Archive pour le Tag 'EPR'

Nucléaire : des EPR ou des petits réacteurs ?

Nucléaire : des EPR ou des petits réacteurs ?

 

 

Lors de sa dernière intervention relative notamment l’énergie, le président de la république soulignait surtout l’objectif de développer les petits  (small modular reactor en anglais, ou SMR). Ce serait la solution pour moderniser le parc qui sert va voir sa durée de vie prolongée d’au moins 20 ans après le grand carénage mais qui devra être complété et remplacé le moment venu . De ce point de vue,  les petits réacteurs sont encore loin d’être opérationnels  ( d’une puissance de moins de 300 MW, en général autour de 50 MW pour 900 MW pour un réacteur normal et 1650 MW pour un EPR

 

Pour les petits réacteurs le président de la république a annoncé la semaine dernière y allouer 1 milliard d’euros dans le cadre de son plan d’investissement France 2030. «L’objectif numéro un, c’est de faire émerger en France, d’ici à 2030, des réacteurs nucléaires de petite taille innovants», a expliqué le chef de l’État. Le projet le plus avancé en France s’appelle Nuward. Il est mené par EDF, avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), Naval Group et TechnicAtome. Il en est encore au stade du développement, loin d’une éventuelle commande publique qui engagerait l’exécutif. De son côté EDF a plutôt fixé l’horizon théorique vers 2035 est sans doute pas avant 2040 voire plus loin. Les EPR seront beaucoup plus opérationnels avant avant les petits réacteurs en France mais aussi à l’étranger.

 

L’objectif aussi pour le développement des EPR est de favoriser la technologie française à l’exportation.

Nucléaire : La page Hulot étant tournée Macon va annoncer six EPR low cost

Nucléaire : La page Hulot étant tournée Macon va annoncer six EPR low cost 

La page Nicolas Hulot est définitivement tournée et le nucléaire retrouve des raisons d’exister et de se développer à l’occasion de la crise énergétique. Avec Nicolas Hulot, Emmanuel Macon avait sacrifié Fessenheim. Une centrale qui pouvait produire encore pendant une vingtaine d’années. Cette fois c’est sans complexe écolo, qu’Emmanuel Macon va confirmer la construction de six EPR mais sans doute low cost. En effet le discrédit sur les EPR provient du dérapage des prix et du calendrier. Pour réhabiliter les EPR, mais Emmanuel Macon pourrait poser des exigences en termes de compétitivité.

Fortement bousculé par le gouvernement en raison des dérapages de l’EPR de Flamanville, EDF a promis de procéder à une nouvelle évaluation financière et technique de la filière EPR dont six réacteurs pourraient être construits en France . Le problème, c’est que les retards et les dépassements financiers portent  un coup à la crédibilité de la filière. On objectera qu’  il s’agit d’une nouvelle technologie et que des projets techniques de ce type rencontrent nécessairement au début des difficultés. C’est le cas en France mais aussi, en Grande-Bretagne, en Finlande et en Chine ( EDF est aussi impliqué). D’autres projets sont envisagés ailleurs notamment en Inde. Il est vrai que la concurrence entre Areva et EDF s’est révélé relativement mortifère en termes techniques et financiers ( depuis Areva s’est recentrée sur le seul cycle de l’uranium.) Ceci étant, EDF  n’a pas encore fait la démonstration de l’efficacité de sa gestion en France comme à l

’étranger ;  notons quand même que le dépassement des deux réacteurs chinois ( actuellement en service) a été limité à trois à quatre ans et surtout que la facture est notoirement inférieure : autour de 8 milliards par réacteur au lieu des 12,4 milliards pour l’instant de l’EPR de Flamanville. En outre, la mise en service de Flamanville a déjà été décalée de sept ans. Il y a quelques jours, EDF a avancé un coût moyen futur de l’ordre  de 7,5 milliards par réacteur nucléaire, une somme proche de celle consacrée aux réacteurs chinois.  EDF travaille à une nouvelle version de réacteur nucléaire de type EPR censée respecter ses coûts de construction, à la lumière des difficultés rencontrées avec les projets à Flamanville, en Chine et en Finlande.

“Nous travaillons étroitement avec Framatome à un EPR qui tirera les enseignements de (la centrale chinoise de) Taishan (…) mais aussi des difficultés rencontrées sur les chantiers en Finlande et Flamanville pour savoir mieux construire et aussi ne pas déborder sur les devis”, avait  dit Jean-Bernard Lévy lors d’une audition au Sénat. “La cible de coût que nous avons pour l’EPR optimisé, c’est d’essayer de tenir sur un coût sur 60 ans de 65 à 70 euros le MWH avec une référence 2016”, a-t-il poursuivi.

En octobre, EDF a encore revu en hausse le coût de construction de la centrale nucléaire EPR de Flamanville, dans la Manche, désormais évalué à 12,4 milliards d’euros. Ce réacteur, toujours en construction depuis le lancement du chantier en 2007, devait initialement entrer en production en 2012 pour une facture estimée autour de 3,5 milliards.

Nucléaire–incident EPR chinois : Pompili fait calme le jeu

Nucléaire–incident EPR chinois : Pompili fait calme le jeu

 

Fait  rare pour être signalé, Barbara Pompili dit ministre de l’environnement défavorable aux EPR en général estime qu’il faut se montrer très prudent par rapport à l’incident constaté sur l’EPR chinois le seul au monde à fonctionner actuellement. (Les autres sont en cours de construction notamment à Flamanville qui devrait démarrer en 2022). Cet incident ne devrait pas remettre en cause la construction de 6 EPR en France et les perspectives d’exportation.

 

EDF de ce côté qui n’exploite pas la centrale EPR en Chine a demandé des explications. Pour l’instant EDF considèrent qu’il ne s’agit pas d’un incident nucléaire. Cette confiance d’EDF dans la gestion de la fuite par l’exploitant chinois ne semble même pas être altérée par le fait que l’autorité de sûreté chinoise ait procédé, il y a quelques semaines, au rehaussement du seuil autorisé concernant ces rejets, le passant à 324 GBq par tonne d’eau. A titre de comparaison, en France, le seuil de 150 GBq par tonne d’eau est retenu comme déclencheur d’un repli du réacteur sous 48h, depuis 2009, rappelle sur Twitter Yves Marignac, chef du pôle expertise énergies nucléaire et fossiles de l’institut négaWatt.

Incident EPR en Chine : EDF veut des informations

Incident EPR en Chine : EDF veut des informations

EDF a bien participé à la construction du premier EPR chinois qui fonctionne dans le monde mais ne l’exploite pas.

EDF est actionnaire à 30% de la coentreprise TNPJVC chargée de construire et d’exploiter ces deux réacteurs de 1.750 MW chacun. Les groupes chinois CGN et Guangdong Energy Group ont des participations respectives de 51% et de 19%.

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Mais EDF a publié ce lundi en matinée un communiqué indiquant qu’il a bien été « informé de l’augmentation de la concentration de certains gaz rares dans le circuit primaire du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Taishan », et son commentaire, évoquant « un phénomène connu, étudié et prévu » se veut plutôt rassurant.

« La présence de certains gaz rares dans le circuit primaire est un phénomène connu, étudié et prévu dans les modes opératoires du réacteur. EDF a pris contact avec les équipes de TNPJVC et apporte son expertise. »

Pour autant, l’énergéticien français a également dit, dans son communiqué, qu’il avait demandé la tenue d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de TNPJVC afin que la direction  »présente toutes les données et décisions nécessaires ».

Signe que l’énergéticien a besoin d’informations complémentaires sur la situation à Taishan.

EDF : Six nouveaux EPR en France

EDF : Six nouveaux EPR en France

EDF envisage la construction de six nouveaux EPR nouvelle génération. « Nous souhaitons que soit décidée la construction en France de nouveaux EPR. A ce titre, le dossier que le gouvernement a demandé sur la faisabilité et sur les conditions d’un tel programme vient de lui être adressé », a indiqué le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, lors de l’assemblée générale des actionnaires.

 

La décision de la construction d’un coût de 46 milliards pourrait n’être prise qu’après 2023 pour ne pas fâcher certains écolos.

« L’objectif est d’être tous prêts à lancer la construction dès que l’Etat se sera prononcé sur l’engagement de ce programme industriel majeur » , assurait l’année dernière Xavier Ursat,

Mais l’EPR n’est pas la seule option : les SMR, des petits réacteurs modulaires, dont la puissance ne dépasse pas les 300 mégawatts, contre plus de 1.500 pour les EPR, ont le vent en poupe. Conçus pour être fabriqués en série en usine puis transportés sur le lieu de leur exploitation, ils intéressent de plus en plus les Etats-Unis, le Royaume-Uni mais aussi la France. EDF mise sur ce nouveau réacteur à l’horizon 2030 non plus seulement pour l’exportation, comme annoncé initialement, mais aussi pour l’Hexagone, a annoncé Jean-Bernard Levy le 5 mai.

Nucléaire EDF: six EPR pour l’Inde

Nucléaire  EDF: six EPR pour l’Inde

 

 

EDF, en difficulté en France pour sa filière EPR pourrait construire six réacteurs en Inde.

EDF franchit une étape cruciale pour un gigantesque projet nucléaire en Inde. Le géant tricolore de l’énergie a remis au groupe nucléaire public indien « l’offre technico-commerciale engageante française en vue de la construction de six (réacteurs) EPR sur le site de Jaitapur », a annoncé dans un communiqué le groupe français. Ce n’est pas encore un accord mais c’est une étape cruciale. En s’engageant ainsi, le groupe public français, seul en lice, donne la base nécessaire pour conclure un accord d’ici à quelques mois. Cela permettrait de lancer enfin la construction d’un chantier évoqué depuis plus d’une décennie et surveillé de près par les autorités françaises et indiennes.

 

Mais alors que le méga-projet indien et ses 6 EPR entame une nouvelle étape, l’avenir pourrait bien, après la course au gigantisme, appartenir à un réacteur de taille bien plus modeste : les SMR, des petits réacteurs modulaires, dont la puissance ne dépasse pas les 300 mégawatts, contre plus de 1.500 pour les EPR. Conçus pour être fabriqués en série en usine puis transportés sur le lieu de leur exploitation, ils intéressent de plus en plus les Etats-Unis, le Royaume-Uni mais aussi la France. « Les Américains misent beaucoup dessus, pour avancer plus vite que la Chine et récupérer le savoir-faire à l’export », fait valoir Nicolas Goldberg. Pour l’heure, seuls les Russes disent maîtriser la technologie.

EPR, SMR ou sortie du nucléaire : difficile de dire de quoi seront faites les prochaines décennies

. D’ici à 2050, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) prévoit que la capacité nucléaire mondiale pourrait augmenter de 82% dans son hypothèse haute… ou décliner de 7% dans son hypothèse basse. En France, un bilan prévisionnel baptisé « futurs énergétiques 2050 », commandité par le ministère de la transition écologique, est attendu à l’automne pour comparer les scénarios énergétiques, selon si l’Hexagone construit ou non des EPR. Mais pour l’heure, la décision sur d’éventuels nouveaux chantiers a été renvoyée au prochain quinquennat.

Nucléaire : un nouvel EPR à Penly

Nucléaire : un nouvel EPR à Penly

La centrale nucléaire de Penly, près de Dieppe (Seine-Maritime), devraient être choisi recevoir le prochain EPR (réacteur pressurisé européen) en France. Cinq autres EPR devraient compléter celui de Penly.

Dans une  étude, « EDF calcule que six réacteurs EPR, financés sur une durée d’environ vingt ans, coûteraient au moins 46 milliards d’euros. Soit entre 7,5 et 7,8 milliards d’euros par réacteur », souligne le quotidien. Des informations sur lesquelles EDF s’est refusé à tout commentaire.

Lancé en 2006, et devant initialement entrer en service en 2012 pour un coût de 3,3 milliards d’euros, le premier réacteur français de troisième génération a subi revers sur revers. Son démarrage est désormais prévu fin 2022 et son coût a été réévalué à 12,4 milliards d’euros.

Dans la foulée, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait dénoncé « un manque de rigueur inacceptable » et sommé EDF, dont l’Etat est actionnaire à 83,7%, de mettre en place un « plan d’action » d’ici un mois pour remettre la filière nucléaire aux « meilleurs niveaux d’exigence ». Le rapport estimait néanmoins que l’EPR avait « démontré la pertinence » de sa conception et préconisait de voir l’Etat lancer « des programmes stables à long terme de construction de nouveaux réacteurs et d’entretien du parc existant ». Le site de Penlya notamment été choisi grâce à ses qualités et ses réserves foncières disponibles.

EPR de Flamanville : fuite de documents sensibles ou intox ?

EPR de Flamanville : fuite de documents sensibles ou intox ?

Greenpeace affirme avoir été destinataire de documents EDF concernant l’EPR de Flamanville. Cette fuite, à elle seule,  justifierait des interrogations sur la sécurité de l’installation d’après Greenpeace.

 

EDF affirme que les désinformations contenues dans ces documents ne sont nullement confidentielles. « Le fait de disposer des plans de la ZAC de Flamanville ou encore de disposer de l’emplacement des caméras ou de détecteurs n’est pas une information protégée ni classifiée, puisque ces informations sont visibles et peuvent être constatées à l’œil nu par tout un chacun sur les sites », a réagi de son côté EDF.

 

Le producteur d’électricité rappelle par ailleurs que des personnels habilités peuvent avoir accès à des informations classifiées selon certaines règles précises.

« Le Code pénal encadre les atteintes au secret de la défense nationale, notamment le délit de compromission qui porte autant sur la divulgation que sur la communication d’informations classées secret défense et le fait d’en prendre connaissance ou possession, sans habilitation ou légitimité », souligne encore EDF.

 

Un programme de six réacteurs nucléaires EPR à partir de 2024

Un programme de six réacteurs nucléaires EPR à partir de 2024

 

En dépit des les agitation des écolos bobos la stratégie énergétique française ne changera pas comme d’ailleurs indiqué dans les documents de planification , PPE. On va certes construire quelques éoliennes gadgets très coûteux et inefficaces mais l’essentiel de la production de l’électricité sera encore largement assurée par le nucléaire. Ainsi en une vingtaine d’années on aura construit six réacteurs EPR d’une puissance chacun de 1650 Mégas  au moins soit l’équivalent de 10 réacteurs classiques.

Notons que ces réacteurs EPR auront une durée de vie de 60 ans minimums. Certes des énergies renouvelables progressent mais en France si on voulait remplacer le nucléaire par les éoliennes il faudrait couvrir le pays par 35 000 éoliennes et encore ce ne serait pas suffisant car il faudrait maintenir des centrales y compris polluantes pour combler l’intermittence de production.

De toute manière même s’il faut rechercher de nouvelles énergies notamment pour produire de l’électricité la part du nucléaire ne se réduira pas en France avant une cinquantaine d’années. Bercy et le ministère de la Transition écologique travaillent en effet à un programme de construction de six réacteurs nucléaires d’ici 2044 sur la base d’un devis de 47,2 milliards d’euros, selon un document publié mercredi par le journal spécialisé Contexte.

Le texte, rédigé par le Trésor, précise que la construction de trois paires du futur nouveau modèle d’EPR est envisagée et s’étalerait sur douze ans, soit de 2024 à 2036, de 2028 à 2040 et de 2032 à 2044.

Au total, l’État prendrait à sa charge la majorité (54%) des six installations et la rémunération d’EDF, qui sera discutée avec la Commission européenne, passerait par un tarif d’achat garanti de l’électricité produite dit de “contrat pour différence” (CFD).

Le document cité par Contexte évoque aussi plusieurs scénarios de partage des surcoûts potentiels des réacteurs entre l’Etat et l’électricien public.

La publication spécialisée rapporte également que le texte livre des éléments sur la santé financière d’EDF après la crise du coronavirus, avec des projections de flux de trésorerie post-dividendes négatifs jusqu’en 2029 et un endettement passant de 41,1 milliards d’euros en 2019 à 56,9 milliards en 2028, situation qui rendrait nécessaire “une importante intervention de l’État”.

Electricité : EPR ou éolienne , l’escroquerie intellectuelle

Electricité : EPR ou éolienne , l’escroquerie intellectuelle

 

S’il faut évidemment favoriser les énergies alternatives notamment favoriser les bâtiments à énergie positive, en tout cas pour assurer l’autonomie, il est particulièrement surréaliste d’imaginer que les éoliennes pourront des réacteurs nucléaires. Pourtant dans les campagnes profondes où on implante des éoliennes  la croyance populaire soutient parfois  que les moulins à vent pourraient se substituer  aux centrales actuelles . Il est clair que le choix entre certaines énergies alternatives (c’est le mot qui convient), entre le nucléaire et les éoliennes par exemple,  constitue une escroquerie intellectuelle. Pourtant c’est l’argument utilisé par le lobby éolien et les grippe-sous locaux (souvent les copains des maires ruraux); Curieux car le gouvernement vient de confirmer qu’il envisageait cependant de construire 6 EPR nouveaux. La vérité c’est que le nucléaire ne pourra réduire sa part à 50% en 2035 dans la production d’électricité et que les énergies alternatives comme l’éolien constituent des gadgets pour mieux faire avaler le nucléaire. En moyenne les éoliennes sont d’une puissance de 1 à 3 MW par rapport à un réacteur de 1000 MW  d ‘un réacteur classique et de 1600w pour les EPR,  Il faudrait donc remplacer chaque réacteur par au moins 1000 à 1500 éoliennes (moins car la production est intermittente).

Nombre de maires de petites communes rurales sont assaillies par des sociétés de promotion de parcs éoliens. Avec la promesse de retours financiers invraisemblables pour les propriétaires de terrain et pour les communes. Exemple, la petite ville de Douai la Fontaine (7000 habitants Maine et Loire) a été sollicitée par pas moins de 24 promoteurs ! Beaucoup tombent dans le panneau faute de compétences techniques et économiques. Exemple à Mouliherne (commune de 900 habitants, Maine-et-Loire), l’étude de faisabilité économiques, technique, sociale et environnementale a été confiée directement à un promoteur qui évidemment a conclu qu’un parc d’éoliennes se justifiait mais en oubliant de contacter les riverains et exploitants agricoles concernés.
Des propriétaires de terrain d’une valeur de 1500 euros se voient proposer des retours annuels de 6000 à 16 000 euros par an pour une éolienne ! (On oublie par ailleurs d’indiquer aux propriétaires que le coût de démantèlement de chaque éolienne sera à leur charge : de l’ordre de 300 000 euros !). Par ailleurs,  on assure aux communes un retour fiscal de 30 000 à 80 000 euros par an. Des retours financiers invraisemblables qui ne seront évidemment pas tenus.

 

Tout repose sur le principe qu’EDF rachètera cette électricité 2 fois le prix du marché. Quand on connaît la situation financière d’EDF (et derrière de la France), cela ne pourra durer longtemps (Voir à cet égard la baisse des prix de rachat de l’électricité solaire). Certes,  on ne peut qu’être d’accord avec la politique de transition énergétique qui vise d’une part à réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 10 ans, d’autre part à développer les énergies alternatives. Un objectif ambitieux mais irréalisable. Pour preuve dans les 20 ans à venir, on ne fermera aucune centrale nucléaire et l’éventuelle fin de Fessenheim sera plus que compensée par la mise en service de la centrale de Flamanville (sans parler des 6 nouveaux EPR. La durée de vie du parc actuel sera même prolongée d’une vingtaine d’années avec l’opération grand carénage. Du coup, les objectifs de la loi de transition énergétique paraissent assez hypothétiques puisqu’il est supposé par ailleurs que la demande sera réduite de 20% d’ici 2020-2025 et de 50% d’ici 2050.

En fait, cette loi présente davantage un caractère d’affichage qu’une dimension réellement opérationnelle.
Pour parler plus clair, elle a surtout été décidée pour satisfaire les écolos politisés et -ou- ésotériques et non pour constituer la base d’une politique énergétique. Pour gommer ses contradictions, au moins en apparence, la France développe un plan de développement d’éoliennes à la fois incongru, coûteux et dangereux pour la santé et l’environnement. En outre, les conditions financières de ce plan constituent une aberration puisque la rentabilité des éoliennes est essentiellement fondée sur un tarif de rachat de l’électricité garanti par l’État supérieur de deux fois au prix du marché de l’électricité. (Une aide illégale d’après la Cour de Justice de l’Union Européenne). On peut se demander, en l’état actuel des finances d’EDF, quel sera l’équilibre économique de ces projets. En effet, la situation d’EDF est catastrophique et s’il agissait d’une entreprise réellement privée, elle serait en faillite depuis longtemps (l’action d’EDF a 90% de sa valeur en quelques années et cela en dépit de la présentation d’un résultat relativement artificiel). L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme. Il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % à 100% du prix de l’électricité. D’une manière générale, le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel le moment venu. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards sans parler de la remise à niveau financière d’Areva qui va coûter autour de 10 milliards.
Enfin avec le développement notamment des énergies alternatives, il faudra envisager la construction d’un nouveau réseau électrique pour collecter et redistribuer le courant. Pour raccorder des milliers de centrales de production d’électricité que seraient tous ces parcs éoliens disséminés sur le territoire, et pour éviter une instabilité des réseaux, ERDF a annoncé 40 milliards d’investissements dont 4000 km de lignes haute tension. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Globalement il faudra trouver de l’ordre de 500 milliards d’ici 2050-2060. On se demande comment EDF pourra assurer dans ces conditions le rachat d’électricité d’origine éolienne au double ou au triple du prix du marché.
Il est vraisemblable que le développement d’autres énergies alternatives serait économiquement plus rentable pour EDF, les clients et plus généralement la collectivité. On pense en particulier au développement d’énergies neutres voire positives des bâtiments industriels et agricoles et des résidences d’habitation via la filière photovoltaïque notamment. Aujourd’hui, 75% de l’énergie primaire sont utilisés par le résidentiel, le tertiaire et le transport. Avec les bâtiments à énergie neutre ou positive on pourrait réduire cette part à 25 %. Contrairement à l’idée répandue, les prix mondiaux de l’électricité ne s’inscriront pas dans une tendance haussière compte tenu de l’excédent de l’offre. Les baisses enregistrées du prix de l’électricité ces derniers temps sur le marché mondial en témoignent. Du coup, l’équilibre économique d’EDF s’en trouvera encore davantage perturbé et le rachat de l’énergie d’origine éolienne au double ou au triple du prix de ce marché encore plus intenable. D’autant que la concurrence des distributeurs va encore s’accroître (voir notamment les effets du regroupement Engie et l’entreprise allemande RWE). Un contexte énergétique et financier qui passe par dessus la tête de nombre élus locaux qui en plus proposent de localiser ces éoliennes dans les zones déjà économiquement et socialement défavorisées qui ne bénéficient pas des équipements de base comme le tout-à-l’égout, dont la couverture par mobile téléphonique est très hypothétique, dont le raccordement au réseau Internet est très insuffisant voire absent à moins de payer des coûts de raccordement exorbitants (sans parler de l’état catastrophique des routes).
On peut aussi imaginer que ces zones ne seront jamais raccordées au câble qui ne desservira sans doute que les centres bourg (le coût théorique serait de leurs 25 milliards, en fait il faudrait compter sur 50 à 75). L’implantation d’éoliennes dans la zone défavorisées ne fera qu’accentuer inégalités d’équipement. Des régions déjà relativement isolées sur le plan économiques et qui doivent en plus assumer les inconvénients d’implantation d’équipements sans aucun intérêt, ni retour sur le plan économique et social pour la collectivité locale (hormis pour quelques propriétaires dont beaucoup d’ailleurs ne résident pas dans ou à proximité des éoliennes).
De telles installations engendreront par ailleurs des nuisances incontestables qui concerneront l’environnement, la faune mais surtout l’élevage. (Vaches, chevaux, poulets notamment). En outre le foncier (terres et bâtiments) déjà affecté par la désertification économique se trouvera encore sérieusement dévalorisé. En 15 ans, la valeur immobilière des habitations a déjà subi une diminution de l’ordre de 50 %. Avec l’installation des éoliennes, la dépréciation sera considérable tant pour les terres que pour les résidences (on trouvera avant peu des maisons à vendre à 40 000 euros).
Notons aussi les perturbations nouvelles des ondes de radio, de télévision et de liaison téléphonique alors que déjà les réceptions sont de très mauvaise qualité. Il serait utile de rappeler à certains élus locaux que la priorité des équipements doit aller au soutien du développement économique et à l’emploi et non vers des installations qui enrichiront que les promoteurs. Des promoteurs à la fiabilité financière très douteuse puisque la plupart n’ont qu’un capital de quelques milliers d’euros pour couvrir les risques de projet d’un coût de plusieurs dizaines de millions. Des risques dont se sont prémunis les promoteurs puisqu’il est prévu explicitement que les sociétés exploitation pourront être revendues sans information préalable des propriétaires et des communes. Ce qui rendra caduques nombre de dispositions contractuelles.

 

Electricité : EPR ou éolienne , l’escroquerie intellectuelle

Electricité : EPR ou éolienne , l’escroquerie intellectuelle

 

S’il faut évidemment favoriser les énergies alternatives notamment favoriser les bâtiments à énergie positive, en tout cas pour assurer l’autonomie, il est particulièrement surréaliste d’imaginer que les éoliennes pourront des réacteurs nucléaires. Pourtant dans les campagnes profondes où on implante des éoliennes  la croyance populaire soutient parfois  que les moulins à vent pourraient se substituer  aux centrales actuelles . Il est clair que le choix entre certaines énergies alternatives (c’est le mot qui convient), entre le nucléaire et les éoliennes par exemple,  constitue une escroquerie intellectuelle. Pourtant c’est l’argument utilisé par le lobby éolien et les grippe-sous locaux (souvent les copains des maires ruraux); Curieux car le gouvernement vient de confirmer qu’il envisageait cependant de construire 6 EPR nouveaux. La vérité c’est que le nucléaire ne pourra réduire sa part à 50% en 2035 dans la production d’électricité et que les énergies alternatives comme l’éolien constituent des gadgets pour mieux faire avaler le nucléaire. En moyenne les éoliennes sont d’une puissance de 1 à 3 MW par rapport à un réacteur de 1000 MW  d ‘un réacteur classique et de 1600w pour les EPR,  Il faudrait donc remplacer chaque réacteur par au moins 1000 à 1500 éoliennes (moins car la production est intermittente).

Nombre de maires de petites communes rurales sont assaillies par des sociétés de promotion de parcs éoliens. Avec la promesse de retours financiers invraisemblables pour les propriétaires de terrain et pour les communes. Exemple, la petite ville de Douai la Fontaine (7000 habitants Maine et Loire) a été sollicitée par pas moins de 24 promoteurs ! Beaucoup tombent dans le panneau faute de compétences techniques et économiques. Exemple à Mouliherne (commune de 900 habitants, Maine-et-Loire), l’étude de faisabilité économiques, technique, sociale et environnementale a été confiée directement à un promoteur qui évidemment a conclu qu’un parc d’éoliennes se justifiait mais en oubliant de contacter les riverains et exploitants agricoles concernés.
Des propriétaires de terrain d’une valeur de 1500 euros se voient proposer des retours annuels de 6000 à 16 000 euros par an pour une éolienne ! (On oublie par ailleurs d’indiquer aux propriétaires que le coût de démantèlement de chaque éolienne sera à leur charge : de l’ordre de 300 000 euros !). Par ailleurs,  on assure aux communes un retour fiscal de 30 000 à 80 000 euros par an. Des retours financiers invraisemblables qui ne seront évidemment pas tenus.

 

Tout repose sur le principe qu’EDF rachètera cette électricité 2 fois le prix du marché. Quand on connaît la situation financière d’EDF (et derrière de la France), cela ne pourra durer longtemps (Voir à cet égard la baisse des prix de rachat de l’électricité solaire). Certes,  on ne peut qu’être d’accord avec la politique de transition énergétique qui vise d’une part à réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 10 ans, d’autre part à développer les énergies alternatives. Un objectif ambitieux mais irréalisable. Pour preuve dans les 20 ans à venir, on ne fermera aucune centrale nucléaire et l’éventuelle fin de Fessenheim sera plus que compensée par la mise en service de la centrale de Flamanville (sans parler des 6 nouveaux EPR. La durée de vie du parc actuel sera même prolongée d’une vingtaine d’années avec l’opération grand carénage. Du coup, les objectifs de la loi de transition énergétique paraissent assez hypothétiques puisqu’il est supposé par ailleurs que la demande sera réduite de 20% d’ici 2020-2025 et de 50% d’ici 2050.

En fait, cette loi présente davantage un caractère d’affichage qu’une dimension réellement opérationnelle.
Pour parler plus clair, elle a surtout été décidée pour satisfaire les écolos politisés et -ou- ésotériques et non pour constituer la base d’une politique énergétique. Pour gommer ses contradictions, au moins en apparence, la France développe un plan de développement d’éoliennes à la fois incongru, coûteux et dangereux pour la santé et l’environnement. En outre, les conditions financières de ce plan constituent une aberration puisque la rentabilité des éoliennes est essentiellement fondée sur un tarif de rachat de l’électricité garanti par l’État supérieur de deux fois au prix du marché de l’électricité. (Une aide illégale d’après la Cour de Justice de l’Union Européenne). On peut se demander, en l’état actuel des finances d’EDF, quel sera l’équilibre économique de ces projets. En effet, la situation d’EDF est catastrophique et s’il agissait d’une entreprise réellement privée, elle serait en faillite depuis longtemps (l’action d’EDF a 90% de sa valeur en quelques années et cela en dépit de la présentation d’un résultat relativement artificiel). L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme. Il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % à 100% du prix de l’électricité. D’une manière générale, le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel le moment venu. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards sans parler de la remise à niveau financière d’Areva qui va coûter autour de 10 milliards.
Enfin avec le développement notamment des énergies alternatives, il faudra envisager la construction d’un nouveau réseau électrique pour collecter et redistribuer le courant. Pour raccorder des milliers de centrales de production d’électricité que seraient tous ces parcs éoliens disséminés sur le territoire, et pour éviter une instabilité des réseaux, ERDF a annoncé 40 milliards d’investissements dont 4000 km de lignes haute tension. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Globalement il faudra trouver de l’ordre de 500 milliards d’ici 2050-2060. On se demande comment EDF pourra assurer dans ces conditions le rachat d’électricité d’origine éolienne au double ou au triple du prix du marché.
Il est vraisemblable que le développement d’autres énergies alternatives serait économiquement plus rentable pour EDF, les clients et plus généralement la collectivité. On pense en particulier au développement d’énergies neutres voire positives des bâtiments industriels et agricoles et des résidences d’habitation via la filière photovoltaïque notamment. Aujourd’hui, 75% de l’énergie primaire sont utilisés par le résidentiel, le tertiaire et le transport. Avec les bâtiments à énergie neutre ou positive on pourrait réduire cette part à 25 %. Contrairement à l’idée répandue, les prix mondiaux de l’électricité ne s’inscriront pas dans une tendance haussière compte tenu de l’excédent de l’offre. Les baisses enregistrées du prix de l’électricité ces derniers temps sur le marché mondial en témoignent. Du coup, l’équilibre économique d’EDF s’en trouvera encore davantage perturbé et le rachat de l’énergie d’origine éolienne au double ou au triple du prix de ce marché encore plus intenable. D’autant que la concurrence des distributeurs va encore s’accroître (voir notamment les effets du regroupement Engie et l’entreprise allemande RWE). Un contexte énergétique et financier qui passe par dessus la tête de nombre élus locaux qui en plus proposent de localiser ces éoliennes dans les zones déjà économiquement et socialement défavorisées qui ne bénéficient pas des équipements de base comme le tout-à-l’égout, dont la couverture par mobile téléphonique est très hypothétique, dont le raccordement au réseau Internet est très insuffisant voire absent à moins de payer des coûts de raccordement exorbitants (sans parler de l’état catastrophique des routes).
On peut aussi imaginer que ces zones ne seront jamais raccordées au câble qui ne desservira sans doute que les centres bourg (le coût théorique serait de leurs 25 milliards, en fait il faudrait compter sur 50 à 75). L’implantation d’éoliennes dans la zone défavorisées ne fera qu’accentuer inégalités d’équipement. Des régions déjà relativement isolées sur le plan économiques et qui doivent en plus assumer les inconvénients d’implantation d’équipements sans aucun intérêt, ni retour sur le plan économique et social pour la collectivité locale (hormis pour quelques propriétaires dont beaucoup d’ailleurs ne résident pas dans ou à proximité des éoliennes).
De telles installations engendreront par ailleurs des nuisances incontestables qui concerneront l’environnement, la faune mais surtout l’élevage. (Vaches, chevaux, poulets notamment). En outre le foncier (terres et bâtiments) déjà affecté par la désertification économique se trouvera encore sérieusement dévalorisé. En 15 ans, la valeur immobilière des habitations a déjà subi une diminution de l’ordre de 50 %. Avec l’installation des éoliennes, la dépréciation sera considérable tant pour les terres que pour les résidences (on trouvera avant peu des maisons à vendre à 40 000 euros).
Notons aussi les perturbations nouvelles des ondes de radio, de télévision et de liaison téléphonique alors que déjà les réceptions sont de très mauvaise qualité. Il serait utile de rappeler à certains élus locaux que la priorité des équipements doit aller au soutien du développement économique et à l’emploi et non vers des installations qui enrichiront que les promoteurs. Des promoteurs à la fiabilité financière très douteuse puisque la plupart n’ont qu’un capital de quelques milliers d’euros pour couvrir les risques de projet d’un coût de plusieurs dizaines de millions. Des risques dont se sont prémunis les promoteurs puisqu’il est prévu explicitement que les sociétés exploitation pourront être revendues sans information préalable des propriétaires et des communes. Ce qui rendra caduques nombre de dispositions contractuelles.

 

 

Nucléaire : un nouvel EPR low-cost ?

Nucléaire :  un nouvel EPR low-cost ?

 

Fortement bousculé par le gouvernement en raison des dérapages de l’EPR de Flamanville, EDF a promis de procéder à une nouvelle évaluation financière et technique de la filière EPR dont six réacteurs pourraient être construits en France . Le problème, c’est que les retards et les dépassements financiers portent  un coup à la crédibilité de la filière. On objectera qu’  il s’agit d’une nouvelle technologie et que des projets techniques de ce type rencontrent nécessairement au début des difficultés. C’est le cas en France mais aussi, en Grande-Bretagne, en Finlande et en Chine ( EDF est aussi impliqué). D’autres projets sont envisagés ailleurs notamment en Inde. Il est vrai que la concurrence entre Areva et EDF s’est révélé relativement mortifère en termes techniques et financiers ( depuis Areva s’est recentrée sur le seul cycle de l’uranium.) Ceci étant, EDF  n’a pas encore fait la démonstration de l’efficacité de sa gestion en France comme à l’étranger ;  notons quand même que le dépassement des deux réacteurs chinois ( actuellement en service) a été limité à trois à quatre ans et surtout que la facture est notoirement inférieure : autour de 8 milliards par réacteur au lieu des 12,4 milliards pour l’instant de l’EPR de Flamanville. En outre, la mise en service de Flamanville a déjà été décalée de sept ans. Il y a quelques jours, EDF a avancé un coût moyen futur de l’ordre  de 7,5 milliards par réacteur nucléaire, une somme proche de celle consacrée aux réacteurs chinois.  EDF travaille à une nouvelle version de réacteur nucléaire de type EPR censée respecter ses coûts de construction, à la lumière des difficultés rencontrées avec les projets à Flamanville, en Chine et en Finlande, a déclaré mercredi le PDG de l’électricien français.

“Nous travaillons étroitement avec Framatome à un EPR qui tirera les enseignements de (la centrale chinoise de) Taishan (…) mais aussi des difficultés rencontrées sur les chantiers en Finlande et Flamanville pour savoir mieux construire et aussi ne pas déborder sur les devis”, a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une audition au Sénat. “La cible de coût que nous avons pour l’EPR optimisé, c’est d’essayer de tenir sur un coût sur 60 ans de 65 à 70 euros le MWH avec une référence 2016”, a-t-il poursuivi.

En octobre, EDF a encore revu en hausse le coût de construction de la centrale nucléaire EPR de Flamanville, dans la Manche, désormais évalué à 12,4 milliards d’euros. Ce réacteur, toujours en construction depuis le lancement du chantier en 2007, devait initialement entrer en production en 2012 pour une facture estimée autour de 3,5 milliards.

Perspective Nucléaire-EPR : pas de recul du gouvernement

Perspective  Nucléaire-EPR : pas de  recul du gouvernement

 

Une vraie bataille de communication est engagée entre le gouvernement et EDF. En fait,  une fausse bataille qui vise surtout à ne pas prendre trop de front les écolos. Pour résumer l’affaire, le gouvernement a adressé une lettre à EDF pour étudier le projet de construction de 6 EPR. Evidemment EDF a répondu avec enthousiasme à cette demande considérant même le projet comme une décision. Et même récemment de préciser le coût: 7,5 milliards par EPR , soit 45 milliards.  Du coup, le gouvernement fait semblant de remettre EDF à sa place en indiquant que la responsabilité de la politique énergétique n’est pas de la compétence d’EDF. Une fausse polémique évidemment car gouvernement et EDF sont d’accord sur la perspective de développement des EPR en France mais aussi pour l’exportation. Il suffit pour s’en persuader de relire les documents préparatoires au PPE (programmation énergétique). Les 6 réacteurs refont surface parce que c’est la vraie stratégie énergétique.

 

Théoriquement, on devrait supprimer 14 réacteurs anciens, or avec 6 réacteurs EPR nouveaux et Flamanville, le niveau de production nucléaire sera largement assuré et la part du nucléaire pourra demeurer entre 70 à 75% pour la production d’électricité. Notons par ailleurs que la perspective de réduction de la consommation d’électricité est une chimère, par ailleurs que sur les 14 réacteurs qui devraient être supprimés seul Fessenheim est pour l’instant concerné. . C’est donc une fausse querelle qui est engagée entre EDF et le gouvernement juste pour faire semblant de ne pas trop déplaire aux écolos. La question de la réduction du nucléaire peut cependant se poser avec l’hypothèse du développement de la filière hydrogène.

 

Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne a fait semblant de contredire les  propos du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui assurait dernière dans une interview au Monde: “Il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires. EDF exploite les 58 réacteurs nucléaires français qui assurent 75% des besoins en électricité du pays. Ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixent la politique énergétique du pays”, a déclaré Elisabeth Borne. “L’enjeu est de proposer une électricité décarbonée, à prix abordable, pour tous les Français. Il y a différents scénarios, avec des nouveaux réacteurs. C’est un scénario parmi d’autres”, a-t-elle ajouté. “On a également à l’étude des scénarios 100% énergie renouvelable.” Une hypothèse cependant fort peu vraisemblable.

 

Les objectif de la programmation (PPE) jusqu’en 2028 ;

 

« 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 »

 

Le texte introductif au PPE

Le danger immédiat qui guette notre civilisation, le réchauffement climatique, trouve sa cause dans la production de gaz à effet de serre dont environ 70% résulte de notre consommation d’énergies fossiles. C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable et c’est pour cela que les pays du monde se sont engagés à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’accord de Paris. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) décrit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. Ainsi, il va falloir mobiliser de nouvelles technologies dans le secteur des transports, comme le véhicule électrique, mais également des modifications de comportement : adopter des mobilités actives, faire du covoiturage et apporter des alternatives à l’usage individuel de la voiture lorsque cela est possible… La maîtrise des consommations d’énergie dans le bâtiment nécessite également de mobiliser des leviers technologiques et comportementaux. Dans l’industrie, la transition énergétique doit préserver la compétitivité tout en assurant la durabilité des activités sur le sol national. La production d’énergie va également changer : plus renouvelable et décentralisée, elle va se rapprocher des citoyens et être de plus en plus respectueuse de l’environnement. La part du nucléaire sera progressivement réduite pour diversifier nos sources de production d’électricité. La biomasse devra être produite de manière durable pour répondre aux besoins de l’ensemble des chaînes de valeur de la bioéconomie (alimentation, matériaux, énergie, etc.), et notamment utilisée de manière optimale pour produire des biocombustibles L’électricité renouvelable sera produite partout sur les territoires et pilotée par des réseaux intelligents. La réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables permettra d’améliorer la qualité de l’air et plus globalement de réduire les impacts du secteur de l’énergie sur l’environnement et la santé. Mais elle présente également un intérêt économique, en réduisant notre dépendance aux importations et donc aux cours mondiaux des énergies fossiles. Ces évolutions doivent naturellement être menées en continuant à garantir le niveau de sécurité d’approvisionnement qu’attendent les Français et à un coût collectif maitrisé, nécessaire à l’acceptabilité de cette transition énergétique par tous. Elles doivent donc être conduites avec prudence et progressivité en capitalisant sur les acquis. Ce vaste mouvement devra être accompagné au plan social, pour garantir qu’il profite à tous, y compris les ménages les plus modestes, souvent les plus impactés par la pollution de l’air et le coût de l’énergie. Il nécessitera également de préparer et d’accompagner les mutations professionnelles pour s’adapter aux nouveaux emplois, anticiper et accompagner la reconversion des entreprises et territoires impactés. La transition énergétique française s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui est celui du développement du marché intérieur européen et de la transition énergétique européenne. Les pays européens se sont collectivement donné des objectifs ambitieux sur l’énergie et le climat que la PPE permettra d’atteindre. Par ailleurs, le renforcement des interconnexions et des échanges avec les pays voisins contribue à transformer et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz. Sur certains sujets, comme les batteries, c’est la création d’une industrie européenne qui permettra à nos entreprises de peser à l’échelle mondiale. Plus globalement, le déploiement d’un vaste marché européen pour les solutions d’énergie décarbonée offre des perspectives accrues de baisse des coûts ainsi que de croissance et d’emploi dans tous les pays, dont la matérialisation devra notamment s’appuyer sur des efforts importants dans la R&D. Cette transition doit être réalisée sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat tout en étant inclusive. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dessine le chemin que le gouvernement va emprunter au cours des 10 prochaines années, et au-delà pour certaines thématiques. 4 1. Programmation pluriannuelle de l’énergie : une dynamique d’action cohérente pour la transition énergétique La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs de politique énergétique définis par la loi. L’ensemble des piliers de la politique énergétique et l’ensemble des énergies sont traités dans une même stratégie : maîtrise de la demande en énergie, maîtrise des coûts des énergies, promotion des énergies renouvelables, garantie de sécurité d’approvisionnement et indépendance énergétique, etc. Cela permet de construire une vision cohérente et complète de la place des énergies et de leur évolution souhaitable dans la société française. La PPE est un outil opérationnel engageant pour les pouvoirs publics. Elle décrit les mesures qui permettront à la France de décarboner l’énergie afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Les 10 prochaines années permettront de prendre le virage qui rendra faisable cette ambition nécessaire. Le scénario énergétique de la PPE est le même que celui de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) pour la période qu’elle couvre. La PPE en quelques chiffres Consommation finale d’énergie Baisse de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012 Consommation primaire des énergies fossiles Baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012 Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie 277 MtCO2 en 2023 227 MtCO2 en 2028 Soit une réduction de 14% en 2023 et de 30% en 2028 par rapport à 2016 (322MtCO2) Consommation de chaleur renouvelable Consommation de 196 TWh en 2023 Entre 218 et 247 TWh en 2028 Soit une augmentation de 25% en 2023 et entre 40 et 60% en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2016 (155TWh) Production de gaz renouvelables Production de biogaz injecté à hauteur de 14 à 22TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts (35 à 55 fois la production de 2017) Capacités de production d’électricité renouvelables installées 74 GW en 2023, soit +50% par rapport à 2017 102 à 113 GW en 2028, doublement par rapport à 2017 Un projet élaboré de manière concertée La programmation pluriannuelle de l’énergie a été élaborée à partir de juin 2017 en associant de très nombreux acteurs : • Juin 2017 : préparation à l’élaboration de la révision de la PPE pour l’année 2018, en associant de nombreux acteurs (comité de suivi constitué du Conseil national de la transition écologique et du Conseil supérieur de l’énergie) ; • D’octobre 2017 à janvier 2018 : 24 ateliers de travail ont été organisés pour l’élaboration de la révision de la PPE ; • De mars à juin 2018 : un débat public a été organisé par la Commission nationale du Débat public. 5 Capacités de production d’électricité nucléaire 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 Emplois Création d’environ 246 000 emplois en 2023 par rapport au scénario tendanciel et de 413 000 emplois en 2028 Revenu disponible brut des ménages Hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1,1 point en 2023, par rapport au scénario tendanciel et de 2,2 points en 2028 Afin de tenir compte des incertitudes et de garantir l’approvisionnement en énergie de la France.

 

EDF : un nouvel EPR low-cost ?

EDF :  un nouvel EPR low-cost ?

 

Fortement bousculé par le gouvernement en raison des dérapages de l’EPR de Flamanville, EDF a promis de procéder à une nouvelle évaluation financière et technique de la filière EPR dont six réacteurs pourraient être construits en France . Le problème c’est que les retards et les dépassements financiers portenet  un coup à la crédibilité de la filière. On objectera il s’agit d’une nouvelle technologie et que des projets techniques de ce type rencontrent nécessairement au début des difficultés. C’est le cas en France mais aussi, en Grande-Bretagne, en Finlande et en Chine ( EDF est aussi impliqué). D’autres projets sont envisagés ailleurs notamment en Inde. .Il est vrai que la concurrence entre Areva et EDF s’est révélé relativement mortifère en termes techniques et financiers ( depuis Areva s’est recentrée sur le seul cycle de l’uranium.) Ceci étant, EDF  n’a pas encore fait la démonstration de l’efficacité de sa gestion en France comme à l’étranger ;  notons quand même que le dépassement des deux réacteurs chinois a été limiter à trois à quatre ans et surtout que la facture est notoirement inférieure : autour de 8 milliards par réacteur au lieu des 12,4 milliards pour l’instant de l’EPR de Flamanville. En outre, la mise en service de Flamanville a déjà été decalée de sept ans. Il y a quelques jours, EDF a avancé un coût moyen futur de l’ordre  de 7,5 milliards par réacteur nucléaire, une somme proche de celle consacrée aux réacteurs chinois.  EDF ravaille à une nouvelle version de réacteur nucléaire de type EPR censée respecter ses coûts de construction, à la lumière des difficultés rencontrées avec les projets à Flamanville, en Chine et en Finlande, a déclaré mercredi le PDG de l’électricien français.

“Nous travaillons étroitement avec Framatome à un EPR qui tirera les enseignements de (la centrale chinoise de) Taishan (…) mais aussi des difficultés rencontrées sur les chantiers en Finlande et Flamanville pour savoir mieux construire et aussi ne pas déborder sur les devis”, a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une audition au Sénat. “La cible de coût que nous avons pour l’EPR optimisé, c’est d’essayer de tenir sur un coût sur 60 ans de 65 à 70 euros le MWH avec une référence 2016”, a-t-il poursuivi.

En octobre, EDF a encore revu en hausse le coût de construction de la centrale nucléaire EPR de Flamanville, dans la Manche, désormais évalué à 12,4 milliards d’euros. Ce réacteur, toujours en construction depuis le lancement du chantier en 2007, devait initialement entrer en production en 2012 pour une facture estimée autour de 3,5 milliards.

Perspective Nucléaire-EPR : un faux recul du gouvernement ?

Perspective  Nucléaire-EPR : un  faux recul du gouvernement ?

 

 

Une vraie bataille de communication est engagée entre le gouvernement et EDF. En fait,  une fausse bataille qui vise surtout à ne pas prendre trop de front les écolos. Pour résumer l’affaire, le gouvernement a adressé une lettre à EDF pour étudier le projet de construction de 6 EPR. Evidemment EDF a répondu avec enthousiasme à cette demande considérant même le projet comme une décision. Et même récemment de préciser le coût: 7,5 milliards par EPR , soit 45 milliards.  Du coup, le gouvernement fait semblant de remettre EDF à sa place en indiquant que la responsabilité de la politique énergétique n’est pas de la compétence d’EDF. Une fausse polémique évidemment car gouvernement et EDF sont d’accord sur la perspective de développement des EPR en France mais aussi pour l’exportation. Il suffit pour s’en persuader de relire les documents préparatoires au PPE (programmation énergétique). Les 6 réacteurs refont surface parce que c’est la vraie stratégie énergétique.

 

Théoriquement, on devrait supprimer 14 réacteurs anciens, or avec 6 réacteurs EPR nouveaux et Flamanville, le niveau de production nucléaire sera largement assuré et la part du nucléaire pourra demeurer entre 70 à 75% pour la production d’électricité. Notons par ailleurs que la perspective de réduction de la consommation d’électricité est une chimère, par ailleurs que sur les 14 réacteurs qui devraient être supprimés seul Fessenheim est pour l’instant concerné. . C’est donc une fausse querelle qui est engagée entre EDF et le gouvernement juste pour faire semblant de ne pas trop déplaire aux écolos. La question de la réduction du nucléaire peut cependant se poser avec l’hypothèse du développement de la filière hydrogène.

 

Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne a fait semblant de contredire les  propos du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui assurait dernière dans une interview au Monde: “Il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires. EDF exploite les 58 réacteurs nucléaires français qui assurent 75% des besoins en électricité du pays. Ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixent la politique énergétique du pays”, a déclaré Elisabeth Borne. “L’enjeu est de proposer une électricité décarbonée, à prix abordable, pour tous les Français. Il y a différents scénarios, avec des nouveaux réacteurs. C’est un scénario parmi d’autres”, a-t-elle ajouté. “On a également à l’étude des scénarios 100% énergie renouvelable.” Une hypothèse cependant fort peu vraisemblable.

 

Les objectif de la programmation (PPE) jusqu’en 2028 ;

 

« 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 »

 

Le texte introductif au PPE

Le danger immédiat qui guette notre civilisation, le réchauffement climatique, trouve sa cause dans la production de gaz à effet de serre dont environ 70% résulte de notre consommation d’énergies fossiles. C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable et c’est pour cela que les pays du monde se sont engagés à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’accord de Paris. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) décrit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. Ainsi, il va falloir mobiliser de nouvelles technologies dans le secteur des transports, comme le véhicule électrique, mais également des modifications de comportement : adopter des mobilités actives, faire du covoiturage et apporter des alternatives à l’usage individuel de la voiture lorsque cela est possible… La maîtrise des consommations d’énergie dans le bâtiment nécessite également de mobiliser des leviers technologiques et comportementaux. Dans l’industrie, la transition énergétique doit préserver la compétitivité tout en assurant la durabilité des activités sur le sol national. La production d’énergie va également changer : plus renouvelable et décentralisée, elle va se rapprocher des citoyens et être de plus en plus respectueuse de l’environnement. La part du nucléaire sera progressivement réduite pour diversifier nos sources de production d’électricité. La biomasse devra être produite de manière durable pour répondre aux besoins de l’ensemble des chaînes de valeur de la bioéconomie (alimentation, matériaux, énergie, etc.), et notamment utilisée de manière optimale pour produire des biocombustibles L’électricité renouvelable sera produite partout sur les territoires et pilotée par des réseaux intelligents. La réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables permettra d’améliorer la qualité de l’air et plus globalement de réduire les impacts du secteur de l’énergie sur l’environnement et la santé. Mais elle présente également un intérêt économique, en réduisant notre dépendance aux importations et donc aux cours mondiaux des énergies fossiles. Ces évolutions doivent naturellement être menées en continuant à garantir le niveau de sécurité d’approvisionnement qu’attendent les Français et à un coût collectif maitrisé, nécessaire à l’acceptabilité de cette transition énergétique par tous. Elles doivent donc être conduites avec prudence et progressivité en capitalisant sur les acquis. Ce vaste mouvement devra être accompagné au plan social, pour garantir qu’il profite à tous, y compris les ménages les plus modestes, souvent les plus impactés par la pollution de l’air et le coût de l’énergie. Il nécessitera également de préparer et d’accompagner les mutations professionnelles pour s’adapter aux nouveaux emplois, anticiper et accompagner la reconversion des entreprises et territoires impactés. La transition énergétique française s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui est celui du développement du marché intérieur européen et de la transition énergétique européenne. Les pays européens se sont collectivement donné des objectifs ambitieux sur l’énergie et le climat que la PPE permettra d’atteindre. Par ailleurs, le renforcement des interconnexions et des échanges avec les pays voisins contribue à transformer et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz. Sur certains sujets, comme les batteries, c’est la création d’une industrie européenne qui permettra à nos entreprises de peser à l’échelle mondiale. Plus globalement, le déploiement d’un vaste marché européen pour les solutions d’énergie décarbonée offre des perspectives accrues de baisse des coûts ainsi que de croissance et d’emploi dans tous les pays, dont la matérialisation devra notamment s’appuyer sur des efforts importants dans la R&D. Cette transition doit être réalisée sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat tout en étant inclusive. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dessine le chemin que le gouvernement va emprunter au cours des 10 prochaines années, et au-delà pour certaines thématiques. 4 1. Programmation pluriannuelle de l’énergie : une dynamique d’action cohérente pour la transition énergétique La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs de politique énergétique définis par la loi. L’ensemble des piliers de la politique énergétique et l’ensemble des énergies sont traités dans une même stratégie : maîtrise de la demande en énergie, maîtrise des coûts des énergies, promotion des énergies renouvelables, garantie de sécurité d’approvisionnement et indépendance énergétique, etc. Cela permet de construire une vision cohérente et complète de la place des énergies et de leur évolution souhaitable dans la société française. La PPE est un outil opérationnel engageant pour les pouvoirs publics. Elle décrit les mesures qui permettront à la France de décarboner l’énergie afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Les 10 prochaines années permettront de prendre le virage qui rendra faisable cette ambition nécessaire. Le scénario énergétique de la PPE est le même que celui de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) pour la période qu’elle couvre. La PPE en quelques chiffres Consommation finale d’énergie Baisse de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012 Consommation primaire des énergies fossiles Baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012 Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie 277 MtCO2 en 2023 227 MtCO2 en 2028 Soit une réduction de 14% en 2023 et de 30% en 2028 par rapport à 2016 (322MtCO2) Consommation de chaleur renouvelable Consommation de 196 TWh en 2023 Entre 218 et 247 TWh en 2028 Soit une augmentation de 25% en 2023 et entre 40 et 60% en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2016 (155TWh) Production de gaz renouvelables Production de biogaz injecté à hauteur de 14 à 22TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts (35 à 55 fois la production de 2017) Capacités de production d’électricité renouvelables installées 74 GW en 2023, soit +50% par rapport à 2017 102 à 113 GW en 2028, doublement par rapport à 2017 Un projet élaboré de manière concertée La programmation pluriannuelle de l’énergie a été élaborée à partir de juin 2017 en associant de très nombreux acteurs : • Juin 2017 : préparation à l’élaboration de la révision de la PPE pour l’année 2018, en associant de nombreux acteurs (comité de suivi constitué du Conseil national de la transition écologique et du Conseil supérieur de l’énergie) ; • D’octobre 2017 à janvier 2018 : 24 ateliers de travail ont été organisés pour l’élaboration de la révision de la PPE ; • De mars à juin 2018 : un débat public a été organisé par la Commission nationale du Débat public. 5 Capacités de production d’électricité nucléaire 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 Emplois Création d’environ 246 000 emplois en 2023 par rapport au scénario tendanciel et de 413 000 emplois en 2028 Revenu disponible brut des ménages Hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1,1 point en 2023, par rapport au scénario tendanciel et de 2,2 points en 2028 Afin de tenir compte des incertitudes et de garantir l’approvisionnement en énergie de la France,

Le cout de six nouveaux EPR : 46 milliards d’euros, au pif ?

Le  cout de six nouveaux EPR :  46 milliards d’euros, au pif  ?

On peut légitimement s’interroger sur la pertinence du chiffrage EDF concernant le coût d’un EPR . On sait que les pouvoirs publics sont très agacés par la dérive des coûts de l’EPR de Flamanville, initialement fixée à 3 4 milliards et qui a atteint maintenant 12,4 MM. Le ministre de l’économie a d’ailleurs demandé à EDF un plan du nucléaire. Dans le délai exigé , l’entreprise n’était pas trop en capacité de définir avec précision le prix de ce que pourrait être un EPR une fois maîtrisés les problèmes techniques liés à tout nouveau projet. Curieusement, on aboutit à un chiffre de 7,5 milliards, c’est-à-dire exactement la moyenne entre le prix initial de l’EPR de Flamanville et son coût actuel. Un chiffrage sans doute effectué au doigt mouillé tant que le projet de Flamanville ne sera pas complètement terminé. On peut comprendre les dérapages liés à une nouvelle technologie mais il semble bien que l’entreprise EDF est un peu de mal en matière de gestion financière.

 

La construction de six nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR en France couterait donc au moins 46 milliards d’euros, d’après les calculs d’EDF,; en octobre qu’Elisabeth Borne et Bruno Le Maire, ministres de la Transition écologique et de l’Economie, avaient transmis une feuille de route précise à EDF en vue de la construction de six réacteurs nucléaires EPR sur les quinze prochaines années.

« Dans cette présentation, EDF calcule que six réacteurs EPR construits par paires, financés sur une durée d’environ vingt ans, coûteraient au moins 46 milliards d’euros. Soit entre 7,5 et 7,8 milliards d’euros par réacteur, selon ses estimations. Un montant nettement moins élevé que l’EPR de Flamanville (Manche), chiffré aujourd’hui à 12,4 milliards d’euros, mais beaucoup plus important que le coût d’origine de l’EPR (3,3 milliards d’euros) », écrit Le Monde, dans son article mis en ligne samedi hier.

En vertu de la loi énergie-climat, votée en septembre par le Parlement, la filière nucléaire devra représenter 50% de la production électrique française en 2035, alors qu’elle en fourni actuellement 75%.

Nucléaire-EPR : un faux recul du gouvernement ?

Nucléaire-EPR : un  faux recul du gouvernement ?

 

 

Une vraie bataille de communication est engagée entre le gouvernement et EDF. En fait,  une fausse bataille qui vise surtout à ne pas prendre trop de front les écolos. Pour résumer l’affaire, le gouvernement a adressé une lettre à EDF pour étudier le projet de construction de 6 EPR. Evidemment EDF a répondu avec enthousiasme à cette demande considérant même le projet comme une décision. Et même récemment de préciser le coût: 7,5 milliards par EPR , soit 45 milliards.  Du coup, le gouvernement fait semblant de remettre EDF à sa place en indiquant que la responsabilité de la politique énergétique n’est pas de la compétence d’EDF. Une fausse polémique évidemment car gouvernement et EDF sont d’accord sur la perspective de développement des EPR en France mais aussi pour l’exportation. Il suffit pour s’en persuader de relire les documents préparatoires au PPE (programmation énergétique). Les 6 réacteurs refont surface parce que c’est la vraie stratégie énergétique.

 

Théoriquement, on devrait supprimer 14 réacteurs anciens, or avec 6 réacteurs EPR nouveaux et Flamanville, le niveau de production nucléaire sera largement assuré et la part du nucléaire pourra demeurer entre 70 à 75% pour la production d’électricité. Notons par ailleurs que la perspective de réduction de la consommation d’électricité est une chimère, par ailleurs que sur les 14 réacteurs qui devraient être supprimés seul Fessenheim est pour l’instant concerné. . C’est donc une fausse querelle qui est engagée entre EDF et le gouvernement juste pour faire semblant de ne pas trop déplaire aux écolos. La question de la réduction du nucléaire peut cependant se poser avec l’hypothèse du développement de la filière hydrogène.

 

Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne a fait semblant de contredire les  propos du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui assurait dernière dans une interview au Monde: “Il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires. EDF exploite les 58 réacteurs nucléaires français qui assurent 75% des besoins en électricité du pays. Ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixent la politique énergétique du pays”, a déclaré Elisabeth Borne. “L’enjeu est de proposer une électricité décarbonée, à prix abordable, pour tous les Français. Il y a différents scénarios, avec des nouveaux réacteurs. C’est un scénario parmi d’autres”, a-t-elle ajouté. “On a également à l’étude des scénarios 100% énergie renouvelable.” Une hypothèse cependant fort peu vraisemblable.

 

Les objectif de la programmation (PPE) jusqu’en 2028 ;

 

« 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 »

 

Le texte introductif au PPE

Le danger immédiat qui guette notre civilisation, le réchauffement climatique, trouve sa cause dans la production de gaz à effet de serre dont environ 70% résulte de notre consommation d’énergies fossiles. C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable et c’est pour cela que les pays du monde se sont engagés à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’accord de Paris. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) décrit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. Ainsi, il va falloir mobiliser de nouvelles technologies dans le secteur des transports, comme le véhicule électrique, mais également des modifications de comportement : adopter des mobilités actives, faire du covoiturage et apporter des alternatives à l’usage individuel de la voiture lorsque cela est possible… La maîtrise des consommations d’énergie dans le bâtiment nécessite également de mobiliser des leviers technologiques et comportementaux. Dans l’industrie, la transition énergétique doit préserver la compétitivité tout en assurant la durabilité des activités sur le sol national. La production d’énergie va également changer : plus renouvelable et décentralisée, elle va se rapprocher des citoyens et être de plus en plus respectueuse de l’environnement. La part du nucléaire sera progressivement réduite pour diversifier nos sources de production d’électricité. La biomasse devra être produite de manière durable pour répondre aux besoins de l’ensemble des chaînes de valeur de la bioéconomie (alimentation, matériaux, énergie, etc.), et notamment utilisée de manière optimale pour produire des biocombustibles L’électricité renouvelable sera produite partout sur les territoires et pilotée par des réseaux intelligents. La réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables permettra d’améliorer la qualité de l’air et plus globalement de réduire les impacts du secteur de l’énergie sur l’environnement et la santé. Mais elle présente également un intérêt économique, en réduisant notre dépendance aux importations et donc aux cours mondiaux des énergies fossiles. Ces évolutions doivent naturellement être menées en continuant à garantir le niveau de sécurité d’approvisionnement qu’attendent les Français et à un coût collectif maitrisé, nécessaire à l’acceptabilité de cette transition énergétique par tous. Elles doivent donc être conduites avec prudence et progressivité en capitalisant sur les acquis. Ce vaste mouvement devra être accompagné au plan social, pour garantir qu’il profite à tous, y compris les ménages les plus modestes, souvent les plus impactés par la pollution de l’air et le coût de l’énergie. Il nécessitera également de préparer et d’accompagner les mutations professionnelles pour s’adapter aux nouveaux emplois, anticiper et accompagner la reconversion des entreprises et territoires impactés. La transition énergétique française s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui est celui du développement du marché intérieur européen et de la transition énergétique européenne. Les pays européens se sont collectivement donné des objectifs ambitieux sur l’énergie et le climat que la PPE permettra d’atteindre. Par ailleurs, le renforcement des interconnexions et des échanges avec les pays voisins contribue à transformer et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz. Sur certains sujets, comme les batteries, c’est la création d’une industrie européenne qui permettra à nos entreprises de peser à l’échelle mondiale. Plus globalement, le déploiement d’un vaste marché européen pour les solutions d’énergie décarbonée offre des perspectives accrues de baisse des coûts ainsi que de croissance et d’emploi dans tous les pays, dont la matérialisation devra notamment s’appuyer sur des efforts importants dans la R&D. Cette transition doit être réalisée sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat tout en étant inclusive. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dessine le chemin que le gouvernement va emprunter au cours des 10 prochaines années, et au-delà pour certaines thématiques. 4 1. Programmation pluriannuelle de l’énergie : une dynamique d’action cohérente pour la transition énergétique La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs de politique énergétique définis par la loi. L’ensemble des piliers de la politique énergétique et l’ensemble des énergies sont traités dans une même stratégie : maîtrise de la demande en énergie, maîtrise des coûts des énergies, promotion des énergies renouvelables, garantie de sécurité d’approvisionnement et indépendance énergétique, etc. Cela permet de construire une vision cohérente et complète de la place des énergies et de leur évolution souhaitable dans la société française. La PPE est un outil opérationnel engageant pour les pouvoirs publics. Elle décrit les mesures qui permettront à la France de décarboner l’énergie afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Les 10 prochaines années permettront de prendre le virage qui rendra faisable cette ambition nécessaire. Le scénario énergétique de la PPE est le même que celui de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) pour la période qu’elle couvre. La PPE en quelques chiffres Consommation finale d’énergie Baisse de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012 Consommation primaire des énergies fossiles Baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012 Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie 277 MtCO2 en 2023 227 MtCO2 en 2028 Soit une réduction de 14% en 2023 et de 30% en 2028 par rapport à 2016 (322MtCO2) Consommation de chaleur renouvelable Consommation de 196 TWh en 2023 Entre 218 et 247 TWh en 2028 Soit une augmentation de 25% en 2023 et entre 40 et 60% en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2016 (155TWh) Production de gaz renouvelables Production de biogaz injecté à hauteur de 14 à 22TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts (35 à 55 fois la production de 2017) Capacités de production d’électricité renouvelables installées 74 GW en 2023, soit +50% par rapport à 2017 102 à 113 GW en 2028, doublement par rapport à 2017 Un projet élaboré de manière concertée La programmation pluriannuelle de l’énergie a été élaborée à partir de juin 2017 en associant de très nombreux acteurs : • Juin 2017 : préparation à l’élaboration de la révision de la PPE pour l’année 2018, en associant de nombreux acteurs (comité de suivi constitué du Conseil national de la transition écologique et du Conseil supérieur de l’énergie) ; • D’octobre 2017 à janvier 2018 : 24 ateliers de travail ont été organisés pour l’élaboration de la révision de la PPE ; • De mars à juin 2018 : un débat public a été organisé par la Commission nationale du Débat public. 5 Capacités de production d’électricité nucléaire 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 Emplois Création d’environ 246 000 emplois en 2023 par rapport au scénario tendanciel et de 413 000 emplois en 2028 Revenu disponible brut des ménages Hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1,1 point en 2023, par rapport au scénario tendanciel et de 2,2 points en 2028 Afin de tenir compte des incertitudes et de garantir l’approvisionnement en énergie de la France,

Nucléaire-EPR : recul du gouvernement ?

Nucléaire-EPR : recul du gouvernement ?

Une vraie bataille de communication est engagée entre le gouvernement et EDF. En fait,  une fausse bataille qui vise surtout à ne pas prendre trop de front les écolos. Pour résumer l’affaire, le gouvernement vient d’adresser une lettre à EDF pour étudier le projet de construction de 6 EPR. Evidemment EDF a répondu avec enthousiasme à cette demande considérant même le projet comme une décision. Du coup, le gouvernement fait semblant de remettre EDF à sa place en indiquant que la responsabilité de la politique énergétique n’est pas de la responsabilité d’EDF. Une fausse polémique évidemment car gouvernement et EDF sont d’accord sur la perspective de développement des EPR en France mais aussi pour l’exportation. Il suffit pour s’en persuader de relire les documents préparatoires au PPE (programmation énergétique). Les 6 réacteurs refont surface parce que c’est la vraie stratégie énergétique.

Théoriquement on devrait supprimer 14 réacteurs anciens, or avec 6 réacteurs EPR nouveaux et Flamanville, le niveau de production nucléaire sera largement assuré et la part du nucléaire pourra demeurer entre 70 à 75% pour la production d’électricité. Notons par ailleurs que la perspective de réduction de la consommation d’électricité est une chimère, par ailleurs que sur les 14 réacteurs qui devraient être supprimés seul Fessenheim est pour l’instant concerné. . C’est donc une fausse querelle qui est engagée entre EDF et le gouvernement juste pour faire semblant de ne pas trop déplaire aux écolos. La question de la réduction du nucléaire peut cependant se poser avec l’hypothèse du développement de la filière hydrogène.

Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne a fait semblant de contredire les  propos du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui assurait la semaine dernière dans une interview au Monde: “Il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires. EDF exploite les 58 réacteurs nucléaires français qui assurent 75% des besoins en électricité du pays. Ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixent la politique énergétique du pays”, a déclaré Elisabeth Borne. “L’enjeu est de proposer une électricité décarbonée, à prix abordable, pour tous les Français. Il y a différents scénarios, avec des nouveaux réacteurs. C’est un scénario parmi d’autres”, a-t-elle ajouté. “On a également à l’étude des scénarios 100% énergie renouvelable.” Une hypothèse cependant fort peu vraisemblable.

 

Les objectif de la programmation (PPE) jusqu’en 2028 ;

 

« 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 »

 

Le texte introductif au PPE

Le danger immédiat qui guette notre civilisation, le réchauffement climatique, trouve sa cause dans la production de gaz à effet de serre dont environ 70% résulte de notre consommation d’énergies fossiles. C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable et c’est pour cela que les pays du monde se sont engagés à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’accord de Paris. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) décrit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. Ainsi, il va falloir mobiliser de nouvelles technologies dans le secteur des transports, comme le véhicule électrique, mais également des modifications de comportement : adopter des mobilités actives, faire du covoiturage et apporter des alternatives à l’usage individuel de la voiture lorsque cela est possible… La maîtrise des consommations d’énergie dans le bâtiment nécessite également de mobiliser des leviers technologiques et comportementaux. Dans l’industrie, la transition énergétique doit préserver la compétitivité tout en assurant la durabilité des activités sur le sol national. La production d’énergie va également changer : plus renouvelable et décentralisée, elle va se rapprocher des citoyens et être de plus en plus respectueuse de l’environnement. La part du nucléaire sera progressivement réduite pour diversifier nos sources de production d’électricité. La biomasse devra être produite de manière durable pour répondre aux besoins de l’ensemble des chaînes de valeur de la bioéconomie (alimentation, matériaux, énergie, etc.), et notamment utilisée de manière optimale pour produire des biocombustibles L’électricité renouvelable sera produite partout sur les territoires et pilotée par des réseaux intelligents. La réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables permettra d’améliorer la qualité de l’air et plus globalement de réduire les impacts du secteur de l’énergie sur l’environnement et la santé. Mais elle présente également un intérêt économique, en réduisant notre dépendance aux importations et donc aux cours mondiaux des énergies fossiles. Ces évolutions doivent naturellement être menées en continuant à garantir le niveau de sécurité d’approvisionnement qu’attendent les Français et à un coût collectif maitrisé, nécessaire à l’acceptabilité de cette transition énergétique par tous. Elles doivent donc être conduites avec prudence et progressivité en capitalisant sur les acquis. Ce vaste mouvement devra être accompagné au plan social, pour garantir qu’il profite à tous, y compris les ménages les plus modestes, souvent les plus impactés par la pollution de l’air et le coût de l’énergie. Il nécessitera également de préparer et d’accompagner les mutations professionnelles pour s’adapter aux nouveaux emplois, anticiper et accompagner la reconversion des entreprises et territoires impactés. La transition énergétique française s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui est celui du développement du marché intérieur européen et de la transition énergétique européenne. Les pays européens se sont collectivement donné des objectifs ambitieux sur l’énergie et le climat que la PPE permettra d’atteindre. Par ailleurs, le renforcement des interconnexions et des échanges avec les pays voisins contribue à transformer et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz. Sur certains sujets, comme les batteries, c’est la création d’une industrie européenne qui permettra à nos entreprises de peser à l’échelle mondiale. Plus globalement, le déploiement d’un vaste marché européen pour les solutions d’énergie décarbonée offre des perspectives accrues de baisse des coûts ainsi que de croissance et d’emploi dans tous les pays, dont la matérialisation devra notamment s’appuyer sur des efforts importants dans la R&D. Cette transition doit être réalisée sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat tout en étant inclusive. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dessine le chemin que le gouvernement va emprunter au cours des 10 prochaines années, et au-delà pour certaines thématiques. 4 1. Programmation pluriannuelle de l’énergie : une dynamique d’action cohérente pour la transition énergétique La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs de politique énergétique définis par la loi. L’ensemble des piliers de la politique énergétique et l’ensemble des énergies sont traités dans une même stratégie : maîtrise de la demande en énergie, maîtrise des coûts des énergies, promotion des énergies renouvelables, garantie de sécurité d’approvisionnement et indépendance énergétique, etc. Cela permet de construire une vision cohérente et complète de la place des énergies et de leur évolution souhaitable dans la société française. La PPE est un outil opérationnel engageant pour les pouvoirs publics. Elle décrit les mesures qui permettront à la France de décarboner l’énergie afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Les 10 prochaines années permettront de prendre le virage qui rendra faisable cette ambition nécessaire. Le scénario énergétique de la PPE est le même que celui de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) pour la période qu’elle couvre. La PPE en quelques chiffres Consommation finale d’énergie Baisse de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012 Consommation primaire des énergies fossiles Baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012 Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie 277 MtCO2 en 2023 227 MtCO2 en 2028 Soit une réduction de 14% en 2023 et de 30% en 2028 par rapport à 2016 (322MtCO2) Consommation de chaleur renouvelable Consommation de 196 TWh en 2023 Entre 218 et 247 TWh en 2028 Soit une augmentation de 25% en 2023 et entre 40 et 60% en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2016 (155TWh) Production de gaz renouvelables Production de biogaz injecté à hauteur de 14 à 22TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts (35 à 55 fois la production de 2017) Capacités de production d’électricité renouvelables installées 74 GW en 2023, soit +50% par rapport à 2017 102 à 113 GW en 2028, doublement par rapport à 2017 Un projet élaboré de manière concertée La programmation pluriannuelle de l’énergie a été élaborée à partir de juin 2017 en associant de très nombreux acteurs : • Juin 2017 : préparation à l’élaboration de la révision de la PPE pour l’année 2018, en associant de nombreux acteurs (comité de suivi constitué du Conseil national de la transition écologique et du Conseil supérieur de l’énergie) ; • D’octobre 2017 à janvier 2018 : 24 ateliers de travail ont été organisés pour l’élaboration de la révision de la PPE ; • De mars à juin 2018 : un débat public a été organisé par la Commission nationale du Débat public. 5 Capacités de production d’électricité nucléaire 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 Emplois Création d’environ 246 000 emplois en 2023 par rapport au scénario tendanciel et de 413 000 emplois en 2028 Revenu disponible brut des ménages Hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1,1 point en 2023, par rapport au scénario tendanciel et de 2,2 points en 2028 Afin de tenir compte des incertitudes et de garantir l’approvisionnement en énergie de la France,

 

EPR : recul du gouvernement ?

EPR : recul du gouvernement ?

Une vraie bataille de communication est engagée entre le gouvernement et EDF. En fait,  une fausse bataille qui vise surtout à ne pas prendre trop de front les écolos. Pour résumer l’affaire, le gouvernement vient d’adresser une lettre à EDF pour étudier le projet de construction de 6 EPR. Evidemment EDF a répondu avec enthousiasme à cette demande considérant même le projet comme une décision. Du coup, le gouvernement fait semblant de remettre EDF à sa place en indiquant que la responsabilité de la politique énergétique n’est pas de la responsabilité d’EDF. Une fausse polémique évidemment car gouvernement et EDF sont d’accord sur la perspective de développement des EPR en France mais aussi pour l’exportation. Il suffit pour s’en persuader de relire les documents préparatoires au PPE (programmation énergétique). Les 6 réacteurs refont surface parce que c’est la vraie stratégie énergétique.

Théoriquement on devrait supprimer 14 réacteurs anciens, or avec 6 réacteurs EPR nouveaux et Flamanville, le niveau de production nucléaire sera largement assuré et la part du nucléaire pourra demeurer entre 70 à 75% pour la production d’électricité. Notons par ailleurs que la perspective de réduction de la consommation d’électricité est une chimère, par ailleurs que sur les 14 réacteurs qui devraient être supprimés seul Fessenheim est pour l’instant concerné. . C’est donc une fausse querelle qui est engagée entre EDF et le gouvernement juste pour faire semblant de ne pas trop déplaire aux écolos. La question de la réduction du nucléaire peut cependant se poser avec l’hypothèse du développement de la filière hydrogène.

Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne a fait semblant de contredire les  propos du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui assurait la semaine dernière dans une interview au Monde: “Il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires. EDF exploite les 58 réacteurs nucléaires français qui assurent 75% des besoins en électricité du pays. Ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixent la politique énergétique du pays”, a déclaré Elisabeth Borne. “L’enjeu est de proposer une électricité décarbonée, à prix abordable, pour tous les Français. Il y a différents scénarios, avec des nouveaux réacteurs. C’est un scénario parmi d’autres”, a-t-elle ajouté. “On a également à l’étude des scénarios 100% énergie renouvelable.” Une hypothèse cependant fort peu vraisemblable.

 

Les objectif de la programmation (PPE) jusqu’en 2028 ;

 

« 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 »

 

Le texte introductif au PPE

Le danger immédiat qui guette notre civilisation, le réchauffement climatique, trouve sa cause dans la production de gaz à effet de serre dont environ 70% résulte de notre consommation d’énergies fossiles. C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable et c’est pour cela que les pays du monde se sont engagés à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’accord de Paris. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) décrit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. Ainsi, il va falloir mobiliser de nouvelles technologies dans le secteur des transports, comme le véhicule électrique, mais également des modifications de comportement : adopter des mobilités actives, faire du covoiturage et apporter des alternatives à l’usage individuel de la voiture lorsque cela est possible… La maîtrise des consommations d’énergie dans le bâtiment nécessite également de mobiliser des leviers technologiques et comportementaux. Dans l’industrie, la transition énergétique doit préserver la compétitivité tout en assurant la durabilité des activités sur le sol national. La production d’énergie va également changer : plus renouvelable et décentralisée, elle va se rapprocher des citoyens et être de plus en plus respectueuse de l’environnement. La part du nucléaire sera progressivement réduite pour diversifier nos sources de production d’électricité. La biomasse devra être produite de manière durable pour répondre aux besoins de l’ensemble des chaînes de valeur de la bioéconomie (alimentation, matériaux, énergie, etc.), et notamment utilisée de manière optimale pour produire des biocombustibles L’électricité renouvelable sera produite partout sur les territoires et pilotée par des réseaux intelligents. La réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables permettra d’améliorer la qualité de l’air et plus globalement de réduire les impacts du secteur de l’énergie sur l’environnement et la santé. Mais elle présente également un intérêt économique, en réduisant notre dépendance aux importations et donc aux cours mondiaux des énergies fossiles. Ces évolutions doivent naturellement être menées en continuant à garantir le niveau de sécurité d’approvisionnement qu’attendent les Français et à un coût collectif maitrisé, nécessaire à l’acceptabilité de cette transition énergétique par tous. Elles doivent donc être conduites avec prudence et progressivité en capitalisant sur les acquis. Ce vaste mouvement devra être accompagné au plan social, pour garantir qu’il profite à tous, y compris les ménages les plus modestes, souvent les plus impactés par la pollution de l’air et le coût de l’énergie. Il nécessitera également de préparer et d’accompagner les mutations professionnelles pour s’adapter aux nouveaux emplois, anticiper et accompagner la reconversion des entreprises et territoires impactés. La transition énergétique française s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui est celui du développement du marché intérieur européen et de la transition énergétique européenne. Les pays européens se sont collectivement donné des objectifs ambitieux sur l’énergie et le climat que la PPE permettra d’atteindre. Par ailleurs, le renforcement des interconnexions et des échanges avec les pays voisins contribue à transformer et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz. Sur certains sujets, comme les batteries, c’est la création d’une industrie européenne qui permettra à nos entreprises de peser à l’échelle mondiale. Plus globalement, le déploiement d’un vaste marché européen pour les solutions d’énergie décarbonée offre des perspectives accrues de baisse des coûts ainsi que de croissance et d’emploi dans tous les pays, dont la matérialisation devra notamment s’appuyer sur des efforts importants dans la R&D. Cette transition doit être réalisée sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat tout en étant inclusive. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dessine le chemin que le gouvernement va emprunter au cours des 10 prochaines années, et au-delà pour certaines thématiques. 4 1. Programmation pluriannuelle de l’énergie : une dynamique d’action cohérente pour la transition énergétique La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs de politique énergétique définis par la loi. L’ensemble des piliers de la politique énergétique et l’ensemble des énergies sont traités dans une même stratégie : maîtrise de la demande en énergie, maîtrise des coûts des énergies, promotion des énergies renouvelables, garantie de sécurité d’approvisionnement et indépendance énergétique, etc. Cela permet de construire une vision cohérente et complète de la place des énergies et de leur évolution souhaitable dans la société française. La PPE est un outil opérationnel engageant pour les pouvoirs publics. Elle décrit les mesures qui permettront à la France de décarboner l’énergie afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Les 10 prochaines années permettront de prendre le virage qui rendra faisable cette ambition nécessaire. Le scénario énergétique de la PPE est le même que celui de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) pour la période qu’elle couvre. La PPE en quelques chiffres Consommation finale d’énergie Baisse de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012 Consommation primaire des énergies fossiles Baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012 Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie 277 MtCO2 en 2023 227 MtCO2 en 2028 Soit une réduction de 14% en 2023 et de 30% en 2028 par rapport à 2016 (322MtCO2) Consommation de chaleur renouvelable Consommation de 196 TWh en 2023 Entre 218 et 247 TWh en 2028 Soit une augmentation de 25% en 2023 et entre 40 et 60% en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2016 (155TWh) Production de gaz renouvelables Production de biogaz injecté à hauteur de 14 à 22TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts (35 à 55 fois la production de 2017) Capacités de production d’électricité renouvelables installées 74 GW en 2023, soit +50% par rapport à 2017 102 à 113 GW en 2028, doublement par rapport à 2017 Un projet élaboré de manière concertée La programmation pluriannuelle de l’énergie a été élaborée à partir de juin 2017 en associant de très nombreux acteurs : • Juin 2017 : préparation à l’élaboration de la révision de la PPE pour l’année 2018, en associant de nombreux acteurs (comité de suivi constitué du Conseil national de la transition écologique et du Conseil supérieur de l’énergie) ; • D’octobre 2017 à janvier 2018 : 24 ateliers de travail ont été organisés pour l’élaboration de la révision de la PPE ; • De mars à juin 2018 : un débat public a été organisé par la Commission nationale du Débat public. 5 Capacités de production d’électricité nucléaire 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 Emplois Création d’environ 246 000 emplois en 2023 par rapport au scénario tendanciel et de 413 000 emplois en 2028 Revenu disponible brut des ménages Hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1,1 point en 2023, par rapport au scénario tendanciel et de 2,2 points en 2028 Afin de tenir compte des incertitudes et de garantir l’approvisionnement en énergie de la France,

Nucléaire : le projet de six EPR nouveaux

Nucléaire : le projet de  six EPR nouveaux

Discrètement (un peu grâce à Ligonès, Balkany, réforme des retraites  et aux autres Kurdes), l’actualité très chargée n’a fait qu’une place minuscule à l’annonce du projet de 6 réacteurs nucléaire EPR nouveaux. Il est clair depuis longtemps que les énergies nouvelles sont là pour amuser la galerie des naïfs et qu’il sera impossible de ramener la part de production de l’électricité à 50% en 2035.

Comme c’était prévu, on va donc construire 6 EPR nouveaux (repartis sur trois sites). qui vont évidemment compenser largement la fermeture de Fessenheim voire d’une  ou deux autres vieilles centrales (par exemple Fessenheim) ; La ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne et le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ont, selon « Le Monde », écrit à Jean-Bernard Lévy lui demandant de réfléchir à la construction de « trois paires de réacteurs sur trois sites distincts » soit 6 EPR d’ici quinze ans. Une simple « une hypothèse de travail » explique-t-on au gouvernement. Mais ce n’est pas tout : l’audit qui sera remis à Bruno Le Maire le 31 octobre envisage aussi  une scission de l’énergéticien en deux entités.

Dans une lettre adressée au président d’EDF, le gouvernement donne une feuille de route précise conduisant à la construction de six réacteurs nucléaires EPR sur les quinze prochaines années, rapporte lundi Le Monde dans son édition en ligne.

Dans une lettre envoyée le 12 septembre, que Le Monde dit avoir pu consulter, la ministre de la Transition écologique et le ministre de l’Economie, Elisabeth Borne et Bruno Le Maire, donnent une feuille de route précise à Jean-Bernard Lévy pour « être en mesure de répondre à l’exécution d’un programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts ».

Et le courrier de détailler que la construction de chaque paire sera « espacée de quatre ans et les tranches au sein d’une même paire de dix-huit mois », ajoute le quotidien.

 

Contacté par Le Monde, le ministère de la Transition écologique et solidaire assure  très hypocritement. que « cette lettre de mission ne présage en rien les décisions qui pourraient être prises après mi-2021″ et assure que le fait de mentionner la construction de six réacteurs EPR est uniquement « une hypothèse de travail ».

 

Selon une source à Bercy interrogée par Reuters, cette « lettre de mission » ne préjuge pas de la décision finale et la construction de six réacteurs nucléaires EPR ne constitue qu’une « hypothèse de travail » parmi d’autres !

 

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