Archive pour le Tag 'tous'

Salaire des professeurs: Un doublement qui provoquerait une hausse de tous les fonctionnaires

 Salaire  des professeurs: Un doublement qui provoquerait une hausse de tous les fonctionnaires

L’économiste Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la multiplication par deux des salaires des personnels en contact avec les élèves, comme le suggère Anne Hidalgo, provoquerait de graves distorsions sur le marché du travail.

 

Tribune.

 

Anne Hidalgo a proposé le 13 septembre de « multiplier par deux au moins le salaire de toutes les personnes en contact avec les élèves ». Certains, comme La France insoumise, chiffrent le coût de la mesure à 60 milliards d’euros, tandis que d’autres, comme Jean-Michel Blanquer, parlent de 150 milliards d’euros. Vaste débat (comment financer ?), mais l’essentiel n’est pas là.

Au-delà du chiffrage de ce coût considérable, et si à peu près tout le monde s’accorde sur la nécessité de revaloriser le salaire dans le monde enseignant, cette mesure entraînerait de multiples distorsions sur le marché du travail que Mme Hidalgo n’a sans doute pas vues et qui dépassent le cadre des enseignants.

Une telle mesure conduirait à revoir toute la grille de rémunération de l’ensemble des fonctionnaires. On ne pourrait pas payer un ou une jeune attaché d’administration, voire un ou une jeune énarque, nettement moins qu’un enseignant débutant. Ou alors, on ne trouverait plus personne à recruter dans la fonction publique en dehors de l’éducation nationale.

Pour pouvoir comparer les salaires à l’échelle mondiale, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) les transcrit dans une valeur commune – le dollar américain – en incluant les primes. En 2019, un enseignant français du premier degré gagne ainsi 31 300 dollars brut par an (25 643 euros), pour plus de 60 000, au même niveau d’ancienneté, en Allemagne, et 33 914 en moyenne dans les pays de l’OCDE. Les enseignants français souffrent à la fois d’une rémunération plus faible et d’une progression plus lente : en milieu de carrière (après quinze ans d’expérience), un enseignant français gagne 38 173 dollars brut par an, pour 48 801 dollars de salaire moyen dans l’OCDE.

Du côté des personnels non enseignants, un personnel de cantine et d’entretien pourrait-il sérieusement gagner deux fois plus que son équivalent dans le secteur privé ? Et quid des personnels d’entreprises extérieures qui interviennent pour le nettoyage des collèges, des lycées ou des universités ?

Un jeune ingénieur ou une jeune ingénieure pourraient-ils gagner nettement moins qu’un professeur ou une professeure des écoles débutants ?

De plus, au-delà de l’école, du collège et du lycée, la mesure devrait évidemment être étendue à l’université. Il serait difficile d’envisager qu’un jeune maître de conférences, nécessairement titulaire d’un doctorat, bac + 8, gagne deux fois moins qu’un professeur des écoles débutant.

Enfin, une telle mesure amènerait un enseignant débutant à gagner autant que des cadres confirmés. Il s’ensuivrait une telle distorsion dans le monde du travail que les salaires du secteur privé eux-mêmes ne pourraient qu’augmenter, entraînant l’ensemble de la masse salariale des entreprises brutalement vers le haut, ce qui ne pourrait que nuire à la compétitivité. Un jeune ingénieur ou une jeune ingénieure pourraient-ils gagner nettement moins qu’un professeur ou une professeure des écoles débutants ?

Malgré son aspect nécessaire, cette mesure de revalorisation des rémunérations dans l’enseignement ne tient pas suffisamment compte de la réalité du marché du travail, de sa porosité même partielle entre public et privé, et entre professions.

Le doublement du salaire des professeurs provoquerait une hausse de tous les fonctionnaires

Le doublement du salaire  des professeurs provoquerait une hausse de tous les fonctionnaires

L’économiste Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la multiplication par deux des salaires des personnels en contact avec les élèves, comme le suggère Anne Hidalgo, provoquerait de graves distorsions sur le marché du travail.

 

Tribune.

 

Anne Hidalgo a proposé le 13 septembre de « multiplier par deux au moins le salaire de toutes les personnes en contact avec les élèves ». Certains, comme La France insoumise, chiffrent le coût de la mesure à 60 milliards d’euros, tandis que d’autres, comme Jean-Michel Blanquer, parlent de 150 milliards d’euros. Vaste débat (comment financer ?), mais l’essentiel n’est pas là.

Au-delà du chiffrage de ce coût considérable, et si à peu près tout le monde s’accorde sur la nécessité de revaloriser le salaire dans le monde enseignant, cette mesure entraînerait de multiples distorsions sur le marché du travail que Mme Hidalgo n’a sans doute pas vues et qui dépassent le cadre des enseignants.

Une telle mesure conduirait à revoir toute la grille de rémunération de l’ensemble des fonctionnaires. On ne pourrait pas payer un ou une jeune attaché d’administration, voire un ou une jeune énarque, nettement moins qu’un enseignant débutant. Ou alors, on ne trouverait plus personne à recruter dans la fonction publique en dehors de l’éducation nationale.

Pour pouvoir comparer les salaires à l’échelle mondiale, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) les transcrit dans une valeur commune – le dollar américain – en incluant les primes. En 2019, un enseignant français du premier degré gagne ainsi 31 300 dollars brut par an (25 643 euros), pour plus de 60 000, au même niveau d’ancienneté, en Allemagne, et 33 914 en moyenne dans les pays de l’OCDE. Les enseignants français souffrent à la fois d’une rémunération plus faible et d’une progression plus lente : en milieu de carrière (après quinze ans d’expérience), un enseignant français gagne 38 173 dollars brut par an, pour 48 801 dollars de salaire moyen dans l’OCDE.

Du côté des personnels non enseignants, un personnel de cantine et d’entretien pourrait-il sérieusement gagner deux fois plus que son équivalent dans le secteur privé ? Et quid des personnels d’entreprises extérieures qui interviennent pour le nettoyage des collèges, des lycées ou des universités ?

Un jeune ingénieur ou une jeune ingénieure pourraient-ils gagner nettement moins qu’un professeur ou une professeure des écoles débutants ?

De plus, au-delà de l’école, du collège et du lycée, la mesure devrait évidemment être étendue à l’université. Il serait difficile d’envisager qu’un jeune maître de conférences, nécessairement titulaire d’un doctorat, bac + 8, gagne deux fois moins qu’un professeur des écoles débutant.

Enfin, une telle mesure amènerait un enseignant débutant à gagner autant que des cadres confirmés. Il s’ensuivrait une telle distorsion dans le monde du travail que les salaires du secteur privé eux-mêmes ne pourraient qu’augmenter, entraînant l’ensemble de la masse salariale des entreprises brutalement vers le haut, ce qui ne pourrait que nuire à la compétitivité. Un jeune ingénieur ou une jeune ingénieure pourraient-ils gagner nettement moins qu’un professeur ou une professeure des écoles débutants ?

Malgré son aspect nécessaire, cette mesure de revalorisation des rémunérations dans l’enseignement ne tient pas suffisamment compte de la réalité du marché du travail, de sa porosité même partielle entre public et privé, et entre professions.

Présidentielle 2022 : « offrir un avenir à tous nos enfants » (Hidalgo)

Présidentielle 2022 : « offrir un avenir à tous nos enfants » (Hidalgo)

 

Un slogan qui ne mange pas de pain, celui d’Anne Hidalgo déclarant sa candidature « offrir un avenir à tous nos enfants » et « bâtir une France plus juste »

Un slogan qui se veut très rassembleur puisqu’il pourrait être repris par chacun des candidats tellement il manque de fond. Un slogan sans doute plus adapté pour faire la promotion des yaourts ou d’une marque de lessive que pour constituer une orientation politique.

Créditée actuellement de 7 à 9% des voix selon les sondages, la maire de Paris rejoint une longue liste de candidats à gauche. Outre Jean-Luc Mélenchon, le patron de la France insoumise, sont aussi déclarés Arnaud Montebourg et Fabien Roussel, le chef du Parti communiste. Il faudra aussi compter avec le gagnant de la primaire écologiste, dont le premier tour est organisé à la fin de la semaine.

Covid: la troisième dose pour tous ? ( Fischer)

Covid: la troisième dose pour tous ? ( Fischer)

« Pour les personnes plus jeunes et en bonne santé, est-ce qu’un tel rappel sera nécessaire? On verra », répond ce lundi sur BFM  le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, « mais on attend justement des informations qui vont arriver continuellement dans de nombreux pays sur la durée de protection ».

La durée totale de protection que confèrent les sérums est sans doute la grande inconnue, même si de récentes études avancent une efficacité stable pendant six à huit mois.

La Haute autorité pour la santé a récemment souhaité un rappel d’un vaccin à ARN messager « pour les personnes de 65 ans et plus, ainsi que pour les personnes présentant des comorbidités qui augmentent le risque de formes graves de Covid-19″.

 

Tous les Afghans sont menacés

Tous les Afghans sont menacés

 

Le statut « prima facie », qui permet aux réfugiés de bénéficier d’une protection internationale avant un examen individuel, doit être accordé de manière collective sans attente pour tous les Afghans menacés de mort, expliquent les chercheurs Nassim Majidi et Hervé Nicolle dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune. 

 

Avec le départ des forces américaines va s’amplifier la traque, porte à porte, pour tous ceux qui figurent sur les listes des talibans. Ces listes se créent depuis des semaines. Elles incluent toutes celles et ceux qu’animait le désir du dialogue, après quarante ans de guerre. Ils y ont cru et ils y croiront toujours.

Et pour l’avoir exprimé haut et fort, en tant qu’artistes par leur musique, en tant que professeurs et chercheurs par leurs travaux, en tant que journalistes, étudiants, représentantes de la société civile, citoyens se rendant aux urnes, ces femmes et ces hommes sont aujourd’hui des cibles listées. Déjà, de nouvelles listes élargissent le spectre à l’ethnie, au genre, à l’identité confessionnelle.

Symétriquement, des listes ont été créées à l’aéroport de Kaboul. Plus de 10 000 Afghans entourent l’aéroport, pour certains munis d’une lettre de recommandation, d’un laissez-passer, prêts à tout pour intégrer les listes et les sous-listes des ambassades, des agences des Nations unies, des ONG, des médias, des compagnies privées, qui leur permettront peut-être, encore pendant quelques jours, de passer les deux cordons de sécurité talibans.

Chaque pays a sa liste et sa contre-liste, et les transactions s’enchaînent. Chacun a « ses » afghans. Mais que deviennent « les » Afghans, qui ont des droits en tant que groupe objectivement menacé par le nouveau régime en place ? Que devient le droit au cœur du chaos ?

Présents depuis quatorze ans en Afghanistan en tant que chercheurs, nous pouvons témoigner du fait qu’une très large majorité d’Afghanes et Afghans – en particulier parmi les nouvelles générations – croient en l’égalité entre hommes et femmes, en la liberté d’expression, aux acquis de la démocratisation, au dialogue entre ethnies rivales, et ne veulent pas des talibans au pouvoir.

Les vingt dernières années ont laissé entrevoir une possibilité de vie autre à une nouvelle génération de jeunes Afghanes et Afghans : 70 % de la population a aujourd’hui moins de 30 ans, pour un âge médian de 18 ans. Filles et fils d’un peuple qui s’est construit dans la mobilité et le déplacement forcé, en raison de guerres importées et de conflits nationaux, régionaux, tous les Afghans sont aujourd’hui virtuellement condamnés à l’immobilité et à la réclusion.

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

 

Environ la moitié des chômeurs officiellement recensés sont privés de travail depuis plus d’un an. Le pouvoir envisage donc vaste plan de réinsertion par la formation de cette catégorie. Reste à savoir si ces formations seront réellement qualifiantes et si certains des intéressés ont réellement l’envie de se réinsérer.

 

Sur les 5,67 millions de demandeurs d’emploi répertoriés dans les trois principales catégories (A, B et C) de l’opérateur, 2,84 millions n’ont ainsi pas été en activité ces douze derniers mois, soit une hausse de 267.000 depuis le début de la crise, en mars 2020.  

Par ailleurs, l’expérimentation Territoires zéro chômeur sera élargie. Le dispositif vise à fournir un emploi à toutes les personnes sans travail depuis plus d’un an recensées sur un territoire donné. L’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée a été lancée en 2016. Elle sera étendue de 10 à 60 zones.

 

Tous les Chinois ont été mentalement aliénés le Parti communiste

  Tous les Chinois ont été mentalement aliénés le Parti communiste 

 

L’écrivain chinois, Ma Jian,  en exil dénonce, dans une tribune au « Monde », la décrépitude des valeurs morales de son pays natal. Celles-ci, dit-il, sont mises à mal par la volonté de puissance et de contrôle total de la population par le PCC et son leader, Xi Jinping. ( Tribune dans Le Monde, extrait)

 

 

 

Tribune. 

Il y a quelques années, alors que je me trouvais à Taïwan pour participer à un festival littéraire, j’allai à un marché de nuit en quête de tangyuan – ces boulettes de riz gluant qui se mangent traditionnellement au dernier jour des festivités du Nouvel An chinois. J’avais récemment dû m’exiler de Chine continentale, et j’espérais que ces tangyuan étancheraient ma soif de revoir mon pays.

Au terme de longues recherches, je trouvai un petit stand de raviolis chinois et demandai à la vieille tenancière si elle avait des tangyuan. Elle me répondit qu’elle les avait tous vendus, mais que si j’achetais un sac de tangyuan surgelés au supermarché qui se trouvait de l’autre côté de la rue, elle pouvait me les faire cuire sur son réchaud. C’est ce que je fis. Elle me les servit dans un grand bol, me tendit une cuillère et m’invita à m’asseoir à l’une des tables bancales. Puis elle refusa catégoriquement que je la paye. En savourant ces boulettes de riz translucides et bouillantes, farcies de pâte de sésame noir sucré, je me suis senti près de chez moi, bien plus que depuis des années.

 

Ce n’étaient pas les boulettes de riz en soi, ni les souvenirs qu’elles évoquaient, qui me donnaient cette impression. C’était la gentillesse de cette vieille femme qui ne me connaissait pas. Cette bonté m’a frappé comme étant toute chinoise. Elle était empreinte de ce que nous appelons le renqing : cette émotion, ce sentiment qui pousse une personne à faire une faveur à une autre, simplement parce qu’elle le peut, sans en attendre aucune récompense.

De tels sentiments unifiaient la société chinoise traditionnelle. Ils s’enracinent dans les valeurs confucéennes de bienveillance, de droiture et de bienséance. Et en leur cœur se trouve l’idée que, pour mener une bonne vie, il faut traiter les autres avec compassion ; que tout être humain est potentiellement bon, mérite le respect et la dignité. Près de cinq siècles avant la naissance du Christ, Confucius définit sa règle d’or : « Quand tu sors de chez toi, traite chaque inconnu comme si tu recevais un invité d’honneur. Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse. »

VACCINATION OBLIGATOIRE POUR TOUS ( Bayrou)

VACCINATION OBLIGATOIRE POUR TOUS ( Bayrou)

 

Interrogé sur BFM, Bayrou juste avant l’intervention du président de la république marque son territoire politique en tout cas sur le plan sanitaire en réitérant que la vaccination doit devenir obligatoire pour tous. Justement un terrain sur lequel le président de la république ne va pas s’engager !.

 

« Ma position à moi, c’est qu’il n’y a pas d’autre issue dans cette situation épidémique que la vaccination obligatoire, pour tout le monde », estime le Haut-commissaire au plan. « On présente ça comme si c’était attentoire aux libertés, alors que chacun des bébés qui né en France reçoit onze vaccinations. Vous voyez bien qu’il n’y a aucun effet négatif ou secondaire. »

« Le jour où vous aurez des enfants qui mourront du virus, ce jour-là, la société explosera. Parce que seront mis en accusation tous ceux qui n’ont pas pris les décisions nécessaires ». a-t-il expliqué, en soulignant que la vaccination était la meilleure solution pour « retourner à une vie normale. »

Santé-Hôpital : pour la démocratie à tous les étages …et la gestion ?

Hôpital : pour  la démocratie à tous les étages …et la gestion ?

 

 

Comme la gauche bien pensante, la sociologue Dominique Méda invite Dans le Monde à se libérer des contraintes quantitatives en les remplaçant par la démocratie. Pas sûr que la gestion y trouve son compte. En effet si certains services sont particulièrement tendus d’autres en revanche mériteraient un sérieux audit. Ce qui manque à l’hôpital c’est surtout la cohérence de gestion. Les hôpitaux qui ont fait d’extraordinaires progrès scientifiques demeurent cependant aujourd’hui des sortes d’usines ingérables précisément du fait de l’autonomie des services

Chronique.

 

Jeudi 3 juin, l’association Notre hôpital, c’est vous a donné le coup d’envoi d’un projet de référendum d’initiative partagée (RIP) sur l’hôpital public. Si 185 parlementaires et 4,7 millions de nos concitoyens soutiennent celui-ci, une proposition de loi « garantissant l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire » serait soumise au vote des Français.

 

Son idée maîtresse est que « le fonctionnement des hôpitaux doit prioritairement être tourné vers la réponse aux besoins en santé ». La formulation est surprenante. N’est-il pas évident que l’hôpital est une institution entièrement organisée pour apporter une réponse adaptée aux besoins de santé de la population ? N’est-ce pas d’ailleurs l’objet des discussions qui ont lieu chaque année depuis 1996 au Parlement, lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le PLFSS ? Et l’Objectif national des dépenses d’assurance-maladie, l’Ondam – le total des sommes consacrées à la prise en charge collective des dépenses de santé, fixé au terme de ces débats –, n’est-il pas censé être le résultat d’une discussion bien informée ? N’est-ce pas au terme de celle-ci que les moyens nécessaires sont affectés aux différents volets de la politique de santé française ?

Alors que les hospitaliers se plaignent depuis plusieurs années de la crise qui affecte l’hôpital et maltraite soignants et patients, plusieurs publications confirment qu’il n’en est rien. Issues tant du monde de la recherche que de hauts fonctionnaires, pourtant d’habitude réticents à s’exprimer, elles dévoilent les logiques à l’œuvre depuis deux décennies.

Dans un article publié par Les Tribunes de la santé juste avant l’irruption de la crise sanitaire, Pierre-Louis Bras, ancien directeur de la Sécurité sociale et membre de l’inspection générale des affaires sociales, décortique le processus qui a conduit au malaise des soignants et au risque de submersion de l’hôpital. Il ouvre la boîte noire de la fabrique de ce chiffre fétiche. « L’Ondam constitue un élément majeur de la régulation des finances publiques, plus que le résultat d’une délibération sur la politique de santé. La démarche est fondamentalement descendante, la politique des finances publiques (objectif visé pour le niveau du déficit public, objectif visé pour le niveau des prélèvements obligatoires…) dicte le niveau de l’Ondam et les hôpitaux publics doivent s’y adapter », écrit-il.

Fixée hors d’une réelle prise en considération des besoins de santé et de l’activité des hôpitaux, imposée à ces derniers, mais aussi à la majorité parlementaire, systématiquement trop faible pour couvrir l’augmentation de l’activité, l’évolution de l’Ondam s’est traduite depuis des années par un rationnement du nombre de lits, des effectifs et des salaires et par un fort accroissement de la productivité des soignants dont l’aggravation des conditions de travail est parfaitement visible dans les enquêtes… et dans la rue.

Elections régionales : « Dimanche, tous aux urnes! » : Un appel idiot aux jeunes !

Elections régionales : « Dimanche, tous aux urnes! » : Un appel idiot aux jeunes   !

 

Des médias relayent un appel à la mobilisation des jeunes  pour les sélections locales. Un appel inutile, au surplus idiot. D’abord tous les sondages montrent que l’abstention sera au moins aussi importante au second tour qu’au premier en raison du climat politique général tout autant en raison de l’inutilité de ces structures locales qui font double emploi avec les autres.

Surtout cet appel ne traite surtout que de la forme. Il se réfère essentiellement à l’obligation citoyenne en oubliant de traiter les facteurs explicatifs fondamentaux de la distanciation du peuple et de ses représentants politiques.Et l’utilisation de la vieille dialectique usée des boutiques politiques.

On comprend que la diversité de ceux qui appellent les jeunes à se rendre aux urnes ait contraint à gommer les différences d’appréciation au point de ne rien traiter de la crise démocratique sur le fond. Cet appel aurait sans doute été réellement intéressant et historique s’il avait proposé la mise en débat des conditions de pratique de la démocratie, notamment de sa représentativité, de son efficacité et de sa légitimité. Un appel qui aurait été utile s’il avait aussi dénoncé cette caste de clercs du système qui se partage mandat et rémunération. Autour de 2 à 3000 € pour des élus départementaux complètement incompétents et qui pour la plupart se contentent de participer à des réunions dirigés par les technos. Sans parler évidemment des rémunérations accessoires dans différentes institutions et organisations.

 

Département de moins de 250 000 habitants : 1 555,76 € bruts par mois et 1 858,67 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de 250 000 à 500 000 habitants : 1 944,70 € bruts par mois et 2 139,17 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de 500 000 à 1 million d’habitants : 2 333,64 € bruts par mois et 2 567 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de 1 à 1,25 million d’habitants : 2 528,11 € bruts par mois et 2 780,92 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de plus de 1,25 million d’habitants : 2 722,58 € bruts par mois et 2 994,84 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

 

  •  

Le même phénomène qu’on rencontre d’ailleurs au plan des communes et des intercommunalités( exemple 20 vice-présidents pour la communauté de Saumur Val de Loire, 100 000 rémunérés chacun 3000 € !).

 

Tout est à remettre en cause les conditions d’émergence des candidats, leur mode d’élection, la nature des soutiens, le financement des campagnes sans parler du problèmes fondamentaux de la compétence de la gestion démocratique

 

Bref un appel qui aurait pu être utile s’il avait été centré sur le cœur de la problématique.

 

 

La tribune :

 

« Dimanche, le ciel nous est tombé sur la tête : 82% des électeurs de moins de 35 ans se sont abstenus, et même 84% des moins de 24 ans. Un record sous la Cinquième République, une déflagration démocratique totale, un cinglant aveu d’échec pour nos représentants.

Derrière ces chiffres sidérants et dramatiques, des explications et réalités multiples évidemment, mais au moins un constat, implacable : l’abstention, grande gagnante de cette élection, est plus que jamais le premier parti de France. Le phénomène abstentionniste n’est pas nouveau et ne cesse de grandir, élection après élection, depuis les années 1980. En 1986, au premier tour des élections régionales, l’abstention n’était que de 21,8%. Son accélération soudaine et historique dimanche doit nous interroger de toute urgence sur l’état de santé de notre démocratie électorale.

Comment expliquer, en effet, une telle érosion du vote, en particulier auprès des plus jeunes? Sans doute en grande partie par une évolution profonde des comportements électoraux de notre génération. Les jeunes s’expriment désormais à travers d’autres outils et canaux qu’ils estiment plus efficaces pour faire avancer la société. Ils s’engagent dans la rue, au sein des associations, ou encore pour des causes ponctuelles sur les réseaux sociaux, plutôt qu’en déposant un bulletin dans l’urne. Face à l’incapacité de la classe politique à rétablir un lien de confiance avec les citoyens, le vote n’apparaît plus comme un vecteur de changement puissant.

« A quoi bon voter, si rien ne change? ». Derrière ce renoncement, ce sont les fondements mêmes de la démocratie qui s’en trouvent désormais ébranlés. Aucune démocratie ne peut survivre durablement sans et contre ses électeurs. Or, quelle légitimité à long-terme pour des élus seulement plébiscités, en réalité, par une infime minorité des Français, et rejetés ou ignorés par tous les autres? Face à ce péril démocratique, nous avons décidé d’engager une initiative historique. Nous lançons un grand appel au vote transpartisan, d’une ampleur inédite.

Militants associatifs, syndicaux ou politiques, nous sommes plus de mille jeunes citoyens engagés de moins de 30 ans, aux quatre coins du pays, à faire le choix du rassemblement derrière une bannière commune, celle de la lutte contre l’abstention. Par delà nos engagements, nos parcours, nos idées, nos étiquettes partisanes, nous sommes animés par la même volonté d’agir. Par cette union symbolique, nous voulons provoquer un électrochoc : si l’abstention a remporté une bataille, il est encore temps de lui donner tort!

Nous voulons adresser un message simple à la jeunesse : dimanche, votez. Ne laissez personne d’autre décider, à votre place, de votre avenir. Reprenez le chemin des urnes pour faire entendre votre voix et défendre votre vision du monde. L’abstention est une tentation séduisante lorsque la classe politique donne le sentiment d’être hors-sol, déconnectée de nos réalités et aveugle aux aspirations de la jeunesse. Confrontés à une perte de repères et de perspectives d’avenir, et pour certains à une détresse financière et psychologique de plus en plus insoutenable, de nombreux jeunes ne se sentent plus concernés par l’offre politique qui leur est proposée. Mais s’abstenir, pourtant, n’est jamais la solution. Seulement une chimère qui ne fait qu’aggraver toujours davantage les maux de notre démocratie malade.

Les élections départementales et régionales ne sont certes pas les plus spectaculaires ou médiatiques, mais elles n’en demeurent pas moins primordiales et incontournables. Action sociale, transports, lycées, culture, tourisme, sport, développement économique, environnement, formation professionnelle : les départements et les régions jouent un rôle actif et décisif au cœur de nos vies quotidiennes. Alors, dimanche, faisons le pari du sursaut citoyen. En retournant aux urnes, nous pouvons saisir une opportunité immense : celle de déjouer les pronostics et les sondages fatalistes, de faire mentir ceux qui se satisfont d’une jeunesse mise de côté, de raviver, enfin, l’espoir d’une démocratie plus saine, au sein de laquelle chacun pourra faire entendre sa voix et porter ses convictions en harmonie.

Dimanche, nous avons la possibilité de faire reculer cet adversaire sans visage, et pourtant omniprésent, qu’est l’abstention. Ne laissons pas passer notre chance. Faisons, tous ensemble, le choix du vote. »

Jeunes: « Dimanche, tous aux urnes! » : Un appel idiot !

Jeunes: « Dimanche, tous aux urnes! » : Un appel idiot !

 

Des médias relayent un appel à la mobilisation des jeunes  pour les sélections locales. Un appel inutile, au surplus idiot. D’abord tous les sondages montrent que l’abstention sera au moins aussi importante au second tour qu’au premier en raison du climat politique général tout autant en raison de l’inutilité de ces structures locales qui font double emploi avec les autres.

Surtout cet appel ne traite surtout que de la forme. Il se réfère essentiellement à l’obligation citoyenne en oubliant de traiter les facteurs explicatifs fondamentaux de la distanciation du peuple et de ses représentants politiques.

On comprend que la diversité de ceux qui appellent les jeunes à se rendre aux urnes ait contraint à gommer les différences d’appréciation au point de ne rien traiter de la crise démocratique sur le fond. Cet appel aurait sans doute été réellement intéressant et historique s’il avait proposé la mise en débat des conditions de pratique de la démocratie, notamment de sa représentativité, de son efficacité et de sa légitimité. Un appel qui aurait été utile s’il avait aussi dénoncé cette caste de clercs du système qui se partage mandat et rémunération. Autour de 2 à 3000 € pour des élus départementaux complètement incompétents et qui pour la plupart se contentent de participer à des réunions dirigés par les technos. Sans parler évidemment des rémunérations accessoires dans différentes institutions et organisations.

 

Département de moins de 250 000 habitants : 1 555,76 € bruts par mois et 1 858,67 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de 250 000 à 500 000 habitants : 1 944,70 € bruts par mois et 2 139,17 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de 500 000 à 1 million d’habitants : 2 333,64 € bruts par mois et 2 567 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de 1 à 1,25 million d’habitants : 2 528,11 € bruts par mois et 2 780,92 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de plus de 1,25 million d’habitants : 2 722,58 € bruts par mois et 2 994,84 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

 

  •  

Le même phénomène qu’on rencontre d’ailleurs au plan des communes et des intercommunalités( exemple 20 vice-présidents pour la communauté de Saumur Val de Loire, 100 000 rémunérés chacun 3000 € !).

 

Tout est à remettre en cause les conditions d’émergence des candidats, leur mode d’élection, la nature des soutiens, le financement des campagnes sans parler du problèmes fondamentaux de la compétence de la gestion démocratique

 

Bref un appel qui aurait pu être utile s’il avait été centré sur le cœur de la problématique.

 

 

La tribune :

 

« Dimanche, le ciel nous est tombé sur la tête : 82% des électeurs de moins de 35 ans se sont abstenus, et même 84% des moins de 24 ans. Un record sous la Cinquième République, une déflagration démocratique totale, un cinglant aveu d’échec pour nos représentants.

Derrière ces chiffres sidérants et dramatiques, des explications et réalités multiples évidemment, mais au moins un constat, implacable : l’abstention, grande gagnante de cette élection, est plus que jamais le premier parti de France. Le phénomène abstentionniste n’est pas nouveau et ne cesse de grandir, élection après élection, depuis les années 1980. En 1986, au premier tour des élections régionales, l’abstention n’était que de 21,8%. Son accélération soudaine et historique dimanche doit nous interroger de toute urgence sur l’état de santé de notre démocratie électorale.

Comment expliquer, en effet, une telle érosion du vote, en particulier auprès des plus jeunes? Sans doute en grande partie par une évolution profonde des comportements électoraux de notre génération. Les jeunes s’expriment désormais à travers d’autres outils et canaux qu’ils estiment plus efficaces pour faire avancer la société. Ils s’engagent dans la rue, au sein des associations, ou encore pour des causes ponctuelles sur les réseaux sociaux, plutôt qu’en déposant un bulletin dans l’urne. Face à l’incapacité de la classe politique à rétablir un lien de confiance avec les citoyens, le vote n’apparaît plus comme un vecteur de changement puissant.

« A quoi bon voter, si rien ne change? ». Derrière ce renoncement, ce sont les fondements mêmes de la démocratie qui s’en trouvent désormais ébranlés. Aucune démocratie ne peut survivre durablement sans et contre ses électeurs. Or, quelle légitimité à long-terme pour des élus seulement plébiscités, en réalité, par une infime minorité des Français, et rejetés ou ignorés par tous les autres? Face à ce péril démocratique, nous avons décidé d’engager une initiative historique. Nous lançons un grand appel au vote transpartisan, d’une ampleur inédite.

Militants associatifs, syndicaux ou politiques, nous sommes plus de mille jeunes citoyens engagés de moins de 30 ans, aux quatre coins du pays, à faire le choix du rassemblement derrière une bannière commune, celle de la lutte contre l’abstention. Par delà nos engagements, nos parcours, nos idées, nos étiquettes partisanes, nous sommes animés par la même volonté d’agir. Par cette union symbolique, nous voulons provoquer un électrochoc : si l’abstention a remporté une bataille, il est encore temps de lui donner tort!

Nous voulons adresser un message simple à la jeunesse : dimanche, votez. Ne laissez personne d’autre décider, à votre place, de votre avenir. Reprenez le chemin des urnes pour faire entendre votre voix et défendre votre vision du monde. L’abstention est une tentation séduisante lorsque la classe politique donne le sentiment d’être hors-sol, déconnectée de nos réalités et aveugle aux aspirations de la jeunesse. Confrontés à une perte de repères et de perspectives d’avenir, et pour certains à une détresse financière et psychologique de plus en plus insoutenable, de nombreux jeunes ne se sentent plus concernés par l’offre politique qui leur est proposée. Mais s’abstenir, pourtant, n’est jamais la solution. Seulement une chimère qui ne fait qu’aggraver toujours davantage les maux de notre démocratie malade.

Les élections départementales et régionales ne sont certes pas les plus spectaculaires ou médiatiques, mais elles n’en demeurent pas moins primordiales et incontournables. Action sociale, transports, lycées, culture, tourisme, sport, développement économique, environnement, formation professionnelle : les départements et les régions jouent un rôle actif et décisif au cœur de nos vies quotidiennes. Alors, dimanche, faisons le pari du sursaut citoyen. En retournant aux urnes, nous pouvons saisir une opportunité immense : celle de déjouer les pronostics et les sondages fatalistes, de faire mentir ceux qui se satisfont d’une jeunesse mise de côté, de raviver, enfin, l’espoir d’une démocratie plus saine, au sein de laquelle chacun pourra faire entendre sa voix et porter ses convictions en harmonie.

Dimanche, nous avons la possibilité de faire reculer cet adversaire sans visage, et pourtant omniprésent, qu’est l’abstention. Ne laissons pas passer notre chance. Faisons, tous ensemble, le choix du vote. »

Hôpital : pour la démocratie à tous les étages …et la gestion ?

Hôpital : pour  la démocratie à tous les étages …et la gestion ?

 

 

Comme la gauche bien pensante, la sociologue Dominique Méda invite Dans le Monde à se libérer des contraintes quantitatives en les remplaçant par la démocratie. Pas sûr que la gestion y trouve son compte. En effet si certains services sont particulièrement tendus d’autres en revanche mériteraient un sérieux audit. Ce qui manque à l’hôpital c’est surtout la cohérence de gestion. Les hôpitaux qui ont fait d’extraordinaires progrès scientifiques demeurent cependant aujourd’hui des sortes d’usines ingérables précisément du fait de l’autonomie des services

Chronique.

 

Jeudi 3 juin, l’association Notre hôpital, c’est vous a donné le coup d’envoi d’un projet de référendum d’initiative partagée (RIP) sur l’hôpital public. Si 185 parlementaires et 4,7 millions de nos concitoyens soutiennent celui-ci, une proposition de loi « garantissant l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire » serait soumise au vote des Français.


Son idée maîtresse est que « le fonctionnement des hôpitaux doit prioritairement être tourné vers la réponse aux besoins en santé ». La formulation est surprenante. N’est-il pas évident que l’hôpital est une institution entièrement organisée pour apporter une réponse adaptée aux besoins de santé de la population ? N’est-ce pas d’ailleurs l’objet des discussions qui ont lieu chaque année depuis 1996 au Parlement, lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le PLFSS ? Et l’Objectif national des dépenses d’assurance-maladie, l’Ondam – le total des sommes consacrées à la prise en charge collective des dépenses de santé, fixé au terme de ces débats –, n’est-il pas censé être le résultat d’une discussion bien informée ? N’est-ce pas au terme de celle-ci que les moyens nécessaires sont affectés aux différents volets de la politique de santé française ?

Alors que les hospitaliers se plaignent depuis plusieurs années de la crise qui affecte l’hôpital et maltraite soignants et patients, plusieurs publications confirment qu’il n’en est rien. Issues tant du monde de la recherche que de hauts fonctionnaires, pourtant d’habitude réticents à s’exprimer, elles dévoilent les logiques à l’œuvre depuis deux décennies.

Dans un article publié par Les Tribunes de la santé juste avant l’irruption de la crise sanitaire, Pierre-Louis Bras, ancien directeur de la Sécurité sociale et membre de l’inspection générale des affaires sociales, décortique le processus qui a conduit au malaise des soignants et au risque de submersion de l’hôpital. Il ouvre la boîte noire de la fabrique de ce chiffre fétiche. « L’Ondam constitue un élément majeur de la régulation des finances publiques, plus que le résultat d’une délibération sur la politique de santé. La démarche est fondamentalement descendante, la politique des finances publiques (objectif visé pour le niveau du déficit public, objectif visé pour le niveau des prélèvements obligatoires…) dicte le niveau de l’Ondam et les hôpitaux publics doivent s’y adapter », écrit-il.

Fixée hors d’une réelle prise en considération des besoins de santé et de l’activité des hôpitaux, imposée à ces derniers, mais aussi à la majorité parlementaire, systématiquement trop faible pour couvrir l’augmentation de l’activité, l’évolution de l’Ondam s’est traduite depuis des années par un rationnement du nombre de lits, des effectifs et des salaires et par un fort accroissement de la productivité des soignants dont l’aggravation des conditions de travail est parfaitement visible dans les enquêtes… et dans la rue.

Un emploi et un salaire pour tous ?

Un emploi et un salaire pour tous ?

Fournir à tous les citoyens qui le souhaitent un travail rémunéré permettant de vivre décemment, tel est le fil rouge de l’ouvrage de Pavlina R. Tcherneva « La Garantie d’emploi ». Ce livre illustre les avantages de la garantie d’emploi et expose un plan pour permettre son application.

 

Le livre.(Analyse du Monde)

 

La pandémie a révélé le ridicule d’un grand nombre de débats que nous avions hier. Faire passer le salaire minimum à 15 dollars (12,35 euros) de l’heure aux Etats-Unis, disait-on, risquait de coûter des millions d’emplois. Aujourd’hui, il est évident que les travailleurs dont nous avons un besoin vital sont aussi ceux auxquels nous ne pouvons pas garantir un salaire décent : le personnel des commerces et des entrepôts, celui chargé de l’expédition des colis et des livraisons, le personnel assurant le ramassage des ordures et le nettoyage…

Hier, la plupart des candidats à l’élection présidentielle américaine rejetaient l’idée qu’il appartient à l’Etat de fournir des soins de santé universels. Aujourd’hui, nous voyons que non seulement l’Etat en est capable, mais qu’il en a le devoir.


Hier, les économistes admettaient de mauvaise grâce qu’en dépit d’un taux de chômage historiquement bas, l’économie des Etats-Unis n’était en aucun cas proche du plein-emploi et que des millions de personnes étaient toujours en quête d’un bon emploi.

Aujourd’hui que le chômage atteint des taux à deux chiffres, nous sommes confrontés à la tâche immense de revenir à un faible niveau de chômage.

Pourquoi ne pas concevoir un système qui garantirait des possibilités d’emploi à toute personne désireuse de travailler, quelles que soient son expérience, sa formation, sa situation personnelle ? A quoi pourrait ressembler une économie de ce type ? s’interroge Pavlina Tcherneva dans son essai La Garantie d’emploi (La Découverte).

De son mode de propagation à sa virulence, en passant par l’énorme coût social qu’il fait peser sur les individus, la collectivité et l’économie, « le chômage agit, à bien des égards, comme une épidémie silencieuse », souligne l’économiste, membre du Levy Institute. Comme le disait William Vickrey, ancien lauréat du prix Nobel d’économie, le chômage est « au mieux l’équivalent du vandalisme » et fait s’abattre sur les familles et sur tout le tissu social un malheur et une misère inconcevables.

 

Et pourtant, l’idée que le chômage involontaire est un événement malheureux mais inévitable, et qu’un certain niveau de chômage est nécessaire au bon fonctionnement de l’économie, demeure un des grands mythes de notre temps. L’ouvrage déconstruit ce mythe, et défend la cause de la garantie d’emploi : fournir à tous les citoyens qui le souhaitent un travail rémunéré permettant de vivre décemment.

Sondage Régionales en Paca : le RN Mariani gagnant dans tous les cas

Sondage Régionales en Paca : le RN Mariani gagnant dans tous les cas

Selon la dernière enquête Ifop-Fiducial pour Le Figaro et LCI le candidat du Rassemblement national (RN), Thierry Mariani, donné en tête au premier tour (41 % des intentions de vote), vaincrait au second le président (Les Républicains, LR) sortant, Renaud Muselier.

Dans tous les cas de figure, y compris si la gauche s’effaçait entre les deux tours pour tenter de lui faire barrage. Le RN gagnerait alors d’un cheveu, avec 51 % contre 49 % – des niveaux dans la marge d’erreur du sondage. L’incertitude reste totale face à ce duel à enjeu national.

 «Thierry Mariani a pris 10 points»: Valérie Boyer dénonce l’imbroglio en Paca qui a profité au Rassemblement national

« Thierry Mariani bouleverse toute la sociologie traditionnelle du vote RN », note le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi. Une forte proportion de seniors (38 % au premier tour), mais aussi de cadres et professions intellectuelles supérieures (CSP+, 33 %), d’habitude fortement sous-représentés dans l’électorat RN, ont l’intention de voter pour lui.

Vaccination ouverte à tous

Vaccination ouverte à tous

Tous les majeurs peuvent désormais prendre rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid-19, a annoncé jeudi le ministère de la Santé à l’AFP.

 

La prise de rendez-vous sur les plateformes de réservation par internet (Doctolib, Keldoc, Maiia) a été élargie aux 18-49 ans . Les rendez-vous débuteront le 31 mai, date de l’ouverture officielle de la vaccination à tous les majeurs en France. 

Vaccins Covid-19: protection contre tous les variants (OMS)

Vaccins Covid-19: protection contre tous les variants (OMS)

les vaccins actuellement utilisés seraient efficaces contre tous les variants d’après l’OMS. Les vaccins actuellement disponibles et approuvés sont jusqu’à présent efficaces contre «tous les variants du virus», mais «La pandémie n’est pas terminée», a souligné Catherine Smallwood, chargée des situations d’urgence à l’OMS Europe.

 

Selon les données de l’OMS, dans l’ensemble de la région qui couvre une partie de l’Asie centrale, le nombre de nouveaux cas a chuté de 60% sur un mois, passant de 1,7 million mi-avril à 685.000 la semaine dernière. «Nous allons dans la bonne direction, mais nous devons rester vigilants (…) l’augmentation de la mobilité, des interactions physiques et des rassemblements peut entraîner une augmentation de la transmission en Europe», a insisté Hans Kluge.

En outre, l’assouplissement des mesures sociales doit aller de pair avec la hausse des efforts en matière de dépistage, traçage, séquençage et de vaccination.

Covid France: la vaccination pour tous le 31 mai

Covid France: la vaccination pour tous le 31 mai

 

La vaccination contre le Covid-19 pour les adultes français de plus de 18 ans sans condition commencera le 31 mai.. Depuis le 12 mai, la vaccination est déjà ouverte pour les majeurs, mais seulement lorsqu’il reste des doses disponibles - une opportunité qui reste rare.

 

Le chef du gouvernement a aussi annoncé l’accélération de la campagne de vaccination pour les professions prioritaires, comme les professeurs ou les forces de l’ordre, quel que soit leur âge, éligibles à compter du 24 mai. À ce jour, des restrictions restent en vigueur dans la tranche des 18-49 ans : sont prioritaires les personnes touchées par des pathologies à haut risque, les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de grossesse et, depuis le 1er mai, tous les adultes atteints des comorbidités qui permettaient jusqu’ici la vaccination aux 50-54 ans.

Vaccination pour tous à partir du 15 juin ?

Vaccination pour tous à partir du 15 juin ?

Le ministère de la santé envisage la vaccination tous les majeurs à partir du 15 juin. Pour l’instant seuls les Français présentant certaines pathologies peuvent se faire vacciner sans condition d’âge.

 

D’après le chef de l’État la France aurait atteint son objectif de 20 millions de vacciner au 15 mai.. « Nous sommes très contents d’avoir atteint cet objectif, commente encore le ministère. Les Français y attachent de l’importance. La mobilisation fonctionne et le message est positif. Plus vous vaccinez vite, plus vite les gens sont protégés et plus vite vous maximisez vos chances de réouverture pour les prochaines semaines et pour cet été. »

Le prochain objectif est de 30 millions de personnes au 15 juin.

Covid: une vaccination tous les ans (Moderna)

Covid: une vaccination tous les ans (Moderna)

D’après le directeur général de Moderna un rappel sera nécessaire tous les ans

 

Stéphane Bancel explique que c’est un virus qui ne disparaîtra plus:

 

« Il faut qu’on vive avec comme la grippe, on sait très bien faire ça. Alors il y a une période d’un an ou deux qui va être un peu compliquée parce qu’on est pas capables de vacciner toute la planète », a déclaré le chef d’entreprise sur notre antenne. « On est dans un monde interconnecté aujourd’hui (…), et donc nous anticipons des variants qui vont revenir vers l’hémisphère nord à l’automne et l’hiver prochain et donc on sait que les rappels seront bien sûr très importants ».

 

 

Covid: Vaccination pour tous à partir du 15 juin

Covid: Vaccination pour tous à partir du 15 juin 

Emmanuel Macron a déclaré que tous les adultes qui le souhaitent pourront se faire vacciner à partir du 15 juin prochain contre le Covid-19. Comme prévu, les personnes de plus de 50 ans seront elles aussi éligibles à compter du 15 mai. Par ailleurs , les personnes «vulnérables» de plus de 18 ans pourront être vaccinées dès ce week-end, soit environ 4 millions de Français.

D’ici au 15 mai, la vaccination reste ouverte à toutes les personnes de plus de 55 ans, sans motifs spécifiques.

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol