Archive pour le Tag 'Après'

Fraude fiscale Wendel: un jugement 15 ans après !

Fraude fiscale  Wendel: un jugement 15 ans après !

 

 

Un détournement des anciens patrons de la sidérurgie Wendel, qui porte sur 315 millions d’euros en actions. Un montage financier très sophistiqué pour éviter l’imposition

En décembre 2010, quelques jours seulement avant la prescription fiscale, tous s’étaient vu notifier un lourd redressement: 240 millions au total, en incluant les pénalités. Et en 2012, Bercy avait transmis à la justice une volée de plaintes pénales pour fraude fiscale, entraînant l’ouverture d’une information judiciaire. Certains dirigeants du groupe ont contesté le redressement fiscal mais  la quasi-totalité des cadres a finalement accepté une transaction avec le fisc. Un ancien avocat fiscaliste alors membre du cabinet réputé Debevoise & Plimpton, qui a contribué à façonner les délicats contours du montage, est lui aussi jugé pour complicité de fraude fiscale.

Tous encourent 37.500 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement. Finalement une broutille et une sanction relativement anecdotique pour les  anciens dirigeants du groupe.Le pire c’est que les avocats des accusés pourraient bien démontrer que légalement ce montage très tordu n’était pas illégal. Un des principaux bénéficiaires est le baron Seillière, ancien patron du Medef !

 

Vaccin Omicron: une perte d’efficacité de près de 50 % après trois mois

Vaccin Omicron: une perte d’efficacité de près de 50 % après trois mois

 

Devant le caractère inédit du virus Covid se pose la question de la stratégie vaccinale. En effet puisqu’on constate une perte d’efficacité de près de 50 % après trois mois;  faudra-t-il envisager un rappel chaque trimestre ?

Le premier ministre français n’a pas exclu cette quatrième vaccination pour certaines catégories de population si nécessaire !.

Plusieurs études démontrent en effet que les vaccins voient leur efficacité ce dégradé après une dizaine de semaines.. En fin de semaine dernière, l’agence sanitaire britannique (UK Health Security Agency) a ainsi indiqué dans une analyse - qui se veut prudente – que l’efficacité de la troisième dose (ou booster) décline près de dix semaines après l’injection.

Dans le détail, l’étude britannique suggère qu’un schéma vaccinal à trois doses réalisé uniquement avec des doses Pfizer-BioNTech confère une protection de 70% contre les formes symptomatiques du coronavirus liées au variant Omicron. Mais cette immunité décline rapidement par la suite. Ainsi, cette protection n’est plus que de 45% au bout de dix semaines, selon les données de l’étude.

La conclusion c’est qu’on est sans doute loin d’en avoir fini avec la définition d’une bonne stratégie vaccinale. Il n’y a pas si longtemps qu’on a évoqué la question de la troisième dose, maintenant de la quatrième et dans peu de temps sans doute des suivantes.

La preuve vraisemblablement que la stratégie vaccinale n’est pas suffisante pour lutter contre cette pandémie qui appelle aussi  des mesures autrement plus restrictives.

Covid France: Un tour de vis après Noël

Covid France: Un tour de vis après Noël

En cette période quasiment préélectorale, les pouvoirs publics ne veulent pas contrarier l’opinion. C’est pourquoi ils ont renoncé à prendre de nouvelles mesures restrictives avant Noël fête  traditionnelle familiale.

Par contre dès lundi, de nouvelles dispositions pour être à être imposées à l’économie et à la vie sociale en général pour éviter que le premier de l’an  ne soit un accélérateur supplémentaire de contamination notamment par le virus omicron.

En fonction de l’évolution de statistiques dont on prévoit l’envolée, des limitations d’activité et des formes de reconfinement pourraient être décidées progressivement

Selon Gabriel Attal, le variant devrait devenir majoritaire dans l’Hexagone entre Noël et le Nouvel An, échéance qui inquiète particulièrement les autorités – les concerts et les feux d’artifice prévus pour le passage à 2022 ont d’ores et déjà été annulés.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait déjà prévenu ce mercredi matin sur BFMTV-RMC que le nombre de contaminations devrait dépasser les 100.000 par jour en France d’ici à la fin décembre du fait de la très forte contagiosité d’Omicron.

Covid 19 « vers un confinement »(Véran)…après les fêtes ?

Covid 19 « vers un confinement »(Véran)…après les fêtes ?

 

La question n’est pas de savoir s’il y aura ou non de nouvelles mesures restrictives allant jusqu’au confinement mais quand seront prises les décisions. Pour l’instant ,comme souvent, le gouvernement tergiverse et espère ne pas avoir à prendre de décision avant Noël. Le problème est que la moyenne journalière dépasse maintenant 50 000 cas par jour, on a même compté un pic de 70 000 cas et surtout avec des les hôpitaux de plus en plus surchargés par les patients en soins critiques. Leur nombre atteint 2500 personnes, à 3000 les capitaux seront complètement embouteillés et à 4000 ce sera la catastrophe.

 

« Selon toute vraisemblance, nous sommes en train d’atteindre le pic », prévient Olivier Véran, samedi 11 décembre, dans un entretien au Parisien. Le ministre de la Santé rappelle que cette cinquième vague épidémique est violente : « Nous avons dépassé en début de semaine les 70 000 diagnostics en 24 heures, du jamais-vu depuis le début de la pandémie dans notre pays. »

« Depuis une dizaine de jours, on constate un début de ralentissement de la vague épidémique », ajoute le ministre. Il faut désormais attendre pour savoir si les contaminations vont baisser rapidement ou si le plateau va rester haut. « Nous ne nous dirigeons pas vers un confinement. Mais dire que cela n’arrivera jamais plus, c’est impossible », a prévenu Olivier Véran.

«

La pression hospitalière liée au Covid-19 ne faiblit pas en France où plus de 2 500 personnes sont actuellement accueillies dans les services de soins critiques, selon les chiffres publiés samedi par Santé publique France. Ces dernières 24 heures, 787 personnes atteintes du Covid-19 ont été admises dans les hôpitaux français, portant au total à 13 855 le nombre de patients Covid hospitalisés en France.

Covid Royaume-Uni : après l’ irresponsabilité, la panique !

Covid Royaume-Uni :  après l’ irresponsabilité, la panique !

Boris Johnson ne cesse de pratiquer une politique de yo-yo concernant le covid. À l’origine ( comme TRUMP aux États-Unis)  le premier ministre britannique a contesté l’existence même du phénomène pour ensuite prendre des mesures tardives. Se croyant libéré de la maladie,il  a levé prématurément les dispositions restrictives. Conséquence il y avait encore hier samedi 27 novembre environ 50 000 contaminés.

 

Du coup, la panique saisit le Royaume-Uni après la découverte du variant omicron qui serait très contaminant. Pratiquement Boris Johnson a décidé de bloquer les frontières «Nous demanderons à toute personne entrant au Royaume-Uni de passer un test PCR» deux jours après son arrivée «et de s’isoler jusqu’à ce qu’elle ait le résultat», a déclaré ce samedi 27 novembre le premier ministre britannique

• Pour l’heure, deux cas de variant omicron ont été détectés au Royaume-Uni ( un en Belgique, un autre en Israël, un à Hong Kong, un au Malawi et un au Botswana. Deux cas suspects sont étudiés, en Allemagne et en République tchèque.)

Justice : Après le scandale Tapie, le scandale Richard

Justice : Après le scandale Tapie, le scandale Richard

 

Décidément la justice ne se grandit pas en désignant un lampiste responsable du scandale tapie . Le principal responsable côté pouvoirs public est bien entendu Sarkozy, exempté pourtant de culpabilité. Quant à la ministre Christine Lagarde, la cour de justice de la république lui a seulement reproché une certaine négligence. Comme il faut de toute façon un coupable, c’est donc l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde qui paye l’addition avec sa condamnation et sa quasi exclusion automatique de la direction d’Orange.

Stéphane Richard oue évidemment le rôle de«fusible» dans cette affaire. D’ailleurs, celui-ci ne dit pas autre chose, affirmant à la sortie du tribunal : «je n’ai fait qu’exécuter la décision ministérielle d’aller à l’arbitrage, qui a totalement été assumée par Christine Lagarde. Qui a d’ailleurs été condamnée pour une simple négligence. C’est à ne rien y comprendre et profondément injuste».
Un sentiment qui prévaut d’ailleurs dans les rangs de l’opérateur. «Il était de bon ton chez Orange de penser – ou de faire semblant de penser – qu’il serait reconnu innocent», glisse un proche du dossier. «Parce que Stéphane Richard se dit innocent, on pensait que le verdict l’innocenterait», ajoute un autre proche. Stéphane Richard explique rejeter «totalement les accusations» et «va se pourvoir en cassation». «Je n’ai fait qu’exécuter la décision ministérielle d’aller à l’arbitrage, qui a totalement été assumée par Christine Lagarde», ajoute-t-il. Une situation qui explique en partie la stupéfaction de certains protagonistes à l’annonce du verdict.

Brexit – après l’abandon du gouvernement, action des pêcheurs français

Brexit - après l’abandon du gouvernement, action des pêcheurs français 

 

D’une certaine manière de chef de l’État a actél(abandon des pêcheurs français face Royaume-Uni. En effet il a promis un soutien financier mais semble avoir renoncé à obtenir des licences de pêche auprès des autorités britanniques.

Les pêcheurs français ne souhaitent pas être soutenus financièrement, ils veulent simplement pouvoir exercer leur métier dans les conditions qui étaient prévues par le brexit et que remet en cause Boris Johnson pour des motifs de politique intérieure surtout.

Le président du comité des pêches des Hauts de France a donannoncé lundi soir la préparation d’un mouvement national pour protester contre le refus des Britanniques d’accorder des licences de pêche aux bateaux français.

 

«La Grande Bretagne doit respecter l’accord du Brexit», a martelé Olivier Leprêtre, président du comité régional des pêches des Hauts-de-France. «Ils veulent avoir accès au marché européen ? Qu’ils nous donnent des licences. Sinon on leur coupera l’accès. C’était dans les conditions de l’accord du Brexit.»

Olivier Leprêtre s’est refusé à détailler les formes que pourrait prendre le mouvement, dont le principe a été validé ce week-end par les comités de Normandie et de Bretagne. Mais il a exclu toute action qui pénaliserait les pêcheurs où l’industrie de la transformation française, qui dépend notamment des marchandises britanniques. «On vise plutôt l’export vers la Grande Bretagne», a-t-il seulement déclaré.

Économie–Croissance à 6,75 % : un record à relativiser après la chute de 8 % en 2020

Économie–Croissance à 6,75 % : un record à relativiser après la chute de 8 % en 2020

Tous les médias s’enflamment à propos du taux exceptionnel de progression de la croissance qui pourrait atteindre près de 7 % en 2021. Un record jamais vu indiquent certains médias.

 

Le seul problème c’est que cette augmentation de l’activité correspond à peu près à la perte de croissance de 2020. En effet, au cours de l’année précédente, le PIB  avait chuté de 7,9 %. En réalité l’activité française a tout juste retrouvé son niveau de 2019. Donc, elle est toujours en retard car normalement on aurait pu escompter d’une croissance de 1,5 à 2 % en 2020. La croissance actuelle n’est donc pas exceptionnelle. Le niveau de production est encore tard et nous assistons seulement un phénomène de rattrapage.

Pour preuve, dès 2022 les institutions économiques prévoient une augmentation du PIB de l’ordre de 2 % puis autour de 1,5 % en 2023. C’est-à-dire le retour à la croissance molle.  Ce qui rappelle l’économiste Jean Fourastié. « Il ne faut pas oublier que c’est la contrepartie du -8% de l’année dernière. On devrait revenir sur un régime de croissance de 1,5% autour de 2023″, table l’économiste. Du fait de la brutalité de la reprise, on constate nécessairement des bouchons dans les processus d’approvisionnement, de production et de distribution. Une situation qui devrait se normaliser des 2022.

Le français en pleine vitalité….. Après une « Refondation »?

Le français en pleine vitalité….. Après une « Refondation »?

 

S’il est commun d’entendre dire que la qualité du français décline, le linguiste Bernard Cerquiglini estime au contraire, dans une tribune au « Monde », que notre langue dans toute sa diversité est d’une grande vitalité, comme le démontrent de récentes avancées de la recherche.

On aimerait évidemment savoir sur quelle méthodologie scientifique s’appuie le constat des récentes avancées de la recherche. Par prudence sans doute, le linguiste indique cependant que le constat de la vitalité ne vaut qu’après intégration de la « Refondation ». NDLR

 

Voltaire, déjà, estimait que notre langue avait atteint son sommet un siècle avant lui avec Corneille, Racine et Quinault. Il jugeait le déclin commencé, la mort de l’idiome prévisible ; 300 millions d’êtres humains, de nos jours, lui donnent tort.

Le déclinisme langagier, toutefois, continue de bien se porter. Tout un chacun possède un avis sur la langue, révère une norme scolaire essentiellement écrite (sans pour autant la respecter toujours), dénonce pêle-mêle baisse du niveau, banlieues et blogs. Il était temps que la science intervînt. Car il est des savoirs sur la langue ; ils informent, détruisent les préjugés et, au fond, rassurent : ils éclairent l’usage, y compris le « bon », quand le purisme se contente de l’hystériser.

Il était temps que la linguistique s’adressât au grand public : elle a vécu, depuis trente ans, une révolution que l’on n’avait pas connue depuis la fin du XIXe siècle. C’est à l’honneur de la puissance publique (le CNRS, puis la Délégation générale à la langue française et aux langues de France), d’avoir lancé une telle entreprise : il s’agissait de mettre les connaissances accumulées à la disposition de tous, de renouveler l’enseignement, souvent rébarbatif, de la langue, en lui redonnant le goût de l’aventure, de rédiger, dans une terminologie simple et claire, la grammaire complète du français contemporain, tel qu’il est réellement pratiqué.

C’est au talent des soixante spécialistes (en majorité féminines), dirigés par Anne Abeillé et Danièle Godard (secondées par Annie Delaveau et Antoine Gautier : n’en déplaise à Vaugelas, la grammaire n’est plus un métier d’homme), que l’on doit de l’avoir menée à bien ; c’est à la gloire d’une improbable, courageuse et féconde alliance entre l’édition pionnière (Actes Sud) et la compétence typographique (L’Imprimerie nationale) d’en avoir assuré la publication.

La Grande Grammaire du français (89 euros) vient de paraître : deux forts volumes, 2 628 pages, 30 000 exemples issus d’un corpus immense (littérature, presse, audiovisuel, Internet, conversations) ; dans l’histoire de la linguistique française depuis le XVIsiècle, il est peu de tels monuments.

Objet de connaissance neuf

Que s’est-il passé, au sein de la recherche sur la langue depuis trente ans, pour que l’on puisse ériger tant de savoirs ? Rien d’autre qu’une refondation. Le français est redevenu un objet de connaissance neuf, qui ne se réduit plus à la langue écrite enseignée par l’école, illustrée par les écrivains, prescrite par le discours normatif ; il ne se ramène plus à sa variété « noble », essentiellement française sinon parisienne, recommandée (fort bien, d’ailleurs) par le Grevisse, décrite par l’admirable et gigantesque Trésor de la langue française

Après l’Assassinat de Samuel Paty , reconstruire l’école

Après l’Assassinat de Samuel Paty , reconstruire l’école

Pour les enseignants, le traumatisme de l’attentat de Conflans est profond et durable, mais ils ont repris leur mission de reconstruire cette maison commune qu’est l’école, rappelle, dans une tribune au « Monde », Iannis Roder, professeur d’histoire-géographie.

 

Tribune. 

Quand se diffusa, le 16 octobre 2020 en fin d’après-midi, au soir même des vacances scolaires, la nouvelle de l’assassinat de Samuel Paty à la sortie de son collège, le choc fut immense. La sidération, face à cet événement d’une violence extrême, s’empara des salles de professeurs. Le monde enseignant en fut abasourdi, et au-delà, tout le pays. Toutefois, il est des professeurs qui ont sans doute, davantage encore, ressenti ce drame. Ils l’ont reçu comme on prend un coup de poing en plein visage, comme on encaisse une onde de choc qui vous fait vaciller sur vos jambes. Ils ne sont plus aujourd’hui les professeurs d’histoire-géographie qu’ils étaient avant la mort atroce, par décapitation, de leur collègue.

Le traumatisme est là et il est inscrit pour longtemps dans les esprits de tant de ces enseignants dont beaucoup ont été dévastés. C’est leur alter ego qui a été assassiné, mais c’est évidemment plus que cela. C’est le sens même de leur mission, de leur métier dans toute sa profondeur et sa nécessité, qui ont été attaqués. Ce qui est advenu ce soir-là, c’est la négation même de leur raison d’être, de ce pourquoi ils enseignent au quotidien, c’est la volonté d’anéantir la République et son école, d’imposer l’obscurantisme le plus bête, l’ignorance la plus crasse, la violence la plus crue.(Le Monde)


Des professeurs d’histoire-géographie se sont sentis envahis par une forme de désespoir et ne cessent, depuis, de s’interroger sur le sens de leur engagement. Le sentiment d’impuissance face à ces forces mortifères a suscité nombre de questionnements chez ces éclaireurs du temps. Le professeur d’histoire est celui qui donne à comprendre la complexité du monde dans lequel nous vivons, qui donne du sens à ses évolutions et aux processus historiques par les mises en perspective qu’il propose à ses élèves.

Il est aussi celui vers lequel les collègues se sont massivement tournés après les assassinats perpétrés par des djihadistes à Toulouse en mars 2012, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) en octobre 2020, à Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher et le Bataclan en janvier et novembre 2015. C’est souvent le professeur d’histoire qui a œuvré quand l’école a dû expliquer aux enfants de France la portée de chacun des événements traversés, et ce d’autant plus que l’institution a été parfois bien en peine de faire saisir à tous les enseignants que la République c’est l’affaire de tous et de chacun, quelle que soit la discipline enseignée. C’est le professeur d’histoire qui s’est chargé des réflexions, des discours, des présentations, avec d’autres bien sûr, mais il s’est toujours trouvé en première ligne et plus encore en ce triste automne 2020.

Pologne : futur « polexit » après le brexit

Pologne : futur « polexit » après le brexit

En considérant la suprématie du droit polonais sur le droit communautaire, la cour constitutionnelle polonaise met les pieds dans le plat de la hiérarchie juridique.

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En considérant que certains articles du traité de l’UE sont «incompatibles» avec la Constitution polonaise et en appelant les institutions européennes à ne pas agir «au-delà de leurs compétences», la plus haute juridiction polonaise foule aux pieds les principes juridiques européens.

La réplique européenne pourrait être juridique avec la saisine des autorités appelées à juger des différends entre les pays et l’union. Elle pourrait aussi être surtout financière avec la retenue par l’union européenne des  23 milliards d’euros de subventions et les 34 milliards d’euros de prêts à taux préférentiels prévus pour la Pologne dans le plan européen adopté en 2020 .

Ce différend après l’affaire du brexit  concernant les Britanniques, pose la question de l’appartenance de la Pologne à l’UE. Ceci étant justement compte tenu de cette rupture encore récente du Royaume-Uni avec l’union européenne et quel accord est loin d’avoir totalement réglé (voir par exemple les questions de droits de pêche refusée par les Britanniques aux pêcheurs français ou encore les oppositions réciproques quant à la situation douanière de l’Irlande du Nord), il est peu vraisemblable que l’union européenne s’engage dans un bras de fer qui pourrait porter une nouvelle atteinte à l’union.

Si on examine ce conflit de manière positive, on observe que dans nombre de pays l’hégémonie juridique européenne sur tous les sujets est mise  en question. L’Europe de ce point de vue afin de voulu en faire trop sur des champs politiques qui n’étaient pas forcément prioritaires alors que par exemple l’Europe manifeste tous les jours sa grande impuissance en matière de politique diplomatique et de défense, de thèmes nécessitant  d’être associés pour peser un peu face aux grandes puissances notamment la Chine les et les États-Unis.

Un recadrage juridique de l’Europe ne serait pas inutile pour limiter l’influence européenne dans des domaines qui ne sont pas nécessairement stratégiques.

Social- Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

Social- Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

On ne peut pas dire que Jean Castex se soit beaucoup engagé en matière de progression du pouvoir d’achat. Face à la hausse notamment de certains services et de l’énergie, le premier ministre a seulement promis une progression des salaires de 1,5 à 2 %. Jusqu’à maintenant l’inflation est précisément sur un an sur une pente de 2 %. La fourchette promise par Jean Castex est d’ores et déjà inférieur à l’inflation prévisible d’autant que cette inflation devrait monter sous l’effet de l’augmentation du prix des matières premières et de l’énergie, sans parler des dysfonctionnements logistiques.
Il faut aussi notez que l’indicateur INSEE qui mesure la hausse des prix a été largement déformé par la crise sanitaire et qu’il n’est plus représentatif de ce que dépensent les ménages.( Juste un exemple dépense de logement ne sont pas prises en compte)?
Jean Castex a annoncé,nauusi  jeudi l’instauration d’un « bouclier tarifaire » en France pour préserver les ménages de la flambée des prix de l’énergie, qui se traduira par un blocage des prix du gaz et de l’électricité jusqu’au printemps.En gros jusqu’aux élections présidentielles!
 Cependant prix du gaz va augmenter comme prévu vendredi mais il n’évoluera plus ensuite jusqu’à une chute des cours mondiaux attendue en mars ou avril. La hausse des prix de l’électricité prévue en février sera pour sa part empêchée par une baisse de taxe qui sera intégrée dans le projet de loi de finances. Enfin, Jean Castex table pour 2021 sur une hausse du pouvoir d’achat des Français comprise entre 1,5 et 2%. 

 

Société-Après les visas, une réforme plus sévère de l’asile

Société-Après les visas, une réforme plus sévère de l’asile

Récemment le ministre de l’intérieur a décidé de réduire presque la moitié le nombre de visas accordés aux pays du Maghreb. Ce qui par parenthèses* a entraîné la protestation des pays intéressés. (Notons que la plupart du temps les expulsions de délinquants vers leur pays d’origine est impossible par opposition des pays du Maghreb !).

Évidemment influencé par le thème de l’immigration qui s’installe dans la campagne électorale, le ministre de l’intérieur a également indiqué qu’il allait proposer une reforme du droit d’asile en Europe.

 

Dans sa vaste réforme du système européen d’asile, la Commission européenne veut notamment mettre fin au règlement dit de «Dublin», qui confie, entre autres, la responsabilité du traitement du dossier d’un demandeur d’asile à son premier pays d’entrée dans l’Union. Le problème c’est que des individus déboutés du droit d’asile dans ce premier pays content une demande notamment en France dans un autre pays.

Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

On ne peut pas dire que Jean Castex se soit beaucoup engagé en matière de progression du pouvoir d’achat. Face à la hausse notamment de certains services et de l’énergie, le premier ministre a seulement promis une progression des salaires de 1,5 à 2 %. A jusqu’à maintenant l’inflation est précisément sur un an sur une pente de 2 %. La fourchette promise par Jean Castex est d’ores et déjà inférieur à l’inflation prévisible d’autant que cette inflation devrait monter sous l’effet de l’augmentation du prix des matières premières et de l’énergie, sans parler des dysfonctionnements logistiques.
Il faut aussi notez que l’indicateur INSEE qui mesure la hausse des prix a été largement déformé par la crise sanitaire et qu’il n’est plus représentatif de ce que dépensent les ménages.( Juste un exemple dépense de logement ne sont pas prises en compte)?
Jean Castex a annoncé,nauusi  jeudi l’instauration d’un « bouclier tarifaire » en France pour préserver les ménages de la flambée des prix de l’énergie, qui se traduira par un blocage des prix du gaz et de l’électricité jusqu’au printemps.En gros jusqu’aux élections présidentielles!
 Cependant prix du gaz va augmenter comme prévu vendredi mais il n’évoluera plus ensuite jusqu’à une chute des cours mondiaux attendue en mars ou avril. La hausse des prix de l’électricité prévue en février sera pour sa part empêchée par une baisse de taxe qui sera intégrée dans le projet de loi de finances. Enfin, Jean Castex table pour 2021 sur une hausse du pouvoir d’achat des Français comprise entre 1,5 et 2%.

 

Après les visas, une réforme plus sévère de l’asile

Après les visas, une réforme plus sévère de l’asile

Récemment le ministre de l’intérieur a décidé de réduire presque la moitié le nombre de visas accordés aux pays du Maghreb. Ce qui par parenthèses* a entraîné la protestation des pays intéressés. (Notons que la plupart du temps les expulsions de délinquants vers leur pays d’origine est impossible par opposition des pays du Maghreb !).

 

Évidemment influencé par le thème de l’immigration qui s’installe dans la campagne électorale, le ministre de l’intérieur a également indiqué qu’il allait proposer une reforme du droit d’asile en Europe.

 

Dans sa vaste réforme du système européen d’asile, la Commission européenne veut notamment mettre fin au règlement dit de «Dublin», qui confie, entre autres, la responsabilité du traitement du dossier d’un demandeur d’asile à son premier pays d’entrée dans l’Union. Le problème c’est que des individus déboutés du droit d’asile dans ce premier pays content une demande notamment en France dans un autre pays.

 

Après les visas, une réforme plus sévère de l’asile

Après les visas, une réforme plus sévère de l’asile

Récemment le ministre de l’intérieur a décidé de réduire presque la moitié le nombre de visas accordés aux pays du Maghreb. Ce qui par parenthèses* a entraîné la protestation des pays intéressés. (Notons que la plupart du temps les expulsions de délinquants vers leur pays d’origine est impossible par opposition des pays du Maghreb !).

Évidemment influencé par le thème de l’immigration qui s’installe dans la campagne électorale, le ministre de l’intérieur a également indiqué qu’il allait proposer une reforme du droit d’asile en Europe.

 

Dans sa vaste réforme du système européen d’asile, la Commission européenne veut notamment mettre fin au règlement dit de «Dublin», qui confie, entre autres, la responsabilité du traitement du dossier d’un demandeur d’asile à son premier pays d’entrée dans l’Union. Le problème c’est que des individus déboutés du droit d’asile dans ce premier pays content une demande notamment en France dans un autre pays.

Politique: Une nouvelle donne en Europe après les élections allemandes ?

Politique: Une nouvelle donne  en Europe après les élections allemandes ?

 

De plus en plus de voix se font entendre, en Allemagne, pour que celle-ci prenne plus de responsabilités dans la relance européenne, d’autant plus nécessaire après la crise des sous-marins australiens, estime, dans une tribune pour « Le Monde », Jacques-Pierre Gougeon, Professeur en civilisation allemande,, ex-conseiller culturel à Berlin.

 

Tribune.

 

Les déconvenues françaises au sujet de la vente de sous-marins à l’Australie montrent combien – au-delà de la France – l’Europe est quasi inexistante comme acteur géopolitique lorsqu’il s’agit du choc des intérêts des grandes puissances. On est d’ailleurs surpris du silence de nos voisins face aux déboires français qui devraient être un message pour l’ensemble de l’Europe. C’est dans ce sens que les élections allemandes devraient marquer une césure pour aller de l’avant dans une plus grande intégration qui ne renierait pas les Etats-nations fondateurs des identités des différents peuples.

 

Il existe, en Allemagne, un mouvement de pensée qui incite ce pays à exercer de plus grandes responsabilités en Europe et dans le monde et reproche aux dirigeants politiques actuels de ne pas aller de l’avant dans ce domaine.

Au moment où l’on analyse le bilan d’Angela Merkel sur le plan européen en mettant en avant son engagement en 2010 pour sauver l’euro et l’élaboration, avec la France, du plan de relance en 2020 – qu’elle a salué dans un discours devant le Bundestag, le 24 juin, en précisant que, par de telles coopérations, « l’Union européenne, souveraine, est un partenaire fort » –, des voix se font entendre pour considérer que l’Allemagne devrait aller plus loin dans l’exercice de sa puissance.

Ainsi, l’un des ouvrages les plus commentés en 2021 a été Blutige Enthaltung (« Abstention sanglante », Herder, non traduit) de Sönke Neitzel et Bastian Matteo Scianna. Décrivant les contradictions de la diplomatie allemande dans le conflit syrien de 2011 à 2020, l’historien reproche à son pays « d’être à l’avant-garde de l’indignation morale et de réclamer des interventions militaires que d’autres se chargent d’exécuter », au nom d’une culture de la retenue qui laisse apparaître « un fossé entre l’exigence d’être un partenaire important dans le règlement des crises et l’absence de volonté dès qu’il s’agit d’être partie prenante en matière de sécurité ».

 

Deux ans plus tôt, un spécialiste de relations internationales, Stefan Fröhlich, défendait dans Das Ende der Selbstfesselung (« L’abandon des chaînes », Springer, 2019, non traduit) l’idée que l’Allemagne doit jouer un plus grand rôle sur la scène internationale et que « le défi pour Berlin consiste à exercer un leadership en le faisant accepter par ses partenaires » en tenant compte de « son accession involontaire au statut de puissance centrale en Europe ».

Un an plus tôt, le journaliste Christoph von Marschall lançait un appel, Wir verstehen die Welt nicht mehr (« Nous ne comprenons plus le monde », Herder, non traduit), analysant les demandes formulées par d’autres pays pour que « l’Allemagne exerce un rôle de leader en Europe et revitalise l’Union européenne », impliquant aussi « de prendre au sérieux les questions militaires ».

Crise des sous-marins : une réponse de l’Europe après la claque ?

Crise des sous-marins : une réponse de l’Europe après la claque ?

Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes appelle l’Union européenne à prendre en main son destin de grande puissance. On ne sait pas cependant s’il s’agit d’un espoir ou d’une perspective crédible. On est encore loin en effet d’une politique de défense commune en Europe compte tenu de la position ambiguë de l’Allemagne. De toute manière Emmanuel Macron n’envisage nullement de quitter l’OTAN. ( interviews dans le JDD, extrait)

Il y a quatre ans jour pour jour, dans son discours de la Sorbonne, Emmanuel Macron appelait de ses vœux la « refondation d’une Europe souveraine ». Son souhait a-t‑il été suivi d’effet?
En quatre ans, l’Europe a profondément changé. Elle a subi un double choc : d’abord avec le Brexit, puis avec la crise sanitaire et économique qui a été gérée avec succès, sans dogmatisme budgétaire, avec une intervention monétaire massive et une solidarité sanitaire qui n’était pas du tout évidente. En parallèle de cela, elle s’est renforcée en étant souveraine en matière de technologie, ambitieuse en matière de climat, à la pointe de la régulation sur les grandes entreprises du numérique. Elle a amélioré la gestion de ses frontières extérieures, créé un premier budget européen de défense. Nous avons mobilisé au Sahel plus de dix pays européens aux côtés des forces spéciales combattantes françaises. Son logiciel n’est plus du tout celui de 2017. Nous ne sommes plus les herbivores de la mondialisation. Les Européens ne tendent plus la joue quand on les gifle. Cette mentalité de bons élèves qui doivent toujours chercher à tendre la main ou à s’excuser recule de jour en jour.

Est-ce encore plus le cas après l’affaire des sous-marins australiens?
Cette crise est un bon exemple. Elle a montré que la solidarité entre États membres est désormais un réflexe. Assez rapidement, au plus haut niveau, de nombreux pays se sont exprimés. Les déclarations allemandes ou italiennes sont très claires : quand un problème de cette nature touche la France, c’est un camouflet européen. Certains de nos alliés pensent que la parole engagée vis‑à-vis d’un grand pays européen ne vaut rien, que l’on peut travailler sur des questions stratégiques, dans une région aussi cruciale que l’Indo-Pacifique sans les Européens. Non, nous nous tenons ensemble.

Comment, après cette crise des sous-marins, reconstruit-on la relation entre la France et l’Europe d’un côté, les États-Unis de l’autre?
La relation transatlantique reste nécessaire, on ne peut s’en dispenser. Il n’y a pas de débat là-dessus. Mais les Européens doivent prendre conscience que leurs intérêts se définissent à Bruxelles et dans les autres capitales européennes, pas à Washington. Qu’il s’agisse récemment de l’Afghanistan ou des sous-marins australiens, nous ne devons pas nous lamenter d’avoir été « maltraités ». Nous serons de plus en plus livrés à nous-mêmes : ça s’appelle être une puissance. L’Europe a toujours été tournée vers elle-même, car elle s’est construite sur un projet de réconciliation. L’étape suivante, c’est une Europe qui règle sa relation à l’extérieur, qu’il s’agisse des migrations, de la défense, de la régulation des grandes plateformes numériques ou du climat. Nous ne pouvons pas attendre des autres de définir cette relation, comme nous le faisions au temps de la guerre froide, qu’on a connue pendant soixante ans.

Le Président réfléchit-il, après cette crise, à quitter l’Otan?
Ce sont de pures inventions.

Que peut impulser la France, qui prendra le 1er janvier la tête de la présidence de l’Union européenne, sur ce thème de la défense?
Nous continuerons d’avancer sur la question des opérations extérieures communes, comme au Sahel, mais aussi sur la cybersécurité. Toutes nos démocraties, malheureusement, sont soumises à des cyberattaques privées ou d’État. Nous avons développé des compétences importantes sur ce sujet. Nous ne devons pas tout attendre des Américains, ni tout faire non plus au seul niveau national.

Que peut-on attendre du nouveau couple franco-allemand, alors qu’ont lieu aujourd’hui outre-Rhin des législatives pour choisir un nouveau chancelier?
C’est à la fois un chapitre majeur qui se tourne, avec le départ prochain d’Angela Merkel, et en même temps il n’y aura aucun changement dans l’importance de la relation franco-allemande. Celle-ci n’est pas remplaçable. Nos projets en matière de coopération économique, industrielle, de défense sont irréversibles. En revanche, cette relation n’est pas exclusive. Nous la complétons aujourd’hui avec des partenaires traditionnels comme l’Italie et l’Espagne, d’autres moins évidents comme les Pays-Bas et les pays nordiques. Nous acceptons même des tensions avec l’Allemagne. C’est précisément parce qu’on ne pense pas pareil à Paris et à Berlin que nous trouvons des consensus au niveau européen, comme ce fut le cas avec le plan de relance. Mais la boussole est claire : le nouveau chancelier regardera d’abord vers Paris, et la France tendra tout de suite la main à l’Allemagne.

Quelle que soit son appartenance politique?
Oui, car nous avons préparé cette relation de confiance, en premier lieu avec Angela Merkel, mais en cultivant aussi depuis quatre ans nos réseaux parmi les chefs de parti. Selon le chancelier, les domaines plus faciles ou difficiles ne seront pas les mêmes. Le SPD ou les Verts ont des sensibilités plus éloignées des nôtres sur les questions d’énergie ou de défense, la CDU et le FDP sur les questions d’investissement et de règles budgétaires. Lorsque le programme de coalition va se construire, sans immixtion mais sans indifférence non plus, nous travaillerons avec les Allemands pour faire passer un certain nombre d’idées sur l’Europe. La période de définition du contrat de coalition est essentielle : elle ne peut pas être une période de glaciation ou de distance entre Paris et Berlin, elle doit déjà être une période de travail.

L’hôpital public encore affaibli après la crise

 L’hôpital public encore affaibli après la crise

 

Les engagements du plan Ma santé 2022 et les efforts financiers promis par le gouvernement n’auront d’effets que dans un futur lointain et ne suffiront ni à enrayer le dépérissement de l’hôpital public ni à résoudre la crise des vocations, s’inquiète un collectif de médecins dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune. 

 

Malgré des centaines de milliers de vies humaines sauvées, malgré deux réformes (Plan santé 2022 et Ségur de la santé) et des dizaines de milliards d’euros mobilisés, ne nous méprenons pas, l’hôpital public va sortir essoré de cette crise sanitaire.

L’hôpital public français tel que nous le connaissons aujourd’hui, a été façonné à la suite des ordonnances Debré de 1958. Cela nous a permis d’avoir parmi les meilleurs hôpitaux au monde jusqu’au début des années 1990 sous l’égide des médecins « mandarins » (pourtant décriés). La recherche était de notoriété internationale et les meilleurs internes des hôpitaux espéraient une carrière hospitalière, en tant que praticien hospitalier (PH) ou professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH).

Dès les années 2000, un certain nombre de PH ont quitté l’hôpital public qui a ainsi perdu une partie de sa cheville ouvrière. Ces départs ont été suivis par la démission de PU-PH de CHU en direction du privé, événement inimaginable quelques années auparavant. Ainsi, le dépérissement de l’hôpital public n’est pas récent et s’est déroulé progressivement sur les vingt dernières années.

 

Tous les soignants sont malheureusement concernés par cette situation hospitalière déplorable. En témoignait leur mouvement de protestation virulent quand ils ont jeté leurs blouses devant les directeurs administratifs lors des vœux de janvier 2020. Mais ces protestations étaient inaudibles. Le terme de « pleurniche hospitalière » a même été associé à leurs revendications le 12 mars 2020 par un journaliste ! Une semaine à peine avant le premier confinement…Avec les vagues épidémiques, épuisantes physiquement et psychologiquement, les soignants espéraient un changement radical du système de santé. Mais le plan Ma santé 2022 (Communauté professionnelle territoriale de santé, reprise de dettes…) n’aura d’effet qu’à un horizon lointain tandis que le Ségur de la santé est considéré comme un échec par les syndicats et les collectifs de médecins.

 

Pourtant, l’hôpital public va bénéficier d’un effort financier colossal inédit depuis des décennies : augmentation salariale du personnel non médical, rattrapage en investissements… Mais le Ségur de la santé améliore insuffisamment la rémunération des médecins et ne change que marginalement l’organisation et la gouvernance de l’hôpital (même si les quelques évolutions sont positives). Un guide « pour mieux manager » est même diffusé par le ministère… Les Groupements hospitaliers de territoire (GHT) continuent à déployer leur surcouche administrative et à déshabiller les petits centres.

Après la débâcle en Afghanistan, quel bouclier américain ?

Après la débâcle en Afghanistan, quel bouclier américain ?

 

Après la débâcle en Afghanistan, la présence américaine amène des pays notamment  d’Asie à s’interroger sur leur dépendance vis-à-vis des Etats-Unis.

(Article du monde, extrait)

 


L’onde de choc de la débâcle américaine amène pourtant des pays notamment d’Asie à s’interroger sur leur dépendance envers les Etats-Unis, qui s’avère une garantie de sécurité insuffisante s’ils ne disposent pas eux-mêmes de capacités pour se défendre et, surtout, s’ils ne se ménagent pas d’autres options que le suivisme. C’est moins la fiabilité de l’engagement américain que les décisions unilatérales de Washington qui inquiètent Séoul et Tokyo.

Des raisons durables à la présence américaine en Corée du Sud et au Japon écartent l’hypothèse d’un retrait : la guerre de Corée, suspendue à un simple armistice en 1953 – ce qui en fait le plus long conflit où sont impliqués les Etats-Unis –, et la menace nucléaire du Nord, qui dispose désormais de capacités intercontinentales. Le Japon, lui, reste la « clé du Pacifique » pour contenir la Chine, comme au moment de la guerre froide.

Vu de Séoul et de Tokyo, le retour des talibans à Kaboul ne suscite pas les mêmes inquiétudes qu’aux Etats-Unis et en Europe sur la résurgence d’un foyer terroriste : « Contrairement aux puissances occidentales, la Corée du Sud n’a pas d’intérêt stratégique en Afghanistan », estime Ku Mi-seon, de l’université de l’Ohio (Etats-Unis). Pour Masayuki Tadokoro, de l’université Keio, à Tokyo, « le Japon n’ayant jamais été une cible du terrorisme islamiste, le retour au pouvoir des talibans n’a pas d’implications géopolitiques pour Tokyo, sinon par son effet sur les relations entre la Chine et les Etats-Unis ».

Au lendemain d’une autre défaite des Etats-Unis – la chute de Saigon, en 1975, au terme de la guerre du Vietnam –, la Corée du Sud et le Japon, qui avaient été les bases arrière de l’offensive américaine, avaient cherché à rebattre les cartes. Le président sud-coréen, Park Chung-hee, avait lancé un programme clandestin d’armement nucléaire – auquel Washington mit le holà – et le Japon avait ouvert le spectre de sa diplomatie en signant, en 1978, un traité de paix et d’amitié avec la Chine, après avoir normalisé les relations entre les deux pays en 1972.

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