Archive pour le Tag 'd’euros'

Plan relance UE : la France recevra 40 milliards d’euros mais en paiera 90 !

Plan relance UE : la France recevra 40 milliards d’euros mais en paiera 90 !

Le ministre de l’économie se félicite de ce plan de relance qui va permettre à la France de toucher 40 des 400 milliards de subventions prévues. Il oublie simplement de préciser que ces subventions ne sont pas financées et qu’il incombera aux Etats d’en supporter le coût. ( la perspective de taxe carbone aux frontières comme les taxes des grands numériques étant complètement illusoires comme ressources suffisantes). Or en fonction de la contribution habituelle de la France à hauteur de 22 % budget européens (30 % pour l’Allemagne) , la part de financement de ces subventions va correspondre environ 90 milliards pour la France. D’ailleurs Macron au pire moment de la négociation à clairement affirmer que les états frugaux ( rigoureux) étaient mal placés pour justifier leur réticence  » car c’est l’Allemagne et la France qui vont pour l’essentiel financer le plan », ce qui est exact et pour plus de la moitié.

Ces subventions, « ça veut dire 40 milliards d’euros de subventions pour la France (…) et surtout qui sont immédiatement disponibles », a affirmé naïvement le ministre sur Franceinfo.

« Parce que (…) la relance c’est maintenant, il n’y a pas un instant à perdre », a-t-il insisté, précisant que cet argent contribuera à financer le plan de relance français de 100 milliards d’euros sur deux ans. Les grandes lignes avaient été dévoilées la semaine dernière par le Premier ministre Jean Castex, comprenant une enveloppe de 40 milliards d’euros pour le développement de l’industrie et 20 milliards pour la transition écologique.

Le détail du plan de relance sera présenté en conseil des ministres dans un mois. « Le dernier temps de la relance, c’est le plan de relance que je présenterai au Conseil des ministres du 24 août », a déclaré M. Le Maire sur Franceinfo.

Déjà, sur la transition écologique, le ministre a exprimé sa volonté d’y consacrer « 30% » du plan de relance, soit 30 milliards d’euros », indiquant travailler sur le sujet avec la ministre de l’Ecologie Barbara Pompili. On se demande bien comment le ministre de l’économie trouve ce chiffre de 30 milliards !

 

 

Climat : Greta Thunberg va distribuer le million d’euros du prix portugais

  • Climat : Greta Thunberg va distribuer le million d’euros du prix portugais
  • La militante suédoise et figure du mouvement pour le climat Greta Thunberg a annoncé qu’elle allait redistribuer à des associations de défense de l’environnement la dotation d’un million d’euros du prix portugais Gulbenkian qui lui a été décerné lundi.
  •  «C’est plus d’argent que je ne peux même pas commencer à imaginer, mais tout l’argent de ce prix sera donné via ma fondation à différentes organisations et différents projets, qui aident les gens sur le front de la crise climatique et écologique, notamment dans le sud de la planète», explique l’adolescente de 17 ans dans une vidéo diffusée sur son compte Twitter. Pour commencer, 100.000 euros seront versés à la campagne «SOS Amazonie» de la branche brésilienne de Fridays for Future pour répondre au Covid-19 sur ce vaste territoire. Et le même montant à la Fondation Stop Ecocide, qui vise à instaurer un crime d’«écocide» dans la législation internationale, a précisé la jeune femme.
  • La somme, supérieure à celle versée au lauréat d’un prix Nobel, est la plus importante qu’ait jamais reçue la militante suédoise, connue pour avoir popularisé depuis 2018 le mouvement de grève et de manifestations de jeunes pour le climat. Le «prix Gulbenkian pour l’humanité», remis chaque année, est le dernier-né et le plus richement doté des prix de la fondation portugaise Calouste Gulbenkian. Il vise à «reconnaître les personnes, groupes de personnes et ou organisations à travers le monde dont les contributions à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation (à celui-ci) se distinguent par leur nouveauté, leur innovation et leur impact», explique la fondation dans un communiqué. La leader écolo avait par ailleurs indiqué que l’écologie n’avait pas besoin de prix.

Renouvelables électriques : 5,7 milliards d’euros en 2021

Renouvelables électriques :  5,7 milliards d’euros en 2021

D’après la commission de régulation, le saupoudrage public destiné aux renouvelables sera un peu plus important en 2021 , il  devrait s’établir à 5,7 milliards d’euros au titre de 2021 contre 4,7 milliards attendus en 2020, selon des prévisions du régulateur publiées vendredi.( à comparer aux 9 milliards-sur plusieurs années- que met l’Allemagne sur l’hydrogène).

Le montant prévisionnel des charges de service public de l’énergie – qui financent également le biogaz et les installations des zones non interconnectées au réseau métropolitain notamment – est estimé au total à 9,1 milliards d’euros au titre de l’année prochaine, a précisé la Commission de régulation de l’énergie dans une délibération.

Cette hausse de 12% par rapport au montant constaté au titre de 2019 s’explique en particulier par le développement continu du parc de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables en métropole (+17% attendus), principalement solaires et éoliennes, et par celui des installations d’injection de biométhane.

Le financement du soutien aux énergies renouvelables en France est intégré au budget de l’État par l’intermédiaire d’un compte d’affectation spéciale “transition énergétique”, principalement financé depuis début 2017 par une partie des recettes des taxes intérieures de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et le charbon (TICC).

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a proposé lundi 29 juin aux syndicats une enveloppe de 300 millions d’euros pour revaloriser les salaires des médecins hospitaliers. Une somme annoncée par le ministre dans le cadre du Ségur de la santé, et jugée très insuffisante par les organisations représentatives, qui revendiquaient sept milliards d’euros.

Selon des sources syndicales, les 300 millions proposés par Olivier Véran comprendraient des hausses de salaires ciblées sur le début et la fin de carrière des praticiens hospitaliers, ainsi qu’une revalorisation de plusieurs primes (engagement de service public exclusif, garde des week-ends et jours fériés).

Le temps de travail additionnel (heures supplémentaires des praticiens hospitaliers) serait lui aussi revalorisé. Pour réduire la place de l’intérim, une prime territoriale renforcée serait accordée aux praticiens faisant des remplacements dans un même groupement hospitalier. Ces mesures ne concernent pas les internes et les étudiants en médecine, dont la situation sera traitée à part, ont précisé les syndicats.

A l’issue de la réunion, plusieurs syndicats de médecins hospitaliers ont fait part de leur déception, jugeant l’enveloppe promise par le ministre « très insuffisante » et  »ridicule par rapport aux besoins ». Les personnels non médicaux se sont en effet vu promettre six milliards d’euros dans le cadre du Ségur de la santé. Ils sont toutefois beaucoup plus nombreux (1,2 million de salariés dans la fonction publique hospitalière, contre moins de 100 000 pour les praticiens hospitaliers).

« On nous a annoncé ça comme une grande avancée sociale. Mais nous, on est stupéfaits : ce n’est pas une douche froide, c’est une douche glaciale », a réagi auprès de l’AFP Jean-François Cibien, vice-président d’Action praticiens hôpital (APH). « L’hôpital public a un gros problème d’attractivité et n’arrive pas à retenir les jeunes. Si on ne fait rien, le taux de fuite va devenir énorme, et on n’y arrivera pas », a-t-il prévenu.

Pour un autre responsable syndical, le montant proposé est « nul » au regard des « 100 000 médecins, pharmaciens, odontologistes » concernés. « C’est inadmissible », s’emporte un troisième, qui compte sur une « prochaine réunion jeudi matin » avec le ministre pour corriger le tir. « D’ici là, on appelle tous à la grève pour demain », ajoute-t-il, en référence à la journée d’action nationale organisée par la plupart des syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa) et collectifs hospitaliers (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences, Inter-Blocs).

Le trou de la Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

Le trou de la Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

D’une certaine manière le système de retraite est victime du même phénomène que la sécurité sociale avec des recettes en moins mais des dépenses qu’il faut assurer. Du fait des décalages voir des exemptions, il y a forcément un déséquilibre supplémentaire entre recettes et dépenses. Très docile le comité d’orientation des retraites qui en sont temps avec la réforme Touraine avait prévu le rééquilibrage du système avance maintenant une perspective de près de 30 milliards de déficits pour la seule année 2020. Peut-être aussi pour alimenter le débat qui renaît chez certains parlementaires de la république en marche qui voudraient bien que la réforme des retraites reprenne de la vigueur sur le plan médiatique .

Le déficit du système de retraites français devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, selon une estimation provisoire publiée vendredi par le Conseil d’orientation des retraites (COR).

D’après ces projections, le solde de l’ensemble des régimes de retraite s’établirait en fin d’année à -29,4 milliards d’euros. C’est 25,2 milliards d’euros de plus que la dernière estimation du COR (-4,2 milliards), publiée à l’automne 2019 qui il est vrai est coutumier de la diffusion d’écart parfois difficile à comprendre.

Cette forte dégradation s’explique par la chute des recettes, des « pans entiers de l’économie » hexagonale ayant été « mis à l’arrêt » au cours des dernières semaines, précise l’organisme en charge de l’évaluation et du suivi des retraites.

Pas trop sûr de ses calculs le comité d’orientation des retraites prend cependant des précautions en indiquant que Ces résultats, fondés sur les données disponibles au 11 juin 2020, sont « susceptibles d’être ultérieurement révisées de manière significative », précise toutefois le Conseil d’orientation des retraites.

« Ce premier bilan » est en effet « marqué par de très fortes incertitudes sur le bilan statistique encore provisoire de la surmortalité », mais aussi sur « le devenir de la maladie et les effets économiques de la crise en 2020″, rappelle-t-il. Bref on est sans doute pas à l’abri de 10 à 20 milliards d’écarts!

 

 

Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

D’une certaine manière le système de retraite est victime du même phénomène que la sécurité sociale avec des recettes en moins mais des dépenses qu’il faut assurer. Du fait des décalages voir des exemptions, il y a forcément un déséquilibre supplémentaire entre recettes et dépenses. Très docile le comité d’orientation des retraites qui en sont temps avec la réforme Touraine avait prévu le rééquilibrage du système avance maintenant une perspective de près de 30 milliards de déficits pour la seule année 2020. Peut-être aussi pour alimenter le débat qui renaît chez certains parlementaires de la république en marche qui voudraient bien que la réforme des retraites reprenne de la vigueur sur le plan médiatique .

Le déficit du système de retraites français devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, selon une estimation provisoire publiée vendredi par le Conseil d’orientation des retraites (COR).

D’après ces projections, le solde de l’ensemble des régimes de retraite s’établirait en fin d’année à -29,4 milliards d’euros. C’est 25,2 milliards d’euros de plus que la dernière estimation du COR (-4,2 milliards), publiée à l’automne 2019 qui il est vrai est coutumier de la diffusion d’écart parfois difficile à comprendre.

Cette forte dégradation s’explique par la chute des recettes, des « pans entiers de l’économie » hexagonale ayant été « mis à l’arrêt » au cours des dernières semaines, précise l’organisme en charge de l’évaluation et du suivi des retraites.

Pas trop sûr de ses calculs le comité d’orientation des retraites prend cependant des précautions en indiquant que Ces résultats, fondés sur les données disponibles au 11 juin 2020, sont « susceptibles d’être ultérieurement révisées de manière significative », précise toutefois le Conseil d’orientation des retraites.

« Ce premier bilan » est en effet « marqué par de très fortes incertitudes sur le bilan statistique encore provisoire de la surmortalité », mais aussi sur « le devenir de la maladie et les effets économiques de la crise en 2020″, rappelle-t-il. Bref on est sans doute pas à l’abri de 10 à 20 milliards d’écarts!

Les banques remboursent 214 milliards d’euros!

Les banques remboursent 214 milliards d’euros!

Pour profiter de meilleurs conditions par anticipation- et surtout par intérêt- les banques vont rembourser 214 milliards à la BCE afin de bénéficier de conditions de prêts encore plus avantageuses , d’ayant que la croissance interne va  surtout reposer sur la demande interne que le commerce international qui, lui, devrait dans le même temps diminue pour l’année de l’ordre de 20 % et que les investissements sont plutôt sur une pente glissante de -15 %. Il convient donc de soutenir d’urgence l’existant – avec des taux encore plus intéressants- et se préparer à une reprise dont l’échéance n’est pas prévue avant 2021. Voire au-delà.

La BCE lancera en effet le 18 juin de nouveaux prêts à trois ans dans le cadre de ses opérations de refinancement à plus long terme ciblées (TLTRO), à un taux de -1% à condition que les banques prêtent effectivement les liquidités empruntées aux entreprises et aux ménages.

 

Les marchés s’attendent à ce que ces “TLTRO III” suscitent une demande estimée autour de 1.400 milliards d’euros, a déclaré cette semaine Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE. Un tel montant ferait de cette opération la plus importante jamais réalisée en une seule fois par l’institution de Francfort. Notons cependant qu’une grande partie de cette opération financière correspondra à des refinancements de banque attirée par les conditions de prêt plus avantageuse encore

15 milliards d’euros pour l’aéronautique ?

15 milliards d’euros pour l’aéronautique ?

 

Les effets d’annonce politique peuvent être parfois aussi importants que les faits réels quand ils permettent de rétablir la confiance qui manque.

C’est le cas pour ce plan spectaculaire de 15 milliards annoncé par le ministre de l’économie concernant l’aéronautique. En fait, un plan qui reprend les mesures déjà annoncées notamment les 7 milliards destinés à Air France, les prêts spéciaux et autres aides. Il est vrai que le plan doit être à la hauteur du danger car le secteur spatial aéronautique emploi directement environ 100 000 emplois mais en fait vivre 3 à 4 fois plus  compte tenu de l’extrême complexification des processus de sous-traitance.

La réalité aujourd’hui c’est que nombre de compagnies aériennes connaissent  les pires difficultés certaines ,ne vont exister que grâce au soutien notamment des pouvoirs publics, d’autres vont disparaître. Au total , la plupart des commandes vont être différées. Autant dire que le secteur aéronautique risque de travailler pendant plusieurs années sans commande très ferme. D’après ,les experts les véritables commandes ne pourront recommencer qu’à partir du redressement des compagnies aériennes c’est-à-dire vers 2023-2025.

Encore une fois, ce vaste plan de 15 milliards reprend de nombreuses mesures déjà décidées. Ce plan de relance sectoriel, dont le montant intègre l’aide de sept milliards d’euros déjà accordée à Air France, représente “un effort total de 15 milliards d’euros”, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à l’occasion d’une conférence de presse à Bercy.

Il comprend deux fonds dédiés au soutien des PME et ETI de la filière: un fonds d’investissement, doté de 500 millions d’euros dès cet été et qui atteindra un milliard d’euros à terme, pour favoriser leur développement et un fonds de 300 millions d’euros pour la robotisation et la numérisation.

Le premier fonds, auquel Airbus, Safran, Dassault et Thales ont accepté d’apporter 200 millions d’euros, après d’”âpres” discussions selon Bruno Le Maire, permettra notamment de “prendre des participations majoritaires si nécessaire”, est-il précisé dans les documents de présentation du plan.

Soucieux de maintenir le rang de la France et de l’Europe, à travers Airbus, face à ses concurrents américain Boeing et chinois Comac, le gouvernement a décrété “l’état d’urgence pour sauver notre industrie aéronautique, pour lui permettre d’être plus compétitive, (…) plus décarbonée”, a souligné Bruno Le Maire.

Le plan pour le secteur aéronautique français, qui vise aussi à “accélérer sa transformation écologique pour en faire un leader mondial de l’aviation zéro carbone”, prévoit 1,5 milliard d’euros d’aides publiques d’ici 2022 pour soutenir la recherche, a expliqué la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne.

UN AVION ZÉRO ÉMISSION EN 2035 !

“Ce plan vise notamment à préparer le successeur de l’A320 (…) en développant pour le début de la décennie 2030 un avion court et moyen courrier ultrasobre en consommation de carburant (…) et en préparant pour 2035 le passage à l’hydrogène pour un avion zéro émission”, a-t-elle précisé, évoquant “une accélération de dix ans par rapport aux objectifs initiaux”. On peut évidemment imaginer que des efforts importants seront faits par la filière aéronautique pour  économiser davantage encore le carburant et donc les émissions polluantes. Un objectif réalisable en quelques années. Par contre pour l’hypothèse d’un n’avion à hydrogène, il faudra compter sur un délai beaucoup plus considérable sans doute au moins une bonne dizaine supplémentaire  sinon davantage

Pour soutenir un secteur crucial pour l’économie française – avec 300.000 emplois, 1.300 entreprises et 34 milliards d’euros d’excédents commerciaux par an -( les chiffres diffèrent selon qu’on intègre la totalité du secteur aéronautique ou seulement l’aviation civile) la France prévoit aussi de recourir à la commande publique, pour plus de 800 millions d’euros.

Sur ce montant, 600 millions correspondent à une accélération du calendrier de commandes déjà prévues de ravitailleurs et d’hélicoptères pour l’armée de l’air, le reste recouvrant du matériel pour la gendarmerie et la sécurité civile.

Côté trésorerie, un moratoire a été instauré pour permettre aux compagnies aériennes de reporter de 12 mois le remboursement de leurs crédits à l’export (environ 1,5 milliard d’euros).

La France a par ailleurs proposé à la Commission européenne de porter au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) une proposition visant à assouplir temporairement les modalités de remboursement des crédits à l’export pour les nouveaux achats d’Airbus, ce qui représente au moins deux milliards d’euros.

Le secteur aéronautique bénéficiera par ailleurs du dispositif d’activité partielle de longue durée en cours de discussions entre la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et les partenaires sociaux, afin d’éviter les licenciements et la perte de

L’avionneur européen indique qu’il conservera son “rôle moteur” dans l’objectif de présenter d’ici 2035 le premier appareil commercial à “zéro émission”. Un objectif qu’il fera sans doute décalé dans le temps d’une bonne dizaine d’années en raison des risques liés à l’utilisation de l’hydrogène comme carburant dans l’aéronautique. En attendant les commandes publiques qui pourraient faire une certaine transition avec les commandes civiles il faudra évidemment développer de façon considérable la recherche, en même temps la qualification et aussi trouver des solutions pour amortir les situations de chômage partiel qui vont s’imposer à une grande partie du personnel ( les grands constructeurs comme les sous les sous-traitants)

Du coté des syndicats, Force Ouvrière, majoritaire chez Airbus, a également bien accueilli ce plan, qui selon Jean-François Knepper, délégué syndical central FO du groupe, “va faire un bien fou à toute la filière aéronautique, notamment les sous-traitants qui sont en grande difficulté” et “permettre de passer cette crise conjoncturelle jusqu’à ce que l’activité revienne”.

Du côté de la CGT, le délégué Xavier Petrachi s’est montré plus critique, dénonçant l’absence de “volonté politique” sur la question du maintien de la chaîne d’assemblage de l’A321 à Toulouse par exemple.

Il a également fait part de ses doutes sur “les investissements pour l’avion vert”. “On ne sait pas à quoi va servir exactement cet argent et qui va en bénéficier”, a-t-indiqué

Un plan milliard d’euros pour l’ aéronautique surtout pour les sous-traitants

Un plan  milliard d’euros pour l’ aéronautique surtout pour les sous-traitants

 

 

Un fonds d’environ 1 milliard destiné à la filière aéronautique et qui va bénéficier en particulier aux nombreux équipementiers qui participent au processus de production. Sollicités à hauteur de 200 millions, les grands noms français du secteur aideraient à soulager une industrie durement touchée par la crise du coronavirus, qui a quasiment stoppé la production d’avions.

L’enjeu est grand pour Airbus et une myriade d’équipementiers, souvent de petite taille, qui emploient quelque 200.000 personnes. S’il est adopté, le plan “Aerofund 4” succédera aux plans similaires lancés depuis 2004 pour soutenir un secteur essentiel aux exportations tricolores. Selon des sources interrogées par Reuters, Airbus, Dassault Aviation, le motoriste Safran et l’équipementier Thales contribueraient ensemble à un cinquième du milliard d’euros prévu.

Les différents acteurs ne se sont toutefois pas encore mis d’accord et aucun montant n’a été décidé. “C’est en cours de discussion, ce n’est pas encore fait”, a dit une source. Selon un parlementaire français au fait du dossier, le fonds pourrait “potentiellement” contenir un milliard d’euros. BPI n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat. L’argent serait utilisé pour investir dans des PME et consolider de petits fournisseurs.

“L’idée est d’aider la ‘supply chain’ à tenir le choc durant les 18 prochains mois. C’est une course contre la montre jusqu’à ce qu’il y ait des perspectives meilleures”, a dit à Reuters la députée socialiste Valérie Rabault.

Hôpitaux : rallonge budgétaire de 100 millions d’euros

Hôpitaux : rallonge budgétaire de 100 millions d’euros

D’après la fédération italienne le surcoût de gestion de la crise sanitaire pourrait avoisiner le milliard. Du coup le gouvernement à rajouter 100 millions aux 377 millions déjà accordés en avril. Il est probable qu’il faudra encore prévoir quelques rallonges car on est encore loin d’avoir fait le total du surcoût de la pandémie et des mesures d’accompagnement en matériel, en locaux et en personnel pour mettre l’hôpital français moyens européen. Les hôpitaux et cliniques vont bénéficier d’une nouvelle enveloppe de 100 millions d’euros destinée à compenser les surcoûts liés à la crise du coronavirus, a annoncé mardi le secrétaire d’État auprès du ministre de la Santé Adrien Taquet. «Une première enveloppe nationale de 377 millions a été allouée en avril pour compenser les surcoûts liés à la prise en charge des patients covid», a rappelé M. Taquet, interrogé lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

4,2 milliards d’euros pour sauver les bijoux économiques… et les autres?

4,2 milliards d’euros pour sauver les bijoux économiques… et les autres?

La BPI affirme avoir réuni un peu plus de 4 milliards pour sauver les bijoux économiques de la France. Reste à savoir si cette somme sera suffisante car nombreux de société sont à l’agonie. Ainsi Renault qui valait il n’y a pas si longtemps environ 30 milliards et n’en vaut plus que cinq. On pourrait multiplier les exemples d’entreprises de dimension nationale qui ne valent plus qu’une bouchée de pain si l’on se réfère aux critères financiers. Le risque c’est que des fonds spéculatifs rachètent nombre d’entreprises, pas forcément les plus grandes pour rapidement ensuite les revendre quitte à les dépecer. Avec le fonds mis en place par la BPI on va peut-être sauver des pépites mais pas forcément des entreprises de taille intermédiaire ou des PME pourtant stratégiques pour la souveraineté économique. Notons par exemple que l’Allemagne compte investir 9 milliards pour le seul sauvetage de la Lufthansa.

Ce nouvel outil de la BPI doit renforcer l’arsenal de la France pour protéger ses pépites face à l’appétit de fonds internationaux aux moyens financiers colossaux et à la montée en puissance des fonds activistes.

“Dans la période actuelle, un grand nombre de sociétés performantes, internationalisées et innovantes souhaitent stabiliser leur capital en s’appuyant sur des investisseurs de long terme prêts à accompagner leur transformation (…)”, déclare Nicolas Dufourcq, directeur général de bpiFrance, cité dans un communiqué.

Aux côtés de Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dhabi, qui a investi un milliard d’euros, le fonds a collecté des fonds auprès d’assureurs institutionnels français et internationaux dont Covea, Axa, CNP Assurances, Crédit Agricole Assurances, BNP Paribas Cardif, Groupe VYV, Société Générale Assurances, le groupe Caisse des Dépôts, Natixis, Aviva France, Scor, Groupama, AG2R La Mondiale, Generali et CCR.

Lac 1 a également rallié de grands groupes ainsi que des “family office” parmi lesquels Orange, Unibel et Financière Dassault.

Le fonds, qui a pour ambition d’atteindre à terme une capacité d’investissement de 10 milliards d’euros,( là où il en faudrait 5 ou 10 fois plus) cible les entreprises françaises cotées avec le double objectif de stabiliser leur capital tout en dégageant des rendements attractifs.

1.500 milliards d’euros d’emprunts en zone euro ( la BCE)

1.500 milliards d’euros d’emprunts en zone euro ( la BCE)

 

500 milliards, c’est l’estimation des besoins d’emprunt cette année pour les pays de la zone euro en matière de prêts. Une somme énorme mais sans doute encore en dessous de la vérité. En effet il faudra compenser les pertes de richesses nationales (PIB) qui seront de l’ordre de 10 % et non de 7 ou 8 % comme l’indique la BCE. Il faudra y ajouter les sommes nécessaires à soutenir l’économie, les ménages et la politique sanitaire. Au total sans doute une somme plus près de 3000 milliards que 1500.

“La BCE estime que, dans notre scénario médian d’une baisse d’environ 8% du produit intérieur brut, les besoins de financement additionnel pour les gouvernements de la zone euro cette année résultant de la récession et des mesures budgétaires nécessaires pourraient dépasser 10% du PIB de la zone euro” a dit Christine Lagarde.

“Cela situerait l’émission de dette supplémentaire en raison de la pandémie dans une fourchette entre 1.000 et 1.500 milliards d’euros simplement pour 2020”, a-t-elle ajouté. Le problème pour la BCE est de satisfaire les besoins mais de ne pas affoler les marchés financiers et notamment sur  la parité de l’euro.

Sanofi : 4 milliards d’euros de dividendes !

Sanofi :  4 milliards d’euros de dividendes !

Après Bolloré et son groupe Vivendi, c’est autour de Sanofi  de narguer le pouvoir en accordant des dividendes particulièrement scandaleux au regard de la période.

« La direction a beau claironner que Sanofi va verser 100 millions d’euros aux hôpitaux, cette somme ne représente que 2,5% du montant astronomique des dividendes » et cette enveloppe de 100 millions d’euros « ne correspond même pas aux crédits d’impôts perçus chaque année par Sanofi en France [119 millions d'euros en 2019]« , proteste la CGT.

Le groupe, « en versant 3,95 milliards d’euros de dividendes, va enrichir de centaines de millions quelques dizaines d’actionnaires [famille Bettencourt: 120 millions d’euros, BlackRock: 200 millions d’euros…) qui font leurs fortunes grâce à la spéculation », tandis que « ce sont des milliards de personnes qui attendent des traitements urgents, et pas que pour le Covid-19″, critique le syndicat.

Les recettes fiscales : 4 milliards d’euros en moins en mars et avril

Les recettes fiscales : 4 milliards d’euros en moins en mars et avril

 

“Sur le champ des impôts directs, l’ensemble des mesures de soutien ont déjà représenté un effort de 3,8 milliards d’euros pour l’Etat”, du fait des reports d’échéances fiscales déjà accordés pour les mois de mars et d’avril, est-il précisé dans ce communiqué. Soit une trajectoire de 50 milliards environ sur l’année.

Au-delà des reports d’échéances fiscales et sociales déjà accordés en mars et avril – et dont seront exclues les grandes entreprises ayant versé des dividendes ou effectué des rachats d’action d’ici la fin de l’année – les entreprises confrontées à des difficultés pourront à nouveau solliciter des reports de paiement pour les échéances du mois de mai, souligne le ministère.

Parallèlement à ces possibilités de reports de paiement, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a adapté le calendrier de déclaration pour les professionnels, en décalant l’ensemble des échéances de déclarations fiscales des entreprises au 30 juin.

“Les entreprises qui le peuvent sont toutefois invitées à s’acquitter de leurs obligations déclaratives et de paiement dans le calendrier initial”, est-il précisé dans le communiqué.

Gérald Darmanin avait déjà décalé et allongé la campagne 2020 de déclaration de l’impôt sur le revenu, qui commencera le 20 avril.

65 millions d’euros pour les sans-abri

65 millions d’euros pour les sans-abri

65 millions débloqués pour les sans-abri, population particulièrement fragile vis-à-vis du Coronavirus en raison des conditions d’hygiène et  bien entendu de l’impossibilité de confinement.

Dans un communiqué, le ministère de la Cohésion des territoires indique que 172.000 personnes seront hébergées samedi soir dans des structures d’hébergement d’urgence, avec la mobilisation de 7.800 places d’hôtels supplémentaires dans toute la France.

Dans 73 sites spécialisés, 2.800 places ont également été ouvertes pour les SDF malades du Covid-19 mais ne nécessitant pas d’hospitalisation.

Confrontées à une situation d’isolement aggravée dans des rues rendues désertes par le confinement de la population ayant un logement, 60.000 personnes sans domicile bénéficieront aussi de chèques services financés par l’Etat pour permettre l’accès à des produits d’alimentation et d’hygiène, pour un montant de 15 millions d’euros.

L’hébergement et l’accompagnement représentent quant à eux 50 millions d’euros.

E-commerce: un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros

E-commerce: un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros

« Le total des ventes sur internet en France s’élève en 2019 à 103,4 milliards d’euros (…)« , précise dans un communiqué la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) .  « la hausse du chiffre d’affaires a atteint 11,6% par rapport à 2018″. La plupart des indicateurs sont positifs et ne cessent de croître. En 10 ans, souligne la Fevad, les ventes de produits et de services sur internet ont été multipliées par quatre.

Toutefois, précise-t-elle, « les ventes de produits ne représentent aujourd’hui encore que 10% en moyenne de l’ensemble du commerce de détail, contre 90% des ventes qui se font toujours en magasin ». Au cours des 12 derniers mois, plus de 1,7 milliard de transactions ont été enregistrées par les sites de e-commerce, ce qui correspond à une hausse annuelle de 15,7%, ajoute la Fédération. Cette augmentation s’accompagne, comme c’est le cas depuis plusieurs trimestres,

L’offre en ligne continue de son côté de s’étoffer avec plus de 190.000 sites marchands recensés, soit une hausse de 15% sur un an. Par ailleurs, on estime que plus de la moitié des ventes de produits sur internet sont réalisées par des sites d’enseignes qui possèdent aussi des magasins.

« En moyenne, un site e-commerce permet une augmentation de 14% du chiffre d’affaires du magasin pour un marchand qui utilise les deux canaux simultanément », souligne une étude de la société Oxatis, réalisée avec le centre de recherche de la Kedge Business School. Enfin, pour 2020, la Fevad anticipe un niveau de croissance comparable à celui de 2019 : « les sites de e-commerce devraient réaliser un chiffre d’affaires de 115 milliards d’euros et près de 2 milliards de transactions », estime-t-elle.

 

Livret A : 16,5 milliards d’euros… avant décrue ?

Livret A : 16,5 milliards d’euros… avant décrue ?

Une hausse qui pourrait être suivie d’une décrue avec la lamentable baisse du taux de rémunération. Au total, la collecte nette, c’est-à-dire les sommes déposées corrigées des retraits, a atteint sur ces livrets un peu plus de 16,5 milliards d’euros l’an dernier contre environ 12,7 milliards en 2018, a fait savoir la Caisse dans un communiqué. Le Livret A et le LDDS signent ainsi leur quatrième meilleure performance depuis 2009, date d’ouverture de la distribution de ces produits à l’ensemble des établissements bancaires.

Ce résultat a été atteint en dépit d’un trou d’air pour le Livret A en décembre, mois durant lequel ce placement a connu une décollecte nette, c’est-à-dire que les retraits ont été supérieurs aux montants déposés, de l’ordre de 830 millions d’euros.

Reste désormais à savoir si 2020 sera aussi porteuse: le taux de rémunération des deux livrets tombera dès février à 0,5%, comme prévu par le plancher de sa nouvelle formule de calcul, a annoncé mercredi dernier le ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui entend ainsi stimuler le financement des politiques publiques et inciter les Français à diversifier leurs placements.

 

Le cout de six nouveaux EPR : 46 milliards d’euros, au pif ?

Le  cout de six nouveaux EPR :  46 milliards d’euros, au pif  ?

On peut légitimement s’interroger sur la pertinence du chiffrage EDF concernant le coût d’un EPR . On sait que les pouvoirs publics sont très agacés par la dérive des coûts de l’EPR de Flamanville, initialement fixée à 3 4 milliards et qui a atteint maintenant 12,4 MM. Le ministre de l’économie a d’ailleurs demandé à EDF un plan du nucléaire. Dans le délai exigé , l’entreprise n’était pas trop en capacité de définir avec précision le prix de ce que pourrait être un EPR une fois maîtrisés les problèmes techniques liés à tout nouveau projet. Curieusement, on aboutit à un chiffre de 7,5 milliards, c’est-à-dire exactement la moyenne entre le prix initial de l’EPR de Flamanville et son coût actuel. Un chiffrage sans doute effectué au doigt mouillé tant que le projet de Flamanville ne sera pas complètement terminé. On peut comprendre les dérapages liés à une nouvelle technologie mais il semble bien que l’entreprise EDF est un peu de mal en matière de gestion financière.

 

La construction de six nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR en France couterait donc au moins 46 milliards d’euros, d’après les calculs d’EDF,; en octobre qu’Elisabeth Borne et Bruno Le Maire, ministres de la Transition écologique et de l’Economie, avaient transmis une feuille de route précise à EDF en vue de la construction de six réacteurs nucléaires EPR sur les quinze prochaines années.

« Dans cette présentation, EDF calcule que six réacteurs EPR construits par paires, financés sur une durée d’environ vingt ans, coûteraient au moins 46 milliards d’euros. Soit entre 7,5 et 7,8 milliards d’euros par réacteur, selon ses estimations. Un montant nettement moins élevé que l’EPR de Flamanville (Manche), chiffré aujourd’hui à 12,4 milliards d’euros, mais beaucoup plus important que le coût d’origine de l’EPR (3,3 milliards d’euros) », écrit Le Monde, dans son article mis en ligne samedi hier.

En vertu de la loi énergie-climat, votée en septembre par le Parlement, la filière nucléaire devra représenter 50% de la production électrique française en 2035, alors qu’elle en fourni actuellement 75%.

Unedic: une économie de 2,27 milliards d’euros assez hypothétique

Unedic: une économie de 2,27 milliards d’euros assez hypothétique

 

D’après l’Unedic, le retour à l’équilibre financier sera assuré d’ici fin 2020 et le régime sera même excédentaire en 2021. Ce serait dû aux  effets conjoints de la réforme qui diminue les droits des chômeurs et d’un environnement économique plus favorable. Il est clair qu’il faut se méfier de ce genre d’annonce tellement il a déjà été employé et malheureusement peu confirmé dans les faits qu’il s’agisse par exemple du système des retraites dont le comité d’orientation ( sorte d’institution de chapeaux à plumes au service des gouvernements successifs) qui avait annoncé l’équilibre du système ou autre exemple celui de l’équilibre de la sécurité sociale. Ce qui est certain,  c’est qu’on a réduit les droits, ce qui produira moins de dépenses chiffrées autour de 3 milliards. La question se pose quand même de l’évolution du deuxième paramètre concernant  le nombre de bénéficiaires. En effet,  tout dépendra de la conjoncture économique alors l’Unedic donne l’impression que la France connaît une embellie sur le plan de la croissance. Faut-il rappeler que c’est plutôt le contraire qui se passe puisque la croissance en 2019 sera limitée autour de 1,2 %.

Pas vraiment de quoi créer de manière significative des emplois. Par exemple lors des derniers chiffres de l’emploi 30 000 postes ont bien été créés mais parallèlement 30 000 personnes sont venus gonfler ce qu’on appelle le halo du chômage. Bref, de toute manière, une évolution tout à fait  anodine quand il y a plus de 6 millions de chômeurs dont 2.5 millions sont indemnisés.  Compte tenu du ralentissement mondial qui se confirme de jour en jour l’année 2020 voire 2021 pourrait bien être catastrophique sur le plan de l’activité économique et donc du chômage. Pourtant dans ses nouvelles prévisions financières, publiées mardi, l’Unedic anticipe ainsi un retour à l’équilibre de ses comptes au deuxième semestre de 2020, soit quelques mois plus tôt qu’en l’absence de réforme. L’organisme prévoit une amélioration importante de son solde financier au cours des deux années suivantes, toujours sous les effets conjugués de la réforme et de la conjoncture économique.

Le solde financier passerait ainsi de -1,8 milliard d’euros en 2019 à un quasi-équilibre en 2020 (-0,3 milliard d’euros) puis deviendrait excédentaire pour atteindre 3 milliards d’euros en 2021, puis 5,3 milliards en 2022.

Hors effet de la réforme, le solde financier aurait atteint +1,2 milliard d’euros en 2021 puis +3,2 milliards d’euros en 2022.

La dette qui devait atteindre son niveau maximum en 2020 à 37,6 milliards d’euros, soit l’équivalent de 11 mois de recettes, devrait par ailleurs être ramenée à 29,4 milliards en 2022.

Cette refonte des règles de l’assurance chômage, vivement décriée par les syndicats, affectera toutefois les demandeurs d’emploi, estime l’Unedic.

Près de la moitié d’entre eux verront l’ouverture de leurs droits retardée ou annulée. Ils bénéficieront de droits plus courts ou d’une indemnité plus faible mais versée sur un plus longue période.

La réforme prévoit notamment un durcissement des droits d’entrée dans le régime d’assurance chômage dès le 1er novembre et un changement de calcul de l’indemnité au 1er avril prochain. Ces deux mesures permettront à elles deux de générer des économies de 3,2 milliards d’euros entre 2019 et 2021.

A cela, s’ajoutent les mesures venant diminuer les allocations des cadres les mieux rémunérés, soit quelque 160 millions d’euros sur trois ans. Au total la réforme doit permettre de réduire les dépenses de 3,4 milliards d’euros.

L’intégration au régime des salariés démissionnaires et des indépendants, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, devrait entraîner 900 millions d’euros de dépenses supplémentaires. A cela, s’ajoute l’augmentation de la contribution de l’Unedic à Pole emploi pour financer la formation des chômeurs, qui est estimée à 800 millions d’euros.

Les économies globales générées sur les années 2019-2021 s’élèvent ainsi à 2,2 milliards d’euros.

“Ça va être une tuerie”, avait déclarée lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur Public Sénat, reprenant les objections de l’ensemble des syndicats.

“Cette réforme (…) est faite dans une logique purement budgétaire”, a-t-il ajouté. “Ce n’est pas le modèle de protection sociale ni le modèle de société que j’ai envie de prôner. Le gouvernement a fait ces décrets, il en portera une responsabilité”.

Dès le 1er novembre, 9% des personnes qui auraient ouvert un droit avec les règles de 2017 ne pourront pas s’inscrire à l’assurance chômage, car ils n’auront pas atteint six mois d’affiliation (au lieu de quatre aujourd’hui). Douze pour cent ouvriront un droit mais plus tard (cinq mois plus tard en moyenne), et 11% ouvriront un droit à la même date mais plus court.

Au 1er avril, 37% des nouveaux entrants, soit 850.000 personnes, verront leurs allocations passer de 905 euros par mois à 708 euros en moyenne, selon les calculs de l’Unedic. Ces allocations seront, en revanche, versées sur 18 mois contre 12 aujourd’hui.

Un fonds de 100 milliards d’euros pour le numérique

Un fonds de 100 milliards d’euros pour le numérique

 

l’Europe pourrait lancer un fonds de 100 milliards d’euros pour soutenir les nouvelles technologies de communication. On sait que l’union européenne est complètement absente du club des géants du numérique et que ces géants du numérique risquent  de mettre sous tutelle les économies sans parler de leur influence au plan culturel voire politique. L’objectif : financer les startups européennes « à fort potentiel » destinées à devenir des géants dans leur domaine, et des technologies de rupture qui pourraient potentiellement créer de nouveaux standards mondiaux, dans un certain nombre d’industries identifiées comme prioritaires. Si le détail ce ces secteurs n’a pas été révélé, l’Europe a déjà identifié le stockage de l’énergie, la cybersécurité, le spatial ou encore l’intelligence artificielle comme des enjeux prioritaires.

Le site Politico révèle l’information sur la base d’un rapport fleuve de 173 pages. Le document étale une stratégie agressive, qui vise à la fois à contrer la politique commerciale agressive de Donald Trump, et à répondre aux géants américains de la tech, dont les pratiques fiscales irritent de plus en plus le Vieux continent, à l’image de la France qui y a répondu en lançant une « taxe Gafa » controversée. Pour ne plus être une colonie numérique des géants américains qui se sont imposés dans les usages, ce « fonds européen pour le futur » serait financé par le budget européen alloué au financement de l’innovation et de la recherche.

« L’Europe ne dispose pas de tels groupes. Cela représente un risque pour la croissance, l’emploi et son influence dans des secteurs stratégiques clefs », estime le rapport.

L’idée serait donc à la fois de créer des alternatives européennes aux géants actuels de la tech, mais surtout de permettre à l’Europe d’ouvrir la voie en imposant les standards technologiques de demain, comme Nokia a su le faire en s’appuyant sur la technologie mobile GSM.

Reste à éliminer les résistances de certains ultralibéraux de l’union européenne pour aller dans le sens de ce projet. Si les services de la Commission européenne n’hésitent plus à envisager la création d’un fonds souverain européen – une idée débattue depuis des années mais qui effraie les pays les plus libéraux -, Bruxelles a tenu à refroidir les ardeurs. Des porte-paroles ont affirmé que le rapport  »n’a pas été examiné par la Commission » et encore moins par l’équipe de transition de la nouvelle présidente Ursula von der Leyen.

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