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Sondage: grosse chute de Macron, à 25% seulement

Sondage: grosse chute de Macron, à 25% seulement 

Un sondage très peu repris par les grands médias sous domination de la finance qui montre que Macron paye lourdement la facture de son incompétence et de ses provocations à propos des retraites. Pour le  dernier baromètre YouGov réalisé du 6 au 7 janvier, Emmanuel Macron voit sa popularité chuter de 4 points, pour s’établir à 25% d’opinions favorables, contre 29% au mois de décembre.

 

Une chute brutale qui intervient alors que la grève contre la réforme des retraites s’enlise, et que les tractations avec les syndicats réformistes sur l’âge pivot patinent.

De son côté, le premier ministre accuse une baisse -moins sévère- de 2 points sur le mois.

“Malgré une hausse de 5 points auprès des sympathisants de Gauche (26% d’opinions favorables), le chef de l’Etat baisse auprès de l’ensemble des autres franges de l’opinion”, note l’institut de sondage. Emmanuel Macron a néanmoins encore de la marge avant de retrouver l’impopularité qui s’exprimait au plus fort de la crise des gilets jaunes, quand sa cote flirtait avec les 20% d’opinions favorables.

En cette rentrée 2020, la popularité du chef de l’État est dans la moyenne qu’il enregistre depuis la révélation de l’affaire Benalla en juillet 2018.

Difficile de ne pas lier cette glissade à la gestion de la réforme des retraites. Surtout que dans le détail, Emmanuel Macron perd 15 points auprès des électeurs de droite, après avoir progressé de 12 points dans cette frange de l’opinion le mois précédent. Un rééquilibrage qui peut s’expliquer par les concessions faites à certaines catégories professionnelles qui échappent déjà au régime universel, la disparition des régimes spéciaux étant un marqueur fort à droite. Édouard Philippe enregistre d’ailleurs une chute similaire sur cette frange de l’opinion.

 

Le chef de l’État semble également payer son absence dans les débats, alors que le pays vit sa plus longue grève depuis mai 68.

 

À l’inverse, Édouard Philippe, qui est en première ligne sur le front syndical et médiatique, accuse dans ce dernier baromètre une baisse moins importante.

Emmanuel Macron voit aussi sa cote baisser au sein de son cœur électoral. En un mois, le chef de l’État perd 9 points chez les sympathisants du centre, et plus spécifiquement 3 points chez ceux de La République en Marche. Une tendance qui pourrait s’expliquer par la crispation autour de l’âge pivot, une mesure rejetée par 34% des sympathisants LREM.

Retraites : Pourquoi seulement le 7 janvier la reprise des négociations

Retraites : Pourquoi seulement  le 7 janvier la reprise des négociations

 

On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre hier pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple). En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries.

Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-Unef-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

Le miracle des emplois avec seulement 1% de croissance ?

Le miracle des emplois avec seulement 1% de croissance ?

 

 

D’une certaine façon, c’est  un peu une sorte de miracle en tout cas  une forte interrogation. Comment la France peut-elle créer des emplois ( autour de 200 000 par an ) avec une croissance aussi faible. Une croissance qui tourne autour de 1 %. On peut relativiser cette création d’emplois si on considère qu’il y a en France environ 30 millions de salariés et 6 à 7 millions de chômeurs. Pour autant,  il y a création d’emplois. Avant la crise de 2008, il fallait atteindre une hausse du PIB  de 3 % pour déclencher des progressions de l’emploi; depuis quelques années, on considérait que le seuil nécessaire était de 1,5 %. Maintenant même avec une hausse du PIB  à peine supérieure à 1 %, le nombre de créations d’emplois  progresse. Une explication viendrait de la faiblesse des gains de productivité limitée à 1 %. Il y a sans doute aussi un changement de structure de la nature des emplois et des conditions sociales.

 

Pour Éric Heuyer, économiste à l’OFCE il y a une explication structurelle: celle d’une croissance faible, riche en emplois peu qualifiés et à temps partiel. «Un même taux de croissance ne crée plus les mêmes emplois, estime-t-il. Il n’y a aucune autre explication que celle de la baisse de la durée du travail par tête.» Selon le baromètre Adecco, les entreprises françaises devraient embaucher 3,7 millions de personnes d’ici juin 2020. Une embellie qui s’explique principalement par la stagnation des gains de productivité. 

.Cela ne veut pas dire que le chômage va baisser d’autant. Le baromètre ne comptabilise que les embauches et ne tient pas compte des destructions d’emplois et des licenciements sur la période. Mais au final les embauches devraient être supérieures aux destructions d’emplois puisqu’Adecco estime que le chômage devrait tomber à 8% courant 2020 contre 8,4% aujourd’hui.

 

Et il s’agira d’emplois plutôt pérennes. La part des CDI dans ces embauches devrait atteindre 41% soit 2 points de plus que dans le précédent baromètre. La part des CDD va elle légèrement reculer à 29% et l’intérim devrait rester stable à 22%. Et toutes les régions sont concernées:  si ce sont l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes qui vont le plus embaucher parce que ce sont les régions les plus peuplées, c’est dans les Hauts-de-France que les embauches seront les plus dynamiques avec une croissance des recrutements de 10% en 2020.

 

Le gouvernement y est-il pour quelque chose dans cette embellie? S’il est toujours difficile de mesurer avec précision l’impact de telle ou telle mesure sur l’emploi, les économistes sont globalement d’accord pour dire que la baisse des cotisations salariales, la reprise de l’investissement, l’accent mis sur l’apprentissage ou le plafonnement des indemnités prud’homales y ont contribué. Cela a mis de l’huile dans les rouages mais ça n’explique pas tout.

 

Il y a un phénomène nouveau dans l’économie: on crée des emplois même avec une croissance assez faible. Il y a 20 ans il fallait près de 3% de croissance pour créer des emplois. Aujourd’hui 1% suffit.

Pourquoi? Parce que les gains de productivité sont très faibles aujourd’hui de l’ordre de 1%. Malgré les technologies numériques, la robotique et autres technologies de la communication, un salarié ne produit chaque année que 1% de plus. Et lorsque le carnet de commande progresse de 1,2% il faut donc embaucher.

 

En tout cas, si cette stagnation de la productivité est positive pour l’emploi, elle est en revanche négative pour le pouvoir d’achat. C’est la hausse de la quantité produite par salarié qui permet les hausses de salaire.

 

Or aujourd’hui, les entreprises embauchent principalement de la main d’œuvre peu qualifiée et les salaires ont tendance à stagner. La crise des gilets jaunes d’il y a un an avait bien mis en lumière ce phénomène. Bref, tant que les technologies ne permettront pas de produire plus, le chômage continuera à baisser… et les salaires risquent eux de continuer à stagner.

 

Comment la France crée des emplois avec seulement 1% de croissance ?

Comment la France crée des emplois avec seulement 1% de croissance ?

 

 

D’une certaine façon, c’est  un peu une sorte de miracle en tout cas  une forte interrogation. Comment la France peut-elle créer des emplois ( autour de 200 000 par an ) avec une croissance aussi faible. Une croissance qui tourne autour de 1 %. On peut relativiser cette création d’emplois si on considère qu’il y a en France environ 30 millions de salariés et 6 à 7 millions de chômeurs. Pour autant,  il y a création d’emplois. Avant la crise de 2008, il fallait atteindre une hausse du PIB  de 3 % pour déclencher des progressions de l’emploi; depuis quelques années on considérait que le seuil nécessaire était de 1,5 %. Maintenant même avec une hausse du PIB  à peine supérieure à 1 % le nombre de créations d’emplois  progresse.une explication viendrait de la faiblesse des gains de productivité limitée à 1 %. Il y a sans doute aussi un changement de structure de la nature des emplois et des conditions sociales.

Pour Éric Heyer, économiste à l’OFCE il y a une explication structurelle: celle d’une croissance faible, riche en emplois peu qualifiés et à temps partiel. «Un même taux de croissance ne crée plus les mêmes emplois, estime-t-il. Il n’y a aucune autre explication que celle de la baisse de la durée du travail par tête.» Selon le baromètre Adecco, les entreprises françaises devraient embaucher 3,7 millions de personnes d’ici juin 2020. Une embellie qui s’explique principalement par la stagnation des gains de productivité. 

.Cela ne veut pas dire que le chômage va baisser d’autant. Le baromètre ne comptabilise que les embauches et ne tient pas compte des destructions d’emplois et des licenciements sur la période. Mais au final les embauches devraient être supérieures aux destructions d’emplois puisqu’Adecco estime que le chômage devrait tomber à 8% courant 2020 contre 8,4% aujourd’hui.

Et il s’agira d’emplois plutôt pérennes. La part des CDI dans ces embauches devrait atteindre 41% soit 2 points de plus que dans le précédent baromètre. La part des CDD va elle légèrement reculer à 29% et l’intérim devrait rester stable à 22%. Et toutes les régions sont concernées:  si ce sont l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes qui vont le plus embaucher parce que ce sont les régions les plus peuplées, c’est dans les Hauts-de-France que les embauches seront les plus dynamiques avec une croissance des recrutements de 10% en 2020.

Le gouvernement y est-il pour quelque chose dans cette embellie? S’il est toujours difficile de mesurer avec précision l’impact de telle ou telle mesure sur l’emploi, les économistes sont globalement d’accord pour dire que la baisse des cotisations salariales, la reprise de l’investissement, l’accent mis sur l’apprentissage ou le plafonnement des indemnités prud’homales y ont contribué. Cela a mis de l’huile dans les rouages mais ça n’explique pas tout.

Il y a un phénomène nouveau dans l’économie: on crée des emplois même avec une croissance assez faible. Il y a 20 ans il fallait près de 3% de croissance pour créer des emplois. Aujourd’hui 1% suffit.

Pourquoi? Parce que les gains de productivité sont très faibles aujourd’hui de l’ordre de 1%. Malgré les technologies numériques, la robotique et autres technologies de la communication, un salarié ne produit chaque année que 1% de plus. Et lorsque le carnet de commande progresse de 1,2% il faut donc embaucher.

En tout cas, si cette stagnation de la productivité est positive pour l’emploi, elle est en revanche négative pour le pouvoir d’achat. C’est la hausse de la quantité produite par salarié qui permet les hausses de salaire.

Or aujourd’hui, les entreprises embauchent principalement de la main d’œuvre peu qualifiée et les salaires ont tendance à stagner. La crise des gilets jaunes d’il y a un an avait bien mis en lumière ce phénomène. Bref, tant que les technologies ne permettront pas de produire plus, le chômage continuera à baisser… et les salaires risquent eux de continuer à stagner.

Affaire Karachi : prison seulement pour les lampistes et les intermédiaires ?

Affaire Karachi : prison seulement pour les lampistes et les intermédiaires ?

Curieux comme les grands médias se montrent timides pour rendre compte de l’évolution du procès de l’affaire Karachi concernant notamment Balladur . Finalement dans cette tragique affaire de Karachi, ce sont peut-être seulement des lampistes des intermédiaires qui seront réellement punis de prison. Une nouvelle bizarrerie juridique puisque les principaux commanditaires de cette affaire à savoir l’ ancien ministre de la défense François Léotard et Balladur, ancien Premier Ministre seront seulement soumis à l’examen très tolérant de la cour de justice de la république .B Balladur  qui voulait ainsi financer sa campagne électorale. De  18 mois ferme à sept ans de prison ont  été requis à l’encontre des six prévenus au procès du volet financier de l’affaire Karachi. Il s’agit de la première partie de cette affaire .  Édouard Balladur et François Léotard seront jugés ultérieurement devant la bienveillante la Cour de justice de la République.

La demande de sanctions a été formulée en raison de soupçons de commissions occultes sur des ventes d’armement en marge de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur. Dans ce procès pour abus de biens sociaux, recel ou complicité, l’accusation considère que des rétrocommissions illégales sur des contrats d’armement signés en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite ont contribué notamment à financer la campagne malheureuse de l’ancien Premier ministre Édouard Balladur en 1995.

« Certains des plus hauts fonctionnaires de l’État se sont livrés à une véritable entreprise de prédation […] notamment pour financer la campagne du candidat Balladur », a lancé l’un des deux procureurs, Nicolas Baïetto, devant le tribunal correctionnel.

Il leur est reproché d’avoir floué deux entités détenues par l’État : la branche internationale de la Direction des constructions navales (DNCI), qui vendait des sous-marins au Pakistan (contrat Agosta), et la Sofresa, pour la vente de frégates à l’Arabie Saoudite (Sawari II). Selon l’accusation, le pouvoir politique a imposé à la DCNI et la Sofresa des intermédiaires « inutiles » dans ces contrats, le « réseau K », à des conditions financières « anormales ». Dans son « intérêt » : faire revenir une partie des commissions versées à ce réseau vers les comptes de la campagne Balladur.

Les prévenus réfutent tout financement politique. Le parquet a requis trois ans d’emprisonnement dont 18 mois ferme contre Dominique Castellan, alors patron de la DCNI. Contre l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, l’un des intermédiaires, également jugé pour fraude fiscale et blanchiment, cinq ans de prison avec mandat de dépôt ont été requis. À l’encontre de son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, absent du procès, le parquet a demandé sept ans et un mandat d’arrêt.

Cinq ans, dont deux avec sursis, et des amendes ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur à Matignon et ex-directeur de sa campagne présidentielle. Enfin, contre Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget, quatre ans, dont deux ferme, et 100 000 € d’amende ont été requis. L’accusation estime qu’il a profité des « largesses de Ziad Takieddine » mais n’a toutefois « pas pu faire le lien » avec la campagne Balladur.

Édouard Balladur et François Léotard seront donc  jugés ultérieurement devant la Cour de justice de la République.

 

Justice: des tribunaux maintenus seulement en cas de victoire de LREM

Justice: des tribunaux maintenus seulement en cas  de victoire de LREM

 

 

  • On sait que vraisemblablement les résultats électoraux des municipales ne seront pas à la hauteur des espérances de la majorité. Du coup, non seulement on recherche des alliances parfois contre nature mais aussi en utilisant des expédients électoralistes assez lamentables. Ainsi par exemple on envisage de faire circuler l’idée que certains tribunaux de petites villes pourraient être supprimés pour le cas les représentants de la majorité seraient battus aux élections municipales. On objectera que ce n’est pas la première fois que des partis au pouvoir essayent de monnayer auprès de l’électorat le maintien de services publics contre un soutien électoral. Le problème c’est que la république en marche dispose de peu de soutien local. La république en marche n’a pas des d’instances réelles d’organisation locale. Le parti de Macon doit donc faire comprendre aux élus  que des services publics pourraient être supprimés si des opposants venaient prendre la place de représentant de la république en marche . On peut supposer que compte tenu des grandes incertitudes concernant les futurs résultats d’autres marchandages du même type seront utilisés.

En tout cas, dans une note mystère de la justice premier ministre que s’est procurée le Canard Enchaîné, on propose tout simplement une réunion avec « les experts des élections municipales de LaRem » pour avoir une idée des villes « qui représenteraient des cibles électorales », « afin de faire différer les annonces par les chefs de cours des schémas retenus. » En d’autres termes, informer la suppression d’un poste de juge, après les municipales de mars 2020.

Mercredi, vingt-quatre députés Les Républicains, emmenés par Julien Aubert, député de la 5e circonscription du Vaucluse, ont écrit à Emmanuel Macron, lui demandant de « mettre un terme à toute manipulation de l’organisation de la justice organisée par le pouvoir exécutif pour assouvir des objectifs électoralistes ».

« C’est d’abord atteindre durablement la crédibilité de l’Etat, deuxièmement c’est instrumentaliser l’Etat à des fins électorales et troisièmement c’est particulièrement bas en termes de vision de ce que doit être un Etat moderne », a déclaré Julien Aubert, ce jeudi sur RFI.

La divulgation de cette note a fait réagir au-delà des rangs des députés de droite. « Après l’instrumentalisation, la domestication. Après les pressions, la menace. Belloubet va virer les procureurs des villes qui ne voteront pas assez LaREM. L’indépendance de la justice? Qui peut y croire? », a réagi Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise (LFI) et député des Bouches-du-Rhône.

« Avec ce qu’on découvre (…), c’est la fin du mythe de la République exemplaire, remplacée définitivement par la République des copains. Les Français disposeront de tribunaux selon qu’ils votent bien ou mal », s’est insurgé Pierre Jouvet, chargé des élections au Parti Socialiste (PS).

Interrogée mercredi sur Sud Radio, la ministre de la Justice Nicole Belloubet n’a pas démenti l’existence de cette note et s’est défendue de tout « favoritisme ».

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

 

Trump, toujours aussi démonstratif et excessif, annonce un accord partiel avec la Chine. En fait, l’accord est partiel car la Chine ne veut plus d’accord global. Ensuite,  il s’agit davantage d’armistice  car rien n’est encore très précis et les champs d’application encore réduits à savoir : la propriété intellectuelle, les services financiers et les gros achats agricoles.

Les deux premières puissances économiques de la planète sont “très près” de mettre un terme à la guerre commerciale qu’elles se livrent, a ajouté le président américain, qui s’exprimait après un entretien avec le chef de la délégation chinoise, le vice-Premier ministre Liu He.

Cet accord partiel pourrait être signé par Trump et son homologue chinois Xi Jinping lors de la réunion du forum de Coopération Asie-Pacifique prévu le mois prochain au Chili, ajouté le dirigeant américain.

Selon son secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, les deux parties sont parvenues à un accord essentiel sur les questions clefs, mais il reste du travail.

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a annoncé pour sa part que l’augmentation prévue mardi prochain des droits de douanes perçus par les Etats-Unis sur 250 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine était suspendue. Aucune décision en revanche n’a été prise pour les hausses attendues pour le mois de décembre. Avec Trump, mieux vaut être prudent car actuellement toutes ses déclarations sont conditionnées par ses intérêts électoraux. Des intérêts  bousculés sérieusement par la procédure d’impeachment engagée pour ses relations avec des pays étrangers pour des motifs électoraux.

 

SONDAGE Économie circulaire: SEULEMENT 10% concernés.

SONDAGE Économie circulaire: SEULEMENT 10% concernés.

Selon un rapport de l’Obsoco, à peine plus d’un Français sur 10 a adopté toutes ces pratiques.

Il y a vraiment des progrès à faire pour lutter contre l’obsolescence programmée et recourir davantage à l’économie circulaire. Selon un rapport de l’Obsoco (Observatoire société et consommation). En cause, le fait que nombre de produit ne sont pas mutualisés, surtout qu’ils ne sont pas réparables ou qu’il n’existe pas de métiers de réparateurs.

Les pratiques plus économes en ressources (location, économie de l’usage, réparation…) restent donc confidentielles. Hormis pour l’achat d’occasion, la mode de l’économie collaborative a semble-t-il fait long feu. Alors que les sondés se disent de plus en plus détachés du concept de propriété en général, pour les vêtements, les smartphones, l’électroménager, la hi-fi, le matériel informatique… la donne est différente et les Français rechignent en majorité à partager. Conséquence: la location reste confidentielle, seulement 16% des Français ayant loué un objet sur l’année écoulée, en très grande majorité des voitures.

Les consommateurs français restent aussi peu bricoleurs, et peu enclins à réparer un objet en panne. La plus grande proportion à réparer se trouve pour les ordinateurs (49% des Français ont tenté), et les vélos (53%). Pour un meuble, le petit électroménager ou du matériel audio vidéo, moins d’un sur trois a essayé. Principalement car ils craignent un coût prohibitif.

Enfin, les Français se disent encore en majorité mal informés sur la présence de matériaux recyclés ou recyclables dans les produits qu’ils achètent, et un tiers sur la façon de bien trier leurs déchets. «Tout cela malgré les multiples campagnes de communication, explique Séverine Lebre-Badre chez Citeo. On le voit donc dans le tri, la pédagogie, c’est la répétition. En revanche, pour le côté recyclable des produits qu’ils achètent, les consommateurs ne veulent pas devenir des experts, mais demandent des informations faciles et fiables leur permettant de se décider très vite quand ils font leurs courses. Sur ce point le maître mot, c’est la clarté».

Au final, seuls 12% des sondés se révèlent être les meilleurs élèves de l’économie circulaire, adoptant dans leur quotidien la plus grande palette de gestes économes en ressources. Pour les moins rigoureux, des pistes d’incitations existent. «On peut insister sur les bénéfices environnementaux de ces pratiques de l’économie circulaire, surtout pour la location, avance Philippe Moati. Pour ceux qui restent peu sensibles à ces arguments, insistons sur des bénéfices plus consuméristes: rentabilité et côté «bonne affaire» de l’achat d’occasion, carotte financière pour ceux qui se montrent les plus vertueux….». Mais il y a à progresser pour encourager des modes de production et de consommation plus vertueux. A commencer par une régulation moins laxiste concernant l’obsolescence programmée.

SONDAGE retraites: la réforme soutenue par 32% seulement

SONDAGE retraites: la réforme soutenue par  32% seulement

Selon,  un sondage Elabe pour BFMTV, 32% se disent favorables à la mise en place de la retraite par points envisagée par le gouvernement, ils sont 43% à se dirent opposés (dont 23% très opposés). Le pourcentage d’indécis reste élevé puisqu’ils sont 24% à se dire aujourd’hui ni pour, ni contre. La crainte  qui arrive en tête et qui est stable depuis le dernier sondage, c’est l’obligation de travailler plus longtemps. 74% des personnes interrogées citent en premier cet inconvénient de la réforme. Le deuxième point d’inquiétude concerne le montant des pensions. 68% des Français craignent qu’elles baissent avec la réforme. Mais sur ce point, ils semblent avoir un peu plus confiance puisqu’ils étaient 74% à le craindre en juillet dernier. Troisième crainte soulevée: l’obligation de faire appel à des organismes privés pour compléter la retraite pour 54% des personnes interrogées. En revanche, la suppression des régimes spéciaux de la fonction publique n’inquiète qu’une minorité d’entre elles (26%).

Les Français dans leur majorité ne se font d’ailleurs guère de doute sur la concertation avec les partenaires sociaux et la consultation citoyenne. Pour 61% d’entre eux, tout est déjà décidé et les débats ne seront pas utiles.

Méthodologie

Sondage réalisé les 1er et 2 octobre 2019 sur internet auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas.

SONDAGE réforme des retraites: 32% seulement favorables

SONDAGE réforme des retraites: 32% seulement favorables

Selon ,  un sondage Elabe pour BFMTV, 32% se disent favorables à la mise en place de la retraite par points envisagée par le gouvernement, ils sont 43% à se dirent opposés (dont 23% très opposés). Le pourcentage d’indécis reste élevé puisqu’ils sont 24% à se dire aujourd’hui ni pour, ni contre. La crainte  qui arrive en tête et qui est stable depuis le dernier sondage, c’est l’obligation de travailler plus longtemps. 74% des personnes interrogées citent en premier cet inconvénient de la réforme. Le deuxième point d’inquiétude concerne le montant des pensions. 68% des Français craignent qu’elles baissent avec la réforme. Mais sur ce point, ils semblent avoir un peu plus confiance puisqu’ils étaient 74% à le craindre en juillet dernier. Troisième crainte soulevée: l’obligation de faire appel à des organismes privés pour compléter la retraite pour 54% des personnes interrogées. En revanche, la suppression des régimes spéciaux de la fonction publique n’inquiète qu’une minorité d’entre elles (26%).

Les Français dans leur majorité ne se font d’ailleurs guère de doute sur la concertation avec les partenaires sociaux et la consultation citoyenne. Pour 61% d’entre eux, tout est déjà décidé et les débats ne seront pas utiles.

Méthodologie

Sondage réalisé les 1er et 2 octobre 2019 sur internet auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas.

Sécheresse: la FNSEA compte seulement 14 000 entreprises sinistrées !

Sécheresse: la FNSEA compte seulement 14 000 entreprises sinistrées !

 

 

De manière un peu irresponsable, la FNSEA estime à seulement 80 millions les dégâts de la sécheresse pour le secteur agricole quand sans doute les dégâts atteignent des centaines de millions.  Seulement 14 000 exploitations seraient concernées sur les 450 000 du pays. Une évaluation tout à fait fantaisiste et dangereuse. En effet, les conséquences de la sécheresse dépassent et de très loin les 80 millions évoqués. Il faudra d’ailleurs attendre la fin de la saison pour faire un bilan autrement plus pertinent. Attendre par exemple l’ensilage des maigres productions de maïs qui vont affecter la production de viande. Une viande produite déjà depuis plusieurs mois avec du fourrage puisque les prés sont complètement grillés. La même problématique se pose pour les producteurs de lait dont les coûts vont également croître. Il faudra aussi attendre les vendanges pour bien apprécier les pertes de productions affectées en début d’année par le gel et plus tard grillé par des températures excessives. En apparence,  les producteurs de céréales s’en sont bien sortis avec de bons rendements. Le problème c’est que les rendements ont été excellents dans le monde entier en particulier dans les pays de l’Est. De ce fait, les cours s’écroulent et les retombées financières de ce phénomène affecteront fortement le résultat des les entreprises. La conséquence immédiate de tout cela sera de nouvelles faillites d’exploitations.

Le nombre de chefs d’exploitation agricole s’est réduit à 448 500 (-1%) en 2018. En 2017, il s’élevait encore à 453 000, et en 2016 à 462 000, a précisé la MSA, le régime de sécurité sociale des agriculteurs (santé, retraite, emploi). y a dix ans, en 2008, la France comptait encore 514 000 agriculteurs. Le pays « perd entre 1,5% et 2% de chefs d’exploitation par an », a indiqué un responsable de la MSA, selon lequel cette érosion est « assez régulière ».

Par paresse autant sans doute que par manque de courage politique, la FNSEA pour justifier le dommage à 80 millions se fonde sur l’assureur agricole Groupama qui ne prend en compte que les sinistres déclarés.

Ce premier bilan devrait être très inférieur à l’estimation finale, les agriculteurs étant couverts sur ce sujet jusqu’en octobre. D’autres assureurs agricoles, majeurs comme le Crédit agricole, n’ont pas encore dévoilé leurs chiffres. Avec la multiplication des aléas météorologiques, liés notamment au changement climatique, les coûts d’indemnisation vont crescendo depuis plusieurs années.

En juillet, la Fédération française de l’assurance avait chiffré entre 700 et 900 millions d’euros le coût annuel de tels épisodes de sécheresse, lors des quatre dernières années. Pour aider les agriculteurs à passer le cap cette année, le ministère de l’Agriculture avait demandé fin juillet à Bruxelles d’anticiper le versement d’une partie des aides européennes, à mi-octobre. Soit l’équivalent d’un milliard d’euros d’avance. Un coup de pouce pour soulager un peu les trésoreries des éleveurs, mises à mal par plusieurs saisons de manque d’eau.

Retraites : Jean-Paul Delevoye seulement commissaire pourquoi pas ministre ?

Retraites : Jean-Paul Delevoye  seulement commissaire pourquoi pas ministre ?

 

Une bizarrerie  juridique cette entrée au gouvernement de Jean-Paul Delevoye  avec seulement le titre Haut commissaire chargé de la réforme des retraites. En plus,  il sera sous l’autorité de la très transparente ministre Agnès Buzyn, Peu de grands médias remarquent  la curieuse nature de cette nomination. Pourquoi en effet Jean-Paul Delevoye  n’est-il pas nommé ministre de plein exercice. La réponse est simple, Macron ne veut pas au sein du gouvernement de personnalités susceptibles de lui faire de l’ombre. Or précisément Jean-Paul Delevoye à cette expérience politique, cette compétence et ce sens de la négociation qui font tellement défaut à la plupart des autres ministres. Delevoye  pourrait sans problème être Premier ministre voire pourquoi pas un jour se présenter comme candidat à l’Élysée. Or la stratégie de Macron est  claire,  il ne veut autour de lui que des seconds couteaux. On fait donc entrer Jean-Paul Delevoye, une des rares personnalités capables de négocier ce dossier des retraites particulièrement délicats, par la petite porte.

 

« Le réaménagement du gouvernement se fera dans l’environnement du séminaire » gouvernemental de mercredi, avait indiqué la présidence dimanche soir. M. Delevoye a devancé l’annonce officielle, en saluant dans un entretien publié ce mardi par La Voix du Nord « la confiance que (lui) montre le président par (sa) nomination« , précisant qu’il conservera le titre de haut-commissaire à la réforme des retraites, qu’il occupe depuis septembre 2017 auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

Son entrée au gouvernement, dans l’air depuis des semaines, lui permettra de rester « l’interlocuteur privilégié des partenaires et (d’)écrire la future loi » réformant les régimes de retraites, puis de la présenter en Conseil des ministres et enfin de la défendre devant le Parlement. L’ancien ministre chiraquien, passé par le RPR et l’UMP, âgé de 72 ans, avait remis mi-juillet au Premier ministre le rapport qui lui avait été commandé. Il y préconise l’instauration d’un « système universel » par points remplaçant les 42 régimes actuels et un âge de 64 ans pour une retraite à taux plein.

Sa nomination au gouvernement doit intervenir alors que les partenaires sociaux sont attendus jeudi et vendredi à Matignon pour un nouveau round de concertation sur la réforme des retraites.

« Nous sommes dans le même couloir, son bureau est à côté du mien, nous nous voyons tous les jours », avait souligné Mme Buzyn fin août, estimant qu’il n’y aurait « pas de changement » à ce fonctionnement si M. Delevoye entrait au gouvernement.

Âgé de 37 ans, Jean-Baptiste Djebbari, rapporteur de la réforme de la SNCF en 2018, devrait lui être nommé aux Transports pour épauler la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne. Sans sur suggestion du lobby aérien auquel il appartient pour préserver le secteur des velléités des écolos !

 

Écotaxe : taxe seulement sur les routiers français !

Écotaxe : taxe seulement sur les routiers français !

En apparence une augmentation de la fiscalité sur le transport routier paraît cohérente avec une politique de transition écologique. En apparence seulement, car la fiscalité va s’imposer uniquement sur les routiers français (via le prix du carburant). Cela constitue un soutien aux développements du transport routier sous pavillon étranger au détriment des modes alternatifs et du transport routier français le français lui-même. Le différentiel de concurrence est- tel  que le pavillon français n’existe plus à l’international et qu’il est maintenant même concurrencé sur le marché national en particulier à travers l’usage illégal cabotage. Sur les parkings attendent des hordes de camions étrangers supposés faire de l’international et qui en fait ne rentrent  pratiquement jamais chez eux. Sur les routes aujourd’hui 70 à 80 % des véhicules sont étrangers. Certains le sont également quand ils sont effectivement du trafic international mais la plupart font du trafic local et concurrence ainsi le pavillon français «  Les aides au gazole pour les transporteurs routiers vont être réduites. Cette réduction de deux centimes par litre représentera une somme d’environ 700 euros par an et par camion. Le grand problème pour Jean-Marc Rivéra (syndicat Otre), est que cette mesure ne favorise absolument pas les entreprises françaises : « Les mesures sont purement fiscales et n’impactent que le pavillon français. Ce sont avant tout les entreprises françaises qui payent le carburant en France et c’est elles qui vont être impactées par ces mesures qui vont épargner les entreprises étrangères. C’est un très mauvais coup pour les entreprises en matière de concurrence. Fort à parier que ces mesures vont être mortifères pour les entreprises françaises au profit des pavillons étrangers ».

Perspectives de Croissance Allemagne : seulement +0,6 % en 2019

Perspectives de Croissance Allemagne : seulement +0,6 % en 2019

 

En raison de sa puissance industrielle et du volume de ses exportations l’Allemagne sans doute le pays européen qui souffre le plus du tassement économique mondial. La banque centrale allemande vient en effet de réviser de manière drastique ses prévisions de croissance en espérant plus désormais que 0,6% du produit intérieur brut (PIB) allemand en 2019, soit bien en dessous de sa précédente prévision d’une croissance de 1,6% donnée en décembre. La Bundesbank s’attend à ce que la croissance rebondisse à 1,2% l’an prochain, contre +1,6% attendu auparavant pour 2020.

“L’économie allemande connaît actuellement un ralentissement marqué”, a indiqué la banque centrale à l’occasion de l’actualisation bi-annuelle de ses projections. “C’est principalement dû à un ralentissement dans l’industrie, où la faible croissance des exportations se fait sentir”.

Selon des données publiées, la production industrielle et les exportations de l’Allemagne ont reculé plus que prévu en avril, reflétant les vents contraires auxquels est confronté le pays avec les tensions commerciales et les incertitudes sur le Brexit.

La banque a averti que même si elle ne s’attendait pas à un déclin plus prononcé de l’économie, les risques sur ses estimations restaient orientés à la baisse.

“Pour la croissance économique, et dans une moindre mesure, pour le taux d’inflation, ce sont les risques baissiers qui prédominent en l’état actuel des choses”.

L’inflation est toujours attendue à 1,4% cette année, mais étant donné le ralentissement économique, la hausse des prix serait plus lente qu’anticipé, a indiqué la Bundesbank.

La prévision d’inflation pour 2020 est fixée à 1,5%, contre 1,8% attendu en décembre et sous l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d’inférieure mais proche de 2%.

La BCE a de nouveau repoussé l’horizon du premier relèvement de ses taux directeurs depuis la crise financière et dit qu’elle pourrait continuer de rémunérer les banques qui prêtent aux entreprises et aux ménages dans un contexte de dégradation des perspectives de croissance.

PMA : une loi en septembre seulement pour les célibataires et les homosexuelles !

PMA : une loi en septembre seulement pour les célibataires et les homosexuelles !

 

 

Curieux ce projet de loi PMA qui devrait être déposé  à l’Assemblée nationale d’ici fin septembre d’après la déclaration du premier ministre qui a indiqué que ce projet de loi autorise le recours à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, qu’elles soient célibataires ou homosexuelles. On se demande pourquoi la PMA serait réservée uniquement aux femmes célibataires homosexuelles et pas à la totalité des femmes en couple ou non. Il y a là de toute évidence une discrimination curieuse puisqu’on impose aux couples des conditions dont sont épargnés les femmes seules. Pour parler clair les femmes mariées si elles veulent bénéficier de la PMA devront divorcer pour échapper aux conditions imposées. Ou alors comme aujourd’hui se rendre dans les pays voisins comme l’Espagne ou la Belgique. Mais une PMA dont les coûts représentent des milliers d’euros, voire des dizaine de  milliers.

Croissance Allemagne : seulement +0,6 % en 2019

Croissance Allemagne : seulement +0,6 % en 2019

 

En raison de sa puissance industrielle et du volume de ses exportations l’Allemagne sans doute le pays européen qui souffre le plus du tassement économique mondial. La banque centrale allemande vient en effet de réviser de manière drastique ses prévisions de croissance en espérant plus désormais que 0,6% du produit intérieur brut (PIB) allemand en 2019, soit bien en dessous de sa précédente prévision d’une croissance de 1,6% donnée en décembre. La Bundesbank s’attend à ce que la croissance rebondisse à 1,2% l’an prochain, contre +1,6% attendu auparavant pour 2020.

“L’économie allemande connaît actuellement un ralentissement marqué”, a indiqué la banque centrale à l’occasion de l’actualisation bi-annuelle de ses projections. “C’est principalement dû à un ralentissement dans l’industrie, où la faible croissance des exportations se fait sentir”.

Selon des données publiées vendredi, la production industrielle et les exportations de l’Allemagne ont reculé plus que prévu en avril, reflétant les vents contraires auxquels est confronté le pays avec les tensions commerciales et les incertitudes sur le Brexit.

La banque a averti que même si elle ne s’attendait pas à un déclin plus prononcé de l’économie, les risques sur ses estimations restaient orientés à la baisse.

“Pour la croissance économique, et dans une moindre mesure, pour le taux d’inflation, ce sont les risques baissiers qui prédominent en l’état actuel des choses”.

L’inflation est toujours attendue à 1,4% cette année, mais étant donné le ralentissement économique, la hausse des prix serait plus lente qu’anticipé, a indiqué la Bundesbank.

La prévision d’inflation pour 2020 est fixée à 1,5%, contre 1,8% attendu en décembre et sous l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d’inférieure mais proche de 2%.

Jeudi, la BCE a de nouveau repoussé l’horizon du premier relèvement de ses taux directeurs depuis la crise financière et dit qu’elle pourrait continuer de rémunérer les banques qui prêtent aux entreprises et aux ménages dans un contexte de dégradation des perspectives de croissance.

Prime Macron: seulement pour 20% des salariés

 

 

Critique de la reconduction de la prime Macron

 

 

Deux critiques fondamentales peuvent faites à l’égard de la prime Macron, d’abord c’est une prime et non une vraie augmentation régulière du salaire, ensuite elle ne touche qu’un petite minorité de salariés.  Gilles Saint-Paul, spécialiste du marché du travail critique dans une interview au Figaro l’annonce de la reconduction de la prime macro chaque année. En 2019, 5,5 millions de salariés (soit 20%)  l’ont reçu avec un montant moyen de l’ordre de 400 €. (Notons cependant qu’il n’y a pas obligation pour les entreprises de verser cette prime ce qui affaiblit notoirement son intérêt))

 

  Chaque année les employeurs pourront verser une prime exceptionnelle défiscalisée à leurs salariés. Que peut-on penser de cette prime?

Gilles Saint-Paul. - Elle s’inscrit évidemment dans une perspective de baisse des charges et de défiscalisation d’une partie de la rémunération de l’employé. C’est une politique qui s’apparente à celle que l’on pouvait mener dans les années 1980, la philosophie est la même. Mais par cette prime, je pense que l’on se pose une simple question: le coût du travail est trop élevé, comment fait-on? Et si l’on veut répondre à cela, je ne suis pas certain que ce soit la bonne mesure qui ait été prise. Sous forme de prime, c’est peut-être moins pérenne que ça ne l’aurait été avec d’autres mesures.

Donc malgré son grand succès, elle présente aussi ses effets pervers?

Absolument. Et je ne parle pas que de cette mesure, mais plus globalement de la manière de faire de la politique économique de la sorte et de réagir dans l’urgence. En plus d’être défiscalisée, la prime est complètement exonérée de toute charge et évidemment, si l’on réduit les charges sociales, on réduit les droits à la retraite. C’est un peu comme la défiscalisation des heures supplémentaires, c’est une mesure faite sous le coup de l’impulsion. Ça a été trop peu pensé et peu réfléchi, sous la pression de l’actualité et du moment.

Aurait-il donc été préférable de la présenter autrement?

Si votre entreprise va bien, elle peut verser une prime de son plein gré, sans qu’on le lui propose. Si elle est versée telle qu’elle l’a été, elle a plusieurs effets secondaires. Outre évidemment le fait qu’elle prive l’État de recettes, comme toute niche fiscale, elle peut aussi faire stagner les salaires, par exemple. C’est d’ailleurs pour cela que les syndicats ne la défendent pas, ainsi qu’à cause de la réduction des droits de retraite. La philosophie générale ici fait l’objet d’un certain consensus: le travail est trop taxé. Et je pense que ce n’est pas sous le coup de l’impulsion que l’on pourra répondre à cette question.

 

Sécurité routière : contrôle médical seulement pour les conducteurs âgés

Sécurité routière : contrôle médical seulement pour les  conducteurs âgés

Il est indéniable que les capacités cognitives-et les reflexes- nécessaires à la conduite d’un véhicule diminuent avec le grand âge. Du coup je repose la question du contrôle de capacité des seniors. Un contrôle sans doute indispensable à partir d’un certain âge. Ceci étend la nécessité de cet examen pourrait être étendu pour des conducteurs plus jeunes et peut-être même pour l’ensemble des conducteurs. Un contrôle des compétences physiques,  et psychologiques pourrait être utile car la conduite constitue un exercice relativement complexe dont pour l’instant la sécurité repose uniquement sur l’attention des conducteurs tant qu’on n’aura pas mis au point des véhicules autonomes et guidés. De ce point de vue le contenu même du permis de conduire pourrait intégrer ses dimensions.

Une jeune femme qui a perdu une jambe lors d’un accident causé par un sénior  a lancé, avec son père, une pétition en ligne qui vient de dépasser les 100.000 signatures. Les dernières enquêtes sur le sujet montrent d’ailleurs que les Français sont très largement favorables à cette mesure, à plus de 80 %. Plusieurs parlementaires ont déposé des projets de loi en ce sens. Et pourtant, pour le gouvernement, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour.

En l’absence d’un texte de loi clair, certains conducteurs ont aujourd’hui bien du mal à s’auto-évaluer. Pour cela, certains font appel à la Prévention routière qui organise des stages de remise à niveau. C’est le cas par exemple à Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Réflexes sur simulateurs, tests auditifs, les exercices s’enchaînent. Si ces stages se font sur la base du volontariat, d’autres pays, eux, font déjà passer des tests. C’est le cas en Angleterre où les conducteurs doivent répondre à un questionnaire médical tous les trois ans à partir de 70 ans. En Espagne, le permis de conduire est renouvelé tous les cinq ans à partir de 65 ans. En Italie, les contrôles s’accélèrent avec l’âge. Un certificat médical est donné tous les trois ans à partir de 70 ans et tous les deux ans au-delà de 80 ans. Au Portugal, les conducteurs doivent carrément faire revalider leur permis tous les deux ans après le cap des 70 printemps. La France est donc très en retard dans ce domaine.

Sondage : Les Républicains seulement pour 6 % le parti d’opposition

Sondage : Les Républicains seulement pour 6 % le parti d’opposition

C’est le résultat d’un sondage BFM « L’Opinion en direct », par l’institut Elabe. Globalement les Français estiment que les républicains représentent surtout les couches aisées, que c’est un parti sans grandes idées nouvelles et qui n’incarne pas l’opposition.( 6 % le considèrent comme tel sur ce dernier point), Même chez les électeurs de François Fillon, au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, on ne se montre pas très convaincu: ils ne sont que 24% à citer LR comme meilleure incarnation de l’opposition.  l’opinion a une idée nette du public que défendent les Républicains. Selon 66% de nos concitoyens, il s’agit des classes aisées. Cette statistique donne un écho singulier à une autre donnée de l’étude, établissant que pour un tiers de l’électorat environ, 29% précisément, la position de LR en matière économique et sociale est proche de celle de l’exécutif. Une image qui explique que les républicains sont enlisés autour de 11 % dans les sondages pour les européennes. La personnalité de Laurent Wauquiez est aussi mise en cause. 23% des Français seulement déclarent Laurent Wauquiez capable de rassembler la droite, et seulement 18% capable de rassembler les Français. Pour le reste, il apparaît comme arrogant et autoritaire, pour respectivement 58% et 52% des sondés, et 22% des Français seulement le qualifient de « sincère ».

Echantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 5 et 6 mars 2019. 

Sondage pouvoir d’achat : 23% seulement optimistes

Sondage  pouvoir d’achat : 23% seulement optimistes

Selon un sondage Harris interactive, globalement, près d’un Français  sur deux (47%) se dit « optimiste » pour l’année à venir, soit une chute de 12 points par rapport à la même enquête il y a un an, contre 51% (+13) de  »pessimistes ». Le pouvoir d’achat (73%, +9) devient la première priorité attribuée au gouvernement pour 2019, devant la lutte contre le terrorisme (71%, stable) et contre le chômage (70%, +1). Mais c’est aussi l’un des domaines dans lesquels les Français se montrent le moins « optimistes » pour l’année à venir (23%).

La confiance dans le gouvernement pour mener différentes réformes est également limitée : 33% lui font ainsi confiance pour « agir dans le bon sens «en ce qui concerne la réforme des institutions, 32% pour la réforme de l’assurance maladie et 29% pour celle des retraites. Deux Français sur trois (67%) pensent enfin que le gouvernement doit « avant tout aider le pouvoir d’achat des Français », quitte à ne pas maîtriser l’endettement et le déficit de la France.

Enquête réalisée en ligne du 27 au 28 décembre auprès de 1 967 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1 à 2,3 points.

 

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