Archive pour le Tag 'Fonctionnaires'

Fonctionnaires-départs volontaires, 70% des Français pour

Fonctionnaires-départs volontaires, 70% des Français pour

 

Les Français approuvent le départ volontaire  des agents publics à 70 % des Français, selon un sondage OpinionWay-Comdata group pour « Les Echos ». Fait intéressant, le niveau de soutien est similaire chez les fonctionnaires. De chiffres en contradiction totale avec l’avis de la plupart des syndicats qui s’arqueboutent sur le statut, les effectifs avec un amalgame avec le concept de service public et les entreprises chargées de l’exécuter. D’uen certaine manière, les syndicats ont raison cependant  sur un point d’ordre méthodologique : Pourquoi en effet traiter d’abord du personnel et les conditions de leur gestion alors qu’on n’a pas défini les champs de l’intervention régalienne. Or ce sont ces champs d’intérêt général qui doivent  être précisés de manière prioritaire afin d’éviter ce qui caractérise la France : un étatisme débordant dans tous les champs de la société. Ce n’est qu’une fois précisées les vraies missions d’intérêt général qu’on peut se poser la question des moyens et non l’inverse. En effet dans certains cas, l’État n’a pas intervenir il n’y a donc pas besoin de moyens humains. Dans d’autres cas,  une activité peut justifier la tutelle publique mais sans nécessairement justifier le recours à des organismes publics et donc à des fonctionnaires (cas du transport urbain en général). Enfin certains champs d’intérêt général peuvent légitimer voir exiger l’intervention publique mais il faut distinguer les métiers qui peuvent justifier du statut de fonctionnaire et ceux  qui peuvent justifier d’un statut privé (exemple on peut admettre que les infirmières dans un hôpital public soit fonctionnaires mais pourquoi les menuisiers, les cantinières voir certains personnels administratifs). Edouard Philippe a donc annoncé une série de réformes en matière de fonction publique. Les mesures annoncées sont issues des chantiers interministériels sur la rénovation du cadre des ressources humaines,  sur la simplification et la qualité des services et sur la transformation numérique, pour lesquels les ministères ont remis des propositions en décembre. Elles étaient déjà globalement connues. Ainsi sur le volet ressources humaines, le Premier ministre veut « adapter le statut de la fonction publique, l’assouplir pour qu’il redevienne un cadre efficace pour l’action publique ». Quatre axes de travail sont ouverts. D’une part le dialogue social doit être rénové, en diminuant le nombre d’instances de concertation, et en les recentrant sur les questions les plus importantes, sur le modèle de ce qui a été fait avec les ordonnances « Travail »  – voilà qui ne devrait pas rassurer les syndicats.  Le volet de la rémunération va aussi être travaillé, « nous ne sommes pas contre l’automaticité de la rémunération, mais on peut la compléter par des mesures plus incitatives », a résumé le Premier ministre, qui a aussi évoqué la possibilité de mécanismes d’intéressement collectif. A voir comment le dispositif s’articulerait avec le mécanisme du RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel)  Le troisième chantier vise à  réorienter les métiers des agents vers les politiques prioritaires du gouvernement, et à  accompagner leur évolution liée  aux nouvelles technologies. « Nous voulons accompagner les transformations, les reconversions, les mobilités dans la fonction publique, les départs vers le secteur privé », a résumé Edouard Philippe, qui a rappelé que 1,5  milliards ont été budgétés à  cet effet. Gérald Darmanin, le ministre de l’Action des comptes publics, a même évoqué la possibilité d’un plan de départs volontaires pour les agents. Enfin, le gouvernement veut faciliter le recours au contrat  pour les missions qui ne sont pas spécifiques au service public. Sur le second chantier interministériel consacré à la simplification et à la qualité de service, toutes les administrations en relation avec le public devront d’ici 2020 publier des indicateurs de résultats et de qualité de service. Encore une décision à l’envers car avant de définir des indicateurs encore aurait-il fallu préciser la nature du service. Finalement on fait comme dans la police et la gendarmerie en matière de délinquance : on mesure le nombre  de procès-verbaux pour définir leur  efficacité !

Fonctionnaires : grève le 22 mars

Fonctionnaires : grève le 22 mars

 

 

 

On s’oriente vers l’appel à la grève chez les fonctionnaires le 22 mars pour protester notamment sur le pouvoir d’achat et l’emploi. Pour l’instant,  la CFDT et l’UNSA, syndicats majoritaires,  n’envisagent  pas de se joindre à la mobilisation mais la position pourra évoluer. Les fonctionnaires pourraient en effet renouveler le succès syndical du 10 octobre dernier qui avait mobilisé pour la première fois depuis 10 ans l’ensemble des syndicats. Malheureusement, on ne manquera pas sans doute de procéder à l’amalgame entre la défense du service public et les revendications sociales des fonctionnaires. Certes dans certains cas, à analyser de près (même dans les hôpitaux tous ne sont pas contraints comme les personnels soignant), le manque de personnel peut remettre en cause la qualité du service. Reste que le concept de service public n’est pas forcément lié au statut des personnels. Nombre de missions d’intérêt général pouvant faire l’objet une délégation de service public et être confiées au privé. Sans parler des missions qui ne présentent aucun caractère d’intérêt général. Ceci étant la mobilisation risque d’être significative compte tenu du climat général en France à propos du pouvoir d’achat et de la grogne particulière dans certains services publics tendus. Sept syndicats de fonctionnaires appellent donc à une « journée de mobilisation » le 22 mars, a-t-on appris mardi de sources concordantes à l’issue d’une réunion entre les neuf syndicats représentatifs, pour protester notamment contre les annonces du gouvernement sur la réforme de la fonction publique. « Sept fédérations sur neuf appellent à la grève et la mobilisation pour le 22 mars », a déclaré à l’AFP Christian Grolier (FO). Il s’agit, outre FO, de la CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP.

 

Réforme Fonctionnaires- administration : réforme à l’envers

Réforme  Fonctionnaires- administration : réforme à l’envers

 

Comme il fallait s’y attendre, la première orientation du comité interministériel de la transformation publique a accouché d’une souris. En gros, on va essayer de mieux gérer des personnels et introduire du numérique la gestion des tâches qui s’y prêtent. Un vraie réforme en plus à l’envers ! Pourquoi en effet traiter d’abord du personnel et les conditions de leur gestion alors qu’on n’a pas défini les champs de l’intervention régalienne. Or ce sont ces champs d’intérêt général qui doivent  être précisés de manière prioritaire afin d’éviter ce qui caractérise la France à la fois un étatisme débordant dans tous les champs de la société. Ce n’est qu’une fois précisées les vraies missions d’intérêt général qu’on peut se poser la question des moyens et non l’inverse. En effet dans certains cas, l’État n’a pas intervenir il n’y a donc pas besoin de moyens humains. Dans d’autres cas,  une activité peut justifier la tutelle publique mais sans nécessairement justifier le recours à des organismes publics et donc à des fonctionnaires (cas du transport urbain en général). Enfin certains champs d’intérêt général peuvent légitimer voir exiger l’intervention publique mais il faut distinguer les métiers qui peuvent justifier du statut de fonctionnaire et ceux  qui peuvent justifier d’un statut privé (exemple on peut admettre que les infirmières dans un hôpital public soit fonctionnaires mais pourquoi les menuisiers, les cantinières voir certains personnels administratifs). Edouard Philippe a donc annoncé une série de réformes en matière de fonction publique. Les mesures annoncées sont issues des chantiers interministériels sur la rénovation du cadre des ressources humaines,  sur la simplification et la qualité des services et sur la transformation numérique, pour lesquels les ministères ont remis des propositions en décembre. Elles étaient déjà globalement connues. Ainsi sur le volet ressources humaines, le Premier ministre veut « adapter le statut de la fonction publique, l’assouplir pour qu’il redevienne un cadre efficace pour l’action publique ». Quatre axes de travail sont ouverts. D’une part le dialogue social doit être rénové, en diminuant le nombre d’instances de concertation, et en les recentrant sur les questions les plus importantes, sur le modèle de ce qui a été fait avec les ordonnances « Travail »  – voilà qui ne devrait pas rassurer les syndicats.  Le volet de la rémunération va aussi être travaillé, « nous ne sommes pas contre l’automaticité de la rémunération, mais on peut la compléter par des mesures plus incitatives », a résumé le Premier ministre, qui a aussi évoqué la possibilité de mécanismes d’intéressement collectif. A voir comment le dispositif s’articulerait avec le mécanisme du RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel)  Le troisième chantier vise à  réorienter les métiers des agents vers les politiques prioritaires du gouvernement, et à  accompagner leur évolution liée  aux nouvelles technologies. « Nous voulons accompagner les transformations, les reconversions, les mobilités dans la fonction publique, les départs vers le secteur privé », a résumé Edouard Philippe, qui a rappelé que 1,5  milliards ont été budgétés à  cet effet. Gérald Darmanin, le ministre de l’Action des comptes publics, a même évoqué la possibilité d’un plan de départs volontaires pour les agents. Enfin, le gouvernement veut faciliter le recours au contrat  pour les missions qui ne sont pas spécifiques au service public. Sur le second chantier interministériel consacré à la simplification et à la qualité de service, toutes les administrations en relation avec le public devront d’ici 2020 publier des indicateurs de résultats et de qualité de service. Encore une décision à l’envers car avant de définir des indicateurs encore aurait-il fallu préciser la nature du service. Finalement on fait comme dans la police et la gendarmerie en matière de délinquance : on mesure le nombre  de procès-verbaux pour définir leur  efficacité!

La consanguinité BTP-fonctionnaires qui entretient la folie des dépenses

La consanguinité BTP-fonctionnaires qui entretient la folie des dépenses

 

 

En dépit de tous les plans du gouvernement successif, la France ne parvient pas à réduire ses déficits et doit maintenir un taux de prélèvement obligatoire le plus élevé du monde. Plusieurs facteurs explicatifs. Le principal étant la relation approximative qu’entretiennent élus  et fonctionnaires avec les impératifs de la gestion. Aussi cette véritable addiction aux dépenses inutiles notamment relatives aux grands projets. Tous les élus veulent marquer leur mandat et cela à tous les échelons qu’il s’agisse de l’État, de la région, du département de l’agglomération de la commune. Les élus en général sont obsédés par la recherche de ressources fiscales et de ce point de vue la créativité de l’ingénierie fiscale est inépuisable. Certes on objectera que certains projets sont utiles d’un point de vue économique, social ou sociétal mais combien sont complètement anachroniques. Parmi les projets inutiles ce notamment qui relève du BTP en raison du caractère de consanguinité des relations entre fonctionnaires, entreprises et élus. On ne compte plus les anciens fonctionnaires ingénieurs et autres énarques qui ont rejoint par exemple Vinci  (2 ème groupe mondial de BTP). Les hauts fonctionnaires sont sans doute aujourd’hui plus nombreux chez Vinci que dans le ministère des transports et de l’équipement. En cause, des rémunérations attrayantes, 10 à 20 fois supérieures à celle de l’Etat. Certains se réjouissent  d’ailleurs de ces mutations de fonctionnaires vers le privé qui leur permet d’acquérir une expérience de management dans l’économie réelle. Le problème c’est qu’ils reviennent rarement dans l’administration. Le plus critiquable, c’est lorsque ces mêmes fonctionnaires en poste dans une responsabilité d’intérêt général prépare des décisions favorables à leurs futurs employeurs. Pour Notre-Dame des Landes. Exemple,  Nicolas Notebaert, qui préside Vinci Airports, a notamment été conseiller technique du ministre des Transports entre 1995 et 2002. Or c’est en  2000 qu’a  été relancé par le ministère du transport le projet de Notre-Dame des Landes. Dans le même temps, sur le terrain Bernard Hagelsteen, préfet de Loire Atlantique pilotait le projet d’aéroport à l’époque où Vinci a remporté le contrat de concession. Bernard Hagelsteen participe a largemenet participé à  l’avancée du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. La déclaration d’utilité publique (DUP) est publiée par décret le 10 février 2008, et la préfecture prépare l’avis d’appel public à la concurrence pour réaliser l’aéroport, publié au Journal Officiel de l’Union Européenne2 le 5 septembre 2008. Il est responsable de l’enquête coût-bénéfice sur le projet, dont l’État aurait manipulé les chiffres pour la rendre positive, selon le sénateur Ronan Dantec, ancien adjoint au maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault Il  a été recruté en récompense  chez Vinci Autoroutes après sa retraite. . Pourquoi autant d’anciens fonctionnaires chez Vinci ? Tout simplement parce que les travaux publics dépendent largement de la commande de l’État et des collectivités territoriales. Il est donc utile voire indispensable de recruter des cadres connaissant bien l’administration et pourvus d’un copieux carnet d’adresses pour décrocher des marchés. Même dans les plus petites communes les élus sont complètement drogués à la dépense publique et sont obsédés par la problématique emprunt, subvention, et fiscalité. Ce dont profite notamment le BTP qui par ailleurs entretient des relations troubles avec les élus.

Bercy : des fonctionnaires trop payés

Bercy : des fonctionnaires trop payés

 

 

D’après la Cour des Comptes,  les hauts fonctionnaires de Bercy sont trop payés en regard des salaires des autres dirigeants d’administration. Des salaires qui pour les dirigeants tournent autour de 15 à 20 000 € par mois. Le scandale est peut-être moins dans le niveau du salaire (des salaires pourraient toucher dans le privé) que dans le fait que Bercy se veut le porte drapeau de la rigueur à imposer aux Français. Une rigueur qu’ils  ne s’imposent pas à eux-mêmes. La Cour des comptes pointe donc à nouveau du doigt, dans un référé rendu public mercredi, les distorsions de rémunération pratiquées à Bercy entre les différentes directions, et en particulier le sort avantageux réservé aux hauts fonctionnaires du fisc. Preuve à l’appui: en 2015, 104 des 150 plus hautes rémunérations de Bercy étaient perçues par ces hauts fonctionnaires, rattachés à la Direction générale des finances publiques (DGFIP). Un administrateur général des finances publiques «de classe exceptionnelle» touchait ainsi en moyenne 202.000 euros par an, contre 175.000 euros pour les hauts fonctionnaires en charge du contrôle budgétaire. «De même, la rémunération annuelle d’un directeur régional des finances publiques est supérieure en moyenne d’environ 35.000 euros à celle d’un directeur d’administration centrale, et encore de près de 8000 euros à celle d’un directeur général», notent les magistrats de la Rue Cambon. Ces niveaux élevés de rémunération au sein de la DGFIP sont hérités des anciens trésoriers-payeurs généraux, dont la responsabilité pécuniaire personnelle était engagée devant le juge des comptes. Le risque financier supporté aujourd’hui par ces agents a été largement encadré. D’où la recommandation de la Cour des comptes de «mettre fin à (cette) surrémunération relative». «En dépit d’une nette amélioration depuis sa précédente enquête», la Cour «constate la persistance de pratiques indemnitaires irrégulières, notamment des dispositifs de rémunération sans base juridique».

 

 

 

35 heures obligatoires pour les fonctionnaires parisiens : une injustice !

35 heures obligatoires pour les  fonctionnaires parisiens : une injustice !

Les fonctionnaires qui travaillent pour le compte de la région vont devoir passer d’un temps de travail de 34 heures à 35 heures (les fonctionnaires de la Ville de Paris ne sont pas concernés). Une injustice est un scandale évidemment. On entend d’ici les protestations de certains syndicats qui vont dénoncer les conditions de travail inhumaines. La vérité c’est que cela ne changera sans doute pas grand-chose à la fois en termes de présence et de productivité mais c’est au moins un affichage pour faire semblant d’exiger des fonctionnaires locaux davantage d’efficacité. On  prévoit également « une baisse globale du nombre de jours et de motifs accordés pour autorisation spéciale d’absence (décès familiaux, mariage, etc.), mais élargit la notion de cercle familial », a précisé Marie-Carole Ciuntu. Selon les syndicats, cela se traduit par la « suppression de 30 jours ». Rappelant que le temps de travail actuel des agents dérogeait à une circulaire du ministère de la Fonction publique de 2017, elle a expliqué que la région avait « simplement voulu à la marge se mettre dans le droit commun de la Fonction publique ». « Nous demandons aux agents du siège de prendre leur part à la diminution des frais de fonctionnement de manière très modérée », a-t-elle aussi précisé. À gauche, le groupe Alternative écologiste et sociale a dénoncé une « démonstration de la casse du service public » et une mesure de « régression sociale », le Front de gauche « une remise en cause de toutes clauses à l’avantage des agents ».

Contre l’ absentéisme des fonctionnaires, le jour de carence rétabli

 

Le jour de carence a été rétabli par la gouvernemenet pour les fonctionnaires.  Très décrié par les syndicats de fonctionnaires, il avait été mis en place en janvier 2012 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et supprimé par François Hollande en janvier 2014. Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique de l’époque, avait jugé cette mesure « injuste, inutile et inefficace ». Notons toutefois qu’il faut signaler un absentéisme nettement pour important dans la fonction publique (surtout territoriale) que dans le privé pour cause de maladie. Exemple  21 jours de maladie en moyenne pour la territoriale contre environ 15 jours pour les salariés du privé. En outre d’après une  étude de Sofaxis, courtier en assurance auprès des collectivités territoriales et des établissements de santé, en  2016, les arrêts-maladies des fonctionnaires employés dans les collectivités territoriales ont clairement progressé. Cumulées sur l’année, ces absences représentent 9,5% de l’effectif contre 9,3% un an plus tôt, selon une étude parue mercredi 15 novembre cette étude de Sofaris, courtier en assurance auprès des collectivités territoriales et des établissements de santé. Incroyable Comme en 2015, 44% des agents ont été absents au moins une fois, dont 75% pour une maladie ordinaire. Un peu plus d’un arrêt déposé sur cinq se limite à un ou deux jours et 59% ont été inférieurs à sept jours. Le coût moyen des absences pour raisons de santé s’est élevé à 2.099 euros par agent employé, un coût direct qui a aussi des effets indirects sur l’organisation quotidienne des collectivités, souligne la dernière étude. Parallèlement au vieillissement des agents, la durée du travail a augmenté, suite aux dispositions réglementaires liées aux dernières réformes des retraites.  Les agents territoriaux occupent à 77% des postes de catégorie C (la plus modeste) dans les métiers techniques, physiquement et psychologiquement exigeants (activité de maintenance de locaux, nettoyage, entretien des espaces verts, surveillance scolaire et périscolaires…). Alors que l’âge de départ à la retraite est de 62 ans, il est de 55 à 57 ans pour ces catégories dites « actives », mais le cadre règlementaire contribuant à l’allongement du temps de travail, une part croissante des agents de 60 ans et plus vont continuer d’être employés, avec « un risque d’usure professionnelle » souligne l’étude !!!

 

21 jours de maladie pour les fonctionnaires territoriaux, 15 jours dans le privé

21 jours de maladie pour les fonctionnaires territoriaux, 15 jours dans le privé

21 jours de maladie en moyenne pour la territoriale contre environ 15 jours pour les salariés du privé. En outre d’après une  étude de Sofaxis, courtier en assurance auprès des collectivités territoriales et des établissements de santé, en  2016, les arrêts-maladies des fonctionnaires employés dans les collectivités territoriales ont clairement progressé. Cumulées sur l’année, ces absences représentent 9,5% de l’effectif contre 9,3% un an plus tôt, selon une étude parue mercredi 15 novembre cette étude de Sofaris, courtier en assurance auprès des collectivités territoriales et des établissements de santé. Incroyable Comme en 2015, 44% des agents ont été absents au moins une fois, dont 75% pour une maladie ordinaire. Un peu plus d’un arrêt déposé sur cinq se limite à un ou deux jours et 59% ont été inférieurs à sept jours. Le coût moyen des absences pour raisons de santé s’est élevé à 2.099 euros par agent employé, un coût direct qui a aussi des effets indirects sur l’organisation quotidienne des collectivités, souligne la dernière étude. Parallèlement au vieillissement des agents, la durée du travail a augmenté, suite aux dispositions réglementaires liées aux dernières réformes des retraites.  Les agents territoriaux occupent à 77% des postes de catégorie C (la plus modeste) dans les métiers techniques, physiquement et psychologiquement exigeants (activité de maintenance de locaux, nettoyage, entretien des espaces verts, surveillance scolaire et périscolaires…). Alors que l’âge de départ à la retraite est de 62 ans, il est de 55 à 57 ans pour ces catégories dites « actives », mais le cadre règlementaire contribuant à l’allongement du temps de travail, une part croissante des agents de 60 ans et plus vont continuer d’être employés, avec « un risque d’usure professionnelle » souligne l’étude !!!

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Grève fonctionnaires 10 octobre : avec FO

Grève fonctionnaires 10 octobre : avec FO

 

Cette fois,  Mailly, secrétaire général de FO soutiendra la manifestation. Les syndicats de fonctionnaires ont appelé à une grève nationale le 10 octobre prochain pour protester contre les mesures de réduction des dépenses publiques qui les affecteront, comme le gel du point d’indice ou le rétablissement du jour de carence. « Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les agents de la fonction publique », peut-on lire dans le communiqué des organisations CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et Fédération Autonome. “Ça fait un moment que je dis qu‘il y a de très graves tensions dans la fonction publique”, a dit Jean-Claude Mailly sur LCI. “Tant dans l‘hôpital, que tant dans la collectivité territoriale, ou la fonction publique d‘Etat, il y a des problèmes. Il y a une perte de sens du service public”. Le secrétaire général a assuré qu‘il serait présent lors de la journée de manifestation qui a été lancée par l‘ensemble des organisations syndicales de la fonction publique. « C’est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent toutes et tous les agents à la grève, aux manifestations ou rassemblements (…) pour se mobiliser le mardi 10 octobre prochain, date choisie par le ministre pour la tenue d’un rendez-vous salarial ». Outre le rétablissement du jour de carence et le gel du point d’indice, qui sert au calcul des rémunérations, les syndicats dénoncent la hausse de la CSG et le mécanisme compensatoire que leur propose le gouvernement. Le ministre de l‘Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé en juillet qu‘une diminution de 120.000 du nombre de fonctionnaires serait nécessaire sur le quinquennat, un engagement pris par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle. Le soutien de Jean-Claude Mailly aux fonctionnaires contraste avec son refus répété de participer aux mobilisations du 12 et du 21 septembre contre la réforme du Code du travail. Il s’était pourtant mobilisé aux côtés de la CGT pour dénoncer la loi Travail, dite El Khomri, au printemps 2016.

Fonctionnaires : grève le 10 octobre

Fonctionnaires : grève le 10 octobre

 

 

Grève des fonctionnaires contre l’austérité le 10 octobre notamment contre les mesures de réduction des dépenses publiques qui les affecteront, comme le gel du point d‘indice ou le rétablissement du jour de carence. Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et Fédération Autonome déclarent dans un communiqué que “depuis l‘arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s‘accumulent pour les agents de la fonction publique”. “C‘est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent toutes et tous les agents à la grève, aux manifestations ou rassemblements (…) pour se mobiliser le mardi 10 octobre prochain, date choisie par le ministre pour la tenue d‘un rendez-vous salarial”. Outre le rétablissement du jour de carence et le gel du point d‘indice, qui sert au calcul des rémunérations, les syndicats dénoncent la hausse de la CSG et le mécanisme compensatoire que leur propose le gouvernement. Edouard Philippe a souligné que les discussions étaient en cours avec les syndicats de fonctionnaires.

Une compensation très floue de la CSG pour les fonctionnaires

Une compensation très floue  de la CSG pour les fonctionnaires

 

Le gouvernement veut alléger les charges qui pèsent les entreprises afin de renforcer leur compétitivité. En même temps il fait un geste en direction des salariés en allégeant aussi leur part de cotisations sociales. En compensation pour équilibrer ses comptes le gouvernement prévoit d’augmenter la CSG. Le problème pour les fonctionnaires c’est qu’ils ne paient  pas certaines cotisations  notamment relatives au chômage. Ce par parenthèse est une anomalie dans la mesure la fonction publique compte de nombreux salariés qui ne bénéficient pas du statut. Ceci étant,  la question de la compensation de la hausse de la CSG se pose. Le gouvernement paraît particulièrement flou concernant ces mesures de compensation du pouvoir d’achat. Par exemple en prévision de la rentrée scolaire que le gouvernement souhaite la plus calme possible, le ministre a fait des promesses « La revalorisation de la rémunération des enseignants va se poursuivre même si la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) ne sera pas directement compensée », a déclaré lundi le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. La suppression progressive en 2018 des cotisations salariales chômage (2,4% du salaire brut) et maladie (0,75%) ne concernant que les salariés du privé, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a précisé que les indépendants et les fonctionnaires connaîtraient aussi “des mesures de compensation de pouvoir d’achat”, alors qu’une hausse de 1,7 point du taux de CSG entrera en vigueur au 1er janvier. “Je n’ai pas dit que j’allais compenser, non”, a rectifie  Jean-Michel Blanquer sur BFMTV, ajoutant faire tout de même attention à cette question et agir “dans cette direction”. Mais les professeurs peuvent “gagner (du pouvoir d’achat) par d’autres aspects”, a-t-il précisé, en citant l’exemple du dispositif “devoirs faits” – aide gratuite aux élèves pour leurs devoirs – qui sera notamment assurée par des professeurs volontaires. “Nous payons des heures supplémentaires donc nous sommes évidemment attentifs à cette question du pouvoir d’achat”, a-t-il dit. Le moins que l’on puisse dire c’est que tout cela n’est pas très clair et qu’il conviendrait d’intégrer les mesures de compensation dans les processus de revalorisation des carrières et l’augmentation du point d’indice.

Les fonctionnaires insoumis dénoncent un « coup d’Etat social »

Les fonctionnaires insoumis dénoncent un « coup d’Etat social »

 

Hier sur LCI Adrien Quatennens a repris à son compte les slogans de Mélenchon : le coup d’Etat social, le coup d’Etat démocratique, le mouvement social qui va paralyser la France, la dénonciation de la réforme du code du travail, la condamnation des réformes.  Comme Mélenchon,  le jeune député a du bagout, de la prestance, il ne doute de rien. Les médias à la recherche de nouveaux profils ont souligné la virulence de se propos à l’assemblée. D’après lui tout est à rejeter chez Macron et il faut organiser le troisième tour social. Ce qu’avait dit Mélenchon à Marseille.  “Le 23 septembre, il faut que le peuple déferle à Paris contre le coup d’Etat social, contre le coup d’Etat anti-démocratique qui s’organise contre lui”, a affirmé dimanche le leader de La France insoumise en clôture des premières universités d’été du mouvement qu’il a initié. “Assez de bavardages, assez de discussions, plus d’action: c’est vôtre tâche à vous autres les Insoumis”, a-t-il ajouté devant plus de 2.000 personnes. “Pas de blabla, du combat”, a-t-il résumé. “C’est à nous de marcher devant, nous devons agir en pleine responsabilité de notre nouvelle situation. C’est à dire être prêt à gouverner à tous instants. S’il le fallait, demain matin, nous saurions quoi faire et avec qui le faire”, a-t-il assuré. « La vague dégagiste qui est passée sur le pays va reprendre et s’amplifier. Elle a rendez-vous le 23 septembre. C’est le moment d’exprimer dans la démocratie de la rue la leçon des élections que vous portiez avec vos bulletins de vote et avec vos abstentions aussi », a-t-il lancé.des termes repris presque intégralement par le jeune député Adrien Quatennens sur LCI. Aussi bien sûr par les autres députés insoumis. Dommage quand même que l’analyse émane pour l’essentiel d’anciens fonctionnaires ou assimilés du secteur public et nationalisé. Car le je jeune révolutionnaire, ancien gauchiste,  cache bien ses origines comme s’il en avait honte. Comme d’ailleurs les autres députés insoumis. En fait le jeune député se présente comme un conseiller en énergie auprès des entreprises. Mais plus précisément,  c’est un ancien employé EDF. Forcément qui comme les autres anciens fonctionnaires insoumis n’ont qu’une notion assez approximative des réalités socioéconomiques du privé mais qui condamnent  quand même la réforme du code du travail. Franchement quand on a travaillé à EDF est-ce qu’on peut prétendre être sérieux quand on parle d’économie du privé ?  Qui sont en effet les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires ou assimilés ! Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de la profession  des députés révolutionnaires de la France insoumise. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

 

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

 

Agent EDF

 Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

Aide-soignante

Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

 Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

Attachée territoriale

 

Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

Président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris
  • Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale

 

Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

Diplômée en relations internationales à Sciences Po

 

Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

Technicien de recherche

Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège

Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Formateur, président d’un festival de théâtre,

 

Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

Assistante de direction à la Direction régionale du Service médical

Qui sont les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires !

Qui sont les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires !

 

Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de l’identité des députés révolutionnaires de la France insoumise et de leur CV. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

Initialement mal engagé, le jeune candidat a totalement renversé la situation lors du second tour, s’adjugeant, avec 46 voix d’ avance, la 1 re circonscription du Nord, celle de Lille, devant le candidat de La République en marche, Christophe Itier. Ce conseiller commercial de 27 ans, conseiller national du Parti de gauche, confirme au passage l’ excellent score de Jean-Luc Mélenchon à Lille lors du premier tour de la présidentielle (30,4 %).

Adrien Quatennens a commencé son parcours de militant en manifestant contre le « contrat première embauche » (CPE) du gouvernement Villepin, avant de s’engager dans des associations d’ aide aux sans-abri et chez les altermondialistes d’Attac.

  • Ugo Bernalicis, 2 e circonscription du Nord

Elu avec 64,15 % des voix face à Houmria Berrada (LRM), ce militant de 27 ans est passé en une dizaine d’ années des mouvements lycéens aux bancs de l’Assemblée nationale. Ugo Bernalicis a entamé son parcours militant dès 2005, lorsqu ’il a organisé le mouvement contre la loi Fillon sur l’ éducation entre les trois lycées publics de Calais , où il résidait. L’annéed’après, il récidivait contre le CPE du gouvernement Villepin. Il a milité au sein de l’UNEF puis du Parti socialiste, qu’il a quitté en 2008 pour rejoindre le Parti de gauche. Aujourd’hui cosecrétaire du Parti de gauche du Nord, cet attaché d’ administration du ministère de l’intérieur avait déjà été, malgré son jeune âge, candidat dans la 2 e circonscription du Nord en 2012 sous l’ étiquette du Front de gauche . Il avait alors recueilli 8,87 % des voix. En décembre 2015, ce Lillois a aussi été candidat aux élections régionales sur une liste d’ alliance PCF- Nouvelle Donne-Nouvelle gauche socialiste- EELV.

  • Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

Avec 61,36 % des voix au second tour, cette aide-soignante rejoint les bancs de l’Assemblée nationale, battant le FN dans le seul duel de France qui opposait les deux partis.

A 40 ans, Caroline Fiat a défait le tout jeune candidat frontiste Cédric Marsolle, que La République en marche avait appelé à faire battre . Mère de famille , Caroline Fiat s’est présentée dans cette circonscription comme la candidate « consciente des réalités de la vie quotidienne » . Elue sur les terres du dernier haut- fourneau lorrain, à Pont-à-Mousson , elle est la seule députée LFI de Lorraine.

  • Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

Le directeur de la campagne des législatives pour La France insoumise s’est emparé du siège occupé depuis 15 ans par l’ex-garde des sceaux socialiste, Elisabeth Guigou . Ce professeur d’ histoire de 36 ans, qui a débuté sa vie de militant au syndicat étudiant UNEF, s’est imposé au deuxième tour face au candidat LRM dans cette circonscription qui réunit les communes Pantin et Aubervilliers.

«  Parachuté  » depuis le XIXe arrondissement voisin , où il vit, ce trentenaire avait également été responsable des événements pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Militant socialiste, il avait quitté le PS en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon pour fonder le Parti de gauche, dont il a été secrétaire national. Il a également occupé la fonction de secrétaire général du groupe Front de gauche-Parti de gauche au Conseil régional d’ Ile-de-France.

  • Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

A 56 ans, cette attachée territoriale a été élue dans un fief du PS jusque-là détenu par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale sortante, qui ne se représentait pas. Mère d’une fille de 21 ans, elle vit aux Lilas depuis 2000 et dit être engagée dans « diverses actions et luttes » parmi lesquelles le « lancement de journaux de quartier ». Elle était candidate aux municipales en 2014 sur la liste « Les Lilas autrement ».

  • Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

Il s’est imposé dans ce bastion historique du Parti communiste, ravi en 2012 par Mathieu Hanotin (PS). Maire adjoint à l’urbanisme de Saint-Denis, le candidat adoubé par La France insoumise et le PCF, est président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

Après son service militaire, il s’engage chez les jeunes communistes. Dans les années 1990, il participe à la création du courant des « refondateurs » communistes, un mouvement de réflexion transcourants de la gauche. A la même période, il commence à s’impliquer à Saint-Denis auprès de Marcelin Berthelot, le maire communiste de l’époque. Aux municipales de 1995, il est élu sur la liste PCF. Originaire de Bretagne, fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage, il est arrivé à Saint-Denis dans les années 1980.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris

Porte-parole nationale de La France insoumise, la nouvelle députée, militante altermondialiste, féministe et antiraciste de 36 ans, est la seule candidate de La France insoumise à remporter une circonscription parisienne, en battant de justesse la candidate de La République en marche, Béatrice Faillés.

Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale et politiste spécialiste en études africaines, elle a « commencé à militer au lycée pour combattre le Front national », dit-elle dans une interview à l’Agence France-Presse. Membre de la LCR puis de la direction du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA ) avant de rejoindre le Front de gauche, elle a fait partie du conseil national de la campagne présidentielle de 2012. La même année, elle s’était présentée comme suppléante dans la circonscription qu’elle vient de remporter.

  • Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

Cette militante associative de 28 ans a été élue dans la 10e circonscription du Val-de-Marne, fief communiste perdu en 2012, en battant au second tour la candidate LRM Sheerazed Boulkroun. La France insoumise et le PCF n’avaient pu trouver un accord sur une candidature unique pour la reconquête de cette circonscription symbolique, qui n’avait connu que des députés communistes depuis Maurice Thorez en 1932, jusqu’à la victoire du chevènementiste Jean-Luc Laurent en 2012.

Elle avait coordonné les groupes d’appui lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et a dirigé auparavant l’association Voisins malins, à Grigny dans l’Essonne, qui vise à développer une solidarité de quartier entre les habitants. Distancée de quinze points au soir du premier tour, cette diplômée en relations internationales à Sciences Po a su mobiliser les électeurs qui avaient voté une semaine plus tôt pour son concurrent communiste, Pascal Savoldelli. Elle avait également reçu le soutien du candidat écologiste.

  • Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

Ce technicien de recherche agronomique a repoussé la double menace de la vague LRM et de la candidate PS désignée par le député sortant, Noël Mamère. Agé de 47 ans, ce père de famille a été élu de justesse, avec moins de 150 voix d’avance sur un jeune MoDem, Marik Fetouh, maire adjoint à Bordeaux, qui se présentait sous la bannière La République en marche.

L’élu LFI, le seul d’Aquitaine, se décrit comme « un écologiste » particulièrement intéressé par « l’émergence d’un modèle agricole alternatif et soutenable », en lien avec son activité professionnelle : technicien à l’Institut national de recherche agronomique. Né à Bègles au cœur de la circonscription, Loïc Prud’homme n’a jamais eu de mandat électif, malgré une tentative aux municipales sur la commune voisine de Villenave d’Ornon, où il réside.

  • Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège, elle est membre du Parti communiste français (PCF), mais a préféré être candidate sous la bannière de la France insoumise aux législatives, et a été choisie par les militants de ce mouvement. Née à Lavelanet, cette professeure de Sciences de la vie et de la terre (SVT) dans un collège ariégeois, a fêté ses 41 ans le jour de son élection. Elle exerce des fonctions syndicales au Syndicat national des enseignants du second degré.

En 2015, elle avait été candidate aux régionales sur la liste « Nouveau monde en commun », regroupant le Front de Gauche, EELV, le Parti des objecteurs de croissance et la Nouvelle Gauche socialiste, mais n’avait pas été élue.

  • Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Ce formateur, président d’un festival de théâtre, est engagé à gauche depuis plus de vingt ans. Né le 22 août 1966 à Paris, Michel Larive a notamment travaillé dans des structures d’insertion et enseigne actuellement les mathématiques en libéral. Il est président du festival des Théâtrales en Couserans et a cofondé l’Agence de développement de l’économie culturelle en Couserans.

Sa première campagne est celle des municipales en 1995 à Saint-Girons, sous la bannière de la gauche alternative. Sans étiquette mais soutenu par les Verts, il est candidat aux cantonales en 2001, puis participe à la campagne du « non » au référendum européen en 2005. Cofondateur du Parti de gauche et du Front de gauche en Ariège, il est par ailleurs conseiller municipal d’Arrout entre 2008 et 2014. Il avait recueilli 10,88 % des voix aux législatives en 2012 dans la 1ère circonscription.

  • Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

Cette assistante de direction à la Direction régionale du Service médical a créé la surprise en battant la candidate LRM. Née à Châteauroux (Indre), Muriel Ressiguier est arrivée à Montpellier à l’âge de 12 ans, avec ses parents, enseignants. Elle a étudié en classe prépa khâgne avant d’obtenir une licence de lettres modernes, un Deug de communication, puis un BTS d’assistante de direction.

Alors que son père militait au PCF, elle s’engage dans le réseau associatif Ras’l Front puis prend sa carte au Parti de gauche en février 2012, après le meeting de Jean-Luc Mélenchon au Zénith de Montpellier. Propulsée tête de liste du Front de gauche lors des municipales de 2014 à Montpellier, elle est aujourd’hui conseillère régionale.

Jour de carence aux fonctionnaires : pourquoi ?

Jour de carence aux fonctionnaires : pourquoi ?

La presse parle beaucoup du jour de carence rétabli pour les fonctionnaires mais s’interroge peu sur les raisons. Des raisons pourtant simples l’absentéisme est nettement plus important dans le public que dans le privé. Mis en place par la droite en 2011, puis supprimé par le pouvoir socialiste en 2013, le jour de carence dans la fonction publique va prochainement être rétabli par le gouvernement. C’est ce qu’a annoncé jeudi Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics. En moyenne 25 jours absentéisme pour les fonctionnaires mais bien davantage pour le personnel de grandes villes. Avec de fortes disparités. 36 jours pour les municipaux d’Amiens suivis de leurs  homologues marseillais (34,5 jours) et avignonnais (34) qui bouclent le podium, publié par la fondation iFrap en mai 2016.  Ce classement est établi à partir des bilans sociaux 2014 (chiffres de 2013) des 50 plus grandes communes de France. Cependant, certaines municipalités (comme Montpellier, Le Mans, Paris, Rouen ou encore Brest) n’ont pas souhaité communiquer leur bilan social.  Si on met de côté les congés maternité et parental, l’absentéisme atteint 24,5 jours en moyenne dans les grandes villes, contre 16,7 jours par an dans le privé, selon les données d’Alma consulting. Parmi les « bons élèves », Nîmes, Nancy et Versailles se démarquent avec un absentéisme moyen de respectivement 14,2, 16,3 et 17,9 jours par an, par agent (hors congés maternité et parentaux).  L’exécutif évoque donc sa volonté de « lutter contre l’absentéisme des agents », mais aussi de « rétablir de l’équité entre le public et le privé ». Le tout en économisant 170 millions d’euros par an, si l’on en croit Gérald Darmanin.

Gel du point d’indice pour les fonctionnaires

Gel du point d’indice pour les fonctionnaires

 

La grande presse titre que les salaires des fonctionnaires sera gelé. En fait il s’agit seulement du point d’indice. En effet les salaires continueront d’augmenter sous l’effet de l’ancienneté, de  l’avancement et des primes. Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a annoncé jeudi soir un gel du point d’indice pour les fonctionnaires, quelques heures après que le Premier ministre Edouard Philippe s’est engagé à prendre des mesures d’économie pour contenir le déficit public à 3% du PIB en fin d’année. Estimant qu’un effort de quatre à cinq milliards d’économies serait nécessaire pour tenir cet objectif, Gérald Darmanin a réaffirmé que les réformes structurelles prévues dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron seraient tenues et que l’exécutif ne prévoyait pas de collectif budgétaire – et donc pas d’augmentation d’impôt. »Ce soir je peux vous dire qu’il n’y aura pas d’augmentation du point d’indice pour les agents de la fonction publique », a-t-il déclaré sur France 2. Une décision qui pourrait permettre d’économiser 2 milliards. D’après les derniers chiffres connus de 2014. (Depuis il y a eu l’augmentation de 1.2% décidée par le gouvernement de Vals en 2016,  le salaire moyen d’un fonctionnaire en place deux années de suite dans la fonction publique d’État (hors militaires) a atteint 2 630 euros net (3 190 euros brut). Ce même salaire net a atteint 1 980 euros dans la fonction publique territoriale (2 380 euros brut) et 2 280 euros dans la fonction publique hospitalière (2 780 euros brut). A comparer au 1722 euros nets dans le privé (écart qu’on justifie par un nivelai de qualification qui reste à démontrer)  .Les écarts de niveaux salariaux entre les trois versants de la fonction publique résultent principalement des différences de structure en termes de catégorie, de statut et de type d’emploi occupé. Ainsi, « dans la fonction publique d’État, près de six agents sur dix appartiennent à la catégorie A, contre trois agents sur dix dans la fonction publique hospitalière, et un agent sur dix dans la fonction publique territoriale », précise l’Insee.

Les fonctionnaires doivent être payés au mérite (Macron) : une révolution !

 

 

Macron propose une révolution : la rémunération, la sélection et la promotion des fonctionnaires au mérite y compris pour les énarques qui sortant de l’école accèdent directement un poste de direction dans l’administration. Une orientation qui serait susceptible de générer de nombreux mouvements sociaux de la part des syndicats corpos très satisfaits de la sclérose du management de la fonction publique. On entend ici déjà les cris d’orfraie « : on veut gérer le service public comme une entreprise privée ! »  Macron,  s’il est élu, veut donc  la rémunération au mérite des fonctionnaires, au nom de la responsabilisation. « Je suis favorable au développement de la rémunération au mérite car le système de revalorisation uniforme par le point d’indice est injuste et démotivant pour les fonctionnaires », déclare l’ancien ministre de l’Economie. Il précise que la proportion de la rémunération liée à l’implication des agents de la fonction publique serait différente selon leur place dans la hiérarchie. « Elle doit être plus importante chez les cadres supérieurs et dirigeants, sur lesquels il est légitime de faire peser une incitation », explique le candidat d’En Marche ! Emmanuel Macron est aussi favorable au rétablissement d’un jour de carence dans la fonction publique. Il estime que sa suppression est source d’inéquité en raison d’un système de contrôle plus laxiste des absences dans la fonction publique. « C’est à cette différence que je souhaite m’attaquer. Ma proposition est la suivante : restaurer le jour de carence dans le public tant qu’un dispositif de contrôle équivalent à celui du privé n’aura pas été mis en place », explique-t-il. L’ancien élève de l’Ecole nationale d’administration qu’il est prône par ailleurs la suppression de l’accès direct aux grands corps de la fonction publique à la sortie de l’ENA. « Pour savoir correctement évaluer, contrôler, auditer l’État, pour rendre la justice, il faut avoir une expérience professionnelle suffisante », dit-il. « Je ne veux pas que l’État fabrique des ‘castes’ administratives (…) Je veux renforcer la méritocratie au sein même de l’État. » Cette évolution concernera également les grandes écoles d’ingénieurs, précise Emmanuel Macron. De même, sans remettre en cause le statut de la fonction publique, il souhaite ouvrir le recrutement de cadres supérieurs de l’administration à « des talents venus du secteur privé », sous contrat.

Présidentielle, qui sont les candidats : des fonctionnaires et des professionnels de la politique

Présidentielle,  qui sont les  candidats : des fonctionnaires et des professionnels de la politique

À part une exception ou deux, on trouve essentiellement des fonctionnaires et des professionnels de la politique. Le seul qui fait vraiment exception est Poutou du NPA. La plupart sont donc issus de la fonction publique ou bien vivent de la politique depuis 20 ou 30 ans, voire davantage. Une sociologie qui évidemment est en décalage avec la réalité économique et sociale du pays. Certes être représentatif  de la sociologie ne confère pas pour autant un brevet de compétence et de courage cependant les sélecteurs auraient davantage de choix si les candidats émergeaient  des différentes catégories socio professionnelles du pays. Notons aussi la faiblesse scandaleuse de la présence des femmes dont d’ailleurs les deux représentantes se situent aux extrêmes. Finalement, une sociologie du premier tour des présidentielles qui ressemble à celles du Parlement. Un parlement surtout composé lui aussi de fonctionnaires ou anciens fonctionnaires, de d’oligarques n’ayant pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique. D’une certaine manière, La France ridiculise son système politique et au-delà ses modalités démocratiques en réservant les candidatures aux membres d’une oligarchie. Un système politique caractérisé par la mainmise de professionnels qui vivent depuis 20,  30 ou 40 ans de nos errances démocratiques. Tous les partis sont impliqués dans ces dérives la droite comme la gauche, l’extrême gauche comme l’extrême droite ou encore les écologistes politisés. Le second élément qui caractérise les sélections présidentielles françaises concerne les affaires de deux principaux candidats. On ne connaît pas encore l’issue des procédures judiciaires pas plus que le résultat des élections présidentielles cependant l’image du pays sera durablement affectée et le poids de la France dans les négociations internationales relativement affaibli si l’un des  candidats mis en examen est élu. Notons que les affaires concernent notamment des tricheries sur les revenus et le patrimoine.

 Les candidats :

 

- Marine Le Pen, née en 1968 à Neuilly-sur-Seine, avocate qui a surtout vécu de l’héritage financier et politique de son père. Élu depuis une vingtaine d’années


- Emmanuel macro, 38 ans, Philosophe, énarque, inspecteur des finances, ancien banquier d’affaires, rapporteur de la commission Attali n’a jamais été élu 

- François Fillon ancien énarque entré en politique comme on entre en religion et qui en vit depuis une quarantaine d’années

- Benoît Hamon, oligarque qui a fait toute sa carrière au parti socialiste et qui vit de la politique depuis une trentaine d’années

- Jean-Luc Mélenchon, lui aussi vit de la politique de près depuis près de 40 ans

 

Il faudrait aussi citer Dupont Aignan, énarque, lui aussi professionnel de la politique, Nathalie Arthaud fonctionnaire enseignante, François Asselineau, ancien énarque, Philippe Poutou ouvrier syndicaliste, Jean Lassalle élu depuis une quarantaine d’années enfin Jacques Cheminade, lui aussi ancien énarque, ce fonctionnaire du ministère des affaires étrangères qui s’ennuyait et qui propose notamment de supprimer la chasse aux Pokémon ! En conclusion on pourrait faire mieux pour le renouvellement de la classe politique !

Grève des fonctionnaires pour tuer service public

Grève des fonctionnaires pour tuer service public

 

Encore une nouvelle grève à la participation insignifiante chez les fonctionnaires à l’appel des syndicats gauchistes  CGT, FO, Solidaires et FA-FP. Une grève évidemment complètement irresponsable d’une part parce qu’il discrédite encore un peu plus un mouvement syndical déjà bien affaibli ensuite parce qu’il amalgame l’avenir du service public et la situation sociale des fonctionnaires. Ces syndicats voudraient tuer le service public qu’ils  ne s’y prendraient t pas autrement. Pour l’éviter, il faudrait d’abord qu’ils aient le courage et la lucidité de distinguer ce  qui relève du service public et ce qui relève des intérêts corporatifs des salariés. Certes dans certains secteurs, dans certains services la tension relative aux conditions de travail et réelle. C’est le cas dans les services soignants par exemple. Pour autant dans d’autres services y compris à l’hôpital, les conditions de travail sont loin d’être déplorables. Dans beaucoup de cas la productivité et notoirement insuffisante. À dessein, les syndicats gauchistes confondent le concept de service public avec la défense du statut des travailleurs et avec les conditions de travail. L’enflure du discours et l’amalgame des problématiques discréditent  cette forme de syndicalisme « Asphyxiée par les déremboursements, les dérégulations, les suppressions de postes et les réorganisations permanentes, auxquels s’ajoutent les regroupements d’hôpitaux imposés par la loi Touraine, le secteur de la santé est en péril en terme d’égalité d’accès aux soins », estiment-ils. Egalement dans le collimateur des syndicats, la réforme territoriale « et ses conséquences, fusion de communes, de conseils régionaux, création de métropoles entraînent des mobilités forcées et des inquiétudes grandissantes chez les agents et dégradent le service public». Les syndicats réclament aussi une augmentation de la valeur du point d’indice « pour compenser les pertes subies depuis des années », une refonte des carrières « pour redonner de l’attractivité à l’emploi public » et un arrêt des suppressions de postes et des restructurations. Un discours bien peu crédible même aux yeux des fonctionnaires qui se sont bien peu mobilisés pour cet appel irresponsable à la grève.

Affaires Front national : Marine Le Pen menace les fonctionnaires

Affaires Front national : Marine Le Pen menace les fonctionnaires

 

L’étau se resserre autour de Marine le Pen avec notamment trois affaires. Il y a l’affaire des emplois fictifs des faux  assistants parlementaires européens, celle concernant la fausse  déclaration de patrimoine de Marine Le Pen et sans doute la plus grave : celle du  détournement de fonds publics avec la vente d’investiture aux candidats FN (17 000 € supposés représenter le prix de tracts !). Plusieurs mises en examen ont déjà été signifiés au Front National y compris au trésorier. D’autres pourraient être signifiés assez rapidement ce qui conduit Marine Le Pen a adressé une menace aux fonctionnaires qui devront rendre des comptes si elle est élue. «Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote», a prévenu la candidate pendant son discours. Discours clairement fascisants qui confirment la vraie nature du projet politique du front national. En outre Marine Le Pen refuse d’être entendu sur les affaires en cours en s’abritant derrière le parapluie de l’immunité parlementaire. En effet  Marine Le Pen a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne se rendrait pas aux convocations des enquêteurs, une attitude qu’elle entend maintenir jusqu’à la fin des élections législatives en juin prochain. Une forme de trêve judiciaire qu’elle entend s’octroyer grâce, notamment, à son immunité de parlementaire européen. Une «trêve» réclamée par l’avocat de la fille de Jean-Marie Le Pen, mais que «rien ne justifie» a rétorqué dimanche dans le JDD  le garde des Sceaux. Marine Le Pen n’a pas toujours été partisane de tels temps morts de la justice comme le montre une vidéo de France 2 datée 30 janvier 2004, dans laquelle elle s’offusque d’une affaire d’emploi fictif visant Alain Juppé. «Tout le monde a piqué de l’argent dans la caisse, sauf le Front national. Et on trouve ça normal? Oh ben non, ce n’est pas très grave, à la limite, les Français en ont marre. Mais les Français n’en ont pas marre d’entendre parler des affaires, ils en ont marre qu’il y ait des affaires. Ils en ont marre de voir des élus qui détournent de l’argent. C’est scandaleux!», s’indignait alors la présidente du FN.

 

Macron : 60 milliards d’euros d’économies sur la masse salariale des fonctionnaires et sur les collectivités locales

Macron : 60 milliards d’euros d’économies sur la masse salariale des fonctionnaires et sur les collectivités locales

 

Macron veut réduire de 3 % les prélèvements obligatoires. Pour cela, il compte surtout sur une réduction de la masse salariale des fonctionnaires qui représentent à peu près 40 % du budget (lequel tourne autour de 300 milliards avec un déficit de 70 milliards). Il envisage aussi de diminuer la dotation des collectivités locales (autour de 40 milliards). En clair, il va réduire le nombre de fonctionnaires. Réduire aussi le train de vie des collectivités locales dont il faut bien convenir que certaines dépenses d’investissement et surtout de fonctionnement sont aujourd’hui hors de contrôle. Ainsi, selon les Échos, l’ex-ministre de l’Économie, compte, sur l’ensemble du quinquennat, faire baisser de trois points de PIB le niveau de la dépense publique. Ce qui le ramènerait autour des 53% et représenterait ainsi pas moins de 60 milliards d’euros d’économies.  Le quotidien économique avance qu’Emmanuel Macron viserait même, à plus long terme, de revenir sous la barre symbolique des 50% du PIB. Hasard du calendrier, la « note d’alerte » sur les finances publiques de l’ex-patron de BNP Paribas, Michel Pébereau, publiée mercredi, préconise d’atteindre ce même ratio. De quoi, selon ce rapport, diminuer la pression fiscale (c’est-à-dire le taux de prélèvement) « de 5 à 6 points » de PIB. Pour y parvenir, Emmanuel Macron devra tailler dans le vif. Avec ces 60 milliards d’économies, il devra amplifier l’effort engagé entre 2015 et 2017 par François Hollande qui devait se traduire par une baisse de 50 milliards. Un objectif que le président sortant avait d’ailleurs revu à la baisse deux fois (46 puis finalement 40 milliards) l’an passé. Or, François Hollande avait été fortement aidé par la baisse des taux d’intérêts, qui a permis de grandement diminuer la charge de la dette (prévue à 41,8 milliards d’euros cette année contre 46,3 milliards en 2012). Dans son récent rapport annuel, la Cour des comptes soulignait d’ailleurs que l’essentiel de la réduction du déficit prévu pour 2016 provenait de la réduction de cette charge. Emmanuel Macron ne devrait pas bénéficier de conditions aussi clémentes. Les taux d’intérêts sont en train de remonter. Pour réaliser 60 milliards d’euros, l’ex-ministre de l’Économie, selon les Échos, viserait en priorité deux postes majeurs de dépenses. D’abord la masse salariale des agents de l’État, qui représente 85 milliards d’euros. Ensuite, la dotation globale aux collectivités territoriales, que François Hollande a déjà ramenée d’environ 41 milliards à 33 milliards d’euros en 2016. Il ne serait en revanche pas question de toucher au système de retraite, ni d’augmenter la TVA. Par ailleurs, contrairement à François Fillon, qui compte au début du quinquennat lâcher du lest sur le déficit, Emmanuel Macron entendrait lui rester sous les 3% dès le début de son mandat. (Info BFM)

 

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