Archive pour le Tag 'menace'

L’un des derniers sidérurgistes français Ascometal menacé de fermeture

L’un des derniers sidérurgistes français Ascometal menacé de fermeture

1500 emplois sont menacés chez Ascometal. Le groupe sidérurgique français devrait déposer son bilan en début de semaine prochaine, en vue de son placement en redressement judiciaire, ont indiqué samedi des sources concordantes, confirmant une information du Figaro. Le fabricant d’aciers spéciaux (pour la mécanique, l’automobile, l’industrie des hydrocarbures) qui emploie près de 1.550 salariés, devrait « se déclarer en cessation de paiement dans les prochains jours » auprès du tribunal de grande instance de Strasbourg, a déclaré à l’AFP Cyril Brand, élu CFDT de l’entreprise qui possède des sites sidérurgiques à Hagondange (Moselle), Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) Selon le responsable syndical, cette procédure judiciaire, synonyme d’un dépôt de bilan, pourrait être engagée dès lundi prochain 20 novembre. Ascometal devrait être placée dans la foulée en redressement judiciaire, l’objectif étant de trouver « un repreneur sérieux » pour l’entreprise, a-t-il ajouté. Cette ancienne filiale d’Usinor avait déjà été placée en redressement judiciaire en mars 2014, avant d’être reprise en mai 2014 par Frank Supplisson, associé à des investisseurs français et européens, sous la houlette du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.  Lors d’une interview en octobre 2017, l’actuel ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait évoqué la fragilité financière du groupe, critiquant les choix effectués en 2014 sous l’égide d’Arnaud Montebourg. « Il y avait une proposition d’achat par des investisseurs étrangers solides ». Le ministre fait ici notamment allusion à la proposition de rachat d’un industriel brésilien, retoqué au nom du patriotisme économique. Mais il « a préféré bâtir de bric et de broc une solution franco-française qui est tombée quelques années plus tard » et « qui menace désormais les salariés », avait-il dénoncé.

 

Terrorisme : pour 92% des Français, la menace est élevée

  • Terrorisme : pour 92% des Français, la menace est élevée

21% des Français se sentent moins en sécurité depuis la levée de l’état d’urgence Selon une étude Ifop et  92% des Français considèrent la menace terroriste élevée.  »Le sentiment de menace est maximal. Les Français ont complètement intériorisé cette menace, avec une opinion extrêmement homogène », analyse Frédéric Dabi directeur général adjoint de l’Ifop. La menace est considérée particulièrement élevée pour les partisans de La République en Marche (96%), des Républicains (99%) ou du Front national (98%), alors qu’elle est plus basse chez ceux qui se disent proches du Parti socialiste (86%) ou de la France insoumise (83%). Mais les différences entre partis restent faibles.  »Tout se passe comme si les clivages entre droite et gauche, entre jeunes et vieux, habituellement suscités par la thématique de la sécurité avaient été cannibalisés, phagocytés par la question terroriste », poursuit Dabi. Le sondage interroge le sentiment de sécurité depuis la levée de l’état d’urgence remplacé pour une nouvelle loi antiterroriste. Sur ce point, le constat est moins positif pour le gouvernement. Si une grande majorité dit se sentir autant en sécurité qu’avant (73%), ceux qui se sentent moins en sécurité sont majoritaire (21%) par rapport à ceux qui se sentent plus en sécurité (5%).

 

Catalogne : Puigdemont, menacé de 30 ans prison

Catalogne : Puigdemont, menacé de 30 ans prison

On ne peut pas dire que Madrid recherche réellement l’apaisement en Catalogne avec cette menace de 30 ans de prison qui plane sur la tête de Carles Puigdemont. Madrid voudrait jeter de l’huile  sur le feu qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Certes on peut considérer que le référendum du 1er octobre concernant l’indépendance était à la fois illégal et non représentatif. Pour autant en multipliant les actes de répression, Madrid donne le sentiment de rechercher la provocation. Il est clair qu’il aurait été politiquement plus intelligent d’attendre le résultat des nouvelles élections prévues le 21 décembre avant d’engager un processus de répression qui ne peut que diviser encore un peu plus la population catalane. Carles Puigdemont  n’est évidemment pas sans responsabilité mais Madrid en multipliant les actes répressifs contribuent largement à encourager la division en Catalogne. La présidente destituée du Parlement catalan, Carme Forcadell (et 5 autres responsables), va être prochainement convoquée devant la Cour suprême en vue de son inculpation après la déclaration d’indépendance de la région espagnole, a annoncé mardi à l’AFP une source judiciaire. Le parquet général de l’Etat a par ailleurs demandé l’inculpation, pour les mêmes faits, du président catalan destitué Carles Puigdemont. L’Audience nationale, tribunal spécialisé dans les affaires complexes, n’a pas encore annoncé si elle acceptait cette requête pour laquelle elle est compétente selon le parquet. La majorité indépendantiste du parlement catalan a voté vendredi une déclaration d’indépendance de sa région, immédiatement mise sous tutelle par Madrid, qui a destitué son exécutif, dissout le parlement, convoqué des élections régionales pour le 21 décembre et menacent maintenant les responsables catalans de 15 à 30 ans de prison pour actes de rébellion et sédition. Visiblement Rajoy n’est guère adepte de la « clémence de d’Auguste » et instrumentalise l’affaire Catalane pour  renforcer un pouvoir qui était affaibli avant ces événements.

Les Républicains : Baroin menace Vauquiez de revenir

 

Les Républicains : Baroin menace Vauquiez de revenir

 

 

 

 

François Baroin avait décidé comme d’autres grands leaders des Républicains de s’éloigner de l’appareil et même de prendre un peu de champ avec la vie politique. Cependant devant les menaces de droitisation de son parti, il adresse une sorte d’avertissement aux radicaux de son organisation et en particulier à son futur responsable, Laurent Wauquiez. Si la ligne politique des Républicains devait être encore plus ultra droitière au point même de se rapprocher dangereusement du Front National voire même de passer une alliance avec cette dernière organisation, François Baroin indique qu’il pourrait alors revenir. Certes François Baroin n’est pas le seul responsable à prendre ses distances avec l’appareil des Républicains, d’autres l’ont également déjà fait notamment Xavier Bertrand, Christian Estrosi encore Valérie Pécresse. Cependant la menace de François Baroin prend une dimension particulière car c’est sans doute le leader des républicains qui est le seul à faire l’unanimité dans son parti. Comme il l’a assuré mercredi soir sur le plateau de Quotidien, François Baroin n’exclut toutefois pas l’idée d’un retour en politique. Mais dans un seul cas de figure: s’il voit sa famille politique briser la digue que Jacques Chirac avait érigée face à l’extrême droite. «J’ai été de tous les combats de la droite de ces 25 dernières années contre le Front National, a rappelé François Baroin. Tout ce qui de près ou de loin se rapprochera sous cette forme d’une coalition avec des gens du FN, je m’y opposerai de toutes mes forces. Ça sera peut-être une des causes, éventuellement, d’un possible retour».

 

L’équilibre budgétaire menacé par la suppression de la taxe sur les dividendes

L’équilibre budgétaire menacé par la suppression de la taxe sur les dividendes

 

Une taxe considérée comme  illégale qui risque de coûter cher au budget et même de mettre en cause la réduction du déficit.   La fin de la taxe de 3% sur les dividendes  a en effet été sous-estimée et pourrait coûter 10 milliards d‘euros à l‘Etat selon une nouvelle évaluation du ministère de l‘Economie et des Finances, rapporte le Figaro dans son édition à paraître vendredi. Dans son projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022, le gouvernement a estimé que l’État pourrait avoir à rembourser 300 millions d’euros en 2018, puis 1,8 milliard chaque année en 2019, 2020 et 2021, aux entreprises qui ont dû s’acquitter de cette taxe ces dernières années, ce qui représente un coût total de 5,7 milliards d’euros. Saisi en juillet par le Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a estimé vendredi que cette différence de situation méconnaissait les « principes d’égalité devant la loi et devant les charges publiques » et jugé dès lors que c’était « contraire à la Constitution ». Cette contribution avait été mise en place en 2012 peu après l’arrivée de François Hollande à la présidence pour compenser une perte de recettes budgétaires et encourager les entreprises à réinvestir leurs bénéfices. Au-delà du manque à gagner, c‘est surtout le coût des contentieux engagés par les grands groupes qui devrait peser sur les finances publiques. Le gouvernement a prévu dans le budget 2018 une provision de 300 millions d‘euros pour ces litiges. “Si le gouvernement ne compense pas le coût du contentieux par des économies ou des recettes supplémentaires, l‘objectif de parvenir à 2,6% de déficit par rapport au PIB en 2018 sera largement dépassé”, écrit Le Figaro. Selon Le Figaro, l‘exécutif négocie par ailleurs avec l‘Association française des entreprises privées (Afep), qui regroupe les grands groupes, pour étaler ses remboursements sur dix ans.

Alstom menacé en France ?

Alstom menacé en France ?

 

Pas sûr que le démantèlement Alstom avec le rachat d’une part de la branche énergie par GE et le repliement de l’entreprise sur le matériel ferroviaire constitue une bonne opération pour la France. Pour preuve GE  a annoncé son intention de supprimer 600 emplois.  Par ailleurs en dépit du regroupement avec Siemens,  la branche ferroviaire française pourrait bien être très menacée. Des menaces qui ne sont pas nouvelles car chacun sait que le marché international de matériel ferroviaire enregistre une nette dépression. Le site de Belfort peut espérer un plan de charge satisfaisant pour encore deux ans avec les commandes de l’État. D’autres commandes pourraient permettre de tenir ce plan de charge pendant environ quatre à cinq ans. Au-delà c’est la présence d’Alstom en France qui pourrait être mis en cause. Il y a à peine un an les industriels avaient prévu une baisse d’environ 20 % des matériels ferroviaires à horizon 2020. Or il se trouve que cette prévision était encore trop optimiste et que la baisse sera plus proche de 30 %. Le regroupement avec Siemens s’est avéré incontournable, il était d’ailleurs depuis des années. Mais ce regroupement va générer des doubles emplois qui avec la baisse des commandes va peser encore plus négativement sur les effectifs. La réalité est bien là: « Il y aura évidemment des réductions de postes car le marché est en crise pour les dix prochaines années, confie un proche d’Alstom. C’est pour cela que les deux groupes se sont engagés à maintenir l’emploi en France et en Allemagne pendant quatre ans ». Entre 2000 et 3000 postes pourraient être touchés selon le niveau de charge des usines en France, estime cette source. À ce jour, la charge est assurée pour les deux années à venir, notamment grâce aux commandes de 15 TGV de l’État il y a un an. « Nous saurons en 2019 quelle sera la charge des usines à l’horizon 2022″, explique un autre cadre d’Alstom. 2022 sera la date limite de l’engagement du groupe pour préserver les sites français.  Les ambitions financières d’Alstom et Siemens parlent d’elles-mêmes. Les fameuses synergies cachent inévitablement des coupes dans les emplois. « L’essentiel des 470 millions d’euros de synergies seront réalisées sur les baisses d’effectifs, décrypte un bon connaisseur. À 150.000/200.000 euros d’économies de coûts par poste supprimé, on atteint vite les 2000 suppressions de postes ». En ligne de mire, la pérennité de l’usine de Belfort n’est toujours pas assurée. Il y a un an, Alstom prévoyait de transférer la production de ce site à Reichshoffen, en Alsace. « Depuis, l’activité s’est dégradée, note un expert. Il n’y a pas de raison que ce projet ne se justifie plus ».

 

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

 

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

La menace d’un conflit armé découle surtout de la personnalité de deux chefs d’Etat sans doute aussi fou l’un que l’autre. Kim Jong-un,  le chef d’état coréen Kim Jong-un affame son pays pour une illusoire force nucléaire ; la plupart de la population souffre de carence alimentaire, le pays est l’un des dernier pays complètement fermé, la répression est impitoyable. Le chef d’Etat a exécuté plusieurs membres de sa famille par crainte de perdre e pouvoir. Sa seule ambition, monter sa puissance militaire pour dissimuler la misère. De son coté, Trump est un chef d’Etat très affaibli qui pourrait être tenté par un conflit armé pour, lui aussi, masquer ses difficultés internes. Les deux intéressés souffrent de dérèglements psychologiques notoires.    L’escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord a encore franchi une nouvelle étape dans la nuit de mercredi à jeudi, Pyongyang ripostant que seule la force pouvait fonctionner sur un président américain « dépourvu de raison». UN compliment qui pourrait être retourné au dictateur.  Le régime nord-coréen a précisé en outre le calendrier son projet de tir de missile vers l’île de Guam, rattachée au Etats-Unis. Le ton entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, déjà acrimonieux, est brutalement monté mardi, Donald Trump promettant « le feu et la fureur » en cas de nouvelles menaces et vantant mercredi la puissance de l’arsenal nucléaire américain. La Corée du Nord a annoncé jeudi l’élaboration d’ici mi-août d’un plan de « tir simultané » de quatre missiles de portée intermédiaire à 30 à 40 km l’île de Guam. Le projet sera ensuite soumis au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui décidera de son exécution, a précisé l’agence officielle KCNA, citant le général Kim Rak Gyom, commandant des forces stratégiques de l’Armée populaire de Corée. Le plan vise à « empêcher les forces ennemies sur les principales bases militaires de Guam et à lancer un avertissement crucial aux Etats-Unis », a-t-il déclaré. L’armée sud-coréenne a dénoncé jeudi les déclarations du Nord sur Guam et s’est dite prête à intervenir immédiatement en cas de nouvelle provocation. Aucune activité militaire inhabituelle n’a été observée en Corée du Nord, a-t-elle ajouté. Le Japon pourrait légalement intercepter un missile dirigé vers Guam en vertu de l’alliance américano-japonaise, a déclaré jeudi le ministre de la Défense japonais Itsunori Onodera devant la chambre basse du Parlement, cité par l’agence Kyodo. Les experts doutent cependant de la capacité des Forces d’autodéfense japonaises à abattre un missile survolant le territoire japonais. Si la Corée du Nord menace régulièrement de détruire les Etats-Unis, la quantité de précisions fournies dans ce rapport est inhabituelle. Pour Masao Okonogi, professeur émérite spécialiste de la Corée du Nord à l’université japonaise de Keio, l’annonce ressemble plus à un avertissement qu’à une menace. « Je pense que c’est un message pour dire qu’ils prévoient de bouger les tests de missiles de la mer du Japon vers des zones autour de Guam », plus au sud dans la mer des Philippines, a-t-il dit à Reuters. « En fournissant un préavis, ils envoient également le message tacite que ce qu’ils vont faire n’est pas une véritable attaque. » Le gouverneur de l’île, Eddie Calvo, a estimé que l’annonce nord-coréenne témoignait d’une « position de peur » et a répété que le niveau de menace n’avait pas été relevé.

Fiscalité des multinationales de l’internet : Lemaire menace veut taxer en France

Fiscalité des multinationales  de l’internet : Lemaire menace veut  taxer en France

Bruno Lemaire, ministre de l’économie menace de taxer en France les GAFA si l’Europe n’harmonise pas la fiscalité.  L’optimisation fiscale ne touche pas que les GAFA mais la plupart des grandes multinationales. De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’externaliser les profits dans un pays à la fiscalité avantageuse et d’internaliser les coûts où au contraire la pression fiscale est forte. Différentes méthodes sont utilisée comme la localisation bidon dans un paradis fiscal (une simple boite aux lettres comme siège social  comme ils en existent au Luxembourg et dans des pays exotiques), la surfacturation des prestations entre filiales, la minimisation des chiffres d’affaires et leurs transferts dans des pays fiscalement tolérants. Tout cela avec parfois la complicité de la justice. Exemple Google, récemment condamné  à une amende fiscale de 2,4 milliards et annulé par le tribunal administratif au motif que Google ne disposait pas d’un établissement « stable » en France. Justement ce qui lui est reproché !  Mais cette optimisation fiscale ne concerne pas seulement Google, Amazon, Facebook ou Apple mais toutes les multinationales y compris françaises.  L les pratiques d’optimisation fiscale des géants du Net comme Google, Apple, Facebook, Amazon ou encore Airbnb, qui paient un impôt dérisoire par rapport aux millions d’euros de chiffre d’affaires qu’ils réalisent dans le pays, apparaissent de plus en plus insupportables aux yeux de l’opinion. Hier encore, Le Parisien révélait qu’Airbnb a payé moins de 100.000 euros d’impôts en France en 2016, soit autant qu’une PME, alors qu’il s’agit de son deuxième marché mondial derrière les Etats-Unis. C’est pourquoi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est fendu d’un communiqué menaçant lundi soir. Le locataire de Bercy réclame une harmonisation fiscale menée à l’échelle européenne, « dans des délais raisonnables« , pour aboutir à une « juste imposition » des entreprises du numérique « dans les pays où leurs profits sont réalisés« . Pour cela, Bruno Le Maire réclame une harmonisation, à l’échelle européenne, du taux d’imposition sur les sociétés. « L’Europe doit mettre fin aux divergences des législations nationales, exploitées par les entreprises dans un but d’optimisation, ainsi qu’à la concurrence entre Etats », affirme-t-il dans le communiqué. Car aujourd’hui, les opérations européennes des géants du numérique ne sont imposables que dans le pays où elles ont implanté leur filiale. Google vient ainsi d’échapper à un redressement fiscal de 1,115 milliard d’euros en France, car le tribunal administratif de Paris n’a pu que constater que sa filiale irlandaise, responsable de ses opérations sur le Vieux Continent, n’était pas imposable en France. « ‘L’Europe doit apprendre à défendre ses intérêts économiques avec beaucoup plus de fermeté. C’est ce que fait la Chine, c’est ce que font les États-Unis. Quand vous opérez en France, vous devez y payer des impôts. Vous ne pouvez pas profiter de faire du business en France ou en Europe, sans payer des impôts comme en paient les entreprises françaises ou européennes en France ou en Europe » déclare Lemaire. Bercy veut ainsi limiter l’impôt sur les sociétés à 25%, contre 33% actuellement, « afin de rejoindre la moyenne européenne« . Le ministre de l’Economie estime « qu’on ne peut plus continuer » d’avoir dans la zone euro 19 membres et 19 niveaux de fiscalité différents. La question de l’harmonisation fiscale en Europe, qui relève à la fois du protectionnisme économique et de la souveraineté, est un vieux serpent de mer dont on parle depuis des années. Les obstacles sont nombreux, déjà pour harmoniser la fiscalité entre la France et l’Allemagne, puis pour pousser les « petits pays » comme l’Irlande et le Luxembourg, qui attirent les géant du numérique avec une fiscalité très avantageuse, à jouer le jeu. C’est pourquoi Bruno Le Maire précise dans son communiqué que « la France est attachée à ce que ces initiatives puissent aboutir dans des délais raisonnables« . Sans préciser ce qu’est un « délai raisonnable« , il indique que si tel n’était pas le cas,  »elle en tirerait les conséquences dans sa législation nationale« .

Effet STX : l’Italie menace les investissements de Vivendi

Effet STX : l’Italie menace les  investissements de Vivendi

 

 

Dans un article précédent,  nous attirons l’attention sur le fait que la menace de nationalisation par la France de STX ne pouvait être que provisoire et même hypothétique. En cause,  le fait que la France a pris des participations financières à hauteur de 36 milliards au cours des cinq dernières années en Italie tandis que ce pays investissait en France seulement 3 milliards. Du coup pour contrebalancer la menace de nationalisation de STX, l’Italie conteste la montée en puissance de Vivendi chez Telecom Italia. L’Italie serait même prête à prendre des dispositions législatives pour limiter les raids financiers étrangers sur ses propres entreprises. Notons qu’hier de 2017, le crédit agricole a aussi fait part de son intention d’absorber trois banques locales italiennes en difficulté. Pour Vivendi Une montée en puissance va lui permettre de prendre la direction de cette importante entreprise Les tensions créées entre la France et l’Italie par la nationalisation de STX au détriment de Fincantieri ont, sans surprise, des conséquences sur Vivendi, dont le développement offensif dans la péninsule fait de longue date grincer des dents. Mercredi, au lendemain de la visite à Rome du ministre français Bruno Le Maire, le gouvernement italien a demandé l’ouverture d’une enquête concernant les conditions de la montée en puissance de Vivendi chez Telecom Italia. Le groupe français détient 24 % de l’opérateur historique transalpin, dont il a pris les commandes du conseil d’administration après l’assemblée générale début mai. Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, en est depuis devenu président du conseil. Surtout, c’est un homme de Vivendi, Amos Ganesh, qui a été désigné le 28 juillet pour remplacer le directeur général de Telecom Italia. L’Italie fera valoir ses droits «avec intransigeance», a déclaré le ministre Carlo Calenda devant les députés mercredi. Parce que Telecom Italia est une entreprise stratégique, Rome y a des droits particuliers. Le gouvernement entendrait ainsi vérifier que Vivendi a respecté ses obligations d’informations au fil des étapes de sa prise de contrôle et notamment lors de la nomination d’un nouveau directeur général. Dans la classe politique transalpine, certains poussent même l’exécutif à aller plus loin, et à envisager une séparation du réseau de Telecom Italia pour mieux protéger les intérêts nationaux. Et, de façon générale, Rome évoque la possibilité de s’armer davantage contre les «raids» sur les sociétés cotées italiennes.

 

 

Nationalisation STX France :une vraie menace ?

    • Nationalisation STX France :une vraie menace ?
    • C’est une menace que fait planer la France après le refus du gouvernement italien de partager le pouvoir dans cette entreprise. Une menace cependant qui a peut-être peu de chances d’être entendue parler l’Italie dans la mesure où actuellement nombre d’entreprises françaises s’approprient  des entreprises italiennes par exemple dans les télécoms. Du coup on pourrait aboutir à un accord pour une participation de l’État français dans STX qui lui confère un réel pouvoir de blocage. L’enjeu est en effet de se protéger des risques de délocalisation d’une entreprise techniquement très performante et financièrement rentable. La crainte porte sur le risque de transfert à l’étranger du savoir-faire français dans des domaines où le pays fait preuve à la fois d’une grande technicité et d’une bonne compétitivité. La France a lancé mercredi un ultimatum à l’Italie dans le dossier STX France, menaçant de nationaliser les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) si Rome n’accepte pas un partage à 50-50 de son capital avec des intérêts publics hexagonaux. « Les Italiens ont jusqu’à jeudi pour se décider sur le sujet », a dit le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sur Franceinfo ce mercredi matin. « Si jamais nos amis italiens nous disent ‘cette proposition ne nous va pas’, l’Etat français exercera son droit de préemption sur STX France pour que nous puissions rouvrir le dossier », a-t-il indiqué. En Italie, l’administrateur délégué du groupe Fincantieri, qui souhaite conserver la majorité de STX depuis qu’il en a racheté les deux tiers - le dernier tiers étant dans les mains de l’Etat français – auprès de sa maison mère sud-coréenne en difficulté au printemps, a réagi en déclarant qu’il n’avait pas un « besoin à tout prix » des chantiers de Saint-Nazaire. « Nous sommes Européens et, sur STX (France), nous ne pouvons accepter d’être moins bien traités que des Coréens », a dit Giuseppe Bono, patron de Fincantieri, lors d’une conférence téléphonique. Une source proche du Trésor italien avait rejeté mardi soir la proposition française d’un partage à 50-50 des chantiers de Saint-Nazaire, déclarant : « La ligne rouge c’est, au minimum, une participation légèrement majoritaire et un contrôle du conseil. »La France dispose jusqu’à vendredi d’un droit se préemption sur la totalité du capital. Elle avait déjà brandi la menace d’une nationalisation temporaire lors des discussions qui ont abouti en avril à un accord prévoyant le rachat de 55% STX France de Saint-Nazaire par le groupe public italien (pour 48%) associé à une fondation transalpine (7%). « L’accord négocié par le précédent gouvernement ne nous satisfait pas », a souligné Bruno Le Maire, se faisant l’écho des propos tenus fin mai par Emmanuel Macron. « Nous ne voulons prendre aucun risque (…) dans un site industriel aussi stratégique de Saint-Nazaire », spécialisé dans la construction de paquebots mais aussi de très grandes coques comme celle d’un porte-avions, a-t-il encore dit. « Parce que c’est un site stratégique, nous refuserons de laisser une majorité à un investisseur étranger. » Les dernières propositions françaises, dévoilées mardi par le ministre de l’Economie, laisseraient à Fincantieri 50% du capital, le reste étant détenu par des intérêts publics français (l’Etat, Naval Group, Bpifrance) et le personnel. Paris y a ajouté une offre de coopération renforcée entre la France et l’Italie dans le naval militaire. Pour Bruno Le Maire, qui a évoqué un montant de « dizaines de millions d’euros » nécessaire à l’opération, une nationalisation temporaire permettrait de donner du temps « pour renégocier un nouveau pacte d’actionnaires dans des conditions très sereines ».

Le PDG d’Air France-KLM menace le SNPL

Le PDG d’Air France-KLM  menace le SNPL

Jean-Marc Janaillac le PDG d’Air France-KLM et président d’Air France a écrit au pilote ce mardi, pour «attirer leur attention sur les enjeux qui s’y attachent et souligner les conséquences du choix qu’auront à effectuer ceux d’entre eux qui y participeront ». Cette consultation a été lancée par le bureau du SNPL Air France sur ce propre proposition corporative avec l’emblématique négociations ». Ce « souci d’ouverture » qui l’a conduit, lui et Franck Terner, le directeur général d’Air France, à « accepter à plusieurs reprises de faire évoluer le contenu du projet d’accord dans le sens souhaité par les représentants « (du SNPL), « ne doit pas être pris pour de la faiblesse ». « Aujourd’hui, nous sommes parvenus au bout de ce que nous pouvions accepter, y compris sur les points sur lesquels nous ne sommes pas parvenus à un accord avec le bureau du SNPL », assure-t-il. « Ainsi qu’il a été  indiqué au Président du SNPL, le seul projet d’accord sur lequel nous sommes aujourd’hui engagés, et que nous sommes susceptibles de signer, est celui que nous avons proposé à la signature des syndicats de pilotes à questions la suite de plusieurs mois de négociation avec eux. La version portée par le bureau du SNPL n’engage que lui. Dans le triple choix compliqué qui vous est proposé aujourd’hui, il doit être très clair que voter en faveur du projet porté par le bureau du SNPL revient à voter contre tout accord », explique Jean-Marc Janaillac. Jean-Marc Janaillac s’est montré menaçant en disant que ce projet « indispensable pour remettre durablement Air France sur une trajectoire de croissance profitable » sera créé d’une manière ou d’une autre. «Si le résultat de la consultation conduisait au rejet du projet d’accord que nous avons proposé, ou si celui-ci ne faisait pas l’objet d’une signature rapide, alors que le délai imparti aura été particulièrement long, je convoquerai donc immédiatement le Conseil d’administration d’Air France KLM afin de lui proposer une voie alternative pour y parvenir. Il est en effet de ma responsabilité vis-à-vis d’Air France, de ses personnels et de ses clients que la Nouvelle compagnie soit créée, d’une manière ou d’une autre », a-t-il écrit. Pour certains en interne, cette alternative serait de rattacher ce transporteur non plus à Air France mais à Air France-KLM, sans nécessité de faire appel à des pilotes d’Air France, qui-plus-est avec des contrats d’Air France. Un scénario qui sortirait cette compagnie de l’orbite d’Air France et du SNPL Air France. Et qui priverait les possibilités d’évolution de carrière des pilotes d’Air France. Pour autant, selon de nombreux pilotes, un vote favorable semble se dessiner. Une bonne partie de la base grogne contre le bureau du SNPL qu’ils accusent au mieux de  ralentir la création de cette compagnie.

Législatives : Philippot menacé en Moselle

Législatives : Philippot menacé en Moselle

 

Pas moins de 16 candidats pour menacer Philippot en Moselle. Tous les adversaires de Philippot brocardent le « candidat TGV » et la « madone de BFM TV », le Parisien accusé de préférer les plateaux de télévision aux cités minières même s’il s’en défend et souligne qu’il dispose d’un pied à terre à Forbach.    D’aucuns s’interrogent sur la stratégie du numéro 2 du Front national qui a démissionné du conseil municipal après un an et demi pour siéger au conseil régional où il s’implique peu.    L’ampleur du vote en faveur d’un parti qui prône le protectionnisme, la fin de l’euro et le retour au contrôle des frontières, particulièrement fort dans les cités minières, n’interroge pas moins dans un bassin d’emploi où le redémarrage économique passe de l’avis de tous les candidats par des liens plus étroits avec l’Allemagne. Un pays où l’on peut passer ici par inadvertance, en traversant une rue.     Le taux de chômage dans la zone d’emploi avoisine les 13%.    « Il y a une vraie désespérance, mais ce n’est pas un discours d’adhésion (au Front national). On était une société très encadrée, très policée, quasi-militaire et tout s’est effondré », estime François Dosso, ancien responsable de la CFDT mineurs au sein des Houillères des bassins de Lorraines (HBL) dont le dernier puits a fermé en 2004.    Des entreprises ont néanmoins recommencé à s’installer, comme dans l’Eurozone de Forbach qui abrite une pépinière transfrontalière ou au sein de l’ancienne tour de bureaux des HBL, à Freyming Merlebach, rachetée et réhabilitée par un investisseur privé, où une vingtaine de sociétés ont créé ou relocalisé 600 emplois en dix ans.

Affaires Front national : Marine Le Pen menace les fonctionnaires

Affaires Front national : Marine Le Pen menace les fonctionnaires

 

L’étau se resserre autour de Marine le Pen avec notamment trois affaires. Il y a l’affaire des emplois fictifs des faux  assistants parlementaires européens, celle concernant la fausse  déclaration de patrimoine de Marine Le Pen et sans doute la plus grave : celle du  détournement de fonds publics avec la vente d’investiture aux candidats FN (17 000 € supposés représenter le prix de tracts !). Plusieurs mises en examen ont déjà été signifiés au Front National y compris au trésorier. D’autres pourraient être signifiés assez rapidement ce qui conduit Marine Le Pen a adressé une menace aux fonctionnaires qui devront rendre des comptes si elle est élue. «Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote», a prévenu la candidate pendant son discours. Discours clairement fascisants qui confirment la vraie nature du projet politique du front national. En outre Marine Le Pen refuse d’être entendu sur les affaires en cours en s’abritant derrière le parapluie de l’immunité parlementaire. En effet  Marine Le Pen a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne se rendrait pas aux convocations des enquêteurs, une attitude qu’elle entend maintenir jusqu’à la fin des élections législatives en juin prochain. Une forme de trêve judiciaire qu’elle entend s’octroyer grâce, notamment, à son immunité de parlementaire européen. Une «trêve» réclamée par l’avocat de la fille de Jean-Marie Le Pen, mais que «rien ne justifie» a rétorqué dimanche dans le JDD  le garde des Sceaux. Marine Le Pen n’a pas toujours été partisane de tels temps morts de la justice comme le montre une vidéo de France 2 datée 30 janvier 2004, dans laquelle elle s’offusque d’une affaire d’emploi fictif visant Alain Juppé. «Tout le monde a piqué de l’argent dans la caisse, sauf le Front national. Et on trouve ça normal? Oh ben non, ce n’est pas très grave, à la limite, les Français en ont marre. Mais les Français n’en ont pas marre d’entendre parler des affaires, ils en ont marre qu’il y ait des affaires. Ils en ont marre de voir des élus qui détournent de l’argent. C’est scandaleux!», s’indignait alors la présidente du FN.

 

« Fillon, une menace pour la démocratie » (Bayrou)

 « Fillon, une menace pour la démocratie »  (Bayrou)

 

 

François Bayrou estime que le maintien de Fillon comme candidat constitue une véritable menace pour la démocratie. Pour lui,  Fillon altère l’image de la France au plan international et alimente la défiance des Français vis-à-vis de la démocratie. Il critique les pratiques de François Fillon, dénonce la brutalité de son programme inspiré par des puissances d’argent entre (axa notamment) qui l’ont rémunéré. Le président du Modem François Bayrou a donc une nouvelle fois plaidé dimanche pour un retrait de la candidature de François Fillon en vue de la présidentielle, déclarant sur France 3 que son maintien constituait une menace non seulement pour l’alternance mais aussi pour la démocratie. Interrogé sur le candidat Les Républicains, fragilisé depuis plusieurs semaines par des révélations dans la presse concernant des soupçons d’emplois fictifs dont sa famille aurait profité, le dirigeant centriste a une nouvelle fois appelé le député de Paris à se retirer. « Je pense qu’il a des décisions à prendre et il aurait dû les prendre (…) parce qu’il est en train de menacer l’alternance, de menacer y compris son camp ou sa famille politique », a déclaré le maire de Pau, qui n’a toujours pas précisé ses intentions en vue du scrutin d’avril-mai. Pour François Bayrou, qui avait soutenu Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire à droite, les répercussions vont encore au-delà. « Il faut que nous mesurions que la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes détruit l’image de la France hors de nos frontières et détruit la confiance des citoyens à l’intérieur », a-t-il déclaré. « Sur le fond des attitudes, des pratiques, de ce qui est accepté, de ce qui est défendu, de ce qui est revendiqué, alors je considère que ça menace notre démocratie », a encore dit François Bayrou. Le maire de Pau, qui dénonce depuis plusieurs mois le caractère « dangereux », « très dur » et « injuste » du programme de François Fillon, a déjà appelé le député de Paris à se retirer la semaine dernière. Il l’a également accusé d’être sous l’influence « des puissances d’argent », en ciblant les activités de conseil de l’ancien Premier ministre qui soulèvent depuis plusieurs semaines des interrogations. François Bayrou, qui doit dévoiler dans la semaine ses intentions en vue de la présidentielle, s’est déclaré « prêt » en vue de cette échéance, sans pour autant faire d’annonce officielle sur sa décision. « Oui je suis prêt, il faut être prêt, c’est la règle de la vie », a-t-il déclaré alors qu’il était interrogé sur sa capacité à remplir les conditions d’une éventuelle quatrième candidature à l’Elysée, à la fois en termes de parrainages et de financement. « Je n’ai jamais été en effet aussi mûr pour cette élection », a-t-il dit. « Mais ce n’est pas au travers de moi que je pose la question. Je pose la question au travers des menaces immenses qui pèsent sur le pays », a-t-il ajouté.

 

Primaire gauche : Valls en recul, menacé au second tour

Primaire gauche : Valls en recul, menacé au second tour

Manuel Valls est maintenant sérieusement menacé au second tour de la primaire de gauche. Certes il demeure toujours en tête au premier tour mais son avance sur Montebourg se réduit au point que Montebourg pourrait l’emporter. Reste que la marge au second tour est très étroite et que tout dépendra de la participation dont le potentiel est estimé à 2,5 millions d’électeurs mais qui pourrait bien ne rassembler qu’un million. Une faiblesse de participation pourrait favoriser des choix vers les socialistes les plus radicaux comme Montebourg voire Hamon. Un sondage du JDD qui démontre que la gauchisation récente de Manuel Valls a du mal à prendre. Manuel Valls empêtré dans ses contradictions entre son bilan et ses promesses par exemple sur le 49-3. . L’ancien Premier ministre obtient la préférence de 36% des sondés, en recul de neuf points par rapport à la précédente enquête réalisée début décembre dans la foulée du renoncement de François Hollande. Mais attention : la liste définitive des candidats n’était pas encore connue et Vincent Peillon, donné à 9% aujourd’hui, ne s’était pas encore déclaré. Manuel Valls devance donc Arnaud Montebourg, qui recule d’un point à 24%, et Benoît Hamon, qui gagne sept points (21%) et confirme sa progression déjà observée dans une enquête Harris cette semaine. Sylvia Pinel arrive cinquième en recueillant la préférence de 7% des sympathisants de gauche, devant François de Rugy (2%, -3) et Jean-Luc Bennahmias (1%, =). Chez les seuls sympathisants PS, Manuel Valls est à 51% (18% pour Montebourg, 16% pour Hamon). Au second tour, c’est en revanche Arnaud Montebourg qui est préféré à l’ancien chef de gouvernement, à 52% contre 48%. Les rapports s’inversent par rapport au mois dernier puisque Manuel Valls devançait son ancien ministre à 51% contre 49%.  Sondage effectué du 3 au 5 janvier 

Nissan menacé par Trump ?

Nissan menacé par Trump ?

Trump qui s’en est déjà pris à Ford, General Motors et Toyota pourrait bien viser maintenant Nissan qui fabrique au Mexique un quart de ses voitures vendues aux États-Unis  contre certes 30% pour Mazda, un concurrent beaucoup plus petit, mais moins de 10% pour Toyota et Honda. Ensemble, les constructeurs automobiles japonais ont produit environ 1,4 million de véhicules au Mexique sur les 12 mois à fin mars 2016, soit près de 40% de la production automobile totale du pays. Selon l’Organisation du commerce extérieur japonais, ils prévoient de porter cette production à 1,9 million d’ici 2019. Ce chiffre est à mettre à comparaison avec la production des constructeurs japonais aux Etats-Unis, où les trois premiers, Toyota, Nissan et Honda, ont fabriqué environ quatre millions de voitures en 2015. Donald Trump a fait état de son intention de renégocier l’accord de libre-échange Alena entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique et s’est engagé à imposer un droit de douane de 35% sur les voitures exportées du Mexique vers les Etats-Unis. Selon des estimations de JP Morgan, même si ce droit de douane n’était porté qu’à 10%, le résultat opérationnel consolidé de Nissan reculerait de 10,3%, contre -5,5% pour Mazda, -2,2% pour Honda et -0,7% pour Toyota.

(Avec Reuters)

Le piratage de Yahoo : le danger qui menace

Le piratage de Yahoo :le danger qui menace

 

Le piratage massif des données détenues par Yahoo illustre la fragilité des données informatisées. Sans doute ce piratage est-il motivé par des considérations commerciales puisque les noms, adresses et numéros de téléphones sont concernés. (Au dire de Yahoo les numéros de cartes bancaires n’o nt pas été affectés mais cela reste à vérifier). Au delà de préoccupations commerciales,  d’autres motivations  pourraient apporter de graves préjudices, le piratage terroriste ou géopolitique. On a vu récemment par exemple que Moscou était intervenu pour pirater des sites américains pour favoriser l’élection de Trump. Des données sensibles pourraient être visées et des systèmes entiers pourraient même être mis en danger. Se pose évidemment la question de la sécurité et de la confidentialité d’informations stratégiques et ou personnelles. Autre exemple celui des centrales nucléaires dont la sécurité informatique ne semble pas totalement assurée. Le phénomène de la numérisation de toutes les données est sans doute irréversible pour autant cela appelle d’une part une régulation plus sévère par les Pouvoirs publics avec notamment  l’exigence de pare feux  pour éviter des catastrophe techniques, économiques, sociales ou encore géopolitiques.  Le groupe américain a donc annoncé, mercredi 14 décembre, avoir été victime d’une cyberattaque en août 2013 ayant frappé « plus d’un milliard » d’utilisateurs et qui vient s’ajouter à un précédent piratage de 500 millions de ses comptes« Yahoo pense qu’une tierce partie non autorisée a volé, en août 2013, des données liées à plus d’un milliard de comptes d’utilisateurs », écrit le groupe pionnier d’internet dans un communiqué. Les noms, numéros de téléphone ou dates de naissance des clients de Yahoo ont pu être dérobés par les pirates même si Yahoo affirme que les informations relatives à leurs cartes de crédit ou à leurs comptes bancaires n’ont pas été affectées. Selon le groupe qui traverse de grandes difficultés financières, ce nouvel incident est « probablement » distinct de la vaste cyberattaque révélée fin septembre.

 

iTélé : Bolloré menacé par le CSA

iTélé : Bolloré menacé par le CSA

 

Inutile de tourner autour du pot, la télé de Bolloré est accusée d’entrave au pluralisme de l’information. Pas étonnant Bolloré qui a fait le ménage sur Canal devenu une télé anecdotique a procédé de la même manière sur Itélé. D’où la grève qui dure maintenant depuis une vingtaine de jours. Bolloré est autant fait pour faire de la télé que Mélenchon pour faire un archevêque. Il gère les médias d’infos comme ses entreprises en Afrique dont il tire l’essentiel de profits pour son groupe : à coup de serpes ( de dabas !). Bolloré n’est pas un homme de télé ou d’infos. Il a pratiquement tué Canal+ à la ligne éditoriale plus en plus indigente, il va tuer Itélé qui n’est plus regardé que par quelques milliers de téléspectateurs. Indigence, partialité et même vulgarité constitue la ligne de Bolloré sur les principales chaines qu’il contrôle. Du coup le CSA a adressé un avertissement sévère  à Bolloré.   . Dans un communiqué au ton lapidaire, les Sages de l’audiovisuel ont dégainé deux mises en demeure. La première porte sur « des manquements aux exigences d’honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information, dans l’émission Morandini Live ». Un constat qui va dans le sens des grévistes d’iTélé, qui souhaitent le départ de Jean-Marc Morandini. Catapulté à l’antenne par Vincent Bolloré, dont il est proche, malgré sa mise en examen pour « corruption de mineur aggravée », celui-ci s’est notamment illustré en faisant intervenir, lors de sa première sortie, une fausse experte en politique américaine… La seconde mise en demeure, elle, fusille « l’absence de fonctionnement effectif depuis septembre 2015 du comité d’éthique prévu dans la convention de la chaîne, chargé de contribuer au respect du principe de pluralisme ». De quoi, là-encore, donner des arguments aux journalistes frondeurs, qui réclament une charte éthique pour garantir leur indépendance. Et tout simplement avoir les moyens de faire leur travail dans un environnement correct. Le CSA se montre ensuite menaçant : « Faute de remédier à ces manquements, l’éditeur s’expose à des procédures de sanction. » S’inquiétant du bras de fer actuel entre les journalistes et la direction de la chaîne, le CSA rappelle qu’il « n’a pas compétence pour arbitrer un conflit qui relève du droit du travail ». Malgré cela, il rappelle qu’iTélé bénéficie d’« une fréquence publique », et affirme qu’il fera attention à ce que la direction « formule des propositions pour rétablir une offre de programme qui contribue au pluralisme de l’information ». Sur le fond, le Conseil souligne qu’il « demeure très attentif » au respect des engagements pris par l’éditeur « sur la nature du service prévu par la convention ». Mais aussi et surtout à « l’absence de confusion entre information et divertissement ». Dit autrement, pas question de faire n’importe quoi sur une chaîne qui se dit d’information. Les Sages adressent là un sacré avertissement à Vincent Bolloré et à sa volonté d’intervenir sur la ligne éditoriale.

Uber menacé aussi au Royaume-Uni et en France ?

Uber menacé aussi au Royaume uni et en France ?

 

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Un jugement qui pourrait faire jurisprudence celui d’un tribunal anglais. Une condamnation identique a eu  lieu à New York enfin en France l’URSSAF a engagé des poursuites contre Uber aux fins de faire requalifier les contrats.  Un tribunal des prud’hommes anglais a donc donné raison à deux chauffeurs réclamant le statut d’employés. La décision ouvre la voie à des plaintes de dizaines de milliers d’indépendants auxquels les plateformes de transport, mais aussi de livraison, ont recours.  L’entreprise américaine de VTC vient de subir un important revers au Royaume-Uni, où un tribunal du travail, l’équivalent britannique des prud’hommes, a donné raison à deux chauffeurs qui réclamaient le statut d’employés. Le tribunal a précisé que les chauffeurs ne pouvaient pas être considérés comme des travailleurs indépendants, ce que défend ardemment Uber. Cela signifie qu’ils doivent être payés sur la base du salaire minimum en vigueur et qu’ils doivent bénéficier de jours de congés payés. «C’est une victoire monumentale, qui aura un impact hautement positif sur les chauffeurs… mais aussi sur les milliers d’autres travailleurs dans d’autres industries où l’auto-entrepreneuriat est répandu», s’est félicitée Maria Ludkin, directrice des affaires légales du syndicat GMB, qui a soutenu le dossier des chauffeurs. Cette décision ouvre en effet la porte à des milliers de plaintes potentielles, d’abord des 40.000 chauffeurs qui travaillent pour Uber outre-Manche, mais aussi des livreurs œuvrant pour des plateformes comme Deliveroo, originaire du Royaume-Uni. De son côté, Uber a manifesté son intention de faire appel. Valorisée près de 70 milliards de dollars, la société a beaucoup à perdre en cas de requalification. Son modèle repose en effet sur la flexibilité de ses chauffeurs, et leur moindre coût lié à leur statut d’indépendants. Une requalification obligerait l’entreprise à s’acquitter de cotisations sociales. Uber a défendu devant la justice britannique que, pour la plupart, ses chauffeurs appréciaient le statut d’indépendants, qui leur permet de choisir quand ils veulent travailler. L’étau se resserre néanmoins sur le modèle économique du géant américain. La Californie, État d’origine d’Uber, avait été la première l’année dernière à questionner le fonctionnement de l’entreprise et à ouvrir la porte à la requalification de ses chauffeurs en autorisant ces derniers à déposer un recours collectif en ce sens. Menacé, Uber avait alors proposé un accord amiable à 100 millions de dollars pour clore le dossier, ainsi que celui concernant un autre recours, dans le Massachussetts. Cet accord a été invalidé par la justice américaine en août dernier, rouvrant la voie à un procès. Il y a quelques jours, c’était au tour de la justice new-yorkaise de conclure qu’un lien de subordination existe entre Uber et ses chauffeurs. C’est ainsi qu’elle a accordé à deux anciens chauffeurs, dont les comptes avaient été désactivés par la plateforme, le droit de prétendre à des indemnités chômage, leur accordant implicitement le statut d’anciens employés. En France aussi, le débat est ouvert. En mai, l’Urssaf, l’organisme collecteur des cotisations de sécurité sociale, a entamé des poursuites contre Uber pour requalifier le statut de ses chauffeurs.

 

Après Nissan, Jaguar Land Rover menace la Grande-Bretagne

Après Nissan, Jaguar Land Rover menace la Grande Bretagne

 

Encore une déclaration qui ne va pas arranger la tâche de la nouvelle première ministre pour la négociation de l’après brexit. En clair les gros acteurs économiques ne veulent pas de repli de la Grande-Bretagne sur elle-même et même d’un divorce réel avec l’Europe. Dernière déclaration en date celle de Jaguar qui comme d’autres menace de réduire leurs investissements. Jaguar Land Rover a déclaré vendredi qu’il allait « réorienter sa réflexion » sur ses investissements après la décision britannique de sortir de l’Union européenne, ajoutant que si Nissan obtenait de Londres des compensations, les autres constructeurs devaient bénéficier d’un traitement équivalent. Le directeur général du premier constructeur automobile britannique, Ralf Speth, a expliqué dans un entretien à Reuters à l’occasion du Mondial de l’auto à Paris que certains clients en Europe, le plus grand marché de Jaguar Land Rover, ne voulaient plus acheter de voitures britanniques après le vote pour le Brexit. Interrogé sur les propos du PDG de Nissan, Carlos Ghosn, qui a déclaré jeudi qu’il ne s’engagerait pas dans de nouveaux investissements au Royaume-Uni sans accord avec Londres sur des compensations en cas d’éventuels coûts douaniers liés au Brexit, il a répondu: « Nous sommes le seul constructeur automobile du Royaume-Uni à réaliser tous nos travaux de recherche, de conception, d’ingénierie, de planification de la production au Royaume-Uni. Nous voulons bénéficier d’un traitement juste et d’une concurrence équitable au bout du compte. » Il a dit que son entreprise, qui a construit le tiers des 1,6 million de voitures assemblées au Royaume-Uni l’an dernier, pourrait être doublement pénalisée si le Brexit se soldait par l’instauration de droits de douanes sur les exportations de voitures et sur les importations de pièces détachées et de technologie en provenance de l’Union européenne. Ralf Speth a ajouté que la stratégie d’investissement à long terme du groupe n’avait pas changé mais qu’elle devait être repensée après le vote du 23 juin. Il a néanmoins laissé la porte ouverture à de nouveaux investissements dont une usine de batteries électriques et de voitures au Royaume-Uni, si les conditions s’y prêtent.

(Avec Reuters))

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