Archive pour le Tag 'britannique'

Non au paradis fiscal britannique aux portes de l’UE

Non  au paradis fiscal britannique aux portes de l’UE

Il est évident que la proposition de Boris Johnson qui repose essentiellement sur le faite d’isoler le cas de l’Irlande entre (Nord et Sud) pose un vrai problème sur la nature des relations futures entre l’union économique et le Royaume uni. Pour résumer,  une partie du Royaume uni serait donc soumis aux règles du Brexit  tandis que l’autre dépendrait toujours des règles européennes d’avant Brexit. Une manière en quelque sorte pour le Royaume-Uni d’organiser une espèce de sas ingérable quand à savoir ce  qui est britannique et membre de l’UE et ce qui ne l’est pas. La France ne veut donc pas d’un paradis fiscal aux portes de l’Europe, a affirmé jeudi la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Amélie de Montchalin (photo), au lendemain de la présentation des ultimes propositions du Premier ministre britannique pour sortir les négociations sur le Brexit de l’impasse.

“Boris Johnson fait aujourd’hui des propositions. Il faut qu’on regarde si les normes sont respectées. Je ne veux pas qu’on ait un paradis fiscal aux portes de l’Europe. On demande à nos entreprises de respecter les enjeux environnementaux, sociaux, fiscaux. Il faut qu’on puisse travailler de manière loyale”, a déclaré Amélie de Montchalin sur l’antenne de CNews.

“On a un accord sur la table qui permet de sortir de manière ordonnée. On préférerait que ce soit fait de manière ordonnée. S’ils veulent le faire autrement, on s’est préparés”, a-t-elle ajouté.

Boris Johnson a annoncé avoir soumis mercredi à Bruxelles des propositions “constructives et raisonnables” à même d’ouvrir la voie à un nouvel accord, tout en promettant à nouveau que le Royaume-Uni quitterait l’UE le 31 octobre “quoi qu’il arrive”.

La Commission européenne a parlé de “points positifs”, mais juge qu’il reste encore “quelques points (euphémisme !) problématiques qui nécessiteront des travaux supplémentaires dans les prochains jours”.

 

5G : le gouvernement britannique sous pression après l’affaire Huawei

5G : le gouvernement britannique sous pression après l’affaire Huawei

 

 

Le gouvernement britannique qui a autorisé la semaine dernière le chinois Huawei à développer la 5G subit une triple pression qui n’est pas susceptible de réduire les contradictions internes du gouvernement. Il y a d’abord le ministre des affaires étrangères qui en quelque sorte conteste le choix de l’équipementier chinois, d’autres membres du gouvernement également. Il y a aussi la pression de Washington qui soupçonne l’équipementier chinois de mettre en place des réseaux d’espionnage avec la 5G. Les États-Unis ont purement et simplement interdits à l’opérateur chinois d’intervenir sur le territoire américain et incitent  les alliés en faire autant. Le ministre des affaires étrangères britanniques lui-même met en garde son propre gouvernement « Nous avons raison d’avoir un certain degré de prudence vis-à-vis du rôle des grandes entreprises chinoises en raison du degré de contrôle que l’État chinois est en mesure d’exercer sur elles, a-t-il affirmé dans les colonnes du Daily Telegraph. Cela ne veut pas dire que (le) rôle (de ces entreprises) est automatiquement malveillant. Mais il y a des points comme la loi de 2017 qui dispose que toutes les entreprises chinoises, quel que soit leur actionnariat, doivent coopérer avec les services de renseignements chinois en toute occasion. » Selon lui, ces éléments sont « à soupeser très attentivement », avant toute décision finale. À noter que la question se pose aussi en Allemagne qui serait assez favorable à la venue de l’équipementier chinois. Washington a toutefois prévenu Berlin et Londres que si Huawei était autorisé à développer sa technologie 5G, il y aurait une possible remise en cause de la coopération en matière de renseignements. La France de son côté s’apprête à mettre des verrous pour empêcher l’équipementier chinois d’investir la 5G en France.

Brexit: le parlement britannique s’enfonce un peu plus dans les contradictions

Brexit: le parlement britannique s’enfonce un peu plus dans les contradictions

Le gouvernement britannique ne peut pas demander aux parlementaires de la Chambre des communes de revoter sur l’accord de retrait qu’ils ont rejeté la semaine dernière, déclare le président de la Chambre des communes, le conservateur John Bercow. Une nouvelle fois, les députés britanniques mettent des bâtons dans les roues de la première ministre en refusant de revoter sur l’accord passé entre l’union économique et le Royaume-Uni. Pour schématiser, les députés ont refusé à la fois un Brexit sans accord (Brexit dur) et un Brexit mou avec l’accord proposé. Par ailleurs on voit mal comment Theresa May pourrait arracher de l’union européenne un autre  accord que celui qui était négocié car il comporte déjà de nombreuses concessions. Du coup il est vraisemblable que le gouvernement britannique sera contraint de demander que la date d’application du Brexit soit décalée dans le temps. En fait,  l’union européenne pourrait consentir à un nouvel habillage de l’accord mais sans en changer le fond ce qui permettrait de contourner le nouveau blocage des députés. “Ce que le gouvernement ne peut légitimement pas faire, c’est de soumettre à nouveau à cette Chambre la même proposition ou sensiblement la même proposition que cette qui a été rejetée la semaine dernière par 149 voix d’écart”, a poursuivi John Bercow. D’après Robert Peston, de la chaîne ITV, il est “désormais presque acquis à 100%” qu’il n’y aura pas d’accord entre le gouvernement britannique et le Parti unioniste démocratique (DUP) d’Irlande du Nord dont les dix élus au Parlement de Westminster sont indispensables à la majorité de Theresa May. “Par conséquent (…), Theresa May ne se risquera pas à un troisième vote significatif (ndlr, de ratification de l’accord de retrait) cette semaine”, ajoute-t-il. D’après le quotidien London Evening Standard, qui cite des sources parlementaires, Theresa May serait prête à sacrifier son négociateur en chef, Olly Robbins, afin de rallier les voix qui lui manquent à la Chambre des communes. “On a dit à un élu que M. Robbins, ‘bête noire’ (ndlr, en français dans le texte) des élus conservateurs de l’European Research Group s’en irait dès que l’accord sera passé”, écrit le journal. En déclarant il y a un mois au bar d’un hôtel de Bruxelles, où un journaliste d’ITV a entendu sa conversation, que la seule alternative possible, c’était d’approuver l’accord de Brexit négocié par May avec les Européens ou d’accepter un report significatif de la date du divorce, le négociateur en chef du Royaume-Uni avait semé le trouble en Grande-Bretagne.

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

 

 

 

Comme c’était prévisible la Grande-Bretagne est tellement empêtrée dans ses contradictions vis-à-vis du Brexit qu’on pourrait arrêter les pendules quant à la décision de quitter l’union. Ce serait une sorte de porte de sortie politique pour éviter la crise outre-manche. En effet la date de sortie officielle est fixée le 29 mars mais le gouvernement britannique est complètement paralysé parce qu’il ne veut ni organiser un nouveau référendum, ni voter en l’état l’accord passé avec l’union européenne pour la transition. La seule solution politique serait donc de provoquer de nouvelles élections législatives que les conservateurs ne sont d’ailleurs pas sûrs de gagner. De toute manière le contexte politique n’est pas réuni pour qu’une décision définitive intervienne le 29 mars concernant la sortie de l’union européenne par la Grande-Bretagne. Du coup de manière discrète des contacts sont pris à l’initiative surtout des Britanniques pour envisager un report de la date fatidique. Ce qui permettrait peut-être de réunir les conditions d’un contexte politique plus favorable à un accord de transition. Ce ne serait pas la première fois que la Grande-Bretagne et le gouvernement conservateur se contredisent sur cette affaire complexe du Brexit. Le quotidien britannique cite trois sources européennes qui disent avoir été approchées par des représentants de Londres chargés de « sonder le terrain » alors que le projet de Brexit négocié par la première ministre Theresa May avec Bruxelles est contesté, tant par l’opposition travailliste que par de nombreux membres de sa majorité conservatrice.

Réagissant aux informations rapportées par le Telegraph, un porte-parole du 10, Downing Street a déclaré que Theresa May a toujours affirmé que le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne le 29 mars prochain et qu’aucun report de la mise en œuvre de l’article 50 des traités européens ne serait demandé.

 

 

Brexit : quelle révolution pour le système agroalimentaire britannique ?

Brexit : quelle révolution  pour le système agroalimentaire britannique ?

Suite au Brexit, Tim Lang, professeur de politique agroalimentaire à la City University of London, propose uene révolution du système agroalimentaire qui pourrait aussi intéresser les agriculteurs français ! (extraits de l’interview de la Tribune).

 

-Selon vos études, quel est le principal danger que le Brexit fait encourir au système alimentaire britannique?

TIM LANG - Notre dernier rapport, Feeding Britain: Food Security after Brexit (nourrir la Grande-Bretagne : la sécurité alimentaire après le Brexit) rappelle à l’opinion publique et aux politiques britanniques que, depuis 50 ans, notre système alimentaire est intégré à celui des autres États membres. La Grande-Bretagne ne se nourrit pas toute seule: elle importe 30% de sa nourriture directement de pays de l’Union européenne et 11% de pays tiers ayant négocié des traités de commerce alimentaire avec l’UE. Quitter l’Union européenne signifie donc perturber 50 ans de négociations, qui ont pourtant globalement amélioré la qualité de l’offre.

Dans votre rapport, vous évoquez également la question des migrants…

Oui. L’horticulture britannique est l’un de nos rares succès agricoles, grâce à nos fraises, framboises, etc. Mais la cueillette dépend entièrement de 60-70.000 travailleurs d’autres pays de l’UE -dont l’expulsion a motivé une partie de ceux qui ont voté pour le Brexit. Il y a quelques semaines, le gouvernement a affirmé qu’il introduira un nouveau régime pour les travailleurs saisonniers, mais seulement pour 2.500 personnes ! Cela va détruire notre industrie horticole. Sans compter les effets sur la fabrication alimentaire britannique, dont 30% des emplois sont aussi occupés par des migrants de l’UE… Si ces travailleurs ne viennent plus de Roumanie, Bulgarie, Croatie, Slovénie, Lettonie, Lituanie, d’où viendront-ils? Inde, Pakistan, Algérie, Afghanistan? Quels nouveaux pays nous fourniront de la main-d’œuvre agricole bon marché? Les idéologues de la droite nous disent qu’il ne fait pas s’inquiéter, car nous aurons des robots. Mais pour cela, il faudra au moins 15 ans… alors que les Britanniques disent déjà aujourd’hui qu’ils veulent de la nourriture locale!

Pourquoi le système alimentaire britannique se retrouve-t-il à être si dépendant des importations?

La Grande-Bretagne ne produit plus sa propre nourriture depuis 1780. Grâce à son Empire, elle a commencé dès la fin du 18e siècle à importer de la nourriture de l’Amérique du Nord, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande… Et en 1846, lors de l’abolition des textes réglementaires qui encadraient le commerce de céréales avec l’étranger (les « corn laws »), elle a pris la décision politique de ne pas soutenir ses agriculteurs. Depuis 172 ans la culture politique des Britanniques consiste ainsi à croire que le reste du monde les nourrira: que dès lors que nous gagnons de l’argent via d’autres industries, nous pouvons le dépenser pour acheter de la nourriture bon marché d’autres pays. C’est une vision impériale de la nourriture!

Cette approche a été remise en cause lors des deux guerres mondiales. En 1939, nous importions 70% de nos aliments. En 1945, nous n’en importions plus qu’un tiers: nous avions réussi, malgré la guerre, à doubler notre production. Pour ne plus reproduire de trop graves situations de dépendance, après la guerre il fut donc décidé de reconstruire l’agriculture britannique, en mettant en place un système d’aides pour les agriculteurs. Mais en 1973, quand nous avons rejoint la Communauté économique européenne, nous en avons intégré un nouveau, celui du marché unique. Aujourd’hui, certains supporteurs du Brexit pensent qu’il faudrait retourner au modèle de 1846, d’autres à celui de 1939… Quoi qu’il en soit, d’importantes décisions politiques doivent être prises, et soumises à l’opinion publique. Or, les citoyens britanniques ignorent complètement ces enjeux.

Mais les importations de l’Union européenne ne pourraient-elles pas être remplacées par de la nourriture venant d’autres pays?

Il y a effectivement une véritable pression de la part de certains membres du parti conservateur, des néo-libéraux, pour importer de la nourriture bon marché des Etats-Unis, de pays émergents ou d’anciennes colonies. Mais conclure un accord commercial avec les Etats-Unis a de graves implications. Depuis deux ans, le secrétaire d’Etat américain au Commerce le dit clairement: si le Royaume-Uni signe un traité avec les Etats-Unis, il devra abandonner les standards alimentaires européens. Et si au lieu que de l’Espagne, du Portugal, de la Pologne ou de l’Italie, nous importons de l’Afrique de l’Ouest, de la Turquie, d’Israël, quels contrôles de qualités appliquerons-nous? Le Brexit engendre donc d’importants choix politiques qui ne sont pas suffisamment discutés.

Quel impact risque notamment d’avoir le Brexit sur les agriculteurs?

Pendant les 50 dernières années, le système agroalimentaire a traversé une véritable révolution. Nous croyons encore que notre nourriture vienne des agriculteurs, mais ce n’est plus vrai. Les agriculteurs ne créent que des matières premières bon marché pour un traitement industriel de masse. Ceux d’entre eux qui nourrissent encore directement les consommateurs ne sont pas nombreux. Le système alimentaire est largement industrialisé, et chez nous plus que dans le reste de l’Union européenne. La grande partie de l’argent produit par le secteur agroalimentaire est d’ailleurs gagné par les fabricants industriels et par un petit nombre de distributeurs. En Grande-Bretagne, le système est très concentré: six distributeurs se partagent 90% des ventes de nourriture. Le secteur des services a aussi énormément crû pendant les dernières trente années: traiteurs, restaurants, cafés, plats à emporter…

Ce nouveau système écrase  les agriculteurs, qui ne gagnent plus beaucoup d’argent. Les marges des fabricants alimentaires sont de l’ordre de 15-16%. Dans la distribution, le rendement du capital est de 2%. Il peut aussi être plutôt haut dans les services -même si la plupart des cafés et restaurants ferment boutique après deux ou trois ans. Les agriculteurs en revanche ne survivent désormais qu’en s’agrandissant, alors que la valeur en capital des terres est très élevée. Si les Britanniques veulent plus d’agriculteurs, ils doivent donc accepter de les rémunérer davantage. Mais que va-t-il se passer si nous quittons l’UE? Le gouvernement a évoqué l’idée de d’abord maintenir les aides pour trois ans, puis de les réduire progressivement pendant une décennie. Ce ne sont pas des délais très longs en termes de pratiques agricoles…

Or, nous pensons que la « disruption » du Brexit est l’occasion de repenser radicalement notre agriculture, en tenant compte de l’ensemble de ses nouveaux défi: le développement durable, le réchauffement climatique, le stress hydrique, la perte de biodiversité, la santé publique… Une nouvelle révolution alimentaire est nécessaire afin de renverser les dernières 50 années. La question concerne d’ailleurs l’ensemble de l’Europe: comment créer des régimes alimentaires « durables », tenant compte non seulement des capacités nutritionnelles des aliments, mais aussi de leurs effets sur l’environnement, l’économie et la société?

Vous pensez donc que le Brexit peut aussi être une opportunité positive pour le système agro-alimentaire britannique?

Théoriquement oui. Mais le gouvernement actuel, qui depuis le référendum montre ne pas avoir de vision à propos de la question alimentaire, vient de proposer une loi agricole où les agriculteurs sont réduits au rôle de gardiens des paysages, selon une approche de la gestion des terres purement environnementale. Certes, c’est très positif, voire nécessaire, d’adresser les questions des sols et du carbone… Mais il n’y a toujours pas de plan alimentaire national! Or, à quoi sert la terre: à nourrir la population ou à la contemplation des riches ? Depuis le plan dit  »de Chequers » présenté en juillet par le gouvernement, qui contient aussi quelques mesures visant à anticiper les conséquences du Brexit dans le secteur agroalimentaire, mes collègues chercheurs et moi ne savons pas du tout si et comment le gouvernement continue de réfléchir à la question. Nos recherches depuis deux ans nous ont convaincus que l’ensemble des acteurs du secteur sont laissés dans la même ignorance. Ceci est inacceptable. Un enjeu aussi sérieux, économiquement, politiquement et culturellement, doit être discuté sérieusement et publiquement.

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

 

Dans un entretien publié le 5 août dernier par le Sunday Times, le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, estimait à 60/40 la probabilité d’un « no deal». Les services du 10, Downing Street ont réaffirmé que la Première ministre, Theresa May, croyait toujours que la Grande-Bretagne négocierait un bon accord avec les Européens, mais ont réitéré que l’absence d’accord était préférable à un mauvais accord. La dirigeante britannique et ses homologues des 27 discuteront du Brexit lors de leur sommet informel le 20 septembre à Salzbourg, en Autriche, avant le conseil européen du 18 octobre. Londres et Bruxelles ont dit vouloir finaliser leur accord de divorce pour le 18 octobre, mais des diplomates jugent que cet objectif est trop optimiste et estiment qu’il sera sans doute nécessaire de prolonger cette date limite jusqu’au conseil européen des 13 et 14 décembre. »Si l’accord de retrait n’est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n’y aura pas de période de transition et le droit de l’UE cessera de s’appliquer dans le et au Royaume-Uni à partir du 30 mars 2019. Il s’agit là du scénario du ‘no deal’ ou de la ‘rupture brutale’ », a prévenu la Commission européenne.

Brexit : Le ministre britannique démissionne

Brexit : Le ministre britannique démissionne

Laborieusement adopté  le plan de négociation britannique sur le Brexit risque de voler en éclat avec la démission de David Davis le négociateur anglais.  Londres proposait  un marché unique Pas exactement un marché unique mais une zone de libre échange avec des frontières virtuelle. Une sorte d’ersatz d’union économique mais sans les inconvénients de la réglementation européenne.  « Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l’UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », avait déclaré Theresa May. Downing Street avait  précisé que le secteur des services ferait en revanche l’objet » d’arrangements différents ». Première observation pourquoi distinguer échanges de biens et de services ? Surtout dans uen économie où les services sont de plus en plus intégrés dans les processus de production et inversement. Seconde observation, personne ne peut être contre uen zone de libre échange, reste à savoir quel sera le contenu des règles communes pour les biens échangés. Cette proposition des britanniques n’apporte pas grand chose de nouveau tant que le contenu de la régulation du commerce n’aura pas été définie. (On pense aux droits de douane evidemmenet mais aussi aux normes régulatrices).  « Nous avons également convenu d’un nouveau modèle douanier favorable aux entreprises avec la liberté de conclure de nouveaux accords commerciaux dans le monde entier », avait  ajouté la Première ministre conservatrice. Le modèle douanier nouveau pourraiat s’appuyer sur   des innovations technologiques, comme la reconnaissance automatique des chargements, et à un réseau d’opérateurs agréés, explique Le Monde, donc nul besoin de contrôles douaniers.  Selon l’exécutif britannique, ces propositions permettront d’éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, cette question constituant le principal point d’achoppement des négociations en cours. Mais le bel échafaudage britannique déjà très fragile pourrait s’écrouler avec la démission du négociateur anglais en désaccord avec ce Brexit trop mou.  Mis devant le fait accompli, David Davis avait fait part à la première ministre de son opposition à une proposition qu’il n’avait découverte que la veille. Il lui aura laissé 48 heures pour savourer sa victoire apparente sur les rebelles, avant de faire défection de manière fracassante dans un coup de théâtre. Il devrait emporter dans son sillage l’un de ses secrétaires d’État au ministère de la Sortie de Ce coup d’éclat met en péril le difficile compromis accouché au forceps vendredi, avant même qu’il soit officiellement soumis aux Européens, ce qui devait être fait jeudi.

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Le conflit entre les autorités britanniques et Bruxelles demeurent. Du côté britannique,  on se refuse à une rupture avec l’union européenne qui entraînerait le paiement de sa dette (40 milliards pour le Royaume-Uni mais une estimation de 60 à 100 milliards pour Bruxelles). Pour Londres,   de questions fondamentales sont liés la dette du Royaume-Uni et doivent êtres  associées au résultat des négociations commerciales concernant les futurs échanges entre les deux zones économiques. Pour Bruxelles,  ces deux  questions doivent  être dissociées : le Royaume-Uni doit payer le prix de sa rupture avec l’union économique et ensuite seulement peuvent être engagé des négociations commerciales. Reste aussi la question de la libre circulation des citoyens européens. La négociation pour l’instant s’enlise dans les atermoiements de Londres qui finalement s’accommoderait bien d’une période de transition pour jouer sur les deux tableaux ; à savoir  retarder le paiement de la dette tout en continuant à  bénéficier  le plus longtemps possible des conditions actuelles d’échange commercial entre les deux zones. Le gouvernement de Theresa May doit présenter cette semaine cinq nouvelles propositions pour dessiner les futurs liens entre Londres et Bruxelles, y compris concernant la manière de résoudre d’éventuels conflits sans  »une compétence directe de la Cour de justice de l’Union européenne » (CEJ), a déclaré David Davis, ministre britannique du Brexit. Ce dernier a demandé à l’Union européenne de faire preuve de souplesse en vue de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Je crois fortement que les premiers tours de table ont déjà démontré que de nombreuses questions liées à notre retrait étaient inextricablement liées avec nos futures relations », explique-t-il dans le Sunday Times. « Les deux camps doivent avancer rapidement vers la négociation sur notre futur partenariat et nous souhaitons que cela ait lieu après le Conseil européen en octobre », ajoute-t-il. Les Européens continuent de faire valoir qu’ils souhaitent que des « progrès suffisants » soient accomplis dans la première phase des pourparlers sur les droits des expatriés, les frontières avec l’Irlande et la compensation financière attendue de Londres avant d’aborder le problème des relations à venir. Les dirigeants britanniques font, eux, valoir que la question de la frontière avec l’Irlande et celle des droits dus par Londres ne peuvent pas être réglées tant que ne sont pas discutés les termes des futures relations.

« La journaliste britannique choquée » ou la dialectique du menteur Fillon

«  La journaliste britannique choquée » ou la dialectique du menteur Fillon

 

 

Jusque-là à droite le titre de Super menteur été détenu par Jacques Chirac impliqué dans plusieurs affaires mais jamais condamné et qui a même réussi à faire porter le chapeau des emplois fictifs du RPR à Alain Juppé. Ce titre devrait revenir sans conteste désormais à François Fillon qui a encore outrageusement menti leur de sa conférence de presse en indiquant que la journaliste anglaise avait été choquée par la déformation des propos qu’elle avait recueillis auprès de Pénélope Fillon, pire qu’elle en avait informé l’épouse de l’ancien premier ministre. Tout est complètement faux ;  la journaliste anglaise confirme totalement ce qu’elle avait recueilli auprès de Pénélope Fillon à savoir que cette dernière avait bien déclaré qu’elle ne s’était jamais mêlée de la politique et du travail de François Fillon. La dite journaliste confirme les propos recueillis. Elle a seulement adressé un tweet pour dire qu’elle était désolée mais a confirmé : « les faits sont les faits ». Fillon a menti une nouvelle fois et en plus devant 200 journalistes venus écouter ses explications concernant ses malversations financières. , François Fillon est en effet revenu sur l’émission Envoyé Spécial, qui a diffusé jeudi 2 février une enquête sur les soupçons d’emploi fictif de Pénélope Fillon. Dans une vidéo inédite tournée en 2007, on y voyait Penelope Fillon affirmer n’avoir «jamais été l’assistante» de son mari. Aujourd’hui, Fillon a assuré que «la journaliste qui a accompli cette interview s’est manifesté personnellement auprès de [son] épouse pour dire à quel point elle était choquée par l’utilisation qui avait été faite des morceaux de cette interview»Contactée par Libération, la journaliste Kim Willsher, qui a réalisé l’interview, dément «fermement» ces propos. «Je tiens à le dire très nettement : je n’ai jamais dénoncé l’enquête d’Envoyé Spécial. Ils ont fait leur boulot. Il y a une fausse rumeur, qui part de faux tweets. Si je suis choquée, c’est par cette fausse rumeur», explique la journaliste, en référence à une rumeur diffusée par Midi Libre et Eric Ciotti. Willsher reconnait simplement avoir envoyé un mail à Pénélope Filllon pour lui expliquer être «désolée» que l’interview qu’elle a réalisée ait des conséquences aujourd’hui. «Mais les faits sont les faits», insiste Willsher.

Brexit: un accord avec la finance britannique ?

Brexit: un accord avec la finance britannique ?

C’est une hypothèse que laisse entendre un document européen dans  un compte-rendu non publié d’un échange entre Michel Barnier et des parlementaires européens, consulté par le quotidien britannique The Guardian. Une hypothèse pas totalement invraisemblable et/ou qui peut constituer un moyen de pression sur le gouvernement britannique en prévision des négociations d’après brexit. On sait que la City était très majoritairement contre le brexit, on sait aussi que la première ministre Theresa May a les plus grandes difficultés à définir une stratégie pour ses négociations hésitant entre une rupture totale avec l’union (donc seulement avec les règles de l’OMC)  et une position plus accommodante qui consisterait à conserver des échanges privilégiés avec l’union européenne. En se déclarant près à négocier avec les financiers britanniques, Michel Barnier fait ainsi pression sur les plus radicaux comme Boris Johnson par exempleMichel Barnier aurait en effet déclaré à des parlementaires européens qu’ils devaient conclure un accord « spécial » avec le secteur financier britannique afin que le crédit continue d’irriguer le continent. Le Français aurait précisé qu’il voulait garantir aux banques, aux entreprises et aux gouvernements des 27 autres membres de l’Union européenne un accès à la City après la sortie du Royaume-Uni du bloc.  Un porte-parole de la Commission européenne a toutefois assuré samedi à l’AFP que le compte-rendu révélé par le journal britannique ne reflétait « pas correctement ce que Michel Barnier a dit ». D’ailleurs, dans un message publié sur son compte Twitter, Michel Barnier a précisé samedi qu’il ne parlait pas d’un accord avec la City de Londres, le quartier d’affaires de la capitale britannique.  »L’UE doit avoir une vigilance particulière quant au risque sur la stabilité financière, pas un accord spécial pour avoir accès à la City », a-t-il tweeté. Les dirigeants européens considèrent le secteur financier londonien comme une faiblesse potentielle dans les négociations pour les Britanniques, qui auront à cœur de défendre jusqu’au bout le joyau de leur économie et de maintenir des échanges transfrontaliers avec le continent.  »Il va falloir faire un travail très spécifique dans ce domaine », aurait déclaré Michel Barnier, selon le Guardian, citant le compte-rendu non publié. « Il y aura une relation spéciale/spécifique. Il faudra travailler en-dehors du cadre des négociations (…) pour éviter l’instabilité financière ». La Commission parlementaire sur le Brexit a réclamé samedi que la première ministre Theresa May publie d’ici mi-février son plan pour quitter l’UE. Les plans du gouvernement seront présentés « d’ici la fin mars », date butoir que s’est fixée la Première ministre conservatrice Theresa May pour activer l’article 50 du Traité de Lisbonne, a répété un porte-parole du gouvernement.

Mineurs de Calais : que la France se débrouille (ministère britannique)

Mineurs de Calais : que la France se débrouille (ministère britannique)

 

C’est en substance ce qu’a déclaré le ministère britannique de l’intérieur qui a en quelque sorte intimé l’ordre à la France de se débrouiller avec les mineurs de Calais et en plus d’en prendre bien soin. Pour le ministère britannique, le problème est à régler en France. On sait que la plupart de ces mineurs ont de la famille en Grande-Bretagne qui n’en a accueilli que 300. Or il reste de l’ordre de 1500 « mises à l’abri » par la France. Un porte-parole du ministère britannique de l’Intérieur a déclaré que sa ministre, Amber Rudd, avait insisté jeudi auprès de son homologue français sur la nécessaire protection des enfants qui ne pourront être accueillis au Royaume-Uni. « Tout enfant non éligible ou ne se trouvant pas dans la partie sécurisée du camp doit être pris en charge et protégé par les autorités françaises », a-t-il ajouté. Les ministres de l’Intérieur et du Logement, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse, ont déclaré jeudi soir avoir pris connaissance « avec surprise » de ces déclarations britanniques. Ils ont estimé dans un communiqué que la France avait assumé ses responsabilités « sans jamais se dérober » et rappelé que 10.886 migrants désireux de passer au Royaume-Uni avaient été « mis à l’abri » depuis un an par la France à partir de Calais et que 1.451 mineurs l’avaient été depuis le 17 octobre. « Dans le même temps et à ce jour, le Royaume-Uni a accepté le transfert sur son sol de 274 mineurs isolés depuis Calais », ajoutent Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse. Ils souhaitent « que le Royaume-Uni prenne rapidement ses responsabilités » et accueille les mineurs isolés ayant des liens familiaux ou « dont l’intérêt supérieur est d’être accueillis » dans ce pays. « C’est la meilleur manière pour eux d’être protégés comme il se doit », concluent-ils.

(Avec Reuters),

Report du brexit par le gouvernement britannique en 2019

  • Report du brexit par le gouvernement britannique en 2019

 

 

Comme attendu, le gouvernement britannique n’est pas pressé  de sortir de l’union européenne ; en cause évidemment,  le résultat surprise du brexit  et l’impréparation totale des dirigeants pour négocier un nouvel accord commercial avec l’union européenne. Le report en 2009 est envisagé pour tenir compte des élections qui se tiendront en France et en Allemagne en 2017. En clair on pourrait attendre ces élections pour négocier réellement. Cela d’autant plus qu’on a complètement sous-estimé la complexité des discussions. Selon le Sunday Times, des ministres ont prévenu en privé des responsables de la City de Londres que l’ouverture des négociations pourrait n’intervenir que fin 2017, ce qui reporterait la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne d’un an. Le départ effectif de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait être reporté à fin 2019 en raison des difficultés que rencontre l’administration britannique et des élections en France et en Allemagne, selon le Sunday Times. Le gouvernement de la première ministre Theresa May a indiqué qu’il comptait invoquer l’article 50 du Traité de Lisbonne au début de 2017. Le recours à cet article ouvre une période de négociations de deux ans au terme de laquelle le pays concerné quitte l’Union. Ce qui pour un déclenchement début 2017 signifierait un départ effectif début 2019. Mais selon le Sunday Times, des ministres britanniques ont prévenu en privé de hauts responsables du secteur financier de la City de Londres que le recours à l’article 50 pourrait n’avoir lieu que vers la fin de 2017, ce qui reporterait le Brexit à fin 2019. «Des ministres pensent à présent que le déclenchement pourrait être repoussé à l’automne 2017», a déclaré au journal une source de la City disant avoir parlé de la question avec deux ministres. «Ils n’ont pas l’infrastructure pour les gens qu’ils doivent engager» en vue des négociations, selon cette source. «Ils disent qu’ils ne savent même pas quelles sont les bonnes questions à poser lorsqu’ils commenceront finalement à négocier avec l’Europe». Theresa May, elle-même, en déplacement à Paris à la fin du mois de juillet, avait exprimé son intention de ne pas se précipiter, afin de prendre le temps de clarifier les objectifs de Londres. Elle avait même évoqué une période de «six mois» à mettre à profit. Un rapport parlementaire a accusé le gouvernement sortant de David Cameron de «grossière négligence» pour avoir refusé de se préparer à l’éventualité du Brexit. À la suite du référendum du 23 juin lors duquel les Britanniques se sont prononcés majoritairement pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, Theresa May, qui a succédé à David Cameron, a créé un ministère chargé de superviser les discussions sur le Brexit. Mais le ministre, David Davis, n’aurait engagé jusqu’à présent que la moitié environ du personnel dont il va avoir besoin. Un autre ministère, celui du Commerce international, dirigé par Liam Fox, est lui aussi confronté à la nécessité de recruter rapidement de nombreux experts, car il ne dispose actuellement que d’une poignée de négociateurs expérimentés. Par ailleurs, un membre non identifié du cabinet britannique a déclaré au Sunday Times que les calendriers électoraux de la France et de l’Allemagne posaient «certaines difficultés». Les deux tours de l’élection présidentielle française se tiennent le 23 avril et le 7 mai 2017, et des élections fédérales auront lieu en Allemagne à l’automne 2017.

 

Croissance britannique : après le brexit l’écroulement

Croissance britannique : après le brexit l’écroulement

 

Alors que l’économie britannique pouvait l’année dernière s’enorgueillir d’un taux de croissance très satisfaisant, en tout cas supérieur à celui de la zone euro (pratiquement un point de plus en 2015) depuis le brexit l’écroulement. D’après l’indice PMI,  le Royaume-Uni retrouve même son très bas niveau d’avril 2009 et passe dans le rouge. L’économie britannique semble donc  subir sa plus forte contraction depuis la crise financière mondiale après le vote du 23 juin pour la sortie du pays de l’Union européenne, montrent les premiers résultats de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI « flash » du secteur des services, l’un des rares soutiens à la croissance ces derniers temps, est tombé à 47,4 pour juillet après 52,3 en juin, subissant la plus forte baisse mensuelle depuis le début des enquêtes et revenant à son plus bas niveau depuis mars 2009. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 49,2. Le PMI manufacturier a quant à lui reculé à 49,1 après 52,1 en juin, au plus bas depuis février 2013. L’indice « flash » composite, qui combine services et secteur manufacturier, est revenu à 47,7 après 52,4, son plus bas niveau depuis avril 2009.  Markit estime qu’un maintien des indices PMI à leurs niveaux de juillet conduirait à une contraction de l’économie britannique de 0,4% au troisième trimestre par rapport au trois mois précédents, une réduction de l’activité sans équivalent depuis la crise de 2008-2009. Depuis le brexit  le royaume uni cumule une baisse de la livre, une nette inflation et une détérioration de la croissance.

(Avec Reuters)

 

L’économie britannique : risque sérieux de récession

L’économie britannique : risque sérieux de récession

La récession n’est peut-être pas pour cette année mais la croissance devrait se tasser assez sérieusement après le brexit. On comptait notamment sur une croissance de 0,5 % au second trimestre, croissance qui pourrait être ramenée à zéro. Pour la suite de fortes incertitudes demeurent sur les trimestres suivants, en tout état de cause la croissance pourrait se situer seulement à 1,5 % tout au plus alors qu’on attendait 2 % en 2016. La faute au brexit  mais aussi au tassement général enregistré pour la croissance au plan mondial concernant le second trimestre Le vote des électeurs britanniques en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne risque de plonger le Royaume-Uni dans la récession et de forcer la Banque d’Angleterre (BoE) à assouplir encore sa politique monétaire, montre une enquête de Reuters. Selon 70 économistes et responsables de stratégies d’investissements interrogés après le résultat du référendum, la dépréciation de la livre sterling risque de se poursuivre et la médiane de leurs estimations de la probabilité d’une récession en Grande-Bretagne est de 53%. Ces spécialistes estiment que le produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne devrait stagner au deuxième semestre de cette année alors qu’ils tablaient avant le scrutin sur une croissance de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres. « Le vote pour une sortie de l’UE a clairement affaibli les perspectives à court terme de l’économie britannique », estime Jonathan Loynes, de Capital Economics. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a déclaré que l’institution évaluerait dans les semaines à venir l’opportunité de nouvelles initiatives de politique monétaire, mais ses marges de manoeuvre sont limitées. Alors que le taux directeur de la BoE est fixé depuis plus de sept ans à 0,5%, son plus bas niveau historique, les observateurs interrogés avant le scrutin estimaient que sa prochaine modification serait une hausse. Les économistes et investisseurs interrogés estiment en outre que la livre sterling, déjà en forte baisse, devrait encore se déprécier (1,37 dollar). La faiblesse de la livre faisant mécaniquement monter le prix des importations, l’inflation britannique pourrait atteindre 3% d’ici deux ans, un niveau supérieur à l’objectif de 2% que s’est fixé la BoE, précise l’enquête, ce qui risquerait de compliquer la politique monétaire. Pour les économistes de Barclays, « le MPC de la Banque d’Angleterre choisira d’ignorer le dépassement de l’objectif d’inflation (…) Il va au contraire recourir à un nouvel assouplissement de la politique monétaire face à l’augmentation de l’incertitude et de la volatilité des marchés financiers ».

(Avec Reuters)

Brexit : un net tassement de l’économie britannique à prévoir

 

 

Le FMI considère que le Brexit portera un rude coup à l’économie britannique. Avec une baisse sensible de la croissance qui pourrait n’atteindre pour les prochaines années seulement 1,5 % encore en cas d’accord commercial voir 1 % faute d’accord. Cela d’autant plus que même actuellement l’économie britannique connaît déjà un certain tassement : 0, 4 % seulement d’augmentation du PIB au premier trimestre et une perspective de croissance en 2016 en dessous de 2 % La banque d’Angleterre elle-même n’écarte pas l’hypothèse d’une récession. Le contrecoup d’un Brexit pourrait par ailleurs affecter l’ensemble de l’économie mondiale notamment du fait des soubresauts inévitables sur le marché des changes. De ce point de vue les banques centrales seront sans doute contraintes d’opérer d’importants achats de livres pour éviter une baisse trop forte, une baisse qui atteint 8% à l’annonce du résultat et pourrait aller jusqu’à15%. . Une victoire du « non » pourrait donc se traduire sur le plan économique par une perte de richesse comprise entre 1,5% et 5,5% à l’horizon 2019, par rapport au scénario d’un statu quo, estime le Fond monétaire international (FMI) dans un rapport publié samedi. Le FMI a déjà prévenu des risques d’un Brexit pour le Royaume-Uni et l’économie mondiale mais il détaille désormais les conséquences d’une victoire du « Leave » sur la cinquième économie mondiale. Si la Grande-Bretagne parvient à établir une relation comme celle de la Norvège avec l’Union européenne, sa production économique pourrait, à l’horizon 2019, être inférieure de 1,5% à ce qu’elle aurait été si le pays était resté membre de l’UE, selon le scénario d’impact « limité » du Brexit. La Norvège ne fait pas partie de l’UE mais a accès au marché commun en échange de contributions financières au bloc des Vingt-Huit et d’une acceptation de son principe de liberté de mouvement ainsi que d’autres règles. Dans le scénario d’impact « défavorable », où les négociations entre Londres et Bruxelles achopperaient et conduiraient les deux blocs à commercer en vertu des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la richesse économique britannique serait de 5,5% moindre qu’en cas de maintien.   »A court terme, l’incertitude créée par (…) un processus de sortie compliquée et inédit pourrait être dommageable pour l’investissement, la consommation et l’emploi », dit le FMI dans son rapport. Le Fonds est l’une des nombreuses organisations internationales à avoir évoqué les risques d’une sortie de l’Union européenne, la Banque d’Angleterre a, elle-même, prévenu de la possibilité d’une récession.

Brexit : un net tassement de l’économie britannique (FMI)

Brexit : un net tassement de l’économie britannique (FMI)

 

Le FMI considère que le brexit porterait un rude coup à l’économie britannique. Avec une baisse sensible de la croissance qui pourrait n’atteindre pour les prochaines années seulement 1,5 % encore en cas d’accord commercial voir 1 % faute d’accord. Cela d’autant plus que même actuellement l’économie britannique connaît déjà un certain tassement : 0, 4 % seulement d’augmentation du PIB au premier trimestre et une perspective de croissance en 2016 en dessous de 2 % La banque d’Angleterre elle-même n’écarte pas l’hypothèse d’une récession. Le contrecoup d’un break site pourrait par ailleurs affecter l’ensemble de l’économie mondiale notamment du fait des soubresauts inévitables sur le marché des changes. De ce point de vue les banques centrales seront sans doute contraintes d’opérer d’importants achats de livres pour éviter une baisse trop forte. Une victoire du « non » au référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne jeudi prochain pourrait donc se traduire sur le plan économique par une perte de richesse comprise entre 1,5% et 5,5% à l’horizon 2019, par rapport au scénario d’un statu quo, estime le Fond monétaire international (FMI) dans un rapport publié samedi. Le FMI a déjà prévenu des risques d’un Brexit pour le Royaume-Uni et l’économie mondiale mais il détaille désormais les conséquences d’une victoire du « Leave » sur la cinquième économie mondiale. Si la Grande-Bretagne parvient à établir une relation comme celle de la Norvège avec l’Union européenne, sa production économique pourrait, à l’horizon 2019, être inférieure de 1,5% à ce qu’elle aurait été si le pays était resté membre de l’UE, selon le scénario d’impact « limité » du Brexit. La Norvège ne fait pas partie de l’UE mais a accès au marché commun en échange de contributions financières au bloc des Vingt-Huit et d’une acceptation de son principe de liberté de mouvement ainsi que d’autres règles. Dans le scénario d’impact « défavorable », où les négociations entre Londres et Bruxelles achopperaient et conduiraient les deux blocs à commercer en vertu des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la richesse économique britannique serait de 5,5% moindre qu’en cas de maintien.   »A court terme, l’incertitude créée par (…) un processus de sortie compliquée et inédit pourrait être dommageable pour l’investissement, la consommation et l’emploi », dit le FMI dans son rapport. Le Fonds est l’une des nombreuses organisations internationales à avoir évoqué les risques d’une sortie de l’Union européenne, la Banque d’Angleterre a elle-même prévenu de la possibilité d’une récession. Ceux qui font campagne pour le « Leave » ont réagi à la publication du rapport, le qualifiant de « partial » et soulignant que ses prévisions ont pu être fausses par le passé. « Le FMI sous-estime la valeur de nouveaux accords commerciaux pour l’économie britannique », ont dit ses responsables.

Brexit : nuisible à l’économie britannique

Brexit : nuisible à l’économie britannique

C’est le résultat d’un sondage mené auprès de 600 économistes et universitaires en Grande-Bretagne par l’institut Ipsos Pour 88% d’entre eux, une victoire du camp du Brexit au référendum du 23 juin nuirait aux perspectives de croissance de l’économie britannique sur les cinq prochaines années. Ils sont 82% à penser qu’une telle issue pèserait aussi sur les revenus des ménages. D’ores et déjà les jeunes inquiétudes découlant d’un éventuel Brexit ont sans doute pesé sur la dynamique de l’économie britannique, une économie qui n’a enregistré qu’une petite hausse de 0,4 % au premier trimestre, soit un tassement assez net par rapport aux tendances antérieures. Un tassement qui pourrait s’amplifier en cas de Brexit au point de menacer l’économie britannique d’une récession avec évidemment des conséquences sociales et des menaces sur la monnaie. Les conséquences économiques d’un Brexit sont au coeur de la campagne référendaire, chaque camp avançant sa propre analyse. Pour ses partisans, un divorce avec l’UE libérerait l’économie britannique des règlements et de la bureaucratie européenne et permettrait au Royaume-Uni de négocier seul ses accords commerciaux sans avoir à prendre en compte les exigences des 27 autres Etats membres de l’Union. Le camp du « Bremain » juge au contraire que la Grande-Bretagne plongerait dans la récession en cas de sortie de l’UE, synonyme selon lui de tensions sur la livre sterling, l’emploi et les revenus. « Ce sondage confirme l’opinion écrasante des économistes: quitter l’UE nuirait à notre économie en supprimant des emplois et en augmentant les prix », a commenté le Premier ministre David Cameron, qui a pris la tête du camp du maintien.

(Avec Reuters)

« Il faut faire la centrale nucléaire britannique » (Pierre Gadonneix)

« Il faut faire la centrale nucléaire britannique » (Pierre Gadonneix)

Cri du cœur de l’ancien PDG d’EDF, Pierre Gadonneix: il faut faire la centrale nucléaire britannique. Pas étonnant de la part d’un des représentants du lobby nucléaire. Outre le fait qu’on peut s’interroger plus que sérieusement sur la gestion des risques, on peut être surpris que l’ancien patron d’EDF passe sous silence la situation financière catastrophique de l’entreprise. Un oubli sans doute mais qui témoigne bien de la philosophie de gestion qui a prévalu jusqu’ici à EDF (interviews JDD)

 

 

Pierre Gadonneix

 

Quel hiatus! Quel aveuglement! Je reste stupéfait de la frilosité qui se manifeste à propos des EPR d’Hinkley Point, alors que la France reste en matière d’énergie un exemple mondialement reconnu. Il y a quelques jours encore, j’ai entendu le responsable d’une conférence internationale expliquer que notre politique énergétique historique reste une référence qui a permis de concilier réduction des émissions de C02, indépendance énergétique et électricité à bas prix. Au début des années 2000, j’ai reçu le témoignage d’admiration du Premier ministre chinois envers la France qui avait su construire plus de 58 tranches en quinze ans, soit le double de ce que faisait alors la Chine.

 

« Il y a des risques. Mais ils sont parfaitement maîtrisés »

 

Malgré cela, notre pays ne bruisse que de remises en cause de cette politique et d’incompréhensibles polémiques se focalisent sur Hinkley Point. Ce projet est une preuve de la pertinence de notre modèle et l’opportunité historique de redonner à la filière nucléaire française tous les atouts pour gagner une compétition internationale féroce. Comme tout programme industriel de cette taille, il y a des risques. Mais ils sont parfaitement maîtrisés : ce projet est arrivé à pleine maturité, aux plans financier comme technologique. S’en priver serait un gâchis : si EDF et Areva ne construisent pas Hinkley Point, d’autres le feront, les Coréens peut-être, les Russes sans doute. La filière nucléaire française aurait perdu ses chances de rivaliser au niveau mondial.

Seuls six pays et opérateurs peuvent prétendre développer un modèle nouveau de centrale : la France, les États-Unis, le Japon, la Corée, la Russie et la Chine. Aujourd’hui, la France n’est engagée que dans quatre des 70 réacteurs en construction dans le monde, dont plus de la moitié en Chine, Russie et Inde. Après Flamanville et avant le renouvellement à venir du parc français, Hinkley Point est le seul projet accessible en Europe pour EDF et Areva qui, sans nouveau projet industriel, n’auront plus d’activité de construction d’usines nouvelles pendant plus de dix ans, perdront leurs compétences et cesseront d’attirer les talents.

« Un gâchis inadmissible »

Le gâchis serait d’autant plus inadmissible que tout concourt à soutenir le lancement de ces réacteurs. Le programme technologique est abouti : les équipes d’EDF et d’Areva, fortes de leurs compétences enfin réunies, ont les moyens d’y parvenir dans les meilleures conditions. Les pouvoirs publics soutiennent activement le projet, et c’est essentiel puisque son financement passe nécessairement par l’engagement de l’État. Les investissements lourds que doit mettre en œuvre EDF impliquent une visibilité à moyen terme que seule la puissance publique peut assurer à travers la régulation et des contributions financières partagées. Les gouvernements britanniques successifs ont le courage de s’engager à long terme sur des tarifs économiquement sains. La Commission européenne vient de donner son feu vert… Bref, qu’attend-on pour mettre en œuvre ce projet qui donnera à la filière nucléaire française les clés de l’avenir?

«Brexit» un coût de 100 milliards de livres et 1 million d’emplois en moins pour l’économie britannique !

«Brexit» un coût de 100 milliards de livres et 1 million d’emplois en moins  pour l’économie britannique !

 

Le repli nationaliste est à la mode en Grande-Bretagne comme partout dans le monde. Du coup, les plus apprentis sorciers essayent tous de surfer sur cette vague identitaire qui entretient les peurs, l’égoïsme voire la xénophobie. Les préoccupations politiciennes prennent le pas sur les intérêts économiques et sociaux. Pour schématiser les nationalistes préconisent la fermeture des frontières et promettent la lune en retour. C’est évidemment faire l’impasse totale sur la complexité de nos économies modernes et des interrelations internationales concernant les modes de production, de distribution et de consommation. (Même si on peut légitimement critiquer la régulation des relations internationales) Un seul exemple en France avec la fermeture des frontières ;  à qui vendrait-on nos Airbus qui constituent une part essentielle de nos exportations ? Les mêmes questions se posent en Grande-Bretagne.  Les partisans d’une sortie de l’union européenne sont en effet au coude à coude avec ce qui milite pour le maintien. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne constituerait pourtant une véritable catastrophe économique et sociale, elle pourrait coûter 100 milliards de livres à l’économie britannique et détruire près d’un million d’emplois, selon une étude commandée par la CBI, principale organisation patronale du pays. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait coûter 100 milliards de livres à l’économie britannique et détruire près d’un million d’emplois, selon une étude commandée par la CBI, principale organisation patronale du pays. D’après cette étude réalisée par la firme PwC à la demande de la Confédération des industries britanniques (CBI) et publiée dimanche, le «Brexit» causerait «un sérieux choc» à l’économie de la Grande-Bretagne, à laquelle elle coûterait environ 100 milliards de livres (128 milliards d’euros, 145 milliards de dollars) en perte de production, soit 5% du PIB annuel. «Cette analyse montre très clairement pourquoi quitter l’Union européenne serait un vrai coup pour le niveau de vie, l’emploi et la croissance», a déclaré Carolyn Fairbairn, directrice générale de la CBI. «Même dans le meilleur des cas, cela causerait un sérieux choc à l’économie du Royaume-Uni», a-t-elle dit. Le «Brexit» coûterait à la Grande-Bretagne quelque 950.000 emplois, ce qui signifie que le taux de chômage en 2020 serait de 2% à 3% plus élevé que si le pays restait dans l’UE, selon l’étude. Un référendum sur la question du maintien ou de la sortie du bloc européen se tient en Grande-Bretagne le 23 juin.

Le second sidérurgiste britannique en liquidation

Le second sidérurgiste britannique  en liquidation

C onséquence du ralentissement mondial, donc de la chute de la demande le second sidérurgiste britannique SSI UK, filiale du groupe thaïlandais Sahaviriya Steel Industries (SSI),  est mis en liquidation Steel Industries (SSI), va être placé en liquidation. D’autres sidérurgistes pourraient aussi être menacés dans le monde. Le sidérurgiste déficitaire, affecté par la chute des prix de l’acier cette année, a annoncé lundi qu’il avait l’intention de mettre en sommeil son usine de Redcar, dans le nord-est de l’Angleterre, ainsi que de supprimer environ 1.700 emplois. « Nous venons juste d’être informés du fait que le conseil d’administration a soumis auprès de la justice une demande de mise en liquidation de SSI UK, qui a été acceptée et que SSI UK est désormais en liquidation », a déclaré Steve Readman, du syndicat britannique GMB. Le groupe SSI a indiqué plus tôt dans la journée avoir demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire afin de restructurer sa dette. Le numéro un thaïlandais de l’acier a accumulé une dette d’1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros), principalement imputable au rachat en 2011 de l’usine de Redcar au premier sidérurgiste britannique, Tata Steel. Cette usine de la banlieue de la ville industrielle de Middlesbrough emploie 2.000 salariés mais sa fermeture menace également des milliers d’emplois indirects, dans une région de Grande-Bretagne déjà en souffrance économique.

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