Archive pour le Tag 'd’euros'

Samsung : un investissement massif 175 milliards d’euros en trois ans

Samsung : un investissement massif 175 milliards d’euros en trois ans

 

Samsung dévoile  son plan d’investissement 2021-2023 d’un tiers, à 205 milliards de dollars -175 milliards d’euros. L’objectif : rester dans la course dans cette industrie stratégique tout investissant massivement dans les technologies, des biotech à la robotique en passant par l’intelligence artificielle, pour tenir la dragée haute aux géants du Net américains et chinois.

Traduction : Samsung veut conforter sa position dans le secteur hautement stratégique des semi-conducteurs, déjà la spécialité de son vaisseau amiral Samsung Electronics, et se positionner sur des marchés stratégiques déjà attaqués par les géants du Net américains et chinois, notamment l’intelligence artificielle et la robotique.

Vaccins Covid : des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

  • Vaccins Covid: des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

Le vaccin a rapporté à Pfizer 10,8 milliards de dollars (environ 9,2 milliards d’euros) de revenus au premier semestre 2021, période à partir de laquelle il a commencé à encaisser l’essentiel des ventes de ce traitement. De son côté, BioNTech a enregistré 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Pour tout 2021, il estime que ses ventes de vaccins anti-Covid 19 représenteront 15,9 milliards d’euros. De même, Moderna anticipe 20 milliards de dollars de revenus grâce à son vaccin. AstraZeneca et Johnson & Johnson restent loin derrière avec, respectivement 1,17 milliard de dollars (un milliard d’euros) de revenus tirés du vaccin au premier semestre et 264 millions de dollars (225 millions d’euros).

Notons que le prix du vaccin va encore augmenter de 15 à 20 € ce qui le rendra encore moins accessible aux pays pauvres notamment d’Afrique où seulement 2 % de la population ont été vaccinés

Vaccins : des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

  • Vaccins : des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

Le vaccin a rapporté à Pfizer 10,8 milliards de dollars (environ 9,2 milliards d’euros) de revenus au premier semestre 2021, période à partir de laquelle il a commencé à encaisser l’essentiel des ventes de ce traitement. De son côté, BioNTech a enregistré 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Pour tout 2021, il estime que ses ventes de vaccins anti-Covid 19 représenteront 15,9 milliards d’euros. De même, Moderna anticipe 20 milliards de dollars de revenus grâce à son vaccin. AstraZeneca et Johnson & Johnson restent loin derrière avec, respectivement 1,17 milliard de dollars (un milliard d’euros) de revenus tirés du vaccin au premier semestre et 264 millions de dollars (225 millions d’euros).

Notons que le prix du vaccin va encore augmenter de 15 à 20 € ce qui le rendra encore moins accessible aux pays pauvres notamment d’Afrique où seulement 2 % de la population ont été vaccinés

Un fonds de soutien aux entreprises de 3 milliards d’euros

Un  fonds de soutien aux entreprises de 3 milliards d’euros

 

 

La France mettra en place un nouveau fonds de 3 milliards d’euros (3,67 milliards de dollars) pour soutenir les moyennes et grandes entreprises à la sortie de la crise des coronavirus, a déclaré mardi le ministre français des Finances Bruno Le Maire.

Le fonds vise à aider les entreprises au cas par cas avec des prêts ou des injections de fonds propres afin que les entreprises qui étaient viables avant la pandémie mais qui ont maintenant des bilans tendus puissent se remettre sur pied.

« Le but n’est pas de diluer les actionnaires, ce n’est pas le rôle de l’Etat de devenir le principal actionnaire des entreprises françaises », a déclaré Le Maire lors d’une conférence de presse.

« Notre objectif est d’assurer la transition de la crise afin que les entreprises puissent rebondir », a déclaré Le Maire.

Le fonds fait partie d’une série de nouvelles mesures qui incluent une restructuration rapide des dettes des petites entreprises et donner aux entreprises plus de temps pour rembourser les arriérés d’impôts et les cotisations salariales.

Les entreprises françaises ont vu leur dette augmenter de 230 milliards d’euros l’année dernière – plus de 10 % du produit intérieur brut – alors qu’elles contractaient massivement des prêts garantis par l’État pour faire face à l’effondrement de leur trésorerie pendant la crise.

Bien que de nombreuses entreprises n’aient finalement pas eu à utiliser l’argent qu’elles avaient emprunté, le ministère souhaite éviter une vague d’insolvabilités.

Entre autres nouvelles mesures, le ministère des Finances utilise des algorithmes sur les données fiscales et salariales pour détecter les entreprises fragiles et les contacter rapidement.

(1 $ = 0,8175 euros)

52 milliards d’euros de dividendes en 2021

52 milliards d’euros de dividendes en 2021

Malgré la crise, les dividendes versés par les entreprises du SBF 120 ont atteint 52 milliards en 2021.  Le SBF 120 est un indice boursier déterminé à partir des cours de 40 actions du CAC 40 et de 80 valeurs des compartiments A et B Euronext , soit une augmentation de 42 % cette année.

Plus de la moitié des entreprises de l’indice ont prévu d’augmenter ou de rétablir le versement d’un dividende. Mais il faudra vraisemblablement attendre 2023 pour dépasser le niveau record de 2019.

Les grandes entreprises françaises cotées de l’indice SBF120 devraient verser 52 milliards d’euros de dividendes cette année, d’après IHS Markit, dont la majorité sera déboursée au cours des semaines à venir. Soit un rebond de 42 % en un an, d’autant plus impressionnant que les dividendes versés cette année aux actionnaires le sont au titre des résultats 2020, année marquée par une crise particulièrement brutale qui a vu les bénéfices du CAC 40 fondre de moitié.

. Les dividendes avaient chuté de 45 % en 2020, tombant à 36 milliards

Où sont les 750 milliards d’euros de relance de l’Europe ?

Où sont les 750 milliards d’euros de relance de l’Europe ?

 

Alors que les États-Unis ont déjà déversé concrètement des milliers et des milliers de milliers de dollars (environ 2000 milliard de soutiens économiques et sociaux et encore autant pour le développement des équipements.), l’union économique ,elle, est encore embourbée dans les procédures administratives et politiques pour son plan de 750 milliards qui n’a encore évidemment aucun effet concret et aucune réalité.

 

Pour être opérationnel le plan européen doit être approuvé par chacun des Etats , or  nombre d’états mettent de la mauvaise volonté pour approuver les orientations européennes dans semaine.
Parmi les pays retardataires pour la ratification, on trouve l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, les Pays Bas, la Lituanie, l’Estonie, la Finlande, la Roumanie et l’Irlande. Parmi eux, certains renâclent toujours pour des raisons de fond, comme le premier ministre hongrois Viktor Orban qui n’est pas d’accord avec la Commission sur l’utilisation des 16 milliards qui lui seront versés.

Par comparaison aux États-Unis on a injecté 2 000 milliards de dollars dans l’économie américaine (dont 274 milliards consacrés à la seule lutte contre le covid et 377 milliards en subventions et aides directes aux entreprises). Ce plan extraordinaire fut complété dès juillet par un plan de 1100 milliards de dollars, dont 111 milliards entièrement consacrés à la recherche, aux traitements, aux tests et aux médicaments

Par ailleurs les États-Unis ont lancé un nôtre plan pour l’emploi et les infrastructures américaines de 2290 milliards de dollars qui doit s’étaler sur huit ans. Un quart de cet argent ira aux transports (véhicules électriques, routes, ponts…), un autre au logement, aux écoles, aux connexions internet, le reste sera dévolu à la santé, aux personnages âgées, à la recherche, à l’industrie, et à la transition énergétique. Cela, alors que les Etats-Unis ont confirmé cette semaine leur retour dans le concert de l’Accord de Paris sur le Climat et relevé à 50% d’ici à 2030 leurs engagements de réduction des émissions de C02.

Une des conséquences sera une reprise rapide aux États-Unis qui va annuler le creux créé par la situation sanitaire alors  que dans l’union européenne il faudra attendre sans doute 2023. L’OCDE prévoit ainsi une croissance du PIB des Etats-Unis de 6,5% cette année, contre une précédente prévision de 3,2% en décembre.

Pour la zone euro, la croissance économique est attendue à 3,9% en 2021 (contre une précédente prévision de 3,6%) puis à 3,8% en 2022 (+3,3% précédemment), cependant la troisième vague unitaire en Europe pourrait compromettre cet objectif de 3,9 % d’augmentation du PIB en 2021.

 

Gel : un milliard d’euros pour les agriculteurs

Gel :  un milliard d’euros pour les agriculteurs

 

 

Alors que le gel historique de ces derniers jours a provoqué de véritables catastrophes notamment chez les viticulteurs et les arboriculteurs, le gouvernement a décidé d’une enveloppe globale de l’ordre d’un milliard pour porter aux milieux agricoles. Les dégâts dans une première estimation ont été estimés à  3 milliards. En attendant il y aura des aides d’urgence et des report de cotisations

L’indemnisation des arboriculteurs au titre du dispositif des calamités agricoles sera portée jusqu’à 40% – le maximum autorisé par Bruxelles – pour les pertes les plus importantes, contre 35% actuellement. Pour les autres filières aujourd’hui non couvertes par ce régime de calamités agricoles, comme les viticulteurs ou les producteurs de grandes cultures (betterave, colza…), un soutien exceptionnel similaire sera mis en place.

 

Le gouvernement veut un fonds qui «indemnisera de façon rapide», a affirmé le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie sur France Inter. Une première réunion se tiendra lundi, en présence du ministre de l’Agriculture, à laquelle participeront la FNSEA et ses filières, pour que ces «annonces se traduisent concrètement par des mesures efficaces», a annoncé le syndicat agricole dans un communiqué. En outre l’enveloppe du plan de relance dédiée à «l’adaptation au changement», passera de 100 à 200 millions d’euros.

 

Interrogé par l’AFP, Bruno Darnaud, président de l’AOP pêche et abricots de France, s’est dit lui aussi «satisfait que l’État réagisse rapidement», avec un «catalogue d’aides qui paraît assez large». «Mais le diable se cache dans les détails: il faudra voir notamment si on trouve des solutions pour les arboriculteurs assurés qui seront moins bien indemnisés que ceux bénéficiant du régime des calamités». Selon Bruno Darnaud, la France peut s’attendre à perdre cette année la moitié de sa production de fruits, soit un manque à gagner d’un milliard et demi d’euros. Et au moins un tiers de la production viticole serait perdu, soit deux milliards d’euros de chiffre d’affaires, estime la FNSEA.

Échanges commerciaux : encore un déficit en février à 4,8 milliards d’euros

Échanges commerciaux : encore un déficit  en février à 4,8 milliards d’euros

 

 

Le déficit des échanges commerciaux s’est encore aggravée en février pour atteindre 4,8 milliards d’euros. Comme d’habitude, ce déficit s’inscrit dans une tendance de 50 à 60 milliards par an tandis que l’Allemagne en moyenne dégage un bénéfice de 200 milliards !

Si une « atonie globale des échanges » est bien constatée d’après les Douanes, d’autres facteurs géoéconomiques jouent. Ainsi, depuis le Brexit, le 31 décembre 2020, « les échanges avec le Royaume-Uni sont perturbés ». Les exportations vers la Grande-Bretagne se situent à 84% de leur niveau mensuel moyen au second semestre 2020.

Au niveau de la balance des paiements, services inclus donc, le déficit atteint 2,6 milliards d’euros, d’après la Banque de France. Il avait été de deux milliards d’euros en janvier. Le déficit des échanges de biens s’est creusé et l’excédent des échanges de services s’est réduit de 200 millions d’euros. Une baisse notamment liée à un secteur touristique devenu atone en raison des restrictions sanitaires, alors que la France est la première destination touristique mondiale.

19 MILLIARDS D’EUROS POUR L’HÔPITAL

19 MILLIARDS D’EUROS POUR L’HÔPITAL

 

La somme paraît effectivement assez considérable mais il convient de relativiser car il s’agit d’un plan essentiellement étalé sur une dizaine d’années dont on n’est pas certain de l’avenir notamment après les élections présidentielles. En outre, 6 milliards doivent être consacrés au désendettement ce qui réduit de façon sensible la part réservée aux investissements et au fonctionnement.

9 milliards d’euros seront tout d’abord affectés à la « modernisation de l’offre de soins hospitalière » via le financement d’une « centaine de projets partout sur le territoire ». Sur ce montant, 1,5 milliard d’euros seront destinés au soutien de l’investissement courant des établissements, 6,5 milliards aux projets de transformation de l’offre de soins et 1 milliard pour « pallier les aléas sur 10 ans qui pourraient survenir pendant l’exécution du plan ».

Le deuxième volet sur plan portera sur la prise en charge des personnes âgées avec 1,5 milliard d’euros consacrés aux Ehpad sur cinq ans. Jean Castex a dit vouloir « une évolution profonde de l’offre de nos établissements pour personnes âgées, pour les ouvrir davantage sur leur environnement, créer les conditions de vie où les personnes se sentent davantage chez elles, favoriser le maintien à domicile par des accueils de jour, de répit, d’animation… ».

L’objectif de cet investissement est de « rénover ou créer des places dans les Ehpad en faisant évoluer les modes de prise en charge des personnes âgées », a encore expliqué le ministère de la Santé.

Troisième axe du plan d’investissement: le numérique. Au total, 2 milliards d’euros seront investis sur trois ans pour mettre à niveau les systèmes d’information des établissements médico-sociaux.

Enfin, 6,5 milliards d’euros sur dix ans seront consacrés au désendettement des établissements de santé. « 

Un projet de batterie à 3 milliards d’euros

Un projet de batterie à 3 milliards d’euros

 

Le projet de batterie regroupant l’union européenne et des acteurs notamment américains a été approuvés par la commission qui autorise un financement public de l’ordre de 3 milliards. Un projet directement pour s’opposer à la stratégie d’envahissement de la Chine dans domaine. Dans le cadre de ce projet, Tesla, BMW, Fiat Chrysler Automobiles, Arkema, Borealis, Solvay et d’autres entreprises pourraient recevoir des aides financières pour la production de batteries pour véhicules électriques, afin de réduire le nombre d’importations et concurrencer la Chine.

“La Commission européenne a approuvé l’ensemble du projet. Dans la prochaine étape, les avis de financement individuels et les montants de financement par entreprise vont suivre”, a déclaré une porte-parole du ministère allemand de l’économie.

Selon la porte-parole allemande, Berlin a déjà mis à disposition de l’alliance près d’un milliard d’euros et il prévoit de soutenir ce projet grâce à environ 1,6 milliard d’euros supplémentaires.

Le programme appelé European Battery Innovation, créé en réponse à la demande croissante de batteries automobiles et industrielles dans le bloc des 27 pays, compte parmi ses membres l’Autriche, la Belgique, la Croatie, la Finlande, la Grèce, la Pologne, la Slovaquie, l’Espagne et la Suède, a déclaré la Commission européenne.

Le projet sera financé par la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Croatie, la Finlande, la Grèce, la Pologne, la Slovaquie, l’Espagne et la Suède. Les pays-membres espèrent lever 9 milliards d’euros auprès d’investisseurs privés, selon la Commission européenne.

Fibre : rallonge de 570 millions d’euros

Fibre : rallonge de 570 millions d’euros

Théoriquement tout le territoire devrait être couvert par la fibre en 2025. Mais au rythme actuel le raccordement prend du retard. Aussi l’État a décidé d’une rallonge de 570 millions pour accélérer la cadence.

Il s’agit d’un soutien supplémentaire de l’État aux zones rurales, définies, en langage télécoms, comme les réseaux d’initiatives publiques (RIP). L’objectif est arrivé à 100% des locaux fibrés… y compris dans les zones les plus reculées. En 2025 l’empreinte de la fibre devrait peu ou pro être équivalente à celle de l’électricité.

Reste à savoir comment seront effectués les liaisons Terminales dans les zones très peu denses. Il est vraisemblable qu’il n’y aura pas de câble  mais un raccordement aérien sur les lignes téléphoniques qui portent actuellement le vieux réseau de cuivre en pleine décomposition. L’occasion peut-être de remettre des poteaux debout car souvent ce sont les fils de cuivre qui soutienne ces poteaux.

Ce financement supplémentaire s’inscrit dans le cadre du cahier des charges du plan France très haut débit (THD). Les montants débloqués ont été «ajustés pour coller à la réalité de chacun de ces besoins», fait savoir Matignon. Il faut déployer et généraliser la fibre optique d’ici 2025. Au total douze RIP sont concernées par cette première enveloppe de 420 millions, certaines couvrent un département, d’autres une région

La crise sanitaire a mis en avant l’importance du numérique au quotidien. Matignon met en avant quatre grandes catégories d’usages : la télémédecine, l’éducation à distance, le télétravail et les démarches administratives numériques.

À cette première enveloppe s’en ajoutera une deuxième de 150 millions d’euros « pour aller jusqu’à l’abonné isolé». Les détails de cette deuxième phase seront précisés l’été prochain

20 milliards d’euros pour les investissements….. d’avenir

20 milliards d’euros pour les investissements….. d’avenir

 

Curieuse sémantique de la part du gouvernement qui parle d’un plan de 20 milliards d’euros pour les investissements …… d’avenir. Comme si la plupart des investissements n’était pas destinée à favoriser le futur. La suite des qualificatifs employés par Matignon à propos des investissements laisse songeur compte tenu de leur banalité : « Ce programme d’investissement a pour ambition de « financer des investissements innovants et prometteurs sur le territoire, afin de permettre à la France d’augmenter son potentiel de croissance et d’emplois », selon Matignon. Concrètement le contenu de ce plan demeure très vague peut concerner compris des avances de trésorerie.

Cybercriminalité en Russie : un coût de 40 milliards d’euros

Cybercriminalité en Russie : un coût de 40 milliards d’euros

 

La Russie connaît des difficultés économiques majeures qui s’ajoutent à une crise sanitaire mal maîtrisée. Du coup ,la cybercriminalité augmente parallèlement. Les cyberattaques ont coûté jusqu’à 3,600 milliards de roubles (40 milliards d’euros) aux entreprises et aux citoyens russes cette année, a déclaré la plus grande banque du pays, la Sberbank.

La Russie a encouragé ses citoyens à utiliser les cartes bancaires pour limiter la circulation d’argent liquide et tenter de réprimer l’économie souterraine.

Les cybercriminels russophones opèrent depuis l’Allemagne, l’Ukraine et le Venezuela, ainsi que depuis la Russie, a ajouté la Sberbank, contrôlée par l’État, qui gère sa propre unité de cybersécurité pour assurer la protection informatique et la cyberdéfense de la banque et d’autres entités.

Si les banques, y compris la Sberbank, sont mieux protégées que d’autres secteurs de l’économie, la fraude téléphonique, qui implique qu’un individu se fasse passer pour un employé d’une banque pour obtenir les informations d’une carte bancaire, est de plus en plus courante, a précisé Stanislav Kuznetsov.

Rien que cette année, estime-t-il, les Russes pourraient perdre jusqu’à 10 milliards de roubles à cause de la fraude téléphonique. Il n’a pas fourni de données pour 2019.

La Banque centrale russe a enregistré plus d’un demi-million d’opérations frauduleuses sur des comptes bancaires dans le pays en 2019 et 6,4 milliards de roubles ont été dérobés sur des comptes bancaires de particuliers et d’entreprises.

30 milliards d’euros pour les pauvres (l’Institut Montaigne)

30 milliards d’euros pour les pauvres (l’Institut Montaigne)

 

L’Institut Montaigne, think tank d’obédience libérale , propose dans le JDD un plan de 30 milliards destinés aux populations les plus pauvres et les plus fragiles, 7 millions dé ménages bénéficieraient de ces mesures. L’institut Montaigne Suggère d’en débourser 30 de plus, dès le début de l’année 2021, afin de soutenir les plus fragiles. « C’est un électrochoc de consommation », résume Julien Damon, coauteur et professeur à Sciences-Po.

 

D’après l’Insee, les 10% des ménages les plus pauvres ressentent deux fois plus fortement la dégradation de leur situation financière que les 10% les plus aisés, qui eux, ont conservé leur capacité à épargner. « Alors que l’économie ne fonctionne qu’à 90%, il n’y a pas d’autre solution que de soutenir la demande, poursuit Julien Damon. Ne rien faire, c’est prendre le risque de voir s’accroître les difficultés des plus modestes, l’activité stagner et l’endettement s’accumuler. »

Trois mesures ciblées

Pour redonner du pouvoir d’achat à ceux qui en ont perdu du fait du chômage partiel, de la chute de l’intérim et de la hausse des licenciements, l’Institut défend trois mesures ciblées.

  • D’abord, 12 milliards d’euros de chèques consommation pour les allocataires des aides au logement. Soit, en moyenne, près de 450 euros par trimestre, versés pendant un an aux 6,6 millions de ménages ­bénéficiaires. Les dépenses seront ciblées sur des secteurs affectés par le ralentissement conjoncturel, ou dont le redémarrage est essentiel : l’hôtellerie-restauration, la culture, les transports, l’énergie, le bâtiment, l’alimentation… ­
  • Deuxième idée : octroyer 17,4 milliards d’euros de prêts jeunes garantis par l’État. Actuellement, l’État ne soutient que les emprunts des étudiants, dans la limite de 15.000 euros. Or, la crise affecte tous les jeunes, et notamment ceux qui ne sont ni en formation, ni en études, ni en emploi. L’institut propose donc d’élargir le dispositif, en 2021 et en 2022, à tous les moins de 25 ans et de porter le plafond à 50.000 euros. Les remboursements n’interviendront qu’une fois la situation professionnelle stabilisée.
  • Troisième mesure préconisée par l’Institut Montaigne : accorder 500 millions d’euros d’aides de secours aux centres d’action sociale, qui s’adressent à un public plus large que les seuls titulaires de minima sociaux.

Sept millions de ménages bénéficieraient de ces mesures

Au total, ce programme massue toucherait sept millions de ménages, soit 25% des foyers français : ceux dont le revenu annuel disponible oscille entre 18.000 et 20.000 euros. « Distribuer de l’argent à ceux qui ont épargné n’a aucun sens, souligne Éric Chaney, ancien chef économiste d’Axa et conseiller économique de l’Institut. Il est préférable de le concentrer sur ceux dont on sait qu’ils le consommeront. »

Ce package aurait un financeur unique, « le déficit public, ce qui ne pose pas un grand problème vu notre position sur les marchés financiers », poursuit Éric Chaney. Le pari des deux experts épouse celui du gouvernement : doper la croissance. Ces 30 milliards d’euros permettraient d’accroître de 1,2% le niveau d’activité dès l’année prochaine.

Covid: Des milliards d’euros détournés ?

Covid: Des  milliards d’euros détournés  ?

 

L’économiste Maxime Combes et le journaliste Olivier Petitjean observent, dans une tribune au « Monde », qu’une grande partie des aides publiques sont allées, sans condition, aux grandes entreprises du CAC 40.

Tribune. 

 

« Le temps de la dépense publique est venu », assure Bercy. « Vous avez besoin d’argent, je vous en donne », s’est même exclamé le ministre de l’économie, des finances et de la relance, Bruno Le Maire, le 1er octobre, devant un parterre de chefs d’entreprise réunis par la Banque publique d’investissements. A Bercy, l’unité de compte n’est plus le million d’euros que l’on cherche à économiser, mais le milliard d’euros que l’on veut dépenser aussi vite que possible. Jusqu’à il y a peu, ces milliards n’étaient pas supposés exister. Il n’y a pas « d’argent magique », disait-on. Désormais, il coule à flots.

Pour de nombreux commentateurs, la cause est donc entendue : ces centaines de milliards d’euros débloqués par la puissance publique illustreraient à quel point le néolibéralisme ferait désormais partie d’un passé révolu. Face au coronavirus, voilà le retour de l’Etat, nous indique-t-on doctement. Convenons-en : le « quoi qu’il en coûte » a fait voler en éclats la très idéologique rigueur budgétaire érigée en dogme indépassable.

Constater que les robinets ont été ouverts est néanmoins insuffisant : encore faut-il savoir qui est arrosé, qui ne l’est pas, et dans quel but. Des milliards pleuvent en effet, mais pas partout, et pas pour tout le monde.

Les quartiers populaires, oubliés des plans d’urgence et de relance, réclament le leur. Les plus pauvres doivent se contenter de 0,8 % du financement du plan de relance. Quant aux services publics et leurs agents, ils sont servis avec parcimonie. En revanche, le secteur privé, et tout particulièrement les grandes entreprises, est servi sur un plateau d’argent : « C’est dans ces moments de crise qu’il faut profiter de l’argent de l’Etat », leur a dit Bruno Le Maire.

En France, en 2020, la transparence et le contrôle démocratique sur l’usage de ces fonds publics ne sont pas assurés

A suivre à la trace ces milliards d’euros d’argent public mobilisés depuis le début de la pandémie de Covid-19 pour venir en aide aux entreprises privées, grâce aux travaux de l’Observatoire des multinationales, nous pouvons l’affirmer : plus sûrement qu’un retour de l’Etat en vue de satisfaire l’intérêt général, ces milliards transcrivent surtout la volonté de mettre l’Etat, et ses ressources, au service des intérêts du secteur privé et de l’accumulation du capital. Sans rien exiger en retour autre que des « engagements volontaires ». Sans changer les règles du jeu. Sans agir pour que le monde d’après soit fondamentalement différent du monde d’avant.

 

« Coronavirus : la culture future grande victime »

Le philosophe Guillaume Pigeard de Gurber craint  dans le Monde que la crise actuelle de la culture limite encore davantage la capacité des éditeurs, producteurs ou diffuseurs à faire exister le romancier inconnu, la cinéaste en herbe ou les comédiens en germe.

 

Tribune.

 

Mise sous perfusion par le confinement, la culture est en train d’être achevée sous nos yeux par le reconfinement. Dans l’espoir de sauver ce qui peut encore l’être, les acteurs de la culture se recroquevillent par instinct de survie sur l’existant. Le tragique de cette situation est que la culture qui existe encore tue dans l’œuf celle qui n’existe pas encore.

Quel éditeur, quel producteur, quel diffuseur, quel média, dans l’arène du tout-marchand, aura encore, sinon l’idée, ne serait-ce que les moyens de ménager le droit à l’existence du romancier inconnu, du cinéaste en herbe, du comédien en germe, du poète éclaireur, du philosophe pionnier ? C’est bel et bien à cet assassinat tragique de la culture par la culture que nous assistons.

Quand on parle du « monde de la culture », on parle de la culture au mieux comme s’il s’agissait d’un monde parmi d’autres, mais au pire et le plus souvent comme d’un département secondaire du monde réel : le monde économique, aux lois duquel celui de la culture doit se plier. Mais qu’est-ce que la culture ? Disons d’abord ce qu’elle n’est pas : la culture n’est pas le domaine des activités inutiles au regard du monde du travail. Ce n’est pas non plus un secteur économique.

On ne comprend que trop pourquoi les ministres successifs de la culture (Aurélie Filippetti, puis Roselyne Bachelot, La Tribune du 3 janvier 2014 et 1er octobre 2020) ont dû, pour défendre leur portefeuille, rappeler le poids de la culture dans le produit intérieur brut (PIB) de la France (2,3 %) en le comparant à celui, nettement moindre, de l’industrie automobile : c’est que l’hégémonie de l’économie impose sa logique à la politique.

A cet égard, réduire la culture à un « capital » payant socialement, c’est rester à l’intérieur de cet économisme ambiant qui fait d’un simple moyen – l’activité marchande rentable – une fin. La culture, tout comme la santé, l’éducation ou l’écologie, est condamnée a priori à la ruine dès lors qu’elle doit répondre à une logique qui n’est pas la sienne. Cette perversion politique qui fait de l’économie une fin en soi provoque en effet la ruine de la culture, dont l’appauvrissement n’est que le symptôme de son piétinement.

 

Ce qu’il faut bien appeler la tyrannie du manque à gagner a horreur de la dépense publique et ne jouit que de la richesse privée. Chaque parcelle de service public actuel est considérée comme une part de marché potentielle. L’appauvrissement public continu, à coups de baisses d’impôts toujours plus favorables aux contribuables les plus riches, dégage sans cesse de nouvelles parts de marché : après les secteurs des télécommunications, de l’énergie et des transports, c’est le temps du marché de la santé, de l’éducation, de l’écologie.

 

 

Royaume-Uni : un emprunt de 450 milliards d’euros, record prévoit un emprunt record en 2020/2021

Royaume-Uni : un emprunt de 450 milliards d’euros, record prévoit un emprunt record en 2020/2021

 

Un emprunt record de l’ordre de 450 milliards d’euros par la Grande-Bretagne qui verra sa croissance s’écrouler de plus de 11 % en 2020. Un emprunt record parce qu’il représente près de 20 % du produit intérieur brut. Alors que sur l’exercice précédent les emprunts avaient représenté 2,5 % du PIB. (Le taux d’endettement était à 85 % du PIB). Le risque évidemment c’est de voir émerger des incertitudes sur le pari de redressement du Royaume-Uni. Un redressement forcément affecté bien sûr par la crise sanitaire mais aussi par la rupture avec l’union économique. Un risque peut être aussi calculé qui pourrait conduire à une dévaluation le moment venu qui viendrait redonner de la compétitivité à la production mais qui plomberait dans un premier temps le pouvoir d’achat des Britanniques

Cette année, les emprunts serviront à financer des mesures destinées à atténuer la crise, dont des programmes de réductions d’impôts et de chômage partiel.

L’OBR estime que l’économie ne retrouvera probablement son niveau d’avant-crise qu’à la fin de 2022.

Le ministre, de son côté, a revu à la hausse le coût de la lutte contre l’épidémie, l’estimant désormais à 280 milliards de livres par an contre environ 200 milliards précédemment.

Au cours de cette année et de la suivante, les dépenses de fonctionnement augmenteront en termes réels de 3,8%, le rythme le plus rapide depuis 15 ans, a précisé Rishi Sunak. Il a ajouté que 100 milliards de livres seraient débloqués l’an prochain pour des investissements à plus long terme, soit 27 milliards de livres de plus que l’an dernier.

Pour limiter les dépenses, la hausse des salaires de la fonction publique sera gelée, sauf pour les médecins, infirmiers et autres personnels de santé, a indiqué le ministre. Le budget consacré à l’aide à l’étranger sera également raboté.

L’épidémie de COVID-19 a fait près de 56.000 morts en Grande-Bretagne, pays d’Europe le plus endeuillé par la maladie.

La Grande-Bretagne doit également faire face au risque d’un “no-deal” avec l’Union européenne à moins de six semaines de la fin de la période de transition qui a suivi la sortie du pays du bloc.

871 milliards d’euros de prêts (union européenne), risque de krach bancaire

871 milliards d’euros de prêts (union européenne), risque de krach bancaire

L’autorité bancaire européenne indique que 871 milliards de prêts bancaires ont été accordés jusqu’à maintenant notamment pour financer des moratoires, des reports d’échéances et des garanties publiques.

 

Le problème est de savoir si les emprunteurs auront la solvabilité nécessaire pour faire face à leurs obligations financières. En clair, il faut s’attendre à des défauts de paiement de nombre d’entreprises qui auront sollicité ces prêts. En même temps, les banques vont se retrouver avec des montagnes d’actifs plus ou moins pourris à moins évidemment que les Etats et l’Union européenne ne prennent  à leur charge partie des remboursements  .

Le secteur bancaire se trouve aujourd’hui très fragilisé d’une part parce que les taux d’intérêt rendent difficile toute perspective de rentabilité d’autre part et surtout parce qu’il faut s’attendre à une vague de faillites et donc de défauts de la part d’entreprises les plus fragilisés. La situation est tellement explosive qu’on s’attend à des restructurations dans le secteur bancaire avec des regroupements et évidemment des disparitions de certaines trop exposés au risques.

L’ABE évoque le risque d’un effet de “falaise” (“cliff edge”) à l’expiration de ces moratoires, qui pourrait se traduire par une augmentation marquée du niveau des créances à risque.

Elle note aussi que la deuxième vague de la pandémie a déjà conduit certains pays à prolonger des moratoires au-delà de la fin de l’année, mais elle avertit que “la poursuite ou la persistance des moratoires peut aussi avoir pour effet secondaire un risque systémique potentiel pour la stabilité financière” en favorisant chez les emprunteurs “une culture du non-remboursement”.

L’ABE doit publier le 11 décembre les résultats de son “exercice de transparence”, qui incluront des données détaillées banque par banque.

Captage et le stockage du CO2: un investissement d’1,6 milliards d’euros de la Norvège dans un procédé douteux

Captage et le stockage du CO2: un investissement d’1,6 milliards d’euros de la Norvège dans un procédé douteux

 

La technique du captage et stockage du CO2 est utilisée depuis des décennies, principalement en Amérique du Nord. Lors de la production et du traitement du gaz naturel par exemple, le CO2, gaz associé, est séparé pour obtenir un gaz de plus haut pouvoir calorifique. Cette technique est utile aussi dans l’extraction du pétrole: l’injection sous pression de CO2 dans le gisement permet d’améliorer le taux de récupération du pétrole.

Les procédés de séparation du CO2 dans des centrales électriques sont déjà testés dans des installations pilotes; l’utilisation commerciale d’un système CSC complet est en revanche encore à venir. Car les coûts et la consommation d’énergie sont encore très élevés, et les risques en relation avec l’ensemble du procédé, du captage au transport et au stockage à long terme, doivent encore être éclaircis et minimisés.

Le gouvernement norvégien a indiqué ce lundi vouloir investir 16,8 milliards de couronnes (1,6 milliard d’euros) dans le captage et stockage de carbone (abrégé CSC en français ou CCS en anglais pour « Carbon capture and storage« ), une technologie jugée prometteuse pour le climat mais extrêmement coûteuse.

L’annonce survient le jour même où le groupe Extinction Rebellion menait une action à Oslo pour protester contre la politique pétrolière de la Norvège, plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest.

Baptisé « Longship » du nom des bateaux vikings, « c’est le plus grand projet climatique jamais réalisé dans l’industrie norvégienne », a déclaré la ministre du Pétrole et de l’Énergie, Tina Bru, en présentant un Livre Blanc sur le CCS.

Le gouvernement dit vouloir financer prioritairement la réalisation d’un projet de captage et stockage de CO2 sur une usine de ciment à Brevik, dans le sud du pays.

Enseignants : coup de pouce avec une enveloppe de 400 millions d’euros

Enseignants : coup de pouce avec une enveloppe de 400 millions d’euros

Le  ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s’apprête à ouvrir des discussions avec les syndicats sur la mise en oeuvre de cette revalorisation, qui pourrait être annoncée en octobre. Le projet de budget du ministère de l’Education nationale pour 2021, en hausse de 1,34 milliard d’euros selon la présentation des plafonds de dépenses faite cet été, devrait y consacrer 350 à 400 millions.

L’enveloppe globale de près de 400 millions servirait aussi à financer une prime d’équipement informatique pour les 800.000 enseignants. Sur ce point, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a indiqué qu’elle pourrait « se déclencher début 2021 », voire avant pour des professeurs sans équipement qui devraient faire de l’enseignement à distance en raison de la crise sanitaire.

Les 400 millions financeraient aussi des mesures de remplacement d’enseignants dans le second degré et des séances de formation continue rémunérées pendant les vacances scolaires. Sur ce dernier point, le ministre de l’Education y voit une revalorisation, tandis que les syndicats soulignent que c’est du travail supplémentaire.

Au-delà de ces 400 millions d’euros, le ministère promet 1,5 million d’heures supplémentaires l’an prochain pour, selon la circulaire de rentrée, « renforcer l’accompagnement personnalisé et l’aide aux devoirs et 130.000 heures d’assistants d’éducation d’ici le mois de décembre, pour accompagner le début d’année. » Il a aussi promis 1.688 postes supplémentaires dans le premier degré pour la rentrée (dont 1.248 créés dans le cadre de la crise sanitaire) et 8.000 nouveaux postes d’accompagnants en situation de handicap, dont 4.000 créations supplémentaires par rapport à la loi de Finances initiale.

Facebook : une amende ridicule de 106 millions d’euros

Facebook :  une amende ridicule de 106 millions d’euros

 

Une amende qui correspond au paiement d’arriérés fiscaux pour les périodes de 2009 à 2018 en raison du fait que Facebook a  » oublié » de déclarer les recettes publicitaires réalisées en France. Or ces recettes sont la ressource essentielle de Facebook qui en réalité ne produit pas grand-chose laissant ses abonnés faire le travail. La machine à cash est surtout fondée sur la multiplication des échanges entre abonnés dont dépendent  le volume et le prix de la publicité. L’amende pour une dizaine d’exercices annuels se chiffre à hauteur d’environ 100 millions autant dire pas grand-chose quand on sait que le chiffre d’affaire totale est de l’ordre de 1 milliard par an.

La filiale de Facebook en France a donc « accepté » de s’acquitter de 106 millions d’euros d’arriérés d’impôts et de pénalités au terme d’un contrôle fiscal approfondi portant sur les exercices 2009 à 2018, a confirmé lundi le groupe américain.

La France, qui plaide pour une refonte de la fiscalité des multinationales du numérique, estime que les grands groupes comme Facebook, Google ou Apple paient trop peu d’impôts dans l’Hexagone par rapport aux revenus et aux profits qu’ils y engrangent.

Un porte-parole de Facebook, qui a confirmé par écrit l’existence du redressement, rapportée initialement par le magazine Capital, n’a donné aucune précision sur les modalités de l’accord conclu avec le fisc. De son côté, la Direction générale des Finances publiques (DG Fip), également contactée par Reuters, n’a pas souhaité faire de commentaires, évoquant le secret fiscal.

Le porte-parole de Facebook a toutefois précisé que la société avait décidé depuis 2019 d’inclure les recettes publicitaires issues des annonceurs français dans les comptes de la filiale locale.

Le chiffre d’affaires de celle-ci a ainsi pratiquement doublé en 2019 pour atteindre 747 millions d’euros, selon un exemplaire des comptes annuels que Reuters a pu consulter.

Facebook France, qui emploie 208 personnes, mentionne l’existence du contrôle fiscal dans ses comptes annuels 2019 en précisant qu’il a abouti à un redressement d’environ 105 millions d’euros. Ce montant inclut une pénalité de quelque 22 millions d’euros, précise le document.

Le porte-parole de Facebook a ajouté que la société paierait cette année 8,46 millions d’euros d’impôt sur les bénéfices, ce qui correspond à “une augmentation de près de 50% par rapport à l’année dernière”.

“Nous prenons nos obligations fiscales au sérieux, nous payons les impôts que nous devons dans tous les marchés où nous opérons et travaillons étroitement avec les administrations fiscales à travers le monde pour assurer le respect de toutes les lois fiscales applicables et résoudre tout litige”, a-t-il poursuivi…sans rire évidemment !

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