Archive pour le Tag 'Après'

Valls chez les Républicains après le soutien de Baroin ?

Valls chez les Républicains après le soutien de Baroin ?

 

Gonflé François Baroin, en charge de la campagne électorale des Républicains, qui dénonce les règlements de comptes entre Valls et Macron. Il affirme même n’avoir jamais vu une telle violence. Baroin a la mémoire courte. Il ne se souvient pas que Sarkozy a fusillé la campagne de Juppé qui sans cela aurait sans doute été élu président  de la république. Il ne se souvient pas des attaques virulentes contre Fillon de certains dirigeants des Républicains qui en pleine campagne avaient demandé sa démission. Sans parler de la lutte sanglante entre Copé et Fillon pour prendre la tête du parti républicain. Tout n’est sans doute pas rose chez Macron mais les Républicains jouissent de peu de légitimité pour dénoncer les violences politiques. Du coup, François Baroin prend la défense de Valls. Valls condamné par le parti socialiste, rejeté par Macron et peut-être invité à rejoindre les Républicains ? C’est donc un soutien inattendu, François Baroin a pris la défense de Valls sur le plateau des « 4 Vérités » de France 2, jeudi 11 mai. Le mouvement d’Emmanuel Macron, En marche !, refuse pour l’instant d’investir l’ancien Premier ministre pour les élections législatives« Je pense qu’il y a des règlements de comptes entre Macron et Valls (…) qui n’ont rien à voir avec la bienveillance qu’on nous a vendue pendant la campagne, a estimé le chef de file des Républicains pour les législatives. Je n’ai jamais vu une telle violence. » « On aime ou on n’aime pas Manuel Valls, mais il a servi l’Etat dans une période difficile, a ajouté François Baroin. La manière dont il est traité dit beaucoup de l’esprit sectaire de ce mouvement [En marche !] qui se veut très moderne et qui, en trois jours, appartient déjà au passé dans ses méthodes. » Pour le sénateur LR, cette affaire montre qu’Emmanuel Macron « aime régler ses comptes avec ceux qui ne l’ont pas aimé. (…) Il faudrait beaucoup d’argumentation et beaucoup de force de conviction pour expliquer que ce qui se passe avec Manuel Valls procède de la bienveillance naturelle des relations humaines », a-t-il conclu.

Présidentielle 2017 : après le débat, Macron au-dessus des 60%

Présidentielle 2017 : après le débat, Macron au-dessus des 60%

Le candidat d’En Marche ! serait élu président de la République dimanche avec 62% des voix, selon deux sondages publiés vendredi, l’un, Harris Interactive-Indeed pour LCP Assemblée nationale, le voyant progresser d’un point, et l’autre, Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point, le voyant progresser de trois points. Ces variations sont calculées par rapport à des sondages publiés par ces deux instituts à la fin de la semaine dernière. Un troisième sondage également publié vendredi (Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France), crédite pour sa part Emmanuel Macron de 61,5% d’intentions de vote, contre 38,5% pour Marine Le Pen. Lors du débat, Emmanuel Macron a « rassuré », « inquiété » ou « ni l’un ni l’autre » de manière quasiment égales les téléspectateurs (respectivement 31%, 33% et 36%), précise le sondage. Au contraire, Marine Le Pen a inquiété plus d’un Français sur deux (54%) et n’en a rassuré que 15%. Elle inquiète surtout les personnes qui n’ont pas voté pour elle au premier tour. C’est le cas de 62% des électeurs de François Fillon et Jean-Luc Mélenchon comme pour 79% de ceux de Benoît Hamon.

*Le sondage Harris Interactive a été réalisé en ligne du 2 au 5 mai auprès d’un échantillon de 4.991 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 940 inscrits sur les listes électorales.

*Le sondage Odoxa a été réalisé par Internet le 4 mai auprès d’un échantillon de 998 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 959 personnes inscrites sur les listes électorales. L’intention de vote est établie sur la base de 809 personnes sûres d’aller voter.

Front national : la direction KO après le débat

Front national : la direction KO après le débat

 

Nombre de membres de la direction sont encore ko debout  après la défaite de Marine Le Pen lors du débat avec Macron.  D’un coup, tout s’est  écroulé ;  la bulle médiatique du parti extrême a explosé. Elle a d’abord révélé l’ignorance de ce parti vis-à-vis des réalités économiques. Elle a mis en évidence l’incohérence totale des orientations  Des orientations irresponsables que n’aurait pas nié le parti communiste dans les années 60 –Le débat a mis au jour le manque de consistance politique de Marine Le Pen. Une Marine Le Pen qui a détruit sa perspective de présidentiable avec  sa grossièreté, sa vulgarité et sa brutalité. Bref le Front National avec son vrai visage utilisant même l’intox  pour discréditer l’adversaire. Ainsi Marine Le Pen a  évoqué un hypothétique compte offshore de Macron en se fondant sur des informations dites d’origine américaine mais alimentées par les sites  Russes anti Macron. Après le dépôt de plainte de Macron, une enquête judiciaire a d’ailleurs été entamée. Après la déroute de Marine Le Pen il faut s’attendre à de sérieuses secousses  au sein national. Entre la tendance par le vice président  Philippot sorte de néo communiste à la sauce fasciste, de l’autre celle incarnée par Marion Maréchal Le Pen qui fait du combat identitaire le socle de son fonds de commerce. Une Marine Le Pen qui a  détruit sa perspective de présidentiable Le second tour de l’élection présidentielle approchant, Marine Le Pen a fait des choix qui ont brouillé son discours et son image, en particulier lors du tumultueux débat avec Emmanuel Macron qui a semé le doute dans ses rangs sur sa stature réelle. Malentendus sur l’euro, plagiat d’un discours de François Fillon et promotion d’un cadre de la première heure accusé de négationnisme : les impairs ont rythmé la fin de campagne après une première semaine d’entre-deux-tours pourtant menée sous le signe du volontarisme et du coup d’éclat tactique. Les instituts de sondages mesurent toutefois un tassement des intentions de vote en sa faveur et, mécaniquement, une remontée d’Emmanuel Macron, crédité de près de 25 points d’avance à deux jours du scrutin. La série noire a commencé avec la nomination de Jean-François Jalkh à la tête du parti d’extrême droite pour assurer l’intérim de Marine Le Pen, en « congé » de la présidence. Aussitôt, la presse a exhumé des déclarations prêtées à ce dirigeant historique mais jusque-là resté dans l’ombre, dans lesquelles il cite les thèses d’un auteur négationniste concernant l’usage de Zyklon B dans les chambres à gaz nazies. A partir du week-end dernier, c’est un pan essentiel du programme – la volonté d’abandonner la monnaie unique européenne – qui a donné lieu à un imbroglio au sommet de la hiérarchie frontiste. L’accord de gouvernement scellé avec Nicolas Dupont-Aignan et révélé le 29 avril précise que cette mesure, sur laquelle Marine Le Pen fonde l’essentiel de son programme économique, n’avait rien d’un « préalable », ouvrant la voie à des interprétations divergentes. Une partie de l’état-major semble avoir déjà fait une croix sur la présidentielle et songe désormais à l’étape suivante, les législatives du mois de juin, la jauge qui permettra d’évaluer la place exacte du parti au cours des cinq prochaines années – à la marge ou au coeur du jeu politique. Au-delà, se pose la question du sort de Marine Le Pen, créditée de 38% des intentions de vote dans un sondage Odoxa publié vendredi. « Si ce résultat se confirme dimanche prochain, ce sera un sérieux coup dur pour Marine Le Pen qui, malgré sa qualification en finale, ne sera pas/plus forcément la mieux placée pour incarner l’opposition à Emmanuel Macron et se mettre en bonne situation pour les législatives », note l’institut.

Ilie Nastase, grand champion mais triste individu après l’insulte contre Serena Williams

Ilie Nastase, grand champion mais triste individu après l’insulte contre Serena Williams

 

 

Nastase un grand champion aux facéties amusantes parfois mais qui en insultant de manière raciste Serena Williams  ne mérite que condamnation et mépris.  Après les propos racistes et sexistes  de l’ancien champion de tennis Ilie Nastase, tenus ce week-end en Fed Cup, Serena Williams répond sur Instagram. « Cela me déçoit de savoir qu’on vit dans une société où des personnes comme Ilie Nastase peuvent faire des commentaires aussi racistes envers moi et mon enfant à naître, et des remarques aussi sexistes envers mes pairs », écrit la championne américaine, vainqueur de 23 Grands Chelems. Ilie Nastase, capitaine de l’équipe de Fed Cup et icône du sport en Roumanie, a été suspendu par la fédération internationale (ITF) pour son attitude grossière et insultante lors de la rencontre de son pays contre la Grande-Bretagne le week-end dernier. Lors de la conférence de presse d’avant-match, Nastase avait tenu des propos plus que déplacés au sujet de la grossesse de C, qui a annoncé mercredi attendre son premier enfant. Les journalistes ont pu l’entendre dire à un membre de son équipe : « On va voir de quel couleur il est. Chocolat au lait ? » L’ancien vainqueur de Roland-Garros en 1973, aujourd’hui âgé de 70 ans, avait ensuite copieusement insulté une journaliste, un arbitre, la capitaine britannique Anne Keothavong et la joueuse Johanna Konta, traitant ces dernières de « put… de s… pes ». « Je remercie humblement l’ITF pour l’intérêt donné aux faits dans cette affaire. Ils auront mon total soutien », a ajouté Serena Williams. Ilie Nastase, qui est une icône du sport en Roumanie, a également été critiqué par l’autre légende du pays Nadia Comaneci. L’ancienne gymnaste a accablé son compatriote pour son comportement « injurieux ».

Après la Fusillade sur les Champs-Elysées, risque sur la campagne

Après la Fusillade sur les Champs-Elysées, risque sur la campagne

 

Trois candidats ont fort justement annulé leurs déplacements pour vendredi : Macron, Le Pen et Fillon  Il s’agit d’une attaque terroriste qui devrait interroger les Pouvoirs publics sur la poursuite de la campagne. Des menaces pèsent clairement et notamment lors des meetings dont les conditions de sécurité sont très approximatives. Pour preuve, les incidents concernant notamment Fillon et Le Pen où des opposants se sont approchés des candidats pour manifester leur mécontentement.  Il serait sans doute peu responsable d’autoriser les meetings dans les conditions dans lesquelles ils se déroulent actuellement. Ce serait prendre un grand risque que d’attendre un nouvel acte de terrorisme pour prendre des décisions assurant une réelle sécurité. Le caractère terroriste de l’acte commis sur les Champs-Élysées ne fait en effet plus aucun doute. L’assaillant faisait l’objet d’une « fiche S » des services de renseignements, selon une source policière, que ne confirme pas à ce stade le ministère de l’Intérieur, ni le parquet de Paris. L’organisation djihadiste EI a revendiqué dans la soirée cette attaque via son canal habituel de communication, l’agence Amaq. Un policier a été tué et deux autres ont été blessés, l’un sérieusement, l’autre plus légèrement. Cet événement est survenu à la fin d’une campagne présidentielle déjà marquée cette semaine par l’arrestation de deux hommes, à Marseille, soupçonnés d’avoir planifié des attentats imminents. Le 18 mars, un homme a été abattu dans l’aérogare d’Orly, au sud de Paris, en agressant des soldats de l’opération Sentinelle.

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Cela devient une habitude dans les meetings de Fillon : on siffle même les leaders des Républicains. Une bien curieuse manière de rassembler les troupes du parti. Après NKM  qui a été sifflée lors  d’un précédent meeting, c’est Estrosi qui a été la tête de Turc des Républicains les plus sectaires que réunit Fillon. Un Fillon largement responsable de ces divisions puisqu’il a décidé de ce recentrer sur la partie la plus droitière des républicains ignorants aussi bien les sarkozystes que les Juppéistes. Fillon pour préserver l’unité du parti voire pour étendre son audience aurait dû affirmer son autorité pour immédiatement mettre fin à ses sifflets. La preuve que Fillon élu surprise de la primaire de la droite ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour mobiliser les différentes sensibilités de son parti. Pire qu’il encourage les divisions. Estrosi  a seulement eu droit de la part de Fillon une main sur l’épaule qui pouvait prêter à bien des interprétations. Comme au parti socialiste si Fillon n’est pas qualifié pour le second tour, les oppositions pourraient bien faire éclater le parti des Républicains. La lutte contre le Front national, dont Christian Estrosi est l’un des garants après sa victoire contre Marion Maréchal-Le Pen aux élections régionales de 2015, est pourtant censée réunir Les Républicains. Qu’importe, les sifflets ont repris de plus belle, couvrant son discours à plusieurs reprises par des « Fillon, Fillon ». Il est toutefois difficile de dire si c’est la personne de Christian Estrosi qui était sifflée ou les Le Pen et les déclarations sur le Vélodrome d’Hiver.  Christian Estrosi, réconforté par François Fillon qui lui a posé sa main sur l’épaule pour calmer les militants, a tweeté dans la foulée : « Nous ne gagnerons le 7 mai que si nous sommes rassemblés. » Les militants fillonistes ne lui ont sans doute pas pardonné ses demandes répétées de retrait de la candidature de François Fillon qu’il avait formulées avec Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, les jours précédant la mise en examen du candidat de la droite. Ils n’ont probablement pas, non plus, digéré voir Christian Estrosi poser aux côtés d’Emmanuel Macron à l’hôtel de région de Marseille le 1er avril. La veille, l’ancien maire de Nice avait déjà subi la fronde de certains fillonistes à Toulon.

 

Fillon : après le cadeau des costards à 50 000 €, celui des montres à 15 000 !

Fillon : après le cadeau des costards à 50 000 €, celui des montres à 15 000 !

 

Le citoyen ordinaire peut légitimement se demander si certains dans la classe politique ne sont pas devenus complètement fous et hors-sol.  Naïvement les bénéficiaires de cadeaux d’un tel prix n’ont rien à opposer aux interrogations qu’elle pose quant à l’intégrité des candidats ;  c’est encore le cas avec les montres offerts par de généreux homme d’affaires à Fillon des montres  d’un prix de 12 000.  Comme pour les costumes Fillon se défendra par cette exclamation « et alors ? » On objectera sans doute que Fillon n’est pas le seul dans ce cas à avoir les pieds largement décollés du sol. Le ministre de l’intérieur Bruno Le Roux avait trouvé normal de salarier  ses enfants mineurs comme assistant parlementaire, Moscovici l’ancien ministre de l’économie, aujourd’hui commissaire européen, a,  lui, aussi reçu des costumes de luxe en cadeau. En outre, il y a les cadeaux officiels mais aussi les cadeaux occultes reçus par nombreux d’élus. . Encore une fois il ne s’agit là que de la partie visible de l’iceberg. Le plus grave c’est sans doute l’hypocrisie dont témoignent les bénéficiaires de ces dessous-de-table puisque si les cadeaux supérieurs à 150 € doivent être déclarés par contre comme considérés comme privés, ces cadeaux non plus à l’être. Au-delà des faits eux-mêmes cela révèle que la France vit dans une monarchie républicaine où certains élus se comportent comme sous l’ancien régime en considérant les privilèges de la fonction comme tout à fait normaux.  De ce point de vue, François Fillon est vraiment l’archétype du responsable dévoyé actuel ; un  hobereau de l’ancien régime vivant dans une demeure châtelaine d’une surface de plus de 1000 m² (plus 3000 m² actuellement non habitables)  qui vit évidemment notoirement au-dessus de ses  moyens. L’un des deux généreux donateurs des montres est Pablo Victor Dana. Cet homme d’affaires italo-suisse, qui gère actuellement un fonds financier à Dubai, est le fondateur de la marque Instruments et Mesures du Temps, qui a été liquidée en 2014. Une aventure de dix ans, marquée par un cadeau au Premier ministre de Nicolas Sarkozy, en 2008. « J’ai effectivement offert une de mes montres à Monsieur Fillon, indique-t-il à franceinfo. Je lui ai remis la montre personnellement à Matignon lors d’un voyage accompagné de ma femme et de mes enfants à Paris. » L’éphémère horloger assure avoir agi de manière « absolument désintéressée », d’autant que « la politique française ne [l]‘a jamais intéressé ». Il dit d’ailleurs « ne pas comprendre » les attaques adressées à François Fillon dans l’affaire des costumes offerts par Robert Bourgi. Il expose ainsi ses motivations : « Nous partageons la passion commune des courses de voitures anciennes, les mêmes valeurs familiales et je l’admire comme politique et comme père de famille (j’ai cinq enfants aussi). »  François Fillon a reçu ce cadeau sans s’appliquer la règle, édictée par lui-même dans une circulaire du 18 mai 2007, imposant aux membres du gouvernement de remettre au service du mobilier national les cadeaux reçus dans le cadre de leurs fonctions.

Bourse : doutes sur Trump après le report du vote sur l’Obamacare

Bourse : doutes sur Trump  après le report du vote sur l’Obamacare

 

 

Faute de majorité potentielle, la réforme concernant l’Obamacare à été reporté. Report qui s’ajoute aux déboires de Trump à propos de ces mesures anti immigration font douter de la capacité du nouveau président à mettre en œuvre ses  nouvelles politiques notamment dans le domaine économique. Il était prévisible qu’il ne serait pas facile de détricoter le Obamacare qui a permis à environ 20 millions d’Américains de disposer, eux aussi, de couverture santé via une mutuelle (aidée par l’État pour les plus défavorisés).  Le texte proposé au vote de la chambre des représentants était par ailleurs particulièrement mal ficelé. On objectera que la réforme de Obama elle-même était loin d’être un succès total, ce n’était sans doute qu’un premier pas pour une meilleure couverture des Américains qui ne disposent pas actuellement de  mutuelle (environ 50 millions). La grande question est de savoir quel est l’ampleur financier des risques (y compris pour  les assureurs eux mêmes) et si le nouveau système que voulait imposer Trump  sera ou non moins coûteux et plus efficace. Au-delà de cette question relative à la santé se pose la problématique de la compétence de Trump rapide pour signer  des décrets sous l’œil des caméras mais des décrets qui ne changent pas grand-chose quand ils sont confrontés aux réalités politiques, juridiques et voire économiques. Les Républicains eux-mêmes sont très divisés sur la plupart des réformes que souhaitent entamer Trump. Cela vaut pour la santé comme pour l’immigration, les investissements, les infrastructures. Ou encore la fiscalité. Des reculs soit sur les délais, soit sur les contenus mettraient en cause les capacités réelles de Trump. Wall Street a donc fini en baisse jeudi, ayant cédé ses gains en fin de séance à l’annonce du report du vote de la Chambre des représentants sur la réforme de l’assurance-maladie, le premier grand test législatif pour le président Donald Trump. L’indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a cédé 4,72 points, soit 0,02%, à 20.656,58 et le Standard & Poor’s-500, plus large, a abandonné 2,49 points ou 0,11% à 2.345,96. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 3,95 points (0,07%) à 5.817,69. Le Parti républicain du président Trump est majoritaire au Congrès mais divisé sur la réforme de l’Obamacare, la loi emblématique de son prédécesseur qu’il a promis d’abroger. Une source républicaine haut placée au Congrès a indiqué que la Chambre des représentants ne voterait pas jeudi comme initialement prévu sur un projet de détricotage de la loi, les dirigeants républicains au Congrès ne parvenant pas à réunir un nombre suffisant de voix. Au moment où Wall Street clôturait, d’autres sources évoquaient un report du vote à vendredi, voire en début de semaine prochaine. Un échec de Trump dès son premier test au Congrès mettrait en doute sa capacité à faire adopter d’autres pans de son programme économique comme la réforme fiscale ou les investissements dans les infrastructures. « Si cette affaire s’enlise ou si le non l’emporte, la réaction du marché sera terrible », prédit Jake Dollarhide, directeur général de Longbow Asset Management à Tulsa. « Mais s’i y a un vote demain matin et que ça passe, on aura un énorme rally. » Le S&P-500 a pris quelque 10% depuis l’élection du 8 novembre, dopé par les promesses de Trump de baisses d’impôts, d’investissements publics et de dérégulation. « Plus ce sera long et plus il faudra attendre pour voir la politique de Trump commencer à avoir un effet sur les résultats des entreprises », relève Michael Jones, responsable des investissements chez RiverFront Investment Group à Richmond, en Virginie. « C’est cela qui décevra le marché. » Signe de l’attentisme des investisseurs, seulement 6,4 milliards d’actions ont été échangées à comparer à une moyenne de 7,1 milliards sur les 20 dernières séances. L’indice CBOE de la volatilité, surnommé le « baromètre de la peur » à Wall Street, a pris pour sa part 2,4% à 13,12, sa première clôture au-dessus de 13 depuis le 30 décembre. Sept des 11 grands indices sectoriels S&P ont fini en repli mais la plus forte baisse, pour la pharmacie et l’énergie, n’a été que de 0,36% dans les deux cas. L’assureur santé UnitedHealth (-1,04%) a accusé le plus fort repli du Dow Jones alors que Nike a repris 2,69%, meilleure performance de l’indice, après sa chute de 7,05% mercredi consécutive à ses résultats. Plus forte baisse du S&P, Accenture est retombé de 4,52% à 120,76 dollars après avoir établi un record la veille, les investisseurs sanctionnant des résultats sans surprise. Le groupe de conseil a certes relevé ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice mais moins que ce qu’escomptaient les analystes. Sur le Nasdaq, Alphabet, la maison mère de Google, a reculé de 1,19%. Le groupe ne parvient pas pour l’instant à apaiser la polémique déclenchée par la diffusion de messages publicitaires accolés à des vidéos au contenu haineux sur son service YouTube. Aux valeurs moyennes, la biotech Flexion Therapeutics a bondi de 33,38% à 26,25 dollars en réaction à une information du site spécialisé FiercePharma selon laquelle Sanofi pourrait racheter la société pour plus d’un milliard de dollars (927 millions d’euros). L’attentisme a aussi été marqué sur les autres marchés pendant que se poursuivaient les tractations au Congrès et jusqu’à la Maison blanche sur la réforme de l’assurance-santé. L’indice dollar a peu évolué mais le billet vert a touché en séance un plus bas de quatre mois face au yen, à 110,64 yens, ce dernier bénéficiant de son statut de valeur refuge. « Si la Chambre des représentants ne vote pas la réforme de l’assurance-santé, ce sera négatif pour le dollar et de façon générale pour tous les actifs risqués », dit Alvise Marino, stratège changes chez Credit Suisse à New York.

Sondage 2017 : Macron devant Le Pen après le débat

Sondage 2017 : Macron devant  Le Pen après le débat

 

Macron devant  Marine Le Pen selon  un sondage Elabe pour BFM TV et L’Express réalisé mardi, au lendemain du débat télévisé qui a opposé les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle. Selon cette enquête, le candidat d’En Marche   obtient 26% (+0,5) des intentions de vote au premier tour exprimées par les personnes interrogées et devance de 1,5 point la candidate du Front national (24,5%, -0,5). Le candidat de la droite et du centre, François Fillon, perd quant à lui 0,5 point avec 17% des intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, progresse de 0,5 point à 13,5% et occupe désormais la quatrième position, deux points devant Benoît Hamon 11,5% (-2). Enfin, à des niveaux nettement moins élevés, le candidat de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, est en hausse de deux points à 5%. Ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon de 1.050 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Marseille foot OM: après Drogba, le recrutement de Roger Milla ?

Marseille foot OM: après Drogba, le recrutement de Roger Milla ?

 
Gonflé Drogba qui n’exclut pas retour à l’OM mais qui fixe des conditions financières équivalentes à ce qu’il gagne actuellement,  en Chine précédemment,  au Canada actuellement. Le joueur qui a enthousiasmé le public marseillais il y a une douzaine d’années veut donc bien revenir à Marseille mais sans porter atteinte à son pouvoir d’achat. Des prétentions financières évidemment hors de portée de l’OM et complètement inconsidérée. Drogba a sans doute été un joueur tout à fait exceptionnel en outre faisant preuve de grande qualité humaine (notamment lorsqu’il s’est impliqué dans le conflit de la Côte d’Ivoire)  mais là il dérape sérieusement. Le joueur a en effet 39 ans, il peut au mieux faire 1 ou 2 saison et encore pas à plein temps. La rumeur de ce recrutement constitue aussi un certain mépris à l’égard des supporters de l’OM. Pourquoi pas aussi Roger Milla qui a 65 ans ? Un joueur qui fut aussi exceptionnel et qui a fait preuve d’une grande longévité jusqu’à la quarantaine. Une exception sans doute et qui n’avait pas les prétentions (ni d’ailleurs le palmarès en clubs de Drogba). Milla   le vétéran des Lions Indomptables, se distingua en marquant un but contre la Russie (défaite 6-1). Entré à la mi-temps du match, il devient à 42 ans et 1 mois le joueur le plus âgé de l’histoire de la Coupe du Monde (il sera battu par le Colombien Faryd Mondragon, en 2014), et aussi le plus vieux des buteurs de l’épreuve.

EDF: Nouveau Plongeon en bourse après un avertissement sur résultats

EDF: Nouveau Plongeon  en bourse après un avertissement sur résultats

Compte tenu des dernières informations relatives aux prévisions financières il y a tout  tout lieu de craindre un nouveau plongeon pour le cours de l’action EDF. Une action qui lors  de son introduction en bourse en 2005 valait 32 € et qui est passée sous la barre des 10 € ;  en cause, la baisse mondiale du prix de l’électricité et la sous-estimation de nombre de dépenses par l’électricien.-Cette dégringolade s’explique notamment par la défiance des investisseurs vis-à-vis des capacités de l’électricien à résister à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et à faire face aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles ;  ce que viendrait de décider, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui « accèderait » à la demande d’EDF visant à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans. Cette annonce fixée par un décret pluriannuel de l’énergie serait quasiment rédigée.   Du côté d’EDF, cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.

Après Airbus, Boeing va supprimer des postes

Après Airbus, Boeing va supprimer des postes

 

Après Airbus, Boeing a annoncé la suppression de 500 emplois sur plusieurs années notamment dans sa division commerciale en 2017, en plus de la réduction des effectifs d’environ 8% opérée depuis le début de l’année. La direction d’Airbus avait annoncé la suppression de plus de 1000 postes incluant y compris des licenciements secs. Une décision difficile à comprendre quand on sait que les commandes commerciales représentent environ 1000 milliards. Airbus doit une grande partie de ses commandes à l’obligation de délocaliser certaines productions en particulier dans les pays acheteurs y compris parfois avec des transferts de technologies. Un phénomène qui ne touche pas seulement la construction aéronautique mais aussi par exemple la construction ferroviaire et bien d’autres produits. Il n’est pas si simple de s’opposer à cette forme de mondialisation. Si par exemple la France devait fermer ses frontières on se demande acquis les usines  d’Airbus situées  en France pourraient vendre ses avions. Certes la régulation mérite d’être régulée mais elle ne peut s’effectuer de manière irresponsable. Les suppressions de postes interviennent dans un contexte de ralentissement des commandes pour les avions bi-couloirs comme le Boeing 777 ou l’Airbus A330. De son côté,  Boeing a annoncé la semaine dernière qu’il ramènerait la cadence de production du 777 à cinq exemplaires par mois en août 2017, ce qui équivaut à une réduction de 40% par rapport au rythme actuel de 8,3 avions par mois. L’avionneur américain n’a pas précisé combien de postes il allait supprimer l’an prochain. Boeing a annoncé le mois dernier qu’il supprimerait 500 emplois sur une période de quatre ans et qu’il fermerait deux sites dans le cadre d’une refonte d’une autre de ses divisions, le pôle défense, espace et sécurité.

2017 : Après Henri Guaino, Alliot-Marie candidate, une épine pour Fillon

2017 : Après Henri Guaino,  Alliot-Marie candidate, une épine pour Fillon

 

 

Il est clair que les choix à la fois libéraux et radicaux de François Fillon ont du mal à passer chez les gaullistes traditionnels. Après la candidature d’Henri Guaino, celle de Michèle Alliot-Marie. L’ancienne ministre , qui a refusé de participer à la primaire de la droite et du centre, reproche surtout le caractère antisocial du programme de  François Fillon. D’une certaine manière la réforme de la Sécu proposée par Fillon est la goutte qui a fait déborder le vase du mécontentement des gaullistes.Il y a  aussi le moment de vision globale et à long terme. Cette candidature avec celle d’Henri  Guaino pourraient affecter le score de François Fillon non pas parce que les deux candidats parviendraient à des résultats significatifs  mais parce qu’ils vont s’efforcer de démontrer que les propositions de François Fillon opèrent une rupture avec la philosophie gaulliste qui lie progrès économique et progrès social.   »Je suis candidate à la présidence de la République. Je propose une vision pour renouer avec un esprit de conquête pour la France et pour chacun des Français », déclare-t-elle au journal 20 Minutes, à paraître vendredi. Gaulliste revendiquée, la députée européenne veut promouvoir une « vision à long terme » pour le pays et un Etat stratège et protecteur des Français. « Cette primaire (à droite) a été un succès quantitatif, mais je regrette que cela ait davantage porté sur des personnes que sur des projets pour changer la vie quotidienne des Français », explique-t-elle. « Le petit bout de la lorgnette, avec un chiffre par ci, un chiffre par là, ne fait pas une politique. Il faut une vision à long terme, un projet cohérent et à la hauteur des enjeux », ajoute-t-elle. Regrettant les choix libéraux de François Fillon, vainqueur de la compétition à droite, Michèle Alliot-Marie assure « ne pas nuire » à sa famille politique avec sa candidature. La députée européenne assure avoir « environ la moitié des promesses des 500 parrainages requis » pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle, et ce sans avoir effectué la moindre démarche.

Après la droite, « La gauche avec Macron »

Après la droite, « La gauche avec Macron »

 

Après le mouvement la droite avec Macon c’est maintenant un autre mouvement : la gauche avec Macron qui vient d’être lancé.  Emmanuel Macron a réussi à séduire la droite et notamment l’ancien ministre, de Jacques Chirac, Renaud Dutreil. Ce dernier a lancé « la droite avec Macron ». Désormais, « la gauche avec Macron ». Un appel a été publié sur Tumblr et signé par dix élus « dont sept parlementaires socialistes », précise Libération. Parmi eux, on compte le député de Gironde, Florent Boudié, le député du Val-de-Marne, Jean-jacques Bridey, le député des Alpes-de-Haute-Provence, Christophe Castaner, la députée des Côtes-’Armor, Corinne Erhel, la sénatrice de Paris, Bariza Khiari, le député des Français de l’étranger, Arnaud Leroy et la sénatrice du Haut-Rhin, Patricia Schillinger.  Pourquoi faire le choix d’Emmanuel Macron ? « Parce qu’il prolonge la grande histoire de la social-démocratie en l’adaptant à la réalité de notre monde, en la renouvelant et en la renforçant, Emmanuel Macron porte l’ambition d’une gauche positive », expliquent les signataires. L’ancien ministre incarne ainsi « les conditions d’une alternative politique avec exigence : écouter plutôt qu’enjoindre, insuffler un renouveau démocratique et citoyen, qui tisse enfin des liens nouveaux avec les Français, plutôt que de maintenir l’illusion d’un système de partis dont chacun ressent qu’il est usé ».

L’affaire Karachi : procès 20 ans après !

L’affaire Karachi : procès 20 ans après !

 

15 personnes sont mortes il y a maintenant 20 ans dans l’affaire politico-financière  dite de Karachi qui a permis de financer la campagne électorale de Balladur. 20 ans pendant lesquels on a tourné autour du pot espérant sans doute un enterrement de l’affaire ou une mise en accusation des seuls seconds couteaux. Pourquoi 20 ans ? Parce que les puissants lobbys représentés dans ces affaires politicofinancières savent solliciter le temps judiciaire, c’est-à-dire utiliser toutes les arcanes des procédures pour retarder le traitement par les tribunaux. Curieux quand même que les principaux intéressés, en l’occurrence dans le cas précis Balladur lui ne soit pas inquiété. (Il sera éventuellement passible de la cour de justice de la république, une justice d’exception, spéciale particulièrement clémente pour les politiques). Un peu comme dans l’affaire Bettencourt ou encore dans l’affaire Pygmalion ou Sarkozy est pour l’instant épargné par la justice. Le parquet général de Lyon a donc quand même requis vendredi la confirmation de l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de six personnes, dont l’ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres et l’homme d’affaires Ziad Takieddine, dans le volet financier de l’affaire Karachi, a-t-on appris auprès du ministère public.  Cette affaire d’abus de biens sociaux présumés porte sur des faits liés à des contrats d’armement et à la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Le parquet général a demandé que soient jugés Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller spécial au cabinet du ministre de la Défense d’Edouard Balladur, François Léotard, entre 1993 et 1995, deux proches d’Edouard Balladur, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, Dominique Castellan, ancien PDG de la Direction des Constructions Navales, Ziad Takieddine et un autre intermédiaire en armement. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon indiquera la date de son délibéré en début de semaine prochaine. Au terme de leur enquête sur le volet financier de l’affaire, les juges d’instruction parisiens avaient décidé, en juin 2014, de renvoyer ces six personnes en correctionnelle. Mais la Cour de cassation a ordonné, le 10 février 2016, un réexamen de cette affaire par la cour d’appel de Lyon, d’où ces nouvelles réquisitions. Les juges semblent convaincus qu’une partie des commissions perçues par l’intermédiaire en armement Ziad Takieddine à la faveur de contrats signés avec l’Arabie saoudite et le Pakistan ont servi à financer la campagne d’Edouard Balladur via un système de rétrocommissions. L’une des hypothèses envisagées est que la fin du versement des commissions est à l’origine de l’attentat de Karachi qui a coûté la vie à 15 personnes dont 11 ouvriers français de la Direction des Constructions Navales, en 2002.La Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à juger des ministres pour des délits commis dans l’exercice de leur fonction, enquête de son côté sur le rôle présumé joué par l’ancien Premier ministre UMP Edouard Balladur et son ancien ministre de la Défense François Léotard.

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Après brexit, Goldman Sachs à Paris ou Francfort

Après brexit, Goldman Sachs à Paris ou Francfort

 

 

 

D’après le journal Le Monde, suite au brexit, La banque d’affaires américaine Goldman Sachs hésite entre Paris et de Francfort pour transférer 1.000 à 2.000 emplois actuellement basés à Londres. La possible perte du « passeport européen », qui assure l’accès aux marchés de l’Union européenne, obligerait les sociétés régulées à Londres à obtenir un agrément dans un pays de l’UE, ce qui suscite la convoitise de nombreuses places financières comme Paris, Francfort, Milan, Amsterdam ou Dublin. « Selon nos informations, la banque américaine (…) se concentre désormais sur la capitale française ou le centre financier allemand », avance le quotidien, qui précise qu’officiellement, Goldman Sachs dit n’avoir pris encore aucune décision. Un porte-parole de la banque à Paris n’était pas immédiatement joignable pour commenter l’article du Monde. La publication de cette information intervient alors que certains représentants de la Place de Paris craignent que la décision des députés de durcir la Taxe sur les transactions financières (TTF) dans le cadre du projet de budget 2017 nuise à la vaste campagne lancée par Paris pour séduire les investisseurs internationaux dans le cadre du Brexit.

(Avec Reuters)

BPI : les cadres se sucrent d’après la Cour des comptes

BPI : les cadres se sucrent d’après la Cour des comptes

 

Selon  la Cour des comptes la  masse salariale aurait augmenté de 25% chez BPI Investissement, l’une des deux entités de la banque, depuis 2012. Les 28 cadres dirigeants auraient bénéficié de 15% d’augmentation en 2014 et de 23% l’année suivante, leurs émoluments moyens passant de 201.000 à 245.000 euros par an. Du côté de BPI Financement, l’autre entité de la banque, les 42 cadres supérieurs auraient vu leur rémunération moyenne passer de 107.000 euros à 149.000 euros, soit une hausse de 40%, entre 2012 et 2015. Le Point ajoute que 7 des 8 cadres les plus hauts placés dans la hiérarchie de Bpifrance ont eux aussi connu une hausse salariale de 40% entre 2012 et 2015. « Les augmentations des rémunérations de certains cadres dirigeants paraissent tout particulièrement contestables dans leur principe », écrit la Cour des comptes. Sur les salaires des membres du comité exécutif, « nous contestons le terme d’augmentation parce que ce sont des promotions de collaborateurs qui étaient autrefois non membres du Comex », et le sont devenus pour compenser des départs, explique-t-on à la BPI. « Le salaire moyen des membres du comité exécutif est de 291.000 euros. Pour une banque qui a 60 milliards d’euros d’actifs à son bilan, des responsabilités importantes, on est en dessous du marché », ajoute-t-on.

(Reuters)

Après l’amour est dans le pré, la politique est dans le pré

Après l’amour est dans le pré, la politique est dans le pré

 

Ça risque de dégouliner grave de sentimentalisme avec l’émission Une ambition intime, sur M6 de Karine Le Marchand, La présentatrice de l’amour est dans le pré nous a habitué à l’exhibitionnisme sentimental. On attend encore qu’elle manifeste un peu de vraie sensibilité et d’intelligence au lieu de se rouler dans la sensiblerie et le voyeurisme ridicule. En outre et surtout la vie strictement privée des responsables politiques n’a pas lieu d’être étalé dans le paysage médiatique. Pourquoi pas aussi la psychanalyse ? Ou mieux la sexualité des hommes politiques? Pour gagner quelques téléspectateurs la télévision ne recule devant rien mais elle tutoie maintenant le caniveau. En cette année électorale, M6 n’a pas voulu faire une émission politique comme les autres, mais révéler l’intimité des hommes et des femmes qui veulent accéder à la plus haute fonction de l’Etat. Dans son communiqué de presse, la chaîne se demande  »qui sont ces femmes et ces hommes qui souhaitent nous gouverner ». Et de promettre : « C’est sans fard et avec sincérité qu’ils ont décidé de prendre la parole pour nous dévoiler leur enfance, leur histoire, leurs passions, dessinant, grâce aussi aux témoignages de leurs proches, leur personnalité et les ressorts de leur ambition. » Dans un portrait diffusé dimanche prochain, Bruno Le Maire est le premier à s’essayer à l’exercice. Mais la plupart des tournages sont d’ores et déjà en boîte. Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, François Fillon ou encore François Bayou ont ainsi déjà participé. A chaque fois, le principe est le même : l’invité, interrogé par Karine Le Marchand, évolue dans un appartement redécoré avec des objets en lien avec leur vie privée. Pour Bruno Le Maire, la photo de son couple mise sur le chemin jusqu’à la terrasse suscite une parole pour sa femme. Son vin préféré sur la table lui permet de confier qu’il boit un verre chaque soir. « Pour calmer les nerfs, c’est très très bien », précise-t-il. Chaque détail est l’occasion de découvrir et faire parler l’invité. « Ces rencontres ont été de vraies découvertes. Des gens à l’opposé de leur image publique. Je ne sais d’ailleurs pas comment ils vivent avec ça au quotidien », confie au JDD la présentatrice de L’amour est dans le pré qui aurait sans doute mieux fait de continuer sa carrière de mannequin plutôt que de tenter celle de présentatrice ou journaliste.

Retraite des fonctionnaires : menacée d’après la Cour des Comptes

Retraite des fonctionnaires : menacée d’après la Cour des Comptes

 

 

La Cour des Comptes considère que le régime de retraite des fonctionnaires n’est pas tenable. Un article du Figaro reprend l’essentiel des conclusions de la Cour des Comptes. Ce qui est en cause c’est le financement du régime qui même s’il était aligné brutalement sur le privé ne retrouverait un équilibre que dans 17 ans ! La cour soulignait les disparités entre les régimes de retraite du privé et celui des fonctionnaires. Les principales différences portent sur le montant des pensions calculées sur les six derniers mois de traitement pour les fonctionnaires et sur les 25 meilleures années dans le privé. L’âge de la retraite est aussi en question de même que le montant des cotisations. Du coup la Cour des Comptes estime que la réforme engagée depuis 2003 demeure insuffisante. Notons enfin que ses retraites n’ont jamais été provisionnées et qu’elle pèse pour une part non négligeable sur le budget de l’État. Les retraites du secteur public représentent 25% de la dépense retraite en France, alors que les retraités de la fonction publique ne représentent pas plus de 15% des pensions servies. Les pensions civiles ont connu une très forte augmentation ces dernières années en volume global. On notera que cette augmentation est plus due à l’augmentation du montant des pensions (+ 2,7%) qu’à celui de l’effectif des pensionnés (+ 1,9%), ce qui, là encore, pose un problème d’équité et de maîtrise. Les pensions des collectivités locales ont augmenté encore plus vite (+7% par an depuis 1990). . A l’horizon 2050, par exemple, selon le taux d’actualisation, le besoin en financement du système de retraites publiques devraient osciller entre 62 et 68 milliards€. Un effort colossal à consentir pour une population très limitée.  Sur l’ensemble de la période de versement estimée, les retraites de la fonction publique représentent aujourd’hui un engagement total variant, selon le taux d’actualisation, de 1200 à 1400 milliards€. Autrement dit, l’Etat s’est engagé à verser à ses fonctionnaires une somme équivalent à 70% de la dette publique au titre des pensions. Et un quart des pensions est financé par les cotisations des fonctionnaires le reste c’est-à-dire de leurs deux 40 milliards par an est financés par le budget de l’État.  La Cour des comptes juge que les réformes engagées depuis 2003 restent insuffisantes. Elle reconnaît que les efforts pour faire converger les régimes de retraite du public avec le privé sont réels, notamment sur les âges de départ et le taux de remplacement des pensions par rapport aux rémunérations d’activité. Mais la Cour juge cette convergence «partielle et fragile». Résultat, les sages de la rue Cambon estiment qu’en termes de soutenabilité financière des régimes, «le point d’équilibre apparent n’est pas durable». Dit autrement, il sera difficile de payer les pensions publiques dans le futur sans réaliser de nouvelles réformes. Plusieurs différences majeures subsistent. Primo, les cotisations ne sont toujours pas assises sur la même base. Alors que les salariés du privé cotisent sur la totalité de leur salaire, les fonctionnaires continuent à ne cotiser que sur leur traitement indiciaire, c’est-à-dire sans englober toutes les primes. Un dispositif qui avantage fortement les hauts fonctionnaires pour qui les primes constituent 55% à 60% de la rémunération… mais très peu les enseignants (pour qui les primes ne dépassent pas 11%) ou les professeurs des écoles (5% à 6%).Secundo, les retraites des fonctionnaires restent calculées sur les six derniers mois de traitement alors que celles des salariés le sont sur les 25 meilleures années. Si cette règle n’implique pas aujourd’hui des taux de remplacement substantiellement différents, elle pourrait contribuer à creuser l’écart dans les années à venir, alerte la Cour. Concernant les avantages familiaux, si certains sont favorables aux fonctionnaires, d’autres non. Tout ne va pas toujours dans le même sens, note la Cour. Enfin, si on entend souvent que le taux maximum de liquidation est de 75% pour les fonctionnaires contre seulement 50% dans le privé, en réalité le différentiel n’est pas de 25% mais beaucoup plus réduit, précise la Cour. En fait, la vraie différence public/privé se joue surtout avec une catégorie bien particulière de fonctionnaires, la «catégorie active», au nombre de 700.000, qui bénéficient d’avantages spécifiques (policiers, pompiers…). Par exemple, ils partent en moyenne en retraite 4 ans plus tôt. Du fait de ces avantages spécifiques à certaines catégories et de l’évolution démographique, les régimes de retraite des fonctionnaires vont continuer à peser sur les finances publiques. Le retour à l’équilibre du régime des fonctionnaires de l’État n’est envisageable qu’au prix du maintien d’un taux de contribution élevé, pesant sur les dépenses de l’État. Pour la Fonction publique hospitalière et la Territoriale, il faudra impérativement relever les taux de cotisations, à règles inchangées, pour rester à l’équilibre, prévient la Cour. Pour prévenir ces risques, la Cour a envisagé différents scénarii dont le plus radical alignerait le régime des fonctionnaires sur celui des salariés du privé, non seulement pour les nouveaux agents mais également pour les agents en poste. Un vrai Big Bang qui serait, reconnait la Cour, socialement difficilement acceptable, techniquement difficile à mettre en œuvre et ne deviendrait rentable qu’au bout de… 17 ans! Du coup, la Cour a examiné d’autres évolutions possibles, plus aisées à mettre en œuvre, sans remettre en cause l’existence même des régimes de la fonction publique. Elle identifie ainsi sept leviers en vue d’ajuster progressivement certains paramètres de calcul des pensions des fonctionnaires, comme l’allongement de 5 à 10 ans de la période de référence -ce que François Fillon voulait faire dans la réforme de 2003-, l’élargissement de l’assiette des cotisations et de calcul des pensions par l’intégration d’une partie des primes -ce qui a commencé à être fait dans la réforme de 2003-, la suppression de certaines bonifications, l’évolution de différentes règles relatives aux catégories actives, l’harmonisation progressive des droits familiaux et conjugaux. Enfin, la Cour formule différentes recommandations afin de renforcer la gouvernance des régimes et leur pilotage financier.

 

Après Nissan, Jaguar Land Rover menace la Grande-Bretagne

Après Nissan, Jaguar Land Rover menace la Grande Bretagne

 

Encore une déclaration qui ne va pas arranger la tâche de la nouvelle première ministre pour la négociation de l’après brexit. En clair les gros acteurs économiques ne veulent pas de repli de la Grande-Bretagne sur elle-même et même d’un divorce réel avec l’Europe. Dernière déclaration en date celle de Jaguar qui comme d’autres menace de réduire leurs investissements. Jaguar Land Rover a déclaré vendredi qu’il allait « réorienter sa réflexion » sur ses investissements après la décision britannique de sortir de l’Union européenne, ajoutant que si Nissan obtenait de Londres des compensations, les autres constructeurs devaient bénéficier d’un traitement équivalent. Le directeur général du premier constructeur automobile britannique, Ralf Speth, a expliqué dans un entretien à Reuters à l’occasion du Mondial de l’auto à Paris que certains clients en Europe, le plus grand marché de Jaguar Land Rover, ne voulaient plus acheter de voitures britanniques après le vote pour le Brexit. Interrogé sur les propos du PDG de Nissan, Carlos Ghosn, qui a déclaré jeudi qu’il ne s’engagerait pas dans de nouveaux investissements au Royaume-Uni sans accord avec Londres sur des compensations en cas d’éventuels coûts douaniers liés au Brexit, il a répondu: « Nous sommes le seul constructeur automobile du Royaume-Uni à réaliser tous nos travaux de recherche, de conception, d’ingénierie, de planification de la production au Royaume-Uni. Nous voulons bénéficier d’un traitement juste et d’une concurrence équitable au bout du compte. » Il a dit que son entreprise, qui a construit le tiers des 1,6 million de voitures assemblées au Royaume-Uni l’an dernier, pourrait être doublement pénalisée si le Brexit se soldait par l’instauration de droits de douanes sur les exportations de voitures et sur les importations de pièces détachées et de technologie en provenance de l’Union européenne. Ralf Speth a ajouté que la stratégie d’investissement à long terme du groupe n’avait pas changé mais qu’elle devait être repensée après le vote du 23 juin. Il a néanmoins laissé la porte ouverture à de nouveaux investissements dont une usine de batteries électriques et de voitures au Royaume-Uni, si les conditions s’y prêtent.

(Avec Reuters))

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