Archive pour le Tag 'rentrée'

Inflation : Près de 10 % à la rentrée (Michel-Edouard Leclerc)

Inflation : Près de 10 % à la rentrée (Michel-Edouard Leclerc)

 

Michel Édouard Leclerc se paye évidemment un coup de pub gratuite sur les risques de l’inflation en déclarant que le niveau pourrait atteindre 10 % à la rentrée. Une responsabilité des fournisseurs qu’il dénonce. En oubliant cependant de signaler la valse des marques dans certains supermarchés qui substituent des produits plus chers à d’anciens produits introuvables.

« Je pense qu’on ne sera pas loin des 10% d’inflation » en septembre-octobre, s’est inquiété, lundi 25 juillet, sur franceinfo Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des supermarchés du même nom, alors que l’inflation est actuellement de 5,8% actuellement en France.

Le président du comité stratégique des supermarchés Leclerc estime que la loi pour la protection du pouvoir d’achat, voté la semaine dernière à l’Assemblée nationale, n’est pas une loi luttant contre l’inflation, mais une loi « pour compenser les effets de l’inflation » sur les consommateurs : « Avant de compenser, il faut mobiliser l’ensemble des acteurs économiques, qu’ils se retournent vers leur amont, qu’ils demandent la transparence à leurs premiers fournisseurs. »

« Le danger, c’est la récession, craint Michel-Edouard Leclerc. Les Français, aujourd’hui, font des plus petits caddies, donc c’est un vrai sujet de politique de rentrée et je pense qu’il faut se mobiliser. Les pouvoirs publics doivent entendre ce discours. »  »Les années d’inflation sont des années où on doit tous se mobiliser », estime-t-il. « Le truc, c’est que moi, je suis en bout de chaîne. Les industriels, les services achats publics comme dans les hôpitaux, ne vous faites pas fourguer des factures sans les contrôler. »  Le président du directoire de Leclerc dénonce notamment « les profiteurs du marasme ».

 

Ecole: une rentrée de pagaille !

Ecole: une rentrée de pagaille !

Pour des raisons essentiellement économiques, le gouvernement se refuse à prendre des mesures très restrictives vis-à-vis de l’école. La crainte en effet c’est que l’absence d’enseignement se cumule avec le phénomène d’absentéisme dû à la propagation du virus chez les salariés. Du coup, on va multiplier les tests dès l’apparition d’un virus chez un élève. Une belle pagaille en perspective que la stratégie « contact-tracing »  du gouvernement ne parviendra pas à dissimuler.

On sait parfaitement que le virus circule surtout chez les élèves notamment sous forme asymptomatique et qu’ils  sont un des vecteurs de la propagation dans les familles de la maladie. Pour autant,  on se refuse aussi bien à la vaccination obligatoire qu’au report de la rentrée scolaire. Bref une nouvelle fois ce sont les statistiques sanitaires qui vont imposer la politique du gouvernement.

On aurait pu imaginer en effet le maintien de l’ouverture des écoles contre l’obligation vaccinale d’autant plus admise qu’il s’agit d’enfants. En réalité, le ministère transfère sa responsabilité sur celle des familles :

« quand la famille fera le premier test, elle recevra en pharmacie deux autotests gratuits, pour que les élèves se testent à nouveau à la maison à J +2 et à J +4″, explique le ministre de l’Education. Les parents devront « attester par écrit que les tests ont bien été faits et qu’ils sont négatifs », précise-t-il.

Notons que depuis deux ans le ministère n’a pas impulsé de politique de système d’aération dans toutes les écoles. Une aération pourtant recommandée partout ailleurs.

Covid-19 rentrée scolaire : rebond des contaminations en septembre

Covid-19 rentrée scolaire : rebond des contaminations en septembre ?

 

 

Le taux d’incidence des 10-19 ans s’élève  à 260, soit 35% de plus que dans la population générale, selon les données disponibles le 30 août. Les moins de 10 ans affichent un taux plus faible (133), mais qui a tendance à augmenter, contrairement aux autres classes d’âge. Un tel niveau avait d’ailleurs été atteint au printemps dernier et avait entraîné un passage en distanciel et l’avancement des vacances pour freiner la diffusion du virus.

Ces chiffres pourraient d’ailleurs être sous-estimés. L’épidémiologiste Vittoria Colizza rappelle qu’il est « beaucoup plus difficile de détecter un cas de Covid chez les enfants, car ils font davantage de formes asymptomatiques ou avec des symptômes faibles », qui ne font pas l’objet d’un dépistage systématique

A cause de la circulation importante du virus chez les plus jeunes et d’une couverture vaccinale plus faible que chez les adultes, Vittoria Colizza redoute un « effet rentrée »« L’été dernier, la hausse du nombre de cas avait accéléré à la rentrée à cause d’un brassage de population revenant de zones touristiques, où le virus circule beaucoup. » La chercheuse avait d’ailleurs participé au début de l’été à la réalisation de projections avec l’Institut Pasteur, selon lesquelles les mineurs pourraient représenter presque 50% des cas en septembre. Des résultats qui « restent valables », selon elle. Or, « si on laisse le taux d’incidence augmenter chez les enfants, cela va se répercuter dans les autres tranches d’âge ».

Rentrée scolaire : s’attendre à une grande vague de contamination

Rentrée scolaire : s’attendre à une grande vague de contamination

 

La réanimatrice Lila Bouadma, Membre du conseil scientifique, estime qu’il faut s’attendre à une vague de réanimation lors de la rentrée scolaire estime que les conséquences de cette explosion de la contamination chez les enfants seront également visibles dans la population globale. De fait, la vaccination sera une arme encore plus importante face à cette menace.

« Aujourd’hui, la vaccination pour les plus de 60 ans n’est pas suffisante, 85% simplement, c’est pas suffisant. Il y a un demi-million de personnes fragiles, à risques de forme grave, qui ne sont pas vaccinées, il faut les pousser à le faire. Avec cette circulation, ils seront touchés et peut-être hospitalisés », insiste-t-elle.

 

Rentrée scolaire : demande de renforcement du protocole sanitaire (Snuipp-FSU)

  • Rentrée scolaire: demande de renforcement du protocole sanitaire (Snuipp-FSU)

 

«Les enfants n’étant pas vaccinés dans les classes, il faut qu’on trouve d’autres systèmes pour éviter la contamination et la circulation du virus entre enfants», a dit la secrétaire générale du Snuipp-FSU, Guislaine David, lors d’une conférence de presse.

 

«si on compare cette rentrée à celle de l’an dernier, nous ne sommes pas du tout dans les mêmes taux d’incidence: on enregistre un taux de 128 contre 30 (en 2020) pour les 0-9 ans et un taux de 310 contre 109 pour les 10-19 ans». «Le niveau 2 du protocole annoncé par le ministre (Jean-Michel Blanquer) est donc inquiétant car il est allégé par rapport à celui du mois de juin, où le taux d’incidence était moins élevé», a-t-elle souligné. «Avec ce protocole, il y a fort à parier que l’école sera perturbée dès les premières semaines avec une forte circulation du variant Delta».

UN VAGUE PLAN D’INVESTISSEMENT » À LA RENTRÉE

UN VAGUE PLAN D’INVESTISSEMENT » À LA RENTRÉE

sans doute conscient des réservations des experts concernant la faiblesse de la croissance française, le président a ajouté un couplet à son intervention en indiquant simplement qu’un plan d’investissement pourrait être décidé à la rentrée . Un plan pour l’instant très vague mais qui viserait à dynamiser une économie qui aura bien du mal à retrouver son niveau de 2019 dès le début de 2022. En effet l’hypothèse d’une quatrième vague sanitaire pourrait contraint de revoir à la baisse des perspectives économiques déjà un peu faiblardes.

 

« A la rentrée, après le travail et les consultations en cours, nous déciderons d’un plan d’investissement qui visera un objectif: bâtir la France de 2030 et faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain, qui dans les domaines du numérique, de l’industrie verte, des biotechnologies ou encore dans l’agriculture, dessineront notre avenir », a déclaré le président de la République lors de son allocution télévisée.

REPORT DE LA RENTRÉE SCOLAIRE ?

REPORT DE LA RENTRÉE SCOLAIRE ?

De nombreux pays européens ont en effet décidé de reporter la rentrée de quelques jours voire semaines. C’est notamment le cas dans plusieurs régions britanniques, mais aussi en Grèce, en Pologne, en Irlande, aux Pays-Bas et en Autriche l’épidémiologiste Mahmoud Zureik regrette que « la rentrée n’ait pas été mieux préparée comme cela a été le cas en Allemagne, où elle a été décalée ».

« Ne commettons pas la même erreur que lors de l’arrivée de la première vague en Italie: ne rouvrons pas les écoles début janvier », assène sur Twitter le professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève. Le déclencheur de ce cri d’alerte: la recrudescence préoccupante de l’épidémie au Royaume-Uni où une mutation du virus, jugée plus contagieuse, a été découverte.

Pour professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève l’urgence est à la vaccination partout.

« Avec l’aggravation de la situation au Royaume-Uni et en Irlande », l’épidémiologiste invite à « ne pas procrastiner en Europe ». « Vaccinons, vaccinons, vaccinons d’abord. Accélérons la vaccination », réclame-t-il.

Dans une lettre ouverte adressée mercredi au gouvernement, ces parents demandent ainsi que, « compte tenu de la reprise épidémique, des dernières découvertes scientifiques, ainsi que de l’incertitude énorme concernant la variante VUI-202012/01 du SRAS-CoV-2″, « les écoles ne rouvrent pas le 4 janvier ».

 

« La rentrée en présentiel doit être décalée, pour permettre la mise en sécurité des établissements scolaires comme de nombreux scientifiques le demandent en France et comme le font la majorité des pays européens », écrivent les responsables du collectif.

« Laisser l’épidémie à l’école, c’est exposer la société toute entière. Et il faudra malheureusement payer collectivement le prix de cet attentisme,  » estiment-ils.

 

Le report du retour en classe permettra, selon eux, de réaliser un état des lieux sur la dangerosité de la nouvelle souche du virus et de l’impact des fêtes de fin d’année sur la progression épidémique, mais aussi d’élaborer « un protocole sérieux pour la réouverture des établissements » avec des effectifs réduits, une aération efficiente des locaux et le déploiement de tests salivaires.

 

École – rentrée de janvier: repoussée ?

École – rentrée de janvier: repoussée ?

Le ministre de l’éducation n’envisage pas pour l’instant de repousser la rentrée scolaire. Cependant tout dépendra en fait de la progression du virus qui devient alarmante dans nombre de pays. Aujourd’hui même,  un conseil de défense sera réuni en France sans doute pour prendre des mesures encore plus restrictives à la veille des fêtes. Il y aura vraisemblablement encore d’autres conseils de défense qui en fonction des circonstances pourraient contredire le ministre de l’éducation. Pour Jean-Michel Blanquer, les inconvénients à ne pas retourner à l’école « sont largement supérieurs aux avantages, quand vous fermez tout », dit-il, assurant garder la même ligne. « L’école est fondamentale et nous ne devons pas la sacrifier », insiste-t-il. D’ailleurs, le ministre affirme qu’avoir tenu cette ligne a porté ses fruits. « Nous avons réussi à ramener tous les enfants à l’école en septembre, et à ce que ça se passe bien en septembre, octobre, novembre et décembre », se félicite le ministre.

 

Rentrée littéraire: le rituel du défilé de mode

Rentrée littéraire: le rituel du défilé de mode

François Taillandier, écrivain, auteur de plus de trente-cinq livres depuis le milieu des années 1980, questionne, dans une tribune au « Monde », la pertinence de cette « course d’obstacles » saisonnière.

 

Tribune.

 

Et alors, comme chaque année, il y a « la rentrée littéraire ». Une de ces évidences sur lesquelles on dirait que personne, jamais, ne s’interroge. C’est comme ça. Il y a « la rentrée littéraire ». Et non seulement on ne s’interroge pas sur la pertinence de cette notion saisonnière, qui n’a aucun rapport avec la création écrite, mais on s’y soumet. Auteurs, éditeurs, libraires, journalistes. Bousculade au portillon et course d’obstacles : c’est « la rentrée littéraire » ! Qui l’a décrété ? Quand ? Pourquoi ? On ne sait pas. En fait, ça embête tout le monde, mais on marche.

J’en sais quelque chose. Je ne vais pas faire le malin. Depuis trente-cinq ans que je suis un écrivain qui publie, j’ai fait partie de tout ça, j’y suis passé, comme tout le monde. Moi aussi, j’ai pris place dans les files d’attente. Et j’ai eu mes satisfactions ou mes déceptions, peu importe. Mais il y a un avantage à se faire un peu vieux : on en a vu passer, des trains, et couler de l’eau sous les ponts.

Est-ce que ce qui compte vraiment – c’est-à-dire la rencontre imprévue, passionnée, de simple plaisir, ou de curiosité, entre un livre et un lecteur – a besoin de « la rentrée littéraire » ? Avec son cortège de prix, de fêtes du livre (sans doute bientôt annulées…), de listes des meilleures ventes ? D’auteurs désignés champions dès le mois de juillet sans qu’on sache pourquoi ? Vraiment ? Vous êtes sûr ?

Dans nos librairies et nos bibliothèques publiques – honteusement fermées durant tout le « confinement », alors que le président de la République lui-même nous suggérait de lire – il y a des milliers de livres. Publiés par une édition française qui (les chiffres le prouvent) demeure un pilier de l’industrie culturelle. Et qui procure à qui s’y intéresse un choix dans lequel il y a tout ce qu’on veut, notamment au format de poche, car il faut penser à ceux qui n’ont pas trop de sous : des classiques, de la littérature étrangère, des essais, de l’histoire, des polars ; tout ce qu’on veut !

Les « nouveautés de la rentrée » ne sont que l’écume. La chose est d’autant plus absurde et injuste qu’elle trahit la majorité de ceux qui s’y trouvent. Sur les 500 ou 600 romans annuels de la « rentrée littéraire », on sait pertinemment, on sait d’avance, on sait depuis longtemps, que 80 % passeront à la trappe ! Oui, tout le monde le sait. Sauf le public, peut-être.

 

 

Le danger de la rentrée : « L’ÉCOLE N’EST PAS PRÊTE » ( MÉDECINS)

Le danger de la rentrée : « L’ÉCOLE N’EST PAS PRÊTE » ( MÉDECINS)

 

Le protocole sanitaire prévu par l’Education nationale pour les écoles  »ne protège ni les personnels ni les élèves et leurs familles », estime samedi un collectif de médecins, appelant à durcir les précautions à trois jours de la rentrée.

 

« Au-delà du réel risque sanitaire, il y a aussi celui de fermer des classes par dizaines, avec pour effet d’amplifier les inégalités devant le savoir et l’apprentissage et de désorganiser durablement notre économie et notre société », prévient leur tribune, publiée sur le site internet du Parisien.

« L’école n’est pas prête. (…) Compte tenu du protocole en vigueur, rien ne semble empêcher les écoles de devenir des clusters » (des foyers infectieux), alertent les signataires, dont l’infectiologue Karine Lacombe, le président du syndicat de médecins libéraux UFMLS Jérôme Marty et les créateurs du collectif Stop-Postillons, qui préconise depuis des mois de renforcer le rôle du masque dans la lutte contre le coronavirus.

 

Ils proposent « de recommander le port du masque en lieu clos pour tous les élèves de plus de 6 ans« , considérant que « les enfants de moins de 11 ans sont aussi contaminants que les adolescents ou les adultes ».

Le groupe de médecins, déjà à l’origine d’une tribune mi-août pour le masque obligatoire dans tous les lieux collectifs clos, réclame également des règles plus strictes sur l’aération des locaux et « des procédures dédiées dans les zones de forte circulation virale » pour éviter de devoir fermer des écoles entières si un cas est détecté.

 

Il suggère d’alléger les classes « en alternant présentiel et enseignement à distance », de limiter les « contacts entre les classes » et d’organiser un « échelonnement des récréations et de la cantine ».

 

Une rentrée politique sous pression (Bernard Sananès)

Une rentrée politique sous pression (Bernard Sananès)

 

Le président d’Elabe ,  Bernard Sananès, souligne les différents dangers de cette rentrée politique notamment pour Macron mais aussi pour l’ensemble de la classe politique.( Interview dans l’Opinion)

Comment qualifier cette rentrée pour l’exécutif ?

C’est une rentrée, qui est encore plus cette année que d’habitude, sous pression. Le gouvernement a mis du temps à enclencher sa réponse à la reprise de l’épidémie et joue donc sur la défensive. Il a aujourd’hui trois fronts devant lui. D’abord le front économique : c’est celui sur lequel il est le plus attendu et dispose du plus de crédit. Les mesures sur le chômage partiel ont par exemple eu un vrai impact sur le rapport des Français à l’impôt : la part des Français jugeant qu’ils contribuent au système plus qu’ils n’en bénéficient est en recul de 10 points en dix-huit mois. Ce petit capital de confiance lui sera précieux, alors que la question de l’ampleur de la récession demeure et que celle du chômage, notamment celui des jeunes, pourrait être une bombe à retardement. Le deuxième front est la question écologique. Elle n’est pas passée au second plan en raison de la crise sanitaire, contrairement à ce que certains auraient pu croire, et reste majeure dans les attentes des Français. Il n’y a plus de clivages urbains/ruraux ou CSP+/ CSP- quant à sa prise de conscience. L’effectivité des réponses du gouvernement demeure très attendue, dans la foulée de celles apportées à l’occasion de la convention citoyenne. Enfin, le troisième front est plus récent : il s’agit des enjeux de sécurité. L’effet d’accumulation de faits de violence, le sentiment d’impunité et que l’action publique ne fait plus face en ont refait une priorité. Ces trois fronts ont une traduction politique. La question économique sera déterminante pour tous les Français, elle sera « qualifiante » ou pas dans la perspective de 2022. L’ampleur de la réponse environnementale d’Emmanuel Macron lui permettra-t-elle de contenir la poussée écologiste ? Ce qu’il fera en matière régalienne sera essentiel par rapport à l’électorat de droite.

Quel bilan peut-on faire de la relance politique opérée par Emmanuel Macron après les municipales ?

Il est trop tôt pour le dire. On y verra plus clair fin septembre avec le bilan de la rentrée, les réactions provoquées par le plan de relance et les chiffres du chômage. Ce qu’on peut néanmoins observer au-delà de la séquence remaniement, c’est que depuis le déconfinement, qui a été jugé mieux géré, le sentiment d’hostilité à l’égard de l’exécutif a diminué, mais que cela pour l’instant ne se transforme pas en gain durable de popularité. Cela dessine une stratégie de campagne présidentielle par défaut (qui à sa place aurait fait mieux que lui ?…). C’est souvent le cas lors d’une campagne de réélection.

43 % des Français font confiance à l’exécutif pour la gérer selon notre dernière enquête. C’est un chiffre en légère hausse, mais il n’y a toujours pas d’adhésion majoritaire et dans un moment de crise grave pour le pays, cela reste un point faible

Comment jugez-vous les premiers pas de Jean Castex ?

Aujourd’hui, on ne mesure pas d’impact provoqué par sa promotion à Matignon. Il devait rectifier l’image du Président par rapport aux personnes âgées (chez qui le Président avait chuté), les habitants de petites villes… Si les commentaires lors de son arrivée ont été centrés sur sa personne, son style, il n’a pas encore posé de marqueur fort. Par exemple, sur la gestion de la crise sanitaire, il n’a pas incarné de rupture, les critiques sur la cohérence des décisions restent aussi fortes que sous le gouvernement précédent. Jean Castex joue « gros » en septembre. C’est maintenant que son rapport à l’opinion va se cristalliser. Il faudra notamment observer ce qui se passe dans l’électorat de droite.

Où en est l’opinion des Français sur la gestion de la crise sanitaire ?

43 % des Français font confiance à l’exécutif pour la gérer selon notre dernière enquête. C’est un chiffre en légère hausse, mais il n’y a toujours pas d’adhésion majoritaire et dans un moment de crise grave pour le pays, cela reste un point faible. Si l’opinion a le sentiment que l’on est mieux préparé à une deuxième vague, les questions de transparence et de cohérence demeurent un enjeu clé pour l’exécutif. Les quinze derniers jours n’ont pas vraiment convaincu en la matière.

Jusqu’où la question régalienne peut-elle impacter l’exécutif ?

Emmanuel Macron part avec un handicap sur cette question depuis 2017. Il n’a laissé aucune trace grâce à une prise de parole forte sur le sujet. Or, ce qui n’est pas énoncé n’existe pas. Puisqu’Emmanuel Macron ne s’est pas exprimé sur le sujet, l’opinion a donc intégré que cela ne faisait pas partie de ses priorités. C’est un premier handicap à rattraper. Dans une société toujours plus violente, où la défiance vis-à-vis de la parole publique est chaque jour plus forte, être présent sur le terrain ne peut constituer une réponse suffisante. Aujourd’hui, une partie de l’opinion se demande si la communication n’est pas en train de remplacer l’action. Par ailleurs, ces derniers jours, on a bien compris que la droite voulait en faire un angle d’attaque majeur contre l’exécutif. Mais elle prend là un risque. Sera-t-elle jugée crédible ? Sera-t-elle jugée plus crédible que Marine Le Pen ? La droite peut-elle faire à nouveau entendre sa différence grâce à ce thème ? Pour Emmanuel Macron, comme pour elle, l’enjeu sera crucial. Le respect est la valeur qui s’est installée en tête chez les Français quand on leur demande à laquelle ils sont le plus attachés, quelles que soient leurs catégories politiques, professionnelles… Même si c’est un concept global, polysémique, c’est significatif.

La sécurité est-elle la préoccupation qui va s’installer en priorité dans l’opinion ?

C’est la santé qui s’est installée en tête des préoccupations. Quand on creuse, on voit d’ailleurs que c’est un triptyque santé-environnement-alimentation qui apparaît essentiel aux Français. Mais la sécurité progresse très fortement (+14 points en à peine plus d’un an) dans les attentes exprimées et revient à un très haut niveau (32 % comme pour l’environnement). Ensuite viennent les questions du pouvoir d’achat et de l’emploi. 30 % des Français estiment que leur revenu a baissé durant le confinement. Quatre actifs sur dix ont peur de perdre leur emploi.

Six Français sur dix n’ont pas confiance dans les chiffres du chômage ou ceux sur le dérèglement climatique ; un sur deux dans ceux sur l’épidémie… C’est très préoccupant : le consensus sur les faits est le socle du débat rationnel et démocratique

Pourquoi rien ne bouge-t-il du côté des oppositions ?

Paradoxalement, elles sont confrontées aux mêmes défis que les gouvernants : la mise à distance de la parole publique. Je suis très frappé par trois marqueurs. D’abord bien sûr l’abstention. Ensuite, la défiance vis-à-vis des statistiques publiques. Six Français sur dix n’ont pas confiance dans les chiffres du chômage ou ceux sur le dérèglement climatique ; un sur deux dans ceux sur l’épidémie… C’est très préoccupant : le consensus sur les faits est le socle du débat rationnel et démocratique. Troisième marqueur : le niveau d’adhésion, dans les baromètres, des personnalités politiques de l’opposition reste atone, circonscrit à leur couloir. Elles ne convainquent pas au-delà. Quand Emmanuel Macron et ses ministres parlent, on dit « c’est de la com. ». Mais quand leurs opposants parlent, on dit « ils ne font que de l’opposition et ne feraient pas mieux ». Cela promet une campagne présidentielle aujourd’hui très difficile à cerner. Connaîtra-t-on une abstention record, alors qu’elle épargnait jusque-là la présidentielle ? Une ou deux personnalités, hors système émergeront-elles, alors que la France n’a pas connu jusqu’à présent cela ? La défiance à l’égard de la parole publique, qui s’est intensifiée avec la crise sanitaire, est une réelle menace pour la démocratie. Elle pèsera fortement sur la campagne présidentielle.

La prochaine grande échéance électorale sera les régionales de mars 2021. Quels en seront les grands enjeux ?

Le premier sera : à un an de la présidentielle, LREM parviendra-t-il à gagner au moins une région ? Ce sera le scrutin de tous les dangers pour la majorité. Les municipales, qui ont été un lourd échec pour le pouvoir, n’ont pas impacté l’opinion car le contexte les a fait passer au second plan. Là ce sera différent. Si le pouvoir localise l’élection, il est sûr de les perdre, compte tenu de sa faible implantation. S’il la nationalise, il va devoir se compter partout pour espérer mobiliser plus son électorat au premier tour, et il sera confronté, au second, à la question des alliances et de leur lisibilité. Deuxième enjeu : EELV peut-elle recomposer l’espace politique à gauche et en prendre le leadership ? EELV peut réaliser un bon score global et notamment dans quatre régions, où la liste Jadot faisait déjà 15 % ou plus aux européennes de mai 2019 : Bretagne, Pays de la Loire, Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Troisième enjeu : si le Rassemblement national n’a gagné aucune région en 2015, c’est parce qu’il y a eu au second tour un front républicain. Aujourd’hui, on voit mal un tel barrage se remettre en place et des triangulaires ou des quadrangulaires sont le scénario le plus vraisemblable.

Pour la présidentielle, l’absence d’alternative forte est un des facteurs essentiels de la résilience d’Emmanuel Macron dans l’opinion

A vingt mois de la présidentielle, Emmanuel Macron est-il le favori ?

Peut-être est-il en train de le devenir par défaut. L’absence d’alternative forte est un des facteurs essentiels de sa résilience dans l’opinion. Si ce facteur disparaît, cela deviendra immédiatement plus compliqué pour lui. D’autre part sera-t-on encore en crise économique ou en sortie de crise en 2022 ? Emmanuel Macron a été élu sur la transformation et a continué sur cette ligne durant les deux premières années du quinquennat. Puis, avec la crise, il est venu, avec un crédit plus faible, sur la protection. Après l’épidémie, il voudra incarner le Président du redressement. Si la présidentielle se déroule alors que la crise est toujours très forte, la protection sera le thème majeur de l’élection et ce ne sera pas le meilleur terrain pour lui. Face à l’enjeu du redressement, sa crédibilité serait plus forte.

Rentrée : « L’ÉCOLE N’EST PAS PRÊTE » ( MÉDECINS)

Rentrée : « L’ÉCOLE N’EST PAS PRÊTE » ( MÉDECINS)

Le protocole sanitaire prévu par l’Education nationale pour les écoles  »ne protège ni les personnels ni les élèves et leurs familles », estime samedi un collectif de médecins, appelant à durcir les précautions à trois jours de la rentrée.

 

« Au-delà du réel risque sanitaire, il y a aussi celui de fermer des classes par dizaines, avec pour effet d’amplifier les inégalités devant le savoir et l’apprentissage et de désorganiser durablement notre économie et notre société », prévient leur tribune, publiée sur le site internet du Parisien.

« L’école n’est pas prête. (…) Compte tenu du protocole en vigueur, rien ne semble empêcher les écoles de devenir des clusters » (des foyers infectieux), alertent les signataires, dont l’infectiologue Karine Lacombe, le président du syndicat de médecins libéraux UFMLS Jérôme Marty et les créateurs du collectif Stop-Postillons, qui préconise depuis des mois de renforcer le rôle du masque dans la lutte contre le coronavirus.

 

Ils proposent « de recommander le port du masque en lieu clos pour tous les élèves de plus de 6 ans« , considérant que « les enfants de moins de 11 ans sont aussi contaminants que les adolescents ou les adultes ».

Le groupe de médecins, déjà à l’origine d’une tribune mi-août pour le masque obligatoire dans tous les lieux collectifs clos, réclame également des règles plus strictes sur l’aération des locaux et « des procédures dédiées dans les zones de forte circulation virale » pour éviter de devoir fermer des écoles entières si un cas est détecté.

 

Il suggère d’alléger les classes « en alternant présentiel et enseignement à distance », de limiter les « contacts entre les classes » et d’organiser un « échelonnement des récréations et de la cantine ».

Ecoles : Macron ajoute encore du flou à la rentrée

Ecoles : Macron ajoute encore du flou à la rentrée

Comme c’était prévisible, Macron ajoute du flou au flou concernant la rentrée scolaire. Certes, elle pourrait avoir lieu comme annoncé par le Premier ministre mais de façon très diversifiée et très progressive de telle sorte que l’école ne deviendrait plus obligatoire bien sûr et ne concernerait que quelques élèves volontaires. La reprise des cours pourrait même ne pas avoir lieu si les conditions sanitaires ne sont pas remplies. En mal dans les sondages ( il baisse encore dans les dernières consultations), Macron a choisi comme méthode de communication de contredire son premier ministre montrant ainsi qu’il est moins technocratique que lui. Le résultat de ces contradictions c’est d’ajouter du flou à ce qui n’était déjà pas très clair. Témoin ces déclarations assez alambiquées du chef de l’État :

“Mon objectif, ce n’est pas combien d’écoles, c’est que tous les enfants qui ont besoin de revenir à l’école parce qu’ils sont décrocheurs (….) ou parce que les parents doivent retravailler, puissent trouver une école ouverte”, a déclaré le président de la République dans une interview à TF1 et France 2 en marge d’une visite dans une école primaire à Poissy (Yvelines).

“Je veux plutôt une bonne rentrée qu’une rentrée en nombre”, a-t-il ajouté. A la question de savoir si des mesures de contraintes étaient envisagées pour les maires ou les enseignants qui refuseraient de rouvrir certaines écoles, il a répondu : “Non, pas du tout, ce n’est pas la philosophie.”

“Les maires, je comprends leur angoisse, leurs questions, leurs inquiétudes. Ils veulent bien faire donc il faut leur laisser le temps et la souplesse”, a poursuivi Emmanuel Macron deux jours après la publication d’une tribune de plus de 300 maires d’Ile-de-France appelant à un report de la réouverture des écoles.

Quant au corps enseignant, a-t-il poursuivi, “on ne dira jamais à un enseignant pour qui les conditions (de sécurité sanitaire) ne sont pas remplies ‘vous devez aller travailler’”.

“On ne doit pas donner le sentiment dans cette période où on demande aux citoyens d’être responsables qu’il y aurait une amnistie pour les élus”, a abondé mardi Emmanuel Macron. “Par contre je pense qu’il nous faut peut-être préciser par la loi, bien cadrer les choses.”

“Je ne veux pas que les maires faisant leurs devoirs soient menacés ou inquiétés au-delà de ce qui est leur stricte responsabilité”, a-t-il ajouté.

Conclusion pas de quoi vraiment rassurer les maires, ni les parents !

Economie: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

Economie : plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

S’il faut se féliciter de l’action du gouvernement et en particulier du ministre de l’économie pour soutenir pendant le pic de l’épidémie aussi bien les entreprises que les salariés, par contre on ne peut que regretter la promesse trop lointaine d’un plan de relance pour septembre octobre. Ce plan doit en effet être décidé dès maintenant pour être appliqué au début de l’été.

On connaît en effet les dégâts du virus sur l’économie et les finances. Concernant l’activité, il faut s’attendre à une baisse du PIB  qui va tourner autour de 15 % sur l’année  soit une perte d’activité d’au moins 100 milliards alors que dans le même temps il faudra mobiliser aussi 100 milliards pour aider les entreprises et soutenir le pouvoir d’achat. Bilan , un trou de  200 milliards.

Sur le plan du chômage, on s’attend à un taux atteignant 20 % au lieu de 8 % fin 2019. Des couts économiques et sociaux supplémentaires. Par ailleurs,  la France déconfine  plus tardivement que les pays voisins et va donc perdre des parts de marché. C’est donc maintenant dans les jours ou les semaines à venir qu’un plan doit être défini non seulement pour soutenir la trésorerie des entreprises privées de tout ou partie de chiffre d’affaires mais aussi pour soutenir la demande.

Le pire danger de l’économie française c’est que s’installe encore davantage qu’ailleurs un climat d’incertitude chez les ménages qui leur fera différer les dépenses d’équipement voir supprimer certaines dépenses de services. On sait que la consommation des ménages est le moteur essentiel de la croissance française (55% du PIB) . Il ne faudrait pas qu’après une crise l’offre vienne  une crise de la demande. Le ministre de l’économie promet un plan de relance en septembre ou octobre, avec des dispositifs ciblés sur les secteurs les plus fragilisés: automobile, restauration, tourisme…

Un délai beaucoup trop tardif qui montre qu’on n’a pas pris suffisamment l’ampleur du tsunami économique et social qui se prépare et va se traduire rapidement dans les chiffres. La première traduction sera la montée de la vague de défaillance et son cortège de chômage.

Ecole : rentrée par étapes !

Ecole : rentrée par étapes !

De toute évidence le gouvernement semble éprouver quelques difficultés à préciser les conditions de rentrée scolaire progressive. On avait pensé au départ à une rentrée par moitié mais maintenant on semble s’orienter vers une rentrée d’abord des élèves les plus jeunes pour terminer par les lycées. Un plafond d’élèves pourrait être déterminé et le ministre de l’éducation propose de travailler par petits groupes. La question se pose quand même de savoir si cette école sera toujours obligatoire et dans quelles conditions seront intégrés les travaux des élèves dans leur évaluation selon qu’ils seront à l’école ou  toujours confinée chez eux. En gros si s’agit d’une garderie ou si l’on délivrera un véritable enseignement.

“D’une certaine manière (…), on met la charrue avant les boeufs”, a réagi sur franceinfo Benoît Teste, secrétaire général de la FSU (Fédération syndicale unitaire), le principal syndicat des enseignants. “Nous ce qu’on demande en priorité, c’est de savoir (si) les élèves et les professeurs auront des masques, (si) on en donne deux par jour par exemple à chacun. Est-ce qu’on pourra faire en sorte qu’il y ait plutôt 10 élèves par classe ? Parce que 15, ça ne nous semble pas correspondre aux préconisations, pour l’instant en tout cas.”

“Une fois qu’on a répondu à (toutes ces questions), on peut éventuellement voir quelles sont les conditions de la reprise.”

Pour la Fédération SUD-Education, “le gouvernement et le ministre n’apportent aucune garantie pour la santé et la sécurité des personnels”.

“A défaut des garanties indispensables, SUD Education appellera les personnels à ne pas rendre dans leur école ou établissement le 11 mai dans le cadre de leur droit de retrait ou de leur droit de grève”, ajoute le syndicat minoritaire dans un communiqué.

“Il ne s’agirait pas d’inverser les responsabilités en mettant sur le dos de celles et ceux qui vont faire l’école à partir du 11 mai l’échec d’une rentrée, même progressive, sur trois semaines”, a quant à lui estimé sur BFM TV le co-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Rodrigo Arenas.

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