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Rentrée littéraire: le rituel du défilé de mode

Rentrée littéraire: le rituel du défilé de mode

François Taillandier, écrivain, auteur de plus de trente-cinq livres depuis le milieu des années 1980, questionne, dans une tribune au « Monde », la pertinence de cette « course d’obstacles » saisonnière.

 

Tribune.

 

Et alors, comme chaque année, il y a « la rentrée littéraire ». Une de ces évidences sur lesquelles on dirait que personne, jamais, ne s’interroge. C’est comme ça. Il y a « la rentrée littéraire ». Et non seulement on ne s’interroge pas sur la pertinence de cette notion saisonnière, qui n’a aucun rapport avec la création écrite, mais on s’y soumet. Auteurs, éditeurs, libraires, journalistes. Bousculade au portillon et course d’obstacles : c’est « la rentrée littéraire » ! Qui l’a décrété ? Quand ? Pourquoi ? On ne sait pas. En fait, ça embête tout le monde, mais on marche.

J’en sais quelque chose. Je ne vais pas faire le malin. Depuis trente-cinq ans que je suis un écrivain qui publie, j’ai fait partie de tout ça, j’y suis passé, comme tout le monde. Moi aussi, j’ai pris place dans les files d’attente. Et j’ai eu mes satisfactions ou mes déceptions, peu importe. Mais il y a un avantage à se faire un peu vieux : on en a vu passer, des trains, et couler de l’eau sous les ponts.

Est-ce que ce qui compte vraiment – c’est-à-dire la rencontre imprévue, passionnée, de simple plaisir, ou de curiosité, entre un livre et un lecteur – a besoin de « la rentrée littéraire » ? Avec son cortège de prix, de fêtes du livre (sans doute bientôt annulées…), de listes des meilleures ventes ? D’auteurs désignés champions dès le mois de juillet sans qu’on sache pourquoi ? Vraiment ? Vous êtes sûr ?

Dans nos librairies et nos bibliothèques publiques – honteusement fermées durant tout le « confinement », alors que le président de la République lui-même nous suggérait de lire – il y a des milliers de livres. Publiés par une édition française qui (les chiffres le prouvent) demeure un pilier de l’industrie culturelle. Et qui procure à qui s’y intéresse un choix dans lequel il y a tout ce qu’on veut, notamment au format de poche, car il faut penser à ceux qui n’ont pas trop de sous : des classiques, de la littérature étrangère, des essais, de l’histoire, des polars ; tout ce qu’on veut !

Les « nouveautés de la rentrée » ne sont que l’écume. La chose est d’autant plus absurde et injuste qu’elle trahit la majorité de ceux qui s’y trouvent. Sur les 500 ou 600 romans annuels de la « rentrée littéraire », on sait pertinemment, on sait d’avance, on sait depuis longtemps, que 80 % passeront à la trappe ! Oui, tout le monde le sait. Sauf le public, peut-être.

 

 

Le danger de la rentrée : « L’ÉCOLE N’EST PAS PRÊTE » ( MÉDECINS)

Le danger de la rentrée : « L’ÉCOLE N’EST PAS PRÊTE » ( MÉDECINS)

 

Le protocole sanitaire prévu par l’Education nationale pour les écoles  »ne protège ni les personnels ni les élèves et leurs familles », estime samedi un collectif de médecins, appelant à durcir les précautions à trois jours de la rentrée.

 

« Au-delà du réel risque sanitaire, il y a aussi celui de fermer des classes par dizaines, avec pour effet d’amplifier les inégalités devant le savoir et l’apprentissage et de désorganiser durablement notre économie et notre société », prévient leur tribune, publiée sur le site internet du Parisien.

« L’école n’est pas prête. (…) Compte tenu du protocole en vigueur, rien ne semble empêcher les écoles de devenir des clusters » (des foyers infectieux), alertent les signataires, dont l’infectiologue Karine Lacombe, le président du syndicat de médecins libéraux UFMLS Jérôme Marty et les créateurs du collectif Stop-Postillons, qui préconise depuis des mois de renforcer le rôle du masque dans la lutte contre le coronavirus.

 

Ils proposent « de recommander le port du masque en lieu clos pour tous les élèves de plus de 6 ans« , considérant que « les enfants de moins de 11 ans sont aussi contaminants que les adolescents ou les adultes ».

Le groupe de médecins, déjà à l’origine d’une tribune mi-août pour le masque obligatoire dans tous les lieux collectifs clos, réclame également des règles plus strictes sur l’aération des locaux et « des procédures dédiées dans les zones de forte circulation virale » pour éviter de devoir fermer des écoles entières si un cas est détecté.

 

Il suggère d’alléger les classes « en alternant présentiel et enseignement à distance », de limiter les « contacts entre les classes » et d’organiser un « échelonnement des récréations et de la cantine ».

 

Une rentrée politique sous pression (Bernard Sananès)

Une rentrée politique sous pression (Bernard Sananès)

 

Le président d’Elabe ,  Bernard Sananès, souligne les différents dangers de cette rentrée politique notamment pour Macron mais aussi pour l’ensemble de la classe politique.( Interview dans l’Opinion)

Comment qualifier cette rentrée pour l’exécutif ?

C’est une rentrée, qui est encore plus cette année que d’habitude, sous pression. Le gouvernement a mis du temps à enclencher sa réponse à la reprise de l’épidémie et joue donc sur la défensive. Il a aujourd’hui trois fronts devant lui. D’abord le front économique : c’est celui sur lequel il est le plus attendu et dispose du plus de crédit. Les mesures sur le chômage partiel ont par exemple eu un vrai impact sur le rapport des Français à l’impôt : la part des Français jugeant qu’ils contribuent au système plus qu’ils n’en bénéficient est en recul de 10 points en dix-huit mois. Ce petit capital de confiance lui sera précieux, alors que la question de l’ampleur de la récession demeure et que celle du chômage, notamment celui des jeunes, pourrait être une bombe à retardement. Le deuxième front est la question écologique. Elle n’est pas passée au second plan en raison de la crise sanitaire, contrairement à ce que certains auraient pu croire, et reste majeure dans les attentes des Français. Il n’y a plus de clivages urbains/ruraux ou CSP+/ CSP- quant à sa prise de conscience. L’effectivité des réponses du gouvernement demeure très attendue, dans la foulée de celles apportées à l’occasion de la convention citoyenne. Enfin, le troisième front est plus récent : il s’agit des enjeux de sécurité. L’effet d’accumulation de faits de violence, le sentiment d’impunité et que l’action publique ne fait plus face en ont refait une priorité. Ces trois fronts ont une traduction politique. La question économique sera déterminante pour tous les Français, elle sera « qualifiante » ou pas dans la perspective de 2022. L’ampleur de la réponse environnementale d’Emmanuel Macron lui permettra-t-elle de contenir la poussée écologiste ? Ce qu’il fera en matière régalienne sera essentiel par rapport à l’électorat de droite.

Quel bilan peut-on faire de la relance politique opérée par Emmanuel Macron après les municipales ?

Il est trop tôt pour le dire. On y verra plus clair fin septembre avec le bilan de la rentrée, les réactions provoquées par le plan de relance et les chiffres du chômage. Ce qu’on peut néanmoins observer au-delà de la séquence remaniement, c’est que depuis le déconfinement, qui a été jugé mieux géré, le sentiment d’hostilité à l’égard de l’exécutif a diminué, mais que cela pour l’instant ne se transforme pas en gain durable de popularité. Cela dessine une stratégie de campagne présidentielle par défaut (qui à sa place aurait fait mieux que lui ?…). C’est souvent le cas lors d’une campagne de réélection.

43 % des Français font confiance à l’exécutif pour la gérer selon notre dernière enquête. C’est un chiffre en légère hausse, mais il n’y a toujours pas d’adhésion majoritaire et dans un moment de crise grave pour le pays, cela reste un point faible

Comment jugez-vous les premiers pas de Jean Castex ?

Aujourd’hui, on ne mesure pas d’impact provoqué par sa promotion à Matignon. Il devait rectifier l’image du Président par rapport aux personnes âgées (chez qui le Président avait chuté), les habitants de petites villes… Si les commentaires lors de son arrivée ont été centrés sur sa personne, son style, il n’a pas encore posé de marqueur fort. Par exemple, sur la gestion de la crise sanitaire, il n’a pas incarné de rupture, les critiques sur la cohérence des décisions restent aussi fortes que sous le gouvernement précédent. Jean Castex joue « gros » en septembre. C’est maintenant que son rapport à l’opinion va se cristalliser. Il faudra notamment observer ce qui se passe dans l’électorat de droite.

Où en est l’opinion des Français sur la gestion de la crise sanitaire ?

43 % des Français font confiance à l’exécutif pour la gérer selon notre dernière enquête. C’est un chiffre en légère hausse, mais il n’y a toujours pas d’adhésion majoritaire et dans un moment de crise grave pour le pays, cela reste un point faible. Si l’opinion a le sentiment que l’on est mieux préparé à une deuxième vague, les questions de transparence et de cohérence demeurent un enjeu clé pour l’exécutif. Les quinze derniers jours n’ont pas vraiment convaincu en la matière.

Jusqu’où la question régalienne peut-elle impacter l’exécutif ?

Emmanuel Macron part avec un handicap sur cette question depuis 2017. Il n’a laissé aucune trace grâce à une prise de parole forte sur le sujet. Or, ce qui n’est pas énoncé n’existe pas. Puisqu’Emmanuel Macron ne s’est pas exprimé sur le sujet, l’opinion a donc intégré que cela ne faisait pas partie de ses priorités. C’est un premier handicap à rattraper. Dans une société toujours plus violente, où la défiance vis-à-vis de la parole publique est chaque jour plus forte, être présent sur le terrain ne peut constituer une réponse suffisante. Aujourd’hui, une partie de l’opinion se demande si la communication n’est pas en train de remplacer l’action. Par ailleurs, ces derniers jours, on a bien compris que la droite voulait en faire un angle d’attaque majeur contre l’exécutif. Mais elle prend là un risque. Sera-t-elle jugée crédible ? Sera-t-elle jugée plus crédible que Marine Le Pen ? La droite peut-elle faire à nouveau entendre sa différence grâce à ce thème ? Pour Emmanuel Macron, comme pour elle, l’enjeu sera crucial. Le respect est la valeur qui s’est installée en tête chez les Français quand on leur demande à laquelle ils sont le plus attachés, quelles que soient leurs catégories politiques, professionnelles… Même si c’est un concept global, polysémique, c’est significatif.

La sécurité est-elle la préoccupation qui va s’installer en priorité dans l’opinion ?

C’est la santé qui s’est installée en tête des préoccupations. Quand on creuse, on voit d’ailleurs que c’est un triptyque santé-environnement-alimentation qui apparaît essentiel aux Français. Mais la sécurité progresse très fortement (+14 points en à peine plus d’un an) dans les attentes exprimées et revient à un très haut niveau (32 % comme pour l’environnement). Ensuite viennent les questions du pouvoir d’achat et de l’emploi. 30 % des Français estiment que leur revenu a baissé durant le confinement. Quatre actifs sur dix ont peur de perdre leur emploi.

Six Français sur dix n’ont pas confiance dans les chiffres du chômage ou ceux sur le dérèglement climatique ; un sur deux dans ceux sur l’épidémie… C’est très préoccupant : le consensus sur les faits est le socle du débat rationnel et démocratique

Pourquoi rien ne bouge-t-il du côté des oppositions ?

Paradoxalement, elles sont confrontées aux mêmes défis que les gouvernants : la mise à distance de la parole publique. Je suis très frappé par trois marqueurs. D’abord bien sûr l’abstention. Ensuite, la défiance vis-à-vis des statistiques publiques. Six Français sur dix n’ont pas confiance dans les chiffres du chômage ou ceux sur le dérèglement climatique ; un sur deux dans ceux sur l’épidémie… C’est très préoccupant : le consensus sur les faits est le socle du débat rationnel et démocratique. Troisième marqueur : le niveau d’adhésion, dans les baromètres, des personnalités politiques de l’opposition reste atone, circonscrit à leur couloir. Elles ne convainquent pas au-delà. Quand Emmanuel Macron et ses ministres parlent, on dit « c’est de la com. ». Mais quand leurs opposants parlent, on dit « ils ne font que de l’opposition et ne feraient pas mieux ». Cela promet une campagne présidentielle aujourd’hui très difficile à cerner. Connaîtra-t-on une abstention record, alors qu’elle épargnait jusque-là la présidentielle ? Une ou deux personnalités, hors système émergeront-elles, alors que la France n’a pas connu jusqu’à présent cela ? La défiance à l’égard de la parole publique, qui s’est intensifiée avec la crise sanitaire, est une réelle menace pour la démocratie. Elle pèsera fortement sur la campagne présidentielle.

La prochaine grande échéance électorale sera les régionales de mars 2021. Quels en seront les grands enjeux ?

Le premier sera : à un an de la présidentielle, LREM parviendra-t-il à gagner au moins une région ? Ce sera le scrutin de tous les dangers pour la majorité. Les municipales, qui ont été un lourd échec pour le pouvoir, n’ont pas impacté l’opinion car le contexte les a fait passer au second plan. Là ce sera différent. Si le pouvoir localise l’élection, il est sûr de les perdre, compte tenu de sa faible implantation. S’il la nationalise, il va devoir se compter partout pour espérer mobiliser plus son électorat au premier tour, et il sera confronté, au second, à la question des alliances et de leur lisibilité. Deuxième enjeu : EELV peut-elle recomposer l’espace politique à gauche et en prendre le leadership ? EELV peut réaliser un bon score global et notamment dans quatre régions, où la liste Jadot faisait déjà 15 % ou plus aux européennes de mai 2019 : Bretagne, Pays de la Loire, Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Troisième enjeu : si le Rassemblement national n’a gagné aucune région en 2015, c’est parce qu’il y a eu au second tour un front républicain. Aujourd’hui, on voit mal un tel barrage se remettre en place et des triangulaires ou des quadrangulaires sont le scénario le plus vraisemblable.

Pour la présidentielle, l’absence d’alternative forte est un des facteurs essentiels de la résilience d’Emmanuel Macron dans l’opinion

A vingt mois de la présidentielle, Emmanuel Macron est-il le favori ?

Peut-être est-il en train de le devenir par défaut. L’absence d’alternative forte est un des facteurs essentiels de sa résilience dans l’opinion. Si ce facteur disparaît, cela deviendra immédiatement plus compliqué pour lui. D’autre part sera-t-on encore en crise économique ou en sortie de crise en 2022 ? Emmanuel Macron a été élu sur la transformation et a continué sur cette ligne durant les deux premières années du quinquennat. Puis, avec la crise, il est venu, avec un crédit plus faible, sur la protection. Après l’épidémie, il voudra incarner le Président du redressement. Si la présidentielle se déroule alors que la crise est toujours très forte, la protection sera le thème majeur de l’élection et ce ne sera pas le meilleur terrain pour lui. Face à l’enjeu du redressement, sa crédibilité serait plus forte.

Rentrée : « L’ÉCOLE N’EST PAS PRÊTE » ( MÉDECINS)

Rentrée : « L’ÉCOLE N’EST PAS PRÊTE » ( MÉDECINS)

Le protocole sanitaire prévu par l’Education nationale pour les écoles  »ne protège ni les personnels ni les élèves et leurs familles », estime samedi un collectif de médecins, appelant à durcir les précautions à trois jours de la rentrée.

 

« Au-delà du réel risque sanitaire, il y a aussi celui de fermer des classes par dizaines, avec pour effet d’amplifier les inégalités devant le savoir et l’apprentissage et de désorganiser durablement notre économie et notre société », prévient leur tribune, publiée sur le site internet du Parisien.

« L’école n’est pas prête. (…) Compte tenu du protocole en vigueur, rien ne semble empêcher les écoles de devenir des clusters » (des foyers infectieux), alertent les signataires, dont l’infectiologue Karine Lacombe, le président du syndicat de médecins libéraux UFMLS Jérôme Marty et les créateurs du collectif Stop-Postillons, qui préconise depuis des mois de renforcer le rôle du masque dans la lutte contre le coronavirus.

 

Ils proposent « de recommander le port du masque en lieu clos pour tous les élèves de plus de 6 ans« , considérant que « les enfants de moins de 11 ans sont aussi contaminants que les adolescents ou les adultes ».

Le groupe de médecins, déjà à l’origine d’une tribune mi-août pour le masque obligatoire dans tous les lieux collectifs clos, réclame également des règles plus strictes sur l’aération des locaux et « des procédures dédiées dans les zones de forte circulation virale » pour éviter de devoir fermer des écoles entières si un cas est détecté.

 

Il suggère d’alléger les classes « en alternant présentiel et enseignement à distance », de limiter les « contacts entre les classes » et d’organiser un « échelonnement des récréations et de la cantine ».

Ecoles : Macron ajoute encore du flou à la rentrée

Ecoles : Macron ajoute encore du flou à la rentrée

Comme c’était prévisible, Macron ajoute du flou au flou concernant la rentrée scolaire. Certes, elle pourrait avoir lieu comme annoncé par le Premier ministre mais de façon très diversifiée et très progressive de telle sorte que l’école ne deviendrait plus obligatoire bien sûr et ne concernerait que quelques élèves volontaires. La reprise des cours pourrait même ne pas avoir lieu si les conditions sanitaires ne sont pas remplies. En mal dans les sondages ( il baisse encore dans les dernières consultations), Macron a choisi comme méthode de communication de contredire son premier ministre montrant ainsi qu’il est moins technocratique que lui. Le résultat de ces contradictions c’est d’ajouter du flou à ce qui n’était déjà pas très clair. Témoin ces déclarations assez alambiquées du chef de l’État :

“Mon objectif, ce n’est pas combien d’écoles, c’est que tous les enfants qui ont besoin de revenir à l’école parce qu’ils sont décrocheurs (….) ou parce que les parents doivent retravailler, puissent trouver une école ouverte”, a déclaré le président de la République dans une interview à TF1 et France 2 en marge d’une visite dans une école primaire à Poissy (Yvelines).

“Je veux plutôt une bonne rentrée qu’une rentrée en nombre”, a-t-il ajouté. A la question de savoir si des mesures de contraintes étaient envisagées pour les maires ou les enseignants qui refuseraient de rouvrir certaines écoles, il a répondu : “Non, pas du tout, ce n’est pas la philosophie.”

“Les maires, je comprends leur angoisse, leurs questions, leurs inquiétudes. Ils veulent bien faire donc il faut leur laisser le temps et la souplesse”, a poursuivi Emmanuel Macron deux jours après la publication d’une tribune de plus de 300 maires d’Ile-de-France appelant à un report de la réouverture des écoles.

Quant au corps enseignant, a-t-il poursuivi, “on ne dira jamais à un enseignant pour qui les conditions (de sécurité sanitaire) ne sont pas remplies ‘vous devez aller travailler’”.

“On ne doit pas donner le sentiment dans cette période où on demande aux citoyens d’être responsables qu’il y aurait une amnistie pour les élus”, a abondé mardi Emmanuel Macron. “Par contre je pense qu’il nous faut peut-être préciser par la loi, bien cadrer les choses.”

“Je ne veux pas que les maires faisant leurs devoirs soient menacés ou inquiétés au-delà de ce qui est leur stricte responsabilité”, a-t-il ajouté.

Conclusion pas de quoi vraiment rassurer les maires, ni les parents !

Economie: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

Economie : plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

S’il faut se féliciter de l’action du gouvernement et en particulier du ministre de l’économie pour soutenir pendant le pic de l’épidémie aussi bien les entreprises que les salariés, par contre on ne peut que regretter la promesse trop lointaine d’un plan de relance pour septembre octobre. Ce plan doit en effet être décidé dès maintenant pour être appliqué au début de l’été.

On connaît en effet les dégâts du virus sur l’économie et les finances. Concernant l’activité, il faut s’attendre à une baisse du PIB  qui va tourner autour de 15 % sur l’année  soit une perte d’activité d’au moins 100 milliards alors que dans le même temps il faudra mobiliser aussi 100 milliards pour aider les entreprises et soutenir le pouvoir d’achat. Bilan , un trou de  200 milliards.

Sur le plan du chômage, on s’attend à un taux atteignant 20 % au lieu de 8 % fin 2019. Des couts économiques et sociaux supplémentaires. Par ailleurs,  la France déconfine  plus tardivement que les pays voisins et va donc perdre des parts de marché. C’est donc maintenant dans les jours ou les semaines à venir qu’un plan doit être défini non seulement pour soutenir la trésorerie des entreprises privées de tout ou partie de chiffre d’affaires mais aussi pour soutenir la demande.

Le pire danger de l’économie française c’est que s’installe encore davantage qu’ailleurs un climat d’incertitude chez les ménages qui leur fera différer les dépenses d’équipement voir supprimer certaines dépenses de services. On sait que la consommation des ménages est le moteur essentiel de la croissance française (55% du PIB) . Il ne faudrait pas qu’après une crise l’offre vienne  une crise de la demande. Le ministre de l’économie promet un plan de relance en septembre ou octobre, avec des dispositifs ciblés sur les secteurs les plus fragilisés: automobile, restauration, tourisme…

Un délai beaucoup trop tardif qui montre qu’on n’a pas pris suffisamment l’ampleur du tsunami économique et social qui se prépare et va se traduire rapidement dans les chiffres. La première traduction sera la montée de la vague de défaillance et son cortège de chômage.

Ecole : rentrée par étapes !

Ecole : rentrée par étapes !

De toute évidence le gouvernement semble éprouver quelques difficultés à préciser les conditions de rentrée scolaire progressive. On avait pensé au départ à une rentrée par moitié mais maintenant on semble s’orienter vers une rentrée d’abord des élèves les plus jeunes pour terminer par les lycées. Un plafond d’élèves pourrait être déterminé et le ministre de l’éducation propose de travailler par petits groupes. La question se pose quand même de savoir si cette école sera toujours obligatoire et dans quelles conditions seront intégrés les travaux des élèves dans leur évaluation selon qu’ils seront à l’école ou  toujours confinée chez eux. En gros si s’agit d’une garderie ou si l’on délivrera un véritable enseignement.

“D’une certaine manière (…), on met la charrue avant les boeufs”, a réagi sur franceinfo Benoît Teste, secrétaire général de la FSU (Fédération syndicale unitaire), le principal syndicat des enseignants. “Nous ce qu’on demande en priorité, c’est de savoir (si) les élèves et les professeurs auront des masques, (si) on en donne deux par jour par exemple à chacun. Est-ce qu’on pourra faire en sorte qu’il y ait plutôt 10 élèves par classe ? Parce que 15, ça ne nous semble pas correspondre aux préconisations, pour l’instant en tout cas.”

“Une fois qu’on a répondu à (toutes ces questions), on peut éventuellement voir quelles sont les conditions de la reprise.”

Pour la Fédération SUD-Education, “le gouvernement et le ministre n’apportent aucune garantie pour la santé et la sécurité des personnels”.

“A défaut des garanties indispensables, SUD Education appellera les personnels à ne pas rendre dans leur école ou établissement le 11 mai dans le cadre de leur droit de retrait ou de leur droit de grève”, ajoute le syndicat minoritaire dans un communiqué.

“Il ne s’agirait pas d’inverser les responsabilités en mettant sur le dos de celles et ceux qui vont faire l’école à partir du 11 mai l’échec d’une rentrée, même progressive, sur trois semaines”, a quant à lui estimé sur BFM TV le co-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Rodrigo Arenas.

Pas de rentrée politique pour LREM

Pas de  rentrée politique pour LREM

Traditionnellement les partis font leur rentrée politique en s’appuyant sur des rassemblements nationaux notamment des universités d’été. C’est l’occasion de faire un bilan économique et politique du pays et de tracer des perspectives d’action. Pour la république en marche il n’y aura pas d’événement de ce type. Une raison fondamentale ce parti n’existe pas. Il n’a aucune structure, pas de militants locaux, aucun fonctionnement démocratique. On connaît tout juste à peine les députés qui ont été désignés au niveau central grâce à des petites annonces. Bref le parti la république en marche est resté un club de supporters pour Macron qui se méfie par ailleurs comme la peste d’un parti qui serait susceptible de contester son autorité. La meilleure preuve de cette inexistence sur le terrain de la république en marche c’est que la majorité va débaucher le plus possible d’élus municipaux de droite et de gauche afin de les présenter avec une étiquette la république en marche. En effet des candidats inconnus auraient peu de chances d’être élu compte tenu de l’inconsistance totale de la présence politique de la république en marche sur le terrain. L’activité politique essentielle de la république en marche consiste comme une start-up à adresser des messages par mail à des adhérents supposés. Des messages à caractère davantage commercial que politique. . Pour l’essentiel on vante en permanence l’action du gouvernement et le débat n’a pas sa place. D’ailleurs on se demande bien avec qui car localement personne ne connaît les responsables désignés eux aussi par Paris et sans doute plus intéressé par d’éventuels responsabilités nationales futures que par l’animation d’un débat démocratique local. La république en marche reste un club de fans, sorte de club de supporters comme au football, voire de club évangélique qui ne peut qu’adhérer à la parole jupitérienne de Macron. Lequel est assez imperméable à toute contestation qu’elle vienne du gouvernement, des parlementaires est encore davantage des troupes plébéiennes.

Affaire Benalla : reprise du feuilleton à la rentrée

Affaire Benalla : reprise du feuilleton à la rentrée

 

Le pouvoir espère évidemment que l’affaire va se tasser et qu’on aura oublié cette péripétie à la rentrée. Pas certain cependant car Benalla est un véritable personnage de roman. Il est tout aussi tordu que brillant. Il connaît évidemment beaucoup de choses sur l’Élysée en général et Macron en particulier. Il essaie de  surfer sur la crête qui sépare les affaires troubles du pouvoir et la défense du président de la république. Ce pourquoi il a pu bénéficier d’une bienveillance coupable de la part de Macron ; ce dernier   a bien tenté d’étouffer l’affaire au demeurant un peu anecdotique mais justement transformé en affaire d’État par le mensonge notamment de la pseudo sanction concernant Benalla. Dernièrement il y a eu la curieuse affaire de la disparition du coffre personnel de Benalla  que la police tentée de perquisitionner, la découverte aussi au siège  du parti en marche d’armes non déclarées. L’affaire aussi du passage éclair du brigadier Benalla  au grade de lieutenant colonel dans la réserve spéciale. D’autres éléments troubles aussi quant à la responsabilité des différents services. Autant  d’éléments  qui pourraient réalimenter le feuilleton à la rentrée. On pourrait même imaginer une émission de télé réalité sur le sujet car certains propos des acteurs sont plus appropriés dans ce type d’émission que dans des discours politiques officiels. Rappelons-nous notamment les mots de Macron : « je ne suis pas l’amant de Benalla» ou encore « qu’ils viennent me chercher ». Il y a aussi cette enquête judiciaire qui va progressivement faire émerger des éléments de la vérité L’enquête judiciaire, pour l’heure en pleine phase d’instruction, va suivre son cours. Pour rappel, Alexandre Benalla a été mis en examen pour «violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité totale de travail», «immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique», «port et complicité de port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique», «recel de détournement d’images issues de la vidéoprotection» et «recel de violation du secret professionnel». De son côté, son camarade Vincent Crase, à ses côtés le 1er mai, a été mis en examen pour «violences en réunion», «immixtion dans l’exercice d’une fonction publique» et «port prohibé d’arme». Trois policiers hauts gradés, Laurent Simonin, Maxence Creusat et Jean-Yves Hunault, ont quant à eux été mis en examen pour «détournement d’images issues d’une vidéoprotection» et «violation du secret professionnel». Le premier cité est également poursuivi pour «complicité de port illégal d’insigne». Alexandre Benalla, Vincent Crase et le major de police Philippe Mizerski, en charge de l’encadrement du conseiller de l’Élysée le 1er mai, ont aussi été mis en cause dans une autre altercation. Cette dernière serait survenue au jardin des Plantes, trois heures avant les événements de la place de la Contrescarpe. Une enquête a été ouverte et les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire visant à faire la lumière sur le comportement du couple molesté le 1er mai. Cette annonce fait suite à un courrier adressé au directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne Frédéric Dupuch par le procureur de la République de Paris, François Molins, intrigué par le fait que les deux jeunes gens aient été appréhendés pour des violences commises contre les forces de l’ordre, mais n’aient finalement pas été poursuivis. Enfin, il y aura sas doute du ménage dans l’équipe de Macron.

Air France- : un nouveau PDG «à la rentrée» !!! (Lemaire)

Air France- : un nouveau PDG «à la rentrée» !!! (Lemaire)

 

 

On voudrait complètement déstabiliser Air France qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Première grave erreur : avoir annoncé la nomination d’un président temporaire, deuxième erreur envisager son remplacement dès la rentée. Autant dire que le président intérimaire n’aura le temps de rien, strictement rien. Il faudra attendre début 2019 au mieux pour que le futur président (en CDI !) prenne les rênes d’entreprise.  Alors que des décisions sont urgentes concernant notamment l’organisation, Transavia et Hop mais aussi concernant KLM. Conséquence notamment l’action qui a déjà perdu la moitié de sa valeur va encore plonger ! Le gouvernement souhaite qu’Air France-KLM se dote d’un nouveau PDG « à la rentrée prochaine » et écarte pour l’heure une sortie du capital de la compagnie franco-néerlandaise, a donc annoncé dimanche le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. « Je souhaite qu’il y ait un nouveau président à la rentrée prochaine » pour Air France-KLM, a déclaré M. Le Maire lors de l’émission « Le Grand Rendez-vous » Europe 1-Les Echos-CNEWS.

Une gouvernance transitoire a été mise en place le 15 mai avec l’ancienne ministre Anne-Marie Couderc comme présidente non-exécutive, appuyée par un comité de direction collégial, en attendant que soit trouvé un successeur à Jean-Marc Janaillac.

Ce dernier a démissionné début mai après le rejet de sa proposition de revalorisation salariale par 55% des salariés. Il espérait en s’adressant directement aux employés mettre un terme à la crise sociale née de revendications salariales. Quinze jours de grève cumulés ont coûté au moins 300 millions d’euros au groupe. La gouvernance de transition doit « être la plus brève possible », selon le conseil d’administration de la compagnie. L’instance n’a pas précisé le délai qu’elle se donnait pour nommer un nouveau PDG. Alors que le mouvement social et la démission de M. Janaillac ont contribué à lever les tabous sur le rôle de l’Etat actionnaire et la pérennité de son engagement dans la compagnie aérienne, M. Le Maire a affirmé dimanche qu’une éventuelle sortie de l’Etat du capital de la compagnie n’était « pas du tout à l’ordre du jour ».

Livret A, en baisse depuis la rentrée

Livret A, en baisse depuis la rentrée

La collecte de l’épargne sur le livret a encore diminué. En cause, les traditionnelles dépenses de la rentrée aussi des salaires pratiquement bloqués et l’absence de vrai dynamique de reprise de l’emploi. Les Français sont contraints de taper dans leurs économies pour faire face aux dépenses notamment contraintes. Il faut ajouter à cela que le la rémunération du livret à est devenu assez insignifiant et qu’une partie importante de l’épargne reste sur les comptes courants. Le Livret A a donc enregistré en octobre une décollecte nette dépassant de loin le milliard d’euros, signant le deuxième mois consécutif de recul de la collecte sur ce placement, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. En octobre, les retraits ont été très supérieurs aux dépôts, ce qui s’est soldé par une décollecte nette de 1,58 milliard d’euros, comme le montrent les chiffres dévoilés par la Caisse dans un communiqué.    C’est bien davantage qu’en septembre lorsque la décollecte nette avait atteint 120 millions et plus que la décollecte nette de 1,02 milliard du mois d’octobre 2016. Le recul de la collecte en septembre avait mis un terme à une série de neuf mois de progression ininterrompue. La fin de l’année est traditionnellement marquée par des retraits importants sous l’effet des dépenses de rentrée, conjuguées au paiement du dernier tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu et de diverses autres taxes. En cumulé sur les dix premiers mois de l’année, la collecte du Livret A n’en reste pas moins largement positive avec 10,47 milliards d’euros et fait nettement mieux que le montant de 1,23 milliard engrangé sur la même période en 2016.  Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui participe aussi, depuis le début de l’année, au financement de l’économie sociale et solidaire, a également connu un mouvement de décollecte en octobre, moins marqué toutefois que celui du livret A, à hauteur de 420 millions d’euros, ramenant la collecte cumulée depuis janvier à 1,52 milliard d’euros pour ce produit d’épargne. Au total, l’encours des placements réalisés sur ces deux produits a atteint 372,9 milliards d’euros fin octobre, après 374,9 milliards en septembre

Education CP: 2.500 postes créés à la rentrée

Education CP: 2.500 postes créés à la rentrée

 Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, annonce dans une interview publiée lundi par le quotidien La Voix du Nord la création de 2.500 postes à la rentrée pour le dédoublement de classes de cour préparatoire.  »Sur 4.000 créations de postes, nous en consacrons 2.500 en dédoublement des CP » en réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP+), explique-t-il.  »Il ne faut pas considérer qu’on déshabille Pierre pour habiller Paul. Nous sommes capables de concentrer nos efforts sur ces moments décisifs », ajoute le ministre, qui reconnaît que l’objectif de dédoublement fixé par le chef de l’Etat ne sera pas atteint à 100% à la rentrée 2017. Emmanuel Macron avait annoncé pendant la campagne présidentielle des classes de CP à 12 élèves dans les zones scolaires défavorisées. Jean-Michel Blanquer dit vouloir faire coexister le plan « plus de maîtres que de classes » et le dédoublement annoncé.   »L’esprit initial de ‘plus de maîtres que de classes’ était de concentrer les professeurs en CP et CE1. Nous respectons cette approche. Nous faisons coexister les deux dispositifs pour pouvoir les évaluer et avancer », explique-t-il  Le ministre de l’Éducation nationale lancera lundi à Tourcoing (Nord) l’opération « un livre pour les vacances » pour les élèves de CM2 des Hauts-de-France.

Réforme orthographe: la vré révolusion pour la rentrée scolaire ?

réforme Orthographe: la vré révolusion pour la rentrée scolaire ?

 

La  révolution orthographique a été lancée  en ce début de rentrée scolaire. . Cela avec le soutien de l’Académie française qui a autorisé  la simplification orthographique de 2400 mots. D’autres simplifications suivront évidemment puisqu’un  courant éducatif milite pour une écriture phonétique. Cela parce que la plupart des élèves du collège sont incapables d’écrire correctement une page. Il est  loin le temps où 5 fautes dans une dictée étaient sanctionnées par un beau zéro. Aujourd’hui,  il faut sans doute faire 40 ou 50 fautes pour obtenir la même note. Progressivement, on va donc s’orienter vers une orthographe sur le mode SMS. Pourtant la complexité d’une langue, sa syntaxe, son orthographe ne sont pas neutres. D’une certaine manière,  elle rend compte des spécificités culturelles,  en même temps qu’elle structure les capacités cognitives. Pourquoi aussi ne pas procéder à la simplification du calcul et des mathématiques, admettre que l’élève peut considérer  que 1 + 1 n’est pas forcément égal à 2. Pourquoi ne pas supprimer les tables de multiplication puisque des logiciels peuvent se charger des opérations. Et pourquoi comme l’indique ce professeur de français ne pas supprimer les dates dans l’histoire de France, dates trop difficile à retenir. Ainsi, on pourra désormais écrire ognon au lieu d’oignon et nénufar plutôt que nénuphar. En tout, 2.400 mots ont subi un toilettage. Certains mots comme portemonnaie ou millepattes perdent leur trait d’union. D’autres leur accent circonflexe, qui pourra désormais disparaître sur les lettres i et u. Les éditeurs de manuels scolaires ont intégré ces réformes pour la rentrée. Mais la réforme, aux oubliettes depuis 26 ans, ne fait pas l’unanimité. « C’est vrai que l’accent circonflexe ce n’est pas grand-chose », reconnaît Julien Soulié, professeur de lettres classiques, sur TF1. « Est-ce qu’on supprime les dates de l’Histoire de France, sous prétexte que ce n’est pas facile à retenir? Non. Il est plus simple plutôt que de soigner le malade de casser le thermomètre et là en l’occurrence on casse le thermomètre plutôt que de soigner les difficultés en orthographe que connaissent les élèves d’aujourd’hui », déplore cet enseignant. On objectera juste titre qu’une langue vivante a toujours évolué pour autant accepter une évolution pour s’aligner sur le bas n’est pas nécessairement un progrès culturel. Pour rééquilibrer la réforme orthographique, certaines universités imposent maintenant des dictées aux étudiants. !

 

Fonction publique : grève traditionnelle de rentrée

Fonction publique : grève traditionnelle de rentrée

Pratiquement tous les ans les syndicats les plus gauchistes appellent les salariés de la fonction publique a participer au rituel de la grève Fourretout. C’est devenu une telle tradition qu’on pourrait inscrire cette grève dans le calendrier officiel et pourquoi ne pas ajouter un jour de fête comme le 1er mai. Comme d’habitude, la participation sera très moyenne précisément parce que la répétition de cette grève annuelle fatigue nombre de fonctionnaires (d’usagers encore plus) et surtout parce que les revendications constituent une véritable auberge espagnole. Certes on peut comprendre que les fonctionnaires aient des revendications à faire valoir encore faudrait-il pour réussir un mouvement significatif à la fois clarifier la problématique revendicative et rechercher la plus grande unité d’action. Pour obscurcir encore davantage les revendications les taxis seront également en grève dans toute la France pour protester contre la concurrence des VTC (voitures de tourisme avec chauffeur), dont ils réclament la suppression. Les taxis ont certes des raisons objectives de protester contre la concurrence déloyale pour autant ils ne clarifient  pas le motif de leur mécontentement en rejoignant les fonctionnaires. En dépit de l’appel de syndicats majoritaires CGT, FO, FSU, Sud et autre syndicats corpo ce mouvement revendicatif ne regroupera sans doute pas plus de 20 à 30 % de grévistes. Les syndicats en France sont malheureusement peu représentatifs mais avec ce type de grève on voudrait faire la démonstration de leurs faiblesses qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Selon le ministère de l’Education nationale, 13% des enseignants du premier degré (écoles maternelles et élémentaires) ont déclaré leur intention de faire grève.

Une rentrée politique très confuse

Une rentrée politique très confuse

Les Français qui étaient déjà en délicatesse avec les partis politiques n’ont guère trouvé de raison en cette rentrée 2015 à une réconciliation. À gauche d’abord la division a rarement été aussi importante tant au sein  du PS qu’avec ses alliés. À l’intérieur du parti socialiste tentent  de toujours cohabiter les frondeurs les réformateurs et sociaux libéraux. Dernier avatar de la confusion des idées, la prise de position de Macron sur les 35 heures. Une fausse bonne idée d’après lui. Avec un rétro pédalage qui ne renforce ni la crédibilité de l’intéressé ni celle du gouvernement ou du PS lui-même. L’université d’été du parti socialiste met en évidence l’étendue des divergences internes. Au point que la présence du ministre de l’économie n’est pas souhaitée, ni par lui d’ailleurs, ni par la puissance invitante. Curieuse conception en matière de cohérence de démocratie. Du coup, Macron s’invite au Medef. À la gauche du PS cela ne va pas très fort non plus. Chez les écolos le processus de désintégration d’écologie les Verts est engagée. Avec d’un côté des réformateurs qui veulent soutenir la politique du gouvernement, de l’autre ceux qui veulent se rapprocher de Mélenchon ou en tout cas demeurer sur une ligne gauchiste. Avec sans doute des résultats catastrophiques aux élections régionales l’écologie politique d’Europe écologie les verts  aura du mal à subsister en 2016. Mélenchon de son côté s’il parvient à attirer quelque écologistes par contre voit les communistes de plus en plus écarter de lui. À droite la situation est également loin d’être idyllique. Sarkozy peine toujours à réussir son retour et la bataille fait rage pour les primaires avec notamment aussi Juppé et Fillon. À l’extrême droite le FN maintient ses positions à un haut niveau mais le conflit familial et politique entre les Le Pen porte atteint à l’image de banalisation du parti. Du coup tout cela redonne des ailes à Bayrou  le centriste. En effet Bayrou a pris acte que les Français le préfère à Hollande ou Sarkozy. De ce fait, il a confirmé cette semaine qu’il se présenterait en cas de candidature de Sarkozy. Au-delà des divergences, il n’apparaît pas que les parties politiques répondent aux grandes questions politiques économiques du moment il n’y a en effet pas de propositions ni même d’analyse sérieuse quant aux conséquences du ralentissement mondial notamment en Chine et qui va lourdement peser sur la croissance et l’emploi de la zone euro. . Sur  les questions sociétales c’est un peu le même vide. Ainsi sur la question des migrants on sent la gêne et les contradictions des partis politiques pour affronter avec clarté et efficacité la gestion de ce problème sociétal fondamental dont simplement Hollande a dit qu’il allait  s’installer dans la durée. Sur la tendance actuelle est faute de propositions un peu innovante et réaliste il est probable que les Français porteront peu d’intérêt aux élections régionales. D’autant que la réforme des régions été complètement sabotée par le maintien des départements.

Sarkozy : rentrée politique ratée , pourquoi ?

Sarkozy : rentrée politique ratée , pourquoi ?

Empêtré dans les affaires et dans sa personnalité d’excité, Sarko toujours nettement en tête chez les militants UMP perd des points chez les français qui lui préfèrent nettement Juppé. Bien sûr la perspective de 2017 est encore loin, on peut même se demander si compte tenu du délai qui nous sépare de l’élection les français ne seront pas victimes d’une overdose de campagne électorale et de démagogie. Sarkozy, toujours impatient est peut-être parti un peu tôt. 3 ans de promesse à entendre, ce sera peut-être insupportable. D’autant que Sarko n’a vraiment pas changé, il est toujours auusi impulsifs, agressif, revanchard. Le contraire de Juppé. En plus il a  surtout cet image de bling bling qui lui colle à la peau. Ce rapport à l’argent un peu maladif. Auusi ce coté bête de scène profil camelot prêt à tout pour se vendre. Jupé lui a changé c’est certain, même si cela ne suffira peut-être pas pour le qualifier en 2017 ( du fait du mode de vote aux primaires UMP). Mais Sarkozy, lui, n’a pas varié, on peut même se demande’ s’il n’est pas pire qu’avant en consacrant une émission entière de télévision sur sa personne, son destin, sur son profil de sauveur de la France.   Nicolas Sarkozy ne croyait pas si bien dire, jeudi dernier, à Troyes. « Ce n’est pas facile la politique », a-t-il expliqué ce jour-là aux nombreux militants venus l’écouter lors de son deuxième meeting dans le fief électoral du chiraquien François Baroin, rallié à l’ancien Président. Pas facile? Son retour est contrarié.  Dans l’IFOP/JDD, l’ancien Président continue de faire largement la course en tête pour la présidence de l’UMP face à ses deux challengers Bruno Le Maire et Hervé Mariton. L’ex de l’Elysée obtient 68% des suffrages des sympathisants UMP contre 18% pour l’ancien ministre de l’Agriculture et 1% pour le député de la Drôme. 13% des personnes interrogées ne formulent aucune préférence. Mais deux semaines après son début de campagne sur France 2 et Facebook, Nicolas Sarkozy voit sa cote reculer de sept points. « Ce tassement montre que l’effet de l’annonce s’est vite estompé, relève Jérôme Fourquet, directeur du département opinions de l’IFOP. Mais ça ne profite pas à la concurrence », conclut-il. L’effet de souffle du retour de Sarkozy aura duré donc peu de temps. Pas de quoi remettre en question son élection le 29 novembre, jour de l’élection du nouveau président de l’UMP.par contre Sarko reste nettement derrière Huppé chez l’ensemble des français.

Rentrée scolaire – réforme des notes : 59% des Français contre

Rentrée scolaire – réforme des notes : 59% des Français contre

 

 

Après l’inutile réforme des rythmes scolaires, c’est l’inutile reforme de notes qui est contestée par l’opinion. En fait le gouvernement porte davantage attention à la forme qu’au fond de l’enseignement  pourtant en pleine décomposition si l’on en juge par les classements internationaux. A la limite pourquoi encore des notes ? D’autant qu’on rechigne à faire redoubler les élèves ! Un système qui en fin de scolarité mène tout droit à pôle emploi ! Le système de notation-sanction en France n’est peut-être pas parfait, pourtant il semble convenir à la majorité des Français. Selon un sondage réalisé par le CSA pour RTL à l’occasion de la rentrée scolaire, la majorité d’entre eux ne juge « pas du tout » ou « pas vraiment » nécessaire de réviser la manière de noter les élèves. Pourtant, c’était l’un des chantiers en cours de l’ancien ministre de l’Éducation Benoît Hamon qui voulait éviter ce système de notation dit « sanction ». Un chantier qui sera peut-être abandonné par Najat Vallaud-Belkacem, héritière du portefeuille de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Car cet avis, partagé par 59% des Français, semble faire dans cette majorité l’unanimité entre les différentes classes sociales, que l’on soit ouvrier (55%), cadre (59%) ou profession intermédiaire (59%).  De plus, les sympathisants de droite et de gauche sont plutôt d’accord, puisque 59% des partisans du PS sont du même avis que les 69% des adeptes de l’UMP.  C’est surtout chez les jeunes de 18-24 ans que le débat est partagé puisque 50% d’entre eux sont pour la révision quand l’autre moitié la rejette.

 

Des mouvements corpos à la rentrée

Des mouvements corpos à la rentrée

Peut être pas encore de mobilisation générale car les Français sont résignés et ils ne croient d’ailleurs pas qu’une autre majorité ferait mieux ; une sorte de crise de régime en quelque sorte. Non, en fait vraisemblablement une succession de mouvements corpos notamment pour les professions réglementées qui vont profiter du climat de déprime pour empêcher les réformes. Ils ont tort et raison, tort car ces réformes se feront un jour ou l’autre ; elles sont nécessaires (la reforme des notaires ou des pharmaciens par exemple) mais ils ont raison car ces réformes par petits bouts ne s’inscrivent dans une vision globale de modernisation. Or cette modernisation supposerait que l’Etat donne l’exemple en supprimant à la fois les ¾ des parlementaires ( et autres élus)  inutiles et 1 million de fonctionnaires qui ne servent qu’à perpétuer des procédures, coûts de fonctionnement et fiscalités inutiles. Un exemple de ces réaction possibles, celle de  Michel Chassang, médecin et président de l’UNAPL (professions libérales), qui estime que le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, va ainsi « provoquer une levée de boucliers contre lui ». A paraître dans le JDD.

Comment réagissez-vous au rapport de Bercy qui préconise notamment un big bang des métiers de la santé?
 Ce texte évoqué dans la presse, moi je ne l’ai pas! Des bribes d’information ont été données aux différentes professions reçues par le cabinet d’Arnaud Montebourg ces derniers jours sans que le rapport global leur soit dévoilé. Elles ont eu l’assurance que l’heure était à la concertation mais peut-on vraiment en être certain? Ce manque de transparence est extrêmement choquant sur la forme. C’est un déni de démocratie.

Envisagez-vous une riposte?
 Nous préparons un vaste mouvement de protestation pour la rentrée. Les professions règlementées représentent 650.000 personnes en France qui offrent des emplois non délocalisables. Au lieu de réformer pour sortir la France de la crise, le ministre de l’Economie va provoquer une levée de boucliers contre lui.

 




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