Archive pour le Tag 'menace'

Chine-tarifs douaniers : menace de Trump sur 200 milliards s

Chine-tarifs douaniers : menace de Trump  sur 200 milliards 

Ce n’est pas la première fois que le président des États-Unis menace de taxer 200 milliards supplémentaires sur des produits chinois. Soit une hausse des tarifs douaniers sur presque la moitié des importations chinoises. Donald Trump va encore plus loin puis puisqu’il n’a pas  exclu par l’hypothèse de taxer la totalité des importations de Chine et cela en dépit des protestations de nombre de multi nationale américaine forcément concernée puisqu’elles ont délocalisé une partie de leur production en Chine. Une menace pourrait affecter la compétitivité américaine et  une sorte de manière de se tirer une balle dans le pied. Notons que la même menace pèse aussi sur l’Europe tant qu’on ne sera pas parvenu à un accord entre les deux zones. “Trump a chargé ses équipes de mettre en œuvre des tarifs douaniers sur quelque 200 milliards de dollars supplémentaires sur des produits chinois en dépit de la tentative de son secrétaire au Trésor (Steven Mnuchin) de relancer des discussions avec Pékin pour résoudre la guerre commerciale”, a écrit Bloomberg. Ces 200 milliards de dollars étaient déjà en discussions. Et le président américain s’était même dit prêt à aller au-delà, jusqu’à taxer la totalité des importations chinoises. “Les 200 milliards de dollars dont nous parlons pourraient s’appliquer très prochainement, suivant ce qui se passe avec eux. Dans une certaine mesure, c’est à la Chine d’en décider. Et je déteste le dire, mais ensuite, ce sont 267 milliards de dollars supplémentaires qui seront rapidement concernées si je le souhaite. Cela change l’équation”, a-t-il déclaré le 7 septembre dernier. L’administration Trump a déjà imposé des droits de douane de 25% sur un ensemble de produits d’importations chinoises représentant un montant annuel de 50 milliards de dollars. Pékin a riposté sur des montants similaires. En 2017, les Etats-Unis ont importé pour 505 milliards de dollars de produits chinois, contre 130 milliards d’exportations américaines vers la Chine. D’après les données du Census Bureau, les exportations jusqu’à fin juillet ont progressé de près de 9% par rapport à la même période de l’an dernier.

Construction automobiles : l’électrique menace l’emploi

Construction automobiles : l’électrique menace l’emploi

 

 

Deux raisons qui menacent l’emploi de la construction automobile avec le développement inévitable de l’électrique. D’abord des véhicules électriques sont beaucoup plus simples à construire et la fabrication des moteurs demande moitié moins de personnel. Second élément la fiabilité des véhicules électriques qui demandent moins d’entretien et dont la durée de vie pourrait être égale au double des véhicules thermiques. Les deux phénomènes cumulés pourraient entraîner une suppression des effectifs d’au moins 20%. Selon une étude de l’institut Frauenhofer pour le principal syndicat allemand de l’industrie, IG Metall, publiée mardi. Sur les 210 000 emplois dédiés à la production de moteurs chez les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs, 100 000 disparaîtront avec la multiplication des voitures électriques, et quelque 25 000 seront créés. L’étude envisage un scénario avec 25 % de voitures électriques et 15 % de modèles hybrides sur les routes allemandes d’ici à 2030, une évolution en ligne avec les objectifs européens de réduction des émissions de CO2 et l’infrastructure de chargement disponible. Les principaux constructeurs européens mettent donc en garde l’Union Européenne, qui veut accélérer la transition vers l’électrique : les véhicules à batterie sont moins gourmands en main-d’œuvre que les versions thermiques.   Cette critique abrupte de la part des constructeurs intervient également à quelques jours d’un vote important au sein de la commission Environnement du Parlement européen sur ce pan de la législation à réviser. Début novembre 2017, l’exécutif européen avait proposé d’imposer une réduction de 30% de la moyenne des émissions de CO2 des voitures particulières d’ici 2030. «La totalité de la chaîne de production européenne devra se transformer à un rythme soutenable», plaide Erik Jonnaert, secrétaire général de l’ACEA, cité dans le communiqué. Le Parlement européen et le Conseil (les États membres) sont actuellement en train de discuter de leurs positions respectives vis-à-vis de cette proposition, avant de pouvoir entamer des négociations entre institutions. Un projet de rapport de la commission Environnement du Parlement, qui sera voté la semaine prochaine, avance des objectifs beaucoup plus ambitieux: une réduction de 50% des émissions de carbone d’ici 2030, ainsi que des objectifs ambitieux en matière de production de véhicules à faibles émissions.

Trump menace l’union économique …et l’OMC

Trump menace l’union économique …et l’OMC

 

D’une certaine, on peut comprendre sinon approuver la colère de Donald Trump à propos des discussions intervenant sur l’éventuel accord commercial entre l’union européenne et les États-Unis. L’argumentaire de l’union européenne est de considérer que les échanges internationaux relèvent des conditions juridiques de l’organisation mondiale du commerce. Trump au contraire conteste l’OMC. Il faut dire que des deux côtés, on fait un peu de provocation : Trump en menaçant l’union européenne et même en proposant de se retirer de l’organisation mondiale du commerce.  De son côté, la commissaire européenne au Commerce fait un peu de provocation en proposant pour le secteur stratégique de l’automobile une suppression réciproque des droits de douane. Or l’importation de voitures américaines en France en Europe et relativement marginale alors que les automobiles européennes envahissent le marché américain. En l’état actuel des discussions on voit mal aboutir à un accord rapidement d’autant qu’après l’industrie se posera la complexe question de l’agriculture qui cette fois opposera surtout la France aux États-Unis. D’où l’agacement et la colère de Trump : « S’ils ne font pas de progrès, je me retirerai de l’OMC », a averti Trump en qualifiant l’accord portant création de l’organisation « du pire accord commercial jamais conclu ». . Bruxelles, à travers sa commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a proposé de supprimer toutes taxes douanières sur les importations automobiles si les Etats-Unis faisaient de même.« Nous sommes prêts à réduire à zéro nos droits de douane même sur les automobiles. Tous les droits de douane à zéro si les Etats-Unis font de même. Il faut que ce soit réciproque », a-t-elle expliqué devant une commission au Parlement européen. Pour Donald Trump, « ce n’est pas suffisant »« Leurs consommateurs ont l’habitude d’acheter leurs voitures, pas d’acheter nos voitures », a souligné ce dernier, qui s’est souvent dit irrité par le fait de voir des Mercedes dans les rues de New York. En juin dernier, Il avait menacé d’imposer une taxe de 25 % sur les voitures importées et a demandé au

Menace d’expulsion d’une députée LaREM

Menace d’expulsion d’une députée LaREM

Le caractère autoritaire du parti de Macron semble se confirmer. On sait que le fonctionnement du parti impose un vote unanime de sanctions. Ce qui pourrait arriver à la députée LaREM Aina Kuric a voté contre le projet de loi asile-immigration en nouvelle lecture dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 juillet, s’exposant à une exclusion du groupe majoritaire conformément à la règle établie par son président Richard Ferrand. L’élue de la Marne, qui s’était déjà abstenue en première lecture, a cette fois voté contre le projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie », la seule de son groupe à le faire. 11 élus LREM se sont abstenus et 43 ont voté pour le texte porté par Gérard Collomb. Certes on peut discuter des positions de cette députée, n’empêche que le fonctionnement autoritaire parlementaire de Macon pose pour le moins quelque question démocratique.

En avril, Jean-Michel Clément avait annoncé se mettre « en congé » du groupe après avoir voté contre le texte asile-immigration en première lecture, le seul dans ce cas. Cet ex-PS siège désormais chez les non-inscrits. Le texte asile-immigration doit faire l’objet d’un ultime vote le 1er août, dernier jour de session extraordinaire, après une dernière navette avec le Sénat.

«L’inflation menace la croissance » (Frédéric Prêtet)

 

Interview de Frédéric Prêtet, économiste, dans l’Opinion

 

Comment expliquer le bond d’inflation en mai ?

Depuis deux à trois mois, il y a une pression au niveau mondial sur les prix du pétrole et ceux de l’alimentation. Les marchés de matières premières sont sous tension ; des mauvaises conditions climatiques en Europe ont créé de la volatilité sur les prix des produits frais. L’inflation accélère en France, en Allemagne, dans la zone euro. En France, elle est un peu plus haute que dans la zone euro car, en mars, le gouvernement a augmenté les prix du tabac dans le cadre de sa politique de santé. D’autres pays l’ont déjà fait par le passé, il se trouve que cette année c’est la France. La hausse des prix du tabac a contribué à hauteur de 0,3 % à la hausse de l’inflation sur un an (+2 %).

Est-ce bon ou mauvais pour la croissance ?

Comme pour les bonnes et les mauvaises matières grasses, il y a de la bonne et de la mauvaise inflation. La bonne inflation est l’inflation sous-jacente (hors pétrole et alimentation), qui se situe autour de 1 % en France et en Europe. Aujourd’hui, l’inflation qui augmente est la mauvaise, car nous la subissons en tant que pays importateur de pétrole. Il y a peu de compensation par la hausse des salaires. L’inflation se traduit tout de suite en perte de pouvoir d’achat. La consommation des ménages français a baissé de 1,5 % en avril après un premier trimestre décevant. Nous démarrons le deuxième trimestre avec déjà une mauvaise dynamique et, là-dessus, s’ajoute ce choc sur les prix. D’autant que le pétrole et les produits alimentaires ont une faible élasticité prix : il est difficile d’en consommer moins. Les ménages compensent en diminuant leur consommation sur les autres produits, notamment manufacturés, et dans les services. On verra peut-être les effets cet été sur le tourisme, les loisirs, la restauration et l’hôtellerie. On ne parle pas encore de stagflation (lorsque la hausse des prix fait baisser la consommation et crée une dépression). Mais, avec la dynamique du commerce mondial négativement impactée par la remise en cause des traités commerciaux, ce choc de prix vient gêner la demande domestique au moment où ce moteur est nécessaire.

Cela va-t-il se poursuivre ?

L’inflation devrait continuer d’augmenter jusqu’à juillet, pour atteindre un pic de 2,2 % ou 2,3 % pour la France. Puis il y aura normalement un tassement, à cause d’effets de base par rapport au second semestre 2017 où les prix du pétrole avaient rebondi. Pour que l’inflation continue d’augmenter après juillet, il faudrait que l’inflation se diffuse à l’ensemble de la chaîne des prix, ce qui reste assez peu probable : cela supposerait qu’à cause de la hausse des prix à la pompe et des prix de l’alimentation, les salariés demandent des hausses de salaires, que cela se retrouve dans les marges des entreprises qui augmenteraient alors leurs prix de vente. Or il y a, certes, une amélioration des salaires en zone euro, mais elle est très progressive. Le risque de spirale est donc limité.

Est-ce un phénomène mondial ?

De l’autre côté de l’Atlantique, c’est une tout autre histoire. Le marché du travail commence à être beaucoup plus tendu, les salaires ont surpris à la hausse ces derniers mois. L’inflation sous-jacente, celle qui rend les banques centrales nerveuses, est déjà autour de 2 %. L’inflation totale va sûrement passer la barre des 3 % au début de l’été. Cela crée des inquiétudes sur la gestion de la politique monétaire, avec l’idée que la Fed pourrait être amenée à remonter ses taux d’intérêt plus vite qu’anticipé.

Iran : menace de guerre ?

Iran : menace de guerre ?

 

 

C’est en tout cas ce que redoute Macron avec un retrait américain de l’accord conclu en 2015 sur le programme nucléaire iranien. Le président Français qui n’a pas réussi à convaincre Trump ni de laisser l’accord en état, ni même de le modifier. Dans une interview à  l’hebdomadaire allemand Der Spiegel Macron évoque un risque de guerre : “Nous ouvririons la boîte de Pandore. Il pourrait y avoir une guerre”, a-t-il déclaré au magazine, tout en disant penser que telle n’était pas l’intention de son homologue américain, Donald Trump. Une dernière déclaration sans doute excessive pour tenter d’influencer Trump. Ce qui est sûr c’est que si les américains se retirent de cet accord, les iraniens le considéreront caduc. En clair,  ils reprendront leurs activités nucléaires comme ils l’entendent. Il n’y aura sans doute pas de guerre mais des tensions inévitables du fait des nouvelles sanctions économiques américaines qui accompagneront le retrait de l’accord.  Mercredi, deux responsables de la Maison blanche et une source proche de l’administration américaines déclaraient que Donald Trump avait déjà quasiment décidé de sortir de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien. Cet accord conclu entre Téhéran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne (P5+1) a conduit l’Iran à mettre son programme nucléaire en sourdine en échange d’un allègement des sanctions économiques imposées pendant des années à la République islamique. La tension est montée à l’approche de l’échéance du 12 mai fixée par le président américain concernant l’accord signé à Vienne. Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne restent attachés à l’accord nucléaire en tant que tel, mais désormais, pour éviter que Washington ne s’en retire, ces pays européens souhaitent engager des discussions avec Téhéran sur son programme de missiles balistiques et sur ses activités nucléaires au-delà de 2025 – année où les clauses principales de l’accord expireront -, mais aussi sur son rôle dans des conflits du Moyen-Orient comme la Syrie et le Yémen.

La menace de la remontée des taux

La menace de la remontée des taux

 

La semaine dernière on a assisté à une vive remontée des cours de matières premières qui anticipent une remontée de l’inflation. Hier on a constaté que cet préoccupation de inflation favorisait la hausse des rendements de Treasuries  Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans évolue à 2,9864% après avoir frôlé plus tôt dans la journée les 3%, un seuil qui n’a pas été atteint depuis plus de quatre ans et qui est perçu comme critique par beaucoup d’investisseurs, puisqu’il pourrait entraîner des arbitrages en faveur d’obligations rendues plus attrayantes que les actions. La tendance est la même en Europe où le dix ans allemand a atteint 0,639%, un plus haut depuis six semaines, et l’OAT de même échéance est montée à 0,865%. Le mouvement de vente sur les obligations souveraines de longue échéance s’explique par la vive remontée la semaine dernière des prix du baril, à des plus hauts depuis fin 2014, et des cours des métaux de base.   La hausse des matières premières semble se confirmer sur long terme même si on enregistre des mouvements de yo-yo mais sur une tendance haussière ce qui témoigne de la bonne tenue de la croissance. Une crainte toutefois une remontée significative de l’inflation (et des taux d’intérêt). Ce qui mécaniquement fait aussi remonter les rendements obligataires (et inversement)  mais pourrait aussi alimenter les demandes de hausse de pouvoir d’achat. Sur le marché pétrolier, le Brent a atteint 74,957 dollars le baril, un niveau sans précédent depuis novembre 2014, porté par la baisse des stocks aux Etats-Unis et par les informations de Reuters selon lesquelles l’Arabie saoudite souhaiterait voir les cours atteindre 80 voire 100 dollars. Aux Etats unis le baril atteint 68,900 dollars. Les matières premières tendanciellement en hausse sont évidemment de nature à alimenter les tensions inflationnistes, ce qui favorise la remontée des rendements obligataires.

l’A380 très menacé

l’A380 très menacé

“S‘il n‘y a pas de commandes d‘Emirates, Airbus commencera le processus de l‘arrêt de la production d‘A380”, a déclaré une source proche D’Airbus. Airbus a suffisamment de commandes pour continuer à produire l‘A380 au rythme actuel jusqu‘au début des années 2020, selon une analyse de Reuters. L‘A380, dont le développement a coûté 11 milliards d‘euros, est destiné à transporter environ 500 passagers et défier le 747 de Boeing. Mais la demande pour ces énormes quadrimoteurs a baissé, les compagnies leur préférant des bimoteurs plus petits et donc plus faciles à remplir et moins chers à entretenir.  Emirates croit cependant fermement à l‘A380 dont elle est de très loin le premier client avec un peu plus de 100 commandes sur les 142 engrangées au total par le très gros porteur. Même si des compagnies telles que British Airways (groupe IAG) ont manifesté leur intérêt pour l‘A380, Airbus hésite à maintenir des usines sans la certitude d‘une grosse commande d‘Emirates. A la fin novembre, Airbus affichait un carnet de commandes de 317 A380, dont 221 déjà livrés et 96 devant encore l’être. Sur la base des intentions ou des finances des compagnies, 47 de ces A380 ne seront probablement pas livrés, selon des sources industrielles, ce qui divise par deux le nombre d‘appareils en jeu. Airbus a besoin de vendre au moins 30 A380 supplémentaires pour maintenir ses lignes de production pendant dix ans, voir plus longtemps, afin de justifier les efforts sur les prix que tout nouvel acquéreur exigera probablement. Pour combler la différence, Airbus compte ramener sa production annuelle de 12 en 2018 et huit en 2019 à six au-delà de 2019, même si cela signifie de continuer le programme en perdant de l‘argent, a récemment écrit Reuters.

La menace du chinois C919 pour Airbus et Boeing

La menace du chinois C919 pour Airbus et Boeing

Deuxième prototype pour l’avion chinois C919 commercialisables à partir de 2020 et  qui doit concurrencer Airbus et Boeing sur le créneau le plus porteur. La Chine a l’ambition de donner le jour à un concurrent de Boeing et Airbus, qui se partagent pour l’instant le marché mondial de l’aéronautique civile. Cet avion est en effet un moyen-courrier moderne, doté d’un rayon d’action de 5 500 km et pouvant emporter jusqu’à 168 passagers. Il est donc en concurrence frontale avec le B732 de Boeing ou l’A320 d’Airbus, les avions les plus vendus au monde, au cœur du marché. Le C919 est équipé d’un moteur Leap-1c, produit de l’américain General Electric et du français Safran. Safran, qui fournit également 725 harnais électriques et 52 km de câbles dans chaque appareil,  Le C919 embarque également des toboggans et des toilettes fournies par Zodiac Aerospace, des trains d’atterrissages Liebherr, un calculateur des commandes de vol électriques Honeywell, des pneus Michelin ou des pièces usinées par Figeac-Aero.  Le fabricant chinois annonce avoir reçu 570 commandes de 23 clients pour cet appareil et avoir l’ambition d’en vendre 2000 d’ici à 2030. En comparaison, Airbus dispose d’un carnet de commandes de 5 500 A320 ce qui lui assure plus d’une dizaine d’années d’activité. Et Boeing se trouve dans une situation identique. La bataille se fera également sur le prix pour cet avion qui vaut au tarif catalogue une centaine de millions d’euros. Le C919 a effectué son vol inaugural le 5 mai dernier, après plusieurs reports. Il a accompli son premier vol longue distance le 10 novembre, en parcourant plus de 1.300 km entre Shanghai et Xian en deux heures 23 minutes et en atteignant l‘altitude de 7.800 mètres. Son fabricant, Comac (Commercial Aircraft Corp of China) a estimé que le vol inaugural était une étape cruciale en vue d‘obtenir le certificat de navigabilité.

L’un des derniers sidérurgistes français Ascometal menacé de fermeture

L’un des derniers sidérurgistes français Ascometal menacé de fermeture

1500 emplois sont menacés chez Ascometal. Le groupe sidérurgique français devrait déposer son bilan en début de semaine prochaine, en vue de son placement en redressement judiciaire, ont indiqué samedi des sources concordantes, confirmant une information du Figaro. Le fabricant d’aciers spéciaux (pour la mécanique, l’automobile, l’industrie des hydrocarbures) qui emploie près de 1.550 salariés, devrait « se déclarer en cessation de paiement dans les prochains jours » auprès du tribunal de grande instance de Strasbourg, a déclaré à l’AFP Cyril Brand, élu CFDT de l’entreprise qui possède des sites sidérurgiques à Hagondange (Moselle), Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) Selon le responsable syndical, cette procédure judiciaire, synonyme d’un dépôt de bilan, pourrait être engagée dès lundi prochain 20 novembre. Ascometal devrait être placée dans la foulée en redressement judiciaire, l’objectif étant de trouver « un repreneur sérieux » pour l’entreprise, a-t-il ajouté. Cette ancienne filiale d’Usinor avait déjà été placée en redressement judiciaire en mars 2014, avant d’être reprise en mai 2014 par Frank Supplisson, associé à des investisseurs français et européens, sous la houlette du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.  Lors d’une interview en octobre 2017, l’actuel ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait évoqué la fragilité financière du groupe, critiquant les choix effectués en 2014 sous l’égide d’Arnaud Montebourg. « Il y avait une proposition d’achat par des investisseurs étrangers solides ». Le ministre fait ici notamment allusion à la proposition de rachat d’un industriel brésilien, retoqué au nom du patriotisme économique. Mais il « a préféré bâtir de bric et de broc une solution franco-française qui est tombée quelques années plus tard » et « qui menace désormais les salariés », avait-il dénoncé.

 

Terrorisme : pour 92% des Français, la menace est élevée

  • Terrorisme : pour 92% des Français, la menace est élevée

21% des Français se sentent moins en sécurité depuis la levée de l’état d’urgence Selon une étude Ifop et  92% des Français considèrent la menace terroriste élevée.  »Le sentiment de menace est maximal. Les Français ont complètement intériorisé cette menace, avec une opinion extrêmement homogène », analyse Frédéric Dabi directeur général adjoint de l’Ifop. La menace est considérée particulièrement élevée pour les partisans de La République en Marche (96%), des Républicains (99%) ou du Front national (98%), alors qu’elle est plus basse chez ceux qui se disent proches du Parti socialiste (86%) ou de la France insoumise (83%). Mais les différences entre partis restent faibles.  »Tout se passe comme si les clivages entre droite et gauche, entre jeunes et vieux, habituellement suscités par la thématique de la sécurité avaient été cannibalisés, phagocytés par la question terroriste », poursuit Dabi. Le sondage interroge le sentiment de sécurité depuis la levée de l’état d’urgence remplacé pour une nouvelle loi antiterroriste. Sur ce point, le constat est moins positif pour le gouvernement. Si une grande majorité dit se sentir autant en sécurité qu’avant (73%), ceux qui se sentent moins en sécurité sont majoritaire (21%) par rapport à ceux qui se sentent plus en sécurité (5%).

 

Catalogne : Puigdemont, menacé de 30 ans prison

Catalogne : Puigdemont, menacé de 30 ans prison

On ne peut pas dire que Madrid recherche réellement l’apaisement en Catalogne avec cette menace de 30 ans de prison qui plane sur la tête de Carles Puigdemont. Madrid voudrait jeter de l’huile  sur le feu qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Certes on peut considérer que le référendum du 1er octobre concernant l’indépendance était à la fois illégal et non représentatif. Pour autant en multipliant les actes de répression, Madrid donne le sentiment de rechercher la provocation. Il est clair qu’il aurait été politiquement plus intelligent d’attendre le résultat des nouvelles élections prévues le 21 décembre avant d’engager un processus de répression qui ne peut que diviser encore un peu plus la population catalane. Carles Puigdemont  n’est évidemment pas sans responsabilité mais Madrid en multipliant les actes répressifs contribuent largement à encourager la division en Catalogne. La présidente destituée du Parlement catalan, Carme Forcadell (et 5 autres responsables), va être prochainement convoquée devant la Cour suprême en vue de son inculpation après la déclaration d’indépendance de la région espagnole, a annoncé mardi à l’AFP une source judiciaire. Le parquet général de l’Etat a par ailleurs demandé l’inculpation, pour les mêmes faits, du président catalan destitué Carles Puigdemont. L’Audience nationale, tribunal spécialisé dans les affaires complexes, n’a pas encore annoncé si elle acceptait cette requête pour laquelle elle est compétente selon le parquet. La majorité indépendantiste du parlement catalan a voté vendredi une déclaration d’indépendance de sa région, immédiatement mise sous tutelle par Madrid, qui a destitué son exécutif, dissout le parlement, convoqué des élections régionales pour le 21 décembre et menacent maintenant les responsables catalans de 15 à 30 ans de prison pour actes de rébellion et sédition. Visiblement Rajoy n’est guère adepte de la « clémence de d’Auguste » et instrumentalise l’affaire Catalane pour  renforcer un pouvoir qui était affaibli avant ces événements.

Les Républicains : Baroin menace Vauquiez de revenir

 

Les Républicains : Baroin menace Vauquiez de revenir

 

 

 

 

François Baroin avait décidé comme d’autres grands leaders des Républicains de s’éloigner de l’appareil et même de prendre un peu de champ avec la vie politique. Cependant devant les menaces de droitisation de son parti, il adresse une sorte d’avertissement aux radicaux de son organisation et en particulier à son futur responsable, Laurent Wauquiez. Si la ligne politique des Républicains devait être encore plus ultra droitière au point même de se rapprocher dangereusement du Front National voire même de passer une alliance avec cette dernière organisation, François Baroin indique qu’il pourrait alors revenir. Certes François Baroin n’est pas le seul responsable à prendre ses distances avec l’appareil des Républicains, d’autres l’ont également déjà fait notamment Xavier Bertrand, Christian Estrosi encore Valérie Pécresse. Cependant la menace de François Baroin prend une dimension particulière car c’est sans doute le leader des républicains qui est le seul à faire l’unanimité dans son parti. Comme il l’a assuré mercredi soir sur le plateau de Quotidien, François Baroin n’exclut toutefois pas l’idée d’un retour en politique. Mais dans un seul cas de figure: s’il voit sa famille politique briser la digue que Jacques Chirac avait érigée face à l’extrême droite. «J’ai été de tous les combats de la droite de ces 25 dernières années contre le Front National, a rappelé François Baroin. Tout ce qui de près ou de loin se rapprochera sous cette forme d’une coalition avec des gens du FN, je m’y opposerai de toutes mes forces. Ça sera peut-être une des causes, éventuellement, d’un possible retour».

 

L’équilibre budgétaire menacé par la suppression de la taxe sur les dividendes

L’équilibre budgétaire menacé par la suppression de la taxe sur les dividendes

 

Une taxe considérée comme  illégale qui risque de coûter cher au budget et même de mettre en cause la réduction du déficit.   La fin de la taxe de 3% sur les dividendes  a en effet été sous-estimée et pourrait coûter 10 milliards d‘euros à l‘Etat selon une nouvelle évaluation du ministère de l‘Economie et des Finances, rapporte le Figaro dans son édition à paraître vendredi. Dans son projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022, le gouvernement a estimé que l’État pourrait avoir à rembourser 300 millions d’euros en 2018, puis 1,8 milliard chaque année en 2019, 2020 et 2021, aux entreprises qui ont dû s’acquitter de cette taxe ces dernières années, ce qui représente un coût total de 5,7 milliards d’euros. Saisi en juillet par le Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a estimé vendredi que cette différence de situation méconnaissait les « principes d’égalité devant la loi et devant les charges publiques » et jugé dès lors que c’était « contraire à la Constitution ». Cette contribution avait été mise en place en 2012 peu après l’arrivée de François Hollande à la présidence pour compenser une perte de recettes budgétaires et encourager les entreprises à réinvestir leurs bénéfices. Au-delà du manque à gagner, c‘est surtout le coût des contentieux engagés par les grands groupes qui devrait peser sur les finances publiques. Le gouvernement a prévu dans le budget 2018 une provision de 300 millions d‘euros pour ces litiges. “Si le gouvernement ne compense pas le coût du contentieux par des économies ou des recettes supplémentaires, l‘objectif de parvenir à 2,6% de déficit par rapport au PIB en 2018 sera largement dépassé”, écrit Le Figaro. Selon Le Figaro, l‘exécutif négocie par ailleurs avec l‘Association française des entreprises privées (Afep), qui regroupe les grands groupes, pour étaler ses remboursements sur dix ans.

Alstom menacé en France ?

Alstom menacé en France ?

 

Pas sûr que le démantèlement Alstom avec le rachat d’une part de la branche énergie par GE et le repliement de l’entreprise sur le matériel ferroviaire constitue une bonne opération pour la France. Pour preuve GE  a annoncé son intention de supprimer 600 emplois.  Par ailleurs en dépit du regroupement avec Siemens,  la branche ferroviaire française pourrait bien être très menacée. Des menaces qui ne sont pas nouvelles car chacun sait que le marché international de matériel ferroviaire enregistre une nette dépression. Le site de Belfort peut espérer un plan de charge satisfaisant pour encore deux ans avec les commandes de l’État. D’autres commandes pourraient permettre de tenir ce plan de charge pendant environ quatre à cinq ans. Au-delà c’est la présence d’Alstom en France qui pourrait être mis en cause. Il y a à peine un an les industriels avaient prévu une baisse d’environ 20 % des matériels ferroviaires à horizon 2020. Or il se trouve que cette prévision était encore trop optimiste et que la baisse sera plus proche de 30 %. Le regroupement avec Siemens s’est avéré incontournable, il était d’ailleurs depuis des années. Mais ce regroupement va générer des doubles emplois qui avec la baisse des commandes va peser encore plus négativement sur les effectifs. La réalité est bien là: « Il y aura évidemment des réductions de postes car le marché est en crise pour les dix prochaines années, confie un proche d’Alstom. C’est pour cela que les deux groupes se sont engagés à maintenir l’emploi en France et en Allemagne pendant quatre ans ». Entre 2000 et 3000 postes pourraient être touchés selon le niveau de charge des usines en France, estime cette source. À ce jour, la charge est assurée pour les deux années à venir, notamment grâce aux commandes de 15 TGV de l’État il y a un an. « Nous saurons en 2019 quelle sera la charge des usines à l’horizon 2022″, explique un autre cadre d’Alstom. 2022 sera la date limite de l’engagement du groupe pour préserver les sites français.  Les ambitions financières d’Alstom et Siemens parlent d’elles-mêmes. Les fameuses synergies cachent inévitablement des coupes dans les emplois. « L’essentiel des 470 millions d’euros de synergies seront réalisées sur les baisses d’effectifs, décrypte un bon connaisseur. À 150.000/200.000 euros d’économies de coûts par poste supprimé, on atteint vite les 2000 suppressions de postes ». En ligne de mire, la pérennité de l’usine de Belfort n’est toujours pas assurée. Il y a un an, Alstom prévoyait de transférer la production de ce site à Reichshoffen, en Alsace. « Depuis, l’activité s’est dégradée, note un expert. Il n’y a pas de raison que ce projet ne se justifie plus ».

 

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

 

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

La menace d’un conflit armé découle surtout de la personnalité de deux chefs d’Etat sans doute aussi fou l’un que l’autre. Kim Jong-un,  le chef d’état coréen Kim Jong-un affame son pays pour une illusoire force nucléaire ; la plupart de la population souffre de carence alimentaire, le pays est l’un des dernier pays complètement fermé, la répression est impitoyable. Le chef d’Etat a exécuté plusieurs membres de sa famille par crainte de perdre e pouvoir. Sa seule ambition, monter sa puissance militaire pour dissimuler la misère. De son coté, Trump est un chef d’Etat très affaibli qui pourrait être tenté par un conflit armé pour, lui aussi, masquer ses difficultés internes. Les deux intéressés souffrent de dérèglements psychologiques notoires.    L’escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord a encore franchi une nouvelle étape dans la nuit de mercredi à jeudi, Pyongyang ripostant que seule la force pouvait fonctionner sur un président américain « dépourvu de raison». UN compliment qui pourrait être retourné au dictateur.  Le régime nord-coréen a précisé en outre le calendrier son projet de tir de missile vers l’île de Guam, rattachée au Etats-Unis. Le ton entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, déjà acrimonieux, est brutalement monté mardi, Donald Trump promettant « le feu et la fureur » en cas de nouvelles menaces et vantant mercredi la puissance de l’arsenal nucléaire américain. La Corée du Nord a annoncé jeudi l’élaboration d’ici mi-août d’un plan de « tir simultané » de quatre missiles de portée intermédiaire à 30 à 40 km l’île de Guam. Le projet sera ensuite soumis au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui décidera de son exécution, a précisé l’agence officielle KCNA, citant le général Kim Rak Gyom, commandant des forces stratégiques de l’Armée populaire de Corée. Le plan vise à « empêcher les forces ennemies sur les principales bases militaires de Guam et à lancer un avertissement crucial aux Etats-Unis », a-t-il déclaré. L’armée sud-coréenne a dénoncé jeudi les déclarations du Nord sur Guam et s’est dite prête à intervenir immédiatement en cas de nouvelle provocation. Aucune activité militaire inhabituelle n’a été observée en Corée du Nord, a-t-elle ajouté. Le Japon pourrait légalement intercepter un missile dirigé vers Guam en vertu de l’alliance américano-japonaise, a déclaré jeudi le ministre de la Défense japonais Itsunori Onodera devant la chambre basse du Parlement, cité par l’agence Kyodo. Les experts doutent cependant de la capacité des Forces d’autodéfense japonaises à abattre un missile survolant le territoire japonais. Si la Corée du Nord menace régulièrement de détruire les Etats-Unis, la quantité de précisions fournies dans ce rapport est inhabituelle. Pour Masao Okonogi, professeur émérite spécialiste de la Corée du Nord à l’université japonaise de Keio, l’annonce ressemble plus à un avertissement qu’à une menace. « Je pense que c’est un message pour dire qu’ils prévoient de bouger les tests de missiles de la mer du Japon vers des zones autour de Guam », plus au sud dans la mer des Philippines, a-t-il dit à Reuters. « En fournissant un préavis, ils envoient également le message tacite que ce qu’ils vont faire n’est pas une véritable attaque. » Le gouverneur de l’île, Eddie Calvo, a estimé que l’annonce nord-coréenne témoignait d’une « position de peur » et a répété que le niveau de menace n’avait pas été relevé.

Fiscalité des multinationales de l’internet : Lemaire menace veut taxer en France

Fiscalité des multinationales  de l’internet : Lemaire menace veut  taxer en France

Bruno Lemaire, ministre de l’économie menace de taxer en France les GAFA si l’Europe n’harmonise pas la fiscalité.  L’optimisation fiscale ne touche pas que les GAFA mais la plupart des grandes multinationales. De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’externaliser les profits dans un pays à la fiscalité avantageuse et d’internaliser les coûts où au contraire la pression fiscale est forte. Différentes méthodes sont utilisée comme la localisation bidon dans un paradis fiscal (une simple boite aux lettres comme siège social  comme ils en existent au Luxembourg et dans des pays exotiques), la surfacturation des prestations entre filiales, la minimisation des chiffres d’affaires et leurs transferts dans des pays fiscalement tolérants. Tout cela avec parfois la complicité de la justice. Exemple Google, récemment condamné  à une amende fiscale de 2,4 milliards et annulé par le tribunal administratif au motif que Google ne disposait pas d’un établissement « stable » en France. Justement ce qui lui est reproché !  Mais cette optimisation fiscale ne concerne pas seulement Google, Amazon, Facebook ou Apple mais toutes les multinationales y compris françaises.  L les pratiques d’optimisation fiscale des géants du Net comme Google, Apple, Facebook, Amazon ou encore Airbnb, qui paient un impôt dérisoire par rapport aux millions d’euros de chiffre d’affaires qu’ils réalisent dans le pays, apparaissent de plus en plus insupportables aux yeux de l’opinion. Hier encore, Le Parisien révélait qu’Airbnb a payé moins de 100.000 euros d’impôts en France en 2016, soit autant qu’une PME, alors qu’il s’agit de son deuxième marché mondial derrière les Etats-Unis. C’est pourquoi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est fendu d’un communiqué menaçant lundi soir. Le locataire de Bercy réclame une harmonisation fiscale menée à l’échelle européenne, « dans des délais raisonnables« , pour aboutir à une « juste imposition » des entreprises du numérique « dans les pays où leurs profits sont réalisés« . Pour cela, Bruno Le Maire réclame une harmonisation, à l’échelle européenne, du taux d’imposition sur les sociétés. « L’Europe doit mettre fin aux divergences des législations nationales, exploitées par les entreprises dans un but d’optimisation, ainsi qu’à la concurrence entre Etats », affirme-t-il dans le communiqué. Car aujourd’hui, les opérations européennes des géants du numérique ne sont imposables que dans le pays où elles ont implanté leur filiale. Google vient ainsi d’échapper à un redressement fiscal de 1,115 milliard d’euros en France, car le tribunal administratif de Paris n’a pu que constater que sa filiale irlandaise, responsable de ses opérations sur le Vieux Continent, n’était pas imposable en France. « ‘L’Europe doit apprendre à défendre ses intérêts économiques avec beaucoup plus de fermeté. C’est ce que fait la Chine, c’est ce que font les États-Unis. Quand vous opérez en France, vous devez y payer des impôts. Vous ne pouvez pas profiter de faire du business en France ou en Europe, sans payer des impôts comme en paient les entreprises françaises ou européennes en France ou en Europe » déclare Lemaire. Bercy veut ainsi limiter l’impôt sur les sociétés à 25%, contre 33% actuellement, « afin de rejoindre la moyenne européenne« . Le ministre de l’Economie estime « qu’on ne peut plus continuer » d’avoir dans la zone euro 19 membres et 19 niveaux de fiscalité différents. La question de l’harmonisation fiscale en Europe, qui relève à la fois du protectionnisme économique et de la souveraineté, est un vieux serpent de mer dont on parle depuis des années. Les obstacles sont nombreux, déjà pour harmoniser la fiscalité entre la France et l’Allemagne, puis pour pousser les « petits pays » comme l’Irlande et le Luxembourg, qui attirent les géant du numérique avec une fiscalité très avantageuse, à jouer le jeu. C’est pourquoi Bruno Le Maire précise dans son communiqué que « la France est attachée à ce que ces initiatives puissent aboutir dans des délais raisonnables« . Sans préciser ce qu’est un « délai raisonnable« , il indique que si tel n’était pas le cas,  »elle en tirerait les conséquences dans sa législation nationale« .

Effet STX : l’Italie menace les investissements de Vivendi

Effet STX : l’Italie menace les  investissements de Vivendi

 

 

Dans un article précédent,  nous attirons l’attention sur le fait que la menace de nationalisation par la France de STX ne pouvait être que provisoire et même hypothétique. En cause,  le fait que la France a pris des participations financières à hauteur de 36 milliards au cours des cinq dernières années en Italie tandis que ce pays investissait en France seulement 3 milliards. Du coup pour contrebalancer la menace de nationalisation de STX, l’Italie conteste la montée en puissance de Vivendi chez Telecom Italia. L’Italie serait même prête à prendre des dispositions législatives pour limiter les raids financiers étrangers sur ses propres entreprises. Notons qu’hier de 2017, le crédit agricole a aussi fait part de son intention d’absorber trois banques locales italiennes en difficulté. Pour Vivendi Une montée en puissance va lui permettre de prendre la direction de cette importante entreprise Les tensions créées entre la France et l’Italie par la nationalisation de STX au détriment de Fincantieri ont, sans surprise, des conséquences sur Vivendi, dont le développement offensif dans la péninsule fait de longue date grincer des dents. Mercredi, au lendemain de la visite à Rome du ministre français Bruno Le Maire, le gouvernement italien a demandé l’ouverture d’une enquête concernant les conditions de la montée en puissance de Vivendi chez Telecom Italia. Le groupe français détient 24 % de l’opérateur historique transalpin, dont il a pris les commandes du conseil d’administration après l’assemblée générale début mai. Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, en est depuis devenu président du conseil. Surtout, c’est un homme de Vivendi, Amos Ganesh, qui a été désigné le 28 juillet pour remplacer le directeur général de Telecom Italia. L’Italie fera valoir ses droits «avec intransigeance», a déclaré le ministre Carlo Calenda devant les députés mercredi. Parce que Telecom Italia est une entreprise stratégique, Rome y a des droits particuliers. Le gouvernement entendrait ainsi vérifier que Vivendi a respecté ses obligations d’informations au fil des étapes de sa prise de contrôle et notamment lors de la nomination d’un nouveau directeur général. Dans la classe politique transalpine, certains poussent même l’exécutif à aller plus loin, et à envisager une séparation du réseau de Telecom Italia pour mieux protéger les intérêts nationaux. Et, de façon générale, Rome évoque la possibilité de s’armer davantage contre les «raids» sur les sociétés cotées italiennes.

 

 

Nationalisation STX France :une vraie menace ?

    • Nationalisation STX France :une vraie menace ?
    • C’est une menace que fait planer la France après le refus du gouvernement italien de partager le pouvoir dans cette entreprise. Une menace cependant qui a peut-être peu de chances d’être entendue parler l’Italie dans la mesure où actuellement nombre d’entreprises françaises s’approprient  des entreprises italiennes par exemple dans les télécoms. Du coup on pourrait aboutir à un accord pour une participation de l’État français dans STX qui lui confère un réel pouvoir de blocage. L’enjeu est en effet de se protéger des risques de délocalisation d’une entreprise techniquement très performante et financièrement rentable. La crainte porte sur le risque de transfert à l’étranger du savoir-faire français dans des domaines où le pays fait preuve à la fois d’une grande technicité et d’une bonne compétitivité. La France a lancé mercredi un ultimatum à l’Italie dans le dossier STX France, menaçant de nationaliser les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) si Rome n’accepte pas un partage à 50-50 de son capital avec des intérêts publics hexagonaux. « Les Italiens ont jusqu’à jeudi pour se décider sur le sujet », a dit le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sur Franceinfo ce mercredi matin. « Si jamais nos amis italiens nous disent ‘cette proposition ne nous va pas’, l’Etat français exercera son droit de préemption sur STX France pour que nous puissions rouvrir le dossier », a-t-il indiqué. En Italie, l’administrateur délégué du groupe Fincantieri, qui souhaite conserver la majorité de STX depuis qu’il en a racheté les deux tiers - le dernier tiers étant dans les mains de l’Etat français – auprès de sa maison mère sud-coréenne en difficulté au printemps, a réagi en déclarant qu’il n’avait pas un « besoin à tout prix » des chantiers de Saint-Nazaire. « Nous sommes Européens et, sur STX (France), nous ne pouvons accepter d’être moins bien traités que des Coréens », a dit Giuseppe Bono, patron de Fincantieri, lors d’une conférence téléphonique. Une source proche du Trésor italien avait rejeté mardi soir la proposition française d’un partage à 50-50 des chantiers de Saint-Nazaire, déclarant : « La ligne rouge c’est, au minimum, une participation légèrement majoritaire et un contrôle du conseil. »La France dispose jusqu’à vendredi d’un droit se préemption sur la totalité du capital. Elle avait déjà brandi la menace d’une nationalisation temporaire lors des discussions qui ont abouti en avril à un accord prévoyant le rachat de 55% STX France de Saint-Nazaire par le groupe public italien (pour 48%) associé à une fondation transalpine (7%). « L’accord négocié par le précédent gouvernement ne nous satisfait pas », a souligné Bruno Le Maire, se faisant l’écho des propos tenus fin mai par Emmanuel Macron. « Nous ne voulons prendre aucun risque (…) dans un site industriel aussi stratégique de Saint-Nazaire », spécialisé dans la construction de paquebots mais aussi de très grandes coques comme celle d’un porte-avions, a-t-il encore dit. « Parce que c’est un site stratégique, nous refuserons de laisser une majorité à un investisseur étranger. » Les dernières propositions françaises, dévoilées mardi par le ministre de l’Economie, laisseraient à Fincantieri 50% du capital, le reste étant détenu par des intérêts publics français (l’Etat, Naval Group, Bpifrance) et le personnel. Paris y a ajouté une offre de coopération renforcée entre la France et l’Italie dans le naval militaire. Pour Bruno Le Maire, qui a évoqué un montant de « dizaines de millions d’euros » nécessaire à l’opération, une nationalisation temporaire permettrait de donner du temps « pour renégocier un nouveau pacte d’actionnaires dans des conditions très sereines ».

Le PDG d’Air France-KLM menace le SNPL

Le PDG d’Air France-KLM  menace le SNPL

Jean-Marc Janaillac le PDG d’Air France-KLM et président d’Air France a écrit au pilote ce mardi, pour «attirer leur attention sur les enjeux qui s’y attachent et souligner les conséquences du choix qu’auront à effectuer ceux d’entre eux qui y participeront ». Cette consultation a été lancée par le bureau du SNPL Air France sur ce propre proposition corporative avec l’emblématique négociations ». Ce « souci d’ouverture » qui l’a conduit, lui et Franck Terner, le directeur général d’Air France, à « accepter à plusieurs reprises de faire évoluer le contenu du projet d’accord dans le sens souhaité par les représentants « (du SNPL), « ne doit pas être pris pour de la faiblesse ». « Aujourd’hui, nous sommes parvenus au bout de ce que nous pouvions accepter, y compris sur les points sur lesquels nous ne sommes pas parvenus à un accord avec le bureau du SNPL », assure-t-il. « Ainsi qu’il a été  indiqué au Président du SNPL, le seul projet d’accord sur lequel nous sommes aujourd’hui engagés, et que nous sommes susceptibles de signer, est celui que nous avons proposé à la signature des syndicats de pilotes à questions la suite de plusieurs mois de négociation avec eux. La version portée par le bureau du SNPL n’engage que lui. Dans le triple choix compliqué qui vous est proposé aujourd’hui, il doit être très clair que voter en faveur du projet porté par le bureau du SNPL revient à voter contre tout accord », explique Jean-Marc Janaillac. Jean-Marc Janaillac s’est montré menaçant en disant que ce projet « indispensable pour remettre durablement Air France sur une trajectoire de croissance profitable » sera créé d’une manière ou d’une autre. «Si le résultat de la consultation conduisait au rejet du projet d’accord que nous avons proposé, ou si celui-ci ne faisait pas l’objet d’une signature rapide, alors que le délai imparti aura été particulièrement long, je convoquerai donc immédiatement le Conseil d’administration d’Air France KLM afin de lui proposer une voie alternative pour y parvenir. Il est en effet de ma responsabilité vis-à-vis d’Air France, de ses personnels et de ses clients que la Nouvelle compagnie soit créée, d’une manière ou d’une autre », a-t-il écrit. Pour certains en interne, cette alternative serait de rattacher ce transporteur non plus à Air France mais à Air France-KLM, sans nécessité de faire appel à des pilotes d’Air France, qui-plus-est avec des contrats d’Air France. Un scénario qui sortirait cette compagnie de l’orbite d’Air France et du SNPL Air France. Et qui priverait les possibilités d’évolution de carrière des pilotes d’Air France. Pour autant, selon de nombreux pilotes, un vote favorable semble se dessiner. Une bonne partie de la base grogne contre le bureau du SNPL qu’ils accusent au mieux de  ralentir la création de cette compagnie.

123456



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol