Archive pour le Tag 'nucléaire'

Nucléaire : pas de statu quo !!! (De Rugy)

Nucléaire : pas de  statu quo !!! (De Rugy)

 

Une déclaration de de RuGY nouveau ministre de la transition écologique qui ressemble à une pétition de PRINCIPE. Deux rugy affirment avoir quelques idées sur la question ! Ce qui est heureux pour un ministre DE L’ENVIRONNEMENT. Mais rien DE REELLEMENT NOUVEAU, comme HULOT (ER et Ségolène Royal avant),   il affirme qu’il serait nécessaire de fermer des centrales nucléaires anciennes EN PLUS DE FESSENHEIM. Il emet des réserves sur la filière EPR en attendant qu’elle fasse la démonstration DE SON EFFICACITE. Bref du rugy  dans le texte qui dit tout et le contraire et qui pour l’instant parle dans le vide tant que Macon n’aura pas décidé de la part du nucléaire et du développemende la filière EPR. De Rugy reprend aussi à son compte une éventuelle modification de la structure EDF mais sans trop se mouiller pour l’instant Le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire estime que le statu quo sur l’architecture d’EDF « n’est pas dans l’intérêt de l’Etat et de l’entreprise », dans un entretien publié lundi par le quotidien Le Monde. « J’ai quelques idées sur la question. On en reparlera avec le président de la République, avec le Premier ministre, avec les principaux concernés. Je ne suis pas pour le changement par principe », ajoute cependant François de Rugy. Le scénario d’une scission d’EDF entre activités nucléaires et renouvelables circule depuis plusieurs mois. Prié de dire si l’Etat devait s’engager sur la construction d’un nouveau réacteur EPR, il répond : « il faudrait déjà qu’EDF fasse la démonstration que l’EPR fonctionne, ce qui n’est pas encore le cas. Personne n’est capable de garantir sa date de mise en service. Il faudrait également démontrer que l’EPR est compétitif au niveau des coûts. »Quant à faire figurer dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) attendue fin octobre une liste de réacteurs à stopper et un calendrier de fermeture, « on ne peut pas toujours renvoyer les choix à plus tard », dit-il. »On dira les choses de façon assez précise, avec des étapes », poursuit le successeur de Nicolas Hulot. « Quoi qu’il en soit, il faudra arrêter d’autres réacteurs que Fessenheim. »A la question de savoir si le nucléaire est encore une énergie d’avenir, François de Rugy répond : « Spontanément, ma réponse est non. Mais il faut sortir de la guerre de religion. »"L’important est de savoir quelles sont les données économiques dans le domaine du nucléaire et dans le domaine des énergies renouvelables. De savoir aussi quelles sont les données en matière de sûreté. Le risque nucléaire n’est pas un petit risque qu’on peut balayer d’un revers de la main », ajoute-t-il.

Nucléaire mondial : hausse ou baisse ?

Nucléaire mondial : hausse ou baisse ?

 

Un rapport assez contradictoire de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), agence onusienne qui prévoit soit une réduction de 10%, soit contraire une augmentation de 30 % d’ici 2030.   « Un nombre considérable de réacteurs [devant] être désaffectés vers 2030 et ensuite », la capacité nucléaire du parc mondial pourrait s’avérer de 10% plus basse que les 392 gigawatts (GW) recensés fin 2017. Selon l’hypothèse basse de l’AIEA, le parc nucléaire pourrait décroître de près d’un tiers en Europe et en Amérique du Nord d’ici à 2030. Globalement, la place du nucléaire dans le mix énergétique mondial pourrait passer de chuter de 5,7% aujourd’hui (avec 455 réacteurs nucléaires en activité, soit une capacité installée record de 399,8 GW), à 2,8% en 2050. L’énergie nucléaire suscitant toujours un « fort intérêt » dans le monde en développement notamment en Asie, « où des pays comme la Chine et l’Inde nécessitent d’énormes quantités d’électricité », l’AIEA développe également une hypothèse nettement plus optimiste qui prévoit, elle, une hausse de 30% des capacités nucléaires mondiales d’ici 2030, à 511 GW.

Nucléaire : mieux que la langue de bois, le silence de Rugy

Nucléaire : mieux que la langue de bois, le silence de Rugy

 

On s’attendait évidemment à la langue de bois de la part de François de Rugy, un praticien de l’exercice. Le nouveau ministre de l’environnement doit en effet se prononcer sur l’inextricable dossier du nucléaire. On le voit mal se mettre en contradiction avec Macron ; du coup il n’a pas choisi la langue de bois mais le silence. Ce n’est pas avant fin octobre qu’il envisage de s’exprimer. Pas étonnant puisque Édouard Philippe annonce la réduction du nucléaire pour l’électricité à 50 % en 2035 tandis qu’EDF indique l’échéance de 2050. Il faudra donc dès trésors  de dialectique approximative pour que François de Rugy réussisse à faire une impossible synthèse. En attendant le silence fera office de politique et pour meubler il faudra s’habituer aux banalités d’usage du carriériste de Rugy  “Nous serons en mesure de la présenter (les orientations de l’énergie NDLR) à la fin du mois d’octobre”, a-t-il déclaré sur France Inter. “On aura la programmation pluriannuelle de l’énergie, c’est-à-dire le déroulé (…), la part de chaque énergie, le développement des énergies renouvelables que nous voulons faire.” L’ex-président de l’Assemblée, à qui Nicolas Hulot a remis ses dossiers mardi, s’est notamment refusé à donner la moindre précision sur l’échéance à laquelle l’Etat compte ramener à 50% la part du nucléaire, contre environ 75% aujourd’hui; dans la production d’électricité. L’an dernier, l’exécutif a fait une croix sur l’objectif de 2025, qui figure dans la loi de transition énergétique votée en 2015, sous François Hollande. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a parlé mercredi d’un “horizon 2035”, sans plus de précisions. Alors candidat à la primaire de 2017 organisée à gauche, François de Rugy plaidait dans son programme pour le respect de la date de 2025 et pour la “disparition à l’horizon 2040 de toute production d’électricité nucléaire” ainsi que pour “la fermeture des centrales nucléaires à 40 ans et leur substitution par des énergies renouvelables et des économies d’énergie. Le problème c’est que macro soutient la prolongation de la durée de vie des centrales pour une vingtaine d’années et qu’il souhaite le développement des nouvelles centrales EPR.

Nucléaire: 50% de l’électricité en 2050, par en 2025 ou 2035 (EDF)

Nucléaire: 50% de l’électricité en 2050,  par en 2025 ou 2035 (EDF)

 

 

Près  Ségolène Royal, Hulot puis maintenant le premier ministre lui-même, Édouard Philippe tourne autour du pot quant à la part du nucléaire, EDF annonce la couleur il ne faut pas attendre une réduction de la production nucléaire à hauteur de 50 % avant 2040 ou 2050. Un grand nombre de réacteurs nucléaires ont été construit entre les années 80 et 90. Or leur durée de vie était prévue autour de 40 ans. Mais depuis les mesures de sécurité supplémentaire imposée par la catastrophe de Fukushima qui se traduit notamment par le très coûteux carénage il n’y aura pas d’autres solutions que de prolonger encore de 20 ans la vie des centrales pour amortir l’investissement de l’ordre de 50 milliards. En clair, les centrales seront prolongées jusqu’en 2040 ou 2050 en. Et c’est seulement à ce moment-là on pourra envisager une réduction de la production nucléaire à 50 %. Bref un décalage de 25 ans par rapport à la loi de Ségolène Royal. EDF aura beau jeu d’obtenir la prolongation de ses réacteurs d’autant plus que le gouvernement se défaussera sur l’autorité de sûreté nucléaire comme l’a déjà annoncé Macon. En outre il faut prévoir que 3 à 6  centrales EPR nouvelles seront construites pendant la période. Dernier élément en faveur d’EDF,  le fait que les énergies renouvelables relèvent souvent du gadget et de la gabegie financière comme par exemple les improductives et coûteuses éoliennes ; Sortes de moulin avant pour masquer la stratégie nucléaire. On attend évidemment avec impatience la décision de Rugy. . De ce point de vue,  on peut s’attendre à un verbiage fumeux qui ne changera pas la situation.  EDF prévoit d’étaler sur 20 ans -entre 2030 et 2050- l’arrêt des 58 réacteurs que compte le parc nucléaire français et donc leur renouvellement. Son plan prévoit de prolonger les 34 plus vieilles centrales (900 MW), construites au début des années 1980, à 50 ans soit jusqu’en 2030. Et d’allonger la durée de vie des 24 plus jeunes (1300 MW), construites vers 1990, à 60 ans c’est-à-dire jusqu’en 2050. Parallèlement on prévoit la construction du premier réacteur du nouveau programme nucléaire français vers 2023 pour aboutir vers 2030. Dans l’hypothèse où la consommation électrique n’augmenterait pas -ce qui est probable-, EDF prévoit de construire au moins six EPR pour commencer.

 

Nucléaire : une programmation très floue

  • Nucléaire : une programmation très floue

 

Avec le départ de Nicolas Hulot, il faut s’attendre à une programmation nucléaire encore plus floue concernant l’électricité. Le gouvernement était déjà revenu sur le principe de réduire à 50 % la part de l’électricité d’origine nucléaire en 2025. Certes on avait maintenu le principe d’une réduction mais sans fixer d’échéance. En clair l’échéance aurait subi un report de 10 à 20 ans au moins en raison notamment de la prolongation de vie d’une vingtaine d’années des réacteurs dont on aura renforcé la sécurité en particulier avec le très coûteux Grand carénage. Des investissements qu’il faudra forcément  amortir. S’y ajoutent maintenant la perspective de création de nouvelles centrales EPR à partir de 2025 et opérationnelle pour la première à partir de 2035 (en plus évidemment de celle de Flamanville qui elle entrera en service vers 2020). D’après un rapport commandé par Bruno Le Maire et Nicolas Hulot., On pourrait envisager la construction d’un premier lot de six nouveaux EPR à partir de la prochaine décennie.  Il est clair que le départ de Nicolas Hulot va encore compliquer la présentation de cette fameuse programmation de l’énergie. Il faudra à la fois confirmer la réduction de la part du nucléaire dans l’électricité à hauteur de 50 100 tout en annonçant un processus de développement de la filière EPR non seulement pour les besoins énergétiques de la France mais aussi et surtout pour l’exportation. Du coup il est vraisemblable que la programmation énergétique fera dans le flou artistique avec notamment le renvoi de responsabilité sur l’autorité de sécurité nucléaire pour la prolongation des réacteurs.

 

Nucléaire : comme le Canada, des petits réacteurs ?

Nucléaire : comme le Canada des  petits réacteurs ?

 

 

Prétextant les retards (effectifs) des deux réacteurs nucléaires à Hinkley Point, des experts recommandent  en Grande Bretagne de développer comme au Canada la filière des petits réacteurs. Dans un communiqué publié jeudi 22 février 2018, le ministère des Ressources naturelles canadien a dévoilé ses nouvelles ambitions en matière de technologies nucléaires. Le gouvernement de Justin Trudeau souhaite mettre au point de « petits réacteurs nucléaires modulaires » pouvant être déployés de manière autonome et présentant de nombreux avantages en termes de coûts et de flexibilité. Si ces modèles, en cours de recherche et développement, ne dépasseront pas les 300 MW de puissance (à comparer aux 1650 MW d’un réacteur de taille standard), ils présentent un atout non négligeable pour équiper les sites isolés et les régions et pays en développement qui ne disposent pas de réseaux électriques de grosses capacités. Le problème central de la vision diffusion de petits réacteurs nucléaires sera encore davantage qu’aujourd’hui la sécurité. Encore plus que pour d’autres énergies l’installation du nucléaire, son fonctionnement et son contrôle exigent un très haut niveau de technicité qui pourrait ne pas être respectée dans des milieux économiques dont la production principale est la compétence sont éloignées du nucléaire.

 

« Sortir du nucléaire »… en Île-de-France (Pécresse)

 « Sortir du nucléaire »… en Île-de-France (Pécresse)

 Le genre de déclaration à peu près irresponsable qui ne fait avancer d’un pouce la question énergétique ; Pécresse la responsable d’ile de France veuet d’ici 2050 assurer près de la moitié de l’énergie en renouvelable et sortir du nucléaire progressivement. Comme si la production d’énergie pouvait être réglée sur un territoire, comme si Pécresse oubliait que plus de 90% de l’énergie vient de la province.  « Aujourd’hui, la région engage sa responsabilité pour dessiner un chemin de progrès vers une Île-de-France décarbonée en assumant de sortir progressivement du nucléaire », a déclaré Valérie Pécresse avant d’ajouter aussitôt : « en revanche, nous sommes très attachés à préserver le capital francilien de recherche scientifique et technique liée aux technologies de l’atome, notamment dans le domaine médical et celui de la sûreté ».  Certes les régions ont des responsabilités surtout pour modifier l’usage de l’énergie mais leur pouvoir est faible quant à la production ? Et la sortie du nucléaire, souhaitable evidemmenet ne dépendra jamais de Pécresse ou d’un autre responsable régional ou local. Dans les faits les modalités d’action de Pécresse sont plus réduites que l’annonce tonitruante :

« Pour être crédibles, on va décliner chacun de ces objectifs avec une montée en puissance progressive chaque année, a confié Valérie Pécresse à La Tribune en marge de cette réunion, que ce soit sur l’achat de bus propres, les transports en général, l’isolation, la production d’énergies renouvelables, l’ouverture de centres de productions…  Chaque année, on verra où on en est. »

 

Une centrale nucléaire flottante pour l’Arctique !!!

Une centrale nucléaire flottante pour l’Arctique !!!

Alors que l’arctique est déjà victime d’une fonte dramatique des glaces et de la pollution mondiale,  les russes invente un nouveau risque avec une centrale nucléaire flottante pour extraire du pétrole. . Les ONG dénoncent un « Tchernobyl sur glace ».Certes la centrale sera de petite dimension mais en cas d’incident les secours seront très hypothétiques.

« Les centrales nucléaires flottantes vont permettre d’alimenter en électricité et en chaleur les régions les plus reculées, soutenant ainsi la croissance et le développement durable et permettront d’économiser 50.000 tonnes de CO2 chaque année. » Indiquent les autorités russes.  Après l’accident de Tchernobyl, cette solution ne manque pas de susciter des inquiétudes chez les écologistes. Ainsi, Greenpeace évoque un « Titanic nucléaire » ou un « Tchernobyl sur glace » et appelle les autorités à mettre en place une surveillance internationale. « Une centrale flottante sera particulièrement exposée aux phénomènes météorologiques et aux menaces telles que le terrorisme. Imaginez que la barge se détache des vaisseaux de remorquage, les conséquences peuvent être graves », a souligné un expert en énergie de l’ONG.

Pour Greenpeace, l’installation de la barge dans l’environnement rude de l’Arctique russe « constituera une menace constante pour les habitants du Nord et la nature vierge de l’Arctique.  » Assurant que « Les exigences de sécurité sont les mêmes que pour les brise-glaces nucléaires, les sous-marins nucléaires, etc.  » Rosatom prévoit d’étendre son projet et envisage de fournir des centrales flottantes aux pays asiatiques et pour approvisionner les zones reculées.

 

Nucléaire iranien : l’accord est-il réaliste ?

Nucléaire iranien : l’accord est-il réaliste ?

 

La grande question qui se pose pour la faisabilité de la poursuite de l’accord actuel concerne la nature et l’ampleur des sanctions qui seront prises par les Etats –Unis. Non seulement vis-à-vis de l’Iran mis vis-à-vis des entreprises étrangères qui contreviendraient à ces sanctions. Du coup, c’est le commerce avec les Etats- Unis qui pourrait être touché ; et la question pourrait être de savoir s’il fauta commercer avec les Etats-Unis ou avec l’Iran. Un dilemme qui de toute façon réduira l’activité.  Deux phases de sanctions américaines doivent se mettre en place, au bout de trois mois puis de six. Une durée censée être suffisante pour que les entreprises rompent leurs liens avec l’Iran.

Plusieurs grandes entreprises françaises pourraient être directement impactées au premier rang desquelles Total, qui s’est engagé dans l’exploitation d’un des plus grands gisements de gaz au monde, situé en Iran. Téhéran a par ailleurs passé une commande d’une centaine d’appareils à Airbus, pour un montant de plusieurs milliards de dollars. Enfin, il y a le domaine automobile avec Renault et PSA. Cette dernière a vendu plus de 400.000 véhicules l’an dernier et prévoyait d’en vendre trois millions d’ici 2030. Le retrait unilatéral des États-Unis aura, naturellement, un impact conséquent sur l’Iran et sa politique intérieure. Le premier touché pourrait être Hassan Rohani, le président iranien, qui a eu un rôle déterminant dans la signature de l’accord. Il a su obtenir un texte qui pouvait convenir au Guide suprême, qui l’avait approuvé malgré quelques réserves.

L’économie du pays dépend énormément de la vente des réserves de gaz et de pétrole. Les sanctions américaines pourraient diminuer les revenus qui en sont issus par deux et donc entraîner le retour de difficultés pour les Iraniens.

 

L’Iran pourrait se doter de l’arme nucléaire

L’Iran pourrait se doter de l’arme nucléaire

 

Pour l’instant l’Iran a décidé de rejoindre l’Europe, la Chine et la Russie pour le maintien de l’accord nucléaire. Une position modérée par rapport à la décision unilatérale de Trump de faire voler en éclats l’accord qui avait été signé par Obama. Reste à savoir si les Etats-Unis ne soumettront pas les Européens à des mesures punitives  s’ils ne se conformément pas aux rétablissements des sanctions américaines contre l’Iran. Si l’Europe devait se coucher alors il est vraisemblable que l’Iran menacerait alors de reprendre son programme d’enrichissement d’uranium, en clair de se doter à terme de la possibilité de l’arme nucléaire. C’est en substance ce que dit le président iranien Hassan Rohani qui a prévenu mardi que son pays pourrait mettre un terme «  sans limite » aux restrictions qu’il a consenties sur ses activités d’enrichissement d’uranium, après que Washington a annoncé son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015.  « J’ai ordonné à l’Organisation iranienne de l’énergie atomique de prendre les mesures nécessaires [...] pour qu’en cas de nécessité nous reprenions l’enrichissement industriel sans limite », a déclaré M. Rohani à la télévision iranienne. « Nous attendrons quelques semaines avant d’appliquer cette décision », en fonction du résultat des discussions entre Téhéran et les autres partenaires de l’accord, a-t-il ajouté.  «Ce qu’a fait Trump est une guerre psychologique et une pression économique. Nous ne permettrons pas à Trump de réussir dans la guerre psychologique et la pression économique contre le peuple iranien.»

 

Nucléaire iranien : Poutine et Macron en accord et « en même temps » avec Trump ?

Nucléaire iranien : Poutine et Macron en accord et « en même temps » avec Trump ?

 

De toute évidence,  Macron joue l’équilibriste par rapport à l’accord iranien sur le nucléaire. Pour sauver sa rencontre avec Trump, il avait évoqué devant Trump un nouvel accord mais en même temps il se dit d’accord avec Poutine pour le maintenir en l’état. Comme le problème est complexe, peu de médias vont relever cette contradiction. Notons que l’Iran, principal pays intéressé avait réagi nettement à la proposition de Macron de renégocier un nouvel accord : » pas question, même une ligne ». Dans cette affaire de grands entre surtout Poutine et Trump, Macron tente vainement de jouer un rôle quitte à se contredire. Emmanuel Macron a dit en effet  lundi à Vladimir Poutine sa volonté que des discussions s’ouvrent sur le contrôle de l’activité nucléaire iranienne après 2025, le programme balistique iranien et la situation en Syrie et au Yémen, a annoncé lundi la présidence française.

Lors d’un entretien téléphonique, « les deux présidents sont convenus de travailler dans cette direction ensemble dans les prochains jours et prochaines semaines », ajoute l’Elysée dans un communiqué.

Le président français a souhaité, lors d’une visite la semaine dernière à Washington, qu’un accord large pour l’avenir de l’Iran et de la région permette de surmonter l’opposition de Donald Trump à l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015. Selon le Kremlin, « les présidents russe et français se sont prononcés en faveur du maintien et de la stricte application » de l’accord de 2015.  Le président américain a donné aux signataires européens jusqu’au 12 mai pour « réparer les affreuses erreurs » de cet accord, faute de quoi il refusera de prolonger l’assouplissement des sanctions américaines contre l’Iran.

 

Nouvel accord nucléaire iranien : « non à Macron » (Rohani)

 

Nouvel accord nucléaire iranien : « non à Macron » (Rohani)

Le cirque des bisous diplomatiques excepté, Macron (comme Merkel) n’aura pas obtenu grand chose de Trump. Macron pour contourner l’obstacle du renoncement américain à l’accord en vigueur avait trouvé un compromis bâtard en sauvant l’ancien texte et en le complétant. Notons que Trump ne s’est pas en engagé de la moindre manière sur cette proposition destinée surtout à masquer l’opposition entre la France et les Etats-Unis. Le principal intéressé vient de répondre clairement à Macron : c’est non. Le président iranien a même ajouté qu’il ne changera pas une ligne l’accord actuel. Du coup, Macron qui voulait jouer le médiateur se retrouve exclu de la confrontation verbale pour l’instant entre les Etats-Unis et l’Iran. Il faut aussi souligner que les autorités européennes se sont montrées très dubitatives sur la proposition de Macron ; m^me chose du coté de l’Allemagne. Pour résumer, Macron se veut le leader de l’Europe mais il n’est guère soutenu en dehors des médias français.   L’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et six grandes puissances n’est en « aucune manière négociable », a en effet déclaré dimanche 29 avril le président iranien Hassan Rohani à son homologue français Emmanuel Macron, selon le site internet de la présidence iranienne. « L’accord nucléaire ou tout autre sujet sous son prétexte n’est en aucune manière négociable », a déclaré Hassan Rohani lors d’une conversation téléphonique avec Emmanuel Macron. L’Iran « n’acceptera aucune restriction au-delà de ses engagements » conformes aux règles internationales après 2025, quand des clauses de l’accord de 2015 vont expirer, a-t-il ajouté.Selon un communiqué de la présidence française, Emmanuel Macron a fait part à son homologue iranien « de son souhait que les acquis de la négociation de 2015 soient préservés et que les discussions puissent s’ouvrir sur les trois sujets additionnels indispensables que sont le contrôle de l’activité nucléaire (de l’Iran) après 2025, le programme balistique de l’Iran et les principales crises régionales ». Au cours de leur discussion téléphonique d’une heure, les deux présidents ont convenu, d’après l’Élysée, « de travailler principalement dans les prochaines semaines sur la préservation du contenu de l’accord de 2015 dans toutes ses composantes, ainsi que sur la situation au Yémen et en Syrie », pays dans lesquels Téhéran est impliqué à différents niveaux. Bref le contraire de ce que Macron disait devant Trump.

Nucléaire Iran – nouvel accord de Macron : Téhéran et Moscou disent non

Nucléaire Iran – nouvel accord  de Macron : Téhéran et Moscou disent non

 

Après les reportages dithyrambiques sur la visite de Macron à Trump, le soufflé risque de retomber rapidement. D’abord parce l’accord entre Trump et Macron est très ambigu. En effet, Trump veut annuler cet accord tandis que Macron veut le compléter. Surtout parce que les autres parties intéressées surtout la Russie et l’Iran refusent toute modification du texte adopté, même d’une ligne a dit le chef de l’Etat iranien. Les embrassades de Macron et Trump, au demeurant presqu’indécentes pour ne pas dire ridicules, n’auront pas servi à grand chose sur ce point. Les positions sont figées, elles vont le demeurer pendant longtemps et finalement la France montre son incapacité à  influencer quoi que ce soit en dépit du talent de son jeune président. Il faut s’attendre à de nouvelles périodes de tensions pendant des semaines et plus sûrement pendant des mois. Et la solution  se réglera directement entre Trump et Poutine. Téhéran et Moscou ont en effet catégoriquement rejeté ce mercredi tout nouvel accord sur le nucléaire iranien. «Ensemble, avec un chef d’un pays européen, ils disent: ‘nous voulons décider pour un accord conclu à sept’. Pour quoi faire? De quel droit?», a lancé le président iranien Hassan Rohani dans une première réaction. «Avec cet accord, nous avons fait tomber les accusations et prouvé que les États-Unis et Israël mentent à propos de l’Iran depuis des décennies», a-t-il ensuite asséné. S’en prenant à Trump sans le citer, Rohani a lancé: «Vous n’êtes qu’un homme d’affaires (…). Vous n’avez aucune expertise en politique ni en matière de droit ou d’accords internationaux. Un commercial, un homme d’affaires, un bâtisseur de tours, comment pourrait-il émettre un jugement sur les affaires internationales?» «Nous sommes pour que l’accord soit préservé dans son état actuel. Nous estimons que pour l’heure, il est sans alternative», a indiqué de son côté Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Le scepticisme est également venu de Bruxelles. L’accord actuel «doit être préservé», a réagi la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Une position que partage également l’Allemagne: «Notre position est claire: notre priorité absolue est le maintien de l’accord sur le nucléaire et son application par toutes les parties», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «L’accord sur le nucléaire a été négocié par sept pays et par l’Union européenne et ne peut pas être renégocié… mais il est clair qu’au-delà de l’accord, nous voulons être certains que le programme nucléaire iranien a des objectifs exclusivement pacifiques», a-t-il ajouté.

Débat sur l’énergie : l’avenir est au nucléaire ?

Débat sur l’énergie : l’avenir est au nucléaire ?

Dans le cadre du débat public engagé pour la préparation des plans de programmation énergie, le «  Collectif « science technologies actions » défend la priorité du nucléaire. Hier la cour des comptes tout en soulignant l’intérêt des renouvelable avait fortement critiqué le cout et efficacité des nouvelles énergies. (*)

« La France a été après le premier choc pétrolier la championne du monde du développement et de l’exploitation de l’énergie nucléaire. Son modèle énergétique a été salué comme une référence par nombre de pays du fait de la standardisation de ses équipements, de la performance économique de son outil de production et de ses qualités environnementales grâce à la réduction importante de la consommation nationale de pétrole et de charbon. Malgré quelques épisodes tels l’abandon du projet de Plogoff par François Mitterrand en 1981, les gouvernements successifs ont soutenu le développement de cette filière industrielle qui apporte au pays une électricité compétitive tout en diminuant considérablement notre dépendance énergétique et le déséquilibre de la balance du commerce extérieur. Seuls les idéologues les plus entêtés saluent encore la décision politicienne prise à la fin des années 1990 d’abandonner SuperPhénix, sans justification technique, économique ou environnementale. Les effets négatifs de cette décision se ressentent encore aujourd’hui, laissant la France en queue de peloton des pays avancés dans le développement des réacteurs de IVe génération, loin derrière la Chine, l’Inde ou la Russie. C’est ainsi que le réacteur russe à neutrons rapide BN 800, entré dans sa phase commerciale, a reçu le prix de la meilleure centrale au monde par la presse américaine en 2016. Quoiqu’il en soit, et malgré une action de plus en plus visible des « écologistes », la France a conservé au fil des années une position de référence au plan de la qualité du service de l’électricité. Pour preuve, ce résultat du baromètre de la compétitivité énergétique des États établi par KPMG et l’Institut Choiseul publié en 2012, qui place la France numéro Un dans un classement de 146 pays pour «la qualité de son électricité, sa disponibilité et son accès». Cette médaille d’or mondiale est «la conséquence d’un parc nucléaire important», selon les auteurs de l’étude. En dépit de ce résultat très satisfaisant, la majorité parlementaire du dernier quinquennat a jugé utile de prendre le contre-pied de cette politique, aboutissant après un débat public biaisé au vote en 2015 de la Loi sur la Transition Energétique et la Croissance Verte (LTECV). Certes, il était nécessaire de réfléchir à la politique énergétique de la France et d’en redéfinir certaines orientations, notamment pour mieux maîtriser les émissions de gaz à effet de serre. Il eût été logique dans cet esprit de prendre des mesures fortes pour limiter l’usage des combustibles fossiles, responsables pour l’essentiel des émissions de CO2, méthane et autres gaz à effet de serre. Les mesures phares de la loi furent en réalité centrées sur la production d’électricité, pourtant déjà décarbonée à 95%. Cherchez l’erreur ! Et sans craindre de dilapider l’argent public, il fut décidé de promouvoir à grand frais le développement des énergies éolienne et photovoltaïque, en espérant qu’elle puisse se substituer à l’énergie nucléaire. C’était oublier (?) qu’on ne remplace pas une source pilotable, garantissant la disponibilité du courant au moment où on n’en a besoin, par une source disponible aléatoirement. Cette erreur de jugement coûte aujourd’hui 5,5 milliards d’euros par an aux usagers, pour une contribution très modeste à la production (environ 5% en 2017) et sans aucun effet sur la maîtrise des émissions de GES. L’objectif de réduction à 50% de la production d’électricité par le parc nucléaire pour 2025 (pourquoi 50% et non 60% ou 40% ?) a depuis été reconnu inaccessible par le gouvernement, soulignant ainsi le caractère utopique de certaines dispositions de la LTECV. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) doit être révisée fin 2018, et un débat public est engagé depuis le 19 mars, avec la volonté affichée de mettre sur la table tous les enjeux de la politique énergétique. Il est toujours difficile de se remettre en question. La réponse à l’interrogation : « Où en est-on réellement des objectifs prévus dans la LTECV et dans la PPE quant à l’émission de gaz à effet de serre, à la consommation et la production d’énergie ? » n’est clairement pas satisfaisante. En effet, les résultats du premier Suivi de la Stratégie Nationale Bas-Carbone publiés début 2018 par le ministère de la Transition écologique et solidaire sont mauvais. Les émissions de gaz à effet de serre augmentent : celles des secteurs « transports » et « bâtiments » dérivent de manière grave, celles du secteur « énergie » augmentent depuis deux ans ! C’est dire la nécessité et l’urgence à réorienter notre politique énergétique. Le Président de la République a rappelé à plusieurs reprises la priorité qu’il attache à la baisse des émissions de CO2, et revendiqué de façon constante un rôle de premier plan pour la France dans la lutte contre le réchauffement climatique. Puisse l’expérience vécue porter ses fruits et ramener un peu de raison et de cohérence dans les décisions à venir ! La prochaine PPE doit en premier lieu donner des objectifs ambitieux et réalistes pour la réduction de la consommation des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz). C’est là que se trouve le problème central, et non sur la part du nucléaire dans la production d’électricité. Le nucléaire est une énergie d’avenir. La consommation d’électricité dans le monde va croître de façon très importante dans les prochaines décennies. Selon l’AIE (Agence internationale de l’énergie), elle pourrait doubler d’ici 2050, et l’énergie nucléaire sera inévitablement une partie de la réponse, à côté des énergies renouvelables. C’est un marché considérable qui se dessine et pour que la France y trouve sa part, synonyme de création d’emplois et de richesses, elle doit maintenir ses compétences techniques et industrielles en développant sur son sol de nouvelles unités, références à l’export, et accroître son effort de R&D sur les réacteurs du futur. Gageons que la raison l’emportant sur les idéologies aveugles, l’exemplarité de la France en matière énergétique et de faibles émissions de GES sera préservée par la prochaine PPE. Celle-ci doit acter de manière claire une politique qui s’inscrit dans le prolongement de celle mise en œuvre depuis près de 50 ans pour le plus grand bien des Français. L’épisode de ces dernières années apparaîtra alors comme un hoquet de l’histoire ! »

(*) Le collectif « science technologies actions » regroupe une centaine de scientifiques issus de tous les domaines. La liste des membres et plus d’information sur leur site.

 

Nucléaire : remise en service à Fessenheim …avant fermeture ?

Nucléaire : remise en service à  Fessenheim …avant fermeture ?

 

Un réacteur  arrêté depuis un an redémarre avant peut-être à nouveau d’ être arrêté avec la mise en service de Flamanville prévu à la fin de l’année ; les deux réacteurs de la centrale doivent normalement fermer à la fin de l’année, lorsque le combustible sera chargé dans le nouvel EPR de Flamanville. Située tout près de la frontière avec la Suisse et avec l’Allemagne, la centrale de Fessenheim a été mise en service en 1977. Elle comporte deux réacteurs à eau pressurisée d’une puissance de près de 900 MW chacun qui produisent l’équivalent de 65% de l’électricité consommée en Alsace. Le réacteur devrait retrouver sa pleine puissance de 880 mégawatts (MW) dans les prochains jours, selon le site de RTE. La remise en service de ce réacteur était initialement prévue à partir du printemps 2017, mais elle a été reportée à plusieurs reprises.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait donné son feu vert au redémarrage le 12 mars dernier. « Cette levée de suspension était la dernière condition permettant de procéder au redémarrage du réacteur n°2″, a rappelé EDF dans une note.

 

Hulot, l’alibi pour faire avaler la politique nucléaire

Hulot, l’alibi pour faire avaler la politique nucléaire

 

Il est clair que Nicolas Hulot constitue l’alibi écolo de Macron  qui lors de sa campagne électorale n’avait pas spécialement développé ses idées en matière d’environnement. Il s’est vraiment saisi de la question lorsqu’il a compris l’opportunité qu’il y avait à exploiter l’accord de Paris. Un accord de Paris sur le climat évidemment très intéressant mais aussi très hypothétique quant à ses objectifs et surtout à ses moyens. Pour donner une petite coloration verte à son programme Macron  à récupéré  la figure médiatique que représente Nicolas Hulot, cet homme de télé surtout célèbre pour ses reportages sur la dégradation environnementale. Une célébrité médiatique qui ressemble à celle de Mimi Matisse ou de Michel Drucker mais qui ne lui donne par ailleurs aucune compétence dans le domaine. Le seul fait d’avoir tenu une caméra est un peu insuffisant pour donner une légitimité sur cette question qui demande pour le moins un peu de formation et de connaissances concrètes. Hulot a surtout profité de son image médiatique pour se constituer une grande fortune à travers la fondation Ushuaia financée par TF1 de nombreuses grandes entreprises y compris EDF. De ce point de vue,  Hulot est davantage un businessman de l’écologie que t défenseur désintéressé de l’environnement. Pour preuve,  sa position sur le nucléaire notamment à Bure  où la seule argumentation – assez nulle au demeurant- nulle qu’il développe consiste à dire   : c’est vrai avant j’étais contre Bure mais j’étais militant maintenant je suis ministre je suis donc pour Bure,  c’est la moins mauvaise solution. Évidemment Macron  se sert de l’Hulot pour faire avaler la politique nucléaire. Une politique par ailleurs incontournable pendant 30 ou 40 ans pour des questions d’efficacité énergétique. Pour faire joujou,  on a accordé 150 millions à Nicolas Hulot afin qu’il fasse semblant de développer des énergies  alternatives dont beaucoup sont complètement inefficaces en tout cas ont un rendement énergétique dérisoire. C’est le cas notamment des éoliennes subventionnées à plus de 50 %. L’ennui c’est que Nicolas Hulot est maintenant plombé par son passé d’homme d’affaires aussi par les accusations de harcèlement vis-à-vis des femmes. Il est d’ailleurs depuis quelques semaines relativement paralysé. Pour se dépatouiller de cette posture, il a absolument besoin du soutien politique qui lui éviterait des poursuites judiciaires graves. Macron va donc se servir encore davantage de ‘Hulot comme d’une marionnette. Une marionnette très coûteuse car il lui faut des crédits pour faire de l’agit’ prop écolo et en quelque sorte acheter son silence sur le nucléaire. Exemple de ses contradictions c’est au moment Hulot émet  un  timide doute sur l’efficacité de l’EPR de Flamanville que la France vend sa technologie dans le monde notamment hier en Inde. Si les Indiens se montrent réticents à cette filière nucléaire on pourra toujours leur expédier Hulot pour faire du vent avec des éoliennes.

Nucléaire- Bure : le site évacué par la force

Nucléaire- Bure : le site évacué par la force

 

Une décision préventive pour éviter sans doute le recul de Notre Dame des Landes avec cette opération de police sur le site de Bure. L’occasion pour le gouvernement de montrer ses muscles.  Un site où on doit enfouir les déchets nucléaires sur une  période 100 00 ans à 500m sous terre. Les occupants protestent contre les risques de contamination, les risques systémiques et autres dégâts collatéraux pratiquement imprévisibles sur une aussi longue période. Autre point sensible, les risques d’incendie de fûts de déchets placés dans le passé dans un enrobage de bitume qui seront stockés à Bure. Une opération de gendarmerie destinée à évacuer les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse) est donc actuellement en cours. La gendarmerie nationale a débuté jeudi 22 février une opération  »visant à mettre fin à l’occupation illégale » du Bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. « Sous l’autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h15″, déclare sur son compte Twitter le ministre. Ses services mettent ainsi à exécution une décision de justice prise en avril par le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc.

«L’idéologie nucléaire », par les Arvernes

«L’idéologie nucléaire », par les Arvernes (Groupe anonymes de hauts fonctionnaires !)

 

Une nouvelle fois le groupe anonyme de hauts fonctionnaires se prononce sur un sujet sensible : le nucléaire. En appuyant sur les récentes décisions relatives aux questions de sécurité. En clair, le groupe en profite pour défendre  le nucléaire et réfute l’idée d’une réflexion sur la sécurité. En fait, un plaidoyer sans nuance pour le nucléaire de la part d’un groupe à la composition inconnue qui de fait décrédibilise le propos ou le met au rang des réactions anonyme et bien peu courageuses  d’internaute sur les réseaux sociaux. On peut considérer que le nucléaire n’est pas la solution idéale (loin se faut)  mais qu’il sera incontournable jusque dans les années 2050 ; On peut être critique mais réaliste sans tomber dans la caricature.    

 

Extraits

 

« Three Miles Island en 1979, Tchernobyl en 1986, Fukushima en 2011 ont poussé certains à militer pour la renonciation à une énergie qui fournit toujours peu ou prou les trois-quarts de notre électricité à des prix très bas et sans émissions de CO2…

 

Depuis le choix du général de Gaulle de doter la France d’une capacité électronucléaire importante pour assurer à la France une moindre dépendance énergétique aux hydrocarbures que ses voisins européens, cette énergie a suscité des débats. Le nucléaire a pâti en France des accidents survenus hors de notre territoire. Three Miles Island en 1979, Tchernobyl en 1986Fukushima en 2011 ont poussé certains à militer pour la renonciation à une énergie qui fournit toujours peu ou prou les trois-quarts de notre électricité à des prix très bas et sans émissions de CO2. Jamais pourtant les réacteurs français à eau pressurisée n’ont été pris en défaut. Malgré 57 réacteurs en service, jamais un accident important ne s’est produit qui aurait pu faire douter les dirigeants du bien-fondé de la base énergétique nucléaire.

Pourtant, la tentation de la politisation reste présente. Son dernier avatar ne touche pas cette fois la sûreté – les mesures techniques au sein du réacteur pour éviter un emballement de la réaction – mais la sécurité, à savoir les mesures humaines et technologiques mises en œuvre pour protéger l’enceinte d’une attaque. mardi 31 janvier 2017, la Présidente de la commission du développement durable de l’Assemblée, Mme Pompili, obtenait en effet que soit instituée une commission d’enquête sur la sécurité nucléaire, au nom de la lutte contre le terrorisme. Ceci peut étonner, à plusieurs titres.

D’abord, pourquoi la commission du développement durable se saisit-elle d’un dossier touchant exclusivement aux affaires de sécurité et de défense ? Il existe une commission de la défense et des forces armées traitant de ces questions dont les députés sont habilités à en connaître sur des dossiers sensibles. En termes de sécurité, donc de mesures humaines et techniques, dont une partie est directement confiée à la Gendarmerie nationale ou au SGDSN, il s’agit d’affaires de défense au sens premier du terme.

Ensuite, Mme Pompili a donné au journal Le Monde le 2 février un entretien où elle énonce clairement sa volonté de faire baisser le plus possible la part du nucléaire dans le mix énergétique français. Elle confond également sûreté et sécurité qui, même si elles forment un continuum, ne sont pas des éléments interchangeables, demandant les mêmes réponses ; la sûreté passive d’un réacteur n’est pas, en soi, une problématique de lutte antiterroriste. Dans ce contexte on ne peut que craindre une distorsion a priori de l’enquête qui va être menée par cette commission.

Capacité d’enquête. Le contexte dans lequel cette commission d’enquête se met en place est donc inquiétant. La France est reconnue pour son excellence tant dans la sûreté que dans la sécurité. Pour ne s’intéresser qu’à cette dernière, une réforme a justement été menée en 2016-2017 pour aboutir à la création d’un commandement spécialisé de la Gendarmerie nationale, le CoSSeN, chargé de la protection, y compris et surtout, contre les groupes terroristes de l’ensemble des installations nucléaires. Le CoSSeN permet ainsi de disposer d’une capacité d’enquête et d’anticipation – on oserait presque dire de renseignement – afin de pouvoir parer aux menaces de temps long. Il se combine avec les pelotons spécialisés (PSPG) qui protègent les centrales.

En outre, en termes d’indépendance, la France était, dès avant Fukushima, l’un des seuls pays à disposer d’autorités indépendantes à responsabilité multi-ministérielle, chargées d’auditer et d’évaluer la sûreté (ASN). Enfin l’excellence de l’ANSSI dans le domaine de la cybersécurité n’étant plus à démontrer, la cyberprotection des installations énergétiques – et donc nucléaires – est au centre des préoccupations de l’agence et de l’Etat. Si aucun dispositif antiterroriste ne peut être considéré comme parfait, il est néanmoins certain que celui de la France sur la sécurité nucléaire est l’un des plus avancés du monde, parfaitement en adéquation avec les règles de l’AIEA en ce domaine.

Au total, force est de constater que la menace terroriste fait ici l’objet de ce qu’il faut bien appeler une forme d’instrumentalisation. Il est regrettable qu’un sujet d’une telle importance, qui mérite à l’évidence une analyse sérieuse, poussée, impartiale, prenne le risque d’être détourné à des fins politiciennes alors que la programmation pluriannuelle de l’énergie qui détermine la feuille de route nationale pour les cinq prochaines années est en débat.

Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, de professeurs, d’  »essayistes »  qui feraient de s’essayer aussi à la transparence et au courage »

L’odieux marchandage nucléaire : fermeture de -Fessenheim contre la prolongation des autres

L’odieux marchandage nucléaire : fermeture de -Fessenheim contre la prolongation des autres

Paris vaut bien  une messe ! Ce qu’avait pensé Mitterrand (et Henri IV avant lui) en annulant le projet de centrale nucléaire de Plogoff. Grâce à ce renoncement,  on avait pu continuer le programme nucléaire sans trop d’opposition des écolos. La fermeture de Fessenheim pourrait être le prix à payer pour faire passer la prolongation de la durée de vie des centrales au-delà de 40 ans. En fait,  Fessenheim pourrait parfaitement aussi être prolongé mais c’est un symbole les écolos, pour Hulot surtout. Hulot a en effet besoin de symboles pour justifier sa position au sein de gouvernement auquel il apporte par ailleurs sa caution sur à peu près tous les sujets. Du coup,  on envoie, le jeune secrétaire d’État Sébastien Le Cornu négocier  les perspectives de fermeture de la centrale. Un jeune secrétaire d’État rompu à l’exercice des compromis bâtards. Pour preuve, il propose aux salariés privés d’emploi du fait de la fermeture de Fessenheim d’aller travailler en Allemagne.  « Ils manquent de salariés qualifiés là-bas » !  Le Cornu commencé sa carrière politique à 20 ans et n’a jamais fait  autre chose.  Il connaît les arcanes du pouvoir, le champ des possibles et des trahisons négociables. Il est clair que Nicolas Hulot a avalé une grosse couleuvre en reportant la réduction de l’électricité nucléaire vers 2030,  2035 ou 2040. Comme avec Notre dame des Landes,  il a besoin d’un affichage. Macron, lui,  a imposé le renoncement au mix énergétique sauf en ce qui concerne les gaspillages d’éoliennes improductives  (il en faudrait 2000 pour remplacer Fessenheim et on voit mal où on  pourrait les installer en Alsace).  Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu, a donc rencontré jeudi à Colmar (Haut-Rhin) les représentants du personnel de la centrale nucléaire de Fessenheim, tous opposés à sa fermeture, un échange inédit qualifié de “constructif” de part et d‘autre. Le dialogue a porté sur l‘avenir des 750 agents EDF et des 330 salariés sous-traitants employés sur la centrale, sur les emplois induits, dont un millier directement, mais aussi sur la réindustrialisation du bassin d‘emploi. Les deux réacteurs de 900 MW qui sont en service depuis 1977 sur les bords du Rhin devraient être mis à l‘arrêt en 2018 ou 2019 au moment de l‘entrée en service de l‘EPR de Flamanville dans la Manche, une centrale de nouvelle génération, fin 2018.

 

Marchandage Nucléaire : fermeture de Fessenheim contre la prolongation des autres

Marchandage Nucléaire : fermeture de -Fessenheim contre la prolongation des autres

Paris vaut bien  une messe ! Ce qu’avait pensé Mitterrand (et Henri IV avant lui) en annulant le projet de centrale nucléaire de Ploggoff, grâce à ce renoncement on avait pu continuer le programme nucléaire sans trop d’opposition des écolos. La fermeture de Fessenheim pourrait être le prix à payer pour faire passer la prolongation de la durée de vie des centrales au-delà de 40 ans. En fait,  Fessenheim pourrait parfaitement aussi être prolongé mais c’est un symbole les écolos, pour hulot surtout. Hulot a en effet besoin de symboles pour justifier sa position au sein de gouvernement auquel il apporte par ailleurs sa caution sur à peu près tous les sujets. Du coup on envoie,  le jeune secrétaire d’État Sébastien le cornu négocier  les perspectives de fermeture de la centrale. Un jeune secrétaire d’État rompu à l’exercice des compromis bâtards. Il a commencé sa carrière politique à 20 ans et n’a jamais fait  autre chose.  il connaît les arcanes du pouvoir, le champ des possibles et des trahisons négociables. Il est clair que Nicolas Hulot a avalé une grosse couleuvre en reportant la réduction de l’électricité nucléaire vers 2030,  2035 ou 2040. Comme avec Notre dame des landes,  il a besoin d’un affichage. Macron lui a imposé le renoncement au mix énergétique sauf en ce qui concerne les gaspillages d’éoliennes improductives  (il en faudrait 2000 pour remplacer Fessenheim et on voit mal où on  pourrait les installer en Alsace).  Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu, a rencontré jeudi à Colmar (Haut-Rhin) les représentants du personnel de la centrale nucléaire de Fessenheim, tous opposés à sa fermeture, un échange inédit qualifié de “constructif” de part et d‘autre. Le dialogue a porté sur l‘avenir des 750 agents EDF et des 330 salariés sous-traitants employés sur la centrale, sur les emplois induits, dont un millier directement, mais aussi sur la réindustrialisation du bassin d‘emploi. Les deux réacteurs de 900 MW qui sont en service depuis 1977 sur les bords du Rhin devraient être mis à l‘arrêt en 2018 ou 2019 au moment de l‘entrée en service de l‘EPR de Flamanville dans la Manche, une centrale de nouvelle génération, fin 2018.

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol