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Hausse des taux: le retour aux fondamentaux économiques

 Hausse des taux: le retour aux  fondamentaux économiques

 

Les turbulences boursières récentes reflètent un contexte économique fragile marqué par la forte inflation. Une situation qui tranche avec l’évolution des cours pendant la pandémie de Covid. Par Vincent Fromentin, Université de Lorraine

 

Tribune

 

La bourse danse tel un voilier sur la houle qui navigue à vue ! Les marchés financiers mondiaux sont en baisse depuis ces dernières semaines, malgré de légers soubresauts d’optimisme. Le CAC 40 a perdu environ 19 % depuis le début de l’année 2022. L’Euro Stoxx 50 (indice de référence des marchés de la zone euro) chute de 20 % en 6 mois. Aux États-Unis, l’indice S&P 500 plonge de 23 %.

Les investisseurs aiment anticiper mais ils n’aiment pas l’incertitude… Les variations de la bourse sont donc régies par les anticipations des agents économiques et des investisseurs. Autrement dit, la valeur d’une action reflète principalement les anticipations de résultats d’une entreprise, la vigueur de l’économie mondiale et le momentum de marché (le taux d’accélération du prix d’un titre).

Ces dernières semaines, la deuxième dimension a pris le dessus au regard du contexte politique, économique et financier : guerre en Ukraine, ralentissement économique en Chine, problèmes sur les chaînes d’approvisionnement, forte inflationremontées des taux d’intérêt, fragmentation des dettes souveraines, envolée du « spread » italien… La plupart des voyants « macro » sont dans le rouge ; la bourse aussi.

La macro-finance étudie la relation entre les prix des actifs et les fluctuations économiques ; entre « la bourse et la vie ». Les prix des actifs correspondent à une prime de risque (supplément de rendement par rapport à un actif sans risque) importante, variable dans le temps et corrélée au cycle économique. Les prix des actions et les rendements des actifs sont donc souvent corrélés aux cycles économiques et aux variations des fondamentaux macroéconomiques.

Les rendements boursiers aident également à prévoir les événements macroéconomiques tels que la croissance du PIB, le chômage et l’inflation. On comprend alors que la connexion ou la déconnexion et la causalité entre les variables macroéconomiques et le marché boursier reste une question centrale pour les universitaires, les décideurs politiques, les investisseurs ou les gestionnaires de fonds.

On cherche à solutionner le paradoxe de l’œuf et de la poule. En effet, on peut se demander si les marchés boursiers sont en avance ou en retard sur les fondamentaux macroéconomiques. D’un côté, les variables macroéconomiques influencent et aident à prédire les prix des actions. Les changements économiques affectent les taux d’actualisation et, parallèlement, les variables macroéconomiques font partie des facteurs de risque sur les marchés boursiers. D’un autre côté, les marchés boursiers peuvent également être des indicateurs retardés, réagissant aux données macroéconomiques. Par exemple, les prix des actions peuvent être liés à la production future attendue.

Toutefois, la littérature n’aboutit pas à un consensus sur l’existence, la force et la durée des causalités entre la bourse et les fondamentaux macroéconomiques, en raison du caractère non linéaire et variant des relations. Les cycles d’expansion et de récession semblent conditionner les transmissions et les retombées d’informations entre les fondamentaux macroéconomiques et le marché boursier.

Dans un article de recherche récemment publié, j’analyse l’existence et l’intensité d’une causalité bidirectionnelle variant dans le temps entre la bourse et cinq variables macroéconomiques aux États-Unis entre 1960 et 2021. En intégrant différents marchés (le marché monétaire avec un taux d’intérêt et une masse monétaire, le marché des biens avec l’inflation et la production industrielle et le marché du travail avec le chômage) dans un modèle économétrique, il est possible de déterminer les dates d’origine et de fin de tout épisode de causalité avec une méthodologie récente.

Les résultats empiriques ont révélé que ces relations varient dans le temps, en particulier lors de crises économiques ou financières. Pendant la crise sanitaire, ce constat était moins valable, ce qui pourrait témoigner d’une déconnexion entre les fondamentaux et l’activité boursière. La crise du Covid pourrait avoir modifié les relations économiques. On pourrait être en présence d’exubérances irrationnelles ou de bulles spéculatives. Durant la pandémie, les marchés vivaient leurs vies et se souciaient peu des fondamentaux macroéconomiques.

Dans une autre étude récente, qui se focalise sur les liens entre l’activité boursière et le chômage, les tests de causalité révèlent que les réalisations décalées du marché boursier ont un pouvoir prédictif sur le chômage, et vice versa. En effet, les cours des actions sont notamment impactés par les nouvelles sur les taux de chômage, qui peuvent contenir des informations sur la croissance et/ou la prime de risque des actions.

Toutefois, cette capacité prédictive, que l’on retrouve en particulier durant les périodes de crise, ne se produit que de manière sporadique dans le temps. Par exemple, pendant la bulle Internet, au début des années 2000, la capacité prédictive du chômage vers le marché boursier a semblé plus forte et plus persistante que pendant la grande récession qui a suivi la crise financière de 2008. Depuis, au fil du temps, l’intensité des causalités s’est diluée. On peut donc penser que la déconnexion s’est progressivement confirmée.

En revanche, l’activité boursière des dernières semaines semble étroitement corrélée avec certains fondamentaux macroéconomiques, tels que l’inflation ou les risques de ralentissement de l’activité.

En effet, récemment, la banque centrale américaine a largement augmenté ses taux à court terme de 0,75 point (ce qui est inédit depuis 1994) pour tenter de limiter les tensions inflationnistes, ce qui a provoqué des turbulences sur les marchés.

Toutefois, cette reconnexion récente risque de ne pas durer au regard des conclusions des études mentionnées précédemment. Elle semble principalement provenir d’une conjonction d’événements qui affole les investisseurs et les marchés boursiers, averses à la navigation à vue. La connexion est pourtant indispensable puisque la sphère financière devrait être étroitement reliée à l’économie réelle…

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Par Vincent Fromentin, Maître de conférences HDR, Université de Lorraine

Hausse des taux: cohérente avec les fondamentaux économiques

 Hausse des taux: cohérente avec les fondamentaux économiques

 

Les turbulences boursières récentes reflètent un contexte économique fragile marqué par la forte inflation. Une situation qui tranche avec l’évolution des cours pendant la pandémie de Covid. Par Vincent Fromentin, Université de Lorraine

 

Tribune

 

La bourse danse tel un voilier sur la houle qui navigue à vue ! Les marchés financiers mondiaux sont en baisse depuis ces dernières semaines, malgré de légers soubresauts d’optimisme. Le CAC 40 a perdu environ 19 % depuis le début de l’année 2022. L’Euro Stoxx 50 (indice de référence des marchés de la zone euro) chute de 20 % en 6 mois. Aux États-Unis, l’indice S&P 500 plonge de 23 %.

Les investisseurs aiment anticiper mais ils n’aiment pas l’incertitude… Les variations de la bourse sont donc régies par les anticipations des agents économiques et des investisseurs. Autrement dit, la valeur d’une action reflète principalement les anticipations de résultats d’une entreprise, la vigueur de l’économie mondiale et le momentum de marché (le taux d’accélération du prix d’un titre).

Ces dernières semaines, la deuxième dimension a pris le dessus au regard du contexte politique, économique et financier : guerre en Ukraine, ralentissement économique en Chine, problèmes sur les chaînes d’approvisionnement, forte inflationremontées des taux d’intérêt, fragmentation des dettes souveraines, envolée du « spread » italien… La plupart des voyants « macro » sont dans le rouge ; la bourse aussi.

La macro-finance étudie la relation entre les prix des actifs et les fluctuations économiques ; entre « la bourse et la vie ». Les prix des actifs correspondent à une prime de risque (supplément de rendement par rapport à un actif sans risque) importante, variable dans le temps et corrélée au cycle économique. Les prix des actions et les rendements des actifs sont donc souvent corrélés aux cycles économiques et aux variations des fondamentaux macroéconomiques.

Les rendements boursiers aident également à prévoir les événements macroéconomiques tels que la croissance du PIB, le chômage et l’inflation. On comprend alors que la connexion ou la déconnexion et la causalité entre les variables macroéconomiques et le marché boursier reste une question centrale pour les universitaires, les décideurs politiques, les investisseurs ou les gestionnaires de fonds.

On cherche à solutionner le paradoxe de l’œuf et de la poule. En effet, on peut se demander si les marchés boursiers sont en avance ou en retard sur les fondamentaux macroéconomiques. D’un côté, les variables macroéconomiques influencent et aident à prédire les prix des actions. Les changements économiques affectent les taux d’actualisation et, parallèlement, les variables macroéconomiques font partie des facteurs de risque sur les marchés boursiers. D’un autre côté, les marchés boursiers peuvent également être des indicateurs retardés, réagissant aux données macroéconomiques. Par exemple, les prix des actions peuvent être liés à la production future attendue.

Toutefois, la littérature n’aboutit pas à un consensus sur l’existence, la force et la durée des causalités entre la bourse et les fondamentaux macroéconomiques, en raison du caractère non linéaire et variant des relations. Les cycles d’expansion et de récession semblent conditionner les transmissions et les retombées d’informations entre les fondamentaux macroéconomiques et le marché boursier.

Dans un article de recherche récemment publié, j’analyse l’existence et l’intensité d’une causalité bidirectionnelle variant dans le temps entre la bourse et cinq variables macroéconomiques aux États-Unis entre 1960 et 2021. En intégrant différents marchés (le marché monétaire avec un taux d’intérêt et une masse monétaire, le marché des biens avec l’inflation et la production industrielle et le marché du travail avec le chômage) dans un modèle économétrique, il est possible de déterminer les dates d’origine et de fin de tout épisode de causalité avec une méthodologie récente.

Les résultats empiriques ont révélé que ces relations varient dans le temps, en particulier lors de crises économiques ou financières. Pendant la crise sanitaire, ce constat était moins valable, ce qui pourrait témoigner d’une déconnexion entre les fondamentaux et l’activité boursière. La crise du Covid pourrait avoir modifié les relations économiques. On pourrait être en présence d’exubérances irrationnelles ou de bulles spéculatives. Durant la pandémie, les marchés vivaient leurs vies et se souciaient peu des fondamentaux macroéconomiques.

Dans une autre étude récente, qui se focalise sur les liens entre l’activité boursière et le chômage, les tests de causalité révèlent que les réalisations décalées du marché boursier ont un pouvoir prédictif sur le chômage, et vice versa. En effet, les cours des actions sont notamment impactés par les nouvelles sur les taux de chômage, qui peuvent contenir des informations sur la croissance et/ou la prime de risque des actions.

Toutefois, cette capacité prédictive, que l’on retrouve en particulier durant les périodes de crise, ne se produit que de manière sporadique dans le temps. Par exemple, pendant la bulle Internet, au début des années 2000, la capacité prédictive du chômage vers le marché boursier a semblé plus forte et plus persistante que pendant la grande récession qui a suivi la crise financière de 2008. Depuis, au fil du temps, l’intensité des causalités s’est diluée. On peut donc penser que la déconnexion s’est progressivement confirmée.

En revanche, l’activité boursière des dernières semaines semble étroitement corrélée avec certains fondamentaux macroéconomiques, tels que l’inflation ou les risques de ralentissement de l’activité.

En effet, récemment, la banque centrale américaine a largement augmenté ses taux à court terme de 0,75 point (ce qui est inédit depuis 1994) pour tenter de limiter les tensions inflationnistes, ce qui a provoqué des turbulences sur les marchés.

Toutefois, cette reconnexion récente risque de ne pas durer au regard des conclusions des études mentionnées précédemment. Elle semble principalement provenir d’une conjonction d’événements qui affole les investisseurs et les marchés boursiers, averses à la navigation à vue. La connexion est pourtant indispensable puisque la sphère financière devrait être étroitement reliée à l’économie réelle…

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Par Vincent Fromentin, Maître de conférences HDR, Université de Lorraine

Covid 3 juillet 2022: irresponsabilité du gouvernement face à la hausse en France

Covid 3 juillet 2022: irresponsabilité du gouvernement face à la hausse en France

 

non seulement la campagne électorale a fait l’impasse la question militaire liée à la Covid mais le danger est toujours autant ignoré par un gouvernement irresponsable. Pire, le ministère de la santé avec le départ de la ministre battu aux élections est aux abonnés absents. Quant à l’administration et a décidé déjà depuis plusieurs semaines de ne plus publier de statistiques les week-ends considérant que la situation s’améliore !

En réalité les statistiques françaises sont particulièrement mauvaises comparées aux autres pays. Ainsi en France on a même atteint 125 000 contaminations nouvelles dans les dernières publiées vendredi 1er juillet. Et les hospitalisations reprennent aussi nettement à la hausse.

La semaine du 20 au 26 juin, la hausse des nouvelles hospitalisations s’est également poursuivie (+19%) après une augmentation de 26% la semaine précédente. Jeudi, 15.836 personnes étaient hospitalisées avec un diagnostic Covid. Les taux d’hospitalisation étaient particulièrement élevés chez les 80-89 ans (35,4 pour 100.000 habitants) et les 90 ans et plus (61,8 pour 100.000), précise Santé publique France. Sur la semaine étudiée, le nombre de décès à l’hôpital et en établissements et services médico-sociaux a aussi augmenté après plusieurs semaines de baisse (225, +3%).

À peu près toutes les protections ont été levées en France en raison du contexte électoral afin de ne pas déplaire aux Français. Il serait pourtant urgent de rétablir les mesures d’hygiène en particulier dans les lieux clos et les transports; de relancer aussi la politique de vaccination.

 

  • En France, on a enregistré ce vendredi 1 juillet 2022,  +125.066 ces dernières 24h, +52 morts en 24h soit 149.585 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.904 (+1) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.681 (+51 en 24h). 53.562.287 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.
  • L’Espagne recense aux dernières remontées, 12.734.038 (0) cas au total. Le pays dénombre, le jeudi 30 juin 2022, 107.906 morts au total soit 0 depuis le dernier bilan. 95.071.546 doses de vaccin ont été administrées.
  • Le Portugal enregistre +25 morts en 24h ce mercredi 29 juin 2022 portant le total à 24.149 morts depuis le début de la pandémie et +10.657 nouveaux cas en 24h soit un total de 5.171.236 cas confirmés. 24.616.852 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Royaume-Uni, on compte +14.586 nouveaux cas en 24h, soit 22.720.797 cas au total depuis le début de l’épidémie. Le pays enregistre, ce mercredi 29 juin 2022, +12 morts en 24h soit 180.330 morts au total. 103.703.976 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Italie, on note +86.900 nouveaux cas ces dernières 24h. On compte +72 décès en 24h ce vendredi 1 juillet 2022. Le nombre de décès est désormais de 168.425 au total depuis le début de l’épidémie. Le nombre total de cas recensés est de 18.610.011. 138.272.875 doses de vaccin ont été administrées.

Covid 2 juillet 2022: Forte hausse en France

Covid 2 juillet 2022: Forte hausse en France

 

  • En France, on enregistre ce vendredi 1 juillet 2022,  +125.066 ces dernières 24h, +52 morts en 24h soit 149.585 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.904 (+1) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.681 (+51 en 24h). 53.562.287 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.
  • L’Espagne recense aux dernières remontées, 12.734.038 (0) cas au total. Le pays dénombre, le jeudi 30 juin 2022, 107.906 morts au total soit 0 depuis le dernier bilan. 95.071.546 doses de vaccin ont été administrées.
  • Le Portugal enregistre +25 morts en 24h ce mercredi 29 juin 2022 portant le total à 24.149 morts depuis le début de la pandémie et +10.657 nouveaux cas en 24h soit un total de 5.171.236 cas confirmés. 24.616.852 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Royaume-Uni, on compte +14.586 nouveaux cas en 24h, soit 22.720.797 cas au total depuis le début de l’épidémie. Le pays enregistre, ce mercredi 29 juin 2022, +12 morts en 24h soit 180.330 morts au total. 103.703.976 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Italie, on note +86.900 nouveaux cas ces dernières 24h. On compte +72 décès en 24h ce vendredi 1 juillet 2022. Le nombre de décès est désormais de 168.425 au total depuis le début de l’épidémie. Le nombre total de cas recensés est de 18.610.011. 138.272.875 doses de vaccin ont été administrées.

Covid France 1er juillet 2022 : forte hausse, 133.346 nouveaux cas confirmés en 24h

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Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.555 (+52) hospitalisées, 315 (+19) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Grand Est : 990 (+19) hospitalisés, 72 (-6) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.334 (+3) hospitalisés, 92 (+4) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.559 (-13) hospitalisés, 76 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.233 (-3) hospitalisé, 63 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Bretagne: 572 (-4) hospitalisés, 38 (+4) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Normandie : 1.056 (+25) hospitalisés, 37 (-1) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.041 (+24) hospitalisés, 53 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 388 (+23) hospitalisés, 25 (+4) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Occitanie: 1.259 (+32) hospitalisés, , 65 (-2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 610 (-3) hospitalisés, 35 (+1) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 655 (-1) hospitalisés, 26 (0) en réanimation et 0 décès en 24h

 

Une forte hausse des taux d’intérêt pour stopper l’inflation ?

Une forte hausse des taux d’intérêt pour stopper l’inflation ?

 

Les économistes Willem H. Buiter et Anne Sibert dénoncent, dans leur chronique, la faiblesse de la réaction des banques centrales face à l’inflation et plaident pour que celles-ci procèdent à une hausse significative des taux d’intérêt ( Le Monde)

 

Les deux économistes militent  pour une très forte hausse des taux d’intérêt qui  aurait le mérite de refroidir sérieusement la croissance. Le problème , c’est qu’en même temps ce remède de cheval risque de tuer l’activité sans nécessairement faire diminuer l’inflation de manière significative, à moins de tuer complètement l’activité. Pas vraiment une perspective souhaitable NDLR

 

Les banques centrales ont perdu la boussole de leur mandat de stabilité des prix. En avril, l’inflation aux Etats-Unis s’élevait à 8,3 % sur douze mois (8,5 % en mars). Après avoir rehaussé la zone cible du taux des fonds fédéraux de 50 points de base lors de sa réunion du mois de mai, puis de 75 points en juin, la Réserve fédérale américaine (Fed) a indiqué son intention d’appliquer de nouveau une hausse de 75 points fin juillet. Tous les participants de la réunion de mai ont convenu que l’économie américaine était très solide, le marché du travail extrêmement tendu et l’inflation bien supérieure à l’objectif. Pourtant, ils ont décidé qu’il incombait d’« orienter rapidement la politique monétaire vers une position neutre ». Or, il est nécessaire d’adopter une politique monétaire restrictive, et pas « neutre » !

Le resserrement du bilan de la Fed est, lui aussi, minimal. A partir de juin, ses actifs seront réduits de 47,5 milliards de dollars (44,8 milliards d’euros) chaque mois pendant trois mois, puis de 95 milliards par mois. Ces chiffres peuvent paraître considérables, mais il convient de rappeler que le bilan de la Fed avait atteint près de 9 000 milliards de dollars fin mars 2021 ! Au rythme actuel, il faudra plus de sept ans pour retrouver le niveau de septembre 2008, avant que la Fed ne commence à ériger sa muraille de liquidité autour des marchés financiers.

La Fed n’est pas la seule grande banque centrale à rester en retard par rapport à l’inflation. Le taux directeur de la Banque d’Angleterre (BOE) s’élève actuellement à 1,25 %, après le plus bas historique de 0,1 % en mars 2020. Or, la BOE a limité ses hausses à des paliers de 25 points de base et projette un taux bancaire implicite de marché d’environ 2,5 % mi-2023 et 2 % en 2025. Cette projection est bien trop basse ! L’inflation au Royaume-Uni est passée de 7 % en mars à 9 % en avril, et devrait dépasser 11 % courant 2022. La BOE s’attend à ce qu’un ralentissement de la croissance ramène l’inflation à sa cible de 2 % en 2024. Ce scénario est peu probable sans un effort supplémentaire de resserrement monétaire.

La politique monétaire est tout aussi inexplicable dans la zone euro, où l’inflation a atteint 8,1 % au mois de mai, après 7,4 % en avril. Le taux d’intérêt principal de la Banque centrale européenne (BCE) demeure à zéro, et son taux directeur des dépôts à − 0,5 %. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a confirmé le 9 juin que la BCE fixerait une cadence de 25 points de hausse en juillet et septembre. Mais même si la BCE les augmentait de 50 points, le taux des dépôts n’atteindrait que 0,5 %. L’inflation demeurerait ainsi nettement supérieure à l’objectif, et, compte tenu d’un faible taux de chômage à 6,8 % en avril, l’économie approchera de la surchauffe. La frilosité de la BCE dépasse celle de la Fed et de la BOE.

Covid: Forte hausse et retour du masque ?

Covid: Forte hausse et retour du masque ?

 

Alors que la France est actuellement touchée par un rebond de l’épidémie de Covid-19 avec Par exemple 147 000 cas nouveaux hier 29 juin 2022 ,la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon «demande aux Français de remettre le masque dans les transports». 

 

«Je n’irais pas jusqu’à l’obligation mais je (le) demande. Il suffit de regarder un hall de gare ou un train bondé pour savoir qu’il faut se protéger soi-même et les autres. C’est quasiment un devoir citoyen», a-t-elle ajouté, évoquant le port du masque dans tous «les lieux clos». «Il faut qu’on fasse très attention à cette reprise». Environ 60.000 nouveaux cas de Covid sont actuellement détectés chaque jour en France. Hier 28 juin plus de 147 000 cas nouveaux ont été signalés en 24 heures.

Elle a aussi réitéré son appel à un nouveau rappel de vaccination avec la quatrième dose pour certaines catégories de la population. «Je fais un appel pour que les personnes qui n’y ont pas eu recours le fassent très vite», a-t-elle dit en citant les plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées. Le Pr. Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, a appelé dimanche ces personnes à se faire administrer leur deuxième rappel de vaccination

 

Fonctionnaires: hausse de 3,5% de l’indice

Fonctionnaires: hausse  de 3,5% de l’indice 

 

Le point d’indice qui sert de base de calcul à la rémunération des fonctionnaires sera revalorisé de 3,5% au 1er juillet

Le gouvernement s’était engagé à un dégel de ce point d’indice, qui n’a pas évolué depuis 2010, hormis une augmentation de 0,6% en 2016 et une autre de 0,6% en 2017. Une augmentation de 1% de ce point pour les 5,7 millions d’agents de la Fonction publique représente un coût de deux milliards d’euros pour l’Etat, selon l’exécutif. Cette mesure se chiffrerait donc à sept milliards d’euros.

 Les syndicats demandaient une revalorisation allant de 3% pour la CFDT à 20% pour la CFTC. « Le ministre est pleinement conscient de ne pas répondre à l’ensemble des sujets d’attractivité, de perspectives de carrière, de rémunération. Il faudra donc travailler pour agir sur la redéfinition en profondeur des rémunérations et des carrières dans la Fonction publique », a précisé le ministère dans un document transmis aux organisations syndicales durant la réunion.

Pour la CFDT, « les mesures annoncées aujourd’hui sont un premier pas, non-négligeable ». En revanche, la CGT considère que les réponses « apportées aujourd’hui ne sont pas à la hauteur ». « La valeur du point doit faire l’objet d’un effort d’ampleur inédite, que la CGT chiffre pour une première mesure à au moins 10% d’augmentation, mesure rétroactive au 1er janvier », écrit la fédération sur sa page Facebook.

 

Covid France 29 juin 2022 : forte hausse avec +147.248 cas nouveaux en 24h

Covid France 29 juin 2022 : forte hausse avec +147.248 cas nouveaux en 24h

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On enregistre mardi 28 juin 2022 forte hausse avec +147.248 cas nouveaux en 24h  , 149.443 morts au total, +37 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.902 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.541 (+37 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,45 le taux d’incidence à 731,71 et la tension hospitalière à 17,8 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 15.496 (+397) personnes hospitalisées et 898 (+18) malades en réanimation.

Compte tenu de la tendance actuelle favorable et la baisse des principaux indicateurs, à partir du 11 juin 2022, les indicateurs COVID-19 produits par Santé publique France seront actualisés sur Géodes et data.gouv.fr tous les jours à l’exception des week-end et des jours fériés.

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.459 (+126) hospitalisées, 294 (+8) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Grand Est : 966 (-5) hospitalisés, 79 (-3) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.304 (+62) hospitalisés, 88 (0) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.546 (+84) hospitalisés, 71 (+6) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.239 (+45) hospitalisé, 65 (0) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Bretagne: 558 (+2) hospitalisés, 31 (+4) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Normandie : 1.031 (+10) hospitalisés, 37 (+2) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.015 (+6) hospitalisés, 53 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 346 (+15) hospitalisés, 21 (+1) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 1.216 (+7) hospitalisés, , 61 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 616 (-2) hospitalisés, 34 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 642 (+2) hospitalisés, 26 (-4) en réanimation et +1 décès en 24h

Covid : forte hausse

Covid  : forte hausse

L’épidémie de Covid Repart nettement à la hausse avec en moyenne 60 000 cas par jour sur une semaine. Spécialistes de l’épidémiologie et de l’évolution des maladies infectieuses au sein de l’unité « Maladies infectieuses et vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle » (Université de Montpellier, CNRS, IRD), Mircea Sofonea, maître de conférences, et Samuel Alizon, directeur de recherche, décryptent la situation dans l’Hexagone. ( La Tribune)

 

Le variant Omicron, devenu majoritaire au niveau mondial, continue à se répandre et à évoluer. Mais ses nouveaux avatars sont désormais désignés comme BA.1, BA.2, puis BA.4 et BA.5… Comment s’y retrouver ?

Samuel Alizon - Effectivement, il y a de quoi se perdre dans ce foisonnement de nomenclatures ! Les lettres grecques ont été introduites par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2021 avec le variant Alpha. C’est probablement la pire des classifications, car elle a été élaborée sans prendre en compte la biologie de l’évolution. Celles de Pango ou Nextclade sont bien plus adaptées. D’ailleurs, l’OMS semble avoir arrêté ses mises à jour et regroupe sous le terme générique d’Omicron tous les variants de type BA.

Nous avons modélisé la circulation des lignées de variants en France dans un travail récent et la première vague Omicron causée par la lignée BA.1 ressort dès fin 2021. Celle-ci a rapidement été supplantée par lignée BA.2, qui a causé une seconde vague hospitalière en avril 2022. Maintenant ce sont les lignées BA.4 et BA.5 qui prennent le pas.

Mircea T. Sofonea - Ces lignées ont été identifiées courant mai, mais elles auraient vraisemblablement émergé au cours du mois de décembre 2021 en Afrique du Sud, potentiellement à partir de BA.2, la lignée majoritaire en France depuis mars 2022.

Tandis que le variant BA.2 était aussi différent de BA.1 que le variant Delta l’était du variant Alpha, la divergence évolutive entre BA.4 et BA.5 est plus limitée.

Toutefois, même si le nombre de nouvelles mutations est limité, certaines interpellent. Ainsi, la mutation 452R de la protéine Spike est connue pour conférer une plus grande affinité avec le récepteur humain ACE2, utilisé par le virus pour pénétrer dans nos cellules. La mutation 486V, toujours dans la protéine Spike, confère quant à elle une assez grande capacité d’évasion immunitaire au virus.

Néanmoins, il convient d’être prudent avec le raisonnement par analogie appliqué aux mutations isolées. Car l’effet de ces dernières n’est ni absolu ni cumulatif ; il dépend de l’ensemble du génotype, avec de potentiels phénomènes synergiques et antagonistes, y compris pour des positions éloignées sur le génome (on parle d’épistasie).

Ces mutations sont-elles des innovations de ces variants, ou BA.4 et BA.5 « piochent-ils » dans toutes les possibilités qui ont été testées par leurs prédécesseurs – Delta, Gamma, Beta, Alpha ?

MTS - Rappelons qu’Omicron n’est pas le descendant de précédents variants, mais un cousin éloigné, et que les virus ne mutent pas de façon volontaire ni dirigée. Les mutations détectées dans le génome d’une nouvelle lignée sont apparues par hasard.

La mutation 452R n’était pas présente dans les lignées BA.1 ou BA.2, mais on la trouvait bien chez le variant Delta. C’est d’ailleurs une des trois mutations recherchées dans les tests de criblages actuellement réalisés sur tous les tests PCR positifs en France.

La mutation 486V n’est associée à aucune des lignées circulant au sein de notre espèce, mais des expériences dites de deep mutational scanning, qui consistent à générer des protéines avec des mutations, l’avaient identifiée comme étant potentiellement impliquée dans l’évasion à l’immunité.

SA - Concernant les différences entre variants, deux mécanismes génétiques sont impliqués : les mutations et la recombinaison. Cette dernière permet un brassage de portions entières du génome lorsque deux virus de lignées différentes « co-infectent » un même hôte.

Au niveau biologique, plusieurs hypothèses coexistent pour expliquer l’émergence de variants : la circulation accrue dans une population, l’implication d’un réservoir animal ou les infections chroniques chez des personnes immunodéprimées. En effet, ces dernières ne parviennent pas à éliminer le virus, qui cause donc des infections plus longues et plus létales. Une prépublication (donc à prendre avec précautions, car non encore relue par les pairs) d’une équipe de New York décrit ainsi l’évolution intra-patient d’un virus BA.1 avec l’accumulation de mutations clés et, surtout, sa transmission à au moins cinq autres personnes.

Dans le cas de BA.4 ou BA.5, comme leurs différences avec BA.2 sont assez limitées, il pourrait ne s’agir que de mutations fixées au fur et à mesure de la circulation du virus.

Pourquoi BA.4 et BA.5 se propagent-ils maintenant en France ?

SA - On peut facilement estimer un avantage de croissance d’une lignée par rapport à une autre dans une population. Selon notre équipe, celui de BA.5 est de l’ordre de 9 % en France par rapport à BA.2.

En revanche, il est compliqué de savoir d’où provient cet avantage. BA.5 se propage-t-il plus, car il est plus contagieux ? Ou bien parce qu’il échappe mieux à l’immunité ? Une prépublication par une équipe japonaise et une publication par une équipe chinoise mettent en avant le rôle de l’échappement immunitaire, notamment via la mutation 486V.

Quelle que soit l’origine de cet avantage, cela peut contribuer à un rebond épidémique en France.

MTS - Un second mécanisme est aussi à l’œuvre dans l’Hexagone : l’immunité anti-SARS-CoV-2 – essentiellement hybride, c’est-à-dire à la fois post-vaccinale et post-infectieuse – décline avec le temps depuis le dernier événement immunogène (qu’il s’agisse d’une infection ou de la vaccination).

Si la protection conférée par une infection Omicron ou une 3e dose de vaccin reste notable après cinq mois vis-à-vis d’une forme grave, elle est revanche très diminuée vis-à-vis d’une infection quelconque. La susceptibilité de la population au virus (c’est-à-dire le pendant de l’immunité collective), se reconstitue donc avec le temps, ouvrant à terme la possibilité d’une reprise épidémique.

En résumé, BA.4 et BA.5 se propagent à la faveur du vieillissement de notre immunité, et le font plus rapidement que BA.2, car ils bénéficient d’un double avantage de contagiosité et d’échappement immunitaire. BA.4 et BA.5 induisent donc une vague plus tôt que BA.2 ne l’aurait fait.

La situation au Portugal a pu inquiéter. Mais peut-on tirer des enseignements des tendances observées dans les autres pays ?

MTS - Je suis réservé sur les comparaisons interpays : elles sont de plus en plus délicates, car la circulation courante dépend, outre des mesures sanitaires en place, de l’historique épidémiologique et immunologique, de plus en plus différencié selon les pays.

Au niveau de la France, il est même toujours difficile de comparer quantitativement le relâchement des mesures contribuant à la reprise, et le contexte estival qui la limite, avec des jours plus longs et plus chauds favorisant les interactions sociales en milieu aéré.

SA - Le Portugal est un des pays européens où la vague BA.4/BA.5 est la plus avancée et s’accompagne d’une hausse des hospitalisations. Il est compliqué de savoir pourquoi elle y a débuté si précocement, mais, comme pour tous les débuts d’épidémies, le rôle d’événements aléatoires du type « super-propagation » y est probablement pour beaucoup.

Au niveau mondial, en Afrique du Sud, la vague BA.4/BA.5 semble sur le déclin. Aux États-Unis, en revanche, BA.2 a d’abord été remplacé par la lignée BA.2.12, mais celle-ci semble en voie de remplacement par BA.5.

Peut-on anticiper les conséquences de ces remplacements entre variants sur les futurs pics épidémiques ?

SA - En 2021, en France, un nouveau variant remplaçait les anciens, car il était plus contagieux. Depuis décembre 2021, c’est plutôt l’évasion immunitaire qui mène le bal.

Ceci rend la modélisation de scénarios délicate. Les modèles de notre équipe, comme de ceux de l’Institut Pasteur ou de l’Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé publique tenaient déjà compte de la couverture vaccinale dans la population et du pourcentage de personnes ayant eu une infection naturelle.

En revanche, inclure le temps écoulé depuis la dernière vaccination ou infection naturelle est un défi, car, après deux ans de pandémie, deux campagnes vaccinales et une énorme vague BA.1, tout le monde a désormais une immunité différente !

MTS - Nous avons développé des outils pour prendre en compte cette hétérogénéité de l’immunité dans les populations. Vu nos contraintes, nous nous focalisons pour le moment sur le temps long, mais, en théorie, il devrait être possible d’utiliser ce cadre pour explorer des scénarios prospectifs à court terme.

Pour le moment, difficile de dire quelle sera l’ampleur exacte de la nouvelle vague épidémique qui débute. Cette vague, au sens génétique ou virologique, est déjà bien avancée et BA.5 deviendra majoritaire vraisemblablement d’ici le 20 juin. Si on peut compter sur l’été pour diminuer l’incidence par rapport à l’hiver, il n’empêchera pas, à lui seul, une vague de contamination. Pour mémoire, un des pics de circulation en France demeure août 2020, et la 4e vague (de Delta) avait connu son pic en juillet 2021.

Covid- : Forte hausse et alerte

Covid- : Forte hausse et alerte

 

Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 en France a plus que doublé en trois semaines. Le nombre de contaminations a même atteint 78 000 hier 22 juin 2022. Cette reprise épidémique est portée par de nouveaux sous-variants d’Omicron, qui suscitent des appels à la vigilance estime un papier de francebleue.

 

L’arrivée de l’été rime cette année encore avec une hausse du nombre de cas de Covid-19, portée par de nouveaux sous-variants d’Omicron. « Des variants qui diffusent plus vite », selon l’infectiologue Anne-Claude Crémieux, invitée de franceinfo ce mercredi. En une semaine, le nombre de nouveaux cas dans l’Hexagone a bondi d’environ 40 %, avec près de 50.000 nouvelles infections par jour en moyenne sur la période du 12 au 18 juin.

« C’est très clairement une reprise épidémique liée à l’arrivée de nouveaux variants de la famille Omicron, qui s’appellent BA4, BA5 et qui diffusent plus vite que le précédent, le BA2″, estime Anne-Claude Crémieux. « On a vu ce BA4 BA5 arriver en Afrique du Sud, puis au Portugal. Donc, on connaît son comportement (…) ça montre la capacité évolutive du virus qui est capable d’échapper aux vaccins, en même temps qu’augmenter sa transmission. »

Premier touché, le Portugal a en effet connu en mai une augmentation marquée des nouveaux cas, qui a culminé début juin à près de 30.000 contagions par jour. La vague a, depuis, commencé à refluer. Au Royaume-Uni, les infections quotidiennes sont de nouveau quasiment au plus haut depuis le début de la pandémie. Également affectées, l’Italie a comptabilisé 30.526 nouveaux cas en 24h (de samedi à dimanche), avec une augmentation de 63,4% en 7 jours, et l’Allemagne subit le même sort.

Vers une hausse des hospitalisations ?

Sur la sévérité de BA.5, « il est prématuré de se prononcer, en l’absence de données cliniques fermement établies », a indiqué Olivier Schwartz, directeur de l’unité Virus et Immunité de l’Institut Pasteur, à l’AFP. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a jugé mi-juin que, sur la base de données encore limitées, « il n’y a aucune preuve que BA.4 et BA.5 soient associés à une gravité accrue de l’infection par rapport aux variantes circulantes BA.1 et BA.2″.

La population européenne est dans l’ensemble fortement immunisée grâce aux vaccins et infections passées. Cependant, comme lors des vagues précédentes, une augmentation globale des cas de Covid-19 peut entraîner une augmentation des hospitalisations, des admissions en soins critiques et des décès a prévenu le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

En France, le rebond épidémique des dernières semaines (le nombre de cas a plus que doublé en trois semaines) « s’accompagne d’une petite reprise des hospitalisations » et risque d’entraîner « une hausse décalée dans le temps » des entrées en soins critiques et des décès, a noté mardi le Pr Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale. 

« Des patients âgés qui ont reçu deux ou trois doses » « arrivent à l’hôpital », a pour sa part affirmé l’infectiologue Anne-Claude Crémieux sur franceinfo. « Ça montre bien qu’il y a une érosion de l’efficacité de la protection du vaccin contre les formes sévères, au bout de quatre à six mois. Certaines personnes ont reçu leur troisième dose il y a maintenant plus de neuf mois. Ces personnes sont mal protégées contre les formes sévères ».

Port du masque et rappel vaccinal

Selon le gouvernement, à ce jour un quart des personnes éligibles ont reçu leur second rappel vaccinal contre le Covid : moins de 2,2 millions de seconds rappels ont été injectés, sur plus de 8,7 millions de personnes éligibles – essentiellement les plus de 60 ans, ainsi que les immunodéprimés. Un taux « clairement insuffisant » estime le ministère de la Santé qui appellent les plus âgés à recevoir l’injection « le plus vite possible ».

L’inquiétude est particulièrement vive pour les résidents d’Ehpad (48% d’éligibles vaccinés) et les autres personnes de plus de 80 ans (31%), qui doivent « se faire vacciner le plus vite possible pour passer l’été et l’automne sereinement », a insisté le ministère.

Pointant également « des taux de vaccination clairement insuffisants », le Pr Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, a souligné que la « diminution significative » de la protection générée par le premier rappel « justifie pleinement » une nouvelle dose chez les plus âgés pour « les protéger des formes graves jusqu’à l’automne ».

« Les personnes de plus de 60 ans peuvent remettre le masque quand elles sont dans un milieu très confiné où, évidemment, le risque augmente », recommande en outre l’infectiologue Anne-Claude Crémieux. « Je pense plutôt à des salles très fermées avec plusieurs centaines de personnes. Ça peut être le métro », a-t-elle précisé. « Dans la rue non. On doit porter un masque quand on est cas contact. Ça, c’est vraiment très important et évidemment, si on est symptomatique ».

Nouvelles mesures pour l’été ?

L’ECDC a appelé les pays européens à « rester vigilants », en maintenant des systèmes de tests et de surveillance.

Certains pays ont déjà annoncé de nouvelles mesures. L’Italie a ainsi décidé mi-juin de prolonger l’obligation de porter des masques FFP2 dans les transports publics (sauf dans les avions) jusqu’au 30 septembre. « Je veux continuer à recommander de se protéger en faisant le deuxième rappel du vaccin anti-Covid », notamment pour les plus à risque, a préconisé le ministre de la Santé Roberto Speranza, actuellement positif. Le président allemand de l’Association médicale mondiale, Frank Ulrich Montgomery, a, lui, prôné l’adoption rapide d’une « boîte à outils » avec masque, vaccination et limitation des contacts.

 

inflation France encore en hausse à 5,2%

 inflation  France encore en hausse  à 5,2% 

 

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé le gouvernement et nombre d’experts,  l’inflation continue de s’accélérer en France. Elle devait pourtant être de faible niveau et très temporaire. En réalité comme dans l’ensemble du monde,  elle se révèle très forte et de nature structurelle. Le ministre Bruno Lemaire reconnaît même qu’il ne faut pas s’attendre à la moindre inversion avant 2024.

L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation dévoilée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, déjà au plus haut en près de 37 ans.

En mai, les prix sont en hausse sur tous les postes de consommation recensés par l’Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l’énergie. «Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers», détaille l’Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril.

Les prix de l’alimentation progressent quant à eux de 4,2% (3,8% le mois dernier) et ceux des services de 3,2% (3% en avril). Base de comparaison entre pays européens, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 5,8% en mai, après 5,4% en avril, précise l’Insee. La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt  » flatteuse », l’inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai).

 

Zone euro :Forte hausse de l’inflation à 8,1 %

Zone euro :Forte hausse de l’inflation à 8,1 %

Par Clémentine Gallès, Cheffe Économiste et Stratégiste de Société Générale Private Banking

L’inflation en Zone euro a ainsi affiché 8,1% pour le mois de mai et continue donc de progresser (après 7,4% au mois d’avril), de surprendre à la hausse (le consensus s’attendait à 7,7% d’inflation) et de largement dépasser les projections de la BCE (graphique 2). Bien que la hausse reste principalement alimentée par l’inflation énergétique et alimentaire, l’inflation sous-jacente a également augmenté pour atteindre 3,8%, un niveau de plus en plus inconfortable pour la Banque Centrale européenne. Cette situation contraste avec celle des Etats-Unis où le point haut semble en train d’être passé avec notamment un ralentissement de l’inflation sous-jacente au mois d’avril qui devrait être confirmé à la publication des chiffres de mai.

Des indicateurs d’activité toujours positifs mais des risques de plus en plus élevés sur les perspectives économiques. En effet, si les indices PMI pour le mois de mai sont en baisse, ils demeurent au-dessus du seuil de 50 points, indiquant une activité qui ralentit mais qui reste en croissance. Le secteur des services notamment continue de bénéficier de la normalisation des conditions sanitaires et apparaît particulièrement moteur. Le sous-indice de la création d’emploi reste également très favorable, faisant état d’un marché du travail solide et résilient en Zone euro. Néanmoins, cette situation relativement bonne des entreprises contraste avec une confiance des ménages au plus bas dans un environnement de contraction de leur revenu disponible réel. La question de la capacité de résistance des économies de la Zone euro à cette nouvelle surprise à la hausse sur l’inflation est bien réelle.

Une BCE qui pourrait vouloir aller plus vite dans la normalisation de sa politique monétaire. Au cours des dernières semaines, la BCE a fait évoluer sa communication, poussant les observateurs à anticiper une hausse des taux d’intérêt directeurs de 25 points de base au mois de juillet ainsi qu’au mois de septembre. Les tous derniers chiffres d’inflation alimentent même les spéculations quant à une potentielle hausse de 50 points de base (au lieu de 25 points de base) en juillet prochain. Si une normalisation de la politique monétaire semble tout à fait logique dans le contexte actuel d’inflation, la BCE devra rester très vigilante à ne pas durcir trop vite et trop fort les conditions monétaires, au risque de faire basculer définitivement en récession des économies déjà bien fragilisées.

Clémentine Gallès

L’inflation encore en hausse à 5,2% sur un an en mai

L’inflation encore en hausse  à 5,2% sur un an en mai

 

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé le gouvernement et nombre d’experts l’inflation continue de s’accélérer en France. Elle devait pourtant être de faible niveau et très temporaire. En réalité comme dans l’ensemble du monde,  elle se révèle très forte et de nature structurelle. Le ministrs Bruno Lemaire reconnaît même qu’il ne faut pas s’attendre à la moindre inversion avant 2024.

L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation dévoilée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, déjà au plus haut en près de 37 ans.

En mai, les prix sont en hausse sur tous les postes de consommation recensés par l’Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l’énergie. «Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers», détaille l’Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril.

Les prix de l’alimentation progressent quant à eux de 4,2% (3,8% le mois dernier) et ceux des services de 3,2% (3% en avril). Base de comparaison entre pays européens, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 5,8% en mai, après 5,4% en avril, précise l’Insee. La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt  » flatteuse », l’inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai).

 

Inflation: Hausse ou stabilisation ?

Inflation: Hausse ou stabilisation ?

 

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

La stabilisation à un haut niveau pourrait être effectivement stabilisée par un net tassement de la croissance constatée un peu partout dans le monde. Reste que certains éléments inflationnistes découlent de causes structurelles qui pourraient faire durer assez longtemps une partie de la hausse des prix. NDLR

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Hausse des taux et bulle immobilière

Hausse des taux et bulle immobilière

Dans son rapport sur la stabilité financière, la BCE estime que le marché de l’immobilier, proche de la bulle dans certains pays de la zone euro, sera pénalisé par le cycle de hausse de taux qui se profile. Selon l’institut monétaire, les prix de l’immobilier serait surévalués de 10 à 15 % en moyenne en Europe. ( La Tribune, extrait)

La hausse des taux pourrait peser sur le marché immobilier en zone euro. C’est du moins ce que pressent la Banque centrale européenne (BCE), dans sa revue de stabilité financière. La banque centrale redoute en effet l’éclatement de la bulle immobilière, longtemps alimentée par une politique de taux zéro, si  les taux d’intérêt des crédits immobiliers devaient augmenter plus vite que l’inflation. Ce qui est encore loin d’être le cas.

Les prix de l’immobilier dans la zone euro ont enregistré une forte hausse ces dernières années, une hausse qui s’est d’ailleurs accélérée pendant la crise sanitaire, surtout dans certains pays européens. Selon la BCE, les prix de l’immobilier seraient surévalués de 10 à 15 % en moyenne, une surcote qui pourrait atteindre 60 % dans certains pays. C’est aux Pays-Bas et en Grèce que l’on constate le taux d’endettement immobilier le plus élevé par rapport au PIB.

Or, la banque centrale commence à préparer les esprits de la fin programmée de l’argent gratuit (ou presque). Elle envisage même de remonter ses taux directeurs, actuellement négatifs, dès le mois de juillet, une première depuis dix ans, voire également en septembre. Selon ses calculs, les prix de l’immobilier pourraient baisser de 0,83 à 1,17% à chaque relèvement de dix points de base des taux de crédit immobilier, après prise en compte de l’inflation.

« Une hausse soudaine des taux d’intérêt réels pourrait déclencher une correction des prix de l’immobilier à brève échéance, le niveau actuel bas des taux d’intérêt rendant plus probable un retournement marqué des prix des logements », résume la BCE. Le risque est d’autant plus grand que l’institut monétaire n’exclut pas de « nouvelles corrections sur les marchés financiers » consécutives à la guerre en Ukraine, un ralentissement plus marqué de la croissance mondiale ou la « nécessité d’un ajustement plus rapide qu’attendu de la politique monétaire ».

Mardi 12 avril net hausse avec +190.762 cas en 24h.

 

Mardi 12 avril net hausse avec +190.762 cas en 24h.

On enregistre mardi 12 avril 2022 143.625 morts au total, +159 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.598 (+3) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 115.027 (+156 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,01 le taux d’incidence à 1.407,00 et la tension hospitalière à 32,5 %. Le taux de positivité est à 28,1 %.

La France compte actuellement 24.693 (+488) personnes hospitalisées et 1.644 (+55) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 4.997 (+130) hospitalisées, 397 (+12) en réanimation et +22 décès en 24h
  • Grand Est : 2.255 (+33) hospitalisés, 151 (+5) en réanimation et +19 décès en 24h
  • Hauts de France : 2.330 (+36) hospitalisés, 152 (+11) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.394 (+67) hospitalisés, 141 (+4) en réanimation et +16 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.312 (+9) hospitalisé, 167 (+3) en réanimation et +15 décès en 24h
  • Bretagne: 1.278 (+24) hospitalisés, 56 (-6) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Normandie : 1.712 (+45) hospitalisés, 77 (+5) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.739 (+40) hospitalisés, 124 (+11) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 900 (+12) hospitalisés, 46 (+2) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Occitanie: 2.090 (+40) hospitalisés, , 172 (+4) en réanimation et +16 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 940 (+48) hospitalisés, 58 (-1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 1.109 (+8) hospitalisés, 63 (+3) en réanimation et +12 décès en 24h

Crise alimentaire : Suspendre le soutien aux biocarburants

Crise alimentaire :  Suspendre le soutien aux biocarburants

 

La perte de la production agricole ukrainienne peut être en partie compensée en cessant de soutenir les biocarburants, dont le bénéfice climatique est beaucoup plus faible qu’espéré et qui ne réduisent pas notre dépendance énergétique, estiment, dans une tribune au « Monde », les économistes Christophe Gouel et David Laborde.

 

Tribune.

 

La guerre en Ukraine, par le risque direct qu’elle fait peser sur la production agricole ukrainienne, et ses conséquences sur les marchés de l’énergie et des fertilisants ont conduit à une flambée historique des prix agricoles. Cette situation menace la sécurité alimentaire de nombreux pays pauvres et pousse l’Union européenne (UE) à chercher des solutions pour assurer sa propre souveraineté alimentaire et limiter l’impact de la guerre sur les marchés mondiaux.

Ces solutions tournent toutes autour d’une augmentation de la production, et nous font courir le risque de revenir sur les maigres avancées environnementales en cours dans le secteur. De plus, même si nous parvenions à accroître notre production, cela ne pourrait se faire qu’au mieux à l’automne pour les cultures de printemps, et en admettant que des problèmes d’approvisionnement en engrais ne viennent pas les compromettre. En réalité, l’Europe a les moyens d’agir dès maintenant sur les marchés agricoles : en suspendant ses politiques en faveur des biocarburants produits à partir de matières premières à usage alimentaire.

Les biocarburants sont des substituts aux carburants fossiles produits à partir de produits végétaux (les céréales et plantes riches en sucre – comme la betterave sucrière – pour l’éthanol, qui se substitue à l’essence, et les huiles végétales pour le biodiesel) ou de déchets. Parce que les émissions de CO2 résultant de la combustion des biocarburants sont en partie compensées par le CO2 absorbé par les plantes durant leur croissance, les biocarburants ont été soutenus en Europe depuis 2003 comme un outil de lutte contre le changement climatique.

Cependant, leur contribution à la crise des prix agricoles de 2007-2008 – et, dans une certaine mesure, à celle de 2011 – avait entraîné un revirement de la politique européenne dans ce domaine dès 2013. Malheureusement, les lobbys, la mémoire courte de certains décideurs politiques et quelques années d’abondance sur les marchés agricoles nous ont fait oublier la fragilité du système alimentaire mondial.

En 2020, selon l’OCDE, plus de trente millions de tonnes de produits agricoles étaient converties en biocarburants en Europe – plus encore si l’on compte les biocarburants qui y sont importés. Ce chiffre est important si on le compare à la production ukrainienne en grande culture, qui représente, toujours selon l’OCDE, 100 millions de tonnes en additionnant blé, maïs, autres céréales, betterave, tournesol, soja et colza.

 

Conjoncture : Les défaillances d’entreprises en forte hausse

Conjoncture : Les défaillances d’entreprises en forte hausse

Deux raisons à la forte hausse des défaillances d’entreprises, d’une part le fait que certaine ont bénéficié du ballon d’oxygène financier pendant la crise sanitaire, d’autre part le ralentissement de l’activité en particulier depuis la crise de l’Ukraine.

Contrairement à ce qu’ont affirmé nombre d’experts, la croissance en général et en France en particulier n’est pas sortie  avec une forte dynamique de la crise structurelle de l’activité. Certes la croissance s’est redressée mais ce n’était qu’une compensation de la chute imputable à la Covid. En réalité, la croissance reprend son rythme de croisière, autour de 2 % qui pourraient même être menacés encore davantage en fonction de l’évolution de la guerre en Ukraine.

Maintenues depuis deux ans à un niveau artificiellement bas en raison des dispositifs d’aide mis en place par Bercy (report de charges, PGE, fonds de solidarité…), les défaillances d’entreprises, supérieures à 28.000 en 2021, contre 51.000 en 2019, étaient appelées à remonter. Si la tendance était amorcée dès novembre 2021, le rythme est en revanche plus fort qu’attendu avec une hausse au premier trimestre 2022 de 34,6 % par rapport à la même période en 2021, selon les données du cabinet Altares publiées ce mardi. «Avec 9972 procédures enregistrées du 1er janvier au 31 mars, nous nous rapprochons des seuils de défauts d’avant-crise (10 902 au premier trimestre 2020), et il faut s’en préserver. Le plan de résilience va dans ce sens et c’est tant mieux», souligne Thierry Millon, le directeur des études d’Altares.

COVID France : LES HOSPITALISATIONS EN HAUSSE

COVID France : LES HOSPITALISATIONS EN HAUSSE

De manière mécanique que la hausse enregistrée concernant les contaminations ces dernières semaines se ressent maintenant à l’hôpital.

 

 La France compte actuellement 23.404 (+132) personnes hospitalisées et 1.554 (-18) malades en réanimation. 

 

Si le pic des contaminations semble avoir été passé, les autorités sanitaires appellent à la prudence.

Le nombre de personnes hospitalisées avec un diagnostic de Covid-19 a encore progressé ce vendredi mais le nombre de contaminations recensées en 24 heures baisse, selon les chiffres publiés par les autorités sanitaires.

Les hôpitaux accueillent actuellement 23.404 malades du Covid-19, contre 23.272 la veille et 22.066 une semaine plus tôt. Cette hausse ne se répercute toutefois pas dans les services de réanimation, qui traitent 1554 patients atteints des formes les plus graves de la maladie. Un nombre quasi stable par rapport à celui de jeudi (1572) et à celui de vendredi dernier (1537).

Le nombre de contaminations semble lui régresser. Pharmacies et laboratoires ont comptabilisé 148.768 cas positifs en 24 heures, contre 158.792 la veille. La moyenne quotidienne sur sept jours, qui lisse les à-coups statistiques, s’établit à un peu plus de 133.000, comme la veille. Elle était de 140.512 cas une semaine plus tôt.

SUR LE MÊME SUJET

Le virus du SARS-Cov2 circule encore de façon « soutenue » malgré l’infléchissement de la courbe des contaminations comptabilisées, a observé ce vendredi Santé publique France, ne pouvant pas affirmer « à ce jour » que le pic du rebond épidémique est passé. La maladie a emporté 124 personnes en 24 heures dans les hôpitaux, portant à 143.156 le nombre de morts depuis le début de la pandémie, il y a plus de deux ans.

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