Archive pour le Tag 'Unedic'

Unedic : une réforme bâclée et injuste

Unedic : une réforme bâclée et injuste

Les syndicats et en particulier la CFDT dénoncent  le caractère brutal de la réforme de l’Unedic et son caractère injuste. De fait,  cette réforme risque d’ajouter de la misère à la misère sociale existante. Pour autant une réforme était cependant nécessaire pour des motifs financiers mais aussi sociaux et économiques. Le problème central c’est que certains bénéficiaires de l’ASSEDIC, certes minoritaires, considèrent les indemnités de l’assurance chômage comme un accessoire de rémunération qui leur permet d’alterner travail  et périodes d’inaction. C’est aussi la même problématique que celle qui concerne les bénéficiaires d’aide sociale notamment le RSA. La faute n’incombe pas forcément aux bénéficiaires mais au système lui-même qui se caractérise par le fait qu’il est plus souvent intéressant de ne pas travailler plutôt que d’accepter un travail payé autour de 1000 € à plein temps (600 à 800 € à temps partiel) et en même temps de voir la plupart des aides sociales disparaître. D’une certaine manière, le travail mal rémunéré, les contrats très précaires n’encouragent pas le travail. Le problème c’est que la réforme est tombée comme un couperet sans bien distinguer ceux  qui profitent un peu indûment du système et ceux  très éloignés de l’emploi auquel on va supprimer 200 € quand il n’en touchait déjà que 900. Philippe Villechalane porte-parole de l’APEIS (Association pour l’emploi, l’information et la solidarité des chômeurs et travailleurs précaires). Depuis plus de trente ans, son association défend les droits des demandeurs d’emploi. Il dénonce « un véritable cataclysme » : « 500 000 chômeurs vont être éjectés du système d’indemnisation alors même qu’ils ont cotisé pour être indemnisés. Et 250 000 ne vont pas pouvoir recharger leurs droits ».

Le gouvernement veut inciter les chômeurs à prendre les emplois vacants. Pour Muriel Pénicaud, la ministre du travail, « quand le marché est dynamique, il faut retourner à l’emploi ». Pour Philippe Villechalane, cet argument est biaisé : « Les chômeurs ne sont pas des feignants. Mais ils ne veulent pas travailler dans n’importe quelles conditions(…) Certains emplois sont trop précaires pour être acceptés par des gens qui ont des revenus faibles, mais des revenus tout de même, qui ont une famille, un lieu d’habitation. Très peu d’emplois disponibles correspondent à ce que cherchent les gens. »  Ceci étant,  était nécessaire d’engager une réforme de l’Unedic mais à dessein le gouvernement a décidé d’imposer un délai intenable aux partenaires sociaux afin qu’ils ne puissent pas se mettre d’accord sur des compromis. Ce qui a permis d’étatiser  le système, une étatisation à la hâte qui débouche sur des mesures globales mal adaptées et pour certaines surtout injustes. Une fois de plus surtout ce plan n’est pas accompagné d’une stratégie visant la réinsertion professionnelle et la réadaptation des qualifications.

 

 

Unedic: une économie de 2,27 milliards d’euros assez hypothétique

Unedic: une économie de 2,27 milliards d’euros assez hypothétique

 

D’après l’Unedic, le retour à l’équilibre financier sera assuré d’ici fin 2020 et le régime sera même excédentaire en 2021. Ce serait dû aux  effets conjoints de la réforme qui diminue les droits des chômeurs et d’un environnement économique plus favorable. Il est clair qu’il faut se méfier de ce genre d’annonce tellement il a déjà été employé et malheureusement peu confirmé dans les faits qu’il s’agisse par exemple du système des retraites dont le comité d’orientation ( sorte d’institution de chapeaux à plumes au service des gouvernements successifs) qui avait annoncé l’équilibre du système ou autre exemple celui de l’équilibre de la sécurité sociale. Ce qui est certain,  c’est qu’on a réduit les droits, ce qui produira moins de dépenses chiffrées autour de 3 milliards. La question se pose quand même de l’évolution du deuxième paramètre concernant  le nombre de bénéficiaires. En effet,  tout dépendra de la conjoncture économique alors l’Unedic donne l’impression que la France connaît une embellie sur le plan de la croissance. Faut-il rappeler que c’est plutôt le contraire qui se passe puisque la croissance en 2019 sera limitée autour de 1,2 %.

Pas vraiment de quoi créer de manière significative des emplois. Par exemple lors des derniers chiffres de l’emploi 30 000 postes ont bien été créés mais parallèlement 30 000 personnes sont venus gonfler ce qu’on appelle le halo du chômage. Bref, de toute manière, une évolution tout à fait  anodine quand il y a plus de 6 millions de chômeurs dont 2.5 millions sont indemnisés.  Compte tenu du ralentissement mondial qui se confirme de jour en jour l’année 2020 voire 2021 pourrait bien être catastrophique sur le plan de l’activité économique et donc du chômage. Pourtant dans ses nouvelles prévisions financières, publiées mardi, l’Unedic anticipe ainsi un retour à l’équilibre de ses comptes au deuxième semestre de 2020, soit quelques mois plus tôt qu’en l’absence de réforme. L’organisme prévoit une amélioration importante de son solde financier au cours des deux années suivantes, toujours sous les effets conjugués de la réforme et de la conjoncture économique.

Le solde financier passerait ainsi de -1,8 milliard d’euros en 2019 à un quasi-équilibre en 2020 (-0,3 milliard d’euros) puis deviendrait excédentaire pour atteindre 3 milliards d’euros en 2021, puis 5,3 milliards en 2022.

Hors effet de la réforme, le solde financier aurait atteint +1,2 milliard d’euros en 2021 puis +3,2 milliards d’euros en 2022.

La dette qui devait atteindre son niveau maximum en 2020 à 37,6 milliards d’euros, soit l’équivalent de 11 mois de recettes, devrait par ailleurs être ramenée à 29,4 milliards en 2022.

Cette refonte des règles de l’assurance chômage, vivement décriée par les syndicats, affectera toutefois les demandeurs d’emploi, estime l’Unedic.

Près de la moitié d’entre eux verront l’ouverture de leurs droits retardée ou annulée. Ils bénéficieront de droits plus courts ou d’une indemnité plus faible mais versée sur un plus longue période.

La réforme prévoit notamment un durcissement des droits d’entrée dans le régime d’assurance chômage dès le 1er novembre et un changement de calcul de l’indemnité au 1er avril prochain. Ces deux mesures permettront à elles deux de générer des économies de 3,2 milliards d’euros entre 2019 et 2021.

A cela, s’ajoutent les mesures venant diminuer les allocations des cadres les mieux rémunérés, soit quelque 160 millions d’euros sur trois ans. Au total la réforme doit permettre de réduire les dépenses de 3,4 milliards d’euros.

L’intégration au régime des salariés démissionnaires et des indépendants, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, devrait entraîner 900 millions d’euros de dépenses supplémentaires. A cela, s’ajoute l’augmentation de la contribution de l’Unedic à Pole emploi pour financer la formation des chômeurs, qui est estimée à 800 millions d’euros.

Les économies globales générées sur les années 2019-2021 s’élèvent ainsi à 2,2 milliards d’euros.

“Ça va être une tuerie”, avait déclarée lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur Public Sénat, reprenant les objections de l’ensemble des syndicats.

“Cette réforme (…) est faite dans une logique purement budgétaire”, a-t-il ajouté. “Ce n’est pas le modèle de protection sociale ni le modèle de société que j’ai envie de prôner. Le gouvernement a fait ces décrets, il en portera une responsabilité”.

Dès le 1er novembre, 9% des personnes qui auraient ouvert un droit avec les règles de 2017 ne pourront pas s’inscrire à l’assurance chômage, car ils n’auront pas atteint six mois d’affiliation (au lieu de quatre aujourd’hui). Douze pour cent ouvriront un droit mais plus tard (cinq mois plus tard en moyenne), et 11% ouvriront un droit à la même date mais plus court.

Au 1er avril, 37% des nouveaux entrants, soit 850.000 personnes, verront leurs allocations passer de 905 euros par mois à 708 euros en moyenne, selon les calculs de l’Unedic. Ces allocations seront, en revanche, versées sur 18 mois contre 12 aujourd’hui.

Unedic : macron provoque la colère des partenaires sociaux

Unedic : macron provoque la colère des partenaires sociaux

Les responsables syndicaux et patronaux n’ont guère apprécié le persiflage de Macron à propos de l’échec de négociations concernant l’assurance-chômage. Certes les partenaires sociaux ne se sont pas grandis en renvoyant la balle dans le camp du gouvernement justement qui ne rêve que d’étatiser l’Unedic. Ceci étant,  le cadrage de la discussion était-elle que la marge de négociation était très étroite. Comme à son habitude,  Macron ne peut s’empêcher de persifler ou de ridiculiser ceux avec lesquels il n’est pas d’accord. Pas vraiment la posture d’un président qui devrait surtout dans la période unir  les Français. Macro a donc de nouveaux fait dans la caricature en déclarant : “On est dans un drôle de système tout de même où chaque jour dans le pays, on dit ‘corps intermédiaires, démocratie territoriale, démocratie sociale, laissez-nous faire’ et quand on donne la main, on dit ‘pardon Monsieur, c’est dur, reprenez-la”, a dit le président jeudi. Pourtant Macron est mal placé en matière de compétence pour négocier si l’on en juge par une crise des gilets jaunes dont la médiation gouvernementale est catastrophique. Certes des commentateurs peuvent à juste titre considérer  que les partenaires sociaux ont manqué une occasion de valoriser leur rôle dans cette discussion de l’Unedic. Mais ce n’est pas un président de la république de commenter, de critiquer et de diviser. On constate que Macron ne peut se défaire de cet attitude d’arrogance qui a déjà tellement nuit à son image. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a rapidement répliqué que “rechercher des boucs émissaires peut être tentant à court terme mais contreproductif pour l’avenir”. “La démocratie sociale a souvent prouvé son efficacité et sa responsabilité lorsqu’elle n’est pas soumise à des lettres de cadrages impossibles, menant sciemment une négociation dans l’impasse”, a-t-il ajouté sur Twitter. Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, est allé dans le même sens. “La lâcheté, c’est quand l’Etat fixe toutes les règles mais veut faire assumer les décisions par les autres !”, a-t-il écrit vendredi sur Twitter. En cause, les exigences de l’exécutif, qui a pressé les partenaires sociaux de trouver 3 à 3,9 milliards d’euros d’économies, les forçant à réduire des droits des demandeurs d’emploi et de pénaliser le recours “abusif” aux contrats courts par des mécanismes rejetés par les entreprises.“La main n’a été ni donnée, ni tendue”, a jugé Fabrice Le Saché, vice-président du Medef. Même colère au syndicat CFE-CGC, dont le secrétaire général confédéral Alain Giffard a jugé que “nous avons affaire à des irresponsables !”Le président de l’organisation patronale CPME, François Asselin, souligne lui aussi la responsabilité de l’exécutif, “son immixtion permanente” et ses “messages contradictoires”, dans un entretien au quotidien L’Opinion publié vendredi. Mais il juge aussi que les partenaires sociaux “ont démontré leur incapacité à faire prévaloir l’intérêt général sur leurs propres intérêts”. “La négociation interprofessionnelle, comme on l’a connue, est morte”, ajoute-t-il, en appelant patronat et syndicats à “rebâtir un nouveau contrat social”.L’échec de la négociation place Emmanuel Macron et Edouard Philippe dans une situation délicate en les poussant à clarifier leur politique, au risque d’attiser les tensions et de fragiliser leur programme de réformes

Unedic : Macron enfonce les corps intermédiaires

Unedic : Macron enfonce les corps intermédiaires

 

Comme c’était prévisible, Macron a profité de l’échec des négociations sur l’Unedic pour enfoncer les corps intermédiaires. Il est vrai que les instances patronales et syndicales se sont montrées assez irresponsables en montrant leur incapacité à négocier sur l’assurance-chômage. Depuis le début du mandat de Macorn, ces organisations ont été systématiquement mises de côté, le président préférant le contact direct avec les Français ce qui par parenthèse a conduit au mouvement des gilets jaunes. Dans sa conception monarchique du pouvoir, Macron n’apprécie guère ces corps intermédiaires et leur échec sur l’Unedic a servi de prétexte pour les discréditer un peu plus “Plusieurs d’entre vous ont parlé des corps intermédiaires, c’est devenu très à la mode”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’un débat à l’Elysée avec les présidents des conseils départementaux. “Moi je crois dans les corps intermédiaires d’autant plus que la première réforme portée dans ce quinquennat avec les ordonnances travail leur a donné plus de place”. “Mais la responsabilité n’est pas toujours partagée”, a-t-il estimé. “On vient d’avoir un exemple (…) on dit aux partenaires sociaux ‘trouvez-nous une solution pour le chômage, vous êtes autour de la table, vous êtes responsables’ alors même que les organisations syndicales ne financent plus le chômage”.“Comme c’est difficile, elles ont rendu hier au gouvernement la copie”, a-t-il poursuivi. “On est dans un drôle de système tout de même où chaque jour dans le pays, on dit ‘corps intermédiaires, démocratie territoriale, démocratie sociale, laissez-nous faire’ et quand on donne la main, on dit ‘pardon Monsieur c’est dur, reprenez-la”. “Le gouvernement va devoir la prendre parce qu’on ne peut pas avoir un déficit cumulé sur le chômage comme celui que nous avons depuis tant d’années”, a-t-il ajouté.

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Refus total du bonus malus voulu par les syndicats et le gouvernement concernant les contrats courts. Le patronat à la place propose le paiement d’un forfait, d’un montant fixe qui viendra alimenter un fonds commun pour améliorer l’accès à la complémentaire santé et augmenter des droits au compte personnel de formation. Curieusement en cas d’échec, le patronat s’en remet à l’arbitrage des pouvoirs publics auxquels il demande de participer aux négociations en cours. Au moins un point d’accord avec les syndicats qui eux aussi veulent s’en remettre à l’arbitrage du ministère du travail en cas d’échec des négociations avec le patronat. Il y a par ailleurs une sorte de contradiction chez les partenaires sociaux à vouloir garder la main sur les négociations relatives à l’Unedic et en même temps solliciter l’arbitrage du ministère du travail. Cela d’autant plus que l’intention du gouvernement est de remettre la main sur l’Unedic avec y compris une modification du financement via l’impôt. En clair dans ce domaine comme dans d’autres l’étatisme reprend le dessus en France. Sans doute la faute au gouvernement qui définit des cadrages trop contraignants mais aussi aux partenaires qui en la circonstance montre un peu irresponsables. “Si dans ce texte, il n’y a pas les mesures que nous préconisons sur la réduction des contrats courts, il y aura un échec et après nous en appelons à la ministre du Travail pour regarder ce qu’on fait de ce constat d’échec”, a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger sur LCI. En cas d’échec des négociations, le gouvernement doit décider s’il reprend les rênes du régime et procède lui-même aux réformes : des économies de 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans, la révision des règles de cumul emploi et chômage et la mise en place d’un dispositif pour limiter le recours aux contrats de courte durée. Cette perspective n’enchante ni le patronat ni les syndicats. “Ce serait un échec pour tout le monde. Si le gouvernement reprend la main, ce sera aussi des baisses de droits importantes pour les demandeurs d’emploi”, a dit à Reuters la secrétaire générale adjointe de la CFDT, Marylise Léon. La loi prévoit, en cas d’échec des pourparlers, que le gouvernement reprenne la main et modifie les règles de l’assurance chômage par décret “mais, s’il y a un recours au décret, le gouvernement ne fera pas seul, les partenaires sociaux auront un rôle à jouer”, a poursuivi la source.

Unedic : une réforme déjà caduque

Unedic : une réforme déjà caduque

 

Le problème de la demande de réforme formulée par le gouvernement devant les partenaires sociaux c’est qu’elle est déjà caduque et que l’objectif de réduction des dépenses ne pourra pas être tenu en raison de la conjoncture économique et sociale. En effet on demande à Unedic qui effectivement est dans une situation financière difficile  de réaliser chaque année une économie d’un milliard au moins pendant trois ans. La question est de savoir sur quelle assiette de chômeurs on peut ce fixer. Contrairement à ce qu’affirme le premier ministre non seulement le chômage ne diminue pas mais il reprend malheureusement.  En effet, les experts prévoyaient une croissance de 2,3 % en 2018 prolongeant ainsi le dynamisme de 2017. Le gouvernement avait fondé son budget sur une perspective d’une hausse du PIB de 2 %. Or le gouvernement a été contraint de revoir sa projection à la baisse et de retenir 1,7 %. En réalité compte tenu de l’environnement international qui se tasse également on sera entre 1,5 et 1,6 % comme l’indique d’ailleurs l’OCDE. Du coup de cet évolution économique qui ce dégrade découlera une augmentation du nombre de demandeurs d’emploi  et donc des dépenses de l’ASSEDIC. En fait l’économie demandée pourrait être absorbée par la croissance du chômage. L’objectif, dit-on au ministère, est de lutter “contre le chômage en favorisant l’emploi durable pour répondre aux besoins des compétences des entreprises». SUR le principe, le gouvernement souhaite revoir les règles qui “favorisent l’enfermement dans l’emploi”, “responsabiliser les entreprises” qui abusent des contrats courts, mettre en place, si les partenaires sociaux le souhaitent, une allocation chômage de longue durée, et accélérer le désendettement de l’Unedic, dont la dette atteindrait sans changement 35 milliards d’euros en 2019.Une bonne nouvelle cependant, le gouvernement souhaite que les négociations aboutissent sur un “mécanisme” pour limiter le recours récurrent aux contrats de courte durée. Le terme de “bonus-malus” – moduler les cotisations des entreprises en fonction de leur utilisation des contrats courts – ne sera pas mentionné dans la lettre de cadrage. Les partenaires sociaux se sont montrés très critiques sur les orientations de la réforme. “C’est un document sur une réforme à l’envers puisqu’on part d’un objectif budgétaire pour fixer les objectifs dans lequel on va reparamétrer l’assurance chômage”, a dit le vice-président de la CPME, Jean-Michel Pottier, à l’issue de la rencontre. “Malheureusement, il me semble que cette future réforme de l’assurance chômage, même si le gouvernement la veut systémique, est quand même avec un prisme marqué sur les économies”, a dit le négociateur de Force ouvrière, Michel Beaugas. “1,3 milliard d’économies par an, c’est beaucoup.”Pour la CGT, “c’est un projet qui est complètement ficelé d’avance” et qui vise “les travailleurs précaires». Les organisations syndicales et patronales annonceront dans les prochains jours si elles souhaitent participer aux négociations. Pour la CFDT, “la question, c’est de replacer bien le demandeur d’emploi au coeur de cette logique et de sortir de la logique budgétaire qu’a le gouvernement, avec des économies qui nous ont été annoncées, qui sont extrêmement conséquentes”.

L’Unedic : un milliard d’euros de trop versés !

L’Unedic :  un milliard d’euros de trop versés !

 

Un milliard versé en trop par l’Unedic en 2017 pour insuffisance de mise à jour des dossiers. C’est beaucoup évidemment et cela s’explique par la complexité administrative relative à la délivrance des prestations chômage notamment pour ceux qui exercent  une activité à temps partiel. La complexité vaut autant pour l’ouverture des prestations que pour leur cessation. Il faut mettre ce chiffre d’excédent versé en rapport avec notamment le budget, une quarantaine de milliards et le déficit (autour de 4 milliards). .Le déficit de l’assurance chômage se montait à 4,3 milliards l’an dernier. il serait  de 3,8 milliards en 2017, puis de 3,25 milliards l’année suivante. De 30 milliards d’euros l’an dernier, la dette de l’assurance chômage serait de 33,8 milliards cette année, et de 37,1 milliards en 2018. L’Unedic note néanmoins que la dette fin 2018 aurait pu être plus élevée de 600 millions, si les changements impulsés dans le cadre de la nouvelle convention sur l’assurance chômage signée au printemps. Pour le trop perçu, il a augmenté de 36% en trois ans. L’année dernière, 2,3 millions d’indus ont ainsi été notifiés, concernant essentiellement des demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite.  Près de neuf indus sur dix (87%) sont consécutifs à la reprise d’une activité salariée, selon la note de l’Unedic. Dans la plupart de ces cas (62%), l’allocataire a bien déclaré à Pôle emploi avoir travaillé, mais il n’a pas « déclaré » ou « justifié » tous les salaires perçus. Dans les autres cas (38%), l’allocataire a travaillé, mais ne l’a pas déclaré

 

Unedic : la réforme impossible de Macron

Unedic : la réforme impossible de Macron

 

La réforme souhaitée par Emmanuel Macon vise à faire bénéficier des allocations Unedic les travailleurs indépendants mais aussi les salariés qui démissionnent. Une réforme d’ampleur qui nécessitera non seulement une réforme quant à la gestion de l’Unedic (qu’en faite Macron souhaite étatiser) mais aussi et surtout des moyens financiers nouveaux. Or la situation financière de l’Unedic est particulièrement calamiteuse puisqu’elle enregistre un déficit annuel de l’ordre de 4 milliards et une dette de plus de 30 milliards. Il faudrait donc augmenter les cotisations, ce que ne veut pas le gouvernement  qui veut au contraire alléger les charges sociales au bénéfice des entreprises mais aussi des salariés. L’autre solution envisagée est celle de l’augmentation de la CSG, une augmentation déjà prévue et qui ne peut qui ne peut servir à toutes les sauces sans entamer de manière significative le pouvoir d’achat des ménages. En clair, la réforme de l’Unedic voulue par Macon ce n’est pas pour demain. Il y a encore du travail. L’Unedic s’inquiète d’ailleurs de la refonte de l’assurance-chômage. L’organisme, chargé de la gestion de cette assurance avec Pôle emploi, s’interroge sur la mise en place et les possibles conséquences de cette réforme souhaitée par le gouvernement dans une série de documents transmis aux partenaires sociaux, le 12 juillet, et consultés par l’AFP.  Au cours de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron a proposé l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux indépendants, ainsi qu’aux salariés qui démissionnent une fois tous les cinq ans. Cette refonte du système doit être discutée à l’automne. Elle devrait être progressivement mise en œuvre à partir de l’été 2018, selon Le Figaro.  Définition incertaine, incertitude sur le financement et craintes d’abus : l’Unedic émet des réserves quant à la pertinence de cette réforme de l’assurance-chômage. France info fait le point sur ses interrogations.  On s’inquiète notamment de « l’absence de définition unique de la notion d’indépendant » dans cette réforme. Les quelque 2,8 millions de travailleurs non-salariés, selon l’Insee, pourront-ils vraiment tous avoir accès à l’assurance-chômage ? A l’heure actuelle, les indépendants peuvent bénéficier de cette assurance uniquement « s’ils justifient d’un contrat de travail et sous certaines conditions », rapporte le site Service-Public.fr.  Dans ses notes, l’Unedic se préoccupe notamment du sort des« indépendants ‘économiquement dépendants’ » des plateformes collaboratives, telles qu’Uber, Foodora ou Deliveroo. Pourront-ils eux aussi avoir accès à ces droits avec cette réforme ? L’organisme se pose la même question pour les « loueurs de locaux d’habitation meublés », les « conjoints collaborateurs du chef d’entreprise » ou encore les « micro-entrepreneurs déclarant un chiffre d’affaires nul ». Pour l’organisme, la définition des indépendants qui pourront bénéficier de l’assurance-chômage reste encore floue.  L’autre inquiétude de l’Unedic concerne l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux salariés démissionnaires, une fois tous les cinq ans. Aujourd’hui, seules les personnes dont la démission est jugée « légitime » par Pôle emploi peuvent prétendre à des allocations-chômage. Le site Service-Public.fr évoque, par exemple, une démission due à la mutation d’un conjoint, ou au non-versement du salaire par l’employeur.  Si l’assurance-chômage est désormais ouverte à tous les démissionnaires, l’Unedic craint une  »augmentation » de la « durée entre la démission et la reprise d’un nouvel emploi », voire la hausse du « nombre de démissions » en France. L’organisme cible notamment les démissions « à l’approche du départ en retraite ». Autant d’effets pervers qui feraient, selon l’organisme, « courir un risque financier à l’assurance-chômage ».  Selon l’Unedic, moins de 55 000 démissionnaires ont reçu des allocations-chômage en 2016. Le nombre de démissions, chaque année, est largement supérieur : il oscille entre 900 000 et 1,1 million, selon le think tank libéral Institut Montaigne.

 

Portrait type du chômeur (Unedic)

 

Portrait type du chômeur (Unedic)

 

 

 

Difficile de faire une typologie qui permette de dégager le profil type des chômeurs en effet le chômage concerne autant les femmes que les hommes, 40 % pour le bac, donc 60 % ne l’on pas. L’allocation moyenne du chômeur tourne autour de 1000 €. Notons qu’un nombre important (37 % de chômeurs) étaient en CDD. La seule conclusion qui peut peut-être être tirée c’est que moins les chômeurs sont qualifiés et plus ils éprouvent des difficultés à retrouver un emploi. Une évidence encore qu’il faille relativiser car dans certains secteurs le BTP, l’agriculture ou les entreprises de services à la personne,  on peine souvent à recruter. Le facteur explicatif majeur tient surtout dans la faiblesse de la croissance qui peinait jusque-là à dépasser 1 % par an en France. Pour 2017 on escompte une légère reprise à 1,6 %. Un niveau encore insuffisant pour apurer de manière significative le solde des sans emploi. En 2016, autant d’hommes que de femmes étaient allocataires d’une indemnité chômage, et parmi eux un tiers travaillait, plus de la moitié n’avait pas le Bac et l’allocation moyenne mensuelle nette était de 1.010 euros, selon le profil dressé mardi par l’Unedic. L’an dernier, 2,51 millions de personnes ont été indemnisées par l’assurance chômage, dont 49% d’hommes et 51% de femmes, selon l’étude publiée mardi. Parmi ces allocataires, 1,75 million n’exerçaient pas d’activité et 767.000 cumulaient allocation et salaire. Les allocataires qui travaillaient étaient plus souvent des femmes (56%). Le cumul allocation-emploi vise à inciter les demandeurs d’emploi à reprendre un travail même moins rémunéré que le précédent. Près de six allocataires indemnisés sur 10 n’ont pas eu le baccalauréat. « Un faible niveau de diplôme augmente le risque d’être au chômage », dit l’Unédic. 6% ont le niveau Bac + 5 et plus. Avant d’être au chômage, 37% des personnes indemnisées étaient en CDD, 10% en intérim. Les licenciements représentent un tiers des motifs d’indemnisation, dont 9% pour licenciement économique. 16% ont connu le chômage après une rupture conventionnelle. Mise en place en 2008, la rupture conventionnelle permet à l’employeur et au salarié de mettre fin à un contrat à durée indéterminée (CDI) d’un commun accord. Le salarié concerné a accès à l’assurance chômage, ce qui n’est pas le cas s’il démissionnait. En 2016, les allocataires indemnisés touchaient en moyenne 1.900 euros brut de salaire mensuel avant l’ouverture de leurs droits, les femmes touchaient 1.680 euros et les hommes 2.120 euros. Les demandeurs d’emploi qui ne travaillent pas touchent une allocation moyenne de 1.010 euros net. Ceux qui travaillent ont en moyenne 1.240 euros (salaire+allocation). Le montant de l’allocation s’élève en moyenne à 540 euros. Environ 500 personnes (0,02% des bénéficiaires de l’assurance chômage) ont touché l’allocation maximale de 6.500 euros net. Il s’agit d’une grande majorité de cadres (90%), d’hommes (88%) et de seniors (76%).

 

 

UNEDIC : Compromis

UNEDIC : Compromis

Les partenaires sociaux sont parvenus mardi soir à un compromis.  Annonçant l’issue des discussions, le négociateur du Medef, Alexandre Saubot s’était réjoui de l’accord : « Nous nous réjouissons que le dialogue social ait montré une fois de plus son efficacité » Seule la CGT a laissé entendre qu’elle rejetterait cet accord, qui constitue, selon son négociateur, Denis Gravouil, un « recul des droits considérable » des salariés et chômeurs. Selon les calculs de l’Unedic, organisme gestionnaire de l’assurance chômage, les mesures décidées permettront de faire près de 900 millions d’euros d’économies au total en régime de croisière, à quoi s’ajouteront quelque 270 millions de recettes. De quoi réduire le déficit chronique de ce système, cogéré par les syndicats et le patronat depuis près de 60 ans, dont la dette cumulée a atteint 30 milliards d’euros fin 2016. « Je ne cache pas qu’on aurait préféré un dispositif plus incitatif et plus ciblé sur les contrats courts », a déclaré la négociatrice de la CFDT, Véronique Descacq. « Les syndicats voulaient une mesure générale de type bonus-malus ou modulation des cotisations des employeurs pour limiter le recours aux contrats de travail de moins d’un mois. Mais le patronat a refusé jusqu’au bout une telle disposition. Véronique Descacq a cependant estimé qu’ils avaient pu mettre « le pied dans la porte » en créant une forme d’incitation à traiter la question des contrats courts dans les branches. Le compromis prévoit l’ouverture, dans celles qui sont les plus concernées, de négociations sur la sécurisation du parcours professionnel des salariés et sur la régulation du recours aux contrats à durée déterminée (CDD) dits d’ »usage ». Il crée une « contribution exceptionnelle temporaire » à la charge des employeurs, équivalente à 0,05% de l’assiette des cotisations à l’assurance chômage, pour 36 mois maximum. Cette contribution pourra être suspendue par un comité de pilotage qui se réunira tous les ans, en fonction des résultats des négociations sur les contrats courts dans les branches. De même, le compromis maintient pendant 18 mois la surimposition des CDD d’ »usage » de moins de trois mois instaurée en 2013 par un accord national interprofessionnel et dont le patronat demandait la suppression.

 

 

Unedic : le Medef accepte uen augmentation de 0.3% des cotisations patronales

Unedic : le Medef accepte uen augmentation de 0.3% des cotisations patronales

 

Une « contribution » de 0,03% appliquée à tous les contrats hors contrats de travail temporaire, sur la même assiette que celle des cotisations d’assurance chômage, serait à la charge de l’ensemble des employeurs. Le patronat propose de la mettre en place pour la durée de la future convention Unedic, soit trois ans maximum, mais précise qu’elle pourra être abrogée lors d’une évaluation a mi-parcours. Le but est d’amener le plus de syndicats possible à signer un accord très en-deçà de leurs attentes en matière de lutte contre les contrats courts. Le patronat, hostile à une mesure générale de type bonus-malus, propose d’ »inviter » les secteurs les plus concernés à ouvrir des discussions sur les moyens d’inciter les entreprises à « modérer l’usage des contrats très courts » et de sécuriser les salariés, « tout en conservant la flexibilité nécessaire ». On  prévoit aussi que, « le cas échéant », partenaires sociaux et Etat pourront être « interpellés » pour faciliter la mise en œuvre des incitations identifiées dans les branches. Il supprime en revanche la surtaxe des contrats de moins de trois mois, hors intérimaires, saisonniers ou remplaçants, prévue par un accord national interprofessionnel de 2013. Selon un responsable du Medef, c’est une des conditions posées par le patronat à la mise en place de la « contribution exceptionnelle ». D’autres conditions ne sont pas inscrites dans le projet d’accord proprement dit. Le patronat entend que cette contribution n’augmente pas le coût global du travail et souhaite qu’elle soit compensée par une baisse des cotisations versées par les entreprises à l’Assurance garantie des salaires (AGS), qui prend en charge les salaires et indemnités de licenciement des sociétés défaillantes. « Sans ça, ce serait pour nous un refus total », a déclaré à Reuters le négociateur de l’U2P, Patrick Liébus. Le Medef se fixe toujours pour objectif de réduire d’un milliard d’euros le déficit de l’assurance-chômage, estimé 3,8 milliards d’euros en 2017 et quatre milliards en 2018, à réglementation et politique gouvernementale constantes. Le patronat intègre cependant dans son projet d’accord des concessions faites lors de la séance de négociation du 23 mars, concernant notamment le salaire journalier de référence, qui sert de base aux indemnisations, et les seniors. Il ne propose plus en revanche de renoncer à la garantie de l’Etat concernant le financement de la dette de l’Unedic, mais suggère simplement d’en évaluer « l’opportunité ». Les partenaires sociaux sont engagés depuis mi-février dans une course contre la montre pour tenter de sortir de l’impasse où elles se sont enlisées en juin dernier, avant l’élection présidentielle d’avril-mai. Plusieurs candidats, Emmanuel Macron et François Fillon en tête, ne cachent pas leur intention de remettre en cause le mode de fonctionnement de l’assurance chômage, quitte à en confier le pilotage à l’Etat, mettant de facto fin à 60 ans de paritarisme. Le président du Medef, Pierre Gattaz, interrogé par le site internet Boursorama, a déclaré en milieu de journée lundi ne pas être « complètement confiant » mais rester « optimiste ».

Hausse du chômage en 2017 (UNEDIC)

Hausse du chômage en 2017 (UNEDIC)

Fin sans doute de l’hypothétique inversion du chômage pour l’Unedic qui prévoit une hausse de 50 000 à 80 000 inscrits en plus en 2017. Dans ses prévisions financières publiées ce mardi 28 février, l’Unédic revoit le chômage repartir à la hausse cette année, après une légère décrue en 2016. « Le chômage au sens, qui se montait à 9,7 % fin 2016, continuerait à baisser au 1er semestre 2017 mais remonterait légèrement dans la deuxième partie de l’année, avec une stabilisation autour de 9,8 % fin 2017″, indique ainsi l’organisme gérant l’assurance-chômage. Le nombre de chômeurs en catégorie A (sans aucune activité) augmenterait de 47.000 en 2017 puis 38.000 en 2018, après une baisse de 107.000 en 2016.  L’Unédic, qui dit s’être basé sur des prévisions de croissance de 1,3% en 2017 et 1,4% en 2018, estime que le déficit de l’assurance-chômage atteindrait 3,6 milliards d’euros cette année puis 3,9 milliards d’euros en 2018.  La dette cumulée représenterait alors 37,5 milliards d’euros. . En fait, le miracle de l’inversion aura été de courte durée juste le temps du deuxième semestre 2016, c’est-à-dire la période pendant laquelle François Hollande s’interrogeait sur son éventuelle candidature. Du fait de son renoncement, on revient peut-être aux méthodes statistiques classiques qui font apparaître malheureusement une croissance du nombre de chômeurs. Comment pourrait-il en être autrement avec une tendance de croissance de leurs 1,2 à 1,3 % en 2017 après 1,1 % en 2016 ? Après un mois de décembre décevant, le nombre d’inscrits en catégorie A – sans aucune activité- a de nouveau légèrement augmenté en janvier. Fin janvier 2017, en France métropolitaine, il s’établit à 3 724 000. Même si la progression de janvier apparaît symbolique + 1500 inscrits, ces deux mois consécutifs de hausse viennent contredire la tendance à la baisse officiellement observée depuis le deuxième semestre 2016. Le bilan de François Hollande et de son gouvernement est tragique à savoir autour de 600 000 chômeurs en plus depuis 2012. Avec Sarkozy et Fillon on avait déjà compté environ 700 000 chômeurs en plus. Pour l’Unedic la situation va continuer de se dégrader en 2017 avec environ 80 000 nouveaux inscrits. La situation continuerait ensuite doucement de se dégrader, le nombre de chômeurs indemnisés augmentant de 13.000 en 2018, puis de 17.000 en 2019. Ces prévisions restent bien sûr très fragiles. Elles dépendent notamment de l’issue du scrutin présidentielle de mai et des politiques de l’emploi qui seront ensuite déployées. L’Union européenne table de son côté pour l’instant sur une modeste croissance française à 1,4% pour 2017, une projection déjà un peu optimiste. Dans la mesure où l’environnement économique sera très perturbé par la situation la les incertitudes politiques

125 000 chômeurs en moins en 2015 (Unedic) mais 80 000 ans plus en 2017

125 000 chômeurs en moins en 2015 (Unedic) mais 80 000 ans plus en 2017

Bizarre mais les prévisions de l’Unedic ne coïncident pas avec celle de Michel sapin. Pour 2016 l’Unedic prévoit 124 000 demandeurs d’emploi en moins dans la catégorie A. Une conséquence d’une légère augmentation de l’emploi marchand aussi du transfert en catégorie D de chômeurs précédemment classés en catégorie A. Là où les divergences sont importants avec Michel sapin c’est en 2017. Pour l’année prochaine le ministre des finances compte sur un net redressement de l’emploi alors que l’Unedic prévoit 80 000 chômeurs en plus. Une différence qui s’explique par l’hypothèse de croissance retenue. Michel sapin prend en compte une croissance de 1,5 % alors que l’Unedic se fonde sur la prévision de la plupart des économistes à savoir plus 1,2 % de croissance  L’Unedic a donc annoncé mardi prévoir 124.000 demandeurs d’emploi en moins cette année en catégorie A (sans activité) alors qu’elle tablait sur une baisse de 25.000 seulement lors de ses prévisions du mois de février. Le gestionnaire de l’assurance chômage prévoit en revanche 79.000 demandeurs d’emploi supplémentaires l’an prochain en catégorie A, alors qu’il prévoyait en février un recul de 26.000. En ajoutant les catégories B et C, le nombre de demandeurs d’emploi reculerait de 106.000 cette année (+26.000 prévu en février) et augmenterait de 130.000 en 2017 (+10.000 prévu en février). Avec ces révisions, l’Unedic prévoit un déficit de 4,3 milliards d’euros en 2016 (4,2 milliards prévu en février), après 4,4 milliards en 2015. En 2017, le déficit atteindrait 3,8 milliards d’euros (3,6 milliards prévu en février), puis 4,0 milliards en 2018 et 3,6 milliards en 2019. La dette de l’assurance chômage atteindrait 30,0 milliards en 2016, puis 33,8 milliards en 2017, contre 25,7 milliards en 2015. En 2018, la dette atteindrait 37,8 milliards d’euros et, en 2019, 41,4 milliards.

(Avec Reuters)

Medef : toujours le chantage à l’Unedic

Medef : toujours le chantage à l’Unedic

Le Medef a encore repoussé son ultimatum concernant l’Unedic. Pierre Gattaz a indiqué que son organisation patronale ne participerait aux futures discussions de l’assurance chômage que six ses exigences relatives à la loi travail sont retenues. Le Medef met notamment en question le mandatement syndical dans les petites entreprises, l’extension du compte personnel d’activité et le renchérissement des taxes sur les contrats courts. Ce dernier point étend précisément à négocier entre partenaires dans le cadre de l’Unedic. Sur les deux autres. Il y a fort à parier que le patronat n’obtiendra pas satisfaction il pourrait cependant se satisfaire du texte en l’état de la loi mais sans le dire officiellement. Attendra le projet de loi sur le marché du travail tel qu’il sortira de l’Assemblée nationale pour décider de poursuivre ou non les négociations sur l’assurance chômage, a déclaré mardi son président, Pierre Gattaz. Il y a trois semaines, il avait menacé de se retirer de ces négociations avec les syndicats si le gouvernement ne revenait pas sur les modifications apportées à ce texte, qu’il juge vidé de sa substance et déséquilibré au détriment des entreprises. Il avait annoncé que le conseil exécutif du Medef prendrait une décision ce lundi 9 mai. Mais cette instance dirigeante a finalement choisi de surseoir, alors que se profile un passage en force en raison de divisions dans la majorité. « Le conseil exécutif a jugé qu’il était impossible de se positionner de manière claire sur ce projet de loi dans l’état actuel des discussions », a déclaré Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. « Il nous a semblé opportun et sage de ne pas prendre de position définitive à ce stade », a-t-il ajouté. « Nous formulerons notre analyse sur le texte finalisé. »En tout état de cause, le contenu du projet de loi travail influera sur les négociations sur une nouvelle convention Unedic, a fait valoir le président du Medef. « Si les réformes sur le marché du travail ne se font pas (…), cela va renforcer encore l’exigence de réforme sur l’assurance chômage et nous pouvons nous demander si nous serons collectivement capables de porter des réformes ambitieuses et difficiles sur l’assurance chômage. » Il a réitéré les trois lignes rouges du Medef : pas de mandatement syndical obligatoire pour les salariés chargés de négocier des accords avec leur employeur dans les plus petites entreprises, ni d’extension du « compte personnel d’activité » censé rassembler les droits des actifs, ni de dispositions conduisant au renchérissement des contrats de travail courts. Le gouvernement a déposé un amendement imposant aux partenaires sociaux de prévoir dans les accords sur l’assurance chômage une « modulation » des cotisations patronales selon la nature et la durée des contrats, l’âge du salarié, la taille de l’entreprise et non une surtaxation pure et simple. « Mon feeling c’est qu’on ne veut pas de modulation non plus », a déclaré Pierre Gattaz. « Je peux vous dire qu’une modulation qui consisterait à augmenter certains contrats (…) nous semble très dangereuse et pas appropriée, à ce stade. » « Laissons les négociateurs faire et surtout que le gouvernement ne nous mette pas d’amendement pour nous imposer de faire quelque chose », a-t-il ajouté. Les partenaires sociaux discutent en fait déjà de diverses pistes pour limiter le recours aux contrats de très courte durée, très coûteux pour l’assurance chômage, dans le cadre des négociations Unedic, qui reprennent jeudi matin.

(Avec Reuters)

Unedic : seulement 4.4 milliards de déficit en 2015…on est sauvé !

Unedic : seulement 4.4 milliards de déficit en 2015…on est sauvé !

 

A défaut de prévoir une amélioration du chômage l’UNEDIC pronostique une amélioration financière du chômage : seulement 4.4 milliards de déficit en 2015, la septième années de déficit, d’où  une dette cumulée qui va atteindre environ 25 milliards. Par ailleurs des prévisions très hypothétiques car fondées sur une amélioration de la conjoncture observée avec des lunettes roses. Et on annonce que ça ira mieux en 2016 ! Enfin presque puisqu’on prévoit une diminution du nombre de chômeurs de 2000 en 2016 pour plus de 3.5 millions actuellement ! L’Unedic a donc revu mardi en légère baisse ses prévisions de déficit pour 2015 bien qu’elle anticipe une évolution plus défavorable du nombre des demandeurs d’emploi. L’organisme gestionnaire de l’assurance chômage ne table plus que sur un déficit de 4,4 milliards d’euros en 2015, soit 0,2 milliard de mieux que prévu précédemment, après 3,7 milliards en 2014. Pour 2016, il reviendrait à 3,6 milliards, contre 3,5 milliards prévu jusqu’ici. L’Unedic explique cette baisse par l’amélioration de la conjoncture et les nouvelles dispositions de la convention d’assurance chômage négociée l’an passé. S’agissant de 2015, elle fait état d’un dynamisme depuis le début de l’année de la masse salariale globale, sur laquelle sont indexées les cotisations d’assurance chômage, qui a permis de compenser une hausse plus forte que prévu jusqu’ici du nombre de demandeurs d’emplois. Elle table désormais sur 62.000 demandeurs de catégorie A (sans aucune activité) supplémentaires cette année, à 3,563 millions, contre 12.000 dans ses prévisions de juin. Une telle hypothèse suppose une fin d’année positive, le nombre de demandeurs de catégorie A ayant progressé de 85.000 entre la fin 2014 et fin août, dernier chiffre officiel connu. Avec les projections de déficit, la dette de l’assurance chômage atteindrait 25,76 milliards d’euros cette année puis 29,38 milliards en 2016.

Chômage : ça ira mieux demain » , en 2016 ( Unedic)

Chômage : ça ira mieux demain » , en 2016 ( Unedic)

 

Le chômage va encore augmenter en 2015 mais moins que prévu, en gros ce sera « moins grave que si c’était pire ». Du coup pour masquer la triste vérité l’Unedic annonce que ça ira mieux demain…en 2016. Evidemment l’Unedic n’en sait strictement rien car tout dépendra de la croissance ;L’Unedic ferait mieux de faire des prévisions sur les conditions d’amortissement de sa dette car le déficit sera encore record en 2015 : plus 5 milliards ! Soit une dette de l’ordre de 30 milliards .  L’Unedic prévoit doncque le chômage progressera encore cette année avec une hausse du nombre de demandeurs d’emploi de 12.000 sans aucune activité (catégorie A) et de 146.000 au cumul des catégories A, B et C. Mais une baisse débuterait au second semestre pour les premières.  Ces prévisions corrigent fortement celles de janvier, qui tablaient sur 104.000 chômeurs supplémentaires en catégorie A cette année. Selon l’organisme gestionnaire de l’assurance-chômage, le nombre total de demandeurs d’emploi en catégorie A serait de 3.513.000 fin 2015, après 3.501.000 l’an dernier. En ajoutant les catégories B et C, celles des chômeurs exerçant une activité réduite, ce nombre atteindrait 5.362.000 après 5.216.000. En 2016, le nombre de chômeurs sans activité devrait baisser de 68.000 pour atteindre 3.445.000.  En incluant les catégories B et C, leur nombre total reculerait de 30.000 à 5.333.000. Le taux de chômage au sens du BIT repasserait en deçà de la barre des 10% en 2015 à 9,9%, puis baisserait à 9,7% en 2016. L’organisme gestionnaire de l’assurance chômage prévoit que le déficit de cette dernière augmentera cette année pour atteindre 4,6 milliards d’euros, après 3,8 milliards en 2014, dans ses nouvelles prévisions financières présentées mardi.

 

Augmentation du chômage en 2015 (Unedic)

Augmentation du  chômage en 2015 (Unedic)

 

L’Unedic ne fait que confirmer une évidence, la croissance de 2015 sera insuffisante pour faire diminuer le chômage. En effet il faut s’attendre à une augmentation du PIB de moins de 1% (autour de 0.8%) alors qu’il faudrait une croissance de 1.5% pour inverser la tendance du chômage. Il devrait y avoir plus de 100 000 chômeurs supplémentaires en France métropolitaine en 2015, révèle vendredi 16 janvier l’Unedic, l’organisme paritaire qui gère l’assurance chômage, dans ses dernières prévisions financières. Précisément, l’Unedic attend 104 000 chômeurs de plus. Ce chiffre correspond cependant à un ralentissement de la hausse du chômage : en 2014, 182 000 chômeurs supplémentaires ont été recensés, rappelle l’Unedic. Fin novembre, Pôle emploi dénombrait déjà 181 000 nouveaux chômeurs, pour un record de 3,49 millions en métropole. Fin septembre, l’Unedic était plus optimiste et tablait sur 150 000 demandeurs d’emploi supplémentaires pour l’an prochain. Cette dégradation des prévisions s’explique par des « anticipations de conjoncture revues à la baisse ». La croissance a ainsi été réévaluée à 0,4% pour 2014 par les économistes, tandis que le gouvernement table sur 1%.En conséquence, le taux de chômage devrait s’établir à 10,3% de la population active métropolitaine en 2015, selon les prévisions de l’Unedic. Ce taux était de 9,9% au 3e trimestre 2014, selon l’Insee. « La faible croissance limiterait la progression de l’emploi total, qui serait alors insuffisante pour compenser la hausse de la population active », analyse l’organisme, qui prévoit quand même 23.000 créations nettes d’emploi en 2015.  Les finances de l’assurance chômage devraient s’en ressentir, avec un déficit détérioré pour atteindre 4,4 milliards d’euros. En septembre, l’Unedic ne prévoyait « que » 3,5 milliards. Mais cela aurait pu être pire. « À fin 2015, la dette aurait été supérieure d’un milliard d’euros sans la nouvelle convention d’assurance chômage » entrée en vigueur au 1er juillet 2014, assure l’organisme paritaire. Les nouvelles règles, approuvées par trois syndicats (CFDT, FO et CFTC) et le patronat, durcissent le régime de certains allocataires, comme les cadres touchant une importante indemnité de départ. 

UNEDIC : 25 milliards de dettes en 2015

UNEDIC : 25 milliards de dettes en 2015

 

Avec environ 100 000 chômeurs en plus en 2015, la dette cumulée de l’Unedic atteindra de l’ordre de 25 milliards en 2015. Un déficit qui s’ajoute à celui de la sécu et du budget de l‘Etat (sans parler d’autres déficits comme celui d’EDF ou de la SNCF). En matière de rétablissement des équilibres financiers Hollande aura tout raté. Tous les efforts demandés n’auront donc servi à rien sinonqu’à affaiblir la croissance. L’Unedic, organisme de gestion de l’assurance chômage, maintient donc à peu près ses prévisions de déficit, à 3,8 milliards d’euros pour 2014 et environ 3,5 milliards pour 2015, malgré une dégradation des prévisions de croissance économique française. « Le déficit de 2014 s’élèverait à 3,8 milliards d’euros, portant la dette cumulée à 21,4 milliards d’euros en fin d’année », lit-on dans ses prévisions financières publiées lundi. Dans ses prévisions de mai dernier, l’Unedic prévoyait un déficit de 3,75 milliards pour 2014, contre 3,8 en 2013, et une dette cumulée de 21,335 milliards. Pour 2015, l’Unedic prévoit une stabilisation du déficit de l’assurance chômage à 3,5 milliards d’euros, ce qui porterait la dette cumulée à 24,9 milliards en fin d’année. Dans ses prévisions de mai, elle anticipait un déficit de 3,6 milliards d’euros pour l’année prochaine. Les effets des mesures prises dans le cadre de la nouvelle convention d’assurance chômage conclue par les partenaires sociaux au premier semestre de cette année paraissent limités, au regard de l’ampleur des déficits. L’Unedic estime que sans la convention de mai 2014, le déficit de l’assurance chômage serait supérieur de 300 millions d’euros cette année et de 830 millions l’an prochain, par rapport à ses nouvelles prévisions.

Unedic : vers une réformette à cause des élections

Unedic : vers une réformette à cause des élections

Finalemenet, il est probable qu’on ne touchera pas grand chose au régime de l’assurance chômage (Unedic). Hollande a d’ailleurs précisé dans sa conférence de presse qu’il ne fallait diminuer les prestations tout en bottant en touche sur la réforme qu’il a renvoyée à la discussion patrons-syndicats ; une raison, la proximité des élections municipales et européennes. Ne pas donc trop mécontenter l’électorat. En outre il faut déjà faire avaler le pacte de responsabilité  aux syndicats, cela fait beaucoup en peu de temps. La vraie réforme, elle,  sera discutée sans doute en 2015 ou 2016 car en attendant le déficit va courir, 22 milliards d’endettement à la fin de l’année. Syndicats et patronat s’attellent ce vendredi 17 janvier à la refonte du système d’indemnisation du chômage. Ils ont deux mois pour trouver un moyen de mettre fin au déficit abyssal de l’Unedic, l’organisme qui gère l’Assurance chômage. Ses dettes s’élèvent à presque 18 milliards d’euro, et si rien ne bouge, l’an prochain, la facture s’alourdira de 4 milliards.  L’équation est compliquée puisque le nombre de chômeurs est au plus haut, avec 2,3 millions de personnes indemnisées. Et l’Unédic table même sur une poursuite de la hausse (+0,8%) en 2014 qui devrait ainsi atteindre les 11%. Et pourtant, même si la situation est critique, il ne devrait pas se passer grand-chose dans cette négociation, aucune grande réforme n’est attendue.  Du côté du Medef, on demande officiellement une remise à plat des règles mais en coulisses, on reconnaît que cela va être très difficile de faire la révolution. Même son de cloche à la CGPME, où l’on explique que le nombre de chômeurs est trop élevé, ce n’est pas le bon moment. Il va falloir trouver des ajustements à la marge pour mieux inciter au retour à l’emploi mais sans toucher au montant des indemnités. Un casus belli pour quasiment tous les syndicats. Une négociation qui semble donc d’ores et déjà verrouillée, d’autant que la CGT est toujours en proie à des conflits internes. La CFDT, jusqu’ici soutien indéfectible du gouvernement, peut difficilement faire plus. Comme l’explique une habituée des négociations sociales, en ce moment on demande beaucoup au syndicat. Son numéro un Laurent Berger a d’ores et déjà prévenu qu’il s’opposerait à toute « réduction » ou « dégressivité » des allocations chômage, souhaitées par le patronat. Et pour couronner le tout, les discussions doivent aboutir en mars, au moment des élections municipales. Un moment politique peu propice aux réformes d’ampleur.

 

UNEDIC : 170 000 chômeurs en plus et une dette de 18 milliards

UNEDIC : 170 000 chômeurs en plus et une dette de 18 milliards

Pas d’inversion de la courbe du chômage pour l’UNEDIC ni en 2013, ni en 2014. Cependant  le déficit de l’assurance chômage devrait être moins élevé cette année qu’il n’était prévu auparavant, à 4,1 milliards d’euros, a annoncé jeudi l’Unedic, qui prévoit une poursuite de la hausse du nombre de chômeurs en 2013 et 2014. La dette s’élèverait à 17,9 milliards fin 2013. En 2014, le déficit atteindrait 4,4 milliards, portant la dette à 22,3 milliards, a précisé le gestionnaire de l’assurance chômage. En mai, le déficit 2013 était attendu à 4,8 milliards et le déficit 2014 à 5,6 milliards. Selon l’Unedic, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A (ceux qui n’exercent aucune activité) augmenterait de 168.800 en 2013 en France métropolitaine et de 75.600 en 2014, des prévisions plus basses qu’en mai (178.700 et 128.700). En ajoutant ceux qui exercent une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi augmenterait de 254.900 en 2013 et de 118.900 en 2014 en métropole contre 242.400 et 173.800 prévu en mai. Fin 2013, le nombre de chômeurs atteindrait 3,294 millions en catégorie A en métropole, puis 3,370 millions fin 2014. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C atteindrait 4,874 millions fin 2013 en métropole et 4,993 millions fin 2014. Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés par l’assurance chômage augmenterait quant à lui de 15.500 cette année sur la France entière et de 29.500 l’an prochain. Les nouvelles prévisions de l’Unedic s’appuient sur une hypothèse de croissance de 0,1% de l’économie française cette année et de 0,8% en 2014 (-0,2% et +0,7% prévu en mai).

 

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