Archive pour le Tag '2020 ?'

Zone euro : Baisse les prévisions de croissance pour 2020

Zone euro : Baisse les prévisions de croissance pour 2020

 

 

De toute évidence, la croissance se tasse encore en zone euro au point que la prévision d’un à 1,2 % parait maintenant hypothétique. Pour autant, la commission européenne, pour des raisons pédagogiques, ne veut pas changer sa prévision. Pourtant c’est ce tassement en 2019 qui justifie la nouvelle baisse de croissance pour 2020.  Les experts de l’institution basée à Bruxelles ont révisé à la baisse leurs projections passant de 1,5% à 1,4% passant de 2020. Les difficultés de la zone euro se nourrissent notamment des graves problèmes que connaît l’Allemagne qui ne prévoit que 0,5 % d’augmentation de croissance en 2019. Notons que la France atteindra péniblement 1,2 % en 2019 et que l’Italie devrait tutoyer la récession. Seule parmi les grands  pays, l’Espagne ne sen tire pas mal (autour de 2% en 2019 et 2020). Sur la tendance, il est clair que la croissance de l’activité s’inscrit dans une tendance baissière donc faut tenir compte en 2020. Cest prévisions de la commission économique paressent encore un peu optimistes. La commission espère en effet un net redressement de l’Allemagne en 2020 (autour de 1.4%), ce qui est loin d’être évident. Encore une fois, ces prévisions pêchent  un peu par excès d’optimisme. Pour preuve, la commission s’aligne sur les perspectives du gouvernement français  Pour 2019 et 2020, à savoir 1,3% et 1,4% alors comme déjà indiqué qu’on aura du mal à faire 1,2 % en 2019.  » En moyenne, les indicateurs relatifs au climat des affaires et les indices PMI sont relativement bien orientés au second trimestre 2019, et la confiance des consommateurs devrait s’améliorer. « .dit la commission.  M ais ’argumentaire de la commission est déjà obsolète avec la constatation du tassement très net du climat des affaires

LREM-Paris 2020: un scientifique créatif ou un oligarque terne

LREM-Paris 2020: un scientifique créatif ou un oligarque terne

 

Il est clair que le mode de désignation des candidats de la république en marche pour les municipales ne garantit ni la démocratie, ni la compétence. On sait en effet que c’est un comité central auto désigné qui choisit les candidats dans les grandes villes puisque la république en marche  demeure un parti virtuel dans lequel les organisations locales n’ont aucune responsabilité. À Paris par exemple le favori de Macron était  jusque là Benjamin Griveaux qui justement a démissionné du gouvernement pour devenir maire de Paris. Or un autre candidat commence à lui faire sérieusement de l’ombre à savoir le député et mathématicien Cédric Villani. En fait le choix est celui entre un scientifique créatif un peu marginal et un oligarque terne par ailleurs assez condescendant. Le député Cédric Villani, principal concurrent de Benjamin Griveaux au sein de La République en marche (LaREM) en vue des élections municipales de 2020 à Paris, a reçu samedi un nouveau soutien, celui d’Anne Lebreton, qui renonce à briguer l’investiture du parti présidentiel. Après Mounir Mahjoubi, l’adjointe au maire du IVe arrondissement est la deuxième candidate, en moins d’une semaine, à se désister au profit du mathématicien, arrivé en politique il y a deux ans. “Malgré mon très fort désir de porter une candidature féminine à la commission d’investiture de LREM, je souhaite aujourd’hui apporter tout mon soutien à celui dont je pense qu’il fera un maire exceptionnel pour Paris”, écrit-elle dans une tribune publiée sur le site du Journal du dimanche. Anne Lebreton vante la “personnalité atypique” du député de l’Essonne, son “énergie qui déplace les montagnes”, sa “bienveillance qui sait réunir au-delà de tous les camps” de même que sa “capacité de s’adresser à tous les Parisiens». Son ralliement n’est pas totalement une surprise dans la mesure où l’élue parisienne avait assisté jeudi à un meeting de Cédric Villani. Le candidat officiel doit être désigné par la Commission nationale d’investiture de LaREM au lendemain de grands oraux (la même méthode qu’à l’ENA !) convoqués pour le 9 juillet.

Municipales 2020 : des maires à l’image des Français ?

Municipales 2020 : des maires à l’image des Français ?

Selon un sondage OpinionWay les Français sont surtout demandeurs de débat pour être associés aux projets locaux.

Logiquement, deux-tiers des Français déclarent que leur vote dépendra  »avant tout » du projet des candidats, avant leur profil (21% des personnes interrogés) et leur parti politique (14%). Outre une forte (77%) demande de prise en compte des enjeux locaux, 72% des habitants souhaitent un programme co-construit avec eux.

Précisément, 89% attendent d’être impliqués dans l’élaboration des programmes, de même que 83% seraient prêts à donner leur avis lors de la campagne et, dans une moindre mesure, 71% accepteraient de faire part de leurs idées si l’occasion leur en était donnée.

Les impétrants et les futurs maires sont prévenus : le Grand débat national doit continuer au niveau local et se traduire en actes. Une pédagogie qui risquent de bouleverser certains élus locaux qui réfèrent décider seuls de grands projets – souvent inutiles-mais dont ils pensent qu’ils marqueront leur passage (salle polyvalente, monuments, ronds points, éolienne, musée, stade) bref du béton, du goudron, de la ferraille plus durable que le soft comme l’IA ou tout simplement la formation au numérique.

 

Un risque de tsunami financier avant 2020″ (Georges Ugeux)

Un risque de  tsunami financier avant 2020″ (Georges Ugeux)

Georges Ugeux, ancien banquier, ex vice-président du New York Stock Exchange évoque le risque d’une  nouvelle crise au plus tard en 2020,  qu’il qualifie de « tsunami » car elle sera bien plus sévère que celle de 2008. (Extraites de l’interview la Tribune)

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Vous prévoyez une nouvelle crise financière au plus tard en 2020, plus sévère encore que celle de 2008. Sur quoi repose votre diagnostic ?

GEORGES UGEUX - En 2008, les banques centrales et les gouvernements avaient été en mesure d’intervenir pour empêcher une crise bancaire qui aurait déstabilisé le système, parce que le problème était circonscrit aux banques et à une compagnie d’assurances américaine, AIG. Aujourd’hui, le phénomène est différent, c’est pour cela que je parle d’un « tsunami ». En effet, durant les dix dernières années, les gouvernements occidentaux ont augmenté leur endettement jusqu’à pratiquement le doubler. Ils ont pu le faire, parce que les banques centrales, qui étaient venues au secours des banques, ont adopté une politique monétaire de taux bas et de rachat d’actifs qui a fait quintupler leurs bilans. Concrètement, l’endettement cumulé de l’Europe, du Japon et des États-Unis, s’élève à 40.000 milliards de dollars, et le montant du bilan des banques centrales atteint 15.000 milliards de dollars. Or, avec le début de la normalisation de la politique monétaire, le risque d’une crise systémique d’une ampleur colossale devient de plus en plus élevé, car elle ne touchera pas seulement le secteur bancaire comme en 2008 mais l’ensemble du secteur public, des entreprises et des banques centrales.

Pourtant, le président de la BCE, Mario Draghi, n’a cessé de marteler que sa politique monétaire n’avait de sens que si les gouvernements menaient des réformes structurelles pour sortir de la spirale de l’endettement…

C’est exact, mais le problème est que l’effet positif de cette politique monétaire accommodante sur l’économie, la croissance et l’investissement s’est émoussé depuis plusieurs années. Si Mario Draghi a raison de dire que les réformes que doivent mener les gouvernements sont vitales, il n’en reste pas moins qu’il a été leur allié objectif en rendant attractifs leurs emprunts grâce à la baisse des taux d’intérêt. Or, cela ne peut pas durer éternellement. Les derniers chiffres du déficit budgétaire américain portant sur le dernier trimestre [aux États-Unis, le trimestre couvre la période du 1er novembre au 31 janvier, Ndlr] font apparaître une hausse de 77% sur un an ! Une telle ampleur nécessite de parler sans compromis car il y a urgence. Depuis 2017, je répète que nous subirons ce tsunami au plus tard en 2020. À l’époque, il était encore possible d’éviter le pire. Aujourd’hui, je constate que non seulement rien n’a été fait, mais qu’au contraire le phénomène s’accélère au regard des chiffres américains.

Comment voyez-vous cette future crise ?

Elle sera violente si un certain nombre de mesures ne sont pas prises. Mais auparavant il faut avoir le courage d’établir un diagnostic. Je peux témoigner qu’il est déjà fait au sein de nombreux gouvernements qui savent à quoi sans tenir sur les dégâts que causera la crise. Le problème est qu’il n’y a pas de consensus sur les thérapies à adopter. En attendant, je serais partisan de forcer les gouvernants à dire la vérité au public en reconnaissant leur responsabilité. Cette démarche permettrait d’annoncer, même dans un contexte difficile, une série de mesures structurelles qui puissent éviter que l’anticipation des marchés se transforme en explosion. Mais, pour le moment, je ne vois personne ayant le courage politique de tenir un tel discours.

Quelles mesures préconisez-vous pour éviter le pire ?

La première, c’est de vendre des actifs. La France peut le faire mais pas tous les pays. La deuxième, c’est de générer des recettes. Là, mon discours est très clair : les entreprises doivent davantage contribuer au budget de l’État. Aujourd’hui, elles ne le font qu’à moins de 10 %, d’autant qu’elles reçoivent sous une forme ou une autre des subsides. Selon moi, leur contribution est nulle, voire négative. Sur le plan de l’équité, c’est inacceptable. Cette situation est liée à la concurrence fiscale extrêmement dommageable qui a cours en Europe. Il est donc temps que les responsables européens se mettent autour d’une table pour réaliser une harmonisation de la fiscalité qui soit tenable à long terme.

Quelques efforts ont déjà été faits…

Oui, les déficits budgétaires ont été réduits de manière substantielle mais pour que cela dure, il faut que chacun contribue. C’est une question d’éthique, la taxation doit être perçue comme équitable par l’ensemble de la population. L’ISF était un mauvais impôt car il taxait le stock. Il faut donc trouver un autre dispositif qui cible les revenus supérieurs à 1 million d’euros par an. On pourrait aussi diminuer les charges sociales, ce qui permettrait d’augmenter l’emploi. Voilà pour les recettes.

Quand aux dépenses publiques, qui représentent 56 % du PIB, un record en Europe, ce n’est pas soutenable. Aujourd’hui, pour des raisons historiques, l’État français détient une centaine de milliards d’euros d’actifs sous forme de participations, qui sont financés par la dette. Or l’État n’a pas besoin d’être actionnaire pour contrôler l’économie et conduire sa politique économique. En France, il y a cette idée qu’un État actionnaire est une protection. Or la plupart des autres États contrôlent leur économie sans être actionnaires. Donc on peut procéder rapidement à une cession d’actifs combinée à une diminution des dépenses. Cela ne peut pas se faire en un jour mais si la tendance est donnée, il sera possible d’éviter une réaction de panique face à une dette dont les montants sont 100 fois ceux de 2008.

Comment jugez-vous l’action d’Emmanuel Macron ? Il a été plutôt timide en matière de réduction des dépenses publiques ?

Une partie de sa timidité repose sur l’assurance que les taux ne vont pas remonter et qu’on peut donc continuer à dépenser 50 milliards d’euros en taux d’intérêt. C’est un mauvais jugement, car les dettes doivent être remboursées et les taux d’intérêt ne resteront pas éternellement négatifs. Lorsqu’ils remonteront, cela fera très mal puisque le stock sera plus élevé. Cela va mettre un ou deux ans, mais n’oubliez pas que les marchés anticipent.

Par ailleurs, cette politique décourage l’épargne et booste les valorisations des marchés actions. Or, contrairement à une idée reçue, l’économie financière et l’économie réelle sont étroitement liées…

Évidemment. Je constate qu’il y a une dichotomie entre les économistes qui parlent de l’économie réelle et les financiers qui parlent de la finance. Or, même si nous avons une croissance soutenue, elle peut entrer en dépression du jour au lendemain en cas de bourrasque financière. On l’a bien vu en 2008, alors que le risque était plus faible contrairement au cocktail potentiellement explosif que nous avons devant nous. Les foyers sont nombreux : l’Italie, les États-Unis, le Japon, la Chine. Mais cela peut aussi venir d’un grain de sable extérieur. Dans la crise de 2008, c’était le crédit hypothécaire dont on avait sous-estimé le risque qu’avait représenté sa titrisation. Un grain de sable qui, en temps normal, serait contrôlable peut donc par contagion déstabiliser la planète financière.

Quel pourrait être ce grain de sable ?

La dette des étudiants aux États-Unis, celle des entreprises d’État en Chine, la stagnation économique au Japon, la récession en Italie. Une Europe déstabilisée par l’Italie se transformera en crise mondiale, parce que l’Asie elle-même sera fragilisée. Il ne faut pas oublier que la crise de 2008 a été une crise transatlantique.

Vous évoquez les États, mais il y a aussi les entreprises…

Elles ont aussi emprunté à bon marché, mais elles ne l’ont pas fait de manière constructive. Si elles ont procédé à de la consolidation, en réduisant le coût de leur dette, en revanche, elles n’ont pas investi et n’ont pas créé d’emplois. Dès lors, à quoi a servi cet endettement ? La majeure partie est due aux rachats d’actions et aux méga acquisitions. Par exemple, AB InBev a dû emprunter 50 milliards de dollars pour l’acquisition de SABMiller qui lui a coûté 107 milliards de dollars. Or maintenant, les entreprises doivent diminuer leurs actifs pour honorer leur dette, à l’exemple de General Electric qui a racheté ses actions mais n’a pratiquement plus de fonds propres et supporte une dette de 100 milliards de dollars. Quant aux pays émergents, si les gouvernements sont restés modérés avec une dette représentant 40 % de leur PIB, en revanche, leurs entreprises internationales – qui ont emprunté en devises – courent un risque de change important en cas de dépréciation de leur devise nationale, avec à la clé un risque de faillite et de contagion à l’ensemble de l’économie.

Et le risque du côté des États-Unis ?

Donald Trump a mené une politique de relance sur une économie qui était en plein emploi, provoquant une surchauffe. La baisse des impôts n’a eu aucun effet sur la croissance, mais a propulsé les marchés actions au plus haut. Cette politique a finalement eu pour résultat une augmentation de l’endettement, un accroissement du déficit budgétaire et une balance commerciale déficitaire. En outre, les États-Unis ayant des taux supérieurs à ceux de l’Europe, avec un taux à 10 ans à 3 %, contre 0,5 % pour le dix allemand, c’est une distorsion considérable qui pose un problème.

Pourquoi ?

Le taux à 10 ans vous indique le coût d’un investissement, d’une acquisition. C’est aussi l’horizon de référence pour les compagnies d’assurances, les fonds de pension, etc.

Il y a aussi une différence majeure entre le dollar et l’euro, le billet vert reste la monnaie de référence dans le monde ce qui lui donne un avantage comparatif…

Absolument. Sans cela, les États-Unis seraient dans une situation difficile. Et ils continuent d’en profiter. Néanmoins, avec leurs mesures restrictives, leur indiscipline économique, leur protectionnisme, ils sont en train de créer une forte incitation à emprunter en euros plutôt qu’en dollars. En ce moment, le dollar voit son statut de monnaie de référence s’effriter.

D’ailleurs votre livre est un plaidoyer en faveur de l’euro…

Tout à fait, l’euro permet à un marché de 500 millions de personnes et une part de 80 % de PNB européen de travailler avec une monnaie commune. Cela diminue les frais de change, crée une dynamique de croissance à l’intérieur d’une vaste économie. Imaginez la crise, si chaque pays avait gardé sa devise.

La Grèce serait tombée en faillite, l’Italie le serait, l’Espagne aurait trébuché sur sa peseta. Bref, nous serions dans une instabilité financière considérable. L’euro est donc un facteur de croissance et de stabilité. Et c’est une réussite, puisqu’il représente aujourd’hui 30 % des réserves mondiales. Les banques centrales doivent détenir des euros pour faciliter leurs financements. Et ce qui se passe aux États-Unis est une opportunité pour l’Europe qui a fait preuve de courage et d’unité dans le dossier du Brexit, ou dans l’affaire des sanctions à l’égard de l’Iran. Malgré les difficultés, une nouvelle dynamique européenne se développe, même si l’Europe est une symphonie inachevée. Il est nécessaire d’adopter une politique budgétaire commune et une harmonisation fiscale. C’est un chantier compliqué mais l’UE restera inachevée tant que chaque pays choisira sa fiscalité et son taux d’intérêt.

Emmanuel Macron et ses prédécesseurs l’ont proposé, mais ils ont essuyé le refus de l’Allemagne. Comment faire accepter de telles mesures?

Prenons l’image d’un train. Malgré tous les reproches qu’on lui adresse, l’Allemagne est la locomotive qui nous a permis de tenir le cap dans les difficultés et d’éviter le pire en dépit de taux de croissance faibles. Quant à la France, son rôle est essentiel pour indiquer la direction vers laquelle doit aller le train. Et il est important qu’Emmanuel Macron ait fourni une feuille de route pour l’Europe sur laquelle les pays membres peuvent s’accorder. Pour autant, on ne peut pas demander à l’Allemagne de faire des compromis qui remettent en cause sa croissance et sa force économique. Aucun pays n’accepterait cela. Et puis, on omet souvent de dire que les autres membres de l’UE profitent la locomotive allemande.

En quoi, par exemple ?

En matière de stabilité. Grâce à l’Allemagne, notamment ses entreprises, l’Europe s’est considérablement développée en Asie, alors que la France accuse un retard considérable. Aujourd’hui, si j’étais chef d’entreprise, je ne chercherais pas à augmenter mon poids aux États-Unis, voire je le diminuerais, mais j’irais tous azimuts en Asie où vit plus de la moitié de la population mondiale et se réalise la croissance économique mondiale. Ainsi, l’Inde, pays sur lequel je travaille, connaît la plus forte croissance du continent, et je peux témoigner que l’Europe y est mieux reçue que les États-Unis, car elle est considérée comme moins impérialiste. C’est un avantage considérable car tous ces pays asiatiques sont, à différents degrés, nationalistes.

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Les critiques sur l’Allemagne portent sur ses excédents, on lui demande d’investir par exemple dans ses infrastructures…

Les infrastructures en Allemagne ne sont pas moins bonnes qu’en France. En réalité, le rôle que devrait jouer l’Allemagne est celui d’entraîner les entreprises de toute l’Europe. L’excédent de la balance des paiements de la zone euro et même de l’Union européenne par rapport au reste du monde est essentiellement américain, mais certains pays, dont la France, sont déficitaires. Mais cela pose la question sur la façon dont est gérée l’économie française.

Que reprochez-vous?

Il y a d’abord un problème de culture. Étant souvent aux États-Unis, je suis frappé de voir sur TV5 Monde nombre d’émissions qui sont à la gloire du passé, de la royauté, des grands châteaux, des beaux paysages, etc. Il y a une grande complaisance en France quant à son image de grandeur qui ne correspond pas à sa place réelle dans le monde. Cela crée des comportements arrogants qui, quelquefois, compliquent l’obtention du consensus européen.

Le deuxième problème, fondamental, est celui du système d’éducation. Il n’est pas adapté au monde moderne. A la sortie du lycée, les étudiants devraient maîtriser des connaissances en finance, en politique, en géopolitique, sur le climat… Bref, des sujets qui comptent davantage que le passé et permettent d’avoir un meilleur jugement sur le monde. Par exemple, la France n’est pas bilingue. Or, tous les moyens mis pour promouvoir la francophonie ne réussiront jamais à faire du français une langue internationale. C’est bien de connaître l’espagnol et l’allemand, mais l’allemand ne se parle pratiquement nulle part hors du pays, alors que l’anglais vous permet de circuler et de travailler à travers le monde.

Enfin, ce qui me frappe en France, c’est la méfiance à l’égard de la technologie, contrairement à d’autres pays européens, comme l’illustre la faiblesse des réseaux pour accéder à internet.

N’est-ce pas lié à une culture intellectuelle très critique envers la technologie, vue comme une forme d’aliénation…

Je suis moi-même critique à l’égard de certains développements technologiques, mais ce n’est pas une raison pour ne pas disposer des techniques. Il est pénalisant de ne pas en avoir et de ne pas les maîtriser.

Cette critique n’est pas sans révéler une sorte de schizophrénie. On entend un discours alarmiste s’agissant de la lutte contre le réchauffement climatique, mais il n’est pas question pour autant de renoncer à l’usage de la voiture.

Je suis d’accord. Le meilleur exemple en est la COP 21 qui s’est tenue à Paris: la France se veut un modèle, mais elle est en retard par rapport à ce qu’elle doit faire. En ce sens, les Chinois sont plus crédibles que les Français.

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(*) « La Descente aux enfers de la finance », par Georges Ugeux, préface de Jean-Claude Trichet, Éditions Odile Jacob (mars 2019), 336 pages, 23,90 euros.

La récession en 2020 ou plus tôt ?

 La récession en 2020 ou plus tôt ?

C’est la question posée par Isabelle Mateos y Lago, directrice générale au BlackRock Investment Institute qui s’inquiètent de la faiblesse de la boîte à outils de la BCE qui a déjà utilisé nombre de cartouches. (Extrait d’un article de Reuters).

« Avec une croissance qui se tasse et une inflation qui refuse obstinément de décoller, l’institution de Francfort n’est pas en situation de donner un tour de vis à sa politique monétaire, déclare à Reuters l’experte du ‘think tank’ du numéro un mondial de la gestion d’actifs. “L’économie de la zone euro dans son ensemble reste à un niveau de croissance qui justifie entièrement une politique monétaire encore très accommodante”, dit-elle. “Par ailleurs, l’encéphalogramme de l’inflation hors énergie et alimentation reste pratiquement plat et le mandat de la BCE est de la faire revenir à un niveau proche de 2%.”“La question est de savoir ce qu’ils feront à la BCE si les Etats-Unis entrent en récession avant qu’ils aient pu relever les taux au niveau où la Fed est aujourd’hui, ce qui sera vraisemblablement le cas”, s’inquiète Isabelle Mateos y Lago.“Très vraisemblablement, la BCE entrera dans la prochaine récession avec très peu de marges de manoeuvre du côté de la politique monétaire et de la politique budgétaire parce que, hormis l’Allemagne, tous les pays sont au taquet en termes de dette. Cette récession économique mondiale que la BCE pourrait avoir du mal à négocier, BlackRock ne la voit pas arriver en 2019, ni même peut-être en 2020. “Notre analyse est que le risque de récession pour l’année prochaine reste relativement faible, inférieur à 20%, mais on entre dans cette phase de fin de cycle où les marchés sont relativement nerveux face à ce thème de récession”, dit Isabelle Mateos y Agoules risques politiques sont loin d’être limités à l’Europe, ajoute-t-elle avant d’évoquer les frictions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et, plus globalement, la montée des populismes et des protectionnismes un peu partout. “C’est un risque qu’on commence à suivre de très près et qui est déjà bien réel aux Etats-Unis et en Italie”, dit-elle. “Le Royaume-Uni n’en est pas très loin et la France en prend le chemin. Le pire n’est jamais sûr mais il est clair qu’il y a une forme d’insatisfaction très forte qui se dégage vis-à-vis du modèle de croissance et de répartition de la richesse qu’on a connu au cours des 10 dernières années.” “Je crois que personne n’a de très bonnes réponses à apporter à cette insatisfaction et le risque est effectivement d’avoir des retours de balancier un peu violents. C’est un gros risque qui crée de l’incertitude et qui menace de peser notamment sur la rentabilité des entreprises.” »

La récession en 2020 ou plus tôt ?

 La récession en 2020 ou plus tôt ?

C’est la question tendue par Isabelle Mateos y Lago, directrice générale au BlackRock Investment Institute qui s’inquiètent de la faiblesse de la boîte à outils de la BCE qui a déjà utilisé nombre de cartouches. (Extrait d’un article de Reuters).Avec une croissance qui se tasse et une inflation qui refuse obstinément de décoller, l’institution de Francfort n’est pas en situation de donner un tour de vis à sa politique monétaire, déclare à Reuters l’experte du ‘think tank’ du numéro un mondial de la gestion d’actifs. “L’économie de la zone euro dans son ensemble reste à un niveau de croissance qui justifie entièrement une politique monétaire encore très accommodante”, dit-elle. “Par ailleurs, l’encéphalogramme de l’inflation hors énergie et alimentation reste pratiquement plat et le mandat de la BCE est de la faire revenir à un niveau proche de 2%.”“La question est de savoir ce qu’ils feront à la BCE si les Etats-Unis entrent en récession avant qu’ils aient pu relever les taux au niveau où la Fed est aujourd’hui, ce qui sera vraisemblablement le cas”, s’inquiète Isabelle Mateos y Lago.“Très vraisemblablement, la BCE entrera dans la prochaine récession avec très peu de marges de manoeuvre du côté de la politique monétaire et de la politique budgétaire parce que, hormis l’Allemagne, tous les pays sont au taquet en termes de dette. Cette récession économique mondiale que la BCE pourrait avoir du mal à négocier, BlackRock ne la voit pas arriver en 2019, ni même peut-être en 2020. “Notre analyse est que le risque de récession pour l’année prochaine reste relativement faible, inférieur à 20%, mais on entre dans cette phase de fin de cycle où les marchés sont relativement nerveux face à ce thème de récession”, dit Isabelle Mateos y Agoules risques politiques sont loin d’être limités à l’Europe, ajoute-t-elle avant d’évoquer les frictions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et, plus globalement, la montée des populismes et des protectionnismes un peu partout. “C’est un risque qu’on commence à suivre de très près et qui est déjà bien réel aux Etats-Unis et en Italie”, dit-elle. “Le Royaume-Uni n’en est pas très loin et la France en prend le chemin. Le pire n’est jamais sûr mais il est clair qu’il y a une forme d’insatisfaction très forte qui se dégage vis-à-vis du modèle de croissance et de répartition de la richesse qu’on a connu au cours des 10 dernières années.” “Je crois que personne n’a de très bonnes réponses à apporter à cette insatisfaction et le risque est effectivement d’avoir des retours de balancier un peu violents. C’est un gros risque qui crée de l’incertitude et qui menace de peser notamment sur la rentabilité des entreprises.”

La récession en 2020 ou plus tôt ?

La récession en 2020 ou plus tôt ?

C’est la question tendue par Isabelle Mateos y Lago, directrice générale au BlackRock Investment Institute qui s’inquiètent de la faiblesse de la boîte à outils de la BCE qui a déjà utilisé nombre de cartouches. (Extrait d’un article de Reuters).Avec une croissance qui se tasse et une inflation qui refuse obstinément de décoller, l’institution de Francfort n’est pas en situation de donner un tour de vis à sa politique monétaire, déclare à Reuters l’experte du ‘think tank’ du numéro un mondial de la gestion d’actifs. “L’économie de la zone euro dans son ensemble reste à un niveau de croissance qui justifie entièrement une politique monétaire encore très accommodante”, dit-elle. “Par ailleurs, l’encéphalogramme de l’inflation hors énergie et alimentation reste pratiquement plat et le mandat de la BCE est de la faire revenir à un niveau proche de 2%.”“La question est de savoir ce qu’ils feront à la BCE si les Etats-Unis entrent en récession avant qu’ils aient pu relever les taux au niveau où la Fed est aujourd’hui, ce qui sera vraisemblablement le cas”, s’inquiète Isabelle Mateos y Lago.“Très vraisemblablement, la BCE entrera dans la prochaine récession avec très peu de marges de manoeuvre du côté de la politique monétaire et de la politique budgétaire parce que, hormis l’Allemagne, tous les pays sont au taquet en termes de dette. Cette récession économique mondiale que la BCE pourrait avoir du mal à négocier, BlackRock ne la voit pas arriver en 2019, ni même peut-être en 2020. “Notre analyse est que le risque de récession pour l’année prochaine reste relativement faible, inférieur à 20%, mais on entre dans cette phase de fin de cycle où les marchés sont relativement nerveux face à ce thème de récession”, dit Isabelle Mateos y Lago.Les risques politiques sont loin d’être limités à l’Europe, ajoute-t-elle avant d’évoquer les frictions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et, plus globalement, la montée des populismes et des protectionnismes un peu partout. “C’est un risque qu’on commence à suivre de très près et qui est déjà bien réel aux Etats-Unis et en Italie”, dit-elle. “Le Royaume-Uni n’en est pas très loin et la France en prend le chemin. Le pire n’est jamais sûr mais il est clair qu’il y a une forme d’insatisfaction très forte qui se dégage vis-à-vis du modèle de croissance et de répartition de la richesse qu’on a connu au cours des 10 dernières années.” “Je crois que personne n’a de très bonnes réponses à apporter à cette insatisfaction et le risque est effectivement d’avoir des retours de balancier un peu violents. C’est un gros risque qui crée de l’incertitude et qui menace de peser notamment sur la rentabilité des entreprises.”

Un Revenu Universel : un ersatz…en 2020

Un Revenu Universel : un ersatz…en 2020

Macron a récupéré le concept de revenu universel histoire de redonner un peu de vernis de gauche à son image. Dans les fait, s le projet est très vague. Il devrait en effet regrouper diverses allocations sociales existantes ; cela sous condition de revenus comme pour les prestations actuelles. En fait, rien de nouveau d’autant que le projet ne sera pas en application avant 2020. Une récupération politique qui ne coûte pas cher puisqu’il n’est pas question d’augmenter l’enveloppe budgétaire globale. En outre on va créer une cathédrale administrative supplémentaire avec  la création d’un service public d’insertion. Une sorte de guichet unique dédié à ceux qui bénéficient des minimas sociaux. L’idée de ce plan : sortir de la précarité par l’activité. Un renforcement des mesures d’accompagnement au retour à l’emploi est donc prévu. En échange, chaque allocataire aura de son côté le devoir de rendre compte et de justifier de ses démarches. Et il aura interdiction de refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi ou d’activité. C’est le retour aux conditions déjà évoquées pour les bénéficiaires de l’ASSEDIC en général mais avec cette fois une menace de suppression de prestations sociales des plus pauvres. Du coup on ce demande à quoi va servir Pôle l’emploi qui comme son nom l’indique est normalement destiné à aider l’insertion professionnelle. La réforme devrait être générale. Pourquoi en effet montré davantage d’exigences pour ceux qui sont condamnés à la pauvreté ? Bref un projet encore très flou qui comme pour l’environnement constitue une sorte de vernis pour tenter d’améliorer l’image du président des riches. Le projet est d’ailleurs tellement flou que peu de grands médias en rendent compte ce matin.

Croissance Etats –Unis : vers un ralentissement en 2019-2020 ?

Croissance Etats –Unis : vers un ralentissement en 2019-2020 ?

 

 

L’économie américaine connaît actuellement une croissance insolente : plus de 4 % en rythme annualisé au second trimestre. Cependant,  cette croissance pourrait connaître une fin de cycle et se tasser un peu lors des deux prochaines années d’après  Vincent Mortier, directeur adjoint des investissements chez Amundi, témoin et annonciatrice de ce ralentissement, la courbe des taux pourrait s’inverser (les taux courts ce rapprochant puis devenant plus élevé que les taux longs). Cela d’autant plus que la banque fédérale américaine a décidé de ces désengagés progressivement de son influence artificielle sur les taux. “Le cycle économique aux Etats-Unis a été prolongé par la réforme fiscale du président Donald Trump mais il montre des signes de fatigue”, a-t-il dit lors d’un entretien à Reuters. “On ne prévoit pas de cassure mais une baisse graduelle en 2019-2020. Une récession n’est pas notre scénario central”, a ajouté le gérant. Il prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis de 2% en 2020, “avec plus de risques de révision à la baisse qu’à la hausse”.L’affaiblissement de la croissance sera notamment influencé par l’augmentation des droits de douane et par le niveau  de l’inflation Selon Vincent Mortier, la courbe des taux aux Etats-Unis, qui mesure le différentiel entre les taux courts et les taux longs, pourrait s’inverser dans quelques mois. Une telle inversion est généralement le signe d’un ralentissement de l’économie aux Etats-Unis, voire d’une récession. Les emprunts d’Etat américains à dix ans font toujours office d’actifs refuges pour les investisseurs face aux risques de marché, ce qui explique pourquoi le rendement peine à franchir durablement les 3%.Mais leur niveau actuel reflète aussi “une vraie remise en question du potentiel à long terme de la croissance américaine”, estime Vincent Mortier.“Si on prévoit une croissance de 2% en 2020 et une inflation de 2%, un taux américain à dix ans à 3% n’est pas stupide”.

Trump : encore candidat en 2020 !

Trump : encore candidat en 2020 !

Avec un culot désarmant ; Trump annoncé qu’il comptait se représentait en 23020 car ce serait le souhait de tout le monde. Une vision sans doute assez réductrice du monde ! Evidemment, ce n’est pas une  bonne nouvelle, ni pour les américains, ni pour les autres pays. Trump est en effet en train tant sur le plan économique que sociétal de mettre uen pagaille ingérable un peu partout ? C’est vrai avec les droits de douane, c’est vrai sur le climat, c’est vrai sur l’Iran, c’est vrai chez lui avec les mesures antisociales et même contre productives au plan économique. Donald Trump a donc annoncé dans un entretien au Mail au Sunday son intention de briguer un second mandat lors de l’élection présidentielle américaine de 2020 et estime que le camp démocrate n’est pas en mesure de le battre. Dans cet entretien, réalisé vendredi à bord de l’avion présidentiel Air Force One, le président américain livre aussi des détails de sa rencontre avec la reine Elizabeth II et évoque le sommet prévu lundi avec son homologue russe Vladimir Poutine. “Il semble que tout le monde veut que je me représente” en 2020, déclare Trump, ajoutant avoir “vraiment l’intention” de briguer un second mandat à la Maison blanche. Il estime que les démocrates ne sont pas en mesure de lui opposer un candidat crédible. “Je ne vois pas qui pourrait me battre en 2020, je les connais tous et je ne vois personne”, déclare-t-il.

Des véhicules autonomes sur les routes en 2020 !!

Des véhicules autonomes sur les routes en 2020 !!

Le gouvernement envisage d’autoriser les véhicules largement autonomes sur les routes françaises à partir de 2020-2022. Une illusion sur voie banalisée  car il s’agit en fait d’assistance ou alors d’autonomie réelle mais sur des voies dédiées (site propres), comme le train ou le métro.  En France, Valérie Pécresse, a annoncé en outre le lancement d’expérimentations de véhicules autonomes dès 2019 sur l’A1, l’A6, l’A4 et l’A10, sur des bandes d’arrêt d’urgence transformées en pistes de circulation connectées et dédiées, une infrastructure financée à hauteur de 100 millions d’euros par la région. A la clef, “une desserte automatisée des sites des Jeux olympiques de 2024, pour pallier à certains retards du ferré”, a-t-elle affirmé. Ces bus autonomes ou taxis collectifs – le projet n’a pas encore été arrêté – auront vocation à desservir l’aéroport Charles de Gaulle, Orly ou encore Marne-la-Vallée, “des lieux de vie qui sont aussi des lieux touristiques”, a souligné Valérie Pécresse. “Le Grand Paris a pris du retard, en attendant il faut faire du transport collectif moins coûteux, sur route”, a-t-elle justifié, appelant à faire de l’Île-de-France la première région en matière d’autonomie des véhicules. Au niveau national, les véhicules autonomes de catégorie 3 (le conducteur peut céder le contrôle complet du véhicule mais doit être en mesure de le reprendre dans un temps donné) pourront être autorisés en 2020, ceux de catégorie 4 (conduite autonome complète sur certaines portions de route) en 2022, selon le calendrier présenté par Anne-Marie Idrac, chargée par le gouvernement de composer une stratégie sur le sujet.

Technologie 5G : une révolution à partir de 2020 en Europe (Mariya Gabriel)

Technologie 5G : une révolution à partir de 2020 en Europe (Mariya Gabriel)

Mariya Gabriel, Commissaire européenne chargée de l’Economie et de la Société numériques explique que la technologie 5G va constituer une révolution en Europe pour économie et la vie quotidienne. (Article de la Tribune)

 

« L’Europe vient de franchir une étape cruciale pour façonner une société et une économie digitales qui soient au service des citoyens. Elle vient en effet de trouver un accord politique sur des règles communes pour qu’une technologie essentielle pour l’innovation, la 5G, puisse se développer à partir de 2020. En matière de connectivité aussi, « Europe is back ». La négociation, lancée par le Président Juncker dans le cadre du marché unique du numérique, avait déjà connu un nouvel élan avec la proposition que nous avions faite en octobre dernier d’une « roadmap  du spectre», une feuille de route concrète pour que les entreprises disposent de radiofréquences en quantité suffisante et puissent se préparer au déploiement de la 5G dès 2020. Cette négociation a été longue, difficile, souvent technique et controversée, mais le résultat acquis en vaut la peine. Ce sera un pan important de l’héritage de la Commission Juncker pour assurer que le marché unique du numérique se traduise par des bénéfices concrets pour les citoyens. Revenons sur les enjeux concrets de cette négociation. Partager ses données de santé avec son médecin en étant en voyage, effectuer une opération chirurgicale à distance et bénéficier de médicaments personnalisés, mieux gérer le trafic routier d’une ville en temps réel, se déplacer dans une voiture à conduite automatique ; faire l’expérience de réalité virtuelle, gérer ses applications domotiques depuis son lieu de travail et même localiser son chien ou son chat en temps réel. Le point commun de toutes ces activités s’écrit en deux lettres : 5G. Cette technologie qui permet de communiquer à des vitesses de plus de 10 gigabits par seconde et en temps réel, va révolutionner nos vies, nos sociétés et nos économies. Pour ne prendre qu’un seul exemple, alors qu’il fallait 33 jours pour effectuer le téléchargement pour la séquence d’un génome humain en 2016, il faudra 39 heures avec la 5G. Grâce à cette technologie, ce sont des milliers de nouveaux services, des centaines d’innovations qui exploiteront un internet présent partout, en permanence et en toute chose grâce à l’Internet des objets. Bien évidemment, la compétition mondiale pour maîtriser cette technologie et bénéficier des avantages de précurseur fait rage depuis déjà plusieurs années. Après l’échec relatif de la 4G, l’Europe n’a pas le choix et veut affirmer son ambition : elle doit saisir cette opportunité qui représente plus de 113 milliards d’euros de bénéfices annuels et près de 2,4 millions d’emplois.  Mais le développement de la 5G en Europe repose sur deux conditions préalables. D’abord  avoir accès à une quantité suffisante d’une ressource naturelle qui s’appelle le « spectre » et qui concerne l’attribution de fréquences radio. Ce spectre a une valeur très importante : à l’heure actuelle on estime que la valeur économique des services qui utilisent le spectre représente 500 milliards d’euros par an et 1.000 milliards en 2023. Mais pour développer la 5G il faut que la mise à disposition de ce spectre soit coordonnée au niveau européen, un peu comme nous l’avons fait dans les années 1950 avec le charbon et l’acier. Une action au niveau européen aura assurément  une valeur ajoutée indéniable. Ensuite, il faut créer un environnement règlementaire qui favorise les investissements et la prise de risques dans les licences de fréquence à long terme. A cette fin, les investisseurs ont besoin de prévisibilité et de clarté concernant l’accès à la ressource de fréquences radio: de la même manière qu’il est plus facile d’acheter une maison sur 25 ans que sur 15 ans, les opérateurs ont besoin d’une garantie d’accès à la ressource spectrale sur le long terme pour investir. C’est précisément sur ces deux points que l’Europe vient de progresser de manière cruciale dans le cadre des discussions sur le code des télécommunications. L’accord politique trouvé jeudi soir dernier consacre les derniers éléments qui faisaient encore l’objet de divergences depuis octobre, notamment de la mise à disposition du spectre d’ici 2020,  une visibilité sur 20 ans pour les investissements dans des licences, une coordination des procédures d’allocation et une attribution du spectre en temps opportun.  Cet accord montre que la machine européenne à créer du consensus et à harmoniser dans l’intérêt général des Européens fonctionne efficacement, y compris dans un domaine hautement sensible – celui des ressources naturelles – qui constitue une source de revenus importants pour les Etats membres. Bien évidemment, il reste encore beaucoup  à faire pour finaliser les autres dispositions du code des télécommunications proposées par la Commission en septembre 2016, notamment celles qui permettront de favoriser les co-investissements dans les infrastructures terrestres telles que la fibre.

Mais  je suis confiante, dans la foulée de la vision commune exprimée par les chefs d’Etat et de gouvernement au Sommet numérique de Tallinn en septembre 2017, que nous pourrons finir ces négociations sous Présidence Bulgare du Conseil de l’UE. C’est ensemble que l’Europe pourra être forte. Il est crucial de maintenir un niveau d’ambition élevé afin de conforter notre position de leader mondial. C’est par le biais de tels accords que nous pourrons offrir un avenir meilleur à nos citoyens en Europe non pas après-demain, mais dans un futur  très proche. »

Taxe d’habitation : supprimée pour tous en 2020

Taxe d’habitation : supprimée pour tous en 2020

Une bonne nouvelle avec la confirmation de la suppression totale de la taxe d’habitation. La mauvaise nouvelle , elle sera annoncée plus tard car il faudra bien d’une manière ou d’une autre compenser cette perte de recettes des collectivités locales dans le cadre  d’une refonte globale de la fiscalité des collectivités locales. Emmanuel Macron a donc confirmé sa volonté de supprimer la taxe d’habitation pour tous les Français, dans le cadre d’une refonte en profondeur de la fiscalité locale annoncée pour 2020. Le budget 2018 amorce la fin de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, par tiers, dont « un premier tiers l’année prochaine », « avec la perspective en 2020 d’une réforme en profondeur qui permettra de supprimer cet impôt pour la totalité de nos concitoyens », a déclaré le chef de l’Etat depuis son bureau de l’Elysée lors d’une cérémonie de signature en direct de la première loi de finances de son quinquennat. Il concrétise ainsi ses déclarations de principe faites devant les maires de France fin novembre. Il avait alors lancé : si cet impôt « ‘n’est pas bon pour 80% des ménages, il y a peu de chances qu’il soit bon pour les 20% restants ». Avant d’ajouter que cette suppression pour 80% des Français n’était que « le premier acte d’une réforme ambitieuse des finances locales ».

Alstom Belfort : la fin en 2020 ?

Alstom Belfort : la fin en 2020 ?

 

 

 

En dépit des engagements réitérés à Belfort jeudi par  Bruno Le Maire et Elisabeth Borne, les ministres de l’Economie et des Transports, il se pourrait bien que le site d’Alstom Belfort soit très menacé à partir de 2020. En cause surtout l’absence de certitude sur le plan de charge. En effet aucun engagement, notamment de la SNCF, n’est pris au-delà de 2019. Normalement il était prévu que la SNCF passe des commandes du TGV du futur à partir de 2000. Le premier obstacle vient de la situation financière interne de l’entreprise ferroviaire nationale. En effet le gouvernement semble vouloir sérieusement réduire la voilure de l’entreprise et sans doute abandonner certaines activités très déficitaires. Une mission a d’ailleurs été confiée à Jean Cyril Spinetta ancien PDG d’Air France pour redresser les comptes de l’entreprise et la moderniser.  On voit mal comment on pourrait à la fois diminuer l’endettement de la SNCF et en même temps lui imposer de passer des commandes significatives du TGV ; cela d’autant plus qu’il n’est prévu aucune ligne nouvelle à grande vitesse. Deuxième aspect le problème de la compétitivité de ce TGV du futur.  La SNCF cherchera bien entendu à faire baisser le coût des TGV et Alstom pourrait être contraint pour des questions de compétitivité à regrouper la construction de ce TGV du futur à la Rochelle ;  il ne resterait plus grand-chose à Belfort à partir de 2020. De ce point de vue,  les déclarations du ministre de l’économie paraissent assez hasardeuses. “Le TGV du futur se fera ici, à Belfort, les engagements qui ont été pris sur les investissements du futur, je pense en particulier au bus électrique, seront tenus”, a-t-il ajouté en précisant que la production de ce dernier resterait à Duppigheim, dans le Bas-Rhin.  «Pour parvenir au ‘coût objectif’ sur le TGV du futur, il faudra passer par une délocalisation », estime Florian Jardinier, délégué FO, pour qui les motrices, réalisées à Belfort, devront rejoindre La Rochelle où sont construites les voitures passagers. «Si la pression des prix est trop forte de la part de la SNCF, ça peut conduire la direction à tout regrouper à La Rochelle», juge également Claude Mandart, délégué central de la CFE-CGC. Interrogé par Reuters, le P-DG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, laisse entendre que l’Etat a les cartes en mains, entre son engagement à pérenniser Belfort et la nécessité de désendetter la SNCF. «Il faut trouver un point d’équilibre», dit-il.

Déficit public : objectif repoussé en 2020

Déficit public : objectif repoussé en 2020

 

L’objectif de passer sous les 3% du PIB pour le  déficit public est repoussé en 2020. Dans sa précédente trajectoire, Bercy anticipait déjà une remontée du déficit en 2019, année où les entreprises bénéficieront encore du crédit d‘impôt compétitivité emploi (CICE) mais aussi en parallèle de la transformation de celui-ci en baisse de charges. Mais, dans cette précédente prévision, l‘exécutif espérait contenir le déficit à 2,9% dans deux ans. “Le gouvernement estime néanmoins que Bruxelles regardera avec compréhension cette dérive temporaire provoquée par une mesure exceptionnelle (…), le déficit devant retomber autour de 1,5% de PIB en 2020”, écrivent Les Echos. Le ministère de l‘Economie et des Finances a annoncé mardi avoir revu à la baisse les objectifs pour 2017 et 2018, à 2,9% du PIB pour cette année et 2,6% l‘an prochain, grâce à une croissance un peu plus forte que prévu. Le gouvernement, qui entend regagner du crédit en la matière auprès de l‘Union européenne, doit annoncer le 27 septembre sa trajectoire des finances publiques pour le quinquennat.

L’EPR de Flamanville attendu en 2020

L’EPR de Flamanville attendu en 2020

 

On ne sait toujours pas officiellement si Fessenheim sera fermée et quand. Dans le dernier gouvernement socialiste, Ségolène Royal avait largement tergiversé sur cette question. Hollande avait promis la fermeture de Fessenheim pour la fin de son mandat. Ségolène royale, elle, avait annoncé que cette fermeture interviendrait lors de la mise en service de Flamanville en 2018. Or  mise en service du réacteur nucléaire de type EPR de Flamanville ne commencera pas avant mai 2019, il atteindra sa pleine puissance vers cinq 2019 et plus vraisemblablement débuts 2020. Du coup, on s’étonne que le nouveau gouvernement n’ait rien dit encore officiel concernant Fessenheim alors  que Nicolas Hulot s’est avancé de manière bien imprudente en indiquant que « peut-être » 17 réacteurs seraient fermés d’ici 2025 ( orientation aussitôt contestée par le Premier ministre). On voit mal comment ce délai pourrait être respecté et surtout comment la chose serait faisable tant du point de vue économique que du point de vue de la politique énergétique. Pour Flamanville, EDF avait précédemment indiqué que les essais de production de l’EPR étaient programmés pour le deuxième trimestre 2019 et que sa montée en puissance aurait lieu au quatrième trimestre. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné fin juin un feu vert de principe à la mise en service de la cuve de l’EPR de Flamanville, prévenant toutefois que le couvercle de cet équipement ne pourrait pas être utilisé au-delà de 2024. Annoncé à trois milliards d’euros lors de la présentation du projet en 2004, l’EPR de Flamanville devait initialement entrer en service en 2012. Mais des difficultés à répétition sur le chantier et dans la fourniture de certains équipements ont contraint à de multiples reprises EDF à reporter cette date et à revoir à la hausse le coût du projet, estimé à 10,5 milliards d’euros depuis septembre 2015.

Les 50% d’augmentation des patrons de Bombardier reportés…en 2020

Les 50% d’augmentation des patrons de Bombardier reportés…en 2020

Au lieu d’annuler l’augmentation scandaleuse, on la reporte en 2020. Encore une  belle hypocrisie. Bombardier devrait tenir compte de la colère suscitée au sein de la population canadienne par les hausses de salaires accordées l’an passé à ses dirigeants, jusqu’à quasiment 50% pour Alain Bellemare, alors qu’il a supprimé des milliers d’emplois, avait estimé jeudi dernier Dominique Anglade, la ministre de l’Economie du Québec. La rémunération totale des cinq principaux dirigeants du groupe et du président de son conseil d’administration a bondi à 32,7 millions de dollars (30,6 millions d’euros) l’an dernier, contre 21,9 millions un an plus tôt, montre un document publié mercredi en prévision de l’assemblée générale prévue le 11 mai. Les Québécois ont exprimé leur colère jeudi dernier sur les réseaux sociaux et à la télévision alors que Bombardier a annoncé en 2016 deux vagues de licenciements concernant au total 14.500 personnes sur deux ans dans différents sites à travers le monde. La polémique est d’autant plus forte que, pour surmonter ses graves difficultés financières liées à son programme d’avions CSeries, Bombardier a bénéficié d’un investissement d’un milliard de dollars du Québec puis d’un prêt de près de 300 millions de dollars du gouvernement fédéral canadien.

Équilibre du régime de retraite en 2020 : du pipeau

Équilibre du régime de retraite en 2020 : du pipeau

 

 

 

Tous les trois mois ou presque de nouvelles annonces sont faites quant aux perspectives financières du régime de retraite. Des perspectives pour 10 ans, 20 ans ou 50 ans mais cette fois l’annonce porte sur le très court terme puisqu’on prévoit l’équilibre financier pour 2020. Une annonce avec beaucoup de si ! À condition que le chômage se réduise un taux de 7 % et que la croissance se maintienne à 1,5 %. Deux hypothèses qui viennent juste d’être contredites par l’union économique qui considère que la croissance sera amputée de 0,2 à 0,3 % pour les prochaines années en raison du brexit. Cette annonce du prochain équilibre financier du régime de retraite à été faite par ce curieux comité de suivi (qui s’ajoute au comité orientation des retraites !) composés de fonctionnaires qui dépendent du gouvernement ou de personnalités très proches. En fait quand on examine bien l’avis  de ce comité on constate que la prédiction repose surtout sur l’hypothèse de la croissance. Pas vraiment une découverte et pas vraiment une nécessité de réunir des experts d’aussi haut niveau pour découvrir la lune. Annoncer  que le système des retraites sera en équilibre en 2020 si la croissance est satisfaisante n’apporte guère d’éclairage nouveau. Ce fameux comité ne peut en effet décréter,  ni même prévoir le niveau futur de la croissance. Annoncer l’équilibre pour 2020 relève donc de l’arnaque. Pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre que l’équilibre des retraites dépend essentiellement du rapport actifs- inactif-, que le nombre d’actifs dépend de la croissance et que de meilleurs rentrées financières seraient de nature à rééquilibrer les dépenses destinées aux retraités. Toujours aussi volontariste, Marisol Touraine assure pourtant aux Français qui douteraient que «l’équilibre est bien de retour». Et la ministre des Affaires sociales, toujours très politique dans ses prises de parole, de marteler que «la question de l’âge du départ en retraite n’a plus aujourd’hui de raison d’être posée» pour des raisons financières, avant de fustiger «ceux qui veulent distiller de mauvaises nouvelles, ceux qui veulent jouer sur les inquiétudes, ceux qui dans la perspective des élections à venir veulent se faire les messagers de l’anxiété». Comprendre l’ensemble des candidats à la primaire des Républicains…  «Dans des scénarios économiques favorables, le système tend vers l’équilibre financier, voire l’excédent», présage le comité de suivi. Si la conjoncture ne se dégrade pas, le besoin de financement du système sera de 0,2 % du PIB en 2020, soit 4 milliards. Un déficit deux fois inférieur à celui qu’anticipait  il y a un an le Conseil d’orientation des retraites (COR). Et nettement revu à la baisse aujourd’hui en raison de l’accord, trouvé par les partenaires sociaux à l’automne 2015, qui vise à réduire de 6,1 milliards d’euros, à horizon 2020, le besoin de financement des régimes de retraite de complémentaire. C’est ensuite que cela se corse, potentiellement. À partir de 2020, les projections financières varient selon les trajectoires retenues. Le scénario médian, dont les hypothèses (croissance de 1,5 % par an de la productivité du travail et taux de chômage de 7 %) sont qualifiées de «raisonnables et responsables» par Marisol Touraine, prévoit un retour dans le vert au milieu de la prochaine décennie. En revanche, si la croissance stagnait à 1 %, le système des retraites afficherait un déficit équivalent à 0,5 % du PIB en 2040. Un déséquilibre qui rendrait alors nécessaires de nouvelles réformes douloureuses: augmentation des cotisations, baisse des pensions, relèvement de l’âge de départ la retraite ou de la durée de cotisation. Bref,  cette annonce prématurée de l’équilibre, c’est bien du pipeau !

 

Migrants : 93 milliards d’euros d’ici à 2020 pour l’Allemagne

Migrants : 93 milliards d’euros d’ici à 2020 pour l’Allemagne

 

Le gouvernement allemand prévoit de dépenser quelque 93,6 milliards d’euros d’ici la fin 2020 pour l’accueil des demandeurs d’asile, rapporte samedi l’hebdomadaire Der Spiegel, citant un document émanant du ministère fédéral des Finances en vue de négociations avec les seize Länder. Les calculs du ministère comprennent le coût lié à l’hébergement et l’intégration des réfugiés ainsi que celui de mesures visant à s’attaquer aux racines de l’exode de milliers de migrants et réfugiés des régions frappées par la guerre ou la pauvreté. L’Allemagne a accueilli l’an dernier plus d’un million de réfugiés, principalement en provenance de Syrie et d’autres zones de conflit. Le nombre d’arrivées s’est réduit cette année, en partie grâce à un accord passé en mars entre l’Union européenne et Ankara, qui prévoit le renvoi vers la Turquie des migrants arrivant dans les îles grecques. Le gouvernement allemand prévoit l’arrivée de 600.000 migrants cette année, de 400.000 migrants en 2017 et de 300.000 migrants dans chacune des années suivantes, montre le document du ministère. Il s’attend à ce que 55% des réfugiés régularisés trouvent un emploi après cinq ans. Un porte-parole du ministère des Finances n’a pas souhaité commenter ces chiffres, soulignant que les discussions étaient en cours entre Berlin et les Länder. Une nouvelle réunion est programmée le 31 mai pour débattre de la répartition des coûts entre autorités fédérales et régionales. Le gouvernement fédéral et les Länder sont en désaccord sur le coût de la crise des réfugiés et sur la part que Berlin devrait financer. Les Länder se plaignent de ne pouvoir faire face à l’afflux de réfugiés. Selon Der Spiegel, ils s’attendent à payer 21 milliards d’euros cette année, et jusqu’à 30 milliards d’euros d’ici 2020. Le coût annuel de la gestion de la crise migratoire s’élèverait à 20,4 milliards d’euros en 2020, contre 16,1 milliards cette année, ajoute le document.

(Avec Reuters)

 

Retraités : baisse du niveau de vie après 2020

Retraités : baisse du niveau de vie après 2020

 

Le niveau de vie des retraités en France n’est sans doute pas exceptionnel puisque la pension moyenne tourne autour de 1500 € (avec toutefois des écarts autour de cette moyenne). Pour autant la situation des retraités s’est améliorée au cours des 20 dernières années. Mais cette situation pourrait se détériorer d’ici une dizaine d’années. En cause d’abord la situation du chômage et le rapport actif retraité. Une situation du chômage qui prive les organismes de retraite de précieuses rentrées et qui sur la tendance n’ont d’autre solution que de progressivement allonger l’âge de départ en retraite et de diminuer le pouvoir d’achat des retraités. À cela s’ajoute aussi l’évolution démographique caractérisée par une modification du rapport entre jeunes anciens et par l’allongement de la durée de vie. En d’autres termes si rien ne change notamment en ce qui concerne le niveau de croissance et donc le nombre d’actifs, les retraites sont condamnées à se réduire progressivement. Faute de reprise significative de l’activité économique la problématique de l’éclatement des caisses de retraite pourrait se poser ici 10 ou 15 ans. À juste titre les jeunes générations pourront se trouver défavorisées par rapport aux anciennes en matière de retraite. À l’inverse il faut cependant observer que les anciennes générations n’effectuaient pas en moyenne 35 heures de travail hebdomadaire mais plutôt près le double. En matière économique il n’y a pas de secret on ne peut redistribuer la richesse nationale que si elle est produite en quantité suffisante. Si le sort des retraités s’est amélioré en vingt ans, leur niveau de vie devrait diminuer après le milieu des années 2020. Le niveau de vie des retraités comparé à celui du reste de la population devrait diminuer après le milieu des années 2020, alors qu’il est légèrement supérieur depuis une vingtaine d’années, prédit dans un rapport le Conseil d’orientation des retraites (COR). «Les ménages retraités ont en moyenne, actuellement, un niveau de vie légèrement supérieur aux autres ménages, un niveau de consommation à peu près égal, et un niveau de patrimoine supérieur», écrit le Conseil d’orientation des retraites dans un rapport qu’il présentera mercredi à ses membres, obtenu par l’AFP.

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