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Le Medef POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES ?

Le Medef POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES ?

 

Le patron du Medef n’a pas écarté l’hypothèse d’une augmentation de salaire mais en la soumettant un certain nombre de conditions.

« Il ne faut pas se tromper, met-il en garde. Si on augmente par exemple les salaires dans la restauration, la conséquence immédiate c’est l’inflation. Et il faut qu’on réfléchisse collectivement à sortir de l’économie trop low-cost. Autre exemple: le nettoyage: ce sont des horaires très compliqués, c’est payé au Smic. Et on nous dit que ce sont ces fameuses secondes lignes qui ne sont pas assez payées. Oui mais dans les fonctions de nettoyage, il faut que les appels d’offre des grandes entreprises et de l’Etat ne soient pas juste au mieux disant financier. Car ce sont des métiers où les salaires représentent 80 à 90% de la valeur ajoutée. »

Pour augmenter massivement les salaires, c’est le logiciel du low-cost qui concerne l’ensemble de l’économie et de la commande publique qu’il faut changer. Ce qui de l’aveu même du patron du Medef sera long et complexe.

Et s’il reconnaît que les entreprises ont du mal à recruter, l’attractivité des emplois n’est pas seule en cause selon lui.

« C’est multifactoriel, estime Geoffroy Roux de Bezieux. La rémunération et la qualité du travail jouent. Mais il y a d’autres éléments: d’abord il y a la géographie. On est le pays de l’OCDE où les salariés se déplacent le moins pour changer de travail. Et ça il faut y travailler. Il y a ensuite des problèmes de formations: souvent les formations ne sont pas adaptées aux offres d’emplois. »

« On a un système qui est très coûteux, très complexe et qui dans certains cas décourage des salariés de reprendre un emploi, il vaut mieux dans certains cas faire de la « permitence » c’est à dire alterner des périodes de travail très courtes, des périodes de chômage, le revenu est à peu près le même que si on travaille à plein temps », estime-t-il.

Passe : « Une inutile pression punitive sur les salariés (Patrick Martin, Medef)

Passe : « Une inutile pression punitive sur les salariés (Patrick Martin, Medef)

 

Le représentant du Medef estime dans la tribune que La pression exercée sur le salarié non détenteur de passe n’est pas très pédagogique ( intreview la Tribune)

 

Interview

 

 Le Parlement a adopté ce week-end le projet de loi sur la gestion de la crise sanitaire. L’une des mesures phares – et qui fut âprement débattue dans l’hémicycle – portait  sur la possibilité de licencier un salarié qui ne présenterait pas un pass sanitaire dans une entreprise soumise aux restrictions sanitaires. C’est finalement la suspension du salaire qui a été votée. Quel regard portez-vous cette mesure ?

PATRICK MARTIN - Permettez-moi de rappeler à quel point le Medef est favorable à la vaccination de la population. Les entreprises, l’État et les organismes sociaux ne peuvent se permettre un nouveau confinement. La réussite de la campagne vaccinale est l’unique solution pour éviter une nouvelle mise sous cloche de l’économie. Un confinement serait fatal à de nombreuses entreprises.

Nous étions très mal à l’aise avec cet article de la loi visant à ouvrir la possibilité de licencier les salariés des secteurs concernés par les restrictions ne présentant pas un pass sanitaire. Et cela pour au moins deux raisons. La première, c’est qu’une telle mesure aurait été négative en termes de ressources humaines, dans un contexte de recrutement déjà tendu. La seconde, c’est que les indemnités de licenciement auraient été à la charge des entreprises. Or, de nombreuses sociétés ont déjà leurs finances exsangues par la crise sanitaire, et une telle disposition les aurait davantage affaiblies. Les mesures retenues par le Parlement – utilisation des congés payés, des RTT, ou congés sans solde tant que le salarié ne présente pas un pass sanitaire, ou encore la possibilité de transférer un travailleur sur un poste qui n’est pas en contact avec le public – nous semblent donc plus adaptées.

Le projet de loi prévoit un « régime d’exception » pour les contrats à durée déterminée (CDD), ouvrant la possibilité à une rupture de celui-ci en cas de non-vaccination du personnel concerné. Cette mesure ne risque-t-elle pas de créer un marché du travail à deux vitesses, et précariser un peu plus ces travailleurs ? 

Le Medef n’explique pas vraiment cette disposition spécifique aux contrats à durée indéterminée. Nous pensions que les mesures à l’œuvre pour les CDI seraient transposées aux CDD.

Que ce soit par une suspension du salaire dans le cadre d’un CDI ou la possibilité pour l’employeur de mettre fin aux contrats à durée déterminée, l’obligation du pass sanitaire pour ces salariés répond à une seule ambition du gouvernement : mettre clairement la pression sur les citoyens et les travailleurs pour accélérer la campagne de vaccination.

Toutefois des zones d’ombre juridique sont encore à éclaircir. Le Conseil constitutionnel, qui devra se prononcer sur le texte avant sa promulgation, pourrait bien notifier une inégalité de traitement entre ces deux types de contrats.

Au-delà des mesures de vaccination obligatoires pour les secteurs concernés, comment appréhendez-vous l’accélération de la vaccination en entreprise ? Redoutez-vous des conflits au sein du personnel titulaire d’un pass sanitaire et celui qui refuse la vaccination ?

A ce jour, nous n’observons pas une hausse des tensions en entreprise, mais c’est un sujet à suivre de près. La forte dynamique de vaccination à l’œuvre depuis le discours du Président de la République, le 12 juillet dernier, pourrait modifier la donne. Avec un cas extrême : que les salariés vaccinés fassent jouer leur droit de retrait si de nombreux collègues au sein de leur structure ne sont pas vaccinés. Nous sommes toutefois sereins : la majorité des Français se font vacciner et le mouvement antivax est en recul.

La flambée du variant Delta, la hausse de l’inflation – tirée notamment par la progression des prix des matières premières et par celle du coût de l’énergie – peuvent-elles compromettre la reprise ?

Au regard de la dynamique de vaccination, on reste confiant sur une progression du PIB comprise entre 5 et 6% pour 2021. La hausse des prix des matières premières, pénalisant aujourd’hui le secteur du bâtiment, devrait s’interrompre d’ici à la fin de l’année. Ces tensions sur les prix étaient dues à la reprise rapide des économies chinoise et américaine, qui ont préempté de nombreux matériaux, alors qu’en France et en Europe, les entreprises avaient déstocké pour préserver leur trésorerie. L’économie européenne redémarre après les deux géants, dans un contexte de normalisation des circuits logistiques. Les prix de l’acier ou du bois, par exemple, ont stoppé leur progression, les délais de livraison tendent à se réduire. Concernant l’énergie, si la hausse des prix du pétrole est réelle ces derniers mois, il ne faut pas oublier qu’ils étaient tombés très bas en 2020. Les prix d’aujourd’hui sont peu ou prou ceux d’avant la crise-covid. Sauf crise géopolitique majeure, le cours du pétrole devrait se stabiliser.

Le plan de relance et son rythme répondent-ils aux attentes du patronat ?

Oui, les différents volets du plan de relance se déploient plutôt bien. La cadence est raisonnable, notamment sur le secteur de l’industrie et du BTP. Toutefois, la menace que fait peser sur l’économie le variant Delta impose le renouvellement des mesures d’accompagnement pour les secteurs les plus touchés : la restauration, l’événementiel. Toutefois, ces aides doivent être sélectives et adressées de façon chirurgicale. Certaines entreprises évoluant dans ces secteurs touchés par le Covid-19 tournent très bien, quand d’autres sont en grandes difficultés. Il faut donc faire du cousue-main.

Le Medef appelait il y a un mois à la fin du « quoi qu’il en coûte ». Dans ce contexte, est-ce toujours votre position ?

Oui. Le « quoi qu’il en coûte » – qui a été très précieux lors des mois précédents – doit s’interrompre, mais à condition que le rythme de vaccination soit satisfaisant, notamment en tenant l’objectif de 50 millions de vaccinés d’ici à fin août. On n’a pas le choix : l’état des finances publiques ne peut supporter davantage cette politique gouvernementale.

Mettre fin au “quoi qu’il en coûte”» le Medef déraille

Mettre fin au “quoi qu’il en coûte”» le Medef déraille

On se demande quel mouche a piqué Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef pour déclarer qu’ il convenait de mettre le plus rapidement possible au « quoi qu’il en coûte ». Le patron du Medef oublie sans doute la situation difficile voire dramatique dans certains secteurs de l’artisanat et des PME. Il fait aussi l’impasse sur la grande fragilité de la reprise qui sera limitée au mieux à 4 % en 2021, soit un retard de 5 % par rapport à 2019. Il semble ignorer que les résultats du premier trimestre sont particulièrement mauvais puisqu’on escompte au mieux une progression du prix de 1 %.. Geoffroy Roux de Bézieux reconnaît que la situation est contrastée dans le Figaro

 

 

Les entreprises perçoivent-elles la reprise sur le plan économique?

 

Geoffroy ROUX DE BÉZIEUX. - C’est un peu paradoxal de répondre oui, alors qu’un reconfinement plane sur l’Île-de-France et que le vaccin AstraZeneca vient d’être suspendu. C’est vrai que certains signaux peuvent nous rendre optimistes – même s’il y a encore quelques mois difficiles à passer, notamment pour les secteurs qui sont arrêtés. La crise que nous vivons est très atypique, car très concentrée sur certaines entreprises de l’économie présentielle ou de certains secteurs industriels, alors que d’autres vont bien. C’est la même chose pour les ménages. Le pouvoir d’achat global a continué à augmenter en 2020, alors que les étudiants, les indépendants et ceux qui sont éloignés de l’emploi ont réellement souffert. Je vous rappelle que lors de la dernière grande crise, en 2009, le recul du PIB n’a été que de 2,2 %, mais le chômage bien plus important. La différence, c’est l’argent qu’on a dépensé pour soutenir

 

Aux États-Unis, on ne manifeste pas les mêmes états d’âme sur le quoi qu’il en coûte. Au contraire les États-Unis s’apprêtent au cours de l’été à mettre au point encore des mesures de soutiens qui s’ajouteront aux plans récents de 1900 milliards décidés par Biden. Résultat les États-Unis espèrent une croissance de 8 % des 2021 à comparer aux 4 % de la France qui ne retrouvera pas le niveau de 2019 avant 2022 ou 2023. Le patron du Medef est sans doute influencé par excès par les résultats de certaines grandes entreprises par exemple Darty qui annonce  aujourd’hui qu’il va rembourser les prêts garantis de l’État dits. Dans les PME par contre et dans l’artisanat, c’est de l’ordre de 20 % des sociétés qui ne pourront pas faire face à leurs échéances financières.

Réforme retraites: à reporter à plus tard d’après le Medef

Réforme retraites:  à reporter à plus tard d’après le Medef

Finalement le MEDEF  se range à l’avis  de nombre d’observateurs et d’acteurs sociaux qui pensent que la réforme des retraites n’est pas la priorité du moment. Cela d’autant plus que la crispation sur ce sujet tournait autour des mesures paramétriques( ajustement des dépenses par rapport aux recettes) et des mesures systémiques qui visent à unifier le système. Le débat entre ces deux questions semble assez obsolète. Certes le problème demeure mais il serait difficile d’imposer des petits ajustements financiers à un moment ou le gouvernement français, comme la plupart des autres, empreinte et dépensent des milliards pour sauver le système économique et social. Le système des retraites encore affiche un déficit très significatif mais pour une grande partie en raison de l’écroulement des recettes provoquées par le virus.

En 2020, le système de retraites pourrait afficher un déficit de 25,4 milliards d’euros, soit 1,1 % du produit intérieur brut (PIB), selon une « note d’étape » du Conseil d’orientation des retraites (COR) .

Les difficultés proviennent des recettes, qui s’effondrent sous l’effet de la crise : elles « seraient ainsi en baisse de 5,4 % » par rapport à 2019. Une diminution imputable « au repli brutal de l’activité », qui engendre un recul des cotisations.

Quant aux dépenses, le COR relève qu’en 2020, elles « sont très peu affectées par la crise sanitaire ». La « surmortalité des personnes âgées due (au) Covid » ne devrait, en effet, avoir qu’un faible impact sur le nombre de retraités – celui-ci régressant « d’un peu plus de 0,1 % ». En outre, les pensions sont « très largement indépendantes » du contexte économique : indexées sur les prix et non sur les salaires, elles sont le reflet des carrières passées. Toutefois, « du fait de la baisse brutale de la richesse nationale, leur part dans le PIB progresserait fortement, pour s’établir à 15,2 % [en 2020] ». Ensuite, ce ratio redescendrait à 14 % en 2024, soit 0,2 point de plus qu’en 2019.

Du faîte du Corona virus, la récession provoquerait « un besoin de financement supplémentaire de l’ordre d’un point de PIB en 2020 » (soit environ 21 milliards d’euros), puis de 0,2 point de PIB les quatre années suivantes (un peu moins de 5 milliards). Le contexte conjoncturel a donc été modifié. Sans parler de l’environnement structurel qui pourrait aussi être affecté par la restructuration de l’appareil de production et les modifications quantitatives et qualitatives de l’emploi.

Retraites : le Medef veut une réforme avant 2022

Retraites : le Medef veut une réforme avant 2022

 

Le Medef veut une réforme tout de suite des retraites en tout cas avant 2022 contrairement au gouvernement qui semble temporiser sur ce sujet Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a estimé que « la partie « paramétrique » de la réforme (âge, durée de cotisation, ndlr), qui vise à réduire le déficit, doit commencer d’être mise en œuvre avant 2022″. Mais le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger pense comme Richard Ferrand que cette réforme « n’est pas abordable en termes de mesures à prendre avant 2022″.

Le président de l’Assemblée a souligné dimanche le fait « qu’un euro cotisé rapporte à chacun d’entre nous la même chose, donc une retraite plus juste, plus équitable, où la pénibilité est mieux prise en compte, (il) y reste viscéralement attaché ».

« Que ce soit sur le plan humain, de justice et d’équilibre des retraites, il faudra faire cette réforme », a-t-il martelé.

Brexit :  » un big bang » logistique ( Medef)

Brexit :  » un big bang » logistique ( Medef)

 

120.000 entreprises françaises importent et exportent au Royaume-Uni, environ 25% d’entre elles n’ont jamais commercé en dehors de l’Union européenne. Elles seraient donc bouleversées par le Brexit, selon Bernard Spitz, président du pôle international et Europe du Medef et invité d’Europe 1, dimanche.

Selon Bernard Spitz, président du pôle international et Europe du Medef et invité d’Europe 1, dimanche, il y aura un vrai changement pour chaque société qui commerce avec le Royaume-Uni, dans quelques semaines.( Article deThibaud Le Meneec d’Europe 1)

 

 

 

« Il va falloir s’adapter à des règles, à des formalités nouvelles, à des déclarations aux douanes, à toutes sortes de formalités dont elles n’ont pas l’habitude », énumère le responsable de l’organisation patronale.  »Toutes ces conséquences auront lieu à partir du 1er janvier, qu’il y ait un deal ou pas. De toute façon, tout change. »

Combien de personnes sont-elles concernées par ce bouleversement de la relation commerciale entre ces deux partenaires historiques ? « Des millions », assure Bernard Spitz, selon qui « il y a 120.000 entreprises françaises qui exportent ou qui importent au Royaume-Uni. On a fait le calcul : le quart d’entre elles, donc 30.000 entreprises, n’ont jamais fait de commerce hors de l’Union européenne. Pour elles, ça va donc être un véritable big bang », prédit-il.

« Le Brexit, c’est un vrai tremblement de terre », poursuit le dirigeant patronal. « Le Royaume-Uni est notre sixième client et notre septième fournisseur (21,1 milliards d’euros de biens et de services importés du Royaume-Uni, ndlr). On exporte 34 milliards chaque année au Royaume-Uni (33,6 milliards d’euros exactement, ndlr) ».

Selon les estimations du cabinet Euler Hermès, la facture pourrait s’élever à 3,6 milliards d’euros pour la France, soit un peu plus de 10% des exportations actuelles. « C’est un chiffre qui paraît crédible », assure Bernard Spitz, qui anticipe néanmoins « de nouveaux équilibres » dans les prochaines années.

 

« Retour en grâce de la souveraineté économique pour le Medef « ?

« Retour en grâce de la souveraineté économique pour le Medef « ?

Le président du Medef, dans un entretien au « Monde s’explique sur l’environnement économique.(Interview Le Monde)

Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, plaide pour un plan de relance « massif » de la part du gouvernement, passant par un soutien à la compétitivité des entreprises, seul moyen, selon lui, pour que la crise économique ne se transforme pas en crise sociale.

Quand pensez-vous que la France retrouvera une activité économique « normale » ?

Geoffroy Roux de Bézieux : Il faudra sûrement de nombreux mois, ne serait-ce que parce que les mesures sanitaires vont peser sur l’offre comme sur la demande. Quand une chaîne automobile est nettoyée à chaque changement d’équipe, l’intervention prend une heure ou deux et la capacité de production diminue. Lorsqu’il y a moins de monde qui entre dans un magasin, le chiffre d’affaires baisse également. Plus globalement, malgré l’épargne forcée qui s’est constituée durant le confinement, il n’est pas du tout sûr que les consommateurs se précipitent pour dépenser tout de suite, car la question de la confiance dans l’avenir se posera.

Jugez-vous ces mesures sanitaires trop contraignantes ?

Je ne juge pas les mesures sanitaires, elles sont nécessaires. Mais ce qui est sûr, c’est qu’elles entraînent des surcoûts significatifs. Si ceux-ci sont temporaires, les entreprises pourront les absorber. Mais s’ils s’avèrent durables, une réflexion devra être conduite, car ils pourraient se traduire par un surcroît d’inflation qui ne sera pas supportable par tous les acteurs.

Que pensez-vous du choix de l’exécutif de commencer à réduire la voilure sur le chômage partiel dès juin ?

On ne peut pas avoir des millions de Français payés par la collectivité durant des mois. Mais commencer à diminuer le niveau de prise en charge le 1er juin serait une erreur majeure parce que, dans une quinzaine de jours, les entreprises tourneront encore à un rythme faible. Il faut maintenir en l’état le dispositif de chômage partiel jusqu’à l’été. Puis, à la rentrée, imaginer des mécanismes pour servir de passerelle afin de garder les effectifs et les compétences. Car si on arrête le chômage partiel, le risque, c’est le chômage tout court.

Faut-il augmenter la durée du travail ?

Je ne crois pas que la question se pose de manière générale. La situation des entreprises va être très différenciée selon les branches. Dans certains secteurs, la demande peut être soutenue, mais les contraintes sanitaires font que la productivité baisse : ce sont dans ces secteurs-là que la question du « travailler plus » peut se poser, mais elle ne peut l’être qu’avec les salariés et entreprise par entreprise.

Retraites : le Medef, toujours aussi rétrograde, défend une mesure d’âge

Retraites : le Medef, toujours aussi rétrograde, défend une mesure d’âge

 

Ce n’est sans doute pas un hasard si nombre d’analystes considère le Medef comme faisant parti d’une droite la plus bête du monde. Au lieu de tenter de sortir de la crise actuelle via  un compromis, le Medef en rajoute une couche pour attiser les braises. L’organisation patronale ( qui ne rassemble en fait que les patrons les plus réacs ) propose tout simplement de reculer la de la retraite y compris l’âge légal comme mesure incontournable dit-elle. Et en plus d’affirmer que cette mesure d’âge est la solution la plus efficace et la plus juste. Une idiotie évidemment car l’urgence n’est certainement pas de prolonger l’âge  quand on sait que seulement 30 % des seniors travaillent encore à l’approche de la retraite. La vraie question de la durée du travail n’est pas celle du rallongement de l’Age  de la retraite mais de la durée du travail de la France la plus faible de la zone euro et qui depuis les 35 heures plombe  la compétitivité du pays. En outre qui a insidieusement installé en France une culture de RTT même chez les cadres. Heureusement pour l’économie française, d’autres branches patronales sectorielles, une majorité d’entreprises ont une autre vision moins archaïque et moins politicienne de l’évolution socio économique. « On peut toujours optimiser les choses, estime le Medef.  Par exemple, pour les travailleurs handicapés, pour certains secteurs, pour certains critères de pénibilité… Je pense au travail de nuit. On peut en faire en sorte que les seuils se déclenchent un peu plus avant pour que plus de salariés en bénéficient. Ce sont des choses qui peuvent être dans la discussion. Mais le fait que cette réforme soit financée est impératif. La mesure d’âge est la solution qui rapporte le plus. Et c’est la plus juste. »!

 

Prospective-les enjeux économiques ne se réduisent pas aux startups (Fabrice Le Saché, Medef)

Prospective-les enjeux économiques ne se réduisent  pas aux startups (Fabrice Le Saché, Medef) 

 

Un  rappel utile au réel   de la part du   vice-président du Medef, Fabrice Le Saché. En effet, la mode vise à réduire l’ensemble de l’économie au développement des start-up et des licornes spécialisées dans le numérique. Or l’enjeu est sans doute encore plus important s’il s’agit de faire pénétrer davantage le numérique dans les entreprises traditionnelles. À noter que le vice président du Medef souligne aussi les inégalités des réseaux numériques dans le pays et pose finalement la question de l’aménagement du territoire et de la désertification de certaines zones

« Le numérique d’une façon générale provoque un basculement de l’économie traditionnelle vers une économie dématérialisée. Mais ces deux économies ne sont pas antinomiques. Le numérique est un prolongement de l’économie traditionnelle et doit venir en appui. On ne peut pas ignorer que beaucoup d’entreprises sont des pure players et disposent donc de plus d’agilité. Comme on ne peut pas ignorer que pour certaines entreprises traditionnelles, le numérique soit plus complexe« , pointe le vice-président du MEDEF.

Qui du coup embraye sur l’aspect encadrement législatif. Le sujet fait débat, taxation des GAFA en première ligne. « Les règles qui sont fondées sur une économie physique ont du mal à évoluer pour s’adapter à une économie numérique. Parfois même, elles créent des distorsions de concurrence. Or nous avons besoin des deux économies, nous avons besoin qu’elles s’appuient mutuellement« . Donc, « pour éviter cette distorsion, nous avons besoin que le législateur trouve un point d’équilibre« , afin d’éviter que les uns soient soumis à des charges fiscales quand ce n’est pas le cas pour les autres, une réactivité dans la remise à l’équilibre législatif qui doit être maximale.

Mais ce que dit surtout Fabrice Le Saché, c’est « qu’au-delà de toutes règles de concurrence saines et loyales, la transition numérique doit toucher tous les territoires et tous les types d’entreprises« . Certes, les « startups constituent une force pour le pays, mais cette élite numérique n’est pas l’alpha et l’omega. Au MEDEF, nous regardons aussi ce qu’il se passe dans les TPE/PME, dans les ETI et les régions« . Des entreprises – de taille, face à des croissances diverses mais qui parfois ont un point commun, celui de ne pas aller vers cette transition. « Certaines entreprises sont en retard car elles font face à des problèmes de marge, liés à une fiscalité qui représente tout de même un niveau de prélèvement le plus élevé d’Europe ». Et de rajouter que par exemple « l’industrie 4.0 ne se fait pas en un claquement de doigts, l’intelligence artificielle, les données à valoriser… tout cela coûte« .

A cela, s’ajoute la problématique de la fracture numérique, tous les territoires n’étant pas égaux face aux infrastructures de débit. Ce qui empêche bien sûr certaines entreprises installées dans ces territoires dépourvus, de basculer pleinement vers le numérique.

 

Retraites: le MEDEF pour un report immédiat de l’âge de la retraite

Retraites: le MEDEF pour un report immédiat de l’âge de la retraite

 

En reprenant à son compte le concept de l’âge pivot, le Medef demande tout simplement de reporter l’âge effectif de la retraite. En effet l’âge  pivot était un artifice pour allonger  la durée de cotisation qui pourrait ainsi passer de 62 ans à 63 ou 64 pour une retraite pleine. L’âge légal demeurerait à 62 ans mais ceux qui la prendraient  à cet âge-là subirait une baisse de pension. Une proposition d’ordre budgétaire qu’on peut comprendre sinon admettre en l’état des perspectives financières financiers mais qui va complètement à l’encontre du concept de retraite à points; la retraite à points doit en effet autoriser les retraités à prendre leur retraite à l’âge qu’ils souhaitent parenthèse (avec un minimum). Le Medef sent sans doute que la réforme des retraites à caractère universel à plus en plus de plomb dans l’aile. Ce qui est en question c’est de savoir si elle s’appliquera en 2025,2035 ….ou 2070 avec la clause grand-père ( âge moyen d’ entrée au travail 23 ans plus 45 ans de cotisations). Le Medef souhaite des mesures budgétaires immédiates et tout simplement un report de l’âge pour une retraite entière . Le  Medef conteste d’ailleurs que des mesures budgétaires n’aient  pas été prises préalablement à la grande forme envisagée par le gouvernement. “On ne peut pas faire une réforme qui se veut la mère de toutes les réformes (…) en l’asseyant sur un régime qui n’est pas équilibré”, a-t-il dit en conférence de presse. “Il faut une réforme d’équilibre avant de faire une réforme d’équité.”

Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), si rien n’est fait, le déficit du régime des retraites sera compris en 2025 entre 7,9 à 17,2 milliards d’euros, en fonction de la méthode et du scénario de croissance retenus.

Il ne serait pas raisonnable, selon Geoffroy Roux de Bézieux, de toucher au taux de cotisation ou encore au montant des pensions, étant donné le climat social actuel. La mesure de l’âge pivot est donc la “plus équilibrée”, la plus “juste”, car elle “laisse une liberté de choix”, précise-t-il.

L’âge pivot consiste à instaurer un âge minimal pour obtenir une retraite à taux plein, assorti d’une décote et d’une surcote en cas de départ précoce ou tardif du marché du travail. C’est la solution qu’a proposée le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, mais seulement dans le cadre du futur régime universel.

Retraites : l’archaïsme du Medef

Retraites : l’archaïsme du Medef

Il y a longtemps que le syndicalisme en général souffre d’un manque de représentativité, cela vaut pour les salariés comme pour le Medef. Le syndicat patronal ne réunit plus que les patrons les plus sectaires, et les plus réactionnaires. Certes quelques grandes entreprises continuent d’adhérer mais ne participent  pas réellement aux instances. Sur les retraites par exemple,  le Medef montre son caractère particulièrement archaïque en s’arc-boutant sur la nécessité d’un report de l’âge  de la retraite. Un report général qui fait abstraction des réalités. En effet on sait que  si l’âge légal est fixé à 62 ans, l’âge réel en moyenne de départ en retraite et de 63 ans et quatre mois. Mais au moment de la retraite, un futur retraité sur deux n’est plus en situation d’emploi.

Cela signifie clairement qu’il n’y a pas de politique pour favoriser l’employabilité des salariés les plus anciens. Un report général du départ en retraite n’a donc aucun sens économique et social. De ce point de vue, la durée de cotisation permet de mieux tenir compte de la pénibilité et de la justice sociale. Pourtant le  patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a réaffirmé, dans son discours d’ouverture à la rencontre des entrepreneurs de France, que la future réforme des retraites ne pourra faire l’économie d’un relèvement de l’âge de départ à la retraite à la suite de la prise de position d’Emmanuel Macron en faveur d’une évolution de la durée de cotisation.

A l’inverse,  CFDT précise que « si elle plaide pour un régime universel, elle reste en effet vigilante à ce que cette réforme soit bien l’occasion de créer un système plus juste qui prenne mieux en compte la pénibilité du travail et s’attaque à la question du minimum de pension ». L’organisation dirigée par Laurent Berger a dénoncé « l’instauration d’un âge d’équilibre collectif à 64 ans, différent de l’âge de départ légal à 62 ans ».

Marion Maréchal invitée au MEDEF : pour quoi faire ?

Marion Maréchal invitée au MEDEF : pour quoi faire ?

 

 

 

 

Difficile pour le patronat français de se débarrasser de cette vieille tradition ultra droitière. On se demande en effet qu’elle est l’intérêt pour une organisation patronale comme le Medef d’inviter à son congrès Marion Maréchal Le Pen qui sans doute représente un certain courant d’idées mais pour l’instant ne préside qu’un institut de formation plus ou moins bidon et à moitié vide. Pas vraiment un responsable de parti, pas vraiment un expert des questions économiques et sociales, pas vraiment non plus une philosophe plutôt une idéologue. La nouvelle de son invitation  a eu l’effet d’une bombe parmi les concernés. Certains députés de la majorité, dont Olivia Grégoire, Roland Lescure et Coralie Dubost, qui devaient participer à l’université d’été, ont préféré y renoncer. «Elle n’est élue à rien. Et je ne suis pas certain que sa petite entreprise mérite tant d’honneur. Si le Medef confirme cette invitation, ce sera sans moi», prévient Roland Lescure, sur Twitter. Laurence Parisot, ancienne patronne du Medef, qui avait consacré un ouvrage à la montée de l’extrême droite en France a, elle aussi, réagi sur le réseau social. «Si cette information est exacte, c’est très grave», a-t-elle déclaré.

Marion Maréchal, quant à elle, aurait donné son «accord de principe» pour participer au débat, «dans l’attente des modalités de celui-ci». Côté Medef, si on ne nie pas l’invitation faite à l’ex-parlementaire, on tempère l’information. «Nous avons sollicité 280 personnalités, dont des personnes issues de l’extrême droite, et de l’extrême gauche, dans l’idée d’organiser un débat sur le populisme», détaille au Figaro la présidence du Medef. «Mais le programme ne sera finalisé qu’à la mi-août».

 

Le Medef pour un report l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

Le Medef pour un report  l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

 

On peut évidemment comprendre au vu des chiffres que le départ à la retraite soit décalé dans le temps, surtout pour l’âge réel. Reste que la question est de savoir si les entreprises accepteront de garder en leur sein des travailleurs âgés de 63 et 64 ans (moins de 30 % des 60-64 ans sont aujourd’hui en emploi et une personne sur deux qui liquide sa retraite n’est plus en activité). Par ailleurs l’équité serait de faire un net distinguo entre les retraites des salariés aux conditions de travail très difficile et celle des autres.( La différence de l’espérance de vie pouvant atteindre 10 ans. Il y avait Deux cotisants pour un retraité au début des années 2000, ce ratio s’effondrera à 1,3 cotisant pour un retraité à horizon 2060 ; le niveau de dépenses actuellement consacré aux retraites s’élève à 14 % du PIB, soit 4 points de plus que l’Allemagne et 6 que dans les pays de l’OCDE ; et le temps passé à la retraite atteint 27,2 ans dans l’Hexagone, contre 22,8 ans outre-Rhin, 20,7 ans aux États-Unis ou 16,6 ans en Corée du Sud. Le Medef propose donc progressivement de décaler l’âge légal du départ en retraite à 64 ans. Le Medef propose une solution radicale: «indexer mécaniquement l’âge légal sur l’évolution de l’espérance de vie» à partir de 2028, une fois atteint la borne des 64 ans. Et pour lever les hypothèques qui pèsent toujours sur la réforme du gouvernement (notamment sur le rythme et les règles de convergence des régimes), il fait deux préconisations inédites. Primo, que le régime universel promis par Emmanuel Macron soit à deux étages: avec un socle commun de solidarité (minimum vieillesse…) piloté par l’État et financé par l’impôt ; et un régime par répartition intégralement abondé par les cotisations des actifs. Secundo, de basculer tous les régimes dans un système par points avant d’organiser leur convergence effective (en termes d’âge, de droits familiaux…) et ce, «au même rythme entre le public et le privé».

 

Paritarisme : Le Medef va faire le ménage

Paritarisme : Le Medef va faire le ménage

 

 

Après les violentes critiques de macron sur les l’inefficacité des partenaires sociaux, le Medef ne veut plus ni servir de caution, ni servir de bouc émissaire à l’état. L’organisation patronale envisage donc de faire le ménage dans ses représentations et de se retirer d’un certain nombre d’institutions ou son champ de responsabilité n’est pas défini de manière claire“. Il est évident que le système paritaire français présente une particularité caractérisée par la tutelle de fête de l’État. Aucune négociation même réussie ne peut aboutir à des décisions sans l’aval de l’État. Le contraire de ce qui se passe sur de nombreux sujets en Allemagne où la concertation est autrement approfondie. Je ne veux pas que l’on tombe dans un système où l’on sert de caution, comme à l’Assurance maladie. Si tel était le cas, alors oui, nous quitterions l’Unedic (association chargée de la gestion de l’assurance chômage, NDLR) !”, assure Geoffroy Roux de Bézieux dans un entretien au JDD. “Cet échec va, je l’espère, pousser les partenaires sociaux à une remise en question forte de leur train-train paritaire. Des postures, des habitudes ont été prises. Ce monde ne bouge pas à la même vitesse que le monde de l’entreprise. Au Medef, nous allons réexaminer notre présence dans tous les organismes paritaires”, ajoute-t-il. Outre l’Unedic, le Medef siège à la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam), la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), la Caisse nationale d’allocations familiales (Caf) ou encore à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Revenant sur l’échec des négociations, il réfute le procès en irresponsabilité dressé cette semaine par Emmanuel Macron au patronat et aux syndicats. “Nous étions dans un faux paritarisme : l’État dictait les règles et faisait semblant de laisser les partenaires sociaux négocier. Il faut sortir de l’ambiguïté. Cette catharsis le permet”, dit-il. Il présage en outre d’une route difficile pour l’exécutif. “Ce sera aussi dur pour le gouvernement ! S’il réalise moins de 1  milliard d’euros d’économies par an comme il nous l’a demandé, cette notion de responsabilité se retournera contre lui”, estime-t-il. Par ailleurs il n’est pas certain que l’État se montre un meilleur gestionnaire que les partenaires sociaux pour l’assurance chômage si l’on en juge par les résultats de sa gestion dans d’autres champs sociaux.

« On ne sort pas d’une révolte fiscale en augmentant les impôts » (Medef)

« On ne sort pas d’une révolte fiscale en augmentant les impôts » (Medef)

Le président du Medef conteste les critiques de Macron sur le rôle des partenaires sociaux et revient sur la crise des gilets jaunes (interview JDD°

Les propos d’Emmanuel Macron* après l’échec des négociations sur l’assurance chômage vous ont-ils choqué?
Je ne suis évidemment pas d’accord. Depuis dix ans, les pouvoirs publics ont nationalisé l’assurance chômage. Aujourd’hui, dernier clou dans le cercueil du paritarisme, on nous impose de négocier avec une lettre de cadrage ultra-cadrée. Notre mission était impossible. Ce ne sont pas les acteurs qui sont irresponsables, mais les règles qui les déresponsabilisent.

[...]

L’équité fiscale est au coeur des préoccupations…
La révolte des Gilets jaunes est une révolte fiscale. Elle n’est pas complètement absurde dans un pays où le taux de prélèvement atteint 48%. Tout le monde en paie trop, nous sommes à un stade de saturation qui fait que le consentement à l’impôt a disparu, chacun suspectant son voisin d’y échapper, y compris les entreprises entre elles. A 48%, le rendement fiscal n’est plus là, les gens ne vont pas faire des heures supplémentaires s’ils sont imposés en plus, ni prendre des risques entrepreneuriaux. La seule réponse possible à cette révolte, c’est de baisser rapidement les impôts.

 

Lesquels?
Il faut continuer à diminuer l’impôt sur les sociétés et s’attaquer aux impôts de production. Baisser aussi l’impôt sur le revenu des classes moyennes. La plus mauvaise réponse, ce serait d’accroître la pression fiscale, y compris sur les plus riches. Rétablir l’ISF ne va pas améliorer le sort des Français. On ne sort pas d’une révolte fiscale en augmentant les impôts.

Faire payer l’impôt sur le revenu par tous, une bonne idée?
C’est un principe intéressant, mais certains Français n’arrivent déjà pas à joindre les deux bouts! La question, c’est plutôt celle de l’efficacité du service public et d’une meilleure transparence au travers d’un nouvel acte de décentralisation. Redéfinir qui paie quoi, pour quelle efficacité. Ce manque de clarté est à l’origine de beaucoup de maux.

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Refus total du bonus malus voulu par les syndicats et le gouvernement concernant les contrats courts. Le patronat à la place propose le paiement d’un forfait, d’un montant fixe qui viendra alimenter un fonds commun pour améliorer l’accès à la complémentaire santé et augmenter des droits au compte personnel de formation. Curieusement en cas d’échec, le patronat s’en remet à l’arbitrage des pouvoirs publics auxquels il demande de participer aux négociations en cours. Au moins un point d’accord avec les syndicats qui eux aussi veulent s’en remettre à l’arbitrage du ministère du travail en cas d’échec des négociations avec le patronat. Il y a par ailleurs une sorte de contradiction chez les partenaires sociaux à vouloir garder la main sur les négociations relatives à l’Unedic et en même temps solliciter l’arbitrage du ministère du travail. Cela d’autant plus que l’intention du gouvernement est de remettre la main sur l’Unedic avec y compris une modification du financement via l’impôt. En clair dans ce domaine comme dans d’autres l’étatisme reprend le dessus en France. Sans doute la faute au gouvernement qui définit des cadrages trop contraignants mais aussi aux partenaires qui en la circonstance montre un peu irresponsables. “Si dans ce texte, il n’y a pas les mesures que nous préconisons sur la réduction des contrats courts, il y aura un échec et après nous en appelons à la ministre du Travail pour regarder ce qu’on fait de ce constat d’échec”, a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger sur LCI. En cas d’échec des négociations, le gouvernement doit décider s’il reprend les rênes du régime et procède lui-même aux réformes : des économies de 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans, la révision des règles de cumul emploi et chômage et la mise en place d’un dispositif pour limiter le recours aux contrats de courte durée. Cette perspective n’enchante ni le patronat ni les syndicats. “Ce serait un échec pour tout le monde. Si le gouvernement reprend la main, ce sera aussi des baisses de droits importantes pour les demandeurs d’emploi”, a dit à Reuters la secrétaire générale adjointe de la CFDT, Marylise Léon. La loi prévoit, en cas d’échec des pourparlers, que le gouvernement reprenne la main et modifie les règles de l’assurance chômage par décret “mais, s’il y a un recours au décret, le gouvernement ne fera pas seul, les partenaires sociaux auront un rôle à jouer”, a poursuivi la source.

Assurance chômage : le Medef veut l’éclatement de l’ASSEDIC

Assurance chômage : le Medef veut l’éclatement de l’ASSEDIC

 

 

La proposition du Medef vise à faire éclater l’ASSEDIC en deux parties. Une partie assurant les droits de base gérée par l’État est financé par l’impôt notamment la CSG (qui représente maintenant 28 % des ressources de l’Unedic). Une autre partie étant gérée de façon paritaire par les partenaires sociaux. Le financement étant assuré par les cotisations des entreprises et des salariés. Un système qui permettrait sans doute de tailler sérieusement dans les dépenses puisque progressivement sans doute nombre de bénéficiaires qui ne sont pas salariés ou  qui ne le sont plus depuis longtemps serait sans doute exclu du système paritaire. Pour faire simple il y aurait à terme une sorte de revenu universel pour les chômeurs financés par l’État et un complément assuré par le système paritaire. On gérerait ainsi de manière séparée la dimension de solidarité et la dimension d’assurance. Pour la CFDT, un régime à deux vitesses, ne “fonctionne pas si on a l’idée d’avoir un système transparent, cohérent pour les demandeurs d’emplois”. “Si les règles sont définies de part et d’autre de façon non concertée, ce sont inévitablement les demandeurs d’emplois qui pâtiraient de cette absence de coordination”, a déclaré la négociatrice pour la CFDT, Marylise Léon, à l’issue de la négociation vendredi. Pour Force ouvrière, “la solution est qu’on continue à gérer le système même s’il y a de la CSG, plutôt que d’aller torturer les chiffres et essayer de trouver un système alambiqué qui, à terme, risque de faire baisser les droits des demandeurs d’emploi». Pour la CGT, “c’est un calcul sur les dépenses” et “ça ne résout en rien les questions qu’attendent les demandeurs d’emploi”.

 

Entreprises : Philippe caresse le Medef

Entreprises : Philippe caresse le Medef

 

À défaut de pouvoir engager la grande réforme de l’État qui plombe la compétitivité de l’économie et freine l’initiative, Édouard Philippe s’est efforcé de rassurer le Medef l’heure de son université d’été. En gros les allégements fiscaux prévus seront maintenus avec notamment le crédit impôt recherchent devenu pérenne. Par contre, les autres baisses de cotisations sociales promises en 2019 seront décalées à la fin de l’année. En cause, la croissance qui se tasse  ce sérieusement puisqu’on attend seulement autour de 1,5 % en 2018 pour le PIB (au lieu des 2,3 %) et pas davantage pour 2019. D’où mécaniquement des déséquilibres financiers encore accentués qui justifient d’une part des coups de rabot sur les dépenses et des reports d’allégement de fiscalité.  Geoffroy Roux de Bézieux, qui a pris la tête du Medef début juillet, avait critiqué devant le Premier ministre le report de quelques mois, en 2019, d’une partie des baisses de cotisations patronales promises aux entreprises et invité l’exécutif à ne pas franchir la “ligne rouge” de l’alourdissement des charges.“Il a également rappelé qu’une vingtaine de petites taxes sur les entreprises seraient supprimées l’an prochain, pour un montant global de 200 millions d’euros. (20 taxes sur environ 500 !). Dans son discours d’ouverture, le nouveau président du Medef avait estimé que les mesures budgétaires annoncées la veille par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire constituaient un “très mauvais signal”. Tout en saluant les réformes mises en œuvre en un an, notamment celle concernant le droit du travail, il a fixé “une ligne rouge : celle de ne pas alourdir les charges des entreprises”.

Le transfert des indemnités maladie : « non » (MEDEF)

Le transfert des indemnités maladie : « non » (MEDEF)

 

On peut se demander qui est ce génial fiscaliste de l’État qui a imaginé de faire supporter aux entreprises le paiement de jours de maladie. À juste titre le Medef proteste avec vigueur contre ce qu’il estime être une double peine. En effet il est clair que l’absence d’un salarié handicape la production d’une entreprise et génère souvent des frais supplémentaires pour pallier à cette absence. Deuxièmement on peut se demander pourquoi on fait porter la responsabilité d’un arrêt maladie sur l’entreprise. Certes dans certains cas il peut y avoir un effet un lien de cause à effet entre conditions de travail et recours à la maladie. Mais nombre de pathologies n’ont rien à voir avec les conditions de travail. Enfin il est pour le moins curieux qu’après avoir allégé les charges sociales des entreprises pour retrouver une certaine compétitivité, le gouvernement envisage de charger à nouveau la barque comme si les prélèvements notamment sociaux n’étaient déjà pas un handicap pour la compétitivité  “C’est la double peine ! Les absences de courte durée sont extrêmement perturbantes pour l’entreprise et représentent un coût”, déclare le président délégué du Medef, Patrick Martin, dans un entretien au Parisien publié lundi. “Si en plus l’entreprise doit prendre en charge l’indemnisation de ces absences, cela représente une enveloppe qui s’élève à 900 millions d’euros”, estime-t-il.

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Geoffroy Roux de Bézieux, 55 ans, succédé à  Pierre Gattaz. Il représente le courant très libéral  start-up, nouvelles technologie ; Il fera évidemment pression pour obtenir de nouveaux allégements fiscaux notamment pour les grands groupes et pour une accélération du dé tricotage du modèle social ; le problème c’est que les acteurs économiques les plus influents sont déjà présents au gouvernement et en particulier chez Macro qui a repris les revendications du MEDEF et s’apprête à les satisfaire encore. Les grands patrons n’ont nullement besoin du Medef pour faire valoir leur point de vue, ils s’adressent directement à l’Elysée plus que bienveillant à leur égard : totalement en conformité. Ces patrons sons pour la plupart sortis des mêmes écoles que les conseillers de Macron et que Macron lui-même. Ils n’espèrent qu’uen chose obtenir un jour un poste dans ces grandes entreprises. Macron reprend à son compte les souhaits du grand patronat et de la haute fiance qui l’a porté au pouvoir. Dès lors la Medef ne servira pas à grand-chose surtout pas aux petits patrons de taille moyenne. En outre Gattaz a grandement contribué à ringardiser une organisation qui s’est surtout caractérisé par une attitude corpo, finalement comme la CGT mais pas au service des m^me intérêts.

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