Archive pour le Tag 'Après'

Johnny Hallyday: après l’émotion et les pleurs, le sordide de l’héritage

Johnny Hallyday: après l’émotion et les pleurs, le sordide de l’héritage

 

Finalement cette affaire qui déchire les héritiers de Johnny Halliday est assez minable pour ne pas dire sordide mais d’une certaine façon elle ne diffère pas de nombre de situations qui concernent des citoyens ordinaires et anonymes notamment lorsqu’ils laissent  une grosse fortune. Évidemment lorsqu’il s’agit d’un personnage célèbre tel  que Johnny Hallyday qui aura dominé la chanson française pendant plus de 50 ans l’événement prend une autre dimension. Les fans veulent entretenir la mémoire de Johnny Hallyday pour son exceptionnel talent d’interprète mais aussi pour la référence qu’il  constitue en tant que marqueur des événements de leur  vie.  Ces  supporters sont évidemment très déçus de cette querelle qui  porte atteint à l’image de l’idole. Juridiquement la famille a sans doute des droits à faire valoir sur l’héritage matériel mais les bénéficiaires de l’héritage moral et culturel sont les fans Johnny. À ce titre,  ils devraient être autorisés à souhaiter que la famille n’entache pas la dignité et l’image de Johnny par des querelles de gros sous assez lamentables. Les mêmes querelles souvent dans les familles avec la différence qu’il s’agit là de l’aura  exceptionnelle d’une personnalité qui aura marqué la chanson française pendant plus de 50 ans. Une personnalité pas encore complètement reconnues par les milieux culturels officiels (ça viendra avec le temps comme pour Brassens par exemple et bien d’autres)   mais entré au panthéon populaire.   »Il n’aurait pas aimé, voulu ça », estime Frédéric Haenel, 37 ans, un conducteur d’engin dans les travaux publics fan de Johnny Hallyday depuis 30 ans. « Il aurait voulu que tout le monde s’entende », dit-il, appelant les parties à « arrêter tout ce carnage ».

Après le Dieselgate le Filtergate du tabac

Après le Dieselgate le Filtergate du tabac

Une plainte a été déposée par le comité national de lutte contre le tabagisme contre les fabricants de cigarettes qui ont volontairement triché sur les émissions de nicotine après usage de filtres. Une affaire qui rappelle le dieselgate  et qui pourrait faire l’objet d’autres plaintes dans différents pays. L’objectif des cigarettiers est évidemment d’augmenter la dose de nicotine pour accroître la dépendance des fumeurs. Si Le CNCT cite dans un communiqué un mémo de 1984, émanant de la British American Tobacco, dans lequel on peut lire : “En dehors de toute considération éthique, nous devrions développer des modèles différents, qui ne suscitent pas la critique et donnent au fumeur des doses supérieures (de nicotine).” Le Comité national contre le tabagisme (CNCT) a donc porté plainte pour mise en danger délibérée d‘autrui contre quatre cigarettiers, qu‘il accuse de tromper sciemment les fumeurs sur les doses de nicotine et de goudrons auxquelles ils s‘exposent. Cette plainte a été déposée le 24 janvier auprès du parquet de Paris contre les branches françaises de British American Tobacco, Philip Morris, Japan Tobacco et Imperial Brands ont confirmé à Reuters le président et l‘avocat du CNCT, Yves Martinet et Pierre Kopp. On précise de source judiciaire que cette plainte est “en cours d‘analyse” par le parquet. “Nous voulons attirer l‘attention sur le fait que cette industrie est vraiment délinquante”, a déclaré le Pr Martinet. Me Kopp s‘est pour sa part dit “extrêmement optimiste” et confiant concernant l‘aboutissement de cette plainte. Le CNCT accuse les fabricants de tromper les autorités sanitaires en falsifiant les mesures en laboratoire des taux de goudrons, de nicotine et de monoxyde de carbone, grâce à des micro-perforations pratiquées dans les filtres des cigarettes. Ces micro-orifices ventilent la fumée lors des tests mécanisés mais sont largement obturés lors d‘une consommation normale par les fumeurs, ce qui augmente alors la concentration des substances nocives, fait valoir le CNCT sur la base de deux études américaines. Selon le CNCT, “un fumeur qui pense fumer un paquet par jour en fume, en fait, l’équivalent de deux à dix». Selon l‘avocat, deux autres plaintes du même ordre ont été déposées contre les quatre cigarettiers, l‘une aux Pays-Bas l‘automne dernier et la deuxième en Suisse. Le secteur du tabac fait par ailleurs l‘objet d‘une enquête en France de la part de l‘Autorité de la concurrence, qui a effectué le mois dernier des perquisitions dans les locaux de différents acteurs suspectés d‘avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles.

Après la crise du lait, celle de la poudre de lait

Après la crise du lait, celle de la poudre de lait

 

Depuis notamment la suppression des quotas c’est toujours un peu la pagaille. Pour le lait proprement dit, la situation s’est un peu améliorée notamment en raison de l’ouverture de certains marchés mondiaux. Pour la poudre de lait, c’est différent et la crise découle en tout cas pour partie de la crise du lait elle-même. En effet pour réguler, on a fait jouer un mécanisme de rachat automatique par l’union économique. Du coup les stocks sont pleins, on ne sait plus quoi en faire et l’union européenne a décidé d’arrêter le mécanisme de rachat de la poudre. Les stocks atteignent en effet de leur de 400 000 t  Les 28, réunis à Bruxelles, hier, pour un conseil des ministres de l’Agriculture, ont décidé de neutraliser un système annuel de plafond automatique de rachat, conçu comme un « filet de sécurité » pour le marché. Selon ce mécanisme, le 1e r mars de chaque année s’ouvre une période dite « d’intervention » où les opérateurs peuvent vendre du lait écrémé en poudre à la Commission à un prix fixe et connu à l’avance (« le prix d’intervention »), jusqu’à un certain plafond. La Commission est alors obligée d’acheter. Au-delà de ce seuil, les ventes se font aux enchères. L’UE a décidé, hier, d’abaisser ce seuil de 109.000 tonnes à zéro. L’objectif est d’« éviter une nouvelle chute des prix et une nouvelle détérioration du niveau de vie des agriculteurs », selon un communiqué du Conseil de l’UE. La Commission essaie déjà, de son côté, de se défaire de 380.000 tonnes de lait en poudre, stock constitué, en 2016, en pleine crise sur les marchés pour tenter de freiner la chute des prix.  Ces quantités, retirées du marché, avaient alors contribué à alléger la pression sur les cours.
Ces stocks, qui dorment dans des entrepôts au sein de plusieurs pays membres, pèsent sur le cours actuel du lait en poudre, qui contrairement à celui du lait a fortement fléchi, depuis un an, et est actuellement inférieur au niveau d’intervention. « Le Conseil a décidé aujourd’hui (hier, NDLR) d’intervenir pour stabiliser les marchés laitiers en 2018 », a déclaré Rumen Porodzanov, ministre bulgare de l’Agriculture, dont le pays occupe la présidence tournante de l’UE. « C’est en ligne avec notre engagement de suivre les développements du marché et de s’assurer que le filet de sécurité est utilisé à bon escient et prudemment, pas simplement pour répondre aux turbulences du marché mais aussi pour les éviter, quand c’est possible », a-t-il ajouté. L’UE continuera toutefois d’intervenir et décidera « au cas par cas quelles quantités acheter et à quel niveau de prix ». ! Tout dépendra de la quantité sinon ce sera une nouvelle crise du lait liquide.

A Davos, Macron : un beau discours et après ?

 

A Davos, Macron : un beau discours et après ?

 

D’une certaine manière Macron c’est l’ONU à lui tout seul. Il ne s’est pas contenté d’aborder les questions économiques et financières mais aussi les questions de régulation et les problématiques sociales et sociétales. Bref le coup d’œil d’un généraliste sur les principales pathologies de ce monde. Un discours pertinent, brillant qui a été salué par les participants comme par les grands médias. Le président français n’a pas manqué de valoriser sa politique en France en soulignant l’importance des réformes pour moderniser le pays et changer les mentalités. Il a à nouveau souhaité une plus forte intégration européenne. Un discours qui s’adressait peut-être davantage à Merkel qui a réitéré ses réserves concernant certaines propositions de Macron et en particulier son opposition à la mutualisation des risques et des dettes. Pour faire plaisir à son auditoire, composé aussi de responsables de pays en développement Macron a souligné la nécessité d’une plus grande solidarité internationale aussi  l’obligation morale des entreprises pour accompagner le développement, mieux répartir les richesses pas seulement pour  favoriser le développement économique mais aussi social. Macron s’est montré très mondialiste et libre échangiste mais en soulignant le besoin d’une autorégulation à défaut d’une régulation internationale. Sinon pour lui, les dégâts non contrôlés de la mondialisation favoriseront tous les nationalismes Il n’a pas manqué des thèmes sociétaux fondamentaux comme l’environnement assure mais aussi la santé, la formation, la culture. Un discours de haute tenue qui articule des problématiques économiques, sociales sociétales à l’échelle internationale. Mais il ne s’agit que d’un discours de plus après notamment celui de la Sorbonne. Il y a en effet toujours un fossé entre les intentions surtout celles prononcées dans un milieu on ne prend pas de décision et les actes. De ce point de vue la hauteur du discours de Macon est en décalage avec les réalités françaises dont il est loin d’être le seul responsable évidemment concernant en particulier l’étatisme, le record de fiscalité mondiale et les déséquilibres financiers chronique ( ces derniers ne changent pas beaucoup en 2018). Sur ces trois aspects fondamentaux,  la France n’a guère avancé en dehors de quelques mesures. D’un certain point de vue, on peut considérer que Macron systématise l’utilisation du en même temps. En même temps,  il prononce un discours universitaire de très grande qualité, en même temps il maintient le pays sous la tutelle étatiste voire paternaliste quand il refuse pour l’instant d’associer les travailleurs à la gestion des entreprises comme en Allemagne. Pour Macron le en même temps imposerait de maintenir cette hauteur de discours mais de hausser celle des actes. (Dernier exemple en date l’indépendance de la justice).

 

Sondage : 80% des Français pour une loi contre les « fake news » ….et après ?

Sondage : 80% des Français pour une loi contre les « fake news » ….et après ?

C’est le genre de sondage qui fait plaisir à celui qui avait émis l’idée d’une loi, à savoir Emmanuel Macron. Pour autant,  un sondage qui n’apporte guère d’éclairage sur ce qu’on peut qualifier de fausses nouvelles ;  une loi en apparence utile voire nécessaire mais sans doute impossible à élaborer et encore davantage à mettre en œuvre. Il sera en en effet difficile de qualifier les faits : ce qui est vrai et ce qu’il faut en politique ? C’est tout juste si on pourra interdire les attaques personnelles caractérisées. Pour le reste,  la démocratie se chargera de réguler les bonnes et les fausses nouvelles. Nous ne sommes plus à une époque le pays ne disposait que de quelques radios et d’une seule chaîne de télévision les supports médiatiques ont été multipliés par 100 voire 1000. Juridiquement on voit mal comment le conseil constitutionnel pourrait accepter une loi visant à punir pour des faits relativement évasifs. Car tout ce qui concerne la politique peut nécessairement donner lieu deux  lectures  au moins. Par contre,  on peut se réjouir qu’une plus grande transparence soit faite vis-à-vis des sites Internet avec l’identité des auteurs et des diffuseurs. De ce point de vue,  l’anonymat n’est pas tolérable. Une  large majorité de Français soutiennent la volonté d‘Emmanuel Macron de proposer un futur projet de loi pour endiguer la propagation de fausses informations, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et le Figaro. Pour le chef de l‘Etat, qui a fait cette annonce la semaine dernière lors de ses voeux à la presse à L‘Elysée, la définition de règles claires contre les “fake news” est nécessaire pour “protéger les démocraties libérales”, en particulier en période électorale et sur internet. D‘après cette enquête, 79% des Français jugent qu‘il s‘agit d‘une bonne initiative.

 

Cette enquête a été réalisée en ligne les 10 et 11 janvier derniers auprès d‘un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Croissance Chine : après l’industrie, les services en hausse

Croissance Chine : après l’industrie, les services en hausse

 

Le secteur des services (50 % du PIB) enregistre comme l’industrie une forte hausse.  L‘indice PMI manufacturier Caixin/Markit, est remonté à 51,5 le mois dernier, contre 50,8 en novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters l‘attendaient à nouveau en baisse à 50,6. Les analystes pensaient que les mesures drastiques prises par les autorités pour lutter contre la pollution atmosphérique, mais aussi le ralentissement du marché immobilier et la hausse des coûts d‘emprunt allaient peser davantage sur le dynamisme de la deuxième économie mondiale, qui a finalement résisté mieux que prévu. L‘indice PMI Caixin/Markit demeure ainsi nettement au-dessus de la barre des 50 séparant croissance et contraction d‘une activité. Les nouvelles commandes en Chine et à l’étranger ont augmenté à leur rythme le plus soutenu depuis août dernier, le sous-indice ressortant à 53,0 en décembre après 51,8 le mois précédent. L‘indice PMI Caixin/Markit du secteur des services s‘est ainsi établi à 53,9 le mois dernier, au plus haut depuis août 2014, contre 51,9 en novembre. La croissance des nouvelles affaires a atteint son rythme le plus élevé depuis mai 2015. L‘indice composite, qui regroupe à la fois les services et l‘industrie, est ressorti pour sa part à un plus haut de un an, à 53,0, après 51,6 en novembre.

 

 

Après Hulot, un autre écolo, Mamère en délicatesse avec son patrimoine

Après Hulot, un autre écolo,  Mamère en délicatesse avec son   patrimoine

 

 

 

Après Nicolas Hulot, le businessman écolo qui a réussi à se construire une véritable fortune, c’est Noël Mamère, dénonciateur de toutes les dérives politiques  qui est pris aussi la main dans le sac pour avoir sans doute sous-évalué sont patrimoines alors qu’il était député. Mamère n’a sans doute pas fait autre chose que beaucoup de ses collègues à commencer par Nicolas Hulot dont le patrimoine et la fondation sont inextricables. Noël Mamère s’est discrètement enrichi tout en affichant, lui aussi, des convictions d’un purisme douteux. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique a annoncé, ce mercredi, avoir saisi la justice au sujet de la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’ex-député écologiste de Gironde Noël Mamère, en raison d’un «doute sérieux» lié à «l’omission d’une partie substantielle du patrimoine». Dans un communiqué, la HATVP indique avoir «jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l’ensemble du dossier». Elle estime, «après instruction du dossier et recueil de ses observations», qu’il y a «un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de cette déclaration» de fin de mandat établie fin 2016 «du fait de l’omission d’une partie substantielle du patrimoine». De source proche du dossier, les omissions concernent des assurances vie, pour des montants importants.

Après Sarkozy et Fillon, Vauquiez le fossoyeur des Républicains

Après Sarkozy et Fillon,  Vauquiez le fossoyeur des Républicains

 

Après Sarkozy, après Fillon,  Wauquiez pourrait bien être  l’ultime fossoyeur des  républicains. Il est en effet tout à fait vraisemblable que la frange la plus moderniste des républicains ne  pourra demeurer longtemps dans le parti très recentrée à droite et finalement idéologiquement assez proche Front National. Une dérive qu’analyse Gilles Richard, historien, professeur à université de rennes :

 

 

«  Les Républicains paient ­aujourd’hui les dégâts du ­sarkozysme. En 2002, avec sa « maison bleue », Alain Juppé voulait créer un grand parti néolibéral européiste qui aurait rassemblé ­démocrates-chrétiens, radicaux et libéraux, capable d’attirer ­ensuite des socialistes type DSK. Mais c’est Nicolas Sarkozy qui a pris la main sur l’UMP. Lui aussi est néolibéral mais il a fait alors le choix tactique d’ajouter un discours identitaire pour ­capter l’électorat du Front national sans passer ­d’alliance avec lui. Cela lui a ­permis d’être élu en 2007, même s’il a perdu ensuite toutes les élections. Mais il a ainsi remodelé l’UMP rebaptisée LR sur une autre base militante, en partie ­nationaliste celle-là. ­Laurent Wauquiez tente aujourd’hui de faire du Sarkozy : néolibéral européiste de formation (il a été formé par Jacques Barrot), il tient un ­discours identitaire pour ­récupérer les ­électeurs du FN. Mais cela ne marchera pas : on ne peut pas être des deux côtés à la fois, ­attirer les électeurs nationalistes dans un parti ­favorable au ­maintien de la France dans une Europe néolibérale. ». Fillon de son coté a continué le travail de démolition du parti d’uen part avec la tentation ultra droitière, d’autre part en incarnat le coté affairiste de l’organisation. Vauquiez va finir le travail avec ses orientations nationaliste, antilibérale et anti européenne. D’autant que son image est détestable dans l’opinion.  L’image de Laurent Wauquiez est en effet très négative auprès des Français révèle un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, jeudi 7 décembre. Alors que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes est candidat à la présidence des Républicains, les Français sondés ne le trouvent « pas compétent » (51%), « pas sympathique » (55%) et six Français sur dix ne le trouvent « ni honnête », ni « proche des gens ».

Près d’une personne interrogée sur deux estime que le candidat à la présidence des Républicains « imite le Front national » et qu’il serait « démagogique ». En revanche, les personnes interrogées, estiment qu’il est « dynamique » (58%), qu’il a « des convictions », qu’il est « courageux » et « pas trop agressif ». Selon ce sondage près de 62% des sympathisants Les Républicains voteraient pour Laurent Wauquiez, dimanche, s’ils étaient adhérents. Laurent Wauquiez devance très largement ses rivaux, Florence Portelli (20% auprès des sympathisants LR) et Maël de Calan (14%). Pour les sympathisants LR, les trois quarts le trouvent « compétents », « dynamique » (86%) ou « sympathique » (73%). Par ailleurs, trois sympathisants sur dix ne le trouvent « pas honnête » (28%), « pas proche des gens » (33%) et jugent qu’il « imite le FN » (31%). Et près d’un sympathisant LR sur deux le qualifie de « démagogue ». Seuls 15% des Français et 33% des sympathisants LR souhaitent que Laurent Wauquiez soit la personnalité qui représente la droite à l’élection présidentielle de 2022.

Ce sondage a été réalisé par Internet les 6 et 7 décembre, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 986 personnes représentatif de la population française, parmi lesquels 283 sympathisants de droite dont 113 sympathisants Les Républicains.

 

Après Sarkozy et Fillon, Vauquiez le fossoyeur des Républicains

Après Sarkozy et Fillon,  Vauquiez le fossoyeur des Républicains

 

Après Sarkozy, après Fillon,  Wauquiez pourrait bien être  l’ultime fossoyeur des  républicains. Il est en effet tout à fait vraisemblable que la frange la plus moderniste des républicains ne  pourra demeurer longtemps dans le parti très recentrée à droite et finalement idéologiquement assez proche Front National. Une dérive qu’analyse Gilles Richard, historien, professeur à université de rennes :

«  Les Républicains paient ­aujourd’hui les dégâts du ­sarkozysme. En 2002, avec sa « maison bleue », Alain Juppé voulait créer un grand parti néolibéral européiste qui aurait rassemblé ­démocrates-chrétiens, radicaux et libéraux, capable d’attirer ­ensuite des socialistes type DSK. Mais c’est Nicolas Sarkozy qui a pris la main sur l’UMP. Lui aussi est néolibéral mais il a fait alors le choix tactique d’ajouter un discours identitaire pour ­capter l’électorat du Front national sans passer ­d’alliance avec lui. Cela lui a ­permis d’être élu en 2007, même s’il a perdu ensuite toutes les élections. Mais il a ainsi remodelé l’UMP rebaptisée LR sur une autre base militante, en partie ­nationaliste celle-là. ­Laurent Wauquiez tente aujourd’hui de faire du Sarkozy : néolibéral européiste de formation (il a été formé par Jacques Barrot), il tient un ­discours identitaire pour ­récupérer les ­électeurs du FN. Mais cela ne marchera pas : on ne peut pas être des deux côtés à la fois, ­attirer les électeurs nationalistes dans un parti ­favorable au ­maintien de la France dans une Europe néolibérale. ». Fillon de son coté a continué le travail de démolition du parti d’uen part avec la tentation ultra droitière, d’autre part en incarnat le coté affairiste de l’organisation. Vauquiez va finir le travail avec ses orientations nationaliste, antilibérale et anti européenne. D’autant que son image est détestable dans l’opinion.  L’image de Laurent Wauquiez est en effet très négative auprès des Français révèle un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, jeudi 7 décembre. Alors que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes est candidat à la présidence des Républicains, les Français sondés ne le trouvent « pas compétent » (51%), « pas sympathique » (55%) et six Français sur dix ne le trouvent « ni honnête », ni « proche des gens ».

Près d’une personne interrogée sur deux estime que le candidat à la présidence des Républicains « imite le Front national » et qu’il serait « démagogique ». En revanche, les personnes interrogées, estiment qu’il est « dynamique » (58%), qu’il a « des convictions », qu’il est « courageux » et « pas trop agressif ». Selon ce sondage près de 62% des sympathisants Les Républicains voteraient pour Laurent Wauquiez, dimanche, s’ils étaient adhérents. Laurent Wauquiez devance très largement ses rivaux, Florence Portelli (20% auprès des sympathisants LR) et Maël de Calan (14%). Pour les sympathisants LR, les trois quarts le trouvent « compétents », « dynamique » (86%) ou « sympathique » (73%). Par ailleurs, trois sympathisants sur dix ne le trouvent « pas honnête » (28%), « pas proche des gens » (33%) et jugent qu’il « imite le FN » (31%). Et près d’un sympathisant LR sur deux le qualifie de « démagogue ». Seuls 15% des Français et 33% des sympathisants LR souhaitent que Laurent Wauquiez soit la personnalité qui représente la droite à l’élection présidentielle de 2022.

Ce sondage a été réalisé par Internet les 6 et 7 décembre, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 986 personnes représentatif de la population française, parmi lesquels 283 sympathisants de droite dont 113 sympathisants Les Républicains.

 

Moral des ménages hausse après quatre mois de baisse

Moral des ménages hausse après quatre mois de baisse

En novembre le moral des ménages sa meilleure d’après l’INSEE. Une hausse qui fait suite à quatre mois de baisse. . Les Français se montrent nettement plus optimistes sur leur situation financière future. L’indice a gagné deux points pour s’établir à 102 points, repassant au-dessus à sa moyenne de longue période (100). Selon l’institut national de statistiques, les ménages sont plus optimistes quant à leur situation financière future, avec un indice qui gagne cinq points et retrouve son niveau de septembre. Ainsi, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants progresse de deux points. De même, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future augmente fortement, de sept points. « La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente fortement en novembre », de huit points, après en avoir perdu autant en octobre. « Le solde correspondant retrouve donc son niveau de septembre, mais demeure nettement inférieur à sa moyenne de longue période », souligne l’Insee.

 

Après « en marche », « En mouvement » avec Juppé !!!

Après « en marche », « En mouvement » avec Juppé !!!

 

Nouvelle preuve de la recomposition politique avec Juppé qui se considère désormais en « mouvement”. En clair comme d’autres responsables des Républicains, Juppé se prépare à créer de manière plus officielle une tendance qui s’opposerait à l’ultra droitisation de  Wauquiez voire à rechercher des convergences avec Macron notamment lors des élections européennes. Il apparaît de plus en plus clairement que tout oppose Juppé et Vauquiez  et qu’à l’inverse de nombreux points de convergence existent  entre Macon et Juppé tant sur le plans socio-économiques, que sur le plan européen ou encore sur le plan sociétal. Pas étonnant, si le Premier ministre choisi par Macon est un ancien proche de Juppé. Juppé s’interroge sur les alliances possibles, il observe au passage que le mouvement en marche n’est pas réellement un parti politique mais une organisation hors-sol. Il considère donc il y a peut-être une opportunité pour un regroupement organisationnel et politique Le  rassemblement pourrait se faire autour d‘Emmanuel Macron, d‘Edouard Philippe ou d‘une personnalité encore membre des Républicains (LR), comme Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand.  “Je ne suis pas En marche, mais je ne suis pas non plus immobile. Disons que je suis en mouvement”, déclare-t-il, sans dire si ce “mouvement” pourrait le conduire à terme à quitter son parti d‘origine. “La droite n‘est pas soluble dans En marche! et la démocratie française a besoin de la droite républicaine. Ce que je veux reconstruire, c‘est une alternative face à Emmanuel Macron ; les Français ont le droit au choix”, ajoute-t-il. Alain Juppé et Laurent Wauquiez divergent notamment sur la vision de l‘Union européenne, le second ayant abandonné le fédéralisme de ses débuts pour une posture nettement plus critique vis-à-vis de la construction européenne actuelle. Dans Le Figaro, il plaide pour l‘adoption d‘un “traité de refondation” qui serait soumis, en fin de processus, à un référendum.

Catalogne : après 1-0, match nul, 1 partout

Catalogne : après 1-0, match nul, 1 partout

De toute évidence les catalans opposés à l’indépendance ont largement rééquilibré la balance politique en manifestant à Barcelone ce dimanche. D’un point de vue sportif on pourrait considérer que les indépendantistes menaient  un–zéro à la mi-temps mais que le match a abouti un match nul à la fin de la partie. Du coup,  les indépendantistes auront bien du mal à donner la moindre crédibilité à leur volonté de quitter l’Espagne. Certes les indépendantistes et leurs alliés sont majoritaires dans le gouvernement catalan mais il n’y a sans doute pas plus de 40 % de catalan favorable à l’indépendance. De ce point de vue,  le référendum organisé par les indépendantistes n’est aucunement représentatif de l’opinion. En outre maintenant que certaines banques et entreprises envisagent de transférer leur siège social actuellement à Barcelone, les indépendantistes se trouvent engagés dans une voie sans issue. Madrid de son côté ne fait pas preuve d’une grande intelligence en refusant de dialoguer avec les autorités élues de Catalogne. De ce point de vue, le premier ministre et le roi ont délibérément choisi une posture radicale qui ne favorise pas le dialogue. L’enjeu réel en effet et moi l’indépendance que l’ouverture d’un plus grand champ d’autonomie comme celui qui existe au Pays basque. Des centaines de milliers de partisans de l‘unité de l‘Espagne sont donc descendus dans les rues de Barcelone dimanche, une semaine après le référendum controversé sur l‘indépendance de la Catalogne et ont ainsi rééquilibré le rapport de force. Les manifestants, qui étaient au nombre de 350.000 selon la police, étaient venus de toute l‘Espagne. Ils se sont rassemblés dans le centre de la capitale catalane, agitant des drapeaux espagnols et catalans où l‘on pouvait lire : “La Catalogne c‘est l‘Espagne” et “Ensemble, nous sommes plus forts”. Samedi déjà, des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté dans une cinquantaine de villes d‘Espagne pour défendre l‘unité du pays ou réclamer l‘ouverture d‘un dialogue pour désamorcer la crise. Le président de l‘exécutif autonome catalan, Carles Puigdemont, doit prendre la parole mardi devant le Parlement régional. Il pourrait proclamer unilatéralement l‘indépendance de la Catalogne en s‘appuyant sur les résultats du référendum du 1er octobre où le “oui” l‘a largement emporté malgré un faible taux de participation.

Autoentrepreneurs : seulement 23% encore actifs après 5 ans

Autoentrepreneurs : seulement 23% encore actifs après 5 ans 

 

Seulement 23 % encore actifs après cinq ans et un chiffre d’affaires d’une moyenne de l’ordre de 10 000 €, des chiffres qui interrogent évidemment sur la pérennité voire l’intérêt de ce régime juridique Renommé régime du micro-entrepreneur fin 2014.  Le régime d’auto-entrepreneur aide à la création d’entreprises. En 2010, il représentait 80% des nouvelles entreprises individuelles. Chiffre qui a chuté à 61% en 2016. Sur un panel de 100 autoentrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010, 38 n’ont jamais été actifs. En d’autres termes, ils n’ont pas déclaré de chiffre d’affaires positifs à l’Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) dans les huit trimestres qui ont suivi leur immatriculation. Ainsi, 62 ont démarré une activité économique en déclarant un chiffre d’affaires, mais 39 d’entre eux ont cessé dans les cinq ans. Les entreprises des autoentrepreneurs depuis 2010 ont donc une pérennité à cinq ans bien plus faibles que celle des entreprises classiques (60%).  En 2014, le chiffre d’affaires annuel moyen des autoentrepreneurs toujours actifs était de 10.200 euros, en baisse de 400 euros par rapport à 2012. Le secteur le plus rémunérateur est celui de l’hébergement-restauration avec, en moyenne, 14.300 euros de chiffre d’affaires annuels. Enfin, seulement 3% des autoentrepreneurs hors commerce déclarent un chiffre d’affaires supérieur au seuil de 32.900 euros, contre 56% des entrepreneurs classiques. Malgré quelques formalités allégées au moment de la création d’entreprises et un mode de calcul simplifié pour les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu, le statut d’auto-entrepreneur offre une pérennité bien plus faible que le statut d’entrepreneur classique, ainsi que des revenus bien moins élevés.

 

Après Hollande, Bayrou, l’autre vieux cacique, critique aussi Macron

Après Hollande, Bayrou,   l’autre vieux cacique,  critique aussi Macron

 

 

 

Sans doute aussi déçu que François Hollande d’avoir été écarté, le vieux cacique Bayrou se lâche contre Macron. lui aussi conseille  l’immobilisme et le corporatisme en critiquant l’impact de certaines mesures visant notamment les retraités, les fonctionnaires. Bref le retour de la politique politicienne et de l’ego érigé en projet politique. Bayrou ferait bien de se faire discret  qui voulait instaurer une morale en politique et qui s’est fait prendre la main dans le sac du détournement de fonds publics européens pour financer sa boutique. Certes Emmanuel Macon n’est pas sans reproche il ne peut être à l’abri de critiques pour autant on peut se demander quelle est la légitimité de vieux crocodiles comme Hollande et Bayrou. Pour Bayrou, le président devrait se méfier de l’impact de certaines mesures gouvernementales. François Bayrou relève également «l’atmosphère suscitée par la hausse de la CSG et, en même temps, certains avantages fiscaux pour les plus favorisés», en estimant que ces orientations ont «fâché une partie des retraités et des fonctionnaires». Et de tancer directement le pouvoir en place: «L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but que l’on se fixe». Le seul ministre sur lequel il confie une appréciation positive est celui de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Selon lui, l’homme qui gère une boutique qu’il avait lui-même pilotée de 1993 à 1997 «s’en tire bien».

CNews, après Canal, la cata !

Bolloré qui a habitude de  gérer ses affaires  à coups de p pieds au cul (ça passe pour ses activités en Afrique mais moins ailleurs !) enregistre par contre échec sur échec dans l’audiovisuel et surtout à la télé. Canal + autrefois la chaîne de l’innovation et du sport est devenue complètement marginale avec une ligne éditoriale particulièrement ennuyeuse en matière d’infos et de divertissement, quant au sport il faut souvent avaler des matchs de ligue 2. Bref pas vraiment le pied. L’autre  chaîne Cnews connaît une audience anecdotique du fait de programmes particulièrement ringards amplifiés par la fuite  des journalistes après le conflit qui a touché toute la rédaction En octobre et novembre, les journalistes d’i-Télé avaient mené une grève de trente et un jours, déclenchée par l’arrivée de l’animateur Jean-Marc Morandini à l’antenne. Outre le retrait de ce dernier, ils demandaient à l’actionnaire de référence du groupe Canal, Vincent Bolloré, de s’engager sur des garanties d’indépendance pour la rédaction. Ayant peu obtenu malgré la durée et l’impact médiatique du conflit, environ 80 salariés, écœurés, avaient quitté la chaîne dans la foulée. Pendant la grève, et dans les semaines qui ont suivi, la chaîne, saignée à blanc, avait tourné au ralenti, diffusant en boucle de vieux reportages plutôt que des nouvelles fraîches. L’effondrement financier de la chaîne est le résultat direct de cette période d’inertie éditoriale. En 2016, les revenus d’exploitation de la chaîne ont accusé une baisse de 12 %, tombant à 41,1 millions d’euros, contre 46,9 l’année précédente. En cause, une chute de 4 millions d’euros des recettes publicitaires : soucieux de leur image de marque et peu enclins à communiquer sur une antenne vide de programmes, les annonceurs ont déserté. La redevance payée par la chaîne Canal + pour l’utilisation des contenus d’information produite par sa filiale spécialisée a également diminué de 2 millions d’euros par rapport à 2015. . Après la grève, l’audience moyenne d’iTélé-CNews a plongé : à la fin de la saison 2016-2017, elle naviguait autour de 0,6 %, contre plus de 1 % un an auparavant. L’arrivée de Jean-Pierre Elkabbach début février pour l’interview politique du matin n’a pas permis de relancer la machine. Largement distancée par BFM TV, CNews est désormais devancée en audience par LCI, la chaîne d’info de TF1. La chaîne C8 ,elle, destinée aux beaufs,  subit les conséquences des pitreries outrancières de son animateur ;  les conséquences se traduisent par des pertes publicitaires importantes. Bref pas sûr que Bolloré ait vraiment le profil pour manager des chaînes d’information dont l’indépendance est incontournable pour être crédible.

Racisme : Des grands patrons lâchent Trump après Charlottesville

Racisme : Des grands patrons lâchent Trump après Charlottesville

 

La réaction très tardive de Trump  après les violences racistes de Charlottesville a provoqué la rupture entre le président américain et certain grand patrons. Il aura fallu l’insistance des conseillers de Trump pour que ce dernier consente enfin à condamner avec fermeté les racistes blancs dont ceux du Ku Klux Klan et ceux d’organisations néonazies. Cette réaction tardive s’explique par le fait que nombre de petits blancs racistes constituent  la base électorale de Trump  qui toujours aussi provocateur  a pris acte des démissions en positivement considérant que cela lui donnerait davantage de temps pour faire baisser le prix des médicaments ! Les patrons de plusieurs grandes entreprises américaines ont démissionné lundi d’une commission consultative auprès de l’administration des Etats-Unis, après la réaction jugée trop faible et tardive de Donald Trump à la suite du rassemblement de l’extrême droite américaine au cours du week-end en Virginie. Tour à tour, le directeur général du laboratoire pharmaceutique Merck, Kenneth Frazier, celui de l’équipementier sportif Under Armour, Kevin Plank, et celui du géant des semi-conducteurs Intel, Brian Krzanich, ont annoncé qu’ils quittaient cette instance, le Manufacturing Council. La confédération syndicale AFL-CIO, qui représente 12,5 millions de travailleurs, a pour sa part déclaré qu’elle envisageait de retirer son représentant dans ce comité consultatif. Le rassemblement de suprémacistes blancs à Charlottesville a coûté la vie samedi à une contre-manifestante, tuée par un automobiliste, un homme de 20 ans soupçonné de sympathies nazies, ayant précipité sa voiture dans la foule. Donald Trump a jugé dans un premier temps que les responsabilités étaient partagées dans ces violences. Vivement critiqué pour cette déclaration, le président américain a tenté lundi de rectifier le tir en qualifiant les néo-nazis et le Ku Klux Klan de criminels. Kenneth Frazier a annoncé qu’il quittait le Manufacturing Council en raison de la nécessité de « s’élever contre l’intolérance et l’extrémisme ». « Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les expressions de haine, de sectarisme et de suprématie d’un groupe qui vont à l’encontre de l’idéal américain selon lequel nous naissons tous égaux », a dit le patron de Merck, lui-même noir.

Ministres : salaires avant et après

Ministres : salaires avant et après  

D’après BFM, un ministre touche 9.940 euros brut, soit près de 8.500 euros nets. Cette rémunération peut sembler élevée aux yeux de certains Français. Pourtant depuis qu’ils ont intégré le gouvernement d’Édouard Philippe, la moitié des ministres qui n’avaient jamais exercé cette fonction ont consenti à un sacrifice sur le plan financier. Un constat que peuvent désormais faire les citoyens en consultant leurs déclarations de rémunération, publiées par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

 

Les perdants

  • Nicolas Hulot: 20.745 euros net/mois + 384.515 euros (dividendes + droits d’auteur sur l’année)

Le ministre de la Transition écologique et solidaire était de loin celui qui avait les revenus les plus élevés l’an dernier. Avec 663.461 euros cumulés sur l’année. Nicolas Hulot a d’abord perçu 248.946 euros comme gérant de sa société Eole Conseil, et 221.172 euros au titre de ses dividendes comme actionnaire à 99% de cette société et enfin 163.343 euros en droits d’auteur, pour les livres qu’il a publié.

  • Elisabeth Borne: 26.955 euros net/mois

La ministre des Transports, diplômée de l’école Polytechnique et ingénieure des Ponts, touchait un salaire confortable en tant que PDG de la RATP, poste qu’elle occupait depuis 2015. Élisabeth Borne avait succédé, à la tête de la RATP, à Pierre Mongin.

  • Jean-Michel Blanquer: 21.122 euros net/mois

Le ministre de l’Éducation nationale a été directeur général du groupe Essec, une grande école de commerce, poste qui a été sa principale source de revenus en 2016. Il a aussi été éditorialiste au magazine Le Point, et ses contributions lui ont rapporté 6.909 euros sur l’année.

  • Muriel Pénicaud : 16.927 euros net/mois

La ministre du Travail occupait le poste de directrice général de Business France, organisme public chargé de promouvoir l’économie et les entreprises françaises à l’international. Elle a perçu un salaire annuel net de 203.124 euros à ce titre. Très loin de ce qu’elle touchait en tant que DRH de Danone, où elle émargeait à plus de 2 millions annuels net en 2014.

  • Françoise Nyssen: 14.980 net/mois

La ministre de la Culture est présidente et co-directrice de la société d’édition Actes Sud, fondée par son père, Hubert. Elle a touché 127.374 euros à ce titre en plus des 50.000 euros perçus en tant que membre du conseil d’administration d’Europa Corp, la société de Luc Besson. Elle est par ailleurs administratrices d’une trentaine de sociétés (comme le CNC, la Banque de France, la BNF, etc.), sans toucher de jetons de présence.

  • Nicole Belloubet: 13.306 euros net/mois.

La ministre de la Justice siégeait au Conseil constitutionnel, poste pour lequel elle a perçu 159.671 euros net l’an dernier.

  • Nathalie Loiseau: 12.738 euros net/mois + 6.602 euros (droits d’auteur sur l’année)

La ministre des Affaires européennes était directrice de la prestigieuse ENA (école nationale d’administration) depuis 2012. Elle a gagné à ce titre 152.870 euros net l’an dernier. Elle a aussi perçu des droits d’auteurs s’élevant à 6.602 euros.

  • Jean-Yves Le Drian: 11.049 euros net/mois

Le ministre de la Défense occupait déjà la même fonction sous François Hollande en 2016. Mais il touchait, en plus de son traitement de ministre, son indemnité de Président du Conseil régional (33.092 euros brut par an, soit environ 2.400 euros nets par mois).  Il a dû démissionner de la présidence de la région le 2 juin dernier, tout en restant conseiller régional, fonction pour laquelle il a droit à une indemnité mensuelle de 2.661 euros brut.

  • Jacques Mézard: 9408 euros net/mois

Sur le site de la HATPV, la déclaration d’intérêts du ministre Jacques Mézard apparaît vide. Contacté par la rédaction, son entourage précise avoir envoyé une déclaration complète à la Haute autorité dès le 9 juillet. Ancien sénateur, Jacques Mézard assure avoir perçu pour l’année 2016, 48.453 euros comme indemnités d’élu. Par ailleurs, il a également touché 52.235 euros de pensions de retraite, ainsi que 4.768 de revenus de capitaux mobiliers et 7.446 de revenus fonciers. Soit un total de 112.902 euros dans l’année, ce qui donne l’équivalent de 9408 euros mensuellement. L’entourage du ministre précise qu’il n’exerce pas d’activités professionnelles ni d’activités de consultant et que sa principale source de revenus, en 2016, est sa pension de retraite d’avocat.

Les gagnants :

  • Gérard Collomb: 8.628 euros brut/mois

L’actuel ministre de l’Intérieur et numéro 2 du gouvernement déclare avoir perçu l’année dernière 37.172 euros brut en tant que maire de Lyon, fonction qu’il a quitté en entrant au gouvernement après seize années de mandat. En parallèle, il assure avoir perçu une indemnité de 66.374 euros brut (5.531 euros/mois) en tant que sénateur du Rhône, montant inférieur à ce qu’est censé gagner un élu de la haute Assemblée. Selon le site du Sénat il aurait dû toucher 7.209 euros brut soit 5.423 euros net. Il est donc difficile d’établir avec certitude quelle était la rémunération précise de Gérard Collomb en 2016 d’autant que ce dernier assurait au début de l’année avoir été sanctionné par le Sénat pour absentéisme. Il disait alors devoir se contenter de 4.000 euros par mois pour vivre.

  • Agnès Buzyn: 7.845 euros net/mois

La ministre des Solidarités et de la Santé est médecin hématologue de formation, professeur des universités et praticienne hospitalière. Au moment de sa nomination au gouvernement, elle était présidente de la Haute autorité de santé, fonction qu’elle occupait depuis mars 2016. À ce titre, elle a déclaré un revenu annuel de 66.146 euros net, montant auquel s’ajoutent ses revenus de présidente de l’Inca (Institut national du cancer) de 19.474 euros sur 2016 et deux mois de salaire de son ancien poste de professeur à l’Université Pierre et Marie Curie. En tant que médecin, elle avait mis fin à ses fonctions rémunérées auprès des laboratoires pharmaceutiques dès mars 2011, avant d’être nommée à l’Inca.

  • Bruno Le Maire: 6.136 euros net/mois + 19.551 (droits d’auteur sur l’année)

Le ministre de l’Économie et des Finances touchait l’année dernière 23.306 euros de salaire annuel en tant que professeur à la Fondation des sciences politiques, son indemnité de député de l’Eure (50.328 euros par an), et enfin les droits d’auteurs sur les onze livres qu’il a écrit sur la politique et la musique (19.551 euros en 2016).

  • Frédérique Vidal: 7.660 euros net/mois

La ministre de l’Enseignement supérieur, ex-spécialiste de la génétique moléculaire à l’Université Sophia Antipolis, a perçu, l’an passé, 91.929 euros annuels, dont la majeure partie vient de son salaire en tant que professeur de l’Université de Nice (82.954), le reste venant de mission de recherche et de conseil pour des institutions russes.

  • Gérald Darmanin: 7.577 euros net/mois

En 2016, le ministre de l’Action et des Comptes publics émargeait à près de 43.594 euros par an comme Maire de Tourcoing, 28.835 comme vice-président du Conseil régional, et encore 18.497 en tant que vice-président de la métropole.

  • Édouard Philippe : 6.130 euros net/mois

Le Premier ministre était loin d’être le mieux payé du gouvernement Macron avant d’y entrer. En accédant à Matignon, il fait même partie des membres du gouvernement qui auront vu leur pouvoir d’achat progresser le plus. En tant que chef du gouvernement, il touche en effet 14.910 euros brut, soit près de 12.800 euros net, soit un doublement de sa rémunération mensuelle.

Édouard Philippe déclare avoir touché en 2016 moins de 4.000 euros par mois en tant que député de Seine-Maritime, 1.700 euros par mois comme président de la Communauté de l’agglomération havraise, et seulement 471 euros par mois comme maire du Havre. Cette dernière indemnité, assez dérisoire, s’explique par le fait que les indemnités des élus exerçant plusieurs mandats sont plafonnées. La somme maximale qu’ils peuvent toucher a été portée le 1er février 2017 à 8.371,59 euros par mois net.

  • Laura Flessel : 5.599 euros net/mois

La ministre des Sports et ex-championne d’escrime multi-médaillée aux Jeux Olympiques touchait 5.600 euros par mois en 2016, en tant que gérante de la société qu’elle a fondé, Flessel&Co, qui gère ses droits à l’image.

  • Annick Girardin : 5.243 net/mois

En 2016, l’actuelle ministre des Outre-mer officiait déjà dans le gouvernement Valls sous Hollande, comme secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie jusqu’en février 2017, puis comme ministre de la Fonction publique. Elle déclare avoir perçu l’année dernière presque 62.925 euros. Un montant inférieur au salaire normal d’un ministre. Étrange? « Pas vraiment » répond René Dosière: « En tant qu’ancienne député, elle a pu continuer à cotiser au régime des retraites des parlementaires, ce qui expliquerait la différence avec sa rémunération brute ».

Foot fric PSG : après 220 millions pour Neymar, 150 pour MBappé

Foot fric PSG : après 220 millions pour Neymar, 150 pour MBappé

Sportivement l’éventuelle venue de MBappé au PSG constitue évidemment une attraction et un atout considérable pour le club parisien qui pourrait alors  devenir réellement un candidat sérieux pour le titre de champion en Europe. Reste que les sommes dépensées acquérir aussi bien Neymar que MBappé  sont complètement démentielles. Le Qatar qui finance le club peut se permettre de telles les acquisitions surtout en prévision de l’organisation de la coupe du monde dans son pays. Le Qatar assimilé au PSG bénéficie ainsi d’une bonne image sportive au plan mondial. En outre dans le contexte actuel de tension entre plusieurs pays arabes qui veulent isoler le Qatar, l’effet médiatique du football permet de réinsérer le Qatar dans la communauté internationale. Le PSG ne risque pas le déficit dans la mesure où ils bénéficient du soutien financier du Qatar qui passe aussi des contrats avec les joueurs vedettes pour redorer une image entachée par les liens avec certaines organisations terroristes.  Les dirigeants du PSG sont des businessmen qui savent équilibrer leur dépense par des recettes liées précisément à l’impact médiatique de leurs joueurs vedettes (Marchandising, droits télé, sponsors etc.). . À titre indicatif , selon un rapport de la direction nationale de contrôle de gestion (DNCG) qui agit comme gendarme financier du ballon rond dans l’Hexagone, le PSG avait généré 149 millions d’euros de revenus de sponsoring lors de la saison 2015-2016, la dernière de Zlatan Ibrahimovic en Ligue 1. Avec Neymar et e on peut espérer au moins le double de ce revenu. Pour autant ces sommes sont évidemment complètement folles même si elles sont amorties par les droits télés, le marchand désigne et le sponsoring. En outre le prix des places dans la plupart des grands clubs européens devient finalement difficilement accessibles pour certains.

Après le Brexit, croissance en baisse, inflation en hausse (Banque d’Angleterre)

Après le Brexit, croissance en baisse, inflation en hausse (Banque d’Angleterre)

Hausse des taux, montée de l’inflation et croissance en baisse pour l’économie britannique : l’inverse des tendances de la zone euro.  Confrontés aux incertitudes sur les conséquences du Brexit pour l’économie britannique, les responsables monétaires de la BoE ont voté à une majorité de six voix contre deux en faveur du maintien du taux d’intervention à 0,25%, confirmant les attentes des économistes malgré un léger suspens sur les marchés. En effet, le dernier vote, lors de la réunion de juin, était très serré avec trois voix contre cinq en faveur du statu quo.  En outre, la banque centrale britannique n’a pas non plus modifié son programme de rachats d’actifs et a dit que son programme de soutien au crédit prendrait fin comme cela était prévu en février 2018. Alors que l’inflation dépasse l’objectif de 2% et que la croissance ralentit, la BoE a réitéré son message sur une possible hausse de taux.  La BoE table désormais sur une croissance de 1,7% cette année contre 1,9% en mai. Pour 2018, elle s’attend à une croissance de 1,6% contre 1,7% précédemment. La prévision pour 2019 est restée inchangée à 1,8%. Les principaux indicateurs économiques par contre  s’améliorent en zone euro. Croissance, emploi et inflation sont dans le vert. L’accélération de l’activité économique se confirme donc  dans la zone euro, avec un reflux du chômage qui est revenu à 9,1 % en juin, au plus bas depuis février 2009, selon les données publiées lundi par Eurostat. L’institut européen des statistiques signale également que l’inflation s’est stabilisée à 1,3 % en juillet (par rapport au même mois de 2016). Le produit intérieur brut (PIB) des pays ayant opté pour la monnaie unique a progressé de 0,6% sur la période avril-juin, un chiffre conforme au consensus Reuters. Par rapport au premier trimestre de l’an dernier, la croissance est estimée à 2,1%, ce qui est là encore conforme au consensus. Eurostat a révisé en légère baisse la croissance du premier trimestre à +0,5% contre +0,6% précédemment annoncé. En revanche, la croissance annuelle a été confirmée à 1,9%. En rythme annualisé, la croissance au deuxième trimestre ressort à 2,3% après 2% au premier trimestre. L’accélération de la croissance confirme la solide reprise économique de la zone euro, dont le taux de chômage, paru lundi, a été en juin le plus bas depuis 2009. Une économie en meilleure santé devrait inciter la Banque centrale européenne (BCE) à lancer le dénouement progressif de sa politique monétaire ultra-accommodante cet automne, en dépit d’un taux d’inflation stable de 1,3% en juillet, en deçà de son objectif d’une hausse des prix inférieure, mais proche des 2%. En France la reprise paraît un peu plus lente mais les derniers chiffres connus permettent maintenant d’être plus optimiste. Avec uen perspective de croissance de 2% en 2017 au lieu de 1,6%.

 

Accès à l’emploi après formation en baisse (Pole emploi)

Accès à l’emploi après formation en baisse (Pole emploi)

On se souvient que le dernier gouvernement avait largement encouragé la mise en formation de chômeurs dans le but sans doute de faciliter leur réinsertion sociale mais tout autant de peser sur les chiffres du chômage. Pour preuve seulement un peu plus de la moitié des chômeurs formés retrouve un emploi. En cause évidemment une croissance trop faiblarde pour peser de manière significative sur les offres d’emploi  mais aussi parfois des formations relativement peu qualifiantes et pas forcément adaptées aux réalités du marché. Pôle emploi a en effet constaté une baisse sensible des taux d’accès à l’emploi après une formation, selon des chiffres consultés jeudi par l’AFP, une tendance qui coïncide avec la mise en place du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi. Entre janvier et mai 2017, six mois après une formation financée ou rémunérée par Pôle emploi, 54,9% des bénéficiaires ont accédé à un emploi, 28,3% à un emploi durable (CDI ou contrat de plus de six mois), selon un tableau de bord présenté mercredi au conseil d’administration de l’opérateur. Ces taux sont respectivement en baisse de 3,5 et 2,1 points sur un an.

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