Archive pour le Tag 'jeunes'

Chicago à Marseille : deux jeunes filles blessées par balles

Chicago à Marseille : deux jeunes filles blessées par balles

 

Une nouvelle fois Marseille transformée en Chicago avec de jeunes filles dont l’une est en danger de mort ; les victimes ont reçu des dizaines de balles sans doute d’un clan de drogue qui veut protéger son espace commercial. En fait, il semblerait que ce soit le chauffeur du véhicule dans lequel se trouvaient les jeunes filles qui étaient visées. Un individu connu pour trafic de stupéfiants et aurait été victime d’une tentative d’homicide en 2019. Le quatrième passager du véhicule s’est lui aussi enfui et on ne sait pas s’il a été atteint par les tirs.

 

Sondage : la Shoah non contestée par les jeunes

Sondage : la Shoah non contestée par les jeunes

Alors que certain révisionnistes s’efforcent de remettre en cause la Shoah pour influencer l’histoire et notamment l’opinion  des jeunes, un sondage IFOP pour le JDD démontre que près de 90 % des jeunes connaissent la réalité du génocide. Une très large majorité des jeunes (87%) ont entendu parler du génocide des Juifs. Celui des Arméniens (72%), et celui des Tutsis du Rwanda (51%) sont moins connus. « Contrairement à ce qui a pu être dit, la Shoah est un objet bien identifié en dépit de certaines lacunes », observe Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

Ainsi, 53 % des sondés considèrent que le nombre de Juifs assassinés s’élève à moins de 5 millions, alors que les historiens actuels s’accordent sur un total de 6 millions. En revanche, 95 % des jeunes disent connaître les chambres à gaz, 92 % le camp d’Auschwitz-Birkenau et 68% la rafle du Vél’ d’Hiv. « Malgré tout, on sait l’essentiel, analyse l’historien Henry Rousso, spécialiste de Vichy et auteur de Face au Passé – Essais sur la mémoire contemporaine (Belin, 2016). On sait ce qu’est Auschwitz ou les chambres à gaz. »

Coronavirus : » le ciblage des jeunes est une erreur  » (Catherine Hill )

Coronavirus : » le ciblage des jeunes est une erreur  » (Catherine Hill )

L’épidémiologiste Catherine Hill sur Europe 1 affirme que la politique de dépistage aujourd’hui déployée sur le territoire est inefficace et met en cause les chiffres données par les autorités sanitaires, qui ne sont, selon elle, que « la partie immergée de l’iceberg ».

 

Vers une deuxième vague de l’épidémie en France ? 3.015 nouveaux cas de Covid-19 ont été confirmés en France dans les dernières 24 heures, selon des chiffres de Santé Publique France mis en ligne dimanche soir. Invité de la matinale d’Europe 1, l’épidémiologiste Catherine Hill s’est dite « plutôt inquiète », car selon elle, ces chiffres ne sont que « la partie immergée de l’iceberg ».  »Ce sont les cas qu’on nous donne et qu’on a testé, mais il y a des cas qu’on n’a pas testé et qui échappent aux radars », justifie la médecin. « Peut-être qu’il faut multiplier par dix le nombre de cas connus pour avoir la vraie présence du virus dans la population », explique Catherine Hill, se basant sur une étude de chercheurs de la Sorbonne et de l’Inserm. « On n’a jamais contrôlé l’épidémie », conclut-elle au micro d’Europe 1

 

 

Coronavirus : forte hausse chez les jeunes adultes

Coronavirus : forte hausse chez les jeunes adultes

Le nombre de nouveaux cas confirmés continue d’augmenter progressivement, comme c’est le cas depuis la mi-juin, mais de manière encore plus marquée depuis mi-juillet : 7.565 cas ont ainsi été enregistrés pendant la semaine étudiée, du 27 juillet au 2 août. Soit une augmentation de 33 % par rapport à la semaine précédente, qui ne peut pas s’expliquer uniquement par la hausse du nombre de patients testés (+14 %).

Le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas rapportés à la population, monte ainsi à 12 cas pour 100.000 habitants dans l’ensemble du pays, contre 9,7 la semaine précédente. La hausse est nettement plus marquée chez les 15-44 ans (et surtout les 20-29 ans) que dans les autres classes d’âge, note l’organisme.

Le grand danger de la propagation chez les jeunes asymptomatiques

Le grand danger de la propagation chez les jeunes asymptomatiques

 

 

Les jeunes sont beaucoup plus asymptomatiques que la moyenne de la population, ils sont porteurs du virus et le transmettent d’autant plus facilement qu’ils n’ont aucune affection. L’accélération de la propagation souterraine est encouragée par la multiplication des contacts à l’occasion notamment des vacances. «La circulation du virus s’intensifie chez les jeunes dans certaines régions, reflétant un probable relâchement dans l’application des mesures de distanciation sociale et du respect des mesures barrières, confirme la Direction générale de la Santé (DGS). Cette tendance, pour le moment limitée, est suivie très attentivement par les autorités sanitaires.»

Le même phénomène est observé dans tous les pays. L’augmentation de l’incidence (nombre de cas positifs pour 100.000 habitants) concerne certes toutes les tranches d’âge. Mais elle reste en effet presque deux fois plus importante pour les 15-44 ans (près de 8 cas pour 100.000) par rapport aux autres classes d’âge, selon le dernier point hebdomadaire de Santé publique France pour la semaine du 13 au 19 juillet. Ce taux monte même à 11 chez les 20-29 ans! Conséquence de ce rajeunissement, les personnes asymptomatiques représentent 54% des cas positifs. Si ce chiffre montre que le dépistage est efficace, il n’est pas non plus exclu qu’une bonne partie passe encore sous les radars. Auquel cas des personnes infectées pourraient sans le savoir contaminer des proches plus vulnérables. La seule réponse qui casse à limiter les grands rassemblements surtout ceux en milieu clos voir à fermer certains établissements où le respect des gestes barrières ne peut être respecté.

Pause

Plan Emploi des jeunes : un effet d’aubaine ?

Plan Emploi des jeunes : un effet d’aubaine ?

 

Un plan pour absorber les 7 à 800 000 jeunes qui vont venir sur le marché du travail à la rentrée. Un plan destiné à favoriser l’embauche, l’insertion ou la formation. La mesure la plus importante est une aide à l’embauche de 4000 euros pour les entreprises pour favoriser 450.000 embauches d’ici janvier. Un dispositif qui pourrait être attractif pour les entreprises sous condition évidemment que la croissance continue de ce redresser. Dans ce domaine tout dépendra du climat et de l’attitude des ménages qui pour l’instant manifestent quelques inquiétudes pour l’avenir et préfèrent pour ceux qui le peuvent épargner plutôt que de semer.

 

Or la consommation des ménages et le moteur de la croissance en France. Dans une hypothèse favorable de reprise de l’activité, la question se pose cependant de savoir si ce dispositif ne va pas constituer une aubaine pour certaines entreprises qui pourraient alors substituer ces emplois jeunes à des emplois classiques peut-être même pour se débarrasser de salariés anciens relativement coûteux par rapport aux nouveaux.

 

Pour aider les entreprises qui hésitent à recruter, le gouvernement instaure une prime pour tout jeune de moins de 25 ans recruté entre août et janvier sur un contrat d’au moins trois mois jusqu’à 2 Smic. Cette « compensation de cotisations » sera de 1000 euros chaque trimestre pendant un an maximum. Le plan reprend aussi les aides, déjà en vigueur depuis le 1er juillet, pour les embauches de jeunes en alternance d’ici fin février : 5000 euros pour un apprenti ou un contrat de professionnalisation de moins de 18 ans, 8000 euros pour un majeur.

Versé trimestriellement, ce « coup de pouce pour accélérer l’embauche des jeunes » sera ouvert aux CDI et aux CDD conclus entre le 1er août et fin janvier. L’exécutif a choisi de placer le curseur très bas, avec un accès à l’aide y compris aux CDD de 3 mois seulement, signe de l’ampleur de sa crainte que la génération qui arrive sur le marché du travail se retrouve violemment impactée par la crise.

 

Ce plan est destiné à faire face à l’arrivée de 7 à 800.000 jeunes sur le marché du travail « dans une rentrée compliquée » selon le Premier ministre, qui a présenté le plan après la visite d’un centre de formation d’apprentis à Besançon, où il a multiplié les échanges avec les jeunes.

Ce plan  »un jeune, une solution » table aussi sur la signature de 230.000 contrats d’apprentissage et 20.000 missions supplémentaires en service civique dès cette année, d’une durée moyenne de 8 mois, et 80.000 l’année prochaine. Il prévoit également 300.000 « parcours d’insertion », dont 60.000 contrats aidés dans le secteur marchand, et 200.000 places supplémentaires en formation. Pour les jeunes en échec dans l’enseignement supérieur, 100.000 formations qualifiantes ou pré-qualifiantes seront proposées « dans les métiers d’avenir » (transition écologique, santé, numérique, secteurs prioritaires du plan de relance).

Violences du 14 juillet: deux ou trois jeunes mis en examen !

Violences du 14 juillet: deux ou trois jeunes mis en examen !

Une nouvelle fois le 14 juillet a donné lieu à un déferlement de violence notamment d’atteinte aux biens privés et publics. On sait que depuis 2019, le ministère de l’intérieur ne veut plus par exemple fournir de  chiffre concernant le nombre de voitures brûlées qui tournent autour de 1000 chaque année pour la fête nationale. En fait,  l’État tourne vite la page de ces violences ou alors n’inquiète que quelques personnes quand évidemment des centaines et des centaines ont été impliquées. Par exemple Le parquet de Nanterre annonce plusieurs mises en examen et condamnations après des violences en marge des festivités du 14-Juillet, rapporte France Bleu Paris samedi 18 juillet. Un jeune de 17 ans connu de la justice a été notamment mis en examen et écroué pour « destruction par un moyen dangereux pour les personnes » et « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences et de dégradations ou destruction de bien », après l’incendie d’un bus de la RATP à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans la nuit du 13 au 14 juillet.

Trois individus ont été condamnés à huit mois de prison et placés sous bracelet électronique, après avoir jeté des cailloux et donné des coups de barres de fer à deux bus de la RATP à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Ils sont également coupables de jets de projectiles et de tirs de mortiers. Quelques condamnations sans doute aussi ailleurs mais très peu nombreuses et qui vont demeurer très symboliques  ou quand la barbarie se substitue progressivement à l’État républicain.

Macron promet des mesures pour les jeunes

Macron promet des mesures pour les jeunes

 

 

Environ 700 000 jeunes devraient venir alimenter le marché du travail dès la rentrée, ce qui devrait augmenter le nombre de chômeurs de 1 million à 1,5 millions. Parmi les mesures annoncées par Macron, 300.000 projets et contrats d’insertion vont être créés pour “aller chercher les jeunes qui sont parfois les plus loin de l’emploi”, a dit le chef de l’Etat lors d’une interview télévisée à l’occasion de la fête nationale.

Sans doute conscient de l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande des jeunes, Macron a fait aussi  allusion à la croissance du  service civique” avec la création de 100.000 contrats dans les six mois qui viennent, soit presque un doublement par rapport aux 140.000 existants. Un service civique qui porte mal son nom car il n’y a pas grand-chose de civique dans ce service, pas non plus grand-chose de qualifiant.

Le gouvernement va en outre tenter de retarder l’arrivée d’une partie des jeunes diplômés sur le marché du travail. Pour ces derniers, il sera ainsi possible d’effectuer un semestre ou une année d’études en plus avec l’ouverture de 200.000 places dans des formations qualifiantes supérieures ( on se demande dans quelle structure ! Notamment dans quelle université car avec le taux exceptionnel de réussite au bac les murs des sacs vont exploser). Notons aussi que 30 % des étudiants abandonnent dès leur première année à l’université fautent de capacité à suivre les cours. Le taux de réussite totale pour obtenir une licence est de 30 à 40 % des bacheliers candidats. Autant dire qu’on va se retrouver avec au moins 300 000 chômeurs de plus d’ici quelques années, chômeurs qui vont s’additionner à ceux des  années scolaires suivantes

 

Macron annonce pourtant des formations qualifiantes supérieures “pour permettre à un jeune qui n’a absolument aucune issue, aucune perspective d’embauche, de poursuivre un peu ses études avec un accompagnement social”, a dit Emmanuel Macron.

Sur un plan plus financier, le président de la République a aussi annoncé un “dispositif exceptionnel”, dont la durée devrait être d’un ou deux ans, d’exonération de charges pour les jeunes à faibles qualifications pour les emplois jusqu’à 1,6 Smic.

L’emploi des jeunes menacés parenthèse( OIT)

L’emploi des jeunes menacés parenthèse( OIT)

 

D’après l’OIT; les jeunes pourraient bien être affectés pendant une dizaine d’années par le Coronavirus à propos de leurs conditions d’emploi. Ou alors certains pourraient  profité de la conjoncture pour remplacer des plus anciens par des plus jeunes mais à des conditions sociales nettement dégradées., Ce qui au total serait néfaste au pouvoir d’achat moyen des salariés concernés. Selon l’OIT, plus d’un jeune actif sur six dans le monde, âgé de moins de 24 ans, a perdu son emploi depuis le début de l’épidémie.

Guy Ryder, le directeur général de l’OIT, s’est dit “extrêmement préoccupé” par la situation des jeunes touchés de manière disproportionnée par la crise, estimant que cela pourrait déboucher sur une “génération confinement”.

“Les jeunes vont simplement être laissés pour compte, et en grand nombre”, a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse à Genève à l’occasion de la quatrième édition du baromètre de l’organisation consacré à la pandémie.

“Le danger est que ce choc initial pour les jeunes dure une décennie ou plus. Il affectera leurs perspectives (d’emploi) (…) tout au long de leur vie professionnelle”, a-t-il ajouté.

L’organisation a notamment pointé du doigt les problèmes rencontrés aux Etats-Unis et au Brésil.

L’OIT a par ailleurs revu en hausse de sept millions, à 135 millions, le nombre d’emplois perdus au premier trimestre dans le monde par rapport à sa précédente estimation. L’estimation des pertes d’emploi entre avril et juin est restée inchangée, avec 305 millions d’équivalents temps plein, les Amériques devant être la région la plus touchée.

Une aumône de 200 euros aux jeunes précaires

Une aumône de 200 euros aux jeunes précaires

 

le  gouvernement a décidé d’accorder généreusement 200 € aux jeunes précaires notamment à tous ceux qui ont perdu leur petit boulot. De nombreux jeunes aussi coincés du fait du confinement et qui doivent continuer de payer leur loyer et autre charges. Bref le gouvernement accorde une aumône qui présage mal du soutien aux ménages et aux autres pour relancer une économie grandement fragilisée par la paralysie de l’offre  qui pourrait maintenant être victime d’une certaine paralysie de la demande comme en témoignent  des enquêtes  qui montrent que les français se montrent particulièrement prudents quant à leurs futures dépenses notamment d’investissement voire de services. En cause évidemment, les inquiétudes relatives à la vague de chômage qui va envahir le pays. “En raison du confinement, les restaurants universitaires ont fermé, beaucoup de jeunes ont perdu les emplois dont ils ont besoin pour se nourrir et payer leurs loyers, certains jeunes se sont retrouvés dans une situation que je sais dramatique”, a-t-il déclaré dans un discours sur la “stratégie nationale de déconfinement” devant le Sénat.

“Nous avons donc décidé de verser une aide de 200 euros à 800.000 d’entre eux”, a-t-il ajouté. “Cette somme sera versée début juin aux étudiants ayant perdu leur travail ou leur stage et aux étudiants ultramarins isolés qui n’ont pas pu rentrer chez eux. Elle sera versée mi-juin aux jeunes de moins de 25 ans, précaires ou modestes, qui touchent des APL.”

Élections municipales : un cadeau électoral de 100 euros par mois pour les jeunes enseignants

Élections municipales : un cadeau électoral de 100 euros par mois pour les jeunes enseignants

 

Les votes sont parfois devenus comme des biens marchands : ils se vendent ! C’est le cas dans l’enseignement à l’occasion de la réforme des retraites.  On s’est brutalement aperçu que les pensions des enseignants devraient brutalement chuter. Cela en raison du fait de la quasi absence de prime chez ces fonctionnaires. En gros en moyenne les salaires évoluent de 2000 à 3000 €, ils sont d’environ 1400 € pour les plus bas concernant un enseignant débutant. Pour maintenir les retraites au niveau actuel avec la réforme discussion, c’est une augmentation de presque 1000 € en moyenne qu’il faudrait accorder aux enseignants. Soit un coût de 10 milliards sur 10 ans. Impossible financièrement évidemment,  ce dont a convenu même le président de la république. Du coup, quelques miettes sont distribuées avant les municipales pour amortir le choc qu’à produit la perspective du nouveau système de retraite chez les enseignants.

«Les retraites des professeurs ne baisseront pas» et «leur rémunération va augmenter», a réaffirmé le ministre en rappelant que des hausses cumulatives de 500 millions d’euros annuels doivent venir abonder les augmentations budgétaires «naturelles» de l’Education nationale à partir de 2021. Notons cependant qu’on ne commence qu’en 2021 et que la somme n’est pas à la hauteur des enjeux.

«On va faire un rattrapage particulièrement important pour les débuts de carrière et les milieux de carrière», a tenté de préciser le ministre. Selon lui, les professeurs nés avant 1975, non concernés par la réforme des retraites, «auront aussi une augmentation de leur rémunération». Les syndicats craignent que ces revalorisations soient conditionnées à des «contreparties» comme une hausse du temps de travail.

Un million de jeunes sans emploi et sans formation

Un million de jeunes sans emploi et sans formation

 

Le  ministère du Travail (Dares) a recensé plus de 963.000 jeunes âgés de 16 à 25 ans qui ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation. , ils représentent plus d’un jeune sur 10 (12,9%) de cette classe d’âge. Derrière ces chiffres, la situation de ces personnes révèle parfois des parcours chaotiques et une scolarité souvent hachée. Pour tenter de lutter contre le décrochage scolaire et l’absence de diplôme, l’obligation de formation jusqu’à 18 ans doit entrer en vigueur à partir de septembre 2020.  »Tous les jeunes de cette tranche d’âge devront se voir proposer une formation. Les pouvoirs publics et les institutions devront les accompagner et leur proposer une formation » avait expliqué le secrétaire d’Etat, Gabriel Attal, dans un entretien accordé à La Tribune en décembre dernier. En attendant, des milliers de jeunes restent en dehors des circuits d’insertion malgré la baisse du chômage. Parmi les jeunes actifs, le taux de chômage était proche de 21% en 2018 contre 9% pour le reste de la population. Sur ce point, la situation des non-qualifiés demeure particulièrement préoccupante.  Le rôle du diplôme demeure déterminant face au chômage et la précarité même si de récents travaux ont montré que l’insertion professionnelle, même pour les plus diplômés, peut s’avérer bien plus complexe qu’auparavant.

Réforme des Retraites : les jeunes générations doublement sacrifiées

Réforme des Retraites : les jeunes générations doublement sacrifiées

C ‘est sans doute le plus grand paradoxe de la réforme, qui se voulait universelle,  à savoir le sacrifice des jeunes générations. Des jeunes générations doublement punies, d’une part parce qu’elles doivent financer les pensions des retraités actuels et futurs très proches, ce  qui pèse évidemment sur leur pouvoir d’achat,  mais en plus ces jeunes générations seront privées des avantages de leurs parents et grands-parents quand le moment sera venu de faire valoir leurs droits à la retraite. En fait, on substitue à une injustice sociologique et professionnelle, une injustice générationnelle. En matière d’universalité en fait mieux ! En plus le gouvernement s’apprête à piller des maintenant les réserves de l’AgircArrco, 60 milliards d’euros pour financer avec les excédents des salariés du privé les déficits du public. Desexcédents justement prévus pour financer les retraites à venir des plus jeunes puisque le régime est équilibré. Le Premier ministre n’a guère rassuré les syndicats notamment la CGC quand il assure que la gestion des retraites sera assurée de manière paritaire mais précisant aussitôt sous le contrôle du Parlement ! Autrement dit sous le contrôle du gouvernement et de Bercy. On s’apprête en fait à créer une espèce d’organisme paritaire bidon qui pourra faire des observations et des propositions mais qui ne seront pas nécessairement entendues puisque le pouvoir final appartiendra au gouvernement et à sa majorité du moment. Contrairement aux slogans bêtement répétés par la plupart des députés boutonneux  d’En marche, il n’y aura pas d’égalité entre les Français. Un euro cotisé n’ouvrira pas les mêmes droits. L’euro cotisé par les jeunes générations ne permettra pas d’obtenir le même niveau de pension que celui des retraités actuels et  proches (en gros qui ont plus de 45 ans puisque la réforme s’appliquera à partir de ceux nés  en 1975). Il se confirme donc que cette réforme est à la fois idiote et inefficace. Première observation, la priorité n’était pas celle de la réforme des retraites mais celle plus globalement du temps de travail annuel des actifs en France, le plus faible de l’Europe  et qui a tué la compétitivité. Second élément, la réforme est trop globale et doit prendre en compte de façon très fine la charge de pénibilité supportée tout au long de la vie d’un actif au lieu de raisonner globalement par coopération, par entreprise par statut. Au total compte tenu de toutes les exemptions et les mesures d’adaptation ( exemple l’augmentation nécessaire et forte des enseignants pour compenser une perte de 30 % des pensions), le nouveau système risque de coûter plus cher que l’ancien !

 

Spéculation prix Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Spéculation prix Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Le terme gentrification constitue une sorte d’élégance sémantique pour qualifier l’exclusion des résidents du centre des villes voire des villes elles-mêmes. Un phénomène international lié d’une part à la spéculation aussi à la transformation de nombre d’immeubles en hôtels plus ou moins clandestins  grâce à R&B. Des hôtels qui permettent de dégager des rentabilités exceptionnelles mais qui plombent évidemment l’hôtellerie classique, rendent les loyers inaccessibles et l’acquisition encore davantage. La spéculation immobilière pèse sur les conditions d’accès à la propriété tout autant que sur le niveau des loyers. En France, en moyenne les ménages français par exemple doivent consacrer plus en plus importante de leurs revenus aux dépenses de logement, plus de 25 %. Pour la plupart, une  sorte de d’attribution vers du capital mort qui n’apporte plus grand-chose à l’activité économique. Notons que dans les très grandes villes comme Paris par exemple la plupart des candidats à l’accession sont exclus du marché. Pour obtenir un prêt, il faut  en effet au moins 10. 000 euro de revenu. Pris en étau entre les pénuries de logements, des prix en hausse et des vies professionnelles plus chaotiques, les ménages, dans l’ensemble des pays riches, ont donc de plus en plus de mal à se loger. Ce constat émane de l’OCDE sur la base d’indicateurs touchant au marché, aux conditions de logement et aux politiques publiques. Le logement absorbe la part la plus importante du budget des ménages: 22 % pour la moyenne des pays de l’OCDE (qui compte actuellement 36 membres), 26 % en France. Et il tend à augmenter.

L’organisation internationale d’expertise économique note une hausse de 5 % de 2005 à 2015 du budget logement des ménages alors que les autres dépenses ont diminué: de 2,1 % pour la nourriture, de 1 % pour les vêtements et de 1,2 % pour les loisirs. Cela tient à la nette progression des prix, plus marquée sur le marché locatif. Au sein de l’OCDE, ils ont augmenté de 40 % depuis 2005, avec des disparités importantes selon les pays: 20 % en France, 42 % aux États-Unis, 151 % en Islande

 

Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Le terme gentrification constitue une sorte d’élégance sémantique pour qualifier l’exclusion des résidents du centre des villes voire des villes elles-mêmes. Un phénomène international lié d’une part à la spéculation aussi à la transformation de nombre d’immeubles en hôtels plus ou moins clandestins  grâce à R&B. Des hôtels qui permettent de dégager des rentabilités exceptionnelles mais qui plombent évidemment l’hôtellerie classique, rendent les loyers inaccessibles et l’acquisition encore davantage. La spéculation immobilière pèse sur les conditions d’accès à la propriété tout autant que sur le niveau des loyers. En France, en moyenne les ménages français par exemple doivent consacrer plus en plus importante de leurs revenus aux dépenses de logement, plus de 25 %. Une sorte de d’attribution vers du capital mort qui n’apporte plus grand-chose à l’activité économique. Notons que dans les très grandes villes comme Paris par exemple la plupart des candidats à l’accession sont exclus du marché. Pour obtenir un prêt, il faut  en effet au moins 10. 000 euro de revenu. Pris en étau entre les pénuries de logements, des prix en hausse et des vies professionnelles plus chaotiques, les ménages, dans l’ensemble des pays riches, ont donc de plus en plus de mal à se loger. Ce constat émane de l’OCDE sur la base d’indicateurs touchant au marché, aux conditions de logement et aux politiques publiques. Le logement absorbe la part la plus importante du budget des ménages: 22 % pour la moyenne des pays de l’OCDE (qui compte actuellement 36 membres), 26 % en France. Et il tend à augmenter.

L’organisation internationale d’expertise économique note une hausse de 5 % de 2005 à 2015 du budget logement des ménages alors que les autres dépenses ont diminué: de 2,1 % pour la nourriture, de 1 % pour les vêtements et de 1,2 % pour les loisirs. Cela tient à la nette progression des prix, plus marquée sur le marché locatif. Au sein de l’OCDE, ils ont augmenté de 40 % depuis 2005, avec des disparités importantes selon les pays: 20 % en France, 42 % aux États-Unis, 151 % en Islande

Réforme des retraites : hold-up des vieux sur la retraites des jeunes ?

Réforme des retraites : hold-up des vieux sur la retraites des jeunes ?  

Dans le JDD, Arnaud Chéron, directeur de EDHEC Economics, le pôle de recherche en économie de l’EDHEC Business School, s’interroge sur « l’inéquité intergénérationnelle » que provoquerait le système de retraites voulu par le gouvernement. ( l’intéressé oublie cependant de prendre en compte la durée effective de travail sur la totalité de la carrière,  réduction de la durée  de 50%  en 70 ans environ NDLR)

 

« Le couperet est tombé : le projet de réforme du système de retraite présenté par le gouvernement combine deux objectifs, au travers d’une réforme systémique, par points. Le premier de ces objectifs est présenté comme celui de la justice sociale au travers de l’universalité du régime : il s’agit de faire converger, au sein d’un seul régime, l’actuel régime général et les 42 régimes spéciaux existants, avec le principe d’une accumulation de points (droits à la retraite) dont la valeur sera la même, quel que soit le métier exercé ; des bonus sur cette accumulation pourraient toutefois être octroyés selon la pénibilité du travail réalisé.

La bascule des régimes spéciaux dans ce nouveau système est par ailleurs envisagée de manière retardée par rapport aux cotisants du régime général : alors qu’il s’appliquera aux travailleurs du privé à partir de la génération 1975, la première génération concernée sera celle de 1985 pour, par exemple, les conducteurs de la SNCF. La convergence vers l’uniformisation se fera donc progressivement, de sorte à ne pas « sur-pénaliser » des individus ayant fait des choix de carrière en lien avec la spécificité du régime de retraite associé. De même, un certain nombre de spécificités seront maintenues pour quelques professions à risques (pompiers, militaires ou policiers).

Le second objectif est celui de l’équilibre financier, le système restant actuellement structurellement déficitaire avec des dépenses en pensions à hauteur de 14% du PIB pour des recettes égales à 13%.

Les prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR) indiquent qu’à l’horizon 2025 ce déficit équivaudrait entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros selon le scénario économique retenu. Dans le projet gouvernemental, l’objectif d’équilibre financier est principalement incarné par la mise en place d’un âge pivot à 64 ans, supérieur de deux ans à l’âge minimum légal de départ en retraite.

 

La confusion actuelle comme les risques de voir confluer des contestations sociales de nature différente proviennent certainement de cette volonté du gouvernement de poursuivre simultanément ces deux objectifs ambitieux, ajoutant à la réforme systémique une réforme paramétrique.

La logique financière semble pour sa part implacable face au défi posé par la démographie : le ratio des 20-59 ans sur celui des 60 ans et plus diminue continuellement, et poursuivra sa chute : d’environ 1,8 actuellement il passera à 1,3 à l’horizon 2070 (alors qu’il équivalait 2,76 en 1990).

Iniquité intergénérationnelle

Le retour à l’équilibre financier passe donc au moins pour partie par des mesures d’âge. Mais la problématique actuellement posée par la contestation sociale (et notamment la CFDT) est plutôt celle de la synchronisation de mesures financières avec une réforme systémique destinée à rendre plus équitable notre système de retraite par répartition.

Sur l’équité, il semble pourtant qu’il y ait un grand oublié dans la réforme : les actuels retraités. Il est en effet envisagé de faire peser sur les seuls actifs le poids de la réforme, alors qu’aujourd’hui on est déjà confronté à une très grande iniquité intergénérationnelle, à deux niveaux.

D’une part, les papy-boomers (génération du baby-boom qui vient de partir en retraite) ont relativement moins contribué, via leurs cotisations, au système de répartition pour financer les pensions de leurs aînés (moins nombreux), que ne cotisent actuellement les actifs. D’autre part, ils ont bénéficié d’un âge de départ en retraite substantiellement plus faible que celui que connaîtront leurs descendants.

Le choix fait par le gouvernement est celui de la réduction des inégalités entre les actifs, futurs retraités, sans mettre à contribution les actuels, au moins les plus aisés d’entre eux. C’est probablement pour éviter que ne s’ouvre une fronde sociale supplémentaire, mais cela n’en reste pas moins très contestable.

La mise à contribution des retraités les plus aisés pourrait faciliter cette transition : l’allongement des carrières doit pouvoir se faire dans des conditions propices à l’emploi et, qui plus est, pas sur des emplois au rabais.

Depuis le début des années 2000, on a observé une augmentation de l’emploi des seniors, consécutive au relèvement de l’âge minimum légal de départ en retraite, du nombre d’annuités de cotisations, ainsi qu’à la suppression des cessations anticipées d’activité et des dispenses de recherche d’emploi. L’allongement de l’horizon des travailleurs sur le marché du travail a en effet profité à leur employabilité, bien avant 60 ans : le taux moyen d’emploi entre 50 et 59 ans a ainsi progressé d’environ 10 points sur cette période, malgré une conjoncture peu porteuse.

 

Pour autant, se pose la question de la nature, ou de la « qualité » des emplois occupés. La problématique de la polarisation est aujourd’hui un phénomène économique particulièrement étudié, caractérisant la disparition d’emplois dits routiniers (en référence typiquement aux tâches réalisées par les employés et ouvriers), au profit, d’une part de postes dits complexes, bien rémunérés, renvoyant à l’exécution de fonctions managériales et à fortes dominantes cognitives, et d’autre part (dans une moindre mesure) de postes manuels à faibles salaires (typiquement en lien avec les services aux particuliers).

Et c’est là que le bât blesse : alors que pour les 30-49 ans la part des emplois complexes dans l’emploi non agricole a progressé de 8 points depuis le début des années 2000 pour atteindre près de 32%, contrepartie de la diminution observée de la part des emplois routiniers, on n’a pas observé cette même « montée en gamme » chez les 50-59 ans : la part des postes complexes, tout comme celle des emplois routiniers et manuels, est restée stable les concernant.

La formation professionnelle doit donc être au cœur des mesures d’accompagnement de la réforme du système des retraites, avec un véritable soutien financier offert aux entreprises qui proposent de former leurs salariés en deuxième partie de carrière.

Comment financer cette politique? Précisément via une mise à contribution fiscale des retraités les plus aisés, juste retour des choses, de nature à restaurer une certaine équité intergénérationnelle. Évidemment, cela nécessitera un peu (beaucoup) de pédagogie auprès des personnes concernées pour faire entendre la légitimité d’une telle mesure. »

 

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 

 

Retraites : les jeunes générations doublement sacrifiées

Retraites : les jeunes générations doublement sacrifiées

C ‘est sans doute le plus grand paradoxe de la réforme, qui se voulait universelle,  à savoir le sacrifice des jeunes générations. Des jeunes générations doublement punies, d’une part parce qu’elles doivent financer les pensions des retraités actuels et futurs très proches, ce  qui pèse évidemment sur leur pouvoir d’achat,  mais en plus ces jeunes générations seront privées des avantages de leurs parents et grands-parents quand le moment sera venu de faire valoir leurs droits à la retraite. En fait, on substitue à une injustice sociologique et professionnelle, une injustice générationnelle. En matière d’universalité en fait mieux ! En plus le gouvernement s’apprête à piller des maintenant les réserves de l’AgircArrco, 60 milliards d’euros sur pour financer avec les excédents des salariés du privé les déficits du public. Des les excédents justement prévus pour financer les retraites à venir des plus jeunes puisque le régime est équilibré. Le premier ministre n’a guère rassuré les syndicats notamment la CGC quand il assure que la gestion des retraites sera assurée de manière paritaire mais précisant aussitôt sous le contrôle du Parlement ! Autrement dit sous le contrôle du gouvernement et de Bercy. On s’apprête en fait à créer une espèce d’organisme paritaire bidon qui pourra faire des observations et des propositions mais qui ne seront pas nécessairement entendues puisque le pouvoir final appartiendra au gouvernement et à sa majorité du moment. Contrairement aux slogans bêtement répétés par la plupart des députés boutonneux  d’en marche il n’y aura pas d’égalité entre les Français. Un euro cotisé n’ouvrira pas les mêmes droits. L’euro cotisé par les jeunes générations ne permettra pas d’obtenir le même niveau de pension que celui des retraités actuels et  proches (en gros qui ont plus de 45 ans puisque la réforme s’appliquera à partir de ceux nés  en 1975. Il se confirme donc que cette réforme est à la fois idiote et inefficace. Première observation, la priorité n’était pas celle de la réforme des retraites mais celle plus globalement du temps de travail annuel des actifs en France, le plus faible de l’Europe  et qui a tué la compétitivité. Second élément, la réforme est trop globale et doit prendre en compte de façon très fine la charge de pénibilité supportée tout au long de la vie d’un actif au lieu de raisonner globalement par coopération, par entreprise par statut. Au total compte tenu de toutes les exemptions et les mesures d’adaptation ( exemple l’augmentation nécessaire et forte des enseignants pour compenser une perte de 30 % des pensions), le nouveau système risque de coûter plus cher que l’ancien !

 

Emploi : le diplôme ne suffit plus pour les jeunes

Emploi : le diplôme ne suffit plus pour les jeunes

 

Au deuxième trimestre on a enregistré une très légère baisse du chômage .  le nombre de chômeurs (catégorie A) sur la France entière avait baissé de 0,5% à 3,632 millions de personnes, tout comme celui du nombre de demandeurs d’emploi, avec ou sans activité (catégories A, B et C) à 5,888 millions. Cependant, les jeunes même diplômés rencontrent  de plus en plus de difficultés à entrer sur le marché du travail. En cause, la conjoncture économique avec une croissance assez faiblarde mais aussi à la fois le manque de qualification de certains et la dévalorisation des diplômes. Globalement les jeunes diplômés présentent  des formations souvent insuffisamment qualifiantes et dont le contenu est parfois à relativiser.

Un étude de chercheurs du CEREQ fait  le  constat pour les différentes catégories de diplômés.

« Contraints à vivre des débuts de vie active dans une conjoncture difficile, où le diplôme semble de plus en plus nécessaire mais de moins en moins valorisé, les jeunes sans diplôme et diplômé·es du secondaire de la génération 2010 se voient toujours plus exclu·es de l’emploi, et plus exposé·es au chômage et à la précarité. Dans le même temps, les jeunes diplômé·es de l’enseignement supérieur, de plus en plus nombreux·ses, voient baisser leurs chances d’accéder au statut de cadre et de bénéficier d’une rémunération que leur niveau d’étude semblait justifier pour les générations précédentes ».

L’étude montre également une forte dévalorisation des diplômés du supérieur au niveau salarial. Les salaires des BAC +5 de la génération 2010 sont bien inférieurs à ceux de la génération 1998 après six ans d’expérience cumulée.

 

Le Service national universel finit en eau de boudin : 30 000 jeunes sur 800 000

Le Service national universel finit en eau de boudin : 30 000 jeunes sur 800 000

Le secrétaire d’État en charge de la Jeunesse, Gabriel Attal, n’a pas peur du ridicule quand il affirme que le service  national universel a vocation à devenir obligatoire et à concerner les 800 000 français d’une classe d’âge. En fait aujourd’hui, il doit se contenter d’une participation de seulement 30 000 volontaires pour un service qui n’a rien d’universel et ne sert pas à grand chose. La promesse de Macron finit en eau de boudin d’abord du fait des réticences des pros de l’armée à participer à une résurgence du service militaire obligatoire. Exit ou presque la dimension militaire. Ensuite parce la France n’a pas les moyens de le financer. En juin dernier, près de 2000 jeunes de 13 départements ont expérimenté ce projet cher au chef de l’Etat Emmanuel Macron. Le dispositif devait initialement être étendu à 40.000 jeunes l’an prochain. Finalement, ils seront « autour de 30.000″, affirme Gabriel Attal, soulignant que « c’est une montée en charge très importante ». « Pour la première fois, tous les départements lanceront le SNU. La campagne de recrutement commencera en janvier. Il y aura entre 100 et 500 volontaires, selon les départements », ajoute-t-il.

Après la première phase de juin dernier, durant laquelle les jeunes ont effectué un « séjour de cohésion » en internat, les volontaires doivent désormais accomplir deux semaines de mission d’intérêt général auprès d’une association, d’une collectivité ou d’un corps en uniforme d’ici à juin 2020.

Pendant les vacances de la Toussaint, « ils seront près de la moitié des 1978″ premiers volontaires à effectuer cette mission, notamment dans l’armée, les forces de sécurité ou la solidarité, note Gabriel Attal. Le dispositif est appelé à se généraliser au fil des ans à l’ensemble d’une classe d’âge, soit 800.000 adolescents, et à devenir obligatoire affirme sans rire Gabriel Attal.

Jeunes médecins : tous fonctionnaires ?

Jeunes médecins : tous fonctionnaires ?

On peut se demander si le Graal pour les jeunes médecins n’est pas de devenir fonctionnaire pour disposer notamment de conditions de travail compatible avec leurs conditions de vie. On objectera que le phénomène n’affecte pas seulement les médecins mais nombre de professionnels notamment les cadres. Pour parler clair c’est le rapport au travail, la valeur travail qui sont en cause.  12% des nouveaux inscrits à l’Ordre des médecins en 2018 exercent en libéral, quand 62% sont salariés. Et cinq ans plus tard, ils ne sont que 35% à avoir franchi le cap de l’installation, révèle une étude publiée jeudi par la commission jeunes médecins du Conseil National de l’Ordre des médecins, Les internes prévoient aussi de se déterminer en fonction des horaires de travail (82%) et de leur conjoint, dont l’influence sera décisive pour 86% de ceux qui vivent en couple. Autant de facteurs qui peuvent s’avérer dissuasifs, selon l’Ordre,  D’autre part, les démarches administratives pour s’installer restent complexes. Et ce, d’autant que l’exercice de groupe ou coordonné avec d’autres professions de santé, qui est actuellement encouragé, est source de démarches supplémentaires. Or, le«guichet unique» promis depuis plus de 10 ans par les pouvoirs publics pour faciliter les démarches administratives tarde à se concrétiser. Par ailleurs, les élus locaux font fausse route quand ils pensent attirer des jeunes médecins en bâtissant des maisons de santé… qui restent vides, faute de répondre à un projet médical et d’avoir été pensées avec les intéressés. En revanche, les collectivités territoriales devraient jouer un rôle de soutien logistique (faciliter la recherche d’un cabinet adapté, ou en aidant à prendre en charge du personnel par exemple) et institutionnel (faciliter les démarches administratives). Elles ont également un rôle à jouer dans la promotion de leur territoire pour y attirer les jeunes médecins. Enfin, la question de l’attractivité de la médecine libérale se pose de façon croissante. Non seulement au regard du montant des honoraires: la consultation, après dix ans d’études, est à 25 euros. Le problème est donc à la fois économique, social mais aussi culturel

 

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