Archive pour le Tag 'Culture'

«Gaulois réfractaires» de Macron : «une erreur» et…. un manque de culture

«Gaulois réfractaires»  de  Macron : «une erreur» et…. un manque de culture

Excuses maladroites et explications confuses de Macron à propos des gaulois réfractaires au changement. Ce n’est pas seulement une erreur mais un manque évident de culture. Contrairement à l’image qu’il veut donner, Macon ne s’appuie pas sur une culture très universelle. Par ailleurs, il se veut le grand réformateur économique mais la réalité c’est qu’il n’a aucune formation dans ce domaine même s’il a essayé de bricoler son CV. Ces études assez brillantes se confinent au domaine littéraire et enfin à l’ENA il est connu qu’on n’apprend à peu près rien sinon à ne pas répondre aux questions qui peuvent être posé par des contestataires de préfecture. Macron n’est pas un expert en économie il a seulement passé un court moment chez Rothschild en raison du carnet d’adresses des énarques qui monopolisent les postes dans l’administration, la politique et les entreprises privées. Macron a commis une grande maladresse pédagogique en profitant une nouvelle fois d’un voyage à l’étranger pour critiquer son propre pays. Une erreur diplomatique mais aussi politique.  Quant à ses références aux gaulois réfractaires, c’est une contrevérité totale.  En effet les gaulois défaits par les Romains ont complètement assimilé les techniques, le cadre juridique et même la langue de Rome pour constituer la société gallo-romaine.  Il y a peu d’exemples d’une telle assimilation et d’une telle capacité à évoluer. L’histoire n’est pas non plus le domaine de prédilection de Macron qui en réalité est un pur produit de cet oligarchie sans vision gavée au marketing politique et aux discussions de salon. Pour preuve de cette excuse très alambiquée cette déclaration très vaseuse : « C’était une erreur de le réduire comme ça, parce que ça nourrit toutes ces espèces de confusions. Si je pensais que nous n’étions que ça, et je me suis mis dedans, ce serait stupide. Je n’aurais pas cherché à être président…. Qu’est-ce que j’ai voulu dire en disant ça? J’opposais le Gaulois réfractaire au luthérien bien ordonné. C’est de dire qu’il y a une identité des peuples », s’est expliqué le chef de l’État dans son entretien à TMC. « Et donc c’est de dire: moi je crois que chaque peuple a son identité, mais cette identité se construit dans un dialogue avec les autres, dans le respect de nos valeurs. » « Nous sommes Français, nous avons des spécificités : des choix, un droit, une histoire, une langue qui n’est pas la même que les autres », a-t-il ajouté. Une vraie explication de représentant en aspirateurs !

 

Droit voisin (droit d’auteur) : sauvetage de la culture ou corporatisme ?

Droit voisin (droit d’auteur) : sauvetage de la culture ou corporatisme ?

On peut légitimement s’interroger sur la nature de la tribune de Françoise Nyssen, que publie le JDD et signée par 200 artistes. S’agit-il vraiment de défendre la culture ou dune réaction corporatiste d’artistes reconnus. . La ministre de la Culture en appelle à l’Europe pour sauver le droit d’auteur menacé par les Gafa, les grands groupes du numérique que sont Google, Apple, Facebook et Amazon. « Ce droit est au cœur de notre culture et de notre modèle de société », écrit la ministre soutenue par quatre de ses prédécesseurs, mais aussi de nombreux artistes renommés, comme Jean-Jacques Goldman, Iam, Françoise Hardy, Daniel Auteuil, Kad Merad, Costa-Gavras ou encore Marie Desplechin.

« La France est le pays du droit d’auteur. C’est ici qu’il est né et c’est ici qu’il est enrichi depuis plus de deux cent ans, avec la plus grande ferveur et la plus grande inventivité, pour être en phase avec les évolutions de la société. Il a permis à notre patrimoine culturel de grandir et de se renouveler. Il a permis à des générations d’auteurs de composer, d’écrire, de peindre, de tourner ou encore de photographier avec la garantie de se voir reconnus et rétribués à la hauteur du travail signé. Ce droit est au cœur de notre culture et de notre modèle de société. Aussi élémentaire et fondamental qu’il puisse paraître aujourd’hui, ce droit ne peut être tenu pour acquis. La révolution numérique appelle de nouvelles adaptations. Le numérique ouvre de nombreuses opportunités aux citoyens, il offre un accès plus large et permanent aux contenus culturels. Mais ce qui constitue une chance pour le public ne doit pas être une menace pour les créateurs. Aujourd’hui, des milliers d’œuvres circulent sur internet sans que leurs auteurs ne soient rémunérés pour cette exploitation, ou ne le soient suffisamment. En clair,  on réclame uen taxe dont profiteraient les artistes. Mais comme le souligne  Bruno Alomar est économiste, ancien haut fonctionnaire à la Commission européenne, la directive droits d’auteur sous ses aspects séduisants constitue en fait uen entrave à la liberté  et à la  création. « On veut obliger les plateformes d’hébergement de contenu à signer des accords avec les titulaires de droits (de la musique, du cinéma, du livre, de la photographie, bref, de tout ce qui est protégeable) ou en l’absence d’accord, à mettre en œuvre un dispositif de filtrage empêchant la mise en ligne de tout contenu potentiellement protégé. L’article apparaît louable dans l’intention : celle de protéger les créateurs et les auteurs et leur garantissant que leurs droits, dont ils vivent parfois, ne sont pas lésés. Toutefois, au-delà de cette volonté, les effets collatéraux de cet article méritent une analyse approfondie tant ils pourraient se révéler contreproductifs. La surveillance automatique des contenus apparaît ainsi disproportionnée, en termes de restriction des libertés, par rapport au but poursuivi. Soyons concrets : une telle mesure supposerait que les plateformes signent des accords avec les titulaires de droits pour l’intégralité des œuvres existantes dans le monde. Outre le fait qu’il n’existe aucune base de données répertoriant l’ensemble des œuvres existant sur cette planète, des contenus pouvant relever du statut de l’œuvre sont créés chaque seconde (ce texte en est le parfait exemple) et l’on comprend donc assez difficilement vers qui les plateformes devraient se tourner pour signer de tels accords leur garantissant une immunité juridique.. Lorsqu’il n’y aura pas d’accord possible, le texte est clair : il s’agira pour les plateformes de mettre en place des logiciels de filtrage pour prévenir la mise en ligne de ce qui n’aura pas pu faire l’objet d’un accord. La situation semble ubuesque : si une plateforme n’est pas en capacité de signer des accords faute de pouvoir identifier toutes les œuvres protégées, comment pourrait-elle prévenir la mise en ligne des mêmes œuvres sans les avoir identifiées ? Et si d’aventure un contenu protégé passait à travers les mailles de ce gigantesque chalut, le texte prévoit que la plateforme aurait immédiatement à répondre de cette violation du droit d’auteur. De quoi inciter ces mêmes plateformes à restreindre au maximum ce qui pourra être autorisé, et à bannir pour de bon les parodies et autres « mêmes », ou plus simplement toute photographie sur Instagram devant un monument protégé ou toute citation sur Twitter de son auteur favori. »

…. L’idée est en effet séduisante pour l’industrie musicale : prendre le meilleur de ce que les plateformes ont pu lui apporter (le chiffre d’affaires des trois plus grosses majors a augmenté d’un milliard de dollars entre 2016 et 2017 grâce au streaming) tout en excluant à terme les contenus postés par monsieur tout le monde, lesquels ne rapportent rien. «  La ministre et les pétitionnaires veulent  une rémunération juste et proportionnelle pour les créateurs, le problème est que cela ne concernerait que les artistes reconnus et que les autres producteurs seraient exclus de diffusion. Une atteinte intolérable à la liberté.

Droit d’auteur : sauvetage de la culture ou corporatisme ?

Droit d’auteur : sauvetage de la culture ou corporatisme ?

On peut légitimement s’interroger sur la nature de la tribune de Françoise Nyssen, que publie le JDD et signée par 200 artistes. S’agit-il vraiment de défendre la culture ou dune réaction corporatiste d’artistes reconnus. . La ministre de la Culture en appelle à l’Europe pour sauver le droit d’auteur menacé par les Gafa, les grands groupes du numérique que sont Google, Apple, Facebook et Amazon. « Ce droit est au cœur de notre culture et de notre modèle de société », écrit la ministre soutenue par quatre de ses prédécesseurs, mais aussi de nombreux artistes renommés, comme Jean-Jacques Goldman, Iam, Françoise Hardy, Daniel Auteuil, Kad Merad, Costa-Gavras ou encore Marie Desplechin.

« La France est le pays du droit d’auteur. C’est ici qu’il est né et c’est ici qu’il est enrichi depuis plus de deux cent ans, avec la plus grande ferveur et la plus grande inventivité, pour être en phase avec les évolutions de la société.Il a permis à notre patrimoine culturel de grandir et de se renouveler. Il a permis à des générations d’auteurs de composer, d’écrire, de peindre, de tourner ou encore de photographier avec la garantie de se voir reconnus et rétribués à la hauteur du travail signé.Ce droit est au cœur de notre culture et de notre modèle de société. Aussi élémentaire et fondamental qu’il puisse paraître aujourd’hui, ce droit ne peut être tenu pour acquis. La révolution numérique appelle de nouvelles adaptations. Le numérique ouvre de nombreuses opportunités aux citoyens, il offre un accès plus large et permanent aux contenus culturels. Mais ce qui constitue une chance pour le public ne doit pas être une menace pour les créateurs. Aujourd’hui, des milliers d’œuvres circulent sur internet sans que leurs auteurs ne soient rémunérés pour cette exploitation, ou ne le soient suffisamment. En clair,  on réclame uen taxe dont profiteraient les artistes. Mais comme le souligne  Bruno Alomar est économiste, ancien haut fonctionnaire à la Commission européenne, la directive droits d’auteur sous ses aspects séduisants constitue en fait uen entrave à la liberté  et à la  création. « On veut obliger les plateformes d’hébergement de contenu à signer des accords avec les titulaires de droits (de la musique, du cinéma, du livre, de la photographie, bref, de tout ce qui est protégeable) ou en l’absence d’accord, à mettre en œuvre un dispositif de filtrage empêchant la mise en ligne de tout contenu potentiellement protégé. L’article apparaît louable dans l’intention : celle de protéger les créateurs et les auteurs et leur garantissant que leurs droits, dont ils vivent parfois, ne sont pas lésés. Toutefois, au-delà de cette volonté, les effets collatéraux de cet article méritent une analyse approfondie tant ils pourraient se révéler contreproductifs. La surveillance automatique des contenus apparaît ainsi disproportionnée, en termes de restriction des libertés, par rapport au but poursuivi. Soyons concrets : une telle mesure supposerait que les plateformes signent des accords avec les titulaires de droits pour l’intégralité des œuvres existantes dans le monde. Outre le fait qu’il n’existe aucune base de données répertoriant l’ensemble des œuvres existant sur cette planète, des contenus pouvant relever du statut de l’œuvre sont créés chaque seconde (ce texte en est le parfait exemple) et l’on comprend donc assez difficilement vers qui les plateformes devraient se tourner pour signer de tels accords leur garantissant une immunité juridique.

La grande force du Web a été sa capacité à transcender les barrières et les frontières, à favoriser la création, le partage de connaissances, la mise en relation des individus

. Lorsqu’il n’y aura pas d’accord possible, le texte est clair : il s’agira pour les plateformes de mettre en place des logiciels de filtrage pour prévenir la mise en ligne de ce qui n’aura pas pu faire l’objet d’un accord. La situation semble ubuesque : si une plateforme n’est pas en capacité de signer des accords faute de pouvoir identifier toutes les œuvres protégées, comment pourrait-elle prévenir la mise en ligne des mêmes œuvres sans les avoir identifiées ? Et si d’aventure un contenu protégé passait à travers les mailles de ce gigantesque chalut, le texte prévoit que la plateforme aurait immédiatement à répondre de cette violation du droit d’auteur. De quoi inciter ces mêmes plateformes à restreindre au maximum ce qui pourra être autorisé, et à bannir pour de bon les parodies et autres « mêmes », ou plus simplement toute photographie sur Instagram devant un monument protégé ou toute citation sur Twitter de son auteur favori. »

…. L’idée est en effet séduisante pour l’industrie musicale : prendre le meilleur de ce que les plateformes ont pu lui apporter (le chiffre d’affaires des trois plus grosses majors a augmenté d’un milliard de dollars entre 2016 et 2017 grâce au streaming) tout en excluant à terme les contenus postés par monsieur tout le monde, lesquels ne rapportent rien. «  La ministre et les pétitionnaires veulent  une rémunération juste et proportionnelle pour les créateurs, le problème est que cela ne concernerait que les artistes reconnus et que les autres producteurs seraient exclus de diffusion. Une atteinte intolérable à la liberté.

 

Industrie 4.0 : Pour une culture de la compétence et pas seulement du diplôme (Marylise Léon, CFDT)

Industrie 4.0 : Pour une culture de la compétence et pas seulement du diplôme (Marylise Léon, CFDT)

Dans un intreview de la Tribune, Marylise Léon, secrétaire nationale de la CDFT insiste sur la prise en compte de la compétence pour faciliter la révolution 4.0 dans l’industrie.

 

 L’industrie 4.0 va-t-elle susciter de nouveaux métiers ?

MARYLISE LÉON - En fait, très peu. Le cœur de la transformation de l’industrie, c’est de modifier les métiers existants principalement avec le numérique. Ce phénomène n’est pas nouveau. Ce qui change, c’est l’accélération et l’ampleur de cette transformation. Toutes les industries sont concernées par cette évolution.

Les opérateurs de production devront-ils être ingénieurs ?

On ne va pas leur demander un diplôme d’ingénieur mais les opérateurs développent des compétences individuelles qu’il va bien falloir reconnaître. C’est une révolution pour les DRH : fini l’homme standard. Les DRH vont devoir travailler pour mieux connaître les individus afin de mieux cerner leurs compétences, faciliter leur évolution de carrière et la mobilité interne. En fait, les DRH ont la culture du diplôme – même reconnu par la validation des acquis de l’expérience (VAE) – mais pas celle de la compétence.

Est-ce un thème important pour la CFDT ?

Oui car cette évolution est très anxiogène. Nous avons besoin de savoir de quoi ont besoin les salariés pour être sécurisés dans cette transformation du 4.0. Il y a un énorme besoin de formation mais il n’existe pas de catalogue de compétences tout fait. Chaque entreprise doit le trouver elle-même. Un opérateur dont les tâches sont enrichies par le numérique va donc devoir réfléchir à l’organisation de son travail, consulter des rapports d’analyse pour prendre des décisions ou faire des propositions d’amélioration en termes de prévention des pannes ou des accidents… Avec cette évolution, l’innovation sera de plus en plus attendue. Chacun va y contribuer à son niveau. C’est passionnant mais cela ne s’improvise pas !

Comment faire ?

J’ai une recette miracle ! Souvent, les entreprises se trompent lorsque leur approche de cette transformation est purement technique. Car, en fait, le vrai levier est organisationnel. D’ailleurs, souvent, lorsque les patrons de PME s’adressent à des cabinets de conseil en innovation, ils repartent avec un schéma d’organisation de l’entreprise ! Il faut alors penser à l’environnement global de l’entreprise : son fonctionnement interne, ses relations avec les fournisseurs et les clients. Elle est là, la recette miracle ! C’est ce que nous essayons de mettre en place dans le cadre des filières du Conseil national de l’industrie (CNI) au niveau de la section thématique Emploi et compétences.

Que pensez-vous du projet de réforme de la formation professionnelle de Muriel Pénicaud ?

L’idée de l’approche par compétences, c’est intéressant. Rappelons que nous sommes signataires de l’Accord national interprofessionnel (ANI) du 22 février dernier qui a été conclu. Pour l’instant, on ne voit pas comment le gouvernement va reprendre cet accord pour en faire une proposition de loi. Nous sommes favorables à l’idée de renforcer la formation des personnes les plus fragiles, de donner des moyens à un salarié qui a un projet de reconversion. En revanche, nous ne voulons pas du principe de transformer le compte formation de 50 heures en une somme de 500 euros.

 » Police : arrêter la culture du chiffre (Patrice Bergougnoux) »

 » Police : arrêter la culture du chiffre (Patrice Bergougnoux) »

Dans une tribune   au JDD, l’ancien patron de la police conteste la politique de la sécurité.

 

« Combat contre le terrorisme, l’insécurité quotidienne et la criminalité organisée : la sécurité est un thème central de la campagne présidentielle. Les principaux candidats annoncent tous des créations d’emplois de policiers et de gendarmes, le renforcement du matériel et des équipements et le développement du renseignement territorial. Certains prônent le retour à une police de proximité (ou du quotidien) ; d’autres, tels François Fillon et Marine Le Pen, penchent pour un durcissement de la législation pénale. Quelles que soient ces mesures, en l’état, je doute qu’elles soient suffisantes. Les policiers « en colère » qui contestent aujourd’hui l’institution – à l’image des comités de soldats contre le service militaire dans les années 1970 – réclament une police au quotidien plus sécure, plus efficace, mais aussi plus proche des citoyens. Une dimension qui n’a pas été prise en compte au cours du quinquennat. Le raffermissement du lien de confiance entre les citoyens et l’institution policière est la clé de tout. Il implique que police et gendarmerie incarnent dans leurs missions les valeurs du service public, mais aussi appliquent une doctrine d’emploi au service de la population. La question des modalités des contrôles d’identité, laissée à tort de côté, doit ainsi être revue en priorité. Cette confiance passe également par la possibilité, offerte au citoyen, d’être acteur de sa propre sécurité et de celle de la collectivité. Ce que rendrait possible la montée en puissance de la Garde nationale en cours de constitution à partir des réserves de la police, de la gendarmerie et de l’armée. Elle repose aussi, cette confiance, sur trois éléments indissociables dont je ne vois trace – ou si peu – dans aucun programme : la formation, d’autant plus importante que la police – qui exerce au nom de l’Etat le monopole de l’usage de la force –, si elle protège les droits, peut aussi les menacer ; l’encadrement, dont les effectifs ont chuté depuis la funeste réforme de Nicolas Sarkozy (le corps des officiers réduit de 20.000 à 9.000, celui des commissaires de 2.500 à 1.600) ; l’évaluation partenariale avec les instances représentatives des habitants, ainsi qu’avec le monde de la recherche. Il est également urgent de remettre en cause deux axes stratégiques fondamentaux des dix dernières années : d’une part la culture du chiffre, qui formate le travail journalier du policier et dont la chaîne hiérarchique est profondément imprégnée ; d’autre part une organisation de la police héritée des années 1950, notoirement inadaptée aux menaces et à la criminalité mondialisées d’aujourd’hui, et qui doit être révisée. Notre pays a là encore manqué de volonté. C’est pourtant d’un véritable big bang dont la « grande maison » a besoin : une réorganisation profonde, seule à même d’améliorer sa capacité opérationnelle.

Auteur de Sécurité : ce qu’on vous cache (Flammarion).

 

Classement culture financière: les Français derniers !

 

 

Pas étonnant que les finances du pays soient aussi catastrophiques, les Français peuvent gober n’importe quelle orientation démagogique. Dernier avatar : le revenu universel. En cause l’incompétence des Français en matière de finances aussi bien en gestion des dépenses personnelles, crédit, épargne notamment trois critère pur juger la culture financière ; résultat de l’étude Allianz en Europe : les Français sont bons derniers.  Dans le détail, seuls 48% des Français ont répondu correctement aux questions liées aux mécanismes basiques de la finance (inflation, taux d’intérêt), et 9% seulement ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses lorsqu’ils ont été interrogés sur les concepts relatifs aux risques financiers. Si le risque de longévité lié à l’allongement de l’espérance de vie pose moins de problèmes (62% des personnes sondées ont su choisir le produit financier qui les protège le mieux face à ce risque), les notions de « relation risque/rendement », de « diversification du risque » ou encore de « risque de liquidité » sont bien moins maîtrisées. Ainsi, 6% des participants ont su répondre correctement aux trois scénarios inspirés de la vie réelle tandis qu’un quart d’entre eux n’ont pas été en mesure de donner une bonne réponse en choisissant le bon produit financier. Ces résultats ne sont finalement pas si surprenants. D’après un sondage IFOP réalisé pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances en septembre 2016, 85% des Français n’avaient jamais bénéficié d’enseignements d’éducation budgétaire et financière. 43% d’entre eux ont pourtant déjà ressenti au cours de leur vie le besoin de recevoir ce type d’enseignements et 78% souhaitent que l’éducation financière soit enseignée à l’école. Si la France fait figure de mauvaise élève, derrière le Portugal et l’Italie, en matière de culture financière, ce sont les Autrichiens, les Allemands et les Suisses qui s’en sortent le mieux. Mais globalement, des lacunes persistent au niveau européen puisque le pourcentage de réponses correctes aujourd’hui est sensiblement le même qu’il y a dix ans à l’échelle du continent. Aussi, les femmes semblent être distancées par les hommes dans ce domaine et notamment sur les questions relatives au risque tandis que les moins de 35 ans sont ceux qui s’y connaissent le moins en finance.  À cet égard, l’étude Allianz estime que ces lacunes sont inquiétantes. Sans vouloir faire des citoyens européens des experts de la finance, elle insiste sur “l’importance d’avoir, a minima, des bases de culture financière” pour prendre des décisions avisées dans ce domaine.

Michel Rocard, trop brillant pour la culture politique française (JEAN-LUC MICHEL )

 Michel Rocard, trop brillant pour la culture politique française (JEAN-LUC MICHEL )

Jean-Luc Michel professeur d’université  en communication, estime dans une tribune du Figaro que Michel Rocard était trop brillant pour réussir uen grande carrière politique en France. Il considère qu’aucun responsable politique actuel de gauche comme de droite ne présente le calibre intellectuel de Rocard.

 

« L’ancien Premier ministre Michel Rocard est décédé samedi 2 juillet à Paris, l’âge de 85 ans. Pour avoir travaillé avec lui du temps des clubs Convaincre et de la revue Faire, j’ai pu admirer ses fantastiques capacités de synthèse, la vivacité et la rapidité de son intelligence. Ainsi, lors d’un colloque sur le thème « Gouverner autrement », il prit en note toutes les contributions laborieuses des rapporteurs pour en livrer une synthèse qui rendait la question plus simple et intelligible, chaque élément ayant été remis en continuité logique avec les autres. Une cathédrale de l’esprit.  Mais ce Rocard-là n’atteignait sa plénitude que devant des auditoires attentifs… Dans les meetings, il désespérait une bonne partie du peuple de gauche par la longueur et la complexité de ses analyses en ne sacrifiant jamais à la petite phrase ou la formule facile. Il vivait dans la complexité en intégrant toujours le plus grand nombre de variables d’un problème. Certains le comparaient à un ordinateur. Pour avoir également travaillé avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, fondateur de l’Express et ministre éphémère en 1974, j’ai pu constater le même fonctionnement intellectuel… Et les mêmes difficultés à faire une carrière politique de premier plan. D’où l’idée saugrenue qu’en politique, surtout si l’on veut accéder à l’Elysée, il ne faudrait pas être trop « intelligent ». Entendons-nous, il ne s’agit pas de dire qu’il faut être idiot pour réussir… Il s’agit surtout d’être capable de faire des choix simples et de les exprimer de manière compréhensible et facilement identifiable par son public. Toutes choses que ne savait pas faire Rocard qui restait dans l’exigence de la pensée conceptuelle du plus haut niveau. Ses imitateurs les plus doués comme Laurent Gerra l’ont bien compris… Ses relations avec François Mitterrand, son éternel rival, s’éclairent si on les considère sous cet angle et dépassent le cliché trop facile du combat des deux gauches. Mitterrand compensait sa moins grande capacité de modélisation intellectuelle par sa culture et son instinct. D’où ses décisions tranchées et souvent perspicaces, par exemple en politique étrangère («  les pacifiques sont à l’ouest et les fusées nucléaires à l’est »). L’histoire lui donnait sans cesse des cadres interprétatifs quitte à renier ses idées ou les plier à sa volonté. Rocard, parce qu’il vivait avec délices la complexité, ne pouvait s’y résoudre. Le beau concept pouvait primer sur la réalité de sa perception. Qu’ils l’eussent voulu on non, ils furent complémentaires. Rocard et ses cercles permirent à une partie de la gauche de fonctionner comme un laboratoire d’idées très tôt détachées du marxisme ou du communisme, de passer des thèses autogestionnaires à la CSG, au RMI, à la résolution du conflit en Nouvelle-Calédonie par une diplomatie des petits pas ou encore au socialisme interactif. Sur beaucoup de sujets, il fut très en avance sur les dogmes socialistes de son temps, à commencer par les rectifications du programme commun de la gauche.  Et jusqu’à la fin de sa vie, il l’est resté, y compris dans sa critique des avantages acquis et du refus de l’économie de marché par la gauche française. Mitterrand reprit certaines de ses idées, s’éloigna d’autres, en adoptant une démarche pragmatique, uniquement dictée par la conquête du pouvoir, qui passait, il faut sans cesse le rappeler, par une alliance obligatoire avec le parti communiste alors tout puissant. Mitterrand s’appuya sans vergogne aussi bien sur la première que la seconde gauche, d’où le sentiment des uns et des autres d’avoir été bernés ou trahis. Mais il demeura 14 ans aux affaires et, comme il l’avait indiqué dès le début, il prouva que la gauche pouvait rester au pouvoir sans ruiner la France ou la mener à la guerre. Aucun responsable politique actuel de gauche comme de droite ne présente le calibre intellectuel de Rocard. Son discours, qui passait déjà mal, serait inaudible. Mais il en serait de même de celui de Mitterrand et de la culture historique ou de la culture tout court. Les médias, y compris le net, exigent du simple, du court, du soi-disant immédiatement compréhensible. La précampagne présidentielle l’illustre chaque jour. En témoigne l’insuccès des propositions de Jacques Attali (encore une autre personnalité « trop intelligente » pour faire de la politique !) qui essaient de penser la complexité en proposant des solutions raisonnables que personne ne veut entendre. Si Rocard avait été mieux écouté – des militants socialistes et de Mitterrand –, la gauche française eût enfin réalisé son aggiornamento conceptuel, sa mue définitive pour se rapprocher des partis progressistes mondiaux. Nous aurions gagné au moins une génération. Malheureusement, le mouvement des idées est si lent que la France se complaît dans ses vieilles obsessions ; le front de gauche, les frondeurs et les extrêmes cherchent à nous faire croire en des jours meilleurs à l’aide de recettes toutes plus simplistes les unes que les autres. Et ce n’est guère mieux dans beaucoup d’autres pays. Qui osera restaurer l’intelligence et la culture en politique pour nous sortir de nos ornières ? Dans notre société connectée, c’est peut-être en lui exposant en détail les finalités des projets que le citoyen réapprendra l’exigence et l’effort. »

 

Culture : « l’amour est dans le pré » devant TF1

Culture : « l’amour est dans le pré » devant TF1

 

L’émission culturelle «  l’amour est dans le pré » bouscule les audiences et menace TF1. TFI par ailleurs en pleine crise culturelle identitaire et en pleine chute.  Du coup M6- qui diffuse cette sorte de tragédie grecque revisitée par Closer envisage de décliner cette thématique à succès. On parle de «  l’amour est dans le lit » (mais après 22h30), également  « l’amour au bureau », » «  l’amour chez les culs de jatte», » l’amour en ville », « en banlieue », « dans les maisons de retraite » et « chez les curés ». Le concept est un sucés médiatique, en plus, il ne coute pas cher juste une camera, un animateur un peu complaisant et voyeur qui scénarise la banalité. Une sorte de théâtralisation de la bêtise ordinaire. Mais c’est beau et ça fait pleurer ! M6 domine encore cette semaine les audiences de la soirée du lundi, avec son émission L’Amour est dans le pré. Loin devant les autres programmes, l’émission a rassemblé 5 millions de personnes, pour une part d’audience de 22,4%. TF1 arrive en deuxième position avec la série Esprits criminels. Elle a réuni 3,9 millions de téléspectateurs, pour une part d’audience de 17,6%. À la troisième marche du podium, France 2 a réuni 3,4 million de téléspectateurs avec une série également : Meurtres au Paradis. La chaîne réalise une part d’audience de 15,6%. Enfin, le film La cuisine au beurre, diffusé sur France 3, a séduit 1,6 million de téléspectateurs (7,6% de part d’audience). Hollande à l’affût des préoccupations populaires aurait proposé à TF1 une série quotidienne «  l’amour à l’Elysée » avec Trierweiler,  Ségolène, Gayet les autres, juste avant le journal de 20 heures avec Jean Pierre Foucault comme médiateur à suspens des tumultueuse relations amoureuses du monarque. Bref l’amour revisité par la culture télévisuelle !

« Hollande n’a pas de culture écolo »( Jadot –JDD) ; le problème c’est qu’il n’a pas de culture du tout !

« Hollande n’a pas de culture écolo »( Jadot –JDD) ; le problème c’est qu’il n’a pas de culture du tout !

Dansune interview au JDD, le leader des verts (EELV) estime qu’en fait Hollande n’a pas de culture écologique, mais on devrait ajouter qu’il n’a pas non plus de culture économique et encore moins de culture sociale et pas de culture du tout . Une culture politique, certes, celle des appareils où il a passé toute sa carrière.

Delphine Batho a évoqué des « forces » qui empêchent le changement et notamment la transition énergétique. Que pensez-vous de cette dénonciation?
Cela fait longtemps que l’on dénonce les lobbys. Au niveau de Bercy, et de l’ensemble des ministères, il y a une pression permanente d’un certain nombre d’entre eux. Ils instrumentalisent la crise pour exiger une déconstruction des règles environnementales, et non plus simplement pour empêcher d’aller de l’avant. Les lobbys ont retrouvé, notamment cette dernière année, un poids qu’ils avaient largement perdu. J’aurai bien aimé que Delphine Batho se révèle sur les onze derniers mois. En tant que ministre, elle aurait eu l’espace de combattre ces lobbys.

Selon vous, elle aurait pu?
Il aurait fallu qu’elle utilise – si elle a de vraies convictions – des alliances pour faire vivre ce débat et contrer les lobbys de manière bien plus efficace. Elle s’est quand même isolée, n’utilisant ni les réseaux ONG, ni les écologistes pour l’aider à construire un espace que François Hollande ne lui avait pas vraiment accordé dans le gouvernement. Là, on a l’impression qu’elle s’est laissé enfermer pendant onze mois et que d’un seul coup, la digue a lâché. Alors que je trouvais qu’elle commençait à habiter la fonction. Maintenant, il faut espérer que cela élargisse l’espace de Philippe Martin, qui a quelques combats écolos au compteur et a toujours essayé de porter la préoccupation environnementale au sein du PS.

Delphine Batho a également dénoncé un « tournant de la rigueur » qui prépare « la marche à l’extrême droite ». Partagez-vous cette analyse?
Oui. L’austérité sans perspective d’investissements construit de la désillusion démocratique. Il y a une forte défiance vis-à-vis des politiques. Elle est aussi beaucoup liée au sentiment d’impuissance de la politique. Cela favorise les mouvements qui disent « coup de balai » ou « on va retourner la table ». Même si personne n’imagine que Marine Le Pen pourrait diriger ce pays et faire baisser le chômage, il y a une volonté de dire « j’en ai marre ».

EELV a tenu une « réunion de crise » et finalement décidé de rester au gouvernement. Etait-ce la meilleure chose à faire?
Le terme « réunion de crise » n’était pas approprié. Nous ne sommes pas au gouvernement pour Delphine Batho. Et nous n’allions pas mourir pour elle. Nous sommes là avec des frustrations régulièrement exprimées, des déceptions sur l’écologie comme sur l’Europe, mais avec des échéances fortes : la loi de programmation sur l’énergie, la fiscalité et le budget 2014. Ce limogeage ne modifie pas nos échéances. Après, c’est vrai que le symbole d’un budget en diminution et l’éviction de Delphine Batho ont créé des remous et une réaction légitimement forte.

«Sortir du gouvernement et gueuler à l’extérieur, cela ne fait rien bouger» A l’automne, pourrait-il ne plus y avoir de ministres écolos au gouvernement?
Oui. Qu’on ne se trompe pas : nous voulons agir, nous sommes prêts à mettre les mains dans le cambouis, à passer des compromis pour changer la société. Il n’y a pas d’ambiguïté. Mais si les arbitrages faits sur la transition énergétique et la fiscalité écolo sont très insuffisants, nous en tirerons les conclusions sur notre présence dans ce gouvernement. Si on ne pèse pas, on ne va pas non plus assumer la mauvaise partie du compromis.

Pour vous, Hollande est-il anti-écolo?
Non. Il n’a pas de culture écolo. Dans notre rapport au gouvernement et au chef de l’Etat, nous sommes encore trop souvent, non pas dans la co-construction positive, mais dans le rapport de forces. Cela crée un climat malsain. Il faut cogner pour qu’à un moment, une idée soit reprise, non pas parce qu’elle convainc, mais parce que c’est la condition de la stabilité de la coalition.

A force de menaces justement, n’y a-t-il pas une crainte du « ridicule » et de ne plus être compris, notamment par votre base électorale?
J’entends ce que vous dites. Mais c’est une simplification. Depuis l’automne dernier, nous avons toujours dit que nous avions deux grandes échéances, autour de l’été 2013. Des fois, on dit notre ras-le-bol. Mais tant que l’on peut peser dans cette dynamique, on le fait. Sortir du gouvernement et gueuler à l’extérieur comme Mélenchon, cela ne fait rien bouger. Nous, nous voulons changer ce pays.

Le Parlement européen a approuvé le projet de budget pluriannuel 2014-2020. Seuls les Verts ont voté contre. Pourquoi?
Pour la première fois de l’histoire de l’UE, son budget va être en régression de 85 milliards. Les gouvernements ont fonctionné comme Margaret Thatcher qui disait « I want my money back » : ils ont tous poussé uniquement leurs intérêts nationaux. C’est le chacun pour soi qui nous met tous dans le mur. Je regrette que la France se comporte comme un petit pays européen qui agite simplement un drapeau pour dire « ce petit bout là, il ne faut pas y toucher » – comme sur l’exception culturelle. Elle n’a plus de vision pour l’Europe et n’a pas de vision pour l’Europe dans la mondialisation. L’ensemble du Parlement européen – de Lamassoure à droite jusqu’aux socialistes – disait pourtant que ce compromis était inacceptable.

«Ne peut pas être sur un fonctionnement démocratique qui écrase les différences»Comment expliquer ce revirement?
Malheureusement aujourd’hui, les parlementaires écoutent trop souvent leur gouvernement, plutôt que de défendre l’intérêt général européen. C’est triste. Les socialistes français décident de voter comme Hollande sur le budget. Ils ne votent pas pour l’Europe, ils ne font pas leur boulot de parlementaire européen, mais deviennent des représentants du gouvernement français. S’empêcher de se donner les moyens pour agir au niveau européen, c’est scier la branche sur laquelle nous sommes installés.

Barroso a annoncé que les négociations avec les USA sur l’accord de libre-échange se poursuivraient malgré l’affaire Snowden. Qu’en pensez-vous?
C’est pathétique. Les Européens vont négocier avec la partie adverse qui nous a espionnés et que ne s’est toujours pas expliquée. Les communications de millions de citoyens européens sont récupérées. Quand vous mettez des micros au sein du Conseil européen, à la représentation française… cela ressemble à la guerre froide. Constater cela et se dire que l’on va quand même négocier, c’est l’Europe qui se couche devant les Etats-Unis. Quand est-ce que nos dirigeants vont comprendre que nous sommes potentiellement la première économie du monde?

Serez-vous candidat aux européennes de 2014 et quel est l’objectif des écologistes?
Oui, je serai tête de liste dans une région. Je suis convaincu que nous avons un espace politique important. L’extrême droite, le Front de gauche, une partie de l’UMP vont être sur un discours très anti-européen, en désignant l’Europe comme est le coupable presque parfait de tous nos problèmes. Le PS va essayer de limiter la casse. Les écologistes seront les seuls à porter le discours suivant : le fonctionnement de cette Europe est nul, mais on ne peut pas se passer d’Europe, alors voilà comment on peut la reconstruire.

 

Pour les municipales, EELV a acté des listes autonomes dans les villes de plus de 100.000 habitants. Hollande appelle à une « majorité rassemblée ». Ce ne sera donc pas le cas?
Dans le contexte politique actuel, et au regard des dissensions locales qu’il peut y avoir, il est logique que les écologistes aient leur candidat. Vous nous imaginez à Nantes avec le PS au premier tour (en raison de Notre-Dame-des-Landes, Ndlr)? Il ne suffit pas d’afficher un discours de « majorité rassemblée ». Il y a des conditions pour une telle majorité : que nos idées soient prises en compte, que l’on soit vraiment dans une co-construction. Et puis, nous avons aussi des spécificités. On ne peut pas être sur un fonctionnement démocratique qui écrase les différences. Il faut pouvoir dire que l’on n’est pas pareil, mais qu’on a l’intelligence de travailler ensemble.

 

Depardieu, ministre de la Culture viticole en Russie ?

Depardieu, ministre de la Culture viticole en Russie ?

Sur le tarmac de l’aéroport de Saransk, capitale de la région où vivent 300.000 personnes, des femmes en costumes traditionnels russes ont chanté pour célébrer son arrivée. Le gouverneur, Vladimir Volkov, était aussi présent et a offert à la star venue fêter le Noël orthodoxe, fêté le 7 janvier, un appartement ou une maison. Vladimir Volkov a proposé à Gérard Depardieu de choisir un appartement ou un endroit pour se construire une maison. Les autorités locales ont promis à l’acteur de lui « construire une maison au cœur des magnifiques forêts de Mordovie et au bord de l’Insar », une rivière locale. « Au bord des forêts de bouleaux, je m’y sens bien », écrivait le comédien dans sa lettre d’amour à la Russie, après avoir obtenu la citoyenneté. En Mordavie, « Gégé » sera servi. Mais la région est moins connue pour ses attraits touristiques que pour la vingtaine de camps de prisonniers qu’elle abrite et dont la création remonte à l’époque stalinienne. C’est d’ailleurs dans un camp de Mordovie que l’une des deux jeunes femmes du groupe Pussy Riot, condamnées à deux ans de camp pour une prière anti-Poutine, purge sa peine.  Avant de se voir offrir un logement, Gérard Depardieu a reçu samedi soir un passeport russe, sur décision du président Vladimir Poutine. Les chaînes russes ont diffusé des images montrant une accolade entre les deux hommes. « Est-ce que tu as vu mon film ? », entend-on l’acteur demander au président russe, qui le questionne à son tour : « Gérard, es-tu satisfait de ton travail ? ». Ce à quoi « Gégé » répond : « je suis vraiment très satisfait de tout ». D’après l’agence russe Ria Novosti, qui cite une source locale, Gérard Depardieu s’est même vu proposer le poste de ministre de la Culture de la république de Mordovie. « Si M. Depardieu le souhaite, nous pouvons lui proposer ce poste », a déclaré le gouverneur selon l’agence qui précise que l’acteur s’est dit flatté, mais a indiqué qu’il ne pourrait prendre une telle décision qu’après avoir découvert plus en détail la culture de la république de Mordovie. La visite de Gérard Depardieu en Russie ne devrait pas se prolonger trop longtemps : l’acteur est en effet convoqué mardi au palais de justice de Paris. Il a beau détenir un passeport russe, il n’en est en effet pas moins attendu par les juges français pour s’expliquer sur des faits de conduite en état d’ivresse. Gérard Depardieu a été contrôlé le 29 novembre dernier à Paris avec un fort taux d’alcool dans le sang, 1,8 g par litre de sang, bien au-dessus de la limite autorisée de 0,5 g. Sa présence est obligatoire au tribunal, où il fait l’objet d’une procédure de « plaider coupable ». Un représentant du parquet devrait lui proposer une peine sanctionnant son infraction, puis, si la peine est acceptée, Gérard Depardieu devrait participer à une brève audience publique.

 




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