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Après les manifs, le moral des ménages en baisse en juin

Après les manifs, le moral des ménages en baisse en juin

Sans  doute la conséquence des désordres qui frappent la France en particulier les manifs et autres blocages, les ménages qui étaient plutôt confiants jusque là retombent dans la déprime (en dessous de leur moyenne de long terme). Du coup la consommation pourrait être affectée et derrière la croissance et l’emploi. L’indicateur mesurant le moral des ménages a en effet  fléchi en juin, en raison d’un regain de pessimisme sur leur niveau de vie, a annoncé mardi l’Insee. Le moral des ménages, calculé sur la base de soldes d’opinion, a baissé d’un point pour s’établir à 97 points, restant ainsi toujours sous sa moyenne de long terme qui est de 100 points, indique l’institut statistique dans un communiqué. L’Insee établit cet indicateur à partir de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives) divisés en deux grandes catégories: l’une portant sur la situation personnelle des ménages, l’autre sur leur perception de l’évolution économique en générale.
Le moral des ménages est un élément-clé pour évaluer le niveau à venir de la consommation, moteur important de la croissance en France. « Après une opinion en nette amélioration en mai sur le niveau de vie en France, passé ou à venir, les ménages sont à nouveau plus pessimistes en juin », explique l’Insee. Le solde sur l’évolution passée du niveau de vie en France perd 4 points et celui sur l’évolution au cours des prochains mois, traduisant leurs perspectives de pouvoir d’achat, perd 6 points.  L’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée s’améliore, elle, de deux points, mais celle sur leur situation à venir est en légère baisse, d’un point. Fait notable, « la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants baisse fortement », de 9 points.  La confiance des ménages dans leur capacité d’épargne future est en hausse de 2 points, et la proportion de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner se redresse de 4 points. Les craintes concernant le chômage sont pour leurs parts quasi-stables (-1 point), se situant à leur plus bas niveau depuis juin 2008.

 

Immobilier : chute des mises en chantier

Immobilier : chute des mises en chantier

Les mises en chantier de logements neufs en France ont chuté de 7,2% de mars à mai par rapport aux trois mêmes mois de l’année 2014, à 85.200, a annoncé vendredi 26 juin le ministère du Logement. La baisse est plus faible que les mois précédents : lors du premier trimestre 2015, elles avaient chuté de 12,5 % sur un an. Dans le même temps, le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs, qui renseignent sur les futures mises en chantier, a baissé de 5,3%, à 88.300, précise le ministère dans un communiqué. Sur la période de douze mois achevée fin mai, les mises en chantier ont baissé de 6,1%, à 346.800. Les permis de construire ont connu sur cette période un repli identique, de 6,1%, à 362.000 unités. Par type de construction, les mises en chantier de logements ordinaires sont ressorties en repli de 6,4%, à 79.700 unités. Celles des logements en résidence (pour séniors, étudiants ou dédiés au tourisme), un segment de niche, se sont lourdement contractées (-16,8%), à 5.500 unités. Le ministère du Logement a dévoilé fin février une nouvelle méthode pour évaluer les logements mis en chantier, qu’il estime plus fiable. Celle-ci a conduit à comptabiliser plusieurs dizaines de milliers de logements supplémentaires par an, ces dernières années. Désormais, le nombre des logements mis en chantier est estimé à l’aide d’un modèle statistique censé délivrer une information en temps réel de la conjoncture et fournir des résultats « plus fidèles à la réalité du terrain ». Les données collectées sur le terrain sont complétées par des enquêtes annuelles et croisées avec d’autres paramètres (stock de logements invendus des promoteurs, taux d’intérêt, moral des ménages).

 

Abeilles : de moins en moins à cause des pesticides

Abeilles : de moins en moins à cause des pesticides

40% d’apiculteurs en moins en 20 ans et moitié moins d’abeilles. Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d’alarme remonte à l’automne 2006 : les abeilles commencent alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on parle alors de « syndrome d’effondrement des colonies  » (« colony collapse disorder » ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s’intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes. Loin de rester localisé, ce phénomène est observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas…) depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs population… Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu… En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu’une confirmation du phénomène n’ait été donnée pour l’ensemble du pays. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d’abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années. Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes… D’ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement , tous les insectes pollinisateurs ont été décimés par les pesticides … La mortalité a déjà beaucoup frappé les abeilles ces dernières années mais on devrait battre des records cet hiver. Les apiculteurs s’inquiètent en effet de la diminution importante de leurs colonies. En Charente et en Charente-Maritime, la mortalité peut aller jusqu’à 100% dans certaines ruches. Isabelle Garnier, apicultrice charentaise, constate le drame en ouvrant une de ses ruches : « En tapant sur ma ruche, je devrais entendre un bourdonnement et je ne l’entends pas ». « Maintenant, en l’ouvrant, normalement, sur l’hivernage, j’ai 10 à 15.000 abeilles alors que là, il me reste 100 abeilles dans ma ruche », poursuit-elle. Pour elle, « généralement, l’hiver se passe bien avec 5% de mortalité ». Aujourd’hui, elle déplore « 66% », « 80% » et parfois « 100% » de mortalité.   Et le recensement ne fait que commencer. Le président du syndicat apicole de la Charente-Maritime, Christian Girodet, est inquiet : « nous pensons qu’elles sont probablement mortes intoxiquées durant l’automne ». « Durant cette période, les apiculteurs ont constaté que des traitements ont été faits sur la vigne notamment et aussi sur certaines céréales qui avaient des pucerons et l’abeille va souvent butiner après les pucerons », explique-t-il à Europe 1. Les abeilles « absorbent alors l’insecticide et meurent sur le coup puisque ce sont des produits très puissants », ajoute-t-il.. Cette surmortalité inédite est un nouveau coup dur pour les apiculteurs français qui produisent déjà de moins en moins. En 1995, ils ont fabriqué 32.000 tonnes de miel. En 2011, la production est tombée à 20.000 tonnes et en 2013, ils n’en fournissaient plus que 15.000 tonnes.  Les apiculteurs sont par conséquent de plus en plus nombreux à mettre la clef sous la porte. En 1994, on comptait en France près de 85.000 apiculteurs. En 2010, ils n’étaient plus que 42.000, soit une baisse de 40% en 20 ans. Et pour l’environnement, la conséquence est tout aussi dramatique. Les abeilles sont les maîtres d’œuvre principaux de la pollinisation dont dépendent pourtant les agriculteurs.  Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), sur les 100 cultures qui produisent 90% de l’alimentation mondiale, 71 dépendent du travail des abeilles.

 

Guéant : 240 000 euros en liquide en plus du salaire

Guéant : 240 000 euros en liquide en plus du salaire

240.000 euros en liquide, c’est la somme que Claude Guéant pourrait avoir touché de 2002 à 2004 en plus de ses primes officielles et de son salaire. C’est l’enquête administrative lancée par Manuel Valls au début du mois de mai qui tire ces conclusions. Cet argent, « en provenance des frais d’enquête et de surveillance » explique les rapports d’inspection, était « remis au directeur du cabinet du ministre » de l’Intérieur, à l’époque Claude Guéant. Menée à la fois par l’Inspection générale de l’administration (IGA) et celle de la police nationale (IGPN), cette enquête avait notamment pour but d’expliquer des factures payées en liquide qui avaient été trouvées chez Claude Guéant lors d’une perquisition. Cette enquête montre que la pratique des primes qui avait été abolie le 1er janvier 2002, a « été rétablie de mai 2002 à l’été 2004″, écrivent les rapporteurs. Pendant, deux ans « 10.000 euros par mois ont été remis au directeur de cabinet du ministre » de l’Intérieur qui était à cette époque Claude Guéant.

Grèves en Allemagne sur les salaires

Grèves en Allemagne sur les salaires

 

Comme le rappelait le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, dans un entretien aux Echos du 6 mai dernier, « en Allemagne, les employeurs et les syndicats décident des salaires en toute indépendance (..) Comparé avec la France, ce modèle réduit la confrontation sociale et facilite l’ajustement économique ». Ce qui n’empêche pas la tension de monter: le pays négocie actuellement les augmentations de salaires, branche par branche, pour juillet 2013. Cette semaine, le puissant syndicat de la métallurgie, IG Metall, qui regroupe pas moins de 2,4 millions d’adhérents, rencontre ainsi pour la quatrième fois le patronat afin de se mettre d’accord sur les futures hausses de salaires. Si, d’ici le 21 mai prochain, les négociations n’aboutissent à aucun compromis satisfaisant, le numéro deux du syndicat, Detlef Wetzel, a menacé, dans un entretien à Bild, dimanche 12 mai, de lancer un mouvement de grève de grande ampleur.  Pour accentuer la pression, des « warnstreik », des « grèves d’avertissement », ont eu lieu la semaine dernière, touchant des entreprises comme BMW, Siemens ou Bosch. D’autres sont encore prévus ce lundi. Le différend entre les deux parties provient du montant des augmentations de salaires à négocier. IG Metall réclame des augmentations de 5,5% pour les 3,7 millions de salariés issus des différents secteurs couverts par le syndicat : métallurgie, automobile, électroménager, semi-conducteurs, électronique. Une exigence irrecevable pour les employeurs qui eux n’ont proposé jusque-là qu’une hausse de 2,3% étalée sur treize mois. Les désaccords entre patronat et syndicat sur les hausses de salaires avaient déjà mené à des grèves chez la compagnie aérienne allemande Lufthansa. La direction aurait proposé des hausses de salaires très loin des 5,2% réclamés par le syndicat des services Verdi. Au final, les deux parties ont signé, le 1er mai, un accord prévoyant entre 3 et 5,2% d’augmentation de salaires. Les salaires en Allemagne, ont augmenté en moyenne de 1% de 2007 à 2011, contre une progression de 2,7% dans l’ensemble de la zone euro.

Monnaies : la guerre des dévaluations en 2013

Monnaies : la guerre des dévaluations en 2013

 

Avec des politiques monétaires très accommodantes, les Etats –Unis ont montré l’exemple depuis plusieurs annéeés.la Chine de son coté a tout fait pour limiter la réévaluation du yuan.  La banque d’Angleterre et surtout récemment celle du Japon suivent l’ exemple. Avec l’approfondissement de la crise, les banques centrales vont injecter des masses de capitaux pour sauver à la fois le système financier et ce qui peut l’être en matière de croissance. Même ‘l’orthodoxe BCE a été contrainte de faire une entrave à sa doctrine en injectant aussi des liquidités. Cependant la BCE pourrait être la dernière à soutenir de manière significative la croissance. En fait on cherche à affaiblir la valeur des monnaies pour soutenir la compétitivité quitte évidemment à importer de l’inflation. Une opération négative car elle pèse sus le pouvoir d’achat et la consommation mais positive car elle booste les exportations. La « guerre des monnaies » qui, jusqu’ici, n’avait provoqué guère davantage que des éclats de voix, pourrait-elle en 2013 se transformer en guerre ouverte entre les Etats? La décision de la Banque du Japon (BoJ), de donner un coup d’accélérateur à son programme d’assouplissement quantitatif pour la troisième fois en quatre mois, est la dernière tentative en date des pays développés pour soutenir leur croissance en recourant à des outils non-conventionnels. Mais les Etats émergents pourraient avoir à payer le prix de cette politique monétaire ultra-accommodante. Avec un afflux de liquidités toujours plus important dans leurs économies du fait des rachats d’actifs initiés par les banques centrales des pays développés, ceux en voie de développement risquent de subir une appréciation de leur devise susceptible d’avoir pour effet de nuire à la compétitivité de leurs exportations. De ce fait, ces Etats pourraient ne pas avoir d’autre choix que d’abaisser les taux d’intérêt et/ou d’intervenir pour maintenir leur devise à un niveau raisonnable. Au risque d’alimenter l’explosion des prix du crédit et des actifs, terreau de l’inflation. « Certains signes montrent que nous assistons actuellement à une course à la dévaluation », a commenté une source d’un pays membre des pays du G7. S’exprimant avant la décision de politique monétaire de la BoJ, cette source avait ajouté: « Si tout le monde essaie de dévaluer sa monnaie, cela aura au final des :

 




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