Archive pour le Tag 'Scandale'

FDJ : scandale pour la nomination de la femme de Gilles Legendre

FDJ : scandale  pour la nomination de la femme de Gilles Legendre

 

 

Les responsables du pouvoir sont montés au créneau pour défendre la légitimité de la nomination de la femme du président du groupe parlementaire de la république en marche comme directrice de la communication à la Française des jeux. Une nomination intervenue juste avant la loi qui autorise la privatisation. Sans doute un hasard ! On sait évidemment que les salaires de la FDJ vont s’envoler pour les dirigeants une fois que cette société sera privatisée. Notons aussi que le dernier poste de l’épouse de Gilles Legendre était celui de conseiller à la communication auprès du secrétariat d’État aux personnes handicapées. Une nomination qui ne devait pas tout non plus au hasard même si l’intéressé a occupé des fonctions dans d’autres entreprises précédemment. La nomination résulte évidemment du fait du prince même si elle est légale. La question n’est pas de savoir si elle est légale mais si elle est politiquement correcte. Une affaire qui rappelle celle de Richard Ferrand, actuel président de l’Assemblée nationale qui avait permis à sa compagne de s’enrichir sur le dos des mutuelles de Bretagne quand il en était directeur et cela sans prendre aucun risque financier. Bénéfices pour l’intéressée, un petit pactole de 800 000 €. Sans doute légal lui aussi mais politiquement lamentable. Finalement ces responsables de la république en marche ne sont pas différents d’autres responsables qui ont mis les mains dans le pot de confiture et l’argumentation de ceux e qui les défendent est assez lamentable. “Je pense qu’on doit garantir aux conjoints ou conjointes de responsables politiques de pouvoir aussi avoir une vie professionnelle”, a dit sur franceinfo le ministre de la Culture Franck Riester. Il a ajouté que le député Gilles Legendre, l’époux de Raphaële Rabatel, n’était “pas directement décideur de la privatisation de la Française des jeux (…) Il n’est pas membre du gouvernement». SUR RTL, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, a dénoncé des critiques qui desservent la cause féministe. “On considère qu’une femme, parce qu’elle est l’épouse d’un homme politique, ne pourrait pas penser, agir en indépendance ? C’est une femme, je ne la connais pas, mais il me semble que c’est une grande professionnelle, il suffit de regarder son CV”, a-t-il ajouté. L’annonce de sa nomination est à la Française des Jeux est intervenue mardi, deux jours avant l’adoption définitive par l’Assemblée nationale du projet de loi Pacte qui ouvre la voie à la privatisation du groupe. “Si cette information est exacte, c’est profondément choquant. Surtout venant d’une majorité donneuse de leçons comme jamais !”, a réagi mercredi le député LR Daniel Fasquelle dans un message sur son compte Twitter. La sénatrice socialiste Marie-Pierre de la Gontrie a dénoncé sur RTL “un mélange des genres incroyable”

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Après avoir passé seulement sept ans chez Airbus, le patron Tom Ender pourrait partir en retraite avec une petite enveloppe d’une quarantaine de millions. Curieux qu’aucune déclaration du gouvernement ne soit intervenue sur les conditions particulièrement favorables au patron d’Airbus. Cela précisément au moment en plus où se discute l’avenir des retraites où  il s’agira de renier sur la date de départ et le montant des pensions. Au moment où le gouvernement maintient la désindexation des retraites par rapport à l’inflation et la CSG pour le plus grand nombre. Bref il y a de toute évidence 2 mondes. Certains objecteront qu’un grand patron mérite d’être payé. Sans doute mais on ne fera croire à personne qu’il n’existe pas parmi les managers français ou européens des candidats qui auraient géré Airbus avec efficacité en se contentant de la seule retraite prévue. En la circonstance, il ne s’agit plus d’inégalités mais de régime monarchique qui légalement accorde des privilèges à l’élite

Tom Enders pourrait notamment toucher 26,3 millions d’euros, somme provisionnée par Airbus pour ses années de retraite, des actions gratuites de performances évaluées à 7,3 millions d’euros et 3,2 millions pour une indemnité de non-concurrence d’un an. Airbus a confirmé à l’AFP la « cohérence » des « calculs théoriques » concernant la retraite, calculée sur 20 ans. Cela correspond à une rente annuelle de 1,31 million d’euros, selon des calculs du cabinet qu’avait dévoilés Le Monde ce mardi. Plusieurs éléments de ce scandale méritent d’être dénoncés. Il y a peut-être d’abord les stock-options qui sont attribués gratuitement au patron afin de faire en sorte qu’il soit plus près des intérêts des actionnaires que celui des salariés voire de l’entreprise. Ensuite ce concept de retraite chapeau qui vient s’ajouter au régime de retraite classique. Le pire c’est que dans certains cas ce principe de retraite chapeau vaut aussi pour des chefs d’entreprise qui ont échoué dans leur gestion.

Scandale du Conseil constitutionnel : le placard doré des anciens politiques ?

Scandale du Conseil constitutionnel : le placard  doré  des anciens politiques ?

 

Le conseil constitutionnel est considéré comme la plus haute institution française puisqu’il peut se prononcer sur la validité des lois et autres élections nationales. On considère que c’est l’assemblée des sages. Curieuse sagesse en vérité car le conseil constitutionnel est composé exclusivement d’anciens politiques forcément marqués par leur idéologie, leur parcours et qui ne peuvent du jour au lendemain acquérir la posture de sage q’ exige cette institution  « indépendante » du pouvoir. Le conseil est en effet composé de neuf membres désignés par le président de la république, par le président de l’Assemblée nationale et par le président du Sénat. Ces trois derniers responsables n’étant pas particulièrement neutres pour cette désignation. S’y ajoute la présence des anciens présidents de la république. Bref, c’est en fait une institution d’anciens politiques, une sorte d’EPHAD  de luxe pour de vieux responsables. Une curieuse conception de l’indépendance. Il ne manque pourtant pas en France de juristes compétents complètement apolitiques qui pourraient composer un conseil constitutionnel réellement à l’abri des les influences politiques.  Aucune condition de compétence juridique des membres du Conseil constitutionnel n’existe. La France est ainsi l’exception en Europe, puisqu’il faut être, au minimum, juriste, pour être juge constitutionnel. Dans divers pays européens, par exemple, les qualités exigées sont :

  • Autriche : être juge, fonctionnaire ou professeur d’université ;
  • Allemagne : être magistrat fédéral suprême (pour six d’entre eux au moins), remplir les conditions pour être juge allemand ;
  • Italie : être magistrat, professeur de droit ou avocat ;
  • Espagne : être magistrat, professeur ou avocat ;
  • Portugal : être juge (pour six d’entre eux au moins) ou juriste ;
  • Belgique : avoir été pendant 5 ans soit haut magistrat, soit parlementaire.

 

Notons également que les membres du conseil constitutionnel sont grassement rémunérés de 17 000 € bruts par mois alors que la plupart cumulent  déjà plusieurs retraites. Or le conseil constitutionnel est loin d’être une institution qui mobilise à plein temps. Par ailleurs, le travail essentiel est effectué par des rapporteurs. Pour parler clair, les membres du conseil constitutionnel s’y rendent une fois ou deux par mois pour une rémunération démentielle à laquelle s’ajoute d’ailleurs le remboursement de frais.

 

 

Aérien un scandale écologique

Aérien  un scandale écologique

 

Un scandale car le transport aérien est très polluant mais très peu soumis à une fiscalité environnementale. En cause, le fait que les avions sont essentiellement utilisés par les couches supérieures et moyennes. Et que le secteur  aérien s’appuie sur le lobby sociologique pour s’opposer  aux taxes environnementales ; Pourtant, la quantité de dioxyde de carbone émise pour un même trajet diffère selon le mode de transport. Pour le trajet Londres-Édimbourg (600 km), le département britannique des transports a calculé des quantités d’émissions moyennes par modes de transports et par passager :

  • en voiture : 71 kg (pour une moyenne de 1,56 passagers par voiture, soit 111 kg par voiture) ;
  • en avion : 96,4 kg ;
  • en train express : 12 kg ;
  • en autocar : 9,2 kg.

 

 

Sur un trajet plus long, de 500 km aller-retour environ, l’avion émet entre 145 et 241 kg de CO2 par passager. La voiture est également très polluante, avec une émission de 170,6 kg de CO2. Et seulement 12kg pour le TGV ou le métro. .Le secteur du transport aérien, en forte croissance, représente 2% des émissions mondiales à effet de serre et devrait agir davantage pour gérer les risques liés au changement climatique, estime la Transition Pathway Initiative (TPI) dans cette étude portant sur les 20 plus grandes compagnies aériennes répertoriées dans le monde. Selon elle, Delta, Lufthansa, United Airlines et ANA Holdings affichent les meilleures performances en termes de gestion de risques et d’opportunités liés au changement climatique. Mais toutes les compagnies aériennes pourraient en faire davantage.“Les investisseurs ont un message clair à l’attention du secteur de l’aviation: en matière de performance carbone, il faut afficher des améliorations sur le long terme”, a déclaré Faith Ward, co-présidente de la TPI pour le compte de la caisse de retraite de la British Environment Agency.“Les investisseurs sont attentifs (…) il s’agit d’encourager la divulgation d’informations afin que nous puissions prendre des décisions éclairées”, a-t-elle déclaré à Reuters.

A l’inverse, ANA, Japan Airlines, Korean Air et Singapore Airlines produisent les taux d’émissions les plus élevés, selon la TPI. Interrogé sur ces données, un responsable de Japan Airlines a déclaré: “Nous visons à publier nos mesures de RSE (responsabilité sociale de l’entreprise) à l’horizon 2030 au cours du prochain exercice.”ANA, Korean et Singapour n’ont pas immédiatement répondu à la demande de commentaires de Reuters. Le professeur Simon Dietz du Grantham Research Institute, auteur principal de l’étude, a noté que certaines compagnies aériennes avaient adopté des objectifs généraux visant à limiter les émissions nettes de dioxyde de carbone aux niveaux de 2020, ou à réduire de moitié les émissions nettes d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2005.Mais ces objectifs d’émissions nettes signifient souvent que les compagnies aériennes peuvent acheter des permis pour émettre du dioxyde de carbone, plutôt que de les réduire elles-mêmes.“Le problème est que nous ne savons pas à quel point ils vont réduire leurs propres émissions en fonction de l’achat de compensations”, a-t-il déclaré à Reuters. Simon Dietz a également déclaré que les effets de l’aviation, à part le dioxyde de carbone, nécessitaient davantage de recherches. La condensation, par exemple, peut engendrer des nuages en altitude qui retiennent la chaleur. Selon les termes de l’accord de Paris sur le climat conclu en 2015, près de 200 Etats sont convenus de réduire leurs émissions pour éviter davantage d’inondations, de sécheresses et freiner l’élévation du niveau de la mer. Ils ont promis de “renforcer la participation des secteurs public et privé” à la réduction des émissions.

Le scandale de la privatisation de l’aéroport de Toulouse

Le scandale de la privatisation de l’aéroport de Toulouse

 

 

 

 

Pour résumer,  le sulfureux chinois qui a acheté près de 50 % des parts du capital de l’aéroport de Toulouse pour un montant de 200 millions, s’apprête à revendre ses parts pour un montant de 500 millions. Cela en outre après avoir reçu 30 millions € de dividendes. Du coup le collectif opposé à la privatisation réclame des comptes et demandent même l’annulation de cette privatisation qui constitue une véritable braderie des bijoux de famille de l’État, cela souvent avec des complicités locales. Il faut vraiment que l’État et certains responsables locaux soient shootés à l’ultra libéralisme pour vendre des les infrastructures aussi stratégiques et qui rapportent. En plus on a vendu à une société chinoise dont le responsable a disparu pendant plusieurs mois pour des motifs inconnus !  Le pire c’est que l’État s’apprête à faire le même cadeau au privé en vendant de l’aéroport de Paris. Même les Américains qu’on ne peut accuser d’étatisme refuse toute privatisation des aéroports. Les opposants à la privatisation de l’aéroport de Toulouse n’ont pas dit leur dernier mot. Après avoir mené des recours judiciaires pour annuler la cession des 49,99% de parts de l’État à Casil Europe, le Collectif contre la privatisation de la gestion de l’aéroport Toulouse-Blagnac a lancé lundi 11 février une pétition. Intitulé « Rendez l’argent », le texte demande aux collectivités d’engager une procédure contre les actionnaires chinois en sollicitant « le remboursement des 30 millions d’euros de dividendes indûment perçus par Casil Europe ». « Il s’agit d’obtenir la nullité de la cession des parts de l’État en 2015, mais également de l’accord sur les dividendes de décembre dernier (qui donne la possibilité de verser jusqu’à l’intégralité du résultat net de l’aéroport sous forme de dividendes aux actionnaires, ndlr) », explique l’avocat du collectif, Christophe Lèguevaques.

Véto pour un rapprochement entre Alstom et Siemens, un double scandale

Véto pour un  rapprochement entre Alstom et Siemens, un double scandale

 

L’idéologie libérale dominante supplante toute politique industrielle à l’intérieur de l’union économique. Ainsi l’Europe va se tirer une balle dans le pied en s’opposant à la fusion Siemens ; Alstom. Un double scandale pour la France qui a déjà bradé sa branche électrique à Général Electric et risque de disparaitre pour partie avec la fusion d’Alstom dans Siemens pour l’activité ferroviaire. La Commission européenne va en bloquer le projet de rapprochement entre Alstom et Siemens censé créer un champion franco-allemand du ferroviaire, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. À juste titre le ministre de l’économie française  dénoncé l’attitude de l’union européenne qui voudrait faire capoter la fusion entre Alstom et Siemens spécialisé dans la construction ferroviaire. L’union européenne considère en effet il y aura un risque de position dominante en Europe. C’est évidemment oublier que le marché est surtout mondial et qu’il est dominé maintenant par les Chinois avec également une présence importante de constructeurs canadiens, américains ou encore japonais. Par ailleurs ce marché est moins porteur qu’il ne l’a été en raison notamment des restrictions budgétaires dans certains pays. D’où la colère de Bruno Lemaire d’autant que la nouvelle société franco-allemande pèserait encore deux fois moins que la concurrence chinoiseCar l’avantage est bel et bien dans le camp chinois, rappelle Bruno Le Maire. « La Chine a un marché de 29.000 kilomètres de lignes à grande vitesse ou très grande vitesse. L’Europe en a 9.000. CRRC fait 200 trains à grande vitesse ou très grande vitesse par an. Alstom et Siemens 35. Le chiffre d’affaires d’Alstom et de Siemens ensemble, c’est la moitié de celui de CRRC », égraine le ministre. Et d’ajouter : « CRRC a pris quasiment tous les appels d’offre aux Etats-Unis sur les trains et les transports publics de voyageurs dans les villes. Qu’est-ce qu’on attend pour se réveiller ? » . La question rhétorique est directement adressée à la Commission européenne. Fin octobre, celle-ci avait dit craindre que cette « concentration » entre Alstom et Siemens « ne réduise la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation », et n’avait pas donné son feu vert à la fusion. Alstom et Siemens ont concédé une série de mesures compensatoires, et attendent désormais la réponse de Bruxelles d’ici le 19 février.

Le scandale de la viande : la conséquence de normes et de contrôle différents

Le scandale de la viande : la conséquence de normes et de contrôle différents

 

Théoriquement les normes d’hygiène ou de santé sont les mêmes pour l’élevage des animaux et plus généralement pour l’agriculture. Le problème, c’est que les conditions de contrôle sont très différentes notamment entre les pays de l’Ouest et les ex pays de l’Est en raison du manque d’efficacité des administrations concernées mais aussi dans  certains pays de la corruption qui règne. Ainsi à l’occasion du scandale de la viande en provenance de Pologne, on a appris qu’il n’y avait aucun contrôle des animaux avant et après abattage. Ce qui ouvre la porte à la mise sur le marché de viande de bêtes en mauvais état ou malade. Plusieurs pays dont la France sont concernés par l’exportation de cette viande dangereuse pour la santé du faite que la Pologne est un des principaux fournisseurs du marché européen. : La Pologne est un grand exportateur de viande sur le continent. Sur près de 560.000 tonnes de viande de bœuf produites chaque année, près de 85% sont exportées. En 2013, d’après les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la Pologne était le 11e pays qui exporte le plus de viande bovine au monde en valeur, juste derrière les Pays-Bas (5e), l’Irlande (6e), l’Allemagne (7e) et la France (9e), à l’échelle européenne. D’une manière générale,  la Pologne affiche toujours quelques réticences vis-à-vis des normes économiques, sociales sanitaires ou encore militaires imposées par l’Europe ; la Pologne  culturellement est plus proche des États-Unis que de l’union européenne. La politique polonaise est critiquée sur de nombreux points par la commission européenne. Une politique à la fois très libérale quand ça l’arrange mais aussi très nationaliste. Pour la viande, dans certains pays de l’Est, les contrôles et le respect des normes sont passés aléatoires. À l’inverse dans l’Hexagone, il est impossible de vendre de la viande française sans tampon vétérinaire, affirme Guy Hermouet, responsable de l’interprofession de la viande Interbev Bovins. La France compte 2200 agents vétérinaires dans les abattoirs, qui font un contrôle de la bête sur pied, suivi d’un contrôle de carcasse, et qui accordent une note sanitaire aux abattoirs. La France compte quelque 200 abattoirs bovins et ovins, dont deux viennent d’être certifiés par la Chine, pays parmi les plus exigeants en matière sanitaire. Cinq sont en attente de certification chinoise.

 

Scandale de la Viande avariée de Pologne vendue en France

Scandale de la Viande avariée de Pologne vendue en France

 

Les services sanitaires français ont  découvert un scandale concernant environ 800 kg dont une partie seulement a été retrouvée en France. Neuf entreprises du secteur agroalimentaire français auraient été destinataires de cette viande transformée en plats préparés le plus souvent. Toute l’Europe ou presque auraient été touchée par ce scandale qui ne devrait pourtant pas surprendre dans la mesure où les normes sanitaires et surtout les contrôles diffèrent notablement dans certains pays qui constituent l’union économique et notamment dans certains pays de l’Est. La traçabilité en outre est difficile à reconstituer. Ce sera sans doute encore pire dans le cadre des échanges avec le continent américain. D’une certaine manière c’est le prix à payer d’une mondialisation mal régulée qui peut mettre en cause la santé mais aussi l’environnement. Par exemple on a vu dans l’autre scandale de la viande de cheval substituée à de la viande de bœuf chez Spanghero que cette viande avait fait des milliers de kilomètres et des allé et retour avant d’aboutir dans l’assiette notamment des Français. Un contresens économique, sanitaire et environnemental. Pour Spanghero, la viande avait été achetée en Roumanie, stockée aux Pays-Bas par un intermédiaire chypriote puis redistribuée en Europe. On ce souvient aussi du le scandale plus ancien dit de la «vache folle», apparu en 1986 au Royaume-Uni. Dix ans plus tard, l’Union européenne avait décrété un embargo sur la viande britannique, finalement levé à l’échelon européen en 1999 et par la France en 2002. Cette épidémie avait entraîné 224 décès dans le monde, les vaches malades transmettant à l’homme une maladie neurodégénérative, dite «de Creutzfeldt-Jakob».

 

Le scandale de la récupération politique du grand débat par Macron

Le scandale de la récupération politique du grand débat par Macron

 

 

 

 

La récupération politique du grand débat par le pouvoir et en particulier par Macron constitue un véritable scandale. Un scandale en plus avec la bienveillance des maires et même de citoyens savamment triés sur le volet. Il faut aussi dénoncer la complicité des chaînes d’info continue qui branchent  leurs caméras pendant des heures sur des débats qui ressemblent en fait un show politique où les participants ne servent que de faire valoir pour le président de la république. Ainsi à chaque question posée dans le délai d’une minute, le président, lui, disserte pendant une dizaine de minutes surtout et n’importe quoi,  au point que sans doute l’intervenant de départ ne se souvient même plus de la question. Bref l’enfumage classique des énarques dans lequel exercent particulièrement Macron. Le sommet de la réunion dans la Drôme a sans doute été atteint quand Macron a tenté de faire croire qu’il n’était pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche mais qu’il venait presque du peuple. Et pour se justifier,  il a indiqué que sa famille ne comprenait pas de banquier ou d’énarque. Sans doute non mais il a oublié de préciser qu’il était quand même le fils  d’un milieu bourgeois.  Il s’attribue ses propres mérites doit surtout au soutien des financiers ce qu’on peut même vérifier à travers les 7,5 millions recueillis par en marche leur de la campagne électorale. Sans parler évidemment du soutien des médias aujourd’hui majoritairement dans la main des financiers. On est loin du grand débat national mais en pleine campagne électorale. Il faut espérer que les partis politiques et plus généralement les démocrates vont protester contre cette omniprésence de Macron dans les médias. Il faut espérer que le conseil supérieur de l’audiovisuel ne se comportera pas comme un comité servile au service du pouvoir. Rappelons que le grand débat devait être organisé par les citoyens eux-mêmes et des organisations locales. Mais il faut aussi dénoncer la complicité des maires et des participants qui se livrent à cette mascarade de consultation, un show en plus avec des applaudissements permanents comme dans un spectacle !

Scandale Alstom-General Electric : 470 suppressions de postes en France

Scandale Alstom-General Electric : 470 suppressions de postes en France

Un double scandale d’abord parce que la branche électrique d’Alstom (dont certaines activités très stratégiques) a été littéralement bradée à l’américain General Electric. Ensuite maintenant parce que comme c’était prévisible certaines activités en France vont se réduire avec comme conséquence la suppression d’environ de 500 emplois sont en cause. Interrogée par l’AFP, la direction de la communication de GE à Belfort a confirmé l’ouverture de ces négociations, se refusant à tout autre commentaire. « GE procède actuellement à une revue de ses activités pour s’assurer qu’elles sont les mieux à même de répondre aux réalités du marché et permettre leur succès à long terme », a-t-elle déclaré. « Dans cet esprit, GE a entamé des discussions avec les représentants du personnel d’APS (Alstom Power Systems) sur la faisabilité d’un plan de départs volontaires dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective », a-t-elle poursuivi, précisant ne pas être « en mesure de partager plus d’informations à ce stade ».

Dans un tract commun, la CFDT et la CFE-CGC d’Alstom Power System s’inquiètent des « conséquences des réductions d’effectifs sur la continuité des activités, sur le maintien des compétences et des expertises » et demandent des embauches pour compenser ces éventuelles pertes de compétences.

. Olivier Marleix, L’ex-président de la commission d’enquête parlementaire sur les décisions de politique industrielle de l’État, lui, a décidé de saisir la justice au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, selon une source judiciaire au Figaro. La confirmation que la gestion d’Alstom aurait été calamiteuse. L’erreur stratégique aura d’abord été de vendre la branche énergie d’Alstom. Ce que rappelle Wikipédia « Au début de 2015, Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, dénonce les conditions de vente de l’entreprise Alstom au groupe General Electric (GE) soulignant que contrairement aux promesses d’Arnaud Montebourg, assurant que le secteur nucléaire resterait sous contrôle français, le protocole d’accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l’assemblée générale, a pour conséquence de placer sous la coupe du groupe américain les turbines produites par Alstom et de cette manière la maintenance des centrales françaises. « Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l’avenir de l’ensemble de notre filière nucléaire… ». Il met en garde également sur le fait que cette vente « donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l’ensemble de notre flotte de guerre ». Il évoque également la vente d’une filiale d’Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite, dont les produits équipent l’armée française ainsi que des entreprises du secteur de la défense et de l’espace qui tombe dans le giron de General Electric. Il évoque « la cupidité et l’incompétence de certains dirigeants d’entreprise qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité ». Certains analystes voient un lien direct entre la cession du pôle énergie du groupe à General Electric et l’enquête américaine pour des faits de corruption ayant débouché sur une amende de 720 millions d’euros et présentant des risques judiciaires pour plusieurs cadres d’Alstom dont Patrick Kron » ».De fait Patrick Tron aura été le fossoyeur d’Alstom.   Autre critique  Anticor reproche au gouvernement d‘avoir renoncé à lever des options qui lui auraient permis d‘acheter des actions Alstom au groupe Bouygues. Manque à gagner pour les caisses de l‘Etat, estime Anticor, qui dénonce une forme de détournement d‘argent public “par négligence” : 350 millions d‘euros. L‘opération à laquelle le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a renoncé 26 septembre 2017, lors de l‘annonce de la fusion entre Alstom et Siemens, découlait d‘un accord conclu avec Bouygues le 22 juin 2014.Pour Anticor, l‘abandon par l‘Etat de ces options “constitue une infraction pénale de la plus grande gravité”, car il a ainsi “renoncé à encaisser au bénéfice des caisses publiques dont il a la charge la somme de 350 millions d‘euros”.  Dans cette missive, dont l’existence a été révélée par Le Monde , Olivier Marleix s’étonne que les autorités françaises n’aient «jamais ouvert d’enquête» sur ce rachat alors qu’Alstom a reconnu des faits de corruption dans plusieurs pays entre 2000 et 2011. L’entreprise a également versé une amende à la justice américaine en 2014. Pour étayer son argumentaire, Olivier Marleix s’appuie sur les travaux de la commission d’enquête qui «ont mis en évidence» la façon dont la procédure de contrôle des investissements étrangers en France «a été détournée». L’ex-maire d’Anet note qu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, a «formellement donné l’autorisation» de la vente d’Alstom énergie et a «également autorisé» d’autres cessions d’actifs «d’entreprises stratégiques françaises». En cause, les rachats d‘Alcatel-Lucent au groupe finlandais Nokia ou de Technologies. Dans sa missive, le député ajoute que le candidat Macron a bénéficié d’un «montant de dons records pour sa campagne» et estime que «le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées ne peut qu’interroger». Olivier Marleix émet l’hypothèse que le «système» mis en place dans le cadre de ces cessions aurait pu bénéficier à l’actuel président de la République pendant sa campagne. Emmanuel Macron a levé en un an, sans parti politique, environ 15 millions d’euros de dons, souligne-t-il. «Puisqu’une enquête préliminaire a été ouverte en novembre dernier sur les dons reçus par le parti En marche! (…) il m’a paru nécessaire de vous signaler ces éléments», ajoute-t-il. Ce signalement est en cours d’analyse au parquet de Paris, confirme une source judiciaire au Figaro. «S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption», avance le député. Ce signalement intervient alors qu’un ex-dirigeant d’Alstom, Frédéric Pierucci, a livré un témoignage sur les dessous de ce rachat par General Electric dans un ouvrage («Le Piège américain», JC Lattès) paru mercredi. Selon lui, l’entreprise a été contrainte de vendre sous la pression des États-Unis, où il a été arrêté le 14 avril 2013 à New York, à sa descente d’avion, dans ce qu’il décrit comme une «guerre économique souterraine» livrée à l’Europe.

 

Blocage du rapprochement entre Alstom et Siemens, un double scandale

Blocage du rapprochement entre Alstom et Siemens, un double scandale

L’idéologie libérale dominante supplante toute politique industrielle à l’intérieur de l’union économique. Ainsi l’Europe va se tirer uen balle dans le pied en s’opposant à la fusion Siemens ; Alstom. Un double scandale pour la France qui a déjà bradé sa branche électrique à Général Electric et risque de disparaitre pour partie avec la fusion d’Alstom dans Siemens pour l’activité ferroviaire. La Commission européenne va en bloquer le projet de rapprochement entre Alstom et Siemens censé créer un champion franco-allemand du ferroviaire, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. À juste titre le ministre de l’économie française  dénoncé l’attitude de l’union européenne qui voudrait faire capoter la fusion entre Alstom et Siemens spécialisé dans la construction ferroviaire. L’union européenne considère en effet il y aura un risque de position dominante en Europe. C’est évidemment oublier que le marché est surtout mondial et qu’il est dominé maintenant par les Chinois avec également une présence importante de constructeurs canadiens, américains ou encore japonais. Par ailleurs ce marché est moins porteur qu’il ne l’a été en raison notamment des restrictions budgétaires dans certains pays. D’où la colère de Bruno Lemaire d’autant que la nouvelle société franco-allemande pèserait encore deux fois moins que la concurrence chinoiseCar l’avantage est bel et bien dans le camp chinois, rappelle Bruno Le Maire. « La Chine a un marché de 29.000 kilomètres de lignes à grande vitesse ou très grande vitesse. L’Europe en a 9.000. CRRC fait 200 trains à grande vitesse ou très grande vitesse par an. Alstom et Siemens 35. Le chiffre d’affaires d’Alstom et de Siemens ensemble, c’est la moitié de celui de CRRC », égraine le ministre. Et d’ajouter : « CRRC a pris quasiment tous les appels d’offre aux Etats-Unis sur les trains et les transports publics de voyageurs dans les villes. Qu’est-ce qu’on attend pour se réveiller ? » . La question rhétorique est directement adressée à la Commission européenne. Fin octobre, celle-ci avait dit craindre que cette « concentration » entre Alstom et Siemens « ne réduise la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation », et n’avait pas donné son feu vert à la fusion. Alstom et Siemens ont concédé une série de mesures compensatoires, et attendent désormais la réponse de Bruxelles d’ici le 19 février.

Le scandale de l’affaire Ferrand déterré ?

Le scandale de l’affaire Ferrand déterré ?

 

L’affaire Ferrand enfin déterré après qu’un quand un tribunal compatissant de Brest ait  décidé d’étouffer l’affaire en se fondant seulement sur le code de la mutualité et en considérant des chefs d’inculpation prescrit. . Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor conteste la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association a donc  déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM maintenant président de l’assemblée. . Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée mercredi auprès du doyen des juges d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris auprès de l’avocat de l’association anticorruption. Elle visait à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », a déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Le président de l’Assemblée nationale de l’époque François de Rugy (LREM) s’est demandé jeudi si Anticor « ne faisait pas perdre du temps à la justice »avec cette nouvelle plainte. « Il faut peut-être savoir s’arrêter, quand même », a-t-il réagi sur franceinfo. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Une opération qui a rapporté autour de 500 000 euros à la campagne de Ferrand. Déplacé au tribunal de Lille cette affaire sera suivie par trois juges d’instruction. Mais Ferrand avertit d’avance que la loi ne s’applique pas pour tout le monde puisque “L’exécutif a ses règles, l’autorité judiciaire a son indépendance, le Parlement a lui-même son indépendance. Par conséquent les parlementaires n’ont pas à être dans la main de l’autorité judiciaire”, a–il dit. A la question de savoir s’il démissionnerait s’il devait un jour être mis en examen, il avait refusé de “faire des spéculations sur des questions qui ne se posent pas”.

Le scandale de l’eau en bouteille

Le scandale de l’eau en bouteille

 

En surfant sur la vague écolo américaine qui a condamné le rôle d Roundup, le gouvernement français se réveille pour engager la guerre aux pesticides mais aussi aux plastiques. Pas forcément supprimer le plastique mais pour faciliter son recyclage. Une manière de ne pas s’attaquer aux plastiques inutiles comme l’eau en bouteille. Un énorme business si on compare le budget moyen d’un ménage de l’ordre de 1000 € pour l’eau en bouteille par rapport à quelques euros pour l’eau du robinet. Avec en plus des dégâts considérables sur le plan écologique pour la fabrication des bouteilles en plastique et pour leur transport Une eau en bouteilles qui, en plus de son prix élevé, engendre donc un coût énergétique important. En effet, le plastique utilisé dans sa fabrication, le polyéthylène téréphtalate (PET), un dérivé du pétrole brut, nécessite plusieurs millions de litres de pétrole par an. En effet, il faut près de 2 kg de pétrole brut pour fabriquer 1kg de PET. Aux Etats-Unis, « l’énergie nécessaire à produire, transporter, réfrigérer et se débarrasser d’une bouteille en plastique revient à la remplir au quart de pétrole », selon un article du journal suisse Le Temps. L’industrie de l’eau en bouteilles génère chaque année plusieurs milliers de tonnes de déchets. Selon le Site internet Geo.fr, en 2005, on comptait 240 000 tonnes de déchets plastiques pour 6,2 milliards de litres d’eau plate en bouteille consommés. Une eau qui parcourt en moyenne 300 km, de l’embouteillage au recyclage.  Un recyclage dont les méthodes sont de plus en plus souvent pointées du doigt. En effet, dans certains pays, faute de structures adaptées ou à cause de coûts trop élevés, les bouteilles vides en plastique sont parfois exportées pour être traitées dans d’autres pays comme la Chine.   L’eau du robinet, qui ne requiert aucun emballage, donc pas de pétrole, permet d’économiser environ 10 kg de déchets par an et par personne par rapport à l’eau embouteillée.  Si les eaux de source embouteillées peuvent être bues sans restriction de manière permanente -tout comme l’eau du robinet-, l’abus d’eau minérale peut être nocif.

Le scandale de la vente des autoroutes (Par Michel Albouy)

Le scandale de la vente des autoroutes (Par Michel Albouy)

Michel Albouy, Grenoble École de Management (GEM), dénonce dans la Tribune le scandale de la vente des autoroutes

 

 

« À la veille des départs en vacances et afin de moraliser la rente perdue des autoroutes le Grand Vizir en charge des finances du Royaume, via son Autorité de la concurrence, venait de recommander au Roi de renégocier le plan de relance autoroutier, estimant que les sociétés concessionnaires du royaume affichaient une rentabilité exceptionnelle assimilable à une rente qui devait être davantage régulée en faveur de l’État et des usagers. »

Il était une fois un beau royaume qui avait construit un magnifique réseau autoroutier pour le bien-être de ses citoyens, augmenter la sécurité routière et contribuer à la croissance économique du pays. Bien sûr, cela n’avait pas été sans peine et sans demander des efforts financiers significatifs à ses citoyens-contribuables. Mais ces derniers étaient fiers de leurs autoroutes, même s’il fallait payer un péage en sus des impôts divers et variés qu’ils devaient acquitter, notamment sur le carburant qui était le plus cher d’Europe.

Mais un jour, le Grand Vizir du Royaume fit remarquer à son Roi que l’État était désormais trop endetté et qu’il fallait vendre quelques bijoux de famille. Après un rapide inventaire des actifs qui pouvaient être cédés, le choix se porta sur le réseau d’autoroutes à travers un système de concessions limitées dans le temps. Restait à déterminer le prix de vente de ce réseau qui assurait bon an mal an des revenus substantiels au Royaume.

Nombreux furent les experts à se pencher sur la question. Les évaluations allaient de 12 milliards d’écus à 22, voire 40, milliards d’écus. C’est dire si la fourchette était large. Au-delà de l’estimation assez classique des flux de trésorerie générés par l’exploitation des autoroutes, se posait la question du taux d’actualisation à retenir pour calculer la valeur actuelle de ces flux. »

Le rapporteur de la Commission des finances de l’Assemblée du Royaume estimait que le taux à retenir était celui recommandé par le Commissariat Général du Plan, soit 4 %, un taux proche du taux sans risque de l’époque.

Le rapporteur pour les transports estimait que le taux devait prendre en compte une prime de risque comme le faisait les investisseurs privés et préconisait un taux de 8 %. Le seul opposant à ces cessions, le Connétable du Béarn estimait quant à lui que le Royaume allait se priver de 40 milliards d’écus de dividendes d’ici à 2032, échéance des concessions. Finalement, le prix fixé pour la vente s’établit à 15 milliards d’écus.

Plusieurs années après, alors que la dette avait continué à augmenter malgré les cessions d’actifs jusqu’à atteindre pratiquement 100 % du PIB du Royaume, le Grand Vizir (qui avait changé entre-temps) s’enquit des profits « exorbitants » des sociétés d’autoroutes et ce d’autant plus qu’il venait d’abandonner une taxe écologique suite à des manifestations de manants qui se faisaient appeler les « bonnets rouges ». Il était temps de faire payer ces sociétés privées qui versaient de trop généreux dividendes à leurs actionnaires et les faire enfin contribuer au redressement des finances de l’État. »

En effet, selon la ministre en charge du dossier, « lorsqu’une société d’autoroute fait payer 100 écus aux automobilistes, il y a 20 écus de trop qui sont empochés ». Dans un bel élan de démagogie, elle proposa même de rendre gratuites les autoroutes le week-end ! Les experts des transports firent remarquer que cela était une étrange façon d’optimiser l’exploitation du réseau car en rendant gratuites les autoroutes le dimanche on contribuait à augmenter la saturation du réseau et à augmenter le trafic et partant la pollution.

L’idée fut rapidement abandonnée mais pas celle d’une nouvelle taxe et/ou contribution spéciale sur les sociétés bénéficiaires de la rente autoroutière. Mais cette solution se heurtait aux contrats en béton que les sociétés d’autoroutes avaient signé avec l’État. Une clause prévoyait même que si de nouvelles charges étaient imputées à ces sociétés elles pouvaient les répercuter dans les tarifs des péages ou obtenir un allongement de la durée de la concession. En d’autres termes, l’État ne ferait que prendre dans la poche de ses usagers-contribuables ce qu’il demanderait aux sociétés privées. Bref, la situation semblait bel et bien perdue pour le Grand Vizir qui se demandait comment on avait pu en arriver là. L’État était donc un aussi mauvais gestionnaire que cela ?

Pour répondre à ses interrogations, il demanda l’avis d’un expert. Celui-ci lui dit à peu près ce qui suit. La principale erreur, cher Grand Vizir, fut de vendre un patrimoine qui avait une bonne rentabilité pour désendetter l’État. En effet, pourquoi céder des actifs qui génèrent des flux de trésorerie supérieurs au coût de la dette ? »

Certes, en remboursant une (petite) partie de la dette on améliore le fameux ratio Dette/PIB, et on fait ainsi plaisir aux agences de rating et aux fonctionnaires de Bruxelles, mais on ne fait pas pour autant une bonne gestion financière du Royaume. À quoi bon rembourser une dette dont le coût actuariel est inférieur à la rentabilité des actifs cédés ? En prenant une telle décision, on détruit de la valeur. Quitte à vendre des actifs, encore fallait-il choisir des actifs qui ne généraient pas de rentabilité.

La deuxième erreur fut de prendre pour l’évaluation un taux d’actualisation qui était proche (voire supérieur) de celui des investisseurs privés. En faisant de la sorte, on satisfaisait les contraintes des sociétés privées mais on tournait le dos à la spécificité de l’État comme acteur économique. En effet, celui-ci n’a pas de fonds propres à rémunérer et le coût de son capital est en fait celui de sa dette (coût qui de plus a beaucoup baissé ces dernières années). Naturellement, avec un tel coût du capital la valorisation des concessions d’autoroutes aurait été nettement plus élevée. Peut-être même que les sociétés privées n’auraient pas marché. Et alors ? Cela aurait été préférable pour les finances de l’État qui se trouve maintenant privé de la rente des autoroutes qu’il dénonce aujourd’hui.

La dernière erreur, dit l’expert, est de vouloir récupérer aujourd’hui sur le dos des actionnaires de ces sociétés (dont certains sont des salariés) une partie de la rente à travers de nouvelles taxes et/ou les obliger à la gratuité des péages le dimanche. Ce faisant, l’État envoie un très mauvais signal sur le respect de sa signature et donne l’impression de faire n’importe quoi en matière économique et de transport.

À l’instar de l’Autorité de la concurrence du Royaume, l’expert qui tenait quand même à sa situation recommanda néanmoins de renégocier le nouveau plan de relance autoroutier si celui-ci devait voir le jour. Il posa cependant plusieurs questions : ces investissements sont-ils vraiment utiles pour le Royaume ? N’avons-nous pas de meilleures opportunités d’investissement que de couler un peu plus de béton dans un réseau qui est parmi le plus moderne d’Europe ?

Oui, mais grâce à ces investissements nous allons créer de nombreux emplois sur le territoire, lui rétorqua le Grand Vizir et nous arriverons ainsi à inverser la courbe du chômage chère à notre Roi ! Mais n’y-a-t-il rien de mieux à faire lui redemanda l’expert en lui citant des exemples d’investissement d’avenir dans les nouvelles technologies et les pratiques des autres grands pays. Le Grand Vizir commençait à douter de son argumentation. Au fond de lui il se demandait si l’État était condamné éternellement à une mauvaise gestion. Il se dit aussi que dans peu de temps il ne serait plus là pour constater les effets de sa gestion et que d’autres prendraient la patate chaude.

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Par Michel Albouy Michel, Professeur senior de finance, Grenoble École de Management (GEM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Le scandale des dividendes en France

Le scandale des dividendes en France

 

Le scandale des dividendes n’a pas fait la Une des grands médias, juste un article parfois ou une allusion. Il  faut dire que les grands médias sont pratiquement tous possédés par de grandes fortunes ou de grandes entreprises qui n’apprécient pas qu’on critique les excès du capitalisme. Pourtant cette information constitue un des facteurs explicatifs du dépérissement de certaines activités notamment industrielles. 68% des dividendes sont attribuées aux actionnaires au détriment des salariés et surtout des investissements. Même les entreprises peu rentables montrent  des largesses vis à vis des détenteurs d’actions ; L’objectif est de séduire ces actionnaires qui en retour exigent des rendements financiers fous qui hypothèquent l’avenir des activités. Quant à l’actionnariat des salariés, cela reste marginal (il ne faut se plaindre après d’avoir en France des syndicats radicaux !). Notons que 40% de l’actionnariat français est possédé par l’étranger.  On est loin de l’objectif de Nicolas Sarkozy qui avait voulu établir la règle des trois tiers (un tiers pour les actionnaires, un tiers pour l’entreprise et un tiers pour les salariés). La France fait exception car les entreprises allemandes ou anglaises versent moins de dividende. On est à 55% en moyenne en Europe.  Mais surtout, aux États-Unis, pays du capitalisme, les dividendes ne représentent que 48% des profits contre 68 chez nous (  montant total des dividendes en 2017 environ 100 milliards !). L’absence de salariés dans les conseils d’administration contribue à rendre les français méfiants vis-à-vis des actions qui préfèrent l’immobilier,  les bas de laine, l’or ou le livret A.:

Cambridge Analytica : le nouveau scandale de Facebook

Cambridge Analytica : le nouveau scandale de  Facebook

 Des millions de données personnelles remises à Cambridge Analytica cabinet qui travaillait pour Trump. La preuve supplémentaire que ce réseau est à la fois le plus idiots des réseaux dits sociaux, aussi le plus pourri puisqu’il est  aussi un champ d’analyse pour l’espionnage américain.  Selon le journal le  Guardian et le  Washington Post , le renseignement américain récolte les relevés téléphoniques aux États-Unis et aurait accès aux serveurs de groupes informatiques comme Google et Facebook, des pratiques héritées de l’ère Bush et approuvées par l’administration de Barack Obama. Le quotidien britannique The Guardian a publié une ordonnance de justice secrète forçant l’opérateur américain Verizon à livrer à l’Agence nationale de sécurité (NSA), à la demande du FBI, la totalité des données téléphoniques de ses abonnés, d’avril à juillet, en vertu d’une loi votée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, le « Patriot Act

Le Washington Post et le Guardian ont affirmé sur la base de fuites d’un ancien employé du renseignement que la NSA avait un accès direct aux serveurs de neuf sociétés internet, dont Facebook, Microsoft, Apple et Google. Grâce à un partenariat conclu avec ces compagnies, l’agence d’espionnage pourrait directement et sans ordonnance de justice lire les courriers électroniques et écouter les conversations des utilisateurs, tant qu’il existe une probabilité « raisonnable » que l’un des interlocuteurs se situe à l’étranger, la loi américaine exigeant une ordonnance dans le cas d’Américains.

. Facebook, le plus grand réseau social au monde, a admis que les données personnelles de ses utilisateurs s’étaient retrouvées entre les mains du cabinet d’analyse, Cambridge Analytica. Ce dernier, travaillant pour la campagne électorale de Donald Trump en 2016, aurait ainsi collecté des informations sur 50 millions d’utilisateurs Facebook, sans leur consentement direct. La polémique a été révélée ce week-end par le New York Times et The Observer. L’affaire est gênante à plusieurs niveaux. Premièrement, elle touche le cœur même de l’activité de Facebook : la collecte de données – et l’usage potentiellement détourné qui peut en être fait. « On est en train d’ouvrir le couvercle de la boîte noire des pratiques de Facebook en matière de données, et le tableau n’est pas joli à voir », souligne auprès de ReutersFrank Pasquale, professeur de droit à l’Université du Maryland et spécialiste de l’utilisation des données par les géants d’Internet.  Aux États-Unis, plusieurs sénateurs souhaitent entendre les justifications devant le Congrès de Mark Zuckerberg, président et co-fondateur de Facebook. « C’est une brèche énorme sur laquelle il convient d’enquêter. Il est clair que ces plates-formes ne savent pas s’autodiscipliner », a twitté la sénatrice démocrate Amy Klobuchar. Même son de cloche en Europe. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, dénonçait lundi une « une violation inacceptable du droit à la vie privée de nos citoyens ». La commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova, prévoit quant à elle d’aborder le sujet avec le réseau social et des responsables du gouvernement américain lors de sa vite aux États-Unis, cette semaine. Sur Internet, une campagne #DeleteFacebook (en français, supprime Facebook) a été lancée.

Scandale pollution Volkswagen : un cadre reconnait avoir été manipulé par la direction

Scandale  pollution Volkswagen : un cadre reconnait avoir été manipulé par la direction

 

Comme dans la plupart des scandales économiques, financiers ou environnementaux, on choisit  des boucs émissaires pour ne pas affecter l’image de la société et de ses dirigeants. Des boucs émissaires souvent impliqués mais qui n’étaient pas les vrais décideurs. C’est d’ailleurs la même démarche qui a été effectuée par d’autres constructeurs automobiles y compris en France Ainsi chez Volkswagen on a rapidement désigné quelques cadres responsables auxquels on a demandé de réciter des discours écrits par la direction. Dans le cadre de sa procédure de plaider coupable, Oliver Schmidt  cadre  des services d‘ingénierie environnementale de VW à Auburn Hills, dans le Michigan, jusqu‘en février 2015  reconnait avoir accepté de réciter un discours, ou des éléments de langage, convenu avec la direction de Volkswagen et un avocat de haut rang lors de sa rencontre avec Alberto Ayala, “Avec le recul, je n‘aurais jamais dû accepter de rencontrer le docteur Ayala ce jour-là”, écrit-il. “Ou mieux encore, j‘aurais dû me rendre à cet entretien et ignorer les instructions qui m‘avaient été données et dire au docteur Ayala qu‘il y avait un appareil de manipulation dans les véhicules à moteur diesel de VW et que VW trichait depuis plus d‘une décennie. Je ne l‘ai pas fait et c‘est pourquoi je me retrouve là aujourd‘hui.” “Je dois dire que j‘ai le sentiment d‘avoir été manipulé par ma propre entreprise dans le scandale diesel ou ‘dieselgate’”, écrit Oliver Schmidt au juge Sean Cox dans cette lettre enregistrée auprès d‘un tribunal fédéral américain. Cette lettre a été mentionnée dans un premier temps par le journal allemand Bild am Sonntag. Un porte-parole de Volkswagen a refusé de s‘exprimer sur le sujet en invoquant la procédure en cours. Ce scandale a déjà coûté 30 milliards de dollars (25,2 milliards d‘euros) au constructeur allemand, qui a reconnu en septembre 2015 avoir installé des logiciels de manipulation des émissions polluantes sur ses moteurs diesel. Dans le cadre de sa procédure de plaider coupable, Oliver Schmidt risque sept ans de prison et une amende de 40.000 à 400.000 dollars après avoir reconnu sa participation à un complot destiné à tromper les autorités américaines et à enfreindre la législation environnementale sur la qualité de l‘air aux Etats-Unis.

Le scandale de la privatisation de FDJ

Le scandale de la privatisation de FDJ

La privatisation de la Française des jeux (FDJ) serait au moins aussi scandaleuse que celle des autoroutes  car c’est une activité qui rapporte énormément à l’état. Et qu’on s’apprête à vendre au privé.  Bercy est prêt à introduire en Bourse la Française des Jeux. Cette privatisation rapporterait au moins 1 milliard d’euros à l’État. La Française des Jeux redistribue entre 50% et 70% des gains aux joueurs en fonction de jeux (le loto et l’euro-millions ne redistribuent que 50% des mises, alors que le loto-foot 70%), les sommes restantes sont les « bénéfices » de l’entreprise. Toutefois l’Etat se sert allègrement sous forme de taxes, impôts, tva et autres « droit de timbre », ce qui lui permet de prendre 75% de ces sommes restantes dans la caisse de la FDJ. Il y a également des actionnaires privés qui touchent un pourcentage sur les jeux, mais aussi un dividende annuel (qui peut s’élever à plusieurs dizaines de millions d’euros). L’an dernier le C.A de la FDJ : 9,5 milliards d’euros. Revenus de l’état: près de 3 milliards d’euros. Ce pactole va dans le budget général et ne peut être affecté à aucune dépense spécifique (selon la législation). Seuls 250 millions d’euros sont affectés au développement du sport.  L’État vise avant tout une transaction financière de grande ampleur. Il table sur une valorisation de la FDJ supérieure à 3 milliards d’euros dont il souhaite récupérer entre 1 et 1,5 milliard d’euros. Ces montants sont des ordres de grandeur mais ils illustrent bien les ambitions de l’État, qui détient 72% de la FDJ. La fiscalité et le cadre réglementaire devront être fixés à long terme pour rassurer les investisseurs et maximiser la valeur de l’entreprise. Le scénario central étudié par l’administration de Bercy vise donc une véritable privatisation qui verrait l’État descendre sous la barre symbolique de 50% du capital. Selon les valorisations retenues, il pourrait conserver entre 25% et 35% de l’entreprise. À ses côtés, les associations d’anciens combattants (Gueules cassées, Maginot) garderaient leur participation de 20% ou pourraient l’augmenter légèrement. Toutefois, le gouvernement se heurte à une réglementation européenne contraignante. S’il descend sous le seuil symbolique de 50% du capital, l’État français devra justifier auprès de Bruxelles qu’il garde la main sur la gouvernance de la FDJ. Sinon, le monopole de la loterie saute et devra être ouvert à des concurrents étrangers avec des risques de mainmise d’opérateurs étrangers sur ce lucratif business y compris de la mafia !

 

Fipronil France : le scandale s’est arrêté à la frontière !

Fipronil France : le scandale s’est  arrêté  à la frontière !

 

Comme pour le nuage de Tchernobyl, il semblerait que le scandale du Profenil se soit arrêté aux frontières de la France. Pour preuve,  le ministère de l’agriculture a publié une liste de produits contaminés mais tous fabriqués aux Pays-Bas. Pourtant Au moins 16 établissements français de transformation d’oeufs ou d’ovoproduits ont reçu ces oeufs ont été identifiés. Les chiffres annoncés sont autrement plus importants même s’ils sont aussi contestés.  «L’ampleur du scandale est bien plus grande que ce qu’affirme le ministre fédéral (de l’Agriculture Christian Schmidt) […] D’après les informations disponibles au 14 août 2017, dans la seule région de Basse-Saxe ont été livrés 35,3 millions d’œufs soupçonnés de contamination au fipronil», a déclaré, selon son service de presse, le ministre de l’Agriculture de Basse-Saxe, Christian Meyer. «L’État fédéral minimise le problème», a martelé ce responsable. De son côté, le ministère fédéral de l’Agriculture a défendu son estimation de 10,7 millions d’œufs suspects dans toute l’Allemagne. «L’agrégation purement mathématique des données du Système d’alerte pour la sécurité alimentaire de l’Union européenne sur les livraisons en provenance des Pays-Bas à l’Allemagne conduit à une surestimation massive du nombre des œufs potentiellement contaminés qui sont entrés dans le commerce», a affirmé devant la presse la porte-parole du ministère Christina Wendt. En France, on parle de 500 000 œufs dont la moitié aurait été transformée en nouveaux produits. La vérité c’est qu’on en sait strictement rien car les informations fournies par le ministère de l’agriculture ne résultent pas d’une enquête effectuée en France mais découle d’informations en provenance des Pays-Bas. Il est clair qu’en France comme en Allemagne, les ministères concernés tentent de protéger l’industrie agro alimentaire en minimisant l’ampleur et les conséquences du scandale. Un scandale qui n’est que la partie émergée de l’iceberg mode de production industrielle. Un mode de production caractérisé par le dopage des poules au cocktail de produits chimiques, alimentaires et antibiotiques. Pour la France, la liste des produits contaminés édite évolutive par le ministère de l’agriculture. Notons par parenthèse que sur cette question c’est surtout le ministère de l’agriculture qui s’exprime et non le ministère de la santé.   Pour l’instant, cette liste évolutive concerne seulement dix-sept produits, exclusivement des gaufres de marques distributeurs et d’origine néerlandaise. Les différents lots ont été mis sur le marché entre le 28 juin et le 1er août. Le ministère précise que ces produits ne présentent pas de risque pour la santé, bien que contenant du fipronil à une concentration supérieure à la limite réglementaire. Une seconde liste, pour l’instant vide, est aussi disponible sur le site du ministère. Elle concerne les produits dont le taux de fipronil dépasse le seuil d’exposition aiguë. Près de 250.000 oeufs contaminés par le fipronil auraient pu avoir été consommés par les Français dans les derniers jours ou pourraient encore se trouver dans leur réfrigérateur, avait déclaré vendredi dernier le ministre de l’Agriculture, précisant toutefois qu’il n’y a aucun risque pour la santé. Au moins 16 établissements français de transformation d’oeufs ou d’ovoproduits qui ont reçu ces oeufs ont été identifiés.

Le scandale de la formation permanente à nouveau dénoncée par la Cour des comptes

Le scandale de la formation permanente à nouveau dénoncée par la cour des comptes

 

 

Une nouvelle fois la Cour des Comptes dénonce le scandale de l’utilisation des 32 milliards annuels de la formation professionnelle. Un véritable fromage que se partagent  80 à 90 000 structures, institutions et boîtes de formation avec la complicité des gouvernements et des partenaires sociaux (qui se sucrent aussi au passage). Et ce n’est pas la réformette de décembre 2016 qui va changer les choses. Sur les 32 milliards annuels autour d’un milliard sera réservé à la formation des chômeurs. Pourtant une étude a démontré qu’un chômeur sur deux retrouvait un emploi après une formation. En cause évidemment la bureaucratie des structures tant de collecte que de formation, aussi de nombreuses formation bidon qui nourrissent une myriade d’organismes ; enfin le compte formation personnel (CFP) relève du gadget pudique limité à 150 heures cumulées sur 9 ans. La cour des compte a souligne à de nombreuses reprises l’opacité du système et les gâchis. Ce que confirme, l’Institut Montaigne qui dresse un bilan en demi-teinte des avancées réalisées par la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle. Pour les auteurs, Marc Ferracci et Bertrand Martinot, «si la loi met en place des dispositifs pertinents tels que le compte personnel de formation (CPF) ou la fin de l’obligation fiscale de dépenser pour la formation professionnelle», les résultats mettront du temps à se faire sentir. Ils ne «permettront pas de faire de la formation un outil efficace de sécurisation des parcours accessible au plus grand nombre», indiquent-ils. Et les deux auteurs de prévenir l’exécutif et les partenaires sociaux qu’ «une réforme plus ambitieuse de la formation professionnelle sera nécessaire en France (…) qui devrait viser à mettre en relation directement les individus avec les prestataires».  Les insuffisances de la formation professionnelle en France, dont le budget global s’élève pourtant à 32 milliards d’euros, sont bien connues. Elles sont persistantes malgré quatre réformes réalisées ces dix dernières années (en incluant celle de 2014): inégalités d’accès aux formations selon le niveau de qualification ; système trop administré et rigide entièrement aux mains des organismes de formation. Quant au crédit personnel de formation (CPF) c’est uen coquille vide. La loi prévoit qu’un actif peut cumuler, en neuf ans, jusqu’à 150 heures sur son CPF, pour suivre des formations certifiantes ou qualifiantes. Or, ce crédit est insuffisant pour permettre l’accès à ce type de formations. Des financements complémentaires sont donc inévitables (Pôle emploi, Unedic, Etat, régions pour les chômeurs ; entreprises et salariés eux-mêmes pour les actifs en poste). Pour l’Institut Montaigne, «la soutenabilité financière du CPF est largement sujette à caution», alors même que ce dispositif est la pierre angulaire de la nouvelle loi. Du coup une nouvelle réformette entre en jeu avec le décret applicable au premier janvier.  Désormais, tous les financeurs publics ou paritaires de formations professionnelles (Opca, Opacif, régions, Pôle emploi ou Agefiph) devront s’assurer que les prestataires sélectionnés répondent à six critères de qualité (plus un critère de conformité réglementaire) – tous objets du décret en question.  Charge désormais à chaque prestataire – sauf ceux qui bénéficient déjà d’un label ou d’une certification reconnue par le Cnefop (l’autorité qui fait référence en la matière) - d’apporter dans une base de données unique (baptisée « Datadock ») les documents « prouvant » que les objectifs de la formation qu’ils dispensent sont bien identifiés. Ou que les dispositifs d’accueil et d’évaluation sont adaptés. Ce n’est évidemment pas cette réformette de fin 2016 qui va permettre de mettre fin aux critiques.

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