Archive pour le Tag 'écologique'

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

 

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Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées recouvrent un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon. L’Agence spatiale brésilienne (INPE) dit avoir répertorié 72.843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l’année, soit une hausse de 83% par rapport à la même période l’an dernier et un record depuis qu’elle a commencé à recueillir de telles données en 2013.

La déforestation au Brésil a bondi de 67% sur un an au cours des sept premiers mois de l’année, a par ailleurs indiqué l’INPE, dont le travail est attaqué par le gouvernement de Bolsonaro. Des millions de personnes à travers le monde ont fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude sur l’avenir de la forêt amazonienne. Le principal piège à carbone au monde se trouve à 60% sur le territoire du Brésil.

Aux yeux d’experts environnementaux, les déclarations de Bolsonaro sont un “écran de fumée” destiné à masquer les mesures engagées par son gouvernement favorisant les investissements agricoles et miniers au détriment des réglementations environnementales. “La déforestation accrue et les incendies sont les conséquences de la politique anti-environnementale” de Bolsonaro, a déclaré Marcio Astrini, le coordinateur des relations publiques de Greenpeace au Brésil.

Un chercheur de l’université de Sao Paulo, spécialiste des questions climatiques, a souligné que les agriculteurs avaient recours au feu pour défricher leurs terres et attribué la multiplication des incendies au pic de déforestation illicite constaté cette année.

 

Selon l’avocat du directeur général, Me Benjamin Van Gaver, “l’ouverture de l’enquête va permettre d’offrir à Monsieur Bailey la possibilité d’apporter tous les éléments nécessaires aux autorités afin de réfuter fermement les allégations portées à son encontre”.

 

 

Prévision de Budget 2020 : “un mini budget écologique

Prévision de Budget 2020 : “un mini budget écologique

La ministre de l’écologie s’est vantée d’une augmentation de 800 millions d’euros de crédits supplémentaires pour le budget 2020. Une augmentation à relativiser car à périmètre constant il n’y a pratiquement pas de hausse. Par ailleurs dans ce budget global de plus de 32 milliards, il y a à boire et à manger notamment des crédits affectés au transport dont certains participent de la transition écologique mais d’autres beaucoup moins ou pas du tout. Pour aboutir à ce calcul, le responsable des comptes publics a expliqué  »qu’il y avait des lignes ‘transports’ et des lignes ‘développement durable’ dans le budget sur l’Ecologie. Tous les projets de transport que nous mettons en place sont compatibles avec la transition écologique ».

Le gouvernement met en avant une hausse de 800 millions d’euros du budget de la transition écologique. A périmètre constant, l’augmentation n’est en réalité que de 120 millions, c’est-à-dire pratiquement rien par rapport à l’enveloppe globale de 32 milliards En dépit de ces efforts de communication, plusieurs ONG ont fait part de leur déception en regrettant le manque d’investissement dans la transition énergétique. Selon les experts de l’Institut for climate economics, les investissements publics et privés nécessaires à l’atteinte des objectifs climatiques de la France sont estimés entre 45 et 75 milliards d’euros par an. Or, seulement 31 milliards sont consacrés à cet objectif.

Budget 2020 : “un mini budget écologique

Budget 2020 : “un mini budget écologique

La ministre de l’écologie s’est vantée d’une augmentation de 800 millions d’euros de crédits supplémentaires pour le budget 2020. Une augmentation à relativiser car à périmètre constant il n’y a pratiquement pas de hausse. Par ailleurs dans ce budget global de plus de 32 milliards, il y a à boire et à manger notamment des crédits affectés au transport dont certains participent de la transition écologique mais d’autres beaucoup moins ou pas du tout. Pour aboutir à ce calcul, le responsable des comptes publics a expliqué  »qu’il y avait des lignes ‘transports’ et des lignes ‘développement durable’ dans le budget sur l’Ecologie. Tous les projets de transport que nous mettons en place sont compatibles avec la transition écologique ».

Le gouvernement met en avant une hausse de 800 millions d’euros du budget de la transition écologique. A périmètre constant, l’augmentation n’est en réalité que de 120 millions, c’est-à-dire pratiquement rien par rapport à l’enveloppe globale de 32 milliards En dépit de ces efforts de communication, plusieurs ONG ont fait part de leur déception en regrettant le manque d’investissement dans la transition énergétique. Selon les experts de l’Institut for climate economics, les investissements publics et privés nécessaires à l’atteinte des objectifs climatiques de la France sont estimés entre 45 et 75 milliards d’euros par an. Or, seulement 31 milliards sont consacrés à cet objectif.

 

Crise écologique: le réemploi à privilégier par rapport au recyclage

Crise écologique: le réemploi à privilégier par rapport au recyclage

 

La lutte contre la pollution plastique est la grande absente du projet de loi sur l’économie circulaire, dénoncent, dans une tribune au « Monde », les responsables des ONG engagées dans la transition écologique et solidaire. (Extraits)

 

Tribune. 

 

En préambule de la loi anti gaspillage et économie circulaire qui est débattu, mardi 17 septembre au Sénat, le gouvernement a établi le constat suivant : « Les citoyens français sont en colère contre le gaspillage des ressources, la surconsommation de plastiques, l’obsolescence programmée des produits et l’impossibilité de réparer leurs biens. »

Pour les ONG engagées dans la transition écologique et solidaire, ce texte présenté comme un véritable tournant écologique du quinquennat, n’est pour l’instant pas à la hauteur des enjeux. Elles appellent les parlementaires à ne pas réduire l’économie circulaire au recyclage des matériaux et à agir pour une économie inclusive qui préserve véritablement nos ressources et permette de lutter contre le dérèglement climatique.

Depuis la présentation du projet de loi, le gouvernement communique largement sur deux mesures emblématiques : le retour de la consigne sur les bouteilles et l’interdiction de destruction des invendus non alimentaires. Sur la consigne, les Français plébiscitent le retour du modèle qu’ils ont connu, qui permet le réemploi de l’emballage en verre et donc la réduction de la production de déchets. Nous souhaitons que la loi donne la priorité au réemploi et sommes opposés au modèle visant uniquement le recyclage des bouteilles en plastique et canettes en aluminium, qui nous maintient dans l’ère du tout jetable.

Le gouvernement communique sur des objectifs ambitieux de « 100 % de plastiques recyclés » et de « zéro plastique rejeté en mer d’ici 2025 », mais il n’inscrit pas ces objectifs dans la loi

Concernant l’interdiction de détruire les invendus non alimentaires, nous déplorons que le projet actuel laisse la porte ouverte au recyclage de produits neufs au lieu d’en assurer la réutilisation de façon systématique. Ces mesures se veulent emblématiques mais ne répondent pas à l’urgence d’endiguer le gaspillage de nos ressources et de lutter contre le changement climatique.

Par ailleurs, le réemploi est en mesure de favoriser le lien social et l’inclusion autour d’activités locales. La seule réponse industrielle ne peut suffire à produire les leviers nécessaires pour faire face à la crise écologique. Ce texte doit favoriser et accompagner la puissance de l’engagement local des citoyens, privilégier des projets porteurs de sens plus que de bénéfices, et œuvrer à la réduction des inégalités par le développement d’associations impliquées sur les questions environnementales et sociales.

 

Crise écologique : le réemploi à privilégier par rapport au recyclage

Crise écologique : le réemploi à privilégier par rapport au recyclage

 

La lutte contre la pollution plastique est la grande absente du projet de loi sur l’économie circulaire, dénoncent, dans une tribune au « Monde », les responsables des ONG engagées dans la transition écologique et solidaire. (Extraits)

 

Tribune. 

 

En préambule de la loi antigaspillage et économie circulaire qui est débattu, mardi 17 septembre au Sénat, le gouvernement a établi le constat suivant : « Les citoyens français sont en colère contre le gaspillage des ressources, la surconsommation de plastiques, l’obsolescence programmée des produits et l’impossibilité de réparer leurs biens. »

Pour les ONG engagées dans la transition écologique et solidaire, ce texte présenté comme un véritable tournant écologique du quinquennat, n’est pour l’instant pas à la hauteur des enjeux. Elles appellent les parlementaires à ne pas réduire l’économie circulaire au recyclage des matériaux et à agir pour une économie inclusive qui préserve véritablement nos ressources et permette de lutter contre le dérèglement climatique.

Depuis la présentation du projet de loi, le gouvernement communique largement sur deux mesures emblématiques : le retour de la consigne sur les bouteilles et l’interdiction de destruction des invendus non alimentaires. Sur la consigne, les Français plébiscitent le retour du modèle qu’ils ont connu, qui permet le réemploi de l’emballage en verre et donc la réduction de la production de déchets. Nous souhaitons que la loi donne la priorité au réemploi et sommes opposés au modèle visant uniquement le recyclage des bouteilles en plastique et canettes en aluminium, qui nous maintient dans l’ère du tout jetable.

Le gouvernement communique sur des objectifs ambitieux de « 100 % de plastiques recyclés » et de « zéro plastique rejeté en mer d’ici 2025 », mais il n’inscrit pas ces objectifs dans la loi

Concernant l’interdiction de détruire les invendus non alimentaires, nous déplorons que le projet actuel laisse la porte ouverte au recyclage de produits neufs au lieu d’en assurer la réutilisation de façon systématique. Ces mesures se veulent emblématiques mais ne répondent pas à l’urgence d’endiguer le gaspillage de nos ressources et de lutter contre le changement climatique.

Par ailleurs, le réemploi est en mesure de favoriser le lien social et l’inclusion autour d’activités locales. La seule réponse industrielle ne peut suffire à produire les leviers nécessaires pour faire face à la crise écologique. Ce texte doit favoriser et accompagner la puissance de l’engagement local des citoyens, privilégier des projets porteurs de sens plus que de bénéfices, et œuvrer à la réduction des inégalités par le développement d’associations impliquées sur les questions environnementales et sociales.

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

 

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Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées recouvrent un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon. Il serait temps que les responsables politiques qui comptent dans ce monde discutent rapidement de cette question pour mettre en œuvre des moyens destinés à stopper le feu. L’Agence spatiale brésilienne (INPE) dit avoir répertorié 72.843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l’année, soit une hausse de 83% par rapport à la même période l’an dernier et un record depuis qu’elle a commencé à recueillir de telles données en 2013.

La déforestation au Brésil a bondi de 67% sur un an au cours des sept premiers mois de l’année, a par ailleurs indiqué l’INPE, dont le travail est attaqué par le gouvernement de Bolsonaro. Des millions de personnes à travers le monde ont fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude sur l’avenir de la forêt amazonienne. Le principal piège à carbone au monde se trouve à 60% sur le territoire du Brésil.

Aux yeux d’experts environnementaux, les déclarations de Bolsonaro sont un “écran de fumée” destiné à masquer les mesures engagées par son gouvernement favorisant les investissements agricoles et miniers au détriment des réglementations environnementales. “La déforestation accrue et les incendies sont les conséquences de la politique anti-environnementale” de Bolsonaro, a déclaré Marcio Astrini, le coordinateur des relations publiques de Greenpeace au Brésil.

Un chercheur de l’université de Sao Paulo, spécialiste des questions climatiques, a souligné que les agriculteurs avaient recours au feu pour défricher leurs terres et attribué la multiplication des incendies au pic de déforestation illicite constaté cette année.

La loi énergie-climat : une drôle d’urgence écologique !

La loi énergie-climat : une drôle d’urgence écologique !

 

D’une certaine manière, cette loi énergie climat est bidon et n’existe que pour faire semblant de satisfaire quelques écolos bobos. De toute évidence, il y a un fossé sémantique entre l’urgence écologique qui fonderait la loi énergie climat et les mesures envisagées. Non pas que les orientations soient toutes condamnables mais elles paressent à la fois trop floues et trop lointaines. Ce texte, qui décrète l’”urgence écologique”, a pour but d’inscrire noir sur blanc plusieurs objectifs du gouvernement: la neutralité carbone en 2050, la fermeture des quatre dernières centrales à charbon d’ici à 2022 ou la réduction à 50% du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2035 – et non 2025 comme le veut la législation actuelle. Il contient également des mesures diverses, concernant par exemple la lutte contre les “passoires thermiques” – ces bâtiments aux piètres performances énergétiques. La fermeture des centrales à charbon d’ici la fin du mandat de Macron ne constitue pas en soi une mesure très révolutionnaire car c’est déjà prévu depuis longtemps. Le report à 2035 de l’objectif de 50 % du nucléaire au lieu de 75 % actuellement paraient particulièrement hypothétique et irréaliste. Quant à la neutralité carbone en 2050, c’est une sorte de vœu pieux et qui le  restera tant  que des modalités plus ambitieuses et plus précises ne seront pas décidées.  - Les sénateurs ont adopté à leur tour, vendredi, le projet de loi sur l’énergie et la protection du climat, érigé en “urgence”, dont le parcours n’est toutefois pas achevé puisque le texte devra désormais faire l’objet de discussions avec les députés. La mouture votée à l’Assemblée nationale le 28 juin a en effet subi des évolutions durant les trois jours de débats au Sénat, véritable baptême du feu pour la nouvelle ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, dépêchée au Palais du Luxembourg pour pallier la démission, mardi, de son prédécesseur François de Rugy.

Élisabeth Borne et Transition écologique : 60% des Français n’ont pas confiance

Élisabeth Borne et Transition écologique : 60% des Français n’ont pas confiance

Les Français approuvent avec une forte majorité (88%) le  départ de Rugy mais le résultat n’est pas brillant pour la nouvelle ministre de la transition écologique qui conserve par ailleurs son portefeuille des transports. Toutefois cette méfiance est à relativiser dans la mesure où les Français ne sont pas naïfs et n’ont jamais cru que le ministère de l’environnement pouvait changer les choses dans ce domaine. Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, 60% des Français interrogés ne font pas confiance à la nouvelle ministre pour faire de la cause environnementale une priorité de son action dans les prochains mois. À l’opposé, 39% des personnes expriment du soutien pour la nouvelle locataire de l’hôtel de Roquelaure. « Un résultat qui traduit sans doute une inquiétude de voir l’écologie reléguée au second plan, Elisabeth Borne conservant son portefeuille des Transports », explique l’organisme spécialisé dans les enquêtes d’opinion. Seulement quelques jours après la démission de François de Rugy à la tête de son ministère, les Français portent déjà un regard sévère sur cette ingénieure de formation.

Il y a presque un an, l’affaire Benalla avait plongé la Présidence de la République dans une crise inédite depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée. La cote de popularité du chef de l’État avait perdu cinq points entre juillet et août passant de 39% à 34%. La crise des « gilets jaunes » à la fin de l’automne avait fini par plomber la popularité d’Emmanuel Macron pour de longs mois. Les conséquences du départ de l’ancien ministre de la Transition écologique et des Solidarités semblent plus limitées. En effet, la part des opinions favorables au Président de la République a seulement perdu un point entre le juin et juillet passant de 35% à 34%. À l’opposé, la proportion d’opinions défavorables est passée de 65% à 66%. Le locataire du palais présidentiel gagne beaucoup de terrain chez les sympathisants du Parti socialiste (+12 points). À l’hôtel de Matignon, la tendance est relativement similaire. La popularité d’Édouard Philippe est restée stable sur les deux derniers mois à 60% et demeure à un niveau supérieur aux scores recensés il y a un an (54%). Les opinions négatives sont en légère baisse (-1 point) passant de 40% à 39%.

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 17 au 18 juillet 2019. Le sondage est réalisé à partir d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Le deuxième Conseil de défense écologique : pour quoi faire ?

Le deuxième Conseil de défense écologique : pour quoi faire ?

On sait que la France est plus prolixe en matière de discours et de création de machin administratif qu’en matière de mesures efficaces pour lutter contre la dégradation environnementale. Récemment a été créé un conseil de défense écologique qui réunit notamment les principaux ministres concernés. Une structure qui fait doublon avec beaucoup d’autres notamment aussi le récent Haut conseil pour le climat, lequel par parenthèse vient de souligner l’insuffisance des mesures prises par l’État. Pourquoi un haut conseil ? Si on comprend que ce concept soit utilisé pour la défense compte tenu souvent de l’urgence des réflexions et des décisions, il n’en va pas de même pour l’écologie dans la prise en compte doit s’inscrire sur le long terme. Chaque secteur d’activité, chaque champ d’intérêt général pourrait aussi justifier la création d’un Haut conseil. La vérité c’est qu’il s’agit simplement d’une réunion interministérielle sur l’écologie comme il en existe sur nombre d’autres champs économiques ou sociaux au sens large. Notons d’ailleurs que le premier au conseil de défense écologique qui s’est tenue le 23 mai n’avait pas décidé grand-chose,  se contentant de rappeler des banalités ou des choses déjà entendues 1000 fois. On avait surtout entendu parler de la création de cet autre machin : le conseil de participation citoyenne, organisme national composé de 150 citoyens tirés au sort est placé sous l’aile du conseil économique social et environnemental. C’est ce conseil de citoyens qui doit révolutionner la politique environnementale aux dires du gouvernement, il doit notamment dire  s’il faut par exemple rétablir la taxe carbone ! La vérité c’est que tout cela relève du cirque médiatique, que les discours succèdent, les hauts conseils s’ajoutent aux conseils mais que concrètement l’environnement se dégrade. Et ce n’est pas l’accord commercial passé, le Mercosur, entre l’union européenne et les pays d’Amérique du Sud qui va encore améliorer la situation. Car cela va contribuer à créer encore davantage de flux parasites qui dégradent  le climat et même la santé.

Le Conseil de défense écologique : du bidon (David Cormand)

Le Conseil de défense écologique : du bidon (David Cormand)

C’est lavis du secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts dans une interview sur Europe 1.  « On sait ce qu’il faut faire, ça fait 30 ans qu’on dit ce qu’il faut faire, depuis Jacques Chirac qui disait ‘notre maison brûle et on regarde ailleurs’. Et là, on va encore renvoyer ça à une commission de citoyennes et de citoyens ? C’est très bien sur le principe, mais maintenant, il faut agir ! », insiste-t-il.

Selon lui, l’exemple des jeunes qui marchent pour le climat ou le mouvement Extinction Rebellion au Royaume-Uni montrent que des solutions sont déjà disponibles pour changer de méthode en matière d’écologie. « Et qu’est-ce qu’on fait ? On rassemble un conseil citoyen ? C’est une façon de perdre du temps et on n’a plus le temps de perdre du temps », s’agace-t-il. « Ils sont au pouvoir, qu’ils agissent ! » « C’est très bien de faire un conseil citoyen. Le problème, c’est qu’on a déjà vu le film », raille David Cormand. Et l’écologiste de revenir sur le Grenelle de l’environnement, lancé en 2007 par Nicolas Sarkozy : « On avait rassemblé les ONG, les élus locaux, les élus, pour discuter des mesures. Qu’est-ce qui était sorti de tout ça ? Nicolas Sarkozy était venu avec Al Gore et avait dit qu’il reprenait tout à son compte, ‘on va tout mettre à l’Assemblée nationale et l’appliquer’. Résultat : l’Assemblée nationale a taillé dans le vif et deux ans après, au Salon de l’agriculture, Nicolas Sarkozy disait ‘L’environnement, ça commence à bien faire’. »

Transition écologique : les annonces surprenantes de Macron

Transition écologique : les annonces surprenantes de Macron

 

 

Alors que le problème de la transition écologique était l’un des quatre grands thèmes du grand débat national Force est de constater que cette question n’a pas pris beaucoup de place dans le discours de Macron.  on peut même dire que l’intervention sur ce point a été relativement insignifiante voir surprenante mais dans le mauvais sens. Ainsi cette idée de créer une sorte de convention citoyenne composée de 150 citoyens tirés au sort paraît particulièrement farfelue. C’est cette convention qui ferait chargée de définir la nouvelle politique écologique. D’abord il faut faire observer qu’elle serait rattachée au conseil économique,  social et environnemental lequel il faut bien le dire n’est déjà guère écouté. Que faut-il alors penser d’une convention qui réunit des gens dont la plupart sont sans doute sans compétence ni sur le plan écologique ni sur le plan technique ni sur le plan économique. Cette proposition est une mascarade elle se veut sans doute répondre au patriotisme inclusif que défend Macron. Un concept tout à fait approximatif chez celui qui préfère à la démocratie la monarchie républicaine C’est aussi le point de vue du codirecteur de l’institut Veblen dans une tribune au monde » (extraits)

« L’analyse du grand débat montre pourtant que les Français attendent des réponses politiques à la crise écologique ; à la place, Emmanuel Macron a parlé d’un « changement de méthode » et du rôle de l’intelligence collective. L’idée de convoquer une convention citoyenne [composée de 150 citoyens tirés au sort] dont les propositions devront être débattues « sans filtre » par le Parlement paraît sympathique mais surprenante au vu du contexte ; après tout, un grand débat citoyen vient de se terminer et on pouvait considérer qu’il serait temps de passer aux propositions concrètes.

Les rares propositions concrètes que nous avons entendues renvoyaient surtout aux actions à mener au niveau européen : une taxe carbone aux frontières, débattue depuis quinze ans déjà, et un prix carbone minimal au sein de l’Union européenne. Le chef de l’Etat a également fait une vague allusion à la nécessaire amélioration de la « finance verte » ; tout reste à faire en effet pour mettre la finance réellement au service de la transition écologique, encore faut-il préciser comment on compte s’y prendre. Ces idées vont dans le bon sens et l’échelle européenne est essentielle, mais l’Europe ne nous dispense pas du devoir de tenir un cap au niveau national. »

 

Pour une transition écologique et la justice sociale ». (Tribune de Laurent Berger, Nicolas Hulot et 14 autres responsables d’associations)

Pour une transition écologique et la justice sociale ». (Tribune de Laurent Berger, Nicolas Hulot et 14 autres responsables d’associations)

 

 

Une tribune de responsables d’associations et de syndicats pour articuler dès maintenant transition écologique et justice sociale et qui dénonce au passage la confusion entre ras le bol fiscal et justice fiscale. (Dans le JDD)

«  Nous n’avons plus le temps d’attendre. Pour démultiplier nos efforts pour le climat et la biodiversité. Pour donner des perspectives aux plus fragiles et isolés d’entre nous. Pour remettre les salariés de ce pays au cœur de la vie économique. Nous n’avons vraiment plus de temps à perdre, alors, comme beaucoup de Français, nous appelons à un profond sursaut politique pour que ce quinquennat ne soit pas un quinquennat perdu pour la transition écologique et la justice sociale.

Mais force est de constater que les dernières semaines ont fait place à un concert de voix politiques en faveur d’une interprétation très réductrice de l’expression des Français. L’urgence de la baisse des dépenses publiques et des impôts serait la principale leçon à tirer de cinq mois d’occupation des ronds-points, de marches pour le climat sans précédents et de quatre mois de grand débat auquel plus d’un million de citoyens et la société civile se sont prêtés.

Le sujet est épineux alors il ne faut pas entendre ce que nous n’écrivons pas. Payer plus ou moins d’impôts et de taxes n’est pas un petit sujet dans le quotidien de chacun. Mais là où certains veulent voir un ras-le-bol fiscal, nous voyons un ras-le-bol de l’injustice fiscale. La nuance est de taille. Et, disons-le, réduire certaines ­dépenses ne ferait pas de mal à notre pays. Bien au contraire. Que l’on pense notamment aux 12 milliards d’euros ­dépensés chaque année en soutien aux énergies fossiles, alors qu’il manque tant de moyens pour isoler les 7 millions de passoires énergétiques, garantir l’accès de tous aux services publics ou dans le lien associatif, facteur de lien social et de vitalité démocratique. Mais dépenser mieux n’est pas un préalable à investir plus. Ces chantiers doivent être menés de front.

 

Les auteurs de la tribune :

  • Nicolas Hulot, président d’honneur de la FNH
  • Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT
  • Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
  • Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde
  • Orlane François, présidente de la Fage
  • Philippe Jahshan, président du Mouvement associatif
  • Véronique Fayet, Présidente du Secours Catholique-Caritas France
  • Michel Dubromel, Président de FNE
  • Patrick Doutreligne Président de l’Uniopss
  • Laurent Escure Secrétaire général de l’UNSA
  • Jean-Michel Ducomte, Président de la Ligue de l’enseignement
  • Jean-Baptiste de Foucauld, Coordinateur du Pacte civique
  • Bernard Chevassus-au-Louis, Président de Humanité et Biodiversité
  • Morgane Créach, Directrice générale du Réseau Action Climat
  • Pierre Segura, Président de la Fédération nationale des Francas
  • Pierre Henry, Directeur général de France terre d’asile

Des assemblées citoyennes pour une transition écologique solidaire ?

Des assemblées citoyennes pour  une transition écologique solidaire ?

C’est la  proposition de  Cyril Dion coréalisateur du film Demain qui fait partie, aux côtés de la figure des « gilets jaunes » Priscillia Ludosky, de la comédienne Marion Cotillard et du philosophe Dominique Bourg, d’un collectif qui lance, samedi 13 avril, la création d’une assemblée nationale de citoyens tirés au sort. L’idée est qu’elle puisse, à la rentrée, débattre notamment de la mise en œuvre d’une transition écologique et solidaire. (Extrait de l’interview)

Pourquoi vous engagez-vous en faveur de la création d’une assemblée nationale citoyenne ?

Il existe des sujets sur lesquels les pouvoirs publics peuvent avancer de façon déterminée, et on leur demande de le faire. On n’a pas besoin de démocratie délibérative pour savoir qu’il faut isoler les maisons, changer les chaudières et améliorer les transports en commun.

Mais il y en a d’autres où l’on est face à des intérêts contradictoires forts. C’est le cas des sujets liés à la transition écologique, où l’on sait qu’il faut aller vite mais où l’intérêt des entreprises n’est pas forcément celui des citoyens ou celui des politiques, confrontés à la fois à l’inertie de leur administration, au système économique mondial ou tout simplement à l’envie de se faire réélire et donc de ménager la chèvre et le chou.

Prenez la question des pesticides qui est l’une des causes de la disparition des insectes, des oiseaux, de la pollution des eaux, responsable de maladies etc. Depuis le Grenelle de l’environnement en 2008, il y a eu plusieurs plans d’action et dix ans après, que constate-t-on ? Non seulement l’usage n’a pas diminué mais au contraire, il a augmenté de 20 %.

Quand on est face à des sujets aussi complexes, on a besoin de mécanismes complexes d’intelligence collective, où toutes les composantes de la société réfléchissent ensemble. Cette pluralité de points de vue permet d’enrichir la discussion et de trouver des solutions auxquelles on ne serait jamais parvenues simplement avec des élus.

Comment fonctionne une assemblée citoyenne ?

L’organisation d’une telle assemblée suppose des règles assez proches de celles qui désignent les jurés d’assises. Elle repose sur un tirage au sort de personnes, en respectant la représentation de toutes les catégories socioprofessionnelles selon la méthode des quotas utilisée pour les sondages.

En cas de refus, on propose à d’autres qui correspondent au même profil. Ces citoyens sont ensuite formés, exposés à des avis contradictoires, scientifiques, d’experts des différents domaines et doivent réfléchir aux solutions les plus justes possibles en tenant compte de la complexité du sujet. Et délibérer.

Aérien un scandale écologique

Aérien  un scandale écologique

 

Un scandale car le transport aérien est très polluant mais très peu soumis à une fiscalité environnementale. En cause, le fait que les avions sont essentiellement utilisés par les couches supérieures et moyennes. Et que le secteur  aérien s’appuie sur le lobby sociologique pour s’opposer  aux taxes environnementales ; Pourtant, la quantité de dioxyde de carbone émise pour un même trajet diffère selon le mode de transport. Pour le trajet Londres-Édimbourg (600 km), le département britannique des transports a calculé des quantités d’émissions moyennes par modes de transports et par passager :

  • en voiture : 71 kg (pour une moyenne de 1,56 passagers par voiture, soit 111 kg par voiture) ;
  • en avion : 96,4 kg ;
  • en train express : 12 kg ;
  • en autocar : 9,2 kg.

 

 

Sur un trajet plus long, de 500 km aller-retour environ, l’avion émet entre 145 et 241 kg de CO2 par passager. La voiture est également très polluante, avec une émission de 170,6 kg de CO2. Et seulement 12kg pour le TGV ou le métro. .Le secteur du transport aérien, en forte croissance, représente 2% des émissions mondiales à effet de serre et devrait agir davantage pour gérer les risques liés au changement climatique, estime la Transition Pathway Initiative (TPI) dans cette étude portant sur les 20 plus grandes compagnies aériennes répertoriées dans le monde. Selon elle, Delta, Lufthansa, United Airlines et ANA Holdings affichent les meilleures performances en termes de gestion de risques et d’opportunités liés au changement climatique. Mais toutes les compagnies aériennes pourraient en faire davantage.“Les investisseurs ont un message clair à l’attention du secteur de l’aviation: en matière de performance carbone, il faut afficher des améliorations sur le long terme”, a déclaré Faith Ward, co-présidente de la TPI pour le compte de la caisse de retraite de la British Environment Agency.“Les investisseurs sont attentifs (…) il s’agit d’encourager la divulgation d’informations afin que nous puissions prendre des décisions éclairées”, a-t-elle déclaré à Reuters.

A l’inverse, ANA, Japan Airlines, Korean Air et Singapore Airlines produisent les taux d’émissions les plus élevés, selon la TPI. Interrogé sur ces données, un responsable de Japan Airlines a déclaré: “Nous visons à publier nos mesures de RSE (responsabilité sociale de l’entreprise) à l’horizon 2030 au cours du prochain exercice.”ANA, Korean et Singapour n’ont pas immédiatement répondu à la demande de commentaires de Reuters. Le professeur Simon Dietz du Grantham Research Institute, auteur principal de l’étude, a noté que certaines compagnies aériennes avaient adopté des objectifs généraux visant à limiter les émissions nettes de dioxyde de carbone aux niveaux de 2020, ou à réduire de moitié les émissions nettes d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2005.Mais ces objectifs d’émissions nettes signifient souvent que les compagnies aériennes peuvent acheter des permis pour émettre du dioxyde de carbone, plutôt que de les réduire elles-mêmes.“Le problème est que nous ne savons pas à quel point ils vont réduire leurs propres émissions en fonction de l’achat de compensations”, a-t-il déclaré à Reuters. Simon Dietz a également déclaré que les effets de l’aviation, à part le dioxyde de carbone, nécessitaient davantage de recherches. La condensation, par exemple, peut engendrer des nuages en altitude qui retiennent la chaleur. Selon les termes de l’accord de Paris sur le climat conclu en 2015, près de 200 Etats sont convenus de réduire leurs émissions pour éviter davantage d’inondations, de sécheresses et freiner l’élévation du niveau de la mer. Ils ont promis de “renforcer la participation des secteurs public et privé” à la réduction des émissions.

Transition écologique : une vison réductrice

Transition écologique : une vison réductrice

 

Ce qui caractérise la partie de texte relative à la transition écologique c’est encore son caractère très réducteur. En fait, on parle surtout des moyens financiers et fiscaux pour limiter les impacts sur l’environnement. On oublie l’aspect central de la régulation par les normes. Sans doute pour justifier le développement d’une fiscalité notamment sur le carbone qui n’a pourtant aucune pertinence ni d’un point de vue économique ni d’un point de vue environnemental. Certes la fiscalité peut constituer un outil mais pour l’essentiel ce sont les normes qui conditionnent l’offre industrielle et donc aussi l’usage par les consommateurs. Ceci vaut pour le chauffage comme pour le transport mais aussi pour l’agriculture ou l’industrie. Ce n’est pas une taxe de plus qui fera changer les comportements quand il n’y a pas d’offre alternative. Or Macron pose comme première question le problème de la transition écologique dont le financement est assuré par l’impôt ou les taxes.  La partie de texte de Macron :

 

« Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique: par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale? La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers? »

 

Taxe carbone : une erreur écologique et économique

Taxe carbone : une erreur   écologique et économique

 

En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulée par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité notamment sur le carburant. Un conseil aux brillants économistes, qu’ils fassent  l’expérience de la gestion d’une petite épicerie pendant six mois pour vérifier leurs concepts !

 

 

La fumisterie écologique de la taxe carbone

La fumisterie écologique de la taxe carbone

 

En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecté  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité sur le carburant. 

Métropolisation : contresens écologique et économique

Métropolisation : contresens écologique et économique

 

Finalement on va faire payer aux prisonniers de la voiture individuelle de la France périphérique le prix de la métropolisation. Un métropolisation qui est un non-sens écologique et économique. Non sens écologique car les grands villes émettent 80% des émissions polluantes et consomme autant d’énergie.  .dans la sururbanisation,  l’économie ne se conçoit qu’entre grandes métropoles mondiales avec son lot de gaspillage de transport. Le contraire de l’économie circulaire de proximité des petites localités ; cela au nom de la croissance endogène qui considère comme profitable le renchérissement de tous les produits et services urbains. Cette  mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être. Pour le reste, il faudra se résoudre à aller dans uen grande ville jusqu’au jour où on décide d’y résider définitivement.

 

 

Carburant : seulement 20% des taxes pour la transition écologique

Carburant : seulement 20% des taxes pour  la transition écologique

 

Seulement 20,5% de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques servent à financer la transition énergétique. Un chiffre qui va baisser avec l’augmentation de cette taxe au 1er janvier 2019 où l’Etat va récupérer environ 40 milliards et 8 milliards seulement seront destinés à la transition énergétique. C’est la TICPE qui est amenée à augmenter dans les années à venir. Le projet de loi de finances 2019 prévoit de récolter 37,7 milliards d’euros grâce à cette seule taxe et 1,2 milliard d’euros (3,2 %) doivent être attribués à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France. Un peu moins de 20 % des recettes de la taxe doivent quant à elles être dédiées au compte d’affectation spéciale « transition énergétique », soit 7,2 milliards d’euros qui serviront entre autres à soutenir les énergies renouvelables électriques ou le biométhane. Le reste des recettes est réparti entre l’État et les collectivités territoriales. Ces dernières devraient percevoir l’an prochain 12,3 milliards d’euros de recettes de la TICPE, soit 32,6 % du total. La plus grosse part, 45,1 %, reviendra au budget général de l’État. La majorité de la taxe sur le carburant ne sert donc pas directement à l’écologie. Elle y contribue cependant de manière indirecte, car le budget étatique permet le financement d’actions en faveur de l’écologie, comme la prime à la transition des véhicules.  Le gouvernement rétorque que l’argent alloué au budget général de l’Etat ou aux régions peut aussi servir à financer la politique écologique. Mais cet argent peut tout autant la desservir  quant elle finance des activités polluantes !

« La fiscalité écologique sert de bouc émissaire à un ensemble de mécontentements »

« La fiscalité écologique sert de bouc émissaire à un ensemble de mécontentements »

Pour Mireille Chiroleu Assouline , économiste de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et vice-présidente de l’association française des économistes de l’environnement, « la résistance à la fiscalité écologique est l’expression d’un sentiment d’injustice face à l’impôt. » Interview la Tribune, extraits)

Pourquoi la fiscalité écologique suscite-t-elle autant de mécontentement ?

Mireille Chiroleu-Assouline - Tout d’abord, la fiscalité écologique est sans doute plus difficile à comprendre pour les contribuables que le reste du système fiscal. C’est la seule composante importante de la fiscalité dont la justification ne soit pas strictement de prélever des recettes fiscales pour abonder le budget de l’État. Il s’agit, au contraire, d’élever le prix des produits polluants (en ce moment on parle des carburants et combustibles fossiles, mais il y a aussi de nombreuses autres taxes environnementales, par exemple sur les déchets ou sur les émissions de polluants de l’air, comme les oxydes d’azote ou de soufre) pour pousser les consommateurs à en acheter moins. Cette notion de fiscalité incitative est à la fois mal comprise et refusée. C’est un peu la même chose que ce qui se produit avec l’augmentation des prix du tabac : elle a pour but principal d’inciter les fumeurs à abandonner cette habitude, mais pour autant ceux-ci ont tendance à s’indigner d’une mesure paternaliste, au nom de leur liberté individuelle, et à soupçonner le gouvernement de seulement chercher à accroître ses recettes.

En fait, une fiscalité écologique efficace doit voir ses rendements diminuer chaque année, même avec une trajectoire croissante de ses taux de taxe, sous l’effet de la réduction de la consommation de produits polluants. Par définition, la fiscalité écologique ne frappe que certains produits. C’est une grande différence avec la TVA qui frappe tous les produits aux mêmes taux (normal ou réduit, et super-réduit). Elle est donc beaucoup plus visible. Par exemple, en 2014, la hausse du taux normal de TVA de 19,6% à 20%, et celle du taux réduit de 7% à 10% avait provoqué une charge fiscale supplémentaire pour les ménages 2,5 fois plus forte que le supplément de fiscalité écologique inscrit dans la loi pour 2019 (1,9 milliard d’euros pour les ménages). Mais elle se traduisait alors par une hausse de tous les prix de seulement 0,3%.

La troisième raison est que pour de nombreux ménages, les dépenses en produits énergétiques sont des dépenses contraintes à court terme. Changer de véhicule ou de chaudière s’envisage à moyen terme, sans parler de déménager d’une zone rurale sans transports publics vers une zone mieux desservie. Entendre parler d’incitations à changer de comportement est ressenti comme une provocation alors qu’ils ont l’impression d’être coincés. Ce sont les ménages aux revenus les plus faibles qui sont naturellement les plus affectés, et qui ne peuvent souvent pas investir dans un nouveau véhicule, dans l’isolation de leur logement, ou dans l’achat d’une chaudière à condensation.

La dernière raison est que la fiscalité écologique sert de bouc émissaire à un ensemble de mécontentements. Elle n’est responsable que d’un quart environ des hausses de prix constatés sur les carburants et le fuel, alors que l’évolution du prix du pétrole sur les marchés internationaux est responsable des trois autres quarts. En fait, le pouvoir d’achat des Français a pâti depuis des années d’un effet de ciseau entre l’augmentation forte de certaines de leurs dépenses, de logement en particulier, et une plus faible progression, voire une réduction pour certains, des revenus. Les mesures fiscales qui ont été prises depuis le début du quinquennat, n’ont pas allégé le fardeau fiscal de la plupart des ménages, mais ont accru les inégalités.

Pourquoi la France a-t-elle tant de retard en matière de fiscalité écologique ?

Le poids de l’histoire, le poids des lobbies, la peur des politiques peuvent être des éléments d’explication. En 2000, l’introduction de la taxe générale sur les activités polluantes avait déjà rencontré une forte résistance malgré des taux de taxe très faibles : certains sont restés longtemps 200 fois moins élevés qu’en Suède. En 2009, la commission Rocard avait lancé le projet d’une contribution climat-énergie, introduite dans le projet de loi de finances 2010 par le gouvernement de l’époque, et retoquée par le Conseil constitutionnel sous prétexte d’inégalités devant l’impôt introduites par l’exemption de cette contribution pour les entreprises déjà soumises au marché européen de quotas. En 2013, l’éco-taxe poids-lourds a été abandonnée sous la pression des bonnets rouges. À chaque fois, ceux qui devaient être le plus affectés se sont mobilisés avec force, et avec succès.

Chacun des échecs sur le front de la fiscalité écologique a renforcé la frilosité des politiques. Celle-ci a culminé en 2014 avec l’introduction de la composante carbone dans la TICPE, en compensant son effet sur les prix par une baisse de même montant de la composante traditionnelle de la TICPE. Dès 2015, le taux de la composante carbone a été augmenté, sans compensation fiscale, mais c’est la baisse du prix du pétrole qui l’a alors rendue indolore. Aucune pédagogie n’a accompagné son introduction, ce qui n’a pas poussé les ménages à anticiper la possible remontée des prix et à s’adapter. Aujourd’hui, les esprits ne sont pas plus préparés qu’en 2014, mais les prix sont beaucoup plus élevés.

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