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Le coût des normes en hausse : La conséquence de l’armée des hauts fonctionnaires

Le coût des normes en hausse : La conséquence de l’armée des hauts fonctionnaires

La complexification des règles de toute nature porte une grave atteinte à la compétitivité et à la réactivité de l’économie française. Elle ajoute en outre un surcoût. En cause, le fait que la France a pris depuis longtemps l’habitude de rendre les directives européennes encore plus exigeantes et plus compliquées. En cause évidemment, cette armée de hauts fonctionnaires qui pullulent dans les grandes directions des différents ministères et qui justifient leur existence en multipliant les procédures administratives.

Un seul exemple, il faut cinq ans pour construire une centrale nucléaire en Chine tout en respectant les règles internationales mais il faut 15 ans en France du fait des règles hexagonales complètement kafkaïennes. On retrouve la même complexité dans l’industrie ou le bâtiment par exemple. Cette complexité affecte y compris les collectivités locales

Via un nouveau rapport paru ce 26 janvier, la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation du Sénat entend bien alerter les autorités concernées. Sa présidente (UDI) Françoise Gatel et son premier vice-président (LR) Rémy Pointereau chargé de la simplification, s’alarment d’une « addiction » et plaident pour une « thérapie de choc ».
« Les élus locaux n’en peuvent plus et nous parlent de ‘ harcèlement textuel’ ! », s’exclament-ils auprès de La Tribune, d’une même voix.

Le constat est unanime : l’ordre juridique doit bâtir des équilibres toujours « plus subtils » et « plus complexes » entre des demandes « toutes légitimes » mais « souvent contradictoires ». « Les pouvoirs publics cèdent volontiers à la création de la norme  »magique » afin de donner l’impression, voire l’illusion, qu’ils ont réglé la question dans l’intérêt général », écrivent la sénatrice d’Ille-et-Vilaine et le sénateur du Cher.

D’autant qu’une norme peut rimer avec « judiciarisation excessive de la société ». Les parlementaires, imaginent-ils, ne sont pas à l’abri d’un projet de loi qui viendrait protéger les maires contre les recours abusifs de leurs habitants qui les attaqueraient suite à des accidents voire à des agressions en-dehors des horaires d’éclairage public.

L’exemple du principe de « zéro artificialisation nette » (ZAN) des sols
Tant est si bien que l’inflation normative « complexifie » les projets locaux et « augmente significativement le coût ». « La multiplication des normes constitue donc indéniablement un frein au développement des territoires (…) Or la loi doit avant tout permettre et non entraver », ajoutent les deux membres de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation du Sénat.

A cet égard, ils évoquent le principe de « zéro artificialisation nette » (ZAN) des sols, inscrit dans la loi « Climat & Résilience », mais dont les décrets d’application ne leur conviennent pas. Si le Conseil d’Etat a été saisi, le Sénat vient de présenter une proposition de loi pour soulager les maires démunis face à cet objectif très complexe à mettre en œuvre sur le terrain.
Lire aussiLe Sénat veut soulager les maires démunis face au « zéro artificialisation nette » (ZAN)
Le Code de l’urbanisme qui a, par exemple, augmenté de 44% entre 2002 et 2022 reste un indicateur officieux parmi d’autres. D’autant qu’il n’existe « aucun thermomètre mesurant la fièvre normative ». Tant est si bien que le coût total du surcoût normatif est évalué à 2 milliards d’euros par la Direction générale des collectivités locales (DGCL, ministère de l’Intérieur) sur la période 2017-2021 !
« Les normes changent tout le temps. C’est une vraie difficulté pour conduire un projet local ! » affirment les sénateurs Gatel et Pointereau.

Et ce alors qu’entre la crise sanitaire, la guerre en Ukraine, l’explosion des prix de l’énergie et le dégel du point d’indice des fonctionnaires, avant la hausse de la cotisation employeurs prévue dans la réforme des retraites, les élus locaux subissent l’inflation de plein fouet.
La réaction des maires de France
« La démarche engagée par Rémy Pointereau et Françoise Gatel est essentielle pour mettre en lumière la réalité du poids des normes dans l’action locale. Aucune simplification n’est possible sans le Parlement. L’association des maires de France (AMF), partenaire des Etats généraux de la simplification organisés par la Délégation aux collectivités du Sénat, est pleinement engagée à ses côtés dans ce combat contre l’inflation normative, et force de propositions », réagit, pour La Tribune, Eric Verlhac, directeur général de l’AMF.

Ils recommandent donc de donner au Parlement plus de visibilité sur les textes envisagés par le gouvernement dans le domaine des collectivités territoriales. Et d’inviter l’exécutif à présenter, à chaque début de session parlementaire, les principales mesures s’appliquant aux élus locaux.
« Cela nous permettrait de nous assurer qu’un projet de loi est nécessaire en vérifiant que cela n’existe pas déjà dans l’arsenal réglementaire », estiment-ils encore.
Les deux parlementaires demandent en outre des études d’impact « plus sincères, plus objectives et mieux contrôlées » pour sortir de « l’autojustification » ou du « plaidoyer pro domo ».
« Ces études d’impacts sont faites par le gouvernement qui est juge et partie ! », pointent-ils.

Ils relèvent également que les projets de loi liés aux pouvoirs locaux souffrent d’un « défaut majeur » : ils ne respectent pas les principes de simplification, de libre-administration des collectivités territoriales – consacrée par la Constitution -, de subsidiarité et d’autonomie financière.

UE-Compétitivité et coût du travail dans l’UE: La France au-dessus de la moyenne

UE-Compétitivité  et coût du travail dans l’UE: La France au-dessus de la moyenne

Le coût du travail en France comparé à ceux de l’union européenne se situe parmi les plus élevés. Un coût du travail surtout affecté par un manque de productivité (effet 35 heures Et faible rapport actifs-salariés) et par le poids des charges (Environ 30 % du salaire)

Les différences sont importantes dans l’UE, s’échelonnant de 6,5 euros en Bulgarie à 47 euros au Luxembourg. La France (38,70 euros) est au-dessus de la moyenne européenne qui se situe à 28,20 euros.
Article rédigé par

Le coût moyen de la main-d’œuvre en France était en 2020 de 38,70 euros par heure travaillée, figurant au 5e rang des plus élevés de l’Union européenne, selon une enquête européenne réalisée tous les quatre ans et publiée mercredi 4 janvier par l’Insee. Le coût horaire s’élève même à 39,20 euros dans les sociétés de dix salariés ou plus du secteur marchand non agricole (hors services aux ménages).

Ce coût du travail s’avère très hétérogène dans l’UE, s’échelonnant de 6,50 euros en Bulgarie à 47 euros au Luxembourg. Dans l’UE de 2020, la moyenne est de 28,20 euros de l’heure travaillée. La France est derrière Le Luxembourg, le Danemark, la Suède et la Belgique, mais devant l’Allemagne (37,2 euros).

La part des salaires dans le coût de la main-d’œuvre varie sensiblement selon les pays en fonction du mode de financement de la protection sociale. Ainsi, les cotisations sociales et autres charges ne représentent que 12,5% du coût du travail au Danemark du fait d’un financement de la protection sociale par l’impôt. A l’inverse, elles représentent 26,7% du coût du travail en Espagne, 28,4% en Italie et 30,6% en France, un des niveaux les plus forts en Europe après la Suède.

En France, le coût horaire varie significativement selon le secteur d’activité, l’implantation géographique ou encore la taille de la société. Il est le plus élevé dans le secteur des activités financières et de l’assurance (60,30 euros) et le moins élevé dans l’hébergement-restauration (23,80 euros). Il s’élève à 42,50 euros dans les sociétés de plus de 1 000 salariés, soit 10,50 euros de plus que dans celles employant 10 à 49 salariés. Cet écart est très marqué dans l’industrie (21,50 euros de différence). Ce coût moyen est aussi nettement supérieur en Ile-de-France à 48,30 euros contre 35,60 euros sur le reste du territoire.

Coût du travail dans l’UE: La France trop chère

Coût du travail dans l’UE: La France trop chère

Le coût du travail en France comparé à ceux de l’union européenne se situe parmi les plus élevés. Un coût du travail surtout affecté par un manque de productivité (effet 35 heures et faible rapport actifs-salariés) et par le poids des charges (Environ 30 % du salaire)

Les différences sont importantes dans l’UE, s’échelonnant de 6,5 euros en Bulgarie à 47 euros au Luxembourg. La France (38,70 euros) est au-dessus de la moyenne européenne qui se situe à 28,20 euros.
Article rédigé par

Le coût moyen de la main-d’œuvre en France était en 2020 de 38,70 euros par heure travaillée, figurant au 5e rang des plus élevés de l’Union européenne, selon une enquête européenne réalisée tous les quatre ans et publiée mercredi 4 janvier par l’Insee. Le coût horaire s’élève même à 39,20 euros dans les sociétés de dix salariés ou plus du secteur marchand non agricole (hors services aux ménages).

Ce coût du travail s’avère très hétérogène dans l’UE, s’échelonnant de 6,50 euros en Bulgarie à 47 euros au Luxembourg. Dans l’UE de 2020, la moyenne est de 28,20 euros de l’heure travaillée. La France est derrière Le Luxembourg, le Danemark, la Suède et la Belgique, mais devant l’Allemagne (37,2 euros).

La part des salaires dans le coût de la main-d’œuvre varie sensiblement selon les pays en fonction du mode de financement de la protection sociale. Ainsi, les cotisations sociales et autres charges ne représentent que 12,5% du coût du travail au Danemark du fait d’un financement de la protection sociale par l’impôt. A l’inverse, elles représentent 26,7% du coût du travail en Espagne, 28,4% en Italie et 30,6% en France, un des niveaux les plus forts en Europe après la Suède.

En France, le coût horaire varie significativement selon le secteur d’activité, l’implantation géographique ou encore la taille de la société. Il est le plus élevé dans le secteur des activités financières et de l’assurance (60,30 euros) et le moins élevé dans l’hébergement-restauration (23,80 euros). Il s’élève à 42,50 euros dans les sociétés de plus de 1 000 salariés, soit 10,50 euros de plus que dans celles employant 10 à 49 salariés. Cet écart est très marqué dans l’industrie (21,50 euros de différence). Ce coût moyen est aussi nettement supérieur en Ile-de-France à 48,30 euros contre 35,60 euros sur le reste du territoire.

Le coût du travail dans l’UE: La France au-dessus de la moyenne

Le coût du travail dans l’UE: La France au-dessus de la moyenne

Le coût du travail en France comparé à ceux de l’union européenne se situe parmi les plus élevés. Un coût du travail surtout affecté par un manque de productivité (effet 35 heures Et faible rapport actifs-salariés) et par le poids des charges (Environ 30 % du salaire)

Les différences sont importantes dans l’UE, s’échelonnant de 6,5 euros en Bulgarie à 47 euros au Luxembourg. La France (38,70 euros) est au-dessus de la moyenne européenne qui se situe à 28,20 euros.
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Le coût moyen de la main-d’œuvre en France était en 2020 de 38,70 euros par heure travaillée, figurant au 5e rang des plus élevés de l’Union européenne, selon une enquête européenne réalisée tous les quatre ans et publiée mercredi 4 janvier par l’Insee. Le coût horaire s’élève même à 39,20 euros dans les sociétés de dix salariés ou plus du secteur marchand non agricole (hors services aux ménages).

Ce coût du travail s’avère très hétérogène dans l’UE, s’échelonnant de 6,50 euros en Bulgarie à 47 euros au Luxembourg. Dans l’UE de 2020, la moyenne est de 28,20 euros de l’heure travaillée. La France est derrière Le Luxembourg, le Danemark, la Suède et la Belgique, mais devant l’Allemagne (37,2 euros).

La part des salaires dans le coût de la main-d’œuvre varie sensiblement selon les pays en fonction du mode de financement de la protection sociale. Ainsi, les cotisations sociales et autres charges ne représentent que 12,5% du coût du travail au Danemark du fait d’un financement de la protection sociale par l’impôt. A l’inverse, elles représentent 26,7% du coût du travail en Espagne, 28,4% en Italie et 30,6% en France, un des niveaux les plus forts en Europe après la Suède.

En France, le coût horaire varie significativement selon le secteur d’activité, l’implantation géographique ou encore la taille de la société. Il est le plus élevé dans le secteur des activités financières et de l’assurance (60,30 euros) et le moins élevé dans l’hébergement-restauration (23,80 euros). Il s’élève à 42,50 euros dans les sociétés de plus de 1 000 salariés, soit 10,50 euros de plus que dans celles employant 10 à 49 salariés. Cet écart est très marqué dans l’industrie (21,50 euros de différence). Ce coût moyen est aussi nettement supérieur en Ile-de-France à 48,30 euros contre 35,60 euros sur le reste du territoire.

Prix de l’énergie :Un coût supplémentaire d’environ 1000 € par ménage

Prix de l’énergie :Un coût supplémentaire d’environ 1000 € par ménage

Des calculs assez alambiqués de l’INSEE tentent de minimiser l’envol des prix de l’énergie sur les ménages. D’après une récente étude, l’INSEE affirme que la perte serait comprise entre 500 et presque 1000 € en fonction de la localisation des ménages. Une segmentation pas forcément pertinente . On se demande bien aussi pourquoi on a pris la période de janvier 21 à juin 2022 au lieu de calculer sur un an. En outre, la segmentation entre ville et ruralité ne rend pas compte des situations concrètes. En effet, les situations à l’intérieur de ces zones sont très différentes selon l’ampleur et la nature des parcours travail domicile, selon la nature du chauffage, selon la nature et l’isolation des bâtiments, selon la composition du ménage notamment.

En fait,il est possible de se livrer à un calcul très simple : en moyenne les Français dépensent 1000 € pour le chauffage et 1000 € pour le déplacement soit 2000 €. Or les prix de l’énergie ont augmenté de 50 % en moyenne sur l’année. Résultat une perte de 1000 € en moyenne évidemment avec des dispersions autour de cette moyenne.

En modélisant les dépenses supplémentaires liées à la hausse des prix de l’énergie et des carburants et les aides apportées par l’Etat, l’Insee calcule que les ménages ont perdu en moyenne « 720 euros » entre janvier 2021 et juin 2022, à consommation égale.(On se demande bien pourquoi l’INSEE ne calcule pas tout simplement sur un an !). Mais tous ne sont pas touchés de la même manière. La baisse de pouvoir d’achat des ménages ruraux vivant hors unité urbaine « est plus grande que celle des autres ménages », note l’institut statistique, puisqu’ils ont perdu en moyenne « 910 euros » sur la période. Ceux résidant dans des communes de moins de 20 000 habitants ont perdu en moyenne « 780 euros », contre « 650 euros » pour ceux habitant dans des communes de 200 000 à deux millions d’habitants. Ceux qui perdent le moins sont les ménages vivant en agglomération parisienne, puisqu’en moyenne ils n’ont « que » « 580 euros » en moins, note l’Insee. En cause : la moindre utilisation, à Paris, de la voiture, pour des trajets en outre beaucoup plus courts. Par ailleurs, le mode de chauffage est plus souvent le gaz ou l’électricité en ville, tandis que le fioul et le bois sont plus répandus hors agglomération. Or, ces deux modes de chauffage ont fait l’objet d’aides beaucoup plus tardives, non prises en compte dans cette étude.

Mais en dépit de ce soutien accru, les 30% de ménages les plus modestes accusent une perte de leur revenu disponible deux fois supérieure à celle des 30% des ménages les plus favorisés. Et ce car les dépenses d’énergie et de carburants « représentent pour les ménages les plus modestes une plus grosse part de leur revenu disponible que pour les autres ménages ». En clair : quand bien même ils ont été davantage aidés, le budget dédié au chauffage et aux déplacements est tel que la perte de pouvoir d’achat est, au regard de leurs revenus, plus importante.
Enfin, l’Insee note que les effets défavorables peuvent se conjuguer : dans les communes les plus rurales, « les 30% les plus pauvres perdent en moyenne 2,7% de leur revenu disponible malgré les aides perçues, alors que dans l’agglomération de Paris, le revenu disponible des 10% les plus aisés ne diminue au total que de 0,7% en moyenne ».

Coût de l’Énergie : difficultés financières pour 40 % des Français

Coût de l’Énergie : difficultés financières pour 40 % des Français

Selon une étude réalisée par Intrum raportée par la Tribune, 38 % des répondants anticipent le fait qu’ils n’auront pas les ressources suffisantes pour honorer au moins une facture énergétique dans les mois à venir.

Avec un taux d’inflation de 5,8 % en 2022 selon la Banque de France, la hausse des prix n’a jamais été aussi élevée en France depuis les années 1970. Une conjoncture qui pèse lourdement sur le moral des Français. Selon la 10ème édition 2022 de l’étude sur les dépenses et les habitudes de Français et des Européens (ECPR) réalisée chaque année par Intrum, spécialiste du crédit management, 81% des Français affirment que la hausse des prix a fortement impacté les finances de leur ménage. Et si 16% indiquent qu’ils n’en ont pas encore subi les conséquences, ils s’attendent à ce que cela soit le cas dans les mois à venir.

Des difficultés qui se matérialisent particulièrement au moment de régler leurs factures. Ainsi, au cours des 12 derniers mois, 17% des consommateurs interrogés n’ont pas honoré le paiement d’une facture. Pour 41 % d’entre eux, la raison principale est le manque de moyens. Par ailleurs, 30 % confient qu’ils seront contraints de prioriser le règlement de certaines factures au détriment d’autres jugées moins prioritaires, pour faire face aux dépenses essentielles de leur ménage. Enfin, 38 % des répondants anticipent le fait qu’ils n’auront pas les ressources suffisantes pour honorer au moins une facture énergétique dans les mois à venir. 35% indiquent également qu’ils vont solliciter leurs créanciers pour obtenir un échelonnement de leurs paiements, ou avoir recours à un délai supplémentaire.

Cryptomonnaies :le coût social et environnemental équivalent à celui de la viande

 

Cryptomonnaies : le coût social et environnemental équivalent à celui de la viande

L’énergie consommée pour produire la plus importante des cryptomonnaies a eu un impact social et environnemental comparable à celui de la production de viande bovine et neuf fois plus élevé que l’extraction de l’or d’après franceinfo. C’est ce que révèle un article (en anglais) publié dans la revue Scientific Reports du groupe Nature, jeudi 29 septembre. Il s’appuie sur le concept du « coût social du carbone », une méthode qui chiffre les effets négatifs (sanitaires, économiques et environnementaux) de l’émission dans l’atmosphère d’une tonne de CO2 ou d’équivalent.

Les auteurs, en retenant un coût de 100 dollars la tonne, « estiment que chaque bitcoin produit en 2021 a généré 11 314 dollars de dommages climatiques, le total des dommages mondiaux dépassant 12 milliards de dollars » depuis 2016, soit 25% de la valeur totale du marché de cette cryptomonnaie. Sur la période 2016-2021, ce coût social de la production de bitcoin a représenté en moyenne 35% de la valeur de marché de la cryptomonnaie. Autrement dit, un dollar de bitcoin produit a eu un coût social de 35 centimes.

Ce coût est comparable à celui de la production de viande bovine (33%), inférieur à celle de l’électricité générée à partir du gaz naturel (46%) et largement supérieur à l’extraction de l’or (4%). « Nos résultats suggèrent que la production de bitcoins pose de réels problèmes de durabilité », a déclaré à l’AFP Benjamin Jones, principal auteur.

« La production de bitcoins est de plus en plus néfaste pour le climat au fil du temps (en moyenne) », a-t-il souligné. L’étude relève que « les émissions énergétiques liées à l’extraction de bitcoins ont été multipliées par 126, passant de 0,9 tonne d’émissions par pièce en 2016 à 113 tonnes par pièce en 2021″. Par ailleurs, « cette production est parfois ‘submergée’, ce qui signifie que ses dommages climatiques dépassent la valeur d’un bitcoin créé », a-t-il expliqué.

Dette France : record d’emprunt… et de coût

Dette France : record d’emprunt… et de coût

 

La France va atteindre un record en matière d’emprunt avec presque 300 milliards l’année prochaine. Un record qui cumulé avec la hausse des taux va faire exploser la charge financière.

En 2023, l’Etat doit rassembler 305,5 milliards d’euros pour se financer et financer le coût de ces emprunts, contre 306 en 2022.

C’est un montant inédit. L’Etat français compte lever 270 milliards d’euros de dette sur les marchés financiers en 2023. La France dépasse son précédent record de 260 milliards d’euros en 2021 et 2022, d’après un communiqué de l’Agence France Trésor présenté ce lundi.

Or, la charge de la dette sur ces nouveaux emprunts s’alourdit, une tendance qui devrait aller en s’aggravant. Les taux d’intérêts, dits « taux souverains » que la France paie à ses créanciers pour leur emprunter de l’argent, sont de plus en plus élevés.

L’accroissement de la charge financière découle de l’endettement passé mais aussi d’un nouveau déficit budgétaire. Théoriquement le projet de loi prévoit de stabiliser le déficit à -5 % du PIB. Une perspective douteuse avec le ralentissement économique et l’accélération de dépenses mal évaluées.

Le recul de la dette est très hypothétique, il s’agit de faire passer la dette de 111,2 % du PIB en 2023 à 111,5 % en 2022, soit un endettement total qui passera au-dessus seuil de 3.000 milliards d’euros, ainsi que l’a reconnu Gabriel Attal, et une charge de la dette grimpant à plus de 50 milliards pour atteindre 51,7 milliards l’an .

Au final, les dépenses de l’Etat devraient progresser de 21,7 milliards l’an prochain par rapport à 2022. Dans le JDD, Gabriel Attal, ministre délégué aux Comptes publics, a promis de « réduire le poids de la dépense publique de 57,6 % à 53,8 % du PIB » sur le quinquennat, mais cette promesse est déjà moins ambitieuse que celle faite durant l’été à Bruxelles, signe que l’heure n’est pas encore à la rigueur.

Parallèlement les rentrées financières seront moins importantes compte tenues du tassement net de l’activité économique.

Bercy a finalement dû revoir en baisse ses prévisions de croissance pour l’an prochain de 1,4 % à 1 % – un niveau jugé encore optimiste par nombre d’économistes – tandis que l’inflation pourrait encore attendre 4,2 % l’an prochain après 5,3 % en 2022.

L’adoption du PLF par 49.3 paraît probable, mais les membres du gouvernement entendent montrer jusqu’au bout que le blocage ne viendra pas d’eux.

Le gouvernement a toutefois abordé pour le moment l’aspect le plus consensuel des discussions avec les oppositions. A gauche, on veut relancer le débat sur la taxation des « superprofits ». Et surtout le sort réservé aux collectivités locales – alors que Bercy veut geler leurs dotations – promet un débat électrique, avec de fortes pressions pour augmenter un peu plus les dépenses.

 

Alimentation : les ruptures d’approvisionnement ont un coût

Alimentation : les ruptures d’approvisionnement ont un coût

Les ventes manquées ont un coût dans la distribution et en amont dans la production. Pour nombre de produits,  il n’y aura pas de rattrapage. Mais il y a aussi un coût nettement sous-estimé pour les clients qui reportent en partie leur demande sur des marques plus  chères. ( Un papier de la Tribune fait le point sur les pertes imputables rupture d’approvisionnement).

 

Plus de 60% des pertes dues à des ventes manquées sont imputables aux produits frais et d’épicerie. Entre mi-mars et mi-juin, les farines ont notamment subi un manque à gagner hebdomadaire de 480.000 euros.

 Huiles, farines, moutardes… depuis le début de l’année, plusieurs produits de grande consommation se raréfient dans les rayons des magasins français. Un phénomène qui ne correspond pas à de véritables pénuries, mais à des ruptures d’approvisionnement, dues à l’inflation ou aux perturbations des chaînes logistiques de certaines matières premières voire d’emballages.

Si les conséquences sur les consommateurs restent très contenues, leur coût en termes de ventes manquées est déjà très important: le 19 juin, le manque à gagner brut s’élevait déjà à 1,9 milliard d’euros, selon une étude publiée le 13 juillet par le cabinet Nielsen IQ. La durée moyenne de ces ruptures était de 4,1 jours.

 En valeur, 33% des pertes sont imputables aux produits d’épicerie, et 29% aux produits frais. Entre mi-mars et mi-juin, les farines ont notamment subi un manque à gagner hebdomadaire de 480.000 euros. Depuis la mi-mai, leur disponibilité augmente lentement. Fin juin, la famille de produits la plus touchée par les ruptures était toutefois celle des moutardes, dont la disponibilité a dégringolé tout au long de l’année et n’a recommencé à s’améliorer que mi-juin.

L’étude de Nielsen IQ montre également qu’en France la disponibilité d’un produit a pu varier significativement selon les régions et les distributeurs. Ainsi, entre mi-mars et mi-juin, le taux de disponibilité des farines dépassait à peine 80% en Ile-de-France, alors qu’il était supérieur à 82% dans le Nord. Sur la même période, entre le meilleur et le moins bon distributeur, le taux de disponibilité a pu s’écarter de 14 points (de 93,2% à 79,2%).

D’importantes différences émergent en outre entre la situation en France et celle à l’étranger.  »La baisse de la disponibilité des farines en France ne s’est pas retrouvée en Amérique du Nord et Grande-Bretagne », note NielsenIQ.

« Concernant les produits à base de blé, nous avons observé une très légère baisse de la disponibilité des pâtes et farines au Royaume-Uni à partir du mois de février, mais la disponibilité y est restée tout de même très robuste, contrairement à la France, touchée par de fortes chutes. Alors que la disponibilité était sensiblement équivalente dans les deux pays en début d’année, fin avril, la disponibilité des pâtes en France était ainsi inférieure de 5,9 points à celle observée en Grande-Bretagne, et de 14,4 points sur les farines », précise Renaud Chanat, Consultant International Senior du cabinet.

Sur la toute dernière période étudiée, Nielsen IQ note aussi  »une baisse de la disponibilité en France, contrairement à ce que l’on observe » au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou au Canada.

Adaptation au climat :Un cout de 2,3 milliards d’euros par an

Adaptation au climat :Un cout de 2,3 milliards d’euros par an 

 

Le retard de la France en matière d’adaptation au changement climatique est à nouveau pointé par l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE). Dans un rapport publié jeudi 23 juin, cette ONG de référence estime qu’il faudrait investir au minimum 2,3 milliards d’euros par an pour lancer l’adaptation du pays aux inondations, aux canicules, ou aux incendies.

I4CE s’est donné pour objectif de chiffrer les coûts de l’adaptation au changement climatique. Dans cette première publication, l’institut a dressé une liste de 18 décisions budgétaires qui peuvent être  »prises dès à présent » pour anticiper les effets négatifs du changement climatique et prévenir ou minimiser les dommages que ces effets peuvent causer. Par exemple, « augmenter et maintenir dans la durée les moyens dont disposent les agences de l’eau pour leur action en faveur du grand cycle de l’eau et de la biodiversité », pour un montant de 300 millions par an ; « pérenniser une enveloppe annuelle de soutien à l’extension des bonnes pratiques d’adaptation en ville », pour 500 millions d’euros ; « prendre en charge le surcoût pour renforcer les exigences en matière de constructions durables et adaptés aux chaleurs futures dans la construction des bâtiments d’enseignement et de recherche », pour 500 millions.

Selon I4CE, la politique d’adaptation en France est encore trop timide. « On ne part pas de rien. Des actions sont engagées, mais qui restent largement insuffisantes face à l’ampleur des enjeux.

 

 

 

Coût de l’inflation: Une perte d’environ 1300 € pour les ménages

Coût de

Coût de l’inflation: Une perte d’environ 1300 € pour les ménages 

D’après les calculs d’Allianz. Résultat,  l’inflation devrait coûter nviron 2300 € cette année pour les ménages.

Une évaluation vraisemblable puisque chaque ménage dépense environ 3000 € par an pour le transport et le chauffage dont le cout  a augmenté de 50 % . Ces différentes hausses pourrait être compensées par des augmentations de revenus. Or par exemple les salaires n’ont pas augmenté de plus de 3 % alors que sur l’année l’inflation pourrait atteindre 5 %.La dégradation objective de la situation provoque aussi un écroulement de la confiance des ménages qui contribue à dégrader l’environnement.

L’éclatement de la guerre en Ukraine à la fin du mois de février a précipité la confiance des ménages et des entreprises vers le bas en seulement quelques jours. La plupart des récentes enquêtes de conjoncture de l’Insee montrent qu’après avoir atteint un pic à l’été 2021, le moral des ménages est en chute libre pour retrouver le niveau de novembre 2018 en pleine crise des « gilets jaunes ».

cette ‘inflation devrait d’abord toucher les ménages les plus modestes alors que ceux sont eux qui ont la plus forte propension à consommer.

Après un fort rebond économique post-pandémie en 2021 (6,8%), l’économie française est plongée dans un épais brouillard depuis l’invasion de la Russie en Ukraine. Le recul brutal de la consommation au premier trimestre a plombé la croissance laissant planer un risque de récession au cours du second trimestre. Malgré ces craintes, la Banque de France a écarté cette perspective dans ses dernières prévisions dévoilées ce mardi 14 juin avec une croissance fébrile de 0,25 % en glissement trimestriel.

Ukraine et guerre: Un coût écologique exorbitant

Ukraine et guerre: Un coût écologique exorbitant

 

Par Claire Legros dans le Monde

 

Une nouvelle génération d’historiens éclaire le rôle décisif des conflits dans la crise environnementale globale que l’on connaît aujourd’hui. A l’heure de l’insécurité climatique, les Etats peuvent-ils concilier guerres et écologie ?

Dans le fracas des bombardements sur les populations civiles, l’appel est passé inaperçu. « La nature n’a pas de frontières, et elle est aussi violée et torturée par l’invasion russe », alertait le 22 avril, à l’occasion de la Journée de la Terre, Iryna Stavchuk, vice-ministre ukrainienne de l’environnement et des ressources naturelles. A l’horreur des massacres humains de la guerre en Ukraine vient s’ajouter une catastrophe écologique dont on peine à mesurer l’ampleur.

Dans un pays fortement industrialisé et doté du deuxième parc nucléaire d’Europe, héritage de l’ère soviétique, les risques de pollution des sols et des nappes phréatiques sont multiples. « Des usines chimiques ont été bombardées dans un pays particulièrement vulnérable. L’Ukraine couvre 6 % du territoire européen, mais on y recense 35 % de sa biodiversité avec quelque cent cinquante espèces protégées et de nombreuses zones humides, reconnues d’importance internationale par la convention de Ramsar en 1971. Mais aussi une industrie vieillissante », constate Marie-Ange Schellekens, chercheuse en droit de l’environnement à l’université de La Rochelle, qui travaille sur la prévention des conflits et la sécurité environnementale.

Tour à tour enjeu stratégique, arme de guerre ou victime collatérale, l’environnement n’a jamais été épargné dans la longue histoire des peuples et de leurs affrontements. Des batailles menées par Darius contre les Scythes en – 513 av. J.-C. jusqu’aux puits de pétrole incendiés au Koweït par l’armée de Saddam Hussein en 1990, la stratégie de la terre brûlée et l’empoisonnement des sources se sont de tout temps révélés des armes redoutables. « Une large majorité des conflits ont une dimension environnementale si on y inclut la question des ressources », note Marie-Ange Schellekens.

Dans cette histoire de feu et de sang, les conflits de masse du XXe siècle ont franchi un palier. Les guerres industrielles, capables d’anéantir les populations, dévastent aussi durablement les écosystèmes. Un siècle après l’armistice de 1918, les dizaines de tonnes d’obus abandonnés par les belligérants continuent de libérer leurs composés chimiques dans les sous-sols de la Somme et de la Meuse. Des millions de mines disséminées en Afghanistan ou au Nigeria polluent durablement des terres agricoles, condamnant la population à la peur et au dénuement. Sans compter l’arsenal atomique qui fait peser une menace écologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. « L’arme nucléaire marque une rupture, par sa puissance de destruction totale sur les humains et les autres vivants, explique le politiste Bruno Villalba, auteur de L’Ecologie politique en France (La Découverte, 127 p., 10 euros), et aussi parce que ses ruines irréversibles, y compris la gestion des déchets nucléaires, s’inscrivent dans le temps long, ce que le philosophe Günther Anders appelle “la permanence du globicide”. »

Le coût écologique exorbitant des guerres

Le coût écologique exorbitant des guerres

Par Claire Legros dans le Monde

 

Une nouvelle génération d’historiens éclaire le rôle décisif des conflits dans la crise environnementale globale que l’on connaît aujourd’hui. A l’heure de l’insécurité climatique, les Etats peuvent-ils concilier guerres et écologie ?

Dans le fracas des bombardements sur les populations civiles, l’appel est passé inaperçu. « La nature n’a pas de frontières, et elle est aussi violée et torturée par l’invasion russe », alertait le 22 avril, à l’occasion de la Journée de la Terre, Iryna Stavchuk, vice-ministre ukrainienne de l’environnement et des ressources naturelles. A l’horreur des massacres humains de la guerre en Ukraine vient s’ajouter une catastrophe écologique dont on peine à mesurer l’ampleur.

Dans un pays fortement industrialisé et doté du deuxième parc nucléaire d’Europe, héritage de l’ère soviétique, les risques de pollution des sols et des nappes phréatiques sont multiples. « Des usines chimiques ont été bombardées dans un pays particulièrement vulnérable. L’Ukraine couvre 6 % du territoire européen, mais on y recense 35 % de sa biodiversité avec quelque cent cinquante espèces protégées et de nombreuses zones humides, reconnues d’importance internationale par la convention de Ramsar en 1971. Mais aussi une industrie vieillissante », constate Marie-Ange Schellekens, chercheuse en droit de l’environnement à l’université de La Rochelle, qui travaille sur la prévention des conflits et la sécurité environnementale.

Tour à tour enjeu stratégique, arme de guerre ou victime collatérale, l’environnement n’a jamais été épargné dans la longue histoire des peuples et de leurs affrontements. Des batailles menées par Darius contre les Scythes en – 513 av. J.-C. jusqu’aux puits de pétrole incendiés au Koweït par l’armée de Saddam Hussein en 1990, la stratégie de la terre brûlée et l’empoisonnement des sources se sont de tout temps révélés des armes redoutables. « Une large majorité des conflits ont une dimension environnementale si on y inclut la question des ressources », note Marie-Ange Schellekens.

Dans cette histoire de feu et de sang, les conflits de masse du XXe siècle ont franchi un palier. Les guerres industrielles, capables d’anéantir les populations, dévastent aussi durablement les écosystèmes. Un siècle après l’armistice de 1918, les dizaines de tonnes d’obus abandonnés par les belligérants continuent de libérer leurs composés chimiques dans les sous-sols de la Somme et de la Meuse. Des millions de mines disséminées en Afghanistan ou au Nigeria polluent durablement des terres agricoles, condamnant la population à la peur et au dénuement. Sans compter l’arsenal atomique qui fait peser une menace écologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. « L’arme nucléaire marque une rupture, par sa puissance de destruction totale sur les humains et les autres vivants, explique le politiste Bruno Villalba, auteur de L’Ecologie politique en France (La Découverte, 127 p., 10 euros), et aussi parce que ses ruines irréversibles, y compris la gestion des déchets nucléaires, s’inscrivent dans le temps long, ce que le philosophe Günther Anders appelle “la permanence du globicide”. »

Coût de l’inflation: Un surcoût de 1000 € par ménage ?

Coût de l’inflation: Un surcoût de 1000 € par ménage ?

 

 

 

 

Le surcoût lié à l’inflation sans réévaluation des revenus devrait générer une perte d’environ 1000 € sur l’année. Un calcul qui paraît peut-être un peu approximatif mais qui donne un ordre de grandeur. En effet le revenu médian se situe autour de 1800 €, ce qui avec une inflation de 5 % effectivement à une perte de pouvoir d’achat de l’ordre de 90 € par mois.

Deux observations il s’agit d’abord des moyennes qui ne rendent pas compte de l’impact de l’inflation sur chaque catégorie sociale. Deuxième observation, la hausse mesurée par l’INSEE est à prendre avec des pincettes que par exemple le coût de l’acquisition d’un logement n’est pas intégré dans l’indice.

L’Observatoire de l’inflation du magazine 60 millions de consommateurs estime qu’il faudra débourser «en moyenne 90 euros de plus» chaque mois pour «absorber la hausse générale des prix». Ce chiffre a été établi à partir du poids réel des dépenses en carburants, en énergie et en produits de grande consommation dans le budget des ménages, précise le magazine sur son site internet mercredi. «Avec 20% de hausses, les carburants contraignent déjà à acquitter en moyenne 27 euros de plus par mois», tandis que les factures d’énergie, en hausse de 25%, «provoquent des prélèvements supplémentaires d’un montant moyen de 32 euros par mois».

 

Enfin, la «hausse générale de 7% des produits de consommation courante, attendue cet été, entraînera une dépense supplémentaire de 30 euros par ménage chaque mois». Ce dernier poste de dépense varie forcément en fonction de la composition du foyer, une famille payant en moyenne 38 euros de plus chaque mois, contre 21 euros pour un couple sans enfant, détaille le magazine. L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation publiée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, atteignant déjà un plus haut en près de 37 ans.

Guerre en Ukraine: Assumer le coût

Guerre en Ukraine: Assumer le coût

Inévitable, le coût économique et social du soutien à l’Ukraine ne sera assumé durablement par les Français que s’il est justement réparti, faute de quoi le régime russe exploiterait nos divisions, souligne, dans une tribune au « Monde », Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité.

 

 

Après trois mois de conflit, il est temps de l’assumer : nous allons aider la résistance ukrainienne dans la durée, parce que c’est aussi notre liberté qu’elle défend, et cela ne sera pas sans conséquences pour les Françaises et les Français. C’est bien la démocratie qui est en jeu. Vladimir Poutine l’a érigée en ennemie. Plutôt que l’expression démocratique du peuple, il ne connaît que la force et son usage le plus brutal, en Ukraine comme en Tchétchénie et en Syrie. Accepter qu’elle l’emporte à nouveau, c’est soumettre nos libertés à tous les diktats. 

Ce sont les Ukrainiennes et les Ukrainiens – sans oublier les opposants russes – qui en paient le prix le plus fort par les dévastations, la peur, les viols, les tortures, la mort, l’exil. Mais ne prétendons pas que ce sera sans douleur pour nous. Disons-le clairement : ce combat commun a et aura aussi un coût pour les Françaises et les Français.

Les sanctions imposées à la Russie s’ajoutent aux désordres provoqués par le conflit, relayés par la spéculation, pour amplifier la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation. Ils pèsent sur le pouvoir d’achat des Français, sur la croissance et l’emploi. Ce coût grandira lorsque les Européens décideront enfin un embargo total sur le gaz et le pétrole russes.

Aucune alternative

Le régime russe sait combien la dépendance énergétique et alimentaire, pesant sur les conditions de vie des Européens, affaiblit leur esprit de résistance et peut fracturer l’Union européenne. Il suffit d’entendre celles et ceux qui n’ont jamais rien trouvé à redire à la brutalité de Poutine, évoquer les conséquences de l’appui à l’Ukraine pour tenter de l’amenuiser. De plus, l’attitude de Vladimir Poutine n’offre pour l’heure aucune alternative au renforcement constant de l’aide militaire pour seconder l’héroïsme des Ukrainiens.

En réponse, il sait jouer de nos peurs. C’est la vocation de ses gesticulations nucléaires face auxquelles il revient aux Européens et à leurs alliés de conserver détermination, cohésion et sang-froid. L’objectif demeure un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes sur les lignes du 24 février 2022, l’ouverture de négociations bilatérales puis multilatérales pour garantir la liberté et la sécurité de tous – y compris de la Russie. Mais tant que l’Ukraine ne sera pas en situation de discuter autrement qu’en position d’agressée, il ne peut y avoir de désescalade à l’initiative des Européens. Ce serait accepter la primauté du recours à la force.

Ne faisons pas à Vladimir Poutine le cadeau de nos faiblesses. Il ne peut pas l’emporter. Son seul atout réside dans la peur qu’il suscite et dans l’instrumentalisation du désordre économique et social provoqué par le conflit qu’il a déclenché, dans une Europe déjà socialement et culturellement fragilisée, où de plus en plus de citoyens semblent tentés – lassitude, découragement, colère ou oubli – par des formes de relativisation du caractère sacré de la démocratie.

 

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