Archive pour le Tag 'L’âge'

Covid: Trois à dix fois plus de risques selon l’âge pour les plus de 50 ans

Covid: Trois à dix  fois plus de risques selon l’âge  pour les plus de 50 ans

La Haute autorité de santé a analysé en particulier deux études françaises de grande ampleur : l’étude Epi-Phare menée par l’Assurance Maladie et l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM), et l’étude du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) réalisée par le département d’information médicale de Bordeaux. Ces études permettent de Trois à 10 fois plus de risque seul l’on lâche pour les plus de 65 ans.

 

Ainsi, d’après l’analyse des données issues des séjours hospitaliers en France, les patients atteints de Covid-19 présentent, comparativement aux 18 à 49 ans, environ :

  • 3 fois plus de risque de décéder de la Covid-19 s’ils sont âgés de 50 à 64 ans,
  • 7 fois plus de risque s’ils sont âgés de 65 à 74 ans,
  • 10 fois plus de risque s’ils sont âgés de 75 à 80 ans
  • 16 fois plus au-delà de 80 ans.

Si l’âge joue un rôle majeur, la présence de certaines comorbidités est également un facteur de risque de formes graves et de décès, même si leur impact est moindre. En complément des comorbidités à haut risque de décès[1], déjà identifiées dans son avis du 30 novembre dernier, la HAS ajoute les quatre suivantes :

  • les maladies hépatiques chroniques et en particulier la cirrhose ;
  • les troubles psychiatriques ;
  • la démence ;
  • les personnes présentant un antécédent d’accident vasculaire cérébral.

Par ailleurs, parmi les comorbidités déjà identifiées dans son avis du 30 novembre dernier, la HAS identifie des pathologies à très haut risque de décès, justifiant une priorisation quel que soit l’âge :

  • des personnes atteintes de trisomie 21 ;
  • des personnes ayant reçu une transplantation d’organe ;
  • des insuffisants rénaux dialysés ;

En outre, toutes les situations particulières identifiées comme à risque de formes graves ne peuvent être explicitement identifiées à partir de la revue de la littérature. Ainsi, doivent être également priorisées indépendamment de leur âge, les personnes jugées particulièrement vulnérables par leur médecin et présentant des affections préexistantes rares et graves ou des handicaps graves les prédisposant à risque particulièrement accru de décéder de l’infection par le SARS-CoV-2 (déficits immunitaires sévères, hémopathies malignes, maladies rares).

Enfin, la HAS souligne l’attention particulière qui devra être portée aux personnes polypathologiques, qui font partie des personnes à vacciner en priorité.  En effet, les études montrent que le cumul de trois comorbidités fait atteindre quasiment le même niveau de risque de décéder que dans la tranche d’âge supérieure sans polypathologies.

 

Les données d’une étude écossaise en vie réelle, soumise au British Medical Journal et en attente de revue par les pairs, apportent des résultats très encourageants sur les bénéfices à court terme d’une première dose de vaccin (Pfizer ou AstraZeneca) contre la Covid-19 chez les plus de 65 ans.

Cette étude en vie réelle portant sur la population des 5 millions d’habitants de l’Ecosse a pour objectif d’évaluer l’impact de la vaccination sur les hospitalisations, par groupe d’âge (18-64 ans, 65-79 ans, plus de 80 ans). Quelle que soit la tranche d’âge, la vaccination par un des deux vaccins étudiés réduit significativement le nombre d’hospitalisations. Les effets les plus marqués sont observés de 28 à 34 jours après la première injection : efficacité de 85% pour les 18-64 ans, 79% pour les 65-79 ans et 81% pour les plus de 80 ans. Les analyses différenciées selon le type de vaccin administré confirment que l’impact le plus élevé est observé 28 à 34 jours après la première injection, que ce soit avec le vaccin Comirnaty (EV=85 %) ou avec le vaccin AstraZeneca (EV=94%), ce dernier ayant été administré majoritairement chez les patients de plus de 65 ans.
Face à ces résultats encourageants, la HAS redéfinit la place du vaccin AstraZeneca dans la stratégie vaccinale en élargissant son utilisation aux personnes âgées de plus de 65 ans. 

La HAS souligne toutefois que ces résultats portent sur les hospitalisations et ne quantifient pas l’impact du vaccin AstraZeneca sur la survenue de formes symptomatiques de la maladie, ni sur la réduction des décès. Par ailleurs, le manque de recul ne permet pas d’évaluer le maintien de l’efficacité au-delà de 5 semaines après la première dose. Néanmoins d’autres études permettent de montrer qu’un espacement de 12 semaines entre les deux doses du vaccins AstraZeneca maximise son effet protecteur.
D’autres données susceptibles de renforcer les connaissances sur ce vaccin sont attendues très prochainement, notamment l’étude contrôlée randomisée de phase III en cours aux États-Unis et les analyses en vie réelle sur l’impact de la vaccination par le vaccin AstraZeneca en Angleterre.

L’âge des citadelles identitaires

L’âge des citadelles identitaires

Le nouveau livre de l’essayiste d’Elisabeth Roudinesco  est une enquête inspirée sur l’obsession contemporaine à assigner une identité à chacun : un manuel de progressisme pragmatique.

Par Florent Georgesco du Monde

 

« Soi-même comme un roi. Essai sur les dérives identitaires », d’Elisabeth Roudinesco, Seuil, « La couleur des idées », 276 p., 17,90 €, numérique 13 €.

Qui est Elisabeth Roudinesco* ? A sa surprise, la question, ce jour-là, à Beyrouth, prend vite l’allure d’un problème d’appartenance, religieuse de surcroît. Son interlocuteur, relevant son nom roumain, suppose qu’elle est orthodoxe. Mais non ; tout sauf ça, en réalité. Issue d’une famille en partie juive, en partie protestante, élevée dans le catholicisme, athée, elle ne peut se revendiquer que d’une identité, laquelle n’en est pas une, mais vous permet à la fois d’assumer la mosaïque qui vous constitue et de ne pas y être assigné : elle est la citoyenne d’un pays laïque, où elle peut dire, avec Michel Serres, « je suis je, voilà tout ».

La scène ouvre Soi-même comme un roi et pourrait tromper sur la nature du nouvel essai de l’historienne de la psychanalyse, qui n’a pas grand-chose à voir avec une confession. Rapidement, le « je » s’estompe, les dossiers s’ouvrent et, au long de ce qui se révèle une enquête sur l’obsession du prisme identitaire dans les débats contemporains, les grandes et moins grandes figures intellectuelles du passé et du présent sont convoquées, de Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Frantz Fanon, Aimé Césaire ou Jacques Derrida à Robert Stoller, Judith Butler ou Eric Fassin.

La question, dès lors, pourrait devenir, si l’interlocuteur beyrouthin la poursuivait jusqu’en ces pages : où est Elisabeth Roudinesco, où se situe-t-elle dans les batailles sur le genre, la race, le postcolonialisme, l’intersectionnalité ? La mauvaise foi, en la matière, est toujours possible. Mais il en faudrait une dose massive pour l’assigner, cette fois, à une posture idéologique. Elle n’est nulle part, avant tout présente aux textes, où il s’agit de saisir les ruptures qui ont fait de notre vie publique ce qu’elle est désormais.

Retraites : baisse des pensions et recul de l’âge (CSR)

Retraites : baisse des pensions et recul de l’âge (CSR)

Dans son avis annuel, publié ce lundi, le comité de suivi des retraites (CSR) invite le gouvernement à définir un « calendrier » et « une méthode de sortie » post-crise, pour après 2021.

A court terme, il évoque la sous-indexation des pensions, sur laquelle le gouvernement Philippe avait dû reculer pendant la crise des « gilets jaunes ». Avec un niveau de vie des retraités supérieur à celui des actifs, cela pourrait se justifier, à condition d’étaler le gel sur plusieurs années et de protéger les petites pensions.

A moyen terme, il faudra actionner « en priorité » l’âge du départ à la retraite, car « une marge d’ajustement subsiste sans réduction de la durée espérée de la retraite », souligne le CSR. Si nous vivons plus longtemps, nous pourrons aussi travailler un peu plus. Attention cependant à ne pas inventer un mécanisme trop compliqué pour le taux plein.

Le CSR rappelle que le système émietté a besoin de transparence et d’équité.( Allusion aux régimes spéciaux).

« Cet avis a plutôt cherché à baliser les principes qui pourraient guider la stratégie de retour à l’équilibre des prochaines années, dans une démarche qui intégrerait aussi la problématique de l’harmonisation des droits et des outils de pilotage entre régimes », écrit-il.  le comité écarte l’augmentation du taux de cotisation, car il est déjà très proche de la limite légale de 28 % chez les salariés.

L’âge de la retraite repoussé en Chine

Le socialisme a des limites même en Chine. En fait,  une sorte de régime totalitaire qui pratique le capitalisme d’État, s’assoit sur des libertés et n’a pas conservé grand chose des principes égalitaires du communisme. Alors que le nombre de millionnaires et de milliardaires ne cesse de croître, la situation est différente pour le bas peuple. Compte tenu de l’évolution démographique du pays qui se caractérise par un vieillissement de la population comme dans nombre de pays développés. Le parti communiste envisage en effet de repousser l’âge de la retraite.

En 2018, près de 250 millions des 1,4 milliard de Chinois étaient âgés de 60 ans ou plus. Cela représente 17,8% de la population et pourrait dépasser 33% d’ici 2053, selon les estimations d’un groupe de réflexion.

Les autorités vont « mettre en œuvre le report progressif de l’âge de départ à la retraite », a déclaré l’agence de presse officielle Xinhua ce mois-ci, citant les objectifs du gouvernement d’ici 2035.

Depuis plus de quarante ans, l’âge de la retraite en Chine est resté inchangé, à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes salariées de la fonction publique et entreprises d’État.

La Chine est confrontée à ce que les experts appellent une  »bombe à retardement démographique », car la proportion de personnes âgées dans la population augmente alors que sa main-d’œuvre diminue, en partie en raison de la politique de l’enfant unique mise en place en 1979 et abandonnée en 2016.

 

Finalement un phénomène que connaissent les pays développés à la démographie vieillissante. Un phénomène aussi mondial. Entre 2000 et 2050, la proportion de la population mondiale de plus de 60 ans doublera pour passer d’environ 11% à 22%. Le nombre absolu de personnes âgées de 60 ans et plus devrait augmenter pour passer de 605 millions à deux milliards au cours de la même période.

En France en 20 50, un Français sur trois aura plus de 60 ans.

L’âge réel moyen de départ à la retraite : 62.8 ans

L’âge réel moyen de départ à la retraite :  62.8 ans

L’âge moyen de départ en retraite a augmenté d’environ un mois en 2019, à 62,8 ans pour les assurés du régime général, a indiqué jeudi la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Lentement mais sûrement, l’âge de départ se rapproche des 63 ans: depuis le point bas historique de 2007 (61 ans), la tendance ne se dément pas.

En 2018, les quelque 666.000 nouveaux retraités du régime général avaient liquidé leurs pensions «de droit direct» à 62,7 ans en moyenne (62,4 pour les hommes, 63 pour les femmes). Ce chiffre, qui inclut les départs anticipés avant l’âge légal de 62 ans (essentiellement les 150.000 «carrières longues») a donc encore augmenté l’an dernier. Une hausse cependant modérée, compte tenu du «bonus-malus» entré en vigueur début 2019 à l’Agirc-Arrco, le régime complémentaire des salariés du privé, qui dépendent aussi de la Cnav pour leur retraite de base.

Ceux qui ont cotisé assez de trimestres pour une retraite à taux plein doivent désormais travailler un an de plus, sous peine de subir pendant 3 ans une décote de 10% sur leur pension Agirc-Arrco. Le dispositif était censé inciter les salariés à repousser leur départ, mais «l’impact a été relativement limité», a déclaré le directeur de la Cnav, Renaud Villard, lors d’une conférence de presse. «Je ne suis pas sûr que l’ensemble des assurés avaient assimilé le mécanisme», a-t-il ajouté.

SONDAGE. Retraites : 63% des Français contre l’âge pivo

SONDAGE. Retraites : 63% des  Français contre  l’âge pivot

65 % des Français sont contre la création d’un âge d’équilibre à 64 ans assorti d’un système de bonus-malus, que le gouvernement a décidé in extremis samedi de retirer des projets de loi sur les retraites. Selon un sondage IFOP6JDD, réalisé vendredi avant cette annonce de l’exécutif, ce dispositif est même désapprouvé par une majorité des sympathisants Les Républicains (55%), pourtant partisans d’une réforme des retraites, ainsi que par 71% de ceux du ­Rassemblement national, 84% de ceux du Parti socialiste et 89% de La France insoumise. Il n’est majoritairement soutenu, à 64%, que par les sympathisants de La République en marche.

 

Divisés en deux blocs équivalents sur la mise en place d’un système par points, les Français approuvent en revanche massivement, à 63%, la suppression des régimes spéciaux. La mesure est plébiscitée dans toutes les catégories de population, hormis les partisans de La France insoumise.

Alors que les grèves contre la réforme des retraites entrent dans leur 39e jour, 30% des ­Français soutiennent le mouvement, un chiffre en forte augmentation, de cinq points en une semaine. Ils sont 19% à exprimer aussi de la « sympathie » pour les grévistes, quand 19% s’y déclarent « opposés » (+1 point) et 15% « hostiles » (- 4 points).  »La situation reste bloquée dans l’opinion publique », juge Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Une fois passé l’agacement suscité par les perturbations dans les transports au moment des fêtes de fin d’année, « on retrouve des niveaux de soutien équivalents à ce qu’ils étaient avant les vacances ; le gouvernement n’a pas perdu la bataille de l’opinion, mais la poursuite du conflit le ­fragilise », note-t‑il.

Le souhait que le gouvernement aille au bout de sa réforme reste minoritaire chez les Français, à 43%, en léger recul de deux points par rapport à il y a une semaine. Pour autant, l’opinion demeure convaincue, à 72%, de la détermination du gouvernement à mener à bien son projet, sans céder aux mobilisations et grèves.

 

Enquête Ifop pour Le Journal du Dimanche menée par questionnaire auto-administré en ligne du 9 au 10 janvier 2020 auprès d’un échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur de ce sondage est de + ou – 1,4 point pour les résultats de 5% ou 95%, + ou – 1,8 point pour ceux de 10% ou 90%, + ou – 2,5 points pour ceux de 20% ou 80%, + ou – 2,8 points pour ceux de 30% ou 70%, + ou – 3 points pour ceux à 40 ou 60% et + ou – 3,1 points pour ceux à 50%.

 

Retrait de l’âge pivot, victoire pour tous les salariés » (Laurent Berger)

Retrait de l’âge pivot, victoire pour tous les salariés » (Laurent Berger) 

Après le retrait de, l’âge pivot de 64 ans  le secrétaire général de la CFDT s’explique dans JDD : ­

 

Le Premier ministre a annoncé samedi le retrait de l’âge pivot à 64 ans du projet de loi. Êtes-vous satisfait?
Je m’en réjouis, et c’est grâce à ­l’action de la CFDT. Nous ­voulions que le gouvernement retire ce point de désaccord profond que nous avions : l’âge pivot. Il ne ­figurera plus dans le projet de loi présenté en Conseil des ministres le 24 janvier. C’est une victoire pour tous les salariés, qui devaient ­travailler plus longtemps à ­partir de 2022 à cause d’une mesure injuste.

 

Vous attendiez-vous à cette décision d’Edouard Philippe?
Lors de la réunion de vendredi avec le Premier ministre, nous avons senti une volonté d’écoute. Je pense que l’opposition forte de l’opinion à cette mesure, qui s’est notamment traduite par le succès de notre ­pétition, a aussi beaucoup joué. Je souligne que le Premier ministre a été capable de bâtir ce compromis. Le gouvernement a fait un geste, et nul ne peut le contester. Mais ce retrait n’est pas un chèque en blanc. Pour la CFDT, le retrait de l’âge pivot est une victoire, mais c’est aussi une part de risque. ­Maintenant, le travail ­commence et il va falloir poursuivre notre action pour faire valoir nos propositions et revendications. […]

Appelez-vous à la fin de la grève, notamment dans les transports, après ce geste du gouvernement?
J’ai pour habitude de ­respecter mes interlocuteurs et leurs choix. Nous n’avons pas de leçons à ­donner aux autres. Mais, dans une période d’hystérie collective, nous avons besoin de sortir de cette situation de blocage qui fatigue beaucoup les Français.

Retrait de l’âge pivot à 64 ans : une victoire pour les syndicats réformistes

Retrait de l’âge pivot à 64 ans : une victoire pour les syndicats réformistes

Indéniablement,  il s’agit d’une victoire pour les syndicats réformistes avec ce retrait de l’âge pivot à 64 ans. Une victoire qui d’ailleurs rejoint l’opinion des Français concernant la réforme des retraites puisque d’après le dernier sondage IFOP 60 % des sondés étaient opposés à cette disposition. Ce retrait est toutefois suspendu  à la nécessité de trouver un rééquilibrage financier- justement ce que la CFDT demandait  avec une conférence de financement à laquelle le premier ministre a également été contraint d’adhérer. Après plus d’un mois de contestation sociale, le Premier ministre Edouard Philippe a donc reculé, dans une lettre adressée aux partenaires sociaux et  a annoncé  le retrait d’un âge pivot à 64 ans du projet de réforme des retraites, une mesure présentée comme un gage de “confiance” aussitôt saluée par la CFDT et l’Unsa.

Cette annonce, qui survient au lendemain d’une rencontre à Matignon entre le chef du gouvernement et les partenaires sociaux, pourrait permettre à l’exécutif de renouer, au moins temporairement, le lien avec les syndicats réformistes, favorables à son projet de “système universel à points” mais qui avaient fait du maintien de l’âge pivot un casus belli.

Le projet de loi prévoira “que le futur système universel comporte un âge d’équilibre” mais “pour démontrer ma confiance envers les partenaires sociaux et ne pas préjuger de l’issue de leurs travaux concernant les mesures à prendre pour atteindre l’équilibre en 2027, je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j’avais proposée, consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers un âge d’équilibre de 64 ans en 2027”, écrit Edouard Philippe.

Dans cette lettre, , le chef du gouvernement annonce son intention de s’en remettre concernant l’équilibre du système à la “conférence sur le financement”, voulue par la CFDT, qui sera animée par Jean-Jacques Marette, ancien directeur général de l’Agirc-Arrco et qui rendra ses conclusions d’ici fin avril.

“Si comme je l’espère un accord intervient au sein de la conférence d’ici fin avril, le Parlement pourra en tenir compte lors de la seconde lecture et le gouvernement prendra une ordonnance transcrivant cet accord dans la loi”, souligne-t-il.

“Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir, le gouvernement prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social”, prévient-il comme pour habiller son. Recul

L’annonce du retrait de la mention de l’âge pivot à 64 ans – âge qui devra être atteint pour toucher une retraite à taux plein avec un système de bonus-malus – a été aussitôt saluée par l’Unsa, qui a évoqué dans un communiqué “une avancée majeure” et qui a estimé que les échanges pouvaient “enfin démarrer”.

“Nous avons obtenu le retrait de l’âge pivot, une victoire pour la CFDT !”, s’est de son côté félicité le numéro un de la CFDT, Laurent Berger sur Twitter. “Nous allons maintenant poursuivre notre action pour un système de retraite plus juste et solidaire”.

Dans un communiqué, sa centrale “salue le retrait de l’âge pivot du projet de loi, retrait qui marque la volonté de compromis du gouvernement” et annonce qu’elle va “poursuivre les discussions dans le cadre proposé pour répondre aux interrogations qui demeurent sur le futur régime universel.”

Cette annonce de reprise de dialogue ne devrait toutefois pas se traduire par un arrêt immédiat des perturbations dans les transports, la CGT et FO continuant de réclamer le retrait pur et simple de ce projet de réforme qui prévoit de fusionner les 42 régimes existants en un seul régime à points.

Une décote temporaire sur l’âge pivot ou l’idée tordue de Ferrand !

Une  décote temporaire sur l’âge pivot ou l’idée tordue de Ferrand !

 

 

Le célèbre président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, plus habile dans l’ingénierie financière qui a permis l’enrichissement de sa compagne dans l’affaire des mutuelles de Bretagne ( un petit boni de 800 000 € ! Affaire judiciaire toujours en cours) s’investit cette fois dans l’ingénierie sociale avec une proposition particulièrement tordue. Il propose en effet une décote temporaire sur l’âge  pivot. De quoi ne pas déplaire au Premier ministre qui a fait de l’âge  pivot  son totem et aussi tenter de séduire la CFDT qui ne veut surtout pas entendre parler de ce concept, de la de la retraite à 64 ans ou encore du mélange entre dimension systémique et dimension paramétrique de la réforme. Le système des retraites complémentaires, avec une décote seulement temporaire pour les personnes partant avant l’âge pivot, pourrait être “une source d’inspiration” pour parvenir à un compromis entre le gouvernement et les syndicats sur la réforme du régime général des retraites, déclare Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, cité dimanche par Le Parisien.

Des négociations entre le gouvernement d’Edouard Philippe et les syndicats doivent reprendre mardi, deux jours avant une nouvelle journée de manifestations et de grève interprofessionnelle contre le projet gouvernemental. Le gouvernement veut instaurer un système universel de retraites par points supprimant les régimes spéciaux. Il veut aussi créer un âge pivot à 64 ans avant lequel les personnes partant à la retraite subiront une décote financière.

Ce deuxième point a suscité la colère, notamment, de la CFDT, pourtant favorable à un système universel. Richard Ferrand invite chaque partie à négocier “sans préalable ni ligne rouge”.

“Regardez le système des retraites complémentaires, celui de l’Agirc-Arrco que tout le monde connaît. Ce n’est rien d’autre qu’un système à points avec un âge pivot de 65 ans et une décote”, dit le président de l’Assemblée nationale dans Le Parisien. “Mais une décote de 3 ans, donc temporaire!” “Par conséquent, puisque les partenaires sociaux gèrent déjà un tel système, c’est sans doute une source d’inspiration pour mettre en place un régime général à points avec âge pivot ou d’équilibre”, ajoute-t-il. Une tentative de synthèse particulièrement tordue qui veut concilier l’inconciliable.

« J’ai voté Macron mais pas pour l’âge pivot » ( Ségolène Royal)

J’ai voté Macron mais pas pour l’âge pivot  ( Ségolène Royal)

 

Deux députés à peu près inconnus ont sans doute voulu percer sur la scène des médias en mettant en accusation Ségolène Royal. Cette dernière est soupçonnée de passer davantage de temps à la critique du gouvernement qu’à sa mission de ministre des pôles. Cette attaque a en fait offert une extraordinaire tribune à Ségolène Royal qui ne s’est pas privée d’attaquer l’incompétence et le mépris du gouvernement vis-à-vis des Français. Elle a notamment indiqué qu’elle avait effectivement voté pour Macon mais certainement pas pour le recul de l’âge de la retraite qui n’a jamais été évoqué par le président de la république pendant sa campagne. Les deux députés souhaitent entendre Ségolène Royal à l’Assemblée nationale doivent sans doute regretter d’avoir donné l’occasion à Ségolène Royal de se remettre en selle comme candidate potentielle  l’élection de 2022 . Attaquée la veille de Noël par des députés qui veulent l’interroger sur l’efficience de sa mission d’ambassadrice chargée des Pôles, Ségolène Royal ne baisse donc  pas la garde. Au contraire. Invitée dimanche sur LCI, l’ancienne ministre a vertement attaqué l’exécutif. Elle a dénoncé «l’obstination du gouvernement à ne pas retirer sa mauvaise réforme» des retraites «qui prend les gens à la gorge, qui crée de la peur et des angoisses». «Combien de semaines de pagaille? On ne pouvait pas éviter ça? Si!», a chargé l’ex-ministre. Alors que le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a dénoncé dans le JDD un «syndicalisme de blocage» voire d’intimidation», elle s’étonne: «J’entends que la CGT est insultée. Dans un pays moderne, un ministre ne s’en prend pas à un leader syndical».

Ségolène Royal juge que les Français «n’ont pas été respectés» et qu’ils sont «fatigués de ces désordres», provoqués par «un rapport de force», «un concours de muscles». Et de viser directement le président de la République qui «se grandirait» à retirer la réforme, car «le rapport de force jusqu’au bout, ce n’est pas une façon moderne de diriger un pays».

«A quel moment dans la campagne d’Emmanuel Macron a été promis le recul de l’âge de départ à la retraite (via l’instauration d’un âge pivot, NDLR)? Jamais. Aujourd’hui les gens se sentent floués, même ceux qui ont voté pour lui», a poursuivi Ségolène Royal. Et de préciser: «J’ai voté pour Emmanuel Macron mais je n’ai pas voté pour avoir l’effondrement du système social, l’abandon de l’hôpital public, la misère des agriculteurs, les services publics sans arrêt menacés, l’appel à la privatisation des retraites».

L’ex-candidate à l’élection présidentielle de 2007 estime que «sans justice il n’y a pas d’ordre. Je le disais déjà avec “l’ordre juste”», un des slogans de sa campagne.

Alors qu’elle évoquait récemment une nouvelle candidature en 2022, serait-elle devenue une opposante? «Sur la question des retraites et des reculs environnementaux, oui», a rétorqué celle qui fustige «l’orientation très à droite du gouvernement» d’Edouard Philippe.

Forcément, au sein de la majorité on s’interroge sur la compatibilité d’une telle charge avec son rôle d’ambassadrice chargée des pôles, qu’elle occupe depuis 2017. «Quand on m’a confié cette mission, on ne m’a pas dit que la condition est de me taire ou d’adhérer à la République en marche», a-t-elle balayé d’un revers de la main. Ajoutant: «Je dis des choses qui ne font pas plaisir au pouvoir en place, parce qu’il n’est pas habitué à avoir cette opposition». Ce qui lui fait dire que sa convocation à l’Assemblée nationale pour répondre aux critiques sur la manière dont elle mène sa mission d’ambassadrice a simplement pour but de «(l)’intimider».

 

Une hausse des cotisations pour supprimer l’âge d’équilibre (CFDT)

Une  hausse des cotisations pour supprimer l’âge d’équilibre (CFDT)

 

D’une certaine manière le gouvernement est pris au piège de sa mise en demeure vis-à-vis de la CFDT concernant le rééquilibrage financier du futur système des retraites. On sait que la CFDT sou tient un régime universel mais  s’oppose à des mesures immédiates d’ajustement financier notamment à l’âge  pivot de 64 ans. Nombre de responsables du gouvernement avaient laissé entendre que cette affaire d’âge  pivot pourrait éventuellement être remise en cause si les partenaires sociaux étaient capables de proposer des mesures pour  rééquilibrer financièrement le système. Ce que vient de faire précisément Laurent Berger qui propose qu’on confie la régulation financière du système aux partenaires sociaux afin de d’envisager les mesures de cours, de moyen et de long terme. Pour le court terme, Laurent Berger envisage d’utiliser les réserves financières qui sont importants ou  une hausse des cotisations. Laurent Berger est prêt à assumer une gouvernance réellement paritaire. Observons que le Premier ministre a parlé de cette piste en indiquant toutefois que la gestion paritaire serait sous la tutelle du Parlement autrement dit le pouvoir actuel, ce qui constitue une sérieuse entorse même de gestion paritaire. Les membres anciens républicains du gouvernement semblent réticents à cette proposition considérant qu’elle pourrait affecter l’activité économique. Un argument qui n’est pas faux totalement mais pas non plus complètement vérifier car pour l’instant la consommation des ménages qui soutient à bout de bras la croissance est caractérisée en même temps par une certaine prudence des consommateurs qui maintiennent un très haut niveau d’épargne et hésitent  à consommer et à investir. « L’âge d’équilibre est totalement injuste, car il pénalise les gens qui ont commencé à travailler tôt », souligne le secrétaire général du premier syndicat français, dont les troupes seront dans la rue mardi partout en France pour réclamer notamment le retrait de cette mesure budgétaire. Selon le projet du gouvernement, cet âge pivot doit atteindre 64 ans en 2027 afin d’encourager, grâce à un dispositif de bonus-malus, l’allongement des cotisations et ainsi garantir l’équilibre des comptes.

Sur ce sujet,  »s’il n’y a pas (…) de recul, la CFDT reviendra plus déterminée que jamais en janvier », a prévenu M. Berger sur LCI mardi, soulignant qu’il y aurait des « appels à mobilisations » dont les modalités ne sont pas encore arrêtées.  »Je ne me situe pas dans une perspective où on échouerait », a-t-il ajouté. Pour Laurent Berger,  »il y a d’autres solutions de court terme,  une hausse des cotisations, par exemple. Pourquoi est-ce tabou d’en parler, alors qu’il paraît tellement évident de demander à ceux qui ont rempli leur contrat de travailler plus longtemps ?  ».  »Pourquoi ne pas ajuster temporairement le système grâce aux réserves des différents régimes (de retraite)? », remarque aussi le responsable syndical.

Retraites: la suppression de l’âge pivot ne suffira pas

Retraites: la suppression de l’âge pivot ne suffira pas

 

De même que la réforme a été mal engagée, le compromis semble aussi mal parti essentiellement parce qu’il procède de décisions unilatérales d’un gouvernement qui a mal apprécié les conséquences économiques et sociales du futur système. Un système qui reposait surtout sur des slogans comme le caractère universel, l’égalité et la pérennité mais qui se trouve contredit par les exceptions et les réalités. Un seul exemple le coût exorbitant de la réforme dans l’enseignement;  il faudrait augmenter les salaires d’au moins 25 % pour empêcher une dévalorisation mécanique de 30 % des retraites. Soit un coût annuel de l’ordre  de 10 milliards, l’équivalent du déficit du nouveau système en 2025. Il faudrait évidemment intégrer le coût de toutes les autres exceptions déjà décidées et qui vont intervenir. Du coup, la proposition de certains membres du gouvernement de fixer l’âge pivot à 63 ans au lieu de 64 ans relève de l’arnaque méthodologique. Encore une fois, il convient de distinguer la réforme systémique qui change tous les principes des dimensions paramétriques.. Les ajustements budgétaires doivent  se faire ultérieurement en fonction des conjonctures et en confiant la gouvernance aux partenaires sociaux et non à l’Etat. Un État qui n’a pas fait jusque-là la preuve de son efficacité pour tout ce qu’il gère. C’est le principe de l’âge  pivot qu’il convient de retirer. D’abord supprimer cette arnaque qui consiste à faire croire que la e départ à la retraite est toujours fixé à 62 ans alors que pour une retraite pleine nécessairement il faudra dépasser cet âge devenu complètement théorique. L’âge pivot relève de mesures paramétriques, c’est-à-dire de mesures qui s’adaptent à la conjoncture qui comporte tellement d’incertitudes qu’on ne peut savoir ce qui peut se passer d’ici 30 ou 40 ans encore moins d’ici 2025. Ce qui est certain c’est que le système actuel doit être ré apprécié, ce qui dans la pratique se fait à peu près tous les cinq ans et se fera sans doute au même rythme eu égard aux aléas de l’environnement social et économique. En conclusion, pour sortir de l’ornière le gouvernement doit abandonner bien plus que l’âge pivot.

Laurent Berger (CFDT) : « Non au report de l’âge de la retraite »

Laurent Berger (CFDT) : « Non au report de l’âge de la retraite  »

Laurent Berger n’est pas coutumier des coups de gueule médiatique, ce n’est pas la style du personnage. C’est discrètement et de manière responsable et efficace qu’il a réussi à faire de la CFDT le premier syndicat français. Un syndicalisme de négociation dont l’objet est d’aboutir à des compromis qui font avancer les conditions sociales. Pas un syndicalisme tapageur et radical qui promet la révolution politique  totale au moindre soubresaut social. Mais pour être discret Berger et  la CFDT n’en sont pas pour autant aveugles. Depuis toujours, la CFDT se doute que derrière les grands principes d’universalité auxquels elle adhère, se dissimule malheureusement aussi des intentions de faire baisser le nombre de bénéficiaires de la retraite et de diminuer le niveau de celles-ci. Certes la CFDT est consciente du déséquilibre démographique qui impose des évolutions, elle milite aussi pour davantage de justice entre le régime général et les régimes spéciaux mais elle ne veut pas que la réforme des retraites se réduise à une simple amputation des dépenses au détriment uniquement des pensions. Par ailleurs , la CFDT est au fait des contradictions au sein même du gouvernement entre par exemple Macon et Édouard Philippe. La CFDT sait  aussi que le gouvernement actuel se positionne sur le dossier pour contrebalancer les orientations des républicains qui proposent un retour à 65 ans. Dans une interview aux « Echos », le secrétaire général de la CFDT dénonce donc « une réforme qui est censée corriger les injustices du système actuel et qui va commencer par les accroître » et annonce que la CFDT va appeler à manifester le 17 décembre sur ses propres revendications. « Voir que le compromis est à portée de main et le balayer pour une question de dogmatisme budgétaire est une profonde erreur », estime le syndicaliste. En outre la transition va surtout être caractérisée pendant au moins une quinzaine d’années de multiples régimes en fonction de la date de naissance, des transitions des régimes spéciaux et des exceptions consenties à certaines catégories de fonctionnaires

 

Retarder l’âge de la retraites: une mauvaise réforme

Retarder  l’âge de la retraites: une mauvaise   réforme

 

 

Le gouvernement s’est sans doute trompé de réforme. Au lieu de s’attaquer à la durée de travail qui aurait un impact presque immédiat sur la compétitivité, il a choisi la réforme de la retraite dont les des effets seront à la fois minimes  et très différés. A juste titre sans doute, Jean Christophe Lagarde ( UDI)- pas vraiment un gauchiste – met les pieds dans le plat de la fausse réforme des retraites. Pour lui ce n’est pas l’âge de la retraite qu’il faut reculer mais le temps de travail qu’il faut augmenter. Notons que la France la durée de travail annuelle la plus faible de l’Europe.  1646 heures travaillées, soit 434 heures de moins que la Roumanie ! «La solution, c’est de travailler plus longtemps tout au long de sa vie pour partir plus tôt, à 62 ans. Au lieu de travailler 35 heures, il faut travailler 37 heures et ça équilibrera les retraites !» déclare Jean-Christophe Lagarde.  Concernant la grève du 5 décembre, il  prévient : «On va droit dans le mur ! Des tas de secteurs sont en ébullition, comme les étudiants. Le problème de fond, c’est que depuis 20 ans la rémunération du capital augmente de manière fantastique et celle du travail diminue !»

 

Pour des questions démographiques et de justice, une réforme des retraites est indiscutablement nécessaire. Mais l’urgence n’est sans doute pas de retarder de manière uniforme l’âge de la retraite mais de travailler davantage tout au long de sa vie en tenant compte des spécificités du métier.  Le problème, c’est que la France a pris l’habitude d’enfiler les réformettes tous les cinq ans en moyenne sans s’attaquer aux questions de fond. Il y a forcément l’équilibre financier à trouver entre les actifs et les retraités. De ce point de vue, la France souffre d’un taux d’inactivité trop important comparé aux autres pays . Ce sont en les cotisations d’actifs qui permettent d’assurer le financement des pensions. Jusqu’alors  on a surtout résonné en termes de catégories professionnelles, d’entreprises et de secteurs. De sorte qu’on n’a fait l’amalgame entre les conditions de vie d’un employé dont le travail ne comporte pas de sujétion particulière avec celui d’un autre  salarié soumis à des conditions de travail difficiles ( charge physique, charge mentale, cadence, horaires, travail des dimanches et jours de fête etc.). Si une véritable réforme égalitaire devait intervenir, elle devrait prendre en compte les conditions individuelles de chaque salarié et non son appartenance à un secteur à une entreprise. À l’hôpital, tous les salariés sont loin d’être soumis aux contraintes d’un service d’urgence, à la SNCF nombre de postes ne justifient nullement une retraite anticipée par rapport à la norme, chez les fonctionnaire en général s’ajoutent des conditions de travail généreuses à des sureffectifs. Certes certains métiers, dans certaines fonctions et dans certaines circonstances subissent des contraintes qui justifient un départ en retraite anticipé. Cette réalité ne doit toutefois pas servir d’alibi pour justifier la généralisation de cet avantage a la masse des autres salariés concernés. On objectera qu’un salarié peut au  cours de sa carrière changer de poste, certains plus difficiles que d’autres. Ce sont précisément ces sujétions particulières qui doivent être évaluées, prises en compte pour justifier un niveau de retraite particulier. C’est l’approche globale qui rend la réforme actuelle complètement confuse en même temps qu’injuste. Pour preuve , il y a une différence d’espérance de vie de sept ans entre certains ouvriers et des cadres. C’est la philosophie même du régime des retraites qui doit être mises en cause. L’approche méthodologique par secteur, statut, grande entreprise est complètement obsolète et nourrit l’inefficacité et la justice. Enfin pour éviter d’avoir à engager une réforme tous les cinq ans, il convient de prendre le temps d’organiser les inévitables transitions car on ne passe pas d’un système aujourd’hui particulièrement incohérent et inégalitaire à un système universel. Bref comme sur beaucoup d’autres sujets, l’approche du gouvernement se caractérise par une grande incompétence technique et sociale. Enfin et peut-être surtout comme l’indique Jean-Christophe Lagarde l’ urgence n’est sans doute pas le report uniforme de l’âge de la retraite mais l’augmentation 

Retarder l’âge de la retraites: la mauvaise réforme ( Jean-Christophe Lagarde, UDI))

Retarder  l’âge de la retraites: la mauvaise  réforme ( Jean-Christophe Lagarde, UDI))

 

A juste titre sans doute Jean Christophe Lagarde ( UDI) met les pieds dans le plat de la fausse réforme des retraites. Pour lui ce n’est pas l’âge de la retraite qu’il faut reculer mais le temps de travail qu’il faut augmenter. Notons que la France la durée de travail annuelle la plus faible de l’Europe.  1646 heures travaillées, soit 434 heures de moins que la Roumanie ! «La solution, c’est de travailler plus longtemps tout au long de sa vie pour partir plus tôt, à 62 ans. Au lieu de travailler 35 heures, il faut travailler 37 heures et ça équilibrera les retraites !» déclare Jean-Christophe Lagarde.  Concernant la grève du 5 décembre, il  prévient : «On va droit dans le mur ! Des tas de secteurs sont en ébullition, comme les étudiants. Le problème de fond, c’est que depuis 20 ans la rémunération du capital augmente de manière fantastique et celle du travail diminue !»

 

Pour des questions démographiques et de justice, une réforme des retraites est indiscutablement nécessaire. Mais l’urgence n’est sans doute pas de retarder de manière uniforme l’âge de la retraite mais de travailler davantage tout au long de sa vie en tenant compte des spécificités du métier.  Le problème, c’est que la France a pris l’habitude d’enfiler les réformettes tous les cinq ans en moyenne sans s’attaquer aux questions de fond. Il y a forcément l’équilibre financier à trouver entre les actifs et les retraités. De ce point de vue, la France souffre d’un taux d’inactivité trop important comparé aux autres pays . Ce sont en les cotisations d’actifs qui permettent d’assurer le financement des pensions. Jusqu’alors  on a surtout résonné en termes de catégories professionnelles, d’entreprises et de secteurs. De sorte qu’on n’a fait l’amalgame entre les conditions de vie d’un employé dont le travail ne comporte pas de sujétion particulière avec celui d’un autre  salarié soumis à des conditions de travail difficiles ( charge physique, charge mentale, cadence, horaires, travail des dimanches et jours de fête etc.). Si une véritable réforme égalitaire devait intervenir, elle devrait prendre en compte les conditions individuelles de chaque salarié et non son appartenance à un secteur à une entreprise. À l’hôpital, tous les salariés sont loin d’être soumis aux contraintes d’un service d’urgence, à la SNCF nombre de postes ne justifient nullement une retraite anticipée par rapport à la norme, chez les fonctionnaire en général s’ajoutent des conditions de travail généreuses à des sureffectifs. Certes certains métiers, dans certaines fonctions et dans certaines circonstances subissent des contraintes qui justifient un départ en retraite anticipé. Cette réalité ne doit toutefois pas servir d’alibi pour justifier la généralisation de cet avantage a la masse des autres salariés concernés. On objectera qu’un salarié peut au  cours de sa carrière changer de poste, certains plus difficiles que d’autres. Ce sont précisément ces sujétions particulières qui doivent être évaluées, prises en compte pour justifier un niveau de retraite particulier. C’est l’approche globale qui rend la réforme actuelle complètement confuse en même temps qu’injuste. Pour preuve , il y a une différence d’espérance de vie de sept ans entre certains ouvriers et des cadres. C’est la philosophie même du régime des retraites qui doit être mises en cause. L’approche méthodologique par secteur, statut, grande entreprise est complètement obsolète et nourrit l’inefficacité et la justice. Enfin pour éviter d’avoir à engager une réforme tous les cinq ans, il convient de prendre le temps d’organiser les inévitables transitions car on ne passe pas d’un système aujourd’hui particulièrement incohérent et inégalitaire à un système universel. Bref comme sur beaucoup d’autres sujets, l’approche du gouvernement se caractérise par une grande incompétence technique et sociale. Enfin et peut-être surtout comme l’indique Jean-Christophe Lagarde l’ urgence n’est sans doute pas le report uniforme de l’âge de la retraite mais l’augmentation du temps de travail tout au long de la vie. Ce qui permettrait de maintenir un âge de départ réel autour de 62 ans.

 

Retarder l’âge de la retraites: ce n’est pas la vraie réforme ( Jean-Christophe Lagarde)

Retarder  l’âge de la retraites: ce n’est pas la vraie réforme ( Jean-Christophe Lagarde)

 

A juste titre sans doute Jean Christophe Lagarde ( UDI) met les pieds dans le plat de la fausse réforme des retraites. Pour lui ce n’est pas l’âge de la retraite qu’il faut reculer mais le temps de travail qu’il faut augmenter. Notons que la France la durée de travail annuelle la plus faible de l’Europe.  1646 heures travaillées, soit 434 heures de moins que la Roumanie !

 

: «La solution, c’est de travailler plus longtemps tout au long de sa vie pour partir plus tôt, à 62 ans. Au lieu de travailler 35 heures, il faut travailler 37 heures et ça équilibrera les retraites !».déclare Jean-Christophe Lagarde

Concernant la grève du 5 décembre, il  prévient : «On va droit dans le mur ! Des tas de secteurs sont en ébullition, comme les étudiants. Le problème de fond, c’est que depuis 20 ans la rémunération du capital augmente de manière fantastique et celle du travail diminue !»

Pour des questions démographiques et de justice, une réforme des retraites et indiscutablement nécessaire. Mais l’urgence n’est sans doute pas de retarder de manière uniforme l’âge de la retraite mais de travailler davantage tout au long de sa vie en tenant compte des spécificités du métier.  Le problème, c’est que la France a pris l’habitude d’enfiler les réformettes tous les cinq ans en moyenne sans s’attaquer aux questions de fond. Il y a forcément l’équilibre financier à trouver entre les actifs et les retraités. De ce point de vue, la France souffre d’un taux d’inactivité trop important comparé aux autres pays . Ce sont en les cotisations d’actifs qui permettent d’assurer le financement des pensions. Jusqu’alors  on a surtout résonné en termes de catégories professionnelles, d’entreprises et de secteurs. De sorte qu’on n’a fait l’amalgame entre les conditions de vie d’un employé dont le travail ne comporte pas de sujétion particulière avec celui d’un autre  salarié soumis à des conditions de travail difficiles ( charge physique, charge mentale, cadence, horaires, travail des dimanches et jours de fête etc.). Si une véritable réforme égalitaire devait intervenir, elle devrait prendre en compte les conditions individuelles de chaque salarié et non son appartenance à un secteur à une entreprise. À l’hôpital, tous les salariés sont loin d’être soumis aux contraintes d’un service d’urgence, à la SNCF nombre de postes ne justifient nullement une retraite anticipée par rapport à la norme, chez les fonctionnaire en général s’ajoutent des conditions de travail généreuses à des sureffectifs. Certes certains métiers, dans certaines fonctions et dans certaines circonstances subissent des contraintes qui justifient un départ en retraite anticipé. Cette réalité ne doit toutefois pas servir d’alibi pour justifier la généralisation de cet avantage a la masse des autres salariés concernés. On objectera qu’un salarié peut au  cours de sa carrière changer de poste, certains plus difficiles que d’autres. Ce sont précisément ces sujétions particulières qui doivent être évaluées, prises en compte pour justifier un niveau de retraite particulier. C’est l’approche globale qui rend la réforme actuelle complètement confuse en même temps qu’injuste. Pour preuve , il y a une différence d’espérance de vie de sept ans entre certains ouvriers et des cadres. C’est la philosophie même du régime des retraites qui doit être mises en cause. L’approche méthodologique par secteur, statut, grande entreprise est complètement obsolète et nourrit l’inefficacité et la justice. Enfin pour éviter d’avoir à engager une réforme tous les cinq ans, il convient de prendre le temps d’organiser les inévitables transitions car on ne passe pas d’un système aujourd’hui particulièrement incohérent et inégalitaire à un système universel. Bref comme sur beaucoup d’autres sujets, l’approche du gouvernement se caractérise par une grande incompétence technique et sociale. Enfin et peut-être surtout comme l’indique Jean-Christophe Lagarde l’ urgence n’est sans doute pas le report uniforme de l’âge de la retraite mais l’augmentation du temps de travail tout au long de la vie. Ce qui permettrait de maintenir un âge de départ réel autour de 62 ans.

 

Retraites: le MEDEF pour un report immédiat de l’âge de la retraite

Retraites: le MEDEF pour un report immédiat de l’âge de la retraite

 

En reprenant à son compte le concept de l’âge pivot, le Medef demande tout simplement de reporter l’âge effectif de la retraite. En effet l’âge  pivot était un artifice pour allonger  la durée de cotisation qui pourrait ainsi passer de 62 ans à 63 ou 64 pour une retraite pleine. L’âge légal demeurerait à 62 ans mais ceux qui la prendraient  à cet âge-là subirait une baisse de pension. Une proposition d’ordre budgétaire qu’on peut comprendre sinon admettre en l’état des perspectives financières financiers mais qui va complètement à l’encontre du concept de retraite à points; la retraite à points doit en effet autoriser les retraités à prendre leur retraite à l’âge qu’ils souhaitent parenthèse (avec un minimum). Le Medef sent sans doute que la réforme des retraites à caractère universel à plus en plus de plomb dans l’aile. Ce qui est en question c’est de savoir si elle s’appliquera en 2025,2035 ….ou 2070 avec la clause grand-père ( âge moyen d’ entrée au travail 23 ans plus 45 ans de cotisations). Le Medef souhaite des mesures budgétaires immédiates et tout simplement un report de l’âge pour une retraite entière . Le  Medef conteste d’ailleurs que des mesures budgétaires n’aient  pas été prises préalablement à la grande forme envisagée par le gouvernement. “On ne peut pas faire une réforme qui se veut la mère de toutes les réformes (…) en l’asseyant sur un régime qui n’est pas équilibré”, a-t-il dit en conférence de presse. “Il faut une réforme d’équilibre avant de faire une réforme d’équité.”

Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), si rien n’est fait, le déficit du régime des retraites sera compris en 2025 entre 7,9 à 17,2 milliards d’euros, en fonction de la méthode et du scénario de croissance retenus.

Il ne serait pas raisonnable, selon Geoffroy Roux de Bézieux, de toucher au taux de cotisation ou encore au montant des pensions, étant donné le climat social actuel. La mesure de l’âge pivot est donc la “plus équilibrée”, la plus “juste”, car elle “laisse une liberté de choix”, précise-t-il.

L’âge pivot consiste à instaurer un âge minimal pour obtenir une retraite à taux plein, assorti d’une décote et d’une surcote en cas de départ précoce ou tardif du marché du travail. C’est la solution qu’a proposée le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, mais seulement dans le cadre du futur régime universel.

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

 

Cette contradiction est la conséquence du traitement des problématiques économiques et sociales par tranches de saucisson ; Or ces questions s’insèrent le plus souvent dans des processus systémiques interdépendants ; Pour parler simple, on veut repousser l’âge de la retraite (théoriquement applicable à 62 ans mais la moyenne des départ réels est de 62.5 ans) ; dans la reforme en cours, la date de départ serait repoussée à 64 ans. Le problème c’est qu’actuellement un retraité sur deux part en retraite en situation de quasi chômage. (Certains sont à pole emploi d’autres alimentent  le halo du chômage (sécu, invalidité, allocations sociales, etc.). Se pose donc avec l’allongement de l’âge effectif du départ en retraite le problème crucial de l’emploi des séniors. Et de ce point de vue tout est à revoir dans les conditions d’utilisation de cette catégories (temps de travail, formation, responsabilités, transition  etc.). Les avertissements sur l’emploi des seniors se multiplient donc. Après le rapport du Sénat présenté le 8 octobre dernier, c’est autour de la Cour des comptes de tirer la sonnette d’alarme. Dans un référé rendu public ce jeudi 10 octobre, le président de la juridiction financière, Didier Migaud, met en garde le Premier ministre, Edouard Philippe, sur les risques de précarisation des seniors exclus du marché du travail. Alors que le gouvernement s’est lancé dans une réforme des retraites très sensible politiquement, la question de l’emploi des salariés les plus âgés revient au centre des débats. Le recul de l’âge légal à la retraite lié aux différentes réformes menées depuis une quinzaine d’années n’a pas amélioré forcément sur tous les plans le sort des seniors sur le marché du travail.

Le nombre de chômeurs de longue durée âgés de plus de 50 ans, inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, a explosé après la crise de 2008. D’après les données de l’Insee communiqués dans le document de la Cour des comptes, les chômeurs de plus de 50 ans ont doublé (554.000 au premier trimestre 2019), « soit une hausse beaucoup plus importante que celle du nombre de chômeurs âgés de 15 à 24 ans (+ 11 %) et de 25 à 49 ans (+ 26 %) ».

Rien que pour la catégorie A, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans a triplé depuis 2008 (916.400) en raison également de la fin de dispense de recherche d’emploi pour les plus de 57 ans depuis 2012. Le premier magistrat de la rue Cambon est particulièrement critique à l’égard des politiques de ressources humaines dans les entreprises.

« .

Du côté du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation pour adulte handicapé (AAH), la proportion des allocataires âgés de 60 à 64 ans dans leur classe d’âge  »a ainsi augmenté de 111 % en dix ans depuis 2009 pour le RSA socle, et de 192 % depuis 2010 pour l’AAH ».

Les différents mécanismes de protection sociale ne suffisent pas à limiter ce risque de précarisation pour les seniors situés dans une zone grise. « Ces revenus de transfert parviennent à réduire partiellement le taux de pauvreté des ménages de seniors qui ne sont ni en emploi, ni en retraite. Ce taux passe de plus de 72 % avant redistribution à 54 % après. Cette part reste toutefois très élevée, à un niveau supérieur à celui constaté pour les personnes sans emploi âgés de 25 à 52 ans (47 % après redistribution) »explique la Cour des comptes. Elle évalue le niveau de vie mensuel de ces personnes à 882 euros alors que le seuil de pauvreté s’élève à environ 1.015 euros par mois selon de récents chiffres de l’Insee.

Le magistrat Didier Migaud pointe en particulier l’absence d’évaluation des politiques publiques relatives aux retraites. Il relève par exemple que la loi de 2010 portée par le gouvernement de François Fillon n’a donné lieu « à aucune étude d’impact solide sur les effets potentiels des mesures de report d’âge en termes de basculement dans l’inactivité et les minima sociaux ».

Il souligne que les premières études documentées sur cette réforme ont été publiées en 2016 par le ministère de la Santé. Le service de statistiques du ministère a ainsi montré que le report de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans allait entraîner « un surplus d’environ 80.000 allocataires âgés de 60 et 61 ans au titre du RSA socle, de l’AAH et de l’ASS, pour un surcoût estimé à environ 600 millions d’euros par an ».

A cela s’ajoute, un « bilan décevant » des politiques de l’emploi à l’égard des seniors depuis le début des années 2000 qui contribue à leur mise à l’écart du marché du travail. Face à la possible aggravation des risques de paupérisation, l’organisme public recommande de mieux chiffrer les phénomènes de basculement dans l’inactivité de cette population dans le cadre de la future réforme.

 

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

 

Théoriquement la retraite peut être prise à partir de 62 ans. Dans les faits,  l’âge moyen de départ et de 62 ans et demi. On s’apprête à repousser la à 64 ans pour une retraite pleine or le problème est qu’une partie non négligeable des salariés âgés sont déjà au chômage avant. Les seniors sont en effet particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d’un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d’emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l’ensemble des inscrits. Plus l’âge avance et plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir du chômage.

Ainsi, 60,2% des plus de 55 ans étaient au chômage depuis plus d’un an en 2018 contre 41,8% pour l’ensemble des chômeurs de 15 à 64 ans.

Comment dès lors  envisager d’un point de vue social la compatibilité avec un report de l’âge de la retraite. Il est vraisemblable qu’en attendant la fatidique date, nombre d’intéressés iront rejoindre le halo du chômage, c’est-à-dire ce qui n’ont plus droit à rien en matière d’indemnités et qui ne recherchent plus de travail à Pôle emploi. Un report éventuel de l’âge  de la retraite (qui devrait être ciblé en fonction de la nature des métiers et de leur pénibilité) n’est donc socialement acceptable que s’il est accompagné d’une politique de réinsertion professionnelle de ces salariés âgés en utilisant d’une part les moyens de la formation, d’autre part en créant des dispositions légales contractuelles pour aménager leur temps et autres conditions de travail

Retraites : Macron revient sur l’idée de l’âge pivot pour faire plaisir aux patrons

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Macron craint la rentrée sociale. Aussi multiplie-t-il les propos contradictoires sur de nombreux sujets pour tenter de rassurer les uns et les autres. Ainsi au cours de ses multiples apparitions supposées rendre compte du G7, Macron avait créé la surprise en déclarant que le concept de durée de cotisation devait se substituer à l’idée d’âge pivot. Une mesure qui avait été jugée révolutionnaire par certains médias approximatifs. En effet,  il y a longtemps que ce concept existe car en réalité pour obtenir une pension complète, tout repose sur cette durée des cotisations. En moyenne les Français partent en retraite à 63 ans alors que la l’âge légal  est fixé à 62 ans. Pourquoi ce dépassement ??  Justement pour gonfler la retraite si possible jusqu’à son maximum. De toute manière durée ou âge  pivot, cela ne change rien en moyenne quant au report de l’âge réel. En effet les Français aujourd’hui partent donc vers 63 ans, l’objectif du gouvernement et de les faire partir dans un premier temps vers 64 ans. Or la proposition concernant la durée de cotisation consiste à exiger 43 ans d’annuités.  les Français entrent sur le marché du travail à 21 ans. 21 + 43 égal 64 ans, soit exactement le même chiffre que celui qui était avancé pour l’âge pivot. Le Medef lui ne veut pas de parcours individualisés, il veut un report de la retraite immédiat et pour tous. Du coup pour les rassurer Macron ressort l’idée de l’âge pivot.

La prise de position du chef de l’Etat a surpris alors que le Haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, préconise l’instauration d’un âge pivot à 64 ans sous peine de décote, dans son rapport préparatoire rendu public le 18 juillet.

“Je vous rappelle que le rapport Delevoye exposait sur le fond deux options pour calculer le futur âge du taux plein : d’une part un âge de taux plein en fonction de la durée de ce que chacun aurait cotisé, d’autre part un âge de taux plein qui serait le même pour tous et qui serait fixé à 64 ans”, a déclaré dans une diarrhée verbale comme d’habitude Sibeth Ndiaye lors du compte rendu du conseil des ministres.

“Ces deux options sont sur la table. Le président a exprimé la préférence qui était la sienne, il ne s’agit pas là d’enterrer l’idée de l’âge pivot, l’idée est plutôt dans son esprit de mieux prendre en compte notamment ceux qui commencent à travailler tôt. Il souhaite néanmoins que cette question soit mise au débat”, a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, recevra les 5 et 6 septembre les partenaires sociaux à ce sujet. Une consultation citoyenne sera par ailleurs mise en œuvre.

La porte-parole a précisé que les modalités d’organisation de cette consultation seraient prochainement détaillées par le chef du gouvernement.

“Le président de la République fera ce qu’il juge utile de faire pour que le climat d’apaisement, de dialogue, soit le plus fructueux possible”, a-t-elle dit à propos d’une éventuelle participation d’Emmanuel Macron.

Sibeth Ndiaye a nié tout changement de pied de l’exécutif sur ce dossier.

“Nous avions toujours indiqué que le système devrait être équilibré à l’horizon 2025 (…) Ce constat-là, nous n’en dévions pas.”

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