Archive pour le Tag '2020 ?'

Dette : la France en tête avec plus de 300 milliards dans l’union européenne en 2020

Dette : la France en tête avec plus de 300 milliards dans l’union européenne en 2020

 

 

Il est évident que la faiblesse des taux favorise les emprunts d’État. Reste qu’il faudra bien les rembourser d’une manière ou d’une autre. Apparemment la France a fait une bonne affaire en empruntant plus de 300 milliards en 2020 un taux moyens de 0,30 %.

 

Fin 2019 l’endettement français représentait 100 % du PIB environ, au cours de l’année 2021 on devrait rapidement atteindre les 120 %. Face à cette embolie, certains experts inconséquents ont proposé que cette dette soit permanente et illimitée (quand d’autres encore plus irresponsables proposent de ne plus la rembourser !).  Une manière ainsi d’assurer une rente permanente au système bancaire, en tout cas pendant 50 ans voire un  siècle. Pour l’instant ,la question du remboursement de la dette est plutôt mise entre parenthèses mais la problématique reviendra forcément au premier retour de la croissance avec la hausse de l’inflation et des taux d’intérêt.

 

En zone euro, les émissions nettes de dette ont atteint 1 116 milliards d’euros en six mois entre mars et août dernier, «soit le montant des émissions nettes réalisées en un an et demi après la crise financière, entre septembre 2008 et février 2010», note l’économiste Olivier Sirello, dans un billet du blog de la Banque de France.

Dans cet environnement sous haute tension, la France s’est une nouvelle fois distinguée par son goût pour la dette. «Si l’on rapporte au PIB les émissions nettes au cours de cette période, la France occupe la première place dans la zone euro (13,0 %), suivie par les Pays-Bas (12,9%)», avance ainsi l’expert.

2020: l’or brille, surtout l’argent

2020:  l’or brille, surtout l’argent

il y a quelques raisons économiques et technologiques à l’augmentation de certains métaux rares et précieux. Pour les raisons économiques, il y a eu cependant certains mouvements de yo-yo consécutifs à la pandémie.

Les métaux rares et précieux constituent aussi une sorte de refuge vers des valeurs sûres ou considérées comme telles car les économies ont été très sérieusement secouées. En Europe en particulier, les valeurs boursières ont perdu 7 % sur un an. En cette année de difficultés sanitaires et économiques, les métaux rares et précieux ont cependant flambé. Mercredi, l’or s’inscrivait en hausse de 23,8% sur l’année, à 1.878,33 dollars l’once. l’argent grimpe de 47,5% sur l’année, l’une des meilleures performances de 2020 pour une matière première, à 26,27 dollars l’once.

Le cuivre, a atteint 8.028,00 dollars le 18 décembre, une première depuis février 2013.

Le métal rouge finissait une année mouvementée à 7.833 dollars la tonne.

Les autres principaux métaux de base comme le nickel et l’aluminium ont connu cette année une trajectoire comparable et évoluent à des niveaux plus vus depuis respectivement un et deux ans.

Bourse américaine en hausse en 2020

Bourse américaine en hausse en 2020

Tandis que le CAC 40 recule 7 % cette année, le S&P 500 enregistre un bond de 16% sur l’ensemble de 2020 après avoir pris plus de 66% depuis son point bas en mars, porté notamment par la hausse des valeurs technologiques.

Le même élément explique la progression du Nasdaq Composite qui a bondi de plus de 43% cette année, sa meilleure performance annuelle depuis 2009, grâce à la progression des mastodontes tels que Alphabet, Microsoft, Apple, Facebook et Netflix.

De son côté, le Dow Jones a conclu l’année sur un gain plus modeste d’environ 7%.

Jeudi, les indices américains ont fini en hausse dans un marché peu animé à la veille du Nouvel An.

Coronavirus Russie : 1 million de vaccins avant la fin 2020 pour 200 en France !

Coronavirus Russie : 1 million de vaccins avant la fin 2020 pour 200 en France !

 

Tandis que la France distribue actuellement une moyenne de 60 vaccins par jour, la Russie annonce qu’elle distribuera, elle, 1 million de vaccins avant la fin de l’année 2020.

Au rythme actuel, la production permettra de déployer le vaccin dans toutes les régions du pays tout en l’exportant vers d’autres pays, a ajouté Denis Manturov.

La semaine dernière, la Russie a envoyé 300.000 doses de “Spoutnik V” à l’Argentine, entraînant la colère d’une partie de l’opinion publique russe qui souhaiterait être prioritaire.

Le vaccin “Spoutnik V” est administré en deux doses, qui contiennent des composantes différentes, à 21 jours d’intervalle.

La Russie a signalé mercredi 26.513 nouveaux cas de COVID-19 au cours des dernières 24 heures, dont 5.105 à Moscou, portant le total des contaminations à l’échelle du pays à 3.131.550.

Epargne : record en 2020

Epargne : record en 2020

L’épargne inconnue un niveau record en 2020 en raison de la crise sanitaire. Notons cependant que fin 2019, l’orientation de la consommation et de la croissance était déjà à la baisse. Un phénomène très amplifié par la pandémie.

 

Deux facteurs sont à prendre en compte. D’abord l’inquiétude des consommateurs et des ménages concernant l’environnement économique et social et notamment l’emploi. Ensuite le blocage de la production pendant un temps, aussi la fermeture d’une partie de la distribution. La totalité de l’épargne pourrait atteindre 130 milliards sur les livrets et les comptes courants.

 

Valérie Plagnol, économiste et présidente du Cercle des épargnants déclare : «Les enquêtes montrent une inquiétude réelle sur le chômage», incitant les ménages à se constituer «une épargne de précaution». Explique Valérie Plagnol, économiste et présidente du Cercle des épargnants.

 

Autre facteur  «Dans le contexte anormal de 2020, les ménages ne veulent pas s’engager sur le long terme et privilégient donc des produits liquides. Cette priorité pénalise le premier produit d’épargne français, l’assurance vie», ajoute Philippe Crevel directeur général du Cercle de l’épargne.

À noter cependant que la moitié de l’épargne supplémentaire a été accumulée par les 10% les plus aisés, tandis que les ménages les plus modestes se sont plutôt endettés.

Rebond historique de 16% du PIB britannique au T3 mais baisse de 10% en 2020

Rebond historique de 16% du PIB britannique au T3 mais baisse de 10% en 2020

Un rebond de 16,0% sur les trois mois à fin septembre, un chiffre record révisé à la hausse par rapport à l’estimation précédente de 15,5%. Cependant sur l’ensemble de l’année le PIB  enregistrera une contraction de l’ordre de 10 % en rythme annuel.

Climat–Réchauffement : 2020 année record

Climat–Réchauffement : 2020 année record

« 2020 est en tête [des relevés les plus chauds] pratiquement depuis le mois de février », enchaînant les moyennes record, souligne Jean-Michel Soubeyroux, directeur adjoint à la direction de la climatologie et des services climatiques de Météo-France.

Autre signe de ce réchauffement, sur les 120 années depuis que ces moyennes nationales sont relevées, les six années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2011.

« Au cours de la décennie que nous venons de vivre, nous sommes dans une dynamique particulièrement significative, la variabilité devient très réduite », explique M. Soubeyroux. « Sur une série de 120 ans, la probabilité pour chacune de ces années [d'être dans les plus chaudes] est d’un sur 120, on voit que les dés sont pipés ».

 

Ce réchauffement reflète fidèlement celui constaté à l’échelle planétaire, où l’Organisation mondiale de la météo a annoncé début décembre que 2020 devrait être l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

Revenus maintenus en 2020 ?

Revenus maintenus en 2020 ?

 

Théoriquement d’après la Banque de Franc en les revenus des Français seraient en moyenne à peu près maintenus en 2020. Il est indéniable que le gouvernement a largement soutenu ce pouvoir d’achat notamment à travers le dispositif de chômage partiel aussi l’aide aux entreprises. Mais comme dans toute situation de crise ,ce n’est pas forcément la moyenne qu’il importe de prendre en compte mais plutôt l’écart tour de cette moyenne. Cet écart est caractérisé par une augmentation du nombre des mieux lotis et surtout par un accroissement des personnes en difficulté. Sont concernés notamment ceux qui vivaient de petits boulots à temps partiel et ou irrégulier. (Exemples certains étudiants, femme de ménage des grands hôtels etc.).

Évidemment la situation serait encore pire sans l’engagement des 500 milliards qui vont aggraver le déficit public. Notons que le pire est sans doute à venir quand des entreprises sous perfusion financière seront contraintes de déposer le bilan car incapable de faire face à leurs obligations notamment en matière de remboursement des emprunts. L’INSEE estime que la crise aura supprimé environ 700 000 emplois nets en 2020 mais pour 2021 on s’attend à une vague au moins égal à 1 million de chômeurs supplémentaires.

Température : record en 2020 ?

Température : record en 2020 ?

La  température moyenne du globe entre janvier et octobre 2020 s’est ainsi établie à 1,2°C au-dessus de l’ère préindustrielle (1850-1900). Et « il y a une chance sur cinq pour que celle-ci dépasse temporairement 1,5°C d’ici 2024″, alerte le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, qui rappelle que « cette année marque le 5e anniversaire des Accords de Paris sur le climat« . « Nous devons faire plus d’efforts », souligne-t-il.

L’objectif des Accords de Paris est de contenir d’ici 2100 le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C. En attendant les chiffres définitifs pour 2020, une chose est certaine : « 2011-2020 sera la décennie la plus chaude jamais enregistrée », d’après l’Organisation météorologique mondiale qui note une nette accélération ces « six dernières années ».

 

 

Croissance française : une baisse de 9% en 2020

Croissance française : une baisse de 9% en 2020

Cela  pourrait est pire essayent  de se assurer nombre  d’institutions qui tentent d’insuffler un peu d’optimisme dans ce climat de grande incertitude. Ainsi par exemple l’INSEE annonce une hausse du PIB de 6 % environ en 2021 puis de 3 % en 2022 sans doute pour compenser la prévision d’une baisse de 9 % de la croissance pour l’ensemble de l’année 2020.

Rien n’est sûr évidemment dans ses prévisions pour 2021 et 2022 car la tendances pour partie imputable à la crise sanitaire est très mauvaise en cette fin 2020.  Selon le dernier point de conjoncture de l’Insee publié ce mercredi 2 décembre, le produit intérieur brut (PIB) devrait reculer de 9% en 2020, soit un niveau inédit depuis la Seconde Guerre mondiale. Après la catastrophe du printemps et une saison estivale au beau fixe, le dernier trimestre s’annonce morose. En effet, la recrudescence du virus et la saturation des hôpitaux ont obligé le gouvernement à mettre en œuvre de nouvelles mesures de restriction pour endiguer la propagation de cette maladie.

Si la baisse du nombre de contaminations et les annonces relatives au vaccin ont apporté des lueurs d’espoir dans les milieux économiques et ont fait frémir les marchés boursiers, la dégradation des indicateurs au dernier trimestre et la montée du chômage vont certainement peser sur les capacités de rebond de l’économie tricolore en 2021. Le gouvernement, qui avait prévu de mettre en œuvre rapidement son plan de relance, a dû annoncer une nouvelle salve de mesures d’urgence. Il y a fort à parier que la période la plus difficile à passer sera le premier semestre 2021.

La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 

Faute de cela la croissance dans l’union économique pourrait perdre de 2 à 4 %.

« L’arrêt simultané des mesures de politique économique pourrait déclencher un recul prolongé sur le chemin de la reprise », a déclaré la BCE. « De tels effets de falaise (« cliff edge ») se feraient sentir essentiellement au premier semestre 2021″.

Mais pour contrebalancer son discours, la banque centrale a toutefois averti que le maintien de ces mesures sur une trop longue période pourrait également freiner la croissance à long terme et mettre en danger la stabilité financière en maintenant sous perfusion des entreprises non performantes et en favorisant une mauvaise allocation des capitaux.

« Il existe des risques à court terme substantiels liés au retrait du soutien politique mais les risques à moyen terme d’un soutien politique prolongé ne doivent pas non plus être ignorés », a-t-elle ajouté.

 

Croissance France : une baisse de 9 à 10 % en 2020 (INSEE)

Croissance France : une baisse de 9 à 10 % en 2020 (INSEE)

 

À défaut de lire dans le marc de café , la docile INSEE reprend à son compte les projections du gouvernement. Gouvernement qui s’aligne sur celle des institutions internationales. Bref, les nouvelles prévisions de l’INSEE n’apportent pas grand-chose. À noter en plus le flou sur le recul de la croissance pour le dernier trimestre que l’INSEE évalue dans une très très large marge de 2,5 à 6 %. Sans doute des projections faites au doigt mouillé .

Pour 2020 l’INSEE confirme donc ce que tout le monde sait à savoir que la réduction de la croissance sera d’au moins 10 % en 2020

L’Insee estime que l’activité de la deuxième économie de la zone euro est actuellement inférieure de 13% à son niveau d’avant-crise.

L’INSEE se réconforte en considérant que c’est moins pire que ce pourrait être ! A titre de comparaison, ce recul est moins important que la baisse de 30% affichée en avril pendant le premier confinement national visant à freiner la propagation du virus, particulièrement dans l’industrie et le bâtiment, qui s’en sortent beaucoup mieux que lors du premier confinement, souligne l’Insee.

Les dépenses de consommation des ménages se situent à 15% en deçà du niveau d’avant-crise, soit moitié moins que la baisse enregistrée au moment du premier confinement, selon les données analysées par l’institut.

France: Le confinement inchangé jusqu’au 1er décembre 2020 ou 2021 ?

 France: Le confinement inchangé jusqu’au 1er décembre 2020 ou 2021 ?

 

Encore un exercice du Premier ministre qui n’aura guère convaincu de la pertinence de la politique du gouvernement. En effet dans cette annonce il n’y avait en fait aucun fait nouveau. Surtout il manque l’essentiel c’est-à-dire une perspective qui pourrait permettre au monde économique, aux ménages et aux citoyens d’envisager des perspectives d’avenir.

En gros,  le gouvernement décide donc de maintenir la société dans une sorte de glacis et sans aucun calendrier pour en sortir. En creux en ne définissant pas de sortie progressive du confinement, le gouvernement condamne l’économie et même la démocratie puisque les élections départementales et régionales seront reportées. Dans le même temps le Parlement est mis entre parenthèses depuis qu’a été décidée la mise en place d’un comité de défense qui fait office de démocratie. Comme il est probable que la situation sanitaire ne sera pas améliorée de façon significative dans 15 jours le confinement devrait être prolongé pour enjamber Noël et le premier jour de l’année 2021. Il pourra se poursuivre tout au long de l’année 2021 car évidemment la perspective du vaccin ne permet pas d’envisager une fin rapide de la pandémie avant au moins 2022.

“Il serait irresponsable de lever ou même d’alléger le dispositif dès maintenant”, a donc déclaré le premier ministre devant la presse, quelques heures après une réunion du Conseil de défense et de sécurité nationale autour d’Emmanuel Macron à l’Elysée.

Les règles du confinement instaurées le 30 octobre resteront donc inchangées “au moins pour les 15 prochains jours”, a-t-il dit.

Au regard des derniers chiffres, “l’évolution du nombre de nouvelles contaminations s’est ralentie depuis une semaine”, a dit le Premier ministre.

Le pic de la deuxième vague pourrait selon lui être atteint dans les hôpitaux en début de semaine prochaine, celui de la première vague (32.292 patients le 14 avril) ayant été franchi ce jeudi.

Si l’embellie actuelle se confirme, des mesures d’allègement pourraient intervenir pour les seuls commerces et “sur la base d’un protocole renforcé”, à l’approche de la période de Noël cruciale pour le chiffre d’affaires des entreprises.

Les bars, restaurants et salles de sports ne seront pas concernés par cet éventuel assouplissement.

Quant aux règles du confinement imposées aux Français, qui ne peuvent pas sortir sans attestation, elles seront maintenues au-delà du 1er décembre.

Le Premier ministre a également averti ses concitoyens, invités au civisme, qu’il ne serait pas possible de se réunir à plusieurs dizaines pour les fêtes de fin d’année.

“Il est un peu tôt” pour dire s’il est possible de réserver des billets dans la perspective de cette période.

En clair le confinement va perdurer.

2020, la fin d’un monde ?( Michel Santi)

2020, la fin d’un monde ?( Michel Santi)

Pour Michel Santi, économiste,  l’effondrement de la république de Weimar présida à un tournant décisif de l’histoire européenne, voire mondiale. Il doit servir de leçon, même près d’un siècle plus tard. Par Michel Santi, économiste (*). ( chronique de la tribune)

 

 

« Le 28 mars 1930, Hindenburg, le président de la république de Weimar, nomma Heinrich Brüning chancelier. Ce dernier – en pleine «Grande Dépression» – réduisit les dépenses publiques de près de 15 points de PIB, baissa le salaire des fonctionnaires, augmenta les impôts principalement sur les classes défavorisées qui furent les plus touchées, sabra généreusement dans la couverture et dans la protection sociales, limita drastiquement l’accès à l’assurance-chômage.

À l’orée de 1933, les ravages furent d’autant plus dévastateurs que la dépense publique n’atteignait d’ores et déjà que 30% du PIB allemand en 1928. Insécurité et précarité économiques de la classe moyenne, à un moment géopolitique charnière, furent dès lors le pain quotidien d’une population qui subit une exclusion et une marginalisation progressives alors qu’elle était désespérément en besoin de protection.

Le refus borné des politiques en place d’adopter une politique d’expansion et de reflation fut donc le déclencheur d’une redistribution politique intérieure où les plus défavorisés se tournèrent vers le communisme, tandis que ceux qui avaient le plus à perdre des augmentations d’impôts et des réductions des dépenses publiques se convertirent au nazisme.

Confrontée à leurs partis traditionnels n’ayant que l’austérité comme doctrine et que l’ordolibéralisme comme horizon, la classe moyenne allemande accueillit à cœur joie le démantèlement de la République de Weimar et la strangulation de leur démocratie par un parti nazi s’étant engagé à la remettre au travail sans regarder à la dépense.

Voilà comment périt le premier régime démocratique allemand, sous le poids d’une rigueur indifférenciée qui aura eu des conséquences politiques que nul n’avait prévu ni planifié, et ce en dépit d’une vie associative, culturelle et politique pourtant bouillonnantes à l’époque. L’État allemand abandonna ses concitoyens, resta hiératique face à la souffrance humaine, aveugle face aux inégalités choquantes, en une période où son intervention – critique – aurait pu tirer des millions de la misère.

 

L’austérité et les crises financières ont donc des effets pervers indéniables sur l’activité économique dans un environnement – toujours actuel en 2020 – où banques, entreprises, consommation, dépenses publiques, couverture sociale sont interconnectés et où leur mauvaise combinaison se traduit en chocs économiques et en catastrophes politiques. La crise intense que nous traversons actuellement aura donc des répercussions incalculables sur les générations à venir.

À plus court terme, elle rebattra les cartes structurelles de bien des nations occidentales qui verront un bouleversement de leurs structures politiques. Nous avons beaucoup à apprendre de la liquéfaction de Weimar, elle-même née sous l’impulsion du grand Max Weber.

Prenons donc conscience, aujourd’hui, que nous avons bel et bien quitté sa vision moderniste – à Weber – et que, dans ce nouveau monde post wébérien qui est désormais le nôtre, fera émerger des femmes et des hommes dits « providentiels », charismatiques, autoritaires et hyperpolitisés. »

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(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier «Fauteuil 37» préfacé par Edgar Morin
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Croissance 2020 : récession de 11% ou 13%

Croissance 2020 : récession de 11% ou 13%

 

Visiblement le gouvernement a quelques difficultés à faire des calculs simples. Après avoir prévu une récession de 9 % en 2020, on est passé un chiffre de 10 % puis très récemment à 11 %. Pourtant d’après l’expérience du premier confinement, on sait que chaque mois de confinement fait perdre de 60 à 90 milliards de richesses nationales (le produit intérieur brut) soit 3 à 4 % de baisse supplémentaire du PIB  en 2020.

Le gouvernement s’attend seulement à une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 11% en 2020, contre -10% prévu jusqu’ici, du fait du reconfinement qui va peser sur l’activité de la fin de l’année, a annoncé vendredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

«C’est une révision qui est modérée, justement parce que nous avons eu un troisième trimestre très fort, qui traduit une chose simple: la capacité de rebond de l’économie française est considérable», a expliqué Bruno Le Maire sur France Inter. Le PIB a rebondi de 18,2% au troisième trimestre, selon une estimation de l’Insee.

«Si nous prenons les bonnes décisions, dès 2021 nous serons capables de retrouver des chiffres de croissance», ajoute le locataire de Bercy. «Il faut encore plus renforcer notre soutien aux entreprises, aux entrepreneurs, aux indépendants…», ajoute le ministre qui se trompe évidemment car une éventuelle croissance de 5 % en 2021 ,comme prévu par le gouvernement, ne compensera jamais une baisse supérieure à 10 % en 2020.

Société-Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Société-Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Pouvoir d’achat : rien en 2020 et sans doute en 2021

Pouvoir d’achat :  rien en 2020 et sans doute en 2021

 

Si l’on tient compte de l’inflation probable en 2020 envisagées à + 0,5 % , le pouvoir d’achat pourrait être à peu près nul encore s’agit-il d’un calcul sur des revenus théoriques car dans la pratique avec le chômage partiel il y aura  souvent une baisse plus importante d’au moins 5%. Pour l’année 2021, on attend une inflation de 0,7 % et on espère une augmentation du pouvoir d’achat de 1,5 %.  Rien n’est sûr dans ces deux domaines. Il y a d’abord la situation de l’emploi très dégradé qui va peser sur le pouvoir d’achat. Une conséquence d’une croissance qui devrait se redresser à plus 8 % mais encore inférieure au niveau de fin 2009.

 

Avec au moins 1 million de chômeurs en plus il ne faut guère espérer un environnement favorable à la hausse salariale. Au mieux en 2021, la création nette d’emplois atteindra 400 à 500 000 emplois à condition évidemment que la croissance enregistre une progression de 8 %. Reste à savoir aussi si l’inflation sera aussi sage que prévu. Pour l’instant ,rien n’indique une reprise de la hausse des prix, l’Europe  est plutôt sur une tendance déflationniste. On ne peut cependant écarter l’hypothèse d’une crise financière qui ferait flamber l’inflation car le décalage entre l’ampleur de la masse monétaire et la richesse réelle devra un jour se payer par une perte de valeur du pouvoir d’achat. Peut-être pas en 2021, peut-être en 2022 ou plus tard mais l’échéances est incontournable.

Emprunt France : 250 milliards en 2021 comme en 2020

Emprunt France : 250 milliards en 2021 comme en 2020

En gros la France empruntera à nouveau environ 300 milliards en 2021. Une somme qui correspond à peu près au 10 % de déficit du budget par rapport aux PIB.

Grâce à l’action de la banque centrale européenne, les taux sont à peu près nuls. La France emprunte donc sans frais supplémentaires. Reste qu’elle ne rembourse avec les nouveaux emprunts que les intérêts des dettes précédentes. L’Agence France Trésor envisage d’émettre 260 milliards d’euros d’obligations à moyen et long terme, un montant net des rachats et inchangé par rapport à 2020; il faudra cependant y ajouter des emprunts de court terme d’au moins une vingtaine de milliards.

La charge financière de la dette est prévue à 37,1 milliards d’euros l’an prochain, contre 36,2 milliards pour 2020. Une somme assez comparable mais qui évidemment est inquiétante puisqu’elle est en passe de devenir bientôt le premier budget de l’État alors qu’on ne rembourse que les intérêts financiers et que le capital n’est remboursé qu’avec d’autres emprunts.

Croissance : une chute 10% en 2020, puis un rebond de 8% en 2021

Croissance : une chute 10% en 2020, puis un rebond de 8% en 2021

Comme de nombreux instituts Bercy à son tour utilise la méthode Coué pour rassurer sur l’ampleur de la crise économique. On a vu récemment que nombre d’institutions comme l’INSEE ou la Banque de France afficher les gros titres de nouvelles prévisions qui en réalité n’évoluent que dans l’épaisseur du trait. Ce que vient de faire encore Bercy qui révise la chute du PIB  à 10 % au lieu de 11 %. Un écart de 1 % complètement imprévisible et qui ne repose sur aucun élément pertinent si l’on se fie notamment au carnet de commandes de l’industrie manufacturière et au grand attentisme de la consommation des ménages.

 

Le gouvernement, affiche un optimisme de façade sur l’ampleur de la crise, s’attend à une chute de 10% du PIB cette année, contre 11% auparavant, avant un rebond de 8% en 2021, tiré notamment par le plan de relance, a indiqué aujourd’hui le ministère de l’Economie.

Le déficit public devrait, lui, se creuser un peu moins que prévu à 10,2% du PIB cette année (contre 11,4% anticipé jusqu’ici), avant de se réduire à 6,7% l’an prochain sous l’effet du retour de la croissance, a précisé Bercy en amont de la présentation du projet de budget pour 2021.

 

 

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