Archive pour le Tag 'intermédiaires'

Unedic : Macron enfonce les corps intermédiaires

Unedic : Macron enfonce les corps intermédiaires

 

Comme c’était prévisible, Macron a profité de l’échec des négociations sur l’Unedic pour enfoncer les corps intermédiaires. Il est vrai que les instances patronales et syndicales se sont montrées assez irresponsables en montrant leur incapacité à négocier sur l’assurance-chômage. Depuis le début du mandat de Macorn, ces organisations ont été systématiquement mises de côté, le président préférant le contact direct avec les Français ce qui par parenthèse a conduit au mouvement des gilets jaunes. Dans sa conception monarchique du pouvoir, Macron n’apprécie guère ces corps intermédiaires et leur échec sur l’Unedic a servi de prétexte pour les discréditer un peu plus “Plusieurs d’entre vous ont parlé des corps intermédiaires, c’est devenu très à la mode”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’un débat à l’Elysée avec les présidents des conseils départementaux. “Moi je crois dans les corps intermédiaires d’autant plus que la première réforme portée dans ce quinquennat avec les ordonnances travail leur a donné plus de place”. “Mais la responsabilité n’est pas toujours partagée”, a-t-il estimé. “On vient d’avoir un exemple (…) on dit aux partenaires sociaux ‘trouvez-nous une solution pour le chômage, vous êtes autour de la table, vous êtes responsables’ alors même que les organisations syndicales ne financent plus le chômage”.“Comme c’est difficile, elles ont rendu hier au gouvernement la copie”, a-t-il poursuivi. “On est dans un drôle de système tout de même où chaque jour dans le pays, on dit ‘corps intermédiaires, démocratie territoriale, démocratie sociale, laissez-nous faire’ et quand on donne la main, on dit ‘pardon Monsieur c’est dur, reprenez-la”. “Le gouvernement va devoir la prendre parce qu’on ne peut pas avoir un déficit cumulé sur le chômage comme celui que nous avons depuis tant d’années”, a-t-il ajouté.

«Les entreprise intermédiaires trop faibles en France»

 «Les entreprise intermédiaires trop faibles en France»

Trois experts soulignent la faiblesse  des entreprises de taille intermédiaire en France contrairement à l’Allemagne.  Robin Rivaton, Alban Neveux et Alexandre Mironesco* s’expriment dans uen contribution à la Tribune

 

« Trop peu de Mittelstand en France, malgré une épargne considérable. Les investisseurs sont trop peu orientés vers les ETI (entreprises de taille intermédiaire) de croissance, et l’écosystème boursier n’aide pas, faute d’investisseurs suffisants sur ce segment. Il faut tirer la sonnette d’alarme à l’aube de la nouvelle révolution industrielle en cours ! La France a mal su jusqu’ici faire éclore des ETI « small & midcaps » capables, en restant françaises, d’intégrer le CAC40 et de devenir des leaders mondiaux. Il s’agit d’un problème majeur que le Président Emmanuel Macron avait bien identifié dans Révolution : «Il faut, ensuite, un financement qui permette à nos entreprises de lever des capitaux rapidement et massivement. C’est indispensable dans une économie de la connaissance. Le problème, c’est bien l’accès rapide et massif aux fonds propres en France». Paradoxe : la France dispose d’une épargne institutionnelle considérable de 2 500 milliards d’euros, dont une bien trop faible part aide nos entreprises à grandir. D’où le faible nombre d’ETI, alors qu’elles sont trois fois plus nombreuses en Allemagne et deux fois plus en Italie et au Royaume-Uni. Penchons-nous sur l’histoire du capitalisme en France sur les quarante dernières années. Il a été façonné par de nombreuses holdings cotées d’origine familiale, entrepreneuriale ou bancaire : Wendel, Bolloré, Pinault, Arnault, Lazard, Paribas, Navigation Mixte, Suez, qui ont donné naissance à des leaders dans leur secteur, aujourd’hui membres du CAC40. Deux exemples frappants : la formation de Capgemini (une «start-up» !) avec l’aide de Wendel, et celle de Schneider à partir d’un empire industriel en faillite, grâce à Paribas et AXA. Représentant par essence du capital permanent, ces investisseurs apportaient à leurs participations l’accès rapide et massif aux fonds propres et l’accompagnement de leur développement sur le long terme. Mais ils ont été emportés par les évolutions réglementaires ayant affecté banques, assurances, gestionnaires d’actifs et marchés financiers. La France doit absolument aujourd’hui se donner les moyens de financer ses ETI, notamment celles issues de la «troisième révolution industrielle», connue sous le terme d’«uberisation». La digitalisation entraîne non seulement le développement rapide de start-up, mais aussi une réinvention des industries traditionnelles qui touchera nombre de PME-ETI, qui auront également recours au marché de capitaux longs. La formule «winner-takes-all» implique que pour la plupart de ces modèles, l’accès au financement rapide et massif est un vrai avantage concurrentiel, dans un contexte de guerre économique mondiale. Si la France a su créer les conditions d’un écosystème dense qui adresse très bien les débuts du cycle de vie des entreprises (Fonds Venture, Bpifrance, Station F), elle a encore beaucoup à faire pour les ETI, notamment les plus prometteuses, dans l’antichambre du CAC40. Le problème est qu’il n’existe que trop peu de passerelles entre notre «vivier de licornes» et l’indice de référence. Récemment, Xavier Niel rappelait qu’il n’existe aucune société du CAC 40 plus jeune que Sanofi (1973) et affirmait, à juste titre : « On a besoin de créer le CAC 40 du prochain siècle ». L’accès au CAC40 demande du temps, des financements sans horizon de temps défini, de la persévérance et du talent. Et pourtant, ce n’est pas le talent qui manque en France, dont la qualité notamment des ingénieurs est reconnue mondialement ! Plus de 20 milliards d’euros ont été levés sur Euronext Paris depuis 2011 par les valeurs moyennes lors d’IPO. Une étude des introductions en Bourse des sociétés françaises cotées à Paris sur cette période illustre l’un des risques inhérents aux IPO ‎: près d’une société sur deux se retrouve aujourd’hui en dessous de son cours d’introduction ! Certaines succombent à la tentation de choisir une valorisation agressive, synonyme de promesses hardies susceptibles d’être déçues par la suite. D’autant plus que les acheteurs naturels d’actions, les fonds «small & midcap» sont peu présents sur les capitalisations boursières inférieures à 1 milliard d’euros. Chez certains gérants d’actifs, la frontière «midcap» avoisine désormais les 6 milliards d’euros ! Il existe certes des acteurs de niche «microcaps», mais insuffisants pour fournir flottant et liquidité aux valeurs inférieures à 1 milliard d’euros. Il peut en résulter une faiblesse du cours de Bourse qui peut couper les sociétés de l’accès aux fonds propres dont leur essor, voire survie, dépend si cruellement. En même temps, l’accélération depuis un an de la taille et du rythme des levées de fonds en France, dessine une génération prometteuse de futures GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon]. Les fonds propres qui seront dédiés à leur croissance sont la condition sine qua non de leur succès. Toutefois, la question de leur pérennité en tant que sociétés françaises indépendantes est posée. Quand il est possible d’avoir accès à des financements plus importants à l’étranger, il en va de la souveraineté nationale et de la création d’emplois en France. C’est peut-être en revenant à l’esprit des holdings que l’on pourra amorcer l’«ascenseur social pour ETI» à même de renouveler notre CAC40. Il faut réfléchir à des solutions hybrides, qui combinent certaines techniques d’investissement du Private Equity et de la gestion de sociétés cotées. De nouvelles structures juridiques et formes de financement bénéficiant de capital permanent, qui s’inspirent du passé en étant soucieuses du long terme et concentrées sur l’accompagnement des entrepreneurs. »

  • ·         Robin Rivaton est économiste et essayiste, Alban Neveux est directeur général de Advention Business Partners et Alexandre Mironesco est fondateur de IÉNA Capital.

FOOT- Affaire Marseille : des intermédiaires qui se gavent du foot fric

FOOT- Affaire Marseille : des intermédiaires qui se gavent du foot fric

 

L’affaire du transfert de Gignac et des rétros commissions n’est pas une affaire isolée. Lors d’une émission sur canal hier, le mécanisme a été illustré par plusieurs cas. En cause d’abord la folie des salaires des joueurs (100 000 euros à plusieurs million par mois), folie auusi des transferts. Du coup la plupart des clubs sont en déficit puisque les salaires représentent au moins 80% du chiffre d’affaires.  Des sommes énormes qui attirent toute une faune d’intermédiaires dont beaucoup très sulfureux. Des intermédiaires qui font monter les enchères et se sucrent au passage. C’est auusi l’avis d’un spécialiste Jean Michel Larqué.  Le placement en garde à vue ce mardi de Vincent Labrune et ses deux prédécesseurs au poste de président de l’Olympique de Marseille n’étonne pas plus que cela Jean-Michel Larqué, mais le consultant de RMC estime que l’OM n’a rien inventé en la matière. Les transferts donnent souvent lieu à des malversations, et pas uniquement au sein du club phocéen affirme l’ancien capitaine de l’ASSE. « Ce n’est pas une affaire isolée. Je rappellerai qu’il y a à peine un an, une grande star du Brésil est arrivée au Barça et là aussi, on avait trouvé des rétro-commissions qui concernaient le père, le grand-père, à peu près tout le monde. Je ne dirais pas que c’est monnaie courante, mais ne soyons pas non plus trop étonnés plus que cela. Dans cette affaire, il y a un joueur qui est arrivé à Marseille et dont le transfert a été surfacturé (…) L’enquête dira qui a profité de ces surfacturations. À partir de ce moment-là, on verra si ce sont des gens du club ou des proches du club. On verra si c’est le football qui est touché ou si c’est quelque chose de parallèle au football qui est responsable », explique Jean-Michel Larqué qui attend avec impatience la suite des événements dans ce dossier pour le moins épineux.

 




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