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Jeunes : un nouveau rapport aux entreprises

Jeunes : un nouveau rapport aux entreprises 

 

Les représentants de la génération Z n’ont pas les mêmes attentes vis-à-vis de leurs employeurs que leurs aînés. En conséquence, les politiques de ressources humaines s’adaptent. Par Elodie Gentina, IÉSEG School of Management; Aurélie Leclercq-Vandelannoitte, IÉSEG School of Management et Véronique Pauwels, IÉSEG School of Management.

 

 

Les jeunes nés après 1995, désignés par le terme « génération Z » et portés par la 4e révolution industrielle, imposent une remise en cause des pratiques de management au sein de l’entreprise. Une des thématiques clés est le rapport à la fidélité. Alors que la fidélité et la loyauté à long terme étaient des principes propres aux générations passées (les baby-boomers et la génération X), les jeunes semblent ne plus sacraliser l’entreprise, et peuvent même la quitter sans état d’âme rapidement après leur embauche.

Un jeune Français sur deux refuse ainsi de s’engager dans l’entreprise à long terme, privilégiant le statut plus souple et flexible d’intérimaire ou de « free-lance ». De plus, si le phénomène de « slashing », qui désigne le fait de cumuler plusieurs activités professionnelles, concerne toutes les générations, il touche particulièrement les jeunes de moins de 30 ans (39 % contre 19 % des plus de 60 ans), maîtrisant parfaitement le digital et vivant dans une culture de l’instantanéité.

Dès lors, comment repenser la question de la fidélité de la jeune génération à l’entreprise ? Pour répondre à cette question, nous avons mené une étude de cas, à paraître dans la Revue de gestion des ressources humaines, auprès d’une grande enseigne française de distribution d’articles de sports réputée par son attractivité auprès des jeunes.

L’étude de cas met en évidence l’émergence d’une nouvelle conception de la fidélité chez les jeunes, qui s’appuie sur des dimensions à la fois émotionnelle, sociale, collaborative, intrapreneuriale et éthique.

Tout d’abord, la dimension émotionnelle transparaît dans la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et de sens, bien plus que dans la recherche d’une sécurité financière. Un manager en témoigne :

« Les jeunes veulent un équilibre, ils ne veulent pas un 9h-18h. Ils veulent leur équilibre de telle façon à se sentir le mieux possible ; il y en a qui travaillent mieux le soir, d’autres mieux le matin ».

La dimension sociale de la fidélité repose sur le besoin d’intégration au groupe et la fierté d’appartenance à l’organisation, comme en atteste un jeune salarié :

« Il faut être surtout disponible pour ton équipe et pas seulement pour ton employeur. La fidélité, je la vois surtout à l’équipe ».

La dimension sociale de la fidélité s’étend à la dimension collaborative, dans le sens où les jeunes attendent de leur entreprise qu’elle leur confie des projets variés dans lesquels ils peuvent prendre des responsabilités ensemble, en équipe. Un manager précise :

« L’atout des jeunes, c’est qu’ils osent prendre des initiatives ensemble, discuter, dire ce qui ne va pas, être beaucoup plus dans le relationnel, en ayant moins peur ».

La dimension intrapreneuriale repose sur la possibilité non seulement de choisir son propre parcours au sein de l’entreprise, mais aussi de pouvoir en être acteur, en participant à la « vision » organisationnelle. Un jeune salarié apprécie ainsi les opportunités offertes par son employeur :

« Il y a cette notion de parcours où tu n’es pas enfermé dans un métier. De plus, les jeunes sont acteurs et peuvent donner leur point de vue ; leurs initiatives servent la vision de l’entreprise ».

Enfin, la dimension éthique de la fidélité est apparue encore plus clairement pendant la crise sanitaire, qui a mis en évidence un besoin très prégnant de sens, d’utilité sociale des jeunes à travers des missions dans lesquelles ils peuvent s’engager pour défendre des causes environnementales et/ou sociales.

Face à ces multiples ressorts de la fidélité observés chez la génération Z, les entreprises travaillent aujourd’hui sur quatre leviers principaux dans leur politique de fidélisation des jeunes : 1) le bien-être, 2) l’authenticité et l’affectivité, 3) la création et l’engagement ainsi que 4) l’utra-connexion et le partage.

Le premier levier, reposant sur le bien-être, peut passer par une meilleure prise en compte des préférences des jeunes en matière d’horaires de travail, en développant des politiques de flexitime par exemple, qui donnent aux employés la possibilité de travailler selon les heures de leur choix. Des sociétés américaines comme Microsoft ou Google sont passées à la semaine de 4 jours en 2021.

Le deuxième levier vise la recherche d’authenticité et d’affectivité. Ce levier repose par exemple sur le développement de la responsabilité sociétale de l’entreprise, et inclut une évolution du rôle du manager, appelé à remplacer les rôles de supervision et de contrôle par ceux d’accompagnement et de coaching, visant à accompagner et à faire « grandir » les jeunes dans l’entreprise. La mobilisation des étudiants d’AgroParisTech appelant à déserter l’agro-industrie en pleine remise de diplôme marque un signal : nombreux sont les jeunes qui refusent de travailler dans des entreprises n’ayant pas mis en place de politique à la hauteur des enjeux environnementaux et sociaux.

Le troisième levier, à savoir la création et l’engagement, appelle à encourager le sens de la création et de l’engagement des salariés, à travers des méthodes faisant appel à la co-création et à la responsabilisation (empowerment) des salariés, comme en témoigne le développement de l’intrapreneuriat au sein même de l’organisation. Suivant l’exemple bien connu de Google qui a autorisé très tôt ses salariés à consacrer un jour par semaine à un projet autre que celui de leur mission, la banque Société Générale a mis à contribution ses collaborateurs pour inventer « la banque de demain ».

Enfin, le quatrième levier, encourageant l’ultra connexion et le partage, s’appuie sur une adaptation de l’espace de travail à la fois numérique et physique. Certaines pratiques, telles que l’aménagement de l’espace de travail, ou encore la « gamification », sont considérées comme des dispositifs permettant de renforcer la fidélité des jeunes recrues, tout en s’inscrivant dans leurs usages des technologies numériques. Par exemple, l’entreprise Welcome to the Jungle, a créé une monnaie virtuelle le « monkey » afin de valoriser le travail des collaborateurs. Le principe est simple : chaque jour, chaque membre de l’entreprise reçoit 10 monkeys qu’il doit utiliser pour récompenser ses collaborateurs.

Toutes ces pratiques de fidélisation sont appelées à se généraliser, au risque de se couper de la génération Z, ce qui serait d’autant plus problématique qu’elle constitue un élément moteur du renouvellement des compétences et de la transformation digitale des entreprises.

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Par Elodie Gentina, Associate professor, marketing, IÉSEG School of Management ; Aurélie Leclercq-Vandelannoitte, Chercheuse, CNRS, LEM (Lille Economie Management), IÉSEG School of Management et Véronique Pauwels, Associate Professor, IÉSEG School of Management.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Elodie Gentina, Leclercq-Vandelannoitte et Véronique Pauwels

L’évolution du concept de travail chez les jeunes

L’évolution du concept de travail chez les jeunes

Face au travail, la jeunesse n’est pas homogène. Entre jeunes diplômés qui réclament du sens et ceux qui aimeraient simplement avoir un emploi, les aspirations sont diverses. La valeur travail n’a pas disparu pour les jeunes générations mais elle n’est plus au centre de leur existence. (Cet article est issu de T La Revue de La Tribune – N°9 « Travailler, est-ce bien raisonnable? », actuellement en kiosque)

Du sens et de l’éthique : c’est ce que réclament les générations Y (née dans les années 1990) et Z (entre 1997 et 2010) dans leur rapport au travail. Une proportion non négligeable de diplômés des grandes écoles – environ 30 % selon Arthur Gosset, jeune ingénieur nantais en rupture de ban (voir son portrait ci-dessous) – refuse désormais d’envisager une carrière au sein d’entreprises peu scrupuleuses en matière d’environnement, de respect des salariés ou de la diversité. À l’autre extrémité du spectre, les jeunes peu ou pas diplômés cherchent avant tout un emploi pour subvenir à leurs besoins. En fait, considérer « les jeunes » comme une catégorie homogène est une erreur. Pour Julie Bene, qui a réalisé en 2019 l’étude « Les jeunes face au travail, un regard ambivalent reflet de disparités » pour l’INJEP (Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire), « on a tendance à opposer la jeunesse aux autres générations. Cette approche est trop globalisante. Les plus dotés socialement ont les situations d’emploi les plus favorables, des CDI à temps plein par exemple, et ils sont plus sensibles à ce qu’on appelle la dimension expressive du travail : avoir un poste intéressant, avec des responsabilités, utile à la société. Les jeunes en difficulté mettent plus l’accent sur la sécurité de l’emploi. Pour eux, cette dimension expressive passe clairement au second plan ». Un point commun à tous ces jeunes, quelle que soit leur situation professionnelle, est l’importance du travail dans leur vie. « Dire que la valeur travail a disparu pour eux n’est pas forcément vrai. De plus, cette tendance n’est pas née avec les Gen Y et Z, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Elle existait déjà pour les générations précédentes. On trouve des articles sur ce thème de la remise en cause du travail par les jeunes depuis les années 1980 » précise Julie Bene. En revanche, celui-ci n’est plus le centre de leur existence, comme il a pu l’être pour leurs parents et grands-parents. Famille, amis, loisirs comptent aussi énormément. Comme l’expliquent les sociologues Dominique Méda et Patricia Vendramin dans leur livre Réinventer le travail, (PUF, 2013), les jeunes sont porteurs d’une « conception polycentrique de l’existence » : leur vie, leur identité, leur système de valeurs sont organisés autour de plusieurs sphères (travail, famille, loisirs, etc.) formant un tout plus ou moins cohérent.

Télétravail et Grande Démission

Pour les jeunes interrogés dans l’étude INJEP, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est très important (51 %) ou important (44 %). Largement devant le fait d’être utile à la société dans le cadre de son emploi (29 % et 59 %) ou le niveau de rémunération (28 % et 64 %). Depuis juin 2019, date de la publication de cette étude, un élément nouveau est apparu : la crise sanitaire, qui a profondément affecté les 18-30 ans. Jean-Laurent Cassely, essayiste et journaliste, a écrit en 2017 La révolte des premiers de la classe : métiers à la con, quête de sens et reconversions urbaines (Arkhê). Cinq ans et une pandémie plus tard, cette quête de sens existe toujours selon lui, mais le Covid a réorienté les priorités des jeunes diplômés : « Tous les DRH que je rencontre me disent la même chose. Quand ils arrivent à un entretien d’embauche, les premières questions des jeunes impétrants sont « Quelles sont les conditions de télétravail ? Quel est le niveau de flexibilité de votre organisation ? ». Certains obtiennent même des « full remote » (temps plein à distance) ». Pour les jeunes salariés peu qualifiés qui exercent dans les métiers de service comme la restauration, le e-commerce ou la santé, les « deuxième ligne », on assiste à une vague de démissions. « Ces jeunes qui étaient pris dans l’urgence avant le Covid ont bénéficié d’un chômage technique qui leur a donné le temps de réfléchir. Ils se sont mis à reconsidérer leur emploi et leur place dans la société. Certains, démotivés, n’ont pas repris leur poste » explique Jean-Laurent Cassely. Ce n’est pas encore la Grande Démission américaine, qui a vu à partir de juillet 2020 des millions d’Américains insatisfaits de leur travail ou de leur salaire quitter leur emploi. Mais le mouvement existe : 1 300 étudiants en soins infirmiers ont démissionné entre 2018 et 2021 selon le ministre de la santé Olivier Véran en visite à l’hôpital de Blois (Loir-et-Cher) le 28 octobre 2021. Le secteur de l’hôtellerie-restauration a perdu 237 000 employés pendant la crise sanitaire selon la Dares (Direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques). Or, 40 % des salariés de ce secteur ont moins de 30 ans selon Pôle Emploi.

L’entreprise rêvée : locale et solidaire

Face à un avenir incertain, les jeunes se tournent vers l’État. D’après l’enquête du Crédoc, « Conditions de vie et aspirations janvier 2020 et janvier 2021 », 29 % aimeraient que les pouvoirs publics les aident à trouver un emploi, soit une progression de 8 points pour cet indicateur depuis 2020. Mais qu’attendent-ils du secteur privé ? C’est le sujet de l’étude « Les jeunes et l’entreprise » de novembre 2021 réalisée par la Fondation Jean-Jaurès, la Macif et BVA. Premier enseignement : quand on évoque l’entreprise, le premier terme employé par les jeunes est travail (40 %), loin devant salaire (12 %) ou argent (14 %). Pour les 18/24 ans, le rôle principal d’une entreprise est avant tout de créer de l’emploi et d’embaucher des gens (57 %). Viennent ensuite son utilité pour la société (19 %) et donner les moyens aux salariés de s’épanouir professionnellement (15 %). Ils ne sont que 11 % à citer « anticiper les transformations sociales et environnementales ». La « génération climat » représentée par Greta Thunberg est encore très minoritaire. L’idée répandue que la jeunesse actuelle réclame un engagement fort des entreprises en matière sociétale est tempérée par les résultats de cette étude. Seuls 29 % (mais 40 % des Bac+3) estiment que l’entreprise doit aujourd’hui s’engager en priorité en faveur de la préservation de l’environnement, 27 % contre le racisme et les discriminations, 25 % contre les inégalités entre les femmes et les hommes et 22 % contre les inégalités et la pauvreté. Néanmoins, ces jeunes-là ont bien changé depuis les années 1980, quand le but était d’intégrer un grand groupe et d’y faire carrière. Leur entreprise idéale est d’abord locale (39 % et jusqu’à 43 % en province), c’est une start-up (26 %) ou une ESS (entreprise de l’économie sociale et solidaire) (25 %). Les rois du CAC 40 ne séduisent que 13 % (mais quand même 22 % des Bac +3) des répondants. Une fois embauchés, les 18/24 veulent que l’entreprise leur démontre du respect (58 %) et de la confiance (45 %), loin devant l’engagement (17 %) ou l’exemplarité (9 %). Enfin, une forte proportion (43 %, et 54 % pour ceux qui rêvent du CAC 40) cherche d’abord un poste bien payé, et ensuite seulement une activité intéressante (32 %) et du temps disponible pour leur vie personnelle (30 %). Le télétravail, popularisé durant la crise sanitaire, intéresse 4 jeunes sur 10 qui souhaitent avoir la possibilité de travailler depuis chez eux quelques fois (42 %). Face au travail, les jeunes sont à la fois semblables à leurs aînés (avoir un bon salaire et un job intéressant) et différents (plus de valeurs, un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle). Comme le souligne la sociologue Patricia Vendramin dans le numéro 86 de la revue Agora Débats/Jeunesse d’octobre 2020, pour cette jeunesse de 2022, « le travail continue à jouer le rôle de grand intégrateur social ».

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Arthur Gosset, l’ingénieur en rupture (Nantes)

 

Arthur Gosset, 24 ans, ingénieur diplômé de Centrale Nantes en génie environnemental, n’ira pas travailler dans une multinationale. Il fait partie de cette génération pour qui l’adéquation entre son emploi et ses valeurs n’est pas négociable. En 2019, il réalise Ruptures, un documentaire sur le changement de cap des étudiants des grandes écoles face aux enjeux écologiques et sociaux de notre époque. Il y suit six jeunes qui ont choisi de vivre conformément à leurs convictions et cela « quoi qu’il en coûte ». Un an avant, Nicolas Hulot était ministre de la Transition écologique, des marches pour le climat avaient rassemblé des milliers de jeunes, 35 000 étudiants prêts à boycotter les entreprises qui ne s’engagent pas pour la planète quitte à gagner moins avaient signé un manifeste. « Une de mes amies a décidé de faire son stage de deuxième année dans une association au lieu d’un grand groupe. Son père a arrêté de lui parler car, pour lui, c’était un échec dans son parcours professionnel. J’ai voulu évoquer ces choix et les ruptures qu’ils peuvent provoquer » explique Arthur Gosset. Depuis, il organise des projections dans les grandes écoles, les entreprises et les associations pour présenter ces six parcours à d’autres jeunes qui s’interrogent sur leur avenir. « Il existe une prise de conscience dans les grandes écoles qui forment les élites afin de réadapter leurs cursus en prenant en compte les enjeux environnementaux et sociaux » se félicite le jeune ingénieur. Quant aux grands groupes, « ils n’ont pas tous forcément compris qu’on recherche des jobs utiles et soutenables » ajoute le néo-documentariste. Pour lui, il y a urgence : selon une étude de The Lancet Planetary Health de septembre 2020, 75 % des 16-25 ans ont peur de l’avenir et sont atteints d’éco-anxiété. Entre valeurs personnelles et peur de décevoir leurs proches, ou d’être déclassés socialement, les jeunes diplômés ont du mal à se situer. Arthur Gosset et sa compagne eux ont choisi. Ils ont d’autres projets de documentaires et vont créer leur entreprise pour concilier travail et convictions.

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Chloé Coudray, la future énarque qui veut partager l’éco (Paris)

 

Chloé Coudray, 24 ans, diplômée en droit et sciences économiques, prépare l’ENA. Elle s’intéresse aussi à l’économie et a cofondé le think-tank Partageons l’Éco, qui a pour objectif de vulgariser l’économie en partenariat avec l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il publie des fiches concepts, des graphiques et des articles sur l’actualité économique. « Je partage les aspirations des jeunes d’aujourd’hui mais je ne suis pas en rupture avec les grands groupes. Je pense qu’il est possible de les faire évoluer de l’intérieur » explique la jeune femme. Pour elle, ces grandes entreprises critiquées par certains sont un pôle de stabilité et de crédibilité, dans lequel les jeunes peuvent inscrire leurs valeurs. « Il s’agit d’agir en interne pour les amener vers les mêmes objectifs de respect de l’environnement et d’éthique que réclame la jeunesse actuelle. Dans le logement, certains urbanistes préconisent de réhabiliter plutôt que détruire et reconstruire de zéro. La même méthode peut être appliquée dans ces grandes entreprises » estime la future haute fonctionnaire. Mais comment réformer ces grosses structures très hiérarchisées de l’intérieur ? Chloé Coudray estime, après plusieurs stages en entreprise, que les jeunes sont désormais écoutés : « On nous fait davantage confiance. Je pense que nous pouvons être une source d’inspiration qui influencera les décideurs ». Étudiante à la Sorbonne, elle a côtoyé des étudiants révoltés, « parfois peu mesurés et peu crédibles » selon elle, qui se construisent contre ces grands groupes. Doit-on s’attendre à un schisme entre des diplômés qui refusent toute compromission et ceux qui acceptent de jouer le jeu ? « Le marché du travail est déjà polarisé entre les plus qualifiés et ceux qui ont moins de diplômes. Il y aura sans doute une seconde division de ce type. J’espère que nous arriverons à travailler ensemble pour ne pas créer de rupture intragénérationnelle » conclut l’étudiante.

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Article issu de T La Revue n°9 « Travailler, est-ce bien raisonnable? » – Actuellement en kiosque et disponible sur kiosque.latribune.fr/t-la-revue

Arrêter les tueries entre jeunes

Arrêter les tueries entre jeunes

Une tribune signée par 176 élus de tous bords à l’initiative du président du conseil départemental François Durovray dénonce dans « Le Monde » la sous-dotation en effectifs des services publics de l’Etat. En 2020, un quart des rixes recensées en France a eu lieu dans ce département.

 

La violence juvénile se transporte du virtuel à la réalité. Une violence banalisée largement soutenue par des médias se gave de rendre compte de tueries quotidiennes entre bandes de jeunes ou même d’individus souvent pour de la drogue souvent pour rien. Bref une sorte de sauvagerie du Moyen Âge et de pratiques importées de pays arriéréa et plus ou moins totalitaires. NDLR

 

Mercredi 20 avril, deux jeunes âgés de 16 et 20 ans ont été violemment agressés dans l’Essonne, l’un à l’arme blanche à Longjumeau, l’autre percuté par une voiture à Draveil. Une nouvelle agression est survenue le lendemain dans un collège à Mennecy. Et une rixe a encore fait des blessés le surlendemain à Sainte-Geneviève-des-Bois et Brétigny. Ces événements surviennent plus d’un an après la mort tragique dans notre département de deux enfants de 14 ans poignardés à Boussy-Saint-Antoine et à Saint-Chéron et d’un jeune Saint-Michellois de 19 ans tabassé à mort.

La violence juvénile est devenue un phénomène global. Elle touche sans distinction villes, campagnes, quartiers populaires, zones rurales, espaces publics ou établissements scolaires.

La mort est toujours une tragédie, mais elle est insupportable lorsque les victimes sont si jeunes, frappées pour des raisons obscures et souvent futiles. Ces drames bouleversent les familles, les amis, les quartiers, et toute la communauté qui reste abasourdie et choquée par cette violence que rien ne saurait justifier. La violence ne peut pas être une réponse aux difficultés que rencontrent les jeunes. Nous connaissons leurs soucis du quotidien et, dans nos fonctions d’élus, nous œuvrons pour leur donner les moyens de grandir et de s’épanouir en toute sérénité. Ainsi, dans l’Essonne, de nombreux dispositifs sont mis en place, qu’il s’agisse de la protection de l’enfance, des services jeunesse, des missions locales, de la prévention spécialisée, des polices municipales et des centaines d’associations qui travaillent pour les aider à se construire un avenir. Face aux violences, nous devons continuer à réinventer nos politiques locales, comme nous le faisons avec l’expérimentation de la médiation scolaire.

L’Essonne et ses habitants le méritent. C’est un département dynamique qui offre des possibilités de réussites individuelles et collectives. Innovant et souvent à l’avant-garde, il concentre près de 20 % de la recherche française et contribue à dessiner l’avenir de la France. Nous sommes fiers de ce territoire, de ses habitants et de sa diversité. C’est une chance et une responsabilité à la fois.

Jeunes et démocratie : la crise

 Jeunes et démocratie : la crise

Les 18-24 ans s’intéressent aux faits de société, mais leur abstention massive lors des élections traduit leur incompréhension et leur rejet du fonctionnement de la prise de décision politique, explique, dans un entretien au « Monde », le sociologue Olivier Galland.

 

Directeur de recherche émérite au CNRS, le sociologue Olivier Galland a consacré de nombreux travaux à la jeunesse et à son engagement – ou à son désengagement – politique. A quelques jours du second tour de la présidentielle, alors que les appels à « faire barrage » au Rassemblement national se multiplient dans le monde enseignant et universitaire, le sociologue se penche sur les raisons de l’abstention chez les 18-24 ans. Et sur ce que le phénomène dit du rapport de la jeune génération à la vie démocratique.

Le titre de votre dernier ouvrage, « 20 ans, le bel âge ? » (Nathan, 160 pages, 14,90 euros), trouve un écho particulier durant cet entre-deux-tours qui ne voit pas la jeunesse se mobiliser en masse. Le taux abstention, le 10 avril, chez les 18-24 ans a dépassé 40 %. Est-ce une surprise ?

Ça ne l’est pas, non. Plusieurs enquêtes se sont attachées à mesurer ce phénomène à la hausse ces dernières années. L’Insee, qui se penche périodiquement sur la participation aux élections, a montré que l’abstention systématique – celle qui concerne les deux tours des scrutins présidentiels et législatifs – augmente chez les jeunes depuis vingt ans. En 2017, les 18-24 ans étaient déjà 20 % à se ranger dans cette catégorie ; c’est plus que dans les classes d’âge plus âgées.

 

Plus récemment, j’ai piloté une enquête sur l’évolution de l’engagement politique sur trois générations – les 18-24 ans, leurs parents, les « boomeurs » [la génération des natifs de l’après-guerre]. Les résultats vont dans le même sens : plus du tiers (34 %) d’un panel de 8 000 jeunes se range derrière l’affirmation que « voter ne sert pas à grand-chose car les responsables ne tiennent pas compte de la volonté du peuple ».

Les conditions de la campagne – la guerre en Ukraine, le Covid-19 – peuvent-elles expliquer ce désengagement ?

Je ne crois pas. Sans doute que la campagne présidentielle a été en partie escamotée par le contexte. On sait par ailleurs que le Covid-19 a eu un impact psychologique important sur une partie des jeunes, notamment les étudiants. Mais la jeune génération avait aussi face à elle, pour cette élection, une palette extrêmement variée de candidats vers lesquels faire porter son choix. Ce choix, pourtant, une partie ne l’exerce pas.

Comment l’expliquez-vous ?

C’est, pour moi, le signe d’un éloignement spectaculaire des jeunes – d’un nombre non négligeable d’entre eux – du système politique. Cela ne veut pas dire qu’ils ne s’intéressent pas aux questions de société. Au contraire : l’environnement, le racisme, les violences faites aux femmes, les inégalités comptent à leurs yeux au moins autant que pour les générations précédentes. Mais leurs préoccupations ne se traduisent pas – ou très peu – sur le plan politique.

Jeunes et politique : le même désenchantement

Jeunes  et politique : le même désenchantement

Si l’abstention est un phénomène qui touche surtout les jeunes, leur manière de voter ne les distingue pas fondamentalement des générations un peu plus âgées, explique Laurent Lardeux, sociologue à l’Injep.

 

Pourquoi, lors du premier tour de l’élection présidentielle, environ 40 % des 18-34 ans n’ont pas été voter, alors que 80 % des retraités se sont rendus aux urnes ? Comment expliquer que ces jeunes aient accordé massivement leurs voix à Jean-Luc Mélenchon ? Eléments de réflexion avec Laurent Lardeux, sociologue spécialiste de la politisation de la jeunesse à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep).


Comment expliquer que plus de quatre électeurs sur dix entre 18 et 34 ans aient boudé les urnes ?

Le premier tour de l’élection présidentielle 2022 confirme la tendance qu’on observe depuis une trentaine d’années, scrutin après scrutin, d’une nouvelle forme de participation politique des jeunes générations, déjà abondamment documentée. Pour ces jeunes, la participation citoyenne passe autant par l’engagement « direct » dans des associations ou des mouvements que par un vote tous les cinq ans. Aller aux urnes n’est souvent plus conçu comme un devoir mais comme un droit que les jeunes utilisent quand les enjeux et débats politiques sont à la hauteur de leurs attentes et besoins.

Or, la jeunesse est touchée de plein fouet par la précarité depuis la crise sanitaire et elle est particulièrement sensible aux questions d’environnement et de justice sociale, par exemple. Ces préoccupations n’ont pas été centrales depuis le début de la campagne électorale, on aurait pu s’attendre à une abstention encore plus forte, à l’image de ce qu’elle fut aux élections intermédiaires.

Il est difficile de dire ce qu’il en sera pour le second tour. Reste que le décalage entre les attentes d’une jeunesse très exigeante politiquement et les propositions politiques qui leur sont faites, dont l’abstention est le révélateur, est un vrai défi démocratique pour les années qui viennent.

Selon vous, pourquoi la jeunesse s’est-elle tournée en premier lieu vers le candidat Jean-Luc Mélenchon ?

Le vote des jeunes pour le candidat de La France insoumise a, selon moi, une triple explication. Comme pour d’autres catégories d’âge lui ayant accordé leurs voix, il y a d’abord un vote d’adhésion aux valeurs progressistes qu’ils partagent avec ce candidat sur l’immigration, la justice sociale, les discriminations ou encore l’environnement. Mais on peut y voir aussi sans doute une part de vote utile pour le candidat qui était le plus à même, à gauche, d’aller au second tour.

Enfin, comme dans leurs autres formes d’engagement politique, la mobilisation des jeunes est souvent plus contestataire que celle des autres générations : les jeunes qui se déplacent dans un bureau de vote le font, un peu plus que leurs aînés, pour interpeller les décideurs politiques et manifester leur mécontentement. D’où leurs voix vers des discours plus radicaux : Jean-Luc Mélenchon (31 % des 18-24 ans) mais aussi, ne l’oublions pas, Marine Le Pen et Eric Zemmour (34 % des 18-24 ans à eux deux).

Couper la Russie du commerce juteux

Couper la Russie du commerce juteux

La rivalité qui opposa l’Angleterre à la France, de Louis XIV à Napoléon, fut aussi commerciale, et eut des conséquences économiques à long terme, rappelle Pierre-Cyrille Hautcœur, directeur d’études à l’EHESS, dans sa chronique au « Monde ».

Les ressources essentielles de la Russie sont surtout constituées par son commerce de charbon ,de gaz et de pétrole dont la plus grande partie est importée par l’Occident au prix du marché. Certes ces ressources pourront être commercialisées vers la Chine mais à des conditions financières moins  avantageuses. NDLR

 

Chronique.Les sanctions économiques mises en place contre l’économie russe n’ont fait l’objet que de très peu de réflexions préalables. Selon les activités touchées, et selon leur durée – aujourd’hui imprévisible mais potentiellement longue –, leurs effets peuvent s’avérer importants et très différents de ce que l’on imagine a priori. Un exemple historique permet de le comprendre.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le mercantilisme fut moins une politique économique qu’un outil commercial au service des rivalités entre nations européennes. Au-delà des périodes de guerre – très fréquentes –, où les blocus des ports ennemis et l’arraisonnement des navires marchands par les flottes de guerre et les corsaires étaient une pratique courante, le protectionnisme (la taxation massive des importations) ou le monopole colonial (le commerce des denrées réservé aux commerçants de la métropole) visent à affaiblir les adversaires stratégiques.

La longue rivalité franco-anglaise qui dure au moins du règne de Louis XIV (de 1643 à 1715) à la bataille de Waterloo (1815), que l’on a qualifiée de « seconde guerre de cent ans », voit ces comportements revenir de manière récurrente. Le développement de la Royal Navy, qui représente une dépense considérable pour le gouvernement anglais, est au service d’une expansion tant commerciale que militaire, qui passe largement par l’appropriation « à main armée » du commerce et des colonies des autres puissances ; ainsi du Canada, perdu par la France à l’issue de la guerre de Sept Ans (1756-1763).

Comme l’a rappelé Guillaume Daudin, professeur à l’université Paris-Dauphine, lors d’une conférence à l’Ecole d’économie de Paris le 23 mars, l’objectif premier de l’Angleterre était d’affaiblir de manière permanente le commerce de son principal adversaire stratégique en Europe. Or, si durant les conflits armés, la supériorité navale réduisait, parfois significativement, les échanges maritimes français, ceux-ci reprenaient vigoureusement dès la paix revenue, de sorte que, au moins jusqu’à la Révolution, le commerce extérieur français croît tout aussi vite que l’anglais.

La stratégie britannique n’est donc pas tant de réduire temporairement ce commerce que d’amener les commerçants français à réorienter leur activité vers d’autres partenaires et d’autres produits. La France est ainsi écartée des produits les plus profitables du commerce international et doit procéder à des réallocations de ressources coûteuses, mais il n’est pas certain que cela soit un désavantage à long terme. Car le commerce français s’oriente alors plus vers le continent (Allemagne, Pays-Bas, Italie, Suisse) et vers la transformation à haute valeur ajoutée de matières premières nationales en produits de luxe.

 

Les jeunes , orphelins politiques

Les  jeunes , orphelins politiques

De plus en plus de Français ne se retrouvent pas dans les clivages politiques traditionnels et les partis correspondants. Mais c’est encore plus vrai chez les jeunes

 Un tiers des jeunes s’est abstenu au premier tour de l’élection présidentielle. Pour le sociologue,Olivier Galland,  la désaffiliation politique des jeunes résulte d’un désintérêt aggravé par un affaiblissement aussi de l’adhésion à l’idéal démocratique.

Olivier Galland est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, et auteur de Radiographie de la jeunesse française aujourd’hui, paru en 2022 chez Nathan

Interview dans le Figaro

 Lorsque le discours politique s’adresse aux jeunes, c’est le plus souvent en postulant que «la jeunesse » va mal. Le tableau que vous dressez est moins pessimiste…

Olivier GALLAND. - La jeunesse de France n’est pas si malheureuse qu’on le dit, à condition d’entrer un peu dans le détail. Dans notre enquête, 82 % des jeunes se disent «heureux». D’autres enquêtes ont montré qu’ils sont également majoritairement optimistes quant à leur avenir personnel. Mais bien sûr, il n’existe en réalité pas une seule jeunesse. Nous avons interrogé avec l’Institut Montaigne 8000 jeunes, et montré que les jeunes qui ont un diplôme, et plus encore un diplôme d’études supérieures, s’en sortent plutôt bien – malgré une période de transition avant l’emploi en CDI qui est souvent difficile. À 30 ans, 80 % des jeunes diplômés ont un emploi stable.

Présidentielle 2022 : 80% des jeunes envisageraient de voter d’après une étude douteuse

Présidentielle 2022 : 80% des jeunes envisageraient de voter d’après une étude douteuse

 

Une étude particulièrement douteuse d’ Ipsos – Sopra Steria démontrerait que 80 % des jeunes seraient prêts à voter aux présidentielles.

De quoi s’interroger sur la pertinence de tels résultats quand on connaît le désintérêt général des électeurs potentiels. Globalement il y a d’abord environ 10 % de Français non-inscrits auxquels il faut ajouter 35 % qui n’ont pas l’intention de voter. Les jeunes feraient exception de près cette étude d’ Ipsos.

Exactement le contraire des enquêtes conduites Anne Muxel, directrice de recherches. 

 

Anne Muxel, directrice de recherches au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), a conduit plusieurs enquêtes sur le rapport des jeunes à la politique. Elle a notamment publié (avec Olivier Galland) La Tentation radicale. Enquête auprès des lycéens (PUF, 2018). (interview)

Avec un taux d’abstention de près de 60 % toutes tranches d’âge confondues, le scrutin municipal du 28 juin a battu un record, mais qu’en est-il de l’électorat jeune ? Un record dans le record ?

Oui, c’est encore plus marqué chez les jeunes, puisque l’abstention atteint 72 % chez les 18-34 ans, selon une estimation Ipsos-Sopra Steria. Rien d’étonnant : pour la tranche 18-24 ans, quel que soit le type de scrutin, le taux, ces dernières années, est supérieur de dix points en moyenne à celui de l’ensemble de la population. Au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, comme aux élections européennes de 2019, seul un petit tiers des 18-24 ans s’était rendu aux urnes. Mais dans le surcroît d’abstention des jeunes entrent plusieurs composantes.

Il y a d’abord ce que j’appelle le « moratoire électoral » des années de jeunesse : un temps de latence avant le passage à l’exercice effectif du droit de vote. Outre l’entrée progressive dans la vie adulte, il y a aussi le phénomène de « mal-inscription », quand certains restent inscrits près de chez leurs parents alors qu’ils sont déjà éloignés géographiquement par les études ou le travail. A ces causes structurelles s’ajoutent des raisons plus politiques, l’abstention exprimant alors soit une forme consciente et délibérée de protestation, soit une totale indifférence vis-à-vis du jeu électoral. L’abstention des jeunes s’inscrit aussi dans la généralisation d’un nouveau type de comportement électoral que l’on observe dans l’ensemble de la population : la participation intermittente, variable selon les enjeux et les scrutins. Le vote systématique, c’est-à-dire le sens du devoir de voter, s’est affaibli.

Le désengagement croissant des jeunes du jeu électoral ne met-il pas en cause, à terme, la pérennité des institutions ?

Le vote est l’outil par excellence de « faisabilité » de la vie démocratique. Si les jeunes continuent de se désengager de cette action citoyenne, alors cela peut effectivement mettre en péril la solidité de la démocratie elle-même. Il faut cependant nuancer car il existe d’autres formes d’implication dans la vie démocratique que la participation aux élections. Mais cette question du désengagement est réelle. Elle s’adresse à toute la classe politique et concerne, même si le phénomène est plus marqué chez les jeunes, toute la population, tant la défiance à l’endroit des institutions et du personnel politique est forte.

 

Détention de cryptoactifs : Une petite minorité deux jeunes avides de gains rapides

Détention de cryptoactifs : Une petite minorité deux jeunes avides de gains rapides

 Grâce à une première étude réalisée par le cabinet KPMG pour le compte de l’Association pour le développement des actifs numériques (Adan), il ressort qu’en janvier 2022, 8 % de la population adulte française ont investi dans des cryptoactifs (cryptomonnaies et NFT, jetons non fongibles).

Même si les comparaisons internationales ne sont pas aisées, c’est un peu moins qu’aux États-Unis (16 %), en Russie ou à Singapour.  C’est davantage que le nombre de Français qui détiennent des actions en propre (6,7% selon l’AMF) alors que les cryptos ont moins de 10 ans d’existence», souligne Alexandre Stachtchenko, directeur blockchain & cryptoactifs de KPMG France.

Près de deux tiers (61 %) des Français qui ont investi dans les cryptoactifs se sont lancés il y a moins de trois ans;  Beaucoup à l’occasion de la crise sanitaire évidemment de l’envolée des crytomonnaies qui ui ont récemment brutalement et fortement chuté après les corrections boursières.

L’engouement pour les crypto monnaie a aussi bénéficié du soutien actif d’influenceurs en général jeunes également qui évidemment ne sont pas neutres puisque rémunérés par les plates-formes de cryptos.

2022-Primaire populaire: des bobos, urbanisés, jeunes et socialement à l’aise

  • Primaire populaire: des bobos, urbanisés, jeunes et socialement à l’aise

 

La primaire dite populaire sera tout sauf une véritable consultation vraiment démocratique. Elle a d’abord été initiée par des personnalités en général aisées  de la même manière que ceux qui vont y participer. Sociologiquement, les partisans de cette démarche très majoritairement sont plutôt des bobos, urbanisés et appartiennent à des classes qui ne sont pas vraiment populaires.

À peu près le même public qu’on retrouve dans les organisations d’extrême-gauche ou surtout chez les écolos d’Europe écologie les Verts. Ils sont de gauche bien sûr mais plutôt tendance gauchiste, anarchiste, utopiste voire révolutionnaire. En tout cas plutôt radicaux.Beaucoup sont fonctionnaires ou équivalents

Pour l’ensemble de cette population, c’est davantage le mouvement qui compte que le contenu du programme. Pour preuve Taubira va sans doute emporter cette élection puisqu’elle est la seule candidate en réalité. La contradiction la plus flagrante c’est que cette primaire populaire devait à l’origine favorisée l’union de la gauche. Par cette opération on va diviser  un peu plus une gauche déjà complètement éclatée. En outre on confiera à Taubira le soin de représenter l’union, elle qui a déjà fait tomber la gauche en 2002 en se maintenant face à Jospin. Bref une opération totalement irresponsable, improductive et qui en quelque sorte va continuer de tuer un peu plus la gauche en tout cas de la déconsidérer.

Primaire populaire: des bobos, urbanisés jeunes et socialement à l’aise

  • Primaire populaire: des bobos, urbanisés jeunes et socialement à l’aise

 

La primaire dite populaire sera tout sauf une véritable consultation vraiment démocratique. Elle a d’abord été initiée par des personnalités en général aisées  de la même manière que ceux qui vont y participer. Sociologiquement, les partisans de cette démarche très majoritairement sont plutôt des bobos, urbanisés et appartiennent à des classes qui ne sont pas vraiment populaires.

À peu près le même public qu’on retrouve dans les organisations d’extrême-gauche ou surtout chez les écolos d’Europe écologie les Verts. Ils sont de gauche bien sûr mais plutôt tendance gauchiste, anarchiste, utopiste voire révolutionnaire. En tout cas plutôt radicaux.Beaucoup sont fonctionnaires ou équivalents

Pour l’ensemble de cette population, c’est davantage le mouvement qui compte que le contenu du programme. Pour preuve Taubira va sans doute emporter cette élection puisqu’elle est la seule candidate en réalité. La contradiction la plus flagrante c’est que cette primaire populaire devait à l’origine favorisée l’union de la gauche. Par cette opération on va diviser  un peu plus une gauche déjà complètement éclatée. En outre on confiera à Taubira le soin de représenter l’union, elle qui a déjà fait tomber la gauche en 2002 en se maintenant face à Jospin. Bref une opération totalement irresponsable, improductive et qui en quelque sorte va continuer de tuer un peu plus la gauche en tout cas de la déconsidérer.

Snapchat, TikTok, Twitter, YouTube: une fabrique de jeunes idiots dépendants ?

Snapchat, TikTok, Twitter, YouTube: une fabrique de jeunes idiots dépendants  ?

 

Malgré la maîtrise des outils numériques, les jeunes ne sont pas forcément armés pour faire face au flot d’information déversé quotidiennement sur les réseaux sociaux, et peuvent avoir une vision limitée de l’actualité puisque l’information reçue dépend directement de ses abonnements et des partages de ses amis. Il y a là le risque de s’enfermer dans des bulles de filtres estime Elodie Gentina, Associate professor, marketing, IÉSEG School of Management. L’experte note que les jeunes sont de plus en plus dépendants d’influenceurs journalistes officiels ou non qui réduisent les problématiques jusqu’à la caricature.

Les 18-25 ans, nés avec le numérique, ont recours à des outils différents pour s’informer. Ils privilégient Internet (66 %), via leur smartphone, puis la télévision (26 %). 

 

Nés avec le digital, les 18-25 ans sont plus équipés, plus connectés que les générations précédentes. Ils n’ont pas recours aux mêmes outils pour s’informer que les générations précédentes. Alors que les plus de 35 ans se tournent majoritairement vers la télévision (53%), Internet (23%) et enfin la radio (17%) quand ils veulent se tenir au courant de l’actualité, la tendance est inversée chez les moins de 35 ans. Ces derniers privilégient Internet (66%), via leur smartphone, puis la télévision (26%). Chez les moins de 25 ans, l’usage d’internet pour s’informer est encore plus marqué, atteignant 75% d’entre eux.

Bien que la télévision soit le premier moyen d’information (46% sont d’abord informés par ce moyen), seulement 21% des moins de 25 ans regardent le journal télévisé. D’après le 34e baromètre Kantar Public, les trois quarts des 18-25 ans s’informent d’abord sur Internet, et en particulier sur leurs smartphones, pour suivre l’actualité en temps réel. Ils peuvent accéder à des contenus personnalisés, commenter, évaluer, réagir et partager l’information rapidement et facilement.

Dès lors, les médias transitionnels n’ont plus que le choix d’aller toucher le jeune public là où il se trouve, en lui proposant une offre éditoriale adaptée à ses usages. C’est ce que certains journaux ont compris en proposant du contenu en ligne quotidiennement sur les réseaux sociaux pour toucher les jeunes lecteurs. Par exemple, Le Monde a investi les formats courts sur Snapchat et Instagram. En 2020, le journal a même sauté le pas vers TikTok, en diffusant du contenu au moment du mouvement #BlackLivesMatter. Quant à Libération, sa version numérique, se classant parmi les sites d’information mobiles les plus visités.

 

Le web (et plus particulièrement les réseaux sociaux) est devenu la porte d’accès à l’acquisition des connaissances chez les jeunes, modifiant ainsi leurs pratiques en matière de recherche et de consommation de l’information. Il est bien loin, le temps du rendez-vous familial devant le journal télévisé du 20h, ou celui de l’écoute des infos à la radio le matin. C’est souvent seuls, pendant les trajets, en attendant un rendez-vous, durant différentes pauses de la journée, que les jeunes suivant l’actualité via les réseaux Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter… Selon les résultats du Baromètre Kantar 2021, 46% des jeunes s’informent via les réseaux sociaux numériques. Plus l’information est proche d’eux, plus les jeunes s’y intéressent.

Ils privilégient le contenu vidéo, plutôt que le contenu écrit, et recherchent un accès rapide, instantané et quotidien de l’actualité, en recourant à la multitude des supports numériques (tablettes numériques, smartphones…) présents dans leur quotidien. D’après l’étude Adweek, 78% des jeunes de moins de 25 ans visionnent des contenus vidéos chaque jour sur YouTube.

 

De nouveaux médias pure players comme Brut, Loopsider, Konbini ou encore Neo ont compris que les 18-25, peu intéressés par l’actualité politique et par les « hard news », recherchent des informations insolites et divertissantes. Ils ont su tirer leur succès des réseaux

Ces formats sont totalement en phase avec les attentes des 18-25 ans, qui privilégient la vidéo courte (1 à 5 minutes), commentée, au point qu’Emmanuel Macron avait consacré lui-même une interview exclusive à Brut en décembre dernier. Les vidéos virales de Brut ont généré 20 milliards de visionnages en 2020, au point qu’elles devanceraient la BBC avec 39 millions de spectateurs uniques par mois en Europe. Konbini compterait plus de 10 millions de visiteurs uniques tous les mois et Loopsider, plus récent, aurait 150 millions de vidéos vues par mois.

Bien que les jeunes soient séduits par tous ces nouveaux médias, centrés sur les vidéos, 70% d’entre eux continueraient de consulter au moins une page de média traditionnel sur les réseaux sociaux.

Les jeunes se sentent éloignés des sujets traités par les médias et de la hiérarchie des informations qui y est pratiquée. Les jeunes voient le monde en horizontalité, en réseau, et la parole du journaliste devient pour les jeunes aussi valable que celle d’un influenceur. Dès lors, on peut se poser la question de savoir si les influenceurs d’aujourd’hui sont les journalistes de demain, alors que des jeunes montent leur propre média en misant sur les réseaux sociaux. Par exemple, Hugo décrypte, surnommé le « petit prince de l’info », mise sur YouTube et Instagram pour convertir les jeunes à l’actualité.

D’autres journalistes ont aussi basculé sur les réseaux sociaux, comme Samuel Etienne qui animait jusqu’en avril 2021  »la Matinée Est Tienne » sur Twitch, afin d’échanger avec les jeunes sur l’actualité via la plate-forme de streaming dont il a su s’approprier les codes.

Malgré la maîtrise des outils numériques, les jeunes ne sont pas forcément armés pour faire face au flot d’information déversé quotidiennement sur les réseaux sociaux, et peuvent avoir une vision limitée de l’actualité puisque l’information reçue dépend directement de ses abonnements et des partages de ses amis. Il y a là le risque de s’enfermer dans des bulles de filtres.

Les parents et les enseignants ont un rôle éducatif à jouer pour aider leurs enfants à élargir leurs horizons, à prendre du recul sur le contenu de l’information reçue qui peut être ludique, sans réelle portée informative et bien sûr à situer les sources et développer des  »gestes barrières » pour repérer les fake news.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

COP26 : un retard pour cacher l’échec

La conférence sur le climat de Glasgow joue les prolongations. L’objectif est maintenant de déboucher sur un texte de compromis suffisamment vague pour cacher les divergences et les chèques global de la rencontre notamment surl’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle.

 

Il y a aussi de nombreuses oppositions concernant la contribution mondiale de l’ordre de 100 milliards à attribuer aux pays en développement afin qu’ils puissent lutter également contre le changement climatique. Au-delà de la question symbolique des 100 milliards et de la «confiance brisée», les pays en développement ont mis sur la table une proposition pour créer un mécanisme spécifique de prise en compte des «pertes et préjudices», c’est-à-dire les dommages déjà causés par les impacts ravageurs des tempêtes, sécheresses et canicules qui se multiplient. En vain pour l’instant, en raison de l’opposition des pays riches, selon plusieurs observateurs. Un chiffrage de ses impacts–sans doute à multiplier par 10 la contribution mondiale au pays en développement.

 

Certes cette contribution mondiale serait nécessaire mais des divergences apparaissent sur son montant mais aussi sur son utilisation. Nombre de pays en développement à la démocratie douteuse pourrait en effet détourner au profit des dirigeants une manne destinée à l’adaptation à la nouvelle donne climatique.

 

Finalement on cherche le minima communs dans la déclaration finale. Pour tenter de limiter le réchauffement, le texte provisoire de la présidence britannique appelle les États membres à relever leurs engagements de réduction d’émissions plus régulièrement que prévu dans l’accord de Paris, et ce dès 2022. Même si la possibilité d’aménagements pour «circonstances nationales particulières» a été ajoutée par rapport à la première version, provoquant des critiques des ONG sur la réelle ambition des pays à limiter le réchauffement. Malgré les nouveaux engagements à l’échéance 2030 annoncés juste avant et depuis le début de la COP, le monde se dirige toujours vers un réchauffement «catastrophique» de 2,7°C, selon l’Onu. Alors qu’un réchauffement de 1,1°C environ provoque déjà aujourd’hui une multiplication des catastrophes.

Autre question sensible au cœur des négociations, les énergies fossiles, principales responsables du réchauffement de la planète. Alors que l’accord de Paris ne les mentionnait pas, le dernier projet de déclaration prévoit l’inclusion – adoucie par rapport à la première version – de la sortie de leur financement.

Le « revenu d’engagement jeunes » devient « le contrat »

Le    »revenu d’engagement jeunes » devient « le contrat » mais le champ est plus limité

Un changement de nom qui ne semble pas modifier grand-chose sinon le nombre de personnes intéressées voire même l’éventuel revenu de 500 € par mois.. En fait, il a changer le nom en retenant l’intitulé contrat d’engagement et non pas revenu d’engagement pour ne pas le confondre avec le RSA. Pour des raisons financières on a restreint le champ d’application.

Le scénario désormais privilégié pourrait concerner 500.000 à 600.000 jeunes de 16 à 25 ans par an, depuis un certain temps ni en emploi, ni en formation, ni en étude au lieu du million voire plus envisagé cet été, lorsqu’était évoquée la possibilité d’y inclure aussi des travailleurs précaires et la totalité des jeunes sans emploi ni formation. Des jeunes qui pourraient toucher 500 € par mois mais dont on ne sait pas exactement dans quelles conditions.

Le dispositif comporte aussi un aspect financier pour les jeunes qui signeront ce contrat. « Une allocation pouvant aller jusqu’à 500 euros pourra être versée », écrit Emmanuel Macron. Selon les revenus de la personne, notamment si elle trouve un emploi ou une formation en cours d’accompagnement, le montant de l’allocation pourra diminuer, comme c’est déjà le cas avec la Garantie jeunes (elle tombe à 0 à partir de 1 271,57 euros de revenus).

 Le Contrat d’engagement jeune va finalement « se substituer » à la Garantie jeunes, a précisé Jean Castex mardi.

Là où la Garantie jeunes est uniquement confiée aux missions locales, le Contrat d’engagement jeune pourra en revanche être géré par d’autres acteurs, notamment Pôle emploi, a expliqué le Premier ministre. Il promet également que l’accompagnement sera plus « intensif et personnalisé », et que les bénéficiaires auront un unique référent, qu’ils rencontreront au moins tous les 15 jours. Le chef du gouvernement dit aussi compter sur des partenariats avec des acteurs de terrain comme les associations sportives ou de lutte contre la pauvreté, pour orienter les jeunes vers ce contrat et mieux comprendre leurs besoins.

 Le mot ‘revenu’ a pu interroger. Levons toute ambiguïté, nous sommes dans une logique contractuelle », précisait Jean Castex aux Echos, en septembre. Il insistait alors sur le fait que la mesure n’était pas équivalente à une ouverture du RSA aux moins de 25 ans.

Reste cependant une ambiguïté sur le champ d’application qu’appelle-t-on exactement des jeunes durablement sans emploi ?

La vérité sans doute ce qu’on veut limiter au maximum le nombre de bénéficiaires à 500 000 au lieu d’un million .

La « Garantie jeunes universelle « aussi !

La « Garantie jeunes universelle « aussi !

 

 

Toujours pour éviter la généralisation du RSA jeune le gouvernement le gouvernement vient de lancer successivement le revenu d’engagement des jeunes

toujours pour éviter la généralisation du RSA jeune, le gouvernement vient de lancer alternativement la garantie jeune universelle et le contrat d’engagement. Le contrat d’engagement viserait 500 à 600 000 jeunes de 16 à 25 ans sans emploi et sans formation. La garantie jeune universelle couvrirait 200 000 jeunes au lieu de 100 000 actuellement.

Lancée en 2013, puis généralisée en 2017 par Myriam El Khomri, la Garantie jeunes assure aux 16/25 ans, ni en emploi, ni en études ni en formation, les fameux «Neet», une allocation mensuelle .

Le projet, objet de très nombreuses concertations , est censé apporter une réponse en mieux aux tenants du RSA jeunes : une allocation allant jusqu’à 500 euros mais pas sans rien, couplée avec la promesse d’un accompagnement par un référent dans une mission locale ou à Pôle emploi.( bref ce qui existe déjà!).

Un revenu d’engagement jeunes assez vague

Un revenu d’engagement jeunes assez vague

Emmanuel Macron présentera mardi le «revenu d’engagement» pour les jeunes de 16-25 ans qu’il avait promis en juillet, a appris lundi l’AFP de sources gouvernementales. En fait, il a changer le nom en retenant l’intitulé contrat d’engagement et non pas revenu d’engagement pour ne pas le confondre avec le RSA. Pour des raisons financières on a restreint le champ d’application.

Le scénario désormais privilégié pourrait concerner 500.000 à 600.000 jeunes de 16 à 25 ans par an, depuis un certain temps ni en emploi, ni en formation, ni en étude au lieu du million voire plus envisagé cet été, lorsqu’était évoquée la possibilité d’y inclure aussi des travailleurs précaires et la totalité des jeunes sans emploi ni formation. Des jeunes qui pourraient toucher 500 € par mois mais dont on ne sait pas exactement dans quelles conditions.

Jeux vidéo jeunes : limités à trois heures par semaine en Chine

Jeux vidéo jeunes : limités à trois heures par semaine en Chine 

 

La réglementation interdit déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures.

 

La Chine a annoncé lundi 30 août qu’elle allait interdire aux moins de 18 ans de jouer plus de trois heures par semaine aux jeux sur internet. Les mineurs ne pourront plus jouer qu’une heure par jour, et uniquement les vendredis, samedis et dimanches, soit trois heures maximum par semaine. Ils ne pourront par ailleurs jouer « qu’entre 20 heures et 21 heures ». Pendant les vacances scolaires, ils pourront jouer une heure par jour.

 

Le jeu vidéo en ligne est décrié depuis longtemps en Chine pour ses conséquences négatives : baisse de la vision, impact sur les résultats scolaires, manque d’activité physique ou risque d’addiction. La réglementation interdisait déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures.

 

Covid: Une épidémie de jeunes en Loire-Atlantique

Covid: Une épidémie de jeunes en Loire-Atlantique

Les pays de Loire connaissent une situation contrastée avec une progression inquiétante du virus dans les zones touristiques de Loire-Atlantique et de Vendée. Par contre, la situation est plus maîtrisée dans les autres départements . Autre constat, c’est une population plus jeune qui est désormais hospitalisée.

 

Le médecin de l’ARS  indique que « nous sommes dans une épidémie de jeunes désormais. On a vacciné les personnes à risques qui étaient les plus âgées. Aujourd’hui c’est parmi les jeunes que le virus circule, et beaucoup de ces personnes sont hospitalisées, et faire le covid ce n’est pas si anodin que ça même pour les jeunes.

On fait le constat d’une différence importante entre la côte et le reste de la région. On a eu une très forte montée du taux d’incidence en juillet avec une explosion dans la tranche d’âge des 15-30 ans. On commence à voir des hospitalisations et des entrées en réanimation. Aujourd’hui la situation n’est pas problématique 37 personnes sont en réanimation dans la région. Et il faut en tenir compte.

Sur la Mayenne, la Sarthe et le Maine-et-Loire on est plutôt sur une augmentation lente ou faux plat, signe de la contagiosité du virus. Celle de la grippe au départ, et celle de la varicelle désormais.

Deux chiffres pour comprendre : « Si on prend un patient contaminé par le covid original, on a sur 5 à 6 semaines, si on ne prend pas de mesures, de type masques, tests, isolement, vaccination, 250 personnes contaminées à leur tour. Avec la même absence de mesures, une personne touchée par le variant delta va en contaminer… 16 000″.

Et le médecin de rappeler qu’une personne vaccinée a trois fois plus de chance de ne pas être contaminée, selon l’Imperial College de Londres. Sans préjuger de la gravité de la maladie qui pourra être développée.

La vaccination permet de se prémunir des formes graves de la COVID-19 de l’hospitalisation, de la réanimation, du décès. « Sur 100 personnes qui présentent une forme grave, seules 5 ou 7 sont des personnes vaccinées. Toutes les autres ne sont pas vaccinées, donc le vaccin protège bien », indique Pierre Blaise. « Aux Antilles, 97% des personnes hospitalisées, n’ont pas été vaccinées, 100% des personnes en réanimation n’ont pas été vaccinées ».

Gymnastique de haut niveau : Une torture physique et morale de très jeunes enfants

 Gymnastique de haut niveau : Une torture physique et morale de très  jeunes enfants

 

La sociologue Caroline Ibos revient sur le retrait de l’athlète américaine Simone Biles des JO de Tokyo et propose, dans une tribune au « Monde », une analyse sociopolitique de la gymnastique comme système d’exploitation du corps des filles.(extrait)

 

Tribune

 

Reine annoncée des Jeux olympiques de Tokyo, la gymnaste étatsunienne Simone Biles a abandonné mardi 27 juillet le concours par équipes au milieu de la compétition ; elle avait échoué à réaliser une figure particulièrement difficile au saut de cheval. Le retrait de celle qui domine aujourd’hui son sport plus que toute autre sur terre a semé la stupeur. Mais ce qui a le plus embarrassé le monde du sport est l’explication qu’elle en a donnée : « Dès que je mets le pied sur le tapis, il n’y a plus que moi et ma tête… Faire face aux démons dans ma tête. Je veux me concentrer sur mon bien-être, il n’y a pas que la gym dans la vie. »

Depuis, les commentaires honorent ou déboulonnent l’icône : ils saluent le courage de la « plus grande championne de tous les temps » à briser les tabous, ou la dépouillent de ce blason de GOAT (« Greatest of All Times », « meilleure de tous les temps ») et moquent la petite chèvre brodée sur ses maillots. Et les réseaux sociaux déversent sur elle brouettes de fleurs et torrents de boue.

 

Pourtant, comprendre ce coup de théâtre à partir de la seule personnalité de Simone Biles, à partir de sa supposée surhumanité ou de ses possibles failles, masque ce qu’il exprime et que Simone Biles ne cesse de dénoncer depuis des années : la violence du système de la gymnastique féminine de haut niveau. Une violence dont l’enjeu est d’incarner la gloire nationale dans des corps et des vies contrôlés depuis l’enfance.

Façonner le corps des filles est l’art d’un sport hanté par Pygmalion. Avant d’être étatsunienne, la gymnastique artistique fut soviétique, et c’est dans les régimes communistes qu’a surgi le modèle de l’entraîneur surpuissant, héros du travail et créateur de championnes adolescentes.

 

Rappelons-nous [la RusseElena Mukhina [1960-2006], championne du monde en 1978. Orpheline, entraînée depuis l’âge de 8 ans par l’ancien champion de barre fixe Viktor Klimenko, elle se brise à 20 ans les vertèbres cervicales, quelques jours avant les Jeux de Moscou (1980), et reste entièrement paralysée. Malgré une jambe cassée, Klimenko la forçait à s’entraîner pour être la GOAT de son époque, la première à réaliser une folie de double salto et demi réceptionné sur la nuque.

Dans ce système d’appropriation des corps, le modelage est redoublé par l’exploitation sexuelle, l’éclat de l’innocence rehaussée par la souillure cachée. Olga Korbut, surnommée le « moineau de Minsk » et gloire soviétique des Jeux olympiques de Munich (1972), accusa à la fin du XXe siècle son ancien entraîneur, Renald Knysh, de l’avoir violée de multiples fois alors qu’elle avait 15 ans, réduite à l’esclavage sexuel et menacée d’exclusion de l’équipe nationale si elle parlait. En 2017, elle vendait aux enchères ses médailles olympiques, geste qui, dit-elle, lui « sauvait la vie ».

Démagogie : Macron en T-shirt pour les jeunes…. demain à poil pour les nudistes ?

Démagogie : Macron en T-shirt pour les jeunes…. demain à poil pour les nudistes ? 

 

Le président a encore innové en se laissant prendre en T-shirt par la caméra destinée à diffuser des messages de prévention sanitaire aux jeunes. Encore évidemment un coût de communication aussi ridicule qu’inefficace. Évidemment on voit mal De Gaulle ou Mitterrand s’adresser  aux Français en maillot de corps.

Il faut que la politique soit tombée bien bas pour que celui qui assure la magistrature suprême se laisse aller dans des postures et des situations aussi lamentables. On peut supposer que pour s’adresser aux nudistes le président de la république n’hésiterait pas à se mettre à poil.

 Dans son intervention, le président de la République apparaît en tee-shirt noir et se filme lui-même. Façon de casser les codes d’une communication traditionnelle et de s’adresser à une partie de la population via les réseaux sociaux. Le président a promis qu’il répondrait lui-même toute la semaine aux questions des internautes des réseaux sociaux. Évidemment un énorme mensonge d’autant que le problème majeur qui se pose est celui du manque de vaccins et de cette politique laxiste de mobilité lâchée pendant les vacances aussi par démagogie.

COVID-19: menace croissante sur les jeunes

COVID-19: menace croissante sur les jeunes

Les autorités constatent un net ralentissement des contaminés. Un risque de contamination accrue chez les jeunes.

Désormais, « 50% des malades en réanimation ont moins de 65 ans. Il y a quasiment autant de malades qui ont entre 15 et 65 ans, que plus de 70 ans. Ça montre que la vaccination fonctionne », a confirmé Laurent Zieleskiewicz, anesthésiste-réanimateur à Marseille, ce jeudi sur BFMTV.

 

« Il y a décrochage entre le nombre de cas positifs et l’augmentation des hospitalisés. Mais ça commence à bouger sur les hospitalisations et les réanimations avec des patients plus jeunes. Car les plus âgés sont vaccinés: à 65 ans, on est à plus de 85% de vaccinés », a détaillé le président de la Confédération des Syndicats Médicaux Français.

Au 29 juillet, sur les 1015 patients en réanimation, 445 ont moins de 60 ans. Dans le détail, ils sont 6 à avoir entre 0 et 19 ans, 92 entre 20 et 39 ans et 347 entre 40 et 59 ans. Du côté des personnes plus âgées, au 28 juillet, 523 ont entre 60 et 79 ans et 42 plus de 80 ans, soit 555 ayant plus de 60 ans. L’écart se resserre donc entre les patients jeunes et les autres.

En comparaison, mi-janvier, juste après la 2e vague et alors que la 3e se profile déjà, 2730 malades sont en réanimation. 537 ont moins de 60 ans: 8 entre 0 et 19 ans, 57 entre 20 et 39 ans, et 472 entre 40 et 59 ans. Mais les malades plus âgés sont beaucoup plus nombreux qu’actuellement: 1842 ont entre 60 et 70 et 324 plus de 80 ans.

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