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Marion Maréchal invitée au MEDEF : pour quoi faire ?

Marion Maréchal invitée au MEDEF : pour quoi faire ?

 

 

 

 

Difficile pour le patronat français de se débarrasser de cette vieille tradition ultra droitière. On se demande en effet qu’elle est l’intérêt pour une organisation patronale comme le Medef d’inviter à son congrès Marion Maréchal Le Pen qui sans doute représente un certain courant d’idées mais pour l’instant ne préside qu’un institut de formation plus ou moins bidon et à moitié vide. Pas vraiment un responsable de parti, pas vraiment un expert des questions économiques et sociales, pas vraiment non plus une philosophe plutôt une idéologue. La nouvelle de son invitation  a eu l’effet d’une bombe parmi les concernés. Certains députés de la majorité, dont Olivia Grégoire, Roland Lescure et Coralie Dubost, qui devaient participer à l’université d’été, ont préféré y renoncer. «Elle n’est élue à rien. Et je ne suis pas certain que sa petite entreprise mérite tant d’honneur. Si le Medef confirme cette invitation, ce sera sans moi», prévient Roland Lescure, sur Twitter. Laurence Parisot, ancienne patronne du Medef, qui avait consacré un ouvrage à la montée de l’extrême droite en France a, elle aussi, réagi sur le réseau social. «Si cette information est exacte, c’est très grave», a-t-elle déclaré.

Marion Maréchal, quant à elle, aurait donné son «accord de principe» pour participer au débat, «dans l’attente des modalités de celui-ci». Côté Medef, si on ne nie pas l’invitation faite à l’ex-parlementaire, on tempère l’information. «Nous avons sollicité 280 personnalités, dont des personnes issues de l’extrême droite, et de l’extrême gauche, dans l’idée d’organiser un débat sur le populisme», détaille au Figaro la présidence du Medef. «Mais le programme ne sera finalisé qu’à la mi-août».

 

Le Medef pour un report l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

Le Medef pour un report  l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

 

On peut évidemment comprendre au vu des chiffres que le départ à la retraite soit décalé dans le temps, surtout pour l’âge réel. Reste que la question est de savoir si les entreprises accepteront de garder en leur sein des travailleurs âgés de 63 et 64 ans (moins de 30 % des 60-64 ans sont aujourd’hui en emploi et une personne sur deux qui liquide sa retraite n’est plus en activité). Par ailleurs l’équité serait de faire un net distinguo entre les retraites des salariés aux conditions de travail très difficile et celle des autres.( La différence de l’espérance de vie pouvant atteindre 10 ans. Il y avait Deux cotisants pour un retraité au début des années 2000, ce ratio s’effondrera à 1,3 cotisant pour un retraité à horizon 2060 ; le niveau de dépenses actuellement consacré aux retraites s’élève à 14 % du PIB, soit 4 points de plus que l’Allemagne et 6 que dans les pays de l’OCDE ; et le temps passé à la retraite atteint 27,2 ans dans l’Hexagone, contre 22,8 ans outre-Rhin, 20,7 ans aux États-Unis ou 16,6 ans en Corée du Sud. Le Medef propose donc progressivement de décaler l’âge légal du départ en retraite à 64 ans. Le Medef propose une solution radicale: «indexer mécaniquement l’âge légal sur l’évolution de l’espérance de vie» à partir de 2028, une fois atteint la borne des 64 ans. Et pour lever les hypothèques qui pèsent toujours sur la réforme du gouvernement (notamment sur le rythme et les règles de convergence des régimes), il fait deux préconisations inédites. Primo, que le régime universel promis par Emmanuel Macron soit à deux étages: avec un socle commun de solidarité (minimum vieillesse…) piloté par l’État et financé par l’impôt ; et un régime par répartition intégralement abondé par les cotisations des actifs. Secundo, de basculer tous les régimes dans un système par points avant d’organiser leur convergence effective (en termes d’âge, de droits familiaux…) et ce, «au même rythme entre le public et le privé».

 

Paritarisme : Le Medef va faire le ménage

Paritarisme : Le Medef va faire le ménage

 

 

Après les violentes critiques de macron sur les l’inefficacité des partenaires sociaux, le Medef ne veut plus ni servir de caution, ni servir de bouc émissaire à l’état. L’organisation patronale envisage donc de faire le ménage dans ses représentations et de se retirer d’un certain nombre d’institutions ou son champ de responsabilité n’est pas défini de manière claire“. Il est évident que le système paritaire français présente une particularité caractérisée par la tutelle de fête de l’État. Aucune négociation même réussie ne peut aboutir à des décisions sans l’aval de l’État. Le contraire de ce qui se passe sur de nombreux sujets en Allemagne où la concertation est autrement approfondie. Je ne veux pas que l’on tombe dans un système où l’on sert de caution, comme à l’Assurance maladie. Si tel était le cas, alors oui, nous quitterions l’Unedic (association chargée de la gestion de l’assurance chômage, NDLR) !”, assure Geoffroy Roux de Bézieux dans un entretien au JDD. “Cet échec va, je l’espère, pousser les partenaires sociaux à une remise en question forte de leur train-train paritaire. Des postures, des habitudes ont été prises. Ce monde ne bouge pas à la même vitesse que le monde de l’entreprise. Au Medef, nous allons réexaminer notre présence dans tous les organismes paritaires”, ajoute-t-il. Outre l’Unedic, le Medef siège à la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam), la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), la Caisse nationale d’allocations familiales (Caf) ou encore à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Revenant sur l’échec des négociations, il réfute le procès en irresponsabilité dressé cette semaine par Emmanuel Macron au patronat et aux syndicats. “Nous étions dans un faux paritarisme : l’État dictait les règles et faisait semblant de laisser les partenaires sociaux négocier. Il faut sortir de l’ambiguïté. Cette catharsis le permet”, dit-il. Il présage en outre d’une route difficile pour l’exécutif. “Ce sera aussi dur pour le gouvernement ! S’il réalise moins de 1  milliard d’euros d’économies par an comme il nous l’a demandé, cette notion de responsabilité se retournera contre lui”, estime-t-il. Par ailleurs il n’est pas certain que l’État se montre un meilleur gestionnaire que les partenaires sociaux pour l’assurance chômage si l’on en juge par les résultats de sa gestion dans d’autres champs sociaux.

« On ne sort pas d’une révolte fiscale en augmentant les impôts » (Medef)

« On ne sort pas d’une révolte fiscale en augmentant les impôts » (Medef)

Le président du Medef conteste les critiques de Macron sur le rôle des partenaires sociaux et revient sur la crise des gilets jaunes (interview JDD°

Les propos d’Emmanuel Macron* après l’échec des négociations sur l’assurance chômage vous ont-ils choqué?
Je ne suis évidemment pas d’accord. Depuis dix ans, les pouvoirs publics ont nationalisé l’assurance chômage. Aujourd’hui, dernier clou dans le cercueil du paritarisme, on nous impose de négocier avec une lettre de cadrage ultra-cadrée. Notre mission était impossible. Ce ne sont pas les acteurs qui sont irresponsables, mais les règles qui les déresponsabilisent.

[...]

L’équité fiscale est au coeur des préoccupations…
La révolte des Gilets jaunes est une révolte fiscale. Elle n’est pas complètement absurde dans un pays où le taux de prélèvement atteint 48%. Tout le monde en paie trop, nous sommes à un stade de saturation qui fait que le consentement à l’impôt a disparu, chacun suspectant son voisin d’y échapper, y compris les entreprises entre elles. A 48%, le rendement fiscal n’est plus là, les gens ne vont pas faire des heures supplémentaires s’ils sont imposés en plus, ni prendre des risques entrepreneuriaux. La seule réponse possible à cette révolte, c’est de baisser rapidement les impôts.

 

Lesquels?
Il faut continuer à diminuer l’impôt sur les sociétés et s’attaquer aux impôts de production. Baisser aussi l’impôt sur le revenu des classes moyennes. La plus mauvaise réponse, ce serait d’accroître la pression fiscale, y compris sur les plus riches. Rétablir l’ISF ne va pas améliorer le sort des Français. On ne sort pas d’une révolte fiscale en augmentant les impôts.

Faire payer l’impôt sur le revenu par tous, une bonne idée?
C’est un principe intéressant, mais certains Français n’arrivent déjà pas à joindre les deux bouts! La question, c’est plutôt celle de l’efficacité du service public et d’une meilleure transparence au travers d’un nouvel acte de décentralisation. Redéfinir qui paie quoi, pour quelle efficacité. Ce manque de clarté est à l’origine de beaucoup de maux.

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Refus total du bonus malus voulu par les syndicats et le gouvernement concernant les contrats courts. Le patronat à la place propose le paiement d’un forfait, d’un montant fixe qui viendra alimenter un fonds commun pour améliorer l’accès à la complémentaire santé et augmenter des droits au compte personnel de formation. Curieusement en cas d’échec, le patronat s’en remet à l’arbitrage des pouvoirs publics auxquels il demande de participer aux négociations en cours. Au moins un point d’accord avec les syndicats qui eux aussi veulent s’en remettre à l’arbitrage du ministère du travail en cas d’échec des négociations avec le patronat. Il y a par ailleurs une sorte de contradiction chez les partenaires sociaux à vouloir garder la main sur les négociations relatives à l’Unedic et en même temps solliciter l’arbitrage du ministère du travail. Cela d’autant plus que l’intention du gouvernement est de remettre la main sur l’Unedic avec y compris une modification du financement via l’impôt. En clair dans ce domaine comme dans d’autres l’étatisme reprend le dessus en France. Sans doute la faute au gouvernement qui définit des cadrages trop contraignants mais aussi aux partenaires qui en la circonstance montre un peu irresponsables. “Si dans ce texte, il n’y a pas les mesures que nous préconisons sur la réduction des contrats courts, il y aura un échec et après nous en appelons à la ministre du Travail pour regarder ce qu’on fait de ce constat d’échec”, a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger sur LCI. En cas d’échec des négociations, le gouvernement doit décider s’il reprend les rênes du régime et procède lui-même aux réformes : des économies de 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans, la révision des règles de cumul emploi et chômage et la mise en place d’un dispositif pour limiter le recours aux contrats de courte durée. Cette perspective n’enchante ni le patronat ni les syndicats. “Ce serait un échec pour tout le monde. Si le gouvernement reprend la main, ce sera aussi des baisses de droits importantes pour les demandeurs d’emploi”, a dit à Reuters la secrétaire générale adjointe de la CFDT, Marylise Léon. La loi prévoit, en cas d’échec des pourparlers, que le gouvernement reprenne la main et modifie les règles de l’assurance chômage par décret “mais, s’il y a un recours au décret, le gouvernement ne fera pas seul, les partenaires sociaux auront un rôle à jouer”, a poursuivi la source.

Assurance chômage : le Medef veut l’éclatement de l’ASSEDIC

Assurance chômage : le Medef veut l’éclatement de l’ASSEDIC

 

 

La proposition du Medef vise à faire éclater l’ASSEDIC en deux parties. Une partie assurant les droits de base gérée par l’État est financé par l’impôt notamment la CSG (qui représente maintenant 28 % des ressources de l’Unedic). Une autre partie étant gérée de façon paritaire par les partenaires sociaux. Le financement étant assuré par les cotisations des entreprises et des salariés. Un système qui permettrait sans doute de tailler sérieusement dans les dépenses puisque progressivement sans doute nombre de bénéficiaires qui ne sont pas salariés ou  qui ne le sont plus depuis longtemps serait sans doute exclu du système paritaire. Pour faire simple il y aurait à terme une sorte de revenu universel pour les chômeurs financés par l’État et un complément assuré par le système paritaire. On gérerait ainsi de manière séparée la dimension de solidarité et la dimension d’assurance. Pour la CFDT, un régime à deux vitesses, ne “fonctionne pas si on a l’idée d’avoir un système transparent, cohérent pour les demandeurs d’emplois”. “Si les règles sont définies de part et d’autre de façon non concertée, ce sont inévitablement les demandeurs d’emplois qui pâtiraient de cette absence de coordination”, a déclaré la négociatrice pour la CFDT, Marylise Léon, à l’issue de la négociation vendredi. Pour Force ouvrière, “la solution est qu’on continue à gérer le système même s’il y a de la CSG, plutôt que d’aller torturer les chiffres et essayer de trouver un système alambiqué qui, à terme, risque de faire baisser les droits des demandeurs d’emploi». Pour la CGT, “c’est un calcul sur les dépenses” et “ça ne résout en rien les questions qu’attendent les demandeurs d’emploi”.

 

Entreprises : Philippe caresse le Medef

Entreprises : Philippe caresse le Medef

 

À défaut de pouvoir engager la grande réforme de l’État qui plombe la compétitivité de l’économie et freine l’initiative, Édouard Philippe s’est efforcé de rassurer le Medef l’heure de son université d’été. En gros les allégements fiscaux prévus seront maintenus avec notamment le crédit impôt recherchent devenu pérenne. Par contre, les autres baisses de cotisations sociales promises en 2019 seront décalées à la fin de l’année. En cause, la croissance qui se tasse  ce sérieusement puisqu’on attend seulement autour de 1,5 % en 2018 pour le PIB (au lieu des 2,3 %) et pas davantage pour 2019. D’où mécaniquement des déséquilibres financiers encore accentués qui justifient d’une part des coups de rabot sur les dépenses et des reports d’allégement de fiscalité.  Geoffroy Roux de Bézieux, qui a pris la tête du Medef début juillet, avait critiqué devant le Premier ministre le report de quelques mois, en 2019, d’une partie des baisses de cotisations patronales promises aux entreprises et invité l’exécutif à ne pas franchir la “ligne rouge” de l’alourdissement des charges.“Il a également rappelé qu’une vingtaine de petites taxes sur les entreprises seraient supprimées l’an prochain, pour un montant global de 200 millions d’euros. (20 taxes sur environ 500 !). Dans son discours d’ouverture, le nouveau président du Medef avait estimé que les mesures budgétaires annoncées la veille par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire constituaient un “très mauvais signal”. Tout en saluant les réformes mises en œuvre en un an, notamment celle concernant le droit du travail, il a fixé “une ligne rouge : celle de ne pas alourdir les charges des entreprises”.

Le transfert des indemnités maladie : « non » (MEDEF)

Le transfert des indemnités maladie : « non » (MEDEF)

 

On peut se demander qui est ce génial fiscaliste de l’État qui a imaginé de faire supporter aux entreprises le paiement de jours de maladie. À juste titre le Medef proteste avec vigueur contre ce qu’il estime être une double peine. En effet il est clair que l’absence d’un salarié handicape la production d’une entreprise et génère souvent des frais supplémentaires pour pallier à cette absence. Deuxièmement on peut se demander pourquoi on fait porter la responsabilité d’un arrêt maladie sur l’entreprise. Certes dans certains cas il peut y avoir un effet un lien de cause à effet entre conditions de travail et recours à la maladie. Mais nombre de pathologies n’ont rien à voir avec les conditions de travail. Enfin il est pour le moins curieux qu’après avoir allégé les charges sociales des entreprises pour retrouver une certaine compétitivité, le gouvernement envisage de charger à nouveau la barque comme si les prélèvements notamment sociaux n’étaient déjà pas un handicap pour la compétitivité  “C’est la double peine ! Les absences de courte durée sont extrêmement perturbantes pour l’entreprise et représentent un coût”, déclare le président délégué du Medef, Patrick Martin, dans un entretien au Parisien publié lundi. “Si en plus l’entreprise doit prendre en charge l’indemnisation de ces absences, cela représente une enveloppe qui s’élève à 900 millions d’euros”, estime-t-il.

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Geoffroy Roux de Bézieux, 55 ans, succédé à  Pierre Gattaz. Il représente le courant très libéral  start-up, nouvelles technologie ; Il fera évidemment pression pour obtenir de nouveaux allégements fiscaux notamment pour les grands groupes et pour une accélération du dé tricotage du modèle social ; le problème c’est que les acteurs économiques les plus influents sont déjà présents au gouvernement et en particulier chez Macro qui a repris les revendications du MEDEF et s’apprête à les satisfaire encore. Les grands patrons n’ont nullement besoin du Medef pour faire valoir leur point de vue, ils s’adressent directement à l’Elysée plus que bienveillant à leur égard : totalement en conformité. Ces patrons sons pour la plupart sortis des mêmes écoles que les conseillers de Macron et que Macron lui-même. Ils n’espèrent qu’uen chose obtenir un jour un poste dans ces grandes entreprises. Macron reprend à son compte les souhaits du grand patronat et de la haute fiance qui l’a porté au pouvoir. Dès lors la Medef ne servira pas à grand-chose surtout pas aux petits patrons de taille moyenne. En outre Gattaz a grandement contribué à ringardiser une organisation qui s’est surtout caractérisé par une attitude corpo, finalement comme la CGT mais pas au service des m^me intérêts.

Le Medef est en danger (Frédéric Motte)

 Le Medef est en danger (Frédéric Motte)

Frédéric Motte, patron dune société  (400 salariés sur 16 sites), Président du syndicat patronal dans les Hauts-de-France estime qu’il est urgent de réformer le MEDEF. Il est candidat au poste de président national (interview la Tribune)

 

 

Dépôt des candidatures le 3 mai, êtes-vous toujours sûr de vouloir y aller ?

FRÉDÉRIC MOTTE - Je ne vais pas reculer, je vais même aller jusqu’au bout ! Je crois dur comme fer à mon positionnement. C’est vrai que, sur le papier, certains candidats sont peut-être plus connus médiatiquement, mais je pense qu’un élément de différenciation me semble important dans ma candidature : si on veut réhabiliter l’entreprise, l’entrepreneur et le Medef – soyons réaliste, nous ne bénéficions pas d’une bonne image -, il faut absolument que les chefs d’entreprise puissent s’identifier dans le président du Medef.

Élire à ce poste un dirigeant d’une très grosse boîte, ça ne va pas le faire, je pense. Premièrement, parce que ce n’est plus dans l’air du temps. Nous l’avons vu avec les dernières élections présidentielles, qui sont allées à contre-courant des habitudes : Emmanuel Macron est un jeune, sans parti politique, qui n’avait pas labouré la France de haut en bas comme ses prédécesseurs… Il a mis en place une démarche plus « bottom up » avec ses réseaux et non plus « top down », confiée par le parti d’en haut.
Cette tendance est en train de fondamentalement transformer la société, que ce soit via les réseaux sociaux qui permettent à chacun de diffuser des informations, que ce soit sur l’aspiration du citoyen à vouloir participer, d’être associé à l’action collective.

C’est pour ça que je crois à ma candidature. Je suis un entrepreneur de terrain, employant plusieurs centaines de salariés. Je suis un vrai créateur car je n’ai pas hérité de Cèdres Industries, j’ai racheté cette entreprise pour la développer. Comment aborder les questions de réforme de la formation professionnelle quand vous n’avez pas vous-même de salariés ? Je veux être le candidat du rassemblement, je ne suis pas le candidat des territoires ou d’une branche.

Les cartes de cette élection sont-elles déjà distribuées à votre avis ?

Non, ce n’est pas déjà joué. Néanmoins, il faut être réaliste : le mode électoral au Medef a plutôt tendance à favoriser une démarche « top down ». Mon challenge est aujourd’hui à la fois d’aller convaincre le « top » mais aussi de présenter ma démarche au « down ». Nous menons une campagne par ces deux bouts. J’enchaîne un nombre absolument délirants de rendez-vous parisiens, pour aller voir tous les grands acteurs de l’écosystème économique, social, paritaire, public, etc. Je suis au minimum trois jours par semaine à Paris, j’enchaîne six à sept rendez-vous par jour pour aller voir les présidents des branches professionnelles, les grands acteurs économiques, la haute fonction publique, les syndicats, etc. Je les écoute d’abord, et je me présente aussi. Incontestablement, je sens que mon discours a un réel écho. C’est ce qui me motive à ne surtout pas baisser le rythme. Je ne regrette pas d’être parti tôt, dès décembre dernier, dans cette campagne.

Maintenant, il faut être honnête : notre monde patronal n’est pas un monde de militants. Tout se joue plutôt en off et à fleuret moucheté. Dans un premier temps, ceux qui vont voter, ce sont les 45 du conseil exécutif. Pour l’instant, personne ne se prononce : d’abord, parce que tout le monde n’a pas sorti son programme, ensuite, parce que tout le monde va logiquement se rallier au vainqueur potentiel en dernière minute. Je suis peut-être un peu moins connu que les deux principaux challengers, mais je souhaite mener ma campagne du mieux que je peux, en montant ma capacité à porter la transformation du Medef. Je crois résolument à mes chances.

Mon challenge, c’est que la bascule se fasse avant le 11 juin, date où le conseil exécutif va voter à titre consultatif. Il faut donc que d’ici là, toutes les personnes qui ont acquiescé à mon projet et à mon profil, osent se mouiller pour me soutenir. Je suis à la fois très serein car ma famille et mon entreprise vont bien (nous discutons actuellement de croissance externe). Je connais bien le Medef. Je possède un bon ressenti des aspirations des chefs d’entreprise.

Alors, justement, quels sont les grands axes de votre programme ?

Le premier challenge, c’est rassembler. Nous devons nous rassembler en interne pour nous transformer.  Au Medef, nous avons trop de querelles autour des branches ou des territoires. Mon entreprise en est le parfait exemple : certaines unités sont dans le service, d’autres dans l’industrie, bref mon activité est transversale.

Nous devons également nous rassembler en externe, avec tous les acteurs du territoire. C’est ce qu’on fait déjà dans les Hauts-de-France : je mets en avant les rassemblements déjà opéré dans la région, quand j’étais maire de ma commune, quand j’étais président du CESER (conseil économique et social régional) et actuellement au sein du Medef Hauts-de-France.

J’ai réuni récemment entre 80 à 100 acteurs du territoire : syndicalistes, élus, anciens élus, fonctionnaires, universitaires, chefs de petites ou grandes entreprises, de coopératives, etc. Tout le monde était même un peu bluffé car il y avait vraiment des personnes de tous les horizons, ce n’était pas qu’une réunion entre quelques patrons.
Tous sont venus à titre privé pour réfléchir avec moi à un certains enjeux dans le cadre de cette élection : conforter certains aspects, en infirmer d’autres, livrer leurs conseils, etc. en France. L’exercice a été très formateur, très enrichissant pour eux comme pour moi. Je réfléchis à faire la même chose à Paris et ailleurs en France.

Le deuxième challenge, c’est transformer. Notamment les corps intermédiaires, qu’ils soient patronaux, salariés ou syndicaux. Nous devons nous réinventer, comme les partis politiques : on n’y échappera pas. Nous devons donc nous poser la question de notre utilité, de notre valeur ajoutée, de nos missions et de l’organisation qui va en découler.

Le troisième challenge, c’est s’engager. Je crois beaucoup au militantisme patronal : nous devons être des acteurs engagés dans le territoire, nous devons faire venir à nous de nouveaux chefs d’entreprises (et notamment des jeunes, des femmes, issu de toutes les diversités). Pour moi, en tant que citoyen engagé, l’entreprise est une partie prenante du territoire. Ce qui crée de l’emploi et de la richesse, c’est l’entreprise. L’Etat s’occupe ensuite de la solidarité mais l’un n’existe pas sans l’autre. Et je crois que tout le monde l’a bien compris.

Au sein des entreprises, la diversité est une source d’enrichissement. J’ai deux exemples en tête. Mon usine de Lens emploie une femme dans l’atelier, ça change tout : dans l’état d’esprit, dans la fierté des gens, dans le rapport au travail, etc. Sur le site de Dunkerque, où nous avons beaucoup de personnel ouvrier avec une vision assez dure des rapports humains, nous avons embauché momentanément deux migrants, avec le concours d’une association. Je n’ai pas la prétention de révolutionner le monde mais si chacun apporte sa petite pierre, nous réussirons à faire bouger les lignes.

Et quel est pour vous l’axe le plus important de votre programme ?

Dans mon programme, les quatre angles me semblent importants. Mais j’attache une attention toute particulière à la mission de l’entreprise : je crois résolument en l’économie de marché et dans le capitalisme car il stimule l’esprit d’entreprendre, l’innovation, la concurrence saine – dans la mesure où elle est bien encadrée. Pour autant, nos projets d’entreprise doivent aussi apporter du sens, du lien, des valeurs : promouvoir la responsabilité sociale et sociétale des dirigeants me semble extrêmement important. Notamment dans le cadre de l’égalité hommes-femmes : plutôt que de pointer du doigt les mauvais (name and shame), je préfère la valorisation des bonnes pratiques (name and praise). Dans le rapport Notat-Senard sur « Entreprise et intérêt général », plutôt que de faire évoluer l’objet social de l’entreprise, je préconise de faire confiance aux chefs d’entreprises : ne pas modifier le code du travail mais ajouter un petit bout de phrase pour offrir la possibilité juridique à celui qui le souhaite d’aller plus loin. Les entreprises ont déjà bien assez à faire avec les règles et les contraintes.

Le vrai défi des quelques années à venir ne sera, à mon sens, ni la fiscalité locale, ni la réglementation mais les ressources humaines : comment capter les talents ? Et surtout comment les garder et les faire évoluer ensuite ? Le rapport de force patron-employé est en train de s’inverser, à l’exemple de la Belgique : quand il y a 13% de chômage, les salariés ont intérêt à rester là où ils sont mais, aujourd’hui, avec la reprise de la croissance, les entreprises ont bien du mal à recruter. Le patron qui néglige la qualité de vie au travail et le sens donné au projet de l’entreprise voit ses recrues aller à la concurrence. Le projet de l’entreprise est fondamental pour donner du sens à l’action.

Comment définissez-vous aujourd’hui les missions du Medef ?

Un certain nombre de candidats à la présidence du Medef sont d’accord sur le fait qu’il faille réconcilier les Français avec l’entreprise. Il faudrait idéalement aussi les réconcilier avec l’entrepreneur et avec le Medef. Si notre syndicat n’a aucun pouvoir sur le chef d’entreprise, il peut afficher une vision, pour promouvoir notamment les pratiques de responsabilité sociétale et environnementale. Rien que de tenir un discours pro-RSE nous engage déjà un peu. Le rôle du Medef serait alors de savoir accompagner le dirigeant sur ces questions. Il a également une mission de paritarisme. Je crois résolument en l’utilité de du paritarisme, qui permet de représenter les salariés et les patrons : nous avons une place à prendre au sein des corps intermédiaires mais il faut moderniser ce « paritarisme » et revenir à nos fondamentaux.

Pour moi, le paritarisme revient à gérer l’argent de nos entreprises : il est donc logique de s’en occuper.  Le 1% logement ou l’Agirc-Arrco pour la retraite complémentaire des salariés du secteur privé, sont deux exemples vertueux qui atteste que le paritarisme sait se prendre en main, assumer ses responsabilités et sait se réorganiser.

Par contre, je me pose des questions sur les Caisses d’allocation familiales. Les fonds proviennent de la CSG ou d’autres impôts donc c’est devenu la solidarité nationale : quelle est notre légitimité à gérer une prestation qui concerne tous les Français ? Les patrons deviennent parfois les faire-valoir et/ou les complices quand ça ne va pas. Même questionnement concernant l’Unedic : le paritarisme pourrait être vicié par l’intervention de l’Etat, qui garantit la dette mais fixe un certain nombre d’objectifs. Qui gère vraiment du coup ? Pendant sa campagne, Emmanuel Macron voulait nationaliser l’Unedic : nous pensons au contraire que le Medef gèrerait mieux le fonds. Il faudra repréciser toutes nos missions dans ces structures de sécurité sociale, de CAF, etc. Réinterrogeons-nous donc sur l’essence du paritarisme et l’intérêt pour le patronat.

Et le rôle du Medef auprès des patrons ?

J’allais y venir. Le syndicat patronal est une formidable machine, représentant tous les types d’entreprises. Nous avons un spectre couvrant toutes les catégories : c’est à la fois toute la richesse et c’est toute la difficulté de l’exercice. Gardons à l’esprit que les grandes entreprises irriguent les territoires. Si mon entreprise s’est modernisée et s’est challengée sur la qualité entre autres, c’est parce qu’un de nos grands donneurs d’ordre nous y a encouragé.

Là où j’ai une inquiétude, c’est que l’économie évolue de plus en plus vite, avec un consommateur toujours plus exigeant : un certain nombre d’entreprises ne se sont pas encore adaptées. Les sondages indiquent que plus de 80 % des entreprises n’ont pas encore commencé à appréhender les enjeux du numérique. Le Medef a un vrai rôle pour accompagner les entreprises. Il peut aussi faire comprendre au législateur que les entreprises ne sont pas toutes identiques. Une entreprise du CAC 40 n’a pas la même activité qu’un camping sur la Côte ou qu’une PME d’Ardèche. Comment en arrive-t-on à définir les critères qui permettront à ces PME à grandir et à se transformer ? Sans avoir à passer des journées à remplir des tas de papiers et d’obligations ?

Alors bien sûr, si vous faites des spécificités pour les plus petites entreprises, vous créez un effet de seuil. Nous nous battrons toujours sur cet « abominable effet de seuil », par exemple celui des 50 salariés : il faudrait alors remonter ces seuils bien plus hauts, à 250 salariés plutôt qu’à 50. La loi Pacte de Bruno Lemaire devrait faire bouger les choses en ce sens. L’Etat en est conscient.

Dans vos propos, on comprend que le Medef n’est plus à l’image des entreprises…

Le Medef doit se réinventer sinon il va mourir. Nous devons adopter  une logique de retour sur investissement : le Medef doit d’abord apporter des services mais avec cette dimension de militantisme, pour aller porter la parole de l’entreprise dans tous les mandats que le syndicat gère (URSSAF, Prud’hommes, Chambre de commerce, etc.). Les patrons ne sont en effet pas obligés d’adhérer au Medef. A nous de les convaincre ! A Lille, cette méthode mêlée de services et de militantisme fonctionne très bien. Le problème numéro 1 du chef d’entreprise, c’est d’avoir à prendre les décisions tout seul. Au Medef, vous allez rencontrer d’autres acteurs, vous faire accompagner et vous faire du réseau. Lors de notre dernière université d’été, nous avons accueilli 40% de nouveaux participants. Mais pour être militant, je reviens à mon propos du début : le Medef doit être à l’image des entrepreneurs. On en revient à mes propos du début : il faut absolument que les chefs d’entreprise puissent s’identifier dans le président du Medef.

 

Formation professionnelle : la trouille du Medef

Formation professionnelle : la trouille du Medef

Comme les syndicats, le MEDEF craint particulièrement le big bang annoncé par la ministre du travail en matière de formation permanente. Il craint tout particulièrement la remise en question de l’organisation actuelle de recueil et d’utilisation des fonds, véritable cathédrale administrative qui absorbe une grande partie des ressources et profite aussi largemenet au MEDEF et aux syndicats mais pas assez à ceux qui en ont le plus besoin les moins qualifiés et les chômeurs.  Gattaz le patron du Medef estime que ce bing bang est inutile, il a déjà eu lieue !

Tribune  JDD  de Gattaz :

« Muriel Pénicaud a annoncé vouloir aller au-delà de l’accord conclu sur la formation professionnelle il y a quelques jours. Pourquoi pas. Mais en parlant d’un big bang, elle inquiète. Forcément. Car une telle évolution se prépare dans la concertation : les annonces sur l’apprentissage ont été précédées de plusieurs mois de discussions. Pas celles sur la formation professionnelle. Et en la matière, le big bang a eu lieu dans l’accord de 2013 qui a créé le compte personnel de formation (CPF), innovation majeure pour un droit portable des individus ; remis en cause le fonctionnement des OPCA (organismes mutualisant le financement de la formation professionnelle) ; permis de passer d’une logique de « taxe » à une logique d’investissement ; introduit la possibilité d’innover pédagogiquement et avancé sur les notions de qualité de la formation. Nous devons désormais travailler sur ces bases pour aller plus loin et améliorer le système. C’est le sens de notre accord. On peut considérer qu’on ne va pas assez loin et demander qu’on amplifie les améliorations indispensables (faire le big), mais il nous paraît délicat de vouloir à nouveau tout changer sans concertation (faire le bang).

Taxe sur les dividendes : larmes de crocodiles du Medef

Taxe sur les dividendes : larmes de crocodiles du Medef 

Contrairement à ce que demandait le Medef il n’y aura pas de compensation pour cette nouvelle taxe sur les dividendes qui visent à compenser notamment des anciennes taxes annulées par le conseil d’État.  Après l’annulation de la taxe dividendes par la cour de justice européenne, Bercy s’apprête à imposer une nouvelle taxe pour compenser le manque à gagner fiscal. Évidemment, le Medef sort ses  pleureuses et considère que cette nouvelle fiscalité serait un très mauvais signe donné aux entreprises. Un argument très contestable car les sommes en jeu représentent seulement 5 milliards  On sait bien que pour réduire les déficits l’État devra à la fois diminuer  son train de vie et augmenter certains impôts. Dans ce cadre, Macron a prévu de réaliser une économie de 80 milliards sur 5ans. Ce ne sont 5 milliards de moins sur les dividendes qui vont handicaper les entreprises françaises. Cela d’autant plus que la France est le pays le plus généreux en matière de dividendes. Puisqu’on va demander des efforts aux Français notamment à travers l’augmentation de la CSG, la réforme de l’APL et sans doute de l’ASSEDIC voire des retraites il convient donc d’accepter un effort équivalent des entreprises qui distribuent leurs profits. En 2016, les entreprises du CAC 40 ont distribué pas moins de 55,7 milliards d’euros sous forme de dividendes et de rachat d’actions, selon les calculs de la lettre d’information financière Vernimmen.net. Ce n’est pas un record mais presque puisqu’elles se sont rapprochées des 56 milliards versés en 2014 et surtout des 57,1 milliards distribués en 2007, juste avant la crise financière. La progression est notable par rapport à l’an dernier (43 milliards de dollars) et surtout par rapport à la moyenne de ces dernières années, autour de 43 milliards, une fois retraitée des dividendes et rachats exceptionnels. Pourtant le Medef réclamait une compensation “Non, il n‘y aura pas de compensation mais c‘est exceptionnel, ce n‘est que pour 2017. On règle ça le plus vite possible”, a-t-il ajouté, alors que le vice-président du Medef, Thibault Lanxade, a évoqué cette semaine la possibilité de modifier la méthode de calcul pour la transformation du crédit d‘impôt compétitivité emploi en baisse de charges prévue pour 2019. Bruno Le Maire a rappelé de son côté que le gouvernement ferait voter “une baisse de l‘impôt sur les sociétés qui sera de huit points sur cinq ans” dans le cadre du projet de loi de programmation des finances publiques. Le coût de la taxe sur les dividendes, qui a été invalidée au début du mois par le Conseil constitutionnel, a été estimé à un peu moins de dix milliards d‘euros. Le financement de la moitié de la facture par les entreprises doit permettre, selon le gouvernement, de tenir les objectifs de la France en termes de baisse des déficits publics.

Unedic : le Medef accepte uen augmentation de 0.3% des cotisations patronales

Unedic : le Medef accepte uen augmentation de 0.3% des cotisations patronales

 

Une « contribution » de 0,03% appliquée à tous les contrats hors contrats de travail temporaire, sur la même assiette que celle des cotisations d’assurance chômage, serait à la charge de l’ensemble des employeurs. Le patronat propose de la mettre en place pour la durée de la future convention Unedic, soit trois ans maximum, mais précise qu’elle pourra être abrogée lors d’une évaluation a mi-parcours. Le but est d’amener le plus de syndicats possible à signer un accord très en-deçà de leurs attentes en matière de lutte contre les contrats courts. Le patronat, hostile à une mesure générale de type bonus-malus, propose d’ »inviter » les secteurs les plus concernés à ouvrir des discussions sur les moyens d’inciter les entreprises à « modérer l’usage des contrats très courts » et de sécuriser les salariés, « tout en conservant la flexibilité nécessaire ». On  prévoit aussi que, « le cas échéant », partenaires sociaux et Etat pourront être « interpellés » pour faciliter la mise en œuvre des incitations identifiées dans les branches. Il supprime en revanche la surtaxe des contrats de moins de trois mois, hors intérimaires, saisonniers ou remplaçants, prévue par un accord national interprofessionnel de 2013. Selon un responsable du Medef, c’est une des conditions posées par le patronat à la mise en place de la « contribution exceptionnelle ». D’autres conditions ne sont pas inscrites dans le projet d’accord proprement dit. Le patronat entend que cette contribution n’augmente pas le coût global du travail et souhaite qu’elle soit compensée par une baisse des cotisations versées par les entreprises à l’Assurance garantie des salaires (AGS), qui prend en charge les salaires et indemnités de licenciement des sociétés défaillantes. « Sans ça, ce serait pour nous un refus total », a déclaré à Reuters le négociateur de l’U2P, Patrick Liébus. Le Medef se fixe toujours pour objectif de réduire d’un milliard d’euros le déficit de l’assurance-chômage, estimé 3,8 milliards d’euros en 2017 et quatre milliards en 2018, à réglementation et politique gouvernementale constantes. Le patronat intègre cependant dans son projet d’accord des concessions faites lors de la séance de négociation du 23 mars, concernant notamment le salaire journalier de référence, qui sert de base aux indemnisations, et les seniors. Il ne propose plus en revanche de renoncer à la garantie de l’Etat concernant le financement de la dette de l’Unedic, mais suggère simplement d’en évaluer « l’opportunité ». Les partenaires sociaux sont engagés depuis mi-février dans une course contre la montre pour tenter de sortir de l’impasse où elles se sont enlisées en juin dernier, avant l’élection présidentielle d’avril-mai. Plusieurs candidats, Emmanuel Macron et François Fillon en tête, ne cachent pas leur intention de remettre en cause le mode de fonctionnement de l’assurance chômage, quitte à en confier le pilotage à l’Etat, mettant de facto fin à 60 ans de paritarisme. Le président du Medef, Pierre Gattaz, interrogé par le site internet Boursorama, a déclaré en milieu de journée lundi ne pas être « complètement confiant » mais rester « optimiste ».

Medef : l’ancien patron en procès pour fraude fiscale

« Avant, on avançait dans la mauvaise direction ; maintenant, on recule dans la bonne. » ” Ernest-Antoine Seillière (Le Monde – 26 Juillet 2002)  Un citation de l’ancien patron du Medef qu’il n’apprécie guère quand elle est appliquée à la fraude fiscale  qui le concerne. D’après la Tribune,   les juges d’instruction ont renvoyé en procès pour fraude fiscale en 2007-2008 quatorze ex-dirigeants et cadres de Wendel, dont l’ancien patron Jean-Bernard Lafonta et Ernest-Antoine Seillière (ancien patron du MEDEF), ainsi que la banque JP Morgan Chase et un avocat fiscaliste visés pour complicité, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Soupçonné d’avoir incité ses cadres à participer au montage litigieux, qui passait par un système complexe d’intéressement, l’ancien patron de la société d’investissement Jean-Bernard Lafonta sera aussi jugé pour complicité de fraude fiscale, selon ces sources proches du dossier et judiciaire. Il a déjà été condamné le 14 décembre 2015 à 1,5 million d’euros d’amende pour diffusion d’informations trompeuses et délit d’initié en 2009. Il a fait appel. Contacté vendredi, son avocat Antonin Lévy n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat. L’information judiciaire avait été ouverte en juin 2012 à la suite d’une série de plaintes de l’administration fiscale concernant un montage financier baptisé Solfur. Grâce à ce programme d’intéressement, via des prises de participations, trois administrateurs – dont l’ancien patron des patrons, le baron Ernest- Antoine Seillière – et onze cadres haut placés, avaient récupéré fin mai 2007 « un gain net » de 315 millions d’euros pour un investissement de départ de 996.250 euros, « en totale franchise d’imposition », estimait le parquet national financier en novembre 2015 dans ses réquisitions. Le parquet national financier et les juges d’instruction sont convaincus que le dispositif a été mis en place en recourant à l’interposition de sociétés pour éviter l’imposition sur les plus-values. Les juges ont aussi renvoyé en procès la banque JP Morgan Chase et un avocat fiscaliste pour complicité de fraude fiscale, car ils sont soupçonnés d’avoir participé à la conception du montage litigieux.

(La Tribune)

Baisse impôts PME : le Medef contre

Baisse impôts PME : le Medef contre

 

Le Medef  s’oppose à la CGPME :

   » Il est regrettable que le Gouvernement, tout en renonçant à supprimer une taxe absurde, la C3S, assise sur le chiffre d’affaires et non sur le bénéfice, ait opté pour une réforme conjoncturelle, partielle et complexe de l’Impôt sur les sociétés, affirme l’organisation patronale dans un communiqué. En ciblant une partie des PME seulement, il introduit un nouveau seuil et de nouvelles distinctions entre entreprises, donc de nouvelles complexités et de nouveaux freins à leur développement, avec 3 taux différents (le nouveau taux de 28% s’ajoutant aux deux taux déjà existants de 15% et 33%). Les entreprises françaises et les investisseurs étrangers ont au contraire besoin de simplicité et de visibilité, sans quoi une telle mesure risque fort de rester sans véritable effet. »

La baisse d’IS promise par le gouvernement s’intègre dans un mouvement plus large d’allègement de charges les entreprises, avec le pacte de responsabilité. La dernière tranche de ce dispositif, intégrée au budget 2017, porte sur cinq milliards d’euros. Outre le taux réduit d’IS, le gouvernement prévoit « un allègement supplémentaire des cotisations sociales des indépendants à faible revenu ne bénéficiant pas du CICE » et une « mesure spécifique » pour le secteur non-lucratif, souligne M. Valls. Le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), dispositif phare du pacte de responsabilité, sera pour sa part porté de 6% à 7% de la masse salariale, pour les salaires allant jusqu’à 2,5 fois le Smic. Interrogé sur les éventuelles baisses d’impôts pour les ménages, le Premier ministre assure en revanche que les arbitrages « sont liés aux perspectives de croissance » et « n’ont pas encore été rendus« . « Le président de la République et moi-même voulons continuer de redonner du pouvoir d’achat aux Français« , souligne néanmoins M. Valls, en évoquant « différentes pistes », comme « poursuivre la baisse de l’impôt sur le revenu » ou « augmenter la prime d’activité ».

(Avec AFP)

2017 : pour le Medef les partis politiques n’ont aucune vision

2017 : pour le Medef les partis politiques n’ont aucune vision

 

Pour une fois le Medef prend de la hauteur et tente de définir ce que pourraient être les grands aux enjeux pour le pays à l’occasion des élections présidentielles. Le Medef reconnaît par ailleurs ses propres contradictions internes et souligne aussi les difficultés à réformer le pays. L’organisation patronale règle en même temps ses comptes avec tous les partis politiques considérant qu’ils n’ont aucune vision. Une critique qui n’est pas totalement fausse dans la mesure où les candidats pour 2017 sont soit des fonctionnaires (Juppé, Hollande) soit des avocats (Sarkozy, Le Pen).  Le Medef, première organisation patronale française, a donc décidé de s’engager dans le débat présidentiel de 2017 en présentant son propre diagnostic et ses propositions pour la France de 2020. Cette contribution ne prendra pas la forme d’une liste de revendications mais d’un projet susceptible de redonner espoir à des Français réputés être l’un des peuples les plus pessimistes du monde, assurent les dirigeants du Medef. « Nous voulons contribuer à la campagne présidentielle », a expliqué mardi à la presse son président Pierre Gattaz. « La France va mal, les gens se castagnent, défilent (…) et n’ont plus d’espoir. Il faut redonner cet espoir. » « On voit bien que nos partis politiques, aujourd’hui, n’ont aucune vision pour notre pays », a-t-il poursuivi. « Celui qui aura cette vision à 10-20-30 ans (…) aura un atout incroyable sur des gens qui se présenteraient en disant juste ‘on va régler le problème des 35 heures ou de l’ISF’. »Dans un document de près de 200 pages qui sera diffusé à partir de mercredi, le Medef s’efforce de présenter cette vision « enthousiasmante » d’une France conquérante. Ce livre décortique sept défis à relever par la France, présente une méthode au coeur de laquelle il place l’entreprise et esquisse des orientations et des pistes. Pour le Medef, ces défis sont notamment la réponse de la France à la mondialisation et une redéfinition du projet européen – « Il faut qu’on fasse rêver avec l’Europe », souligne Pierre Gattaz à l’heure où le Royaume-Uni menace de la quitter. Il met aussi en avant l’innovation et les filières d’avenir, la révolution numérique et son impact sur le travail, le climat et la transition énergétique, l’épanouissement dans l’entreprise et le développement de l’entrepreneuriat. Parmi les pistes évoquées par le Medef, le document évoque sans surprise la nécessité d’instaurer une fiscalité plus simple et « moins pénalisante pour le travail comme pour le capital ». Il propose de créer un « nouveau modèle économique et social » fondé sur le dialogue social et la liberté d’entreprendre. Il estime que la priorité à l’accord d’entreprise instaurée par la loi El Khomri sur le travail ne pourra donner son plein effet qu’accompagnée d’une « rénovation du contrat de travail », avec des conditions de rupture plus souples. Autre thème connu : le Medef juge urgent d’alléger la part des entreprises dans le financement de la protection sociale, tout en admettant qu’elle peut être un facteur d’attractivité en retenant les talents et en facilitant la prise de risque. Dans un deuxième temps, l’organisation patronale publiera cet automne des propositions de réformes. Pierre Gattaz s’est dit très inquiet en raison de la difficulté à faire accepter des réformes, comme l’illustre la contestation du projet de loi réformant le marché du travail. « Est-ce qu’à chaque réforme ça va être le cirque comme pour la loi El Khomri ? » s’est-il interrogé. Il a reconnu que le climat social et l’image du Medef dans l’opinion publique et auprès des autres partenaires sociaux, notamment après l’échec des négociations sur l’assurance chômage () ne lui facilitaient pas la tâche. « Nous sommes prêts à nous remettre en question aussi », a dit Pierre Gattaz. « On essaye d’entraîner le plus de gens possible (…) en essayant d’enlever notre chapeau de patrons horribles (…) On a sans doute une énorme responsabilité. » « On n’a pas réussi à embarquer nos partenaires sociaux et les autres fédérations patronales », a-t-il ajouté. « Il faut regarder un peu devant et sortir des tranchées (…) Ce n’est pas simple, même au sein parfois de nos représentants. »

Assurance chômage: le Medef bloque la négociation

Assurance chômage: le Medef bloque la négociation

 

 

Il fallait s’y attendre le Medef bloque la négociation concernant l’assurance chômage et cela sans doute tant que la loi travail ne sera pas adoptée. Il s’agit pour l’organisation patronale de voir plus clair dans la version définitive modifiant le code du travail. La version actuelle ne le satisfait pas complètement au point que le Medef en ridiculise maintenant la portée. La réalité c’est qu’il souhaite que la version actuelle, sans doute insuffisante à ses yeux, ne soit plus édulcorée. Une sorte de moyen de pression sur les parlementaires pour bloquer toute velléité d’affaiblir encore la portée de la loi travail.  Au-delà de la loi travail le Medef refuse toute augmentation des cotisations patronales en particulier sur les contrats courts qui selon l’organisation augmenteraient encore lourdement les charges. L’essentiel des embauches actuelles se fait dans le cadre de ses contrats courts et la tendance ne paraît pas s’inverser compte tenu des incertitudes qui planent sur l’avenir économique du pays.  Du coup, il paraît vraisemblable que l’État ce substituera aux partenaires sociaux afin de prolonger par exemple d’un an les conditions de l’assurance chômage. En clair l’avenir de l’Unedic pourrait être reporté au-delà des élections présidentielles de 2017.  Le mandat confié au négociateur du Medef ne l’autorise pas actuellement à discuter d’une hausse des cotisations patronales, réclamée par les syndicats. Or les discussions, entamées fin février mais parasitées depuis trois mois par les débats sur le projet de loi travail, n’ont aucune chance d’aboutir si le patronat n’a pas de mandat sur ce point. « Il y a une forte probabilité que la négociation » sur la révision de la convention qui régit l’assurance chômage, figée depuis fin mai, « soit un échec », a reconnu lundi la source proche du dossier. En cas de constat de désaccord jeudi, l’État pourrait reprendre la main, comme l’avait laissé entendre la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Le président du Medef, Pierre Gattaz, avait déjà assuré la semaine dernière que son organisation refuserait « toute nouvelle hausse de cotisation, et toute complexité nouvelle », se disant « prêt à assumer un échec ».

(Avec AFP)

Loi Travail: Parisot savonne la planche au Medef

Loi Travail: Parisot savonne la planche au Medef

 

Règlement de comptes au Medef avec la deuxième prise de position de Parisot en faveur du retrait de la loi. Une manière de savonner la planche au Medef qui l’a écarté de la présidence au profit de Gattaz. Pas vraiment une attitude très responsable ni très digne même si effectivement on peut reprocher beaucoup de choses à la gestion de la loi travail. Parisot rejoint en fait la CGT ! Certains de ses arguments sont pertinents mais cette prise de position révèle surtout son esprit revanchard. Extrait de son interview aussi pertinente que faux-cul. 

« Alors que nous sommes proches d’un désastre national, depuis plusieurs jours déjà j’entends des dirigeants d’entreprises supplier le gouvernement de ne pas “céder”. La plupart des patrons sont favorables aux principes du fameux article 2 du projet de loi travail qui étend les possibilités de négociation au niveau de l’entreprise. Mais, ne nous trompons pas, leur soutien à la fermeté du Président de la République et du gouvernement relève moins d’un attachement indéfectible aux avantages de l’accord d’entreprise que de l’espérance d’un échec cuisant de la CGT, et accessoirement de FO. On peut les comprendre tant l’activisme syndical national, toutes centrales confondues, a donné le sentiment ces 20 dernières années d’avoir été à l’origine de l’incapacité de la France à se mettre au tempo du XXIe siècle. Mais, les erreurs commises par notre pays ont été tellement nombreuses et massives qu’il est selon moi erroné – et injuste – de les attribuer aux seuls syndicats de salariés. Médias, patronats, syndicats, fonctions publiques, partis de gauche, partis de droite, tous les acteurs majeurs de la vie publique française portent une part de responsabilité. De même que chacun détient un pouvoir, chacun engage une responsabilité. Je ne doute pas qu’il y ait dans les postures des uns et des autres sur la loi travail des préoccupations égoïstes, des ambitions cachées et quelques tentatives désespérées de rétablissement sur l’échiquier politique ou syndical.  Mais je ne doute pas non plus de la conviction profonde et sincère de Manuel Valls de l’importance du projet de loi travail pour la santé économique et social de notre pays. Je partage la philosophie du dialogue social que le Premier ministre tente d’installer. C’est celle de la proximité, de la simplicité, du respect des parties prenantes, mais aussi du compromis, de la recherche de la solution gagnante pour tous, de l’efficacité. L’approche est résolument moderne. Mais c’est justement au nom de cette éthique d’une construction sociale déconflictualisée que j’estime qu’il est temps de remettre tout le monde autour de la table. Le but de ce texte était tout sauf de fabriquer de l’exaspération. C’est pourtant ce qu’il est en train de faire. Au lieu de créer une régulation sociale pacifiée, il jette la France dans l’excès. L’Histoire nous enseigne à quel point notre pays peut se laisser glisser sur des mauvaises pentes. Et l’actualité récente témoigne d’une capacité intacte à s’emporter. Ici vers l’anarchisme, là vers le populisme. D’ailleurs, les commentateurs n’ont peut être pas assez souligné que si deux tiers des Français considèrent la contestation actuelle légitime, c’est parce que la gauche et la gauche de la gauche sont rejoints dans leur approbation du mouvement par la quasi totalité des sympathisants du Front National. Dans un pays au bord de l’abîme, la protestation attire et attise. Il y a dans cette affaire un vice initial. L’objet principal de cette réforme du droit du travail, l’inversion de la hiérarchie des normes entre la branche professionnelle et l’entreprise, n’a pas été soumis à la consultation des partenaires sociaux selon les formes précisément définies par la loi Larcher du 31 janvier 2007. Faisons un petit pas en arrière pour préparer un grand pas en avant, respectons les termes de cette loi qui avait été conçue pour corriger les égarements de méthode au moment du CPE, et proposons aux organisations syndicales et patronales d’ouvrir une délibération, voire une négociation sur la problématique contenue dans l’article 2. C’est ainsi qu’on évitera la victoire d’un camp sur un autre, ou, dit autrement, l’humiliation d’un homme par un autre. »

Medef : toujours le chantage à l’Unedic

Medef : toujours le chantage à l’Unedic

Le Medef a encore repoussé son ultimatum concernant l’Unedic. Pierre Gattaz a indiqué que son organisation patronale ne participerait aux futures discussions de l’assurance chômage que six ses exigences relatives à la loi travail sont retenues. Le Medef met notamment en question le mandatement syndical dans les petites entreprises, l’extension du compte personnel d’activité et le renchérissement des taxes sur les contrats courts. Ce dernier point étend précisément à négocier entre partenaires dans le cadre de l’Unedic. Sur les deux autres. Il y a fort à parier que le patronat n’obtiendra pas satisfaction il pourrait cependant se satisfaire du texte en l’état de la loi mais sans le dire officiellement. Attendra le projet de loi sur le marché du travail tel qu’il sortira de l’Assemblée nationale pour décider de poursuivre ou non les négociations sur l’assurance chômage, a déclaré mardi son président, Pierre Gattaz. Il y a trois semaines, il avait menacé de se retirer de ces négociations avec les syndicats si le gouvernement ne revenait pas sur les modifications apportées à ce texte, qu’il juge vidé de sa substance et déséquilibré au détriment des entreprises. Il avait annoncé que le conseil exécutif du Medef prendrait une décision ce lundi 9 mai. Mais cette instance dirigeante a finalement choisi de surseoir, alors que se profile un passage en force en raison de divisions dans la majorité. « Le conseil exécutif a jugé qu’il était impossible de se positionner de manière claire sur ce projet de loi dans l’état actuel des discussions », a déclaré Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. « Il nous a semblé opportun et sage de ne pas prendre de position définitive à ce stade », a-t-il ajouté. « Nous formulerons notre analyse sur le texte finalisé. »En tout état de cause, le contenu du projet de loi travail influera sur les négociations sur une nouvelle convention Unedic, a fait valoir le président du Medef. « Si les réformes sur le marché du travail ne se font pas (…), cela va renforcer encore l’exigence de réforme sur l’assurance chômage et nous pouvons nous demander si nous serons collectivement capables de porter des réformes ambitieuses et difficiles sur l’assurance chômage. » Il a réitéré les trois lignes rouges du Medef : pas de mandatement syndical obligatoire pour les salariés chargés de négocier des accords avec leur employeur dans les plus petites entreprises, ni d’extension du « compte personnel d’activité » censé rassembler les droits des actifs, ni de dispositions conduisant au renchérissement des contrats de travail courts. Le gouvernement a déposé un amendement imposant aux partenaires sociaux de prévoir dans les accords sur l’assurance chômage une « modulation » des cotisations patronales selon la nature et la durée des contrats, l’âge du salarié, la taille de l’entreprise et non une surtaxation pure et simple. « Mon feeling c’est qu’on ne veut pas de modulation non plus », a déclaré Pierre Gattaz. « Je peux vous dire qu’une modulation qui consisterait à augmenter certains contrats (…) nous semble très dangereuse et pas appropriée, à ce stade. » « Laissons les négociateurs faire et surtout que le gouvernement ne nous mette pas d’amendement pour nous imposer de faire quelque chose », a-t-il ajouté. Les partenaires sociaux discutent en fait déjà de diverses pistes pour limiter le recours aux contrats de très courte durée, très coûteux pour l’assurance chômage, dans le cadre des négociations Unedic, qui reprennent jeudi matin.

(Avec Reuters)

La loi travail « est une loi CFDT » !!! (Medef)

La loi travail « est une loi CFDT » !!! (Medef)

 

Quand même un peu gonflé le vice-président du Medef qui affirme que la loi travail est une loi CFDT ;  faut-il rappeler que le gouvernement s’est inspiré directement d’une proposition du Medef. Proposition transformée en projet de loi qui n’avait fait l’objet d’aucune concertation préalable avec les syndicats. Face à la contestation le gouvernement a été contraint de rééquilibrer les garanties accordées aux salariés faces à celle données aux entreprises. En dépit de ses modifications importantes la loi travail constitue une évolution assez fondamentale du droit du travail notamment à travers la version de la hiérarchie des normes,  sans doute la modification la plus fondamentale du code du travail. De là à dire que la loi travail est une loi CFDT il y a un pas que le vice-président du Medef franchit un peu vite ;  une prise de position qui alimente les paradoxes de la France vis-à-vis de cette loi maintenant rejetée par le Medef tout autant que par les syndicats gauchisants. À l’évidence cette prise de position témoigne bien de la caricature des relations sociales en France. Invité de BFMTV, le vice-président du Medef est revenu sur la loi Travail. Il a déploré que le texte ait été dépourvu de ses ambitions initiales pour satisfaire les revendications des syndicats. Invité à réagir sur le plateau de BFMTV, le vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a affirmé faire « la différence entre les gens qui manifestent contre la loi, qui ne sont pas très nombreux mais qui ont le droit de manifester; et les quelques casseurs qui sont là pour en découdre et avec qui le droit républicain doit s’appliquer ». « Je ne suis pas sûr que cela traduise quoi que ce soit », a-t-il ajouté. Très vite, le vice-président du Medef a abordé l’objet de ces manifestations à savoir la loi El Khomri. »Le fond (du problème) est qu’on a un code du travail qui est le produit du XXe siècle alors qu’aujourd’hui l’économie est fondamentalement différente, elle est plus changeante, moins prévisible », a-t-il d’abord estimé. « On a besoin de revoir de code du travail et il y avait une ambition assez forte dans la loi Travail. Et puis, malheureusement, amendement après amendement, on est arrivé à quelque chose qui ne ressemble plus à rien et qui ne créera plus d’emploi », a-t-il développé. Geoffroy Roux de Bézieux considère que « cette loi est une loi CFDT ». « Il y a un certaines nombres de vieilles demande de la CFDT qui trouvent place et qui sont pour les patrons un vrai obstacle ». Il a donné l’exemple du mandatement syndical qui constitue « le fait que pour négocier un accord dans une TPE il faille faire appel à un syndicaliste extérieur non élu dans l’entreprise. On est presque dans le déni de démocratie ». « On nous a rajouté cela dans cette loi or c’est clair que pour un patron de TPE c’est un obstacle vraiment fort au dialogue social », a-t-il insisté.

 

(Avec BFM)

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