Archive pour le Tag 'relance'

La BCE pour la relance de la consommation interne

La BCE pour la relance de la consommation interne

Derrière des propos forcément diplomatiques de Christine Lagarde la nouvelle présidente de la banque centrale européenne, il faut sans doute voir un changement de stratégie qui risque de heurter notamment l’orthodoxie de l’Allemagne.

Christine  Lagarde demande en effet que soit mis en place une politique budgétaire (qui dépend des Etats) soutenant la demande intérieure, en clair la consommation. Exactement le contraire de ce que pense l’Allemagne a été sur la dynamique de ces exportations qui malheureusement’  écroulent du fait de la baisse des échanges internationaux. Certes Christine Lagarde  ne le dit pas clairement mais défend la croissance des investissements publics ce qui d’une certaine manière revient au même. En effet les dépenses d’investissement entraînent le plus souvent des dépenses des fonctionnements qui tirent la consommation intérieure. Le danger de cette orientation réside dans le fait que cela peut favoriser les importations si les produits nationaux ne présentent pas assez  de compétitivité ce qui par parenthèse est souvent le cas en France où  la balance commerciale est structurellement en déficit de l’ordre de 50 à 60 milliards par an . La zone euro doit renforcer sa demande intérieure, entre autres en augmentant ses investissements publics, pour pouvoir résister à la dégradation de la conjoncture à l’extérieur de ses frontières, a déclaré vendredi Christine Lagarde, sa nouvelle présidente.

“La réponse consiste à convertir la deuxième économie du monde afin qu’elle soit ouverte au monde mais confiante en elle-même, une économie qui fasse pleinement usage du potentiel de l’Europe pour favoriser une hausse du niveau de la demande intérieure et de la croissance à long terme”, a-t-elle dit dans un discours prononcé lors du Congrès bancaire européen à Francfort.

Elle a réaffirmé que la BCE jouerait son rôle dans cette démarche en continuant “de soutenir l’économie et de répondre aux risques futurs” tout en restant attentive aux “effets secondaires” de sa politique monétaire.

Les propos de Christine Lagarde sont suffisamment généraux et académiques pour ne pas trop fâcher l’orthodoxie allemande mais en creux  c’est une critique des sous investissements d’outre-Rhin. Christine Lagarde n’a rien annoncé de très nouveau en matière de politique monétaire. Force cependant est de constater que les effets comparé des politiques monétaires menées aux États-Unis et en France sont assez différents. En dix ans, la zone euro a connu une croissance totale de 14.5 %, contre 26 % pour les États-Unis. Le bilan comparé des deux institutions révèle cette faille. Sur les dix dernières années, c’est-à-dire depuis le creux de la crise, la zone euro a connu une croissance totale de 14.5 %, contre 26 % pour les États-Unis, soit une croissance annuelle moyenne de 1.1 % en Europe contre 2.1 % outre-Atlantique. Sur cette même période, 21.9 millions d’emplois ont été créés aux États-Unis, contre 9.6 millions au sein de la zone euro. En schématisant à l’extrême, la zone euro a fait deux fois moins bien que les États-Unis sur les dix dernières années.

Programme Macron : relance économique et sérieux budgétaire

Programme Macron : relance économique et sérieux budgétaire

 

Pour résumer, Emmanuel Macron propose de réaliser une cinquantaine de milliards d’économies et de les réinvestir dans la relance notamment des investissements. Il propose une baisse de la fiscalité équitablement répartie entre entreprises et ménages. Il envisage des réformes structurelles destinées à redonner à la France une crédibilité vis-à-vis de l’Allemagne dans le but de relancer la dynamique européenne. Sans crédibilité, la France ne fera pas bouger l’Allemagne déclare-t-il. Dans une interview publiée vendredi par Les Echos, l’ex-ministre de François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, présente les grandes lignes de son programme économique. Il fait de la lutte contre le chômage de masse sa priorité et juge possible de le ramener à 7% de la population active à la fin du quinquennat. Compte tenu de prévisions de croissance « prudentes » et d’un déficit public à 2,9% du PIB en 2017, il précise qu’il n’y aura « ni cadeau, ni rigueur supplémentaire » cet été s’il est élu.

CADRAGE MACRO-ÉCONOMIQUE ET TRAJECTOIRE BUDGÉTAIRE

- respect de l’engagement européen de limiter les déficits publics à 3% du PIB (2,9% en 2017);

- prévision de croissance : de 1,4% en 2017 à 1,8% en 2022 ;

- réduction de trois points de la part des dépenses publiques dans le PIB en cinq ans, soit 60 milliards d’euros d’économies par rapport à leur croissance spontanée.

Ces économies seront réparties entre assurance-maladie (15 milliards d’euros, avec une progression des dépenses maintenue à 2,3% par an), assurance-chômage (10 milliards), collectivités locales (10 milliards) et Etat (25 milliards).Il juge possible de ne pas renouveler 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, dont 50.000 pour l’Etat et 70.000 dans les collectivités locales. Celles-ci pourront recourir plus largement à des recrutements de droit privé et devront « respecter la durée annuelle légale du temps de travail » (1.607 heures).

PLAN QUINQUENNAL D’INVESTISSEMENTS PUBLICS

Cinquante milliards d’euros d’investissements publics en cinq ans, dont :

- 15 milliards pour la formation et la qualification des jeunes et des demandeurs d’emploi ;

- 15 milliards pour la transition écologique et énergétique, notamment pour accompagner la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ;

- le reste sera notamment consacré à la modernisation de l’administration (numérisation), à l’agriculture, à la santé et aux transports locaux.

« Financé par des taux d’intérêts très bas, notre plan d’investissement permettra de réduire nos dépenses avant la fin du quinquennat et de soutenir notre croissance potentielle. C’est cela qui améliorera la soutenabilité de notre dette. »

FISCALITÉ

- objectif : baisse nette des prélèvements obligatoires de 20 milliards d’euros sur le quinquennat, répartie « équitablement entre ménages et entreprises » ;

- réduction d’impôt d’environ 10 milliards d’euros en début de quinquennat pour les classes populaires et moyennes ;

- transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi en allègement pérenne de charges en 2018 et suppression des dernières charges patronales au niveau du smic ;

- réduction à 25%, sur le quinquennat, de l’impôt sur les sociétés ;

- transfert sur la contribution sociale généralisée des cotisations salariales maladie et chômage ;

- « Toute hausse de TVA est exclue », assure le candidat ;

- création d’un prélèvement forfaitaire unique de l’ordre de 30%, prélèvements sociaux inclus, pour tous les revenus du capital (intérêts, dividendes, loyers, plus-values, etc.) ;

- alignement progressif de la fiscalité du diesel sur l’essence et montée en charge de la taxe carbone.

(Avec Reuters)

Mélenchon : la relance par l’impôt, l’emprunt et l’inflation

Mélenchon : la relance par l’impôt, l’emprunt et l’inflation

 

 

Bien qu’il s’en défende Mélenchon reprend les vieilles méthodes socialistes qui consistent à augmenter les dépenses sans les recettes équivalentes. Paradoxe,  Mélenchon qui souhaitait  ne pas remboursait la dette (plus de 2000 milliards soit environ 33 000 € par habitant) prévoit de faire un emprunt de 100 milliards. Et bien sûr il promet la croissance, la réduction du chômage l’augmentation des salaires. l’embauche de nombreux fonctionnaires.  Les prélèvements obligatoires (c’est-à-dire le tout d’impôt) dont la France détient déjà le record du monde avec 46 % passerait à 50 %. Le miracle de ce bouclage économique de coin de table c’est  qu’il aboutirait à une réduction du déficit public. On se demande bien comment !  Finalement un programme qui n’est pas trop éloigné de celui du front national. Les divergences par ailleurs assez fondamentales se situent essentiellement sur le terrain sociétal. Mélenchon promet donc ramener le taux de chômage de 10% aujourd’hui à 6% en 2022 et promet une croissance de la richesse nationale supérieure à 2% par an dès l’année prochaine. Des prévisions largement supérieures à celles du gouvernement actuel, de la Commission européenne ou du FMI. Mais l’équipe de Jean-Luc Mélenchon justifie ce sursaut économique par « l’efficacité » de son programme, « l’Avenir en commun ». Très vite après son arrivée à l’Élysée, Jean-Luc Mélenchon débloquerait  100 milliards d’euros d’investissements, financés par l’emprunt. Lors d’une émission entièrement consacrée au chiffrage et de son projet et retransmise en direct sur YouTube et Facebook, le candidat a expliqué qu’il s’agit « d’injecter une masse suffisante qui remette en route l’activité ».  Parallèlement, quelque 173 milliards d’euros supplémentaires seront ajoutés, sur l’ensemble du quinquennat, à la dépense publique actuelle, compensés notamment par la suppression du pacte de responsabilité ou la lutte contre la fraude fiscale. L’équipe d’experts du candidat compte en outre sur une forte progression des recettes (190 milliards d’euros sur cinq ans), liée à la baisse du chômage, mais aussi à un taux d’inflation qui bondirait de proche de zéro aujourd’hui à plus de 4% à la fin du quinquennat.  Ce cadrage prévoit également l’augmentation des salaires de six points en moyenne, avec notamment une augmentation du Smic net de 173 euros par mois, quelque 3,5 millions d’emplois créés, dont 2 millions dans le secteur marchand. Il prévoit également une augmentation du taux de prélèvements obligatoires, passant de 45% du PIB aujourd’hui à 49,2% en 2022, compensé par de meilleurs services publics.  Effet vertueux de cette politique économique, le déficit public (Etat, protection sociale et collectivités territoriales) serait réduit de 3,3% en 2016 à 2,5% du PIB à la fin du quinquennat. Mais en dérogeant à la règle européenne des 3% en 2018, où il se creuserait à 4,8%. Et la part de la dette publique passerait de 95,8% du PIB à l’heure actuelle à 87% en 2022, après également un sursaut à 96,8% en 2018.

Trump relance les projets d’oléoducs contestés

Trump relance les projets d’oléoducs contestés

 

Trump relance de projet d’oléoducs très contestés Les chantiers des oléoducs Keystone XL et Dakota Access, rejetés par des militants écologistes et des tribus amérindiennes, avaient été bloqués ou freinés par l’administration de l’ex-président démocrate. Dans l’un des projets, Trump avait des intérêts financiers. La conduite Dakota Access, pilotée par la compagnie texane Energy Transfer Partners pour un coût estimé à 3,8 milliards de dollars doit relier les sous-sols riches en hydrocarbures de Bakken, une formation géologique dans le Dakota du Nord proche de la frontière canadienne, aux installations de l’Illinois, passant notamment sous le fleuve Missouri. Son tracé inquiète les Indiens sioux de la tribu de Standing Rock, qui redoutent une contamination de sources d’eau potable et une violation de leurs terres sacrées. Au plus fort de la mobilisation, le campement des contestataires a compté jusqu’à 5.000 occupants cet automne. La tribu a aussitôt dénoncé une décision « irresponsable et prise à la hâte » et ajouté qu’elle allait la contester en justice. A l’inverse, le North Dakota Petroleum Council, regroupement professionnel des producteurs de pétrole de l’Etat, s’est félicité de « ce grand pas en avant pour la sécurité énergétique de l’Amérique », a dit son président, Ron Ness. Pour l’essentiel, la construction du Dakota Access est achevée depuis l’été dernier, mais une dernière section, passant sous le lac Oahe, sur le bassin du Missouri, reste à construire. Le mois dernier, les experts militaires du Corps of Engineers ont rendu un avis défavorable sur le tracé présenté par la compagnie ETP. A ce stade, on ignore si l’ordonnance signée par Trump se substitue à eux. D’après des données financières, Trump a détenu au moins jusqu’à la mi-2016 des actions d’ETP dont le directeur général, Kelcy Warren, a versé 100.000 dollars sur son compte de campagne. Quant à l’ex-gouverneur du Texas Rick Perry, choisi par Trump pour diriger le département de l’Energie, il siégeait récemment encore au conseil d’administration du groupe. La Maison blanche a parallèlement ordonné mardi le gel temporaire de tous les contrats, crédits et accords passés par l’Agence de protection de l’environnement (EPA) le temps d’un audit sur cet organisme dans le collimateur du 45e président des Etats-Unis et de son équipe.

Relance budgétaire: l’OCDE pour

  •  relance  budgétaire l’OCDE pour
  • Comme le fonds monétaire international l’OCDE confirme que la croissance risque d’être relativement molle en 2017 au plan mondial (autour de 3 %) et préconise la relance budgétaire du fait des limites maintenant atteintes par la politique monétaire. La progression du produit intérieur brut (PIB) mondial est estimée à 3,3 % en 2017 (contre 3,2 % dans les projections de septembre). Pour 2018, ce « club » de trente-cinq pays riches mise sur un léger rebond, à 3,6 %.Une « initiative budgétaire importante et efficace », lancée par la nouvelle administration américaine, stimulerait la consommation domestique et l’investissement aux Etats-Unis, estiment les experts du château de la Muette, à Paris, le siège de l’institution. La croissance y est attendue à 2,3 % en 2017 et 3 % en 2018. Finalement, grâce à des retombées bénéfiques pour le reste de la planète« la croissance mondiale pourrait retrouver un peu de vigueur », est-il écrit. Comme  le Fonds monétaire international, l’OCDE lance un appel à une relance budgétaire mondiale coordonnée. Et juge que la zone euro, notamment l’Allemagne, pourrait faire davantage. D’abord, car la politique monétaire a atteint ses limites. Ensuite, parce que les taux d’intérêt  bas sont vecteurs d’opportunités. Enfin, les efforts de consolidation budgétaire de ces dernières années ont permis de réduire les ratios de dette sur PIB dans bien des pays et offrent une plus grande marge de manœuvre.  L’OCDE préconise des investissements qui favorisent la croissance comme la recherche et développement, la formation des salariés ou les infrastructures « vertes ». Un léger espoir est permis, mais le tableau général reste peu engageant. Dans la zone euro, la croissance est revue légèrement en hausse, à 1,7 % en 2017 . Mais, selon l’institution, ses perspectives restent grevées par un chômage élevé, les fragilités du secteur bancaire et les « incertitudes sur l’intégration européenne », aggravées depuis le Brexit, en juin. En France, le PIB ne devrait progresser qu’autour de 1 % en 2017.

L’OCDE pour la relance budgétaire

L’OCDE pour la relance  budgétaire

Comme le fonds monétaire international l’OCDE confirme que la croissance risque d’être relativement molle en 2017 au plan mondial (autour de 3 %) et préconise la relance budgétaire du fait des limites maintenant atteintes par la politique monétaire. La progression du produit intérieur brut (PIB) mondial est estimée à 3,3 % en 2017 (contre 3,2 % dans les projections de septembre). Pour 2018, ce « club » de trente-cinq pays riches mise sur un léger rebond, à 3,6 %.Une « initiative budgétaire importante et efficace », lancée par la nouvelle administration américaine, stimulerait la consommation domestique et l’investissement aux Etats-Unis, estiment les experts du château de la Muette, à Paris, le siège de l’institution. La croissance y est attendue à 2,3 % en 2017 (+ 0,2 point de pourcentage par rapport à septembre) et 3 % en 2018. Finalement, grâce à des retombées bénéfiques pour le reste de la planète« la croissance mondiale pourrait retrouver un peu de vigueur », est-il écrit. Comme  le Fonds monétaire international, l’OCDE lance un appel à une relance budgétaire mondiale coordonnée. Et juge que la zone euro, notamment l’Allemagne, pourrait faire davantage. D’abord, car la politique monétaire a atteint ses limites. Ensuite, parce que les taux d’intérêt extrêmement bas sont vecteurs d’opportunités. Enfin, les efforts de consolidation budgétaire de ces dernières années ont permis de réduire les ratios de dette sur PIB dans bien des pays et offrent une plus grande marge de manœuvre.  L’OCDE préconise des investissements qui favorisent la croissance comme la recherche et développement, la formation des salariés ou les infrastructures « vertes ». Un léger espoir est permis, mais le tableau général reste peu engageant. Dans la zone euro, la croissance est revue légèrement en hausse, à 1,7 % en 2017 (+ 0,2 point par rapport à septembre). Mais, selon l’institution, ses perspectives restent grevées par un chômage élevé, les fragilités du secteur bancaire et les « incertitudes sur l’intégration européenne », aggravées depuis le Brexit, en juin. En France, le PIB ne devrait progresser que de 1,3 % en 2017.

 

Ligne TGV Poitiers-Limoges: Hollande relance le projet, pour 2060 ?

Ligne TGV Poitiers-Limoges: Hollande relance le projet, pour 2060 ?

 

Alors que le gouvernement a décidé de geler tous les nouveaux projets de lignes à grande vitesse au moins pour les 20 ans à venir, le président de la république découvre l’intérêt d’une desserte entre Poitiers et Limoges. Quand on connaît les flux potentiels  entre ces deux villes, il y a matière à interrogations. Au moins 10 ou 20 lignes mériteraient être prioritaires par rapport à la desserte Poitiers Limoges relativement peu fréquentée.  Difficile de comprendre la cohérence de la politique concernant l’avenir du ferroviaire et plus généralement la cohérence de la politique des transports. En effet,  en quelques jours on vient d’annoncer une commande de TGV pour sauver Alstom Belfort (TGV qui circuleront sur des voies à vitesse limitée), que de nouvelles lignes à grande vitesse ne seront pas construites avant une trentaine d’années, que SNCF réseau ne devra plus financer d’éventuelles lignes nouvelles, que l’agence de financement des infrastructures n’a pas non plus les moyens. Et cerise sur le gâteau le président de la République, François Hollande, a relancé aujourd’hui Brive le projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Poitiers et Limoges, lors de son déplacement en Corrèze. « Il ne faut pas perdre l’idée de la LGV. Le ministre des Transports a ouvert une consultation et va nommer très rapidement une autorité pour remettre l’ensemble du sujet au clair et pour que nous puissions présenter une solution », a déclaré le chef de l’Etat lors de l’inauguration d’un centre de formation. Le Conseil d’État avait annulé en avril le décret de 2015 déclarant d’utilité publique la LGV Poitiers-Limoges, invoquant des « insuffisances » de l’évaluation économique et sociale, et des inconvénients qui « l’emportent » sur les avantages. « Nous devons essayer de tenir compte des arguments du Conseil d’Etat. Le poids financier paraissait exorbitant par rapport à la rentabilité. Si on fait une infrastructure, ce n’est pas toujours pour qu’elle soit rentable financièrement. C’est aussi parce qu’elle obéit à une logique d’aménagement du territoire », a estimé François Hollande. « Nous allons reprendre le sujet, mieux armer le dossier sur le plan financier et faire en sorte de nous prémunir d’une nouvelle annulation », a-t-il assuré.

 

Un plan de relance européenne à 600 milliards ?

Un plan de relance européenne à 600 milliards ?

Nouvelle effet d’annonce de la part de la commission européenne avec ce plan d’investissement de plus de 600 milliards. L’ancien  plan -qui n’a pourtant qu’un an- visait  plus de 300 milliards. Mais les ordres de grandeur réelles sont beaucoup plus modestes puisque la commission ne mobilise qu’environ 20 milliards en espérant un effet de levier avec notamment le relai des Etats. Pour l’instant le plan Juncker a entraîné de l’ordre de 100 milliards d’investissements. Un total évidemment réparti dans l’ensemble de l’Union et qui se traduit par des millions dans les petits pays et quelques milliards dans les grands. Autant dire pas grand-chose en regard de ce qu’il faudrait mobiliser pour relancer la croissance. De toute manière l’Allemagne a toujours été réticente sur ce concept de plan de relance et freine des quatre fers. De plus les Etats sont cadenassés par les contraintes budgétaires européennes de plus en plus draconiennes qui limitent les capacités budgétaires d’investissement national. Il ne s’agira donc pas d’un plan  à 600 milliards mais plus vraisemblablement d’un plan à 200 milliards. Une somme en apparence non négligeable mais qui une fois répartie ne semble pas à la hauteur des  enjeux pour une Europe encalminée dans la croissance molle Dans ses modalités actuelles, ce programme, baptisé « plan Juncker » du nom du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, consiste à mobiliser 21 milliards d’euros de fonds et de garanties européennes pour attirer des investissements privés d’un montant 15 fois supérieur jusqu’en 2018. Un an après sa mise en œuvre, ce programme, qui se concentre sur les infrastructures, l’énergie, la recherche et l’investissement privé. Dans sa forme la plus ambitieuse, la proposition de l’exécutif européen visera à doubler le montant global de ces investissements pour le porter à 630 milliards d’euros si les pays membres apportent eux-mêmes des fonds.

(Avec Reuters

Royaume-Uni : un plan de relance pour éviter la récession

Royaume-Uni : un plan de relance pour éviter la récession 

Face aux menaces de récession suite au brexit le gouvernement britannique a décidé de relancer la croissance par un soutien à son industrie et à la consommation. Pour l’année 2017,  on attendait une croissance supérieure à 2 % mais s’il faudra sans doute se contenter de 0,6 % voir envisager la récession. L’activité générale pourrait en effet tomber dans le rouge. Du coup la banque d’Angleterre va sans doute décider une baisse des taux actuellement de 0,5 % pour passer à 0,25 % voire  à zéro.  Les indicateurs peu rassurants se multiplient depuis le vote en faveur du Brexit avec notamment l’annonce d’une forte contraction de l’activité du secteur manufacturier en juillet. Theresa May, a donc annoncé un plan de soutien à l’industrie et aux salaires ». « Il nous faut une véritable stratégie industrielle qui se concentre sur une amélioration de la productivité, qui récompense ceux qui travaillent dur par de plus hauts salaires, et crée plus d’opportunités pour que les jeunes gens, quel que soit le milieu dont ils sont issus, aillent aussi loin que là où leur talent les porte », avait-elle notamment déclaré. Et hier, 2 août, à Londres, à l’issue d’une réunion avec onze de ses ministres, la nouvelle Première ministre persévérait dans cette voie en traçant les grandes lignes de son plan destiné à adapter l’économie du pays à l’environnement post-Brexit et à relancer une politique industrielle enterrée il y a trente ans par Margaret Thatcher. Presque une demi-surprise, quand on voit, cet été 2016, que plusieurs autres pays se sont engagés dans une politique de relance. A l’issue de cette première séance de travail de la commission interministérielle sur « la stratégie économique et industrielle », un porte-parole a déclaré dans un communiqué: « La Première ministre a souligné que l’objectif de la nouvelle stratégie industrielle devait être de mettre sur pied une économie qui fonctionne pour tout le monde. » Les ministres réunis ont évoqué les moyens de soutenir l’activité dans tout le pays, dans les régions qui souffrent comme dans celles qui profitent de la mondialisation. Mais, de fait, le défi consiste à enrayer le long déclin du secteur industriel en portant secours aux entreprises mises à mal par la mondialisation, sans pour autant menacer la compétitivité britannique. De son côté, le ministre des Finances, Philip Hammond, a déclaré qu’une réduction de l’écart de compétitivité entre Londres et le sud-est de l’Angleterre, d’une part, et le reste du pays, d’autre part, pourrait entraîner une hausse de 9% de la production. Les ministres se sont mis d’accord sur le fait qu’il faudrait également « créer une économie ouverte aux nouvelles industries, en particulier celles qui vont avoir une influence sur nos vies à l’avenir ». Le volontarisme affiché pourrait donc être destiné à des fleurons historiques de l’industrie britannique, comme le constructeur automobile Jaguar Land Rover ou le groupe aéronautique BAE Systems, mais aussi à des entreprises de nouvelles technologies.

(Avec Reuters)

Japon : un plan de relance de 250 milliards d’euros

Japon : un plan de relance de 250 milliards d’euros

 

 

 

Un plan d’environ 250 milliards d’euros en deux ans pour relancer l’économie avec pour objectif d’augmenter de 20 % le PIB japonais d’ici à 2020.  Les dépenses se concentreront pour près de la moitié sur de nouveaux projets d’infrastructures, notamment une ligne de train à suspension magnétique entre Tokyo et Osaka, reliant ainsi les deux principales agglomérations du pays ou encore un nouveau port pour les bateaux de croisière. Il comprend aussi des plans de reconstruction dans les zones touchés par le séisme d’avril ainsi que des allocations pour les ménages les plus fragiles. Un quart des dépenses viseront également à faire face au changement de démographie du pays le plus âgé du monde : il s’agit de dépenses pour les soins aux personnes âgées ou le développement des crèches. Ces dépenses pourraient notamment jouer sur l’emploi et favoriser la mobilité, donc les salaires. L’objectif du gouvernement japonais est clair : changer de politique. Depuis 2014, le gouvernement avait mené une politique budgétaire qui, de l’aveu même du FMI, était trop « restrictive ». Le premier ministre et son ministre des Finances, Taro Aso, avait dans l’esprit de rétablir l’équilibre primaire (hors service de la dette) du budget en 2020. Mais cette politique laissait à la seule politique monétaire la tâche de redresser l’inflation. Elle a clairement échoué : l’inflation japonaise a reculé et la croissance aussi. Il était donc indispensable de remettre en place une coordination entre les deux politiques. Shinzo Abe avait déjà repoussé à plus tard le relèvement de la TVA. Selon une étude de SMBC Nikko Securities, ce plan devrait apporter 0,4 point de croissance supplémentaire. C’est peu, mais le FMI avait prévu une croissance de 0,3 % pour cette année et de 0,1 % pour l’année suivante. Ce n’est donc pas négligeable. Mais, surtout, Shinzo Abe espère que ce plan fera entrer le Japon dans un cercle vertueux. L’idée est de provoquer une remontée des anticipations d’inflation, par la poussée de la demande. Une fois ces anticipations confirmées, les entreprises ne pourront plus refuser, comme aujourd’hui, de relever les salaires, alors que, en théorie, une telle politique devrait peser sur le yen et favoriser leurs marges. Dès lors, l’inflation devrait s’auto-entretenir, permettant à la Banque du Japon (BoJ) de normaliser progressivement sa politique.  Le Japon tente cependant ce que la zone euro se montre absolument incapable de faire : coordonner les politiques monétaires et budgétaires pour sortir de la tendance déflationniste. C’est ce que veut également tenter le Royaume-Uni.

(AFP)

 

G7 : guerre des monnaies mais pas de relance économique

G7 : guerre des monnaies mais pas de relance économique

 

 

Dialogue de sourds ou presque au G7 où la question centrale a tourné autour de la guerre des monnaies alimentée notamment par le Japon désireux d’empêcher une surévaluation du yen. Pour le Japon l’environnement monétaire est désordonné ce que contestent d’autres notamment les Etats Unis. Concernant la relance économique ce n’est pas pour demain. On convient seulement qu’il faudrait un mix monétaire, budgétaire et de réformes structurelles, ce qui est sans doute vrai et même indispensable an regard de la faiblesse de l’activité mondiale. Cependant chacun reste sur ses positions, L’Allemagne ne veut pas entendre parler de relance. En clair chaque pays fera ce qu’il veuet ! Les Etats-Unis ont adressé samedi une nouvelle mise en garde au Japon afin qu’il n’intervienne pas sur le marché des changes pour soutenir sa devise, occultant les autres sujets de la réunion ministérielle du G7 à Sendai, dans le nord de l’archipel. Pour Washington, rien ne justifie que Tokyo agisse pour freiner l’appréciation de sa devise, les mouvements du yen n’étant pas suffisamment « désordonnées ». « Il est important que le G7 trouve un accord, non seulement pour s’abstenir de procéder à des dévaluations compétitives mais aussi pour communiquer afin que personne ne soit pris au dépourvu », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, lors d’une conférence de presse organisée en clôture du sommet du G7. Le ministre japonais des Finances, Taro Aso, a assuré que les débats étaient restés calmes même s’il était normal que deux pays aient des divergences sur la manière d’apprécier la fluctuation des changes. « J’ai dit (à Lew) que les récentes fluctuations allaient dans une seule direction et qu’elles étaient spéculatives », a dit le ministre nippon lors d’une conférence de presse, ajoutant qu’à son avis, les hausses enregistrées ces derniers temps par le yen étaient « désordonnées ». Si Taro Aso et ses homologues ont réaffirmé l’importance de la stabilité des changes, le Japon n’a reçu aucun soutien de la part des autres pays du G7 en faveur d’une intervention destinée à contenir la hausse du yen. »Il y a un consensus autour du fait que la politique monétaire est adaptée et qu’il n’y a pas d’écarts importants entre devises et qu’il n’est donc pas nécessaire d’intervenir », a déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin. Les autorités japonaises ne sont pas intervenues directement sur le marché des changes depuis 2011. A l’époque, Tokyo avait obtenu le feu vert du G7 pour enrayer la hausse du yen, alors alimentée par la spéculation sur la possibilité qu’après le séisme et la catastrophe de Fukushima, le gouvernement impose aux assureurs de rapatrier une partie des fonds placés à l’étranger pour financer les indemnisations. Ces derniers mois, Tokyo a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude sur le caractère excessif de la hausse du yen, des arguments toujours rejetés par Washington, qui plaide pour des accords empêchant les interventions sur les devises. Après avoir poussé jusque dans leurs derniers retranchements les politiques d’assouplissement monétaire, les pays du G7 peinent à parler d’une seule voix pour relancer une croissance anémique. Ils ont réclamé samedi la mise en oeuvre d’un mix de politiques monétaires, budgétaires et structurelles tout en laissant à chaque pays le soin de choisir ses propres priorités. L’Allemagne est de son côté resté sourde aux appels du Japon et des Etats-Unis, qui lui demandaient d’augmenter sa dépense publique. « Le plus important, ce sont les réformes structurelles (…) on admet de plus en plus (au sein du G7) que les réformes structurelles sont cruciales », a déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

(Avec Reuters)

G7-relance de la croissance : l’Allemagne dit NEIN

G7-relance de la croissance : l’Allemagne dit NEIN

Le G7 qui se réunit vendredi et samedi devrait traiter de la problématique de la relance économique. Un peu partout en effet l’activité se tasse y compris maintenant aux États-Unis au Royaume uni. Du coup certain comme le Japon militent en faveur d’une relance budgétaire. Une position toutefois qui sera très fermement combattue une nouvelle fois par l’Allemagne qui demeure sur une ligne philosophique d’orthodoxie budgétaire et qui ne veut surtout pas entendre parler de relance de type keynésien. Pour l’Allemagne ce sont les réformes structurelles et seulement elle qui sont de nature à redonner de la vigueur à la croissance. Du coup comme souvent il ne faut pas attendre grand-chose de ce G7. Le Japon sera vraisemblablement soutenu dans sa démarche par la France mais en vain, Tokyo a pourtant l’intention de plaider pour davantage de souplesse budgétaire. Autrement dit, permettre plus de dépenses publiques – afin de stimuler l’économie mondiale qui reste modeste, lors de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G7 (Allemagne, États-Unis, Japon, France, Italie, Royaume-Uni, Canada) vendredi et samedi, à Sendai au Japon. «Cette vue est partagée entre le Japon, les États-Unis, le Canada, l’Italie, la France et l’Union européenne», a récemment déclaré le premier ministreShinzo Abe. L’Allemagne, qui défend bec et ongles l’orthodoxie budgétaire, n’a pas manqué de se faire entendre avant d’arriver à Sendai. «Des politiques budgétaire et monétaire généreuses ne pourront stimuler la croissance sur le long terme», a averti le président de la Bundesbank Jens Weidmann, cité par Reuters, répétant en substance des propos indiqués au Figaro. «Pour orienter l’économie mondiale sur la voie d’une croissance plus soutenue, des réformes sont indispensables», a insisté le banquier central allemand. Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a également indiqué à ses homologues dans une interview au quotidien économique japonais Nikkei qu’ «il est important de promouvoir des réformes structurelles et de réduire la dette publique». Voilà qui est dit une énième fois à ceux qui chercheraient à lâcher du lest en matière d’assainissement des finances publiques… Il reste que le gouvernement allemand est lui-même pointé du doigt pour ne pas dépenser et investir suffisamment en vue de soutenir la croissance mondiale alors même qu’il dispose d’importantes marges de manœuvre budgétaires contrairement à l’Italie ou encore la France. Également interviewé par le quotidien Nikkei, le ministre des Finances français, Michel sapin, a jugé utile de prendre en exemple le Canada. «Je remarque qu’il y a un grand pays du G7 qui a déjà décidé de soutenir beaucoup plus la croissance mondiale par une dépense budgétaire supérieure: c’est le Canada. Et donc je pense qu’il faut qu’on s’inspire, que tous les pays du G7 et du G20 qui ont cette capacité budgétaire supplémentaire, s’inspirent de cette situation et de la décision du Canada pour prendre les bonnes décisions en termes de dépenses budgétaires».

 

Croissance : le FMI pour une relance keynésienne ciblée

Croissance : le FMI pour une relance keynésienne ciblée

 

 

 

À mesure que les prévisions économiques mondiales sont révisées à la baisse, le FMI ne cesse d’insister sur la nécessité de relance ciblée notamment en direction des infrastructures. Relance qui pourrait trouver un terrain favorable compte tenu notamment  de l’extrême faiblesse des taux mais qui se heurte évidemment au niveau d’endettement dans de nombreux pays. En fait on pourrait bien se satisfaire d’une croissance de 3 % environ en 2016 au lieu des 3,4% pronostiqués encore récemment. Deux facteurs explicatifs à cette de panne de croissance : la faiblesse aussi bien de la consommation que des investissements des entreprises. Du coup progressivement le FMI semble ce convertir au principe de la relance keynésienne mais sans le dire. D’un certain point de vue cet appel à l’utilisation de l’outil budgétaire constitue une nouveauté et contredit sur bien des points l’austérité préconisée notamment en Europe Le comité de pilotage du Fonds monétaire international (FMI) a donc  invité les Etats membres de l’organisation à orienter leurs dépenses vers le soutien à la croissance et appelé le Fonds à envisager de nouveaux prêts à des pays confrontés au ralentissement de la croissance. « Les risques de dégradation des perspectives de l’économie mondiale ont augmenté depuis octobre, ce qui fait entrevoir la possibilité d’un ralentissement plus généralisé et d’un retrait soudain des flux de capitaux », déclaré le Comité monétaire et financier international (CMFI) dans un communiqué publié samedi à l’issue de sa réunion de printemps. Exprimant les mêmes préoccupations que les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 vendredi, les 24 membres du CMFI appellent les Etats à s’ »abstenir de toute forme de protectionnisme et de dévaluation compétitive, et à laisser les taux de change réagir aux variations des paramètres économiques fondamentaux ». « Une politique budgétaire propice à la croissance est nécessaire dans tous les pays », souligne le communiqué, ajoutant que le maintien de politiques monétaires accommodantes reste approprié dans plusieurs économies avancées et que des réformes structurelles doivent accompagner des politiques de soutien à la demande. Le CMFI, présidé par le gouverneur de la banque centrale mexicaine, Agustin Carstens, appelle parallèlement le FMI à réexaminer sa panoplie d’instruments de prêt pour « réfléchir à ce qu’il pourrait faire pour mieux aider les États membres à gérer la volatilité et l’incertitude – notamment au moyen de concours financiers, y compris à titre de précaution ».

Ségolène Royal relance la vente de Round-Up ( glysophate) !!!

Ségolène Royal relance la vente de Round-Up ( glysophate) !!!

Paradoxalement Ségolène Royal a relancé la vente Round-up ( glysophate , substance conçue en 1974 par la firme américaine) en recommandant de ne plus mettre en vente ce produit pour les particuliers, produits qui devraient être complètement interdits à partir de 2019 il y a d’abord une grande hypocrisie car cette recommandation voire cette interdiction ne touche que les particuliers et non l’agriculture qui consomme l’essentiel de cette molécule. En outre en attendant l’éventuelle  interdiction, les particuliers font de plus en plus de réserves. . En juin 2015, la ministre de l’Écologie a enjoint les magasins et autres jardineries a à faire disparaître de leurs rayons les produits phytosanitaires, et plus particulièrement ceux contenant du glyphosate. Une substance conçue en 1974 par la firme américaine Monsanto -principal composé de son produit phare le « Roundup »- classée « cancérogène probable » depuis mars 2015 par l’Organisation mondiale de la santé. Mais cette injonction n’a pas eu l’effet escompté. Loin s’en faut. Selon certains professionnels du monde de la jardinerie, les annonces de Ségolène Royal ont même relancé l’intérêt des Français pour ce type de produits. Interrogé par France Bleu Armorique, le directeur d’une jardinerie située à Plérin (Côtes-d’Armor) l’affirme sans détour: « le message de la ministre (concernant l’interdiction à la vente des herbicides, ndlr) a créé un vent de panique chez les clients ». Ce qui se ressent, selon lui, sur les ventes. Sans préciser les volumes réalisés par son établissement, Dominique Méheust précise que celles-ci sont « très bonnes ».  Selon plusieurs estimations, la France se classe d’ailleurs au premier rang des pays européens ayant le plus recours aux pesticides. Chaque année, plus de 627.000 tonnes de produits chimiques sont utilisés dans l’Hexagone. Ce volume pourrait toutefois décroître en 2019. Lorsque l’interdiction à la vente des glyphosates et autres dérivés entrera en vigueur. « Tant que le produit n’est pas interdit à la vente, on en aura » souligne Dominique Méheust avant de préciser que « le jour où il sera interdit, il sera retiré des rayons ».

(Avec BFM)

 

Hollande milite une nouvelle fois pour la relance des investissements

Hollande milite une nouvelle fois pour la relance des investissements

Ce n’est pas la première fois qu’un président de la république réclame un véritable plan de relance pour l’Europe. Sarkozy s’était cassé les dents face au refus allemand et François Hollande qui avait pourtant promis de marchander son adhésion au pacte de stabilité a fait de même. La preuve sans doute que la France ne pèse pas grand-chose dans une Europe désormais managée par Merkel. François Hollande a pourtant encore appelé samedi 12 mars à renforcer encore les investissements en Europe pour répondre aux urgences (réfugiés, etc.) et préparer l’avenir, entre autres mesures pour éviter l’ »effacement » de l’UE, à l’issue d’une rencontre avec une quinzaine de dirigeants sociaux-démocrates européens à l’Elysée. Face à « l’urgence économique et sociale » et si l’Europe « ne répond pas » à la « double exigence » d’assurer la sécurité de ses citoyens et de représenter une « espérance », elle n’est pas « menacée de disparition » ou de « dislocation » mais affronte « tout simplement le risque d’effacement, faute de volonté commune », a-t-il dit devant la presse. « Nous devons, dans le cadre de la zone euro, préparer de nouvelles décisions qui permettront d’aller plus loin dans l’harmonisation, dans les réformes qui sont nécessaires, mais plus loin aussi dans les investissements que nos pays doivent accomplir », a souligné le chef de l’Etat. François Hollande a précisé que ces investissements devraient répondre à la crise des réfugiés ou la demande de « sécurité » notamment face à la menace terroriste, mais aussi à la « préparation de l’avenir, et notamment l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche », la « transition énergétique » et « la jeunesse ». Un souhait qui risque de connaître le même sort que les précédents cars non seulement l’Allemagne est opposée à tout plan de relance mais elle a même fait par de son opposition aux mesures de soutien monétaire décidé par la BCE.

(Avec AFP)

Allemagne : non à la relance économique

Allemagne : non à la relance économique

 

L’Allemagne a largement contribué à faire capoter toute velléité de relance de l’économie par le G20. Une Allemagne toujours fidèle à son orthodoxie économique qui veut imposer des réformes structurelles et s’oppose tant aux politiques accommodantes de la banque centrale européenne qu’aux relances budgétaires. Comme d’habitude l’Allemagne protège l’épargne de sa population vieillissante, elle craint par-dessus tout l’affaiblissement de l’euro qui viendrait amputer le pouvoir d’achat des épargnants. C’est pourquoi elle s’oppose farouchement aussi bien à une relance économique par la voie budgétaire qu’à une politique accommodante qui augmente la masse de liquidités et la affaiblit l’euro. Une position à contre-courant au sein du G20: face à l’assombrissement de la conjoncture et à la nervosité des marchés, les grandes banques centrales sont plutôt sommées d’utiliser à plein leur force de frappe. La Banque centrale européenne (BCE) semble en voie d’agir plus vigoureusement, la Réserve fédérale américaine (Fed) redouble désormais de prudence après un relèvement de ses taux fin 2015, et la Banque du Japon s’est même résolue à instaurer des taux négatifs dans l’espoir de stimuler le crédit. La banque centrale chinoise (PBOC), de son côté, a assuré vendredi garder « des marges de manœuvres » pour assouplir encore sa politique monétaire. Mais « réfléchir à de nouveaux plans de relance n’aboutit qu’à nous détourner des véritables tâches auxquelles nous devons nous atteler », c’est-à-dire d’indispensables réformes structurelles, a estimé Wolfgang Schäuble.  »Les politiques monétaires sont extrêmement accommodantes, au point qu’elles pourraient devenir contreproductives, au vu de leurs effets néfastes », a-t-il fait valoir, lors d’une conférence précédant la rencontre à Shanghai des grands argentiers du G20. Mais les partenaires de Berlin –principale et dynamique économie de l’Union européenne (UE) — semblaient peu enclins à partager l’intransigeante ligne allemande d’orthodoxie budgétaire.

Croissance mondiale : Pour une relance de la demande (OCDE)

Croissance mondiale : Pour une relance de la demande (OCDE)

 

Le FMI a  récemment indiqué que l’économie mondiale risquait  un déraillement. Mais f le pronostic a été peu repris dans les grands médias. Cela d’autant plus que ces grands médias s’efforcent par tous les moyens de ne pas affoler les investisseurs et les annonceurs qui les font vivre. Il y a pourtant des semaines et des semaines et même des mois qu’on constate le net ralentissement de l’économie mondiale, le dernier trimestre 2015 a même été catastrophique dans de nombreux pays aujourd’hui c’est l’OCDE qui appelle à une réaction collective pour relancer demande et croissance. L’OCDE se fonde sur le fait que la croissance 2016 risque même de ne pas attendre atteindre celle de 2015 et cela dans toutes les zones mondiales Quelques semaines après le FMI qui envisageait un risque de « déraillement » de l’économie mondiale, c’est au tour de l’Organisation de coopération et de développement économiques de tirer la sonnette d’alarme. « Il est urgent de soutenir collectivement la demande », explique Catherine Mann, la chef économiste de l’OCDE dans une interview aux « Echos ». « La politique monétaire est déjà très accommodante. Il faut maintenant des réformes fiscales et structurelles qui soient déployées pour lui venir en appui. Les trois instruments doivent être déployés ensemble si on veut que cela fonctionne ».  En cause notamment le déséquilibre offre demande provoquée en particulier par la Chine qui utilise environ la moitié du pétrole, du ciment et de l’acier dans le monde. Depuis maintenant plus d’un an l’industrie ne cesse de reculer en Chine,  ce qui explique largement l’écroulement du prix des matières premières et notamment du pétrole. Une crise économique chinoise qui se combine avec une crise financière caractérisée par un endettement monumental des entreprises, des collectivités locales et des particuliers. Tous les pays sont affectés par la dépression chinoise, les pays développés qui s’installent dans la croissance molle ou les pays en développement qui connaissent la décroissance. Ce qui conduit l’OCDE à réajuster ses prévisions projections. L’institution vient en effet de réviser quasiment toutes ses prévisions de croissance à la baisse. Désormais la croissance mondiale ne dépassera pas, en 2016, le niveau de 2015, soit 3 % (contre 3,3 % précédemment envisagés). L’organisation est beaucoup plus pessimiste pour la zone euro que ne l’est la Commission européenne , dont les prévisions ne datent pourtant que d’une quinzaine de jours. Là où Bruxelles prévoit une croissance de 1,7 % pour la zone euro en 2016, l’OCDE abaisse son estimation de 1,8 % à 1,4 %. La croissance en Allemagne est fortement révisée par l’organisation multilatérale (1,3 % au lieu de 1,8 % précédemment estimé). La France tire son épingle du jeu, avec une révision de seulement 0,1 %, à 1,2 %. « Le lent rétablissement de la zone euro est un facteur important qui pèse sur celui de l’économie mondiale », souligne le rapport, qui regrette le trop lent démarrage du plan Juncker pour dynamiser l’investissement en Europe. L’inquiétude est également politique. Elle note les divergences à propos de la crise des réfugiés, comme « les menaces extérieures à la sécurité, l’impopularité des mesures d’austérité et les forces centrifuges dans un certain nombre de pays », en faisant référence à la Catalogne. Aux Etats-Unis, la hausse du PIB n’atteindrait plus que 2 % en 2016, au lieu des 2,5 % prévus. Fin janvier, le FMI prévoyait de son côté une croissance américaine à 2,6 % pour cette année et une croissance mondiale à 3,4 %. Le commerce international (+2 % en 2015) , comme les investissements, sont faibles. La demande est médiocre, ce qui conduit à une inflation faible et à une croissance des salaires et des emplois inadaptée. « La croissance se ralentit dans beaucoup d’économies émergentes tandis que les économies avancées se rétablissent modestement, les prix bas déprimant les pays exportateurs de matières premières », souligne le rapport. Le pétrole a perdu un tiers de sa valeur depuis les prévisions de l’OCDE de novembre 2015.

La presse allemande critique la BCE et la politique de relance

La presse  allemande critique la BCE et la politique de relance

 

Les critiques allemandes ne cessent de s’accumuler contre la politique de la BCE. Des critiques qui ont été payantes puisqu’elles ont empêché Mario Draghi  de lancer une nouvelle phase dans sa politique monétaire accommodante (QE2). Lors de la dernière réunion de la BCE les orthodoxes avec en tête l’Allemagne se sont en effet opposé au lancement d’une phase encore plus importante du rachat d’actifs. D’où les annonces très mitigées de Mario Draghi  qui ont largement déçu les investisseurs. Ce qui est en cause en effet c’est la politique de relance en zone euro dont ne veulent pas les orthodoxes, l’Allemagne considérant que la planche à billets nuit à l’intérêt des épargnants de son pays .  La Bundesbank et les milieux économiques allemands n’ont pu empêcher le lancement du premier QE et toutes les requêtes juridiques allemandes ont partiellement ou entièrement échoué pour le moment. Mais les critiques et les protestations contre ce programme demeurent le discours dominant outre-Rhin. Alors que les annonces du 3 décembre de Mario Draghi ont largement déçu les marchés, les communiqués de presse des banques privées et publiques allemandes n’ont cessé de fustiger une nouvelle utilisation de la « presse à billets » qui « ruine » les épargnants allemands. La critique de la politique de la BCE doit donc utiliser d’autres formes. Il est, à cet égard, intéressant de noter que la critique allemande prend comme centre la BCE et non les banques centrales nationales offensive contre la BCE est menée plus directement par Wolfgang Schäuble, le ministère fédéral allemand des Finances et concerne aussi  de l’union bancaire, autrement dit la garantie européenne des dépôts jusqu’à 100.000 euros. Aujourd’hui, cette garantie existe, mais elle est assurée par les Etats. Or, certains Etats n’ont pas les moyens de cette garantie, alors que le nouveau mécanisme de résolution des crises bancaires qui sera lancé le 1er janvier prévoit la participation des déposants. Mais Berlin exige pour cela un changement de traité et une réduction des risques dans les bilans des banques. Autrement dit, Wolfgang Schäuble entend renvoyer ce troisième pilier aux calendes grecques. La BCE insiste, elle, beaucoup sur cette garantie. Mardi 8 décembre, Wolfgang Schäuble a très sèchement recadré l’institution de Francfort, en lui demandant de se limiter à son travail de surveillance des banques et de politique monétaire.

La BCE pour une relance keynésienne ?

La BCE pour une relance keynésienne ?

Mario Draghi  tire un bilan très mitigé de la politique monétaire accommodante de la BCE. Sur la tendance la BCE estime que l’Europe est condamnée à la croissance molle, c’est-à-dire à une progression du PIB  de 1,4 à 1,5 % par an pendant plusieurs années. Depuis la fin de la récession en 2013, la croissance trimestrielle de la zone euro n’a pas dépassé 0,4 %. Au troisième trimestre 2015, elle était encore de 0,3 %. -De la mollesse de l’activité générale : une inflation très insuffisant (environ 1 % au lieu des 2 % visés). Contrairement à ce qui est affirmé ici ou là il s’agit dune  pression sur les prix qui n’est pas seulement lié à la baisse des matières premières. C’est essentiellement la faiblesse de la demande qui pèse sur les prix de l’offre. Dès lors la BCE entend poursuivre et même accélérer sa politique accommodante notamment par le rachat d’actifs mais aussi par de nouvelles interventions sur les taux. Pour autant Mario Draghi semble conscient des limites de l’action monétaire. Il n’hésite pas non plus à mettre en cause la rigueur budgétaire qui a pesé de manière négative sur la reprise. Du coup de manière feutrée il semble adhérer à la nécessité d’une politique keynésienne qui permettrait de relancer l’investissement, salaires et consommation. Pas sûr cependant qu’ils parviennent maintenant à persuader  les Etats encore convaincus des bienfaits de la rigueur budgétaire. Le principal pays à convaincre sera l’Allemagne toujours enfermée dans ses dogmes. Une Allemagne qui ne changera sans doute pas de position à moins comme c’est probable que son taux de croissance ne vienne à s’effriter dangereusement.

Sarkozy : relance des gros donateurs

Sarkozy : relance des  gros donateurs

il ne faut pas s’étonner si certains généreux donateurs retrouvent leurs billes après l’élection de leur favori à travers quelques avantages, réglementaires ou non. Un phénomène qui ne touche pas seulement le parti les républicains dont le président vient de réactiver le cercle des donateurs e. Ils ont rendez-vous mardi au siège du parti, rue de Vaugirard, à Paris, raconte lundi le Parisien. Des rendez-vous qui sont mensuels depuis leur réintroduction. La dernière fois, fin septembre, relatait RTL, c’était sans Nicolas Sarkozy, mais avec Frédéric Pèchenard (directeur général de LR). D’autres choses ont changé par rapport à la période faste : fini le luxe de l’hôtel Bristol ou celui du cercle interallié, fini aussi les petits fours et champagne. « Maintenant, c’est eau minérale et cacahuètes », raconte un participant au Parisien. Avec les dettes, l’ex-UMP a réduit, partout, son train de vie. Et les polémiques entourant les éditions de 2007 ont forcé certains habitués (les patrons Laurent Dassault et Ernest-Antoine Seillère ne se montrent plus, dit encore le quotidien). « La sociologie a évolué », raconte un membre du Cercle au Parisien. « Il y a davantage de jeunes, de patrons de PME, de chefs d’entreprise issus de l’économie numérique. » Résultat, il n’y a plus que 100 participants, contre au moins 550 auparavant. Une chose n’a pas changé : il faut débourser entre 3.000 et 7.500 euros (le maximum autorisé par la loi) par don. Des diners sont également organisés avec un droit d’entrée par tête de pipe oscillant entre 3.000 et 4.000 euros. A la grande époque, le Cercle rapportait 1,5 millions d’euros à l’UMP, soit 20% des dons annuels reçus.

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