Archive pour le Tag 'lénergie'

«Pour une Union européenne de l’énergie».( Laurence Daziano , économiste)

 «Pour une Union européenne de l’énergie».( Laurence Daziano , économiste)

Tribune de Laurence Daziano , économiste dans  l’Opinion.

 

« A  l’heure où les Etats-Unis et la Chine s’affrontent sur les terrains commerciaux, monétaires, technologiques et politiques, l’Europe traverse une période de transition. Le Brexit et l’instabilité gouvernementale à Madrid ou Rome freinent sa capacité de définir un projet politique commun. Le blocage par la France de l’ouverture des négociations d’élargissement entre l’UE et la Macédoine du Nord et l’Albanie illustre les divergences croissantes de vues entre les principaux Etats membres sur la finalité du projet européen.

Les dirigeants européens ont récemment pris conscience de leur fragilité et de leur solitude face à la guerre commerciale livrée par Washington ou aux investissements chinois dans les secteurs sensibles. Cette prise de conscience de la nécessaire autonomie européenne est d’autant plus forte que les risques géopolitiques émergent partout : guerre froide entre Washington et Pékin, contestations sociales à Hong Kong et Santiago, retour des impérialismes turc et iranien, tensions au Moyen-Orient et pouvoirs populistes à Brasilia ou Buenos Aires.

  • La nouvelle commission européenne doit réfléchir à doter l’UE d’une autonomie stratégique. Le « green deal » d’Ursula Von der Leyen vise à faire de l’Europe le champion climatique. La redéfinition progressive d’une politique à l’égard de la Chine doit être poursuivie. Il reste à doter l’UE d’une politique énergétique commune. La maîtrise de son approvisionnement énergétique est autant un impératif stratégique qu’une nécessité économique pour garantir la compétitivité de son économie et de son industrie. C’est également une composante déterminante de la politique climatique. L’Union de l’énergie devrait être l’un des axes majeurs de la nouvelle Commission européenne.
  • Engagements de sûreté. Une véritable union de l’énergie permettrait en outre de redéfinir les relations entre l’UE et la Russie, qui sont interdépendantes dans ce domaine, et non contre la Russie. Alors que le président de la République s’est engagé dans un « reset » avec Moscou, Paris et Berlin pourraient promouvoir, sous réserve d’une résolution des conflits ukrainien et syrien, une initiative pour créer un espace énergétique commun. L’UE doit sécuriser son approvisionnement en gaz, alors que la Russie constitue le tiers de ses importations gazières, à un tarif permettant à son industrie de rester compétitive et à l’abri de possibles sanctions extraterritoriales américaines.
  • Cette union de l’énergie permettrait à l’UE et à la Russie de constituer un troisième pôle entre les États-Unis et la Chine. Elle pourrait également travailler aux projets d’exploration – production en Arctique – et offrir la sécurisation stratégique des gazoducs qui approvisionnent l’Europe, à l’instar de Nord Stream 1 aujourd’hui et de Nord Stream 2 demain. Ce programme concret, qui offrirait une perspective de long terme à Moscou, serait adossé à des engagements de sûreté pour les Pays baltes et l’Europe de l’est, et pourrait être complété, un jour, par un accord de libre-échange entre l’UE et la Russie.
  • Comme l’écrivait Mikhaïl Boulgakov, « qui prend son temps n’en manque jamais ». Prise en étau entre Washington et Pékin, l’Europe n’a plus beaucoup de temps pour sauvegarder son autonomie stratégique. »

 

  • Laurence Daziano, maître de conférences en économie à Sciences Po, est membre du Conseil scientifique de la Fondapol.

 

« La politique fiscale sur l’énergie est inefficace » (le Monde)

 « La politique fiscale sur l’énergie est inefficace » (le Monde)

Antoine Reverchon, journaliste au « Monde », démontre que la fiscalité sur l’énergie est inefficace pour la transition énergétique. (Le Monde extraits)

 

 

« . Les chercheurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont répertorié toutes les taxes et droits pesant sur l’énergie dans les 44 pays les plus riches du monde (les membres de l’OCDE, plus ceux du G20 et quelques autres), qui représentent à eux seuls 80 % de la consommation énergétique mondiale et… 80 % des émissions de CO2.

Or, les économistes le disent et le répètent, la fiscalité est l’un des meilleurs outils de lutte contre le réchauffement : si l’on taxe les énergies carbonées (charbon, pétrole…), consommateurs et entreprises se tourneront vers les alternatives décarbonées (éolien, solaire, biomasse…). Les pays signataires de l’accord de Paris de 2016, par lequel ils s’engageaient à réduire leurs émissions, se retrouvent, lundi 23 septembre, à New York, au Sommet action climat. L’étude de l’OCDE, publiée le 20 septembre, tombe à point nommé : joignent-ils l’acte fiscal à la parole climatique ?

Le moins qu’on puisse dire est que les taxes et droits perçus sur l’énergie sont, en moyenne, totalement incohérents avec les objectifs environnementaux affichés par ailleurs. Alors que les économistes estiment à 30 euros par tonne de CO2 le palier à partir duquel les comportements peuvent changer, ce seuil n’est atteint ou dépassé que pour les émissions du transport routier (diesel et essence). Or, 80 % des émissions de CO2 ne sont pas d’origine routière, mais viennent de l’agriculture, de l’industrie, du transport non routier et, surtout, de la production d’électricité : ces émissions-là sont fort peu taxées, voire pas du tout.  …. »

François de Rugy : bientôt ministre de l’énergie ?

François de Rugy : bientôt ministre de l’énergie ?

 

 De Rugy peut « continuer à apporter la lumière » sur ses affaires, selon Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement. Sibeth Ndiaye, experte en délire verbal  n’en loupe pas une. De là à conclure que de Rugy pourrait retrouver un poste de ministre, par exemple ministre de l’énergie il n’y a qu’un pas qu’on  pourrait franchir. Dans son propos, Sibeth Ndiaye  dit comme d’habitude tout et son contraire. Par exemple que de Rugy doit continuer d’apporter des preuves mais en même temps que l’ancien ministre de l’écologie n’a pas transgressé la règle établie. Quant à la réinsertion possible de de Rugy  évidemment la porte-parole du gouvernement se réfugie derrière l’orthodoxie en n’indiquant que cela relève de la responsabilité du président  de la république. Bien difficile de saisir quelle est la position exacte du gouvernement à travers cette espèce de diarrhée verbale de Sibeth Ndiaye qui délaye  tellement son propos qu’on en oublie même son objet et surtout son sens. La vérité sans doute ce que François de Rugy est assez peu soutenu. Juste ce qu’il faut pour dédouaner le gouvernement lequel en toute vitesse via une directive du Premier ministre a rappelé certains principes de sobriété. Nombre de responsables de la majorité y compris du gouvernement ont pris leurs distances avec de Rugy qui il est vrai politiquement ne représente pas grand-chose. La très médiatique ministre Marlène Schiappa continue d’enfoncer de Rugy en assistant sur les principes de rigueur que doivent observer les ministres. Et pour en penser le clou et l’indique que ses diners ministériels  étaient souvent constituée de nouilles chinoises à 1, 73  la portion. On voit donc que les avis sont partagés quant au retour de Rugy. Mais  Pourquoi pas de Rugy comme  ministre des lumières ou de l’énergie. Des lumières qui seraient bien utiles gouvernement qui pour l’instant slalome sérieusement entre ses promesses et ses annonces concrètes. Un ministre des lumières comme de Rugy serait donc bien utile pour éclairer un avenir caractérisé aujourd’hui par beaucoup d’incertitudes notamment sur le plan économique.  

  • A

La programmation de l’énergie repoussée : pourquoi ?

 La programmation de l’énergie repoussée : pourquoi ?

 

Il est clair que le report de la de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), traduit la fébrilité du gouvernement pour annoncer clairement la priorité absolue pour le nucléaire ; les autres sources d’énergie n’étant soutenues que pour masquer la priorité aux centrales actuelles dont la durée de vie sera prolongée de 20 à 30 ans et la priorité au développement de la filière EPR. De ce point de vue, la  consultation publique sur la programmation pluriannuelle de l’énergie a constitué véritable arnaque parce que la question nucléaire n’était  pas en débat. L’objectif de 50% de part du nucléaire en 2025 est reporté de 20 à 30 ans en réalité. Les scénarios d’EDF, du ministère ou de RTE sont complètement divergents. Officiellement on devait fermer de réacteurs mais Macron a annoncé le développement d’autres ! En fait, tout cela relève du cirque car la France ne peut réduire pour l’instant la part du nucléaire d’autant que d’énorme investissements sont réalisés notamment le grand carénage. Certes on pourra fermer ici ou là quelques réacteurs mais on prolongera la vie de la plupart de autres. LE PPE ( programmation énergétique)   constitue de la poudre aux yeux pour masquer la réalité à savoir qu’on ne peut se passer de la part du nucléaire en quelques années et qu’en plus la France joue sur le nucléaire pour sa politique de réductions des émissions polluantes qui menace le climat.  Pour preuve, EDF, a déjà commencé à intégrer une prolongation de ses réacteurs de 900 MW jusqu’à leurs 50 ans, évoque régulièrement la possibilité d’aller jusqu’à 60 ans, comme c’est le cas aux États unis pour des réacteurs similaires. L’entreprise commence également à communiquer sur de plus petits modèles baptisés SMR (small modular reactors), d’une puissance d’environ 160 MW (au lieu des 1.650 MW de l’EPR), pour renouveler le parc. Pour faire avaler la pilule du nucléaire indispensable, on a attribué uen enveloppe de 150 millions au ministère de l’écologie  pour faire joujou notamment avec des éoliennes improductives. En fait Macron se sert de l’écologie pour donner un coup de peinture verte sur la politique énergétique. En fait, on craint que l’annonce de la politique énergétique ne vienne encore affaiblir la popularité du Chef de l’Etat. La justification de la concertation de dernière minute est peu crédible. “Le travail d’instruction et de concertation se poursuit”, dit-on de source gouvernementale. “Il n’y a pas de retard, seulement la volonté de prendre le temps nécessaire sur des sujets aussi fondamentaux que le dérèglement climatique et le prix de l’énergie.” Le président de la République réunira mercredi une trentaine de personnes, dont des dirigeants d’entreprises et d’organismes de recherche, pour une “séance de travail” consacrée à la question de l’énergie.

Inflation : + 1,3% en 2012 selon l’Insee. Surtout l’énergie et l’alimentation.

Inflation : + 1,3% en 2012 selon l’Insee. Surtout  l’énergie et l’alimentation.

 

Officiellement les prix à la consommation ont progressé de 1.3% en 2012 mais compte tenu de la hausse de l’énergie et de l’alimentation l’inflation est nettement sous estimée car la structure de consommation a été profondément transformée.Les prix ont  augmenté de 0,3 % au mois de décembre selon les chiffres publiés ce jeudi par l’Insee . Cette hausse, au cours du dernier mois de l’année porte l’inflation sur l’ensemble de l’année à 1,3 % en glissement annuel. En 2011, elle avait atteint 2,5 %. Mais même si elle est moindre d’une année sur l’autre, la hausse des prix en France a sans doute fortement affecté le portefeuille des Français et leur pouvoir d’achat. Le trio de tête des hausses regroupe en effet des postes de dépenses quasi quotidiennes pour les ménages : tabac, énergie et alimentation. Autant dire que les pouvoirs publics vont devoir encore composer dans les prochains mois avec la morosité des consommateurs qui, au delà de l’indice général des prix, auront plutôt l’impression que les étiquettes progressent.  La palme de l’envolée des prix revient sans grande surprise au tabac. Si en décembre le prix sont restés stables, sur un an la hausse atteint 6,9 % après les différentes décisions d’augmentation des taxes dont la dernière date du mois d’octobre . Et alors que de nouvelles hausses semblent programmées, ce poste de dépense devrait continuer de progresser. Hors tabac cependant l’indice augmente de 0,3% en décembre et de 1,2% sur un an. C’est cet indice qui est utilisé dans la formule de calcul du taux du livret A, qui sera modifié début février, probablement à la baisse par rapport à son taux actuel de 2,25%.La hausse des prix des cigarettes et du tabac sur l’ensemble de l’année distance largement celle constatée dans l’énergie. En 2012, les prix de l’énergie ont en effet progressé de 2,6 % en dépit du mouvement de ralentissement constaté au cours des dernières semaines de l’année (en décembre les prix ont ainsi baissé de 0,2 % par rapport au mois de novembre.) Pour les seuls produits pétroliers la hausse atteint 1 % sur 12 mois.  Reste le troisième poste de dépenses qui a fortement augmenté en 2012 : celui de l’alimentation. L’ensemble des prix des produits alimentaires a en effet progressé de 2,3 % sur douze mois largement tirés vers le haut par l’envolée de 7,7 % de ceux des produits frais et notamment des légumes frais (en hausse de 11,2 % sur un an.) De leur côté les fruits frais ne sont pas en reste avec une hausse de 8,2 % sur un an.

 




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