Archive pour le Tag 'nucléaire'

Page 2 sur 14

Moscou s’oppose à un accord sur le nucléaire iranien

Moscou s’oppose à un accord sur le nucléaire iranien

Alors qu’un accord se dessinait enfin sur le nucléaire iranien, la Russie bloque le processus. Car elle exige désormais une garantie très spéciale, loin des conditions premières : l’obtention de larges exemptions sur les représailles imposées par les Occidentaux à son égard, afin que ces mesures de rétorsion n’affectent pas sa coopération économique avec l’Iran.

 Des revendications jugées « hors sujet » par le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, et considérées comme « inacceptables » par les négociateurs européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, dits E3), qui ont stoppé net les discussions.

Poutine, qui compte bien perturber le processus notamment pour éviter que l’Iran reprenne ses exportations de pétrole.

Nucléaire: Le réacteur EPR finlandais en service avec 12 ans de retard

Nucléaire: Le réacteur EPR  finlandais en service avec 12 ans de retard

.

Le réacteur nucléaire finlandais EPR d’Olkiluoto-3 a été mis en service pour la première fois samedi, a annoncé l’exploitant de la centrale. La production d’électricité de l’EPR finlandais, construit par le consortium Areva-Siemens, débute douze ans après la date de mise en service prévue initialement.

Le réacteur fournira environ 14% de l’électricité de la Finlande avec 1650 mégawatts, a-t-il indiqué. Le réacteur Olkiluoto-3 va devenir l’un des plus puissants d’Europe. Deux autres réacteurs sont en service sur la côte ouest de la Finlande à Eurajoki.

Ukraine: L’apocalypse nucléaire toujours possible

Ukraine: L’apocalypse nucléaire toujours  possible 

L’usage de l’arme atomique par les démocraties est impensable « sérieusement » face à une attaque « classique » estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien eurodéputé écologiste Alain Lipietz, qui explique pourquoi les écologistes sont « déterminés » à engager la France dans le processus du traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Tribune. 

Voici l’Europe replongée dans son vieux cauchemar : une guerre majeure sur son sol. La France pensait depuis De Gaulle sa défense assurée par la dissuasion nucléaire. Si « la crise ukrainienne a aussi une dimension nucléaire », comme le rappelait dans Le Monde la chercheuse en relations internationales Mélanie Rosselet le 2 février, elle semble cependant évoluer par les méthodes classiques (mobilisation, frappes, pressions économiques, diplomatie), sans que la dissuasion n’ait pesé.

A vrai dire, « l’équilibre de la terreur » n’a jamais empêché les guerres « classiques », de la Corée au Vietnam et à l’Afghanistan. Chine, URSS, et Etats-Unis y engagèrent des centaines de milliers de soldats sans que l’imminence de la défaite ne les pousse à déclencher le feu nucléaire. Il y a donc une faille dans la « dissuasion ».

Pourtant, le consensus français sur l’efficacité de la dissuasion nucléaire est encore rappelé, dans ces colonnes, par Fabien Gouttefarde pour La République en marche (31 décembre 2021), par Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud pour La France insoumise (11 janvier). Les auteurs LFI, craignant de voir nos sous-marins nucléaires bientôt repérables, prévoient de leur ajouter une menace aussi dissuasive : une militarisation de l’espace permettant la paralysie électronique de l’adversaire.

Sans entrer dans ce débat technique, c’est le consensus même LRM-LFI pour la dissuasion nucléaire que nous, écologistes, rejetons. La dissuasion repose sur la théorie des jeux. Imaginons un pays A (la France) disposant de l’arme nucléaire, attaqué « classiquement » dans ses intérêts vitaux par un pays B (la Russie). Il peut riposter en annihilant les principales villes du pays B : Moscou, Saint-Pétersbourg, etc.

Donc B, le sachant, n’attaquera pas A. On l’a vu : ce raisonnement n’a jamais empêché les guerres classiques, car, si B a lui aussi l’arme nucléaire, il ne manquerait pas de détruire en rétorsion les villes de A (Paris, Lyon, etc.). A ne ripostera donc pas à une attaque classique par une frappe nucléaire. B est donc libre d’attaquer A, mais par des moyens exclusivement classiques.

En somme, le nucléaire dissuade du nucléaire, mais ne dissuade que du nucléaire. Le passage à l’acte de la dissuasion nucléaire ne serait pas « un » crime contre l’humanité, mais, en déclenchant l’apocalypse, « le » crime final contre l’humanité et le vivant sur la Terre.

C’est pourtant de tels crimes qu’envisagent sérieusement nos trois auteurs, invoquant la menace sur « l’existence même de notre nation » comme circonstance atténuante. Mais, autre nuance : Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud n’évoquent pas « nos alliés », nous ne sommes pas concernés par « les vieilles querelles frontalières » entre la Russie, l’Ukraine et la Lituanie. Et certes l’Ukraine n’est pas liée par un traité avec l’Union européenne ni les Etats-Unis.

Politique énergétique: La Belgique revoit le rôle du nucléaire !

Politique énergétique: La Belgique revoit le rôle du nucléaire !

 

Face à la menace russe, la Belgique réévalue sa sortie du nucléaire.

Le Premier ministre Alexander De Croo a admis que la Belgique était en train de « réévaluer » sa stratégie. Pour Catherine MacGregor, la directrice générale d’Engie ( Qui par parenthèse se mêle de ce qui ne la regarde pas), revenir sur la fermeture des deux réacteurs belges exploités par le groupe « ne serait guère réaliste ».

Comme en Allemagne, La Belgique remet en cause de la sortie du nucléaire .

Le parti Ecolo-Groen, fervent défenseur de ce scénario au sein de la coalition, a pour la première fois admis publiquement que les deux paramètres essentiels (sécurité garantie et prix maîtrisés) étaient fragilisés par le conflit russo-ukrainien et l’éventualité de sanctions occidentales frappant le secteur russe de l’énergie.La Belgique parle de favoriser les petites centrales nucléaires type SMR mais qui ne sont pas prêtes d’être mises en service

Eviter une guerre nucléaire

Eviter une guerre nucléaire 

Pour l’historien néerlandais Luuk van Middelaar, il est irresponsable de clamer que Poutine bluffe et imprudent d’agiter la perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE (le « Monde ») 

Tribune. 

 

En envahissant l’Ukraine, le président Poutine s’est lancé dans l’impensable. Il a franchi le Rubicon – déclencher une guerre. Aujourd’hui, Poutine ne peut faire machine arrière. L’Ukraine est à feu et à sang. Il risque le tout pour le tout.

Pour nous, deux éléments sont vitaux dans une telle situation : la volonté politique et le sang-froid. Le premier abonde ; le second se fait rare. Mais quand les vngt-sept chefs d’Etat et de gouvernement se réuniront à Versailles ces jeudi 10 et vendredi 11 mars, ils auront grandement besoin de l’un et de l’autre. En période de grand danger, des forces inattendues se déchaînent. L’Ukraine, aujourd’hui, se défend avec courage. Elle a remporté une victoire éclatante dans la bataille pour l’opinion publique européenne. Ce n’est plus un pays chaotique de 40 millions d’âmes bordé par la mer Noire, mais une nation qui se présente comme porteuse de la promesse démocratique européenne, et dont le président Volodymyr Zelensky est le héros.

La réaction allemande – sa forte mobilisation politique – est au moins aussi inattendue et soudaine. Investissements massifs dans la défense, soutien militaire à Kiev, reconnaissance de la gravité de l’erreur stratégique qu’est la dépendance au gaz russe – le chancelier Olaf Scholz multiplie les annonces surprises au Bundestag. Ce à quoi l’Allemagne n’a jamais voulu se résoudre, alors que ses voisins de l’Est et les présidents américains l’y exhortent depuis tant d’années, elle se hâte aujourd’hui de le faire face à la guerre de Vladimir Poutine.

Ce revirement spectaculaire donne à l’Union européenne (UE) davantage d’unité et de force. A présent que Berlin ne freine plus des quatre fers, les sanctions contre la Russie tombent promptement et massivement. L’UE s’est engagée à débloquer 450 millions d’euros pour fournir des armements à Kiev – un geste tabou il y a dix ans encore. L’Europe a ainsi l’impression d’avoir franchi elle aussi un Rubicon.

 

Le réveil géopolitique allemand a d’autres conséquences. Tant que la première puissance européenne éprouvait des réticences à user de la force militaire, l’Europe ne pouvait être forte. Mais maintenant que l’Allemagne accepte les réalités de la politique de puissance internationale, beaucoup de choses peuvent changer. Déjà, la France, qui milite pour une « Europe puissante » depuis de Gaulle, se sentira moins seule ; les autres pays dans la queue du peloton de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), comme l’Italie ou les Pays-Bas, ne pourront plus se cacher derrière l’Allemagne. 

L’apocalypse nucléaire toujours possible

 L’apocalypse nucléaire toujours  possible 

L’usage de l’arme atomique par les démocraties est impensable « sérieusement » face à une attaque « classique » estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien eurodéputé écologiste Alain Lipietz, qui explique pourquoi les écologistes sont « déterminés » à engager la France dans le processus du traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Tribune. 

Voici l’Europe replongée dans son vieux cauchemar : une guerre majeure sur son sol. La France pensait depuis De Gaulle sa défense assurée par la dissuasion nucléaire. Si « la crise ukrainienne a aussi une dimension nucléaire », comme le rappelait dans Le Monde la chercheuse en relations internationales Mélanie Rosselet le 2 février, elle semble cependant évoluer par les méthodes classiques (mobilisation, frappes, pressions économiques, diplomatie), sans que la dissuasion n’ait pesé.

A vrai dire, « l’équilibre de la terreur » n’a jamais empêché les guerres « classiques », de la Corée au Vietnam et à l’Afghanistan. Chine, URSS, et Etats-Unis y engagèrent des centaines de milliers de soldats sans que l’imminence de la défaite ne les pousse à déclencher le feu nucléaire. Il y a donc une faille dans la « dissuasion ».

Pourtant, le consensus français sur l’efficacité de la dissuasion nucléaire est encore rappelé, dans ces colonnes, par Fabien Gouttefarde pour La République en marche (31 décembre 2021), par Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud pour La France insoumise (11 janvier). Les auteurs LFI, craignant de voir nos sous-marins nucléaires bientôt repérables, prévoient de leur ajouter une menace aussi dissuasive : une militarisation de l’espace permettant la paralysie électronique de l’adversaire.

Sans entrer dans ce débat technique, c’est le consensus même LRM-LFI pour la dissuasion nucléaire que nous, écologistes, rejetons. La dissuasion repose sur la théorie des jeux. Imaginons un pays A (la France) disposant de l’arme nucléaire, attaqué « classiquement » dans ses intérêts vitaux par un pays B (la Russie). Il peut riposter en annihilant les principales villes du pays B : Moscou, Saint-Pétersbourg, etc.

Donc B, le sachant, n’attaquera pas A. On l’a vu : ce raisonnement n’a jamais empêché les guerres classiques, car, si B a lui aussi l’arme nucléaire, il ne manquerait pas de détruire en rétorsion les villes de A (Paris, Lyon, etc.). A ne ripostera donc pas à une attaque classique par une frappe nucléaire. B est donc libre d’attaquer A, mais par des moyens exclusivement classiques.

En somme, le nucléaire dissuade du nucléaire, mais ne dissuade que du nucléaire. Le passage à l’acte de la dissuasion nucléaire ne serait pas « un » crime contre l’humanité, mais, en déclenchant l’apocalypse, « le » crime final contre l’humanité et le vivant sur la Terre.

C’est pourtant de tels crimes qu’envisagent sérieusement nos trois auteurs, invoquant la menace sur « l’existence même de notre nation » comme circonstance atténuante. Mais, autre nuance : Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud n’évoquent pas « nos alliés », nous ne sommes pas concernés par « les vieilles querelles frontalières » entre la Russie, l’Ukraine et la Lituanie. Et certes l’Ukraine n’est pas liée par un traité avec l’Union européenne ni les Etats-Unis.

Energie: La Belgique revoit le rôle du nucléaire

Energie: La Belgique revoit le rôle du nucléaire

 

Face à la menace russe, la Belgique réévalue sa sortie du nucléaire.

Le Premier ministre Alexander De Croo a admis que la Belgique était en train de « réévaluer » sa stratégie. Pour Catherine MacGregor, la directrice générale d’Engie ( Qui par parenthèse se mêle de ce qui ne la regarde pas), revenir sur la fermeture des deux réacteurs belges exploités par le groupe « ne serait guère réaliste ».

Comme en Allemagne, La Belgique remet en cause de la sortie du nucléaire .

Le parti Ecolo-Groen, fervent défenseur de ce scénario au sein de la coalition, a pour la première fois admis publiquement que les deux paramètres essentiels (sécurité garantie et prix maîtrisés) étaient fragilisés par le conflit russo-ukrainien et l’éventualité de sanctions occidentales frappant le secteur russe de l’énergie.La Belgique parle de favoriser les petites centrales nucléaires type SMR mais qui ne sont pas prêtes d’être mises en service

Russie: La possibilité d’une guerre nucléaire ?

Russie: La possibilité d’une guerre nucléaire ?

 

James Acton, codirecteur du programme de politique nucléaire au Carnegie Endowment for International Peace. Carnegie Endowment for International Peace estime dans le Figaro qu’il ne faut pas écarter le scénario d’une escalade nucléaire.

 

Cette opinion est assez largement partagée par des experts qui certes évoquent ce scénario mais ne croient pas à une escalade nucléaire. Le seul problème c’est que personne n’est dans capacité de pénétrer l’imaginaire de Poutine désormais hors du champ des réalités économiques et politiques y compris dans son propre pays.NDLR

 

La guerre en Ukraine peut-elle déboucher sur un conflit nucléaire?

James ACTON.- Je ne pense pas qu’une guerre nucléaire soit imminente, mais je pense que nous devons prendre ces déclarations très au sérieux et garder à l’esprit la possibilité d’une escalade nucléaire à tout moment. Il faut se rappeler que, du point de vue de Poutinel’invasion de l’Ukraine ne se passe pas très bien. Il a lancé une guerre d’agression illégale, mais l’opération ne se déroule pas comme il l’avait prévu. Il ne bénéficie pas du soutien total de son opinion publique, et il a sous-estimé l’union de l’Occident, ainsi que l’ampleur des sanctions qui lui ont été imposées. Dans la situation actuelle, le scénario le plus favorable pour lui est celui d’une victoire après un conflit long et sanglant.

Conflit Ukraine-Russie : de la chute de Poutine à l’apocalypse nucléaire

Conflit Ukraine-Russie : des scénarios de l’horreur

Dans tous les cas, les conséquences du conflit en Ukraine risquent d’être dramatiques pour les ukrainiens, pour les Russes mais aussi pour l’ensemble de l’économie mondiale qui pourrait bien s’écrouler. Le Figaro évoque les scénarios possibles. 

Éliminer Poutine

En frappant l’économie russe de sanctions élaborées depuis novembre, avec un nouveau train en cours de préparation, ils entendent fragiliser Vladimir Poutine jusqu’à provoquer sa chute. L’armée pourrait décider de ne plus le suivre, le peuple se révolter face à une crise économique majeure, les oligarques s’éloigner après la saisie de leurs avoirs. Mais la perspective reste confuse.

« Un changement de régime en Russie peut sembler la seule porte de sortie dans cette tragédie. Mais (…) cela n’est pas plus susceptible d’améliorer les choses que de les empirer », écrit sur son compte Twitter Samuel Charap, chercheur à la RAND corporation. « Le scénario d’un successeur libéral réformateur implorant le pardon pour les péchés de Poutine serait génial, mais ce serait génial aussi de gagner au loto », ironise-t-il.

Même prudence du côté d’Andrei Kolesnikov, du Carnegie Center, qui constate que Poutine, selon des analyses indépendantes, reste populaire. Et « pour le moment, la pression financière occidentale sans précédent » a transformé la classe politique russe et les oligarques « en supporters indéfectibles » de leur chef.

Écraser l’Ukraine

L’armée russe est supérieure et pourrait le conduire à soumettre l’Ukraine. Mais les difficultés semblent à beaucoup insurmontables.

« C’est une guerre que Vladimir Poutine ne peut pas gagner, quelles que soient sa durée et la cruauté de ses méthodes », assure l’historien britannique Lawrence Freedman, du King’s College de Londres. « Entrer dans une ville n’est pas la même chose que la tenir. »

Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), expose plusieurs alternatives. Annexion pure et simple ? « Cela n’a peu près aucune chance de se produire », écrit-il. Division de l’Ukraine, comme la Corée ou l’Allemagne en 1945 ? À peine plus plausible, selon lui. Reste l’option où « la Russie parvient à battre les forces ukrainiennes et installer un régime fantoche à Kiev ».

Une longue guerre comme en Tchétchénie

Les Ukrainiens ont surpris les Russes, l’Occident, eux-mêmes peut-être, avec une mobilisation totale, même si destructions et pertes sont massives.

« L’État, l’armée, l’administration ne se sont pas effondrés », constate un diplomate occidental. Contrairement au discours de Poutine, « la population n’accepte pas les Russes comme des libérateurs », ajoute-t-il, évoquant « probablement dans la chaîne militaire russe des difficultés qu’il est trop tôt pour qualifier ».

La résistance est en outre portée par Volodymyr Zelensky, un ex-comique devenu président de l’Ukraine qui a stupéfait le monde par son sang-froid et son courage. Soutenues par les services de renseignement occidentaux et des livraisons d’armes, les forces ukrainiennes peuvent entraîner leur adversaire dans un conflit urbain destructeur, mais où la connaissance du terrain sera décisive. Or l’expérience montre que les guérillas sont rarement défaites.

Une guerre mondiale

L’Ukraine partage ses frontières avec quatre membres de l’OTAN jadis membres du bloc soviétique, pour lequel Poutine ne cache pas sa nostalgie. Après avoir absorbé le Bélarus, envahi l’Ukraine, peut-il regarder du côté de la Moldavie, petit État coincé entre l’Ukraine et la Roumanie, voire la Géorgie, sur la côte Est de la mer Noire ?

Moscou pourrait tenter de rompre les équilibres de sécurité européens et transatlantiques « en provoquant des incidents aux frontières de l’Europe » ou via notamment des cyberattaques, estime Bruno Tertrais.

Mais la Russie osera-t-elle défier l’OTAN et son article 5, qui impose à l’alliance de répondre si un membre est attaqué ?  »Peu probable tant les deux parties veulent l’éviter », avance Pascal Ausseur, ex-amiral, directeur de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques (FMES). Pour autant, « la rentrée de forces russes dans un pays de l’OTAN, la Lituanie par exemple pour relier Kaliningrad (au Bélarus) reste envisageable« , précise-t-il à l’AFP.

« Une méprise ou un accrochage sont également possibles aux frontières (européennes) de l’Ukraine ou en mer Noire, où de nombreux aéronefs et navires de guerre sont déployés dans un espace restreint et une ambiance électrique. »

L’apocalypse nucléaire

Poutine a fait monter les enchères en plaçant en « état spécial d’alerte » ses forces nucléaires dimanche dernier, déclaration à la fois inquiétante et sans substance réelle – une partie des armes nucléaires sont constamment utilisables en un rien de temps.

De là, deux types d’opinions. Celles portées notamment par Christopher Chivvis (Carnegie) pour qui une bombe, fut-elle « tactique » et donc d’impact localisé, pourrait être utilisée.

« Franchir le seuil nucléaire ne signifierait pas nécessairement (…) une immédiate guerre thermonucléaire mondiale. Mais elle constituerait un tournant extrêmement dangereux dans l’Histoire du monde », écrit-il.

D’autres, comme Gustav Gressel, du Conseil européen des relations internationales (ECFR), sont plus rassurants. « Il n’y a pas de préparation côté russe pour une frappe nucléaire », estime-t-il. Les annonces de Poutine « sont essentiellement destinées aux publics occidentaux pour nous faire peur ».

(Avec l’Afp – Adam Plowright et Didier Lauras)

La possibilité d’une guerre nucléaire ?

 La possibilité d’une guerre nucléaire ?

 

James Acton, codirecteur du programme de politique nucléaire au Carnegie Endowment for International Peace. Carnegie Endowment for International Peace estime dans le Figaro qu’il ne faut pas écarter le scénario d’une escalade nucléaire.

 

Cette opinion est assez largement partagée par des experts qui certes évoquent ce scénario mais ne croient pas à une escalade nucléaire. Le seul problème c’est que personne n’est dans capacité de pénétrer l’imaginaire de Poutine désormais hors du champ des réalités économiques et politiques y compris dans son propre pays.NDLR

 

La guerre en Ukraine peut-elle déboucher sur un conflit nucléaire?

James ACTON.- Je ne pense pas qu’une guerre nucléaire soit imminente, mais je pense que nous devons prendre ces déclarations très au sérieux et garder à l’esprit la possibilité d’une escalade nucléaire à tout moment. Il faut se rappeler que, du point de vue de Poutinel’invasion de l’Ukraine ne se passe pas très bien. Il a lancé une guerre d’agression illégale, mais l’opération ne se déroule pas comme il l’avait prévu. Il ne bénéficie pas du soutien total de son opinion publique, et il a sous-estimé l’union de l’Occident, ainsi que l’ampleur des sanctions qui lui ont été imposées. Dans la situation actuelle, le scénario le plus favorable pour lui est celui d’une victoire après un conflit long et sanglant.

Nucléaire Iran: Proche d’un accord ?

Nucléaire  Iran: Proche d’un accord ?

Rafael Grossi de l’ AIEA doit s’entretenir samedi avec les responsables iraniens pour sauver l’accord de 2015. 

Les prochains jours sont perçus par les Occidentaux comme décisifs car ceux-ci estiment qu’au rythme auquel l’Iran engrange les avancées nucléaires, l’accord sera bientôt caduc. La France a estimé «urgent» de «conclure cette semaine». Des observateurs pensent que les Occidentaux pourraient quitter la table des négociations si un compromis n’est pas conclu ce week-end.

Parallèlement aux négociations à Vienne, l’Iran a continué à accumuler des stocks d’uranium enrichi. Selon un rapport de l’AIEA consulté jeudi par l’AFP, ils dépassent désormais de plus de 15 fois la limite autorisée par l’accord de 2015. L’Iran a dépassé début 2021 le taux d’enrichissement de 3,67% fixé par l’accord, montant d’abord à 20%. Puis il a franchi le seuil inédit de 60%, se rapprochant des 90% nécessaires à la confection d’une bombe. Ce rapport sera examiné lors du Conseil des gouverneurs de l’AIEA la semaine prochaine.

Covid -fin du pass vaccinal et du masque: Du populisme ?

Covid -fin du pass vaccinal et du masque: Du populisme ?

Le  Premier ministre Jean Castex a annoncé la levée du pass vaccinal et la fin du port du masque obligatoire en intérieur à partir du 14 mars, sauf dans les transports collectifs.

Invité du journal télévisé de 13H sur TF1 jeudi, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la levée du pass vaccinal et la fin du port obligatoire du masque en intérieur à partir du 14 mars, sauf dans les transports collectifs.

Le pass vaccinal aussi sera suspendu à partir de cette date dans tous les lieux où il est appliqué comme les restaurants, les cafés, les boîtes de nuits ou encore les cinémas. Si c’est possible, c’est parce qu’à l’hôpital aussi la pression se réduit, avec 2.329 malades du Covid-19 admis en soins critiques.

Or, pour le docteur Rochoy, la fin du masque au travail et à l’école notamment, « c’est du populisme électoral pour faire plaisir aux gens. Sur le plan sanitaire cela n’a aucun intérêt ». Le médecin s’inquiète : « Il n’y a aucune chance qu’en retirant le masque on n’ait pas une vague qui arrive. Les gens vont porter le masque dans les transports, puis aller au travail et le retirer, se partager le virus entre eux. Ils vont remettre le masque dans les transports comme ça ils ne contamineront pas d’inconnus, puis ils vont ramener le virus à la maison, contaminer les enfants. Les enfants vont contaminer les élèves, qui vont contaminer leurs propres parents… C’est comme ça que l’épidémie fonctionne depuis le début. »

 

Le retour du nucléaire en Allemagne ?

Le retour du nucléaire en Allemagne ?

 

La situation conflictuelle avec la Russie pourrait faire évoluer la stratégie énergétique en Allemagne. Ainsi le tabou nucléaire pourrait sauter non pas pour l’instant pour installer de nouvelles centrales mais pour prolonger l’exploitation de celles qui restent. Rien n’est décidé mais d’Allemagne voulait remplacer ses centrales à charbon par le gaz russe  et risque de se trouver dans l’impasse.

Devrait cesser d’être souhaité en 2023. Or il est évident que l’Allemagne aura des difficultés à satisfaire ses besoins énergétiques avec la suppression du gaz russe. Un gage russe qui fournissait 55 % des importations en combustibles fossiles

 

Interrogé ce dimanche sur un éventuel report de la date de sortie du nucléaire par le radiodiffuseur allemand ARD, Robert Habeck, le ministre fédéral allemand de l’économie et de la protection du climat qui est par ailleurs l’une des figures du parti écologiste outre-Rhin, a ainsi déclaré :

« Je ne le rejetterai pas pour des raisons idéologiques ».

De quoi sans doute fait réfléchir aussi les écologistes français qui restent arc-boutés sur des énergies intermittentes qui seraient bien incapables de remplacer le nucléaire qui fournit 70 % de l’électricité en France Et dans la place va être confortée avec la prolongation des centrales actuelles et la perspective de construction de 6 EPR dans un premier premier temps et de 8 ensuite.

Juger Poutine pour crimes de guerre

Juger Poutine  pour  crimes de guerre 

 

Au regard du droit international, le président russe est passible des chefs d’accusation de crime d’agression et de crime de guerre, affirment, dans une tribune au « Monde », l’avocat Emmanuel Daoud et l’élève avocate Camille Thomé.

 

 

Jeudi 24 février 2022, 5 heures 05 du matin, premières frappes aériennes. La ville de Kiev est bombardée. Vladimir Poutine annonce officiellement le déclenchement d’une « opération militaire spéciale » en Ukraine. La guerre est ainsi déclarée malgré des mois de tentatives de négociations diplomatiques, ou plutôt de mascarade diplomatique du côté russe.

Vladimir Poutine a fait le choix d’attaquer ce « pays frère », menaçant au passage la communauté internationale par les propos suivants : « Quiconque entend se mettre sur notre chemin ou menacer notre pays et notre peuple doit savoir que la réponse russe sera immédiate et aura des conséquences jamais vues dans son histoire. »

Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) doit saisir la Cour pénale internationale (CPI) et user de tous les moyens, notamment juridiques, pour stopper l’agression russe et empêcher que cette invasion militaire ne cause davantage de pertes humaines parmi la population ukrainienne.

Rappelons à cet égard quelques éléments de droit, concernant tout d’abord les qualifications de crime d’agression et de crime de guerre.

Au sens de l’article 8 bis du statut de Rome, instituant la Cour pénale internationale, il y a crime d’agression lorsqu’un Etat emploie la force armée contre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique d’un autre Etat. Ce crime doit être le fait d’un dirigeant, c’est-à-dire d’une personne en position de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un Etat. Cet acte d’agression doit constituer par sa nature, sa gravité et son ampleur une violation manifeste de la Charte des Nations unies.

Le 24 février, Vladimir Poutine a ordonné l’invasion de l’Ukraine. Son objectif est clair : prendre le contrôle du territoire ukrainien, comme pour la Crimée quelques années plus tôt. Il ne fait donc aucun doute que cette qualification est applicable au cas de l’Ukraine, Vladimir Poutine ayant ordonné à ses troupes d’envahir son territoire.

Vladimir Poutine doit également être jugé pour ses crimes de guerre passés et à venir. On entend par « crimes de guerre » les violations graves du droit international humanitaire commises à l’encontre de civils ou de combattants ennemis à l’occasion d’un conflit armé international ou interne, violations qui entraînent la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs.

Il convient de souligner que l’article 8 du statut de Rome réprime les crimes commis en violation du droit international humanitaire. Ces normes sont applicables durant les conflits armés. Elles visent tant à protéger les populations civiles victimes et certains biens spécifiques, notamment ceux affectés au service sanitaire ou à une mission d’aide humanitaire, qu’à édicter des règles relatives à la conduite des hostilités.

 

Poutine menace avec le nucléaire

Poutine menace avec le nucléaire

«J’ordonne au ministre de la Défense et au chef d’état-major de mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte au combat», a annoncé le président russe lors d’un entretien avec ses chefs militaires retransmis à la télévision. «C’est compris», a acquiescé le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou.

 

Vladimir Poutine a justifié cette décision par les «déclarations belliqueuses de l’Otan» envers la Russie. Il a également critiqué les sanctions économiques prises à l’encontre de la Russie pour son invasion de l’Ukraine, selon lui «illégitimes».

Les forces de dissuasion russes sont un ensemble d’unités dont le but est de décourager une attaque contre la Russie, «y compris en cas de guerre impliquant l’utilisation d’armes nucléaires», selon le ministère de la Défense. Ces forces sont équipées de missiles, de bombardiers stratégiques, de sous-marins et de navires de surface. Sur le plan défensif, elles comprennent un bouclier antimissiles, des systèmes de contrôle spatiaux, de défense antiaérienne et antisatellite.

Interrogés sur la question, plusieurs experts ont estimé auprès de l’AFP que les déclarations russes entraient dans le cadre d’une volonté «d’impressionner» l’adversaire, assurant que ces armes nucléaires ne seront pas utilisées.

Le seul problème c’est que la plupart de ces experts se sont complètement trompés à propos des pronostics d’envahissement de l’Ukraine par la Russie !

Face à la résistance ukrainienne, Poutine menace avec le nucléaire

Face à la résistance ukrainienne, Poutine menace avec le nucléaire

Malgré le rapport de force qui semblait favorable à l’armée russe – le pays étant la deuxième puissance armée du monde -, la capitale de l’Ukraine n’est toujours pas tombée aux mains des Russes samedi. Contraignant Vladimir Poutine à demander à ses soldats d’élargir l’offensive. Et dimanche il a menacé de recourir à l’arme nucléaire ! ( Info BFM)

 

 

« Cela traduit bien que Moscou n’arrive pas à prendre Kiev, qu’il faut revoir les plans et renforcer les effectifs. La défense ukrainienne est bien organisée et sait coordonner ses efforts. Il s’agit d’un revers majeur, même si la Russie conserve un rapport de force favorable », explique le général Jérôme Pellistrandi, consultant défense de BFMTV.

La résistance ukrainienne s’observe également du côté de Kharkiv. Si une colonne est arrivée au centre de la ville ce dimanche, elle a mis « quatre jours à parcourir 30 kilomètres, Kharkiv étant proche de la frontière, ce qui prouve que les Ukrainiens résistent », a-t-il ajouté ce dimanche matin sur notre plateau. Quelques heures plus tard, d’ailleurs, le gouverneur local Oleg Sinegoubov a officiellement déclaré que la deuxième ville d’Ukraine était toujours sous le contrôle des forces gouvernementales.

La progression plus lente des soldats russes en Ukraine ne faisait évidemment pas partie du « plan » des généraux russes, souligne Patrick Sauce, notre éditorialiste spécialisée en politique internationale. « Ils vont être obligés de parler avec les Ukrainiens et de faire avec les pertes », a-t-il ajouté. Avançant, comme début d’explication, la présence de nombreux jeunes appelés parmi les 190.000 Russes déployés en Ukraine, ce qui est « tout à fait différent d’une armée de professionnels ou de gens qui ont décidé de prendre les armes, faisant preuve de rage et de haine ». Selon lui, « cela peut faire la différence ».

Depuis le dernier conflit en 2014, les militaires ukrainiens ne sont également plus les mêmes. « Les informations qui nous remontent du terrain montrent bien la modernisation considérable et l’amélioration en équipement et en formation de l’armée ukrainienne depuis 2014″, a expliqué Sophie Lambroschini, spécialiste de la Russie et de l’Ukraine contemporaines, sur France Inter. Et ces forces armées bénéficient de nombreux civils, depuis que la mobilisation générale a été décrétée.

 

« Il y a une solidarité entre la société civile et l’armée. Après 2014, la société civile ukrainienne s’est organisée. Cette mobilisation a permis une organisation très rapide dans le contexte actuel », a poursuivi la spécialiste.

Pour le général Jérôme Pellistrandi, cette résistance ukrainienne toujours organisée à Kiev, Kharkiv ou dans le sud du pays, vers la péninsule de Crimée, signifie que « la chaîne de commandement fonctionne ». « Cette résistance permet d’organiser le mouvement défensif et donc l’avancée russe est importante mais n’est pas décisive à cette heure-là », relève-t-il.

Le conflit pourrait désormais s’enliser pendant « de nombreuses années », craignent des politiques et observateurs, comme l’a résumé ce dimanche la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss. Il pourrait durer « plusieurs années parce que nous savons que la Russie a des forces importantes », a-t-elle poursuivi, soulignant la détermination des Ukrainiens à « se battre » pour défendre « leur souveraineté et leur intégrité territoriale ».

L’annonce de Vladimir Poutine de mettre en alerte la « force de dissuasion » de l’armée russe, comprenant une composante nucléaire, va dans le sens des craintes de la ministre britannique. Mais l’organisation de pourparlers entre l’Ukraine et la Russie à la frontière avec le Biélarus laisse espérer une autre tournure pour le conflit.

Remplacement du nucléaire allemand par le gaz : l’erreur !

Remplacement du nucléaire allemand par le gaz : l’erreur !

Après la décision de Bruxelles d’inclure le nucléaire et le gaz dans la taxonomie verte, Xavier Moreno Président du Cercle d’Étude Réalités Écologiques et Mix Énergétique (Cérémé), revient sur la politique énergétique allemande en déplorant qu’elle ait sacrifié le climat au nom du dogme antinucléaire.

La Commission européenne classe le gaz dans la taxonomie européenne bien qu’il s’agisse d’une source d’énergie polluante. Cette décision dommageable pour le climat est le résultat de la volonté de l’Allemagne de supprimer progressivement ses centrales nucléaires, le développement des énergies renouvelables intermittentes, comme l’éolien et le solaire, imposant le recours aux énergies fossiles comme le gaz.

La Commission européenne a récemment rendu publique sa décision d’accorder un label vert au gaz et à l’énergie nucléaire, ce qui revient à les classer dans la taxonomie européenne parmi les activités qui contribuent à réduire les émissions de CO2 sans nuire à l’environnement. Une reconnaissance qui est toutefois soumise à des contraintes. Le gaz est uniquement autorisé à venir en remplacement de centrales thermiques davantage polluantes, notamment celles fonctionnant au charbon ou au lignite. Et les centrales nucléaires sont évidemment tenues de se conformer aux normes de sécurité en vigueur en Europe. Plus encore, cette reconnaissance du caractère durable est assortie de limites temporelles car ces activités, à défaut de technologie, seraient nécessaires mais seulement transitoires. Elles sont par conséquent limitées par des échéances qui avaient été fixées, dans le projet initial, à 2030 pour le gaz (sans captage du CO2) et à 2045 pour le nucléaire (pour les générations actuelles de réacteurs qui ne sont pas encore exempts de déchets).

Épargnons-nous les détails techniques complexes de ces conditions et concentrons-nous sur l’évidence : les pays comme l’Allemagne qui ferment leurs centrales nucléaires et annoncent les remplacer par l’éolien ou le solaire trompent le monde. En réalité, ils remplacent le nucléaire par le gaz, temporairement relayé par l’énergie éolienne quand le vent le décide, car il doit y en avoir suffisamment, mais pas beaucoup. Mais aussi par l’énergie solaire en période de plein soleil. Voilà qui explique clairement pourquoi jeudi dernier encore, les Français ont émis 72 g de CO2 par Kwh d’électricité et les Allemands en ont émis 362 g, soit 5 fois plus!

Le grand argument avancé par les Allemands est que nous sommes à la veille de pouvoir capturer le CO2 dans les cheminées des centrales à gaz et de pouvoir remplacer le gaz fossile – le méthane – par de l’hydrogène vert obtenu par électrolyse, avec de l’électricité éolienne ou solaire. C’est pourquoi la Commission européenne avait prévu, dans son projet initial, de durcir les normes d’émission de CO2 tolérées pour les centrales électriques au gaz : à 300g jusqu’en 2029 et à 100g à partir de 2030.

Au terme d’un mois de lobbying intense, l’industrie allemande a fait tomber le masque des illusions : elle a obtenu le report du calendrier des obligations de passage des centrales à gaz au gaz renouvelable à 2035 ! Nous sortons enfin du déni : la sortie du nucléaire impose des centrales à gaz qui ne disposent pas de moyens technologiquement et économiquement viables de réduire leurs émissions de CO2 dans les 20 prochaines années. L’Allemagne sacrifie donc le climat au nom du dogme antinucléaire. Son industrie pâtira durablement des coûts élevés de l’électricité, de la dépendance au gaz russe et des pénalités sur les émissions de CO2.

Il est compréhensible qu’elle ait lutté avec autant d’acharnement contre l’avantage que le nucléaire donnera aux Français. Le masque de l’écologie est tombé. Seules apparaît, outre le ravage pour le climat de l’idéologie anti-nucléaire, la puissance du lobby des énergies renouvelables intermittentes et la volonté de l’Allemagne de faire disparaître l’atout de compétitivité que tirera la France d’une ambitieuse relance de la production d’électricité d’origine nucléaire. Les écologistes français, qui luttent contre leur camp et leur pays, en ralentissant le nucléaire et en poussant l’éolien et le solaire, ont sous les yeux la preuve de leurs illusions. Il est grand temps qu’ils le comprennent.

UKRAINE: RISQUE de GUERRE NUCLÉAIRE AVEC LA RUSSIE ?

UKRAINE: RISQUE de GUERRE NUCLÉAIRE AVEC LA RUSSIE ?

Risques de guerre nucléaire avec la Russie ? Céline Hussonnois-Alaya

 

Vladimir Poutine a brandi la menace nucléaire, Jean-Yves Le Drian a répondu sur le même ton. Faut-il y voir le risque d’une escalade?

Après le début de l’offensive en Ukraine, faut-il craindre une guerre nucléaire? Jeudi, alors que la Russie venait de lancer une « opération miliraire » en Ukraine et que Vladimir Poutine agitait la menace nucléaire en cas d’entrave à son offensive, Jean-Yves Le Drian déclarait que l’Otan était aussi une « alliance nucléaire ».

Le ministre français des Affaires étrangères a ainsi rappelé au maître du Kremlin qu’il n’était pas le seul à posséder la bombe atomique – les Etats-Unis et la France, membres de l’Otan, en disposent également. « Je n’en dirai pas plus », a-t-il ajouté en réponse aux menaces du dirigeant russe.

• L’arsenal russe

Qu’en est-il de l’arsenal nucléaire russe? « La force de dissuasion nucléaire russe s’appuie sur ce que l’on nomme une ‘triade stratégique’ », explique à BFMTV.com Benjamin Hautecouverture, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de sécurité internationale, prolifération et questions stratégiques. Dans le détail: des missiles balistiques intercontinentaux au sol, des sous-marins nucléaires armés de missiles balistiques stratégiques et des bombardiers stratégiques armés de missiles de croisière.

« Selon la comptabilité établie dans le cadre bilatéral américano-russe du traité New Start, la Russie déploie un peu plus de 520 lanceurs armés d’un peu moins de 1500 têtes nucléaires (ogives). Traditionnellement, c’est la composante terrestre qui est réputée être le cœur de la force. »

Mais depuis une vingtaine d’années, Moscou a lancé un vaste programme de modernisation de l’ensemble de ces armes, « complété par des annonces, en 2018, de développement de nouveaux systèmes », précise encore Benjamin Hautecouverture, qui appelle néanmoins à la prudence sur les annonces faites par la Russie.

• Faut-il craindre pour autant une escalade nucléaire?

Pour Benjamin Hautecouverture, de la Fondation pour la recherche stratégique, si les mots employés aussi bien du côté russe que français sont forts, « ces rappels rhétoriques indiquent que le conflit reste maîtrisable », nuance-t-il. « Tant que la qualité de puissance nucléaire de la Russie lui permet de mener contre l’Ukraine, qui ne fait pas partie de l’Alliance atlantique, une guerre conventionnelle sous couvert de sa force de dissuasion nucléaire. »

Nucléaire iranien : vers un compromis ?

Nucléaire iranien : vers un compromis ?

 

Déjà empêtré dans le dossier ukrainien, les Européens mais aussi Biden  souhaiteraien t bien sortir avec un compromis concernant le nucléaire iranien. Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a affirmé dimanche qu’un accord sur le dossier nucléaire iranien serait « imminent » et mis en garde contre sa « fragilité » par rapport au précédent conclu en 2015. Les  pourparlers de Vienne visent à sauver l’accord nucléaire de 2015 destiné à empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique. Les Etats-Unis s’en sont retirés en 2018, sous la présidence de Donald Trump qui le jugeait insuffisant, et ont rétabli dans la foulée leurs sanctions économiques. En riposte, la République islamique s’est affranchie des restrictions-clés à son programme nucléaire, placé sous surveillance de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Les négociations visent donc à mettre en œuvre un « retour mutuel » de Washington et Téhéran dans l’accord, défendu par l’actuel président américain Joe Biden.

Nucléaire-EDF : Une recapitalisation de 2 milliards qui ne suffit pas

Nucléaire-EDF :Une recapitalisation de 2 milliards qui ne suffit pas

 

La recapitalisation de 2 milliards est loin d’être négligeable mais au regard des enjeux, elle est cependant presque anecdotique ( 5 milliards en tout avec les 3 milliards d’actifs qui vont être réalisés par l’entreprise). EDF traîne déjà une dette de près de 40 milliards  et va perdre de l’ordre  10 milliards avec la décision du gouvernement de bloquer le prix de l’électricité. EDF doit faire face aussi à l’énorme facture du renforcement de la sécurité , notamment grand plan de carénage d’un cout d’une cinquantaine de milliards. Et encore 50 milliards pour le financement des six premiers réacteurs EPR  décidés par Emmanuel Macron. Il faudra encore ajouter quelques dizaines de milliards pour les plans d’enfouissement des déchets. Bref si EDF était une entreprise privée il y a longtemps qu’elle serait en faillite. D’où l’idée sans doute d’une possible renationalisation qui avance.Cela d’autant plus qu’il faudra aussi financer les huit autres EPR mis à l’étude ( il faudrait une trentaine d’EPR d’après les spécialistes).

Car malgré cette commande colossale d’EPR, le groupe traverse une période douloureuse, à la suite d’un enchaînement de mauvaises nouvelles. Le fournisseur historique subit notamment la décision de l’exécutif d’augmenter le volume d’électricité qu’il devra vendre à prix cassé à ses concurrents en 2022 afin de plafonner les factures des Français. Surtout, il se trouve confronté  du fait de la crise sanitaire à chute sans précédent du niveau de disponibilité de son parc nucléaire et  du fait d’un défaut de corrosion identifié dans plusieurs installations, et dont les causes restent inconnues. De quoi renforcer ses difficultés à emprunter sur les marchés, après que Fitch a abaissé d’un cran sa note de crédit, et que Moody’s l’a placé sur une perspective négative.

 

12345...14



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol