Archive pour le Tag 'nucléaire'

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Fusion nucléaire : un progrès qui pourrait être significatif

Fusion nucléaire : un progrès qui pourrait être significatif

Un  laboratoire californien, rattaché au département de l’Énergie des États-Unis, s’est félicité d’avoir produit davantage d’énergie que jamais auparavant grâce à la fusion nucléaire (aujourd’hui la totalité du parc nucléaire mondial utilise la technique de la fission ). L’expérience, qui s’est déroulée le 8 août dernier, « a été permise par la concentration de la lumière de lasers », pas moins de 192,  »sur une cible de la taille d’un plomb » de chasse, expliquent les chercheurs dans un communiqué de presse.

Cela a eu pour effet de « produire un point chaud du diamètre d’un cheveu, générant plus de 10 quadrillions de watts par la fusion, pendant 100 trillionièmes de secondes. » C’est huit fois plus d’énergie que lors des expériences menées au printemps dernier. Surtout, ce résultat placerait les chercheurs proches du seuil d’ignition, c’est-à-dire du moment où l’énergie produite dépasse celle utilisée pour provoquer la réaction.

. Mené dans le sud de la France le projet international ITER  vise également à maîtriser la production d’énergie à partir de la fusion de l’hydrogène. L’assemblage du réacteur a commencé il y a un an dans les Bouches-du-Rhône et la fin des travaux est fixée à décembre 2025. Iter ne produira jamais d’électricité. Ce projet, à plus de 20 milliards de dollars, vise simplement à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l’énergie de fusion. Une première expérimentation à pleine puissance est espérée en 2035 et l’exploitation commerciale de la technologie n’est pas attendue avant 2055, voire 2060. Outre l’avantage énergétique la technique de la fusion permet d’éliminer à peu près tous les déchets nucléaires.

Fusion nucléaire : un progrès américain qui pourrait être significatif

Fusion nucléaire : un progrès américain qui pourrait être significatif

Un  laboratoire californien, rattaché au département de l’Énergie des États-Unis, s’est félicité d’avoir produit davantage d’énergie que jamais auparavant grâce à la fusion nucléaire (aujourd’hui la totalité du parc nucléaire mondial utilise la technique de la fission ). L’expérience, qui s’est déroulée le 8 août dernier, « a été permise par la concentration de la lumière de lasers », pas moins de 192,  »sur une cible de la taille d’un plomb » de chasse, expliquent les chercheurs dans un communiqué de presse.

Cela a eu pour effet de « produire un point chaud du diamètre d’un cheveu, générant plus de 10 quadrillions de watts par la fusion, pendant 100 trillionièmes de secondes. » C’est huit fois plus d’énergie que lors des expériences menées au printemps dernier. Surtout, ce résultat placerait les chercheurs proches du seuil d’ignition, c’est-à-dire du moment où l’énergie produite dépasse celle utilisée pour provoquer la réaction.

. Mené dans le sud de la France le projet international ITER  vise également à maîtriser la production d’énergie à partir de la fusion de l’hydrogène. L’assemblage du réacteur a commencé il y a un an dans les Bouches-du-Rhône et la fin des travaux est fixée à décembre 2025. Iter ne produira jamais d’électricité. Ce projet, à plus de 20 milliards de dollars, vise simplement à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l’énergie de fusion. Une première expérimentation à pleine puissance est espérée en 2035 et l’exploitation commerciale de la technologie n’est pas attendue avant 2055, voire 2060. Outre l’avantage énergétique la technique de la fusion permet d’éliminer à peu près tous les déchets nucléaires.

Nucléaire Iran : la production d’uranium enrichi s’accroît

Nucléaire Iran : la production d’uranium enrichi s’accroît

L’Iran continu augmentait sa production d’uranium enrichi. À cette fin, le pays a mis en place un nouveau processus pour accélérer le rythme de production d’uranium hautement enrichi, a indiqué mardi 17 août l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), alors que les pourparlers diplomatiques pour sauver l’accord de 2015 sont au point mort.

Dans son dernier rapport, le directeur général de l’instance onusienne, Rafael Grossi, a informé les Etats membres que Téhéran avait «configuré un nouveau mode opérationnel pour la production d’uranium enrichi à 60%» dans son usine de Natanz (centre), selon une déclaration transmise à l’AFP. Désormais, «deux cascades de centrifugeuses» seront utilisées au lieu d’une seule précédemment – si l’on excepte un essai initial de quelques jours en avril -, explique l’AIEA, ajoutant que l’Iran a d’ores et déjà enclenché le processus.

Engie : Électricité  » 100 % » verte mais des profits grâce au nucléaire !

Engie : Électricité  » 100 % »  verte mais des profits grâce au nucléaire !

 

Engie a relevé ses objectifs pour l’année, et vise désormais un résultat net récurrent (hors exceptionnel) entre 2,5 et 2,7 milliards d’euros, contre 2,3 à 2,5 milliards attendus auparavant, précise-t-il dans un communiqué.Mais un résultat surtout dû au profit réalisé dans le nucléaire. Par ailleurs, il poursuivra son programme de cession de certains actifs – de 9 milliards d’euros sur la période 2021-2023 -, annoncé en juillet 2020, dont le but est de simplifier le groupe et donner un coup d’accélérateur sur les énergies renouvelables.

« Les résultats du groupe se sont améliorés, grâce à un solide deuxième trimestre tiré principalement par les activités de gestion d’énergie, le nucléaire, des températures inférieures à la moyenne et l’amélioration de la performance des Solutions Clients au cours du deuxième trimestre par rapport au premier », a commenté Isabelle Kocher, Directrice Générale d’Engie.

Engie : Électricité 100 % verte mais des profits grâce au nucléaire !

Engie : Électricité 100 % verte mais des profits grâce au nucléaire !

 

Engie a relevé ses objectifs pour l’année, et vise désormais un résultat net récurrent (hors exceptionnel) entre 2,5 et 2,7 milliards d’euros, contre 2,3 à 2,5 milliards attendus auparavant, précise-t-il dans un communiqué.Mais un résultat surtout du au profit réalisé dans le nucléaire. Par ailleurs, il poursuivra son programme de cession de certains actifs – de 9 milliards d’euros sur la période 2021-2023 -, annoncé en juillet 2020, dont le but est de simplifier le groupe et donner un coup d’accélérateur sur les énergies renouvelables.

« Les résultats du groupe se sont améliorés, grâce à un solide deuxième trimestre tiré principalement par les activités de gestion d’énergie, le nucléaire, des températures inférieures à la moyenne et l’amélioration de la performance des Solutions Clients au cours du deuxième trimestre par rapport au premier », a commenté Isabelle Kocher, Directrice Générale d’Engie.

 

Passe sanitaire : Un déficit de pédagogie et de proportionnalité

Passe sanitaire : Un déficit de pédagogie et de proportionnalité

 

Le philosophe Abdennour Bidar s’étonne, dans une tribune au « Monde », que le principe de proportionnalité ne soit pas davantage au cœur du débat public pour juger du bien-fondé des mesures sanitaires. Cela permettrait à l’Etat de faire preuve de pédagogie vis-à-vis des plus réticents à la vaccination contre le Covid-19.(extraits )

 

Tribune.

 

Le Conseil d’Etat s’est exprimé le 19 juillet sur le projet de loi relatif à l’adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire, mais, curieusement, sa réflexion a très peu mobilisé le principe de proportionnalité. En 2018, son vice-président honoraire, Jean-Marc Sauvé, en développait la définition dans Les Cahiers Portalis :

« La puissance publique ne peut limiter la liberté des citoyens que “dans la mesure indispensable à la protection des intérêts publics” (Schwarze, 2009) : elle doit assurer en priorité la garantie des droits fondamentaux. Entre l’intervention de la puissance publique au nom de l’intérêt général et la sauvegarde des droits et des libertés des citoyens, le principe de proportionnalité permet d’opérer une mise en balance, métaphore de la justice. (…) Une mesure restrictive des droits et des libertés doit donc être à la fois appropriée ou adaptée, nécessaire et proportionnée. »

Le point sur le passe sanitaire : Ce que contient le projet de loi adopté définitivement par le Parlement

Comment se fait-il que le principe de proportionnalité ne soit pas au premier plan aujourd’hui dans le débat public alors qu’il est sans doute incontournable pour juger du bien-fondé des mesures sanitaires prises par l’Etat français depuis le début de la crise ? Pour cet Etat, sa mobilisation serait le signe qu’il considère les citoyens comme des êtres doués de raison, invités à réfléchir sur la série des questions éthico-politiques ouverte par ce principe.

Le degré de coercition de l’action de l’Etat en matière de sécurité sanitaire (confinements, couvre-feux, obligation du port du masque, contrainte forte à la vaccination) est-il bien proportionné au degré de menace du virus et à la pleine garantie des droits fondamentaux des citoyens ?

Comment a été pensé, s’il a été pensé, l’équilibre entre les réponses apportées à la menace et les lourdes conséquences humaines et sociales de ces réponses, avec toutes les détresses qu’elles ont causées ? Comment a été pensé l’équilibre entre le souci de protection de la santé publique et la préservation des libertés élémentaires d’aller et venir, des droits sacrés de visiter les mourants et les personnes âgées, du droit de disposer de son propre corps en se faisant vacciner ou pas – bref, tout ce qui a été si gravement affecté ces derniers temps ?

Voilà sur quoi l’Etat et les médias gagneraient à faire porter le débat public, parce que cet Etat ferait ainsi de son action une réelle question de justice. Il serait par là même transparent en proposant la « publicité » de cette action, au sens qu’Emmanuel Kant donnait au concept : un Etat est démocratique quand il expose « publiquement » les motifs de son action pour donner aux citoyens les pleins moyens d’en juger par eux-mêmes.

 

Macron défend le nucléaire

Macron défend le nucléaire

 

Le profond mouvement de mécontentement à l’égard des éoliennes partout en France semble servir la cause du nucléaire. Pourtant d’un point de vue énergétique il n’y a ni comparaison ni compétition sauf dans l’imaginaire des écolos bobos. Rappelons qu’une éolienne produit une capacité de 2 MW par éoliennes pour 900 MW pour un réacteur ( 1600 W pour un EPR).

Macron a aussi pris conscience de ce virage de l’opinion publique et de l’influence qu’il pourra avoir sur les élections de 2022.

Lors de son voyage en Martinique, président de la République a donc  réaffirmé son soutien au nucléaire, une « chance » pour la France, a-t-il souligné au micro de France Info. Insuffisant pour Xavier Bertrand, son rival pour 2022, le chef de l’Etat ne s’étant pas positionné sur le lancement, ou non, de nouveaux EPR (European Pressurized Reactor, des réacteurs nouvelle génération) sur le territoire – alors que celui en cours de construction à Flamanville multiplie les déboires -, préférant remettre la question à la prochaine mandature.

« Il dit « le nucléaire c’est bien ». Alors, que l’on choisisse dès maintenant de lancer les nouveaux EPR et qu’on n’attende pas », a ainsi réagi Xavier Bertrand.

En réponse Macron a affirmé qu’il intégrait quand même la perspective d’éoliennes mais au cas par cas ( le problème c’est que déjà ce qui se produit car il n’y a pas de plan national d’éoliennes mais des implantations au hasard des environnements politiques et des intérêts financiers.

Éolien : le vent tourne pour Macron qui préfère le nucléaire

Éolien : le vent tourne pour Macron qui préfère le nucléaire

Le vent tourne pour Macron concernant les éoliennes qui ne doivent pas porter atteinte au patrimoine et à notre identité a déclaré Emmanuel Macron qui a souligné le rôle central du nucléaire en France. Une  manière de remettre les choses à leur place et de repréciser les priorités de la politique énergétique. Le  chef de l’État a indiqué  qu’il n’était pas opposé aux éoliennes mais qu’elle serait désormais décidée au cas par cas (observons cependant que ces déjà se passe actuellement !).

Le chef de l’État a encore une fois présenté le nucléaire comme la « chance » de la France pour lutter contre le réchauffement climatique. L’atome constitue en effet un atout considérable pour décarboner l’énergie : il ne rejette aucune émission de CO2, ce qui le positionne en bonne place pour soutenir la transition écologique qui exige une consommation accrue d’électricité. . « Je ne veux pas qu’on abîme nos paysages, c’est une part de notre patrimoine et de notre richesse profonde, de notre identité », a-t-il confié au micro de France Info.

« Des tensions naissent parce que certaines de nos régions ont beaucoup construit d’éoliennes », a précisé le président, qui souhaite « améliorer la concertation locale ». Et pour l’éolien en mer, onéreux pour l’État, le président a exprimé l’envie de faire « baisser les coûts ». Emmanuel Macron s’est donc approprié sans détour une question largement abordée question pendant la campagne des élections régionales.

Nucléaire : quel avenir pour des centrales au thorium

Nucléaire : quel avenir pour des centrales au thorium

 

Un article du site Sciences et Avenir évoque les perspectives d’avenir pour les centrales nucléaires au thorium ; une solution possible mais pas miraculeuse. (Extrait)

 

« Le thorium est trois à quatre fois plus abondant dans la croûte terrestre que l’uranium, et notamment chez les pays qui sont susceptibles de construire des réacteurs dans le futur, comme l’Inde, le Brésil et la Turquie », explique Martha Crawford-Heitzmann, directrice de la recherche, du développement et de l’innovation du géant français du nucléaire Areva.

« En cas de construction de nouveaux réacteurs, ces pays pourraient nous demander des solutions au thorium », ajoute-t-elle.

Areva a signé avec le belge Solvay, en décembre, un accord incluant un programme de recherche et de développement pour étudier l’exploitation de ce minerai comme combustible potentiel de centrales nucléaires.

Des réacteurs expérimentaux au thorium avaient été construits dès le milieu des années 1950, mais les recherches mises entre parenthèses au profit de l’uranium.

« Elles étaient motivées par la crainte d’une pénurie d’uranium. Puis elles ont ralenti, notamment en France où l’on a pu fermer le cycle de l’uranium en mettant en place un système de recyclage du combustible usé », selon Mme Crawford-Heitzmann.

Si les recherches reprennent aujourd’hui, c’est parce que l’abondance de la ressource profiterait à certains pays, comme l’Inde qui, avec environ un tiers des réserves mondiales, s’est clairement engagée dans la voie du thorium dans le cadre de son ambitieux programme de développement nucléaire civil.

En revanche, pas de bouleversement en vue dans une France très nucléarisée. « De nombreux pays ont investi des milliards et des milliards d’euros dans des infrastructures industrielles qui dépendent de l’uranium. Ils cherchent à les amortir et n’ont pas envie de les remplacer », souligne Mme Crawford-Heitzmann.

Les avantages ne sont pas suffisamment décisifs pour sauter le pas. « L’intérêt du thorium ne prend tout son sens que dans des réacteurs très innovants, comme ceux à sels fondus, qui sont encore à l’étude papier », selon le chargé de mission CNRS Sylvain David, qui travaille sur un tel projet à l’Institut de physique nucléaire d’Orsay.

Evolution plutôt que révolution

Principal inconvénient du thorium: il n’est pas naturellement fissile, contrairement à l’uranium 235 utilisé dans les réacteurs actuels. Ce n’est qu’après absorption d’un neutron qu’il produit une matière fissile, l’uranium 233, nécessaire pour déclencher la réaction en chaîne dans le réacteur. Pour amorcer un cycle thorium, il faut donc de l’uranium ou du plutonium (issu de l’activité des centrales).

« Sans compter qu’il faudra plusieurs dizaines d’années pour accumuler suffisamment de matière fissile pour pouvoir démarrer un cycle », souligne le Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

Les risques ne sont pas non plus nuls. Certes, les combustibles au thorium fondent à une température plus élevée, retardant le risque de fusion du coeur du réacteur en cas d’accident. « Mais on ne peut pas dire que c’est le cycle magique où il n’y a plus de déchets, plus de risques, plus Fukushima », insiste M. David.

L’uranium 233 est fortement irradiant, ce qui nécessiterait « des usines beaucoup plus compliquées, avec des blindages pour respecter les règles de radioprotection », selon le CEA.

Quant à dire que les déchets sont moins radioactifs, « ce n’est pas exact: la radioactivité est plus faible à certaines périodes, et plus forte à d’autres. Il n’y a pas un avantage absolument décisif à cet égard ».

Résultat: la production industrielle d’énergie grâce au thorium n’est pas pour demain.

« Je ne pense pas qu’on aura des réacteurs avant 20 ou 30 ans. Et cela se fera progressivement, en complément au cycle fermé », prédit Martha Crawford-Heitzmann. D’autant plus qu’avec le cycle fermé uranium-plutonium, « la ressource nucléaire est assurée pour des siècles ».

Dans cette optique, le CEA développe un prototype de réacteur à neutrons rapides refroidis au sodium, baptisé « Astrid », qui grâce à l’uranium 238 permet d’utiliser plusieurs fois le plutonium et même d’en produire plus qu’il n’en consomme par « surgénération ».

Or, l’uranium 238 représente 99,3% du minerai d’uranium et « de grandes quantités ont déjà été extraites des mines, dont on ne sait pas quoi faire », souligne M. David.

Nucléaire chinois : un réacteur au thorium ?

Nucléaire chinois : un  réacteur au thorium ?

 

La concurrence s’accroît entre les pays qui maîtrisent l’énergie d’origine nucléaire. La compétition entre la France et la Chine notamment. La Chine qui vient d’annoncer le lancement d’un réacteur au thorium 2030 ( le temps nécessaire à créer suffisamment de combustible).

Une équipe de l’Institut des sciences appliquées de Shanghai vient en effet de dévoiler, dans une revue spécialisée chinoise, le projet d’un nouveau type de centrale nucléaire. Selon des chercheurs chinois, en effet, dès 2030 un premier réacteur fonctionnant au thorium, appelé aussi réacteur à sels fondus, pourrait être pleinement opérationnel et commercialisable. Et proposé notamment aux pays qui sont partie prenante du projet des Nouvelles routes de la soie .

La technologie n’est pas nouvelle. Apparue dans les années soixante, elle a été délaissée depuis, même si plusieurs expérimentations ont été lancées ces dernières années, notamment aux Etats-Unis, en Russie. En France, elle a été évoquée lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017.

EDF : hausse de la production nucléaire

EDF : hausse de la production nucléaire

En dépit des discours sur les énergies renouvelables dont beaucoup sont d’ailleurs illusoires, l’énergie nucléaire continue d’occuper largement la première place en France pour la production d’électricité. Le nucléaire occupera toujours une part de marché de 70 % du faît d’une part d’une certaine baisse de la consommation en 2021 mais aussi d’une hausse de la production.

 «Compte tenu du bon déroulement du 1er semestre 2021, EDF rehausse son estimation de production nucléaire pour l’ensemble de l’année 2021 de 330 térawattheures (TWh) – 360 TWh à 345 TWh – 365 TWh», selon un communiqué de l’électricien. Cette nouvelle estimation reste cependant en-deça des 379,5 TWh produits en 2019, avant la crise sanitaire.

La pandémie de Covid-19 s’est traduite par une chute de la consommation d’électricité allant jusqu’à 20% en France avec la mise à l’arrêt de pans entiers de l’économie. «L’hypothèse de production pour 2022 reste inchangée à ce stade» dans une fourchette 330 TWh – 360 TWh, ajoute EDF.

Le nucléaire produit aujourd’hui plus de 70% de l’électricité française, et le choix du gouvernement de ramener cette part à 50 % d’ici 15 ans paraît de plus en plus très hypothétique surtout avec la révision de la tarification des aides au photovoltaïque et à celle qui inévitablement interviendra aussi pour les éoliennes comme le recommande la Cour des Comptes.

L’Allemagne veut démolir la filière nucléaire française

L’Allemagne veut démolir la filière nucléaire française

Il y a deux raisons aux faites que l’Allemagne depuis longtemps s’oppose à la filière nucléaire française. D’abord il s’agit de faire plaisir aux écolos allemands qui comptent de plus en plus dans le paysage politique. Ensuite il faut enlever à la France l’un de ses atouts les plus performants sur le plan énergétique.

Notons au passage que l’Allemagne compte surtout sur le pétrole russe qui n’est pas particulièrement écologique !L’Allemagne et quatre autres pays de l’Union européenne s’opposent au classement de l’énergie nucléaire comme investissement écologique et durable, comme le montre une lettre adressée à la Commission européenne que Reuters a pu consulter vendredi 2 juillet.

Avec la « taxonomie de la finance durable », Bruxelles veut rendre les investissements dits « verts » plus visibles pour les investisseurs et espère ainsi contribuer à orienter les capitaux privés vers des activités qui soutiennent les objectifs climatiques de l’UE.

L’Espagne, l’Autriche, le Danemark et le Luxembourg ont rejoint le camp de l’Allemagne pour affirmer que les investisseurs préoccupés par le stockage des déchets radioactifs pourraient perdre confiance dans la classification européenne sur les produits financiers dits « verts » s’ils incluaient l’énergie nucléaire à leur insu.

« Nous craignons qu’inclure l’énergie nucléaire dans la taxonomie ne porte atteinte à son intégrité et à sa crédibilité, et donc à son utilité », écrivent  d e manière très hypocrite les ministres de ces pays, ajoutant que chaque membre de l’UE a le droit de choisir sa propre forme d’énergie.

La France, où le nucléaire est la principale source de production d’électricité, et certains pays d’Europe de l’Est défendent cette source d’énergie au motif qu’elle n’émet pas de gaz à effet de serre, jugés responsables du changement climatique.

La Commission a publié des critères liés au climat pour des investissements verts, allant de la rénovation de bâtiments à la fabrication de ciment, d’acier et de batteries. La classification du nucléaire est une source de désaccords, y compris au sein de la Commission européenne.

La question est avant tout politique pour l’Allemagne, où les écologistes sont influents. Berlin a notamment accéléré son calendrier de sortie de l’énergie nucléaire à la suite de la catastrophe de Fukushima en mars 2011 au Japon. Elle devrait fermer ses derniers réacteurs en activité l’an prochain.

 

Nucléaire : le débat relancé par le Sénat sur la fermeture des centrales

Nucléaire : le débat relancé par le Sénat sur la fermeture des centrales

 

 

Les sénateurs ont relancé le débat sur le nucléaire à l’occasion de la loi  Climat en exigeant qu’aucune fermeture de centrales nucléaires ne soit réalisée sans que parallèlement les pertes de production d’électricité ne soient compensées par d’autres modes alternatifs. D’une certaine manière les sénateurs prennent auquel le gouvernement de son idéologie. Les élus de la Chambre haute ont en effet inséré un nouvel article visant à conditionner la fermeture des centrales « à la production d’énergies renouvelables et bas carbone équivalentes ». Déposé par Stéphane Piednoir (LR, Maine-et-Loire), l’amendement vise à s’assurer qu’aucune fermeture ne puisse intervenir « sans que les marges nécessaires à l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité n’aient été prises en compte ».

« Il n’y a pas ceux qui veulent du tout nucléaire, ceux qui veulent du tout renouvelable, il y a simplement dans cet hémicycle des élus de la République qui souhaitent que nous ne soyons pas en black-out », a fait valoir la présidente LR de la commission des Affaires économiques, Sophie Primas.

Une disposition qui permettra aussi de « conforter l’objectif de décarbonisation du texte », tout en assurant la fiabilité de la fourniture d’énergie électrique, a assuré le rapporteur Daniel Gremillet (LR) – l’énergie nucléaire étant peu productrice de gaz à effet de serre.

À noter la nullité de la réponse de la ministre de l’écologie Barbara Pompidou « J’aimerais tellement que ce soit si simple. On ferme une centrale et hop, on met à la place des énergies renouvelables. [...] La politique énergétique est beaucoup plus complexe que ça ! [...] « 

Une complexité que visiblement la ministre de l’écologie a du mal à prendre en compte elle-même

Car l’atome reste la principale source d’électricité de l’Hexagone : il représente aujourd’hui plus de 70% du mix énergétique français total – contre moins de 20% pour le solaire et l’éolien. Un constat qui a conduit le sénateur Stéphane Piednoir à se questionner, dans l’Hémicycle, sur la manière de parvenir à l’objectif de 50% d’ici à 2025. « On décrète qu’on va fermer un tiers de nos réacteurs comme ça, sans réfléchir aux capacités de production qu’on peut mettre en compensation », s’est-il étonné face à Barbara Pompili.

« Il y a un certain nombre de réacteurs qui vont s’arrêter et c’est normal. C’est le cycle de vie des centrales nucléaires, comme il y a un cycle de vie des éoliennes, comme pour tout », s’est défendu la ministre de la Transition écologique. Qui sans doute se croyait dans une cour d’école primaire!

Nucléaire–incident EPR chinois : Pompili fait calme le jeu

Nucléaire–incident EPR chinois : Pompili fait calme le jeu

 

Fait  rare pour être signalé, Barbara Pompili dit ministre de l’environnement défavorable aux EPR en général estime qu’il faut se montrer très prudent par rapport à l’incident constaté sur l’EPR chinois le seul au monde à fonctionner actuellement. (Les autres sont en cours de construction notamment à Flamanville qui devrait démarrer en 2022). Cet incident ne devrait pas remettre en cause la construction de 6 EPR en France et les perspectives d’exportation.

 

EDF de ce côté qui n’exploite pas la centrale EPR en Chine a demandé des explications. Pour l’instant EDF considèrent qu’il ne s’agit pas d’un incident nucléaire. Cette confiance d’EDF dans la gestion de la fuite par l’exploitant chinois ne semble même pas être altérée par le fait que l’autorité de sûreté chinoise ait procédé, il y a quelques semaines, au rehaussement du seuil autorisé concernant ces rejets, le passant à 324 GBq par tonne d’eau. A titre de comparaison, en France, le seuil de 150 GBq par tonne d’eau est retenu comme déclencheur d’un repli du réacteur sous 48h, depuis 2009, rappelle sur Twitter Yves Marignac, chef du pôle expertise énergies nucléaire et fossiles de l’institut négaWatt.

Nucléaire iranien : nouveaux grains de sable

Nucléaire iranien : nouveaux grains de sable

Il n’est pas certain que les grandes nations parviennent à ressusciter l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien. En tout cas de nouveaux grains de sable apparaissent à travers la montée du stock d’uranium enrichi en Iran et la dissimulation de certains sites.

 

« Le directeur général [Rafael Grossi] est préoccupé par le fait que les discussions techniques entre l’Iran et l’Agence n’ont pas produit les résultats escomptés », écrit ainsi l’instance onusienne, dans son rapport. « Leur localisation actuelle n’est pas connue par l’agence ». 

En matière d’enrichissement de l’uranium l’Iran a franchi un cap inédit en avril en montant à 60 %, se rapprochant ainsi des 90 % nécessaires à une utilisation militaire.

. Les diplomates espèrent aboutir avant la présidentielle du 18 juin en Iran mais rien n’est sûr dans ce domaine.

Pour une dissuasion nucléaire européenne ?

Pour une  dissuasion nucléaire européenne ?

 

 

Natalia Pouzyreff, députée LREM des Yvelines et membre de la commission de la défense nationale et des forces armées militent en faveur d’une dissuasion nucléaire européenne. Le seul problème c’est que c’est eux position et surtout françaises et que l’Allemagne notamment préfère et de loin le parapluie de l’OTAN et des États-Unis.

Interview dans la Tribune

Le contexte stratégique s’est particulièrement dégradé ces dernières années, avec la persistance de la prolifération nucléaire, que ce soit en Corée ou en Iran, ainsi que par des ruptures de concept avec l’arrivée de nouveaux systèmes, potentiellement équipés de charges duales, à l’instar de ceux développés par la Russie. Actuellement, le caractère de la menace nucléaire est de nature à déstabiliser l’équilibre mondial et la sécurité jusqu’aux frontières de l’Europe.

Dans ce contexte, la dissuasion doit être maintenue et sa crédibilité renforcée ; l’administration américaine est en passe de renouveler son budget pour sa dissuasion nucléaire, et le Royaume-Uni a fait plusieurs déclarations au sujet d’une augmentation du plafond de son stock d’ogives nucléaires. Pour la France, les forces nucléaires restent l’ultime garant de sa souveraineté, elles n’ont pas vocation à la frappe en premier mais assurent une capacité de riposte en cas d’agression nucléaire. La crédibilité de la dissuasion nucléaire française réside dans la continuité de la doctrine et la permanence de la posture.

Ainsi, l’arme nucléaire est une arme politique, aux mains du chef de l’État, qui s’inscrit en pleine cohérence à travers le discours politique sur la souveraineté depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette « arme politique » repose également sur des institutions solides et un consentement national. À ce titre, le budget alloué à la modernisation de la dissuasion nucléaire est voté chaque année au Parlement (1).

L’efficience opérationnelle de notre système de dissuasion s’affirme lors d’exercices qui ont lieu tous les dix-huit mois pour la composante nucléaire aéroportée. La composante navale se distingue quant à elle par la permanence à la mer, grâce aux quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, qui patrouillent successivement.

Pour autant, la France parvient à concilier la crédibilité de sa force nucléaire avec son engagement en faveur de la maîtrise des armements telle que figurant dans les intentions du TNP (2) en matière de réduction des arsenaux. En effet, la France a mis en œuvre l’arrêt de la production de matières fissiles ainsi que le démantèlement des activités correspondantes et applique donc, un principe de stricte suffisance.

En Europe, la France, comme le Royaume-Uni, assument une posture souveraine et unilatérale en contribuant à la défense de l’Europe. Il est clair que les intérêts vitaux de notre nation revêtent une dimension européenne, au moment où la Grèce se retrouve à portée de missiles balistiques iraniens et où nous restons attachés au processus de réassurance sur le flan Est.

Toutefois, la pierre angulaire de la défense collective de l’Europe reste bel et bien l’OTAN, à travers l’alliance nucléaire en responsabilité partagée avec les 21 États de l’Union européenne qui en sont membres. Ces États sont donc, eux aussi, parties prenantes en matière de dissuasion.

Cependant on peut s’interroger sur le caractère plus ou moins assumé selon les États de cette contribution au sein de l’alliance. En ce sens, les pays de l’Union doivent véritablement se poser la question du rôle de la dissuasion nucléaire en Europe. Pour cela, il faut que s’amorce une véritable réflexion entre Européens et que puisse se développer une culture stratégique commune. C’est le sens de la proposition du 7 février 2020 faite par le président Macron, en vue de renforcer la dimension européenne de la dissuasion.

De même, il est essentiel que l’unité entre pays européens s’exprime en matière de maîtrise des armements. En effet le TNP associé au système de vérification de l’AIEA (3), sont les seuls à garantir un certain équilibre dans la posture stratégique des P5 (4). Au contraire du TIAN (5), qui prend le risque de l’asymétrie et ne propose aucun système de contrôle.

Ensuite, l’entente entre États membres est d’autant plus nécessaire dans le contexte actuel post FNI (6), qui connait une résurgence de l’utilisation de système d’armes à portée intermédiaire aux frontières mêmes de l’UE. De fait, il serait opportun que les pays membres de l’UE s’intéressent et s’emparent du sujet. Une discussion commune entre l’UE et l’OTAN doit être engagée. Nous le devons à nos concitoyens car il s’agit avant tout de la sécurité des européens. C’est à ce titre également que les parlementaires peuvent s’impliquer davantage en contribuant au débat public.

 

Pour conclure, l’Europe à travers ses États membres doit formuler sa posture en matière de dissuasion, tout en renforçant le pilier européen de l’OTAN et le lien transatlantiqueC’est uniquement à cette condition que notre sécurité collective gagnera en crédibilité et que nos nations assumeront ensemble leur communauté de destin.

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(1) La loi de programmation militaire pluriannuelle planifie 25 milliards d’euros pour la dissuasion nucléaire sur la période 2019-2023.

(2) Traité de Non-Prolifération

(3) Agence Internationale de l’Énergie Atomique

(4) Les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies

(5) Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires

(6) Le traité de 1987 sur les forces nucléaires à portée intermédiaire visait à abandonner le recours à des missiles balistiques et de croisière conventionnels ayant une portée de 500 à 5.500 kilomètres.

Nucléaire–Durée de vie des réacteurs : jusqu’à 60 ans ?

Durée de vie des réacteurs : jusqu’à 60 ans ?

 

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Le chef de l’autorité de sûreté nucléaire, Bernard Doroszczuk,  a évoqué la prolongation, au-delà de 50 ans, des plus vieux réacteurs français. En début d’année, l’autorité a donné son feu vert pour une prolongation de la durée de vie des 32 réacteurs tricolores de 900 MW, de 40 à 50 ans. En revanche, l’ASN ne s’est pas prononcée sur une prolongation au-delà de ces dix années supplémentaires.

« Le point principal de préoccupation, c’est celui de l’horizon 2040, qui correspond au moment où la durée de fonctionnement des réacteurs atteindra entre 50 et 60 ans.  » a alerté Bernard Doroszczuk. Une manière quand même d’introduire l’idée que les réacteurs pourraient être utilisés pendant 60 ans, pour l’instant.

L’hydrogène a besoin du nucléaire

L’hydrogène a besoin du nucléaire

 

 

Ce que justifie Gérard Longuet  sénateur LR de la Meuse, ancien ministre , vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques  dans l’Opinion.

 

 

L’Europe vise les dix millions de tonnes d’hydrogène renouvelable d’ici à 2030. Quelle serait la quantité d’électricité nécessaire à mobiliser pour atteindre cette production ?

L’hydrogène n’est pas une source, c’est un vecteur d’énergie qui demande beaucoup d’électricité pour être produit. Afin de fabriquer 10 millions de tonnes donc, 550 TWh sont nécessaires (on a besoin en moyenne de 55 kWh par kg d’hydrogène). Et l’Union européenne a déclaré que l’intégralité de cette production serait d’origine renouvelable, tandis qu’elle est actuellement, en France, à 95 % d’origine fossile. L’objectif visé pourrait ainsi représenter 150 000 éoliennes terrestres, ou 800 000 hectares de panneaux solaires, dans des ordres de grandeurs approximatifs… Des chiffres aberrants.

Est-ce réaliste ?

Non, appelons un chat un chat, l’Union européenne doit se montrer plus ouverte sur la question nucléaire. Elle doit également prendre en compte la solution de captage de CO2 de l’hydrogène produit par reformage du méthane, qui est une autre façon d’isoler la molécule sans émissions de gaz à effet de serre.

Mais l’Allemagne défend cette position 100 % renouvelable, arguments à l’appui…

Les Allemands disent très clairement que cette énergie sera importée. Un projet « Desertec » de photovoltaïques dans le Sahara est en réflexion. A condition, cependant, que les pays propriétaires de ce territoire l’acceptent, qu’ils en sécurisent le fonctionnement et en garantissent un certain équilibre économique pour amortir les investissements. J’ajoute que, lorsque l’on transforme une énergie en vecteur de stockage que l’on transporte, on perd entre 20 et 50 % de l’énergie d’origine. Donc je pense que l’Europe raconte des histoires quand elle nous dit que l’on peut produire dix millions de tonnes d’hydrogène renouvelable.

Où se situe la France sur cette question ?

Nous sommes dans une position intermédiaire car nous pouvons produire de l’hydrogène nucléaire. Or, la Programmation pluriannuelle de l’énergie ambitionne d’abaisser la part du nucléaire dans le mix énergétique français à 50 % d’ici à 2030. Il faudrait donc, je pense, ajouter à ce mix dédié à notre consommation, une production consacrée à l’hydrogène ayant une part nucléaire à repenser.

« Le renouvelable a sa place. Mais à cela doit s’ajouter davantage de nucléaire, sous des formes différentes, comme les technologies SMR, c’est-à-dire de petits réacteurs modulaires »

Est-ce que cela demanderait de construire de nouveaux réacteurs ?

Oui. En sachant que les territoires qui en sont dépourvus ne veulent pas en accueillir, comme la Bretagne. Il y a plusieurs zones en France qui se trouvent en fragilité électrique à cause d’une production insuffisante et d’une densité de réseaux trop forte à certains endroits. Impossible de faire de l’hydrogène dans ces conditions.

Sommes-nous face à un dilemme insoluble, entre un besoin d’hydrogène décarboné (idéal pour la mobilité lourde) et une capacité électrique insuffisante pour le produire ?

Non, c’est à mon avis totalement soluble. Le renouvelable a sa place, on peut augmenter les éoliennes dans les zones à faible densité de population jusqu’au moment où cela ne sera plus acceptable. Mais à cela doit s’ajouter davantage de nucléaire, sous des formes différentes, comme les technologies SMR, c’est-à-dire de petits réacteurs modulaires fabriqués à la chaîne pour le dire rapidement. Ces installations ont des plus petites puissances et sont, par conséquent, plus sûres.

N’est-il pas envisageable, par ailleurs, que notre consommation électrique gagne en efficience ou tende vers une certaine sobriété, pour équilibrer le mix et compenser l’arrivée de l’hydrogène ?

Je ne le crois pas. Il y a une demande d’électricité croissante pour toute la société numérique. Certes, ce secteur permet d’optimiser tel ou tel système, en le rendant plus sobre et plus intelligent, mais cela reste une source importante de consommation. Regardez l’augmentation des data centers. Il faut également prendre en compte le chauffage, avec la multiplication des pompes à chaleur ainsi que le développement de la mobilité électrique. Je ne vois pas pourquoi, ni comment, cette demande devrait baisser. Et le discours sur l’hydrogène est incohérent de ce point de vue là. Cela demande de réfléchir sur le long terme à notre manière de transformer l’industrie. Pour ma part, je préfère la décarboner avec la science, qu’avec la décroissance. L’homme a toujours choisi l’innovation.

Nucléaire Iran : la France constate des progrès dans les discussions

Nucléaire Iran : la France constate des progrès dans les discussions

 

« Les discussions qui ont repris le 7 mai à Vienne ont conduit à quelques premiers progrès sur la question nucléaire », a déclaré à la presse la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnes von der Muhll, sans donner plus de détails.

« Néanmoins, des désaccords majeurs subsistent sur certains points clés à aplanir afin de parvenir à un accord prévoyant le retour de l’Iran et des États-Unis et leur pleine mise en œuvre du JCPoA. Il reste encore beaucoup à faire, dans un délai très serré.  »

Le nœud de l’accord était que l’Iran s’était engagé à freiner son programme nucléaire afin de rendre plus difficile l’obtention de la matière fissile pour une arme nucléaire en échange d’un allégement des sanctions américaines, européennes et onusiennes.

Les responsables ont déclaré qu’ils espéraient parvenir à un accord d’ici le 21 mai, date à laquelle un accord entre Téhéran et l’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU sur la surveillance continue de certaines activités nucléaires iraniennes devait expirer.

Les diplomates ont déclaré qu’ils pensaient qu’il y avait eu des progrès suffisants dans les pourparlers de Vienne qu’une prolongation de l’accord de suivi entre Téhéran et l’agence des Nations Unies était probable même si les modalités devaient encore être élaborées.

« Si un accord sur la reprise par l’Iran de ses engagements n’est pas conclu avant l’expiration de l’accord technique bilatéral entre l’Iran et l’Agence, ils devront s’entendre sur sa prolongation », a déclaré Von der Muhll.

Nucléaire EDF: six EPR pour l’Inde

Nucléaire  EDF: six EPR pour l’Inde

 

 

EDF, en difficulté en France pour sa filière EPR pourrait construire six réacteurs en Inde.

EDF franchit une étape cruciale pour un gigantesque projet nucléaire en Inde. Le géant tricolore de l’énergie a remis au groupe nucléaire public indien « l’offre technico-commerciale engageante française en vue de la construction de six (réacteurs) EPR sur le site de Jaitapur », a annoncé dans un communiqué le groupe français. Ce n’est pas encore un accord mais c’est une étape cruciale. En s’engageant ainsi, le groupe public français, seul en lice, donne la base nécessaire pour conclure un accord d’ici à quelques mois. Cela permettrait de lancer enfin la construction d’un chantier évoqué depuis plus d’une décennie et surveillé de près par les autorités françaises et indiennes.

 

Mais alors que le méga-projet indien et ses 6 EPR entame une nouvelle étape, l’avenir pourrait bien, après la course au gigantisme, appartenir à un réacteur de taille bien plus modeste : les SMR, des petits réacteurs modulaires, dont la puissance ne dépasse pas les 300 mégawatts, contre plus de 1.500 pour les EPR. Conçus pour être fabriqués en série en usine puis transportés sur le lieu de leur exploitation, ils intéressent de plus en plus les Etats-Unis, le Royaume-Uni mais aussi la France. « Les Américains misent beaucoup dessus, pour avancer plus vite que la Chine et récupérer le savoir-faire à l’export », fait valoir Nicolas Goldberg. Pour l’heure, seuls les Russes disent maîtriser la technologie.

EPR, SMR ou sortie du nucléaire : difficile de dire de quoi seront faites les prochaines décennies

. D’ici à 2050, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) prévoit que la capacité nucléaire mondiale pourrait augmenter de 82% dans son hypothèse haute… ou décliner de 7% dans son hypothèse basse. En France, un bilan prévisionnel baptisé « futurs énergétiques 2050 », commandité par le ministère de la transition écologique, est attendu à l’automne pour comparer les scénarios énergétiques, selon si l’Hexagone construit ou non des EPR. Mais pour l’heure, la décision sur d’éventuels nouveaux chantiers a été renvoyée au prochain quinquennat.

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