Archive pour le Tag 'nucléaire'

Nucléaire : Sortir du manichéisme

Nucléaire : Sortir du manichéisme

Michel de Rougemont invite dans le journal l’opinion à sortir du manichéisme

Les démonstrations faites au Danemark ou en Allemagne de la possibilité d’un monde régi par ces seules énergies renouvelables sont trompeuses car ces pays disposent encore de centrales au gaz ou au charbon qui jouent les fourmis permettant aux cigales EnR de chanter de manière aléatoire

 

Hiers Sur Amby Isere le 18/01/2020 , l’ association sortir du nucleaire a organisé  une manifestation sur la route departementale RD65 juste avant la centrale nucleaire le Bugey , l association est contre l installation de 2 nouveaux EPR des reacteurs nucleaires nouvelle generation. Nous demandons la fermeture pure et simple de la centrale assene Jean pierre Collet secretaire de SDN Bugey

Pour des motifs climatiques, le monde a décidé de renoncer au plus vite à l’emploi de combustibles fossiles – charbon, pétrole et gaz – alors que 83 % de son approvisionnement énergétique en est constitué. Cela implique une électrification générale qui doit se traduire par une multiplication par deux ou trois de la production de courant. Ce problème donné, il faut le résoudre et le nucléaire apparaît incontournable.

Alors que le potentiel hydraulique est d’ores et déjà fortement exploité et que la biomasse exige de mobiliser de grandes surfaces au détriment de la diversité des écosystèmes et de la production d’aliments, les efforts portent sur le développement du solaire et de l’éolien, formes de récolte d’énergies dites renouvelables (EnR) ne produisant que par intermittence et non pilotables.

Les démonstrations faites au Danemark ou en Allemagne de la possibilité d’un monde régi par ces seules EnR sont trompeuses car ces pays disposent encore de centrales au gaz ou au charbon qui jouent les fourmis permettant aux cigales EnR de chanter de manière aléatoire.

Renouveler un parc EnR tous les 25-30 ans n’est pas la même chose que les 80 ans qui sont attendus d’une centrale nucléaire moderne. Les promoteurs des EnR évitent de faire ce bilan inclusif

Energies: Ce sera nucléaire et renouvelable (Pascal Canfin )….Avec une administration en plus

Energies: Ce sera nucléaire et renouvelable (Pascal Canfin )

 

Pascal Canfin, député européen et président de la Commission environnement du Parlement, qui a refusé le poste de ministres de l’environnement Reste député européen. Dans une interview JDD il affirme que la stratégie du gouvernement en matière de politique énergétique sera le nucléaire et le renouvelable. Rien de très nouveau dans cette déclaration sinon la perspective d’une administration supplémentaire avec la création du secrétariat général à la planification écologique ! ( Par parenthèse Cela vide un peu plus le ministère de l’environnement)

 

 

Pourquoi n’avez-vous pas souhaité incarner la planification écologique au gouvernement ?
Je pense être très utile là où je suis. J’ai un poste de clé de voute du Green Deal, le pacte vert européen, lancé à pleine vitesse. On modifie plus de 50 lois européennes en même temps ce qui est inédit et c’est ma responsabilité d’aller au bout de cette mission. J’ai beaucoup échangé avec Elisabeth Borne cette semaine et on travaillera en bonne intelligence pour amplifier l’impact de notre action, qui sera très complémentaire. Elle est la bonne personne pour mener à bien cette nouveauté institutionnelle majeure, et dont on ne mesure pas encore l’impact, qui est de confier directement au Premier ministre la charge du climat. On a franchi une étape très significative avec cette décision et avec la création du Secrétariat Général à la planification écologique, nouvel organe clé à Matignon. Ça crédibilise la capacité à concrétiser l’engagement pris par le candidat Macron de doubler le rythme de réduction des émissions de CO2 en actant la transversalité de l’action écologique.

Corrosion Nucléaire EDF : L’âge des centrales n’est pas en cause

Corrosion Nucléaire EDF : L’âge des centrales n’est pas en cause

On a découvert de minuscules fissures qui semblaient remettre en cause la totalité du parc que nucléaire ancien, au moment-même où l’exécutif lui demande de prolonger « le plus possible » son parc nucléaire.

 

En fait les défauts sont très localisé s.Découvertes à Civaux, Chooz et Penly, les anomalies en question ne devraient pas, a priori, concerner l’ensemble des installations. Les réacteurs de 900 MW, qui sont les plus anciens et les plus nombreux (32 réacteurs) semblent en effet « peu voire pas » concernés, a fait savoir mardi le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Bernard Doroszczuk. Et qui pourraient même l’amputer de près de 14 milliards d’euros en 2022, selon les dernières estimations d’EDF. D’autant que leur découverte s’ajoute à un contexte pour le moins tourmenté, entre un énième retard de l’EPR de Flamanville, la mise à l’arrêt de la centrale de Fessenheim, l’impact du Grand Carénage et le report des contrôles à cause de la pandémie. De quoi faire chuter la production électrique du géant tricolore à un niveau historiquement bas, à l’heure où l’Hexagone subit de plein fouet la flambée des cours de l’énergie.

 

Les réacteurs nucléaires de 900 MW, qui sont les plus anciens et les plus nombreux en France, semblent « peu voire pas » affectés par le phénomène de corrosion identifié dans des réacteurs plus récents, a indiqué mardi le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le phénomène pourrait ainsi être lié à des différences de conception des modèles, plutôt qu’à un vieillissement du parc.

Moscou agite la menace d’un conflit nucléaire

Moscou agite la menace d’un conflit nucléaire

 

D’après le correspondant du Figaro à Moscou , le contexte est périlleux. Il ne peut être exclu qu’en étant augmentée, l’aide militaire occidentale à l’Ukraine ne serve de prétexte à Moscou pour invoquer des «lignes rouges» et dénoncer une «cobelligérance».

Rhétorique ou réalité, Moscou n’écarte pas la possibilité d’une nouvelle escalade. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, ne l’a pas caché, lundi soir, de façon alambiquée mais parfaitement claire sur le fond. «Notre position de principe est l’inadmissibilité d’une guerre nucléaire», a déclaré Sergueï Lavrov, interrogé sur Pervy Kanal, la principale chaîne fédérale russe. «Et naturellement, je ne voudrais pas que maintenant, alors que les risques sont tout à fait importants, ceux-ci soient artificiellement gonflés» a poursuivi le ministre des Affaires étrangères russe, enchaînant: «Le danger est sérieux, il est réel, il ne doit pas être sous-estimé» Et selon le patron du ministère russe des Affaires étrangères, une «troisième guerre mondiale» constitue actuellement un risque «réel» - une éventualité que «nous ne devons en aucun cas permettre».

 

Le contexte est singulièrement périlleux. Il ne peut être exclu qu’en étant augmentée, l’aide militaire occidentale à l’Ukraine ne serve de prétexte à Moscou pour invoquer des «lignes rouges» et dénoncer une «cobelligérance». Le chef des Nations unies, Antonio Guterres, était mardi dans la capitale russe – où il a rencontré Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov -, il a appelé à enquêter sur de «possibles crimes de guerre» en Ukraine et a prôné l’ouverture de couloirs humanitaires. Mais la diplomatie est au point mort. Sergueï Lavrov a bien affirmé que les discussions avec les Ukrainiens se poursuivraient mais a dit qu’un éventuel «accord de paix» - notion actuellement bien utopique - serait déterminé par les conditions militaires sur le terrain.

Autres sujets inflammables, susceptibles de mener à des dérapages: des incendies, en territoire russe, que Moscou accuse d’avoir été provoqués par des bombardements ukrainiens. C’est le cas notamment à Briansk, proche de la frontière ukrainienne, où un dépôt pétrolier était en feu au début de la semaine. Une enquête est en cours. De source russe, les Ukrainiens ont tiré en outre cinquante obus de mortiers sur le poste frontière de Troebortnoye, dans cette même région de Briansk, où un village, Klimovo, aurait été bombardé, faisant des blessés. Par ailleurs, près de Belgorod, autre ville russe proche de l’Ukraine, deux villages ont été bombardés, dit-on de même source, provoquant destructions et blessés.

Mardi, tous les regards étaient tournés vers un autre point chaud: la Transnistrie, région séparatiste prorusse de Moldavie soutenue économiquement et militairement par Moscou. La veille, deux détonations avaient endommagé une tour radio, mettant hors service deux antennes relayant les fréquences radiophoniques russes, a affirmé le ministère de l’Intérieur de cette république autoproclamée. La veille, les autorités avaient affirmé que le siège du ministère de la Sécurité publique à Tiraspol – «capitale» de la Transnistrie - avait été la cible d’une attaque au lance-grenades. Des nouvelles qui sont «une source de préoccupation», a réagi Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Inquiétude surtout du côté de la Moldavie, ex-République soviétique frontalière de l’Ukraine et qui redoute d’être la prochaine cible de Moscou. La présidente de la Moldavie, Maïa Sandu, a d’ailleurs réuni mardi son Conseil de sécurité nationale après cette série d’explosions dans la région séparatiste.

 

GUERRE EN UKRAINE: Le risque nucléaire

GUERRE EN UKRAINE: Le risque nucléaire

 

Humilié par ses échecs Poutine pourrait être amené à choisir la politique de la terre brûlée et à utiliser l’arme nucléaire au moins tactique. C’est la conviction de la CIA qui jusqu’alors ne s’est pas trompée dans ses pronostics concernant l’évolution de la guerre en Ukraine.

Le problème c’est que ce recours au nucléaire pourrait  enclencher une dynamique de destruction qui menacerait  une grande partie de la planète.

Pour éviter le pire, certains experts pensent qu’il faut donner quelques satisfactions au taré et mégalo Poutine. Le seul problème est que ce dernier n’a jamais reculé dans un  conflit dans lequel il était impliqué.

Le président ukrainien assure qu’une attaque nucléaire par la Russie est plus que probable dans le futur proche.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a donc  appelé samedi le monde à « se préparer » pour l’éventuelle utilisation par la Russie de ses armes nucléaires, lors d’un entretien avec plusieurs médias ukrainiens.

« Nous ne devrions pas attendre le moment où la Russie décidera d’utiliser ses armes nucléaires. Nous devons nous préparer pour cela », a-t-il déclaré au cours de cette interview retransmise par six sites d’information ukrainiens, ainsi que par la présidence ukrainienne sur Telegram.

Il faut « des médicaments (contre les radiations), des abris antiaériens », a-t-il affirmé. « Il faut leur parler, signer des traités, sévir économiquement. (Les Russes) peuvent utiliser n’importe quelle arme, j’en suis convaincu. »

Vendredi, Volodymyr Zelensky avait déjà jugé que « le monde entier » devrait être « inquiet » du risque que le président russe Vladimir Poutine, acculé par ses revers militaires en Ukraine, ait recours à une arme nucléaire tactique. « Pas seulement moi, je pense que le monde entier, tous les pays doivent être inquiets », avait-il déclaré sur la chaîne américaine CNN.

Il faisait écho aux déclarations en ce sens du patron du renseignement extérieur américain William Burns qui avait estimé la veille qu’il ne fallait pas « prendre à la légère » une telle menace. « Nous n’avons pas vraiment constaté de signes concrets comme des déploiements ou des mesures militaires qui pourraient aggraver nos inquiétudes », avait toutefois nuancé le chef de la CIA.

Après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février, le Kremlin avait brièvement évoqué la mise en alerte de ses forces nucléaires. Moscou n’utilisera l’arme nucléaire en Ukraine qu’en cas de « menace existentielle » contre la Russie, avait ensuite déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov sur CNN, sans autre précision. Selon le très respecté Bulletin of the Atomic Scientists, la Russie est équipée de « 1588 têtes nucléaires russes déployées », dont 812 sur des missiles installés à terre, 576 sur des sous-marins et 200 sur des bombardiers.

GUERRE EN UKRAINE: Le risque nucléaire

GUERRE EN UKRAINE: Le risque nucléaire

 

Humilié par ses échecs Poutine pourrait être amené à choisir la politique de la terre brûlée et à utiliser l’arme nucléaire au moins tactique. C’est la conviction de la CIA qui jusqu’alors ne s’est pas trompée dans ses pronostics concernant l’évolution de la guerre en Ukraine.

Le problème c’est que ce recours au nucléaire pourrait  enclencher une dynamique de destruction qui menacerait  une grande partie de la planète.

Pour éviter le pire, certains experts pensent qu’il faut donner quelques satisfactions au taré et mégalo Poutine. Le seul problème est que ce dernier n’a jamais reculé dans un  conflit dans lequel il était impliqué.

Le président ukrainien assure qu’une attaque nucléaire par la Russie est plus que probable dans le futur proche.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé samedi le monde à « se préparer » pour l’éventuelle utilisation par la Russie de ses armes nucléaires, lors d’un entretien avec plusieurs médias ukrainiens.

« Nous ne devrions pas attendre le moment où la Russie décidera d’utiliser ses armes nucléaires. Nous devons nous préparer pour cela », a-t-il déclaré au cours de cette interview retransmise par six sites d’information ukrainiens, ainsi que par la présidence ukrainienne sur Telegram.

Il faut « des médicaments (contre les radiations), des abris antiaériens », a-t-il affirmé. « Il faut leur parler, signer des traités, sévir économiquement. (Les Russes) peuvent utiliser n’importe quelle arme, j’en suis convaincu. »

Vendredi, Volodymyr Zelensky avait déjà jugé que « le monde entier » devrait être « inquiet » du risque que le président russe Vladimir Poutine, acculé par ses revers militaires en Ukraine, ait recours à une arme nucléaire tactique. « Pas seulement moi, je pense que le monde entier, tous les pays doivent être inquiets », avait-il déclaré sur la chaîne américaine CNN.

Il faisait écho aux déclarations en ce sens du patron du renseignement extérieur américain William Burns qui avait estimé la veille qu’il ne fallait pas « prendre à la légère » une telle menace. « Nous n’avons pas vraiment constaté de signes concrets comme des déploiements ou des mesures militaires qui pourraient aggraver nos inquiétudes », avait toutefois nuancé le chef de la CIA.

Après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février, le Kremlin avait brièvement évoqué la mise en alerte de ses forces nucléaires. Moscou n’utilisera l’arme nucléaire en Ukraine qu’en cas de « menace existentielle » contre la Russie, avait ensuite déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov sur CNN, sans autre précision. Selon le très respecté Bulletin of the Atomic Scientists, la Russie est équipée de « 1588 têtes nucléaires russes déployées », dont 812 sur des missiles installés à terre, 576 sur des sous-marins et 200 sur des bombardiers.

L’humiliation de Poutine et le risque nucléaire

L’humiliation de Poutine et le risque nucléaire

 

 

La CIA qui ne s’est guère trompée jusqu’alors sur l’évolution de la guerre en Ukraine et sur le déterminisme de Poutine avertit qu’une trop forte humiliation de Poutine pourrait être de nature à faire émerger le risque nucléaire.

 

D’une certaine manière,  Poutine joue aussi l’avenir de son régime avec la guerre en Ukraine. Il lui faut en effet absolument une victoire pour ne pas être discrédité dans son propre pays. Jusque-là Poutine a surtout enregistré des déconvenues. La dernière est celle de la destruction du vaisseau amiral abattu par l’Ukraine. E Moskva, vaisseau amiral russe en mer Noire, a coulé lors de son remorquage, jeudi 14 avril, après été considérablement endommagé dans un premier temps. Moscou avait évoqué un incendie accidentel et une explosion de munitions à bord, tandis que Kiev avait affirmé avoir touché le navire avec un missile., il s’agit pour l’armée russe de l’un de ses plus gros revers et d’une humiliation majeure.

 

Dans le Dombass, la bataille risque d’être rude. L’enjeu pour Poutine et d’annexer ces territoires et de couper les accès maritimes de l’Ukraine. En cas de nouvelle défaite, Poutine pourrait alors bien être tenté d’utiliser l’arme nucléaire tactique pour écraser  totalement les zones ukrainiennes visées. La question se poserait alors de l’enchaînement de la terreur car l’OTAN ne pourrait pas rester complètement indifférente à ce massacre et aux autres tentatives désespérées de Poutine.

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Défense nucléaire : une ligne Maginot ?

Défense nucléaire : une ligne Maginot ?

Poule  le général Bernard Norlain : « Parler de la dissuasion comme la garantie ultime, c’est promettre une ligne Maginot nucléaire » ( dans le Monde)Théoriquement le le nucléaire constitue l’axe central de la politique de défense dans plusieurs pays notamment la France. Une erreur pour le simple fait que cet arme   ne peut pas être utilisée à moins de détruire le monde entier. D’où la nécessité d’entretenir et de développer les armes conventionnelles. NDLR

 

Tribune. La dissuasion nucléaire s’est invitée récemment dans la campagne présidentielle. Alors que le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s’interrogeait sur son utilité, le député La République en marche de l’Eure Fabien Gouttefarde en a justifié le maintien dans une tribune publiée par Le Monde le 31 décembre 2021, reprenant les arguments du complexe militaro-industriel et politique. Il suffit pourtant de les passer en revue pour se rendre compte que ces arguments sont pour le moins éculé

Il en va ainsi du coût prétendument faible de la dissuasion nucléaire. Tout est évidemment relatif. Ramener le coût annuel de l’arme nucléaire à un calcul par habitant n’a pas de signification s’il n’est pas comparé. En revanche, il est choquant de savoir que les crédits affectés à la dissuasion nucléaire ont été doublés dans la loi de programmation militaire 2019-2025, passant de 3 à 6 milliards d’euros par an. Cela ne pourra se faire, malgré l’augmentation du budget des armées, qu’au détriment des forces conventionnelles pourtant sur le terrain en permanence, au détriment des investissements dans les nouvelles technologies et les nouveaux espaces conflictuels, comme le cyberespace ou l’espace extra-atmosphérique, ou encore au détriment de la lutte contre les nouvelles menaces globales, climatiques et sanitaires notamment.

Un autre argument invoqué est l’implication très forte des armées et de l’industrie de défense en faveur de la dissuasion nucléaire. En tant que militaire, je ne puis que confirmer la compétence et le dévouement des personnels civils et militaires engagés dans la défense de notre pays. Toutefois, suggérer que leurs qualités morales et professionnelles sont liées à la mise en œuvre de l’arme nucléaire, c’est nier leur valeur intrinsèque. Ces qualités leur appartiennent en propre. Elles sont au service de la France et ne dépendent pas d’une arme, quelle qu’elle soit.

Par ailleurs, prétendre être leur interprète relève de l’imposture. C’est oublier que, étant en situation d’activité, ils sont astreints au devoir de réserve. En revanche, nombreux sont les militaires en France et à l’étranger qui, n’étant plus en activité, ont exprimé leur conviction selon laquelle la dissuasion nucléaire est désormais inutile et dangereuse.

Quant à l’argument des bienfaits technologiques et économiques qu’apporterait la dissuasion nucléaire, il ignore que la plupart des chercheurs et des entreprises qui y contribuent pourraient très bien se reconvertir dans d’autres domaines plus porteurs d’avenir.

 

Préparer le tribunal des dirigeants la Russie

Préparer le tribunal des dirigeants de la Russie

 

L’historien et réalisateur Christian Delage souligne, dans une tribune au « Monde », l’importance de documenter rapidement les exactions commises dans le conflit en Ukraine en vue de futurs procès.

 

Tribune.

 

Le ministre ukrainien de la défense, Oleksii Reznikov, le proclamait le 3 avril : « Le monde entier doit le savoir : au cours de ce siècle, l’humanité vivra les nouveaux procès de Nuremberg. Ils auront lieu à La Haye, à Kharkiv, à Boutcha ou à Irpine. » Le lendemain, le président Volodymyr Zelensky s’adressait ainsi au peuple russe : « Le temps viendra où chaque Russe apprendra toute la vérité sur qui, parmi ses concitoyens, a tué. Qui a donné des ordres. Qui a fermé les yeux sur les meurtres (…) Nous sommes maintenant en 2022. Et nous avons bien plus d’outils que ceux qui ont poursuivi les nazis après la seconde guerre mondiale. »

Depuis le début de la guerre d’agression conduite par la Russie contre l’Ukraine, la capacité des dirigeants ukrainiens à préparer immédiatement, au niveau national, la mise en jugement des crimes commis contre la population civile est particulièrement remarquable, tout comme le fait que la Cour pénale internationale (CPI) diligente une enquête. Aux procès tenus sur le lieu des crimes pourront en effet s’adjoindre ceux relevant d’une instance supranationale, comme cela a été le cas en 1945. Et le président Zelensky souligne avec raison que les moyens d’investigation désormais à disposition des enquêteurs sont plus nombreux qu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

Parmi ces sources d’information, l’image joue un rôle essentiel. Tandis que les nazis avaient empêché la production, et plus encore la diffusion, d’images des crimes commis à l’Est et de la destruction des juifs d’Europe, l’une des toutes premières décisions du procureur général américain, quelques jours après l’ouverture du procès de Nuremberg, avait été de placer les dirigeants nazis devant les images des camps de concentration prises par les Alliés. La projection d’images, qualifiées de preuves par la Cour, avait en effet trois fonctions : attester des crimes commis en les rendant crédibles ; obliger les accusés à faire face visuellement à leurs atrocités ; croiser les images avec d’autres documents et témoignages, en les soumettant au débat contradictoire propre à l’instance judiciaire.

Aujourd’hui, à Kharkiv comme à La Haye, les premières enquêtes réalisent un travail de documentation comprenant le rassemblement de traces, de rapports écrits, de témoignages et d’images. De son côté, la contre-propagande russe, si elle a pu se déployer à son aise dans les médias officiels et sur certains réseaux sociaux sous son influence, a été si grossière et cynique que sa prégnance en est fortement limitée.

 

Nucléaire : 7 nouvelles centrales au Royaume-Uni

Nucléaire : 7 nouvelles centrales au Royaume-Uni

La guerre en Ukraine aura au moins convaincu d’accélérer la transition énergétique afin d’assurer une plus grande indépendance de l’Europe. Ainsi la France a déjà décidé de construire six nouvelles centrales nucléaires et d’en étudier la construction de huit autres.
Aujourd’hui disposer d’électricité d’origine nucléaire constitue un atout indispensable d’indépendance économique. A contrario, on peut voir que l’Allemagne est complètement engluée dans ses relations avec la Russie via le gaz.

Le Royaume-Uni pourrait construire jusqu’à sept centrales nucléaires d’ici 2050 tout en misant sur l’éolien en mer dans le cadre d’une nouvelle stratégie pour accroître son indépendance énergétique après l’invasion russe de l’Ukraine, a indiqué dimanche le ministre de l’Énergie.

«L’idée est que, vu ce que (le président russe Vladimir) Poutine est en train de faire, nous ne voulons pas vivre dans un monde où nous dépendons des hydrocarbures russes», a déclaré Kwasi Kwarteng dans le Sunday Telegraph, soulignant que «l’éolien en mer, et surtout le nucléaire» étaient «des moyens d’avoir des capacités de génération électrique au Royaume-Uni».

Selon le journal, après d’intenses discussions en son sein, le gouvernement du premier ministre conservateur Boris Johnson doit présenter jeudi sa stratégie pour réduire la dépendance énergétique du Royaume-Uni et atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050. «

Moscou s’oppose à un accord sur le nucléaire iranien

Moscou s’oppose à un accord sur le nucléaire iranien

Alors qu’un accord se dessinait enfin sur le nucléaire iranien, la Russie bloque le processus. Car elle exige désormais une garantie très spéciale, loin des conditions premières : l’obtention de larges exemptions sur les représailles imposées par les Occidentaux à son égard, afin que ces mesures de rétorsion n’affectent pas sa coopération économique avec l’Iran.

 Des revendications jugées « hors sujet » par le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, et considérées comme « inacceptables » par les négociateurs européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, dits E3), qui ont stoppé net les discussions.

Poutine, qui compte bien perturber le processus notamment pour éviter que l’Iran reprenne ses exportations de pétrole.

Nucléaire: Le réacteur EPR finlandais en service avec 12 ans de retard

Nucléaire: Le réacteur EPR  finlandais en service avec 12 ans de retard

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Le réacteur nucléaire finlandais EPR d’Olkiluoto-3 a été mis en service pour la première fois samedi, a annoncé l’exploitant de la centrale. La production d’électricité de l’EPR finlandais, construit par le consortium Areva-Siemens, débute douze ans après la date de mise en service prévue initialement.

Le réacteur fournira environ 14% de l’électricité de la Finlande avec 1650 mégawatts, a-t-il indiqué. Le réacteur Olkiluoto-3 va devenir l’un des plus puissants d’Europe. Deux autres réacteurs sont en service sur la côte ouest de la Finlande à Eurajoki.

Ukraine: L’apocalypse nucléaire toujours possible

Ukraine: L’apocalypse nucléaire toujours  possible 

L’usage de l’arme atomique par les démocraties est impensable « sérieusement » face à une attaque « classique » estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien eurodéputé écologiste Alain Lipietz, qui explique pourquoi les écologistes sont « déterminés » à engager la France dans le processus du traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Tribune. 

Voici l’Europe replongée dans son vieux cauchemar : une guerre majeure sur son sol. La France pensait depuis De Gaulle sa défense assurée par la dissuasion nucléaire. Si « la crise ukrainienne a aussi une dimension nucléaire », comme le rappelait dans Le Monde la chercheuse en relations internationales Mélanie Rosselet le 2 février, elle semble cependant évoluer par les méthodes classiques (mobilisation, frappes, pressions économiques, diplomatie), sans que la dissuasion n’ait pesé.

A vrai dire, « l’équilibre de la terreur » n’a jamais empêché les guerres « classiques », de la Corée au Vietnam et à l’Afghanistan. Chine, URSS, et Etats-Unis y engagèrent des centaines de milliers de soldats sans que l’imminence de la défaite ne les pousse à déclencher le feu nucléaire. Il y a donc une faille dans la « dissuasion ».

Pourtant, le consensus français sur l’efficacité de la dissuasion nucléaire est encore rappelé, dans ces colonnes, par Fabien Gouttefarde pour La République en marche (31 décembre 2021), par Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud pour La France insoumise (11 janvier). Les auteurs LFI, craignant de voir nos sous-marins nucléaires bientôt repérables, prévoient de leur ajouter une menace aussi dissuasive : une militarisation de l’espace permettant la paralysie électronique de l’adversaire.

Sans entrer dans ce débat technique, c’est le consensus même LRM-LFI pour la dissuasion nucléaire que nous, écologistes, rejetons. La dissuasion repose sur la théorie des jeux. Imaginons un pays A (la France) disposant de l’arme nucléaire, attaqué « classiquement » dans ses intérêts vitaux par un pays B (la Russie). Il peut riposter en annihilant les principales villes du pays B : Moscou, Saint-Pétersbourg, etc.

Donc B, le sachant, n’attaquera pas A. On l’a vu : ce raisonnement n’a jamais empêché les guerres classiques, car, si B a lui aussi l’arme nucléaire, il ne manquerait pas de détruire en rétorsion les villes de A (Paris, Lyon, etc.). A ne ripostera donc pas à une attaque classique par une frappe nucléaire. B est donc libre d’attaquer A, mais par des moyens exclusivement classiques.

En somme, le nucléaire dissuade du nucléaire, mais ne dissuade que du nucléaire. Le passage à l’acte de la dissuasion nucléaire ne serait pas « un » crime contre l’humanité, mais, en déclenchant l’apocalypse, « le » crime final contre l’humanité et le vivant sur la Terre.

C’est pourtant de tels crimes qu’envisagent sérieusement nos trois auteurs, invoquant la menace sur « l’existence même de notre nation » comme circonstance atténuante. Mais, autre nuance : Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud n’évoquent pas « nos alliés », nous ne sommes pas concernés par « les vieilles querelles frontalières » entre la Russie, l’Ukraine et la Lituanie. Et certes l’Ukraine n’est pas liée par un traité avec l’Union européenne ni les Etats-Unis.

Politique énergétique: La Belgique revoit le rôle du nucléaire !

Politique énergétique: La Belgique revoit le rôle du nucléaire !

 

Face à la menace russe, la Belgique réévalue sa sortie du nucléaire.

Le Premier ministre Alexander De Croo a admis que la Belgique était en train de « réévaluer » sa stratégie. Pour Catherine MacGregor, la directrice générale d’Engie ( Qui par parenthèse se mêle de ce qui ne la regarde pas), revenir sur la fermeture des deux réacteurs belges exploités par le groupe « ne serait guère réaliste ».

Comme en Allemagne, La Belgique remet en cause de la sortie du nucléaire .

Le parti Ecolo-Groen, fervent défenseur de ce scénario au sein de la coalition, a pour la première fois admis publiquement que les deux paramètres essentiels (sécurité garantie et prix maîtrisés) étaient fragilisés par le conflit russo-ukrainien et l’éventualité de sanctions occidentales frappant le secteur russe de l’énergie.La Belgique parle de favoriser les petites centrales nucléaires type SMR mais qui ne sont pas prêtes d’être mises en service

Eviter une guerre nucléaire

Eviter une guerre nucléaire 

Pour l’historien néerlandais Luuk van Middelaar, il est irresponsable de clamer que Poutine bluffe et imprudent d’agiter la perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE (le « Monde ») 

Tribune. 

 

En envahissant l’Ukraine, le président Poutine s’est lancé dans l’impensable. Il a franchi le Rubicon – déclencher une guerre. Aujourd’hui, Poutine ne peut faire machine arrière. L’Ukraine est à feu et à sang. Il risque le tout pour le tout.

Pour nous, deux éléments sont vitaux dans une telle situation : la volonté politique et le sang-froid. Le premier abonde ; le second se fait rare. Mais quand les vngt-sept chefs d’Etat et de gouvernement se réuniront à Versailles ces jeudi 10 et vendredi 11 mars, ils auront grandement besoin de l’un et de l’autre. En période de grand danger, des forces inattendues se déchaînent. L’Ukraine, aujourd’hui, se défend avec courage. Elle a remporté une victoire éclatante dans la bataille pour l’opinion publique européenne. Ce n’est plus un pays chaotique de 40 millions d’âmes bordé par la mer Noire, mais une nation qui se présente comme porteuse de la promesse démocratique européenne, et dont le président Volodymyr Zelensky est le héros.

La réaction allemande – sa forte mobilisation politique – est au moins aussi inattendue et soudaine. Investissements massifs dans la défense, soutien militaire à Kiev, reconnaissance de la gravité de l’erreur stratégique qu’est la dépendance au gaz russe – le chancelier Olaf Scholz multiplie les annonces surprises au Bundestag. Ce à quoi l’Allemagne n’a jamais voulu se résoudre, alors que ses voisins de l’Est et les présidents américains l’y exhortent depuis tant d’années, elle se hâte aujourd’hui de le faire face à la guerre de Vladimir Poutine.

Ce revirement spectaculaire donne à l’Union européenne (UE) davantage d’unité et de force. A présent que Berlin ne freine plus des quatre fers, les sanctions contre la Russie tombent promptement et massivement. L’UE s’est engagée à débloquer 450 millions d’euros pour fournir des armements à Kiev – un geste tabou il y a dix ans encore. L’Europe a ainsi l’impression d’avoir franchi elle aussi un Rubicon.

 

Le réveil géopolitique allemand a d’autres conséquences. Tant que la première puissance européenne éprouvait des réticences à user de la force militaire, l’Europe ne pouvait être forte. Mais maintenant que l’Allemagne accepte les réalités de la politique de puissance internationale, beaucoup de choses peuvent changer. Déjà, la France, qui milite pour une « Europe puissante » depuis de Gaulle, se sentira moins seule ; les autres pays dans la queue du peloton de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), comme l’Italie ou les Pays-Bas, ne pourront plus se cacher derrière l’Allemagne. 

L’apocalypse nucléaire toujours possible

 L’apocalypse nucléaire toujours  possible 

L’usage de l’arme atomique par les démocraties est impensable « sérieusement » face à une attaque « classique » estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien eurodéputé écologiste Alain Lipietz, qui explique pourquoi les écologistes sont « déterminés » à engager la France dans le processus du traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Tribune. 

Voici l’Europe replongée dans son vieux cauchemar : une guerre majeure sur son sol. La France pensait depuis De Gaulle sa défense assurée par la dissuasion nucléaire. Si « la crise ukrainienne a aussi une dimension nucléaire », comme le rappelait dans Le Monde la chercheuse en relations internationales Mélanie Rosselet le 2 février, elle semble cependant évoluer par les méthodes classiques (mobilisation, frappes, pressions économiques, diplomatie), sans que la dissuasion n’ait pesé.

A vrai dire, « l’équilibre de la terreur » n’a jamais empêché les guerres « classiques », de la Corée au Vietnam et à l’Afghanistan. Chine, URSS, et Etats-Unis y engagèrent des centaines de milliers de soldats sans que l’imminence de la défaite ne les pousse à déclencher le feu nucléaire. Il y a donc une faille dans la « dissuasion ».

Pourtant, le consensus français sur l’efficacité de la dissuasion nucléaire est encore rappelé, dans ces colonnes, par Fabien Gouttefarde pour La République en marche (31 décembre 2021), par Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud pour La France insoumise (11 janvier). Les auteurs LFI, craignant de voir nos sous-marins nucléaires bientôt repérables, prévoient de leur ajouter une menace aussi dissuasive : une militarisation de l’espace permettant la paralysie électronique de l’adversaire.

Sans entrer dans ce débat technique, c’est le consensus même LRM-LFI pour la dissuasion nucléaire que nous, écologistes, rejetons. La dissuasion repose sur la théorie des jeux. Imaginons un pays A (la France) disposant de l’arme nucléaire, attaqué « classiquement » dans ses intérêts vitaux par un pays B (la Russie). Il peut riposter en annihilant les principales villes du pays B : Moscou, Saint-Pétersbourg, etc.

Donc B, le sachant, n’attaquera pas A. On l’a vu : ce raisonnement n’a jamais empêché les guerres classiques, car, si B a lui aussi l’arme nucléaire, il ne manquerait pas de détruire en rétorsion les villes de A (Paris, Lyon, etc.). A ne ripostera donc pas à une attaque classique par une frappe nucléaire. B est donc libre d’attaquer A, mais par des moyens exclusivement classiques.

En somme, le nucléaire dissuade du nucléaire, mais ne dissuade que du nucléaire. Le passage à l’acte de la dissuasion nucléaire ne serait pas « un » crime contre l’humanité, mais, en déclenchant l’apocalypse, « le » crime final contre l’humanité et le vivant sur la Terre.

C’est pourtant de tels crimes qu’envisagent sérieusement nos trois auteurs, invoquant la menace sur « l’existence même de notre nation » comme circonstance atténuante. Mais, autre nuance : Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud n’évoquent pas « nos alliés », nous ne sommes pas concernés par « les vieilles querelles frontalières » entre la Russie, l’Ukraine et la Lituanie. Et certes l’Ukraine n’est pas liée par un traité avec l’Union européenne ni les Etats-Unis.

Energie: La Belgique revoit le rôle du nucléaire

Energie: La Belgique revoit le rôle du nucléaire

 

Face à la menace russe, la Belgique réévalue sa sortie du nucléaire.

Le Premier ministre Alexander De Croo a admis que la Belgique était en train de « réévaluer » sa stratégie. Pour Catherine MacGregor, la directrice générale d’Engie ( Qui par parenthèse se mêle de ce qui ne la regarde pas), revenir sur la fermeture des deux réacteurs belges exploités par le groupe « ne serait guère réaliste ».

Comme en Allemagne, La Belgique remet en cause de la sortie du nucléaire .

Le parti Ecolo-Groen, fervent défenseur de ce scénario au sein de la coalition, a pour la première fois admis publiquement que les deux paramètres essentiels (sécurité garantie et prix maîtrisés) étaient fragilisés par le conflit russo-ukrainien et l’éventualité de sanctions occidentales frappant le secteur russe de l’énergie.La Belgique parle de favoriser les petites centrales nucléaires type SMR mais qui ne sont pas prêtes d’être mises en service

Russie: La possibilité d’une guerre nucléaire ?

Russie: La possibilité d’une guerre nucléaire ?

 

James Acton, codirecteur du programme de politique nucléaire au Carnegie Endowment for International Peace. Carnegie Endowment for International Peace estime dans le Figaro qu’il ne faut pas écarter le scénario d’une escalade nucléaire.

 

Cette opinion est assez largement partagée par des experts qui certes évoquent ce scénario mais ne croient pas à une escalade nucléaire. Le seul problème c’est que personne n’est dans capacité de pénétrer l’imaginaire de Poutine désormais hors du champ des réalités économiques et politiques y compris dans son propre pays.NDLR

 

La guerre en Ukraine peut-elle déboucher sur un conflit nucléaire?

James ACTON.- Je ne pense pas qu’une guerre nucléaire soit imminente, mais je pense que nous devons prendre ces déclarations très au sérieux et garder à l’esprit la possibilité d’une escalade nucléaire à tout moment. Il faut se rappeler que, du point de vue de Poutinel’invasion de l’Ukraine ne se passe pas très bien. Il a lancé une guerre d’agression illégale, mais l’opération ne se déroule pas comme il l’avait prévu. Il ne bénéficie pas du soutien total de son opinion publique, et il a sous-estimé l’union de l’Occident, ainsi que l’ampleur des sanctions qui lui ont été imposées. Dans la situation actuelle, le scénario le plus favorable pour lui est celui d’une victoire après un conflit long et sanglant.

Conflit Ukraine-Russie : de la chute de Poutine à l’apocalypse nucléaire

Conflit Ukraine-Russie : des scénarios de l’horreur

Dans tous les cas, les conséquences du conflit en Ukraine risquent d’être dramatiques pour les ukrainiens, pour les Russes mais aussi pour l’ensemble de l’économie mondiale qui pourrait bien s’écrouler. Le Figaro évoque les scénarios possibles. 

Éliminer Poutine

En frappant l’économie russe de sanctions élaborées depuis novembre, avec un nouveau train en cours de préparation, ils entendent fragiliser Vladimir Poutine jusqu’à provoquer sa chute. L’armée pourrait décider de ne plus le suivre, le peuple se révolter face à une crise économique majeure, les oligarques s’éloigner après la saisie de leurs avoirs. Mais la perspective reste confuse.

« Un changement de régime en Russie peut sembler la seule porte de sortie dans cette tragédie. Mais (…) cela n’est pas plus susceptible d’améliorer les choses que de les empirer », écrit sur son compte Twitter Samuel Charap, chercheur à la RAND corporation. « Le scénario d’un successeur libéral réformateur implorant le pardon pour les péchés de Poutine serait génial, mais ce serait génial aussi de gagner au loto », ironise-t-il.

Même prudence du côté d’Andrei Kolesnikov, du Carnegie Center, qui constate que Poutine, selon des analyses indépendantes, reste populaire. Et « pour le moment, la pression financière occidentale sans précédent » a transformé la classe politique russe et les oligarques « en supporters indéfectibles » de leur chef.

Écraser l’Ukraine

L’armée russe est supérieure et pourrait le conduire à soumettre l’Ukraine. Mais les difficultés semblent à beaucoup insurmontables.

« C’est une guerre que Vladimir Poutine ne peut pas gagner, quelles que soient sa durée et la cruauté de ses méthodes », assure l’historien britannique Lawrence Freedman, du King’s College de Londres. « Entrer dans une ville n’est pas la même chose que la tenir. »

Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), expose plusieurs alternatives. Annexion pure et simple ? « Cela n’a peu près aucune chance de se produire », écrit-il. Division de l’Ukraine, comme la Corée ou l’Allemagne en 1945 ? À peine plus plausible, selon lui. Reste l’option où « la Russie parvient à battre les forces ukrainiennes et installer un régime fantoche à Kiev ».

Une longue guerre comme en Tchétchénie

Les Ukrainiens ont surpris les Russes, l’Occident, eux-mêmes peut-être, avec une mobilisation totale, même si destructions et pertes sont massives.

« L’État, l’armée, l’administration ne se sont pas effondrés », constate un diplomate occidental. Contrairement au discours de Poutine, « la population n’accepte pas les Russes comme des libérateurs », ajoute-t-il, évoquant « probablement dans la chaîne militaire russe des difficultés qu’il est trop tôt pour qualifier ».

La résistance est en outre portée par Volodymyr Zelensky, un ex-comique devenu président de l’Ukraine qui a stupéfait le monde par son sang-froid et son courage. Soutenues par les services de renseignement occidentaux et des livraisons d’armes, les forces ukrainiennes peuvent entraîner leur adversaire dans un conflit urbain destructeur, mais où la connaissance du terrain sera décisive. Or l’expérience montre que les guérillas sont rarement défaites.

Une guerre mondiale

L’Ukraine partage ses frontières avec quatre membres de l’OTAN jadis membres du bloc soviétique, pour lequel Poutine ne cache pas sa nostalgie. Après avoir absorbé le Bélarus, envahi l’Ukraine, peut-il regarder du côté de la Moldavie, petit État coincé entre l’Ukraine et la Roumanie, voire la Géorgie, sur la côte Est de la mer Noire ?

Moscou pourrait tenter de rompre les équilibres de sécurité européens et transatlantiques « en provoquant des incidents aux frontières de l’Europe » ou via notamment des cyberattaques, estime Bruno Tertrais.

Mais la Russie osera-t-elle défier l’OTAN et son article 5, qui impose à l’alliance de répondre si un membre est attaqué ?  »Peu probable tant les deux parties veulent l’éviter », avance Pascal Ausseur, ex-amiral, directeur de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques (FMES). Pour autant, « la rentrée de forces russes dans un pays de l’OTAN, la Lituanie par exemple pour relier Kaliningrad (au Bélarus) reste envisageable« , précise-t-il à l’AFP.

« Une méprise ou un accrochage sont également possibles aux frontières (européennes) de l’Ukraine ou en mer Noire, où de nombreux aéronefs et navires de guerre sont déployés dans un espace restreint et une ambiance électrique. »

L’apocalypse nucléaire

Poutine a fait monter les enchères en plaçant en « état spécial d’alerte » ses forces nucléaires dimanche dernier, déclaration à la fois inquiétante et sans substance réelle – une partie des armes nucléaires sont constamment utilisables en un rien de temps.

De là, deux types d’opinions. Celles portées notamment par Christopher Chivvis (Carnegie) pour qui une bombe, fut-elle « tactique » et donc d’impact localisé, pourrait être utilisée.

« Franchir le seuil nucléaire ne signifierait pas nécessairement (…) une immédiate guerre thermonucléaire mondiale. Mais elle constituerait un tournant extrêmement dangereux dans l’Histoire du monde », écrit-il.

D’autres, comme Gustav Gressel, du Conseil européen des relations internationales (ECFR), sont plus rassurants. « Il n’y a pas de préparation côté russe pour une frappe nucléaire », estime-t-il. Les annonces de Poutine « sont essentiellement destinées aux publics occidentaux pour nous faire peur ».

(Avec l’Afp – Adam Plowright et Didier Lauras)

La possibilité d’une guerre nucléaire ?

 La possibilité d’une guerre nucléaire ?

 

James Acton, codirecteur du programme de politique nucléaire au Carnegie Endowment for International Peace. Carnegie Endowment for International Peace estime dans le Figaro qu’il ne faut pas écarter le scénario d’une escalade nucléaire.

 

Cette opinion est assez largement partagée par des experts qui certes évoquent ce scénario mais ne croient pas à une escalade nucléaire. Le seul problème c’est que personne n’est dans capacité de pénétrer l’imaginaire de Poutine désormais hors du champ des réalités économiques et politiques y compris dans son propre pays.NDLR

 

La guerre en Ukraine peut-elle déboucher sur un conflit nucléaire?

James ACTON.- Je ne pense pas qu’une guerre nucléaire soit imminente, mais je pense que nous devons prendre ces déclarations très au sérieux et garder à l’esprit la possibilité d’une escalade nucléaire à tout moment. Il faut se rappeler que, du point de vue de Poutinel’invasion de l’Ukraine ne se passe pas très bien. Il a lancé une guerre d’agression illégale, mais l’opération ne se déroule pas comme il l’avait prévu. Il ne bénéficie pas du soutien total de son opinion publique, et il a sous-estimé l’union de l’Occident, ainsi que l’ampleur des sanctions qui lui ont été imposées. Dans la situation actuelle, le scénario le plus favorable pour lui est celui d’une victoire après un conflit long et sanglant.

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