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Richard Ferrand: « Il faut un nouveau souffle », celui de la corruption ?

Richard Ferrand: « Il faut un nouveau souffle », celui de la corruption ?

On pourrait évidemment en rire si la chose n’était pas sérieuse.  En effet, le sulfureux Richard Ferrand, nouveau président de l’Assemblée nationale appelle un nouveau souffle pour l’an II du quinquennat. Du souffle, il n’en manque pas l’éphémère ministre qui a été écarté suite à une enquête concernant l’enrichissement de sa compagne. L’affaire a d’ailleurs rebondi avec la plainte d’Anticor On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment de  l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », avait déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». (L’affaire est actuellement au parquet de Lille). Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy (LREM) s’était demandé jeudi si Anticor « ne faisait pas perdre du temps à la justice »avec cette nouvelle plainte. « Il faut peut-être savoir s’arrêter, quand même », avait-t-il réagi sur franceinfo. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Un petit profit  aujourd’hui d’environ 500 000 euros pour la campagne de Ferrand, un Ferrand qui souhaite un souffle nouveau à la politique de Macron !

 

« Il faut un accord avec le FN « (Mariani)

« Il faut un accord avec le FN »(Mariani)

L’ancien ministre et député Thierry Mariani dit sans doute tour ce que l’aile droite des républicains pense tout bas. Certes lors des prochaines élections présidentielles le Front National comme les Républicains défendront leur propre logique. Mais il se pourrait bien qu’au second tour on assiste à un accord surprise entre Wauquiez et Marine Le Pen. Un accord d’autant plus possible que Wauquiez ce sera débarrassé de toute l’aile moderniste de son parti et qu’il aura le soutien de l’aile essentiellement ultra droitière, réactionnaire et limite facho comme Mariani Regardons si un accord ou un rapprochement sont possibles », estime dans une interview au JDD :

 

Etes-vous favorable à des discussions entre la droite et le Front national?
Les Républicains, qui se présentaient comme le parti de la droite et du centre, ne sont plus aujourd’hui que le parti de la droite. Les centristes comme Jean Leonetti, à quelques exceptions près, sont passés chez Macron. Nous n’avons donc plus d’alliés. Il faut en tirer les conséquences et se poser les vraies questions : peut-on arriver au pouvoir tout seuls? Peut-on constituer une majorité sans alliés? La réponse est non. Sans alliés, nous allons rester dans l’opposition pour longtemps. Il est temps de renverser la table. Le Front national a évolué. Regardons si un accord ou un rapprochement sont possibles. Parce que si on veut des alliés, ils seront forcément de ce côté-là si on veut appliquer un programme de droite.

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Laurent Wauquiez, lui, exclut toute alliance avec le FN…
Il ne suffit pas de dire « la droite est de retour » pour que ce soit le cas! Il faut aussi casser le carcan moral et idéologique dans lequel la gauche nous a enfermés. On nous a très longtemps expliqué que tout rapprochement était impossible. A l’époque de Jean-Marie Le Pen, c’était justifié. Aujourd’hui, ça l’est de moins en moins. On nous disait que le FN était raciste et antisémite, et certaines déclarations allaient dans ce sens. Maintenant, il n’y a plus ce genre de déclarations. On nous a dit ensuite que le FN était anti-euro, et aujourd’hui qu’ils ne sont pas fréquentables parce que Marine Le Pen a loupé son débat présidentiel… Soyons sérieux. Pourquoi ne pourrait-on pas avoir au moins des discussions? Le FN change de nom, ce qui est un signe. C’est le moment de réfléchir à autre chose. François Mitterrand, lui, avait su casser un autre carcan moral pour faire alliance avec le Parti communiste et il avait gagné les élections. On disait alors que les chars soviétiques allaient arriver sur les Champs-Elysées… C’est aussi ridicule que de dire que s’il y avait plus d’élus FN, le fascisme serait à nos portes.

Pensez-vous être entendu à LR?
Les choses évoluent. Les militants se posent la question. Beaucoup font le même constat que moi, mais ce débat reste à ce jour tabou. Laurent Wauquiez fait un bon travail, la droite ose à nouveau s’affirmer en tant que droite, mais si nous restons dans le même canevas, nous sommes voués à l’échec. Il faut un accord entre tous ceux qui veulent qu’il y ait une politique différente en France, qui retrouve les valeurs de la nation. Le FN et Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan sont évidemment de ceux-là.

Qu’est-ce qui différencie encore LR et le FN sur le fond?
Essentiellement le programme économique. En matière d’immigration, le programme du FN, c’est celui du RPR il y a vingt ans.

Le FN est affaibli. Est-ce le moment d’envisager une alliance?
Quand je vois ce qui se passe en Italie, je me dis que certains ont tort d’enterrer un mouvement qui est là depuis plus de trente ans et qui a construit un socle solide d’électeurs. Que cela nous plaise ou non, Marine Le Pen a réuni un électeur sur trois au second tour de la présidentielle.

« Il faut stopper l’étalement urbain » (Manuelle Gautrand)…pour faire des tours encore plus hautes?

« Il faut stopper l’étalement urbain » (Manuelle Gautrand)…pour faire des tours encore plus hautes?

La vision caractéristique d’une  architecte qui prône la surconcentration urbaine en élevant encore la hauteur des bâtiments et en construisant des tours …. Avec un peu de lien social. Comme si la supercontration urbaine constituait le seul projet urbanistique et la seule vision de l’aménagement du territoire. Certes on peut comprendre que l’étalement urbain pose des problèmes mais villes moyennes et petites, territoires ruraux sont loin d’être saturées et peuvent accueillir des populations tassées dans des villes de plus en plus inhumaines. Extrait de l’interview dans la Tribune :

 

MANUELLE GAUTRAND - Les villes doivent tout d’abord appréhender leur pouvoir : se rendre compte qu’elles attirent, de plus en plus, et qu’elles ne vont cesser de grandir. Certaines métropoles sont souvent, déjà aujourd’hui, plus fortes et plus puissantes que des États.

En France, les projections statistiques expriment que le territoire de la France métropolitaine doit se préparer à accueillir 11,5 millions d’habitants nouveaux d’ici à 2050, dans ses grandes villes et ses métropoles, dont environ 3 millions supplémentaires en région parisienne. Les villes doivent en premier lieu apprendre à accueillir, et à le faire bien, en apportant la dignité et le confort nécessaires aux personnes qui arrivent.

Ce flux vers les grandes villes est-il à l’origine de nouvelles contraintes pour la ville ?

Cette « nouvelle donne » est génératrice de nouvelles contraintes, certes, mais également de grandes opportunités, pour penser et construire un cadre de vie plus humain, adapté à nos nouveaux besoins.

Pour cela, les villes doivent apprendre à être réactives et agiles. Elles doivent être plus inclusives, plus généreuses. Elles doivent mettre l’humain, l’usager, son confort et son bien-être, au coeur de leur développement, et les architectes peuvent, à travers leurs projets, favoriser cette évolution.

Une « ville plus humaine » signifie une ville aménagée et construite de manière à ce que ses habitants soient proches des services essentiels, le plus proche possible des lieux de travail, dans un cadre de vie agréable et accueillant. Cela signifie également une ville qui intègre les initiatives individuelles et collectives, qui rende le dialogue entre gouvernance territoriale, opérateurs privés et suggestions citoyennes plus facile et constructif, car je sais qu’il peut être très constructif.

Comment imaginez-vous les villes de demain ? Horizontales et tentaculaires ou comme les représente le film Blade Runner, verticales et massives ?

Une métropole doit forcément être « polycentrique » : un seul coeur ne peut satisfaire, avec le même degré de qualité, tous les habitants. Mettre en valeur et développer plusieurs polarités est une nécessité presque vitale. Ces polarités doivent s’articuler et se répondre entre elles. Chacune doit cultiver sa spécificité et sa différence, ses symboles et ses monuments, et en même temps son lien unique avec les autres. Une ville est un fantastique espace de flux qu’il faut ordonnancer. Il est essentiel de stopper l’étalement urbain et de revenir en quelque sorte sur l’existant, le magnifier, le retravailler, le déconstruire si besoin ou le faire évoluer. Une ville plus compacte est ainsi une ville qui rationalise son utilisation de l’espace et qui organise différemment les programmes qu’elle abrite : non seulement à l’horizontale, mais également à la verticale. Il s’agit d’un grand avantage pour les habitants, car elle favorise la proximité et la mixité, programmatiques comme humaines. Elle permet ainsi de penser davantage par « polarités » qui cumulent plusieurs espaces et fonctions.

Avez-vous quelques exemples qui proposent des schémas à suivre ?

Le projet que nous menons actuellement à Stockholm illustre parfaitement cette idée de renouvellement et presque de « construction de la ville sur la ville ». Nous travaillons pour les investisseurs Areim/SEB sur la restructuration d’un très beau bâtiment historique et classé situé en plein centre de la ville, projet dont la livraison est prévue en 2021. Nous le faisons « la main dans la main » avec la ville de Stockholm et les élus, qui participent à nos travaux et nous encouragent à redonner vie à ce « navire urbain » magnifique mais devenu partiellement obsolète. Redonner vie à cet ensemble monofonctionnel de bureaux implique de travailler sur le fond : modifier les usages, intégrer de nouveaux programmes, rendre son rapport à la ville plus ouvert et moins monumental, fluidifier les relations de ce patrimoine avec le quartier. C’est un travail urbain, programmatique et très sensible.

Outre cette restructuration, le projet prévoit une surélévation de plusieurs niveaux qui vient se poser délicatement sur les toitures, et qui s’articule pour se glisser, comme une pièce de puzzle manquante, dans la magnifique silhouette de la vieille ville. Car, à l’inverse de la plupart des bâtiments du centre-ville, le bâtiment existant des années 1970, un fleuron de l’architecture brutaliste suédoise, ne possède qu’une toiture plate : en réalité, cette longue volumétrie plissée que nous créons vient finalement compléter le bâtiment existant et lui ajoute la toiture qui lui manquait.

Comment votre démarche créative a-t-elle fait germer ce projet ?

J’ai été impressionnée par la silhouette de Stockholm, faite d’une sculpture de toitures souvent ornementées dans une magnifique palette de couleurs. Ce grand paysage m’a inspirée et j’ai souhaité créer une surélévation qui réinterprète en quelque sorte cette silhouette suédoise si exceptionnelle. Le pliage de toiture est aussi l’opportunité de glisser entre existant et surélévation un magnifique espace de respiration, constitué d’un jardin en belvédère donnant sur le paysage alentour. En partie dédié aux bureaux, il est également destiné à un restaurant et à des programmes publics : ce jardin donne un accès aux Suédois qui peuvent désormais admirer leur ville. Il devient un lieu destination et un point de repère dans la ville.

Ainsi de la même manière que le projet s’accapare le haut du bâtiment pour le réveiller et lui adjoindre cette extension remarquable, le projet s’attèle à restaurer des liaisons généreuses en partie basse avec les espaces publics et le quartier : le jardin est ouvert, le pavillon investi d’un restaurant, le sous-sol transformé en espace commercial relié par un patio vers le jardin en surplomb.

Il faut augmenter les taux d’intérêt (Deutsche Bank)

Un peu gonflé le patron de la Deutsche Bank qui avait tripoté- avec d’autres- sur les taux de change et qui réclame maintenant une hausse des taux de pour améliorer la rentabilité des banques Le patron de Deutsche Bank, John Cryan, a appelé, mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) à mettre fin à l’ère de l’argent très bon marché qui conduit à la création de bulles et handicape les banques européennes. La politique des taux d’intérêt au plus bas a un autre effet indésirable, en ayant « contribué à une baisse de l’activité des banques européennes » de 23% par rapport à avant la crise, selon le banquier. Un processus qui se poursuit car des prêts contractés dans le passé à des taux plus élevés viennent chaque jour à échéance. Ceci étant, on  voit mal pourquoi la BCE remonterait  ses taux puisque l’inflation est encore très loin de son objectif de 2 % et que par ailleurs la reprise de la croissance en Europe est encore relativement fragile. Enfin un relèvement des taux serait susceptible de faire encore remonter l’euro. Finalement ce discours de certaines banques allemandes est assez contradictoire.

 

« Pour la performance économique, il faut de la performance sociale »(CFDT)…..et réciproquement !

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A juste titre que la CFDT considère qu’il faut de la performance sociale pour atteindre la performance économique mais la CFDT devrait aussi insister sur la réciprocité à savoir qu’il n’y aurait y avoir de progrès social sans progrès économique. D’une certaine manière, c’est la grande maladie française qui consiste à traiter séparément les problématiques sociales et économiques. À cet égard on peut se réjouir que la nouvelle ministre du travail, ancienne DRH, ait proposé ce dialogue à la fois social et économique avec les partenaires sociaux. Le travail de compréhension et d’appropriation de la problématique économique est immense car les Français manifestent une sous-culture dans ce domaine. Une étude d’Allianz montrait que la France occupe la dernière place sur 19 pays européens étudiés dans ce domaine de connaissance. Pour être clair, la plupart des Français ne comprenne rien à l’économie ce qui explique largement la montée du gauchisme et des extrémistes qui peuvent caricaturer les enjeux économiques au service de leur idéologie. L’urgence est donc d’engager un vaste débat et pas seulement au niveau national pour permettre au plus grand nombre de comprendre la nature, l’ampleur et le rythme des mutations en cours ;  faute de cela la France retombera dans ses vieux travers à savoir le gauchisme, le corporatisme et l’étatisme  qui plombent le progrès social et le progrès économique.  Pour Laurent Berger, plusieurs points sont indispensables, « il faut qu’on aille vers une forme de codétermination à la française. Il faut plus de poids pour que les salariés puissent s’exprimer dans l’entreprise, aient des espaces de parole par le biais de leurs représentants mais aussi en propre ». Ensuite, pour Laurent Berger, « ce qui se joue c’est une articulation intelligente entre un code du travail – un socle de droits important – des négociations de branches et de la liberté de négociations dans les entreprises ». Et sur ce dernier point, il précise: « À la seule condition que le fait syndical soit reconnu plus fortement qu’aujourd’hui ».

Faut-il sauver le soldat Hamon

Faut-il sauver le soldat Hamon

Plombé dans les sondages, Hamon  se présente en combattant pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. En réalité il risque d’être le fossoyeur du parti socialiste dont  l’unité ne résistera pas aux résultats des présidentielles. Le parti socialiste depuis Épinay avait réussi dans une synthèse ambiguë à réunir gauchistes et réformateurs, plus précisément marxiste et sociaux démocrates. Mais cette unité de façade va nécessairement éclater avec Hamon qui se réfère clairement à l’idéologie obsolète et ringard du socialisme révolutionnaire, bref du gauchisme. Jusque-là la synthèse molle et trouble avait permis d’entretenir l’illusion d’une vision commune. Cette fois Benoît Hamon ne recherche même pas cette synthèse ambiguë et se positionne clairement à l’extrême gauche. Malheureusement le terrain est déjà occupé par Mélenchon ;  du coup,  deux candidats doivent  se partager les dépouilles des anciens électeurs du parti socialiste. La vérité c’est que Benoît Hamon se situe clairement dans une stratégie d’opposition et non dans une perspective de gouvernement. C’est évidemment un tournant historique pour le parti socialiste renvoyé au statut d’un groupuscule gauchiste dans le poids électoral dépassera à peine 10 % et qui risque même de n’avoir plus aucun député s’il ne trouve pas d’accord avec Emmanuel Macron. On se demande bien pourquoi le Premier ministre s’est rendu au siège du candidat socialiste pour lui rappeler son devoir d’unité. Peut-être pour gagner encore un peu de temps et pour  condamner un peu plus tard définitivement et Benoît Hamon et le parti socialiste. Le soldat Hamon en dépit de ses velléités guerrières à perdu la guerre électorale.  Déterminé à « tourner la page avec des recettes qui ont échoué », Benoît Hamon s’est pourtant présenté jeudi soir en « combattant » déterminé à rassembler sa famille politique malgré les doutes et les critiques d’une partie des socialistes sur sa campagne. Dans l’Émission politique, sur France 2, le candidat à l’élection présidentielle a rappelé à ses détracteurs la « légitimité » tirée de sa victoire à la primaire organisée en janvier par le PS. »Si, à la première salve, quelques-uns se dispersent, déguerpissent, soit. Mais moi aujourd’hui ma responsabilité, elle est d’abord vis-à-vis du peuple de gauche qui m’a confié le devoir d’être au second tour de l’élection présidentielle et de l’emporter », a-t-il déclaré. Des ministres comme Patrick Kanner et des ténors du PS comme le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, ont dit ne pas « se retrouver » dans la ligne défendue par l’ancien « frondeur ». Certains, comme l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë, ont même déjà fait le choix de rejoindre l’ancien ministre Emmanuel Macron, bien mieux placé que Benoît Hamon dans les sondages d’opinion. »Je ne suis pas là pour couper les têtes, quel sens cela aurait-il ? Je veux rassembler toute ma famille, je suis un combattant. De là où je viens j’ai appris à me battre, y compris quand le vent est mauvais », a dit le candidat socialiste sur France 2, oubliant sans doute de préciser qu’il vient du parti socialiste où il est né politiquement et où il vit de la politique depuis 25 ans comme oligarque. On fait mieux comme profil de combattant pour gagner une guerre !

Il ne faut plus parler de l’affaire Fillon ! (Marine Le Pen)

 Il ne faut plus parler de l’affaire Fillon (Marine Le Pen)

Gonflée Marine Le Pen  qui propose qu’on ne parle plus de l’affaire Fillon. Et pour cause, elle souhaiterait bien aussi qu’on ne parle plus des affaires du Front national dans lesquels elle est impliquée et qui d’ailleurs a fait l’objet de plusieurs mises en examen.  Marine Le Pen  a d’ailleurs refusé d’être entendue par la justice invoquant une bien curieuse trêve judiciaire. Pour Marine Le Pen, « il est temps qu’on en revienne aux problèmes qui intéressent les Français ». La présidente du FN, elle-même aux prises avec la justice, s’est exprimée sur le sujet dans une interview accordée au quotidien La Provence, à paraître dimanche 26 février. « Je n’ai pas de conseil à donner à M. Fillon, c’est un grand garçon. J’ai déjà dit que je considérais que cette affaire a rompu le lien de confiance entre François Fillon et une grande partie des Français, parce que les accusations visent un enrichissement personnel et familial », a expliqué la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle. « Pour le reste, c’est à lui de voir ce qu’il doit faire. Et je le répète, il est urgent que nous puissions en revenir à un débat de fond », a-t-elle estimé, moins de 24 heures après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet national financier sur les soupçons d’emplois fictifs visant la famille du candidat LR à la présidentielle. La candidate du Front national, qui apparaît régulièrement en tête dans les sondages sur les intentions de vote au premier tour de la présidentielle, est également dans le collimateur de la justice. Plusieurs de ses proches ont été mis en examen ces derniers jours dans plusieurs affaires financières. Frédéric Chatillon, pilier de la communication du Front national à travers sa société Riwal, a été mis en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du parti frontiste en 2014 et 2015 pour abus de biens sociaux. Une autre enquête, sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés FN au Parlement européen, a conduit à la mise en examen de la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset et le siège du FN à Nanterre (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné la semaine dernière. Convoquée mercredi par les enquêteurs, la présidente du Front national, qui bénéficie de l’immunité parlementaire en tant que députée européenne, a refusé de s’y rendre, justifiant son refus par la période électorale qui ne permet, selon elle, « ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice ».

 

Il faut des primaires à la télé pour Cheminade

Il faut des primaires à la télé pour Cheminade

Dans une campagne électorale de plus en plus surréaliste ou le choix pourrait se résumer  à voter soit pour un réactionnaire corrompu ou une démagogue raciste ( tout aussi corrompue) , peut-être pourrait-on redonner un peu de hauteur au débat en organisant des primaires pour Cheminade, le fonctionnaire qui s’ennuyait. Les primaires aussi bien de la gauche que de la droite  ont en effet abouti à un véritable fiasco. Le PS a choisi un oligarque gauchiste qui a décrété la fin du travail et un revenu universel d’un coût de 300 à 700 milliards.  La droite, elle,  a préféré un autre oligarque mais réactionnaire et corrompu. On se demande pourquoi la télévision a accordé autant de temps à ce simulacre de démocratie qui ressemble davantage à un concours de beauté qu’à une sélection politique. Du coup,  on pourrait ajouter du ridicule au ridicule en organisant aussi des primaires pour Cheminade auquel les sondages donnent aujourd’hui moins de 1 %. Une nouvelle candidature de Cheminade le fonctionnaire serait sans doute susceptible d’apporter encore un peu du piment au cirque médiatique des présidentielles. On trouvera bien cinq ou six pèlerins pour faire semblant de s’opposer à Cheminade lors  de la primaire proposée.  Il suffirait d’en  choisir quelques-uns parmi la  trentaine de prétendants à la magistrature suprême. Car Jacques Cheminade, l’ancien fonctionnaire qui s’ennuyait au ministère des affaires étrangères, a au  moins le mérite par  ses déclarations anachroniques de mettre un peu burlesque et de rire dans un système un peu tristounet. On objectera que la démocratie française ne se grandit pas en laissant des hurluberlus se présenter aux présidentielles. Cheminade qui a comparé Obama à Hitler et qui développent les thèses les plus tordues dans tous les domaines s’est qualifié lui-même de gaulliste de gauche. Comme beaucoup d’énarques qui s’ennuient dans les ministères, Cheminade, aujourd’hui en retraite avaient mis un peu de diversité dans sa vie de fonctionnaire. Facile quand c’est l’Etat qui paye la note. Il n’est pas le seul ainsi à faire de la politique.  Raymond Barre en son temps avait souhaité que les fonctionnaires choisissent le service de l’Etat ou la politique mais pas les deux. Il n’a pas été entendu puisque la plupart des politiques sont eux-mêmes fonctionnaires. Du coup,  la société politique n’est pas du tout représentative de la sociologie française et nos politiques ont bien du mal à comprendre ce qu’est l’économie réelle et les problèmes sociaux qui en découlent. Le candidat de Solidarité et Progrès (pas vraiment un micro-parti plutôt un nano-parti) à l’élection présidentielle s’était  qualifié de « gaulliste de gauche » 1, une voie que Jacques Cheminade a lui-même estimé « difficile ». « Je n’ai pas de modèle en tant que tel, mais je me considère comme un mélange de De Gaulle et Mendès-France (tu parles !!!), deux hommes politiques qui ne se sont jamais entendus », a-t-il répété. Jacques Cheminade, énarque « comme d’autres » souhaite « faire sauter le verrou financier » et réduire l’influence de Wall Street et la City. Dans son programme figure également le souhait de coloniser la Lune et Mars. « C’est une entreprise sérieuse à long terme », a dit  le candidat. « C’est l’affaire de deux générations. S’il n’y avait pas d’espace, il n’y aurait pas de cœur artificiel, pas de téléphone portable ni d’ordinateur », a-t-il développé.  À 75 ans, serait le doyen des prétendants, jure être en passe de réitérer son exploit. «Je suis très au-dessus des 400 promesses écrites de parrainages ». Bon dernier de la présidentielle de 1995 avec 0,28 % des voix, il réitère 17 ans plus tard avec un score de 0,25%. Pas de quoi décourager le fondateur de Solidarité et Progrès, groupuscule qui revendique «200 militants mobilisables», tant il est persuadé que la conjoncture peut lui être favorable. « Je veux éclairer l’aquarium obscur du monde politique. Personne n’a véritablement le sens de l’horizon devant la révolution scientifique actuelle», assure ce retraité diplômé de l’ENA. On notera que fait vraiment dans l’innovation politique avec des propositions surprenantes comme la généralisation de la pratique du chant en chorale. «C’est essentiel. C’est une petite société, la chorale, ou l’effort individuel se fond dans la réalisation collective». Il se fait également l’adversaire résolu de la violence sur les écrans, dans les jeux vidéos comme au cinéma. Dans son viseur notamment du jeu «Pokemon Go», afin «d’arrêter l’exode vers le virtuel et la violence». Peut-être pour donner du crédit à sa contestation de la réalité des attentats du 11 septembre aux États-Unis ! D’une certaine manière Cheminade prend la place de Coluche mais avec l’humour en moins car le clown est plus triste.

 

Primaire de la gauche : ce qu’il faut retenir, l’ennui

Primaire de la gauche : ce qu’il faut retenir,  l’ennui

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce premier débat des primaires de la gauche n’a pas été très enthousiasmant. Les candidats eux-mêmes n’ont pas paru habités par un grand dynamisme. Certains sont même apparus un peu éteints, absents ou résignés comme Montebourg, Peillon ou Sylvia Pinel. Un peu comme si les carottes étaient déjà cuites mais qu’il convenait quand même de se soumettre à ce rituel démocratique que constitue désormais en France l’exercice des primaires. Chacun est venu vendre son programme malheureusement des propos 1000 fois entendus notamment quand il s’agit de relancer l’économie et la croissance. Entendu notamment depuis 2012. Avec aussi de nombreuses contradictions entre les candidats dont certains sont en fait plus proche de Mélenchon, d’autres de Macron et dont certains pourraient même gouverner avec la  droite. Certes on imputera à la forme de ce débat des primaires cet ennui. La succession d’interventions sur le même sujet par les sept candidats étend particulièrement indigeste. À la fois trop long et trop court. Trop court parce qu’il est pratiquement impossible d’approfondir une réflexion ou des réflexions à une minute ou une minute et demie. Trop long quand on additionne le temps de tous les intervenants. Du coup, les candidats ont surtout pris la précaution de ne pas trop s’égratigner suivant en cela l’exemple du premier débat de la primaire de la droite. Un débat donc assez sérieux sur la forme mais particulièrement soporifique même sur le bilan de François Hollande qui ne souffre pourtant pas de discussion ; normal puisque la plupart ont participé au gouvernement même si certains s’en sont désolidarisés le moment venu. Du coup l’évaluation du bilan de François Hollande a été plus que mesuré puisque les plus critiques ont parlé d »’inachevé » et de  « peut mieux faire ». Pour conclure un débat qui a mis en évidence les fossés idéologiques qui séparent les candidats, aussi le manque d’envergure sur le fond et l’absence de charisme de la plupart.

« Il faut quitter l’OMC » (TRUMP)

« Il faut quitter l’OMC » (TRUMP)

 

En difficulté dans les sondages Trump glisse dangereusement dans la voix du nationalisme y compris sur le plan économique. Quelques heures après avoir annoncé vouloir réaliser des contrôles extrêmement stricts sur tous les Français désirant se rendre aux Etats-Unis, le candidat républicain à la Maison-Blanche s’est attaqué ce dimanche à une autre cible: l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a évoqué dans une interview diffusée dimanche une possible sortie des Etats-Unis de l’Organisation mondiale de commerce (OMC), s’il était élu président. »Nous allons renégocier ou sortir » de l’OMC, a-t-il asséné, en réponse au journaliste qui suggérait que ses propositions de négociations commerciales avec le Mexique ne passeraient pas au sein de l’institution. « Ces accords commerciaux sont un désastre. L’Organisation mondiale du commerce est un désastre », a-t-il poursuivi. Le milliardaire s’exprimait sur un de ses sujets de prédilection, le retour des emplois aux Etats-Unis. Il détaillait notamment le fait que les entreprises basées en Amérique et qui délocalisent leurs emplois vers le Mexique pour rentabiliser leurs coûts de production devront, s’il devient président, payer une taxe pour vendre leurs produits sur le sol américain.  Elle pourrait être de l’ordre de « 25%, 30%, 15% ». « Je n’ai pas décidé. Elle pourrait être différente selon les entreprises », a-t-il ajouté. Donald Trump a plusieurs fois dénoncé le commerce international qui introduit une concurrence déloyale avec certains pays, surfant sur une défiance mondiale contre les organisations comme l’OMC ou les traités commerciaux comme l’accord de libre-échange en cours de négociation entre l’UE et les Etats-Unis (TTIP). « Nous ne pouvons pas continuer de permettre que la Chine viole notre pays », avait-il par exemple dénoncé il y a quelques mois. Le magnat de l’immobilier a également suggéré dimanche que l’Europe s’est construite pour « battre les Etats-Unis en ce qui concerne le commerce ». « Désormais on parle de l’Europe comme si (ses pays) étaient merveilleux », poursuit-il. « J’adore l’Europe. Je dis juste que la raison pour laquelle elle s’est rassemblée était une sorte d’alliance pour pouvoir rivaliser avec les Etats-Unis ».

Terrorisme : « Il faut des mesures d’exception » (François Fillon)

Terrorisme : « Il faut des mesures d’exception » (François Fillon)

 

Dans une interview au JDD François Fillon considère que les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux en matière de terrorisme. Ils réclament notamment une mobilisation de toute la société française.

 

Les politiques – de droite et de gauche – se rendent-ils compte qu’avec le défi terroriste on est en train de changer de monde?
Non. Or nous sommes entrés dans une forme de guerre mondiale qui s’étend de l’Asie du Sud-Est jusqu’à l’Afrique occidentale, en passant par tout le Proche-Orient. Une fois passée l’émotion, la tentation c’est de faire comme si on pouvait rentrer tranquillement chez soi en espérant qu’il n’y ait plus d’attentats. Sauf que l’État islamique – qui nous fait la guerre – ne connaît ni faiblesse ni trêve.

Avez-vous hésité avant d’utiliser l’expression de « guerre mondiale »?
Oui, car c’est une expression forte qui rappelle la Première et la Seconde Guerre mondiale, aux caractères extrêmement différents. Mais, pour avoir bien analysé les choses, je constate qu’il y a un mouvement totalitaire, comme le nazisme. Il emploie les mêmes ressorts : imposer par la force au reste du monde un mode de vie et de pensée. Il a déjà déstabilisé de nombreux pays et descend vers l’Afrique occidentale via le Sahel. Nous avons à juste titre choisi de riposter militairement. Et nous sommes engagés dans un processus qu’il faut appeler guerre mondiale.

En dehors de l’état d’urgence, y a-t-il des mesures qui puissent être prises rapidement et qui ne l’auraient pas encore été?
Oui. Par exemple l’expulsion des étrangers présentant un danger pour la sécurité nationale et celle des étrangers condamnés pour des actes de délinquance. Je demande donc l’application du livre IV du Code pénal, qui permet d’aggraver fortement les peines pour les actes de terrorisme ou de complicité. Il permet surtout d’arrêter, de juger et de condamner jusqu’à trente ans de prison toute personne pour intelligence avec l’ennemi, une notion qui recouvre une très grande partie des personnes qu’on doit viser. Enfermer tous les fichés « S » n’aurait, en revanche, aucun sens, car c’est une catégorie tellement large qu’on ne saurait même pas comment les surveiller. La notion d’intelligence avec l’ennemi est conforme à l’État de droit, ce qui ne serait pas le cas avec une sorte de Guantánamo des fichés « S ».

Vous êtes favorable au rétablissement de la , supprimée par Nicolas lorsqu’il était ministre de l’Intérieur…
C’était une mesure de temps de paix, et nous sommes en guerre. Il faut prendre des mesures d’exception, car la quasi-totalité des personnes qui se sont livrées à des actes terroristes en France depuis dix-huit mois sont des délinquants de droit commun. Cette situation doit nous conduire à exiger l’expulsion immédiate des personnes étrangères condamnées pour des faits de délinquance.

Quel niveau de délinquance? Ne craignez-vous pas d’être accusé de courir après le FN?
J’ai pris position pour l’expulsion des étrangers après qu’ils ont purgé une peine de prison il y a un an lors de ma rentrée dans la Sarthe. Je n’ai attendu ni le FN, ni les tragiques événements de Paris et de Nice. C’était d’ailleurs la règle avant 2003. Il suffit d’y revenir.

La gauche reproche à la droite de vouloir mettre entre parenthèses l’État de droit. Sécurité ou liberté, faut-il choisir?
Il s’agit d’un débat d’un autre siècle, qui gêne la gauche. Je répète que nous avons déjà dans la ­Constitution et dans le Code pénal tout ce qu’il nous faut pour punir sévèrement ceux qui font allégeance à l’État islamique. Appliquons la loi et ne perdons pas notre énergie à chercher des solutions miracles : il n’y en a pas. La seule solution, c’est d’aller combattre l’État islamique sur place au Moyen-Orient avec les alliés capables de gagner.

Mais vous continuez à être hostile à l’envoi de troupes au sol?
La France n’a pas les moyens de conduire une offensive au sol en Syrie. On doit appuyer toutes les forces qui sont en mesure de battre l’État islamique, c’est-à-dire le régime syrien, les Iraniens et les Russes, même si nous avons des raisons d’être en désaccord avec leur politique. Il sera toujours temps, une fois l’État islamique éliminé, de débattre de nos relations avec le régime syrien. Mais aujourd’hui, il y a le feu.

 

Que faire quand les prisons sont déjà surpeuplées?
Si Mme Taubira n’avait pas arrêté le programme de construction de prisons que j’avais lancé, la situation serait moins catastrophique. Mais n’allez pas dire aux Français qu’on ne peut pas punir les délinquants parce que les prisons sont pleines : ce serait, pour eux, scandaleux. Reprenons la construction des prisons et enfermons les terroristes et leurs complices, sans leur donner des conditions forcément exceptionnelles.

Les tensions de la société française peuvent-elles mettre en cause le vivre-ensemble républicain?
C’est ce que veulent les terroristes. La société française tout entière doit se mobiliser contre le totalitarisme islamiste. Au premier rang de laquelle doivent se trouver les Français de confession musulmane. La République a su imposer aux catholiques, aux protestants et aux juifs le respect de ses valeurs. Il n’existe aucune raison pour qu’elle ne les impose pas avec autorité aux musulmans.

Il faut d’autres baisses d’impôts pour les entreprises (Gattaz)

Il faut d’autres baisses d’impôts pour les entreprises (Gattaz)

 

Même si Pierre Gattaz n’incarne pas le dirigeant constructif et positif dont aurait besoin le patronat, il n’empêche qu’il n’a pas tort de réclamer à nouveau une baisse de la fiscalité sur les entreprises. Une fiscalité qui plombe la compétitivité et tue d’emploi entraînant en même temps une dérive des comptes publics notamment des coûts sociaux du chômage. Pierre Gattaz estime que les 40 milliards d’euros de baisses de charges prévues par le pacte de responsabilité, notamment via le crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE), ont certes permis de réduire le coût du travail mais que les résultats ne sont pas encore suffisants. »Le pacte de responsabilité, c’est un premier pas: les entreprises commencent à retrouver des marges et ont créé plus de 100.000 emplois en net l’an passé. Mais cela ne va pas assez loin », déclare-t-il. Selon lui, l’écart de compétitivité fiscale et sociale entre la France et l’Allemagne s’élevait à près de 135 milliards d’euros en 2013. Déduction faite de l’impact du pacte de responsabilité, « les prélèvements pesant sur les entreprises françaises sont encore de plus de 90 milliards supérieurs à ceux de leurs homologues allemandes », souligne-t-il en appelant à « combler cet écart ». « Il ne s’agit pas de réduire leurs impôts et charges de 90 milliards du jour en lendemain ; mais en cinq ans, c’est faisable », poursuit Pierre Gattaz. Pour financer cette nouvelle baisse de prélèvements, le président du Medef suggère une hausse de deux points de la TVA, qui rapporterait 16 milliards d’euros et permettrait d’appliquer une première baisse du coût du travail dès l’an prochain, « pour créer un choc positif après la présidentielle ». A plus longue échéance, il estime que les efforts d’économies sur les dépenses publiques, sans « tailler à la hache » mais « en tirant profit de la révolution numérique et en impliquant davantage les fonctionnaires, en simplifiant », devraient permettre de dégager des montants suffisants, voire de dégager « de la marge pour faire un geste fiscal envers les classes moyennes ». Toujours dans le domaine de la fiscalité des entreprises, Pierre Gattaz déplore la décision de l’exécutif de renoncer à la suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), un impôt assis sur le chiffre d’affaires qui sert à financer le régime de protection sociale des travailleurs indépendants. Le pacte de responsabilité prévoyait initialement pour 2017 une baisse d’un point de l’impôt sur les sociétés (IS) et la disparition totale de la C3S. Mais François Hollande a annoncé dans un entretien accordé aux Echos fin juin que la dernière tranche du pacte, d’un montant de cinq milliards d’euros, prendrait la forme d’une augmentation du CICE et d’une baisse de l’IS pour les PME.

(Avec Reuters)

Loi Travail: « Il faut savoir arrêter ou commencer une grève ?

Loi Travail: « Il faut savoir arrêter ou commencer une grève ?

Reprenant la formule qu’avait utilisée le communiste Maurice Thorez François,  Hollande a déclaré dans une interview à la Vois du Nord : « qu’il fallait savoir arrêter une grève ». Il n’est pas certain que cette formule déjà utilisée par beaucoup d’autres soit très pertinente pour améliorer la régulation des conflits sociaux. En effet pour arrêter convenablement une grève encore faudrait-il la commencer dans des conditions satisfaisantes notamment en matière de démocratie.  En juin 1936, lors du Front populaire, Maurice Thorez, alors secrétaire général du PCF, avait lancé, après la signature des accords de Matignon: « il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue ».  Ce n’est pas la première fois que François Hollande fait ce type de remarque.« Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouvement », avait déclaré le locataire de l’Elysée au sujet des grèves à la SNCF de juin 2014, qui avaient fortement perturbé le trafic ferroviaire. Mais  question ne se pose pas seulement en ce qui concerne l’arrêt d’une grève, elle se pose dès le début du conflit ;  en effet, dans la quasi totalité des cas les grèves sont lancées par les appareils sans consultation des travailleurs, c’est-à-dire sans aucun souci démocratique dans la mesure où les syndicats ne représentent pas grand-chose (de l’ordre de 7 % des syndiqués en France). Du coup la gestion du conflit est forcément biaisée dès le départ. L’obligation de consulter les salariés constituerait sans doute une avancée démocratique de taille en matière sociale. Lancés de manière souvent irresponsable les mouvements sociaux sont ensuite soumis l’avis soit des grévistes, soit de l’ensemble des salariés pour décider de la fin du conflit. Une manière aussi pour les syndicats de se défausser d’une décision relative à des mouvements devenus très minoritaires. Dernière observation le conflit en tant que tel ne serait constitué la seule arme d’un syndicalisme moderne. Encore faudrait-il que les responsables syndicaux montrent suffisamment de compétences et de sens du dialogue (ce qui vaut aussi assez souvent pour les représentants patronaux qui réduisent le débat social à pas grand-chose.)

Chômage et dette : il faut de nouvelles réformes (FMI)

Chômage et dette : il faut de nouvelles réformes (FMI)

Certes le FMI note une petite amélioration de la croissance et modifie sa prévision (1,5 au lieu de 1.1%). Pour autant le FMI note la fragilité de cette croissance compte tenu du manque de compétitivité du pays. Le FMI préconise des nouvelles réformes structurelles pour améliorer la situation du chômage et de la dette (notamment sur les dépenses de santé de chômage et de retraites) Une dette qui sans doute a été un peu mieux maitrisée mais essentiellement en raison de la petite reprise et de la baisse des taux d’intérêt. Contrairement à Sapin,  le FMI considère que l’effort d’ajustement budgétaire non lié aux deux phénomènes évoqués est presque nul. Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé sa prévision de croissance de l’économie française en 2016, à « près de 1,5% » contre 1,1% précédemment tout en préconisant de nouvelles réformes pour réduire le chômage et la dette publique. Alors que la contestation syndicale de la réforme du Code du travail se tend, le FMI souligne dans les conclusions préliminaires de sa revue annuelle de l’économie française que la loi El Khomri, en cours d’examen au Parlement, constituerait une avancée supplémentaire pour améliorer le marché du travail français. Les prévisions du FMI se rapprochent de celles du gouvernement, qui a confirmé son scénario d’une hausse de 1,5% du produit intérieur brut (PIB) cette année après l’annonce d’une progression de 0,5% au premier trimestre. La Commission européenne et l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) se montrent moins optimistes et tablent respectivement sur une croissance de 1,3% et 1,2% en 2016. Le FMI voit ensuite une croissance annuelle de 1,75% en moyenne au cours des cinq prochaines années. Dans ce contexte de reprise économique, l’organisme basé à Washington estime que les efforts budgétaires doivent être renforcés. Il fait état d’un effort d’ajustement budgétaire structurel qui « a ralenti et est presque nul », en soulignant que la baisse du déficit public (à 3,6% du PIB en 2015) a principalement été liée à la reprise conjoncturelle et à la diminution de la charge de la dette. « Sans mesures supplémentaires, la France atteindra à peine l’objectif d’un déficit public de 3% du PIB en 2017 et l’objectif d’équilibre structurel semble hors de portée dans les cinq ans à venir », peut-on lire dans ce rapport publié mardi. Le FMI souligne que le programme de consolidation budgétaire du gouvernement est vulnérable à d’éventuels nouveaux chocs, d’autant plus qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des économies destinées à compenser de potentielles nouvelles dépenses. « Comme il n’y a quasiment plus de marge de manoeuvre budgétaire, il est important que la France ne rate pas l’opportunité qu’offre la reprise économique en cours d’accroître les efforts pour reconstituer ses amortisseurs budgétaires et assainir les finances publiques », juge-t-il. « Ce qui nous préoccupe, c’est que l’effort budgétaire ralentit alors qu’au contraire la reprise économique devrait être mise à profit pour renforcer et accélérer cet effort », a déclaré Christian Mumssen, chef de la mission du FMI pour la France. Tout en saluant les mesures prises par le gouvernement ces dernières années en faveur du marché de l’emploi – comme le pacte de responsabilité et de solidarité, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ou encore la loi Macron, le FMI souligne que « pour réduire durablement le chômage et la dette, des efforts supplémentaires s’imposent ». « La loi El Khomri est importante et nécessaire pour faciliter les embauches, augmenter la compétitivité de l’économie française et la flexibilité du marché du travail », a indiqué Christian Mumssen, en évoquant également le volet modernisation de l’économie prévu dans la loi anti-corruption dite « Sapin 2″. Les services du FMI recommandent parallèlement une refonte du système d’assurance chômage, qui fait actuellement l’objet de discussions entre les partenaires sociaux. Ils suggèrent de renforcer les incitations au retour à l’emploi, par exemple en allongeant la durée de cotisation minimale, ou en mettant en place la dégressivité des allocations. Parmi les autres pistes de réformes évoquées pour améliorer la situation budgétaire, le FMI souligne qu’il existe encore des pistes d’économie susceptibles d’être mises en oeuvre par la suite « sans affaiblir le modèle social français ». Il évoque notamment des marges de manoeuvre sur les retraites (pour retarder l’âge de départ effectif et rationaliser les régimes spéciaux) et le système de santé (recours plus large aux génériques, rationalisation des coûts dans les hôpitaux).

(Avec Reuters)

« Il faut faire la centrale nucléaire britannique » (Pierre Gadonneix)

« Il faut faire la centrale nucléaire britannique » (Pierre Gadonneix)

Cri du cœur de l’ancien PDG d’EDF, Pierre Gadonneix: il faut faire la centrale nucléaire britannique. Pas étonnant de la part d’un des représentants du lobby nucléaire. Outre le fait qu’on peut s’interroger plus que sérieusement sur la gestion des risques, on peut être surpris que l’ancien patron d’EDF passe sous silence la situation financière catastrophique de l’entreprise. Un oubli sans doute mais qui témoigne bien de la philosophie de gestion qui a prévalu jusqu’ici à EDF (interviews JDD)

 

 

Pierre Gadonneix

 

Quel hiatus! Quel aveuglement! Je reste stupéfait de la frilosité qui se manifeste à propos des EPR d’Hinkley Point, alors que la France reste en matière d’énergie un exemple mondialement reconnu. Il y a quelques jours encore, j’ai entendu le responsable d’une conférence internationale expliquer que notre politique énergétique historique reste une référence qui a permis de concilier réduction des émissions de C02, indépendance énergétique et électricité à bas prix. Au début des années 2000, j’ai reçu le témoignage d’admiration du Premier ministre chinois envers la France qui avait su construire plus de 58 tranches en quinze ans, soit le double de ce que faisait alors la Chine.

 

« Il y a des risques. Mais ils sont parfaitement maîtrisés »

 

Malgré cela, notre pays ne bruisse que de remises en cause de cette politique et d’incompréhensibles polémiques se focalisent sur Hinkley Point. Ce projet est une preuve de la pertinence de notre modèle et l’opportunité historique de redonner à la filière nucléaire française tous les atouts pour gagner une compétition internationale féroce. Comme tout programme industriel de cette taille, il y a des risques. Mais ils sont parfaitement maîtrisés : ce projet est arrivé à pleine maturité, aux plans financier comme technologique. S’en priver serait un gâchis : si EDF et Areva ne construisent pas Hinkley Point, d’autres le feront, les Coréens peut-être, les Russes sans doute. La filière nucléaire française aurait perdu ses chances de rivaliser au niveau mondial.

Seuls six pays et opérateurs peuvent prétendre développer un modèle nouveau de centrale : la France, les États-Unis, le Japon, la Corée, la Russie et la Chine. Aujourd’hui, la France n’est engagée que dans quatre des 70 réacteurs en construction dans le monde, dont plus de la moitié en Chine, Russie et Inde. Après Flamanville et avant le renouvellement à venir du parc français, Hinkley Point est le seul projet accessible en Europe pour EDF et Areva qui, sans nouveau projet industriel, n’auront plus d’activité de construction d’usines nouvelles pendant plus de dix ans, perdront leurs compétences et cesseront d’attirer les talents.

« Un gâchis inadmissible »

Le gâchis serait d’autant plus inadmissible que tout concourt à soutenir le lancement de ces réacteurs. Le programme technologique est abouti : les équipes d’EDF et d’Areva, fortes de leurs compétences enfin réunies, ont les moyens d’y parvenir dans les meilleures conditions. Les pouvoirs publics soutiennent activement le projet, et c’est essentiel puisque son financement passe nécessairement par l’engagement de l’État. Les investissements lourds que doit mettre en œuvre EDF impliquent une visibilité à moyen terme que seule la puissance publique peut assurer à travers la régulation et des contributions financières partagées. Les gouvernements britanniques successifs ont le courage de s’engager à long terme sur des tarifs économiquement sains. La Commission européenne vient de donner son feu vert… Bref, qu’attend-on pour mettre en œuvre ce projet qui donnera à la filière nucléaire française les clés de l’avenir?

« Il faut un report» du projet de loi Travail (CFDT)

« Il faut un report» du projet de loi Travail  (CFDT)

 

La CFDT a sans doute raison de demander aujourd’hui ce qui risque d’être imposé d’ici quelques semaines sous la pression de l’opinion publique. Cette loi est évidemment trop précipitée, elle est mal préparée et surtout n’a pas fait l’objet de concertation. En cause essentiellement la volonté de Manuel Valls de montrer que le réformateur c’est lui mais pas Hollande ni même Macron. D’où cette intransigeance et cette brutalité du Premier ministre qui en a même rajouté sur la loi pour bien montrer la radicalité de sa rupture avec la pensée socialiste traditionnelle. Malheureusement en l’état cette loi ne pourra pas être adoptée au Parlement car le gouvernement ne dispose d’aucune majorité pour cela à moins évidemment de ne la faire voter que par la droite et quelques socialistes. D’une certaine manière, cette réforme s’engage dans la même impasse que la déchéance de nationalité. Des réformes sans doute nécessaire mais qui souffrent  surtout d’un manque de légitimité de la part de leurs auteurs qui témoignent aussi d’un certain amateurisme. L’opinion publique est majoritairement favorable à l’évolution du droit du travail mais pas aux possibilités nouvelles de licenciement. Le texte doit donc être sérieusement revu dans le sens d’un rééquilibrage entre la flexibilité et les garanties aux salariés. De ce point de vue la proposition de la CFDT paraît raisonnable. Une crispation de Valls à ce sujet serait sans doute une erreur politique et la réforme de la loi du travail pourrait bien subir le sort du CPE. «Il faut que le gouvernement accepte de repartir à la discussion avec les organisations syndicales et patronales, en tête-à-tête sans doute, mais aussi de façon multilatérale avec tous les acteurs pour qu’on revienne à un équilibre», a-t-il ajouté. «Si ce texte devait rester en l’état, la CFDT se mobiliserait contre un certain nombre de ses mesures», a prévenu Laurent Berger. Pourtant, le leader syndical se dit favorable à un texte qui donnerait «de la souplesse lorsqu’il est possible d’en avoir» mais aussi de la «sécurité». Compte tenu de l’importance de la réforme, «on n’est pas à 15 jours, trois semaines, un mois près» a-t-il estimé, soulignant que le gouvernement «n’a(vait) aucun intérêt à créer du désordre social dans ce pays». C’est pourquoi il demande un report et non le retrait pur et simple du projet, comme la CGT et FO

« Il faut privatiser Pôle Emploi » (Bruno Le Maire)

«  Il faut  privatiser Pôle Emploi » (Bruno Le Maire)

 

 

Privatiser pôle emploi, c’est  la proposition de Bruno Lemaire. Une formule qui n’est peut-être pas tout à fait adaptée mais qui rend compte de l’inefficacité de Pole emploi vis-à-vis de sa mission à réinsérer les chômeurs. La question n’est sans doute pas de privatiser Pole emploi mais de recentrer cet organisme sur la fonction qu’elle connaît réellement à savoir la distribution des indemnités chômage (via l’ASSEDIC)  Les chômeurs, eux, savent que Pôle emploi ne sert à rein. Pas d’emploi à proposer, seulement des formalités administratives inutiles Ah si des emplois et en CDI ; 2 heures par semaine et à 50 kms du domicile ! Ou encore cet emploi de streaptiseuse proposée à une éducatrice de 53 ans !  La réforme ? Simple à effectuer, on supprime Pôle emploi. On revient à la seule fonction, inscrire les chômeurs. Le reste,  on sous traite à des boites d’intérim d’une part pour orienter sur des vraie formations qualifiantes et pour offrir un emploi. Il faudra donner aussi un grand coup de pied dans la fourmilière de la formation permanente, 32  milliards par an dont se gavent les structures, pas les chômeurs qui en ont besoin. (Voir rapport de la Cour des comptes qui dénonce ce scandale depuis des années).  Les entreprises ne passent pratiquement  jamais par Pôle emploi mais par les agences d’intérim dont certaines se spécialisent de plus en plus en fonction des secteurs.  , pôle emploi s’occupe du chômage mais pas de l’emploi. En cause évidemment la situation économique générale mais aussi le fait que le marché de l’emploi ne passe pas par pôle emploi mais par les agences privées. Enfin comment exiger du personnel de pôle emploi, qui n’a qu’une idée très approximative du marché du travail, qu’il soit en capacité de comprendre et d ‘agir pour favoriser la réinsertion professionnelle (hormis en matière de formation et encore). En  fait la plupart des entretiens avec les conseillers se terminent de la même manière, le conseiller enregistre pour la énième fois la situation du chômeur (état civil, formations suivi, qualification, emploi recherché etc.) et remet au chômeur la copie de cette situation ; c’est ce qu’on appelle le suivi !

Royal : il faut changer gouvernance dans les régions ! Au Secours »

 

Ségolène Royal qui propose de changer la gouvernance dans les régions, il y aurait de quoi en rire  s’il ne fallait en pleurer. En effet on se souvient que l’ancienne présidente de Poitou Charente a laissé les finances de sa région dans un état lamentable Ségolène Royal qui parle de gouvernance ou de gestion, c’est un peu surréaliste ;  elle qui symbolise toutes les contradictions du PS : un coup à gauche, un coup à droite, un coup écologiste et surtout nulle part. La gouvernance n’est pas seulement à changer la où le parti socialiste a apporté son appui pour l’élection d’un candidat de droite mais à changer partout compte de tenu des gaspillages de toutes sortes. En outre s’il faut rechercher l’union pour la gouvernance c’est  dans toutes les régions et même au niveau national car on ne peut plus perdre  temps  et énergie dans des affrontements d’appareils stériles qui plombent la politique économique et le chômage. On se demande de quel mandat ou de quelle mission divine) est investi Ségolène Royal pour parler ainsi au nom de toute la gauche. Peut-être en tant qu’ancienne favorite de Hollande ?  Au lendemain des élections régionales, la ministre de l’Écologie souligne de manière maladroite que certains candidats de droite ont été élus grâce au désistement de ceux de la gauche et appelle à intégrer ces derniers à la gouvernance de ces régions. Face au risque d’une victoire du FN, les candidats socialistes arrivés troisième au premier tour des élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en PACA s’étaient désistés. Un retrait qui a permis une large victoire dimanche 13 décembre des candidats Les Républicains Xavier Bertrand et Christian Estrosi contre Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen. En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, où le socialiste Jean-Pierre Masseret avait refusé, le PS avait appelé à voter pour Philippe Richert (LR-UDI-MoDem) qui l’a emporté face à Floriant Philippot.  Face à ce soutien de la gauche, Ségolène Royal a suggéré ce lundi 14 décembre de « repenser la gouvernance » dans ces régions.  »Il faut souligner le sursaut citoyen, entre les deux tours, de Françaises et de Français qui n’ont pas voulu que le Front national accède à la tête des régions », a déclaré la ministre de l’Écologie sur France 2.   »Deuxièmement, qu’un certain nombre de candidats de droite ont été élus grâce aux candidats de gauche qui se sont désistés ». « La gauche ne sera pas représentée dans certaines régions. C’est un lourd sacrifice citoyen de la part de ces candidats. Donc il va falloir aussi repenser la gouvernance de ces régions pour que ceux qui sont éliminés du pilotage » soient associés, a-t-elle poursuivi.

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

L’Europe se rencontre avec un peu de retard qu’elle est incapable de contrôler ses frontières intérieures et du coup que c’est le principe même de Schengen qui va être rapidement remis en cause. En effet dès lors que les migrants parviennent à mettre un pied en Europe la liberté de circulation est assurée. Faute de donc de pouvoir contrôler ses frontières intérieures, l’Europe est  réduite à solliciter  les pays qui font office de frontière extérieure comme la Turquie. La Turquie est en effet le principal point d’entrée de la migration vers l’Europe et aussi par parenthèses la principale voie de communication qui permet à l’État islamique d’engranger d’énormes ressources financières grâce au pétrole. Malheureusement ce point n’a pas été traité par les dirigeants européens réunis à Malte.  Pour résumer,  les pays européens vont proposer de l’argent à la Turquie afin qu’elle fixe les migrants sur leur territoire mais compte tenu des positions très ambiguës de la Turquie il est probable que ce pays continuera d’être une véritable passoire. Ce qui n’empêche pas les responsables européens de vouloir engager une négociation inutile avec la Turquie. L’Europe est engagée dans une « course contre la montre » pour sauver l’espace Schengen et mettre en place un contrôle renforcé des flux migratoires à ses frontières extérieures, a souligné Donald Tusk, le président du Conseil européen. Le numéro deux de la Commission européenne, Frans Timmermans, mène actuellement des négociations avec Ankara et a proposé que le sommet avec le président Erdogan se tienne le 22 novembre mais le président français, François Hollande, a annoncé que cette date ne pourrait pas convenir. La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu’aucune date n’avait encore été fixée et a évoqué la possibilité que ce sommet puisse avoir lieu fin novembre ou début décembre.   »Il s’agit d’un sommet UE-Turquie pour démontrer que nous travaillons très étroitement les uns avec les autres et que nous partageons de manière raisonnable les défis nés de la guerre civile en Syrie et des situations difficiles dans d’autres pays », a dit Angela Merkel. A Berlin, le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a déclaré que l’Allemagne devrait financer seule l’aide à Ankara si les pays de l’Union n’arrivaient pas à se mettre d’accord. « Si les Européens ne peuvent assurer qu’une partie du projet, je juge raisonnable que l’Allemagne consente à faire une avance ou qu’elle paye elle-même », a-t-il dit lors d’une réunion de son parti. Pour Donald Tusk, « sauver Schengen est une course contre la montre et nous sommes déterminés à remporter cette course ». « Cela suppose, d’abord et avant tout, de rétablir les contrôles aux frontières extérieures. Sans contrôles frontaliers efficaces, les accords de Schengen ne survivront pas », a-t-il dit.

Il faut un DRH à la tête des fonctionnaires (Valls) !!!

Il faut un  DRH à la tête des fonctionnaires (Valls) !!!

Sans doute affecté par les critiques de la Cour des comptes concernant la gestion de l’armée de fonctionnaires, Valls ne propose pas de nommer un général mais un DRH. Une direction des ressources humaines pour les 6 millions de fonctionnaires (avec la fonction publique locale). Valls rêve certainement, ce n’est sans doute pas la bureaucratique direction générale de l’administration et de la fonction publique qui peut assurer une telle tâche. « Une tâche de DRH de l’Etat » dit Vals qui ne peut se départir d’une approche à la fois  jacobine et surréaliste. Valls parle de « culture managériale » de l’administration ; en fait un  Etat dans l’Etat, l’armée mexicaine avec l’indiscipline en plus. Du chinois par la plus grande partie de cette population qui confond, fonction régalienne, fonction publique et statut des personnels.   Un plan de « modernisation » des ressources humaines de l’État va  donc être présenté d’ici mi-2016 afin notamment de le doter d’une « véritable » direction des ressources humaines (DRH) et réaliser les « énormes progrès » nécessaires, a annoncé Manuel Valls lundi. Le Premier ministre s’exprimait lundi après-midi (à huis clos) au Carreau du Temple à Paris devant les directeurs des administrations centrales, les « patrons » des directions administratives nationales des différents ministères. Manuel Valls a confié à la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu la mission d’élaborer une « nouvelle stratégie pluriannuelle de modernisation des politiques de ressources humaines », qui « sera validée lors d’une réunion de ministres au cours du 1er semestre 2016″, selon son discours.  Thierry Le Goff, nommé mi-octobre à la tête de la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) qui chapeaute l’administration française, s’est vu charger par le chef du gouvernement de la « transformer » en véritable DRH de l’État ». « Je souhaite qu’elle (la DGAFP) vous apporte progressivement, dans chaque ministère, un soutien en matière de ressources humaines aligné sur les meilleurs standards. Nous avons, dans ce domaine, d’énormes progrès à faire, vous le savez tous », a estimé le Premier ministre.  »Les DRH dans tous les ministères seront renforcées et professionnalisées », s’est-il engagé. Pour mener à bien cette « modernisation », Manuel Valls a cité le récent accord sur les carrières et les rémunérations des fonctionnaires, validé par le gouvernement malgré l’opposition de plusieurs syndicats (CGT, FO, Solidaires). Il a également appelé à changer « les modes de management », en développant notamment « la culture managériale ». Et insisté sur la formation professionnelle, qui « doit à la fois mieux accompagner les parcours professionnels et être plus prescriptive pour anticiper davantage les futurs besoins en compétences ». La fonction publique d’État rassemble quelque 2,48 millions d’agents, dont environ 1,5 million de titulaires, selon l’Insee. Éducation, enseignement supérieur et recherche regroupement le gros des effectifs totaux (quelque 1,4 million), devant l’Intérieur (288.000) et la Défense (281.000). A la fonction publique d’État s’ajoutent la fonction publique hospitalière (1,17 million d’effectifs) et la fonction publique territoriale (1,95 million), toujours selon l’Insee

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