Archive pour le Tag 'Après'

Après la Covid, la variole du singe en Europe

Après la Covid,  la variole du singe en Europe

 

Déjà 4500 cas confirmés de variole du singe en Europe et le nombre deux cas a été multipliés par trois en 15 jours.

Dans un communiqué, le directeur régional de L’OMS a appelé les pays européens à « augmenter leurs efforts dans les prochaines semaines et mois pour éviter que la variole du singe ne s’installe dans une zone géographique plus grande », alors que l’Europe compte désormais plus de 4500 cas confirmés en laboratoire, soit 90% des cas enregistrés dans le monde depuis la mi-mai.

Cela correspond à 90% des cas enregistrés dans le monde depuis la mi-mai, lorsque cette maladie jusque là endémique seulement dans une dizaine de pays d’Afrique a commencé à se multiplier en Europe.

Epicentre de cette nouvelle contagion, l’Europe compte désormais 31 pays ou territoires ayant rapporté des cas de variole du singe.

 Les experts de l’OMS avaient considéré samedi la flambée des cas comme une menace sanitaire dont l’évolution était très inquiétante, mais sans atteindre pour le moment le stade d’une urgence sanitaire mondiale.

 

Après les législatives, le retour à la IVe République

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Les résultats des législatives confirment l’éclatement des forces politiques en trois groupes particulièrement inconciliables. Du coup Macron pourrait être réduit à passer son temps à trouver d’impossibles majorités sur chaque texte à l’Assemblée nationale.

 

 

Inévitablement tout cela finira par une motion de censure et par une dissolution. La France installe donc dans une situation politique très instable au moment de grands enjeux sont à prendre en compte en particulier l’explosion de l’inflation, la crise sanitaire qui est loin d’être terminée, et les questions récurrentes concernant la santé, l’école, le climat  ou encore la sécurité. Sans parler évidemment de la situation financière très précaire.

Finalement une sorte de retour à la IVe République qui consistera régulièrement à débaucher certains leaders  (une pratique constante chez Macron) et à trouver des alliances de circonstance après marchandage. Le second septennat de Macron pourrait dégager un certain parfum de IVe République avec à la fois son inefficacité et ses compromissions fragiles et temporaires. 

Après les législatives, un pays impossible à gouverner ( Jérôme Fourquet)

Après les législatives, un pays impossible à gouverner ( Jérôme Fourquet)

 Poussée de l’extrême gauche, anti-macronisme, hausse des prix… Quand il ne choisit pas l’abstention, l’électeur vote majoritairement pour les partis qui garantissent une dépense publique élevée et transforment l’État en guichet d’aides en tout genre, décrypte l’essayiste.

Avec L’Archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée (Seuil), publié en 2019, puis La France sous nos yeux. Économie, paysages, nouveaux modes de vie (Le Seuil), coécrit avec Jean-Laurent Cassely et publié l’année dernière, Jérôme Fourquet est devenu le plus lu des analystes contemporains de la dissolution du lien politique. Le directeur du département Opinion de l’Ifop regarde la carte de France des élections, scrutin après scrutin. Elle confirme à chaque fois la fragmentation des forces politiques et la montée de l’abstention. Même les blocs auxquels chacun se réfère par commodité ne sont que des coalitions fragiles autour d’un chef plus que d’un parti.

 

 

Après l’Ukraine , un nouvel ordre mondial ?

Après l’Ukraine , un nouvel ordre mondial ?

L’invasion de l’Ukraine par la Russie révèle au grand jour la nouvelle donne des relations internationales. Elle met à mal le libéralisme, vu comme une panacée depuis la chute du rideau de fer. Par Arthur Silve, Université Laval et Jonathan Paquin, Université Laval.

 

L’invasion russe de l’Ukraine par la Russie a été un réveil brutal pour les défenseurs du libéralisme.

Elle a remis en cause certaines idées reçues et a révélé la fragilité de l’ordre international libéral. Depuis la chute du rideau de fer, en 1989, on pouvait avoir l’illusion d’un ordre mondial guidé par les simples motivations économiques, libéré des guerres et des rivalités militaires entre grandes puissances.

Un ordre au sein duquel les gains économiques et la protection mutuelle étaient garantis par le droit, l’autodétermination des peuples et la résolution pacifique des conflits. Le commerce international, l’investissement transfrontalier, l’établissement des « chaînes de valeur globales », les traités de libre-échange de plus en plus larges, étaient certes motivés par une quête de prospérité individuelle et collective. Ils devaient cependant aussi avoir pour effet de créer des dépendances mutuelles et ainsi empêcher ou atténuer les conflits, et favoriser la diffusion des valeurs occidentales.

Cette interdépendance complexe devait agir comme une force stabilisatrice dans les rapports internationaux puisque la croissance économique et la sécurité des États étaient inextricablement liées. Dans un tel ordre international, pouvait-on croire, la violence est maîtrisée, les guerres interétatiques sont rares et l’invasion, en particulier, d’un État par un autre, a peu de sens.

Or, l’invasion de l’Ukraine par la Russie révèle au grand jour, comme par un glissement tectonique, la nouvelle donne des relations internationales. C’est la plus grande attaque militaire conventionnelle depuis la Seconde Guerre mondiale, et c’est la plus importante remise en cause de l’ordre libéral qui régit les relations internationales depuis l’effondrement de l’Union soviétique.

Professeurs à la Faculté de Sciences sociales de l’Université Laval, et tous deux membres de l’École Supérieure d’Études internationales, nos recherches portent sur la dimension stratégique des relations internationales et sur les aspects politiques du développement économique.

Cette invasion, toutefois, n’est pas le premier signe des difficultés rencontrées par l’ordre international libéral.

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, la paralysie croissance des organisations internationales, comme l’OMC, le populisme qui gangrène le bon fonctionnement des institutions internationales, et la croissance significative des budgets de la défense dans de très nombreux pays, nous rappellent que la méfiance, voire la violence, des rapports interétatiques ne sont pas soudainement réapparus avec la guerre en Ukraine.

Ces tendances malheureuses nous rappellent que l’impact de la mondialisation du libéralisme n’a pas fait que des heureux.

Cet ordre était pourtant accompagné d’une narration venue de l’Occident, fondée sur les bienfaits du libéralisme dans les domaines économiques, sociaux, politiques, et culturels. De fait, notre génération, éduquée après la chute du mur de Berlin et du rideau de fer, a du mal à raisonner hors du cadre libéral, à imaginer à quoi ressemble une société fondée sur d’autres principes organisateurs.

Le libéralisme économique, qui repose sur l’idée que la demande doit être l’arbitre ultime des innovations utiles, est probablement le système d’organisation de la production qui a le mieux permis de faire progresser la santé humaine, l’éducation, et la satisfaction de nos besoins matériels. Le libéralisme politique, pour sa part, en soumettant nos dirigeants à la sanction régulière du vote et de l’alternance au pouvoir, était censé les obliger à prendre des décisions dans l’intérêt du plus grand nombre, les empêcher de se laisser capturer par de grands intérêts économiques. Enfin, le libéralisme culturel comptait sur une sélection naturelle sur le grand marché des idées, considérablement élargi avec l’arrivée des réseaux sociaux.

La multiplication des crises financières dans les pays en développement dans les années 1990 témoigne des dangers d’une libéralisation trop rapide. La démocratie sacrifie trop souvent aux intérêts économiques des plus riches, peut-être à cause de la socialisation de nos élites politiques et économiques dans les mêmes écoles, peut-être parce que ce sont les mêmes individus qui prennent des postes de décision successivement dans les secteurs publics et privés, peut-être à cause du financement privé des campagnes électorales.

De même, nous nous sommes progressivement rendu compte que le débat d’idées n’était jamais totalement dénué de biais. Par exemple, nous savions que les règles de fonctionnement des médias sociaux étaient propices à être manipulées, par les grandes marques, par les « influenceurs », par les « usines à trolls », et même par certains candidats politiques dans les démocraties occidentales.

Les critiques de l’ordre libéral viennent aussi de l’extérieur. Certaines idéologies radicales, menacées par le succès de l’idéologie libérale, se sont ainsi mobilisées, utilisant les méthodes du terrorisme et de la répression politique pour la combattre. Il est tristement ironique de constater que les sources de cette critique n’admettraient, elles, aucune remise en question, et ne sont capables d’aucune autocritique.

Au-delà de ces critiques et de l’invasion de l’Ukraine, les difficultés que rencontre l’ordre libéral se rapportent à une même cause : les changements dans la distribution de la puissance dans le système international.

D’un côté, la puissance américaine a permis une diminution du nombre de guerres interétatiques depuis 30 ans. De l’autre, difficile de ne pas voir dans l’invasion de l’Irak en 2003 une démonstration que cette puissance américaine restait avant tout au service de la poursuite de ses intérêts matériels.

Or, depuis la crise économique et financière de 2008, de nombreux ouvrages alimentent le débat sur le déclin présumé de la puissance américaine. Premier constat, cette crise a affaibli l’économie américaine. Les déficits fiscaux ont forcé Washington à réduire ses dépenses et à amorcer un retrait relatif dans le domaine de la gestion des crises internationales, une situation qui tranche avec les interventions passées au Kosovo, en Afghanistan et en Irak.

Deuxième constat, la multiplication des pôles de puissance économiques et politiques a rendu les courants d’influence plus diffus dans le système international. Des pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) font valoir leurs intérêts avec plus d’insistance dans leurs relations bilatérales et au sein les forums internationaux.

Troisième constat, les bouleversements observés sont causés par la croissance fulgurante de l’économie chinoise et son affirmation militaire dans la région Asie-Pacifique.

Ces multiples tensions géopolitiques se traduisent par une opposition de plus en plus assumée par certains dirigeants autoritaires à l’ordre libéral. Même si, au fond, la crise ukrainienne a démontré que le leadership américain est encore bel et bien efficace, clairement, sa légitimité morale est de plus en plus contestée.

Et de fait, nombreux sont ceux qui aujourd’hui annoncent un nouvel ordre mondial « réaliste », défini par les rapports de puissance et le jeu à somme nulle.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie marque un tournant vers un monde de concurrence entre les grandes puissances du monde. L’idée d’intérêt national défini en termes de sécurité et de puissance, plutôt qu’en termes de coopération et de croissance, regagnerait l’importance qu’elle avait au XIXe siècle pour justifier les grandes guerres entre les nations européennes ainsi que la colonisation.

Ce nouvel ordre mondial n’est toutefois pas une fatalité. Les prochaines décennies ne sont pas forcément vouées à opposer l’Occident et la Chine (le prestige international de la Russie semblant à ce stade irrémédiablement diminué).

Les conflits, froids ou chauds, coûtent très cher. Chacun a intérêt à éviter les destructions massives qu’un conflit armé occasionne, tant en vies humaines qu’en équipement. La décision prise par Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine nous donne quelques pistes de réflexion pour tenter de prévenir de telles guerres à l’avenir.

Les leçons de la guerre en Ukraine

  • 1) Les grandes puissances doivent apprendre à mieux communiquer entre elles sur leurs capacités et sur leurs ambitions respectives.

Plus facile à dire qu’à faire, dans un monde où l’information et les déclarations politiques peuvent être manipulées à des fins stratégiques. Il reste que deux dirigeants de pays ennemis qui disposent d’informations différentes, ou bien qui lisent ces informations selon deux grilles de lecture incompatibles, mènent presque inévitablement à un désastre.

Il n’y a pas de meilleure démonstration de la difficulté de communiquer clairement que le piètre usage des fameuses « lignes rouges » : entre la ligne rouge établie par Barack Obama quant à l’utilisation des armes chimiques, franchie sans vergogne et sans conséquences par Bachar Al-Assad en Syrie à partir de 2013, et le refus de Joe Biden d’établir la moindre ligne rouge lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Dans les deux cas, les conséquences d’une si mauvaise communication sont désastreuses.

  • 2) Les États menacés d’un déclassement rapide sont les plus susceptibles de déclencher un conflit armé

Cette constatation a été faite à l’époque par les tenants de la théorie de la transition de puissance et demeure manifestement d’actualité avec l’invasion russe de l’Ukraine. Cette réalité pose la question plus générale de l’évolution rapide des rapports de force, et des guerres qui visent à empêcher aujourd’hui que demain un adversaire ne soit le plus puissant. C’est ce que l’on appelle parfois le « dilemme de sécurité » : un État qui s’arme pour se sécuriser lui-même devient un facteur d’instabilité globale. Dans une course à l’armement, il n’y a que des perdants. Une fois ceci établi, la grande inconnue devient celle de la réaction des États-Unis face à l’émergence de la Chine comme rivale dans les relations internationales.

  • 3) Les pays de l’OTAN ne pourront plus faire l’économie d’investir 2 % de leur PIB dans leurs forces armées.

Au cours de ces trente dernières années, peu de pays occidentaux ont assumé le coût de leur propre sécurité et ont accepté de jouer un rôle dans le maintien de l’ordre international. Dans le contexte actuel, il devient de plus en plus difficile de justifier que certains membres de l’alliance, dont le Canada, ne contribuent pas au moins à hauteur de leur poids économique. À cet égard, l’annonce faite en février dernier par le chancelier Olaf Scholz d’une croissance fulgurante du budget de la défense de l’Allemagne est un pas dans la bonne direction.

L’affaiblissement de l’ordre international libéral ne signifie pas forcément que l’Occident devra renoncer à ses bienfaits. Pour ceux d’entre nous qui espèrent encore bénéficier de la prospérité et de la liberté qu’il apporte, les trois leçons de modération ci-dessus sont cruciales. Elles peuvent faire en sorte que le XXIe siècle ne ressemble pas au 20e - ou pire.

_______

Par Arthur Silve, Professeur agrégé d’économie, Université Laval et Jonathan Paquin, Professeur titulaire au département de science politique de l’Université Laval, Université Laval

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Après l’Ukraine , un nouvel ordre mondial ?

Après l’Ukraine , un nouvel ordre mondial ?

 L’invasion de l’Ukraine par la Russie révèle  la nouvelle donne des relations internationales. Elle met à mal le libéralisme, vu comme une panacée depuis la chute du rideau de fer. Par Arthur Silve, Université Laval et Jonathan Paquin, Université Laval.

 

L’invasion russe de l’Ukraine par la Russie a été un réveil brutal pour les défenseurs du libéralisme.

Elle a remis en cause certaines idées reçues et a révélé la fragilité de l’ordre international libéral. Depuis la chute du rideau de fer, en 1989, on pouvait avoir l’illusion d’un ordre mondial guidé par les simples motivations économiques, libéré des guerres et des rivalités militaires entre grandes puissances.

Un ordre au sein duquel les gains économiques et la protection mutuelle étaient garantis par le droit, l’autodétermination des peuples et la résolution pacifique des conflits. Le commerce international, l’investissement transfrontalier, l’établissement des « chaînes de valeur globales », les traités de libre-échange de plus en plus larges, étaient certes motivés par une quête de prospérité individuelle et collective. Ils devaient cependant aussi avoir pour effet de créer des dépendances mutuelles et ainsi empêcher ou atténuer les conflits, et favoriser la diffusion des valeurs occidentales.

Cette interdépendance complexe devait agir comme une force stabilisatrice dans les rapports internationaux puisque la croissance économique et la sécurité des États étaient inextricablement liées. Dans un tel ordre international, pouvait-on croire, la violence est maîtrisée, les guerres interétatiques sont rares et l’invasion, en particulier, d’un État par un autre, a peu de sens.

Or, l’invasion de l’Ukraine par la Russie révèle au grand jour, comme par un glissement tectonique, la nouvelle donne des relations internationales. C’est la plus grande attaque militaire conventionnelle depuis la Seconde Guerre mondiale, et c’est la plus importante remise en cause de l’ordre libéral qui régit les relations internationales depuis l’effondrement de l’Union soviétique.

Professeurs à la Faculté de Sciences sociales de l’Université Laval, et tous deux membres de l’École Supérieure d’Études internationales, nos recherches portent sur la dimension stratégique des relations internationales et sur les aspects politiques du développement économique.

Cette invasion, toutefois, n’est pas le premier signe des difficultés rencontrées par l’ordre international libéral.

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, la paralysie croissance des organisations internationales, comme l’OMC, le populisme qui gangrène le bon fonctionnement des institutions internationales, et la croissance significative des budgets de la défense dans de très nombreux pays, nous rappellent que la méfiance, voire la violence, des rapports interétatiques ne sont pas soudainement réapparus avec la guerre en Ukraine.

Ces tendances malheureuses nous rappellent que l’impact de la mondialisation du libéralisme n’a pas fait que des heureux.

Cet ordre était pourtant accompagné d’une narration venue de l’Occident, fondée sur les bienfaits du libéralisme dans les domaines économiques, sociaux, politiques, et culturels. De fait, notre génération, éduquée après la chute du mur de Berlin et du rideau de fer, a du mal à raisonner hors du cadre libéral, à imaginer à quoi ressemble une société fondée sur d’autres principes organisateurs.

Le libéralisme économique, qui repose sur l’idée que la demande doit être l’arbitre ultime des innovations utiles, est probablement le système d’organisation de la production qui a le mieux permis de faire progresser la santé humaine, l’éducation, et la satisfaction de nos besoins matériels. Le libéralisme politique, pour sa part, en soumettant nos dirigeants à la sanction régulière du vote et de l’alternance au pouvoir, était censé les obliger à prendre des décisions dans l’intérêt du plus grand nombre, les empêcher de se laisser capturer par de grands intérêts économiques. Enfin, le libéralisme culturel comptait sur une sélection naturelle sur le grand marché des idées, considérablement élargi avec l’arrivée des réseaux sociaux.

La multiplication des crises financières dans les pays en développement dans les années 1990 témoigne des dangers d’une libéralisation trop rapide. La démocratie sacrifie trop souvent aux intérêts économiques des plus riches, peut-être à cause de la socialisation de nos élites politiques et économiques dans les mêmes écoles, peut-être parce que ce sont les mêmes individus qui prennent des postes de décision successivement dans les secteurs publics et privés, peut-être à cause du financement privé des campagnes électorales.

De même, nous nous sommes progressivement rendu compte que le débat d’idées n’était jamais totalement dénué de biais. Par exemple, nous savions que les règles de fonctionnement des médias sociaux étaient propices à être manipulées, par les grandes marques, par les « influenceurs », par les « usines à trolls », et même par certains candidats politiques dans les démocraties occidentales.

Les critiques de l’ordre libéral viennent aussi de l’extérieur. Certaines idéologies radicales, menacées par le succès de l’idéologie libérale, se sont ainsi mobilisées, utilisant les méthodes du terrorisme et de la répression politique pour la combattre. Il est tristement ironique de constater que les sources de cette critique n’admettraient, elles, aucune remise en question, et ne sont capables d’aucune autocritique.

Au-delà de ces critiques et de l’invasion de l’Ukraine, les difficultés que rencontre l’ordre libéral se rapportent à une même cause : les changements dans la distribution de la puissance dans le système international.

D’un côté, la puissance américaine a permis une diminution du nombre de guerres interétatiques depuis 30 ans. De l’autre, difficile de ne pas voir dans l’invasion de l’Irak en 2003 une démonstration que cette puissance américaine restait avant tout au service de la poursuite de ses intérêts matériels.

Or, depuis la crise économique et financière de 2008, de nombreux ouvrages alimentent le débat sur le déclin présumé de la puissance américaine. Premier constat, cette crise a affaibli l’économie américaine. Les déficits fiscaux ont forcé Washington à réduire ses dépenses et à amorcer un retrait relatif dans le domaine de la gestion des crises internationales, une situation qui tranche avec les interventions passées au Kosovo, en Afghanistan et en Irak.

Deuxième constat, la multiplication des pôles de puissance économiques et politiques a rendu les courants d’influence plus diffus dans le système international. Des pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) font valoir leurs intérêts avec plus d’insistance dans leurs relations bilatérales et au sein les forums internationaux.

Troisième constat, les bouleversements observés sont causés par la croissance fulgurante de l’économie chinoise et son affirmation militaire dans la région Asie-Pacifique.

Ces multiples tensions géopolitiques se traduisent par une opposition de plus en plus assumée par certains dirigeants autoritaires à l’ordre libéral. Même si, au fond, la crise ukrainienne a démontré que le leadership américain est encore bel et bien efficace, clairement, sa légitimité morale est de plus en plus contestée.

Et de fait, nombreux sont ceux qui aujourd’hui annoncent un nouvel ordre mondial « réaliste », défini par les rapports de puissance et le jeu à somme nulle.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie marque un tournant vers un monde de concurrence entre les grandes puissances du monde. L’idée d’intérêt national défini en termes de sécurité et de puissance, plutôt qu’en termes de coopération et de croissance, regagnerait l’importance qu’elle avait au XIXe siècle pour justifier les grandes guerres entre les nations européennes ainsi que la colonisation.

Ce nouvel ordre mondial n’est toutefois pas une fatalité. Les prochaines décennies ne sont pas forcément vouées à opposer l’Occident et la Chine (le prestige international de la Russie semblant à ce stade irrémédiablement diminué).

Les conflits, froids ou chauds, coûtent très cher. Chacun a intérêt à éviter les destructions massives qu’un conflit armé occasionne, tant en vies humaines qu’en équipement. La décision prise par Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine nous donne quelques pistes de réflexion pour tenter de prévenir de telles guerres à l’avenir.

Les leçons de la guerre en Ukraine

  • 1) Les grandes puissances doivent apprendre à mieux communiquer entre elles sur leurs capacités et sur leurs ambitions respectives.

Plus facile à dire qu’à faire, dans un monde où l’information et les déclarations politiques peuvent être manipulées à des fins stratégiques. Il reste que deux dirigeants de pays ennemis qui disposent d’informations différentes, ou bien qui lisent ces informations selon deux grilles de lecture incompatibles, mènent presque inévitablement à un désastre.

Il n’y a pas de meilleure démonstration de la difficulté de communiquer clairement que le piètre usage des fameuses « lignes rouges » : entre la ligne rouge établie par Barack Obama quant à l’utilisation des armes chimiques, franchie sans vergogne et sans conséquences par Bachar Al-Assad en Syrie à partir de 2013, et le refus de Joe Biden d’établir la moindre ligne rouge lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Dans les deux cas, les conséquences d’une si mauvaise communication sont désastreuses.

  • 2) Les États menacés d’un déclassement rapide sont les plus susceptibles de déclencher un conflit armé

Cette constatation a été faite à l’époque par les tenants de la théorie de la transition de puissance et demeure manifestement d’actualité avec l’invasion russe de l’Ukraine. Cette réalité pose la question plus générale de l’évolution rapide des rapports de force, et des guerres qui visent à empêcher aujourd’hui que demain un adversaire ne soit le plus puissant. C’est ce que l’on appelle parfois le « dilemme de sécurité » : un État qui s’arme pour se sécuriser lui-même devient un facteur d’instabilité globale. Dans une course à l’armement, il n’y a que des perdants. Une fois ceci établi, la grande inconnue devient celle de la réaction des États-Unis face à l’émergence de la Chine comme rivale dans les relations internationales.

  • 3) Les pays de l’OTAN ne pourront plus faire l’économie d’investir 2 % de leur PIB dans leurs forces armées.

Au cours de ces trente dernières années, peu de pays occidentaux ont assumé le coût de leur propre sécurité et ont accepté de jouer un rôle dans le maintien de l’ordre international. Dans le contexte actuel, il devient de plus en plus difficile de justifier que certains membres de l’alliance, dont le Canada, ne contribuent pas au moins à hauteur de leur poids économique. À cet égard, l’annonce faite en février dernier par le chancelier Olaf Scholz d’une croissance fulgurante du budget de la défense de l’Allemagne est un pas dans la bonne direction.

L’affaiblissement de l’ordre international libéral ne signifie pas forcément que l’Occident devra renoncer à ses bienfaits. Pour ceux d’entre nous qui espèrent encore bénéficier de la prospérité et de la liberté qu’il apporte, les trois leçons de modération ci-dessus sont cruciales. Elles peuvent faire en sorte que le XXIe siècle ne ressemble pas au 20e - ou pire.

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Par Arthur Silve, Professeur agrégé d’économie, Université Laval et Jonathan Paquin, Professeur titulaire au département de science politique de l’Université Laval, Université Laval

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Le retour à la proportionnelle et à la IVe République ?

Le retour à la proportionnelle et à la IVe République ?

D’une certaine manière c’est ce que propose un article du Monde qui s’inquiète de l’insuffisance de représentation des partis contestataires. Le journal Le Monde fait l’impasse sur le fait que la France s’appuie sur un régime présidentiel et non sur un régime parlementaire comme  sous la IVe République. En outre, la représentation politique après les élections présidentielles va elle aussi se transformer rendant plus cohérente la représentation nationale et la présence politique locale.La crise démocratique évoquée par l’article du « Monde » est sans doute autrement plus complexe et plus profond eque la répartition de sièges dans la représentation nationale

Alors que les partis LR et PS restent bien représentés malgré un poids électoral réel minime, les partis dits « contestataires » ne disposent pas de la visibilité en rapport avec leurs scores électoraux.

 

La quasi-disparition des deux grandes formations politiques qui s’étaient partagé l’alternance au cours des quarante dernières années restera comme l’un des faits majeurs du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 10 avril. Le Parti socialiste (PS), qui avait entamé sa descente aux enfers il y a cinq ans, l’achève avec le score historiquement bas d’Anne Hidalgo (1,75 %). La maire de Paris se retrouve en dixième position, deux rangs derrière son concurrent communiste, Fabien Roussel.Avec un léger décalage dans le temps, Les Républicains (LR) enregistrent à leur tour une spectaculaire dégringolade qui compromet leurs chances de rebond. Avec 4,78 % des suffrages exprimés, Valérie Pécresse réalise le plus mauvais score de la droite républicaine sous la Ve République, 15 points en dessous de celui de François Fillon, en 2017. La candidate éconduite se voit dans l’obligation de lancer une souscription pour tenter de rembourser l’emprunt personnel qu’elle a levé pour faire campagne.

Le décalage entre ce que ces deux partis prétendaient représenter et leur poids électoral réel incite à s’interroger sur les limites du système représentatif actuel : certes, LR et le PS tiennent encore les régions. Ils restent localement bien implantés, mais, sur le plan national, ils sont devenus des coquilles vides sans leader, ni projet, ni stratégie.

LR n’en compte pas moins une centaine de députés dans l’Assemblée nationale sortante, et le Parti socialiste a pu constituer en 2017, avec les apparentés, un groupe de 28 députés, plus nombreux que celui de La France insoumise (17 élus). Le Rassemblement national n’a quant à lui que 8 élus, qui siègent chez les non-inscrits, faute de pouvoir constituer son propre groupe. Ces deux partis pèsent pourtant aujourd’hui chacun plus de 20 % des suffrages exprimés.

Certes, tout va changer dans la prochaine Assemblée qui sera élue en juin, mais, loin de corriger ces distorsions, le fait majoritaire risque de les aggraver. Pour passer le cap du second tour, il faut recueillir 12,5 % des voix des inscrits, ce qui équivaut à 25 % des suffrages exprimés si l’abstention est de l’ordre de 50 %. La barre est tellement haute que les prétendants vont chercher à se mettre sous la protection des gagnants. La nouvelle majorité risque d’être obèse, l’opposition réduite à la portion congrue.

En parallèle à la chute de LR et du PS, la montée des partis dits « contestataires », pratiquement continue depuis 1988, est une autre forme d’alerte. Toutes tendances confondues, ceux-ci pèsent aujourd’hui plus de 50 % des suffrages exprimés sans disposer de la visibilité en rapport avec leur poids. Cette distorsion nourrit un fort ressentiment chez une partie des électeurs qui ont l’impression d’être devenus invisibles.

Le fonctionnement insatisfaisant de la vie démocratique n’est pas une problématique nouvelle. Le sujet est évoqué à chaque nouveau quinquennat mais le soufflé retombe vite, face aux autres urgences à résoudre et au manque de consensus sur la direction à suivre. Cette fois, il est urgent de s’y pencher collectivement et d’examiner un panel de solutions qui, de la proportionnelle aux conventions citoyennes en passant par les consultations, doivent viser à réimpliquer les citoyens. Si ce travail n’est pas entrepris, les tensions risquent de monter d’un cran.

Le Monde

Marchés financiers : Après l’espoir le désenchantement

Marchés financiers : Après l’espoir le désenchantement

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La fin espérée de la crise sanitaire et la reprise économique ont nourri des espoirs de rendement significatif sur les marchés financiers. Toutefois la situation en Ukraine remet en cause bien des certitudes et les espérances de rentabilité.( Un article de la Tribune, Karl Eychenne)

Nul ne sait comment évoluera le conflit ukrainien dans les jours qui viennent, quel sera l’impact des sanctions économiques dans les mois qui suivront, et où finira l’inflation en fin d’année. Par contre, il existe quelques certitudes, 4 précisément.

Première certitude : le pouvoir d’achat du consommateur va souffrir, de plus en plus. Les tensions en cours sur les prix de certaines matières premières n’ont plus rien à avoir avec la pandémie, mais sont liées au conflit ukrainien et sont bien parties pour durer. +30% de hausse du prix du pétrole depuis le début de l’année, +40% pour le blé, et +50% pour le prix du gaz… Les efforts gouvernementaux pour limiter la casse sont toujours les bienvenus, mais tellement dérisoire face à au choc subi.

Deuxième certitude : les marges des entreprises vont aussi souffrir. La facture s’annonce salée avec d’une part la hausse du coût des « inputs » liée aux tensions des prix de l’énergie notamment, et de l’autre la hausse du coût du capital liée à la remontée des taux d’intérêt. Un seul secteur devrait tirer son épingle du jeu : l’énergie évidemment. Mais le reste des entreprises devra faire l’effort, et au besoin couper dans les embauches et l’investissement. Les analystes prévoient encore 10% de bénéfices en 2022. Ils rêvent.

Troisième certitude : la Banque Centrale européenne va durcir de plus en plus son message, anticipant une politique monétaire de plus en plus restrictive. Bon, il ne faut pas pousser non plus : on devrait plutôt parler de politique de moins en moins accommodante. En effet, rappelons quand même que les taux d’intérêt directeurs sont à 0%, et l’inflation à près de 7%. Avant que la politique monétaire ne devienne restrictive, il faudra passer un long moment à priori, et de nombreux comités de la Banque Centrale.

Quatrième certitude : les politiques budgétaires ne vont plus pouvoir financer les prochaines crises aussi facilement. Le quoi qu’il en coûte ne coûte toujours pas grand-chose malgré les tensions sur les taux d’intérêt. Mais il coûte un peu plus quand même, et il pourrait coûter bien davantage encore si les taux continuent de monter. Et il ne faut plus compter sur la Banque Centrale européenne (BCE) pour limiter la casse. En effet, la dette publique sera bientôt persona non grata dans le bilan de la BCE. Fini la création de monnaie pour financer la politique de l’État. L’inflation a rappelé à la BCE ses premiers devoirs.

L’investisseur n’a pas besoin qu’on lui fasse un dessin. Il comprend très vite que ces 4 certitudes ne promettent rien de bon sur les marchés financiers. Le tout sous réserve évidemment que le conflit ukrainien ne dégénère pas, car alors les perspectives seraient bien plus sombres encore pour l’investisseur.

Commençons par le pire : les marchés obligataires. Depuis le début de l’année, ils perdent près de 5%. La remontée des taux d’intérêt rend les obligations initialement achetées à des taux plus faibles de moins en moins intéressantes pour celui qui les détient. En effet, quel intérêt de détenir une obligation qui rémunère 0% par an, alors que celle émise plus récemment propose du 1%. Autant vendre maintenant avant que les taux ne montent davantage encore. Car si les taux ont commencé à monter à cause de l’inflation et de la BCE, on ne voit pas pourquoi ils s’arrêteraient en si bon chemin.

Puis il y a les marchés d’actions. Ils perdent près de 10% depuis le début de l’année. Mais les investisseurs ne désespèrent pas d’un rebond pour solder éventuellement l’année à près de 0%. Possible, mais de moins en moins probable. Il faudrait pour cela que les marges des entreprises résistent à la hausse des coûts, et que les valorisations des marchés (PER) résistent aux tensions sur les taux d’intérêt. Cela fait peut-être beaucoup. Certes, l’investisseur pourra toujours avancer le plus vieil argument du monde de la finance : après la pluie le beau temps, et saisir l’opportunité de prix bas. Mais bon.

Ceux qui sont censés faire mieux en termes de performances, ou moins en termes de risque, le tout afin d’améliorer le profil rendement – risque du portefeuille de l’investisseur. Hélas quand ça ne veut pas… Aujourd’hui, on serait bien en peine d’identifier une classe d’actif qui ait su tirer son épingle du jeu de la crise récente, et qui promette de faire aussi bien les jours prochains.

Certes, il y a le marché d’action américain qui fait bien mieux que le marché européen depuis le début de l’année. Mais on ne peut pas vraiment parler d’un actif alternatif qui s’émancipe du cycle économique mondial. D’une manière générale, tous les marchés d’actions se tiennent par la barbichette, au beta près, il s’agit d’une mesure de la sensibilité que chaque marché entretient avec tous les autres réunis.

Pas vraiment mieux, pas vraiment diversifiant. Tous entretiennent d’ailleurs des liens assez forts entre eux, et même avec les marchés d’actions. Bref, cela fait joli dans un portefeuille, on voyage, mais de là à améliorer le rendement – risque du portefeuille. On repassera.

Mouais. L’assurance contre l’inflation est clairement une bonne idée. Mais avec des taux d’intérêt réels négatifs, c’est déjà beaucoup moins intéressant. C’est un peu comme si vous n’étiez assuré que pour la moitié de vos biens. Certes, c’est toujours mieux que rien.

Il y aurait bien les matières premières, seule classe d’actif à réellement performer depuis le début de la crise Covid jusqu’au conflit ukrainien. Mais la règlementation est plutôt rétive à ce genre d’actifs dans le portefeuille de l’épargnant.

Pour les plus courageux ou les imprudents, il y a alors les actifs vraiment alternatifs. Ces actifs qui vous proposent des performances passées plutôt sympathiques, mais inversement corrélées aux performances futures. J’exagère, mais pas trop quand même. Il s’avère après coup qu’on est plus proche de la tontine : primes de risques alternatives, hedge funds quantitatifs, et autres boites noires, dans le même panier.

Enfin, on ne terminera pas sans parler des cryptomonnaies. Elles font toujours jaser. Sur le plan de la volatilité, on n’est pas déçu, il faut les reins solides. Sur le plan des performances, on est quand même un peu surpris. Depuis le début de la crise Covid, le Bitcoin par exemple est en hausse de près de 400%. Depuis le début de la crise ukrainienne +20%.

Fiscalité : Après la chasse aux piscines, la chasse aux jardins ou aux garages ?

Fiscalité : Après la chasse aux piscines, la chasse aux jardins ou aux garages ?

 

 

L’ingénierie fiscale ne connaît pas de limites puisque le service des impôts a décidé d’utiliser les techniques les plus sophistiquées pour aller détecter les piscines non déclarées. Des piscines qui sont désormais l’objet de taxes. Pour l’instant, il ne s’agit que des piscines fixes. Nul doute cependant que la technologie évoluant, les services fiscaux lanceront peut-être aussi la chasse aux piscines mobiles. Et pourquoi pas aussi aux jardin ou encore au garages. Il y a certainement encore des gisements de fiscalité à exploiter. Grâce aux outils satellitaires on pourrait même contrôler les déplacements des habitants dans leur jardin et leur imposer pourquoi pas aussi une taxe de mobilité.

Les  agents du fisc ont les yeux rivés sur les bassins privés: ils traquent sans pitié les piscines non déclarées pour le paiement de la taxe foncière. Des enquêtes faites désormais à l’aide d’un logiciel d’intelligence artificielle dont la fiabilité est mise en doute par des géomètres eux-mêmes.

Pour détecter automatiquement ces piscines non déclarées, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) développe en effet un outil en interne avec Google et la société Capgemini dans neuf départements pilotes: les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, l’Ardèche, le Rhône, la Haute-Savoie, le Morbihan, le Maine-et-Loire et la Vendée, depuis début 2021. L’objectif est de généraliser ce logiciel, dont le budget est chiffré à environ 24 millions d’euros selon les syndicats, à l’ensemble des départements d’ici l’automne 2022, sous réserve…

 

 

Après l’Ukraine, une plus grande dépendance européenne aux États-Unis

Après l’Ukraine, une plus grande dépendance européenne aux États-Unis

Tribune.

 

Le gendarme américain est de retour en Europe. Sous la double pression du Congrès américain et des alliés du flanc est de l’OTAN, l’administration Biden opère un recalibrage, sans précédent depuis la fin de la guerre froide, de la posture de défense des Etats-Unis en Europe. Le nombre de soldats des forces américaines déployées sur le continent est passé de 80 000 à 100 000 en deux mois, se rapprochant du niveau de 1997, quand les Etats-Unis et leurs alliés entamaient le processus d’élargissement de l’Alliance à l’est.

A titre de comparaison, en 1991, il y avait 305 000 militaires américains en Europe, dont 224 000 en Allemagne, selon les archives du Pentagone. Le nombre de troupes américaines a ensuite diminué de manière constante pour atteindre 64 000 en 2020. Washington n’a aucune intention ni volonté politique de revenir aux niveaux de 1991, et son objectif stratégique à moyen et long termes reste l’endiguement de la puissance chinoise. Mais la guerre en Ukraine l’oblige à « repivoter » partiellement vers l’Europe.

 

Pour les Européens, la guerre aura comme conséquence d’accroître leur dépendance militaire et énergétique à l’égard des Etats-Unis. Certes, l’Union européenne (UE) a pris des décisions importantes dans ces deux secteurs, avec l’augmentation des budgets de défense, la livraison d’armes létales à l’Ukraine via la « facilité européenne pour la paix » [un instrument financier doté de 5 milliards d’euros] et l’octroi par les pays membres de l’UE d’un mandat à la Commission européenne pour effectuer des achats de gaz groupés.

Mais l’ambition d’autonomie stratégique, qui a pourtant progressé chez un certain nombre de partenaires de la France, comme les Pays-Bas et la Finlande, est aujourd’hui supplantée par un appel des pays européens à la garantie de sécurité des Etats-Unis, à leur gaz naturel liquéfié et à leur industrie de défense. Ce réengagement des Etats-Unis en Europe s’accompagnera d’une forte pression américaine sur leurs alliés pour qu’ils contribuent davantage à la défense collective de leur territoire, tiennent leurs engagements – ce sera particulièrement vrai pour l’Allemagne – et s’alignent sur leur politique de fermeté à l’égard de la Chine.

La guerre en Ukraine redessine la géopolitique des alliances et montre aussi que la Russie n’est pas isolée à l’international. La démarche occidentale consistant à vouloir « briser » les alliances nouées par Moscou avec un certain nombre de pays sera plus beaucoup complexe, voire impossible, à réaliser.

Violences: Après la Corse, Le Front de Libération de la Bretagne !

Violences: Après la Corse, Le Front de Libération de la Bretagne ! 

 

 

Le moins que l’on puisse dire est que le bilan sécurité de Macron constitue une véritable catastrophe aussi bien concernant la grande criminalité, l’islamisme radical , la drogue dans les banlieues ou encore les violences dans certaines régions.

Ces déclarations sont assez surréalistes et irresponsables, il n’en reste pas moins vrai qu’elles sont aussi d’une certaine manière le produit d’un centralisme étatique qui n’a jamais été en capacité d’accorder des responsabilités réelles aux régions et autres structures qui ne servent qu’à créer des postes d’élus dans les territoires.

Le  front de libération de la Bretagne veut s’inspirer de la Corse pour faire valoir ses revendications. Leurs revendications se présentent à la suite des récents évènements en Corse. Jugeant que le gouvernement ne prête attention «qu’à la suite d’actions violentes», ils menacent de s’engager à leur tour dans une lutte armée, qu’ils considèrent comme «un complément à la lutte politique». Si les référendums n’ont pas été réalisés d’ici le 31 décembre 2022, ils garantissent que l’Armée révolutionnaire bretonne «passera à l’action». Ces derniers mois, des militants du FLB ont manifesté, aux côtés de centaines de personnes, pour obtenir gain de cause. Le dernier rassemblement en date est celui de février, où le «plus grand drapeau breton du monde» a été dressé.

 

 

 

Historique de violences

En 2021, le Front de Libération de la Bretagne avait revendiqué une série «d’attaques de résidences secondaires ou de profiteurs de l’industrie touristique». Dans un courriel, ils détaillent une quinzaine de lieux concernés, associés à des dates. Pour certaines des localisations, il s’agit, d’après France Bleu, d’incendies de maisons secondaires -dont on ignore s’ils étaient volontaires.

Depuis leur création dans les années 1960, les groupes FLB et ARB ont usé massivement de la violence. Des centaines d’attentats matériels ont été commis, dont des dizaines à la bombe, entre vague d’arrestations et reformations des groupes. Les plus célèbres d’entre eux restent l’endommagement d’une aile du château de Versailles, l’attaque de la cité judiciaire de Rennes, de la mairie de Belfort, ou encore d’un engin d’aviation. Néanmoins, les groupes activistes de la région ne semblaient plus user de tels procédés depuis l’attentat du MacDonald de Quévert où une jeune femme avait perdu la vie en avril 2000.

Inflation aussi sur la grande consommation

Après l’énergie, l’inflation frappe les produits de grande consommation

 

Le record d’inflation annoncé par Eurostat en février, de 5,8% en un an, concerne aussi les produits de grande consommation vendus dans les grandes surfaces françaises.  C’est ce que concluent les dernières études du cabinet d’analyse NielsenIQ, qui se penche régulièrement sur l’évolution des prix de ces produits.

68% des catégories alimentaires sont notamment touchées par l’inflation, selon sa dernière analyse du 1er mars. Sur l’ensemble des produits alimentaires, cette inflation a atteint +0,52% en février 2022 par rapport au même mois de l’année précédente.

 

Maisons de retraite : après Orpea , Korian dans la tourmente ?

Maisons de retraite : après Orpea , Korian dans la tourmente ?

D’après une enquête du journal la Tribune , Korian le plus grand groupe de maisons de retraite pourrait rapidement se retrouver en pleine tourmente de la même manière qu’Orpea en raison d’une politique excessive de rentabilité qui nuit à la qualité de l’accueil et des soins aux résidents. Notons que le tarif moyen pour un EHPAD et de l’ordre de 2000 € par mois mais qu’il peut atteindre 5000 € et même davantage dans des établissements privés

 

Pour comprendre la crise, la tribune indique qu’il il faut revenir au « business model » de ces établissements privés pour personnes dépendantes à but évidemment lucratif. Le taux d’occupation (TO) – lit occupé par établissement – constitue l’indicateur clé pour monitorer le chiffre d’affaires et définir les budgets de ces unités. De celui-ci dépend le montant des financements publics. Ces dotations sont accordées par les départements et l’agence régionale de santé (ARS) au titre de la prise en charge « soin » et « dépendance » du résident. Un niveau d’occupation des lits élevés couplé à un nombre de personnes âgée très dépendantes font gonfler l’enveloppe publique et… le chiffre d’affaires.

Par ailleurs, le taux d’occupation permet de suivre l’activité la plus lucrative du groupe : l’hôtellerie-restauration, dont les tarifs sont libres. En 2019, elle représentait 59,9% des 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires de l’activité, contre 10,19% pour la dépendance et 18,1% pour les soins, selon la répartition des revenus figurant dans un document interne que La Tribune a pu consulter. Et confirmé par plusieurs budgets d’établissement analysés.

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Politique- Macron : après la retraite de Russie, la retraite du Mali

Politique-Macron : après la retraite de Russie, la retraite du Mali

 

 

 

On ne peut sans doute pas reprocher à Macron d’avoir tenté de rapprocher les points de vue en Ukraine mais force est de  constater qu’il a complètement échoué. Par compte il est fortement critiquable pour avoir instrumentalisé son interversion en déclarant qu’il avait obtenu une rencontre entre Biden et Poutine. Les faits tragiques ont démenti cette réalité. En la circonstance, Macron s’est servi de la conjoncture internationale pour valoriser sa candidature à la présidentielle.

 

Il est évident que Poutine considère Macron comme quantité négligeable. Son partenaire est essentiellement Biden. Pour lui , l’Europe ne compte pas diplomatiquement et encore moins militairement. Quant à la France, comme d’habitude elle parle dans tous les sens mais agit peut.

 

Le second échec militaire et diplomatique est encore davantage imputable à Macron au Mali. En effet la force Barkhane est contrainte de se replier sur l’insistance de la junte désormais manipulée par la Russie et la Chine.

 

La situation était pourtant prévisible depuis longtemps dans la mesure où les moyens donnés à l’opération Barkhane  étaient particulièrement sous-estimés. Comment en effet maintenir l’ordre avec 5000 militaires dans un espace aussi grand que celui de l’Europe. Au bas mot, il aurait fallu 50 000 militaires. Un chiffre impossible à atteindre depuis la professionnalisation de l’armée qui compte uniquement sur les technologies.

 

En outre la stratégie de Barkhane n’a pas suffisamment intégré la nécessité du codéveloppement pour rétablir un minimum de progrès économique et de fonctions étatiques.

 

Bref le bilan international de Macron est assez médiocre. Certes il parle, il parle mais la profusion de ses discours ne renforce pas sa crédibilité au plan international.

Macron : après la retraite de Russie, la retraite du Mali

Macron : après la retraite de Russie, la retraite du Mali

 

 

 

On ne peut sans doute pas reprocher à Macron d’avoir tenté de rapprocher les points de vue en Ukraine mais force est constatée qu’il a complètement échoué. Par compte il est fortement critiquable pour avoir instrumentalisé son interversion en déclarant qu’il avait obtenu une rencontre entre Biden et Poutine. Les faits tragiques ont démenti cette réalité. En la circonstance, Macron s’est servi de la conjoncture internationale pour valoriser sa candidature à la présidentielle.

 

Il est évident que Poutine considère Macron comme quantité négligeable. Son partenaire est essentiellement Biden. Pour lui , l’Europe ne compte pas diplomatiquement et encore moins militairement. Quant à la France, comme d’habitude elle parle dans tous les sens mais agit peut.

 

Le second échec militaire et diplomatique est encore davantage imputable à Macron au Mali. En effet la force Barkhane est contrainte de se replier sur l’insistance de la junte désormais manipulée par la Russie et la Chine.

 

La situation était pourtant prévisible depuis longtemps dans la mesure où les moyens donnés à l’opération Barkhane  étaient particulièrement sous-estimés. Comment en effet maintenir l’ordre avec 5000 militaires dans un espace aussi grand que celui de l’Europe. Au bas mot, il aurait fallu 50 000 militaires. Un chiffre impossible à atteindre depuis la professionnalisation de l’armée qui compte uniquement sur les technologies.

 

En outre la stratégie de Barkhane n’a pas suffisamment intégré la nécessité du codéveloppement pour rétablir un minimum de progrès économique et de fonctions étatiques.

 

Bref le bilan international de Macron est assez médiocre. Certes il parle, il parle mais la profusion de ses discours ne renforce pas sa crédibilité au plan international.

Covid: après la baisse une reprise en automne ?

Covid: après la baisse une reprise en automne ?

 

Indiscutablement, la pandémie s’affaiblit de manière très significative même si les hôpitaux sont encore mobilisés. En 24 heures, 118.611 cas positifs ont été enregistrés, contre 131.376 vendredi. En moyenne sur les sept derniers jours, cet indicateur s’élève à 145.619 contre 256.329 le samedi précédent.

Le  taux d’incidence repasse sous les 1 800 nouveaux cas quotidiens pour 100 000 habitants et, même si les services restent sous tension (environ 31 900 patients pris en charge en lien avec le Covid-19), le pic hospitalier a été franchi.

Même les épidémiologistes les plus mesurés font une lecture optimiste de la météo du Covid-19 : « Les indicateurs sont au vert, note Mahmoud Zureik. Une accalmie est très probable dans les semaines à venir, au moins semblable à celles que nous avons connues entre les vagues précédentes. » Et après ? « Après, c’est l’inconnu. »

On pourrait esquisser le scénario soit une transformation de la pandémie covid en une sorte de grippe sans conséquence grave pour les vaccinés. Soit l’émergence d’un nouveau variant . La question étant de savoir s’il serait plus contaminant, plus dangereux ou les deux à la fois. Pas question donc de baisser la garde pour nombre d’épidémiologistes qui conseillent de conserver des mesures d’hygiène.

Dans une note récente, le groupe d’experts Sage, chargé de conseiller le gouvernement britannique, esquisse plusieurs scénarios pour les mois à venir. Deux lui semblent plus plausibles, en écho à ceux imaginés par les vigies françaises du virus. Le premier consisterait en une future vague à l’automne-hiver 2022-2023, concomitante à l’épidémie de grippe. Le second prendrait la forme d’un rebond plus précoce, à cause de « l’émergence de nouveaux variants », « très rapidement », « possiblement dans quelques semaines ».

 

Après le Mali, le chaos militaire aussi au Burkina Faso

Après le Mali, le chaos militaire aussi au Burkina Faso

Le coup d’État au Mali fait école et le chaos va aussi s’installer maintenant au Burkina Faso. Un pays également travaillé par des pays étrangers tout autant que par des rebelles islamistes. Et des militaires qui profitent de l’occasion pour s’approprier le pouvoir et l’argent qui va avec. Avec sans doute comme d’habitude, une promesse d’élections un jour ou l’autre. Bref des militaires au Burkina Faso comme au Mali ou ailleurs plus efficaces pour faire un coup d’État que pour combattre le terrorisme et rétablir l’État de droit dans le pays.Notons que la position de la France et de la force barkhane va s’en trouver encore davantage déstabilisée, de quoi plaire à certains pays étrangers comme la Chine, la Russie voir d’autres.

 

Des militaires en uniforme ont annoncé, lundi 24 janvier, avoir pris le pouvoir au Burkina Faso. Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) « qui regroupe toutes les composantes des forces de défense et de sécurité, a ainsi décidé de mettre fin au pouvoir de M. Marc Roch Christian Kaboré ce 24 janvier 2022″, a annoncé le capitaine Kader Ouedraogo, entouré d’une quinzaine de militaires à la télévision publique.

Conséquence de ce coup de force initié dimanche par des mutineries dans des casernes du pays, les frontières terrestres et aériennes seront fermées à partir de minuit, le gouvernement et l’Assemblée nationale dissous et la constitution « suspendue ». Un couvre-feu est instauré de 21 heures à 5 heures sur le tout le territoire, a poursuivi Kader Ouedraogo qui lisait un communiqué signé du leader du MPSR, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui apparaît comme le nouvel homme fort du pays. Les militaires ont ajouté que « les opérations se sont déroulées sans effusion de sang et sans aucune violence physique sur les personnes arrêtées qui sont détenues dans un lieu sur dans le respect de leur dignité », sans mentionner de noms. Le MPSR s’est également engagé « à proposer dans un délai raisonnable (…) un calendrier de retour à un ordre constitutionnel accepté de tous ».

Fraude fiscale Wendel: un jugement 15 ans après !

Fraude fiscale  Wendel: un jugement 15 ans après !

 

 

Un détournement des anciens patrons de la sidérurgie Wendel, qui porte sur 315 millions d’euros en actions. Un montage financier très sophistiqué pour éviter l’imposition

En décembre 2010, quelques jours seulement avant la prescription fiscale, tous s’étaient vu notifier un lourd redressement: 240 millions au total, en incluant les pénalités. Et en 2012, Bercy avait transmis à la justice une volée de plaintes pénales pour fraude fiscale, entraînant l’ouverture d’une information judiciaire. Certains dirigeants du groupe ont contesté le redressement fiscal mais  la quasi-totalité des cadres a finalement accepté une transaction avec le fisc. Un ancien avocat fiscaliste alors membre du cabinet réputé Debevoise & Plimpton, qui a contribué à façonner les délicats contours du montage, est lui aussi jugé pour complicité de fraude fiscale.

Tous encourent 37.500 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement. Finalement une broutille et une sanction relativement anecdotique pour les  anciens dirigeants du groupe.Le pire c’est que les avocats des accusés pourraient bien démontrer que légalement ce montage très tordu n’était pas illégal. Un des principaux bénéficiaires est le baron Seillière, ancien patron du Medef !

 

Vaccin Omicron: une perte d’efficacité de près de 50 % après trois mois

Vaccin Omicron: une perte d’efficacité de près de 50 % après trois mois

 

Devant le caractère inédit du virus Covid se pose la question de la stratégie vaccinale. En effet puisqu’on constate une perte d’efficacité de près de 50 % après trois mois;  faudra-t-il envisager un rappel chaque trimestre ?

Le premier ministre français n’a pas exclu cette quatrième vaccination pour certaines catégories de population si nécessaire !.

Plusieurs études démontrent en effet que les vaccins voient leur efficacité ce dégradé après une dizaine de semaines.. En fin de semaine dernière, l’agence sanitaire britannique (UK Health Security Agency) a ainsi indiqué dans une analyse - qui se veut prudente – que l’efficacité de la troisième dose (ou booster) décline près de dix semaines après l’injection.

Dans le détail, l’étude britannique suggère qu’un schéma vaccinal à trois doses réalisé uniquement avec des doses Pfizer-BioNTech confère une protection de 70% contre les formes symptomatiques du coronavirus liées au variant Omicron. Mais cette immunité décline rapidement par la suite. Ainsi, cette protection n’est plus que de 45% au bout de dix semaines, selon les données de l’étude.

La conclusion c’est qu’on est sans doute loin d’en avoir fini avec la définition d’une bonne stratégie vaccinale. Il n’y a pas si longtemps qu’on a évoqué la question de la troisième dose, maintenant de la quatrième et dans peu de temps sans doute des suivantes.

La preuve vraisemblablement que la stratégie vaccinale n’est pas suffisante pour lutter contre cette pandémie qui appelle aussi  des mesures autrement plus restrictives.

Covid France: Un tour de vis après Noël

Covid France: Un tour de vis après Noël

En cette période quasiment préélectorale, les pouvoirs publics ne veulent pas contrarier l’opinion. C’est pourquoi ils ont renoncé à prendre de nouvelles mesures restrictives avant Noël fête  traditionnelle familiale.

Par contre dès lundi, de nouvelles dispositions pour être à être imposées à l’économie et à la vie sociale en général pour éviter que le premier de l’an  ne soit un accélérateur supplémentaire de contamination notamment par le virus omicron.

En fonction de l’évolution de statistiques dont on prévoit l’envolée, des limitations d’activité et des formes de reconfinement pourraient être décidées progressivement

Selon Gabriel Attal, le variant devrait devenir majoritaire dans l’Hexagone entre Noël et le Nouvel An, échéance qui inquiète particulièrement les autorités – les concerts et les feux d’artifice prévus pour le passage à 2022 ont d’ores et déjà été annulés.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait déjà prévenu ce mercredi matin sur BFMTV-RMC que le nombre de contaminations devrait dépasser les 100.000 par jour en France d’ici à la fin décembre du fait de la très forte contagiosité d’Omicron.

Covid 19 « vers un confinement »(Véran)…après les fêtes ?

Covid 19 « vers un confinement »(Véran)…après les fêtes ?

 

La question n’est pas de savoir s’il y aura ou non de nouvelles mesures restrictives allant jusqu’au confinement mais quand seront prises les décisions. Pour l’instant ,comme souvent, le gouvernement tergiverse et espère ne pas avoir à prendre de décision avant Noël. Le problème est que la moyenne journalière dépasse maintenant 50 000 cas par jour, on a même compté un pic de 70 000 cas et surtout avec des les hôpitaux de plus en plus surchargés par les patients en soins critiques. Leur nombre atteint 2500 personnes, à 3000 les capitaux seront complètement embouteillés et à 4000 ce sera la catastrophe.

 

« Selon toute vraisemblance, nous sommes en train d’atteindre le pic », prévient Olivier Véran, samedi 11 décembre, dans un entretien au Parisien. Le ministre de la Santé rappelle que cette cinquième vague épidémique est violente : « Nous avons dépassé en début de semaine les 70 000 diagnostics en 24 heures, du jamais-vu depuis le début de la pandémie dans notre pays. »

« Depuis une dizaine de jours, on constate un début de ralentissement de la vague épidémique », ajoute le ministre. Il faut désormais attendre pour savoir si les contaminations vont baisser rapidement ou si le plateau va rester haut. « Nous ne nous dirigeons pas vers un confinement. Mais dire que cela n’arrivera jamais plus, c’est impossible », a prévenu Olivier Véran.

«

La pression hospitalière liée au Covid-19 ne faiblit pas en France où plus de 2 500 personnes sont actuellement accueillies dans les services de soins critiques, selon les chiffres publiés samedi par Santé publique France. Ces dernières 24 heures, 787 personnes atteintes du Covid-19 ont été admises dans les hôpitaux français, portant au total à 13 855 le nombre de patients Covid hospitalisés en France.

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