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Les propositions du Medef pour l’emploi, la recherche et l’environnement

Les propositions du Medef pour l’emploi la recherche et l’environnement

« Incontestablement, la France se porte mieux » économiquement grâce aux réformes entreprises depuis 2017, estime Patrick Martin dans Une lettre de sept pages adressées au gouvernement dont rend compte la tribune. Mais, pour autant, il souligne aussi « l’inquiétude » des acteurs économiques sur le creusement du déficit public ou sur le déficit de la balance commerciale : « Le redressement du pays est engagé mais il est loin d’être abouti », résume-t-il. Pour y parvenir, le président du Medef liste et détaille, dans ce courrier de pas moins de sept pages, trois « objectifs structurants permettant d’exprimer pleinement le potentiel bien réel de la France d’ici 2030 ».

Le premier consiste à « augmenter le taux d’emploi de huit points pour atteindre le plein emploi » et rejoindre ainsi le niveau de l’Allemagne. Cela « assurerait à la France une hausse de son PIB de près de 10 points » et un gain de recettes fiscales et sociales « de plus de 100 milliards d’euros par an », assure Patrick Martin. Il observe notamment « le drame humain » des « 13% de jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation » - appelés Neet – . Il prône « d’amplifier les réformes » sur l’éducation, et de « faire entrer pleinement l’entreprise dans la « bataille pour l’orientation » décrétée par le Président de la République », avec la mise en place « d’un parcours de réussite » via les entreprises.

 

Deuxième objectif : « pourvoir un million d’emplois de chercheurs, d’ingénieurs et de scientifiques et porter la Recherche et le Développement (R&D) à 3% du PIB », alors que la France est actuellement à 2,2% du PIB pour ces dépenses, la moyenne de l’OCDE à 2,7% et l’Allemagne à 3,3%, selon les données que le président du Medef énonce dans sa lettre. Il faut selon lui « doter l’Europe d’une véritable agence de l’innovation », à l’instar de la Darpa, l’agence de R&D du département de la Défense américain, « démocratiser » - notamment en faveur des femmes et des personnes de milieux modestes – et « normaliser » l’accès aux formations et aux carrières « de la science, de l’innovation et de l’entrepreneuriat ».

Enfin, le troisième objectif décrit par Patrick Martin est de « baisser notre empreinte carbone deux fois plus rapidement, soit 100 millions de tonnes de CO2 de moins » par an. Il faut selon lui arriver à « une révolution climatique des politiques publiques » comprenant un « quoi qu’il en coûte de la simplification » et un « Pacte Vert des investissements ».

La situation de la France est préoccupante pour le Medef

 La situation de la France est préoccupante pour le Medef

Pour Patrick Martin, patron du Medef, la situation de la France est préoccupante. Interview dans le JDD: C’est très préoccupant. Ce qui est significatif c’est que le creusement du déficit reflète très exactement le ralentissement économique. La TVA produit moins de recettes, signe d’une baisse de la consommation, idem pour l’impôt sur les sociétés, symptôme de la crise du secteur de la construction notamment. L’activité économique tourne au ralenti.​

Comment redresser la situation ?​

Il faut traiter ce problème de finances publiques qui n’en finit pas de s’aggraver depuis des décennies. Mais il ne faut pas le traiter dans une logique classique « d’annualité budgétaire ». Or, c’est bien ce qui se dessine. Les agences de notation, juges de paix de la situation budgétaire, ne vont pas découvrir la dégradation des finances publiques l’avant-veille de leur verdict ! Elles examinent les perspectives de notre économie en fonction des actions de redressement qu’engage le gouvernement. Toute décision qui entamerait notre potentiel de croissance conduira à une dégradation de la note de la France. Il faut donc chercher des économies, mais il faut les chercher au bon endroit, c’est-à-dire sur les dépenses de fonctionnement des fonctions publiques.​

On va y venir. Mais sur les conséquences à court terme, Bruno Le Maire a ramené sa prévision de croissance de 1,4 à 1 % pour cette année. Est-ce encore à notre portée ?​

Comme le prédisent l’INSEE et la Banque de France, nous nous attendons à une atonie de la croissance sur les deux premiers trimestres de l’année, voire à un risque de récession. En revanche, du fait des augmentations de salaire et d’un ralentissement de l’inflation, on devrait bénéficier d’une légère hausse du pouvoir d’achat et donc d’un redémarrage de la consommation sur la deuxième partie de l’année. Cela devrait susciter une baisse des taux d’intérêt. Atteindre 1 % de croissance cette année est très ambitieux. La prévision de la Banque de France autour de 0,7 %, voire 0,8 % semble plus réaliste.​

Sur TF1, le Premier ministre a écarté toute remise en cause de la politique de l’offre, est-ce là un élément rassurant pour les entreprises ?​

Il y a deux points positifs à retenir de son intervention. Le premier, c’est qu’à deux reprises, le Premier ministre a marqué sa confiance dans les partenaires sociaux. C’est un signal rassurant. Et par ailleurs, parce qu’elles créent des emplois, le Premier ministre s’est engagé à ne pas affaiblir les entreprises par des mesures fiscales ou sociales qui altéreraient leur compétitivité. Très bien… À une nuance près : dans l’étrange sémantique gouvernementale, ne pas augmenter les impôts, ça n’exclut pas de diminuer les aides. D’où notre vigilance.​

C’est-à-dire précisément, vous pensez à quoi​ ?

Il y a déjà eu un coup de canif très préoccupant dans le budget 2024, avec l’écrêtement des allégements de charges sur les niveaux de rémunération entre 2,5 et 3,5 smic, qui touchent les niveaux de qualification et les secteurs d’activité les plus exposés à la concurrence internationale. Je rappelle qu’au-dessus de 2,1 smic, le coût du travail est plus élevé chez nous qu’en Allemagne.

L’engagement a été pris de supprimer la CVAE – contribution sur la valeur ajoutée e des entreprises – d’ici à 2027. Il reste un peu plus de 3 milliards à solder. Est-ce que vous anticipez le fait que ce ne sera pas pour 2025 ?

Nous sommes inquiets de ce que nous entendons ici et là. La CVAE devait être supprimée intégralement en 2023. Puis on nous a annoncé que ce serait étalé sur 2023-2024. Puis qu’elle s’éteindrait progressivement d’ici 2027. Une nouvelle remise en cause entamerait la confiance qu’on peut placer dans la parole de l’État. Quand on voit la capacité d’accélération des Américains sur la compétitivité et sur l’investissement, la remise en cause de la suppression de la CVAE qui pèse massivement sur l’industrie, contribuerait à accentuer le risque de décrochage par rapport à nos compétiteurs.​

Vous avez écrit aux parlementaires cette semaine pour les alerter sur l’écart grandissant entre l’économie américaine qui s’envole et la nôtre.

L’Europe et la France ne sont pas un monde à part. Nos économies sont ouvertes et c’est tant mieux ! Mais si l’on regarde les coûts de l’énergie ou le soutien que les États accordent à leurs entreprises, nous sommes en train de nous faire distancer par les Chinois qui ont des pratiques très prédatrices, et de l’autre côté, par les Américains. Le programme subventions IRA (Inflation Reduction Act) était, à l’origine, dimensionné à hauteur de 370 milliards de dollars. Le gouvernement américain reconnaît qu’il devrait monter à 1 000 milliards de crédits d’impôt, avec une rapidité de déploiement qui est absolument incroyable. Les délais d’instruction des demandes et les modalités de versement des montants font qu’on prend systématiquement au moins un an de retard.​

À ce propos, le Sénat a rejeté l’accord de libre-échange avec le Canada cette semaine. Comment vous interprétez ce vote ?​

Le Medef soutient cet accord. Ce vote contre le CETA est un non-sens ! Il y a six ans et demi qu’il est en expérimentation. Nous n’en sommes plus aux supputations. Il y a des faits : tous les chiffres démontrent que cet accord est extrêmement profitable à l’Europe et à la France, y compris pour les filières agricoles. Comment, dès lors, expliquer le vote de certains sénateurs qui soutenaient le traité à l’origine ? La seule explication, c’est qu’il y a des postures politiques opportunistes qui sont extrêmement préoccupantes au moment où nous avons besoin de rationalité.​

Vous craignez qu’une forme de complotisme ou d’obscurantisme percute fortement l’économie avec des conséquences très néfastes ?​

Nous, entrepreneurs, avons le sens du temps long, avec une vision largement ouverte sur le monde, parce que nous sommes confrontés à la concurrence internationale. Nous pensons avoir une compréhension de ces enjeux plus rationnelle que celle de certains décideurs politiques. Il n’y a rien de pire pour la décision économique que l’instabilité et le manque de visibilité.​

Bruno Le Maire ressort l’idée d’un transfert d’une partie des charges qui pèsent sur les salaires vers la TVA : la fameuse « TVA sociale ». Est-ce une réponse efficace pour relancer l’économie ?​

Les entreprises françaises supportent encore à ce jour 60 milliards d’impôts de production de plus et autant en charges sociales que la moyenne des entreprises européennes. Si l’on veut être compétitif et attractif, c’est à cela qu’il faut s’attaquer. Il est assez illogique, et même inéquitable, que les entreprises, et donc leurs salariés, supportent l’essentiel du coût de la protection sociale française. Les entreprises ne peuvent pas à la fois investir pour tenir leur rang dans la compétition internationale, consacrer 40 milliards d’euros par an de plus pour se décarboner, rehausser massivement le niveau de qualification de leurs salariés, et enfin augmenter les salaires, et développer l’emploi. C’est arithmétiquement impossible. Donc tout ce qui peut alléger les prélèvements obligatoires sur les entreprises permettra de répondre en tout ou partie à ces impératifs. Au quatrième trimestre 2023, le secteur privé a commencé à détruire des emplois alors que 60 000 emplois ont été créés dans les fonctions publiques en 2023. On nous annonce même une perspective de 70 000 nouveaux emplois dans le public en 2024. Vu l’état actuel des finances publiques, cela interroge !

Le Premier ministre annonce une réforme de l’assurance chômage à l’automne. En jouant soit sur la durée d’indemnisation aujourd’hui de 18 mois, soit sur les conditions d’accès aux allocations. Comment accueillez-vous cette initiative ?​

Il serait déjà utile de mesurer les effets des deux précédentes réformes de l’assurance chômage. Relancer une nouvelle réforme est envisageable, certes. Mais elle ne doit pas faire perdre de vue que la réponse la plus puissante au chômage, c’est l’activité. Tout ce qui soutient l’activité est bon pour l’emploi. La deuxième réponse, c’est la formation sur laquelle il faut miser davantage. Les entreprises pour leur part, sont mobilisées pour contribuer au plein-emploi.

Et sur la méthode ? Cette reprise en main du gouvernement ?

Certains considèrent que les partenaires sociaux, dont le MEDEF, poursuivent de vieilles lunes en défendant le paritarisme. Notre société est de plus en plus inflammable et je voudrais souligner que le climat social dans les entreprises privées, à ce jour, est apaisé. C’est un bien précieux. Par ailleurs, je rappelle que les partenaires sociaux gèrent les retraites complémentaires, l’assurance chômage, le régime accidents du travail, des maladies professionnelles, la prévoyance santé. Ces organismes servent 235 milliards d’euros de prestations par an. Et eux ne sont pas déficitaires.

Il y a eu un débat à la fin de l’année dernière sur la régularisation des travailleurs étrangers dans les métiers en tension. Ça a crispé beaucoup les débats. Quelle est la vision du Medef ?​

 Le débat ne se résume pas à celui de la régularisation des sans-papiers. C’est un vrai sujet, mais qui ne concerne que quelques dizaines de milliers de salariés, soit une faible part de l’immigration économique. Nous devons, par ailleurs, prendre en compte les perspectives démographiques. Compte tenu de la chute de la natalité, il faut se poser la question du financement de notre modèle social qui repose aujourd’hui sur le travail. Moins d’actifs du fait de notre démographie, c’est moins de cotisations, donc moins de prestations sociales. Nous devons collectivement y réfléchir. C’est le rôle d’un MEDEF d’affirmation que d’inscrire dans le débat public les grandes questions qui se posent au pays.

Social–Augmentation des salaires : le Medef dit non

Comme souvent en France le dialogue commence mal à propos de la réévaluation des salaires sur l’inflation. Le Medef répond en effet par la négative à la demande de réalignement de la rémunération sur l’inflation considérant que les augmentations passées suffisent. Pourtant la plupart des indicateurs économiques montrent une atteinte nette au pouvoir d’achat surtout dans les basses catégories. En effet en moyenne l’inflation a atteint environ 5 % en 2022 et ce sera vraisemblablement le cas aussi en 2023.

Le problème c’est qu’il s’agit d’une inflation moyenne qui ne rend pas compte de la modification structurelle des dépenses des ménages. Plus les salaires sont bas et plus les ménages subissent l’inflation par exemple des produits alimentaires qui ont progressé de plus de 20 % sur deux ans et de l’énergie.

Au total le retard sera de 10 % au 1er janvier 2024 en tenant compte de la vague d’augmentation qui touche tous les produits et services.

Le Medef déclare qu’il n’est pas question de procéder à de nouvelles augmentations de salaires. Un positionnement qui augure mal de la conférence sociale et de l’indigence de la négociation en France. Pour le patron du Medef les entreprises en ont fait déjà assez sur les salaires.

Un avertissement avant la mobilisation prévue ce vendredi par l’intersyndicale pour demander de meilleures rémunérations pour les salariés. Patrick Martin a doncapposé une fin de non-recevoir. Selon lui, les employeurs ont été à l’écoute des difficultés des salariés, face à l’inflation. Ils ont distribué des primes et augmenté les rémunérations. Aussi, le leader patronal n’entend-t-il pas aller plus loin. Surtout dans un contexte où la conjoncture économique s’assombrit.

Nouvelle hausse de salaire : le Medef dit non !

Comme souvent en France le dialogue commence mal à propos de la réévaluation des salaires sur l’inflation. Le Medef répond en effet par la négative à la demande de réalignement de la rémunération sur l’inflation considérant que les augmentations passées suffisent. Pourtant la plupart des indicateurs économiques montrent une atteinte nette au pouvoir d’achat surtout dans les basses catégories. En effet en moyenne l’inflation a atteint environ 5 % en 2022 et ce sera vraisemblablement le cas aussi en 2023.

Le problème c’est qu’il s’agit d’une inflation moyenne qui ne rend pas compte de la modification structurelle des dépenses des ménages. Plus les salaires sont bas et plus les ménages subissent l’inflation par exemple des produits alimentaires qui ont progressé de plus de 20 % sur deux ans et de l’énergie.

Au total le retard sera de 10 % au 1er janvier 2024 en tenant compte de la vague d’augmentation qui touche tous les produits et services.

Le Medef déclare qu’il n’est pas question de procéder à de nouvelles augmentations de salaires. Un positionnement qui augure mal de la conférence sociale et de l’indigence de la négociation en France. Pour le patron du Medef les entreprises en ont fait déjà assez sur les salaires.

Un avertissement avant la mobilisation prévue ce vendredi par l’intersyndicale pour demander de meilleures rémunérations pour les salariés. Patrick Martin a doncapposé une fin de non-recevoir. Selon lui, les employeurs ont été à l’écoute des difficultés des salariés, face à l’inflation. Ils ont distribué des primes et augmenté les rémunérations. Aussi, le leader patronal n’entend-t-il pas aller plus loin. Surtout dans un contexte où la conjoncture économique s’assombrit.

Social et entreprises: Face à l’étatisation, à quand le réveil du Medef

Social et entreprises: Face à l’étatisation, à quand le réveil du Medef


Il semblerait qu’enfin les syndicats patronaux se réveillent et prennent conscience qu’ils ont peut-être un rôle à jouer vis-à-vis de cette colère sociale qui affecte le pays au moins depuis le début de l’année en particulier concernant les retraites mais pas seulement. Jusque-là en effet , les patrons se seront montrés d’une discrétion coupable laissant ainsi Macron et son gouvernement minoritaire décider de l’agenda social y compris dans des domaines qui concernent en priorité les entreprises et les partenaires sociaux.

Si les patrons avaient su assumer leurs responsabilités y comprise en matière de retraite, on aurait peut-être pu éviter une crise sociale qui en fait est une crise entre la technocratie gouvernementale et le corps social. La question globale du travail mérite en effet être traitée d’abord par les partenaires sociaux et le cas échéant ensuite par la sphère politique si l’intérêt général est en jeu.

Or pour des raisons essentiellement politiciennes, le pouvoir politique s’est emparé d’un peu près tous les enjeux sociaux pour montrer un dynamisme progressiste plus que douteux et surtout peu efficace. Témoin d’ailleurs cette condamnation par l’agence de notation Fitch qui note la compétence du gouvernement à gérer les conflits sociaux. Les trois leaders du Medef, de la CPME et de l’U2P ont proposé à leurs homologues syndicaux une rencontre au plus vite. Le but ? Décider ensemble des futures négociations post-retraites « sans rien nous laisser imposer par le gouvernement ».

En appelant ce mardi à une nouvelle journée d’action le 6 juin prochain , l’intersyndicale retraites a envoyé un signal clair : tous ceux qui espéraient la voir tourner la page de la contestation en sont pour leurs frais. L’opposition aux 64 ans est là pour durer, écrivent ses membres dans le communiqué publié ce mardi à l’issue d’une rencontre en visioconférence entre leurs numéros un.

Emploi des seniors, salaires, usure professionnelle, reconversions… Une nouvelle séquence s’ouvre désormais pour bâtir l’agenda social des mois à venir, Elisabeth Borne l’ayant inscrit en haut de sa feuille de route . Avec, en toile de fond, un nouveau rapport de force qui se dessine entre les trois acteurs de la pièce – exécutif, syndicats et patronat – ce dernier ayant peur d’en faire les frais, comme le montre un courrier auquel « Les Echos » a eu accès.

Social : Face à l’étatisation, le réveil du Medef

Social : Face à l’étatisation, le réveil du Medef


Il semblerait qu’enfin les syndicats patronaux se réveillent et prennent conscience qu’ils ont peut-être un rôle à jouer vis-à-vis de cette colère sociale qui affecte le pays au moins depuis le début de l’année en particulier concernant les retraites mais pas seulement. Jusque-là en effet , les patrons se seront montrés d’une discrétion coupable laissant ainsi Macron et son gouvernement minoritaire déciderde l’agenda social y compris dans des domaines qui concernent en priorité les entreprises et les partenaires sociaux.

Si les patrons avaient su assumer leurs responsabilités y comprise en matière de retraite, on aurait peut-être pu éviter une crise sociale qui en fait est une crise entre la technocratie gouvernementale et le corps social. La question globale du travail mérite en effet être traitée d’abord par les partenaires sociaux et le cas échéant ensuite par la sphère politique si l’intérêt général est en jeu.

Or pour des raisons essentiellement politiciennes, le pouvoir politique s’est emparé d’un peu près tous les enjeux sociaux pour montrer un dynamisme progressiste plus que douteux et surtout peu efficace. Témoin d’ailleurs cette condamnation par l’agence de notation Fitch qui note la compétence du gouvernement à gérer les conflits sociaux. Les trois leaders du Medef, de la CPME et de l’U2P ont proposé à leurs homologues syndicaux une rencontre au plus vite. Le but ? Décider ensemble des futures négociations post-retraites « sans rien nous laisser imposer par le gouvernement ».

En appelant ce mardi à une nouvelle journée d’action le 6 juin prochain , l’intersyndicale retraites a envoyé un signal clair : tous ceux qui espéraient la voir tourner la page de la contestation en sont pour leurs frais. L’opposition aux 64 ans est là pour durer, écrivent ses membres dans le communiqué publié ce mardi à l’issue d’une rencontre en visioconférence entre leurs numéros un.

Emploi des seniors, salaires, usure professionnelle, reconversions… Une nouvelle séquence s’ouvre désormais pour bâtir l’agenda social des mois à venir, Elisabeth Borne l’ayant inscrit en haut de sa feuille de route . Avec, en toile de fond, un nouveau rapport de force qui se dessine entre les trois acteurs de la pièce – exécutif, syndicats et patronat – ce dernier ayant peur d’en faire les frais, comme le montre un courrier auquel « Les Echos » a eu accès.

Le Medef à Macron :’Poliment’ … on verra plus tard

Le Medef à Macron, poliment…. on verra plus tard !

Le Medef s’est surtout caractérisé ces derniers temps par son silence assourdissant. Alors que le patronat était particulièrement concerné par la réforme notamment sur le difficile problème de la question de l’emploi des seniors . Notons d’ailleurs qu’il s’est aussi imposé tant à l’index qu’à des mesures de régulation ne souhaitant pas évidemment être contraint de maintenir dans l’emploi des salariés de plus de 62 ans. Cette fois, ils ont bien été contraints de sortir du bois à l’invitation du chef de l’État. On aura quant même observé que le syndicat des patrons avec beaucoup moins de bruit que les syndicats de salariés à rejeté le calendrier et nombre d’objectifs évoqués par le chef de l’État. « Nous avons notre propre calendrier » a indiqué le président du patronat qui en outre ne s’est pas précipité pour traiter de la question des salaires déjà pratiquement oubliés par macron dans son discours à la télé.

«Ce qu’on a compris, c’est que le président souhaite mieux associer les partenaires sociaux aux discussions futures, notamment sur l’emploi des seniors et ce qui a été enlevé par le Conseil constitutionnel (de la réforme des retraites, ndlr.)», a expliqué Geoffroy Roux de Bézieux à l’issue de la réunion. Lors de la réunion, le président a également évoqué les transitions professionnelles, le parcours en entreprises ainsi que l’arrivée prochaine d’une loi sur le partage de la valeur, en évoquant plus généralement sa volonté de «mieux associer les partenaires sociaux en les laissant travailler» a précisé le patron des patrons.

Pour autant, «on attend que les syndicats reviennent» a déclaré le président du Medef, qui a indiqué ne pas vouloir attendre le 1er mai (date avant laquelle les syndicats ne souhaitent pas reprendre le dialogue avec le gouvernement) pour prendre contact avec les organisations syndicales afin de «voir ce sur quoi on peut se mettre d’accord pour négocier».

Le patron des patrons a considéré qu’il était inutile d’engager des discussions si on est à peu près sûr d’échouer à l’arrivée. Comme une fin de non-recevoir à beaucoup de propositions de Macron mais de manière très polie.

Le patronat reste cependant dubitatif sur la volonté de Macon de ne pas céder au centralisme et à la précipitation dans le domaine social
« On ose croire à un changement de méthode de la part du président », a indiqué Jean-Christophe Repon, vice-président de l’U2P en charge du dialogue social.

Réforme sociale : l’étatisation systématique du débat à cause de l’impuissance du Medef

Réforme sociale : l’étatisation systématique du débat à cause de l’impuissance du Medef

D’une certaine manière, le silence du Medef est assez scandaleux dans une période où les enjeux économiques et sociaux sont aussi importants. Par son silence et son manque de courage, le Medef est en train de transférer ses responsabilités de partenaires sociales à l’Etat. Du coup, le gouvernement et les organisations syndicales tombent dans le piège de l’étatisation du débat. Or dans le domaine social, l’État a rarement fait preuve de son efficacité et ce terrain n’est pas de sa responsabilité quand il ne met pas en cause l’intérêt général comme dans le code du travail. Il n’est pas normal que les organisations patronales et les organisations syndicales ne se soient pas saisies en priorité de la problématique du travail sous tous ses aspects. Ce n’est pas au gouvernement qui n’y connaît rien de décider seul de cette question. Il faut arrêter la folie de Macron de vouloir lui-même procéder aux réformes du champ social. Il n’en a ni la légitimité, ni la connaissance. Les réformes sociales (qui touchent aussi au plan économique la plupart du temps) doivent en priorité être débattue entre partenaires sociaux. Ce n’est qu’ensuite que le politique doit prendre le relais s’il y a lieu de légiférer.

Il serait temps que le Medef et les organisations syndicales de salariés tirent la sonnette d’alarme pour rappeler au chef de l’État son rôle et ses limites. Macron est en effet en train de transformer la démocratie française en autocratie où il se prend à la fois pour le syndicaliste en chef, pour le patron de toutes les entreprises, pour les organisations intermédiaires, pour le Parlement, pour le gouvernement et pour le monarque.

De ce point de vue, il y a sans doute une erreur du Medef à adopter une position qui consiste à faire le dos rond en acceptant finalement le transfert de responsabilité sociale sur le gouvernement.

Ce Medef doit aussi changer sa culture trop souvent réactionnaire et bien loin de ce qui se pratique en matière de négociation sociale dans les pays du Nord de l’Europe et en particulier en Allemagne. Le Medef et autres organisations patronales avec les syndicats doivent cogérer le débat sur les questions socioéconomiques.

Et les syndicats de salariés de leur côté ne doivent pas tomber dans le piège de la politisation de la problématique sociale. Il ne faut pas se tourner systématiquement vers les partis politiques, le Parlement, le gouvernement ou le chef de l’État. Il faut se retourner vers les chefs d’entreprises au niveau national et au plan local selon la nature des questions.

Les partenaires sociaux doivent aussi faire leur révolution culturelle et en quelque sorte se dépolitiser à tout point de vue.

Inflation : Le Medef pour l’augmentation des salaires

Inflation : Le Medef pour l’augmentation des salaires

Loin de se tasser l’inflation continue son envolée. Ainsi fin janvier sur un an , elle a encore atteint initialement 6 % d’après l’INSEE mais 7 % d’après l’indice harmonisé européen. D’après certains experts du gouvernement inflation pourrait être ramené à 5 % vers juin. Face à cette inflation, le patron du Medef recommande aux entreprises de relever les salaires un niveau proche de cette inflation. Une prise de position responsable car il se pourrait bien qu’après la mobilisation sur les retraites succède une autre mobilisation aussi importante sinon davantage concernant pouvoir d’achat. En effet les salariés ont perdu déjà 3 à 4 % de pouvoir d’achat en 2022. Il pourrait en être de même en 2023.

Geoffroy Roux de Bézieux, a donc estimé dimanche que certaines entreprises allaient devoir aller plus loin dans les augmentations de salaires en raison d’une inflation qui reste élevée mais aussi en raison des difficultés de recrutement. « Je pense que les salaires augmenteront dans les grandes entreprises, pas très loin de l’inflation, et dans les petites peut-être un peu en dessous », a déclaré le porte-parole du patronat lors du « Grand Rendez-vous » Europe 1/Cnews/Les Echos, au moment où les négociations annuelles obligatoires battent leur plein.

Il constate « des tensions non conflictuelles mais réelles » sur les salaires dans un contexte de perte du pouvoir d’achat dû à l’inflation qui, selon lui, « explique aussi une partie des manifestations » sur fond de projet de réforme des retraites en France.

« On est en train de vivre l’inversion de la courbe » sur le marché du travail, où le rapport de force change en faveur des employés, mais « pas dans tous les métiers ni toutes les géographies », a-t-il expliqué.

Réforme des retraites : forte critique aussi du Medef


Réforme des retraites : forte critique aussi du Medef

Patrick Martin ,Numéro deux du Medef , président du Mouvement des entreprises de France c sévèrement la manière dont la réforme des retraites est menée par le gouvernement. critique sans doute aussi inspirée par l’éventuelle décision concernant des sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas le quota de seniors.

Le Medef refuse en effet que de l’index senior « puisse entraîner des sanctions car il est impossible d’instaurer des standards », le vice-président du Medef se montre aussi méfiant vis-à-vis du dossier de la qualité de vie au travail que le gouvernement a ouvert avec les assises du travail. Il estime que les 35 heures ont obligé les entreprises françaises à gagner en productivité. Il appelle aussi à se méfier des « mesures générales qui ne tiennent pas compte de la situation ».

Sur le fond, le dirigeant patronal n’exprime aucun désaccord. Au contraire, même, la réforme est pour lui indispensable pour « augmenter la « capacité productive » du pays, le nombre de personnes en emploi » et « assurer l’équilibre financier du régime ».

Mais « le bébé est mal né » et « on peut comprendre une forme de défiance de l’opinion », estime Patrick Martin. Le patron de Martin Belaysoud Expansion juge que la réforme « n’a probablement pas été suffisamment présentée », revenant sur « la valse-hésitation entre la réforme systémique ou paramétrique », « les errements sur ses objectifs », mais aussi le congrès de la CFDT qui a « bloqu [é] toute marge de discussion » et les « surenchères », les « jeux de rôle » provoqués par « le panorama politique parlementaire actuel ».

Des surenchères qui conduisent à des « mesures ajoutées à la demande des partis ou des syndicats » qui compromettent l’objectif de la réforme d’assurer « un équilibre indispensable et durable du régime ».

Enfin, sur le partage de la valeur , sur lequel une dernière séance de négociation doit avoir lieu avec les syndicats vendredi prochain, Patrick Martin estime que l’on est « encore loin du but », notamment du fait de la volonté du gouvernement d’imposer de nouvelles obligations aux entreprises de moins de 50 salariés. Mais il pointe « un souhait d’aboutir de part et d’autre ». Il alerte aussi, en cas d’accord, sur le respect que devront en avoir les pouvoirs publics.

Projet de dividende salarié : le Medef toujours aussi réac !

Projet de dividende salarié : le  Medef toujours aussi réac ! 

On ne peut pas vraiment dire que la France dispose du syndicat patronal le plus moderne du monde avec le Medef qui a toujours été en retard sur nombre de problèmes de relations sociales. 

 

On peut regretter la faiblesse et l’inutile radicalité de certains syndicats de salariés mais la responsabilité en incombe aussi au grand patronat français qui n’a pas compris, comme le patronat allemand,  que la participation sociale constituait  aussi un atout de la modernisation des entreprises. Ainsi sur le dossier du dividende salarié, le patronat recherche des arguties pour ne pas s’engager dans une voie qui permettrait une nouvelle rétribution en fonction de la valorisation et des résultats de l’entreprise.

Il est clair que le Medef a moins de scrupules quand les dividendes s’enflamment de manière indue grâce surtout à la politique très accommodante de la Banque centrale Européenne qui a distribué de l’argent sans intérêt à des nombreuses entreprises qui ont ainsi réalisé de supers profits et distribuer de super dividendes  à cette occasion et dont on paye aujourd’hui le prix à travers l’inflation.

Le  « dividende salarié » voulu par Emmanuel Macron est une « négociation impossible », a estimé ce mercredi le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. Pourquoi ? « Parce que les membres du gouvernement et/ou les membres du parti Renaissance ont annoncé les résultats avant la fin » des débats.

« Renaissance a annoncé qu’il prévoyait de faire voter une loi au printemps, qui imposerait une participation généralisée dans les entreprises de moins de 50 » salariés, lesquelles ne sont pas encore soumises à l’obligation de distribuer une participation aux bénéfices, a expliqué le président de l’organisation patronale. Il a ajouté que le parti présidentiel prévoyait en outre « un système beaucoup moins clair de participation à des super-dividendes » en cas de profits exceptionnellement élevés réalisés par les entreprises.

Durant la campagne présidentielle de 2022, Emmanuel Macron a proposé la création d’un « dividende salarié » qui permettrait un meilleur partage du profit des entreprises en direction des salariés. Mais selon le négociateur du Medef, Hubert Mongon, « nulle part dans le document d’orientation » transmis par le gouvernement aux partenaires sociaux pour négocier sur le partage de la valeur « il n’est question de dividende ».

Geoffroy Roux de Bézieux a précisé que les divergences avec les syndicats portaient sur « la gestion de la participation, qui est une charge supplémentaire pour les entreprises, surtout pour les PME », la définition de la « super-participation » et le maintien en l’état de la prime de partage de la valeur (ex-prime Macron), « dont les syndicats demandent la fiscalisation » et qui « est un outil qui a été massivement utilisé par les entreprises et qu’il faut conserver ».

Malgré le caractère « impossible » de la négociation en cours, le Medef a quand même décidé de poursuivre jusqu’à fin janvier les négociations qui ont permis de dresser « un état des lieux assez intéressant des dispositifs existants » avec les organisations syndicales, a encore dit le président du Medef.

Social et dividende salarié : le Medef Toujours aussi réac !

Social et dividende salarié : le  Medef Toujours aussi réac ! 

On ne peut pas vraiment dire que la France dispose du syndicat patronal le plus moderne du monde avec le Medef qui a toujours été en retard sur nombre de problèmes de relations sociales. 

 

On peut regretter la faiblesse et l’inutile radicalité de certains syndicats de salariés mais la responsabilité en incombe aussi au grand patronat français qui n’a pas compris, comme le patronat allemand,  que la participation sociale constituait  aussi un atout de la modernisation des entreprises. Ainsi sur le dossier du dividende salarié, le patronat recherche des arguties pour ne pas s’engager dans une voie qui permettrait une nouvelle rétribution en fonction de la valorisation et des résultats de l’entreprise.

Il est clair que le Medef a moins de scrupules quand les dividendes s’enflamment de manière indue grâce surtout à la politique très accommodante de la Banque centrale Européenne qui a distribué de l’argent sans intérêt à des nombreuses entreprises qui ont ainsi réalisé de supers profits et distribuer de super dividendes  à cette occasion et dont on paye aujourd’hui le prix à travers l’inflation.

Le  « dividende salarié » voulu par Emmanuel Macron est une « négociation impossible », a estimé ce mercredi le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. Pourquoi ? « Parce que les membres du gouvernement et/ou les membres du parti Renaissance ont annoncé les résultats avant la fin » des débats.

« Renaissance a annoncé qu’il prévoyait de faire voter une loi au printemps, qui imposerait une participation généralisée dans les entreprises de moins de 50 » salariés, lesquelles ne sont pas encore soumises à l’obligation de distribuer une participation aux bénéfices, a expliqué le président de l’organisation patronale. Il a ajouté que le parti présidentiel prévoyait en outre « un système beaucoup moins clair de participation à des super-dividendes » en cas de profits exceptionnellement élevés réalisés par les entreprises.

Durant la campagne présidentielle de 2022, Emmanuel Macron a proposé la création d’un « dividende salarié » qui permettrait un meilleur partage du profit des entreprises en direction des salariés. Mais selon le négociateur du Medef, Hubert Mongon, « nulle part dans le document d’orientation » transmis par le gouvernement aux partenaires sociaux pour négocier sur le partage de la valeur « il n’est question de dividende ».

Geoffroy Roux de Bézieux a précisé que les divergences avec les syndicats portaient sur « la gestion de la participation, qui est une charge supplémentaire pour les entreprises, surtout pour les PME », la définition de la « super-participation » et le maintien en l’état de la prime de partage de la valeur (ex-prime Macron), « dont les syndicats demandent la fiscalisation » et qui « est un outil qui a été massivement utilisé par les entreprises et qu’il faut conserver ».

Malgré le caractère « impossible » de la négociation en cours, le Medef a quand même décidé de poursuivre jusqu’à fin janvier les négociations qui ont permis de dresser « un état des lieux assez intéressant des dispositifs existants » avec les organisations syndicales, a encore dit le président du Medef.

Dividende salarié : le Medef Toujours aussi réac !

Dividende salarié : le  Medef Toujours aussi réac ! 

On ne peut pas vraiment dire que la France dispose du syndicat patronal le plus moderne du monde avec le Medef qui a toujours été en retard sur nombre de problèmes de relations sociales. 

 

On peut regretter la faiblesse et l’inutile radicalité de certains syndicats de salariés mais la responsabilité en incombe aussi au grand patronat français qui n’a pas compris, comme le patronat allemand,  que la participation sociale constituait  aussi un atout de la modernisation des entreprises. Ainsi sur le dossier du dividende salarié, le patronat recherche des arguties pour ne pas s’engager dans une voie qui permettrait une nouvelle rétribution en fonction de la valorisation et des résultats de l’entreprise.

Il est clair que le Medef a moins de scrupules quand les dividendes s’enflamment de manière indue grâce surtout à la politique très accommodante de la Banque centrale Européenne qui a distribué de l’argent sans intérêt à des nombreuses entreprises qui ont ainsi réalisé de supers profits et distribuer de super dividendes  à cette occasion et dont on paye aujourd’hui le prix à travers l’inflation.

Le  « dividende salarié » voulu par Emmanuel Macron est une « négociation impossible », a estimé ce mercredi le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. Pourquoi ? « Parce que les membres du gouvernement et/ou les membres du parti Renaissance ont annoncé les résultats avant la fin » des débats.

« Renaissance a annoncé qu’il prévoyait de faire voter une loi au printemps, qui imposerait une participation généralisée dans les entreprises de moins de 50 » salariés, lesquelles ne sont pas encore soumises à l’obligation de distribuer une participation aux bénéfices, a expliqué le président de l’organisation patronale. Il a ajouté que le parti présidentiel prévoyait en outre « un système beaucoup moins clair de participation à des super-dividendes » en cas de profits exceptionnellement élevés réalisés par les entreprises.

 

Durant la campagne présidentielle de 2022, Emmanuel Macron a proposé la création d’un « dividende salarié » qui permettrait un meilleur partage du profit des entreprises en direction des salariés. Mais selon le négociateur du Medef, Hubert Mongon, « nulle part dans le document d’orientation » transmis par le gouvernement aux partenaires sociaux pour négocier sur le partage de la valeur « il n’est question de dividende ».

Geoffroy Roux de Bézieux a précisé que les divergences avec les syndicats portaient sur « la gestion de la participation, qui est une charge supplémentaire pour les entreprises, surtout pour les PME », la définition de la « super-participation » et le maintien en l’état de la prime de partage de la valeur (ex-prime Macron), « dont les syndicats demandent la fiscalisation » et qui « est un outil qui a été massivement utilisé par les entreprises et qu’il faut conserver ».

Malgré le caractère « impossible » de la négociation en cours, le Medef a quand même décidé de poursuivre jusqu’à fin janvier les négociations qui ont permis de dresser « un état des lieux assez intéressant des dispositifs existants » avec les organisations syndicales, a encore dit le président du Medef.

 

Energie et Entreprises: Le MEDEF trahit ses adhérents

Entreprises: Le MEDEF trahit ses adhérents

On peut laisser moment se demander ce qui a conduit le patron du Medef à se montrer aussi courtisan vis-à-vis du gouvernement ; ainsi contrairement aux demandes d’organisations patronales de petites et moyennes entreprises, il réfute l’idée d’un nouveau bouclier tarifaire en matière énergétique. Exactement le même discours que le ministre de l’économie.

Pire, le patron du Medef dénonce l’attitude mendiante des patrons vis-à-vis de l’emballement des prix de l’énergie. Clairement, il prend parti pour le maintien d’une régulation anarchique qui profite aux énergéticiens parasites.

« Oui, il y a des entreprises qui sont fortement pénalisées par l’inflation de leurs coûts qu’elles n’arrivent pas à répercuter dans leurs prix », a concédé le président de la première organisation patronale française. « Oui, il y a des entreprises très consommatrices d’énergie qui ont aussi des problèmes », a-t-il poursuivi. « Mais quand je regarde la globalité (des entreprises), aujourd’hui les carnets de commandes tiennent » et les priorités des patrons sont plutôt « l’embauche et les salaires ».

« A un moment, il faut aussi se dire ‘on est patrons, un patron, c’est fait pour surmonter les difficultés, ça se lève le matin avec l’envie de développer sa boîte quelle que soit la difficulté’,.

On peut laisser moment se demander ce qui a conduit le patron du Medef à se montrer aussi courtisan vis-à-vis du ; ainsi contrairement aux demandes d’organisation patronale de petites et moyennes entreprises il réfute l’idée d’un nouveau bouclier tarifaire en matière énergétique. Exactement le même discours que le ministre de l’économie.

Pire, le patron du Medef dénonce l’attitude mendiante des patrons vis-à-vis de l’emballement des prix de l’énergie. Clairement il prend parti pour le maintien d’une régulation anarchique qui profite aux énergéticiens parasites.

Ces derniers mois, nombre d’organisations professionnelles (CPME, U2P, Syndicat des indépendants notamment) ont multiplié les appels au ministère de l’Economie pour obtenir des dispositifs de soutien face à la flambée des prix de l’énergie.

Le MEDEF trahit ses adhérents

Le MEDEF trahit se adhérents

On peut laisser moment se demander ce qui a conduit le patron du Medef à se montrer aussi courtisan vis-à-vis du gouvernement ; ainsi contrairement aux demandes d’organisations patronales de petites et moyennes entreprises, il réfute l’idée d’un nouveau bouclier tarifaire en matière énergétique. Exactement le même discours que le ministre de l’économie.

Pire, le patron du Medef dénonce l’attitude mendiante des patrons vis-à-vis de l’emballement des prix de l’énergie. Clairement, il prend parti pour le maintien d’une régulation anarchique qui profite aux énergéticiens parasites.

 

« Oui, il y a des entreprises qui sont fortement pénalisées par l’inflation de leurs coûts qu’elles n’arrivent pas à répercuter dans leurs prix », a concédé le président de la première organisation patronale française. « Oui, il y a des entreprises très consommatrices d’énergie qui ont aussi des problèmes », a-t-il poursuivi. « Mais quand je regarde la globalité (des entreprises), aujourd’hui les carnets de commandes tiennent » et les priorités des patrons sont plutôt « l’embauche et les salaires ».

« A un moment, il faut aussi se dire ‘on est patrons, un patron, c’est fait pour surmonter les difficultés, ça se lève le matin avec l’envie de développer sa boîte quelle que soit la difficulté’,.

On peut laisser moment se demander ce qui a conduit le patron du Medef à se montrer aussi courtisan vis-à-vis du ; ainsi contrairement aux demandes d’organisation patronale de petites et moyennes entreprises il réfute l’idée d’un nouveau bouclier tarifaire en matière énergétique. Exactement le même discours que le ministre de l’économie.

Pire, le patron du Medef dénonce l’attitude mendiante des patrons vis-à-vis de l’emballement des prix de l’énergie. Clairement il prend parti pour le maintien d’une régulation anarchique qui profite aux énergéticiens parasites.

Ces derniers mois, nombre d’organisations professionnelles (CPME, U2P, Syndicat des indépendants notamment) ont multiplié les appels au ministère de l’Economie pour obtenir des dispositifs de soutien face à la flambée des prix de l’énergie.

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