Archive pour le Tag 'jeunes'

Jeunes médecins : tous fonctionnaires ?

Jeunes médecins : tous fonctionnaires ?

On peut se demander si le Graal pour les jeunes médecins n’est pas de devenir fonctionnaire pour disposer notamment de conditions de travail compatible avec leurs conditions de vie. On objectera que le phénomène n’affecte pas seulement les médecins mais nombre de professionnels notamment les cadres. Pour parler clair c’est le rapport au travail, la valeur travail qui sont en cause.  12% des nouveaux inscrits à l’Ordre des médecins en 2018 exercent en libéral, quand 62% sont salariés. Et cinq ans plus tard, ils ne sont que 35% à avoir franchi le cap de l’installation, révèle une étude publiée jeudi par la commission jeunes médecins du Conseil National de l’Ordre des médecins, Les internes prévoient aussi de se déterminer en fonction des horaires de travail (82%) et de leur conjoint, dont l’influence sera décisive pour 86% de ceux qui vivent en couple. Autant de facteurs qui peuvent s’avérer dissuasifs, selon l’Ordre,  D’autre part, les démarches administratives pour s’installer restent complexes. Et ce, d’autant que l’exercice de groupe ou coordonné avec d’autres professions de santé, qui est actuellement encouragé, est source de démarches supplémentaires. Or, le«guichet unique» promis depuis plus de 10 ans par les pouvoirs publics pour faciliter les démarches administratives tarde à se concrétiser. Par ailleurs, les élus locaux font fausse route quand ils pensent attirer des jeunes médecins en bâtissant des maisons de santé… qui restent vides, faute de répondre à un projet médical et d’avoir été pensées avec les intéressés. En revanche, les collectivités territoriales devraient jouer un rôle de soutien logistique (faciliter la recherche d’un cabinet adapté, ou en aidant à prendre en charge du personnel par exemple) et institutionnel (faciliter les démarches administratives). Elles ont également un rôle à jouer dans la promotion de leur territoire pour y attirer les jeunes médecins. Enfin, la question de l’attractivité de la médecine libérale se pose de façon croissante. Non seulement au regard du montant des honoraires: la consultation, après dix ans d’études, est à 25 euros. Le problème est donc à la fois économique, social mais aussi culturel

 

Laurent Berger en colère contre les « jeunes hommes » conseillers de Macron

Laurent Berger en colère contre les « jeunes hommes » conseillers de Macron

 

 

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, est en colère contre ces jeunes hommes conseillers de Macron (qui ont dû démissionner suite à l’affaire Benalla) et qui donnent des leçons aux syndicats dont ils ignorent tout. En plus avec un mépris et une condescendance tout a fiat représentatives de la vision de Macron. Laurent Berger  est revenu sur un passage du livre Le progrès ne tombe pas du cielLe syndicaliste a notamment ciblé les propos tenus par Ismaël Emelien et David Amiel, ex-conseillers d’Emmanuel Macron à l’Élysée, qui critiquent vertement les corps intermédiaires qu’il représente en partie.

«La raison d’être des corps intermédiaires est remise en cause comme le furent dans d’autres domaines celle des porteurs d’eau au moment de l’invention de la plomberie, des taxis au moment de la création des applications comme Uber ou Chauffeurs privés, ou encore des hôtels avec l’application des plateformes de location entre particuliers», écrivent les deux hommes de l’ombre. Des propos qui ont fait vivement réagir le patron de la CFDT. «Je ne crois pas pouvoir être catégorisé de méprisant ou d’arrogant… pour ma part. Je crois qu’il y a beaucoup de mépris, beaucoup d’arrogance, beaucoup de méconnaissance dans ce qui a été écrit et dit depuis la sortie de ce livre», a démarré Laurent Berger. «Je ne sais pas d’où ces jeunes hommes parlent, qui ils représentent mais je sais une chose: ils n’ont pas dû voir des salariés depuis un petit moment ou des syndicalistes depuis un petit moment.». Certes on peut critiquer le manque de modernisme de certains syndicats mais il y a sans doute un minimum de connaissances requises pour le faire avec légitimité, aussi un minimum de respect pour le faire avec dignité. Notons qu’ Ismaël Emelien sorti d’un institut d’études politiques ne s’est surtout occupé que de politique pour des leaders politiques.

 

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

 

Grosses manifestations partout dans le monde pour  inciter les dirigeants à lutter contre le dérèglement climatique. En France à Paris et dans de nombreuses villes de province, la participation a également été très important : autour de 150 000 participants. À Nantes, quelque 10.500 jeunes, selon la police, sont descendus dans la rue. . À Lille, ils étaient 6.200 selon la préfecture du Nord, à partir de la Grand-Place, pour défiler dans le centre-ville pendant près de deux heures. À Montpellier, environ 5.500 jeunes ont défilé, alors qu’ils étaient un millier à Rouen et Saint-Étienne, 1.800 à Saint-Brieuc, plus de 2.000 à Clermont-Ferrand, 2.800 à Tours. Plus de 3.000 jeunes ont défilé à Bordeaux, tandis qu’ils étaient 5.000 à Strasbourg. À Marseille, la police a compté 1.300 manifestants, les organisateurs 5.000.  Les organisateurs font état de 168.000 manifestants dans toute la France, dont 50.000 à Paris. Ces mobilisations interviennent à la veille d’une “marche du siècle” pour le climat et contre les injustices, à Paris et d’autres villes françaises, à laquelle appellent de nombreuses organisations non gouvernementales. Le site collectif ilestencoretemps.fr annonçait 226 grèves pour ce vendredi et 209 événements prévus samedi. “Nous sommes aujourd’hui des millions, prêt·es à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières”, écrivent ces ONG dans un appel unitaire. “Nous devons réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. Nous devons préserver la biodiversité, alors que nous vivons une sixième extinction de masse. Nous devons renouveler la démocratie (…). Nous devons répartir les richesses pour obtenir la justice sociale”, ajoutent-elles. Malgré son titre de “champion de la Terre” reçu à l’Onu en septembre et son slogan “Make our planet great again”, le président français affiche un bilan mitigé en matière de lutte contre le changement climatique. Objet de vives critiques des ONG et épinglé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), le projet de loi relatif à l’énergie et au climat, qui devait être présenté lundi, a été “renforcé” pour lever “toute ambiguïté sur l’ambition de la France”, selon l’Elysée.

 

Une autre stratégie pour l’éducation des jeunes (Ross Hall)

Une autre stratégie pour l’éducation des jeunes (Ross Hall)

C’est l’avis de  Ross Hall, directeur de la stratégie pour l’éducation à Ashoka Londres dans une interview à la Tribune.

 

On parle de plus en plus de solutions glocales, de quoi s’agit-il exactement ? Ross Hall, vous dirigez actuellement la stratégie pour l’éducation chez Ashoka. Quelles sont vos ambitions ?

ROSS HALL - Nous pensons que chacun, et notamment les jeunes, peut devenir un acteur du changement dans un monde qui se définit de plus en plus par sa complexité et son hyperconnectivité. Nous incitons à développer cette ambition ainsi que les compétences nécessaires, dont l’empathie, la créativité et l’habilité à travailler en équipe.

Pour expliquer vos actions, en particulier auprès des marginalisés et des jeunes, vous utilisez très souvent le verbe anglais « empower », que l’on peut traduire en français par « autonomiser ». Parce qu’il définit votre vision et votre approche, pourriez-vous le préciser ?

« To empower » signifie créer un environnement qui permette à l’individu de découvrir et développer ses compétences, et ce, dans le but de contribuer de manière positive au monde, en essayant de le comprendre, en étant attentif à soi et aux autres, en prenant des responsabilités, en pensant par soi-même, en collaborant… Il ne s’agit pas de donner quelque chose à quelqu’un. La notion d’autonomie est effectivement très importante.

Qu’est-ce qui peut inciter les jeunes à devenir ces acteurs du changement ?

Nous nous intéressons à l’environnement dans lequel les enfants évoluent, au cours de leur enfance et de leur adolescence. Avec qui passent-ils du temps ? Quelles sont leurs activités ? À quoi sont-ils exposés ? Tout cela détermine leur capacité à développer leurs compétences, telles que l’empathie, et à devenir ou non acteur du changement. Selon le proverbe swahili, « il faut tout un village pour élever un enfant ». Dans les villes, les sources d’influence sont nombreuses et ne se cantonnent pas à l’école. Le modèle traditionnel de l’école en tant qu’unique système éducatif est dépassé. Ce sont les membres d’une famille, leurs pairs, les membres d’une école, les médias, les leaders religieux, les travailleurs sociaux. Mais aussi de manière plus indirecte, les instituts de formation des enseignants, les responsables politiques, les éditeurs, les services d’admission des universités.

Il faut un écosystème entier pour élever et permettre à un enfant de découvrir ses compétences afin qu’il contribue de manière positive au monde. Il faut donc changer les mentalités de l’ensemble des acteurs. Et pour aller encore plus loin que le proverbe swahili, il faut créer un écosystème collaboratif efficace, global, dont le but unique est d’autonomiser ces individus et de leur donner les ressources nécessaires pour devenir acteurs du changement.

Quels sont les moyens que se donne Ashoka pour atteindre un tel objectif ?

Nous identifions les leaders du changement, ceux dont l’objectif explicite est de permettre à tout le monde de participer à la transformation des mentalités. Dans le domaine des écoles, ce sont ceux qui développent des pédagogies innovantes, qui proposent d’autonomiser les expériences d’apprentissage, qui essayent de transformer les politiques, les évaluations des élèves. Nous les rassemblons afin de créer des équipes autour de thématiques spécifiques et d’aligner leurs visions. Nous les aidons à collaborer de manière plus efficace, à partager leurs ressources, leurs processus. Et enfin, nous favorisons le développement d’approches systémiques. Se focaliser, par exemple, sur la manière de changer les politiques plutôt que sur ce que nous ne pouvons faire. L’ambition est de créer un impact majeur à long terme.

Quel est leur profil ?

En janvier dernier à Lyon, nous avons rassemblé 250 leaders de 50 pays, dont une majorité d’Europe et des pays du Nord, mais aussi d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie. Leurs méthodes d’apprentissage sont très variées. Tout autant que la population à laquelle ils s’intéressent. Certains se focalisent sur les gens marginalisés, d’autres travaillent avec les élites ou les classes moyennes. Certains travaillent avec de très jeunes enfants, d’autres avec des adultes ou des personnes âgées. Certains utilisent les sciences et les technologies, d’autres la nature, la créativité, la culture ou la lecture en dehors de l’école… Chaque individu étant différent, nous avons besoin d’expériences d’apprentissage différentes et personnalisées. Or la majorité des systèmes pédagogiques dans le monde sont semblables. Les élèves sont assis face au professeur, écrivent ce qu’il dit pour le répéter lors d’un examen.

Il existe des pédagogies innovantes comme celles développées par vos leaders : les pédagogies de projets, les pédagogies inversées…

Tout à fait. Il y a aussi les apprentissages multigénérationnels ou par le jeu. Avec l’émergence des tutorats entre pairs, les jeunes sont aussi en train de comprendre qu’ils ont la capacité de s’entraider et d’apprendre par eux-mêmes. Ils deviennent des mentors. Tout comme les professeurs qui, d’experts dispensant des savoirs, deviennent des facilitateurs, des guides. Et ouvrent leurs portes à d’autres mentors. Il faut créer des écosystèmes d’apprentissage localisés, des micro-systèmes locaux, des modèles non standardisés dont l’objectif commun est de vivre dans un monde meilleur.

L’ambition pédagogique de l’éducation traditionnelle est donc complètement différente de celle des pédagogies innovantes actuelles…

Exactement. Nous devons justement questionner la notion de succès. Si elle représentait jusqu’à présent la réussite académique et professionnelle – aller dans les meilleures universités pour travailler dans les meilleures entreprises -, elle doit maintenant définir ce désir et cette capacité à participer à la création d’un monde meilleur. Or, prenons l’exemple de l’apprentissage personnalisé [conception de la pratique éducative et de sa politique qui se focalise sur l'individu apprenant, ses appétences, ses motivations et sur le nouveau rôle de l'enseignant en tant que facilitateur, ndlr]. S’il est utilisé pour développer les compétences académiques, telles que les maths, il ne provoque aucun changement par rapport à l’éducation traditionnelle. De la même manière, si les technologies ne sont pas utilisées pour nous autonomiser, elles participent et supportent l’idée traditionnelle de succès, sans la repenser.

Quelles sont d’ailleurs leurs potentialités, sachant, comme me le précisait le chercheur français François Taddei, « qu’elles n’ont pas de valeur intrinsèque. Elles ont les valeurs que les humains y mettent » ?

Tout à fait. Même s’ils en sont à leurs débuts, je vois trois mouvements majeurs dans l’exploration et l’utilisation des nouvelles technologies. Elles peuvent tout d’abord permettre de développer les compétences humaines profondes, telles que l’empathie. C’est ce que fait Parag Mankeekar avec le jeu RealLives. Ou Alexandra Ivanovitch qui développe une application utilisant la réalité virtuelle pour réduire les préjugés racistes, en collaboration avec la police de Los Angeles. Mais pour cela, nous ne devons pas nous focaliser sur les compétences des machines. Car nous serions alors en compétitivité avec elles, au lieu de collaborer, et nous perdrions à coup sûr. La technologie doit aussi permettre aux gens de se connecter plus efficacement au sein d’écosystèmes d’apprentissage collaboratifs.

Elle doit aider les enseignants, étudiants, responsables politiques, employeurs à communiquer plus fréquemment et plus en profondeur.

Comment favoriser ces connexions ?

Si nous acceptons l’idée que nous devons plus collaborer, plus communiquer entre parents, professeurs, médias, responsables politiques, nous devons introduire un nouvel élément que nous appelons le weaver, le tisseur en français. Cette personne tisse des liens entre les différents acteurs, les conversations, les objectifs, les ressources… Nous avons aussi besoin de ces êtres humains, ces tisseurs, afin de maintenir ces échanges et faciliter ces collaborations et ces approches écosystémiques. Nous ne devons pas nous reposer uniquement sur les technologies.

Vous prônez donc la collaboration au détriment de la compétition ?

Exactement. Le système éducatif actuel repose entièrement sur la compétition. Les jeunes gens sont en compétition, les professeurs, les écoles, les parents, les universités, les employeurs, tout le monde est en compétition. Cela divise les gens et empêche toute discussion entre les différents acteurs. Si vous mettez les élèves au cœur de cet écosystème, vous vous rendez compte que pour les autonomiser, il faut que l’ensemble de ses membres collaborent. Au bout du compte, la compétition ne sert pas les élèves.

Quelle est la troisième utilisation positive des technologies ?

Elles peuvent libérer du temps. Imaginez si les élèves passaient une partie de leur études à travailler sur des projets qui améliorent la qualité de vie de leur environnement. Imaginez si, au lieu d’être assis à étudier pour passer leurs examens, vous libériez leurs ressources, vous ouvriez les portes des écoles afin que ces jeunes puissent collaborer avec et dans la communauté, qu’ils contribuent positivement au monde, qu’ils apprennent et deviennent de meilleurs citoyens. Imaginez ce que cela leur apporterait, à eux et à leur entourage ! Or l’éducation traditionnelle est chronophage. Les étudiants et les enseignants subissent une énorme pression. Les uns étudient pour réussir leurs examens. Les autres les aident à les préparer, tout en devant faire face à un accroissement des tâches administratives. En automatisant les tâches et en aidant les étudiants à acquérir des compétences plus efficacement, de l’espace sera libéré pour collaborer sur des projets dans le monde réel et ainsi agir positivement pour la communauté.

C’est une manière de responsabiliser les gens, de montrer que le changement doit venir d’initiatives individuelles, que l’impulsion doit aussi être donnée par les acteurs et non pas uniquement par les décideurs. Mais pourquoi n’est-ce pas le cas ?

Plusieurs facteurs empêchent pour l’instant cette action. Il y a l’histoire du système éducatif. Fondé sur le modèle industriel, il a été conçu pour produire des ouvriers économiquement efficaces et non pour aider les gens à devenir des citoyens autonomes qui œuvrent pour le bien commun. Il faut développer un écosystème beaucoup plus organique qui, comme je le précisais auparavant, place les jeunes au centre de ses préoccupations. Il doit s’adapter à leurs besoins.

Le deuxième facteur, peut-être plus profond, est le manque de confiance ou la méfiance face aux jeunes. On croit à tort qu’ils ne peuvent pas contribuer positivement à la société. Seuls les adultes le pourraient. Cette vision très limitée est limitante. À Ashoka, nous montrons qu’il existe des jeunes gens incroyables qui font des choses fantastiques à travers le monde. Le dernier facteur est lié à la question du pouvoir. Les gens au pouvoir sont très nerveux à l’idée d’autonomiser les autres. Ils pensent qu’ils vont perdre leur pouvoir et que cela va engendrer l’anarchie. Malheureusement, le système éducatif actuel, lourd et hiérarchique, les soutient. Il ne s’intéresse pas au développement de l’empathie. Il n’aide pas les jeunes à s’autonomiser, à trouver leur propre but, à se découvrir, à découvrir et exprimer leurs potentialités. Il y a heureusement des exceptions, et leur nombre augmente. Ces esprits innovants sont des exemples qui peuvent donner l’impulsion, donner confiance et ainsi inciter plus de monde à adopter cette vision et attitude. Mais nous ne pouvons pas encore mesurer l’impact de ces innovations. Combien de temps cela prendra ? Trois ans, dix ans, cinquante ans ?

Un mot de conclusion ?

Mon objectif est de transformer le système éducatif afin de créer une nouvelle civilisation. Cela peut sembler un peu arrogant, mais c’est ce que nous commençons à voir émerger.

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BIO EXPRESS

Après plus de dix années dans la conception et le développement stratégique de projets internationaux, Ross Hall, Novocastrien de naissance, Londonien d’adoption, intègre en 2006 Pearson PLC, une maison d’édition britannique spécialisée dans l’éducation, dont il devient vice-président. Il découvre à cette occasion le système éducatif international. En 2012, il crée le Better World Programme, à destination des enfants marginalisés de Tanzanie et du Zimbabwe. Il a rejoint l’ONG Ashoka Londres au cours de l’année 2014.

Ashoka est une ONG fondée en 1980 par Bill Drayton et lancée en Inde en 1981. Elle agit en faveur de l’innovation sociale en soutenant les entrepreneurs sociaux (plus de 3.500 à ce jour dans 90 pays). Son rôle : les identifier et les intégrer à un réseau, le Fellowship Ashoka, afin de les soutenir. Depuis 2005, elle se focalise sur la stratégie « Everyone a Changemaker » qui vise une action collective en garantissant que chaque enfant maîtrise la compétence de l’empathie, que les jeunes deviennent acteurs du changement et que le reste de la société participe de manière collaborative et ouverte à soutenir ces changements.

Sondage : vie et travail chez les jeunes

Sondage : vie et travail chez les jeunes

 

Selon une enquête Domplus-BVA pour La Tribune, le revenu vient en tête mais c’est aussi l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle qui nourrit la relation des jeunes avec le travail. Ce qui d’une certaine manière atteste d’une certaine perte de la valeur travail  L’enjeu des ressources financières et celui de la carrière professionnelle restent les premières préoccupations évoquées par les sondés, pour respectivement 85% et 80% d’entre eux. Suivent les questions de vie familiale et de santé (76% chacune), d’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle (75%), les conditions de travail (74%) et la vie sentimentale et sexuelle (74%). Les questions financières restent également la première source de difficultés rencontrée par les sondés lors de l’année écoulée, citée par 26% d’entre eux, dont 30% parmi les actifs les moins qualifiés. Les cadres, quant à eux, évoquent plutôt des difficultés liées à leur carrière professionnelle et à la conciliation entre vie privée et vie professionnelle (22% pour chaque). Enfin, quelles que soient les difficultés rencontrées, le premier impact concerne toujours la vie psychique des sondés, ce qui rappelle crûment l’enjeu que constitue le bien-être au travail. L’imbrication la recherche de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée pourrait aussi s’expliquer par le fait que : 54% des personnes questionnées déclarent qu’il leur arrive d’effectuer des tâches personnelles pendant leur travail, et à l’inverse, 47% continuent à travailler sur le temps de repos (66% parmi les jeunes cadres). La conséquence notamment de l’utilisation des outils informatiques et télématiques.

 

 

(*) L’enquête Domplus-BVA en partenariat avec La Tribune a été réalisée par Internet auprès d’un échantillon de 1.000 Français, représentatif de la population française âgée de moins de 35 ans, dont 729 jeunes actifs en emploi, interrogés du 14 au 19 janvier.

Macron fait son show devant les jeunes: du stand-up !

Macron fait son show devant les jeunes

 

 

 

Il est clair qu’on est moins dans le cadre d’un débat que d’une campagne électorale pour Macron qui une nouvelle fois a fait son show devant les caméras des télés d’infos continue. Cette fois il s’est adressé aux jeunes, eux aussi savamment sélectionnés pour leur bienveillance vis-à-vis du pouvoir avec toutefois juste une dose de contestataire pour donner une impression démocratique. Comme pour les deux autres réunions auxquelles participent Macron, on a eu droit à une sorte de show ou d’exercice de stand-up s’appuyant sur quelques questions pour dérouler un discours évangéliste très moralisateur et justifiant la politique. L’exercice de Macron est une caricature de débat qui n’a pour d’autres objets que de réunir des participants globalement bienveillants afin de véhiculer un discours sous l’œil des caméras. Le caractère moralisateur et professoral est indiscutable quand on examine le propos :

“La politique, ça me rend triste, pour ne pas dire que ça me désespère, quand j’entends dire que la jeunesse ne s’y intéresse pas, parce que je pense que c’est très mauvais pour la jeunesse du pays et pour le pays lui-même”, a-t-il dit en réponse à un jeune laissant entendre qu’il ne s’intéressait pas à la politique.

“Ne pas s’intéresser à la politique, c’est décider de ne pas choisir soi-même son propre destin ou de participer au choix de son propre destin, c’est une énorme faute”, a-t-il ajouté.

Il admet qu’il y a une forme de désintérêt de la part de la jeunesse, mais pas pour la politique en tant que telle, pour “la vie politique”, “c’est-à-dire pour la manière de la faire”.

“J’ai envie de dire faites-le. Ce n’est pas une propriété, ce n’est pas une profession réglementée. (…) Vous avez le droit de me dire: ‘je n’aime pas la façon dont on le fait aujourd’hui, je n’aime pas ces discours, je n’aime pas ces décisions-là, je n’aime pas, même, toute la classe politique telle qu’elle la fait aujourd’hui’.”“Mais vous n’avez pas le droit de me dire: ‘je ne m’intéresse pas à la politique’. Parce que quelque part, ça veut dire, ma vie, mon futur ne m’intéresse pas. La vie de mon pays, la vie de mes enfants et de ma famille ne m’intéresse pas. Vous renoncez au droit le plus fondamental.” Macon visiblement confond le rôle de président avec celui de curé de campagne ou plutôt dans son cas d’aumônier de la monarchie républicaine.

Morts de jeunes en banlieue : l’indifférence ?

Morts de jeunes en banlieue : l’indifférence ?

 

 

C’est finalement dans une certaine indifférence que les grands médias égrainent presque chaque jour les événements qui rendent compte de violence de jeunes dans des quartiers sensibles sur fond de trafic de drogue. Il est vrai que la plupart des responsables ou de ceux qui font l’opinion résident rarement près de ces zones difficiles qui se situent de plus en plus hors de la république. Deux  jeunes bien encore d’être tués mardi et mercredi en région parisienne Depuis 2016, environ 250 affrontements ont été enregistrés, soit plus d’un tous les trois jours. Il y a eu notamment  le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité, ils n’habitent pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident.

Les Jeunes avec Macron, les JAM, ou le vide idéologique total

Les Jeunes avec Macron, les JAM, ou le vide idéologique total

 

Le nom de la formation des jeunes macronistes témoigne à lui seul du vide idéologique total. Le mouvement s’intitule en effet JAM, c’est-à-dire les jeunes avec Macron. Finalement la confirmation que le parti en marche n’est réellement qu’un club de supporters, une sorte de club de fans comme dans le foot. En mal sans doute aussi de slogans, les jeunes avec Macron ont choisit un slogan de type soixante-huitard qui ne leur ressemble guère à savoir : soyez progressistes demandez l’impossible. Sûrement un slogan conseillé par les boîtes de com. qui entoure le pouvoir et qui considère la politique comme un produit ordinaire ù  l’argumentation commerciale prend le pas sur le contenu. On se demande bien comment le mouvement en marche pourrait structurer une organisation des jeunes alors que le parti n’a aucune existence, ni réalité sociale sur le terrain. Pour preuve lors des prochaines municipales faute d’implantation locale, le parti en marche va ratisser large des vieux crocodiles de la politique de la gauche et de la droite. En effet cette fois l’étiquette Macron ne sera pas suffisante pour qu’une chèvre puisse être élue. Cela d’autant plus que la popularité de l’intéressé connaît une chute brutale dans l’opinion publique et que la référence à Jupiter ne sera pas forcément vendeur auprès des électeurs qui jugent surtout sur des critères de proximité. Comme pour le parti en marche,  les responsables des jeunes avec Macron ont été désignés par le niveau central. De quoi s’interroger sur le caractère démocratique de l’organisation de Macron surtout quand les jeunes choisissent cet autre slogan : la révolution continue ! Une vraie communication de marque de lessive pour tenter de laver plus blanc la grisaille des résultats du gouvernement. Sans parler de la reprise des formules ésotériques de Ségolène Royal à savoir : être acteur de son avenir qui ressemble curieusement à désir d’avenir.

 

Service national : pour justifier son recul, Macron va consulter les jeunes !

Service national : pour justifier son recul,  Macron va consulter les jeunes !

Macron est tellement empêtré dans sa promesse de service national universel qu’i n’a pas trouvé d’autre solution que de consulter les jeunes qui évidemment en majorité ne sont pas favorable à cette contrainte. Officiellement, il s’agirait d’obtenir une meilleure adhésion au projet ; En réalité cette consultation permettrait de réduire au strict minimum le service dit universel à un mois. Pour ceux qui le veulent, une très petite minorité, une deuxième phase d’ »engagement volontaire au service du pays » d’une durée de trois à six mois, avant 25 ans, pourrait s’effectuer soit dans la sphère militaire, soit dans le civil (pour une majorité). En fait Bercy est contre la mesure à cause de son coût, le lobby militaire aussi car il ne veut pas qu’on ampute son budget. Une fois raboté à pas grand-chose, le SNU coûterait 1,6 milliard d’euros, un montant « raisonnable », estiment les auteurs, qui pointent toutefois plusieurs difficultés à surmonter : encadrement, nécessaire révision de la Constitution, mais aussi hébergement. Les internats scolaires risquent de ne pas suffire, il faudra donc investir quelque 1,75 milliard d’euros dans de nouvelles infrastructures, juge le rapport, qui exclut le recours aux casernes militaires. Les auteurs suggèrent ainsi de se donner du temps pour mettre en place le dispositif, qui débuterait mi-2019 par une phase pilote, avant d’être progressivement étendu à 700.000 jeunes d’ici 2026. A l’origine, le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service militaire universel », obligatoire et d’une durée d’un mois. En février, le chef de l’État s’est finalement prononcé en faveur d’un service « obligatoire » d’une durée totale de « trois à six mois », en le recentrant sur un engagement plus civique que militaire, alors que les armées, déjà très mobilisés sur le front des opérations, redoutaient d’être fortement mises à contribution. On s’orienterait toutefois de nouveau vers un service national qui ne serait obligatoire qu’un seul mois.

Les jeunes agriculteurs dubitatifs vis-à-vis de Macron

Les jeunes agriculteurs dubitatifs vis-à-vis de Macron

 

 

Il n’est pas certain que les jeunes agriculteurs aient été convaincus par le discours très général du président de la république lors de la réception à l’Elysée. Cette “réception”, perçue comme “un coup de com.’” par certains agriculteurs, s‘est tenue au lendemain d‘une journée de mobilisation nationale organisée à l‘appel de la FNSEA, premier syndicat agricole, et des Jeunes Agriculteurs (JA) qui s‘inquiètent du traité de libre échange entre l‘Union européenne et le Mercosur, actuellement en négociation. Les éleveurs redoutent l‘arrivée massive de produits sud-américains sur le marché européen qui constituerait selon eux une concurrence déloyale. “Il y a beaucoup de contre-vérités sur ce sujet”, a estimé Emmanuel Macron. “Il n‘y aura aucune réduction de nos standards de qualité, sociaux, environnementaux, sanitaires à travers cette négociation. Il n‘y aura jamais de bœufs aux hormones en France.”Peu- être pas mais du bœuf aux hormones mais  nourri avec du fourrage bourré de pesticides, protéines douteuses et soja génétiquement modifié. Bref de la viande encore davantage dopée aux cocktails chimiques.  Et encore plus productive que des poulets prêts à consommer en cinquante jours au lieu de cent cinquante dans les années 50, des vaches qui produisent 8 000 litres de lait par an au lieu de 2 000, des poules qui pondent 250 œufs par an contre 130 dans les années 20. Au cœur de cette évolution, les progrès de la génétique, mais aussi une alimentation dopée en protéines. Pour atteindre les meilleurs rendements, on fait consommer aux bœufs, en plus des céréales et du fourrage, 5 à 15 % de tourteaux, ces résidus solides riches en protéines obtenus après l’extraction de l’huile contenues dans les graines de soja, de tournesol ou de colza aux OGM. On voit ma Dans les systèmes intensifs de l’ouest de la France, ce taux atteint 25 % pour les vaches laitières.  Des performances déjà obtenue en France et qui seront dépassées avec les importations du Mercosur qui bénéficie en outre de conditions de concurrence inégales en matière sociales et fiscale. , le chef de l‘Etat a assuré que la “clause de sauvegarde”, qui permet de suspendre l‘application de l‘accord si un “marché est déstabilisé” et si “des prix sont bousculés”, restait une ligne rouge. le chef de l‘Etat a également annoncé l‘instauration de “verrous réglementaires” pour l’achat de terres par des étrangers comme les chinois.  Le chef de l‘Etat a une nouvelle fois assuré que les agriculteurs exclus  seraient accompagnés financièrement le temps de la transition. Bref les jeunes agriculteurs restent septiques quant aux intentions de Macron qui a fait un discours très littéraires pratiquement sans chiffre.  Selon le ministère de l’Agriculture, le revenu moyen d’un agriculteur a chuté de 29 % pour s’établir à 18.300 euros par an en 2016 en France

Emploi des jeunes : la France à 19 ème position en Europe

Emploi des jeunes : la France à 19ème position en Europe

Selon  le centre de recherche (KOF) de l’école polytechnique de Zurich (EPFZ) la France, le classement indique qu’elle a perdu deux places entre 2014 et 2015, passant de la 14e place à la 16e place malgré une légère amélioration de l’indice (4,86 en 2014 contre 4,88 en 2015, sur une échelle de 1 à 7). Et depuis la crise de 2008, la situation de la France est loin de s’arranger (22% de taux de chômage en juin). Après avoir connu un indice se situant à 5,09 en 2007, le pays connaît une baisse régulière de cet outil malgré cette récente hausse. Plus grave encore, l’évolution de cet indicateur depuis 1990 illustre une vraie détérioration du marché du travail pour les jeunes. Et même si le chômage des jeunes est en baisse en France ces derniers trimestres, il s’élève à 22,4% au sens du bureau international du travail à la fin du mois de juin pour cette catégorie, contre 9,2% au niveau national selon les dernières données de l’Insee. La dernière publication de l’école suisse a confirmé la première position du Danemark, qui affiche un score de 5,79 en 2015, en légère progression par rapport à 2014. Viennent ensuite la Suisse (5,71), l’Autriche (5,48), l’Allemagne (5,47) et les Pays-Bas (5,44). Ce classement des quatre premiers pays demeure inchangé entre 2014 et 2015. D’après les auteurs de l’étude, les principales différences entre les quatre pays leaders reposent sur « la dimension ‘Système de formation’, l’Autriche et l’Allemagne réalisant des scores nettement inférieurs à ceux du Danemark et de la Suisse dans ce domaine ». Les Pays-Bas, qui se situent au cinquième rang avec 5,44 points,  »présentent aussi une marge d’amélioration sur le plan éducatif. » La situation des jeunes Allemands a retenu l’attention de l’institut suisse. « Parmi les pays de l’UE  à 28, l’Allemagne affiche l’évolution la plus impressionnante entre 2010 et 2015, en ce qui concerne les indicateurs ‘taux de chômage’,  ‘taux NEET’ (**) et ‘taux d’éducation formelle’ ». D’après la dernière livraison du KOF, les jeunes Allemands ont connu une réelle amélioration sur le front de l’emploi. De plus en plus sont engagés dans une formation, et « sur le marché du travail, les jeunes sont nettement moins exposés au chômage ou à l’inactivité ». Ces signes encourageants ne doivent pas faire oublier que les jeunes actifs allemands sont confrontés à une précarisation du marché du travail et un risque de pauvreté accru. La libéralisation du marché du travail, permise par les réformes « Hartz » mises en oeuvre en 2003 et 2005 sous Gerhard Schröder, a favorisé le développement des mini-jobs faiblement rémunérés.  Le taux de pauvreté a augmenté nettement entre 2000 et 2005, de 12,5% à 14,7%. La hausse est particulièrement marquée pour les personnes en emploi et plus encore pour celles au chômage.

 

Un diplôme pour jeunes parents !!!!!

Un diplôme pour jeunes parents !!!!!

 

 

C’est la dernière trouvaille de la secrétaire d’État en charge de l’égalité. Le fait d’avoir été  parents donnerait les droits à un diplôme de validation des acquis de l’expérience, diplôme qualifiant pour un emploi par exemple dans les crèches. S’il est clair que la situation de parents confère  une expérience il est tout aussi évident que cela ne peut suffire  pour diplômés les intéressés en vue d’encadrer d’autres enfants que les siens. Une idée pleine de bonnes intentions. Il serait plus utile sans doute d’accorder des droits spécifiques aux mères (ou au père gardant les enfants) en matière de formation permanente pour qualifier ce qui en ont besoin Jean-Baptiste Baud, chargé des relations institutionnelles au sein de l’association Familles Rurales, pense que « l’idée est plutôt bonne ». Néanmoins, la qualité de parent ne suffit pas à l’obtention d’une certification professionnelle selon lui : « Nous avons toujours été favorables à la reconnaissance des compétences et de l’expérience. Après, être parent, ce n’est pas la même chose que travailler dans une crèche. Je pense qu’il faudrait un complément de formation, ainsi qu’une concertation avec les professionnels ». Même son de cloche du côté d’Anne Le Ray, de l’association Aide aux mères et aux familles à domicile, qui estime que « ça part d’un bon sentiment, mais le rôle de mère de famille n’a rien à voir avec celui d’un professionnel ». Marie Allibert, de l’association Osez le féminisme !, tient un discours beaucoup moins nuancé. Selon elle, « le problème de cette mesure est qu’elle s’adresse soi-disant aux jeunes parents, mais elle ne s’adresse qu’aux femmes en réalité. Il y a l’idée que la femme est par définition une bonne mère, et qu’à ce titre, elle saurait forcément bien s’occuper des enfants ». Marie Allibert dénonce « un discours essentialiste, qui considère que les mères ont forcément développé les qualités et les acquis nécessaires pour s’occuper de jeunes enfants : tu es une femme, donc tu sais bien t’occuper des enfants ». Elle estime également que cette mesure « est dévalorisante pour les vrais professionnels, qui possèdent de réelles qualifications pour exercer par exemple dans les crèches ». Le secrétariat d’Etat chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes devra apporter des précisions sur le diplôme, ainsi que sur les conditions pour l’obtenir, pour espérer convaincre les nombreux sceptiques.

Jeunes diplômés : l’emploi s’améliore

Jeunes diplômés : l’emploi s’améliore

 

Les jeunes diplômés des grandes écoles (de commerce ou d’ingénieurs) connaissent de moins en moins la crise, à en croire l’enquête publiée ce mardi 13 juin par la Conférence des grandes écoles. Tous les indicateurs sont à nouveau au vert, après un creux atteint il y a trois ans. « Ce sont les meilleurs résultats depuis la crise financière », s’est félicité Peter Todd, directeur général d’HEC. Seuls 11,6% des diplômés de 2016 cherchaient encore un emploi début 2017, un taux en recul de trois points en un an, et de 5 points en deux ans. Inversement, 86,5% disposaient d’un emploi ou d’un volontariat, un pourcentage en hausse de 3,4 points en un an, et de six points en deux ans. La précarité recule aussi: parmi ceux qui ont un emploi, 79,1% sont en CDI, une proportion en hausse de 2 points en un an, et de 5,3 points en deux ans.

Chômage des jeunes à 19% davantage qu’en Europe

Chômage des jeunes à 19% davantage qu’en Europe

 

Le taux de chômage des jeunes ( 15 à 25 ans) est presque deux fois plus important que celui des autres catégories en France et il dépasse la moyenne européenne  Le taux de chômage des jeunes en France était supérieur de 2,8 points à la moyenne européenne en 2015 même si la part de ceux qui ne sont ni en formation ni en emploi ne se distinguait pas des autres pays de l’Union, selon des données publiées mardi par la Dares (direction des études du ministère du Travail).Cette étude, qui porte sur les 15-29 ans (France entière sauf Mayotte), montre que 53,3% des personnes de cette catégorie d’âge étaient sur le marché du travail en France en 2015, 43,2% occupaient un emploi et 10,1% (-0,4 point par rapport à 2014) étaient au chômage. Rapporté au nombre des actifs, le taux de chômage était de 18,9% (-0,6 point), à comparer à celui de 10,4% pour l’ensemble de la population .Après s’être nettement dégradés suite à la crise de 2008, les indicateurs d’emploi ont peu varié de début 2013 à fin 2015, souligne la Dares. Mais la France reste globalement à la traîne de ses partenaires européens. Elle se situe ainsi trois points en dessous de la moyenne pour le taux d’activité, quatre points en dessous pour le taux d’emploi et un point au-dessus pour la proportion de chômeurs. Le taux de chômage était lui 2,8 points au-dessus de la moyenne. La part des jeunes ni en formation ni en emploi était en revanche quasi équivalente – 14,8% dans l’Union et 14,7% en France. La Dares relève que la position de la France par rapport à ses pairs européens en termes de taux d’emploi diffère selon les âges. Avec une formation initiale assez longue et une relativement faible proportion de jeunes qui travaillent pendant leurs études, le taux d’emploi des 15-24 ans est ainsi nettement moindre (-5,1 points) en France que dans l’Union. Mais entre 25 et 29 ans, il est légèrement supérieur (+0,8 point) en France à la moyenne européenne.

Les jeunes Français les plus pessimistes au monde

Les jeunes Français les plus pessimistes au monde

 

En raison sans doute du contexte économique, politique et sociétal particulièrement lourd et complexe en France, les jeunes (15–25 ans) sont parmi les plus pessimistes au monde d’après une enquête de Varkey Foundation, organisation à but non lucratif, et menée dans 20 pays par le cabinet Populus *. 37% des jeunes pensent que le monde se dégrade. Et parmi eux, les Français sont les plus négatifs (53%), suivis par l’Italie et la Turquie. Dans l’Hexagone, le taux de bonheur est seulement de 57% – ce qui reflète la tendance des économies avancées comme les Etats-Unis (63%) et le Canada (60%). Alors que les pays émergents, comme l’Indonésie ou le Nigéria, se disent plus heureux.  Ainsi les jeunes entre 15 et 21 ans partageraient les mêmes craintes quant à l’avenir. « Plus de huit jeunes sur dix déclarent redouter l’extrémisme et le terrorisme (83%) et les conflits et la guerre (81 %) – plus que le changement climatique (66 %), les épidémies (62 %), l’écart croissant entre riches et pauvres dans le monde (69 %) ou la vitesse des changements technologiques (30 %) », détaille l’étude. Du côté des priorités, la famille (47%) est largement en tête devant la carrière professionnelle (12%) et l’argent (9%). Le pessimisme des jeunes en France est partagé par l’ensemble des Français dans une autre étude.  Selon une  étude mondiale réalisée par le Pew Research Center des Etats-Unis, les Français sont les plus pessimistes quand il s’agit de savoir si la génération des enfants vivra mieux que celle des parents. Il n’y a que 14% des Français à être optimistes sur ce point, record mondial, juste devant les Italiens (15%), et pas loin des Japonais (18%). A l’opposé, c’est évidemment dans les pays émergents, tirés par des croissances fortes ces dernières années et une logique de « rattrapage » par rapport aux pays industrialisés, que l’on trouve les plus forts taux d’optimisme :

  • 91% chez les Vietnamiens,
  • 88% chez les Chinois malgré le ralentissement de la croissance et quelques autres soucis,
  • et même 84% chez les Nigérians pourtant en proie aux horreurs des djihadistes de Boko Haram.

Le différentiel entre la France et ses partenaires est spectaculaire : 21 points de pessimisme en plus par rapport au taux médian de ce groupe de pays, près de 30 points de plus par rapport à l’Allemagne, et 20 par rapport à l’Italie. Chez les jeunes français de moins de 25 ans, le pessimisme est moins important mais cependant en tête du palmarès européen. Ce que démontre le baromètre d’opinion de la Drees. 44% des moins de 25 ans estiment que leur situation est moins bonne que celles de leurs parents au même âge. Un taux assez élevé mais qui reste plus faible que celui des 25-49 ans. Pour cette tranche d’âge, le sentiment de « déclassement intergénérationnel » est en effet partagé par plus de la moitié des personnes. Et comment les jeunes adultes Français perçoivent-ils leur avenir? Les moins de 30 ans se déclarent à 66% optimistes pour l’avenir selon le baromètre d’opinion de la Drees. C’est plus que les 30 à 59 ans qui, eux, ne sont que 52% à se déclarer optimistes. Mais cette perception de l’avenir diffère chez les jeunes selon le niveau de formation: les élèves ou étudiants, ainsi que les jeunes en emploi possédant un diplôme du supérieur se montrent plus optimistes sur leur avenir que les moins diplômés ou que les jeunes au chômage. Reste que si les jeunes Français sont plus optimistes que leurs aînés, les 18-29 ans français sont les moins optimistes en Europe.

Jeunes: Le CDI « objectif majeur »

Jeunes: Le CDI « objectif majeur »

Selon un sondage OpinionWay publié le 24 janvier à l’occasion du Salon des entrepreneurs de Paris 2017, 73 % des jeunes interrogés estiment qu’obtenir un CDI reste un « objectif majeur » de carrière. Les 26 % restant sont de moins en moins attirés par ce type de contrats (20 %), voire pas du tout (6 %).   Cependant, si l’objectif est affiché pour la plupart, ils sont quelque 81 % à estimer qu’un emploi en CDI reste difficile à obtenir, contre 19 %. Et 62 % des 18-29 ans pensent qu’il est compliqué de se mettre à son compte. Les raisons invoquées quant à la préférence pour le salariat longue durée reste la sécurité de l’emploi, la régularité du revenu facilitant la location d’un logement, mais aussi l’obtention d’un crédit ou encore l’ouverture d’un compte bancaire, et ce pour 70 % d’entre eux. Pour 49 %, ces raisons sont davantage liées aux droits acquis en matière de congés ou de couverture sociale, notamment le droit à la retraite et au chômage. Le sondage permet également de dégager une volonté accrue de travail en indépendant, malgré les contraintes. Les jeunes de 18 à 29 ans sont 40 % à penser que travailler à son compte reste un avantage, car on est son propre patron, 35 % à estimer que cela permet d’avoir la liberté de choisir ses méthodes et temps de travail. Mais pour 52 % d’entre eux, l’inconvénient principal de cette carrière à son compte reste les risques financiers qui s’y associent souvent. Ils sont par ailleurs 46 % à se préoccuper du fait que ce genre de chemin ne permet pas d’avoir la certitude d’un revenu fixe tombant à la fin du mois. De l’ensemble de ces préoccupations, il ressort au final que 46% des jeunes interrogés voient leur avenir professionnel en tant que salarié uniquement, 25% en combinant salariat et travail à leur compte, 18% uniquement à leur compte et 11% en alternant salariat et travail indépendant.

(Agences)

Un patrimoine universel pour les jeunes à la place du revenu universel

Un patrimoine universel pour les jeunes à la place du revenu universel

Dans un entretien aux Echos,  Stéphane Le Foll défend le principe d’un patrimoine universel, avec une dotation à tous les jeunes de 25 ans, plutôt que le très en vogue revenu universel. « Dans ce monde qui change, dans cette France qui change, un fait est radicalement nouveau: la question de la constitution d’un patrimoine est devenue une question majeure, déterminante pour garantir une ascension sociale », explique le porte-parole du gouvernement et proche de François Hollande dans un texte intitulé « la nouvelle dynamique patrimoniale » publié par la fondation Jean-Jaurès. « Pourtant se constituer un patrimoine est devenu un objectif inaccessible pour trop de gens », poursuit-il, évoquant une « inégalité (…) structurante et mortelle si on ne la corrige pas ». Dans un entretien aux Échos, il ajoute: « C’est l’expression de ce que je pense dans le cadre du débat de la primaire qui s’ouvre pour la gauche, à un moment où je ne trouve vraiment pas de réponse dans ce que j’entends ». Pour « soutenir chacun dans la constitution d’un patrimoine », il propose de « pérenniser et d’accroître l’impact des mesures prises depuis 2012″, qu’il évalue à 9 milliards d’euros et dans lesquelles il inclut entre autres le dispositif d’investissement locatif Pinel, les économies d’énergie permises par le crédit d’impôt transition énergétique ou la prime d’activité. Il porterait cet investissement de l’État à 22 milliards d’euros par an.   Soucieux d’ »établir le lien nécessaire entre ce que nous avons fait et ce que nous pourrions proposer », Stéphane Le Foll défend « l’instauration d’un patrimoine universel, ou patrimoine de départ, transmis à chaque jeune de 25 ans ». Il évoque une « dotation en capital » qui pourra « être complétée d’un prêt à taux 0 pour soutenir ceux qui souhaitent investir ».  Il ne dit toutefois pas comment le fiancer.       « Ce patrimoine universel viendra s’inscrire dans le panier patrimonial, constitué imperceptiblement tout au long du dernier quinquennat », insiste le ministre de l’Agriculture, en critiquant « les mesures du type du revenu universel, très coûteuses et dont le financement est incertain ». Plus généralement, Stéphane Le Foll souhaite « faire fructifier trois patrimoines »: le patrimoine individuel des travailleurs donc; le « patrimoine naturel » par le biais notamment de l’efficacité énergétique et la « bio-économie »; et le « patrimoine social » dans lequel il comprend l’éducation et la santé. Il estime que cette « dynamique patrimoniale sera une manière de rediffuser dans l’économie de la sécurité et de la confiance », vantant son « efficacité pour soutenir une croissance sûre ». (BFM)

2017 : des jeunes UDI avec Macron

2017 : des jeunes  UDI avec  Macron

Plus de 130 dirigeants, élus et militants de l’UDI Jeunes ont décidé de  soutenir la candidature d’Emmanuel Macon « Alors que la primaire de la droite vient de livrer son verdict. Alors que nous constatons qu’aucun candidat issu de notre formation politique ne souhaite présenter sa candidature au suffrage de tous les Français, nous restons fidèles aux valeurs et aux idées qui ont motivé notre engagement à l’UDI« , peut-on lire dans un communiqué. Une fidélité synonyme de soutien avéré à Emmanuel Macron : « C’est pourquoi nous, dirigeants, cadres, élus, militants de l’UDI Jeunes, apportons notre soutien à la dynamique ‘En Marche !’ et à Emmanuel Macron dans sa volonté de devenir le prochain président de la République ». Une annonce qui contraste avec celle du président du parti, Jean-Christophe Lagarde. « Je proposerai, dès mardi, aux instances de l’UDI d’engager avec François Fillon une discussion pour élaborer un projet législatif commun, notamment sur l’Europe, l’Éducation, l’emploi, la Sécurité sociale et l’environnement », a dit le député-maire de Drancy dimanche 27 novembre. « Je l’avais dit avant le premier tour, avec Nicolas Sarkozy nous avions des incompatibilités, avec François Fillon nous n’avons que des différences« , a-t-il expliqué alors que le vainqueur de la primaire a assuré vouloir « rassembler aussi le centre derrière sa candidature ». Le président de l’UDI Jeunes, Aurélien Sebton, s’est toutefois désolidarisé de l’appel au soutien des jeunes UDI à Emmanuel Macron « Je respecte les engagements de chacun mais l’UDI Jeunes ne soutient pas la candidature d’Emmanuel Macron. Ni officiellement, ni majoritairement« , a-t-il posté sur Twitter.

L’insertion professionnelle des jeunes : inefficace

L’insertion professionnelle des jeunes : inefficace

 

Il existe nombre de dispositifs destinés à favoriser l’emploi des jeunes en France, des dispositifs jugés inefficaces surtout si on prend en compte le fait qu’en France 25 % de ces jeunes sont au chômage pour 5ou 6 % dans les pays du Nord. En cause,  surtout le système éducatif qui ne prépare pas suffisamment à l’entrée dans le monde du travail, pire qui n’assure même pas la maîtrise des savoirs fondamentaux. Parmi les insuffisances françaises figurent le statut et l’image de l’apprentissage destiné essentiellement aux cancres alors que dans d’autres pays il s’agit d’une filière qui permet d’entrer dans la plupart des activités et d’atteindre même les plus hautes fonctions. La responsabilité bien sûre en incombe aux pouvoirs publics qui ne cessent de bidouiller les programmes scolaires notamment en privilégiant le pédagogisme par rapport au contenu de l’enseignement, aussi à l’éducation nationale sorte de d’armée corpo avec la discipline en moins enfin aux parents eux-mêmes contents de pousser leurs enfants le plus loin possible dans des études qui souvent mènent directement vers Pôle  l’emploi. Alors que la Cour des comptes critique les dispositifs d’insertion des jeunes, l’OCDE épingle la France en matière d’emploi des jeunes… La France n’est pas encore au niveau. C’est le constat sans appel que dressent ce mercredi la Cour des comptes et l’OCDE, dans deux rapports distincts très sévères sur l’insertion des jeunes sur le marché du travail hexagonal. La Cour des comptes pointe en particulier des dispositifs coûteux et peu efficaces, et appelle à réduire la voilure sur les contrats aidés pour concentrer les efforts sur les jeunes les plus éloignés de l’emploi, notamment grâce à la Garantie jeunes. Actuellement, l’accès des jeunes à l’emploi est permis par une vingtaine de dispositifs, un « système particulièrement complexe » et dont le coût est « élevé et croissant », pointe la Cour des comptes. En 2015, l’Etat, les collectivités et les opérateurs leur ont pourtant consacré 10,5 milliards d’euros : 5,95 milliards pour l’alternance, deux milliards pour les contrats aidés, 1,45 milliard pour les dispositifs d’accompagnement et un milliard pour le retour en formation des jeunes demandeurs d’emploi. Mais « les résultats obtenus du point de vue de l’accès à un emploi durable ne sont à la mesure ni des objectifs affichés, ni des moyens mobilisés », assène la Cour des comptes.  Dans leur collimateur : les contrats aidés, « outils les plus onéreux ». Selon la Cour, leurs bons taux d’accès à l’emploi, 67 % dans le marchand et 52 % dans le non marchand pour les moins de 28 ans, résultent « d’importants effets d’aubaine » et d’un « ciblage insuffisant » vers les plus en difficulté. Autre faille : seuls 23 % des anciens bénéficiaires déclarent avoir suivi la formation prévue dans leur contrat.

(Avec agences

Sondage : les jeunes Français les plus pessimistes d’Europe

Sondage : les jeunes Français les plus pessimistes d’Europe

 

 

Un sondage qui démontre que les jeunes Français sont aussi un peu moins pessimistes que l’ensemble de la population. Selon une  étude mondiale réalisée par le Pew Research Center des Etats-Unis, les Français sont les plus pessimistes quand il s’agit de savoir si la génération des enfants vivra mieux que celle des parents. Il n’y a que 14% des Français à être optimistes sur ce point, record mondial, juste devant les Italiens (15%), et pas loin des Japonais (18%). A l’opposé, c’est évidemment dans les pays émergents, tirés par des croissances fortes ces dernières années et une logique de « rattrapage » par rapport aux pays industrialisés, que l’on trouve les plus forts taux d’optimisme :

  • 91% chez les Vietnamiens,
  • 88% chez les Chinois malgré le ralentissement de la croissance et quelques autres soucis,
  • et même 84% chez les Nigérians pourtant en proie aux horreurs des djihadistes de Boko Haram.

Le différentiel entre la France et ses partenaires est spectaculaire : 21 points de pessimisme en plus par rapport au taux médian de ce groupe de pays, près de 30 points de plus par rapport à l’Allemagne, et 20 par rapport à l’Italie. Chez les jeunes français de moins de 25 ans, le pessimisme est moins important mais cependant en tête du palmarès européen. Ce que démontre le baromètre d’opinion de la Drees. 44% des moins de 25 ans estiment que leur situation est moins bonne que celles de leurs parents au même âge. Un taux assez élevé mais qui reste plus faible que celui des 25-49 ans. Pour cette tranche d’âge, le sentiment de « déclassement intergénérationnel » est en effet partagé par plus de la moitié des personnes. Et comment les jeunes adultes Français perçoivent-ils leur avenir? Les moins de 30 ans se déclarent à 66% optimistes pour l’avenir selon le baromètre d’opinion de la Drees. C’est plus que les 30 à 59 ans qui, eux, ne sont que 52% à se déclarer optimistes. Mais cette perception de l’avenir diffère chez les jeunes selon le niveau de formation: les élèves ou étudiants, ainsi que les jeunes en emploi possédant un diplôme du supérieur se montrent plus optimistes sur leur avenir que les moins diplômés ou que les jeunes au chômage. Reste que si les jeunes Français sont plus optimistes que leurs aînés, les 18-29 ans français sont les moins optimistes en Europe.

(Avec Challenges)

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