Archive pour le Tag 'euros'

Retraites: Le point indexé mais sur quel niveau , 1000 ou 1400 euros ?

Retraites: Le point indexé  mais sur quel  niveau , 1000 ou 1400 euros ?

 

Bribe par bribe, le gouvernement lâche  des informations sur le futur régime de retraite . Le problème, c’est que souvent ces bribes sont contradictoires. Même après l’intervention prévue mercredi pour le Premier ministre, de nombreuses interrogations vont demeurer dues en particulier à des contradictions mêmes au sein du gouvernement. Hier , le gouvernement et a indiqué que  l’indexation de la retraite serait calculée sur les salaires. Il s’agit d’une information qui n’est pas négligeable. Rappelons toutefois que le système actuel est fondé sur un principe d’indexation sur l’inflation depuis 1 993. Le problème c’est que cette indexation n’a pas été respectée et que les pensions ont été figées pendant plusieurs années. On peut donc décider d’un principe et y déroger ensuite pour de nombreuses raisons. L’autre question fondamentale qui se pose est de savoir sur  quel niveau se fondera cette indexation. Or il semble bien que l’objectif essentiel de la réforme des retraites au-delà caractère plus ou moins universel, c’est de faire diminuer le niveau moyen des retraites. Jean Peyrelevade sur LCI un spécialiste de la question à d’ailleurs affirmé que cette baisse était incontournable et qu’elle attendrait 25 % d’ici 2050, soit en moyenne 0,5 % par an . Une diminution qui serait considérable en valeur absolue si l’inflation continuait d’être faible aujourd’hui. Il est clair que l’indexation produira des effets différents selon que le niveau moyen de la retraite sera de 1000 € , comme prévu en 2050,  ou 2400 € environ comme actuellement (autour de 1000 € seulement pour les femmes). Le gouvernement garantit pourtant que la valeur du point dans le futur système universel de retraites sera indexée sur les salaires, a déclaré mardi le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye.

“Nous allons apporter un certain nombre de garanties sur quelques dispositifs : le point évoluera – valeur d’achat et valeur de service – sur les salaires”, a-t-il dit à la veille des annonces du Premier ministre Edouard Philippe. Le système actuel est indexé sur l’inflation depuis 1993.

“C’est une avancée considérable qui a un impact extrêmement positif sur les fonctionnaires (…) et un impact considérable pour les salariés du privé et les indépendants”, a dit Jean-Paul Delevoye lors de la séance des questions au gouvernement.

Retraites Enseignants: une garantie de 1000 euros par mois !

Retraites Enseignants: une garantie de 1000 euros par mois !  

Comme Kaas Tanner, le ministre de l’éducation vient aussi d’adresser de toute urgence une lettre aux fonctionnaires de son ministère. Le problème c’est que cette lettre n’est guère rassurant. On sait en effet que les conséquences de la réforme pourront se traduire mécaniquement par des baisses de 600 à 1000 € par mois.  pour les retraités de l’éducation nationale. À moins évidemment d’augmenter de manière très substantielle les rémunérations, ce qui n’est prévu que progressivement; actuellement respons2 308 euros en moyenne par mois dans le premier degré et 2 781 euros dans le second. Par exemple par rapport à l’Allemagne ils sont payés moitié moins ! En compensation partielle en quelque sorte , il bénéficie d’une retraite calculée sur en gros 75% de  leur dernier salaire  (Leur pension est en moyenne de 2 603 euros brut par mois (2 054 euros dans le premier degré et 2 850 euros dans le second degré) et ils partent à la retraite à 61,3 ans en moyenne dans le premier degré et à 62,4 ans dans le second degré.  La lettre est arrivée dans les boîtes mail des quelque 850 000 enseignants de l’Education nationale, mardi 3 décembre. Leur ministre, Jean-Michel Blanquer, a tenu à leur adresser un courrier, afin de « partager le sens du projet de réforme des retraites« , et de les rassurer, à la veille d’une mobilisation annoncée massive contre ce projet.

Sur la réforme des retraites, ma lettre aux Professeurs:

-les pensions ne baisseront pas.
-Pour y arriver, les rémunérations augmenteront sur l’ensemble de la carrière.

C’est l’objet du dialogue social qui est mené sur cette question depuis la rentrée: https://t.co/IMMaa7HTNW

— Jean-Michel Blanquer (@jmblanquer) December 4, 2019

Dans cette lettre, le ministre de l’Education nationale promet à l’ensemble des personnels enseignants « une revalorisation salariale permettant de garantir un même niveau de retraite pour les enseignants que pour des corps équivalents de la fonction publique ». Il assure que cette réforme présente, pour l’ensemble des fonctionnaires, « un progrès », du fait d’une cotisation sur l’ensemble de leur rémunération (y compris les primes), et de la prise en compte de la pénibilité dans la fonction publique.

Mais le message, communiqué à deux jours d’une grève qui s’annonce particulièrement suivie dans l’Education nationale, a été mal reçu par bon nombre d’enseignants. Sur Twitter, des internautes n’ont pas caché leur colère à la lecture, notamment, de cet extrait de la lettre présentant la réforme : « Nous mettrons en place un minimum de pension à 1 000 euros par mois pour ceux qui ont une carrière complète. » 

Le ministre nous écrit. Il nous promet une pension #retraites de 1000 € minimum pour ceux qui ont une carrière complète, soit 43 ans ! C’est une blague ? Rendez-vous le #5decembre #grevedu5decembre pic.twitter.com/OTyr2ZpBFj

— Joël Mariteau (@James_Tib_Kirk) December 3, 2019

Dans son courrier, Jean-Michel Blanquer se veut rassurant sur cette question des revenus des enseignants. Beaucoup d’entre eux craignent que cette réforme ne les dévalorise : elle prendra en compte l’ensemble de leur carrière et non plus leurs six derniers mois de travail, mieux rémunérés. Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, avait lui-même reconnu que « les enseignants sont pénalisés si nous appliquons sans correction le système ». 

Face aux inquiétudes, le ministre rappelle que les personnels éducatifs cotiseront aussi sur leurs primes, ce qui veut dire « plus de droits qu’aujourd’hui », promet-il. « Le problème, c’est que les primes, c’est 10% de notre rémunération globale, affirme Jean-Baptiste Mullet. Ce n’est rien. On ne gagnera pas grand-chose à partir de ça ». Un constat partagé par Pierre Friedelmeyer : « Pour les enseignants du primaire, les primes représentent entre 5 et 8% de notre rémunération », assure-t-il.

Le ministre de l’Education nationale s’engage à la mise en place d’« une revalorisation salariale », afin de garantir des retraites plus avantageuses à l’entrée en vigueur de la réforme. Mais comme Jean-Michel Blanquer l’a confié lui-même au Parisien, il s’agit plutôt d’une revalorisation des primes qu’une hausse directe des salaires. Et à cette heure, l’Etat n’a pas donné de chiffres précis pour garantir aux enseignant un maintien de leur niveau de pensions, souligne le HuffPost.

« La revalorisation des salaires, il nous l’a déjà promise », commente Loez, confiant n’accorder « aucun crédit » aux annonces de Jean-Michel Blanquer. « Cette revalorisation salariale, on n’y croit pas du tout, renchérit Pierre Friedelmeyer. Nous n’avons plus aucune confiance. Et nous en avons assez de nous faire taper dessus. » 

 

Jack Lang : un cadeau de 500.000 euros de costumes

Jack Lang : un cadeau de  500.000 euros de costumes

A ce prix-là on peut se demander si Jack Lang est un homme politique ou  un mannequin. Il est vrai que l’intéressé prend un soin particulier à son expression corporelle comme à son expression verbale;  une sorte de préciosité qui ne coûte rien quand il s’agit du domaine du verbe mais qui coûte une fortune en matière vestimentaire. Mais Jack Lang lui-même revendique lui-même son rôle de mannequin de la hauteur couture. De quoi rendre jaloux Fillon qui faute de prestance sans doute        plutôt été victime des costards politiques offerts par de grandes marques autant que par ses amis républicains. Des perquisitions ont donc eu lieu en novembre dans les locaux de la marque italienne Smalto dans l’enquête sur les costumes qui auraient été reçus en cadeau par l’ex-ministre Jack Lang entre 2003 et 2018, a-t-on appris mardi de sources judiciaire et proche du dossier. Selon le Canard enchaîné et l’Obs, qui ont révélé l’information, la valeur totale de ces cadeaux pourrait dépasser les 500.000 euros.

Une source proche du dossier a précisé à l’AFP que les éléments saisis permettaient de supposer que ces présents avaient été offerts entre 2003 et 2018, alors que la période visée à l’origine s’étalait de 2013 à 2018. Le parquet de Paris a ouvert le 12 mars une enquête préliminaire pour «abus de biens sociaux» et confié les investigations à la brigade financière.

Contacté par l’AFP, Me Laurent Merlet, avocat de Jack Lang, a expliqué que son client, actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA), était «fier et honoré d’avoir été choisi par de grands stylistes comme Yves Saint-Laurent, Thierry Mugler ou Francesco Smalto pour porter leurs vêtements dans ses activités de représentation».

«Qu’on trouve bien ou mal que Jack Lang soit l’ambassadeur de telles maisons, cela n’a rien à voir avec une question d’abus de bien social qui n’existe pas», a-t-il ajouté.

Sarkozy financement Libye: son ancien collaborateur a touché 400 000 euros

Sarkozy financement Libye:  son ancien collaborateur a touché 400 000 euros

le JDD va sans doute lancer une nouvelle grande enquête pour à nouveau défendre Sarkozy après les révélations de Mediapart qui montrent  qu’un ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy aurait touché en 2006 un virement de 440.000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi et ayant transité par un compte appartenant à l’intermédiaire Ziad Takieddine, d’après  Mediapart. Selon le média en ligne, Thierry Gaubert aurait reçu cette somme le 8 février 2006 sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété de Ziad Takieddine. L’argent aurait ensuite été transféré le lendemain sur un compte non identifié.

Or Rossfield n’aurait été « alimentée que par de l’argent du régime de Khadafi », selon le journal, à hauteur de six millions d’euros en 2006: trois millions en janvier, soit quelques jours avant le virement évoqué dimanche, un autre en mai et deux derniers en novembre. Contactés ce dimanche par l’AFP, Thierry Gaubert et Ziad Takieddine n’ont pas souhaité réagir. Cité par Mediapart, Thierry Gaubert a affirmé que « Rossfield n’est pas du tout M. Takieddine » et qu’il ne s’agit « pas du tout d’argent libyen ».

Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices troublants a donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Khadafi. En novembre 2016, Ziad Takieddine, mis en examen, avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant. Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à huit mises en examen à ce jour.  

L’ancien chef de l’Etat est ainsi mis en examen depuis le 21 mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens ». Avec plusieurs proches, il conteste la validité de cette enquête judiciaire. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.
    
Thierry Gaubert, qui a notamment travaillé auprès de Nicolas Sarkozy à Bercy, doit par ailleurs comparaître à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale ». Il est, entre autres, soupçonné d’avoir placé des avoirs sur des comptes à l’étranger sans les déclarer au fisc français.

 

Richard Ferrand, 20 000 euros par mois, mis en examen, militant LREM contre les inégalités !

Richard  Ferrand, 20 000 euros par mois,  mis en examen, militant LREM contre les inégalités !

 

Selon le président de l’assemblée Richard Ferrand  (rémunéré 20 000 euros par mois), la grève qui s’annonce sera donc « une mobilisation pour conserver des inégalités ». Il ajoute que la réforme est indispensable à « la préservation de notre modèle social » et qu’il faudra « travailler plus ». En tout cas Ferrand, lui a déjà travaillé pour enrichir son entourage ( il est mis en examen mais la justice ne semble pas pressée de gérer ce dossier)

 

Rappel de l’affaire:  Richard Ferrand a largement utilisé son double statut de dirigeant des Mutuelles de Bretagne et d’élu pour directement et indirectement se remplir les poches. L’affaire la plus scandaleuse  concerne un contrat de location d’un local par les Mutuelles de Bretagne à la compagne de Ferrand alors  que cette dernière ne possédait pas encore ce local. Grâce à de généreuses conditions de location de ce local, la compagne de Ferrand a pu réaliser un petit profit de l’ordre de 800 000 €. Le détail de ces opérations est rappelé ci-après à partir d’une information tirée de Wikipédia. Toute la famille Ferrand a bénéficié des largesses mutuelles de Bretagne : son ancienne femme, ensuite sa compagne et lui-même. La justice de Brest avait enterré l’affaire considérant qu’il s’agissait d’une affaire privée et que les délais d’instruction étaient dépassés. Comme le dossier a été dépaysé à Lille, les nouveaux juges ont porté un autre regard sur ses affaires en mettant en examen Richard Ferrand. Ces nouveaux juges connaissent évidemment le contexte politique particulièrement délicat qui entoure cette affaire et s’ils ont mis en examen Richard Ferrand c’est qu’il dispose d’éléments nouveaux. Tout cela révèle que les bonnes vieilles pratiques provinciales de la IVe République ne sont pas mortes avec des relations plus ou moins sulfureuses  entre les élus politiques,  le monde économique et la justice.  Bref,  le nouveau monde promis par Macron et bien mort-né surtout si on n’y ajoute les autres affaires concernant par exemple le MoDem et Bayrou, Benalla, de Rugy, le secrétaire de l’Élysée, Macron lui-même avec les conditions de financement de sa campagne. On pourrait ajouter les lenteurs de la justice concernant aussi bien les affaires de Sarkozy que celle de Tapie vis-à-vis desquelles le pouvoir semble manifester une grande bienveillance. Bref, il n’y a pas de Nouveau Monde dans la république en marche mais plutôt la résurgence de pratiques caractérisées par la confusion des intérêts entre le monde politique, le monde économique et l’État.

Le résumé de l’affaire dans Wikipédia :

 

 

En mai 2017, Le Canard enchaînéLe Monde et Mediapart révèlent que les Mutuelles de Bretagne (MDB) ont été subventionnées à hauteur de 55 000 euros par de l’argent public99 lorsque Richard Ferrand les dirigeait dans les années 2010. Selon eux, son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, a facturé aux Mutuelles de Bretagne des travaux d’aménagement d’un Ehpad, situé à Guilers, qui a bénéficié d’une subvention de 1,66 million d’euros100 du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président. Les Mutuelles de Bretagne ont ensuite fait effectuer d’autres travaux, pour 184 000 euros, dans un local appartenant à l’avocate Sandrine Doucen, sa compagne et mère de sa fille101, qui a par ailleurs facturé régulièrement aux Mutuelles de Bretagne des services de conseil juridique. Plus anecdotiquement, selon ces mêmes médias, Richard Ferrand a, une fois élu député en juin 2012, conservé un poste de chargé de mission des Mutuelles de Bretagne, rémunéré 1 250 euros102 par mois ou 1 547 euros par mois, selon les sources, et embauché comme assistant parlementaire Hervé Clabon, compagnon de son ex-adjointe puis son fils101. Ces révélations ont déclenché une polémique nationale, le Front national demandant sa démission du gouvernement, LR la saisie du Parquet national financier, et le 1er secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis à l’exécutif de s’exprimer103. Le 1er juin 2017, Éric Mathais, procureur de la République de Brest, ouvre une enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire de Rennes104.

Richard Ferrand affirmera qu’il n’était « jamais intervenu pour qu’elle obtienne un quelconque contrat » et que « la première fois que les Mutuelles ont fait appel à ses prestations, c’était en 2002, donc 8 ans après notre divorce »105.

Appel d’offres attribué par les Mutuelles de Bretagne à sa compagne[modifier | modifier le code]

Le 23 décembre 2010106, Richard Ferrand signe un compromis de vente avec une clause suspensive en cas de non-location ultérieure par les Mutuelles de Bretagne107, pour un local de 379 m2108, 2 rue George-Sand à Brest109.

Le 25 janvier 2011, le conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne choisit à l’unanimité la proposition de la Saca, une SCI qui « n’a pas encore d’existence légale » et « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose » comme le rappelle Le Canard enchaîné110. Sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration à aucun moment n’est mentionné le nom de Sandrine Doucen110.

Sandrine Doucen crée le 28 mars 2011 la Saca, une SCI, dont elle détient 99 % des parts111.

Le 1er juillet 2011110, la SCI la Saca achète 402 000 € frais de notaire inclus108, grâce à un crédit remboursable sur quinze ans du Crédit agricole qui finance intégralement l’achat, sans aucun apport, ayant selon Le Canard enchaîné un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis ». Revenus garantis par les 42 000 € de loyers annuels versés par les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand est le directeur général.

Les Mutuelles de Bretagne effectuent peu après, sans contrepartie, pour 184 000 euros de travaux dans le local acheté par Sandrine Doucen. Quelques années plus tard, la SCI de Sandrine Doucen est valorisée, lors d’une transaction, à 3 000 fois le montant du capital initial de 100 € soit 300 000 €112. Selon Le Canard enchaîné, l’avocate Sandrine Doucen a par ailleurs facturé des conseils juridiques aux Mutuelles de Bretagne en matière de gestion des ressources humaines.

Selon la défense de Richard Ferrand, l’opération n’a « rien d’illégal »113,114 : la démarche « respectait la procédure »[réf. nécessaire] et l’entreprise de sa compagne offrait « le meilleur prix » parmi les réponses à l’appel d’offres.

Ehpad : un prix de 2.000 euros par mois !

Ehpad : un prix de 2.000 euros par mois !

 
Le  prix moyen d’une chambre en EHPAD tourne autour de 2000 € par mois parenthèse (le prix médian). Un prix qui devient de plus en plus excessif et qui fait retarder l’entrée dans les maisons de retraite. Du coup, c’est le cycle infernal. On entre de plus en plus tard en EHPAD mais les pathologies sont de plus en plus lourdes et les coûts également. La solution, partielle en tout cas, passe sans doute par un vaste plan de maintien à domicile des personnes âgées mais là aussi faudrait revoir les conditions d’aide à domicile ( avec un forte révalorisation des rémunérations des assistantes de vie en particulier) et de soins. La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, un organisme rattaché au ministère de la Santé, a publié cette semaine les dernières statistiques sur les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Elle estime désormais que le prix médian pour une chambre est de 2.000 euros par mois -la moitié des résidents paye moins, l’autre moitié paye plus.

Ce tarif médian de 2.000 euros correspond à une chambre individuelle de 20 m2 à Lille, avec WC et salle de bains privatifs et accès aux animations et espaces verts, le tout à 10 mn du centre-ville. Ce prix médian varie cependant énormément d’un département à l’autre. C’est en Haute-Saône que les Ehpad sont les moins chers : entre 1.611 euros et 1.976 euros. Et sans surprise, c’est à Paris que le résident devra débourser le plus : entre 2.820 et 4.669 euros, avec des pointes jusqu’à 6.900 euros !

La facturation de base est composée de l’hébergement (1.810  euros) et du tarif dépendance, qui varie de  165 à 815 euros selon l’état du résident. Les soins sont quant à eux pris en charge par la Sécu. Selon les établissements, des services, comme le Wifi, le téléphone ou la télévision dans la chambre, peuvent être inclus dans la prestation ou sont des options payantes.

Au total, selon les derniers chiffres de 2015, la France comptait 585.560 résidents, dont 75% de femmes, dans les Ehpad, pour une moyenne d’âge de 85 ans et 9 mois. Une personne reste dans un établissement en moyenne deux ans et demi.

1760 euros nécessaires pour vivre

1760 euros nécessaires pour vivre

Pour une personne seule Il faut 1760 € pour vivre d’après le ministère (le baromètre d’opinion de la Direction de la recherche, des études de l’évaluation et des statistiques, Drees).  Cela d’après un sondage effectué auprès des Français. C’est évidemment très au-dessus du seuil officiel de pauvreté établi  à 1026 euros par mois. On peut aussi comparer avec le salaire moyen (qui n’est pas le revenu bien sûr).

Le  salaire moyen (1850 euros nets) est à distinguer du salaire médian (1847 euros nets)  lequel divise la population en deux. Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort…

 

En 2015 un cadre touche en moyenne 4141 euros par mois, les professions intermédiaires 2271 euros, les employés  En se fondant sur les salaires réels, le revenu salarial augmente avec l’âge des salariés jusqu’à 54 ans : il atteint pour les 50-54 ans, un montant 3,4 fois plus élevé que celui des moins de 25 ans. Les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes Les cadres perçoivent, eux, un revenu salarial 2,6 fois supérieur à celui des ouvriers et 2,9 fois supérieur à celui des employés (13.988 euros). Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés.

 

En 2016, quand un salarié luxembourgeois gagne 56.197 euros brut par an et un salarié allemand 47.809 euros, un salarié français touche en moyenne 38.049 euros. Un salaire duquel il faut évidemment enlever les impôts.  Les 10% les plus pauvres, eux, touchent moins de 7319 euros par an, soit 601 euros par mois. Quand les 10% les plus riches gagnent au minimum 45.223 euros par an, soit 3768 euros par mois. Parmi les personnes à très hauts revenus, les fameux 1%, ils perçoivent au moins 106.210 euros annuels, soit 8850 euros pour une personne seule ou 15.930 euros pour un couple avec un enfant de moins de moins de 14 ans. Surtout, cela représente cinq fois plus que le revenu médian de 22.170 euros. Ces 1% concentrent près de 7% du total des revenus de tous les Français. Les 10% en concentrent 28%. Concernant les 0,01% les plus riches, soit 6400 personnes, ils gagnent au moins 699.200 euros par an, soit 58.266 euros par mois.

 

Entre 2006 et 2016, le taux de pauvreté a augmenté partout en Europe, passant de 13,3% à 14% dans l’Hexagone. En France, près de 8,8 millions de personnes, dont 3 millions d’enfants, étaient en situation de pauvreté fin 2016. Cela signifie qu’elles disposent pour vivre de moins de 855 euros (seuil à 50%) ou 1026 euros (seuil à 60%) par mois. Les prestations sociales non contributives représentent au total 42% du revenu disponible de ces ménages pauvres (14% de minima sociaux, 14% d’aides au logement, 11% de prestations familiales et 3% de prime d’activité), soit environ 345 euros par mois.

Selon une étude de la Drees, ces prestations permettent de diminuer le taux de pauvreté de 8,2 points. En 2017, 4,22 millions de personnes étaient allocataires d’un minimum social. La même année, le pays a distribué près de 81 milliards d’euros de prestations sociales non contributives, c’est-à-dire celles non soumises au versement de cotisations sociales préalables mais financées par la solidarité nationale.

Affaire De Rugy : comment ne pas payer d’impôts avec un revenu de plus de 13 000 euros mensuels ?

Affaire De Rugy : comment ne pas payer d’impôts avec un revenu de plus de 13  000 euros ?

 

Comment ne pas payer d’impôt avec un revenu d de 13 000 €. C’est la question qui se pose puisque le ministre de l’écologie a réussi à ne pas être imposable en 2015 et cela paraît-il en toute légalité. Or de Rugy  touche pas moins de 11.552 euros par mois : 7.209,74 euros bruts chaque mois, plus la jolie indemnité de frais de mandat qui s’élève à 5.770 euros, que chaque député peut dépenser comme il le souhaite, excepté pour acheter un bien immobilier et pour participer à une campagne électorale. Il faut donc que disposer d’un très compétent conseiller fiscal pour  parvenir à éviter l’imposition. Nombre de français dont le salaire représente 15 à 20 % du revenu du ministre de l’écologie sont pourtant condamnés à payer cet impôt sur le revenu. On objectera sans doute que nombreux de dirigeants de grandes entreprises sollicitent aussi l’évitement fiscal par exemple en se faisant rémunérer par des filiales à l’étranger dont la fiscalité est faible voir nulle. Les sommes sont alors  considérables. Cela aussi en toute légalité. Cela vaut pour les individus, chefs d’entreprise mais aussi pour l’imposition des sociétés. La combine la plus légale consiste à externaliser les profits dans des filiales situées dans des pays à très faible fiscalité ou sans fiscalité du tout et inversement à internaliser les pertes dans les sociétés en sur facturant les filiales françaises. Il existe bien d’autres mécanismes. La fraude légale ou pas porterait sur une somme de l’ordre de 50 milliards. Une somme en réalité très approximative car par définition on ne dispose pas de chiffres pertinents dans ce domaine. Bien sûr les sommes économisées par de Rugy  en 2015 n’ont rien à voir avec les fraudes qui viennent d’être évoquées. Pour autant c’est parce qu’elle présente un caractère d’exemplarité que cette affaire choque. Cela d’autant plus que Macron et de Rugy en particulier  dés le début du mandat ont affirmé le principe de la transparence et de la rigueur. Une rigueur qu’on applique aux autres mais pas à soi-même. En fait il n’y rien il n’y a rien de nouveau sous le soleil mais aujourd’hui compte tenu du contexte d’une part et des millions d’observateurs des réseaux sociaux les petites combines sont de plus en plus difficile à dissimuler.

 

Pensions moyennes : 1517 euros

Pensions moyennes : 1517 euros

Une moyenne de 1517 € nets pour  les pensions, cela peut paraître à la fois peu et beaucoup. C’est pet pour un retraité qui vit en ville et doit faire face à des charges de loyer. C’est mieux pour un rural par exemple qui possède sa résidence. C’est environ 200 € de moins que le salaire moyen d’un actif. Notons qu’on oppose quelquefois les revenus des actifs et des retraités en raison sans doute du régime de répartition donc de solidarité entre les générations. Il est rarement indiqué cependant que nombre de retraités ont travaillé à peu près le double de temps par rapport aux actifs actuels (nombre de jours de repos hebdomadaires, nombre deux jours de congés annuels, durée du travail, plus proche de 70 heures que de 35 !).  Ceci étant il s’agit d’une moyenne avec beaucoup de dispersion autour. Il faut surtout aussi observer que pendant plusieurs années ces pensions ont été désindexées, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas suivi l’évolution des prix ; ce qui a provoqué une dévaluation de fait du montant des retraites. Une situation dramatique surtout pour les petites pensions. Ainsi 10 % des retraités gagnent environ 600 € bruts, c’est-à-dire une misère. À l’inverse évidemment d’autres touchent des pensions de plusieurs milliers d’euros. Les trois quarts (75%) des retraités résidant en France bénéficiaient fin 2016 d’une pension totale inférieure à environ 2000 euros par mois, selon une étude du service statistique des ministères sociaux (Drees) publiée mardi. Sur les 16,1 millions de personnes touchant une pension de retraite de «droit direct» d’au moins un régime français, 14,9 millions vivaient en France. Ces dernières ont perçu une pension moyenne de 1626 euros bruts (1517 euros nets), un montant qui comprend les éventuelles pensions de réversion versée aux veuves et veufs, selon l’étude. Parmi ces retraités, trois sur quatre «ont une pension brute totale inférieure à 2067 euros, soit 1913 euros net». Autre enseignement, les «10% de retraités aux pensions les plus élevées» perçoivent au total plus de 2776 euros brut, «tandis que les 10% aux pensions les plus faibles reçoivent moins de 568 euros brut, soit cinq fois moins».

À l’issue du grand débat national organisé en réponse à la crise des «gilets jaunes», Emmanuel Macron avait promis en avril de réindexer en 2020 les «retraites de moins de 2000 euros» sur l’inflation. En décembre, il avait décidé d’exempter de hausse de CSG les retraités touchant moins de 2000 euros par mois tous revenus confondus.

 

63 000 euros de travaux pour de Rugy : le prix d’un pavillon dans la France abandonnée

63 000 euros de travaux pour de Rugy : le prix d’un pavillon dans la France abandonnée

D’après certains journalistes (qui sont invités de temps en temps à l’assemblée), 63 000 € de travaux pour l’appartement de fonction du président de l’assemblée nationale : ce n’est pas grand-chose. Cela en raison notamment du caractère historique de l’hôtel de Lassay. Sans doute mais c’est pourtant aussi le prix aujourd’hui d’un pavillon avec jardin dans la France abandonnée (c’est-à-dire environ la moitié du pays). Des pavillons qui il y a une dizaine d’années valaient 100 000 € st davantage mais dont les prix sont écroulés avec l’accélération de la désertification des territoires. À l’inverse évidemment les prix se sont envolés dans la douzaine de métropoles. Au point  de créer les conditions d’un possible krach immobilier puisqu’il faut compter entre 200 000 et 400 1000 € (‘voire 1 million comme à Paris) pour un logement de 100 m². Il est clair qu’il n’y a pas de prix pour la réfection d’immeubles relevant du patrimoine historique de la France, c’est le cas pour l’hôtel de Lassay. Il sera donc toujours facile de démontrer que les 63 000 € étaient é justifiés. La question n’est pas là il s’agit de savoir si dans une période de fortes tensions sociales caractérisées par une accentuation des inégalités et de la rigueur, il était opportun d’engager cette dépense. Il faut se souvenir aussi que c’est de Rugy  qui a imposé une plus grande rigueur aux députés dès sa  nomination comme président  de l’assemblée. Visiblement,  une morale qu’il ne s’est pas appliqué à lui-même ni pour la réfection de son appartement de fonction, ni pour la réception fastueux qui visiblement ne se justifiaient pas compte tenu de personnalités des invités (en fait  certains étaient  de ses amis voire de sa famille) Le cabinet du Premier ministre a fait savoir ce vendredi que l’inspection de l’appartement de fonction du ministre de la Transition Écologique François de Rugy avait  »commencé aujourd’hui ». Jeudi, à l’issue d’une rencontre à Matignon, le Premier ministre Édouard Philippe avait réclamé au secrétariat général du gouvernement de diligenter « une inspection » afin de vérifier que les travaux entrepris dans le logement de fonction ministériel de François de Rugy se conformaient au « respect des règles » et « au principe d’exemplarité ».  Le secrétaire général du gouvernement a donc missionné ce vendredi la contrôleure générale des armées (!)  afin d’effectuer cette mission, qui consiste à auditionner des personnalités en lien avec les travaux effectués dans les appartements privés de l’Hôtel de Roquelaure et inspecter l’appartement.

 

 

Secteur privé : salaire plus de 1 789 euros pour la moitié

 Secteur privé : salaire plus de 1 789 euros pour la moitié !

 

 

 

Le jour même de l’intervention du président de la république portant notamment sur le pouvoir d’achat,  une curieuse information en provenance de l’INSEE indique qu’un Français sur deux, travaillant dans le secteur privé, a gagné plus de 1789 euros net par mois et que ce salaire a augmenté en 2016. (Il faudrait faire observer que nous sommes en 2019 !) Ce qui est surprenant c’est que les concepts varient. En effet selon les cas on parle de salaire moyen, de salaire médian, de salaire net, de salaire brut, de salaire équivalent à plein temps, de salaire concernant tous les Français ou de salaire privés. Des définitions évidemment très différentes. Selon l’INSEE, le salaire mensuel moyen en équivalent temps plein d’une personne travaillant dans le secteur privé a atteint 2 238 euros nets. On voit donc il y a déjà une forte différence entre 1789 € et 2238, salaire moyen)  mais ces chiffres ne correspondent pas à la même chose. En outre ce salaire moyen de 2238 n’a guère de signification si on ne tient pas compte de la très forte dispersion autour de cette moyenne. Notons aussi que l’augmentation théorique de 0, 5 % en 2016 est à rapporter  à l’évolution réelle du pouvoir d’achat par rapport à l’augmentation des prix. Une mesure des prix de l’INSEE très contestée du fait qu’elle ne tient pas compte de l’évolution structurelle de la consommation (de plus en plus de dépenses contraintes et de moins en moins de dépenses ajustables). Il faut aussi souligner que les sommes avancées concernent des équivalents pleins temps alors que les temps partiels ne cessent de se développer (au moins 20 % aujourd’hui). On se demande ce qu’on veut exactement prouver avec ces chiffres sinon que le salaire est sans doute satisfaisant en France et qu’il a bien progressé….en 2016 !

 

Pouvoir d’achat hausse de 850 euros en 2019 en moyenne

Pouvoir d’achat hausse de 850 euros en 2019 en moyenne

 

Selon l ‘Observatoire français des conjonctures économiques  (OFCE), l’augmentation de pouvoir d’achat moyenne serait de l’ordre de 850 € en 2019. À peu près la moitié de cette somme serait imputable aux décisions prises après le mouvement des gilets jaunes, les autres découlant de mesures précédentes. C’est évidemment une bonne nouvelle, pour preuve le fait que le tout petit regain de croissance en France comparée à celui de la zone euro provient justement de ce soutien à la consommation. De quoi remettre en cause une certaine conception de la rigueur surtout en période de faiblesse de croissance. Ceci étant il convient de relativiser cette augmentation. D’abord parce qu’il faut la mettre en relation avec l’augmentation réelle du coup de la vie. Une augmentation des prix structurellement sous-évalués en raison de la modification de la structure de consommation. Aussi du fait que les ménages modestes utilisent la totalité de leur pouvoir d’achat en consommation et dépenses contraintes. Dépenses contraintes notoirement sous-évaluées. Enfin il s’agit d’une moyenne ce qui signifie que le pouvoir d’achat de certains ménages aura augmenté beaucoup plus que 850 € et qu’à l’inverse d’autres toucheront beaucoup moins. C’est le problème général de la dispersion autour de moyenne. Il s’agirait de la plus forte augmentation du pouvoir d’achat depuis 2007.

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Depuis les années 1960, la consommation d’électricité des Français n’a cessé globalement de progresser, de façon plus ou moins forte selon les périodes, selon l’Insee, qui a passé au crible l’évolution de la consommation d’électricité et ses tarifs depuis six décennies. Depuis le milieu des années 1980, nous consommons en moyenne 2% d’électricité de plus par an.

Or, depuis une dizaine d’années, ces augmentations pèsent davantage dans le portefeuille des Français. «Depuis 2007, les prix à la consommation de l’électricité ont augmenté d’environ 50 %», selon l’étude. Et depuis 2009, «les prix de l’électricité augmentent plus rapidement que l’inflation» (+ 4,3 % contre + 0,5 %) observe encore l’Insee qui explique cette envolée par la forte hausse de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), multipliée par cinq entre 2009 et 2016. Il s’agit d’une des quatre taxes sur l’électricité, avec la TVA, la taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) et la contribution tarifaire d’acheminement électricité (CTA). La part des taxes et prélèvements dans le prix total de l’électricité en France atteint 35 % en 2016, contre 26 % en 2010.

Ainsi, selon l’Insee, en 2016, les ménages ont dépensé en moyenne 960 euros en consommation d’électricité. Dans leur «budget énergie», cela représente tout de même 57 % des dépenses (sans compter les carburants).

Malgré tout, cette facture reste parmi les plus basses d’Europe: inférieure de 20 % de moins que la moyenne dans l’Union européenne du fait du choix du nucléaire.

Jack Lang : 200.000 euros de costumes offerts !

Jack Lang : 200.000 euros de costumes offerts !

Jack Lang actuel président  de l’institut du monde arabe et ancien ministre de la culture est connu pour son allergie à payer ses factures. Aussi pour sa capacité d’adaptation à l’environnement politique puisqu’il déclarait récemment : » le style de macro, me plaît ». . Cette fois le sémillant ancien ministre socialiste se fait épingler pour avoir reçu l’équivalent d’environ 200 000 € en costumes de marque.  La preuve qu’on peut être socialiste, c’est-à-dire partageux mais commencer par se servir soi-même. Bref, cette conception du socialisme de salon, très à gauche dans les propos mais aussi très bourgeois  et qui finalement succombe aux délices du pouvoir et de ses davantage. Un phénomène qui explique la disparition de la SFIO et l’écroulement du parti socialiste actuel  à 6 % dans l’opinion publique. On objectera sans doute que nombre de militants socialistes n’ont pas mis les doigts dans le pot de confiture mais ils ont quand même toléré que la direction du parti soit confisquée par deux petits bourgeois, les oligarques et les couches aisées .Selon des informations de L’Obs, l’ancien ministre de la Culture, aujourd’hui président de l’Institut du monde arabe, aurait reçu pour 195.600 euros de vêtements du couturier italien Smalto. Son avocat assure que ces cadeaux n’ont eu «aucune contrepartie». L’ancien ministre socialiste Jack Lang a reçu en cadeau des costumes du couturier italien Smalto, a révélé ce vendredi l’hebdomadaire l’Obs , une information non démentie par son avocat qui souligne que ces cadeaux n’ont eu «aucune contrepartie». Entre 2013 et 2018, l’actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA) se serait fait offrir pour près de 195.600 euros de costumes et pantalons de la ligne couture du célèbre tailleur, selon des documents dont l’Obs a eu connaissance. L’hebdomadaire fait observer que le propriétaire de Smalto est Alain Duménil, un homme d’affaires mis en examen pour une affaire de banqueroute frauduleuse. Pour Me Laurent Merlet, avocat de Jack Lang, ce dernier «s’est bien vu offrir des costumes par la société Smalto depuis quelques années. Mais cela s’est fait à l’initiative du créateur Francesco Smalto, mort depuis (en 2015, NDLR)». «La Maison Smalto n’a jamais adressé aucune facture à M. Lang», et «ses cadeaux n’ont jamais eu aucune contrepartie», a-t-il assuré.

Il y a deux ans, le JDD avait révélé que l’avocat Robert Bourgi, figure des réseaux de la «Françafrique», avait commandé à la maison Arnys des costumes de luxe d’une valeur de 13.000 euros pour François Fillon, jetant un peu plus l’opprobre sur le candidat de la droite à la présidentielle, déjà englué dans le «Penelopegate».

200 000 euros en moyenne : Des maisons beaucoup trop chères

200 000 euros  en moyenne : Des maisons beaucoup trop chères

Des chiffres intéressants du site Meilleurs Agents  sur le cout moyen d’une  maison, soit environ 200 000 euros en moyenne. Des coûts exorbitants puisqu’il faudra consacrer presque la moitié du revenu des ménages pendant 20 ans au remboursement de cet investissement (Pour le revenu moyen des ménages).  Une folie financière qu’on pouvait se permettre avant quand l’inflation payait une  parte de l’emprunt et que les salaires progressaient de manière significative mais aujourd’hui économiquement un investissement démentiel surtout avec le manque de illisibilité sur la stabilité des emplois. . En moyenne deux fois plus grande qu’un appartement (112,2 contre 63 m²), la maison française bénéficie dans l’écrasante majorité des cas d’un jardin (95,2% des cas) et d’un parking privatif (85,2%). Parmi les équipements plus rares, seules 10% des logements individuels disposent d’une piscine et 11,9% d’une véranda.

Concernant le nombre de pièces, la maison française en compte 4,9 très précisément sachant qu’elle en compte le moins en Corse (4,4 pièces) et le plus en Alsace (5,2 pièces). Le site Meilleurs Agents nous apprend par ailleurs que c’est en Poitou-Charentes que la proportion de maisons est la plus forte: elles représentent 78% des logements contre seulement 27% en Île-de-France. Pour autant, cela ne signifie pas que les maisons sont très peu présentes en ville. Elles ne représentent, certes, que 1% des logements à Paris mais 43% au Mans ou encore 38% à Amiens, 30% à Nîmes ou même 24% à Bordeaux. Au total, les trois quarts des maisons se trouvent dans des villes de moins de 100.000 habitants.

Rachida Dati a omis de déclarer 600.000 euros

Rachida Dati a omis de déclarer 600.000 euros

On sait que Rachida Dati entretient des liens très affectifs avec l’argent. Témoin le procès qu’elle a intenté au richissime patron de casinos, père de sa fille afin obtenir une substantielle pension. Cette fois c’est l’Express qui indique que Rachida Dati aurait oublié de signaler dans sa déclaration d’activité de parlementaires un revenu de l’ordre de 600 000 € perçus auprès de l’alliance Renault-Nissan – pendant chaque année de 2009 à 2014). Elle n’a pourtant rien déclaré au titre de ses activités d’avocate en 2009 lors de sa déclaration d’intérêts de 2014. On peut effectivement s’interroger sur cette absence de déclaration mais aussi sur la nature des services que pouvait bien apporter Rachida Dati au parcours professionnel très sulfureux. Plus mondain que professionnel. C’est l’information révélée ce lundi par L’Express et qui ressort des premiers travaux de l’audit diligenté par les constructeurs sur l’emploi des fonds de RNBV. Cette rémunération lui a été virée pour des activités d’avocate. Rachida Dati  elle devait plus précisément aider l’alliance de ces marques automobiles à développer ses activités au Proche-Orient et en Afrique du nord. Elle devait également assister à des meetings de Carlos Ghosn, alors le président du groupe, et même le représenter de temps à autres ! 

Le Défenseur des Droits : 30.000 euros mensuels !

Le Défenseur des Droits : 30.000 euros mensuels !

 

 

Le Défenseur des droits Jacques Toubon percevrait près de 30 000 euros de revenus dont environ 15 000 € pour sa fonction de descendeur des droits.  Notons que l’intéressé a 76 ans, il perçoit donc 15.725 euros mensuels auxquels s’ajoutent ses pensions d’administrateur civil et de conseiller d’État ainsi que sa triple retraite d’adjoint au maire de Paris, de député et de parlementaire européen. Alors que la France traverse une crise profonde depuis le mois de novembre. Quand les gilets jaunes dénoncent un certain nombre de situations des privilégiés de la politique et de la haute administration, ils n’ont pas tort. Certes le parcours de Jacques Toubon justifie peut-être qu’il occupe cette fonction de défenseur des droits mais pourquoi cette fonction doit-elle être rémunérée. Nombre d’autres fonctions nationales et surtout locales ne donnent  lieu à aucun salaire souvent aucun remboursement de frais. En outre cette fonction de défenseur des droits est davantage de nature morale qu’administrative puisque l’intéressé ne peut faire que des analyses et des propositions. Le pire c’est que Jacques Toubon s’étonne que: «que ça choque, c’est un travail à plein temps pour lequel je suis rémunéré conformément aux règles». Le problème c’est que ces règles sont scandaleux notamment les règles de cumul de tensions elles-mêmes déjà inadmissibles. Dernière observation cette mission comme celle de nombreux autres organismes, conseils et autres hautes autorités constituent des sortes de machins inutiles qui font doublon notamment avec l’administration et la responsabilité politique. Ce sont souvent des placards dorés où viennent se réfugier des hauts fonctionnaires ou des politiques un peu obsolète. La défense des droits en France doit être assurée d’abord par la justice, par la loi, par les organisations associatives, politiques ou syndicales. Il n’est nul besoin d’un haut fonctionnaire supplémentaire dans l’activité est très marginale même si sur certains points très isolés elle peut être utile. Mais pas plus utile que nombre d’associations ou d’organismes dans les animateurs ne sont nullement rémunérés.  Le plus grand scandale de cette affaire ce n’est peut-être pas le niveau de revenus mais le fait que l’intéressé s’étonne qu’on s’interroge ! Et faut-il le rappeler il a 76 ans et largement de quoi vivre.

Grand débat national : 15 000 euros mensuels pour Chantal Jouanno

Grand débat national : 15 000 euros mensuels pour Chantal Jouanno

 

 

Une polémique vient de s’ouvrir à propos du salaire de Chantal Jouanneau qui a été notamment chargée d’animer le grand débat national ; cela sans doute en raison de sa qualité de présidente de la Commission nationale du débat public. Cela repose la question d’abord de l’utilité de ces comités ou autres commissions nationales (CNDP). Aussi de leur fonctionnement et de leur financement. Les statuts de ces différents organismes varient beaucoup. Dans certains, les principaux responsables et évidemment les collaborateurs sont rémunérés. Les présidents et vice-présidents sont souvent aussi détachés des grands corps par exemple du conseil d’État,  de la Cour des Comptes ou du conseil général de tel ou tel ministère. Dans d’autres cas, toute repose sur le bénévolat avec le soutien logistique parfois de l’administration. Il faut aussi convenir que nombre de ces organismes constitue aussi des sortes de placards pour recaser d’anciens hauts fonctionnaires voir d’anciens politiques. Pour ce qui concerne Chantal Jouanneau, elle pourrait tout aussi bien être payée par la Cour des Comptes et être détachée pour présider la commission nationale du débat public. Notons enfin que la nomination de Chantal Jouanneau comme présidente de cette commission nationale tient beaucoup à son appel à voter Macron aux présidentielles alors que c’est une ancienne collaboratrice de Sarkozy.  Dans un contexte où les «gilets jaunes» réclament davantage de pouvoir d’achat, l’ancienne ministre dit «comprendre» l’agacement. «Je pense que c’est important que les gens disent pourquoi ça les choque. S’ils veulent faire une proposition pour réviser ce salaire, ils en sont totalement libres», a-t-elle affirmé sur France Info.

 

Prime exceptionnelle : une prime de 400 à 500 euros pour 10% des salariés

Prime exceptionnelle : une prime de 400 à 500 euros pour 10% des salariés

 

Certains médias évoquent la liste de grandes entreprises qui verseront la prime exceptionnelle mais cette prime risque de demeurer effectivement hypothétique pour la grande majorité des Français En effet, le grand patronat ne s’oppose pas à cette prime, il demeure cependant relativement sceptique quant à la possibilité de la généraliser. De ce point de vue, la confédération des petites et moyennes entreprises est encore plus nette : pas d’opposition, mais pas d’automaticité,  ni de montant. Cela signifie que cette prime pourra varier de zéro à 1000 €. En fait, seules quelques grandes entreprises vont systématiser cette prime. La France compte environ 25 millions de salariés, plus de 5 millions relèvent du secteur public. Dans le privé la moitié des salariés travaille dans les grandes entreprises, l’autre moitié dans les PME, PMI, ETI.  On peut penser que seulement 5 millions bénéficieront de la fameuse prime de 1000 €. Les autres ne toucheront beaucoup moins voire rien du tout. Notons que Macron n’a strictement rien annoncé pour ses propres salariés de l’État !  Le problème c’est que l’économie française comporte un très fort u tissu de petites et moyennes entreprises qui ne pourront pas verser cette prime pour des questions de rentabilité, de trésorerie et aussi de faisabilité technique en si peu de temps. Par ailleurs Macon se dédouane à bon compte en proposant une prime qui ne relève pas de sa responsabilité, ni du financement de l’État. Un peu la même logique que pour la taxe d’habitation qu’il a supprimée alors que cette fiscalité relève de la responsabilité des collectivités locales. On pourrait objecter en ce qui concerne l’augmentation de 100 € (en fait la prime d’activité) c’est l’État qui en assurera la charge. Encore une erreur car la caisse d’allocations familiales sera le financeur. Mais derrière le vrai financeur, c’est la dette et plus tard le contribuable. «Malheureusement beaucoup d’entreprises ne seront pas en mesure de verser une prime, quand bien même elle serait nette de taxe ou nette d’impôts» regrette François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Au total même pas 10 % des salariés verront la couleur de la prime exceptionnelle qui ne dépassera pas 500 € en moyenne.

Ce qui est assez extraordinaire dans les annonces de Macon concernant

Séniors : un niveau de vie de 2000 euros

Séniors : un niveau de vie de 2000 euros

 

Encore une comparaison des revenus sujette à caution entre actifs et retraités. Ce revenu serait de 2049 €, ce serait le revenu moyen des ménages de retraités ;  supérieur à celui des 25-64 ans mais  qui tend à stagner depuis plusieurs années. La revue notre temps conteste cette présentation.   D’emblée, citons un chiffre: la pension moyenne d’un retraité français était, en 2015, de 1 376€ bruts, soit 1 283€ nets. Ce  montant provient d’une enquête très complète publiée en mai dernier par le service statistique du ministère des Solidarités et de la Santé, la Drees. Cette dernière estime aussi, à partir d’une analyse des  pensions des retraités nés en 1946, qu’un peu plus d’un quart d’entre eux touchent moins de 800€ de pension, et 44% moins de 1200€! Nous sommes ici très loin de l’opulence…  Notons toutefois que la Drees ne prend ici en compte que les pensions directes. Elle exclut les pensions de réversion – versées à la mort du conjoint –, ainsi que les revenus complémentaires que touchent certains: loyers, placements, aides sociales, salaires pour ceux qui ont une activité à temps partiel… C’est ce biais qui explique pourquoi l’Insee estime, elle, que le niveau de vie mensuel moyen d’un retraité, tous revenus confondus, est de 2049€, contre 2062€ pour un actif et 1946€ pour l’ensemble .  De grandes différences existent également selon la profession exercée et le nombre d’années cotisées. En 2015, les fonctionnaires civils d’État touchaient par exemple une pension brute moyenne de 2280€, selon la Drees. Cette pension moyenne descend à 2120€ pour les affiliés aux régimes spéciaux (SNCF, marins, employés de la Banque de France…), 1920€ pour les professions libérales, 1 220€ pour les salariés du régime général. Et jusqu’à 710€ pour les artisans, 600€ pour les agriculteurs et 500€ pour les commerçants! Il faudrait ajouter que beaucoup de retraités ont travaillé le double en termes de temps de travail par rapport aux actifs actuels ! 

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