps-là, les industriels ont très peu investi, ce qui est à l’origine d’un déclin naturel des champs de gaz, occasionnant une baisse d’environ 1 % des capacités de production mondiales en dix-huit mois et donc une offre plus faible. Dernière variable : les stocks, qui baissent mécaniquement quand le marché est tendu, et sont actuellement très bas pour la période.

La Russie cherche-t-elle à tendre le marché pour obtenir la mise en service du gazoduc Nord Stream 2 ?

Je ne crois pas. La mise en service d’un gazoduc est compliquée techniquement, et Nord Stream 2 (NS2) ne sera sans doute pas opérationnel avant plusieurs années. Pour l’heure, Gazprom dévoile ses objectifs d’exportations vers l’Europe en précisant « avec ou sans NS2 ». D’un autre côté, il est vrai que la Russie exprime son mécontentement par son attitude. Gazprom remplit ses obligations contractuelles mais refuse de faire transiter des volumes additionnels via l’Ukraine. Moscou est mécontent car à Bruxelles, le dogme a changé : ce qu’on appelait « gaz naturel » est devenu « gaz fossile ». Je crois donc que les Russes voudraient que les Européens fassent le geste que Joe Biden a consenti sur le pétrole par rapport à l’Opep le 11 août : reconnaître qu’ils ont besoin de plus de gaz. Enfin, les règles de concurrence européenne imposent qu’aucun opérateur ne dépasse 40 % du marché. Gazprom ne peut donc pas faire transiter plus de gaz, à moins de s’exposer à une enquête de la Commission.

Pour vous, les Européens sont donc les principaux responsables de l’augmentation du prix du gaz ?

Absolument, oui. Les responsables politiques et l’Agence internationale de l’énergie diabolisent le gaz et disent qu’il ne faut plus investir. Avec le Pacte vert, la Commission ne se focalise que sur l’hydrogène à l’horizon 2050 en omettant de dire comment les Européens vont se chauffer et se nourrir d’ici là. On va se retrouver dans une situation de rationnement par le prix, mais personne ne le dit aux peuples. Et pour éviter les black-out, on risque de devoir rallumer les centrales à charbon, comme on le fait déjà dans certains pays européens. Sans compter que l’augmentation des prix affecte encore plus durement les pays asiatiques comme l’Inde.

« Soit on continue, face à des prix élevés, à faire de plus en plus de “chèques énergie” pour permettre aux consommateurs de payer leurs factures. Soit on revient aux fondamentaux en se focalisant de nouveau sur notre sécurité d’approvisionnement à des coûts acceptables »

Que peut-on attendre de la réunion des ministres de l’Energie européens ?

Ils ne sont certainement pas en capacité de freiner la flambée des prix. Mais ils sont à la croisée des chemins : maintenant que nous sommes à quelques mètres du mur, faut-il encore accélérer ou essayer de minimiser les dégâts ? Soit on continue, face à des prix élevés, à faire de plus en plus de « chèques énergie » pour permettre aux consommateurs de payer leurs factures. Soit on revient aux fondamentaux en se focalisant de nouveau sur notre sécurité d’approvisionnement à des coûts acceptables.

Le doublement du salaire des professeurs provoquerait une hausse de tous les fonctionnaires

Le doublement du salaire  des professeurs provoquerait une hausse de tous les fonctionnaires

L’économiste Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la multiplication par deux des salaires des personnels en contact avec les élèves, comme le suggère Anne Hidalgo, provoquerait de graves distorsions sur le marché du travail.

 

Tribune.

 

Anne Hidalgo a proposé le 13 septembre de « multiplier par deux au moins le salaire de toutes les personnes en contact avec les élèves ». Certains, comme La France insoumise, chiffrent le coût de la mesure à 60 milliards d’euros, tandis que d’autres, comme Jean-Michel Blanquer, parlent de 150 milliards d’euros. Vaste débat (comment financer ?), mais l’essentiel n’est pas là.

Au-delà du chiffrage de ce coût considérable, et si à peu près tout le monde s’accorde sur la nécessité de revaloriser le salaire dans le monde enseignant, cette mesure entraînerait de multiples distorsions sur le marché du travail que Mme Hidalgo n’a sans doute pas vues et qui dépassent le cadre des enseignants.

Une telle mesure conduirait à revoir toute la grille de rémunération de l’ensemble des fonctionnaires. On ne pourrait pas payer un ou une jeune attaché d’administration, voire un ou une jeune énarque, nettement moins qu’un enseignant débutant. Ou alors, on ne trouverait plus personne à recruter dans la fonction publique en dehors de l’éducation nationale.

Pour pouvoir comparer les salaires à l’échelle mondiale, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) les transcrit dans une valeur commune – le dollar américain – en incluant les primes. En 2019, un enseignant français du premier degré gagne ainsi 31 300 dollars brut par an (25 643 euros), pour plus de 60 000, au même niveau d’ancienneté, en Allemagne, et 33 914 en moyenne dans les pays de l’OCDE. Les enseignants français souffrent à la fois d’une rémunération plus faible et d’une progression plus lente : en milieu de carrière (après quinze ans d’expérience), un enseignant français gagne 38 173 dollars brut par an, pour 48 801 dollars de salaire moyen dans l’OCDE.

Du côté des personnels non enseignants, un personnel de cantine et d’entretien pourrait-il sérieusement gagner deux fois plus que son équivalent dans le secteur privé ? Et quid des personnels d’entreprises extérieures qui interviennent pour le nettoyage des collèges, des lycées ou des universités ?

Un jeune ingénieur ou une jeune ingénieure pourraient-ils gagner nettement moins qu’un professeur ou une professeure des écoles débutants ?

De plus, au-delà de l’école, du collège et du lycée, la mesure devrait évidemment être étendue à l’université. Il serait difficile d’envisager qu’un jeune maître de conférences, nécessairement titulaire d’un doctorat, bac + 8, gagne deux fois moins qu’un professeur des écoles débutant.

Enfin, une telle mesure amènerait un enseignant débutant à gagner autant que des cadres confirmés. Il s’ensuivrait une telle distorsion dans le monde du travail que les salaires du secteur privé eux-mêmes ne pourraient qu’augmenter, entraînant l’ensemble de la masse salariale des entreprises brutalement vers le haut, ce qui ne pourrait que nuire à la compétitivité. Un jeune ingénieur ou une jeune ingénieure pourraient-ils gagner nettement moins qu’un professeur ou une professeure des écoles débutants ?

Malgré son aspect nécessaire, cette mesure de revalorisation des rémunérations dans l’enseignement ne tient pas suffisamment compte de la réalité du marché du travail, de sa porosité même partielle entre public et privé, et entre professions.

Syndicats : confiance en hausse mais toujours minoritaire

Syndicats : confiance en hausse mais toujours minoritaire

 

La confiance dans les syndicats remonte mais il y a encore des progrès à faire ! Selon Le baromètre annuel sur le dialogue social réalisée en juin par le Cevipof, le laboratoire de recherche de Sciences Po, fait ressortir un léger regain de confiance inédit pour les syndicats. En effet, 4 salariés sur 10 affirment leur faire «très confiance» ou «plutôt confiance». Un niveau qui dépasse le record atteint en 2010, en pleine mobilisation contre la réforme Woerth des retraites, et les scores de la précédente décennie (28 % en 2013 et 29 % en 2017). À noter quand même qu’une majorité exprime toujours sa défiance envers les syndicats, qui demeurent en «queue de peloton» des organisations peu appréciées, ne devançant d’une courte tête que les médias, les réseaux sociaux et les partis politiques.

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Au 1er octobre, il y aura peut-être une augmentation du SMIC ou rien du tout si l’indice des prix est inférieur à 2 %. Pour une hausse automatique du SMIC, ll faut  que l’indice des prix à la consommation dépasse d’au moins 2 % celui pris en compte lors du dernier établissement du salaire minimum, c’est-à-dire l’indice de novembre 2020 qui a servi lors de la dernière revalorisation annuelle du 1er janvier 2021 .Auquel cas le SMIC horaire brut mensuel augmentera d’autant, soit 31 euros de plus a minima, pour le porter à un peu moins de 1.586 euros bruts (sur la base de 35 heures) . Actuellement le SMIC est de  1231 € nets., Soit une augmentation de l’ordre de 25 € nets). Rien n’est sûr car l’augmentation des prix à la consommation est actuellement de 1,9 % ( mais sur un indice largement obsolète).

Défense : Les dépenses américaines en hausse depuis le 11 septembre

Défense : Les dépenses américaines en hausse depuis le 11 septembre

Un article du Wall Street Journal

 Les attentats du 11 septembre 2001 ont conduit les responsables politiques à déclencher l’une des plus grandes vagues de dépenses de l’histoire du gouvernement fédéral. Elle a transformé le secteur privé, l’ère métropolitaine de Washington et la relation entre les Américains et leur gouvernement.

Deux ministères — le département de la Défense et celui de la Sécurité intérieure, créé après les attentats pour regrouper un certain nombre d’agences existantes — ont vu leur budget augmenter considérablement alors que Washington menait deux guerres conventionnelles, lançait des opérations sur toute la planète contre de petits réseaux de terroristes décentralisés et renforçait ses dispositifs intérieurs pour lutter contre de potentielles attaques sur son sol.

Seule superpuissance mondiale en 2001, les Etats-Unis avaient réduit leur budget militaire depuis près de dix ans au moment des attaques terroristes. La part de ces dépenses dans le produit intérieur brut était tombée à moins d’un tiers de ce qu’elle était au plus fort de la guerre du Vietnam et à moins de la moitié de son niveau pendant les années Reagan.

Les dirigeants politiques présentaient cette baisse de crédits comme un « dividende de la paix », exprimant l’espoir que la fin de la Guerre froide allait ouvrir une ère de prospérité pendant laquelle l’argent consacré aux dépenses militaires pourrait être réaffecté aux services sociaux et aux réductions d’impôts.

Au cours de la décennie qui a suivi les attaques terroristes, les crédits militaires ont plus que doublé en valeur absolue pour atteindre 700 milliards de dollars, soit environ 20 % des dépenses publiques totales

« Le 11-Septembre a changé la donne », résume Hawk Carlisle, général de l’armée de l’air à la retraite qui est aujourd’hui président et directeur général de la National Defense Industrial Association, une organisation professionnelle qui représente le secteur de la défense. L’armée américaine, longtemps vouée à tenir en respect l’Union soviétique, puis brièvement remaniée pour se consacrer au maintien de la paix et à l’aide humanitaire, a soudain été affectée à une mission très différente : combattre coûte que coûte le terrorisme.

Au cours de la décennie qui a suivi les attaques terroristes, les crédits militaires ont plus que doublé en valeur absolue pour atteindre 700 milliards de dollars, soit environ 20 % des dépenses publiques totales. En 2011, le budget de la Défense culminait à 19,6 % des dépenses fédérales totales et représentait environ 4,6 % du PIB. L’an dernier, il était retombé à 11 % des dépenses fédérales totales et s’élevait à 3,5 % du PIB.

Les prestataires du domaine de la sécurité affirment que l’augmentation des dépenses après le 11-Septembre a transformé le secteur. « Ces fonds ont été investis dans des innovations et des dispositifs incroyables, mais avec une nouvelle toile de fond : l’antiterrorisme et le Moyen-Orient », précise M. Carlisle.

Une grande partie de cet argent est allée au secteur privé, les entreprises se portant candidates pour exécuter de nouveaux contrats colossaux afin de développer la prochaine génération d’outils sécuritaires. En 2001, le département de la Défense avait 181 milliards de dollars d’obligations contractuelles avec environ 46 000 entreprises, selon une estimation du Center for Strategic and International Studies. En 2011, à l’apogée des dépenses militaires et de sécurité, il avait passé pour 375 milliards de dollars de contrats avec plus de 110 000 entreprises.

Beacon Interactive Systems en fait partie. Avant le 11-Septembre, c’était une petite entreprise de logiciels basée dans le Massachusetts qui aidait à fournir des solutions technologiques personnalisées à des sociétés comme MetLife et IBM. Les copropriétaires de Beacon, ML Mackey et Michael MacEwen, l’ont reconverti en entreprise du secteur militaire qui développe des logiciels spécialisés pour la marine et l’armée de l’air américaines.

« C’est le 11-Septembre qui nous a incités à nous tourner vers le marché de la défense », explique Mme Mackey. L’entreprise possède aujourd’hui des bureaux en Virginie et emploie près de deux fois plus de personnes qu’avant son virage vers la sécurité nationale.

Le gouvernement américain est devenu particulièrement dépendant des entreprises de défense capables de fournir du personnel disposant des compétences spécialisées — analystes, ingénieurs, consultants et développeurs — pour travailler sur les programmes de renseignement et de sécurité nationale

Même si la chaîne d’approvisionnement du secteur de la sécurité américaine s’étend à travers tout le pays et dans le monde entier, les plus gros bénéficiaires de sa croissance se concentrent dans et autour de Washington — et en particulier au nord de la Virginie, où les entreprises ont pu trouver des bureaux bon marché et la possibilité de liaisons rapides vers le Pentagone ou le centre-ville de la capitale.

Le nombre de contrats fédéraux passés avec des entreprises privées basées dans la ville et ses environs s’est accru d’environ 15 % en moyenne annuelle entre 2001 et 2011. A titre de comparaison, sur la même période, la masse salariale des fonctionnaires fédéraux dans la région n’augmentait que de 1,5 % par an, selon les statistiques sur les dépenses publiques. C’est notamment pour cette raison que l’économie de la région de Washington s’est affichée comme la plus dynamique du pays entre 2001 et 2011.

Le gouvernement est devenu particulièrement dépendant des entreprises de défense capables de fournir du personnel disposant des compétences spécialisées — analystes, ingénieurs, consultants et développeurs — pour travailler sur les programmes de renseignement et de sécurité nationale.

L’histoire de CACI est emblématique de ces évolutions. Créée dans les années 1960 à partir de Rand Corp — une société à but non lucratif financée par le gouvernement fédéral — afin de commercialiser un langage de programmation informatique développé par cette dernière, elle a été introduite en Bourse en 1968, puis a transféré son siège social californien à Arlington, en Virginie, dans les années 1970. A la veille du 11-Septembre, CACI était un prestataire privé de défense de taille moyenne, bénéficiant d’environ 230 millions de dollars de contrats fédéraux en 2000.

Aujourd’hui, CACI pèse près de 6 milliards de dollars, et détient environ 3 milliards de dollars de contrats fédéraux, ce qui en fait le 21e plus grand sous-traitant du gouvernement. L’entreprise fournit des technologies de l’information, de l’ingénierie, des services de cybernétique et de surveillance au gouvernement, principalement au département de la Défense et à la communauté du renseignement. Depuis le 11 septembre 2001, elle a racheté plus de 36 entreprises dans la défense, le renseignement et l’informatique. En mai, elle a inauguré un siège social de 12 500 mètres carrés à Reston, en Virginie. CACI n’a pas répondu à nos sollicitations.

Après le 11-Septembre, de nombreuses activités de défense et de renseignement ont cherché à répondre à un nouveau besoin des Etats-Unis en matière de sécurité. La « guerre contre la terreur » exigeait en effet de repérer de petits réseaux qui se fondaient dans la masse des populations locales. Pour les débusquer, la stratégie américaine a nécessité la mise en place de vastes bases de données et de puissantes autorités chargées de la collecte de renseignements afin de cerner les modes de fonctionnement et les caractéristiques des terroristes présents dans la population globale, et de sécuriser des secteurs comme le transport aérien et les infrastructures sensibles.

« Vous pouvez imaginer quelle était ma tâche en 1983 », raconte Robert Cardillo, qui travaillait comme analyste en imagerie à la fin de la Guerre froide avant d’accéder au poste de directeur de la National Geospatial-Intelligence Agency. « Nous avions le regard fixé sur un seul pays », l’URSS.

« Après le 11-Septembre, on nous a demandé de surveiller des gens ou des petits groupes opérant depuis des appartements en Allemagne ou dans des camps situés dans les montagnes afghanes. Vous pouvez imaginer le changement radical que la communauté du renseignement a dû accomplir car, à l’origine, nous n’étions pas équipés pour effecteur de telles missions », poursuit M. Cardillo, qui a pris sa retraite de la fonction publique en 2019.

Le département de la Défense a cherché à se doter de nouvelles capacités, telles que des drones, pour exercer un nouveau type de surveillance et de détection de petits groupes mobiles. Les invasions américaines et les efforts de reconstruction en Irak et en Afghanistan ont engendré de nouvelles demandes, notamment en matière de logistique, de services de soutien et de sécurisation des bases. Elles ont largement été confiées à des sous-traitants.

Sur le sol américain, le gouvernement a fortement accru son rôle dans la réglementation de la sécurité de secteurs comme le transport aérien et a obtenu de nouveaux pouvoirs en matière de lutte contre le terrorisme en vertu de lois telles que le Patriot Act, adopté en octobre 2001. Cela a notamment impliqué la collecte d’énormes quantités d’informations sur les citoyens américains afin de voir s’ils figuraient sur les listes de personnes surveillées ou sur les bases de données de personnes interdites de vol, qui venaient d’être créées. De nouvelles technologies, comme les scanners corporels à ondes millimétriques, et les programmes de contrôle du fret aérien ont vu le jour.

De manière confidentielle, les autorités américaines chargées du renseignement ont aussi été habilitées à obtenir l’accès aux enregistrements des communications des Américains — et ont même reçu le droit de mettre leurs appels sur écoute sans mandat dans certaines circonstances précises.

« Après le 11-Septembre, les programmes d’analyse et de collecte de données des services de renseignement ont connu une croissance massive », explique Alan Butler, directeur exécutif de l’Electronic Privacy Information Center, qui milite en faveur d’un renforcement des libertés individuelles et de la protection de la vie privée. L’une des grandes évolutions a été l’abandon de la surveillance ciblée au profit d’une surveillance de masse destinée à collecter des informations à partir de données concernant l’ensemble de la population, détaille-t-il.

Bon nombre des programmes de renseignement les plus intrusifs concernant les Américains ont été abandonnés au cours de la dernière décennie après avoir soulevé un tollé général pendant des années. Mais la collecte globale de données par le gouvernement à des fins de sécurité nationale a continué de s’étendre.

Bâtiment : forte hausse de l’activité de l’artisanat

Bâtiment : forte hausse de l’activité de l’artisanat

 

Selon Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb)  l’activité du secteur, qui va de la construction de maisons à la rénovation énergétique, a progressé de 0,5% par rapport au premier semestre 2019. En comparaison au deuxième trimestre 2020, cette croissance atteint +37%.

«Finalement, on n’a pas perdu d’emplois», se réjouit Jean-Christophe Repon, qui revendique même la création de 26.000 emplois dans des entreprises du BTP de moins de 20 salariés entre le premier trimestre 2020 et le premier trimestre 2021. Au premier semestre, 18% des entreprises artisanales ont cherché à recruter et 14% y sont parvenues. L’emploi salarié dans le BTP augmente ainsi de 3,8% sur un an malgré un «manque de main-d’œuvre qualifiée».

L’activité de l’artisanat du bâtiment a été tirée par la rénovation énergétique, en croissance de 3,3% au premier semestre, par rapport à la même période en 2019. De manière générale, la branche Entretien-Rénovation est en croissance (+2,2%). «Le confinement et le télétravail ont poussé les Français à changer leur habitat, pour y vivre mieux», analyse Jean-Christophe Repon. En revanche, l’activité de Construction neuve ne retrouve pas son niveau d’avant-crise, et reste en retrait de 1,8% par rapport au premier semestre 2019.

Hausse d’impôt: : Boris Johnson se renie

Hausse d’impôt: : Boris Johnson se renie

Tribune par Chloé Goudenhooft, ancien conseiller spécial du Premier ministre Boris Johnson ( L’Opinion, extrait)

 

Le Premier ministre britannique doit annoncer une réforme attendue de la protection sociale qui pourrait se traduire par une hausse des impôts, une mesure qui serait en contradiction avec son programme de campagne.

Pour la première fois de son mandat, Boris Johnson fait face à une crise strictement britannico-britannique. Au cœur des enjeux : la nécessaire réforme de la protection sociale, soit la prise en charge des personnes âgées. En mai, le programme de nouvelle session parlementaire du Premier ministre britannique avait été critiqué pour rester trop vague sur le sujet. Cette fois, ce sont ses propositions qui révulsent. A ce jour, toute personne ayant des économies de plus de 23 250 livres doit payer partie ou totalité des coûts de santé liés à des problèmes de vieillesse, seuls les individus les plus pauvres étant pris en charge.

Les détails du projet devaient être annoncés ce mardi ou mercredi, mais selon les fuites de la presse, cette réforme devrait être financée par une hausse des cotisations sociales d’au moins 1 %, un chiffre qui devait encore être discuté par le cabinet de Boris Johnson. Or, le manifeste de campagne tory de 2019 indiquait de façon explicite que les Conservateurs n’augmenteraient pas « les taux de l’impôt sur le revenu, de la TVA ou de l’assurance sociale ».

Face à un tel revirement, un vent de révolte souffle sur la sphère politique britannique. « Briser [cette] promesse fiscale est une mauvaise politique pour faire de la mauvaise politique, une bonne nouvelle pour Starmer [le leader de l’opposition] et une bonne nouvelle pour ceux qui veulent que Boris Johnson disparaisse », a commenté sur son blog l’ancien conseiller du Premier ministre et revanchard Dominic Cummings. Le 10 Downing street s’est tiré une balle dans les deux pieds au tout premier jour de la rentrée. »

Dans une tribune publiée dans le Sunday Telegraph, le député tory Marcus Fysh se plaint quant à lui de ne plus reconnaître son parti. « Je suis alarmé par la direction que semble prendre le gouvernement, déplore-t-il. Je ne pense pas qu’il soit conservateur d’adopter une approche socialiste en matière de protection sociale et de son financement alors qu’il existe des alternatives basées sur l’assurance et assez contributives, et que la réforme opérationnelle n’a pas été définie. » Les députés de la base du parti ne sont pas les seuls à s’étonner du contenu de cette fuite.

Philip Hammond, l’ancien ministre des Finances de Theresa May, John Major, l’ancien Premier ministre, et d’autres Tories se sont aussi opposés à cette proposition. « Une augmentation des cotisations sociales impose aux jeunes personnes qui travaillent, et dont certains n’hériteront jamais de propriétés, de soutenir des personnes âgées qui ont cumulé des richesses tout au long de leur vie, a expliqué le premier au micro de TimesRadio. Si le gouvernement va bien dans cette direction, je pense que cela va causer au Parti conservateur des dommages conséquents. »

Toujours selon Philip Hammond, cette mesure n’est pas mauvaise seulement politiquement ; elle l’est aussi d’un point de vue économique. « Etendre encore plus l’intervention de l’Etat, dans le but de protéger des biens privés en demandant à des gens pauvres de subventionner des gens riches, ce n’est pas quelque chose de correct à faire. » La même raison est évoquée par le Parti travailliste pour s’opposer à cette idée.

James Heappey estime que les Britanniques sauront se montrer compréhensifs face aux circonstances actuelles. Un sondage Yougov le 12 juillet semble lui donner raison. 34 % de la population estime que le gouvernement devrait augmenter l’impôt sur le revenu de façon modérée dans le but de soutenir la protection sociale et la rendre plus abordable. Moins de 10 % des sondés seulement estimaient qu’il ne fallait aucune hausse fiscale et que les familles devaient prendre leur responsabilité. Si le sondage conforte le gouvernement sur le fond (l’alourdissement des prélèvements), il ne vise pas le même impôt. Mais c’est plutôt une bonne nouvelle : il lui reste donc une marge de manœuvre pour négocier la remise en cause du programme de 2019.

Moral des PME : en hausse

Moral des PME : en hausse

D’après une étude de la CPME, près de deux entrepreneurs sur trois (62%) considèrent que leur situation financière est identique (40%) ou meilleure (22%) depuis le début de la pandémie de Covid-19. Ces données positives, qui semblent souligner l’efficacité des mesures d’aides du fameux « quoi qu’il en coûte », devraient se poursuivre lors du deuxième semestre, estime la majorité des chefs d’entreprise sondés.

Vente en ligne: hausse de 57 % des entreprises

Vente en ligne: hausse de 57 % des entreprises

Le nombre de créations d’entreprises dans la vente en ligne et la livraison à domicile en France a fortement augmenté en 2020, profitant de la fermeture des commerces non essentiels due à la crise sanitaire, a rapporté vendredi l’Insee. Dans la vente en ligne, elles ont progressé de 57% à 33.000 entreprises créées, précise l’Institut national des statistiques.

Ménages : hausse des dépenses contraintes

Ménages : hausse des dépenses contraintes

Les dépenses contraintes c’est-à-dire les dépenses incontournables peuvent représenter dans les ménages aux jusqu’à 50 % du budget. (  logement ,abonnement ,service etc.). Ces dépenses. sont passées entre 2001 et 2017 de 27% à 32% des dépenses totales des ménages en France, selon une étude publiée mardi par France Stratégie. Cette augmentation est une explication du «net décrochage entre pouvoir d’achat perçu et pouvoir d’achat mesuré», selon cet organisme rattaché à Matignon.

Pour les ménages pauvres, les dépenses contraintes sont passées de 31% à 41% sur la période, que pour les ménages aisés, pour lesquels elles sont passées de 25% à 28%.

Croissance Amérique latine: révision à la hausse à 5,9 %

Croissance Amérique latine: révision à la hausse à 5,9 %

La Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc) a revu mardi à la hausse ses prévisions de croissance économique pour la région, à 5,9% pour 2021, dans un effet rebond après la forte baisse provoquée par la pandémie de coronavirus.

En juillet, la Cepalc avait déjà revu ses prévisions à la hausse à 5,2% contre 4,1% en avril. En 2020, le PIB s’était contracté de 6,8% en raison de la pandémie.

Cette prévision de croissance bénéficie «des effets positifs dérivés de la demande extérieure et de la hausse des prix des produits de base exportés par la région, ainsi que de l’augmentation de la demande globale», indique la Cepalc dans son rapport.

 

Prix Gaz : encore une hausse de 9 %

Prix Gaz : encore une hausse de 9 %

Le tarif réglementé de vente (TRV) du gaz naturel vendu par Engie va augmenter de 8,7% (soit 7,9% TTC) au 1er septembre

Depuis le 1er janvier 2019, les tarifs réglementés de vente de gaz HT d’Engie ont crû de 15,8%, et de 16,7% depuis le 1er janvier 2015. Ils avaient connu une période de baisse durant la crise. Les tarifs réglementés de vente de gaz disparaîtront le 1er juillet 2023. Environ 2,8 millions de consommateurs résidentiels sur un total de 10,7 millions (soit 26%), sont aujourd’hui titulaires d’un contrat au TRV auprès d’Engie.

Parmi les 7,6 millions de consommateurs résidentiels disposant d’un contrat en offre de marché, environ 5,5 millions ont souscrit une offre à prix fixe et ne sont donc pas concernés par les évolutions mensuelles du tarif réglementé.

L’électricité mondiale produite au charbon en hausse !

L’électricité mondiale produite au charbon en hausse !

 

Il y a d’un côté les rapports et les déclarations alarmantes à propos des émissions polluantes provenant notamment de la production d’électricité et de l’autre une production mondiale produite au charbon en hausse.

 Le dernier rapport du think tank allemand Ember montre que la croissance des énergies renouvelables (le solaire et l’éolien représentent désormais plus de 10% du mix électrique mondial) n’est pas parvenue à compenser la hausse de la demande mondiale d’électricité au premier semestre 2021. Résultat : le recours au charbon, un combustible fortement émetteur, a été plus important, ce qui a conduit mécaniquement à une hausse des émissions de CO2 du secteur.

Selon l’étude, qui s’est penchée sur les données de production électrique de 63 pays à travers le monde, les émissions de carbone ont augmenté de 5% au premier semestre 2021, par rapport au premier semestre 2019. Dopée par la reprise économique, la demande mondiale d’électricité a, elle aussi, augmenté de 5% au cours des six premiers mois de l’année par rapport au premier semestre 2021. Mais, 43% de cette hausse a été couverte par de l’électricité produite à partir de charbon, ce qui explique la poussée des émissions de gaz à effet de serre.

Selon le dernier décompte réalisé par Carbon Tracker, quelque 368 centrales à charbon sont actuellement en cours de construction en Chine pour une capacité totale de 187 gigawatts.

Par ailleurs, environ 230 centrales devraient prochainement voir le jour en Inde, en Indonésie, au Japon et au Vietnam. Ces cinq pays asiatiques concentrent ainsi 80% des nouvelles centrales au charbon prévues dans le monde.

Gaz : encore une hausse de 9 %

Gaz : encore une hausse de 9 %

Le tarif réglementé de vente (TRV) du gaz naturel vendu par Engie va augmenter de 8,7% (soit 7,9% TTC) au 1er septembre

Depuis le 1er janvier 2019, les tarifs réglementés de vente de gaz HT d’Engie ont crû de 15,8%, et de 16,7% depuis le 1er janvier 2015. Ils avaient connu une période de baisse durant la crise. Les tarifs réglementés de vente de gaz disparaîtront le 1er juillet 2023. Environ 2,8 millions de consommateurs résidentiels sur un total de 10,7 millions (soit 26%), sont aujourd’hui titulaires d’un contrat au TRV auprès d’Engie.

Parmi les 7,6 millions de consommateurs résidentiels disposant d’un contrat en offre de marché, environ 5,5 millions ont souscrit une offre à prix fixe et ne sont donc pas concernés par les évolutions mensuelles du tarif réglementé.

Covid monde : toujours en hausse

Covid monde : toujours en hausse

La dynamique de croissance de la pandémie semble un peu se tasser mais les contaminations augmentent encore. Avec 656.800 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l’indicateur a légèrement augmenté (+2% par rapport à la semaine précédente), selon un bilan de l’AFP arrêté à jeudi. La situation continue de se détériorer nettement dans la zone États-Unis/Canada (+12%) et en Océanie (+20%), tandis que les nouvelles contaminations ne sont qu’en faible augmentation en Europe (+4%), stables en Afrique, presque stables en Asie (-1%) et en baisse au Moyen-Orient (-7%).

PÉNURIE DE BLÉ: LA FNSEA CRITIQUE LA HAUSSE DU PRIX DES PÂTES

PÉNURIE DE BLÉ:  LA FNSEA CRITIQUE LA HAUSSE DU PRIX DES PÂTES

 

Alors que les industriels de l’alimentation ne cessent lier sur le tassement des récoltes mondiales pour justifier une hausse des pâtes alimentaires, la FNSEA considèrent qu’il faut limiter l’impact. « Il faut relativiser », a assuré Christiane Lambert sur BFM Business. « Si par exemple le prix du blé dur augmente de 10%, ça va représenter quatre centimes de plus par kilo de pâtes. On en consomme 9,1 kg [...] ça fait 36 centimes par an par personne. »

En France, le prix du blé dur a déjà augmenté d’environ 30% sur un mois, à 110 euros la tonne, indique la FNSEA dans une note interne consultée par l’AFP. Si le prix du blé dur augmente dans une telle proportion sur l’année, le syndicat majoritaire des agriculteurs prévoit ainsi une hausse de 12 centimes par kilo de pâtes, soit un total d’un peu plus d’un euro par an et par personne en moyenne.

.Le Sifpaf (syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires) et le CFSI (Comité français de la semoulerie industrielle) demandaient dans un communiqué commun aux distributeurs de répercuter « l’explosion du prix du blé dur dans les prix de vente ».

 

Livret A : tassement de la hausse

Livret A : tassement de la hausse

La collecte du livret a est toujours en hausse même si la tendance est au tassement ou plutôt un retour à la normale. Reste que depuis le début de l’année les sommes totales collectées sont très importantes (plus de 7 % en un an) et témoignent des incertitudes des épargnants vis-à-vis de l’avenir. La collecte sur le Livret A s’est ainsi normalisée en juillet, après avoir engrangé des sommes records depuis le début de la pandémie, à 1,15 milliard d’euros, selon les chiffres publiés lundi par la Caisse des dépôts. L’an dernier à la même période, qui avait été marquée par le premier déconfinement et la fin des contraintes sanitaires, les Français avaient mis de côté 1,85 milliard d’euros sur leurs livrets A.

Ce chiffre de 1,15 milliard apparaît d’autant plus comme un retour à la normale que juin, traditionnellement un mois de collecte importante, avait marqué une rupture avec une collecte nulle. Le déconfinement de juin, avec l’accélération de la vaccination, a engendré une hausse de la consommation des Français, qui se répercute donc sur leur niveau d’épargne.

Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui finance notamment l’économie sociale et solidaire et les économies d’énergie dans les logements, connaît également une normalisation de sa collecte, à 250 millions d’euros en juillet, contre 640 millions l’an dernier à la même période. Au total, la collecte nette réalisée par le Livret A et le LDDS réunis s’est donc élevée à 1,4 milliard d’euros en juillet.

. L’encours total sur le Livret A et sur le LDDS a atteint 470,5 milliards d’euros à fin juillet 2021, soit une hausse de 7% sur un an.

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