Archive pour le Tag 'surveillance'

Lutter contre le capitalisme de surveillance

Lutter contre le capitalisme de surveillance

 

Alors que le Printemps de l’économie débute le 12 octobre, avec pour thème « Bifurcation, l’heure des choix », l’économiste Dominique Plihon explique, dans une tribune au « Monde », qu’il est possible de lutter contre le capitalisme de surveillance, en ne souscrivant pas à une vision néolibérale de la société.

 

Tribune.

 

Les technologies numériques transforment en profondeur nos sociétés. Une des évolutions les plus spectaculaires est la montée en puissance des géants du numérique, qui, en utilisant le big data et l’intelligence artificielle, prennent des positions dominantes dans les domaines majeurs de la consommation, de la culture, des médias, de la finance…

Dans les pays occidentaux et libéraux, le business model de ces oligopoles est fondé sur l’exploitation de nos données personnelles. En tant qu’utilisateurs d’Internet, nous sommes devenus les fournisseurs – souvent à notre insu – de la marchandise gratuite que sont les données comportementales exploitées par les entreprises numériques pour faire des prédictions sur nos vies.

Partant de ce constat, Shoshana Zuboff, professeure à Harvard, autrice de L’Age du capitalisme de surveillance (Zulma, 2020), nous alerte contre ce basculement vers un « capitalisme de surveillance ». Sa thèse est que, en s’appropriant nos données personnelles, les géants du numérique nous manipulent et modifient nos comportements, s’attaquent à notre libre arbitre et menacent nos libertés et notre souveraineté personnelle.

Ce capitalisme numérique menace non seulement notre démocratie mais également notre économie. Car les géants du numérique étatsuniens, les fameux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), écrasent aussi les entreprises et les éditeurs européens. Ces oligopoles entravent la concurrence et ralentissent l’innovation. Les médias perdent de plus en plus leurs parts de revenus publicitaires au profit de Google et de Facebook, et le journalisme de qualité est dépouillé de sa base financière.

Cette thèse du capitalisme de surveillance a le mérite de nous mettre en garde contre une menace réelle. Pour autant, décrit-elle une fatalité ? Il ne faut pas confondre le capitalisme de surveillance avec les technologies numériques qui n’en sont que l’instrument. Il est possible d’imaginer et de construire une société avec Internet sans cette logique de la surveillance.

 

Car l’utilisation et la mise en relation des données offrent également de grandes possibilités d’améliorer notre vie dans de nombreux domaines, de la santé aux loisirs en passant par l’industrie. Cependant, il est crucial de savoir comment nos données sont utilisées et qui en a le contrôle. En tant qu’utilisateurs, nous ne sommes pas complètement impuissants et la politique peut fixer les règles dont nous avons besoin – même si elle l’a fait de manière inadéquate dans le passé.

Déjà des rapatriés Afghans sous surveillance en France

Déjà des rapatriés Afghans sous surveillance en France

Une information du ministère de l’intérieur précise qu’au moment de son évacuation le mercredi 18 août, un individu lié aux talibans se trouvait avec plusieurs autres ressortissants afghans, dont son frère. Ces derniers ont également été signalés pour leurs possibles liens avec les talibans: ils ont été vus en train de porter des armes dans les rues de Kaboul, pour l’un d’entre eux en qualité de responsable d’un checkpoint taliban à proximité de l’Ambassade de France.

Pour ces raisons, « il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics ». Selon l’AFP, ces cinq hommes font l’objet d’une « mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance » (Micas), prévue dans le cadre des lois antiterroristes.Sous surveillance en France

Les professeurs sous surveillance de la cancel culture

 Les professeurs sous surveillance de la cancel culture

 

 

Le professeur de lettres et écrivain Aymeric Patricot estime, dans une tribune au « Monde », qu’à l’heure de la « cancel culture » les enseignants sont moins libres qu’avant dans les propos qu’ils tiennent en classe et dans leurs approches pédagogiques.

 

Professeur de lettres, essayiste et romancier, auteur de « Les Bons profs » (Plein jour, 2019), et « La Révolte des Gaulois » (Léo Scheer, 2020)

Tribune. 
A l’heure de la cancel culture – cette nouvelle forme d’ostracisme motivée par des questions morales –, les professeurs subissent un devoir de réserve d’un genre nouveau. Ils n’ont plus seulement l’obligation de taire leurs opinions dans l’exercice de leurs fonctions, ni de respecter l’esprit des programmes, mais de faire attention à ce que les élèves eux-mêmes comprendront du cours. L’affaire Samuel Paty [enseignant de 47 ans assassiné le 16 octobre à la sortie du collège du Bois-d’Aulnes à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines)] en a fourni la macabre illustration. En effet, la classe prend aujourd’hui parfois des allures de tribunal. L’image d’Epinal veut que le professeur juge l’élève à l’aune d’exigences de travail et de discipline. Mais il semble que la charge se soit inversée : ce sont bien les élèves qui, du haut de leur intimité avec les sensibilités du moment, forts du pouvoir que leur confère l’audience des réseaux sociaux, s’autorisent à porter un regard critique sur le professeur, et de le sanctionner s’ils l’estiment nécessaire.

 Le phénomène des classes qui se retournent contre l’autorité a toujours existé – chahut, menaces, contestation du savoir et de la hiérarchie. On se souvient du groupe Pink Floyd exhortant les professeurs à « laisser les enfants tranquilles ». Dans un genre différent, on a connu dans les années 1980 des histoires de professeurs bousculés par des accusations de racisme, fondées ou non, leur valant déjà de sérieux ennuis. Mais, depuis dix ans, les phénomènes d’intimidation menacent de s’intensifier, soutenus par de nouvelles techniques et de nouvelles morales.

Les réseaux sociaux, tout d’abord, entrent par effraction dans la classe. Que les élèves pianotent en cours, filment à l’insu du professeur ou se contentent de relayer leurs perceptions quand le cours s’achève, rien ne s’oppose en pratique à ce que le monde soit au courant de ce qui se dit sur l’estrade. Le professeur ne parle plus seulement aux élèves, il parle à tous ceux qui prêteront l’oreille à ses discours, pour peu que ces derniers soient relayés. Cela se passe malgré lui, et dans des conditions hasardeuses puisque les sons, les paroles, les images y sont sortis de leur contexte scolaire.

De nouvelles valeurs s’imposent, également. Tout au moins certaines valeurs prennent-elles un poids nouveau, au détriment de ce que le professeur croyait être un équilibre raisonnable. Il arrive que les susceptibilités d’aujourd’hui bousculent le goût pour l’histoire, que l’antiracisme entre en conflit avec l’universalisme, que le respect des cultures impose le silence à la critique. Par exemple, il m’a suffi d’évoquer l’affaire Mila devant des classes pour me rendre compte de la solitude morale de cette jeune femme. Le professeur doit composer avec l’esprit de l’époque, qui ne cesse d’évoluer et que reflète l’attitude des élèves.

Covid-19 : « surveillance renforcée » un concept bidon

Covid-19 : « surveillance renforcée » un concept bidon

En dépit de la longueur de la nouvelle conférence de Premier ministre, rien de significatif n’a été décidé. Pour résumer seul ressort ce concept de surveillance renforcée pour certaines zones très touchées par le virus. Mais un concept vide de sens. En effet, ce n’est qu’ultérieurement après discussion avec les collectivités locales que sera éventuellement envisagée une forme de confinement variant dans l’espace et dans le temps. La vérité sans doute c’est que les pouvoirs publics ne veulent pas pour l’instant décréter un confinement général qui sera rendu indispensable dans les semaines à venir avec la croissance des contaminations notamment via les nouveaux variants.

 

Pour parler clair, Castex a tenté de justifier l’attentisme actuel du président de la république qui en définitive est le seul décideur. L’idée est pour l’instant de passer la patate chaude aux collectivités locales pour ne pas avoir à assumer le mécontentement de l’opinion publique.

 

Les élus locaux risquent de tomber dans le piège en se faisant plus protecteur que l’État. Mais de toute façon ces confinement localisés n’ont guère de sens tant que la mobilité des personnes n’est pas entravée. Ainsi nombre d’habitants s’empressent de partir pour des lieux aux contraintes plus souples. D’une certaine manière peut même dire que reconfinement favorise des formes d’accélération de circulation du virus. Car le virus suit en effet la mobilité des personnes. Conclusion Castex n’a rien décidé et reverra la situation la semaine prochaine des zones suivantes situées dans les départements :

 

Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, de la Drôme, de l’Essonne, de l’Eure-et-Loir, des Hauts-de-Seine, de la Meurthe-et-Moselle, de la Moselle, du Nord, de l’Oise, de Paris, du Pas-de-Calais, du Rhône, de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis, de la Somme, du Val d’Oise, du Val-de-Marne, du Var, des Yvelines. Ces départements  »cumulent des indicateurs défavorables » à savoir un niveau d’incidence autour de 250 cas pour 100.000 habitants, une part de variant « supérieur à 50% », une pression hospitalière « proche du seuil critique » et « une circulation virale qui commence à s’accélérer sérieusement ». Le niveau d’incidence moyen actuellement en France et de l’ordre de 200 cas pour 100 000 habitants.

 

 

Réseaux sociaux sous surveillance fiscale !

Réseaux sociaux sous surveillance fiscale !

L’objectif n’est pas de lutter contre la grande criminalité ou l’exil fiscal mais plus généralement d’opérer une surveillance de la totalité des utilisateurs de réseaux sociaux qui peuvent laisser des traces sur Internet de leurs transactions financières courantes voir anecdotiques.

 

Bref une caméra permanente de Bercy sur les carnets de chèques et autres cartes bancaires. On comprend évidemment que l’administration puisse mettre en observation des opérateurs très douteux mais de la à balayer la totalité des internautes il y a un pas qui nous éloigne de la démocratie et des libertés individuelles.

 

Bercy envisage donc d’installer un système de surveillance des réseaux sociaux par l’administration. Le décret explique, en clair, comment le fisc pourra utiliser les plateformes numériques pour s’assurer que les contribuables n’y publient rien de contraire à la loi ou qui contredisent leurs déclarations fiscales. L’expérimentation de ce dispositif, qui doit durer trois ans, devrait débuter dans les semaines à venir, indique au Figaro la Direction générale des finances publiques (DGFIP).

Que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur les sites de mise en relation entre particuliers – Airbnb, BlaBlaCar, Leboncoin par exemple – le fisc pourra ainsi systématiser la collecte d’information en faisant appel à un «algorithme auto-apprenant» qui pourra identifier information rendant compte de transactions.

« Vers unne société de surveillance ? »

« Vers une société de surveillance ? »

 

 

Félix Tréguer, chercheur au CNRS et fondateur de la Quadrature du Net (association de défense des droits et libertés des citoyens sur le Web) met en garde dans la Tribune contre le « solutionnisme technologique » et ses dégâts sur le contrat social. Un avertissement qui est à prendre en considération mais qui devrait nettement mieux prendre en compte la problématique du terrorisme, de l’islamisme et de la délinquance.

 

-Des technologies de surveillance ont été déployées, notamment en France, pour suivre la propagation du coronavirus. Des États ont même étendu des moyens juridiques réservés à la lutte antiterroriste pour légaliser certains dispositifs, comme la géolocalisation des smartphones. Pourquoi existe-il cette tentation politique du recours à la technologie en temps de crise ?

FÉLIX TREGUER, chercheur au CNRS et fondateur de la Quadrature du Net - Les crises amplifient toujours des biais civilisationnels préexistants. Or, l’informatisation de nos sociétés est un phénomène majeur depuis plus d’un demi-siècle, notamment pour répondre à des problématiques sociales. Elle a transformé les processus bureaucratiques et donc, la gestion des crises sanitaires.(Lire la suite dans la tribune).

Il est clair qu’il n’est pas facile dans les démocraties de trouver l’équilibre entre liberté et sécurité. Force cependant est de constater la montée croissante de l’insécurité concrète aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural du fait de la crise économique mais plus généralement de la crise sociétale.

« Vers une société de surveillance généralisée » ?

« Vers  une société de surveillance généralisée » ?

L’adoption de trois décrets élargissant les possibilités de fichage, ainsi que certains articles de la proposition de loi « sécurité globale », permettant la transmission de captation d’images en temps réel et l’utilisation des drones, témoignent d’une dérive sécuritaire, s’inquiète l’avocate Zoé Vilain dans une tribune au « Monde ».

 

Ces dernières années ont été rythmées par des attentats, certaines manifestations dérivant dans la violence et par une crise sanitaire inédite. Face à ces événements, les gouvernements ont pris de nombreuses dispositions restrictives de nos droits et libertés : état d’urgence, puis mesures instaurées dans notre droit commun, état d’urgence sanitaire, décrets de confinement et de couvre-feu. Ces restrictions ont été présentées comme une réponse proportionnée et nécessaire pour nous protéger face à des situations inédites. En l’espace d’un mois, le gouvernement a accéléré à la fois l’adoption et la proposition de nouvelles dispositions de surveillance, non prévues au programme soumis aux électeurs et qui montrent la grave dérive sécuritaire et antidémocratique dans laquelle s’engagent nos élus.

Parallèlement aux débats sur la proposition de loi « sécurité globale » et dans un silence assourdissant, le gouvernement a fait paraître au Journal officiel, le 2 décembre, des décrets permettant d’élargir trois fichiers distincts : le fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique, utilisé par la police et la gendarmerie, le fichier de gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique, géré par la gendarmerie, et le fichier des enquêtes administratives liées à la sécurité publique, utilisé par l’administration.

« Google: vers un capitalisme de surveillance »

« Google: vers un capitalisme de surveillance »

Dans un entretien au « Monde », l’universitaire américaine, Shoshana Zuboff,  montre comment, au début du nouveau millénaire, Google et consorts ont fait de nos « informations personnelles » la marchandise suprême, et bâti des empires sur leur collecte et leur commerce.

Shoshana Zuboff est professeure émérite à la Harvard Business School. Elle a étudié l’essor du capitalisme numérique, la transformation du travail et de la société de consommation qu’a entraînée cette révolution. Elle vient de faire paraître L’Age du capitalisme de surveillance (Zulma, traduit de l’anglais par Bee Formentelli et Anne-Sylvie Homassel, 864 pages, 26,50 euros).

Comment est apparu ce que vous appelez le capitalisme de surveillance ?

Le capitalisme évolue en intégrant au marché des choses qui lui étaient jusque-là étrangères. Une fois transformées, ces choses deviennent des marchandises que l’on peut vendre. Au XIXe siècle, par exemple, le capitalisme s’est intéressé à la nature. L’historien et économiste Karl Polanyi (1886-1964) a écrit des pages magnifiques à ce sujet dans La Grande Transformation (Gallimard, 1983). Ce processus revenait à créer, selon un concept qu’il a développé, des « marchandises fictives » (la nature, le travail, l’argent). Une forêt introduite sur le marché est immédiatement repensée dans un moment de fiction. Elle cesse d’être une forêt pour devenir une réserve de matières premières. La rivière devient une source d’énergie. La clairière devient un site d’exploitation.

Passons maintenant au XXIe siècle. Nous sommes en plein virage numérique. Les start-up se multiplient dans la Silicon Valley, chacune offre des services distincts et attire les investisseurs. Mais surviennent alors l’explosion de la bulle Internet et le krach de 2001-2002. Pourquoi un tel effondrement ? Tout simplement parce qu’on n’avait pas encore découvert comment générer de réels revenus. La question se posait, quelle était cette chose à transformer en marchandise ou en service ?

C’est chez Google que ce saut a été fait pour la première fois, avant d’être imité par les autres acteurs de secteur.

« Désormais, les faits et gestes de chacun font l’objet d’une traque incessante en ligne »

Que s’est-il produit exactement chez Google ?

Le moteur de recherche avait été lancé à la fin des années 1990 et ses serveurs stockaient déjà des tonnes de données sur les recherches effectuées par les internautes et leurs activités en ligne, sans rien en faire. L’entreprise rencontrait alors des difficultés grandissantes et les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont explicitement fait le choix de baser leur modèle économique sur la publicité.

A la même époque, ils ont porté un nouveau regard sur ces données et ont découvert qu’il y avait là un fort potentiel. S’y trouvaient des signaux permettant de connaître le comportement des internautes et de prédire comment ils pourraient se conduire.

Les travailleurs détachés sous surveillance

Les travailleurs détachés sous surveillance

 

“La persistance d’un recours massif au travail détaché dans certains secteurs est incompréhensible dans une période de fort chômage. Il n’est pas question que le plan de relance se fasse avec des travailleurs détachés !”, prévient la ministre dans un entretien publié dans l’édition de mardi des Echos.

“Nous allons (…) prendre le problème à bras-le-corps avec les partenaires sociaux, en s’attaquant à ses causes, branche par branche, pour élaborer d’ici à décembre des plans de diminution du travail détaché”, explique-t-elle.

“Il faut que chacun prenne ses responsabilités”, a-t-elle ajouté mardi matin sur RTL, en appelant les différents secteurs à s’organiser pour former des jeunes et des demandeurs d’emploi.

Dans le cadre du plan de relance, “on va former nos concitoyens aux métiers de demain (…) aux compétences dont on a besoin, dont on aura besoin et du coup (ça) permettr(a) aussi de limiter le recours au travail détaché”, a-t-elle noté.

Le nombre d’inscrits à Pôle emploi tenus de rechercher un emploi – qui recouvre les demandeurs d’emploi relevant des catégorie A (chômeur n’exerçant aucune activité) mais aussi B et C (chômeur exerçant une activité réduite) – a atteint un record fin juin, à 6,157 millions.

“On ne retrouvera pas le niveau de chômage d’avant la crise avant plusieurs trimestres”, souligne Elisabeth Borne dans Les Echos, en annonçant que l’objectif du gouvernement est désormais “de surmonter la crise et de garder dans le viseur celui du plein-emploi en 2025”.

Avant cette crise sanitaire, ce retour au plein-emploi, caractérisé par un taux de chômage à 7%, était prévu pour 2022.

Secteur automobile: surveillance négative collective (Moody’s)

Secteur automobile: surveillance négative collective (Moody’s)

L’agence de notation financière vient de publier une note où il place quasiment tous les constructeurs européens sous surveillance négative. Pas moins de sept groupes dont Renault, PSA, Daimler, Jaguar-Land Rover, Volkswagen, Volvo et McLaren ont ainsi été mis sous surveillance négative, ce qui signifie que leur note peut potentiellement être dégradée à court terme. Celle de BMW a été, elle, abaissée assortie d’une perspective négative, et passe à A2.

Moody’s constate une dégradation sans précédent de la conjoncture économique consécutive à la crise du coronavirus et son impact sur les ventes. Il n’est pas fait grief aux constructeurs d’avoir pu ou su anticiper une situation inédite par son ampleur et sa soudaineté. En revanche, l’agence de notation observe que cette crise met en exergue les faiblesses structurelles des constructeurs. Selon elle, « la faiblesse de leur profil crédit » ajoutée à « leur exposition à la demande de voitures particuliers » les ont rendus vulnérables » aux aléas du marché, dans un contexte de crise sanitaire où l’épidémie de coronavirus ne cesse de s’étendre. Autrement dit, la suite de la notation pourrait en grande partie dépendre de la poursuite de la pandémie ou pas.

A noter également Fiat Chrysler Automobiles (FCA) est simplement placé sous surveillance mais sans direction (positive ou négative par l’agence de notaion américaine !

 

 

Compteur Linky: sous surveillance

Compteur Linky: sous surveillance

 

 

Un double surveillance d’abord celle de la CNIL, aussi cette  action collective lancée par deux avocats toulousains pour autoriser le refus de la pose du compteur Linky réalisée par Enedis.  D’une certaine manière, la commission nationale de l’informatique et des libertés a déjà mis sous surveillance le compteur Linky qui se substitue aux anciens compteurs EDF. En même temps , la commission en supprime grandement l’intérêt pour les distributeurs d’électricité. En effet, l’objectif était surtout à partir des conditions d’utilisation réelle de chaque foyer de mettre en place une tarification très fine qui permette d’augmenter les prix de l’électricité en douceur.

 

En  effet , la situation financière d’EDF est particulièrement catastrophique non seulement en raison de son endettement mais aussi des énormes investissements à réaliser pour le grand carénage notamment, aussi pour le traitement des déchets ou encore le développement des EPR. Les besoins de financement sont tels qu’ EDF que les prix devraient doubler en disant. Soit une  ans augmentation en moyenne de 6 % politiquement difficile à faire passer. Donc comme pour cette année, l’objectif serait de limiter officiellement l’augmentation d’électricité à 3 % en général mais de la compléter par une augmentation des prix individuels justement par la tarification très diversifiée permise par le compteur Linky.

La commission a exigé que les abonnés donnent leur accord analyser les données fines d’utilisation de l’électricité de chaque abonné. Le problème cependant, c’est que la commission n’a guère de moyens pour vérifier dans quelle mesure les abonnés  donneront ou non un accord.  La recommandation pourrait donc se révéler assez formelle.

“EDF et Engie recueillent effectivement un consentement auprès de leurs utilisateurs, ce consentement n’est ni spécifique ni suffisamment éclairé s’agissant des données de consommation à l’heure ou à la demi-heure”, écrit la Cnil dans un communiqué. S’agissant d’EDF, “la rédaction de la mention accompagnant la case à cocher ‘j’accepte’ est particulièrement susceptible d’induire l’abonné en erreur sur la portée de son engagement”, estime-t-elle. Concernant Engie, “aucune information suffisamment précise” n’est donnée avant de recueillir le consentement pour “permettre à l’utilisateur de comprendre la différence de portée” entre la collecte des données de consommation journalière et des données de consommation fines à l’heure ou la demi-heure.

L’autre “manquement” relevé par la commission concerne les durées de conservation “parfois trop longues au regard des finalités pour lesquelles les données sont traitées”, conservation “excessive” “en violation” selon la Cnil du règlement général sur la protection des données (RGPD).

Linky: le compteur mis sous surveillance

Linky: le compteur mis sous surveillance

 

 

D’une certaine manière la commission nationale de l’informatique et des libertés a mis sous surveillance le compteur Linky qui se substitue aux anciens compteurs EDF. En même temps , la commission en supprime grandement l’intérêt pour les distributeurs d’électricité. En effet, l’objectif était surtout à partir des conditions d’utilisation réelle de chaque foyer de mettre en place une tarification très fine qui permette d’augmenter les prix de l’électricité en douceur.

 

En  effet , la situation financière d’EDF est particulièrement catastrophique non seulement en raison de son endettement mais aussi des énormes investissements à réaliser pour le grand carénage notamment, aussi pour le traitement des déchets ou encore le développement des EPR. Les besoins de financement sont tels qu’ EDF que les prix devraient doubler en disant. Soit une  ans augmentation en moyenne de 6 % politiquement difficile à faire passer. Donc comme pour cette année, l’objectif serait de limiter officiellement l’augmentation d’électricité à 3 % en général mais de la compléter par une augmentation des prix individuels justement par la tarification très diversifiée permise par le compteur Linky.

La commission a exigé que les abonnés donnent leur accord analyser les données fines d’utilisation de l’électricité de chaque abonné. Le problème cependant, c’est que la commission n’a guère de moyens pour vérifier dans quelle mesure les abonnés  donneront ou non un accord.  La recommandation pourrait donc se révéler assez formelle.

“EDF et Engie recueillent effectivement un consentement auprès de leurs utilisateurs, ce consentement n’est ni spécifique ni suffisamment éclairé s’agissant des données de consommation à l’heure ou à la demi-heure”, écrit la Cnil dans un communiqué. S’agissant d’EDF, “la rédaction de la mention accompagnant la case à cocher ‘j’accepte’ est particulièrement susceptible d’induire l’abonné en erreur sur la portée de son engagement”, estime-t-elle. Concernant Engie, “aucune information suffisamment précise” n’est donnée avant de recueillir le consentement pour “permettre à l’utilisateur de comprendre la différence de portée” entre la collecte des données de consommation journalière et des données de consommation fines à l’heure ou la demi-heure.

L’autre “manquement” relevé par la commission concerne les durées de conservation “parfois trop longues au regard des finalités pour lesquelles les données sont traitées”, conservation “excessive” “en violation” selon la Cnil du règlement général sur la protection des données (RGPD).

BCE : Christine Lagarde sous surveillance

BCE : Christine Lagarde sous surveillance

Paradoxalement Christine  Lagarde n’a pas vraiment un profil de  financier mais   va désormais  diriger la politique monétaire européenne. C’est un  peu par hasard que Lagarde qui n’a pas de formation d’économiste avait atterri dans le gouvernement de Sarkozy. elle n’a jamais fait preuve  d’originalité se contentant de reprendre les orientations  de l’administration de Bercy et de l’Elysée. Même chose au  FMI où elle a manifesté  une grande prudence compensée par l’élégance du propos et sa maîtrise dialectique. Jamais un mot de trop, une communication très maîtrisée. Une grande capacité à s’inscrire toujours dans la tendance, le consensus  du moment. Un écart toutefois avec l’affaire Tapie quand elle a accordé indûment 300 millions à l’intéressé ( un détail qu’ont oublié les grands médias!). En réalité, le dossier Tapie était entièrement géré par l’Élysée à l’époque. Sans doute Lagarde va-t-elle montrer  la même prudence à la tête de la BCE. De toute manière, ses marges de manœuvre sont très étroites. La politique monétaire a sans doute déjà utilisé toutes ses armes pour relancer une économie très défaillante. La baisse des taux atteint des limites puisqu’ils  tutoient des territoires négatifs. Les limites sont aussi atteintes en matière de rachat de dettes. Du coup en cas de crise grave, la BCE aura du mal à trouver des leviers car ,comme les autres banques centrales, elle a déjà été au bout de ses capacités d’intervention. Notons que juridiquement la BCE a objectif de réguler l’inflation mais sans grand succès qu’on est loin encore d’atteindre les 2% souhaitables. On a sans doute franchi dans de nombreux domaines les limites d’action d’une banque centrale et le relais doit désormais être pris par les politiques budgétaires. La BCE devra cependant faire face à une possible crise financière qui  pourrait intervenir lors de l’éclatement de bulles par exemple dans l’immobilier ,ou sur les marchés boursiers ( où les indices s’envolent contrairement aux réalités économiques). De ce point de vue, la masse de liquidités déversées par les banques centrales alimente aussi cette spéculation. Christine Lagarde  pourrait être tentée de reverdir la politique monétaire.

Auditionnée par le Parlement européen début septembre, la Française avait estimé que le changement climatique devait être intégré au sein des objectifs de la BCE. Il s’agissait notamment de concilier la règle de neutralité sur le marché avec la future nomenclature très attendue des actifs « verts », quand cette classification aura été adoptée par les Etats membres.

En matière de supervision, elle avait appuyé l’idée que les actifs verts soient pris en compte pour évaluer les risques et donc le niveau de capitaux propres des banques. Immédiatement l’Allemagne et en particulier la Bundesbank a fait savoir que ce n’était pas le rôle de la banque centrale européenne. La crainte de des Allemands étant  que certains Etats en profitent développer des politiques budgétaires encore plus laxistes. On retrouve là le clivage entre des pays du nord de la zone euro, dont l’épargne est pénalisée par cette politique accommodante, et ceux du sud, qui seraient dans l’incapacité de refinancer leur dette sans des taux aussi bas. Christine Lagarde sait qu’elle sera surveillée et on peut compter sur son habituelle prudence.

 

Surveillance des réseaux sociaux par le fisc !

Surveillance des réseaux sociaux par le fisc

 

 

On peut comprendre que l’administration fiscale cherche à repérer ceux qui pratiquent l’évitement de l’impôt car la fraude fis cale en France représente sans doute de 100 milliards par an. Par contre on a des difficultés à admettre cette surveillance des réseaux sociaux par l’administration pour vérifier le train de vie des citoyens contribuables. Pourquoi  aussi ne pas mettre des caméras dans le lit des contribuables pour vérifier si la nature et le coût des pratiques sexuelles de ces derniers est en adéquation avec les revenus dés intéressés. L’administration fiscale expérimentera donc à compter du début de l’an prochain la surveillance des comptes des contribuables sur les réseaux sociaux afin d’améliorer la lutte contre la fraude fiscale, annonce Gérald Darmanin dans l’émission Capital qui sera diffusée demain soir sur M6. Pour accentuer la lutte contre la fraude, au-delà des dispositions prévues dans la loi promulguée le 24 octobre dernier, « il y a aussi un certain nombre d’expérimentations que nous mettons en place, qui ont été autorisées, notamment grâce aux réseaux sociaux », explique le ministre de l’Action et des Comptes publics dans un extrait de l’émission disponible en ligne sur le site RTL-M6 Info. Cette analyse des données disponibles sur les « comptes personnels puisqu’ils sont publics » sur les réseaux sociaux seront « regardés par expérimentation », par exemple pour permettre de déceler des signes d’un niveau de vie en inadéquation avec les revenus déclarés. En pratique, l’administration pourra « constater que si vous vous faites prendre en photo manifestement de nombreuses fois avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens pour le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas », souligne Gérald Darmanin. On pourrait suggérer à Darmanin que l’essentiel de la fraude fiscale ne transparaît pas dans les réseaux sociaux d’autant que cette optimisation est discrètement véhiculée dans des paradis fiscaux.

 

Argentine : sous surveillance négative (S&P)

Argentine : sous surveillance négative (S&P)

L’agence S&P a annoncé vendredi qu’elle plaçait « sous surveillance négative » la note de la dette de l’Argentine, confrontée à une dégringolade de sa devise la faisant replonger dans la crise économique.

« Les pressions récentes sur la devise argentine pourraient mettre en péril la mise en œuvre des mesures économiques », commente l’agence de notation dans un communiqué. L’Argentine a obtenu une ligne de crédit de 50 milliards de dollars de la part du FMI.

 

Londres prêt à commander des avions de surveillance américaine

Londres  prêt à commander des avions de surveillance américaine

Une nouvelle fois les Britanniques se tirent une balle dans le pied en envisageant de commander des avions de surveillance chez Wing au lieu de les acheter chez Airbus. Or on sait déjà que des menaces pèsent sur les activités de production d’Airbus en Grande-Bretagne content tenu des effets du break site est évidemment la Grande-Bretagne est partie prenante dans le capital et la gestion d’Airbus. Le risque est évidemment d’accélérer la prise de distance de la Grande-Bretagne avec Airbus voir même de transférer la production britannique vers les autres pays de l’union européenne. Le gouvernement britannique pourrait commander entre quatre et six avions de surveillance de Boeing, au risque d’irriter Airbus, a-t-on appris jeudi auprès de plusieurs sources. Le contrat pour remplacer six avions E-3D Sentry (“sentinelle”) par des Boeing E-7 Wedgetail pourrait se monter à plus d’un milliard de dollars (857 millions d’euros). Ces avions de surveillance sont communément appelés AWACS, pour “Airborne Warning & Control System”. La décision, qui pourrait être annoncée dans les prochaines semaines, risque d’irriter certains députés britanniques désireux de voir jouer la concurrence. Airbus, qui travaillerait à une alternative avec le suédois Saab, exige un appel d’offres en bonne et due forme et n’exclut pas de saisir la justice, a dit une source proche du dossier.

Investissements chinois sous surveillance

Investissements chinois sous surveillance

En quatre ans, Pékin a multiplié par huit ses acquisitions et dépensé 35 milliards d’euros en Europe l’an dernier. En France, ces investissements sont étroitement surveillés. et depuis peu dans les bureaux de la Commission de Bruxelles. Après le port du Pirée en Grèce, le constructeur automobile suédois Volvo, les pneus Pirelli en Italie, le Club Med en France ou la pépite allemande de la robotique Kuka, sur quels actifs stratégiques et marques emblématiques les entreprises et milliardaires de la deuxième économie mondiale vont-ils jeter leur dévolu? En quatre ans, Pékin a multiplié par huit ses acquisitions et dépensé 35 milliards d’euros en Europe l’an dernier. En France, ces investissements sont étroitement surveillés. La doctrine libre-échangiste ne fait plus vraiment la loi à Bercy. Les décrets Villepin en 2005, dégainé pour protéger Danone de Pepsi, et surtout Montebourg en 2014, après le psychodrame du rachat d’Alstom par GE, l’ont, il est vrai, écornée. Paris peut désormais bloquer les opérations qui touchent à la défense, la sécurité, l’énergie, l’eau, les transports ou la santé. De quoi mettre sous cloche les deux tiers des sociétés du CAC 40. Qualifié par certains d’ »ectoplasme » tant il est flou, cet outil de filtrage est piloté par le Multicom 3, un service de la direction du Trésor. Dans une aile du bâtiment Colbert, une dizaine de hauts fonctionnaires gèrent les dossiers extracommunautaires soumis à autorisation préalable. Et la Chine est devenue le nouveau chiffon rouge des contrôleurs.

Amazon : sous surveillance négative

Amazon : sous surveillance négative

 

L’agence de notation Standard and Poor’s n’est pas enchantée par le rachat de la chaîne d’alimentation bio Whole Foods par le géant de la distribution en ligne Amazon, dont elle a placé la note sous surveillance avec implications négatives. Cette mise sous surveillance négative implique qu’il y a des risques que la note d’Amazon, actuellement de « AA- », soit abaissée dans les trois prochains mois. Le fait qu’Amazon finance cette acquisition majeure, de près de 14 milliards de dollars, essentiellement par endettement a conduit S&P à réexaminer la note du mastodonte du commerce en ligne. « Ce placement sous surveillance reflète le fait que nous prévoyons que le ratio d’endettement d’Amazon va s’accroître avec son projet de rachat de Whole Foods pour près de 14 milliards de dollars », a indiqué Robert Schulz, économiste pour S&P Global Ratings. L’agence ajoute que l’opération comporte aussi « des risques au niveau de son exécution » mais qu’elle a également « des implications potentiellement majeures pour la stratégie » du groupe « comme pour le marché de l’alimentation américain dans son ensemble ».

 

Comité de surveillance des investissements d’avenir : recyclage des vieux politiques.

Comité  de surveillance des investissements d’avenir : recyclage des vieux politiques.

Recyclage de deux vieux politiques avec la nomination Jean-Pierre Raffarin (LR) et l’ancien président de la région Île-de-France Jean-Paul Huchon (PS) à la présidence du comité de surveillance des investissements d’avenir. Loin d’être les plus idiots dans la classe politique et même plutôt intelligents et compétents. Pour autant, on peut s’interroger sur le bien-fondé de telles nominations. Surtout dans l’organisme qui n’a aucun sens. Pourquoi en effet une organisation pour des investissements d’avenir ? Par définition tous les investissements sont destinés à préserver l’avenir. Pour masquer le vide sidéral de sa politique la gauche à une fâcheuse tendance recourir de manière systématique à la sémantique grandiloquent (types : pacte de responsabilité, contrat d’avenir etc.), Les deux responsables seront notamment « chargés d’évaluer le programme d’investissements d’avenir (PIA) et de dresser un bilan annuel de son exécution », a précisé Matignon dans un communiqué.    Jean-Pierre Raffarin et Jean-Paul Huchon « accompagneront notamment la mise en place du troisième volet du PIA, qui sera doté de 10 milliards d’euros. Le gouvernement a choisi d’investir dans l’enseignement supérieur, la recherche et la valorisation de celle-ci (5,9 milliards d’euros y seront consacrés) et dans l’innovation des entreprises (4,1 milliards d’euros). Le numérique et la croissance verte seront au cœur des priorités. La France sera ainsi à la pointe sur l’automatisation, l’impression 3D, l’Internet des objets, et construira son ‘Industrie du Futur’ », a expliqué Matignon. Forcément car pour l’industrie du passé, c’est râpé ! Notons cependant que la responsabilité de cette sémantique ridicule incombe aussi  à la droite qui avait pris l’initiative après la crise de 2008–2009 de lancer ce projet.




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